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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 16 janvier 2014

JOURNEE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Voici le Message du Saint-Père pour la LI Journée mondiale de prière pour les vocations du 11 mai prochain (Vocation et témoignage de vérité):

"L’Evangile raconte que Jésus parcourait villes et villages. Voyant les foules, il fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Ces paroles nous surprennent, car nous savons tous qu’il faut d’abord labourer, semer et cultiver pour pouvoir ensuite, le moment venu, moissonner une récolte abondante. Jésus affirme en revanche que la moisson est abondante. Mais qui a travaillé pour que le résultat soit tel? Il n’y a qu’une seule réponse, Dieu. Evidemment, le champ dont parle Jésus est l’humanité, c’est nous. Et l’action efficace qui est à l’origine du beaucoup de fruit est la grâce de Dieu, la communion avec lui. La prière que Jésus sollicite de l’Eglise concerne donc la demande d’accroître le nombre de ceux qui sont au service de son Royaume. Saint Paul, qui a été l’un de ces collaborateurs de Dieu, s’est prodigué inlassablement pour la cause de l’Evangile et de l’Eglise. Avec la conscience de celui qui a personnellement expérimenté à quel point la volonté salvifique de Dieu est insondable, et l’initiative de la grâce est à l’origine de toute vocation, l’apôtre rappelle aux chrétiens de Corinthe qu'ils sont le champ de Dieu. C’est pourquoi naît tout d’abord dans notre cœur l’étonnement pour une moisson abondante que Dieu seul peut accorder; ensuite la gratitude pour un amour qui nous précède toujours; enfin, l’adoration pour l’œuvre qu’il a accomplie, qui demande notre libre adhésion pour agir avec lui et pour lui.

Bien des fois nous avons prié avec les paroles du Psalmiste: Il nous a faits et nous sommes à lui, nous son peuple, son troupeau. Ou encore: C'est Jacob que le Seigneur a choisi, Israël dont il a fait son bien. Eh bien, nous sommes la propriété de Dieu non pas au sens de la possession qui rend esclaves, mais d’un lien fort qui nous unit à Dieu et entre nous, selon un pacte d’alliance qui demeure pour l’éternité car éternel est son amour. Dans le récit de la vocation du prophète Jérémie, par exemple, Dieu rappelle qu’il veille continuellement sur chacun, afin que sa Parole se réalise en nous. L’image adoptée est celle de la branche d’amandier qui fleurit avant tous les autres, annonçant la renaissance de la vie au printemps. Tout provient de lui et est don de lui, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir. Mais, rassure l’apôtre, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Voilà expliquée la modalité d’appartenance à Dieu: à travers le rapport unique et personnel avec Jésus, que le Baptême nous a conféré dès le début de notre renaissance à une vie nouvelle. C’est donc le Christ qui nous interpelle sans cesse par sa parole afin que nous mettions notre confiance en lui, en l’aimant de tout notre cœur, de toute notre intelligence et de toute notre force. C’est pourquoi chaque vocation, malgré la pluralité des voies, demande toujours un exode de soi-même pour centrer sa propre existence sur le Christ et sur son Evangile. Que ce soit dans la vie conjugale, que ce soit dans les formes de consécration religieuse, que ce soit dans la vie sacerdotale, il faut dépasser les manières de penser et d’agir qui ne sont pas conformes à la volonté de Dieu. C’est un exode qui nous conduit à un chemin d’adoration du Seigneur et de service à lui dans nos frères et sœurs. C’est pourquoi nous sommes tous appelés à adorer le Christ dans nos cœurs, pour nous laisser rejoindre par l’impulsion de la grâce contenue dans la semence de la Parole, qui doit croître en nous et se transformer en service concret de notre prochain. Nous ne devons pas avoir peur. Dieu suit avec passion et habileté l’œuvre sortie de ses mains, à chaque saison de la vie. Il ne nous abandonne jamais! Il a à cœur la réalisation de son projet sur nous, mais il entend cependant l’obtenir avec notre assentiment et notre collaboration.

Aujourd’hui aussi, Jésus vit et chemine dans les réalités de la vie ordinaire pour s’approcher de tous, à commencer par les derniers, et nous guérir de nos infirmités et de nos maladies. Je m’adresse à présent à ceux qui sont bien disposés à se mettre à l’écoute de la voix du Christ qui retentit dans l’Eglise, pour comprendre quelle est leur vocation propre. Je vous invite à écouter et à suivre Jésus, à vous laisser transformer intérieurement par ses paroles qui sont esprit et sont vie. Marie, la Mère de Jésus et la nôtre, nous répète à nous aussi: Tout ce qu’il vous dira, faites-le. Cela vous fera du bien de participer avec confiance à un chemin communautaire qui sache libérer en vous et autour de vous les meilleures énergies. La vocation est un fruit qui mûrit dans le champ bien cultivé de l’amour réciproque qui se fait service mutuel, dans le contexte d’une authentique vie ecclésiale. Aucune vocation ne naît toute seule ou ne vit pour elle-même. La vocation jaillit du cœur de Dieu et germe dans la bonne terre du peuple fidèle, dans l’expérience de l’amour fraternel. Jésus n’a-t-il peut-être pas dit. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres?

Vivre cette haute mesure de la vie chrétienne ordinaire, comme le disait Jean-Paul II, signifie parfois aller à contre-courant et comporte de rencontrer également des obstacles, en dehors de nous et en nous. Jésus lui-même nous avertit: La bonne semence de la parole de Dieu est souvent volée par le Malin, bloquée par les difficultés, étouffée par des préoccupations et des séductions mondaines. Toutes ces difficultés pourraient nous décourager, en nous faisant nous replier sur des voies apparemment plus commodes. Mais la véritable joie des appelés consiste à croire et à faire l’expérience que le Seigneur, lui, est fidèle, et qu’avec lui nous pouvons marcher, être des disciples et des témoins de l’amour de Dieu, ouvrir notre cœur à de grands idéaux, à de grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux! A vous évêques, prêtres, religieux, communautés et familles chrétiennes, je demande d’orienter la pastorale des vocations dans cette direction, en accompagnant les jeunes sur des itinéraires de sainteté qui, étant personnels, exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui soit capable de s'adapter aux rythmes des personnes. Cette pédagogie devra intégrer aux richesses de la proposition adressée à tous les formes traditionnelles d'aide personnelle et de groupe, et les formes plus récentes apportées par les associations et par les mouvements reconnus par l'Eglise.

Disposons donc notre cœur à être un bon terreau pour écouter, accueillir et vivre la Parole et porter ainsi du fruit. Plus nous saurons nous unir à Jésus par la prière, l'Ecriture, l’Eucharistie, les sacrements célébrés et vécus dans l’Eglise, par la fraternité vécue, plus grandira en nous la joie de collaborer avec Dieu au service du Royaume de miséricorde et de vérité, de justice et de paix. Et la récolte sera abondante, proportionnée à la grâce qu’avec docilité nous aurons su accueillir en nous. Avec ce vœu, et en vous demandant de prier pour moi, j'accorde de tout cœur à tous ma bénédiction apostolique".

AUDIENCE AUX ATTACHES D'ANTICHAMBRE

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu avec leurs familles les Attachés de l'antichambre pontificale, qui prêtent service dans l'Appartement des audiences. Rappelant qu'ils sont chez eux dans ce palais, il a souligné la délicatesse de leur mission d'accueillir les visiteurs et salué leur attachement à l'Eglise et au Pape. Puis il a affirmé que le palais pontifical était la maison de tous les membres de l'Eglise catholique, qui y font l'expérience de l'hospitalité et d'une chaleur familiale soutenue par la foi. Mais le véritable propriétaire des lieux est le Seigneur dont nous sommes tous les fidèles et les serviteurs de l'Evangile. Ceci requiert un dialogue constant avec lui dans la prière, de grandir dans son intimité et son amitié, de témoigner de son amour miséricordieux envers toute personne. Le service que vous assurez ici dans cet esprit peut vous permettre de communiquer au dehors également la joie d'appartenir à l'Eglise".

LE SAINT-SIEGE ENGAGE DANS LA DEFENSE DE L'ENFANCE

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin à Genève, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège près les Nations-Unies a pris la parole devant le Comité des droits de l'enfant pour présenter le rapport périodique du Saint-Siège sur la question. Voici les passages saillants de son intervention:

"La protection des enfants reste une préoccupation majeure de la société contemporaine mais aussi du Saint-Siège... Les auteurs d'abus sexuels sur mineurs se rencontrent parmi les membres des professions les plus respectées, et malheureusement aussi au sein du clergé comme parmi d'autres membres du personnel de l'Eglise. Face à cela le Saint-Siège a fixé avec soin les politiques et les procédures visant à aider à l'élimination de ces abus et à travailler avec les autorités publiques dans la lutte contre ce crime. Le Saint-Siège s'est également engagé à écouter attentivement les victimes d'abus et de répondre à l'impact que ces cas produisent sur les victimes et leurs familles. La grande majorité du personnel et des institutions ecclésiastiques au niveau local a fourni et continue de fournir un large éventail de services aux enfants par l'éducation, le soutien aux familles, la réponse à leurs troubles, psychologiques comme spirituels. Ces crimes odieux contre les enfants ont été jugés et punis comme il se doit par les autorités civiles compétentes des pays respectifs... Par conséquent, la réponse du Saint-Siège au triste phénomène de l'abus sexuel sur mineurs a été exposé à différents niveaux. Au niveau du Saint-Siège, le traitement des violences sexuelles est de la compétence directe sur son territoire de l'Etat souverain de la Cité du Vatican. C'est pourquoi il a adopté des lois spéciales pour se conformer aux obligations juridiques internationales, qui comprend également cet état, dont la population edt faible. A l'échelle internationale, le Saint-Siège a pris des mesures concrètes pour ratifier la Convention relative aux droits de l'enfant en 1990. En 2000 le Saint-Siège a adhéré au Protocole facultatif concernant le trafic d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie infantile et le Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés. Le Saint-Siège promeut et encourage ces instruments internationaux. Dans le même temps, le Saint-Siège en tant qu'organe central de l'Eglise catholique a formulé des directives pour faciliter le travail des Eglises locales pour apporter des mesures efficaces relevant de leur juridiction et en conformité avec le droit canonique. Les Eglises locales, en tenant compte des législations nationales des pays respectifs, ont élaboré des lignes directrices et un suivi de leur mise en œuvre afin de prévenir de nouveaux abus et y remédier rapidement, et ce en conformité à la législation nationale. Le résultat de l'action combinée prises par les Eglises locales et le Saint-Siège propose un cadre qui, lorsqu'il est appliqué correctement, aidera à éliminer l'incidence des abus sexuels d'enfants par le clergé et autres membres du personnel ecclésiastique".

L'Observateur permanent a expliqué que "le rapport régulier du Saint-Siège à la CRC se divise en quatre parties: La première traite des considérations générales, y compris sur la nature du Saint-Siège en tant que sujet de droit international. La seconde répond aux observations finales du Comité concernant le rapport initial du Saint-Siège, et en particulier aux questions relatives aux réserves émises sur les quatre principes du Comité, les droits et devoirs des parents, l'éducation des filles, l'éducation à la santé... Le Saint-Siège examine également les principes qu'il a lui même défini quant aux droits et devoirs des enfants dans le cadre de la famille. La troisième réserve regarde les contributions internationales du Saint-Siège à l'avancement et à la promotion des principes de base du Comité, lesquels couvrent un large éventail de questions liées à l'enfance (par exemple la famille, l'adoption, les enfants handicapés, la santé et le bien-être, les loisirs et la culture, les mesures spéciales de protection des enfants, et en particulier les questions liées à la violence sexuelle et à la toxicomanie, aux enfants vivant dans les rues et autres groupes minoritaires). Enfin la quatrième réserve concerne la mise en œuvre de la Convention dans l'Etat de la Cité du Vatican".
Il n'y a aucune excuse à ces crimes, a souligné Mgr.Tomasi, pas plus qu'aux autres formes de violence et d'exploitation des enfants. Ces crimes ne peuvent jamais être justifiés, qu'il soient commis à la maison ou à l'école, dans une communauté ou dans le cadre sportif, comme au sein des organisations et structures religieuses.... C'est une politique de longue haleine pour le Saint-Siège... C'est pourquoi le Saint-Siège et les structures locales de l'Eglise de part le monde se sont engagés à la défense de la dignité inviolable de la personne tout entière de chaque enfant, corps, âme et esprit". Benoît XVI, s'adressant aux évêques d'Irlande en 2006 a prononcé ces mots importants: "Dans l'exercice de votre ministère pastoral, que vous avez dû faire face ces dernières années à de nombreux cas déchirants d'abus sexuels sur mineurs. ils sont encore plus tragiques lorsque l'agresseur est un prêtre. De même le Pape François a-t-il lancé une nouvelle action en annonçant la création d'une commission pour la protection des mineurs, dans le but de proposer de nouvelles initiatives pour la sécurisation de l'environnement pour les enfants et les efforts visant à améliorer les soins pastoraux aux victimes de violence dans le monde entier".

LE MONOTHEISME CHRETIEN CONTRE LA VIOLENCE

Ci du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Durant son dernier quinquennat, la Commission théologique internationale a élaboré le document intitulé "Dieu Trinité, unité des hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence", qui sera publié le 18 janvier dans le nº 3926 de La Civiltà Cattolica, laquelle propose habituellement la version italienne de ces publications. Le texte sera également disponible sur le site de la revue ( www.laciviltacattolica.it ) et sur la page de la Commission théologique du site vatican ( www.vatican.va ). Dans l'attente des diverses traductions, voici la présentation du document. Durant son quinquennat 2009 - 2014, la Commission théologique Internationale a conduit une étude relative quelques aspects du discours chrétien sur Dieu, en se confrontant en particulier avec la thèse selon laquelle il existerait un rapport nécessaire entre monothéisme et violence. Le travail a été développé au sein d’une sous-commission, présidée par l'Abbé Philippe Vallin et également composée de l'Abbé Peter Damian Akpunonu, du P.Gilles Emery, OP, de Mgr.Savio Hon Tai-Fai, SDB, de Mgr.Charles Morerod, OP, de l'Abbé Thomas Norris, de l'Abbé Javier Prades López, de Mgr.Paul Rouhana, de l'Abbé Pierangelo Sequeri, et de l'Abbé Guillermo Zuleta Salas. Les discussions générales se sont déroulées dans les différentes rencontres de la sous-commission, et durant les sessions plénières de la Commission tenues de 2009 à 2013. Le texte proposé a été approuvé par la Commission in forma specifica le 6 décembre 2013, avant d'être soumis à l’approbation de son Président, Mgr.Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lequel en a autorisé la publication. Suit la note de présentation diffusée par la Commission théologique:

Le texte propose "une clarification théologique spéciale...face à la théorie, diversement argumentée, du rapport nécessaire entre le monothéisme et les guerres de religion. La discussion a mis en évidence un nombre non négligeable de motifs d’incompréhension de la doctrine religieuse, capables d’obscurcir la pensée authentique du christianisme sur le Dieu unique. Nous pourrions résumer l’intention de notre discours en une double question: De quelle manière la théologie catholique peut-elle se confronter critiquement avec l’opinion culturelle et politique qui établit un rapport intrinsèque entre monothéisme et violence? De quelle manière la pureté religieuse de la foi dans le Dieu unique peut-elle être reconnue comme principe et comme source de l’amour entre les hommes? Notre réflexion est proposée dans le style du témoignage argumenté, et non de la réfutation apologétique. La foi chrétienne, en effet, reconnaît dans l’excitation de la violence au nom de Dieu la corruption maximale de la religion. Le christianisme atteint cette conviction par la révélation de l’intimité elle-même de Dieu, qui nous rejoint moyennant Jésus-Christ. L’Eglise des croyants est consciente du fait que le témoignage de cette foi demande d’être honoré par une attitude de conversion permanente, laquelle implique aussi la parrhésie ou courageuse franchise de la nécessaire autocritique.

Dans le Chapitre I (Soupçons sur le monothéisme), nous nous sommes proposé de clarifier le thème du monothéisme religieux, dans l’acception qu’il reçoit suivant quelques orientations de la philosophie politique d’aujourd’hui. Nous sommes conscients du fait qu’une telle évolution présente aujourd’hui un spectre largement différencié de positions théoriques, lesquelles vont de l’arrière-plan classique de l’athéisme sous étiquette humaniste, jusqu’aux formes plus récentes de l’agnosticisme religieux et du laïcisme politique. Notre réflexion voudrait avant tout préciser que la notion de monothéisme, non dépourvue de signification pour l’histoire de notre culture, demeure encore trop générique quand elle sert de chiffre d’équivalence entre les religions historiques qui confessent l’unicité de Dieu (identifiées comme judaïsme, islam, christianisme). En second lieu, nous formulons notre réserve critique devant une simplification culturelle qui réduit l’alternative au choix entre un monothéisme nécessairement violent et un polythéisme présumé tolérant. Dans cette réflexion, nous nous savons soutenus de toute manière par la conviction, partagée chez un très grand nombre de nos contemporains, croyants et non-croyants, que les guerres interreligieuses, comme aussi la guerre faite à la religion, sont tout simplement insensées. En tant que théologiens catholiques, nous avons cherché ensuite à illustrer à partir de la vérité de Jésus-Christ le rapport entre révélation de Dieu et humanisme non-violent. Nous l’avons fait à travers l’exposition renouvelée de quelques implications de la doctrine particulièrement capables d’éclairer la discussion actuelle: soit pour ce qui regarde la compréhension authentique de la confession trinitaire du Dieu unique, soit pour ce qui concerne l’ouverture de la révélation christologique à la mise en évidence du lien entre les hommes.

Dans le Chapitre II (L'initiative de Dieu sur le chemin des hommes), nous interrogeons l’horizon de la foi biblique, avec une attention particulière portée au thème de ses pages difficiles, celles...dans lesquelles la révélation de Dieu se trouve intriquée avec les figures de la violence entre les hommes. Nous cherchons à dégager les points de référence que la même tradition scripturaire met en lumière...pour l’interprétation de la Parole. Sur la base de cette réappropriation, nous présentons une ébauche pour le cadrage anthropologique et christologique des développements de l’interprétation du thème, avec le souci de la condition historique actuelle.

Dans le Chapitre III (Dieu, pour nous sauver de la violence), nous proposons un approfondissement de l’événement de la mort et de la résurrection de Jésus sur le thème de la réconciliation entre les hommes. L’Oikonomia est ici essentielle à la détermination de la Theologia. La révélation inscrite dans l’événement de Jésus-Christ, qui rend universellement estimable la manifestation de l’amour de Dieu, permet de neutraliser la justification de la violence sur la base de la vérité christologique et trinitaire de Dieu.

Au Chapitre IV (La foi confrontée avec l'ampleur de la raison), notre réflexion s’engage dans l’illustration des approximations et des implications philosophiques concernant le fait de penser Dieu. Ici sont traités avant tout les points de discussion avec l’athéisme actuel, largement alimenté par les thèses convergentes d’un radical naturalisme anthropologique. A la fin, et au bénéfice conjoint du débat inter-religieux sur le monothéisme, nous proposons une sorte de méditation philosophico-théologique sur l’intégration, dans la révélation, d’un dispositif de relations à l’intime de Dieu et de la conception traditionnelle de son absolue simplicité.

Dans le Chapitre V (Les fils de Dieu, dispersés et réunis), pour finir, nous reprenons les éléments de la spécificité chrétienne qui définissent l’engagement du témoignage ecclésial pour la réconciliation des hommes avec Dieu, et entre eux. La révélation chrétienne purifie la religion, dans le moment même où elle lui rend sa signification fondamentale pour l’expérience humaine du sens. C’est pourquoi, dans notre invitation à la réflexion, nous tenons bien présent la nécessité spéciale, surtout devant l’horizon culturel d’aujourd’hui, de traiter toujours conjointement le contenu théologique et le développement historique de la révélation chrétienne de Dieu".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Roger Michael Mahony.

Le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo (Bosnie - Herzégovine).

Mgr.Georges Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence épiscopale française, accompagné de Mgr.Pascal Delannoy, Evêque de St.Denis et Vice Président, de Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier et Vice Président, et de l'Abbé Olivier Ribadeau-Dumas, Secrétaire Général.

Un groupe de rabbins argentins.

mercredi 15 janvier 2014

TOUS DISCIPLES ET MISSIONNAIRES

Cité du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape François a poursuivi sa catéchèse de l'audience générale consacrée au baptême: "Le baptême fait de nous les membres du corps du Christ... Il nous fait entrer dans le peuple de Dieu qui marche dans l'histoire". Reprenant ainsi la définition de Vatican II, il a rappelé qu'à l'instar de la vie, la grâce baptismale se transmet de génération en génération, et permet aux fidèles de former un peuple diffusant la bénédiction du Seigneur de par le monde. Les apôtres furent envoyés baptiser et depuis eux s'est développée une chaîne de transmission de la foi. "Chaque fidèle est un anneau de cette chaîne, une partie du courant irrigateur. Chaque fidèle transmet la foi à ses enfants qui, adultes, la transmettront à leur tour. Ainsi est le baptême...du peuple de Dieu...qui marche en transmettant la foi". Par le baptême chacun "devient disciple et missionnaire, appelé à porter l'Evangile au monde. Quelque soit sa place dans l'Eglise et son degré d'instruction, tout baptisé est un agent d'évangélisation... La nouvelle évangélisation implique l'engagement de tous les baptisés... En nous habitant, le baptême nous transmet la grâce" qui permet la transmission de la foi. Chaque fidèle est disciple et missionnaire. "Mais alors dira-t-on, les évêques et le Pape, qui ne sont pas des disciples, savent tout! Certes", a répondu le Saint-Père, "mais papes et évêques savent que pour être missionnaires, pour transmettre la foi, il faut d'abord être disciples". Ceci est à souligner. "Personne ne se sauve par soi même. Nous sommes une communauté de croyants qui partage la joie de vivre cet amour qui nous précède et attend de nous d'être des canaux de grâce...malgré nos limites et nos fautes. Cette dimension communautaire n'est pas un effet secondaire mais une partie constituante de la vie chrétienne, du témoignage et de l'évangélisation".

Puis le Pape a évoqué les chrétiens du Japon qui donna des milliers martyrs lors de sa persécution du début du XVII siècle, qui vit l'expulsion du clergé. Décimés, les catholiques japonais demeurèrent démunis de tout clergé. Vivant en clandestinité, ils conservèrent la foi. A la naissance, les parents baptisaient leur enfant afin qu'il puisse baptiser à son tour. Ainsi lorsque deux siècles plus tard des missionnaires purent retourner au Japon, ils eurent la surprise d'y trouver une Eglise en mesure de refleurir grâce au baptême conservé. C'est le peuple de Dieu qui avait permis la transmission de la foi, grâce à un fort esprit communautaire et au maintien du baptême. Et ce malgré la clandestinité et l'abandon. Cette histoire, a conclu le Saint-Père, doit nous faire réflechir.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Marcos Antônio Tavoni, Evêque de Bom Jesus do Gurguéia (superficie 51.543, population 190.000, catholiques 167.500, prêtres 28, diacres 1, religieux 9), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1967 à São Carlos (Brésil) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Rédempteur de Taguatinga. Curé de plusieurs paroisses, il a été Recteur du grand séminaire inter-diocésain de Brasilia et du Centre d'études supérieures Mater Dei, professeur de théologie et directeur d'une maison d'accueil pour filles mères. Modérateur du premier synode diocésain sur la pastorale, il a coordonné la Commission pour l’élaboration du directoire diocésain de formation chrétienne, puis a été Vicaire épiscopal. Il succède à Mgr.Ramón López Carrozas, OdeM, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Stephen J.Berg, Evêque de Pueblo (superficie 124.754, population 665.906, catholiques 128.000, prêtres 83, diacres 48, religieux 70), aux Etats-Unis d'Amerique. L'Evêque élu, né en 1951 à Miles City (USA) et ordonné prêtre en 1999, était jusqu'ici Administrateur de ce même diocèse. Curé de paroisses, il a été Vicaire Général, Chancelier de la Curie et directeur spirituel au séminaire de Dallas.

Confirmé le Cardinal Marc Ouellet, PSS, comme Président de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine.

Confirmé M.Guzmán Carriquiry comme Secrétaire de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine.

Confirmé comme Membres de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine: le Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, le Cardinal Jaime Lucas Ortega y Alamino, le Cardinal Norberto Rivera Carrera, le Cardinal Julio Terrazas Sandoval, le Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, le Cardinal Cláudio Hummes, le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, le Cardinal Francisco Robles Ortega, le Cardinal Odilo Pedro Scherer, le Cardinal Paolo Romeo, le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, le Cardinal Rubén Salazar Gómez, le Cardinal Stanislaw Rylko, Mgr.Emilio Carlos Berlie Belaunzarán, Mgr.Mario Antonio Cargnello, Mgr.Héctor Rubén Aguer, Mgr.Nicolás Cotugno Fanizzi, SDB, Mgr.Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, OFM, Mgr.Geraldo Lyrio Rocha, Mgr.Leopoldo José Brenes Solórzano, Mgr.José Guadalupe Martín Rábago, Mgr.Orlando Antonio Corrales García, Mgr.Juan José Asenjo Pelegrina, et Mgr.Franz-Josef Overbeck.

Nommé Mgr.Lorenzo Baldisseri, Conseiller de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine.

Confirmé comme Conseillers de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine: le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, le Cardinal William Joseph Levada, le Cardinal Leonardo Sandri, le Cardinal Francesco Monterisi, Mgr.Jean-Louis Brugués, OP, Mgr.José Horacio Gómez et Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo.

Confirmé pour un quinquennat le Cardinal Jean-Louis Tauran comme Membre de la Commission cardinalice de surveillance sur l'Institut pour les oeuvres de religion.

Nommé pour un quinquennat Membres de la Commission cardinalice de surveillance sur l'Institut pour les oeuvres de religion: le Cardinal Christoph Schönborn (Autriche), le Cardinal Thomas Christopher Collins (Canada), le Cardinal Santos Abril y Castelló (Archiprêtre de Ste.Marie Majeure), et Mgr.Pietro Parolin (Secrétaire d'Etat).

mardi 14 janvier 2014

VISITE DU SECRETAIRE D'ETAT AMERICAIN

Ci du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Ce matin, Mgr.Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, a reçu M.John Kerry, son homologue américain, afin d'évaluer ensemble certains aspects de l'actualité politique internationale, notamment du Proche et Moyen Orient, mais aussi de la lutte contre la pauvreté et de problèmes humanitaires. Il a enfin été question de la situation africaine et en particulier du Su Soudan et de sujets qui préoccupent la Conférence épiscopale américaine comme la réforme sanitaire. A cet entretien de plus d'une heure et demi ont pris également part Mgr.Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, et M.Hackett, Ambassadeur des Etats-Unis.

POUR LA CESSATION IMMEDIATE DES COMBATS EN SYRIE

Ci du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Hier, l'Académie pontificale des sciences a organisé une réunion spécifiquement consacrée au conflit syrien, lançant un appel à une cessation immédiate des combats, qui implique le début de la reconstruction du pays, l'ouverture du dialogue inter-communautaire. Organisée à la veille de la Conférence de paix de Genève, la réunion a été ouverte par le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Le communiqué final exprime les espoirs placés dans la conférence de Genève 2, qui devrait "permettre un nouveau départ au peuple syrien et à la région toute entière, avec la fin de violences qui ont déjà causé la mort de plus de 130.000 personnes, ruiné tout un pays jeté dans le chaos". Pour les experts participant à la réunion vaticane, la première mesure concrète réside dans un cessez le feu: "Tous les combattants devront déposer les armes tandis que la communauté internationale trouvera le moyen de contrôler le flux des armements et des financements... Le Saint-Siège, qui est au côté de toutes les communautés de la Syrie, religieuses et ethniques, espère dans le retour de la confiance après des années de violence inter-communautaire". C'est pourquoi le dialogue devra "pointer sur les besoins urgents en matière de reconstruction, matérielle, spirituelle et communautaire". Les participants ont enfin exprimé leur préoccupation devant les millions de réfugiés "souffrant de privations extrêmes, mortelles à échéance, en matière d'alimentation, de soins médicaux, de fourniture électrique et de télécommunications, de transport et de tout autre besoin fondamental".

DIALOGUE ENTRE CATHOLIQUES ET JUIFS

Ci du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Après demain se déroule en Italie la 18 Journée d'approfondissement et de développement du dialogue entre catholiques et juifs. Le Rabbin Abraham Skorka, Recteur du séminaire rabbinique de Buenos Aires et co-auteur avec l'actuel Pape de l'ouvrage intitulé Le Ciel et la Terre, donnera une conférence à l'Université pontificale grégorienne. Poursuivant ces conversations consacrées à la vie et à la perspective d'une éthique partagée, il traitera du "dialogue judéo-catholique à cinquante ans de Nostra aetate dans une perspective latino-américaine. Après cette conférence, il répondra à la presse en compagnie du Cardinal Koch, Président de la Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Severino Poletto.

SG l'Evêque Anthony Palmer, Official oecuménique international des Eglises évangéliques épiscopaliennes.

Le Cardinal Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras).

Le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax.

lundi 13 janvier 2014

AUDIENCE AU CORPS DIPLOMATIQUE

Ci du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Comme à l'accoutumée en début d'année, le Pape s'est adressé ce matin au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (180 états plus l'Union européenne, l'Ordre de Malte et l'OLP. Le Saint-Siège est observateur permanent près l'ONU et ses agences). Après les voeux exprimés par le nouveau Doyen, l'Ambassadeur de Monaco, le Saint-Père a prononcé le discours suivant:

"L’année qui vient de se conclure a été particulièrement dense en événements non seulement dans la vie de l’Eglise, mais aussi dans le domaine des relations que le Saint-Siège entretient avec les états et les organisations internationales. Je rappelle, en particulier, l’établissement des relations diplomatiques avec le Sud Soudan, la signature d’accords, de base ou spécifiques, avec le Cap Vert, la Hongrie et le Tchad, et la ratification de celui avec la Guinée équatoriale souscrit en 2012. La présence du Saint-Siège s’est aussi développée dans le domaine régional, que ce soit en Amérique centrale, où il est devenu Observateur extra-régional auprès du Sistema de la Integración Centroamericana, ou en Afrique, avec l’accréditation du premier Observateur permanent auprès de la Communauté économique des Etats de l’Afrique occidentale. Dans le message pour la Journée mondiale de la paix, consacré à la fraternité comme fondement et chemin pour la paix, j’ai souligné que la fraternité commence habituellement à s’apprendre au sein de la famille qui, par vocation devrait gagner le monde par son amour et contribuer à faire mûrir cet esprit de service et de partage qui construit la paix . C’est ce que nous raconte la crèche, où nous voyons la Sainte Famille non pas seule et isolée du monde, mais entourée des bergers et des mages, c’est à dire une communauté ouverte, dans laquelle il y a de la place pour tous, pauvres et riches, proches et lointains. Et on comprend ainsi les paroles de mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, qui soulignait combien le lexique familial est un lexique de paix. Malheureusement, souvent ce n’est pas ce qui arrive, parce que le nombre des familles divisées et déchirées augmente, non seulement à cause de la conscience fragile du sens de l’appartenance qui caractérise le monde actuel, mais aussi à cause des conditions difficiles dans lesquelles beaucoup d’entre elles sont contraintes de vivre, au point de manquer des moyens mêmes de subsistance. Par conséquent, des politiques appropriées qui soutiennent, favorisent et consolident la famille sont rendues nécessaires! Il arrive en outre que les personnes âgées soient considérées comme un poids, tandis que les jeunes ne voient pas devant eux des perspectives sûres pour leur vie. Les aînés et les jeunes sont au contraire l’espérance de l’humanité. Les premiers apportent la sagesse de l’expérience, les seconds nous ouvrent à l’avenir, empêchant de nous refermer sur nous-mêmes. Il est sage de ne pas exclure les personnes âgées de la vie sociale pour maintenir vivante la mémoire d’un peuple.

De même, il est bon d’investir sur les jeunes, avec des initiatives adéquates qui les aident à trouver du travail et à fonder un foyer domestique. Il ne faut pas éteindre leur enthousiasme. Je garde vivante dans mon esprit l’expérience de la XXVIII Journée mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro. Que de jeunes heureux j’ai pu rencontrer! Que d’espérance et d’attente dans leurs yeux et dans leurs prières! Que de soif de vie et de désir de s’ouvrir aux autres ! La fermeture et l’isolement créent toujours une atmosphère asphyxiante et lourde, qui tôt ou tard finit par attrister et étouffer. Par contre, un engagement commun de tous est utile pour favoriser une culture de la rencontre, parce que seul celui qui est en mesure d’aller vers les autres est capable de porter du fruit, de créer des liens de communion, d’irradier la joie, de construire la paix. Les images de destruction et de mort que nous avons eues sous les yeux au cours de l’année achevée le confirment, s’il en était besoin. Que de souffrances, que de désespoir à cause de la fermeture sur soi-même, qui prend peu à peu le visage de l’envie, de l’égoïsme, de la rivalité, de la soif de pouvoir et d’argent. Il semble, quelquefois, que ces réalités soient destinées à dominer. Noël, au contraire, fonde en nous, chrétiens, la certitude que la parole ultime et définitive appartient au Prince de la paix, qui change les épées en soc et les lances en serpes, et transforme l’égoïsme en don de soi et la vengeance en pardon.

C’est avec cette confiance que je désire regarder l’année qui s'ouvre. Je ne cesse donc pas d’espérer que le conflit en Syrie ait finalement une fin. La sollicitude pour cette chère population et le désir de conjurer l’aggravation de la violence m’ont amené, en septembre dernier, à promulguer une journée de jeûne et de prière. A travers vous, je remercie profondément tous ceux qui, nombreux dans vos pays, autorités publiques et personnes de bonne volonté, se sont associés à cette initiative. Il faut maintenant une volonté politique commune renouvelée pour mettre fin au conflit. Dans cette perspective, je souhaite que la Conférence Genève 2, convoquée pour le 22 janvier, marque le début du chemin désiré de pacification. En même temps, le plein respect du droit humanitaire est incontournable. On ne peut accepter que la population civile sans défense, surtout les enfants, soit frappée. En outre, j’encourage chacun à favoriser et à garantir, de toutes les façons possibles, la nécessaire et urgente assistance d’une grande partie de la population, sans oublier le louable effort des pays, surtout le Liban et la Jordanie, qui avec générosité ont accueilli sur leur territoire les nombreux réfugiés syriens. Restant au Moyen Orient, je note avec préoccupation les tensions qui de différentes manières frappent la région. Je regarde avec une particulière inquiétude le prolongement des difficultés politiques au Liban, où un climat de collaboration renouvelée entre les différentes instances de la société civile et les forces politiques est plus que jamais indispensable pour éviter l’aggravation de divergences qui peuvent miner la stabilité du pays. Je pense aussi à l’Egypte, qui a besoin de retrouver une concorde sociale, ainsi qu'à l’Irak, qui peine à arriver à la paix espérée et à la stabilité. En même temps, je relève avec satisfaction les progrès significatifs accomplis dans le dialogue entre l’Iran et le Groupe 5+1 sur la question nucléaire. Partout, la voie pour résoudre les problématiques ouvertes doit être la voie diplomatique du dialogue. C’est le chemin éminent déjà indiqué avec lucidité par Benoît XV alors qu’il invitait les responsables européens à faire prévaloir la force morale du droit sur la force matérielle des armes pour mettre fin au désastre inutile qu’a été la première Guerre mondiale, dont c'est le centenaire. Il faut le courage d’aller au-delà de la surface du conflit pour considérer les autres dans leur dignité la plus profonde, afin que l’unité prévale sur le conflit et qu’il soit possible de développer une communion dans les différences. En ce sens, il est positif que les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens aient été reprises, et je forme le vœu que les parties soient déterminées à assumer, avec le soutien de la communauté internationale, des décisions courageuses pour trouver une solution juste et durable à un conflit dont la fin se révèle toujours plus nécessaire et urgente.

L’exode des chrétiens du Moyen Orient et du nord de l’Afrique ne cesse de préoccuper. Ils désirent continuer à faire partie de l’ensemble social, politique et culturel des pays qu’ils ont contribué à édifier, et ils aspirent à concourir au bien commun des sociétés dans lesquelles ils veulent être pleinement insérés, comme des artisans de paix et de réconciliation. De même en d’autres parties de l’Afrique, les chrétiens sont appelés à témoigner de l’amour et de la miséricorde de Dieu. Il ne faut jamais renoncer à faire le bien, même quand c’est difficile et quand on subit des actes d’intolérance, ou même de vraie persécution. Dans de grandes zones du Nigeria les violences ne cessent pas et beaucoup de sang innocent continue à être versé. Ma pensée va surtout vers la République centrafricaine, où la population souffre à cause des tensions que le pays traverse, et qui ont semé à plusieurs reprises destructions et mort. Alors que j’assure de ma prière pour les victimes et pour les nombreuses personnes déplacées, contraintes à vivre dans des conditions d’indigence, je souhaite que l’attention de la communauté internationale contribue à faire cesser les violences, à rétablir l’état de droit et à garantir l’accès des aides humanitaires, même dans les zones les plus reculées du pays. Pour sa part, l’Eglise catholique continuera d’assurer sa présence et sa collaboration, en se dévouant avec générosité pour fournir toute l’aide possible à la population, et surtout pour reconstruire un climat de réconciliation et de paix entre toutes les composantes de la société. Réconciliation et paix sont aussi des priorités fondamentales en d’autres parties du continent africain. Je me réfère en particulier au Mali, où on remarque la reprise positive des structures démocratiques du pays, ainsi qu'au Sud Soudan où, au contraire, l’instabilité politique de ces derniers temps a déjà provoqué de nombreux morts et une nouvelle urgence humanitaire. Le Saint-Siège suit également avec une vive attention les événements en Asie, où l’Eglise désire partager les joies et les attentes de tous les peuples qui composent ce vaste et noble continent. A l’occasion du cinquantième anniversaire des relations diplomatiques avec la Corée, je voudrais implorer de Dieu le don de la réconciliation dans la péninsule, souhaitant que, pour le bien de tout le peuple coréen, les parties concernées ne se lassent pas de chercher des points de rencontre et de possibles solutions. L’Asie, en effet, a une longue histoire de cohabitation pacifique entre ses diverses composantes civiles, ethniques et religieuses. Il faut encourager ce respect réciproque, surtout face à certains signes préoccupants de son affaiblissement, en particulier face à des attitudes croissantes de fermeture qui, s’appuyant sur des motifs religieux, tendent à priver les chrétiens de leurs libertés et à mettre en danger la cohabitation civile. Le Saint-Siège regarde, en revanche, avec grande espérance les signes d’ouverture qui viennent de pays de grande tradition religieuse et culturelle, avec lesquels il désire collaborer à l’édification du bien commun.

La paix, de plus, est blessée par certaines négations de la dignité humaine, en premier lieu par l’impossibilité de se nourrir de manière suffisante. Les visages de tant de personnes qui souffrent de la faim, surtout des enfants, ne peuvent nous laisser indifférents, si l’on pense à tant de nourriture gaspillée chaque jour en de nombreux endroits dans le monde, immergés dans ce que j’ai plusieurs fois défini comme la culture du déchet. Malheureusement, ce ne sont pas seulement la nourriture ou les biens superflus qui sont objet de déchet, mais souvent les êtres humains eux-mêmes, qui sont jetés comme s’ils étaient des choses inutiles. Par exemple, la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur. Ou encore ceux qui sont utilisés comme soldats, violentés ou tués dans les conflits armés, ou ceux qui sont objets de marché dans cette terrible forme d’esclavage moderne qu’est la traite des êtres humains, qui est un crime contre l’humanité. Le drame des multitudes contraintes à fuir la famine ou les violences et les abus ne peut nous laisser insensibles, en particulier dans la Corne de l’Afrique et dans la région des Grands Lacs. Beaucoup vivent en déplacés ou en réfugiés dans des camps où ils ne sont plus considérés comme des personnes mais comme des numéros anonymes. D’autres, avec l’espérance d’une vie meilleure, entreprennent des voyages de fortune, qui, bien souvent, se terminent tragiquement. Je pense en particulier aux nombreux migrants qui d’Amérique latine vont aux Etats-Unis, mais surtout à tous ceux qui d’Afrique ou du Moyen Orient cherchent refuge en Europe.

La brève visite que j’ai faite à Lampedusa en juillet dernier pour prier pour les nombreux naufragés en Méditerranée, est encore vive dans ma mémoire. Malheureusement il y a une indifférence générale devant de semblables tragédies, signe dramatique de la perte du sens de la responsabilité fraternelle, sur lequel est basé toute société civile. Mais à cette occasion j’ai pu constater aussi l’accueil et le dévouement de beaucoup de personnes. Je souhaite au peuple italien, que je regarde avec affection, également en raison des racines communes qui nous lient, de renouveler son louable engagement de solidarité envers les plus faibles et les sans défense, et, avec l’effort sincère et général des citoyens et des institutions, de dépasser les difficultés actuelles, en retrouvant le climat de créativité sociale constructive qui l’a longtemps caractérisé. Enfin, je désire mentionner une autre blessure à la paix, qui vient de l’exploitation avide des ressources environnementales. Même si la nature est à notre disposition, trop souvent nous ne la respectons pas et nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin, et à mettre au service des frères, y compris des générations futures. Egalement dans ce cas, il est fait appel à la responsabilité de chacun pour que, dans un esprit fraternel, des politiques respectueuses de notre terre qui est la maison de chacun d’entre nous soient poursuivies. Je me souviens d’un dicton qui dit: Dieu pardonne toujours, nous, nous pardonnons parfois, la nature, la création, ne pardonne jamais quand elle est maltraitée! D’autre part, nous avons vu les effets dévastateurs de certaines catastrophes naturelles récentes. En particulier, je désire rappeler encore les nombreuses victimes et les graves dévastations aux Philippines et en d’autres pays du Sud-Est asiatique provoquées par le typhon Haiyan.

Paul VI remarquait que la paix ne se réduit pas à une absence de guerre, fruit de l’équilibre toujours précaire des forces. Elle se construit jour après jour, dans la poursuite d’un ordre voulu par Dieu, qui comporte une justice plus parfaite entre les hommes. Tel est l’esprit qui anime l’action de l’Eglise partout dans le monde, à travers les prêtres, les missionnaires, les fidèles laïcs, qui avec grand esprit de dévouement, se dépensent, entre autre, en de multiples œuvres de caractère éducatif, sanitaire et d’assistance, au service des pauvres, des malades, des orphelins et de tous ceux qui ont besoin d’aide et de réconfort. Par cette attention aimante, l’Eglise coopère avec toutes les institutions qui ont à cœur tant le bien des individus que le bien commun. Au début de cette nouvelle année, je désire donc renouveler la disponibilité du Saint-Siège, et en particulier de la Secrétairerie d’Etat, à collaborer avec vos pays pour favoriser ces liens de fraternité, qui sont le reflet de l’amour de Dieu et le fondement de la concorde et de la paix. Que la bénédiction du Seigneur descende avec abondance sur vous, sur vos familles et sur vos peuples".

LETTRE AUX FUTURS CARDINAUX

Ci du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Voici la lettre envoyée par le Saint-Père à chacun des Cardinaux annoncés publiquement au cours de l'angélus de dimanche, qu'il créera le 22 février prochain: "Cher frère, en ce jour où tu as publiquement été désigné pour faire partie du Collège cardinalice, je désire t'adresser un salut cordial ainsi que l'assurance de ma proximité et de ma prière. Je désire qu'en tant qu'associé à l'Eglise de Rome, revêtu des vertus et des sentiments du Seigneur Jésus, tu puisses m'aider avec une efficacité fraternelle dans mon service à l'Eglise universelle. Le cardinalat n'est pas une promotion, ni un honneur, ni une décoration. C'est simplement un service qui exige d'élargir le regard et le cœur. Et bien que cela semble un paradoxe, cette faculté de pouvoir regarder plus loin et d'aimer plus universellement avec une plus grande intensité, ne peut s'acquérir qu'en suivant la même voie que le Seigneur: La voie de l'abaissement et de l'humilité, en devenant des serviteurs. C'est pourquoi je te demande, s'il te plaît, de recevoir cette désignation avec un cœur simple et humble. Et même si tu devais le faire avec joie et bonheur, fait en sorte que ce sentiment soit loin de toute expression de mondanité, de toute festivité étrangère à l'esprit évangélique d'austérité, de sobriété et de pauvreté. Nous nous reverrons donc le 20 février prochain, quand nous commencerons les deux jours de réflexion sur la famille. Je reste à ta disposition et, s'il te plaît, je te demande de prier et de faire prier pour moi. Que Jésus te bénisse et la Sainte Vierge te protège".

PROGRAMME DU PAPE EN JANVIER ET FEVRIER

Cité du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en janvier et février:

JANVIER

Dimanche 19: Visite à la paroisse du Sacré Coeur à Castro Pretorio, à 16 h.

Samedi 25: Basilique St.Paul Hors les murs, à 17 h 30', vêpres de la solennité de la Conversion de Paul.

FEVRIER

Dimanche 2: Basilique vaticane à 10 h, messe avec les religieux et personnes consacrées en la Solennité de la Présentation et XVIII Journée mondiale de la vie consacrée.

Dimanche 16: Visite à la paroisse St.Thomas, messe à 16 h.

Samedi 22: Solennité de la Chaire de Pierre, à 11 h Consistoire en la Basilique vaticane pour la création des nouveaux Cardinaux.

Dimanche 23: Basilique vaticane à 10 h, messe concélébrée avec les nouveaux Cardinaux.

ACCORD CAMEROUN SAINT-SIEGE

Ci du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Aujourd'hui a été signé à Yaoundé un Accord cadre entre le Cameroun, représenté par le Ministre des affaires étrangères M.Pierre Moukoko Mbondjo, et le Nonce apostolique Mgr.Piero Pioppo. Constitué de neuf articles, le traité règle les relations Eglise Etat qui, dans les limites de leurs compétences respectives autonomes, s'engagent à oeuvrer ensemble au bien-être moral, spirituel et matériel de la personne et de la collectivité nationale. Il est immédiatement exécutif.

BAPTEMES DE 32 ENFANTS EN LA CHAPELLE SIXTINE

Ci du Vatican, 12 janvier 2014 (VIS). A 9 h 30', en la fête du baptême du Seigneur, le Saint-Père a présidé une messe dans la Chapelle Sixtine, au cours de laquelle il a baptisé, pour la première fois de son pontificat, 32 bébés dont 18 filles et 14 garçons. Parmi eux, Giulia, fille d'un couple marié seulement civilement. "Ces enfants -a-t-il dit- sont le maillon d'une chaîne. Vous parents, avez un enfant à baptiser mais dans quelques années ce seront eux qui auront un enfant à baptiser ou un neveu... La chaîne de la foi est ainsi! Qu'est-ce que cela veut dire? Je voudrais seulement vous dire ceci: Vous êtes ceux qui transmettent la foi, les transmetteurs; vous avez le devoir de transmettre la foi à ces enfants. C'est le plus bel héritage que vous leur laisserez: la foi! Seulement ceci. Aujourd'hui rentrez chez vous avec cette pensée. Nous devons être des transmetteurs de la foi. Pensez à cela, pensez toujours à la façon de transmettre la foi à vos enfants". Le Pape a plaisanté sur le cri et les pleurs des enfants. "Aujourd'hui le chœur le plus beau est celui des enfants qui font du bruit". Il a encouragé les mamans à nourrir leur enfant si besoin. "Certains pleurent parce qu'ils ne sont pas à leur aise ou parce qu'ils ont faim: s'ils ont faim, mamans, donnez-leur à manger, tranquillement, parce que ce sont eux ici les protagonistes".

PARTAGER EST LA VRAIE FACON D'AIMER

Ci du Vatican, 12 janvier 2014 (VIS). "J'aime beaucoup baptiser des enfants... Chaque enfant qui naît est un don de joie et d'espérance et chaque enfant qui est baptisé est un prodige de la foi et une fête pour la famille de Dieu", a dit le Pape lors de l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, peu après avoir baptisé 32 enfants dans la chapelle Sixtine, en la fête du baptême de Jésus. "La page de l'Evangile d'aujourd'hui souligne que lorsque Jésus eut reçu le baptême de Jean dans le Jourdain, les cieux s'ouvrirent pour lui... La manifestation du Fils de Dieu sur la terre marque le début de la grande période de miséricorde, après la fermeture des cieux par le péché, l'élevant comme une barrière entre l'être humain et son Créateur... Dieu nous donne dans le Christ la garantie d'un amour indestructible. Depuis que le Verbe s'est fait chair, il est donc possible de voir les cieux ouverts. Cela a été possible pour les bergers de Bethléem, pour les Rois mages d'Orient, pour Jean-Baptiste, pour les apôtres de Jésus, pour saint Etienne, le premier martyr... Et c'est aussi possible pour chacun de nous si nous nous laissons envahir par l'amour de Dieu qui nous est donné pour la première fois dans le baptême par l'Esprit Saint".

"Quand Jésus reçut le baptême de pénitence par Jean-Baptiste, se solidarisant avec le peuple pénitent, lui sans péché et n'ayant nul besoin d'être converti, Dieu le Père fit entendre sa voix du ciel... Jésus a reçu l'approbation du Père céleste qui l'a envoyé pour partager notre condition, notre pauvreté. Partager est la vraie façon d'aimer. Jésus ne se dissocie pas de nous. Il nous considère comme ses frères et partage avec nous. Et cela nous fait devenir enfants, avec lui, de Dieu le Père. C'est cela la révélation et la source du véritable amour. N'avez-vous pas l'impression qu'aujourd'hui nous avons besoin d'un supplément de partage fraternel et d'amour? Ne vous semble-t-il pas que nous avons tous besoin d'un peu plus de charité? Non pas celle qui se contente d'une aide improvisée qui n'engage pas, ne met pas en jeu, mais de cette charité qui partage, qui prend en charge la difficulté et la souffrance de nos frères. Quelle saveur la vie prend-elle quand on se laisse inonder par l'amour de Dieu!. Demandons à la Vierge Marie de nous soutenir par son intercession dans notre engagement à suivre le Christ sur la route de la foi et de la charité, voie tracée par notre baptême". Après l'angélus, le Pape a dit quelques mots aux parents qui préparent le baptême d'un enfant, s'unissant à leur joie et les invitant à "redécouvrir la beauté de la foi et à revenir de façon nouvelle aux sacrements et à la communauté".

NOUVEAUX CARDINAUX

Ci du Vatican, 12 janvier 2014 (VIS). A la fin de l'angélus, le Pape François a donné la liste des 19 Cardinaux (16 électeurs et 3 non électeurs) qui seront créés le 22 février, fête de la Chaire de Pierre. Provenant de 12 pays, ils représentent les liens entre l'Eglise de Rome et les Eglises répandues de par le monde. Le lendemain du consistoire, le Saint-Père concélébrera une messe avec eux. Parallèlement se déroulera sur deux jours une réunion du Sacré Collège consacrée à la famille. Voici la liste des nouveaux Cardinaux:

Mgr.Pietro Parolin (Italie), Secrétaire d'Etat.

Mgr.Lorenzo Baldisseri (Italie), Secrétaire Général du Synode des évêques.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller (Allemagne), Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Beniamino Stella (Italie), Préfet de la Congrégation pour le clergé.

Mgr.Vincent Nichols, Archevêque de Westminster (GB).

Mgr.Leopoldo José Brenes Solórzano, Archevêque de Managua (Nicaragua).

Mgr.Gérald-Cyprien Lacroix, Archevêque de Québec (Canada).

Mgr.Jean-Pierre Kutwa, Archevêque d'Abidjan (Côte d'Ivoire).

Mgr.Orani João Tempesta, O.Cist., Archevêque de Rio de Janeiro (Brésil).

Mgr.Gualtiero Bassetti, Archevêque de Perugia - Città della Pieve (Italie).

Mgr.Mario Aurelio Poli, Archevêque de Buenos Aires (Argentine).

Mgr.Andrew Yeom Soo jung, Archevêque de Séoul (Corée).

Mgr.Ricardo Ezzati Andrello, SDB, Archevêque de Santiago de Chile (Chili).

Mgr.Philippe Nakellentuba Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso).

Mgr.Orlando B.Quevedo, OMI, Archevêque de Cotabato (Philippines).

Mgr.Chibly Langlois, Archevêque des Cayes (Haïti).

Mgr.Loris Francesco Capovilla, ancien Prélat de Lorette (Italie).

Mgr.Fernando Sebastián Aguilar, CM.F, Archevêque émérite de Pampelune (Espagne).

Mgr.Kelvin Edward Felix, Archevêque émérite de Castries (Sainte Lucie).

INTERET DU PAPE AUX PROBLEMATIQUES DU HANDICAP

Ci du Vatican, 11 janvier 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin la parlementaire italienne Ileana Argentin, connue pour son engagement dans le monde du handicap, auquel elle appartient, d'abord au niveau de la commune de Rome, et aujourd'hui au parlement italien. Mme Argentin, communique la Salle de presse du Saint-Siège, avait écrit une lettre au Pape lui demandant de pouvoir évoquer avec lui des problématiques liées au handicap. Le Saint-Père lui a rapidement répondu, l'invitant à le rencontrer ce matin au Palais apostolique. La parlementaire a exposé au Pape en premier lieu le besoin d'aider les parents de personnes ayant de graves handicaps, particulièrement préoccupés par l'avenir de leurs enfants après leur mort et la difficulté d'en prendre soin de la part de leurs frères et sœurs. D'autres sujets ont été évoqués comme par exemple les rampes d'accès dans les bâtiments publics et les structures ecclésiastiques. Le Pape François a prêté une grande attention et un grand intérêt à tous les problèmes exposés par Mme argentin et l'a assuré de sa participation et de son encouragement pour toutes les personnes engagées et pour les initiatives prises pour faire face aux problèmes du handicap".

COLLABORATION AVEC LES EGLISES ORTHODOXES ET ORIENTALES

Cité du Vatican, 11 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu le Comité catholique pour la collaboration culturelle avec les Eglises orthodoxes et orientales qui œuvre sous la responsabilité du Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le Cardinal Kurt Koch. Paul VI, durant le Concile, avait institué le Comité catholique pour la collaboration culturelle et, peu après sa rencontre historique avec le patriarche œcuménique Athénagoras et sur l'initiative de la section orientale du Secrétariat pour l'unité des chrétiens de l'époque, est né le Comité actuel. Celui-ci, aujourd'hui encore, grâce à la générosité des bienfaiteurs octroie des bourses d'études à des clercs et des laïcs venant des Eglises orthodoxes et des Eglises orthodoxes orientales afin de compléter leurs études de théologie dans des institutions académiques de l'Eglise catholique. Le comité soutient aussi d'autres projets de collaboration œcuménique.

"Le chemin de réconciliation et de fraternité renouvelée entre les Eglises, admirablement marqué par la première rencontre historique entre Paul VI et le Patriarche œcuménique Athénagoras, avait aussi besoin d'expérience d'amitié et de partage qui naissent de la connaissance réciproque entre les membres des différentes Eglises et, en particulier, entre les jeunes appelés au ministère sacré", a souligné le Pape François avant de remercier les bienfaiteurs et les membres du conseil de gestion du Comité qui se retrouvent à Rome pour leur réunion annuelle. Le Saint-Père a spécialement salué les étudiants. "Votre permanence parmi nous -leur a-t-il dit- est importante pour le dialogue entre les Eglises d'aujourd'hui et surtout de demain. Je remercie Dieu de m'offrir cette belle occasion de vous rencontrer et vous transmets toute l'affection de l'Evêque de Rome. Je souhaite que chacun de vous puisse avoir une expérience joyeuse de l'Eglise et de la ville de Rome, enrichissante d'un point de vue spirituel et culturel, et que vous puissiez vous y sentir non invités mais frères parmi vos frères. Je suis sûr, d'autre part, que votre présence est une richesse pour les communautés d'étude que vous fréquentez".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 11 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Beniamino Stella, Préfet de la Congrégation pour le clergé.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Erigé l'exarchat apostolique maronite pour les fidèles d'Afrique occidentale et centrale, avec siège à Ibadan (Nigeria).

Nommé l'Abbé Simon Faddoul, premier Exarque apostolique maronite d'Afrique occidentale et centrale, sans dignité épiscopale.

Nommé l'Abbé Simon Faddoul, Visiteur apostolique pour les maronites de l'Afrique méridionale.

Nommé Mgr.Georges Chihane, Visiteur apostolique pour les maronites de l'Afrique septentrionale, résidents hors de l'Eparchie du Caire (Egypte) et du Soudan dont il est l'Evêque.

Nommé Mgr.Basile Georges Casmoussa, Archevêque émérite syro-catholique de Mossoul (Irak), Visiteur apostolique pour les fidèles résidant en Europe occidentale.

Hier, il avait accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Rodrigo Meija Saldarriaga, SJ, à la charge du Vicariat apostolique de Soddo (Ethiopie). Lui succède son Coadjuteur Mgr.Tsegaye Keneni Derara.

Samedi 11 janvier, il avait:

Erigé l’éparchie syro-malabare de Saint Thomas the Apostle of Melbourn (Australie).

Nommé Mgr.Bosco Puthur, premier Evêque de l'éparchie de Saint Thomas the Apostle of Melbourne (territoire correspondant à l'Australie avec 30.000 fidèles). Il était jusqu'ici Evêque de la Curie archiépiscopale majeure.

Nommé Mgr.Bosco Puthur, Visiteur apostolique pour les syro-malabars de Nouvelle - Zélande.

Nommé Mgr.Raphael Thattil, Auxiliaire de l'Archiéparchie de Trichur (Inde), Visiteur apostolique pour les syro-malabars d'Inde résident hors du territoire de l'Eglise archiépiscopale majeure.

Confirmé l'élection de l'Abbé Habib Al-Naufali comme Evêque de l'Archiéparchie chaldéenne de Bassorah (Irak). L'Evêque élu, né en 1960 à Baqofa (Irak) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Responsable de la Mission chaldéenne de Londres (GB). Il a été curé de paroisse à Bagdad, Directeur de la bibliothèque du Babel College, Avocat du tribunal diocésain.

Confirmé l'élection du P.Yousif Thomas Mirkis, OP, comme Evêque de l'Archiéparchie chaldéenne de Kirkouk (Irak). L'Evêque élu, né en 1949 à Mossoul (Irak) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Supérieur de la communauté dominicaine de Bagdad. Co-fondateur de la Faculté de philosophie et théologie du Babel College, il y a été enseignant. Ecrivain, journaliste et directeur de revues, il a fondé l’Académie des sciences humaines de Bagdad.

Confirmé l'élection de l'Abbé Saad Sirop comme Auxiliaire de la Métropole patriarcale de Babylone des chaldéens (Irak). L'Evêque élu, né en 1970 à Bagdad (Irak) et ordonné prêtre en 2001, était jusqu'ici Doyen des prêtres chaldéens de Bagdad et Secrétaire de la Commission pour la jeunesse chrétienne. Il a été curé de paroisses et professeur au Babel College.

Elevé à l'épiscopat Mgr.Mar Bawai Soro, en service près l’Eparchie chaldéenne de Saint Peter the Apostle of San Diego (USA).



vendredi 10 janvier 2014

LE PAPE RENCONTRE SES GENTILSHOMMES

Ci du Vatican, 10 janvier 2014 (VIS). Le Pape François a accueilli les gentilshommes de Sa Sainteté, un corps constitué par Paul VI en 1968 par des laïcs honorés pour leur action en faveur de l'Eglise. Succédant aux camériers secrets et aux camériers d'honneur, appartenant avec le Commandant de la Garde Suisse à la Famille pontificale laïque, ils assurent le service protocolaire lors des visites de chefs d'état et de gouvernement: Vous garantissez, a-t-il dit à ses hôtes, accompagnés de leurs familles, aux hautes personnalité en visite au Vatican le premier contact avec cette maison. Comme l'indique votre titre, vous êtes chargés de mettre à leur aise ces visiteurs de marque. L'amabilité dont vous faite preuve à leur égard s'enracine dans une vie de foi et de cohérence évangélique qui ne saurait composer avec la mondanité. Dans l'esprit de Noël, a conclu le Saint-Père, "nous devons rester vigilants et prier afin que la lumière qui nous habite ne s'éteigne pas, afin que nous sachions la manifester dans notre existence quotidienne, familiale comme professionnelle, afin que la joie de la foi s'exprime dans la charité, la bienfaisance et l'attention aux autres.

AUDIENCE AUX "SEDIARI" PONTIFICAUX

Ci du Vatican, 10 janvier 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les "sediari" pontificaux et leurs familles, un corps remontant au XIV siècle chargé autrefois de porter le trône papal mobile et qui prête service près l'Antichambre pontificale. Ses membres assurent l'accueil des visiteurs à l'Appartement officiel et aux diverses audiences. Evoquant devant ses hôtes le temps de Noël, il a rappelé que la Nativité appelle chacun de nous à témoigner dans son comportement quotidien de l'humilité et de l'esprit de service qui nous a été transmis: "Dans votre profession vous pouvez imiter ces deux qualités du Fils de Dieu, qui est venu pour servir et non pour être servis. Vécu dans cet esprit, le travail devient apostolat, offrant des occasions particulières pour faire ressentir à ceux que vous accueillez la joie d'être chrétiens". Puis le Saint-Père a dit avoir pris conscience durant ces mois des idéaux animant le travail des "sediari", c'est à dire l'amour de l'Eglise et leur attachement au siège apostolique, leur cordialité et leur patience, qui sont "comme un billet de visite pour les personnes se rendant au palais apostolique pour y rencontrer le Successeur de Pierre. Remerciant chaleureusement ses hôtes, il leur a recommandé de prier pour lui comme il le fait à leur attention.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 10 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le Cardinal Willem Jacobus Eijk, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas).

jeudi 9 janvier 2014

AUDIENCES


Cité du Vatican, 9 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Séverin Mathias Akeo, Ambassadeur de Côte d'Ivoire, pour la présentation de ses lettres de créance.

Le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs.
Mgr.Carlos José Nañez, Archevêque de Córdoba (Argentine), accompagné de son Auxiliaire Mgr.Pedro Torres.

M.Nicola Zingaretti, Président de la Région Latium (Italie).

M.Ignazio Marino, Maire de Rome (Italie).

M.Riccardo Carpino, Commissaire extraordinaire de la Province de Rome (Italie).

CHAPITRE GENERAL DES LEGIONNAIRES DU CHRIST

Ci du Vatican, 9 janvier 2014 (VIS). Hier à Rome, le Cardinal Velasio De Paolis, CS, Délégué pontifical pour les Légionnaires du Christ a célébré une messe pour l'ouverture du chapitre général extraordinaire de cette congrégation, elle même précédée par une neuvaine de prière des pères capitulaires en retraite spirituelle. Après trois années et demi de rénovation depuis sa nomination par Benoît XVI, le Cardinal préside ces assises destinées à désigner le nouveau gouvernement et à approuver les nouvelles constitutions de la Légion. A l'homélie il a dit que cela ne pouvait se limiter à un travail technique et que ce chapitre devait s'accompagner pour chacun d'un examen de vie, d'un engagement au renouveau spirituel personnel et collectif. Les nouvelles constitutions ne doivent donc pas se limiter à un code juridique et disciplinaire mais être l'expression d'une vocation, d'un idéal et d'une vision commune, d'un chemin de sainteté commun. Puis il a rappelé que le premier devoir des nouveaux supérieurs sera de défendre et diffuser le charisme de la congrégation, et qu'ils devront la guider dans un esprit évangélique et en fidélité avec les règles de l'Eglise. Sans oublier le passé de souffrance, c'est sur ce chapitre que le nouveau texte porte une attention particulière. Le Cardinal De Paolis a alors évoqué la préparation de ces assises du renouveau, invitant les Légionnaires à placer leur espérance dans le Seigneur qui a sauvegardé leur vocation et qui les a préparé à envisager un nouvel horizon. Rappelant le soutien de Benoît XVI et aujourd'hui du Pape François dans une période tragique de la congrégation, il a exprimé sa confiance dans l'esprit de renouveau et de fidélité au Seigneur des Légionnaires: "Vous avez beaucoup souffert, connu la honte d'être accusés ou suspectés, soumis au jugement de l'opinion publique, y compris au sein de l'Eglise. Vous avez su accepter l'épreuve par amour de la vocation, de l'Eglise et de la congrégation. Elle vous a purifiés et affermis car vous avez fait l'expérience de la grâce et de l'amour du Seigneur, qui vous a appelés à prendre part au mystère" de la croix et de la rédemption. "Vous avez partagé la souffrance des victimes de certains membres de la Légion et choisi la seule voie évangélique pour la rédemption du mal. Vous n'avez pas fui, ni rejeté ni condamné l'autre. Vous avez suivi la voie de la participation et de la solidarité, celle de l'amour qui entre dans le péché et la souffrance pour les racheter de l'intérieur".

mercredi 8 janvier 2014

LE BAPTEME N'EST PAS UNE FORMALITE

Cité du Vatican, 8 janvier 2014 (VIS). Le Pape François a consacré la catéchèse de sa première audience générale de l'année, tenue ce matin Place St.Pierre, à une réflexion sur les sacrements, et en particulier sur le baptême (dans la perspective de la fête du Baptême du Seigneur). Il est, a-t-il dit, "le fondement de notre foi. Il fait de nous des membres du Christ et de son Eglise. Avec l'Eucharistie et la confirmation, ce sacrement constitue l'initiation chrétienne, qui est la séquence sacramentelle unique nous configurant au Seigneur et faisant de nous des signes vivants de sa présence et de son amour... Le baptême est-il vraiment nécessaire pour vivre en chrétien et suivre Jésus? N'est ce pas en somme qu'un simple rite de l'Eglise destiné à donner un nom à un nouveau né? Rappelons alors ce que disait Paul: Baptisés dans le Christ Jésus, nous avons été baptisés dans sa mort et ensevelis avec lui dans la mort. Comme le Christ est ressuscité des morts de par la gloire du Père, nous pourrons vivre une vie nouvelle. Le baptême n'est donc pas une formalité mais un acte qui marque en profondeur notre existence en nous plongeant dans la source infinie de la vie qu'est la mort de Jésus, le plus grand acte d'amour de l'histoire. Un enfant ou un adulte non baptisé n'est pas comme un enfant ou un adulte baptisé. Grâce à cet amour nous vivons une vie nouvelle libérée du mal, du péché et de la mort, en communion avec Dieu et nos frères... Il existe le risque de perdre cette conscience de ce que Dieu a fait pour nous, du don reçu de lui. Ainsi finit-on par considérer notre baptême comme un évènement du passé, résultant de la volonté de nos seuls parents et sans incidence sur notre existence présente". Renouvelant son conseil à nous souvenir de la date de notre baptême, le Saint-Père a affirmé que les fidèles sont tous "appelés à le vivre chaque jour... Si malgré nos limites et nos manquements nous réussissons à demeurer dans l'Eglise, c'est grâce à ce sacrement qui a fait de nous des créatures nouvelles revêtues du Christ. Libérés par le baptême du péché originel, nous sommes mis en relation avec le Fils et le Père...capables de pardonner et d'aimer qui nous fait du mal, capables de reconnaître dans les pauvres le visage du Seigneur venu parmi nous. Porteurs d'une espérance nouvelle, nous pouvons avancer sur la voie du salut. Grâce au baptême nous savons pardonner". En conclusion il a affirmé que "personne ne peut se baptiser soi même. Nous pouvons désirer et demander le baptême mais avons besoin de quelqu'un pour le recevoir au nom du Seigneur. Au long de l'histoire s'est constituée une chaîne de grâce de baptême en baptême, un chaîne de fraternité et d'affiliation à l'Eglise" car ce sacrement "est un don accordé dans un contexte de partage et de sollicitude. Dans sa célébration transparaissent les traits les plus authentiques de l'Eglise qui, comme mère, ne cesse de générer des nouveaux enfants dans le Christ par la fécondité de l'Esprit". Après la catéchèse et parmi les multiples saluts, il a encouragé un cirque qui part en tournée en Amérique latine, invitant ses membres à rester des messagers de joie et de fraternité dans une société en manque.
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