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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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lundi 7 octobre 2013

LA PRIERE EST LA RESPIRATION DE LA FOI

Cité du Vatican, 6 octobre 2013 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec plus de cent mille fidèles réunis Place St.Pierre et au-delà. Il a d'abord remercié Dieu, et la population d'Assise pour son accueil, en raison de la journée passée dans cette ville où il se rendait pour la première fois, a-t-il dit, avant d'ajouter que "ce fut un grand don de faire ce pèlerinage juste le jour de la fête de saint François". Il a ensuite commenté l'Evangile du jour où les disciples demandent au Christ d'augmenter leur foi. "Il me semble que nous pouvons tous faire nôtre cette invocation. Nous aussi, comme les apôtres, demandons au Seigneur de faire grandir la foi en nous. Oui Seigneur, notre foi est petite, faible, fragile, mais nous te l'offrons telle qu'elle est pour que tu la fasses grandir". La réponse de Jésus aux disciples est: "Si vous aviez la foi grosse comme un grain de sénevé, vous pourriez dire à ce mûrier: Déracine toi et va te planter dans la mer, il vous obéirait. La graine de moutarde est toute petite, mais Jésus dit qu'il suffit d'avoir la foi ainsi, petite mais vraie, sincère, pour faire des choses humainement impossibles, impensables. Et c'est vrai! Nous connaissons tous des personnes simples, humbles mais avec une foi très forte, qui déplacent vraiment les montagnes! Pensons, par exemple, à certaines mamans et papas qui font face à des situations très lourdes, ou à certains malades, même gravement atteints, qui transmettent sérénité à qui va les trouver... Combien de personnes parmi nous ont cette foi forte, humble, et qui fait tant de bien!". Il a ensuite évoqué la Mission, à laquelle est consacré le mois d'octobre, ainsi que "les nombreux missionnaires, hommes et femmes, qui pour apporter l'Evangile ont dépassé des obstacles de toutes sortes, et ont vraiment donné leur vie... mais, chacun de nous, dans sa vie de tous les jours, peut rendre témoignage au Christ, avec la force de Dieu, la force de la foi, la toute petite foi que nous avons mais qui est forte". Et cette force, "nous la puisons de Dieu dans la prière. La prière est la respiration de la foi: dans une relation de confiance, dans une relation d'amour, le dialogue ne doit pas faire défaut, et la prière est le dialogue de l'âme avec Dieu". Octobre est aussi le mois du rosaire, et en ce premier dimanche en Italie, il est de tradition de réciter la Supplique à la Vierge de Pompéi, Notre Dame du Rosaire. "Nous nous unissons spirituellement à cet acte de confiance en notre mère, et recevons de ses mains la couronne du rosaire: le rosaire est une école de prière, le rosaire est une école de foi!".

Après l'angélus, le Pape a rappelé la béatification, hier à Modène, de Rolando Rivi, "un séminariste de cette terre d'Emilie tué en 1945 alors qu'il avait 14 ans, en haine de la foi, coupable seulement d'avoir endossé la soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé, qui haussait la voix pour condamner au nom de Dieu les massacres de l'immédiat après-guerre. Mais la foi en Jésus vainc l'esprit du monde. Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyr, héroïque témoin de l'Evangile. Je voudrais aussi rappeler à votre attention les personnes qui ont perdu la vie à Lampedusa, jeudi dernier. Prions tous en silence pour ces frères et sœurs qui sont nôtres, femmes, hommes, enfants... Laissons pleurer notre cœur. Prions en silence", ce que firent les quelque cent mille personnes de la place.

ENVOYE SPECIAL EN ALLEMAGNE

Cité du Vatican, 5 octobre 2013 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne), son Envoyé spécial au 750 anniversaire de la cathédrale de Xanten (Allemagne, 13 octobre). Il sera accompagné par l'Abbé Alfred Manthey, Curé Prévôt de Xanten, et par l'Abbé Wolfgang Schmitz, Doyen du Rheingerg.

PREMIERE MEDAILLE DU PONTIFICAT

Ci du Vatican, 7 octobre 2013 (VIS). Demain sera mise en vente la médaille officielle de la première année de pontificat du Pape François, frappée par la monnaie italienne. D'un diamètre de 44 mm, œuvre de l'artiste Mariangela Crisciotti, elle est disponible en or, argent et bronze. L'avers présente le Pape en buste, tandis que le revers porte la phrase latine qui marqua profondément le jeune Jorge Mario Bergoglio lorsqu'à 17 ans, il ressentit l'appel de Dieu: Vidi ergo Jesum publicanum et quia miserando atque eligendo vidit, ait illi sequere me. Chaque exemplaire est accompagné d'un certificat de garantie. Le tirage est de 400 triptyques, 200 exemplaires en or, 3.000 en argent et 3.000 en bronze. Les médailles pourront être acquises au Vatican près l'Administration du patrimoine du Siège apostolique ou près la Libreria Editrice Vaticana.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 7 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu:

Le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York et Président de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique, accompagné de Mgr.Joseph Edward Kurtz, Archevêque de Louisville et Vice Président, de Mgr.Ronny E.Jenkins, Secrétaire Général, et de Mgr.J.Brian Bransfield, Secrétaire Général adjoint.

Mgr.Luigi Boanzzi, Nonce apostolique en Lituanie, Estonie et Lettonie.

Mgr.Michael A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.

Samedi dernier, 5 octobre, il avait reçu:

M.Germán José Mundaraín Hernández, Ambassadeur du Venezuela, venu lui présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, accompagné du Secrétaire Mgr.José Rodríguez Carballo.

M.Ernesto Olivero, fondateur du Service missionnaire de la jeunesse.

Le P.Franz Jalics, SJ.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 7 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert F.Morneau à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Green Bay (USA).

Samedi dernier, 5 octobre, il avait nommé:

Le Cardinal Walter Brandmüller, son Envoyé spécial au 450 anniversaire de la clôture du concile de Trente (Trento, Italie, 1 décembre).

Le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, Archevêque de Caracas (Venezuela), son Envoyé spécial à la clôture du premier centenaire de la province ecclésiastique de Managua (Nicaragua, 2 décembre).

samedi 5 octobre 2013

UNE EGLISE A L'ECOUTE DU SEIGNEUR

Cité du Vatican, 5 octobre 2013 (VIS). Hier à Assise, après le déjeuner au siège de la Caritas locale, le Saint-Père s'est rendu à l'ermitage des Prisons sur le Mont Subasio. Il s'est recueilli dans la grotte où saint François se dédia à la contemplation et dans l'oratoire voisin où il rejoignait ses compagnons pour la prière commune. Une demi-heure plus tard il est retourné en ville pour rencontrer en la cathédrale le clergé, les consacrés et les conseillers pastoraux du diocèse. Rappelant que la cathédrale renferme les fonts où saint François fut baptisé, le Pape a tenu à rappeler l'importance de ce sacrement qui marque la naissance comme fils de la mère Eglise. Puis il a salué le synode en cours qui va marquer la vie diocésaine. L'Eglise, a-t-il dit, "est d'abord une communauté...qui écoute avec foi et amour le Seigneur qui lui parle... C'est la Parole qui suscite la foi, la nourrit et la régénère, qui touche les coeurs et les convertit selon une logique divine diverse de la nôtre". Ceci dit, "la lecture de l'Ecriture ne suffit pas car il faut entendre Jésus qui parle en elle. Nos antennes doivent recevoir et transmettre ce message... C'est l'Esprit qui rend vivante l'Ecriture, en fait percevoir la profondeur et le sens plein... Cheminer est l'un des mots que je préfère lorsqu'il s'agit d'Eglise et de chrétien... Faire synode signifie marcher de concert. Qu'y a-t-il de plus beau d'appartenir à un peuple qui chemine!... Quelle plus belle expérience que d'avancer ensemble dans l'histoire avec le Seigneur parmi nous? Nous ne sommes pas isolés à marcher seuls, mais les membres du troupeau du Christ qui avance uni. Et pour les prêtres, qu'y a-t-il de plus beau que de marcher avec leurs communautés?... Mais il faut marcher bien unis, sans fuite en avant ni nostalgie. En marchant on se parle, on fait connaissance les uns des autres, on grandit comme une famille".

Puis le Saint-Père a parlé de la nécessité d'aller vers les périphéries de l'humanité pour proposer le message du Christ. Je la souligne car "c'est une dimension que j'ai intensément vécue à Buenos Aires. Il faut sortir pour aller au devant de l'autre, où qu'il se trouve car les périphéries sont avant tout faites de personnes dont la vie est particulière... Ces réalités humaines sont marginalisées et méprisées, y compris lorsqu'elles sont matériellement dans la norme mais spirituellement isolées. N'ayez donc pas peur d'aller à leur rencontre sans vous laisser freiner par les préjugés et les habitudes, par des rigidités mentales ou pastorales, par le fameux On a toujours fait comme ça. Mais on ne va vers ces périphéries qu'en y portant au coeur la Parole, unis à l'Eglise comme l'était saint François. Sinon le risque et de porter soi-même, ce qui n'est utile à personne. C'est le Seigneur qui sauve le monde et non nous. Voyez, je ne vous propose pas de recette nouvelle. Je n'en ai pas et je ne croie pas qui affirme en posséder. J'ai vu dans le cheminement de votre Eglise de belles choses qu'il convient de cultiver et approfondir. Ecoutez la Parole, marchez en fraternité et annoncez l'Evangile aux diférentes périphéries".

LA HAUTE MISSION DES CLOITREES

Cité du Vatican, 5 octobre 2013 (VIS). Hier peu après 16 h, le Pape François s'est rendu à la basilique Ste.Claire pour rencontrer la communauté de l'ordre fondé par Claire, l'amie et disciple de François d'Assise. Après avoir prié devant le corps de la sainte puis devant le célèbre crucifix de St.Damien, il a retrouvé les huit Cardinaux de son conseil et s'est adressé aux clarisses de manière informelle, signalant d'emblée qu'il s'était attendu à une réunion traditionnelle, c'est à dire seuls en tête à tête dans la salle du chapitre: "Lorsqu'une religieuse consacre sa vie entière au Seigneur, elle subit une transformation continue. La logique voudrait qu'elle se sente isolée, seule face à Dieu dans sa vie d'ascèse et de pénitence. Mais la soeur cloîtrée catholique ou même chrétienne, ce n'est pas cela. Son cheminement passe par Jésus-Christ, toujours par lui qui est coeur de la vie des consacrées...et en particulier de leur prière à caractère universel... La contemplation du Christ...rend profondément humain, et les cloîtrées sont appelées à une grande humanité, à l'humanité même de la mère Eglise. Humaines, elles comprennent très bien chaque aspect de la vie et les problèmes humains, elles savent pardonner et intercéder auprès de Dieu pour d'autres personnes".

"Durant la messe d'aujourd'hui, en parlant du crucifix de St.Damien, j'ai dit que François l'avait vu yeux grands ouverts et les blessures saignant. Il en va de même de la contemplation des cloîtrées, qui voit la réalité de Jésus et non une abstraction. Contempler les plaies du Christ" est la réalité de la vie des clarisses. "C'est ce qui pousse tant de gens à venir au parloir de vos monastères pour se confier et demander des prières. Les soeurs ne leur disent probablement rien d'extraordinaire mais des mots simples qui viennent de leur contemplation. Comme l'Eglise, la religieuse est experte en humanité, même si ce n'est pas toujours strictement spirituel". Je pense par exemple à la célèbre concurrente des clarisses, sainte Thérèse d'Avila qui, "lorsqu'une de ses religieuses avait une crise mystique disait à la cuisinière de lui donner de la viande... Ne perdez pas de vue l'humanité de Jésus, car le Verbe s'est fait chair pour nous. Ceci donne à votre sainteté quotidienne une dimension accomplie et maternelle. L'Eglise vous veut ainsi, comme des mères qui donnent la vie. Par exemple, lorsque vous priez pour les prêtres et les séminaristes, priez en mères pour les aider à être de bons pasteurs. Et souvenez-vous du bifteck de sainte Thérèse!... Et puis ayez grand soin de la vie communautaire. Pardonnez-vous et supportez-vous les unes les autres...même si le couvent ne doit pas être un purgatoire mais une famille... Résolvez les problèmes avec amour, sans détruire quelque chose pour en résoudre une autre... Dans la vie communautaire, l'Esprit est au coeur de la famille... Je vous souhaite cette joie qui vient tant de la contemplation que de la vie en communauté...et vous demande de bien vouloir prier aussi pour moi. S'il vous plaît, ne m'oubliez pas!".

FRANÇOIS ENCOURAGE LES JEUNES

Cité du Vatican, 5 octobre 2013 (VIS). Avant de regagner le Vatican vers 20 h 30', le Pape a conclu sa visite à Assise par une rencontre avec la jeunesse sur l'esplanade de la basilique Ste.Marie des Anges. Il a d'abord salué dans l'église la communauté franciscaine puis s'est recueilli dans la Portioncule. Ressorti, il a répondu à quatre questions préparées par huit jeunes représentant les diocèses de l'Ombrie. Sur la famille et le mariage, il a d'abord évoqué les grands changements par rapport à la situation connue par les générations précédentes, et des difficultés comme la guerre ou l'émigration qui ne les ont pas empêchés de fonder un foyer: "Ils puisaient la force dans leur certitude d'être assistés par le Seigneur, de ce que la famille est bénie de Dieu dans le sacrement matrimonial comme la mission de donner la vie et d'élever les enfants. C'est ce qui leur a permis de dépasser les pires épreuves. Ces certitudes, qui étaient simples mais vraies, constituaient les colonnes portantes de leur amour. Leurs vies furent difficiles et pleines de problèmes mais leurs certitudes leurs permit de réaliser de belles familles... Ayez aujourd'hui cette base morale et spirituelle pour construire solidement vos familles, même si cette base n'est plus automatiquement fournies par le corps social". En cela il a recommandé aux jeunes de s'écarter de la culture du provisoire. Puis le Saint-Père a rappelé que l'Evangile "ne regarde pas seulement la religion, mais aussi l'homme, dans son intégralité, le monde dans son entier , la société et la civilisation. Evangile veut dire message de salut qu'offre Dieu à l'humanité, et ce n'est pas une vague formule. Oui l'humanité a besoin d'être sauvée... Allez donc avec détermination l'Evangile au coeur et dans vos mains, soyez des témoins de la foi par l'exemple de votre vie, portez le Christ partout et à tous, à vos amis et camarades, servez-le en servant les pauvres. Donnez à l'Ombrie un message de vie, de paix et d'espérance. Vous en êtes capables!". Après cet ultime rende-vous public, le Pape s'est rendu à 19 h au sanctuaire paroisse de Rivotorto, où il a pu visiter le Tugurio (cabane cellule) de saint François, et saluer une dernière fois des malades.

vendredi 4 octobre 2013

AVIS

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). En raison de la visite pastorale du Saint-Père à Assise, qui se poursuit cet après-midi, le bulletin VIS sera diffusé demain samedi 5 octobre.

LE CHRETIEN SAIT RECONNAITRE LES PLAIES DU CHRIST

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père est arrivé à 7 h 30' à Assise pour sa troisième visite pastorale italienne, notamment accompagné par les huit Cardinaux de son nouveau conseil. A l'Institut séraphique, qui recueille des enfants malades et handicapés, il a été salué par l'Evêque d'Assise, le Président du Sénat italien et celui de la Région Ombrie. Commentant spontanément les paroles de la Directrice, il a dit: "Nous voici ici au milieu des plaies de Jésus, des plaies qui doivent être reconnues. Lorsque le Seigneur cheminait en compagnie des deux disciples démoralisés, il finit par leur montrer ses plaies, et ainsi ils le reconnurent... Ici Jésus est caché parmi ces enfants...et ils ont besoin d'écoute, d'une écoute de plusieurs jours par des gens qui se déclarent chrétiens. Le chrétien adore Jésus et le recherche. C'est pourquoi il sait reconnaître les plaies du Christ... Après sa résurrection, Jésus était plus beau que jamais" bien qu'ayant voulu conserver la marque de ses plaies "et les transporter au ciel. Les plaies du Christ sont à la fois au ciel et ici bas, sous les yeux du Père!".

Après quoi, le Pape François a remis à Mgr.Sorrentino, son "frère évêque" local le discours qu'il avait préparé. En voici une synthèse: "Ma visite se veut avant tout un pèlerinage d'amour. Je viens prier sur la tombe de celui qui s'est dépouillé de lui même pour se revêtir du Christ, qui a aimé tout le monde et particulièrement les plus pauvres, les marginaux. Rempli de stupeur admirative, il a aimé la Création. Votre institut s'appelle séraphique du surnom donné à saint François...et il est juste que ma visite commence ici." Dans son testament, François rappelle que Dieu lui a ordonné de commencer son parcours pénitentiel au milieu de ces lépreux qui, lorsqu'il vivait encore dans le péché, lui semblaient impossible d'aimer. "C'est le Seigneur en personne qui me conduisit parmi eux et me fit miséricordieux... Notre société est malade d'une culture du rebut qui s'oppose à celle de l'accueil. Et les victimes de cela sont les plus fragiles. Ici, dans cet institut, je vois par contre en oeuvre la culture de l'accueil... Merci pour l'amour que vous y offrez, de ce signe de la véritable civilisation humaine et chrétienne", qui met à la première place les personnes désavantagées par la vie. "Souvent les familles sont seules et se demandent comment faire. Ici, en ce lieu où brille l'amour concret, je dis à tous de multiplier ces oeuvres d'accueil animées par l'amour chrétien, par l'amour du Crucifié et la chair du Christ. Ce sont des oeuvres précieuses qui savent allier professionnalisme et bénévolat. Servir avec amour et attention qui a besoin d'aide fait grandir en humanité car ces personnes constituent de véritables trésors pour l'humanité. François était un jeune homme riche et avide de gloire. A travers le lépreux, Jésus lui ayant parlé en silence, il changea du tout au tout. Il comprit que ce qui a une vraie valeur dans la vie c'est l'humilité, la miséricorde et le pardon, non la richesse, la force et la gloire".

Après cette première étape, le Saint-Père s'est rendu en visite privée au sanctuaire de St.Damien, où il s'est recueilli après avoir été salué par le Maître Général des franciscains et la communauté locale. C'est là qu'en 1205, priant devant le célèbre crucifix de bois peint, François reçut du Seigneur la mission de réparer sa maison. Il y passa les dernières années de sa vit et y composa le Cantique des créatures. Ensuite, il a gagné l'évêché pour une rencontre avec des pauvres assistés par la Caritas.

SE DEPOUILLER DE L'ESPRIT DU MONDE

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accompli la seconde étape de sa visite à l'évêché d'Assise, dans la salle où en 1206 François se dépouilla publiquement de ses biens et de ses vêtements, reniant son père Pierre qui l'avait traîné devant le tribunal ecclésiastique et proclamant Dieu comme son véritable père. Là le Pape François, le premier Pape a visiter cette salle, a retrouvé les pauvres assistés par la Caritas. Improvisant de nouveau il a évoqué la presse qui n'a cessé ces derniers temps d'annoncer qu'en ce lieu il aurait dépouillé l'Eglise: "Mais de quoi le Pape pourrait donc dépouiller l'Eglise? Les vêtements du Pape, des Cardinaux et des Evêques!". Il se dépouillera lui même, assuraient certains journalistes. "Mais l'Eglise, c'est nous tous les baptisés qui devons suivre le chemin de Jésus, un chemin de dépouillement jusqu'à l'humiliation de la croix. Pour être vraiment des chrétiens, il n'existe pas d'autre voie. Serait-il possible d'avoir un christianisme plus humain, se demandent certains, c'est à dire sans croix, sans Jésus et sans dépouillement? Ce serait alors un christianisme de vitrine, doucereux, où les chrétiens seraient comme de jolis gâteaux en devanture. Un christianisme peut-être superbe mais pas chrétien. Alors de quoi donc l'Eglise devrait-elle se dépouiller? Je réponds qu'elle doit se dépouiller maintenant d'un gravissime péché, qui menace chacun de ses membres. Ce danger c'est la mondanité, l'esprit du monde. Le chrétien ne peut le suivre et le rechercher car il porte à la vanité, à l'arrogance et à l'orgueil. Cet esprit n'est pas Dieu mais une idole, et l'idolâtrie est le suprême péché".

"Lorsque les media parlent d'elle, ils croient que l'Eglise ne sont que le clergé et les religieux, les évêques, les Cardinaux et le Pape. Or, comme je viens de le dire, l'Eglise c'est nous tous. Nous devons donc tous nous dépouiller de l'esprit du monde qui est contraire aux Béatitudes et à l'Esprit de Jésus. Cet esprit mondain nous rend malades. Quelle tristesse qu'un chrétien croyant dans la sécurité que lui donnerait à la fois le monde et la foi! Non, on ne peut mêler les deux esprits. L'Eglise ne peut que rejeter l'esprit du monde qui porte à l'idolâtrie. Jésus a bien dit qu'on ne saurait servir deux maîtres. Soit Dieu soit l'Argent, qui est rempli de l'esprit du monde. Les chrétiens ne peuvent suivre la voie de l'argent, de la vanité et de l'orgueil. Quelle tristesse d'effacer d'une main ce que l'autre écrit. Seulement Dieu et l'Evangile! Jésus, qui s'est fait serviteur, n'a pas suivi l'esprit du monde... Tant de vous ont été dépouillés par la sauvagerie de ce monde, qui n'offre rien ni assistance ni travail, qui ne se préoccupe pas qu'il y ait des enfants mourant de faim, des familles privées de la dignité de nourrir ses membres, tant de personnes forcées de fuir à la recherche de la liberté". Quelle horreur de voir tous ces gens morts hier devant Lampedusa! Aujourd'hui est un jour de deuil. Voilà à quoi conduit l'esprit du monde. Il est vraiment ridicule qu'un chrétien, qu'il soit ecclésiastique, religieux ou laïc, suive cette voie homicide. La mondanité spirituelle tue elle aussi, elle tue l'âme, elle tue les gens, elle tue l'Eglise! Lorsqu'en ce lieu François se dépouilla...c'est Dieu qui lui procura la force de rappeler ainsi ce que Jésus disait de l'esprit de ce monde, de sa prière pour que nous soyons sauvés de cet esprit. Sollicitons encore aujourd'hui la grâce du Seigneur pour que chacun de nous ait la force de se dépouiller, non de quelques sous mais de l'esprit du monde, véritable lèpre et cancer de la société, véritable ennemi de Jésus et de la Révélation". A la conclusion de la rencontre, le Pape François a remercié l'assistance de l'avoir accueilli et demandé qu'on prie pour lui: "Priez pour moi qui en ai tant besoin".

QUI PREND SON JOUG TROUVE LA PAIX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Après sa visite à l'évêché, le Pape François s'est rendu à pied à l'église voisine de Ste.Marie Majeure, puis en voiture à la basilique supérieure de St.François, où l'attendaient les représentants du gouvernement italien. Il est ensuite descendu dans la crypte pour se recueillir devant le tombeau du Poverello. A 11 h a débuté la messe célébrée sur l'esplanade inférieure, en présence de milliers de fidèles. Voici les passages saillants de l'homélie papale centrée sur le témoignage que François donne aujourd’hui: "La première chose fondamentale est qu'être chrétien constitue une relation vitale avec la personne de Jésus, c’est à dire se revêtir de lui, s’assimiler à lui. D’où part le chemin de François vers le Christ? Il part du regard de Jésus sur la croix. Se laisser regarder par lui au moment où il donne sa vie pour nous et nous attire à lui. François a fait cette expérience dans la petite église de St.Damien, en prière devant le crucifix... Sur ce crucifix Jésus n’apparaît pas mort, mais vivant!... Le Crucifié ne nous y parle ni de défaite ni d’échec. Paradoxalement, il nous parle d’une mort qui est vie, qui enfante la vie".

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos". Ces paroles du Christ sont la deuxième chose que François nous donne en témoignage. "La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux et le saint François doucereux n’existe pas! La paix de François n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste remplie des énergies du cosmos. Cette idée fabriquée n’est pas non plus franciscaine. La paix de saint François est celle du Christ, et la trouve qui prend sur soi son joug, c’est à dire le commandement Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Or on ne saurait porter ce joug avec arrogance, avec présomption, avec orgueil, mais seulement avec douceur et humilité du cœur... Le saint d’Assise témoigne du respect pour tout ce que Dieu a créé et que l’homme est appelé à garder et à protéger, mais il témoigne surtout du respect et de l’amour pour tout être humain... Respectons la création, ne soyons pas les instruments de sa destruction. Et respectons tout être humain. Que cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre, que se taisent les armes et que partout la haine cède la place à l’amour, l’offense au pardon et la discorde à l’union. Ecoutons le cri de ceux qui pleurent, souffrent et meurent à cause de la violence, du terrorisme ou de la guerre, en Terre Sainte, si aimée de François, en Syrie, au Moyen Orient, dans le monde". Au final, le Pape a rappelé que c'est aujourd’hui la fête de saint François, patron de l'Italie: Prions pour ce pays, afin "que chacun travaille toujours pour le bien commun, en regardant ce qui unit plus que ce qui divise".

Après la messe, le Saint-Père a gagné en voiture le siège local de la Caritas pour partager le repas des pauvres qui y sont accueillis.

NOUVELLES REUNIONS DU CONSEIL DES CARDINAUX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). La première réunion du Conseil des Cardinaux s'est conclue hier après-midi. La Salle de Presse a annoncé que la prochaine réunion se déroulerait du 3 au 5 décembre, et que la suivante devrait avoir lieu en février 2014. Ce calendrier permettra d'accélérer la phase initiale de ses travaux.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation au terme du mandat fixé de Dom Martin Werlen, OSB, à la charge pastorale de l'abbaye territoriale d'Einsiedeln (Suisse) .

jeudi 3 octobre 2013

LA FORTE ACTUALITE DE "PACEM IN TERRIS"

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu les participants au symposium organisé par le Conseil pontifical Iustitia et Pax pour le cinquantenaire de l'encyclique Pacem in Terris de Jean XXIII: Face à la situation du monde, je me demande, a-t-il dit, "si nous avons compris la leçon de Pacem in Terris, si justice et solidarité ne sont que des mots et ce que nous faisons pour qu'elles deviennent une réalité". Paix sur la terre fut écrite au moment le plus critique de la guerre froide, lorsque l'humanité était menacée d'un conflit atomique. Ce fut un cri lancé par le Pape aux grandes puissances, un appel à la paix qui s'adressait aux hommes mais aussi à Dieu. "Les longues et difficiles négociations entre les blocs qui débutèrent alors permirent d'arriver sous le pontificat d'un autre bienheureux, Jean-Paul II, à l'établissement d'un dialogue et l'ouverture d'un espace de liberté. Ceci dit, malgré la chute des murs et autres barrières, le monde a encore besoin de paix. D'où la forte actualité de Pacem in Terris" qui affirme que la base sur laquelle bâtir la paix est l'origine divine de l'homme, de la société et du pouvoir. Celle-ci "oblige individus, familles, groupes sociaux et gouvernements a développer des rapports justes et solidaires. La paix, qui est une oeuvre réclamant à l'exemple du Christ le concours de tous, implique de rechercher et pratiquer la justice". Chacun selon ses possibilités doit contribuer "au développement intégral de l'homme selon une logique de solidarité". Rappeler l'origine divine de l'humanité comme le fait l'encyclique de Jean XXIII "souligne la valeur de la personne et la dignité de tout être humain qu'il faut défendre et respecter. Il ne s'agit pas simplement, écrivait le Pape, de garantir les droits civils et politiques, mais d'offrir à chacun la possibilité d'accéder aux moyens de subsistance que sont la nourriture et l'eau, le logement et la santé, mais aussi l'instruction et le droit à fonder un foyer. Tels sont objectifs prioritaires que doivent se donner toute action, nationale comme internationale, et dont l'application induira une paix générale durable... Certes l'encyclique affirme des points qui sont désormais intégrés à notre mode de pensée, mais dont on doit se demander s'ils sont appliqués. Ont-ils après cinquante ans une place réelle dans le développement de la société?".

Pacem in Terris, a ajouté le Pape François, "ne tendait pas à affirmer qu'il est du ressort de l'Eglise de fournir des indications pratiques sur des sujets complexes qui doivent être laisser au libre débat. En matière politique et socio-économique, le dogme ne saurait fixer les solutions. Cela doit découler de l'écoute et du dialogue, du respect et de la disponibilité, de la sincérité et de la capacité de revoir les positions prises. Au fond, l'appel à la paix de Jean XXIII tendait à orienter le débat international au moyen de ces principes", qui peuvent être appliqués aujourd'hui dans nombre de situations nouvelles, évoquées ces jours-ci au cours du symposium, comme l'influence des media, l'accès aux ressources, la mise en application des découvertes biologiques, la course aux armements. "La crise économique mondiale, qui constitue la preuve d'un grave irrespect de l'homme et de la vérité dans les décisions", montre l'actualité d'une encyclique "qui va de la nécessité de bâtir la paix des coeurs à la révision du modèle de développement pour avoir un monde pacifié. "Sommes nous disposés à répondre à l'enjeu?", s'est demandé le Saint-Père en conclusion de son intervention.

A la fin de la rencontre, le Pape a tenu à évoquer le naufrage survenu ce matin au large de Lampedusa. A cette heure, il y a déjà 90 victimes et 250 disparus pour une embarcation transportant 300 émigrés: "En parlant de la grave crise économique mondiale, symptôme d'un manque de respect envers l'homme, je pense avec douleur aux nombreuses victimes de Lampedusa. C'est un scandale! Prions ensemble pour les hommes, les femmes et les enfants qui ont perdu la vie, mais aussi pour toutes leurs familles et tous les réfugiés du monde. Unissons nous pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas! Seule une véritable collaboration générale peut aider à les prévenir".

VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION POUR LA CURIE ROMAINE

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a informé les journalistes de l'avancement des travaux du nouveau Conseil cardinalice. Dès avant son exposé, le P.Lombardi a rapporté que, à la fin de l'audience accordée au symposium sur Pacem in Terris, le Pape avait commenté le naufrage (au moins 90 victimes) survenu ce matin au large de Lampedusa: Ce nouveau drame démontre une fois de plus l'importance et le sens de la première visite pastorale du Pape Français

Le Saint-Père a pris part hier à la session tenue hier par le conseil de 16 à 19 h, heure à laquelle il se retire dans sa chapelle. Ce qui n'empêche pas s'il le désirent aux Cardinaux de poursuivre leurs travaux. Il était par contre absent ce matin à cause de l'audience précitée. Les deux dernières sessions ont porté sur la réforme de la Curie Romaine, et on se dirige non vers une refonte de Pastor Bonus mais sur une constitution nouvelle. Il ne s'agit pas de faire des retouches mais de mettre sur pied une structure absolument neuve. Il faudra donc du temps pour élaborer le nouveau texte, qui insistera sur le caractère de service de la Curie envers l'Eglise, universelle comme locale, et fera passer d'un exercice centralisé du pouvoir au principe de la subsidiarité sous tous ses aspects. Les Cardinaux ont insisté sur le fait que la Secrétairerie d'Etat doit être le secrétariat du Pape, le terme Etat ne devant plus porter à confusion. La Secrétairerie doit aider le Pape dans son gouvernement de l'Eglise universelle, et les conclusions des conseillers seront utiles au nouveau Secrétaire d'Etat qui prend ses fonctions le 15 octobre. Il a également été question des rapports entre le Pape et les chefs de dicastères et de la coordination entre les divers organismes de la Curie Romaine. Il a été question à ce propos d'un Modérateur de la Curie et des compétences qui pourraient être les siennes. Mais aucune décision n'a été arrêté. Puis en ce qui concerne les administrations du Saint-Siège, les Cardinaux entendent approfondir leur approche après réception des rapports des commissions d'études spécifiques. La question du rôle des laïcs a également retenu leur attention, d'autant qu'ils ont reçu beaucoup de suggestions en la matière. Dans le cadre de la réforme de la Curie on pense effectivement à impliquer une participation de cette réalité ecclésiale au gouvernement de l'Eglise. Les compétences de l'actuel Conseil pour les laïcs pourrait être accrues. Enfin, ce matin, a précisé le P.Lombardi, le conseil a reparlé du Synode des évêques et de sa prochaine convocation. La date pour une nouvelle réunion du Conseil des Cardinaux n'a pas été fixée hier mais elle devrait se placer en début d'années prochaine. Le travail engagé prendra du temps et les membres continueront à communiquer de manière informelle entre eux comme avec le Saint-Père.

LA PRORITE DE LA PAIX EN SYRIE

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). Lundi à New York, le Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu au cours de la LXVIII session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, exprimant l'espoir que ces assises soient inspirées "par le même esprit de solidarité universelle que celui qui a animé la journée de prière pour la paix lancée par le Pape le 7 septembre dernier, et à laquelle se sont unis des responsables religieux de toutes les confessions. Qu’elle creuse un sillon et soit l’occasion d’un nouvel élan afin que tous les pays se mettent résolument en marche pour résoudre les conflits ouverts et cicatriser les blessures de l’humanité". Evoquant ensuite le programme de développement pour l’après-2015 ainsi que le récent G20, Mgr.Dominique Mamberti a souhaité que cette session "permette de renouveler l’adhésion commune aux concepts fondamentaux" de l'ONU valides pour la détermination des objectifs nouveaux, à l'approche de l’échéance pour la réalisation des Millennium Development Goals. Puis il a cité la lettre du Saint-Père aux participants au G20 de Saint-Pétersbourg, soulignant "l'urgence de concevoir des mécanismes juridiques internationaux qui permettent la participation de tous les états à la conception et à l’application des grandes décisions économiques communes", et rappelant également que le Pape François y signalait "la responsabilité de la communauté internationale à l’égard de la Syrie. Trop d’intérêts partisans, écrivait-il, ont prévalu depuis qu’a débuté le conflit syrien, empêchant de trouver une solution qui évite le massacre inutile auquel nous assistons". Reprenant les mots du Pape, Mgr.Mamberti a demandé aux gouvernants "de ne pas rester indifférents face aux drames que vit depuis trop longtemps la population syrienne, lesquels risquent d’apporter de nouvelles souffrances à une région si éprouvé... J’adresse donc un appel sincère afin qu’ils contribuent à trouver les moyens de surmonter les diverses oppositions et abandonnent toute vaine poursuite d’une solution militaire". Le représentant du Saint-Siège a enfin affirmé que "la tragédie syrienne constitue à la fois un défi et une opportunité pour l’Organisation des Nations-Unies: Donner, de manière concertée, créative et positive, une nouvelle vigueur à tous ses organes, mécanismes et procédures... Une solution pacifique et durable au conflit syrien créerait un précédent significatif, marquerait la route pour affronter les autres conflits que la communauté internationale n’a pas réussi à résoudre jusqu’ici, faciliterait grandement l’inclusion du principe de la “responsabilité de protéger” dans la Charte des Nations Unies, et, du point de vue plus général du développement économique et social, serait la manifestation la plus claire et évidente de la volonté d’entreprendre, avec honnêteté et efficacité, un chemin de développement durable pour l’après-2015... En conformité avec l’enseignement théologique et éthique de l’Eglise catholique", a-t-il conclu "nous devons faire tout ce qui est raisonnablement possible pour éviter la guerre" et les injustices qui la causent

mercredi 2 octobre 2013

COMMENT L'EGLISE EST ELLE SAINTE

Cité du Vatican, 2 octobre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre en présence de 50.000 personnes, le Saint-Père est revenu sur l'image de l'Eglise dont le Credo affirme qu'elle est sainte: Nous affirmons cette sainteté de l'Eglise depuis les premiers chrétiens, "qui s'appelaient entre eux tout simplement les saints car certains que l'action de l'Esprit sanctifiait l'Eglise. Mais comment l'Eglise peut être sainte alors que son histoire séculaire est parsemé...de moments sombres? Constituée de pécheurs, hommes et femmes, religieux, prêtres et évêques, cardinaux et papes pécheurs, comment peut-elle être sainte?... L'Eglise est sainte car elle découle de Dieu qui est saint, qui lui est fidèle et ne l'abandonne pas face aux force de la mort et du mal. Elle est sainte parce que Jésus-Christ, le saint de Dieu, lui est totalement uni, et parce que elle est guidée par l'Esprit qui la purifie, la transforme et la renouvelle. L'Eglise n'est donc pas sainte par nos mérites, mais parce que Dieu la rend sainte... On m'objectera: Chaque jour on voit les péchés que commettent ses membres. C'est vrai, nous sommes une Eglise de pécheurs, appelés à nous laisser convertir et sanctifier par Dieu. Il y a eu dans l'histoire la tentation de faire une Eglise de seuls purs, de ceux qui seraient totalement cohérents, et d'expulser tous les autres. C'est pure hérésie! Car, sainte, l'Eglise ne rejette pas le pécheur mais l'accueille. Elle s'ouvre même aux plus éloignés, les appelle à se laisser envelopper par la miséricorde, la tendresse et le pardon du Père qui est ouvert à tous et offre à chacun d'avancer vers la sainteté... Y aurait-il parmi vous tous ici réunis quelqu'un venu sans ses péchés? Non, car nous portons tous nos propres péchés... Le Dieu que nous rencontrons dans l'Eglise n'est pas un juge impitoyable mais le père de la parabole évangélique... Le Seigneur veut que nous soyons tous membres d'une Eglise capable de s'ouvrir à l'autre, quel qu'il soit. Il ne s'agit pas d'une Eglise pour une élite puisque tous peuvent y venir pour être purifiés et sanctifiés par l'amour de Dieu, les plus forts comme les plus faibles, les pécheurs, les indifférents, les démoralisés et les égarés. L'Eglise offre à chacun la possibilité de parcourir la voie de la sainteté, qui est celle même du chrétien... N'ayons pas peur de la sainteté ni de viser haut, de nous laisser aimer et purifier par Dieu... Laissons nous donc contaminer par sa sainteté puisque tout chrétien y est appelé. Loin de réaliser des exploits, la sainteté consiste à laisser Dieu agir en nous. Rencontre de notre faiblesse et de la force de sa grâce!".

REUNION DU CONSEIL CARDINALICE

Cité du Vatican, 2 octobre 2013 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a fait le point devant les journalistes sur le déroulement de la réunion du nouveau Conseil cardinalice. Avant la réunion de ce matin, a précisé le P.Lombardi, les membres ont concélébré avec le Saint-Père en la chapelle de Ste.Marthe. Puis, par commodité, il sont restés sur place pour cette troisième session. Après trois heures et demi de travail, le conseil reprendra de 16 à 19 h, en principe en présence du Pape, absent ce matin mais présent aux deux sessions d'hier. Le P.Lombardi est ensuite passé au chirographe de samedi, qui a doté d'un statut officiel le Conseil des Cardinaux, rendant cet organisme juridiquement plus consistant et plus autorisé. Ses membres, a tenu à préciser le Pape, ne sont pas des délégués continentaux mais des membres du collège épiscopal et du collège cardinalice qui, à la tête de grands diocèses, ont une forte expérience pastorale. Ils ont été choisis pour ces qualités et non comme délégués des épiscopats régionaux. Ces huit prélats, a indiqué le P.Lombardi, jouissent de la totale confiance du Pape qui attend d'eux des indications sur la manière la plus juste de réformer le gouvernement de l'Eglise. Ceci est très important car ces liens de confiance favorisent un dialogue serein.

En ouverture à la première réunion d'hier matin, le Pape François a proposé une réflexion ecclésiologique à partir du Concile Vatican II, ce qui montre que les débats ne portent pas exclusivement sur la gestion et l'organisation institutionnelles, qui prennent place dans une perspective théologique et spirituelle. Une telle problématique ne saurait d'ailleurs pas être traité en quelques heures autour d'une tables. Les membres de ce conseil envisagent leur travail dans la perspective conciliaire pour traiter des relations entre Eglises locales et Eglise universelle, mais aussi de la communion et de la collégialité, du concept d'Eglise des pauvres, du rôle des laïcs, des thèmes qui ont été abordés par Vatican II. C'est à partir de là que se développe la réflexion sur les structures de gouvernement. Chaque participant a présenté une synthèse des suggestions reçues, ainsi que les dossiers parvenus qui constituent désormais un matériau d'études commun. Il s'agit maintenant de classer cet abondant matériau selon les sujets à traiter. La seconde session d'hier à été consacrée au Synode des évêques, ce qui a justifié la présence du nouveau Secrétaire général de cette institution. Le Directeur de la Salle de Presse a souligné que la question synodale était retenue comme prioritaire. Il en va de la participation de l'épiscopat au gouvernement de l'Eglise universelle, d'autant qu'il convient de préparer la prochaine assemblée. On sera bientôt fixé à ce propos, bien qu'on ne sache s'il sera ordinaire ou extraordinaire. Le Saint-Père a toutefois déjà avancé le sujet de la famille selon l'Evangile, tout en rappelant que des thèmes importants comme la pastorale familiale et matrimoniale seront eux aussi au programme de l'activité ecclésiale à venir. Aujourd'hui, a conclu le P.Lombardi, le Conseil aborde les divers aspects touchant à la réforme de a Curie Romaine, comme la fonction du Secrétaire d'Etat, les rapports inter-dicastériaux et ceux entre le Pape et les dicastères. Beaucoup de propositions ont été enregistrées à ce sujet et il s'agira d'un long travail. Il ne faut donc pas s'attendre à des conclusions rapides, en tout cas pas ces jours-ci.

mardi 1 octobre 2013

TRANSPARENCE DU "IOR"

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Comme annoncé, l'IOR (Institut pour les oeuvres religieuses), publie pour la première fois un bilan sur son site www.ior.va . C'était un engagement à la transparence pris par le nouveau Directeur général Ernst von Freyberg. S'exprimant sur Radio Vatican, soulignant que c'est le premier bilan de l'institut rendu public en 125 ans, il explique le fonctionnement en 2012 et durant les huit premiers mois de 2013. Ce document d'une centaine de pages présente l'exercice 2012 avec un bénéfice net de 86,6 millions d'euro, qui a permis une contribution de 54,7 millions au budget du Saint-Siège. Y sont d'abord décrits l'activité des organes de surveillance interne, de la Commission cardinalice et du Prélat. Suivent les déclarations financières détaillées rendues par la société de certification internationale KPMG. Le Directeur souligne qu'il a été tenu compte des recommandations des consultants externes pour la révision et la mise en forme de la comptabilité. La nouveauté est que l'institut se penche sur la nature de sa mission et de sa clientèle. Ce qui peut surprendre que l'IOR est géré de façon assez conservatrice, qu'il protège les actions, investit classiquement en obligations publiques et dépôts bancaires. C'est une institution hautement capitalisée, dont fin 2012 le patrimoine net était de 15%, donc bien supérieur à celui des institutions financières comparables. La publication du bilan est un élément clef de la nouvelle stratégie, fondée sur trois axes: le dialogue avec les media, via un service de presse, en exposant les faits de manière systématique, la création d'un site web offrant une source d'information sûre, la publication du rapport d'activité annuelle.

Pour M.von Freyberg, les premiers destinataires du bilan publié sont les catholiques du monde entier, qui ont le droit de connaître l'activité du Saint-Siège en matière financière, mais aussi comment l'IOR contribue au bien-être de l'Eglise dans le monde. Ensuite, les partenaires de l'institut, c'est à dire les banques correspondantes qui ont besoin de voir qu'il s'agit d'une structure solide et correctement gérée. Enfin les analystes financiers et la presse spécialisée qui informe le grand public. Le Directeur estime que le contrôle des comptes de l'institut, et plus largement son fonctionnement, est positif. Depuis mai dernier le Promontory Group vérifie un à un les comptes de dépôt et conduit les enquêtes qui se révèlent parfois nécessaires. Parallèlement l'IOR révise ses procédures d'ouverture et de gestion des comptes, de manière à écarter tout risque de recyclage. Le projet avance comme prévu, et une inspection tierce pourrait être conduite. Le Directeur Freyberg a ensuite souligné l'importance de pouvoir s'appuyer sur le Promontory Group car ce dernier, qui travaille pour d'autres grandes institutions, est à l'avant-garde en la matière. Son action auprès de l'IOR est telle que les 20 - 25 personnes nécessaires ne pourraient être fournies par la direction. Et pour conclure, de réaffirmer que la publication du bilan est un premier pas vers la constitution d'un organisme conforme à la transparence voulue par le Pape, qui décidera à la fin de l'année ou au début de la prochaine la marche à suivre. Un long travail de transparence et de mise en conformité a d'ores et déjà été accompli. La phase suivante consiste à évaluer le service à la clientèle et à améliorer les services et produits offerts.

LA VIEILLESSE COMME ACCOMPLISSEMENT DE LA VIE

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). En la Journée mondiale du troisième âge, le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé diffuse un message sur la valeur de la vie des personnes âgées: C'est une excellente occasion, écrit Mgr.Zygmunt Zimowski, de rappeler les 600 millions de personnes âgées de par le monde que l'amélioration de la vie pourrait rapidement porter à plus d'un milliard: "Les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté sont appelée à agir pour une société plus juste, qui prenne notamment en compte l'apport actif des personnes susceptibles d'être considérées comme inutiles. Loin d'être des poids pour la société, les personnes âgées doivent lui apporter expérience et sagesse... Dans nombre de pays développés, la personne âgée demeure acteur de la vie sociale, alors même qu'on s'adapte au prolongement de la vie, résultant de multiples facteurs notamment les progrès de la médecine. Mais prolongement ne doit pas devenir survivance. Il faut donc valoriser la vieillesse à partir de ses caractéristiques et des spécificités des personnes âgées". C'est à juste titre que Benoît XVI a souligné la beauté du troisième âge.

La solidarité entre jeunes et personnes âgées permet aussi de comprendre comment l'Eglise "est une véritable famille, avec ses différentes générations, où chacun se sent chez lui et où ne règne pas le profit et la possession, mais la gratuité de l'amour. Lorsque la vie devient fragile avec l'âge elle ne perds ni sa valeur ni sa dignité. Chacun est voulu et aimé de Dieu, chacun est important et nécessaire. C'est pourquoi une pastorale spécifique est utile, plus des anciens que pour les anciens, qui soit un élément fondamental de la communion entre les générations... Il faut donc favoriser la culture de l'unité, de l'unité inter-générationnelle... La personne âgée doit avant tout être objet d'attention caritative mais lui même également agent de cette pastorale". En conclusion Mgr.Zimowski a insisté sur le fait que l'assistance religieuse au troisième âge doit impliquer l'ensemble de la communauté ecclésiale. Dans ce sens, le Conseil pontifical organise du 21 au 23 novembre une conférence internationale dont le thème est: L'Eglise au service de la personne âgée malade, l'assistance aux personnes affectées par des maladies dégénératives". Dans la vision chrétienne, la vieillesse n'est pas la décadence de la vie mais son accomplissement, la synthèse du vécu et de l'expérience, de tout ce qui a été affronté au long de l'existence.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier Mgr.Claudio Gugerotti, Nonce apostolique en Biélorussie.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Rockhampton (Australie) présentée pour limite d'âge par Mgr,Brian Heenan.

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Waterford and Lismore (Irlande), présentée par Mgr.William Lee en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Joseph Spiteri, Nonce apostolique en Côte-d'Ivoire, jusqu'ici Nonce au Srilanka.

Nommé l'Abbé Riccardo Ferri, Secrétaire d'Académie pontificale de théologie.

Nommé l'Abbé Rafael García de La Serrana Villalobos, Directeur des Services techniques du Gouvernorat vatican.

CONSISTOIRE POUR DES CAUSES DE CANONISATION

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce matin un consistoire ordinaire public qui a fixé au 27 avril 2014 (dimanche de la divine Miséricorde) la messe de canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II.

lundi 30 septembre 2013

CREATION D'UN CONSEIL DE CARDINAUX

Ci du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Nous publions ci-dessous le chirographe (en date du 28 septembre) par lequel le Saint-Père institue un Conseil de Cardinaux pour l'aider dans le gouvernement de l'Eglise universelle et étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine:

"Parmi les suggestions émises au cours des Congrégations Générales cardinalices ayant précédé le Conclave, figurait l'intérêt de constituer un groupe restreint de membres de l’épiscopat, provenant des différentes parties du monde, que le Saint-Père puisse consulter, individuellement ou collectivement, sur des questions particulières. Une fois élu au siège romain, j'ai eu l'occasion de réfléchir plusieurs fois à ce sujet, retenant qu'une telle initiative serait d'une aide considérable pour exercer le ministère pastoral de Successeur de Pierre que les frères Cardinaux ont voulu me confier. Pour cette raison, le 13 avril dernier, j'ai annoncé la constitution d'un tel groupe, en indiquant les noms de ceux qui étaient appelés à en faire partie. Après une mure réflexion, je considère opportun qu'un tel groupe soit institué par le présent Chirographe en Conseil de Cardinaux, ayant pour devoir de m'aider dans le gouvernement de l’Eglise universelle et d'étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie Romaine. Celui-ci sera composé des personnes précédemment indiquées, lesquelles pourront être sollicitées, soit en Conseil, soit individuellement, sur les questions que je retiendrai dignes d'attention. Le dit Conseil, dont je me réserve le droit de modifier le nombre des composants de la façon qui me semblera la plus adéquate, sera une expression supplémentaire de la communion épiscopale et de l'aide au munus petrinum que l'épiscopat dispersé de par le monde peut offrir".

LA RELIGION NE SAURAIT JUSTIFIER LA VIOLENCE

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la Rencontre internationale organisée ces jours-ci par la Communauté de Sant'Egidio (Le courage d'espérer, religions et cultures dialoguant). Rappelant que Jean-Paul II avait invité les responsables de toutes les religions à Assise pour invoquer la paix, il a félicité la communauté d'avoir poursuivi cet élan en faisant dialoguer de manière efficace entre elles des personnalités religieuses de diverses religions comme laïques et humanistes. Puis il a affirmé" qu'en aucun cas il ne saurait y avoir de justification religieuse à la violence... Il est nécessaire d'éliminer toute forme de violence soi-disant religieuse mais aussi de faire en sorte que le monde ne tombe pas dans un piège intrinsèque à tout projet de civilisation fondé sur le rejet de Dieu... Le commandement de la paix est inscrit au plus profond des traditions religieuses... Mais atteindre la paix implique un dialogue tenace, patient et intelligent. Ainsi rien n'est perdu car le dialogue peut éviter la guerre en faisant vivre ensemble personnes de tout âge qui souvent s'ignorent, des citoyens de tout horizon et de convictions distinctes. Telle est la voie vers la paix... Les responsables religieux sont appelés à être de véritables hommes de dialogue et à agir dans la construction de la paix non comme intermédiaires mais comme médiateurs" loin de rechercher positions et avantages. En conclusion le Pape François a encouragé la Communauté de Sant'Egidio à poursuivre avec courage son message d'espérance au monde.

DEBUT DE LA REUNION DU CONSEIL DES CARDINAUX

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Ce matin s'est tenue la première de s trois réunions du Pape avec les huit Cardinaux formant le Conseil créé par le Chirographe du 28 septembre. Ce nouvel organisme est composé du Cardinal Giuseppe Bertello, Président du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican, du Cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, Archevêque émérite de Santiago de Chile (Chili), du Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde), du Cardinal Reinhard Marx, Archevêque de Munich (Allemagne), du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD du Congo), du Cardinal Sean Patrick O'Malley, OFM.Cap., Archevêque de Boston (USA), du Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney (Australie), du Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras), faisant fonction de Coordinateur. Auxquels s'ajoute Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (Italie), faisant fonction de Secrétaire. Les réunions se déroulent matin et après-midi dans l'Appartement pontifical en présence du Saint-Père, sauf mercredi matin où il sera retenu par l'audience générale. Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a précisé que les sessions sont privées et qu'aucun communiqué final n'est prévu. Mais aussi que le Pape est libre de modifier la composition, y compris numérique, d'un organe dont sept des membres sont les pasteurs de grands diocèses, dotés d'une solide expérience. La création du Conseil offre au Pape un appui supplémentaire dans le gouvernement de l'Eglise, d'autant qu'il a déjà montré son recours constant à des consultations et compte s'appuyer sur les réunions de chefs de dicastères et renouveler le mode de travail du Synode des évêques. Le nouvel organisme, qui n'est pas rattaché aux autres institutions de la Curie, constitue un organe consultatif pour le Pape. Depuis l'annonce en avril de la création du groupe des huit, de nombreuses propositions et suggestions sont parvenu au Secrétaire, qui servent maintenant à la réunion. La Secrétairerie d'Etat et les différents dicastères de la Curie ont également sollicités, avec au bout du compte un total de quatre-vingt documents. Sur leur base, Mgr.Semeraro a préparé un texte de synthèse, après que ces mois derniers les membres du Conseil aient échangé leurs informations entre eux comme avec le Saint-Père.

AU SERVICE D'UNE CULTURE DE LA RENCONTRE

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Conseil pontifical pour les communications sociales explique dans une note publiée ce jour, le sens et le contexte du thème choisi par le Pape (La communication au service d'une authentique culture de la rencontre) pour la prochaine Journée des communications sociales (1 juin 2014): "L'être humain s'exprime surtout par sa capacité à communiquer. Dans la communication et à travers elle, nous pouvons, en effet, rencontrer d'autres personnes, nous exprimons notre pensée, ce en quoi nous croyons, comment nous souhaitons vivre et peut être le plus important, nous apprenons à connaître les personnes avec lesquelles nous sommes appelés à vivre. Une telle communication exige honnêteté, respect réciproque et effort pour apprendre les uns des autres. Cela exige la capacité de savoir dialoguer respectueusement avec les vérités des autres. Effectivement, souvent, ce qui initialement semble diversité révèle la richesse de notre humanité, et dans la découverte de l'autre nous rencontrons aussi la vérité de notre être.

A notre époque, une nouvelle culture se développe, favorisée par la technologie, et la communication est en un certain sens amplifiée et continue. C'est pourquoi, nous sommes appelés à "faire découvrir, même par les moyens de communications sociale, mais également par la rencontre personnelle, la beauté de tout ce qui est à la base de notre marche et de notre vie, la beauté de la foi, la beauté de la rencontre avec le Christ" (discours du Pape François aux participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales, 21 septembre 2013). Dans ce contexte, chacun de nous devrait accepter le défi d'être authentique, témoignant des valeurs en lesquelles il croit, son identité chrétienne, son expérience culturelle, exprimés par un langage nouveau pour les faire partager. La capacité de partager, reflet de notre participation à l'Amour trinitaire créatif, communicatif et unifiant, est un don qui nous permet de croître dans les relations personnelles qui sont une bénédiction dans notre vie, ainsi que de trouver dans le dialogue une réponse à ces divisions qui créent des tensions à l'intérieur des communautés et entre les nations. L'ère de la mondialisation permet à la communication de parvenir jusqu'aux endroits les plus éloignés du monde réel, mais aussi "dans les milieux créés par les nouvelles technologies, dans les réseaux sociaux, pour faire émerger une présence...qui écoute, dialogue, encourage" (Discours du Pape François aux participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales, 21 septembre 2013), de façon à ce que personne ne soit exclu.

Le Message pour la Journée des communications sociales 2014 invite à explorer le potentiel de la communication dans un monde toujours connecté et en réseau afin que les personnes soit encore plus proches et qu'un monde plus juste se construise. La Journée mondiale des communications sociales, seule journée mondiale instituée par le Concile Vatican II (Inter Mirifica, 1963), est célébrée dans de nombreux pays sur recommandation des évêques du monde, le dimanche précédent la fête de la Pentecôte (1 juin en 2014). Le Message du Saint-Père pour cette journée est traditionnellement publié à l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes (24 janvier)".

MESSE POUR LES CATECHISTES

Cité du Vatican, 29 septembre 2013 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape François a présidé la messe pour les 100.000 catéchistes venus en pèlerinage pour leur congrès international organisé dans le cadre de l'Année de la foi. A l'homélie, il a d'abord cité le prophète Amos: Malheur à qui vit bien tranquille en Sion, et à qui se croit en sécurité allongé sur un lit d’ivoire, mangeant, buvant et se divertissant sans se préoccuper des problèmes d'autrui... Le risque existe toujours de se complaire dans le confort et la mondanité, d’avoir comme centre notre bien-être". Pour le riche le risque est toujours le même: Ne pas voir "le pauvre qui est à sa porte et qui n’a pas de quoi se nourrir... Si les biens matériels, l’argent, la mondanité deviennent le centre de la vie, ils nous capturent et nous possèdent au point de perdre notre identité d’êtres humains. Le riche de l’Evangile n’a pas de nom, il est simplement un riche. Les biens qu’il possède sont son visage, il n’en a pas d’autres... Comment des hommes, peut-être nous aussi, tombent-ils dans le danger de se renfermer, de placer sa sécurité dans les choses, qui, au final, nous volent notre visage humain?... Or si nous perdons la mémoire de Dieu, nous perdons de notre consistance, nous nous vidons et perdons aussi notre visage comme le riche de l’Evangile. Celui qui court derrière le néant devient lui-même nullité".

Mais "qu'est le catéchiste? C’est celui garde et alimente la mémoire de Dieu, la garde en soi et sait l’éveiller chez les autres, qui faire mémoire de Dieu, comme la Vierge Marie qui, devant l’action merveilleuse de Dieu dans sa vie, ne pense pas à l’honneur, au prestige, aux richesses, ne se replie pas sur elle-même. Au contraire, après avoir accueilli l’annonce de l’ange et après avoir conçu le Fils de Dieu...son premier acte est la mémoire de l’agir de Dieu, de la fidélité de Dieu dans sa vie, dans l’histoire de son peuple, dans notre histoire... Marie a mémoire de Dieu". Dans son Magnificat Marie fait également mémoire de son histoire personnelle, l’histoire de Dieu avec elle, sa propre expérience de foi. Il en va de même pour chacun de nous, pour chaque chrétien, car la foi contient vraiment la mémoire de l’histoire de Dieu avec nous, la mémoire de la rencontre avec Dieu qui, le premier, se met en mouvement, crée, sauve et nous transforme... Le catéchiste est vraiment un chrétien qui met cette mémoire au service de l’annonce, non pas pour se faire voir, non pas pour parler de lui-même, mais pour parler de Dieu, de son amour, de sa fidélité. Dire et transmettre tout ce que Dieu a révélé, c'est à dire la doctrine dans sa totalité, sans retrancher ni ajouter... Le catéchiste est donc un chrétien qui porte en lui la mémoire de Dieu, qui se laisse guider par la mémoire de Dieu dans sa vie, et qui sait l’éveiller dans le cœur des autres... Qu’est-il sinon la mémoire de Dieu, mémoire de son action dans l’histoire, du fait qu’il s’est fait proche de nous dans le Christ, présent dans sa Parole, dans les sacrements, dans son Eglise, dans son amour?".

Puis le Saint-Père a rappelé la recommandation de Paul à Timothée de tendre à la justice, à la piété, à la foi, à la charité, à la patience et à la douceur. "Le catéchiste est homme de la mémoire de Dieu s’il a une relation constante et vitale avec lui et avec son prochain, s’il est un homme de foi, qui a vraiment confiance en Dieu et met en lui sa sécurité, s’il est un homme de charité, d’amour, qui considère chacun comme son frère, s’il est un homme de patience et de persévérance, qui sait affronter difficultés, épreuves et échecs avec sérénité et espérance dans le Seigneur, s’il est un homme capable de compréhension et de miséricorde. Prions donc le Seigneur afin d'être tous des hommes et des femmes qui gardent et alimentent la mémoire de Dieu dans notre vie, et qui savent l’éveiller dans le cœur des autres".

NE PAS CESSER DE PRIER POUR LA PAIX

Cité du Vatican, 29 septembre 2013 (VIS). A la fin de la messe pour les catéchistes, venus dans le cadre de l'Année de la foi, et avant de réciter l'angélus avec l'assemblée, le Pape François a salué SB Youhanna X, Patriarche gréco-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, présent sur le parvis de la basilique. Il a dit que sa présence invitait à prier encore plus pour la paix en Syrie et dans toute la région". Puis il a salué des pèlerins venus d'Assise à cheval et rappelé qu'hier a été béatifié en Croatie Miroslav Bulesic, prêtre diocésain martyrisé en 1847,

N'AYONS PAS PEUR DE SORTIR DE NOS SCHEMAS

Cité du Vatican, 28 septembre 2013 (VIS). "La catéchèse est un pilier pour l'éducation de la foi... Même si parfois cela peut être difficile, que l'on travaille beaucoup, que l'on s'engage et que l'on ne voit pas les résultats voulus, il est beau d'éduquer dans la foi! Or la foi est le meilleur héritage que nous puissions donner... Etre catéchiste est une vocation...non pas travailler comme catéchiste... Je n'ai pas dit faire les catéchistes, mais l'être, parce que cela implique toute la vie. On conduit à la rencontre avec Jésus avec les paroles et avec la vie, avec le témoignage... J'aime rappeler ce que François d'Assise disait à ses frères: Prêchez toujours l'Evangile et, si besoin, aussi avec les paroles. Que les gens...puissent lire l'Evangile dans notre vie...Nous devons repartir du Christ, de cet amour qu'il nous donne". C'est par ces mots que le Pape a salué, cet après-midi Salle Paul VI, les participants au congrès international sur la catéchèse organisé à l'occasion de l'Année de la foi par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

Pour repartir du Christ, le Pape a énuméré trois étapes "comme faisaient les vieux jésuites... un, deux et trois!", a-t-il dit. "Tout d'abord, repartir du Christ signifie avoir une familiarité avec lui...Jésus le recommande avec insistance à ses disciples dans la dernière Cène, alors qu'il se prépare à vivre le don le plus haut d'amour, le sacrifice de la Croix. Jésus utilise l'image de la vigne et des sarments et dit: restez dans mon amour, restez attachés à moi comme le sarment est attaché à la vigne. Si nous sommes unis à lui nous pouvons porter du fruit et cela est la familiarité avec le Christ... La première chose pour un disciple est de rester avec le maître, de l'écouter, d'apprendre avec lui... Comment vous comportez-vous en présence du Seigneur? Regardez-vous le tabernacle, que faîtes-vous devant lui?... Moi je parle, je pense, je médite, je ressens... Très bien! Mais vous laissez-vous voir par le Seigneur? Se laisser regarder par le Seigneur. Lui nous regarde et cela est une façon de prier... Si dans nos cœurs, il n'y a pas la chaleur de Dieu, de son amour, de sa tendresse, comment pouvons-nous, pauvres pécheurs, réchauffer le cœur des autres?".

Pour expliquer la deuxième étape, le Pape François a expliqué que repartir du Christ "signifie l'imiter en sortant de nous-mêmes et en allant à la rencontre des autres. C'est une belle expérience et un peu paradoxale...parce que celui qui met le Christ au centre de sa vie, se décentre! Plus tu t'unis à Jésus et qu'il devient le centre de ta vie, plus il te fait sortir de toi-même, il te décentre et t'ouvre aux autres. Voilà quelle est la vraie dynamique de l'amour, c'est le mouvement de Dieu lui-même! Dieu est le centre mais est toujours don de soi, relation, vie qui se communique... Le cœur du catéchiste vit toujours ce mouvement de systole et diastole: union avec Jésus et rencontre avec l'autre... S'il manque un de ces deux mouvements, il ne bat plus, ne peut plus vivre. Il reçoit en don le kérygme, et à son tour, l'offre en don".

Le troisième élément "se trouve sur le même axe car repartir du Christ signifie ne pas avoir peur d'aller avec lui dans les périphéries. Ici, l'histoire de Jonas me vient à l'esprit, une figure vraiment intéressante, spécialement à notre époque de changements et d'incertitude. Jonas est un homme pieux, avec une vie tranquille et ordonnée; cela le conduit à avoir des schémas bien clairs et à juger tout et tous avec ces schémas, de façon rigide....C'est pourquoi, quand le Seigneur l'appelle et lui dit d'aller prêcher à Ninive, la grande cité païenne, Jonas ne se sent pas le courage d'y aller. Aller là-bas! Mais j'ai toute la vérité ici!...Ninive est en dehors de ses schémas, elle est à la périphérie de son monde. Et alors, il s'échappe...il s'enfuit et s'embarque sur un navire". L'histoire de Jonas nous enseigne à ne pas avoir peur de sortir de nos schémas pour suivre Dieu parce que Dieu va toujours au-delà...Dieu n'a pas peur!...Dieu n'a pas peur des périphéries. Et si vous allez aux périphéries, vous le trouverez là. Dieu est toujours fidèle, il est créatif... Et la créativité c'est comme la colonne de l'être catéchiste. Dieu est créatif, il n'est pas fermé et c'est pourquoi il n'est jamais rigide. Dieu n'est pas rigide! Il nous accueille, vient à notre rencontre, nous comprend. Pour être fidèles, pour être créatifs, il faut savoir changer...Si un catéchiste se laisse prendre par la peur, c'est un lâche; si un catéchiste reste tranquille, il finit par être une statue de musée... Ce que je dirai maintenant, je l'ai dit tant de fois, mais cela me vient du coeur de le dire. Quand nous chrétiens, nous sommes fermés dans notre groupe, notre mouvement, notre paroisse, notre environnement...il nous arrive ce qui arrive à tous ceux qui sont fermés; quand une pièce est fermée, l'odeur de l'humidité arrive. Et si une personne est enfermée dans cette pièce, elle tombe malade! Quand un chrétien est enfermé dans son groupe, dans sa paroisse, son mouvement...il tombe malade. Si un chrétien sort dans les rues, les périphéries, il peut lui arriver ce qui arrive à quelques personnes qui vont par les routes, un accident. Tant de fois nous avons vu des accidents de la route. Mais moi je vous dis: je préfère mille fois une Eglise accidentée qu'une Eglise malade!". "Mais attention! Jésus ne nous dit pas: allez, débrouillez-vous. Non, il ne dit pas cela! Jésus dit: Allez, je suis avec vous! Voilà quelle est notre beauté et notre force: si nous partons, si nous sortons pour apporter l'Evangile avec amour, avec un véritable esprit apostolique, avec parresia, il marche avec nous, il nous précède... Quand nous pensons aller loin, dans une extrême périphérie, et peut-être nous avons un peu peur, en réalité, lui est déjà là: Jésus nous attend dans le cœur de ce frère, dans sa chair blessée, dans sa vie opprimée, dans son âme sans foi".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin SB Theodoros II, Patriarche gréco-orthodoxe d'Alexandrie et de toute l'Afrique.

Samedi dernier, 28 septembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevêque d'Aparecida et Président de la Conférence épiscopale brésilienne, accompagné de Mgr.José Belisário da Silva, Archevêque de Sao Luís do Maranhao et Vice Président, de Mgr.Leonardo Ulrich Steiner, Auxiliaire de Brasilia et Secrétaire Général.

Mgr.Salvatore Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 28 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Julito B.Cortes, Evêque de Dumaguete (superficie 4.955, population 1.172.000, catholiques 1.034.000, prêtres 104, religieux 94), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Cebu (Philippines).

Mgr.Paul Bùi Van Doc, Coadjuteur de l'Archevêque de Hôchiminhville (Vietnam). Il était jusqu'ici Evêque de My Tho (Vietnam).

Mgr.Paul Bùi Van Doc, Administrateur apostolique du diocèse de My Tho (Vietnam).
Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, son Envoyé spécial au IV Congrès missionnaire américain et au IX Congrès missionnaire latino-américain (Maracaibo, Venezuela, 26 novembre - 1 décembre).

vendredi 27 septembre 2013

VERS L'ACCORD PALESTINE SAINT-SIEGE

Cité du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). La Commission bilatérale Palestine Saint-Siège, instituée après la signature de l'accord base du 15 février 2000, s'est réunie hier pour évaluer le travail accompli en vue de l'Accord global par le groupe informel depuis la réunion précédente du 30 janvier à Ramallah. La réunion a été présidée par M.Rawan Sulaiman, Ministre en charge des questions bilatérales de l'Etat de Palestine, et par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire aux relations avec les états du Saint-Siège, qui ont constaté les progrès dans l'élaboration du document qui réglera le statut et les conditions de fonctionnement de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens. Ayant fait part de leur satisfaction, les parties ont encouragé le groupe technique conjoint à conclure la négociation relative aux parties du projet non encore complétées. La prochaine réunion plénière de la Commission a été fixée début 2014.
La délégation du Saint-Siège comprend également Mgr.Giuseppe Lazzarotto, Délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine, Mgr.Antonio Franco, Nonce apostolique, Mgr.Maurizio Malvestiti, Sous Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr.Waldemar Stanislaw Sommertag, Official de la seconde Section de la Secrétairerie d'Etat, et le P.Emil Salayta, Vicaire du Patriarcat latin de Jérusalem. La délégation palestinienne comprend également M.Issa Kassissieh, Représentant près le Saint-Siège, M.Ammar Hijazi, Vice Ministre pour les questions bilatérales, M.Azem Bishara, Conseiller juridique de l'OLP, et M.Ammar Nisnas, Conseiller de la Mission permanente de la Palestine près le Saint-Siège.

EN FAVEUR DU DESARMEMENT NUCLEAIRE

Cité du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Hier à New York, le Secrétaire pour les relations avec les états a pris part à la réunion au sommet de l'Assemblée Générale ds Nations-Unies consacrée au désarmement nucléaire. Mgr.Dominique Mamberti a exprimé la préoccupation du Saint-Siège face à la prolifération des armes nucléaires, affirmant qu'aucun progrès n'est envisageable en matière de désarmement tant que les puissances détentrices ne renonceront pas à leurs arsenaux: "Sur la base du traité de non prolifération, il est demandé aux états de s'engager de bonne foi dans la voie d'une élimination négocié des armements nucléaires. Or il n'y a pas bonne foi lorsque les puissances nucléaires modernisent leurs programmes d'armement tout en continuant à faire des déclarations en faveur du désarmement... Il est donc impératif de traiter de manière cohérente et systématique les mesures législatives, politiques et techniques à prendre pour libérer le monde des armes nucléaires. Il faut au plus tôt entreprendre les travaux préparatoires à une convention ou à un accord cadre d'élimination graduelle et effective de ces armements... Il est urgent de remplacer la logique de la terreur par l'éthique de la responsabilité, en favorisant un climat de confiance et de dialogue qui soit en mesure de déboucher sur une culture de la paix, fondée sur le primat du droit et du bien général et manifestée dans une coopération sincère et efficace de la communauté internationale toute entière".

AVIS DE LA SALLE DE PRESSE

Cité du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Lundi prochain 30 septembre, premier jour de la réunion du Pape avec les huit Cardinaux chargés de le conseiller sur la réforme de la Curie Romaine, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège fera un point de presse. Les participants étant tenus à la réserve, le P.Lombardi informera les journalistes de l'avancement des travaux.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

SB Youhanna X, Patriarche gréco-orthodoxe d'Antioche.

M.Ahmet Uzümcü, Directeur Général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques.

Les membres du Conseil de l'Académie pontificale pour la vie.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Jean-Christophe Lagleize, Evêque de Metz (superficie 6.226, population 1.034.000, catholiques 808.800, prêtres 372, diacres 59, religieux 674), en France. Jusqu'ici Evêque de Valence (France), il succède à Mgr.Pierre Raffin, OP, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

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