Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Ce
midi, le Saint-Père
a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre.
Avant la prière mariale, il a évoqué l'Evangile du jour, dans
lequel Matthieu rapporte l'invitation d'un roi à un banquet de
noces, lorsque quelques uns des invités
font preuve d'indifférence et même de violence. Ayant expliqué les
trois caractéristiques de cette invitation, la gratuité,
l'extension et l'universalité, il a dit: "Dieu est bon avec
nous, il nous offre gratuitement son amitié, il nous offre
gratuitement sa joie, le salut, mais si souvent nous n'accueillons
pas ses dons, mettant à la première place nos préoccupations
matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous appelle,
si souvent il semble qu'il nous dérange. Certains invités
maltraitent et tuent même les serviteurs qui leur apportent
l'invitation. Malgré les adhésions manquantes des appelés, le
projet de Dieu ne s'interrompt pas. Face au refus des premiers
invités, il ne se décourage pas, il n'annule pas la fête, mais
propose de nouveau son invitation en l'élargissant au-delà de toute
limite raisonnable et envoie ses serviteurs
sur les places et aux croisées des chemins pour réunir tous ceux
qu'ils trouvent... La bonté de Dieu n'a pas de frontières et ne
discrimine personne. C'est pourquoi ce banquet des dons du Seigneur
est universel, est pour tous. A tous est donné la possibilité de
répondre à son invitation, à son appel. Personne n'a le droit de
se sentir privilégié ou de revendiquer une exclusivité". Tous
"sommes appelé à élargir l'Eglise aux dimensions du Royaume.
Il n'y a qu'une seule condition: Endosser l'habit nuptial,
c'est-à-dire témoigner la charité envers Dieu et envers notre
prochain".
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lundi 13 octobre 2014
Solidarité avec Gênes
Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Après
l'angélus, le Saint-Père a invité l'assemblée à soutenir Gênes,
la grande ville italienne durement frappée par des inondations.
Priant pour les victimes qu'il a recommandées à la protection de
Notre Dame de la Garde, il a appelé les catholiques italiens à la
solidarité. Puis il a salué les canadiens présents Place
St.Pierre, auxquels il a dit son espoir de voir les jeunes suivre
l'exemple missionnaire de saint François de Laval et de sainte Marie
de l'Incarnation.
Elaboration de la Relatio Synodi avec les pères synodaux
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014
(VIS). Le Saint-Père a décidé que pour
l'élaboration de la Relatio
Synodi, le Rapporteur général, le Secrétaire spécial et le
Secrétaire général seraient assistés des pères synodaux
suivants: Le Cardinal Gianfranco Ravasi, le Cardinal Donald William
Wuerl, Mgr.Victor Manuel Fernández,
Mgr.Carlos Aguiar Retes, Mgr.Peter Kang U-Il et le P.Adolfo Nicolás
Pachón,
S.J.
Dixième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
ultime session a été consacrée à l'audition des délégués des
autres confessions chrétiennes. Le représentant du Patriarcat de
Moscou, le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, s'exprimera dans
quelques jours. Après avoir remercié le Pape de les avoir invité,
les Délégués fraternels ont exposé leur conception et leur
approche particulière de la question familiale. Constatant
l'identité des problèmes et des espérances placées dans
l'institution familiale avec la vision catholique, ils ont affirmé
le caractère fondamental de la famille pour la société, mais aussi
pour la communion. Ses difficultés sont nombreuses: La crise
économique, une pression médiatique qui réduit le dialogue au sein
de la famille et propose même des modèles vantant l'adultère, les
conflits et le phénomène migratoire, la globalisation, les
épidémies (Sida et Ebola), le fondamentalisme islamique, toutes
choses qui mettent en péril la famille. Tous les chrétiens ont
besoin de mieux préparer au mariage, mais aussi de réfléchir aux
unions entre croyants et non croyants. Lorsque des divorcés remariés
sont De nouveau admis au sein de l'Eglise, les divorcés remariés
pourraient offrir de nouvelles espérances pour la vie familiale et
par conséquent un bénéfice pour la société. Il convient donc de
mieux écouter les époux en crise et leur manifester miséricorde et
compassion. Les Eglises veulent toutes être auprès de qui souffre,
dans le respect de l'Ecriture et dans l'ouverture aux problèmes
concrets. Si, loin de toute condamnation, cette compréhension doit
aussi s'appliquer aux homosexuels, il faut réaffirmer que le mariage
signifie l'union d'un homme et d'une femme. Il faut de même être
particulièrement attentifs aux enfants nés dans des situations
difficiles et à toutes les victimes de violence. La défense des
plus vulnérables, enfants, femmes et personnes âgées, comme de
tous ceux qui n'ont pas voix au chapitre, croyants ou non, est
commune aux chrétiens.
Les
Délégués fraternels ont ensuite rappelé le caractère central de
l'annonce évangélique, la famille étant la première école de la
foi, l'espace où on apprend à connaître et à diffuser la Bonne
Nouvelle. Les chrétiens doivent donc partager la joie de l'Evangile,
à laquelle le Pape François fait souvent référence. Des
différences d'approche se sont toutefois manifestées en matière de
régulation des naissances, au nom de la liberté de conscience des
personnes y compris au sein du mariage et dans le respect de l'amour.
Pour l'orthodoxie, qui les admet même s'ils sont considérés une
anomalie, les remariages sont conditionnés par un accompagnement
préliminaire de l'Eglise qui tentent de réconcilier les époux. Des
délégués provenant du moyen Orient ont remercié le Pape pour la
veillée de prière en faveur de la paix en Syrie du 7 septembre
2013. Ils ont rappelé le rôle évangélisateur qu'ont les familles
chrétiennes de cette région dans un contexte largement musulman.
Les
interventions se sont conclues par le voeu que ce synode
extraordinaire porte des fruits, en vue notamment de l'assemblée
ordinaire de l'an prochain.
Déclaration du Directeur de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Répondant aux journalistes
évoquant une rencontre du Pape avec le Premier Ministre vietnamien,
le Directeur de la Salle de Presse, a confirmé que, comme convenu,
le Saint-Père recevra samedi prochain 18 octobre le Premier Ministre
vietnamien, M.Nguyên Tán Dung. Cette rencontre sera l'occasion
d'approfondir les relations entre le Vietnam et le Saint-Siège, a
précisé le P.Lombardi.
Audiences
Cité
du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Geraldo Majella Agnello (Brésil).
Mgr.Francesco
Moraglia, Patriarche de Venise (Italie).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Niamey (Niger)
présentée par Mgr.Michel-Christian Cartatéguy, SMA, en conformité
au canon 401,2 du CIC. Lui succède comme Archevêque son Auxiliaire,
Mgr.Djalwana Laurent Lompo.
Nommé
Mgr.Vincenzo Pelvi, Archevêque métropolitain de Foggia - Bovino
(superficie 1.666, population 215.000, catholiques 212.000, prêtres
154, diacres 10, religieux 228), en Italie. Il était jusqu'ici
Ordinaire militaire émérite pour l'Italie. Il succède à
Mgr.Francesco Pio Tamburrino, dont la renonciation a été acceptée
pour limite d'âge.
Nommé
Mgr.Jan Piotrowski, Evêque de Kielce (superficie 8.319, population
813.525, catholiques 768.743, prêtres 729, religieux 437), en
Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne), il
succède à Mgr.Kazimierz Ryczan, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
vendredi 10 octobre 2014
Huitième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé hier après-midi de débat général autour des
sujets suivants: L'Eglise et la famille face au défi éducatif, le
défi éducatif en général et l'éducation chrétienne dans les
situations familiales difficiles. Après avoir souligné que la
vocation à la vie est l'élément fondant de la famille, les pères
sont tombés d'accord pour recommander aux fidèles d'approfondir
l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI, notamment le recours au
méthodes naturelles de régulation de la fertilité et le rejet de
la contraception. La procréation ne saurait être distincte de
l'acte conjugal, et toute manipulation génétique, y compris la
cryo-conservation des embryons, est absolument condamnée. On a
critiqué les pays occidentaux et les organisations internationales
qui, en Afrique notamment, présentent l'avortement et l'union
homosexuelle comme des droits, et conditionnent avec insistance leur
aide à leur acceptation. D'autant que le droit à la santé sexuelle
et reproductive n'a même pas de définition précise en droit
international. On mêle ainsi des principes contradictoires comme la
condamnation de l'avortement forcé et la recommandation de
l'avortement sécurisé, ou comme la protection de la maternité et
celle de la contraception. Même sans force de loi, ces soi disant
droits constituent un risque dans la mesure où ils déforment
l'interprétation d'autres principes comme la lutte contre la
discrimination féminine. Il a de nouveau été question d'un
préparation au mariage renforcée qui combatte la seule vision
sociale et juridique des noces au profit de leur dimension religieuse
et spirituelle. La préparation est trop souvent perçu comme un bref
parcours à effectuer sans véritable conviction. Etant une vocation
à la vie, le mariage doit être plus soigneusement préparé, à
l'instar de la vocation religieuse. Les futurs époux n'ont souvent
pas conscience du caractère sacramental du mariage, au point de le
réduire à sa célébration.
Confirmant
la nécessité d'alléger les procédures en nullité, à laquelle va
travailler la commission spécifique nommée en septembre dernier, on
a exprimé le voeu que la simplification canonique soit la même pour
toute l'Eglise. Et à propos de l'obligation de l'appel conforme à
la première sentence, on a avancé l'hypothèse de laisser à
l'évêque diocésain juge du recours. Les laïcs et notamment des
femmes doivent être plus nombreux au sein des tribunaux
ecclésiastiques. Comme eux, les prêtres doivent être mieux formés
et bien préparés à la pastorale matrimoniale, en particulier par
le biais de l'homélie. Le prêtre doit aussi être informé, car sa
santé spirituelle et sa sincérité de rapport sont très appréciés
par les fidèles. Il a ensuite été question de la famille migrante
à laquelle il faut assurer son droit fondamental à l'unité, au
moyen de politiques migratoires internationales qui ne prennent pas
seulement la défense du simple individu. Pour les migrants, la
famille constitue un élément essentiel d'intégration dans les pays
d'accueil.
Le
débat libre est revenu la question des divorcés remariés et en
particulier sur la nécessité d'élaborer un parcours pénitentiel
comprenant une réflexion sur les anciens conjoints abandonnés,
souvent socialement isolés et souffrant en silence. Mais aussi sur
la nécessité de prendre en charge les enfants de ces couples,
sujets à des retombées psychologiques découlant de la séparation
de leurs parents. Une pastorale spécifique permettrait parfois de
rapprocher les parents de l'Eglise. Ceci dit l'éducation des enfants
comprend le droit de la famille à choisir le projet éducatif
qu'ils souhaitent.
Neuvième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
session a été réservée aux interventions de six couples et neuf
autres Auditeurs individuels, presque tous laïcs engagés dans la
pastorale familiale, la bioéthique ou l'écologie humaine.
Représentant les divers continents, ils ont fournit des témoignages
d'un apostolat familial du quotidien. Il a été question des
difficultés dans lesquelles vivent nombre de familles du proche et
moyen Orient, en particulier en Irak, où les conflits ont de graves
répercussions sur l'institution familiale, notamment par la perte de
membres, tués ou émigrés à la recherche l'un pays d'accueil.
Elles sont privées d'avenir avec des jeunes soustraits à la
scolarisation et des anciens abandonnés. La famille chrétienne de
la région est profondément ébranlée, et cette fragilisation a des
effets négatifs sur la cohésion sociale et nationale. Face à cette
situation, l'Eglise se présente comme un port sûr, la famille des
familles, qui réconforte et offre de l'espérance. Il faut donc
préparer les couples à être des propagateurs de paix et de
réconciliation. Les Auditeurs ont également insisté sur la
nécessité de mieux écouter les laïcs dans la recherche de
solution aux problèmes de la famille, en particulier pour ce qui est
de l'intimité des couples. Il doit donc y avoir synergie entre
mondes académique et pastoral afin de disposer d'agents connaissant
la famille et sachant traiter de sa problématique selon une solide
vision anthropologique catholique. Ils ont ensuite insisté sur la
nécessité d'accroître le dialogue Eglise Etat, y compris par le
biais d'une implication des fidèles qui, loin de toute ambition
personnelle, sachent défendre efficacement les droits de la famille
et la vie, et par là favoriser un état à visage humain. Il a
ensuite été question de mieux former le clergé aux thématiques
familiales, de manière à ce qu'ils puissent traiter correctement
de l'amour conjugal. Si la planification naturelle de la famille est
bien expliquée, la vie du couple en est renforcée. Les homélies
doivent aussi être bien préparées afin de renforcer la
participation des fidèles à la messe.
On
a ensuite évoqué l'importance du témoignage, rappelant que les
jeunes n'ont pas tant besoin de théories que de bien comprendre le
caractère central de la famille démontré par des familles
crédibles et évangélisatrices. Les couples doivent donc être
accompagnés par une pastorale du suivi matrimonial. Les Auditeurs
ont également parlé des souffrances de qui perd un membre de sa
famille, les veufs et veuves, les orphelins et les parents ayant
perdu un enfant. L'accompagnement de l'Eglise est fondamental, au
moyen de groupes d'écoute et de partage, afin qu'ils résistent face
au désert des sentiments et demeurent solidement attachés à la
foi. D'où l'importance d'une écologie humaine en mesure de
combattre les effets négatifs d'une globalisation porteuse de
modèles contraires à la doctrine catholique. Toutes les formes de
violence domestique ont été dénoncés, principalement commises sur
les femmes, souvent de la part de jeunes. Il faut donc communiquer au
sein de la famille. Le dialogue entre époux, leur souci commun de
l'éducation et la prière en famille rendent fortes les familles.
Message des pères synodaux
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin, les pères synodaux ont
diffusé le message suivant: Rassemblés autour du Successeur de
Pierre...nous entendons partager la sollicitude du Saint-Père et
manifester notre profonde solidarité envers les familles qui
souffrent de tant de conflits. En particulier, nous élevons au
Seigneur notre supplique pour les familles irakiennes et syriennes
qui, en raison de leur foi chrétienne ou de leur appartenance à
telle ou telle communauté ethnique ou religieuse, sont contraintes à
fuir et perdent toute perspective d'un avenir certain. Avec le Pape
François nous affirmons que personne ne peut se prévaloir de Dieu
pour commettre des violences. Tuer au nom de Dieu, est le pire des
sacrilèges. Remerciant les organisations internationales et tous les
pays qui organisent les secours, nous invitons toutes les personnes
de bonne volonté à assister les victimes de la barbarie. Nous
demandons aussi à la communauté internationale de tout faire pour
rétablir la paix civile en Irak, en Syrie et dans toute la région.
Nos pensées vont également aux familles qui souffrent ailleurs de
par le monde, victime de violences continuelles. Nous prions afin que
le Seigneur miséricordieux convertisse les coeurs, accordant paix et
stabilité aux personnes éprouvées. Puisse la Sainte Famille, qui a
connu la souffrance de l'exil, fasse de chaque famille une communauté
d'amour et de réconciliation, une source d'espérance pour toute
l'humanité.
"L'inutile massacre" de la première guerre mondiale
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
a été présenté le congrès international sur les catholiques et
le Saint-Siège dans la première guerre mondiale, organisé par le
Comité pontifical pour les sciences historiques, en collaboration
avec l'Académie de Hongrie à Rome et la Commission internationale
d'histoire et d'études du christianisme. Le P.Bernard Ardura,
O.Prae, Président de ce conseil, et le Prof.Roberto Morozzo della
Rocca, de l'Université Rome III, ont expliqué l'intention de relire
le conflit sous l'angle des chrétiens, catholiques, protestants et
orthodoxes, et d'envisager le rôle du Saint-Siège, qui se trouvait
inclus dans une Italie en guerre et tentait de sauvegarder sa
spécificité. Ce congrès offre l'occasion de renouveler
l'historiographie relative au rôle des catholiques et aux efforts
diplomatiques du Saint-Siège. Une place importante sera réservée
aux historiens du sujet provenant de pays à majorité protestante ou
orthodoxe. Le Comité prévoit d'organiser en 2018 un congrès
complémentaire pour, à cent ans de la fin de la première guerre
mondiale, on fasse le point sur les conséquences du traité de
Versailles, qui se manifestent encore en ce début de XXI siècle.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 10 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
José Joaodos Santos Marcos, Coadjuteur de l'Evêque de Beja
(Portugal). L'Evêque élu, né en 1949 à Monte Perobolso (Portugal)
et ordonné prêtre en 1974, était jusqu'ici Directeur spirituel des
grands séminaires diocésains de Lisbonne (Portugal). Il a été
curé de paroisses et Membre du Conseil pastoral du patriarcat de
Lisbonne.
jeudi 9 octobre 2014
Sixième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé le débat général autours des situations
pastorales difficiles, notamment familiales, et les unions entre
personnes de même sexe. On a rappelé d'abord que, n'étant pas une
sorte de douane mais une maison de famille, l'Eglise devait offrir un
accompagnement à tous, y compris aux personnes en situation
pastorale délicate. Rassemblant familles en bonne santé et familles
en crise, l'Eglise ne peut être indifférente dans son chemin de
sanctification aux faiblesses de certains. Elle doit aider le plus
faible. La procédure relative aux nullités matrimoniales a besoin
d'être allégée, et il faut plus de laïcs dans les tribunaux
ecclésiastiques. Ceci dit, il faut éviter la superficialité et
garantir le respect de la vérité et des droits des parties. Si le
procès canonique n'est pas contraire à la charité pastorale, la
pastorale judiciaire doit éviter toute culpabilisation et traiter
chaque cas avec équilibre. Toujours à propos des procédures en
nullité, on a réfléchi à l'hypothèse d'un recours administratif
qui ne se substituerait pas au recours judiciaire mais en serait un
complément en fonction d'une décision épiscopale. Les divorcés
remariés doivent être traités avec respect parce qu'ils se
trouvent souvent dans des situations précaires et douloureuses, et
cherchent à retisser une vie ecclésiale. Ils ont besoin d'une
pastorale de miséricorde et non de répression. Si la polygamie est
en recul, à cause de la décroissance du monde rural et à
l'accroissement de l'urbanisation, on doit tenir compte des polygames
convertis au catholicisme, et qui désirent recevoir les sacrement.
Pour cette catégorie des mesures pastorales s'imposent. Par
ailleurs, il convient de mieux préparer les candidats au mariage, en
insistant en particulier sur l'aspect sacramental du lien conjugal et
une mission éducative qui ne se limite pas à un discours moraliste
portant à un analphabétisme religieux. Le parcours matrimonial doit
tendre au développement de la personne.
L'heure
de débat libre a servi à la présentation d'expériences
personnelles mais aussi de modèles appliqués à la pastorale des
divorcés remariés, passant par des groupes d'écoute. Il convient
ici d'éviter les formules du type "état permanent de péché",
et s'expliquer que la non admission à la communion n'élimine pas
automatiquement la grâce du Christ. Cette non admission découle de
la permanence du lien sacramental antérieur et indissoluble. On a
avancé à ce propos l'hypothèse de la communion spirituelle, qui
montre en tout cas les limites comme la difficulté de nouvelles
solutions. Dans la pastorale des homosexuels aussi, l'écoute doit
être fondamentale, notamment au moyen de groupes. Il a enfin été
question de fidèles qui passent à une autre confession chrétienne,
et vice-versa, avec toutes les difficultés découlant des mariages
inter-confessionnels, la question de leur validité, notamment parce
que le divorce est prévu dans les Eglises orthodoxes. Certains
intervenants ont fait noté la grande évolution de la problématique
de la famille chrétienne depuis le Synode ordinaire qui lui fut
consacré en 1980, y compris en matière de culture juridique.
L'Eglise doit tenir compte de cette évolution internationale, qui
doit être sujet de débats dans universités et autres institutions
culturelles.
Septième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 9 octobre 2014 (VIS). Cette
session s'est déroulée en deux parties, d'abord la poursuite du
débat général d'hier après-midi (sur les situations pastorales
difficiles, en l'occurrence familiales, et les unions entre personnes
de même sexe), puis le débat consacré aux défis pastoraux
concernant l'ouverture à la vie. Il a de nouveau été question de
l'accès à la communion pour les divorcés remariés.
L'indissolubilité du mariage a nettement été réaffirmée car le
lien sacramental est une réalité objective, l'oeuvre du Christ dans
l'Eglise. Ce point doit être défendu et traité au moyen d'une
catéchèse pré-matrimoniale adaptée, de manière à ce que les
futurs époux soit pleinement conscients du caractère sacramental de
leur union et de sa nature vocationnelle. Un accompagnement pastoral
devra accompagner les couples après leur mariage. Mais il convient
d'envisager les cas concrets un à un, en distinguant par exemple qui
a été abandonné de qui a abandonné. Ne pouvant négliger cela,
l'Eglise ne doit pas appliquer une pastorale du tout ou rien, mais
être miséricordieuse. Le mystère de l'Eglise est un mystère de
consolation. Ne pas être autorisés à communier ne signifie pas
pour les remariés ne plus être membres de la communauté. On doit
prendre en considération les responsabilités qu'ils pourraient y
exercer. Il faut en tout cas simplifier et accélérer les procédures
de nullité. Dans certaines régions du monde, le concubinat est
souvent causé par des motifs socio-économiques, non par un rejet
des enseignements de l'Eglise. D'autres types d'union de fait
n'abandonnent pas l'objectif d'une vie chrétienne. Là encore, une
pastorale spécifique est nécessaire. Etant dans l'impossibilité de
reconnaître le mariage entre personnes du même sexe, l'Eglise peut
toutefois développer une approche respectueuse et non
discriminatoire. A propos encore des mariages mixtes, il faut
regarder au-delà des difficultés pour percevoir leur pouvoir de
témoignage harmonieux au niveau du dialogue inter-religieux. On a
redit la nécessité d'un nouveau langage qui permette à l'Eglise
d'impliquer ensemble croyants et non croyants en vue d'identifier des
modèles familiaux permettant le développement des individus et le
bien-être de la société. Il faut parler avec une simplicité qui
porte au coeur des gens.
La
seconde partie de la session a traité de la paternité responsable
et réaffirmé que le don de la vie comme la chasteté sont des
valeurs fondant le mariage chrétien, qui se dressent face au crime
de l'avortement. Envisageant la situation, principalement asiatique,
dans laquelle nombre de familles sont confrontées à l'infanticide,
au viol des femmes et au trafic des êtres humains, on a rappelé la
nécessité de mettre en exergue la justice comme vertu fondamentale
du foyer. Puis le débat a touché à la responsabilité d'éducateurs
que détiennent les parents. Il faut être particulièrement
attentifs au volet éducation des enfants à la foi, d'autant que la
pastorale de l'enfance peut créer un lien avec des familles en
crise. La contraception a bel et bien un impact négatif sur la
société, à commencer par son effet sur l'effondrement de la
natalité. Face au phénomène, les catholiques ne sauraient être
passifs. Ils doivent diffuser un message d'espérance en expliquant
que les enfants sont une bénédiction pour leurs parents, dont ils
renforcent la foi et la pratique religieuse. En dernier lieu, on a
redit combien le rôle des laïcs, et notamment des mouvements, est
indispensable dans l'apostolat de la famille, l'accompagnement des
couples et l'évangélisation de la société.
Possession cardinalice
Cité
du Vatican, 9 octobre 2014 (VIS). Samedi 11 octobre à 18 h 30', le
Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, prendra possession du
titre des Sts.Simon et Jude à Torre Angela.
mercredi 8 octobre 2014
Les divisions entre chrétiens blessent le Christ
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a abordé le scandale des divisions entre
chrétiens, même si aujourd'hui les relations de l'Eglise catholique
avec les autres confessions se caractérisent par le respect et la
cordialité. Mais, a-t-il demandé: Chacun de nous, membre de
l'Eglise, que devons et pouvons faire?... Il faut prier pour l'unité
des chrétiens, d'autant que Jésus nous demande de nous ouvrir au
dialogue et à la rencontre de l'autre, de recueillir tout ce qu'il y
a de bon chez qui pense différemment... Il nous demande de ne pas
nous arrêter sur ce qui nous sépare mais de pointer sur ce qui nous
unit... Il est douloureux que les chrétiens soient divisés...alors
que nous avons en commun le credo. Nous croyons tous en Jésus-Christ,
dans le Père et dans l'Esprit... Aidons-nous donc les uns les
autres... En cheminant ensemble nous communions. C'est cela
l'oecuménisme spirituel, aancer dans la vie avec notre foi commune
dans le Seigneur Jésus... Cela veut dire entrer en communion avec
l'autre, avec nos frères en Eglise comme avec ceux des autres
confessions chrétiennes. Remercions Dieu pour le baptême et
demandons lui que notre communion finisse par être parfaite".
Puis le Saint-Père a révélé que c'était aujourd'hui le
soixante-dizième anniversaire de sa première communion: "Recevoir
la communion signifie entrer en communion avec les autres, avec nos
frères en Eglise". Nous ne devons donc pas être démoralisés
car Dieu consolateur ne saurait boucher les oreilles de son fils pour
qu'il n'entende pas notre prière. Notre prière est que tous les
chrétiens ne fassent qu'un".
Quatrième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours des diverses
propositions relatives à la pastorale de la famille. Ayant établi
le lien entre crise de la foi et crise de la famille, la première
générant l'autre, les pères ont noté que la foi est perçue comme
un ensemble de données doctrinales, alors qu'elle est avant tout un
acte libre envers Dieu. On a donc suggéré un vade-mecum de la
catéchèse familiale qui puisse en renforcer la mission
évangélisatrice. Le fait que nombre de baptisés aient une foi
vague les conduit souvent au mariage sans une conscience précise de
leur acte. La famille doit aussi faire face à la dictature de la
pensée unique qui insère dans la société des contre-valeurs et
déforme le concept d'union entre un homme et une femme. La crise des
valeurs, le sécularisme athée et l'hédonisme, l'ambition du
pouvoir détruisent et dénaturent la famille, fragilisent les
personnes et donc la société toute entière. Les fidèles doivent
donc redécouvrir le sens de leur appartenance à l'Eglise, car ce
sont les familles de l'Eglise qui attirent les autres. Experte en
humanité, l'Eglise doit réaffirmer la nécessité de la famille et
son caractère irremplaçable, réveiller en l'homme le sens
d'appartenance à un noyau familial. Reflet de l'amour de Dieu, c'est
la famille qui éduque aux rapports sociaux.
Il
a ensuite été question de l'importance du rapport entre les
familles et les prêtres, qui les accompagnent dans les grandes
étapes de leur vie. En retour, les familles aident les prêtres à
vivre leur célibat comme affectivité équilibrée et non comme
renonciation. Berceau des vocations, la famille suscite souvent dans
la prière commune la naissance de l'appel au sacerdoce. A propos du
lien entre baptême et mariage car la signification du sacrement
conjugal est diminuée lorsque l'initiation chrétienne n'a pas été
solide. Le mariage chrétien ne peut donc se réduire à un coutume
ou à une exigence sociale. Il est une vocation qui a besoin d'une
préparation soigneuse. Les répercussions du travail sur la vie
familiale, avec notamment la flexibilité des horaires ou des
contingences géographiques, le travail à la maison aussi,
engendrent des difficultés dans le dialogue familial. Il a été
question de la famille en Afrique, qui fait face à la polygamie et
au lévirat, à l'influence des sectes, à la guerre et à la
pauvreté, aux flux migratoires et au contrôle des naissances imposé
par les instances internationales. Tout cela mine la stabilité de la
famille et il faut y répondre par une évangélisation plus
profonde, qui diffusent la paix, la justice et l'amour, le respect
et la place de la femme dans la société, l'éducation et la défense
de l'enfance et de toutes les victimes de violences.
Puis
les pères ont à nouveau évoqué la nécessité d'un nouveau
langage pour l'annonce évangélique, notamment face aux nouvelles
technologies. Quant à l'indissolubilité du mariage, on a souligné
combien la législation semble s'opposer au bien de la personne. La
vérité du lien et de la stabilité conjugale étant inscrites dans
la personne, il faut éviter de lui opposer la loi et percevoir
comment aider la personne à ne pas trahir sa propre vérité. On a
suggéré de réfléchir aux couples qui n'ont pas pu avoir d'enfant,
et aux familles des pays frappés par l'Ebola. Enfin l'image de
l'Eglise comme lumière a été rappelée pour dire qu'elle ne doit
pas se limiter à fonctionner comme un phare mais se présenter sous
la forme d'innombrables flammèches amies des gens. Le Conseil
pontifical pour la famille a distribué à l'assemblée sont
Enchiridion sur la famille.
Cinquième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours des défis pastoraux
de la famille, de la crise de la foi dans le contexte familial, et
des situations critiques internes à la famille. Il a d'abord été
question de l'Eglise au proche et moyen Orient ainsi qu'en Afrique du
nord, qui vit dans un contexte politique, économique et religieux
critique, avec de graves effets sur la famille. Les lois y
interdisent les réunifications familiales, la pauvreté pousse les
gens à l'émigration, le fondamentalisme religieux nie aux chrétiens
la parité avec les musulmans, ce qui pose des problèmes très
graves dans les unions mixtes. Les mariage inter-religieux sont en
augmentation et l'Eglise doit comprendre quelle catéchèse offrir
aux enfants nés de ces mariages, et s'ils veulent continuer à
pratiquer leur religion. L'Eglise, qui ne doit pas abandonner ces
fidèles, ni les chrétiens qui se convertissent à l'islam pour se
marier, doit réfléchir à des solutions. Le problème n'est pas
strictement inter-religieux, mais parfois oecuménique comme dans les
cas où un catholique n'ayant pas obtenu la nullité de son mariage
passe à une autre confession pour se remarier religieusement. Même
si l'Eglise choisie permet cette solution, et malgré le patrimoine
commun de foi, il faut suivre un chemin de miséricorde dans les cas
les plus délicats. On a par ailleurs mis en évidence que le synode
devra prendre en compte, avec toute la prudence requise, les divorcés
remariés, en conjuguant vérité et miséricorde envers qui souffre.
Ces époux qui se trouvent dans cette situation n'en sont souvent pas
la cause.
Pour
sa part, le Saint-Siège ne cesse de défendre la famille à tout
niveau, d'en souligner la dignité, d'en rappeler les droits et
devoir y compris devant les instances internationales. Comme le
disait Benoît XVI, les non de l'Eglise sont des oui à la vie. Sans
hésitation, elle doit donc continuer de combattre le silence
éducatif et religieux touchant la famille, au moyen d'un témoignage
plus incisif de l'Evangile, c'est à dire qui tienne compte de la
créativité pastorale. La place fondamentale des laïcs dans
l'évangélisation a été réaffirmée, celle des jeunes avant tout,
des mouvements et nouvelles communautés, qui accomplissent un
service vital, missionnaire et prophétique, à contre-courant de la
pensée courante. Mieux écouter les fidèles et plus investir sur
eux constituent des priorités car c'est avec eux que l'Eglise peut
trouver des solutions aux problèmes de leurs familles. Il a alors
été question de la crise de l'emploi, du précariat et du chômage,
des conséquences pour la familles d'une absence de sécurité qui
peut glisser vers la pauvreté économique et la perte du foyer. Le
manque d'argent en fait paradoxalement une divinité. Ainsi
sacrifie-t-on des familles sur l'autel du profit alors que l'argent
devrait servir à vivre. On a enfin rappelée la nécessité de mieux
préparer les époux au mariage, notamment au niveau sexuel et
affectif, en prônant une mystique familiale de la sexualité. Le
rôle des grand parents dans la transmission de la foi au sein de la
famille a également été souligné, ainsi que la nécessité
d'inclure les anciens dans le noyau familial. La même attention et
solidarité doit être réservée aux malades, eux aussi menacés par
la culture du rebut dénoncée par le Pape.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 8 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Fausto
Tardelli, Evêque de Pistoia (superficie 821, population 228.600,
catholiques 219.300, prêtres 129, diacres 22, religieux 178), en
Italie. Il était jusqu'ici Evêque de San Miniato (Italie).
Mgr.Celso
Morga Iruzubieta, Coadjuteur de l'Archevêque de Mérida - Badajoz
(superficie 17.405, population 597.300, catholiques 588.100, prêtres
311, religieux 637), en Espagne. Il était jusqu'ici Secrétaire de
la Congrégation pour le clergé.
L'Abbé
Levi Bonatto, Opus Dei, Auxiliaire de l'Evêque de Goiania (Brésil).
L'Evêque élu, né en 1957 à Sao José dos Pinhais (Brésil) et
ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Aumônier du centre
culturel Marumbi. Licencié en économie et en droit canonique, il a
directeur de conscience et professeur près le Studium général d
l'Opus Dei à Sao Paulo.
mardi 7 octobre 2014
Troisième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours de: l'Evangile de la
famille et la loi naturelle; et de La famille et la vocation de la
personne dans le Christ. En ouverture a été annoncé que le
consistoire ordinaire du 20 octobre serait consacré à la situation
du proche et moyen Orient, dans le sillage de la réunion tenue en
début de semaine avec les nonces en poste dans la région. Les
patriarches orientaux ainsi que le patriarche latin de Jérusalem y
prendront part, et le Cardinal Secrétaire d'Etat en fera la
présentation. Les d´rbats de ce matin on mis en exergue la
nécessité d'une meilleure préparation pré-matrimoniale, solide et
efficace. Il ne suffit pas d'envisager des remèdes aux échecs
conjugaux mais élaborer les conditions de succès des mariages. Pour
cela il est nécessaire d'offrir une vision du mariage qui ne se
limite pas à sa réussite mais qui le présente comme un passage
vers un but supérieur, au moyen d'une ascèse personnelle des
couples qui soit force et énergie. Le mariage, qui est une vocation
à part entière, implique la fidélité et la cohérence afin d'être
un espace de progrès de l'humain. Les époux doivent donc être
accompagnés par le biais d'une pastorale spécifique vigoureuse.
Personnalisée, la préparation sacramentale doit être longue et
rigoureuse, même si cela risque de diminuer le nombre des noces à
l'Eglise. On ne doit pas encombrer de causes matrimoniales les
tribunaux ecclésiastiques. Il a ensuite été question des media,
dont la présence est parfois envahissante dans leur présentation
d'idées opposées à la doctrine de l'Eglise en matière de mariage.
Les fidèles doivent êtres mis en garde mais aussi mieux armés.
L'enseignement de l'Eglise doit être plus incisif et ne pas se
limiter à des interdits. Comme Jésus, elle doit se faire proche des
personnes. En agissant ainsi il sera possible de réduire la fracture
entre doctrine et pratique, entre enseignement ecclésial et vie
familiale. Il n'est pas question de choisir entre doctrine et
miséricorde mais de développer une pastorale éclairée,
encourageant des familles en crise qui souvent ne ne sentent plus
appartenir à l'Eglise. Face aux couples en difficulté et aux
divorcés remariés, l'Eglise soit présenter la vérité et non
point un jugement. Avec compréhension, elle doit convaincre les
intéressés à suivre la vérité, à suivre l'Eglise qui dit la
vérité. C'est la miséricorde qui soigne et accompagne, d'autant
que les familles en crise n'attendent pas des solutions pastorales
rapides. Elles ne veulent pas être de simples statistiques mais se
sentir comprises et aimées. Il faut accorder plus d'espace à la
logique sacramentale qu'à la logique juridique. Pour ce qui est de
l'Eucharistie aux divorcés remariés, il a été réaffirmé qu'il
ne s'agit pas du sacrement des parfaits mais de qui chemine. Le débat
est revenu sur la nécessité de changer de langage, sur le principe
d'un dialogue plus large et assidu. Il convient d'écouter plus
souvent l'expérience des époux car leurs problèmes, loin d'être
ignorés, doivent devenir le fondement d'une théologie réelle. Il a
été décidé de préciser le sens de concepts comme l'inspiration
biblique, l'ordre de la création, la loi naturelle. Il ne suffit pas
de changer le vocabulaire pour établir un pont et engager un
dialogue efficace avec les fidèles. C'est bien d'une conversion
pastorale dont il est besoin pour rendre l'annonce évangélique plus
efficace.
On
a alors présenté les dimensions spécifiques de la famille que sont
la vocation à la vie, à la mission et à l'accueil. Témoigner du
Christ au travers de l'unité familiale fait d'elle la première
école d'altérité, un espace qui contraste avec l'agitation du
monde ambiant. L'éducation à la sainteté de la la famille, comme
icône de la Trinité, a été soulignée, avec la prière qui
transmet la foi des parents aux enfants. Là encore, les prêtres et
les catéchistes doivent également recevoir une formation plus
adaptée".
Visite du Pape à Strasbourg
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Comme
annoncé, le Pape se rendra le 25 novembre à Strasbourg. Accueilli
de manière privée à l'aéroport, ii se rendra à 10 h 30' au
Parlement européen pour y prononcer un discours. A midi, il
s'exprimera devant le Conseil de l'Europe, puis regagnera Rome vers
16 h.
Voyage apostolique en France
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). En réponse aux sollicitations de
journalistes, le Directeur de la Salle de Presse, a annoncé
qu'après sa visite du 25 novembre à Strasbourg, consacrée au
Parlement européen et au Conseil de l'Europe, le Saint-Père
effectuera une visite apostolique en France courant 2015.
Seconde Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). Cette
session a ouvert le débat général autour des questions suivantes:
Dessein de Dieu sur le mariage et la famille, Connaissance et
réception de l'Ecriture et des documents de l'Eglise sur mariage et
famille. La famille étant la cellule de la société, espace de
l'amour gratuit, parler de famille et de mariage inclut de parler
d'éducation et de fidélité. L'institution familiale doit donc être
protégée car il en va de l'avenir de l'humanité. Nombreux sont les
pères qui ont soutenu la nécessité d'adapter le langage de
l'Eglise afin que sa doctrine sur la famille, la vie et la sexualité
soit mieux compris.
A
l'exemple du Concile, il faut dialoguer avec le monde, avec une
ouverture critique mais sincère. Si l'Eglise n'écoute pas le monde,
celui-ci ne l'écoutera pas. Mais ce dialogue doit envisager des
sujets d'importance comme l'égalité de dignité homme femme ou le
rejet de la violence. C'est pourquoi l'Evangile doit être montré
plus qu'expliqué, c'est pourquoi il faut impliquer les fidèles dans
l'annonce en reconnaissant leur charisme missionnaire. Evangéliser
ne devant pas être une théorie dépersonnalisée, les familles
doivent témoigner concrètement des valeurs évangéliques. L'enjeu
consiste à passer de la défensive à la proposition, c'est à dire
de reproposer la foi au moyen d'un langage nouveau et de témoignages
convaincants rétablissant un pont avec la société. On a ainsi
suggéré l'usage d'une catéchèse plus biblique que théologique
car, malgré les apparences, les fidèles sont avides d'idéaux. Le
chrétien sachant que le bonheur auquel l'homme tend est le Christ,
il faut employer un langage adapté pour le dire au monde. L'Eglise
doit oeuvrer par attraction, avec amitié envers le monde. Face aux
couples en crise, à l'instar de Dieu, elle doit être compréhensive
et miséricordieuse, et envisager la question sous le profil d'une
justice respectueuse du dessein divin. Certes, le mariage demeure un
sacrement indissoluble. La vérité étant le Christ et non un
ensemble le règles, il convient de maintenir les principes tout en
adaptant les formes. La nouveauté dans la continuité, ainsi que le
disait Benoît XVI. Si le Synode ne met pas en discussion la
doctrine, il réfléchit sur la pastorale, sur le discernement
spirituel nécessaire à l'application de la doctrine face aux
problèmes de la famille. La miséricorde n'élimine pas les
commandements, elle en est la clef herméneutique.
On
a convenu de la nécessité d'aborder avec respect certains cas,
telles les unions libres marquées du sceau de l'amour et de la
fidélité, qui présentent des éléments de sanctification et de
vérité. Pour que le Synode diffuse encouragement et espoir, y
compris aux personnes qui se trouvent dans des situations
incorrectes, il faut avant tout envisager les aspects positifs. Et
plus encore, il faut aimer sincèrement les familles en crise. Dans
une société individualiste qui tend à la dissolution du modèle
familial, on enregistre une perte de sens de l'union de l'être
humain avec Dieu. Annoncer la beauté et la bonté de la famille ne
peut se limiter à l'esthétisme, à la proposition d'un idéal à
imiter, mais être une mise en valeur de l'alliance définitive des
époux envers Dieu.
Un
autre point essentiel s'étant dégagé des débats: le rejet du
cléricalisme. Souvent l'Eglise semble plus préoccupée de son
pouvoir que de son service, au point de désintéresser les gens.
Retournons à imiter le Christ et retournons à l'humilité. La
réforme de l'Eglise doit commencer par celle du clergé. Les fidèles
doivent trouver les pasteurs dans le sillage du Seigneur, alors
capables de les ramener vers lune Eglise enfin pleinement
évangélisatrice. Il a alors été question de la sexualité au sein
du mariage, et de sa valeur essentielle. Le sujet est tellement
débattu et critiqué lorsqu'il est vécu hors mariage, que l'amour
conjugal semble presque être une concession à la faiblesse humaine.
En cela il est apparu nécessaire de disposer de prêtres mieux
formés, mais aussi de politiques familiales capables de raviver la
foi au sein des familles chrétiennes.
Au
cours de la table ronde conduite entre 18 et 19 h, deux suggestions
se sont manifestées: Que le Synode lance un message de soutien aux
familles irakiennes, menacées d'extermination, contraintes à fuir
leurs foyers pour ne pas avoir à renier leur foi. La proposition
sera soumise à un vote. Et puis que le Synode se penche sur le
clergé marié des Eglises orientales, qui connaît parfois une crise
du couple pouvant conduire à la dissolution.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 7 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.Jan Zajac à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Cracovie (Pologne).
lundi 6 octobre 2014
Parler sans crainte, écouter avec humilité et accueillir avec un cœur ouvert
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014
(VIS). Ce matin, en présence du Saint-Père,
s'est tenue la première Congrégation générale du Synode des
évêques, consacré aux défis pastoraux de la famille dans le
contexte de l'évangélisation. Le Pape a salué les pères synodaux
et tous les collaborateurs du Synode, les rapporteurs, les
consultants, les traducteurs et toutes les personnes qui "ont
travaillé avec dévouement, patience et compétence, pendant de
longs mois, lisant, évaluant et élaborant les sujets, les textes et
les travaux de cette Assemblée générale extraordinaire. "Je
vous remercie également- a dit le Saint-Père- chers cardinaux,
patriarches, évêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs et
laïques, pour votre présence et votre participation qui enrichit
les travaux et l'esprit de collégialité et de synodalité pour le
bien de l'Eglise et des familles!... Vous apportez la voix des
Eglises particulières, réunies au niveau d'Eglises locales à
travers les Conférences épiscopales. L'Eglise universelle et les
Eglises particulières sont d'institution divine; les Eglises locales
ainsi entendues sont d'institution humaine. Cette voix, vous la
porterez en synodalité. C'est une grande responsabilité: porter les
réalités et les problématiques des Eglises, pour les aider à
cheminer sur cette voie qu'est l'Evangile de la famille... Une
condition générale de base est de parler clairement. Que personne
ne dise: Cela je ne peux pas le dire, on
penserait ceci ou cela de moi. Il faut tout dire de ce que l'on sent
avec Parresia. Après le dernier consistoire (février 2014) où
l'on a parlé de la famille, un cardinal m'a écrit
en disant: dommage que certains cardinaux n'aient pas eu le courage
de dire certaines choses par respect pour le Pape, pensant peut-être
que le Pape pensait diversement. Cela ne va pas, ce n'est pas la
synodalité, parce qu'il faut dire tout ce que dans le Seigneur on se
sent le devoir de dire, sans respect humain, sans crainte. En même
temps, on doit écouter avec humilité et accueillir avec un cœur
ouvert ceux que disent nos frères. C'est par ces deux attitudes que
l'on exerce la synodalité. C'est pourquoi, je vous demande, s'il
vous plaît, d'avoir ces attitudes de frères dans le Seigneur, de
parler avec parresia et d'écouter avec humilité. Faites-le
en toute tranquillité et paix, parce que le Synode se déroule
toujours cum Petro et sub Petro, et la présence du Pape est garantie
pour tous et garde de la foi. Chers frères, collaborons tous pour
que s'affirme avec clarté la dynamique de la synodalité".
Après
le bref discours du Saint-Père et le discours du président de
séance, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris
(France), le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du
Synode, a pris la parole pour décrire les différentes étapes de
préparation de cette assemblée extraordinaire, le nombre de
participants, les nouveautés et le travail du Secrétariat du
Synode, depuis la dernière Assemblée générale ordinaire d'octobre
2012, sous le pontificat de Benoît XVI, et a conclu avec le souhait
que l'assemblée actuelle soit "un lieu privilégié de
collégialité synodale qui annonce l'Evangile en cheminant et qui
soit imprégnée d'une nouvelle ouverture à l'Esprit, d'une méthode
et d'un style de vie et de témoignage, qui garantisse l'unité dans
la diversité, l'apostolicité dans la catholicité". Le
Cardinal Peter Erdö, Archevêque de Esztergom-Budapest (Hongrie) et
Rapporteur général du Synode, a ensuite pris la parole pour lire la
Relatio ante Disceptationem dont suit un résumé dans l'article
suivant.
Résumé de la Relatio ante Disceptationem
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014
(VIS). Le rapport préliminaire aux débats synodaux a été lu ce
matin par le Cardinal Peter Erdö. Rapporteur général de
l'assemblée, il a évoqué les points principaux sur lesquels la
discussion devra se développer. Il a d'abord souligné l'élément
nouveau, le fait que le rapport inclut déjà les interventions
écrites des pères synodaux, préalablement envoyées au Secrétariat
général du Synode. Dans le but de mieux répondre au sens collégial
de ces assises, le Rapport du Cardinal Erdö invite à envisager la
famille avec espérance et miséricorde, en annonçant sa valeur et
sa beauté car malgré les nombreuses difficultés, celle-ci n'est
pas un modèle dépassée. Nous vivons dans un monde fait de seules
émotions -a dit le Cardinal- dans lequel la vie n'est pas un projet
mais une série de moments, et l'engagement stable semble redouté
pour l'homme fragilisé par l'individualisme. Mais c'est justement
ici, face à ces signes des temps, que l'Evangile de la famille se
présente comme un remède, un véritable médicament, proposé en se
plaçant du point de vue de ceux qui ont plus de difficultés à la
reconnaître et à la vivre. Donc, non au catastrophisme ou à
l'abdication à l'intérieur de l'Eglise car il existe un patrimoine
de foi large et partagé. Par exemple, des formes idéologiques comme
la théorie du gender ou la mise à égalité des unions
homosexuelles et du mariage entre homme et femme, n'ont pas
l'approbation de la grande majorité des catholiques, alors que le
mariage et la famille sont encore largement entendus comme un
patrimoine de l'humanité, à conserver, promouvoir et défendre.
Certes, entre les fidèles, la doctrine est souvent peu connue ou peu
pratiquée, mais cela ne signifie pas qu'elle soit mise en
discussion. Cela vaut en particulier pour l'indissolubilité du
mariage et sa sacramentalité entre baptisés. La doctrine de
l'indissolubilité du mariage en tant que telle n'est pas remise en
question, celle-ci reste au contraire incontestée et dans la majeure
partie observée aussi dans la praxis pastorale de l'Eglise, avec les
personnes qui ont échoué dans leur mariage et qui cherche un
nouveau départ. Ainsi, ce ne sont pas les questions doctrinales,
mais les questions pratiques, inséparables d'autre part de la vérité
de la foi, qui sont en discussion dans ce Synode, de nature
exclusivement pastorales. D'où la nécessité d'une plus grande
formation, surtout pour les fiancés, afin qu'ils soient clairement
conscients tant de la dignité sacramentelle du mariage basé sur
l'unicité, la fidélité et la fécondité, qu'il s'agit d'une
institution de la société. Egalement menacée par des facteurs
désagrégeants comme le divorce, l'avortement, les violences, la
pauvreté, les abus, le cauchemar de la précarité, le déséquilibre
causé par les migrations, la famille reste toujours une école
d'humanité. La famille est presque la dernière réalité humaine
accueillante dans un monde déterminé presque exclusivement par la
finance et la technologie. Une nouvelle culture de la famille peut
être le point de départ d'une civilisation humaine renouvelée.
C'est pourquoi soutient concrètement la famille, même si une telle
aide ne peut faire abstraction d'un engagement effectif des états
dans la protection et la promotion du bien commun, à travers des
politiques adéquates".
En
tenant compte, ensuite, de ceux qui vivent dans des situations
matrimoniales difficiles, le Cardinal Erdö souligne que "l'Eglise
est une maison paternelle où une action de pastorale familiale
renouvelée et adéquate est nécessaire à leur égard, surtout pour
qu'ils sentent qu'ils sont aimés de Dieu et de la communauté
ecclésiale, dans une optique de miséricorde qui n'efface pas,
cependant, la vérité et la justice. La miséricorde n'enlève donc
pas non plus les engagements qui naissent des exigences du lien
matrimonial. Ceux-ci continuent de subsister même lorsque l'amour
humain s'est affaibli ou a cessé. Cela signifie que dans le cas d'un
mariage sacramentel (consommé), après un divorce, alors que le
premier conjoint est encore en vie, un deuxième mariage reconnu par
l'Eglise n'est pas possible". En outre, vu la diversité des
situations, divorces, mariages civils, cohabitation, le Cardinal Erdö
souligne "la nécessité de lignes directrices claires, afin que
les pasteurs des communautés locales puissent concrètement aider
les couples en difficultés, en évitant les improvisations d'une
pastorale-bricolage. Quant aux divorcés remariés civilement, il
serait trompeur de se concentrer seulement sur la question de la
réception des sacrement. Il convient, en revanche, de prêter
attention à un contexte plus large de préparation au mariage et de
soutien aux époux, non bureaucratique, mais pastoral, pour les aider
à comprendre les raisons de l'échec de leur première union et de
déterminer d'éventuels éléments de nullité. Il faut tenir compte
de la différence entre ceux qui ont par leur faute rompu un mariage
et ceux qui ont été abandonnés. La pastorale de l'Eglise devrait
prendre soin d'eux de façon particulière. Les divorcés remariés
civilement appartiennent à l'Eglise. Ils ont besoin et ont le droit
d'être accompagnés par leurs pasteurs, mais pas seulement. Vu le
peu de conscience que l'on a aujourd'hui du sacrement de mariage et
la mentalité de divorce diffuse, déclarer non valides des mariages
célébrés dans l'Eglise ne relève pas du hasard. D'où la
suggestion, contenue dans le Rapport, de revoir l'obligation de la
double sentence conforme pour la nullité du lien, afin d'éviter de
tomber dans l'automatisme, l'impression de concéder le divorce ou
dans des solutions injustes et scandaleuses. Dans ce contexte. il
semble nécessaire d'étudier la praxis des quelques Eglises
orthodoxes qui prévoient la possibilité de deuxièmes et troisièmes
noces, à caractère pénitentiel".
Dans
la dernière partie, le document du Cardinal Erdö revient sur
l'Evangile de la vie: "L'existence va de la conception à la
mort naturelle, et l'ouverture à la vie constitue une partie
essentielle, une exigence intrinsèque de l'amour conjugal, alors
qu'aujourd'hui, surtout en occident, qui choisit de ne pas avoir
d'enfants ou qui en veut à tout prix, se voit écrasé par sa propre
détermination. L'accueil de la vie, la prise de responsabilité en
ce qui concerne la procréation et le soin de la vie, ne sont
possibles que si la famille ne se conçoit pas comme un fragment
isolé, mais se sent insérée dans un réseau de relations... Il
devient de plus en plus important de ne pas laisser la famille, les
familles seules, mais de les accompagner et de les soutenir dans leur
chemin... Derrière les tragédies familiales, se cache souvent une
solitude désespérée, un cri de souffrance que personne n'a su
percevoir. Il est donc important de retrouver le sens d'une
solidarité diffuse et concrète, de dépasser cette privatisation
des affects qui vide de sens la famille et la confie au choix d'un
seul. Il faut créer, au niveau institutionnel, des conditions qui
facilitent l'accueil d'un enfant et l'assistance des personnes âgées,
comme un bien social à protéger et favoriser. De son côté,
l'Eglise doit consacrer un soin particulier à l'éducation de
l'affectivité et de la sexualité, en expliquant leur valeur et en
évitant les banalisations et superficialités". En conclusion,
affirme le Cardinal, "le défi du Synode est de réussir à
proposer de nouveau au monde, au-delà du cercle des catholiques
pratiquants et au vu de la situation complexe de la société, la
beauté du message chrétien sur le mariage et la famille, en donnant
des réponses vraies et pleines de charité, parce que le monde a
besoin du Christ".
Pour
le texte complet:
http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/10/06/0712/03003.html
Seconder le projet de Dieu en suivant l'Esprit
Cité
du Vatican, 5 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce matin
dans la Basilique vaticane la messe solennelle d'ouverture de
l'assemblée synodale sur la famille. Voici son homélie: Dans la
lecture d'Isaïe et de l’Evangile du jour on trouve l’image de la
vigne du Seigneur. "La vigne du Seigneur est le projet qu’il
cultive avec tout son amour, comme un paysan prend soin de son
vignoble. La vigne est une plante qui demande beaucoup de soin! Le
projet de Dieu c’est son peuple. Il l’a planté et le cultive
avec un amour patient et fidèle, pour qu’il devienne un peuple
saint, un peuple qui porte beaucoup de fruits de justice. Mais, aussi
bien dans la prophétie ancienne que dans la parabole de Jésus, le
rêve de Dieu est déçu. Isaïe dit que la vigne, aimée et si bien
soignée, a produit de mauvais raisins. Alors que Dieu attendait le
droit, voici le crime. Il attendait la justice, et voici les cris.
Dans l’Evangile, au contraire, ce sont les paysans qui ruinent le
projet du Seigneur: Ils ne font pas leur travail, mais ils pensent à
leurs intérêts. Dans sa parabole, Jésus s’adresse aux chefs des
prêtres et aux anciens du peuple, c’est à dire aux sages, à la
classe dirigeante. Dieu leur a confié de façon particulière son
peuple, pour qu’ils le cultivent, en prennent soin, le protègent
des animaux sauvages. Voilà la tâche des chefs du peuple, cultiver
la vigne avec liberté, créativité et ardeur". Mais la
tentation de la cupidité est toujours présente. Nous la trouvons
aussi, a dit le Pape, "dans la prophétie d’Ezéchiel sur les
pasteurs, commentée par saint Augustin dans son célèbre discours"
repris par la liturgie des heures. Pour assouvir leur cupidité
d’argent et de pouvoir...les mauvais pasteurs chargent sur les
épaules des gens des fardeaux insupportables qu’eux-mêmes ne
déplacent pas même avec un doigt. Nous aussi, au Synode, nous
sommes appelés à travailler pour la vigne du Seigneur. Les
assemblées synodales ne servent pas à discuter d’idées belles et
originales, ou à voir qui est le plus intelligent. Elles servent à
cultiver et à mieux garder la vigne du Seigneur, pour coopérer à
son projet d’amour sur son peuple".
"C'est
pourquoi le Seigneur nous demande de prendre soin de la famille, qui
depuis les origines est partie intégrante de son dessein d’amour
pour l’humanité. Nous sommes tous pécheurs et à nous aussi, peut
arriver la tentation de nous emparer de la vigne, à cause de la
cupidité qui ne nous manque jamais à nous, êtres humains. Le rêve
de Dieu se heurte toujours à l’hypocrisie de quelques-uns de ses
serviteurs. Nous pouvons décevoir le rêve de Dieu si nous ne nous
laissons pas guider par l’Esprit. Puisse-t-il nous donner la
sagesse qui va au-delà de la science, pour travailler généreusement
avec vraie liberté et humble créativité. Pour cultiver et bien
garder la vigne, il faut que nos cœurs et nos esprits soient gardés
en Jésus-Christ dans la paix qui surpasse tout ce qu’on peut
concevoir. Ainsi nos pensées et nos projets seront conformes au rêve
de Dieu, qui est de former un peuple saint qui lui appartienne et qui
produise les fruits du Royaume".
Chaque famille doit lire la Bible
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). A l'issue
de la messe, le Pape a récité l'angélus avec
les fidèles rassemblés Place St.Pierre. Il a tout particulièrement
remercié les frères pauliniens qui ont distribué la Bible éditée
pour marquer le centenaire de leur ordre: En ce début de Synode sur
la famille, remercions les. Mais attention, ce n'est pas une Bible de
plus! "La Bible n'est pas faite pour être posée sur un rayon
de bibliothèque. Il faut l'avoir en permanence à portée de main,
la lire souvent, chaque jour, le soir, le dimanche, seul ou ensemble,
parents, et enfants. Ainsi la famille grandit-elle dans la lumière
et la force de la Parole". Puis le Saint-Père a invité
l'assemblée à soutenir les travaux synodaux par la prière, en
invoquant l'intercession maternelle de Marie, rappelant que c'est à
Pompei la traditionnelle supplique à la Vierge du Rosaire.
Puisse-t-elle accorder la paix aux familles et au monde!".
Veillée de prière pour l'assemblée synodale
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). A 18 h a débuté
Place St.Pierre la veillée de prière pour la III Assemblée
générale extraordinaire du Synode des évêques, organisée par la
Conférence épiscopale italienne en présence du Pape et des pères
synodaux. Après des moments de prière et de réflexion, entrecoupés
de témoignages de la vie familiale, le Saint-Père a pris la parole
en indiquant d'abord que c'est l'heure à laquelle habituellement on
rentre à la maison pour se retrouver en famille. "C'est aussi
l'heure à laquelle certains se retrouvent seuls face à l'échec de
leurs projets. Nombreux sont ceux qui passent leur journée en
traînant leur résignation, leur état d'abandon et parfois leur
rancoeur. Dans tant de foyer, la joie de vivre s'en est allée.
Prions ce soir tout particulièrement pour ces personnes... Jusque
dans la culture individualiste, qui dénature ou rend lâches les
liens affectifs, existe le besoin essentiel de la stabilité... La
communion de vie des époux, leur ouverture à la vie et à la
solidarité, au dialogue inter-générations, au devoir d'éducation
et de transmission de la foi, font que la famille continue d'être
une école inégalée d'humanité, indispensable pour une société
plus juste et plus solide. Et plus ses racines sont profondes, plus
il est possible d'aller de l'avant dans la vie sans se perdre ni se
sentir dépaysé. C'est cet horizon de la famille qui aide à
percevoir toute l'importance de l'assemblée qui s'ouvre demain...
Pour comprendre ce que le Seigneur demande à son Eglise, nous devons
être attentifs aux signes de ce temps et percevoir l'état d'esprit
des gens afin de les comprendre, de saisir leurs attentes comme leurs
problèmes. C'est seulement ainsi que nous pourrons proposer de
manière crédible la bonne nouvelle appliquée à la famille...
Demandons avant tout à l'Esprit le don de l'écoute, de l'écoute de
Dieu afin de ressentir avec lui le cri du peuple, l'écoute du peuple
afin de respirer la volonté divine. Demandons aussi d'être prêts à
débattre fraternellement et sincèrement afin de répondre en
pasteurs aux enjeux qu'impose une société en changement... La
troisième qualité que nous invoquons...est de ne jamais perdre de
vue Jésus-Christ", c'est à dire d'assumer son mode de penser
et d'agir. Ainsi n'aurons-nous pas de difficulté à dégager de nos
travaux synodaux les parcours pastoraux utiles à la famille et à
ses composantes... Avec la joie évangélique nous retrouverons une
Eglise réconciliée et miséricordieuse, pauvre et amie des pauvres,
une Eglise capable d'aborder sereinement les difficultés venant de
l'intérieur comme de l'extérieur".
Le témoignage des athlètes handicapés
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a rencontré 7.000
athlètes handicapés du Comité paralympique italien, devant
lesquels il a rappelé la place du sport dans les rapports entre
personnes d'horizons différents. Source d'enrichissement réciproque,
il permet de se reconnaître frères et soeurs en favorisant la
culture de la rencontre contre celle du rejet: Ceci "rehausse
votre expérience car la pratique sportive malgré le handicap
physique transmet un message d'encouragement pour les personnes en
difficulté, un encouragement à employer toutes ses forces pour
réaliser de belles choses en dépassant les barrières qui nous
entourent comme celles qui sont en nous. Votre témoignage d'athlètes
est un grand signe d'espérance, la preuve que chacun possède des
capacités qu'il n'imagine souvent pas... Le Père le sait, qui nous
connaît mieux que tout autre, qui nous aime tel que nous sommes et
nous pousse à grandir selon nos possibilités. Dans votre action en
faveur d'un sport sans barrière ni exclusion, vous n'êtes jamais
seuls car Dieu vous accompagne. Puisse donc le sport être pour tous
un entraînement quotidien au respect de soi et des autres, une
occasion de découvrir des personnes et des espaces nouveaux qui vous
aident à vous sentir pleinement partie prenante à la société".
On ne peut assister passivement aux persécutions
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Secrétaire d'Etat a
présidé une messe pour les participants à la réunion des Nonces
apostoliques en poste au proche et moyen Orient. Voici les passages
saillants de son homélie: Ce qui est en cours dans certains pays de
cette région, a dit le Cardinal Parolin, nous accable. La paix est
de plus en plus menacée et nous sommes inquiets du sort des
communautés chrétiennes de Syrie et d'Irak persécutées par une
entité méprisant le droit et usant le terrorisme pour étendre son
pouvoir. Les chrétiens qui, depuis les temps apostoliques, vivent au
proche et moyen Orient sont en grand danger, ouvertement persécutés,
le plus souvent contraints à fuir leurs foyers et leurs pays... Les
forces du mal sont en action lorsque des esprits malades se
convainquent de ce que la violence et la terreur sont des méthodes
pour imposer à autrui une volonté de puissance se cachant sous une
vision religieuse. S'agissant d'une perversion du sens religieux, il
faut répondre à ses dramatiques conséquences. Si l'Eglise ne peut
rester silencieuse face aux persécutions dont ses fils souffrent, la
communauté internationale ne peut rester neutre entre agresseurs et
victimes. Seigneur, protège moi, tu es mon refuge, dit le
paslmiste...qui sait que sa vie est dans les mains de Dieu. Le
Seigneur est sa force et sa sécurité, celui qui accorde la paix,
qui prépare un avenir de joie... Tout chrétien sait que l'histoire
est guidée par la Providence et que les forces du mal ne prévaudront
pas. Cette certitude nous réjouit...et nous encourage
personnellement comme communautairement à prier sans répit et à
agir pour sensibiliser les gouvernements et l'opinion publique. Il ne
faut rien négliger qui puisse atténuer les souffrances de nos
frères qui sont dans l'épreuve et faire cesser les actions des
violents. La Providence continue de se servir de nous, de notre
liberté et de notre créativité, de notre disponibilité et de
notre engagement quotidien. Les chrétiens persécutés et toutes les
personnes souffrant injustement doivent pouvoir trouver dans l'Eglise
une institution qui les défend, qui prie et agit en leur faveur, qui
ne craint pas d'affirmer la vérité, qui parle pour les sans voix,
qui soutient les abandonnés, les déplacés et les discriminés. Si
tout dépend de Dieu et de sa grâce, il convient d'agir comme si
tout dépendait de nous, de nos prières et de notre solidarité".
En bref
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014
(VIS). LE SAINT-PERE A ENVOYE UN MESSAGE-VIDEO au
Centre international des Focolari de Loppiano (Italie) à l'occasion
du 50 anniversaire de sa fondation par Chiara Lubich. Il y dit que
Loppiano "est une citadelle inspirée de l'Evangile de la
fraternité...qui vit au service de l'Eglise et du monde...et
constitue un témoignage vivant et efficace de communion entre
personnes de différentes nations, cultures et vocations, en ayant
surtout soin au quotidien de maintenir avant
tout une charité
mutuelle et continue".
EN
FINIR AVEC LA GUERRE ET LES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME. C'est
ce que disent les représentants pontificaux au proche et moyen
Orient au terme de leur rencontre (2 - 4 octobre) au Vatican pour
discuter de la situation des chrétiens dans cette région. De graves
préoccupations font suite aux actes de quelques groupes extrémistes,
en particulier de "l'Etat Islamique", dont les violences et
abus ne peuvent laisser indifférents. On ne peut se
taire et la communauté internationale ne peut rester inerte
face au massacre de personnes en raison de leur seule appartenance
religieuse et ethnique... ni face à l'exode de milliers de personnes
et à la destruction de lieux de culte, ont-ils affirmés. Les
participants à la rencontre ont rappelé qu'il est licite d'arrêter
l'agresseur injuste, toujours dans le respect du droit international.
On ne peut cependant confier la résolution des problèmes à la
seule réponse militaire, mais celle-ci doit être traitée de façon
approfondie à partir des causes qui en sont à l'origine et qui
proviennent d'une idéologie fondamentaliste. Les leaders religieux,
chrétiens et musulmans, devraient jouer un rôle important en
collaborant pour favoriser le dialogue et l'éducation à la
compréhension réciproque, et en dénonçant clairement
l'instrumentalisation de la religion pour justifier la violence. Face
au drame de tant de personnes qui ont été contraintes à laisser
leurs maisons de façon brutale, les participants ont rappelé la
nécessité que soit reconnu le droit des chrétiens et des autres
groupes ethniques et religieux de rester sur leurs terres d'origine,
et pour ceux qui ont été contraints d'émigrer, le droit de revenir
dans des conditions adéquates de sécurité, en ayant la possibilité
de vivre et de travailler en liberté et avec des perspectives pour
l'avenir. Cela exige, dans les circonstances actuelles l'engagement
des gouvernements concernés et celui de la communauté
internationale. Enfin, ils ont souligné qu'on ne peut se résigner à
imaginer un Orient sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y
confessent le nom de Jésus.
Audiences
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Mgr.Joseph
Edward Kurtz, Archevêque de Louisville et Président de la
Conférence épiscopale des Etats-Unis, accompagné du Cardinal
Daniel N.DiNardo, Archevêque de Galveston - Houston et Vice
Président, de Mgr.Ronny E.Jenkins, Secrétaire général, et de
Mgr.Brian Bransfield, Secrétaire général Adjoint.
Mgr.Wojciech
Zaluski, Nonce apostolique au Burundi.
Mgr.Paolo
Rudelli, Envoyé spécial et Observateur permanent près le Conseil
de l'Europe.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Arundel and
Brighton (GB), présenté par Mgr.Kieran Conry, en conformité au
canon 401,2 du CIC.
Nommé
le P.Stane Zore, OFM, Archevêque métropolitain de Ljubjana
(superficie 6.134, population 776.336, catholiques 554.417, prêtres
428, diacres 221, religieux 546), en Slovénie. L'Evêque élu, né
en 1958 à Kamniku (Slovénie), a émis ses voeux religieux en 1984
et a été ordonné prêtre en 1985. Jusqu'ici Provincial de son
ordre et Président de la Conférence des religieux de Slovénie, il
a été curé de paroisse et maître de novices.
vendredi 3 octobre 2014
Visite du Président srilankais
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
M.Mahinda Rajapaksa, Président du Sri Lanka, qui
s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat: Il a été question de la situation du pays, des signes
d'amélioration de la situation socio-économique, et des espoirs
d'une résolution des légitimes attentes des diverses composantes de
la société. Les parties ont exprimé le voeu que la prochaine
visite du Saint-Père soit perçue comme un signe d'attention au
peuple srilankais ainsi que comme un encouragement pour tous ceux qui
oeuvrent au bien commun et à la réconciliation nationale, pour la
justice et la paix.
Suite de la réunion avec les Nonces du proche et moyen Orient
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). La réunion avec les Nonces
apostoliques en poste au proche et moyen Orient se poursuit pour
étudier la question de la présence chrétienne dans cette région.
Ce matin, le Secrétaire pour les relations avec les états a tracé
un tableau de la situation politique régionale et ses répercussions
internationales, exposant les principes guides de l'action du
Saint-Siège. La paix, a rappelé Mgr.Mamberti, doit être recherchée
régionalement par un dialogue qui tienne compte des intérêts de
toutes les parties, et non dans l'imposition forcée de choix
unilatéraux. Il convient donc de combattre le fondamentalisme qui
est à la base de la violence terroriste. Les dirigeants religieux
doivent pour ce favoriser le dialogue inter-religieux et la
collaboration de tous. L'attention du Saint-Siège et ses rapports
avec les pays musulmans ont toujours tendu à garantir la protection
et le respect des chrétiens et des autres minorités, leur droits de
citoyens à part entière et leur liberté religieuse. Ensuite le
Nonce pour Jérusalem et la Palestine a fait un exposé sur le
conflit israélo-palestinien et la présence des chrétiens en Terre
Sainte. La solution de ce conflit est fondamentale pour la stabilité
et la paix régionale. Sa non résolution continue d'avoir de très
graves conséquences régionales et internationales. Le récent
voyage papal et la rencontre de prière au Vatican avaient fait
naître quelque espérance, mais le conflit de Gaza rappelle combien
la situation est critique et complexe. Ceci dit, il convient de
relancer les efforts diplomatiques en vue d'une solution juste et
stable dans le respect des droits de chacun. Après un tour de table,
le Secrétaire du Conseil pour l'unité a fait le point sur les
rapports de l'Eglise avec les diverses confessions chrétiennes de la
région. Cet après-midi sont prévus un rapport sur la question des
réfugiés par le Secrétaire du Conseil pour les migrations, et un
autre sur la promotion de la justice et paix par le Président du
Conseil Iustitia et Pax. Après un débat, la session se conclura par
les vêpres et un dîner fraternel. Demain, journée conclusive, une
messe sera présidée par le Secrétaire d'Etat, suivie d'un échange
d'opinions destiné aux conclusions de la rencontre et aux
propositions qui devront en découler.
Audience au Conseil des Conférences épiscopales d'Europe
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu
les membres du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, réuni
en séance plénière pour débattre du thème Famille et avenir.
Préférant improvisier, il a remis le discours préparé à ses
hôtes: Reconnaissant d'emblée que ces soixante-dix pasteurs
connaissent bien la complexité des enjeux auxquels l'Eglise doit
faire face en Europe, il a redit qu'elle doit être une Eglise "en
sortie", c'est à dire en mouvement vers toutes les périphéries,
sans craintes ni réticences, avec courage apostolique. Revenant sur
le thème de l'assemblée, qui permet de réfléchir sur les moyens
de valoriser l'institution familiale, le Saint-Père insiste sur la
nécessité de faire des paroisses des familles de familles. Certes,
ajoute-t-il, "les expériences pastorales ne manquent pas, ni
l'engagement socio-politique à soutenir les familles, celles qui
fonctionnent bien comme celles qui souffrent ou risquent de se
rompre. Il convient donc d'en tenir compte" pour aller au devant
des hommes et des femmes pour "les mettre en réseau dans le
cadre des communautés diocésaines. La collaboration des pasteurs et
des familles s'étendant à l'éducation, les premiers doivent
veiller à une correcte application de la mission" des parents
auprès de leurs enfants. La famille doit être "une école
d'humanité, de fraternité, d'amour et de communion qui prépare les
nouvelles générations à être des citoyens responsables. Une
étroite collaboration entre l'Eglise et la famille favorise aussi le
développement de l'esprit de justice et de solidarité, de paix et
d'expression des convictions". Si les parents ont la
responsabilité première de l'éducation, ils ont également le
droit de choisir le type d'éducation de leurs enfants, "en
conformité avec leurs convictions morales et religieuses. C'est
pourquoi il convient de tracer des directives communes qui
soutiennent efficacement l'école catholique". En conclusion, le
Pape encourage ses hôtes "à être une voix prophétique au
sein de la société, avant tout là où la sécularisation du
continent rend de plus en plus marginal le fait de parler de Dieu".
Ne pas se limiter à faire le prêtre
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu
l'assemblée plénière annuelle de la Congrégation pour le clergé,
insistant d'emblée sur le fait que la vocation sacerdotale "est
un trésor que Dieu place dans le coeur des hommes qu'il a choisi
pour le suivre... Ce don, qui a besoin d'être découvert et mis en
lumière, n'est pas fait pour enrichir son seul bénéficiaire. Qui
est appelé au ministère ordonné n'est pas maître de sa vocation
mais l'administrateur de ce que Dieu lui a confié pour le bien de la
communauté, et même des personnes éloignés de la pratique
religieuse ou qui ne sont pas chrétiennes. C'est la communauté qui
est la gardienne du trésor de vocations destinées à son service.
Elle doit donc être plus consciente de son rôle de promotion
d'accueil et d'accompagnement de ces vocations". Puis il a
rappelé l'importance de la formation, qui permet de faire fructifier
les vocations: "Jésus n'a pas dit à ceux qu'il a appelé,
Viens et je t'explique... Il leur a simplement dit Viens et suis
moi... C'est la méthode que continue à adopter l'Eglise vis à vis
de ses ministres". Ainsi la formation ne peut-elle être à
terme, vu que "les prêtres ne cessent d'être les disciples de
Jésus, et de le suivre". Qui plus est, "toute vocation est
destinée à la mission et la vocation sacerdotale est une mission
d'évangélisation... Or la première forme de l'évangélisation est
de témoigner de la fraternité et de la communion, entre prêtres et
des prêtres avec l'évêque". Au fond, a conclu le Pape, "il
s'agit d'être prêtre, sans se limiter donc à faire le prêtre.
Pour ce il faut être libre de toute mondanité spirituelle, et
savoir que sa propre vie évangélise avant même les oeuvres".
Il a pour finir recommandé aux évêques d'avoir toujours pour
objectif le bien de leurs communauté, et pour ce d'être très
attentifs aux vocations "sans accepter des candidats seulement
par manque de prêtres dans leur diocèse".
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