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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 17 novembre 2015

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 17 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Membre de la Congrégation pour les causes des saints, le Cardinal Edwin Frederick O'Brien, Grand Maïtre de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Conseiller de la Commission pontificale pour l'Amérique latine, Mgr.Jorge Carlos Patrón, Secrétaire pour les séminaires de la Congrégation pour le clergé.

Consulteur de la Congrégation pour les causes des saints, Mme.Stefania Nanni, Maître Assistant près l'Université La Sapienza de Rome (Italie).



lundi 16 novembre 2015

Réunion inter-dicastères


Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Ce matin Saint-Père a présidé une réunion des chefs de dicastères de la Curie Romaine.



Visite à la communauté évangélique luthérienne de Rome


Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Hier après midi, le Saint-Père a rencontré la communauté évangélique luthérienne de Rome à la Christuskirche, où il a été chaleureusement accueilli par le Pasteur Jens-Martin Kruse, qui, dans son discours de bienvenue, a aussi rappelé les visites de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Le Pape a répondu aux questions de trois membres de la communauté, un enfant et deux femmes. Ensuite, après les vêpres et la lecture d'un passage de Matthieu, il a prononcé une homélie improvisée dans laquelle il a souligné que les luthériens et les catholiques doivent se demander pardon mutuellement pour les persécutions des uns contre les autres et pour le scandale des divisions.

La première question à laquelle le Pape a répondu, fut celle d'un enfant qui voulait savoir ce qui lui plaisait le plus comme Pape. "ce qui me plaît le plus sincèrement c'est d'être un prêtre, un pasteur -a répondu le Saint-Père-... J'aime être Pape avec un style de curé. Le service. Cela me plaît dans le sens où je m'y sens bien, quand je visite les malades, quand je parle avec les personnes qui sont un peu désespérées, tristes. J'aime beaucoup aller dans les prisons... parler avec les prisonniers. Chaque fois que je rentre dans une prison, je me demande: Pourquoi eux et pas moi? Et là, je sens le salut de Jésus Christ, l'amour de Jésus Christ pour moi. Parce que c'est lui qui m'a sauvé. Je ne suis pas moins pécheur qu'eux, mais le Seigneur m'a pris par la main. Cela aussi je le sens. Et quand je vais en prison, je suis heureux. Etre Pape c'est être évêque, être prêtre, être pasteur. Si un Pape n'agit pas comme un évêque, si un Pape n'agit pas comme un prêtre, s'il n'agit pas comme un pasteur, il sera une personne très intelligente, très importante, il aura beaucoup d'influence sur la société, mais je pense...que dans son cœur, il ne sera pas heureux".

La deuxième question fut celle d'une luthérienne mariée à un catholique qui regrettait de ne pouvoir participer avec son mari à la Cène du Seigneur. "Ce n'est pas facile pour moi de répondre -a dit le Pape-... Je pense à ce que le Seigneur nous a dit quand il nous a donné ce commandement: Faites cela en mémoire de moi... La Cène du Seigneur aura lieu, le banquet final de la Nouvelle Jérusalem aura lieu... Toutefois, au long du chemin, je me demande, et je ne sais pas comment répondre mais je fais mienne votre question: Partager la Cène du Seigneur est la fin d'un chemin ou c'est le viatique pour marcher ensemble? Je laisse la question aux théologiens, à ceux qui comprennent. C'est vrai que dans un certain sens, partager c'est dire qu'il n'y a pas de différence entre nous, que nous avons la même doctrine... Mais n'avons-nous pas le même baptême? Et si nous avons le même baptême, nous devons marcher ensemble... Quand vous priez ensemble, ce baptême grandit, devient fort. Quand vous enseignez à vos enfants qui est Jésus...faites de même, dans la langue luthérienne et dans la langue catholique, mais c'est la même chose. La question est: Et la Cène? Il y a des questions auxquelles seulement si l'on est sincère avec soi-même et avec le peu de lumières théologiques dont je dispose, on doit répondre de même, voyez vous. Ceci est mon corps, ceci est mon sang, a dit le Seigneur. Faites cela en mémoire de moi, et cela est un viatique qui nous aide à marcher...Je réponds à votre question par une autre: comment puis-je faire avec mon mari, pour que la Cène du Seigneur m'accompagne sur ma route? C'est un problème auquel chacun doit répondre. Mais un ami pasteur me disait: Nous croyons que le Seigneur est présent là. Il est présent. Vous croyez que le Seigneur est présent. Et quelle est la différence? Il y a des explications, des interprétations. La vie est plus grande que les explications et les interprétations. Vous faites toujours référence au baptême: une foi, un baptême, un Seigneur, comme nous dit Paul, et de là vous en assumez les conséquences. Je n'oserai jamais donner un permis de faire cela, parce que cela ne relève pas de ma compétence. Un baptême, un Seigneur, une foi. Parlez avec le Seigneur et allez de l'avant. Je ne peux en dire plus".

La dernière question, posée par la trésorière d'un projet d'aide aux familles de réfugiés, demandait comment lutter contre la misère et faire en sorte que les chrétiens ne la considèrent pas comme inévitable ou, pire encore, n'érigent pas de nouveaux murs pour se défendre de cette misère. "L'homme, dès le premier instant, si nous lisons l'Ecriture, est un grand constructeur de murs qui séparent de Dieu -a répondu le Pape-. Il y a de la fantaisie derrière les murs humains, la fantaisie de devenir comme Dieu. Pour moi, le mythe, pour le dire de façon technique, ou le récit de la Tour de Babel, est l'attitude de l'homme et de la femme qui construisent des murs, parce que construire un mur c'est dire: Nous sommes les puissants, vous êtes dehors...Construire un mur est exclure, cela va dans ce sens... Le mur est le monument de l'exclusion. Nous aussi dans notre vie intérieure, combien de fois les richesses, la vanité, l'orgueil deviennent un mur devant le Seigneur, nous éloignent du Seigneur... Comment faire pour ne pas faire de murs?Faire comme Jésus... se mettre à la place du dernier... Avec cette œuvre de soutien aux jeunes mères, vous ne faites pas de murs, vous rendez service.. L’égoïsme humain veut se défendre, défendre son pouvoir, son égoïsme, mais en se défendant ainsi on s'éloigne de la source de richesse. Les murs, à la fin, sont comme un suicide. Ils t'enferment".


Après quoi le Pape François a récité l'office des vêpres et prononcé une brève homélie dans laquelle, citant l'évangile de Matthieu, il a parlé des questions que Jésus nous posera au jour du jugement. "Tu as été à la messe? Tu as fait une bonne catéchèse? Non. Les questions seront sur les pauvres, parce que la pauvreté est au centre de l'Evangile. Etant riche, il s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... C'est le choix du service. Jésus est Dieu? C'est le Seigneur? C'est vrai. Mais c'est le serviteur, et le choix se fera sur cela. As-tu consumé ta vie pour toi ou pour servir? Pour te défendre des autres avec des murs ou pour les accueillir avec amour? Ce sera le dernier choix de Jésus. Je me demande: mais nous, luthériens et catholiques, de quel côté serons-nous, à droite ou à gauche? Mais il y a eu de sombres époques entre nous. Pensez aux persécutions... entre nous! Avec le même baptême! Pensez à tous ces brûlés vifs. Nous devons nous demander pardon de cela, du scandale de la division, parce que tous, luthériens et catholiques, nous sommes dans ce choix, pas ailleurs, le choix du service comme Lui nous l'a indiqué, le serviteur du Seigneur. Pour conclure, quand je vois le Seigneur serviteur qui sert, j'aime lui demander d'être le serviteur de l'unité, qu'il nous aide à cheminer ensemble. Aujourd'hui, nous avons prié ensemble. Prier ensemble, travailler ensemble pour les pauvres, pour les nécessiteux. Nous aimer ensemble, d'un véritable amour de frères. Mais Père, nous sommes différents parce que nos livres dogmatiques disent une chose et les vôtres une autre. Mais un de vos grands représentants a dit une fois qu'est arrivée l'heure de la diversité réconciliée. Demandons aujourd'hui cette grâce, la grâce de cette diversité réconciliée dans le Seigneur, c'est-à-dire de Yahvé, de ce Dieu qui est venu parmi nous pour servir et non pour être servi".

La perspective de la fin du monde ne nous dévie pas du présent


Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre. Evoquant l'Evangile du jour où Jésus, avant sa dernière Pâque, parle des derniers temps et des signes apocalyptiques que sont les guerres, les famines et autres catastrophes. Ces éléments, toutefois, ne constituent pas l'essentiel du message, "le noyau central autour duquel tourne le discours de Jésus, c'est lui-même, le mystère de sa personne et sa mort et résurrection, et son retour à la fin des temps. Notre but, c'est de rencontrer le Seigneur ressuscité... nous n'attendons pas un moment ou un lieu, mais nous allons à la rencontre d'une personne, Jésus. C'est pourquoi, le problème n'est pas de savoir quand auront lieu ces signes prémonitoires des derniers temps, mais d'être prêts à la rencontre. Il ne s'agit pas non plus de savoir comment se passeront ces choses, mais comment nous devons nous comporter, aujourd'hui, dans cette attente. Nous sommes appelés à vivre le présent, en construisant notre avenir avec sérénité et confiance en Dieu... La perspective de la fin ne nous dévie pas de la vie présente, mais nous fait regarder notre époque dans une optique d'espérance... Notre espérance a un visage, le visage du Seigneur ressuscité... Le triomphe de Jésus à la fin des temps sera le triomphe de la croix, la démonstration que le sacrifice de soi par amour du prochain, à l'imitation du Christ, est la seule puissance victorieuse et le seul point d'ancrage au milieu des bouleversements et des tragédies du monde". Le Seigneur "n'est pas seulement la ligne d'arrivée de notre pèlerinage terrestre, mais une présence constante dans notre vie... c'est pourquoi, quand il parle de l'avenir, et nous projette vers lui, c'est toujours pour nous ramener au présent. Il s'oppose aux faux prophètes, aux voyants qui disent proche la fin du monde, et aux fatalisme". Le Christ "veut soustraire ses disciples de toute époque des dates, des prévisions, des horoscopes, et concentre notre attention sur le présent de notre histoire... Cette présence de Jésus nous appelle à l'attente et à la vigilance, qui excluent autant l'impatience que l'assoupissement, autant les fuites en avant que l'emprisonnement dans l'époque actuelle et dans la mondanité".

Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violences est blasphème


Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Saint-Père a redit sa solidarité et sa compassion face aux attentats ayant ensanglanté Paris, exprimant ses condoléances fraternelles au chef de l'Etat et au peuple français. "Une telle barbarie nous laisse sans voix. Comment l'esprit humain peut-il concevoir des actes aussi horribles, dont l'exécution a choqué la France et le monde entier. Une telle offense à la dignité de la personne ne peut qu'être objet de condamnation. Redisons-le, la violence et la haine ne résolvent pas les problèmes de l'humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence est blasphème. Unissons-nous dans la prière et confions à la divine miséricorde les victimes de cette tragédie. Que Marie, mère de miséricorde, suscite chez tous des pensées sages et des propositions pacifiques. Qu'elle protège la France, la fille aînée de l'Eglise, qu'elle veille sur l'Europe et le monde. Prions en silence avant de réciter un Ave Maria". Après quoi, le Pape a rappelé qu'au Brésil, à Três Pontas, a été béatifié aujourd'hui Francisco de Paula Victor, un prêtre d'origine africaine et fils d'une esclave. Il fut un curé zélé qui "se distingua en particulier par sa grande humilité. Puisse son extraordinaire témoignage être un modèle pour les prêtres, qui sont appelés à être les humbles serviteurs du peuple de Dieu".


Hommage du Pape au Jesuit Refugee Service


Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Ce matin le Pape a reçu150 membres du Jesuit Refugee Service, organisation internationale fondée il y a 35 ans par le P.Pedro Arrupe, qui œuvre actuellement dans plus de 45 pays, et dont la mission est d'accompagner, aider et défendre les droits des réfugiés et des personnes déplacées. Comme l'a rappelé le Pape au cours de l'audience, l'ancien Préposé Général de la Compagnie de Jésus lancé cette initiative en voyant les conditions des réfugiés vietnamiens fuyant sur des Boat People, exposés aux attaques des pirates et aux dangers de la mer méridionale de Chine. Celui qui était alors supérieur des jésuites, et qui avait connu l'explosion de la bombe atomique à Hiroshima, se rendit compte de l'amplitude de ce tragique exode de réfugiés et considéra qu'il s'agissait d'un défi que les jésuites ne pouvaient ignorer, s'ils voulaient rester fidèles à leur vocation. C'est pourquoi le P.Arrube souhaita que le Service jésuite pour les réfugiés "aille à la rencontre des besoins humains et spirituels des réfugiés, et non pas seulement des besoins immédiats de nourriture et d'asile, mais aussi à l'exigence de voir respectée leur dignité humaine blessée, et d'être écoutés et réconfortés". Le Saint-Père a alors évoqué les estimations du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies qui avance le nombre de 60 millions de réfugiés dans le monde, le plus élevé depuis la seconde guerre mondiale, et a souligné que le Service jésuite aux réfugiés souhaitait être présent là où il y avait le plus besoin, dans les zones de conflit et d'après conflits, citant notamment son activité en Syrie, Afghanistan, République centrafricaine et dans la zone orientale de la République démocratique du Congo, où il accueille des personnes de foi diverse qui partagent leur mission. "Le Jesuit Refugee Service travaille pour offrir espérance et avenir aux réfugiés, avant tout à travers le service de l'éducation, qui touche un grand nombre de personnes et revêt une importance particulière. Offrir une éducation est beaucoup plus qu'enseigner des notions. C'est une intervention qui offre aux réfugiés quelque chose pour aller au-delà de la survie, maintenir vive l'espérance, croire en l'avenir et faire des projets. Donner à des enfants un banc d'école est le cadeau le plus beau que vous puissiez faire. Tous vos programme ont cet objectif ultime d'aider les réfugiés à grandir dans la confiance en soi, à développer au mieux le potentiel qu'ils ont et à les mettre en mesure de défendre leurs droits individuels et communautaires. Pour les enfants contraints à émigrer, les écoles sont des espaces de liberté. En classe, ils sont pris en charge par les enseignants et sont protégés. Malheureusement, nous savons que même les écoles ne sont pas épargnées des attaques par ceux qui sèment la violence. Au contraire, les salles de classe sont des lieux de partage, même avec des enfants de culture, d'ethnie et religions différentes, où l'on suit un rythme régulier, un ordre confortable, dans lesquelles les enfants peuvent se sentir de nouveau normaux, et leurs parents heureux de les savoir à l'école". Cependant, beaucoup d'enfants et de jeunes réfugiés ne reçoivent pas une éducation de qualité et l'accès à l'éducation reste limité, notamment pour les filles et dans l'enseignement secondaire. C'est pourquoi, au cours du prochain Jubilé de la Miséricorde, le Service s'est fixé l'objectif d'aider plus de 100.000 enfants réfugiés à aller à l'école, par une initiative d'éducation globale dont le thème est: Mettons en marche la Miséricorde, et à laquelle participe de nombreux bienfaiteurs. Le Pape a conclu son discours en invitant les personnes présentes à penser , alors qu'elles mènent leur tâche à bien, à la Sainte Famille qui a fui en Egypte pour échapper à la violence et chercher refuge en terre étrangère et a rappelé les paroles de Jésus: Bienheureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde. Pour finir, le Saint-Père a évoqué ce qui fut le chant du cygne du P.Arrupe, sa visite à ce centre d'accueil asiatique juste avant de rentrer à Rome, où il fut frappé d'yctus. Il recommanda de prier et de prier encore, alors "puisse son souvenir vous accompagner, le souvenir d'un brave homme à qui le Seigneur a donné la joie de prendre congé du onde en s'exprimant devant des réfugiés". 

Après les attentats de Paris


Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). A la suite des événements de Paris, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au Cardinal Archevêque de Paris: "Informé des horribles attaques terroristes qui se sont produites dans des rues de Paris et au Stade de France, causant la mort de très nombreuses personnes et en blessant beaucoup d’autres, le Pape François s’associe par la prière à la souffrance des familles éprouvées par ce drame ainsi qu’à la douleur du peuple français. Il invoque Dieu, Père de miséricorde, afin qu’il accueille les victimes dans la paix de sa lumière et apporte réconfort et espérance aux blessés et à leurs familles. Il les assure, ainsi que toutes les personnes qui ont participé aux secours, de sa proximité spirituelle. Une fois encore, le Saint-Père condamne avec vigueur la violence, qui ne peut rien résoudre, et il demande à Dieu d’inspirer à tous des pensées de paix et de solidarité et de répandre sur les familles dans l’épreuve et sur tous les Français, l’abondance de ses bénédictions".

Par ailleurs, en milieu de journée, le Saint-Père a répondu téléphoniquement aux questions d'un journaliste de la chaîne de radio télévision de la Conférence épiscopale italienne:

Que vous inspire le carnage de Paris?: "Je suis choqué et attristé. Je ne comprends pas. De tels actes commis par des êtres humains sont difficiles à comprendre... Je prie, plein de compassion pour la France bien-aimée, solidaire des familles de victimes".

Vous avez souvent parlé d'une troisième guerre mondiale par fragments: "Ce qui s'est produit, c'est un de ces fragments. Rien ne saurait le justifier...".


Surtout pas une justification religieuse!: "Bien sûr que non, ni religieuse ni d'un quelconque autre type. Ces actes sont inhumains, et c'est pourquoi je suis aux côtés de toutes les personnes souffrantes et de la France entière". 

Communiqué du Secrétariat général du Synode des évêques


Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Le Secrétariat général du Synode des évêques a communiqué ce matin la liste complète des Membres des son XIV Conseil ordinaire:

Le Cardinal Christoph Schönborn, OP, Archevêque de Vienne et Président de la Conférence épiscopale autrichienne.

Le Cardinal Wilfrid Fox Napier, OFM, Archevêque de Durban (Afrique du Sud).

Le Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Archevêque de Tegucigalpa et Président de la Conférence épiscopale hondurienne.

Le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax.

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay et Président de la Conférence épiscopale indienne.

Le Cardinal Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines).

Le Cardinal Vincent Gerard Nichols, Archevêque de Westminster et Président de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles.

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Mgr.Charles Joseph Chaput, OFM.Cap, Archevêque de Philadelphia (USA).

Mgr.Bruno Forte, Archevêque de Chieti - Vasto (Italie).

Auxquels s'ajoutent les trois Membres désignés par le Saint-Père:

SB Louis Raphaël I Sako, Patriarche des chaldéens.

Mgr.Carlos Osoro Sierra, Archevêque de Madrid (Espagne).


Mgr.Sérgio da Rocha, Archevêque de Brasília et Président de la Conférence épiscopale brésilienne. 

Attribution du Prix Ratzinger 2015


Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). A midi, en Salle de presse du Saint-Siège, a eu lieu la présentation du Prix Ratzinger, institué par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, qui sera décerné le 21 novembre. Sont intervenus Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, membre du Comité scientifique de la Fondation, Mgr.Giuseppe Scotti, Président de la Fondation, et le professeur Pietro Luca Azzaro, Secrétaire exécutif. Ont reçu le prix cette année M.Nabil el-Khoury (Liban) et le P.Mario de França Miranda, SJ (Brésil).

M.Nabil el-Khoury a enseigné de 1974 à 1977 à la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich, et depuis 1977, il est professeur à l'Université de Beyrouth. Il est actuellement professeur de philosophie et de littérature comparée à l'Université libanaise de Beyrouth et à l'Université de Tubingen. Il est aussi traducteur en arabe de l'Œuvre complète de Joseph Ratzinger-Benoît XVI. Il a donné des cours à l'Université Eberhard Karls de Tubingen, à l'Université catholique d'Eichstätt-Ingolstadt (Allemagne), à l'Université Johannes Gutenberg de Maïnz (Allemagne), à l'Université de Fribourg (Allemagne) et à l'Université de Salzbourg (Autriche).

Le P.Mario de França Miranda, SJ, a commencé à enseigner à la Faculté de théologie de la PUC. L'année suivante, il fut doyen de la faculté pendant deux ans. En 1979, à Belo Horizonte, il fut professeur ordinaire de théologie systématique à la faculté de théologie de la Compagnie de Jésus au Brésil, et en 1990, il fut nommé recteur académique de cette même institution jusqu'en 1992. En 1993, il exerrça son magistère théologique à la faculté de théologie de la PUC dont il en fut de nouveau le doyen de 2001 à 2003. Ces dernières années, il s'est consacré à des études de nature ecclésiologique. Ses activités en dehors du milieu académique consistent à donner des cours dans différents diocèses du Brésil et surtout à collaborer avec la Conférence épiscopale brésilienne. Il a été par deux fois entre 1992 et 1993, membre de la Commission théologique internationale du Vatican, sous la direction du Cardinal Joseph Ratzinger.

Dans son intervention, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, a souligné que cette année, "par ce choix, la Fondation élargit, pour ainsi dire, encore plus ses horizons. En effet, depuis le début, le Prix Ratzinger a été remis à des théologiens de pays différents: Italie, France, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne, Etats-Unis, et, fort de l'esprit œcuménique qui anime la fondation, cet honneur a aussi été conféré à quelques représentants d'autres confessions chrétiennes. Cette année les deux personnes primées sont catholiques, mais aucune d'elles n'appartient au monde occidental". Il a aussi ajouté que "avec ces deux figures, est renforcée, non seulement quantitativement mais aussi qualitativement, la liste de théologiens qui ont remporté le Prix Ratzinger".


Envoyé spécial en Italie


Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 22 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Salvatore De Giorgi, son Envoyé spécial à la clôture du V centenaire de la création du diocèse de Lanciano (Italie, 22 novembre).


Audiences


Cité du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Antonio Napolioni, Evêque de Crémone (surface 1.0917, population 370.564, catholiques 332.664, prêtres 330, diacres 14, religieux 174), en Italie. L'Evêque élu, né en 1957 à Camerino (Italie) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Pro Vicaire de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été recteur de séminaire, enseignant et curé de paroisses. Il succède à Mgr.Dante Lanfranconi, dont la renonciation a été accepté pour limite d'âge.

Mgr.Corrado Sanguineti, Evêque de Pavie (surface 782, population 190.602, catholiques 179.000, prêtres 134, diacres 5, religieux 143), en Italie. L'Evêque élu, né en 1964 à Milan (Italie) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse. Licencié en sciences bibliques et en théologie, il a été responsable diocésain de la pastorale des jeunes, puis des vocations et de la formation du clergé, enseignant, curé de paroisse et membre du Presbyterium. Il succède à Mgr.Giovanni Giudici, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Enrique Sánchez Martínez, Evêque de Nuevo Laredo (surface 19.378, population 1.063.000, catholiques 894.000, prêtres 71, diacres 8, religieux 97), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Durango (Mexique).



vendredi 13 novembre 2015

Actualité de la pensée de Romano Guardini


Cité du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Pape François a reçu ce matin la Fondation Romano Guardini participant au congrès organisé par l'Université pontificale Grégorienne pour le 150 anniversaire de ce prêtre, théologien et écrivain italien de nationalité allemande. Au cours de l'audience, M.Ludwig von Pufendorf, Président de la Fondation a annoncé la publication d'un texte inédit de Guardini, dont le Saint-Père a dit qu'il a beaucoup à dire aux hommes de notre temps et non seulement aux chrétiens. Dans son livre sur le monde religieux de Dostoïevski, Guardini cite l'épisode des Frères Karamazov dans lequel une paysanne avoue à un moine avoir tué son mari malade, qui l'avait toujours maltraitée. Voyant que la femme est désespérée et convaincue de sa condamnation éternelle, le moine Zozime lui dit: Ne crains rien, ne t'afflige pas être. S'il est sûr de ton repentir Dieu te pardonnera. Il pardonne tout. "D'autre part, il n'y a pas sur toute la terre un péché que Dieu ne pardonnera pas ceux qui se repentent sincèrement. Personne ne peut commettre un péché si grande évasion de l'amour infini de Dieu". Puis le Pape a expliqué la paysanne, comme toutes les personnes simples, comprit de quoi il s'agissait, "saisie par la grandeur qui brille dans la sagesse et dans la force et l'amour du moine: La sainteté d'une vie vécue dans la foi, capable de voir Dieu tout en étant proche de l'homme. Dans ce sens, Guardini a dit qu'il fallait simplement accepter la vie, car dans la main de Dieu, la volonté personnelle devient la volonté de Dieu, sans que la créature cesse d'être créature de Dieu". Pour Guardini, cette "unité de vie avec Dieu consiste dans la relation concrète des personnes avec le monde et avec les autres. L'individu se sent part d'un peuple. ''Peut-être pourrions nous appliquer à notre temps les réflexions de Guardini, en essayant de découvrir la main de Dieu dans les événements. Nous reconnaîtrions que Dieu, dans sa sagesse, nous a envoyé, à la riche Europe, l'affamé pour le rassasier, pour étancher sa soif, le vêtir et le loger.... L'histoire montrera donc que si nous sommes un peuple véritable, nous souhaiteront la bienvenue à l'étranger comme à un frère". Le Pape a finalement salué les membres de la Fondation Guardini en espérant que leur travail fasse mieux comprendre la mission et la valeur des fondations chrétiennes socio-culturelles".

Vatican II et l'éducation catholique


Cité du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Eduquer aujourd'hui et demain, tel est le titre du Congrès mondial organisé du 18 au 21 novembre par la Congrégation pour l'éducation catholique pour le 50 anniversaire de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis et le 25 de la constitution apostolique Ex corde Ecclesiae. Cet événement a été présenté ce matin près la Salle de Presse par le Cardinal Giuseppe Versaldi, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, accompagné de Mgr.Angelo Vincenzo Zani, Secrétaire, et de M.Italo Fiorin, Directeur de projet près la LUMSA de Rome. Le Cardinal Versaldi a souligné que cette manifestation commémorative met en évidence le rôle de la Congrégation pour l'éducation catholique dans l'effort éducatif de l'Eglise: ''L'incipit du document conciliaire révèle l'extrême importance de l'éducation dans la vie humaine et pour le plus grand progrès social". Puis Mgr.Zani a expliqué que l'idée est née au cours de la session plénière des cardinaux et évêques de la Congrégation pour l'éducation de 2011, au cours de laquelle furent définies les futures lignes d'action du dicastère, Benoît XVI fixant à 2015 la célébration des deux anniversaires. En 2012, se réunirent à Rome une cinquantaine d'experts du monde entier pour identifier les problèmes qui se posent à l'éducation organisée par l'Eglise. Les premières suggestions furent alors faites pour relancer une importante activité de formation des institutions de l'enseignement catholique. Les résultats du séminaire ont été rassemblés dans un document envoyé avec un questionnaire à retourner à la congrégation. La réponse a été surprenante car la Congrégation a reçu des milliers de réponses au questionnaire informatisé, ainsi que beaucoup d'autres lettres. Le présent congrès a été précédé en juin dernier, par un forum international sur l'éducation auquel a collaboré l'Unesco, et participé le Cardinal Secrétaire d'Etat. Les présentes assises s'ouvriront le 18 novembre Salle Paul VI par une session qui décrira les nouveaux scénarios de l'éducation et les objectifs de la réunion. Les travaux se poursuivront les 19 et 20 afin de débattre de quatre thèmes: L'identité et la mission des écoles et les universités catholiques, les personnes consacrées à l'éducation et de leurs responsabilités spécifiques (évêques, parents, directeurs d'école, enseignants, étudiants), la formation des enseignants face aux défis de notre temps. Les 21 novembre, les 2.200 congressistes seront reçus par le Saint-Père. Mais ce congrès ne saurait être une fin en soi, car il peut représenter un nouveau départ dans la coopération entre la Congrégation pour l'éducation catholique et diverses institutions. Par exemple, certains participants ont demandé la constitution d'un directoire général de l'éducation catholique qui recueille les principes et les règles émises dans de nombreux documents du dicastère, mais aussi d'envisager à la constitution d'un groupe de travail à cet effet. Un autre aspect qui a émergé à partir des réponses au questionnaire est la nécessité d'un centre permanent pour l'étude des problèmes de l'éducation d'inspiration chrétienne". Il faut rappeler que 28 octobre le Pape François a établi la Fondation Gravissimum Educationis, destinée à étudier les situations particulières et mettre au point des projets originaux et innovants, notamment dans les situations les plus difficiles. Enfin, un petit groupe de travail mis en place pour suivre les problèmes juridiques qui émergent inévitablement dans les diverses parties du monde, surtout après les changements de constitutions ou de lois qui mettent en difficulté la survie des écoles et des universités catholiques.

Audiences


Cité du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Claude-Joël Giordan, nouvel Ambassadeur de Monaco, pour la présentation de ses lettres de créance.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Ivan Jurkovic, Nonce en Russie et en Ouzbékistan.

M.Luis Leonardo Almagro, Secrétaire général de l'Organisation des Etats américains.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Claudio Gugerotti, Nonce apostolique en Ukraine. Il était jusqu'ici Nonce en Biélorussie.

Mgr.Paolo Rocco Gualtieri, Délégué apostolique aux Comores, avec compétences sur La Réunion (France). Il est Nonce apostolique à Madagascar, Maurice et Seychelles.


jeudi 12 novembre 2015

Visite Ad Limina de l'épiscopat slovaque


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Pape a reçu aujourd'hui les évêques de la Conférence épiscopale de Slovaquie, auxquels il a à la fin de leur audience, le texte dont voici de larges extraits:


Saluant leur travail pastoral, dans un monde en rapide mutation sous l'effet de la mondialisation, il écrit que ''à côté de menaces pour les pays de petite taille, elle présente aussi de nouvelles opportunités...notamment en raison du phénomène migratoire, qu'il faut comprendre et traiter avec sensibilité et sens de la justice. L'Eglise est appelée à l'accueil des migrants dans un esprit de charité et de respect de la dignité de la personne. Certes dans le cadre des lois. Face à la perspective d'une expansion constante du multiculturalisme, elle doit assumer favoriser le respect et le dialogue. Il est souhaitable que le peuple slovaque maintienne son identité culturelle et son patrimoine de valeurs éthiques et spirituelles, étroitement liées à la tradition catholique. Ainsi pourra-t-il ouvrir sans crainte sur un horizon continental et mondial plus large, contribuer à un dialogue franc et fructueux, y compris sur des questions d'importance vitale tels que la dignité de la vie humaine et le rôle essentiel de la famille. Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire d'éclairer la conduite des peuples à la lumière des principes chrétiens, en profitant des opportunités d'évangélisation que présente la situation actuelle". Puis le Saint-Père exprime son appréciation du travail effectué auprès des familles, qui font face à de nombreuses difficultés. Il rappelle l'importance d'une pastorale diocésaine comme nationale qui comprenne ''un accompagnement adapté aux diverses situations, y compris aux familles dans lesquelles manque un des parents. Dans ce contexte, il est nécessaire de valoriser les jeunes, qui sont l'espérance de l'Eglise et de la société". A propos de la sollicitude paternelle des évêques et des prêtres, le Pape François insiste sur la nécessité de la formation intellectuelle et doctrinale, et sur l'exemplarité de leur conduite. Pour la plupart des fidèles ils sont le principal canal de l'Evangile, et aussi l'image la plus immédiate à travers laquelle ils rencontrent le mystère de l'Eglise. "Signe et instrument de l'union des hommes avec Dieu, l'Eglise est appelée à être maison et école de communion et", en Slovaquie, elle est appelée "à développer une pastorale des Rom, par le biais d'un effort d'évangélisation capable d'atteindre tous ceux qui, malheureusement, continuent de vivre en marge de la société''.

Le Pape salue les membres de la Famille Don Guanella


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (Vis). Ce matin, le Pape a salué cinq mille membres de la Famille Don Guanella (saint Luigi Guanella 1842-1915, prêtre italien fondateur de la Congrégation des Filles de la Providence et des Serviteurs de la Charité, béatifié en 1964 et canonisé en 2011). Leur pèlerinage à Rome coïncidant avec le premier centenaire de la mort du saint, le Pape a imaginé que Don Guanella aurait recommandé à ses enfants spirituels de pratiquer l’espérance et la charité, d'avoir confiance, de regarder et se dépêcher: Avoir confiance. ''La vie de Don Guanella avait pour centre la certitude que Dieu est Père miséricordieux et providentiel. C’était pour lui le cœur de la foi: se savoir enfant toujours aimé, dont le Père prend soin, et donc frère de tous, appelé à donner confiance... Je pense que notre Père céleste est très déçu quand il voit que ses enfants n’ont pas pleinement confiance en lui: Ils croient peut-être en un Dieu lointain, plus qu’en un père miséricordieux. Chez beaucoup peut surgir aussi le doute que Dieu, bien qu’étant Père, soit aussi maître.... Mais c’est une grande erreur. C’est le vieux mensonge de l’ennemi de Dieu et de l’homme, qui camoufle la réalité et travestit le bien en mal. La première tentation est de prendre ses distances avec Dieu, intimidé par le doute que sa paternité ne soit pas vraiment bonne et providentielle. Dieu, au contraire, est seulement amour, un pur amour providentiel. Il nous aime plus que nous ne nous aimons nous-mêmes et sait quel est notre vrai bien. C’est pourquoi, il désire que dans nos vies, nous devenions ce que nous sommes depuis le moment du baptême: des enfants aimés, qui sont capables de dépasser la peur et de ne pas tomber dans la lamentation, parce que le Père prend soin de nous''.


Le deuxième verbe est regarder. ''Le Père créateur suscite aussi la créativité chez ceux qui vivent comme ses enfants. Alors, ceux-ci apprennent à regarder le monde avec des yeux nouveaux, rendus plus lumineux par l’amour et l’espérance. Ce sont des yeux qui permettent de se regarder à l’intérieur avec vérité et de voir loin dans la charité...Dans le monde, les problèmes ne manquent pas et notre époque connaît malheureusement de nouvelles pauvretés et beaucoup d’injustices. Mais la plus grande carence est celle de la charité: on a besoin surtout de personnes qui ont un regard renouvelé par l’amour et qui redonne l’espérance''. Parfois, a ajouté le Pape, "notre point de vue spirituel est myope, parce que nous ne réussissons pas à regarder au-delà de notre ego. D’autres fois, nous sommes presbytes. Nous aimons aider qui est éloigné, mais ne sommes pas capables de nous tourner vers ceux qui vivent à côté de nous. Parfois, au contraire, nous préférons fermer les yeux, parce que nous sommes fatigués, submergés de pessimisme. Don Guanella, qui recommandait de regarder Jésus à partir du cœur, nous invite à avoir le même regard que le Seigneur, un regard qui donne l’espérance et la joie, capable en même temps d’éprouver un vrai sentiment de compassion envers ceux qui souffrent''. Enfin, se dépêcher, a conclu le Saint-Père: "Les pauvres sont les enfants préférés du Père, comme disait saint Louis qui aimait répéter Qui donne aux pauvres prête à Dieu. Comme le Père est délicat et concret envers ses enfants les plus petits et faibles, nous aussi ne pouvons faire attendre nos frères et sœurs en difficulté, parce que, et ce sont toujours les mots de Don Guanella, la misère ne peut attendre. Et nous ne pouvons nous arrêter tant qu’il y a des pauvres à secourir''.

Message-vidéo du pape au Congrès eucharistique indien


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). ''Nourris par le Christ pour nourrir les autres'', est le thème du Congrès eucharistique indien qui a commencé aujourd’hui à Mumbai, et auquel participent quelque 700 délégués. Ce congrès a d’abord rappelé la présence, à la même occasion, il y a cinquante ans, de Paul VI qui, au cours de son voyage en Inde de 1964, avait voulu présider cet évènement. Au cours de l’ouverture des travaux, qui se termineront le 15 novembre, les participants ont vu le message-vidéo que le Pape François leur a envoyé souhaitant que cet évènement soit ''héraut de joie et de bonheur'' pour tout le peuple indien. Voici de larges extraits du message:


''Le Congrès eucharistique est un don de Dieu, non seulement pour les chrétiens d’Inde, mais pour toute la population d’un pays, tant culturellement différente que spirituellement riche. Pendant des milliers d’années, l’Inde a été façonnée par le désir de vérité, de la recherche du divin, par l’effort dans la bonté et l’amabilité... L’eucharistie, comme le thème choisi le souligne, nous nourrit. Comme je l’ai dit dans l’homélie du Corpus Domini: L’Eucharistie actualise l’Alliance qui nous sanctifie, nous purifie et nous unit dans une admirable communion avec Dieu. Ainsi nous apprenons que l’Eucharistie n’est pas la récompense des bons, mais la force des faibles, des pécheurs, le pardon, le viatique qui nous aide à marcher, à avancer... Aujourd’hui, tous les êtres humains dans le monde ont besoin de se nourrir. Et cet aliment ne sert pas seulement à satisfaire une faim physique. Il existe d’autres faims –d’amour, d’immortalité de la vie, d’affection, d’être protégé, de pardon, de miséricorde. Cette faim peut être rassasiée seulement par le pain qui vient d’en-haut. Jésus lui-même est le pain vivant qui donne sa vie au monde. Son corps offert pour nous sur la croix, son sang versé pour le pardon des péchés de l’humanité se rend disponible pour nous dans le pain et le vin de l’eucharistie qui se transforme pendant la consécration... Mais l’Eucharistie ne se termine pas avec notre participation au pain et au sang du Seigneur. Elle nous conduit à la solidarité avec les autres. La communion avec le Seigneur est nécessairement une communion avec nos frères et sœurs. Et c’est pourquoi, celui qui se nourrit du corps et du sang du Christ ne peut pas rester impassible quand il voit que ses frères souffrent de misère et de faim. Nous qui sommes nourris par l’eucharistie, sommes appelés à porter la joie de l’Evangile à ceux qui ne l’ont pas reçue. Fortifiés par le Pain vivant, nous sommes appelés à apporter l’espérance à ceux qui vivent dans les ténèbres et le désespoir''.

Vatican II et la vocation des fidèles laïques


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). A l'occasion de la Journée d'études consacrée à la vocation des fidèles laïques à cinquante ans du décret conciliaire Apostolicam Actuositatem, le Saint-Père a fait parvenir un message au Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs, organisateur de l'événement qui se tient près l'Université pontificale de la Ste.Croix. Après avoir rappelé que Paul VI avait clôturé Vatican II en déclarant que ce concile était un triple acte d'amour envers Dieu, l'Eglise et l'humanité, le Pape indique qu'il a notamment permis d'envisager d'une façon nouvelle la mission des laïcs au sein du peuple de Dieu comme de la société. "Le concile n'envisage pas les fidèles laïques comme des membres de second ordre, au service de la hiérarchie comme simples exécutants d'ordres. Il voit en eux des disciples du Christ qui, en vertu de leur baptême et de leur présence au monde sont appelés à irriguer tous les milieux, toutes les activités et toutes les relations humains selon l'Evangile". Le décret concilaire traite plus précisément de la nature et du cadre de l'apostolat des laïcs. Il rappelle que "l'annonce évangélique n'est pas réservé à quelques spécialistes de la mission, et qu'elle doit être l'engagement de tous les fidèles". 

Déclaration relative aux enquêtes en cours


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a déclaré hier soir que, agissant en tant que police judiciaire, la Gendarmerie vaticane avait signalé au Tribunal une possible complicité des journalistes Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi au délit que constitue la divulgation d'informations et de documents réservés, telle qu'elle est prévue par la loi vaticane nº IX. A la suite de quoi, le Tribunal de l'Etat du Vatican a acquis des éléments probants à charge de ces deux personnes. Par ailleurs, les enquêteurs examinent le cas d'autres personnes qui, ex ufficio, pourraient avoir concouru à la fuite de ces documents.

A propos de l'APSA


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, la Salle de Presse a diffusé le communiqué suivant: Ces derniers jours les média ont évoqué de manière partielle et imprécise un document confidentiel, en déduisant que par le passé l'APSA aurait été utilisée pour des opérations financières illégales. L'AIF enquête sur la divulgation de ce document. Quant à l'APSA, qui a toujours collaboré avec les organes de surveillance compétents, elle n'est pas sous enquête et poursuit ses activités dans le respect des lois en vigueur. 

Déclaration de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Voici la déclaration diffusée hier par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples: Adhérant pleinement à la ligne du Saint-Père en matière de réforme de la Curie Romaine, la Congrégation agit selon les critères de la constitution Pastor Bonus en respectant depuis toujours la volonté des bienfaiteurs qui contribuent à l'Oeuvre missionnaire. Elle adhère donc aux réformes administratives envisagées par le Secrétariat pour l'économie, auquel elle soumet son budget, prévision comme bilan. En outre, certaines insinuations de presse sont inacceptables car fausses: Par exemple, la Congrégation ne loue pas d'immeubles de luxe à prix de faveur, encore moins pour un sauna, et elle n'est pas non plus propriétaire de l'Hôtel Priscilla. L'ensemble du parc immobilier de la Congrégation, dont les revenus servent aux missions, est l'objet de locations aux prix du marché et dans le respect de la législation italienne. Dans bien des cas, étant donnée l'indigence du locataire, la Congrégation fait exception à ses droits de propriétaire. Le revenu des locations concernant des immeubles pour lesquels la Congrégation paye régulièrement les impôts italiens (à Rome en 2014 elle a payé 2.169.200 euro de taxe foncière) sert principalement à la gestion du dicastère, de l'Université pontificale Urbanienne, au Collège pontifical Urbanien, aux diverses institutions missionnaires et à des diocèses de pays de mission. La Congrégation pour l'évangélisation des peuples exprime sa reconnaissance à ses bienfaiteurs, grâce auxquels elle soutient l'annonce de l'Evangile et d'innombrables initiatives socio-éducatives et sanitaires dans les pays les plus pauvres. Si la diffusion d'informations inexactes ou tendancieuses devait se poursuivre, la Congrégation se verrait contrainte à défendre son image par tous moyens légaux.    

Audiences


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale slovaque, en visita Ad Limina:

Mgr.Stanislav Zvolenský, Archevêque de Bratislava, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Josef Hal’ko.

Mgr.Marian Chovanec, Evêque de Banská Bystrica.

Mgr.Viliam Judák, Evêque de Nitra.

Mgr.Ján Orosch, Archevêque de Trnava.

Mgr.Tomáš Galis, Evêque de Zilina.

Mgr.Bernard Bober, Archevêque de Košice, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Alojz Tkáč.

Mgr.Stanislav Stolárik, Evêque de Rožańava.

Mgr.Stefan Sečka, Evêque de Spiš.

Mgr.Ján Babiak, Archevêque byzantin de Prešov, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Milan Lach.

Mgr.Peter Rusnák, Evêque byzantin de Bratislava.

Mgr.Milan Chautur, Evêque byzantin de Konce.


Mgr.František Rábek, Ordinaire militaire.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Marcel Damphousse, Evêque de Sault Sainte Marie (surface 265.000, population 436.000, catholiques 239.200, prêtres 90, diacres 66, religieux 174), au Canada. Jusqu'ici Evêque d'Alexandria - Cornwall (Canada), il succède à Mgr.Jean-Louis Plouffe, dont la renonciation a été accepté pour limite d'âge.


mercredi 11 novembre 2015

La convivialité, vertu familiale


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a tenu l'audience générale Place St.Pierre, proposant à l'assistance de commencer par un Ave Maria et de prier pour les délégués de l'Eglise italienne réunis à Florence pour leur congrès annuel. Sa catéchèse ensuite a porté sur une des vertus de la vie en famille, la convivialité. C'est, a-t-il dit, "la capacité à partager les biens de la vie et à être heureux de le faire. C'est une belle vertu! Sa meilleure image est la famille réunie à table pour partager le repas... La convivialité est une valeur sûre pour mesurer la santé des relations, une sorte de thermomètre. S'il y a un problème ou une blessure cachée au sein de la famille, on peut ainsi les résoudre. Malheureusement, de nos jours la famille mange presque jamais réunie, ou bien ses membres ne se parlent pas à table, regardent la télévision ou le téléphone... Le christianisme a une vocation particulière à la convivialité, tout le monde le sait. Le Seigneur Jésus a...choisi la table pour donner à ses disciples son testament spirituel, condensé dans le geste mémorial de son sacrifice". La table familiale et son expérience de convivialité conduisent à l'Eucharistie, ouvrant à la grâce universelle et à l'amour de Dieu pour le monde. ''Dans sa participation à l'Eucharistie, la famille est purifiée de la tentation de se refermer sur elle même. Elle est fortifiée dans l'amour et la fidélité... A notre époque, marquée par les nombreuses fermetures et trop de murs, la convivialité générée par la famille qui se dilate dans l'Eucharistie, devient cruciale. L'Eucharistie et les familles peuvent surmonter ces clôtures et construire des ponts de charité... Aujourd'hui, de nombreux contextes sociaux entravent la convivialité familiale. Nous devons donc trouver un moyen de récupérer cette vertu, en adaptant la convivialité aux nouvelles exigences sociales. La convivialité semble être devenue quelque chose qui s'achète et se vend. Et puis la nourriture n'est plus le symbole d'un juste partage des biens, du pain et de l'affection. Dans les pays riches, nous sommes poussés à dépenser plus du nécessaire pour la nourriture. Et ce comportement insensé détourne notre attention de la faim réelle, des corps comme des âme... L'alliance vivante et vitale des familles chrétiennes soutient et développe la convivialité dans le dynamisme de leur hospitalité quotidienne. Ainsi coopèrent-elles à la grâce de l'Eucharistie, qui est capable de créer, renforcer et renouveler la communion. Les familles chrétiennes doivent montrer l'ampleur de leur horizon, qui est l'horizon de l'Eglise, mère de toutes les personnes abandonnées et exclues. Prions afin que la convivialité familiale grandisse durant le Jubilé de la miséricorde".

Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Président tournant de la Bosnie - Herzégovine M.Dragan Covic, accompagné par le Comité d'organisation de la visite pastorale qu'il a effectué à Sarajevo en juin dernier. Assurant ses hôtes de l'excellent souvenir qu'il garde de son bref séjour, le Pape a salué la grande capacité de pardon dont fait preuve ce peuple qui a tant souffert. Pardonner ou même tenter de le faire, a-t-il ajouté favorise le dialogue, l'union et l'agir commun. Adressant son bon souvenir à toute la population, il a évoqué les différentes communautés ethniques et religieuses qui dialoguent pour le bien du pays. Il a tout particulièrement pensé aux jeunes, se remémorant les questions que lui avait posé la jeunesse de Sarajevo. Allez de l'avant, tous ensemble, a conclu le Pape à l'adresse de ses hôtes.


Message aux Académies pontificales


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Les Académies pontificales, coordonnées par le Conseil pontifical pour la culture, ont tenu hier leur XXI séance publique (Ad Limina Petri, les traces du pèlerinage aux premiers siècles du christianisme). Au nom du Pape, le Cardinal Secrétaire d'Etat a remis le Prix des Académies pontificales aux jeunes chercheurs, aux artistes et institutions qui se sont distingués tout au long de l'année dans la promotion de l'humanisme chrétien. Dans son message, le Saint-Père rappelle comment dans la bulle d'indiction du Jubilé de la miséricorde il souligne l'importance du pèlerinage comme un signe distinctif de l'Année Sainte. La vie est un pèlerinage et l'être humain est un voyageur, un pèlerin qui marche vers un objectif. Pour pouvoir franchir la Porte Sainte, à Rome et partout ailleurs, chacun devra le faire selon ses propres forces. Ce sera un signe de la miséricorde est également un objectif à atteindre, qui exige engagement et sacrifice. Le pèlerinage doit donc être une incitation à la conversion". Puis, se revenant au thème de la session, le Cardinal Parolin a dit que depuis les premiers siècles, les itinéraires de pèlerins...sont bien documentés, y compris par les graffitis laissés près des tombes des martyrs. Ils attestent de la foi authentique et généreuse de qui a entrepris ce voyage avec beaucoup de courage et beaucoup de sacrifices". Le pèlerinage "est également une expérience de la miséricorde, de partage et de solidarité de personnes qui suivent le même chemin... Parmi les signes qui caractérisent l'Année Sainte, il y a l'accueil du pèlerin, de l'étranger. Que les traces laissées par les pèlerins de l'Antiquité nous rappellent l'engagement au partage qui, dans l'expérience du pèlerinage devient un parcours de conversion".

Enfin le Pape cite les noms des lauréats de l'année, auxquels le prix est attribué pour leur contribution à la recherche archéologique sur le culte des martyrs: Ex aequo l'Association archéologique de Mértola (Portugal, Professeur Virgilio Lopes), et M.Mateo Braconi pour son doctorat sur la mosaïque absidiale de Ste.Pudentienne (Rome). En signe d'encouragement pour ses recherches historiques, le Pape a accordé la Médaille du Pontificat à Mme.Almudena Alba López (Espagne).


Messe du Pape à Florence


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a conclu sa brève visite pastorale en Toscane par la célébration d'une messe au Stade Artemio Franchi de Florence. A la fin de la cérémonie, il a remercié les détenus de la prison voisine pour avoir confectionné l'autel. A l'homélie, à propos de la question que Jésus posa aux disciples sur le Fils de l'homme, le Pape a dit que "Jésus a se souciait de l'opinion des gens, non pour leur plaire, mais pour être en mesure de communiquer avec eux. Ne sachant pas ce que les gens pensent, le disciple est isolé. Il commence à juger les gens selon ses propres critères. La seule façon d'aider l'autre est de maintenir un contact sain avec la réalité des personnes... Quand Dieu a voulu nous parler, il s'est incarné. Les disciples de Jésus ne doivent jamais oublier qu'ils ont été choisis parmi les gens. Sachant cela il ne devraient jamais être tentés d'adopter une attitude détachée, dédaigneuse, comme si ce que les autres pensent et vivent ne les concernaient pas... Que nous soyons réunis pour célébrer la messe dans un stade nous rappelle que l'Eglise, comme Jésus, vit dans le peuple et pour le peuple. Au long de l'histoire, l'Eglise a toujours porté la même question: Qui est Jésus pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui?... Proclamer la vraie foi en Jésus-Christ, tel est le cœur de notre identité chrétienne". Aujourd'hui comme hier, notre la joie est de "partager cette foi et répondre ensemble au Seigneur qu'il est pour nous le Christ, le Fils du Dieu vivant... Notre joie est de reconnaître en lui la présence de Dieu, envoyé par le Père, le Fils viennent à être des instruments de salut pour l'humanité... A la racine du mystère du salut il y a la volonté de Dieu miséricordieux qui ne veut pas céder à l'incompréhension, à la culpabilité et à la misère de l'homme. Son amour miséricordieux est celui que Simon Pierre a reconnu en Jésus. C'est le même visage que nous sommes appelés à reconnaître...dans sa parole, qui illumine les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs". En fait, ''la communion entre le divin et l'humain, pleinement réalisé en Jésus est notre objectif, le point culminant de l'histoire humaine selon le projet du Père... Dieu et l'homme ne sont pas deux extrêmes. A la recherche de Dieu, l'homme reconnaît sa propre image". Il trouve l'humanité et l'esprit du Bon Samaritain. Ce n'est donc pas étonnant que l'humanisme dont Florence témoigne...ait toujours eu le visage de la charité''. Après la messe le Pape François a regagné le Vatican en hélicoptère.

En vue de la Conférence de Paris


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). A Paris le 7 novembre, l'Observateur permanent du Saint-Siège a pris la parole dans le cadre du débat politique de la 38º Conférence générale de l'UNESCO. Après avoir exprimé l’appréciation du Saint-Siège pour l’action méritoire de l'organisation en faveur de la paix durable par l’éducation, la culture et les sciences, Mgr.Francesco Follo a confirmé que le Saint-Siège soutenait le document 38C/5 qui met si bien en exergue ces activités. Rappelant que l’UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, il s'est dit convaincu que, "grâce à son programme d’action global pour l’éducation en vue du développement durable, elle joue et jouera un rôle très important pour transformer l’éducation au changement climatique en un élément plus central et plus visible de la réponse internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège salue la feuille de route de l’UNESCO pour la mise en œuvre de ce programme, qui veut aider à comprendre l’impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser, les jeunes notamment, au changement climatique. "Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des pays membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l’éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d’éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats". Le dialogue implique une éducation à l’écoute. "Ce dialogue commence avec la prise de conscience qu’habiter la terre consiste à l'habiter avec respect, sobriété et simplicité... Mais c’est aussi en prendre soin... ll faut une attitude humaine qui vient du travail et d'une prise de responsabilité".

"Le manière qu'a l’homme de traiter l’environnement a une claire influence sur celle de se traiter lui-même, et vice-versa. Il y a une dimension éthique dans l’écologie et dans le travail de la personne humaine... L’homme ne transforme pas seulement la nature en l’adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme. Le rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d’une part la nature est expression d’un dessein d’amour et de vérité, et de l’autre la nature est à notre disposition comme cadeau de Dieu... Dans la succession des générations, chacune a des devoirs envers la suivante, et le premier de ces devoirs est de léguer les conditions d’une vie humaine sur la terre... Nous sommes héritiers d’un patrimoine culturel et naturel que nous devons transmettre intact et enrichi, peut-être, à nos successeurs. Ici encore, l’UNESCO se distingue par son action en faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège veut saluer le lancement de la campagne Unite4Heritage...dont l’objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de la construction de la paix.. Cette terre doit être gérée avec intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez d’intelligence et de prévoyance pour cesser d’être, vis à vis de notre maison commune, ceux qui la saccagent, épuisent ses ressources et se désintéressent des générations à venir. On ne possède pas la solution globale". Une conscience écologique est apparue, et il convient de "défendre les droits de ceux qui ne sont pas encore là. C'est certainement plus difficile". Il faut une écologie de l’environnement allant de pair avec une écologie de l’humain. Dans l'encyclique Laudato Si’, le Pape François invite à développer cette écologie de l’humain. L’intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l’autre homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite des temps, Une écologie qui ignorerait les droits de l’homme à être un homme aujourd’hui et demain ignorerait ce qu’est une maison. Le Saint-Père dit que l’intelligence commande réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu’en la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S.Lewis a donné son nom, celui d’une abolition de l’homme. Il faut évidemment la refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui. Et comme le verbe aimer est toujours liée au verbe faire, le souci que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu’il faut appeler par son nom, une authentique œuvre de miséricorde".


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francis R.Reiss, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Detroit (USA).


Nommé l'Abbé Karel Choennie, Evêque de Paramaribo (surface 163.829, population 505.580, catholiques 115.221, prêtres 18, diacres 4, religieux 16), au Surinam. L'Evêque élu, né en 1958 (Surinam) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Clément de Paramaribo. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, vicaire épiscopal puis vicaire général de ce même diocèse.

mardi 10 novembre 2015

Ordination épiscopale à St.Jean de Latran


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, le Saint-Père s'est rendu en la Basilique St.Jean de Latran, pour conférer l'ordination épiscopale à l'Abbé Angelo De Donatis, nommé Auxiliaire le 14 Septembre. A l'homélie, il a suivi essentiellement le Pontifical romain pour l'ordination des évêques, ajoutant quelques réflexions sur l'annonce de la Parole, l'accueil des pauvres et des sans défense, ainsi que sur la miséricorde. S'adressant au nouvel évêque, il lui a recommandé de ne pas craindre de prêcher en toutes occasions même inopportune, "mais toujours avec douceur, avec magnanimité et doctrine. Que tes paroles soient simples, que chacun puisse les comprendre. Et pas de longues homélies!... L'homélie, qui doit transmettre la grâce de Dieu, doit encourager les fidèles à être meilleurs... Aime comme un père et soit le frère de chacun de ceux que Dieu te confie, d'abord les prêtres, les diacres et les séminaristes, mais aussi les pauvres, les sans défense et toutes les personnes ayant besoin d'aide. Exhorte les fidèles à coopérer à l'effort apostolique et écoute les volontiers et avec patience... Ainsi se construit le Royaume de Dieu... L'Année de la miséricorde va s'ouvrir, alors je te prie d'être miséricordieux. L'Eglise et le monde ont besoin de miséricorde. Montre aux prêtres et aux séminaristes le chemin de la miséricorde. Avec des mots, mais avant tout des gestes. Reçoit la miséricorde du Père, qui a toujours une place dans ton cœur. Ne repousse jamais personne". A la remise de l'anneau épiscopal, le Pape a recommandé à Mgr.De Donatis de se souvenir qu'avant cet anneau, il y a eu l'alliance de ses parents. Défend la famille, lui a-t-il recommandé.

Contre la corruption et contre l'exploitation


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Vers 8 h, le Pape est arrivé par hélicoptère à Prato, ville de Toscane surnommé la Cité de Marie à cause d'une relique attribuée à la Vierge, pour s'adresser en la cathédrale au monde du travail. Après avoir évoqué les membres de la communauté chinoise décédés l'an dernier dans l'incendie d'un entrepôt clandestin. Plus que jamais, a-t-il dit, le Seigneur nous demande de ne pas être indifférents, fermés aux autres, mais de nous sentir appelés à renoncer à quelque chose pour aller au devant de quelqu'un: "Le Seigneur nous demande de sortir pour rencontrer nos contemporains. Sortir signifie risquer. Et il n'y a pas de foi sans risque. Repliée sur elle même la foi risque de ne pas répondre à l'invitation du Christ qui appelle ses disciples à prendre des initiatives et à s'engager... Le risque existe d'être happé par le tourbillon des événements et d'en oublier de chercher sa route". Le Christ demande à l'Eglise "de marcher dans les sentiers accidentés et d'y accompagner qui est perdu, de planter des tentes d'espérance où accueillir qui n'attend plus rien de l'existence... Pour un chrétiens, personne ne peut être éloigné... Continuez donc vos efforts pour que votre communauté accueille et intègre. Luttez contre la culture de l'indifférence et du rebut. En ces temps remplis de crainte et d'incertitude, soyez remerciés de soutenir les plus faibles et les familles que vous adoptez. Dans vos efforts pour une meilleure insertion des migrants, ne vous laissez pas décourager et ne cédez pas faces aux difficultés qu'entraîne la coexistence. Concluez toujours des pactes de proximité... Soyons tous animés par la vérité car on ne saurait fonder quelque chose de bon sur le mensonge et le manque de transparence. Si cette recherche est parfois difficile, elle demeure vitale... La sacralité de toute personne réclame acceptation, respect et travail. Un travail qui soit digne", ce que n'avaient pas les sept ressortissants chinois, hommes et femmes, morts il y a deux ans victimes de l'exploitation et du travail illégal. "La vie de toute communauté exige de combattre à tout prix le cancer de la corruption, de l'exploitation et de l'illégalité. Nous ne devons pas cesser de lutter pour la vérité et la justice". 

A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Après sa brève visite à Prato, le Pape s'est rendu à Florence hélicoptère. Après avoir été accueilli par les autorités civiles et religieuses, il a gagné le centre ville en voiture. Arrivé Place de la cathédrale, il a d'abord visité le célèbre baptistère. Avant se rendre à pieds à la cathédrale, il a admiré La Crucifixion blanche de Chagall, tableau actuellement exposé au Palazzo Strozzi. A Santa Maria del Fiore, il a rencontré les 2.500 participants au V Congrès ecclésial national italien (En Jésus-Christ, le nouvel humanisme). Accompagné par le Cardinal Archevêque de Florence, il a été d'abord salué par le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne. Puis il a prononcé un discours axé sur le thème du congrès, que nous reproduisons largement:

''On ne saurait parler d'un humanisme fondé sur Jésus, sans trouver en lui tout ce qui caractérise le vrai visage de l'homme. C'est la contemplation du visage de Jésus, mort et ressuscité, qui permet de reconstruire notre humanité, même fragmentée par les difficultés de la vie et marquée par le péché... Je ne veux pas exposer ici de manière abstraite un nouvel humanisme, une certaine idée de l'homme, mais simplement présenter quelques caractéristiques de l'humanisme chrétien, qui s'alimente à la pensée de Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de sensations passagères mais de la force intérieure qui nous permet de vivre et de prendre des décisions... Le premier sentiment est l'humilité... L'obsession de préserver notre propre dignité ou notre influence ne devrait pas nous appartenir. Nous devons chercher la gloire de Dieu, qui ne peut coïncider avec la nôtre... Un autre sentiment de Jésus est l'altruisme... Alors, évitez, s'il vous plaît nous enfermer dans des structures qui nous donnent un faux normes de sécurité qui font de nous des juges implacables... Notre devoir est de travailler à faire de ce monde un espace meilleur. Notre foi est révolutionnaire par une impulsion qui vient de l'Esprit Saint". Mais il y a aussi la béatitude exprimée par le Christ. Le chrétien doit être bienheureux. "Dans les Béatitudes, le Seigneur nous montre le chemin. Nous êtres humains, en le suivant, pouvons atteindre le bonheur le plus authentiquement humain et divin... Pour les grands saints, la béatitude a à voir avec l'humiliation et la pauvreté, et parmi les plus pauvres d'entre nous, on trouve beaucoup de cette béatitude". Venons en à l'humilité et l'abnégation, qui doivent parler "à l'Eglise italienne réunie aujourd'hui pour marcher dans un esprit de synodalité. Ces vertus nous disent que nous ne devrions pas être obsédés par le pouvoir, même quand il prend le visage social, utile et fonctionnel de l'Eglise. Si l'Eglise ne suit pas les sentiments de Jésus, elle se trouve désorientée... Si l'Eglise manifeste l'humilité, l'abnégation et la béatitude, elle reconnaît l'action du Seigneur dans le monde, dans la culture, dans le vie quotidienne des gens. Je l'ai dit de nombreuses fois et je le répète: Je préfère une Eglise couverte de de la plaies, sale pour être sans cesse les rues, plutôt que qu'une Eglise malade enfermée dans le confort et cramponnée à ses sécurité... Certes, nombreuses sont les risques auxquelles nous sommes confrontés", tel le pélagienne, qui pousse l'Eglise à ne pas être humble, désintéressée et bienheureuse... Trop souvent cela nous conduit à assumer un style de contrôle, de dureté, de normalisation. La règle donne la sécurité pélagienne de se sentir supérieur, d'avoir une orientation précise... Contre les maux ou les problèmes de l'Eglise, il est inutile de chercher la solution dans le conservatisme ou le fondamentalisme dans le rétablissement de comportements formels et dépassés, qui ne seont même plus culturellement significatives. La doctrine chrétienne est pas un système fermé incapable de générer les questions nouvelles. Elle doit être vivante, connaître les difficultés, encourager les personnes. Son visage ne peut être rigide, les membres de son corps doivent bouger. Elle a pour nom Jésus-Christ". Il y a aussi le risque de "la gnose qui semble porter à la confiance par un raisonnement logique et clair, mais qui ignore l'attention au frère... La différence entre la signification chrétienne et les formes gnostiques réside dans le mystère de l'Incarnation". Sans la Parole on construit sur le sable, on cultive sans fruits, on rend tout dynamisme stérile... Alors, que devons-nous faire, qu'est ce que le Pape demande aux fidèles et aux pasteurs tous ensemble? Et je vous invite à vous tourner vers l'Ecce Homo. Je demande aux évêques d'être des bergers, de vivre la joie d'être pasteurs... Ne prêchez pas des doctrines complexes, mais soyez les hérauts du Christ mort et ressuscité pour nous. Visez à l'essentiel, au Kérygme. Rien n'est plus solide, profond et sûr que cette annonce. Tout le peuple de Dieu doit annoncer l'Evangile!... Je recommande à l'ensemble de l'Eglise italienne ce que j'ai mentionné dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium: L'inclusion sociale des pauvres, qui doivent avoir une place privilégiée au sein du peuple de Dieu, la rencontre et le dialogue pour promouvoir l'amitié sociale et le bien commun... Que Dieu protège l'Eglise italienne de toute les tentation du pouvoir, de l'exercice, de l'image, de l'argent du pouvoir. Seule la pauvreté évangélique est créative... L'Eglise mère reconnaît comme ses enfants les personnes abandonnées, les personnes opprimés, les personnes désespérées. Cela a toujours été une de ses forces, parce que le Seigneur n'a versé son sang pour quelques uns...mais pour tous". L'Eglise doit partager, "être un levain de dialogue, de rencontre, d'unité. Nos propres formulations de la foi sont le résultat d'un dialogue et d'une rencontre des cultures, des communautés et de diverses réalités. Nous ne devrions pas avoir un dialogue timoré, car la confrontation et la critique nous aident à éviter que la théologie se transforme en idéologie... L'Eglise doit aussi savoir comment donner une réponse claire aux enjeux du débat public. C'est l'une des formes de la contribution spécifique des croyants à la construction de la société. Les croyants sont des citoyens...et je lance un appel avant tout aux jeunes: Vous devez être forts et ne pas regarder la vie depuis le balcon. Engagez-vous, plongez-vous dans le dialogue social et politique... Les problèmes doivent être vécus comme des défis, non pas comme des obstacles... Je voudrais une Eglise italienne vivace", portatrice de l'humanisme, avec des chrétiens appelés à vivre radicalement pour affirmer la dignité de chaque personne comme fils de Dieu. Entre tous les êtres humains il existe une fraternité fondamentale que l'humanisme chrétien aide à comprendre, comme le fait que la création est notre maison commune".

Après s'être adressé au congrès ecclésial, peu avant midi, le Pape est allé en la Basilique de la Santissima Annunziata, pour réciter l'angélus avec des malades et des handicapés. Il a ensuite gagné le centre d'accueil voisin pour déjeuner avec des pauvres.

Nouvelle mise au point du P.Lombardi


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse réagi au contenu de certains articles de la presse italienne. Il a dit qu'il est "absolument faux que ces derniers jours aient été entendus par les enquêteurs vaticans plusieurs cardinaux ou prélats (certains fournissant le chiffre de quatre!). Même chose pour l'information selon laquelle le Cardinal Giuseppe Bertello aurait été chargé de contacts avec les Autorités italiennes en rapport avec la divulgation de documents réservés".
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