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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 11 juin 2010

ACCOMPAGNER LES FIDELES

CITE DU VATICAN, 11 JUI 2010 (VIS). En la solennité du Sacré Coeur, Benoît XVI a présidé Place St.Pierre la messe de clôture de l'Année sacerdotale, avec les prélats de la curie et 15.000 prêtres venus de tout horizon. Le Pape a utilisé le calice du Curé d'Ars, patron de cette année particulière destinée à "saisir à nouveau la grandeur et la beauté du ministère sacerdotal. Le prêtre n’est pas simplement le détenteur d’une charge... Il fait en revanche quelque chose qu’aucun être humain ne peut faire de lui-même en prononçant au nom du Christ l’absolution des péchés. Ainsi transforme-t-il nos vies selon Dieu. Il prononce sur les offrandes du pain et du vin les paroles d’action de grâce du Christ...qui ouvrent le monde à Dieu et l’unissent à lui. Le sacerdoce n’est donc pas seulement une charge, mais un sacrement ".

"L'audace de Dieu qui se confie à des êtres humains et qui, tout en connaissant nos faiblesses, considère les hommes capables d’agir et d’être présents à sa place, est la grande réalité qui se cache dans le mot sacerdoce... C’est ce que, en cette année, nous voulions considérer et comprendre à nouveau. Nous voulions réveiller la joie que Dieu nous soit si proche..., montrer à nouveau aux jeunes que cette vocation, cette communion de service pour Dieu et avec Dieu, existe... On pouvait s’attendre à ce que cette nouvelle mise en lumière du sacerdoce déplaise l’ennemi, qui aurait préféré le voir disparaître, pour qu’en fin de compte Dieu soit repoussé hors du monde. Et il est ainsi arrivé que, proprement au cours de cette année de joie pour le sacrement du sacerdoce, sont venus à la lumière les péchés des prêtres, en particulier l’abus à l’égard des petits... Nous aussi nous demandons avec insistance pardon à Dieu et aux personnes impliquées, alors que nous entendons promettre de faire tout ce qui est possible pour que de tels abus ne puissent jamais plus survenir ; promettre que dans l’admission au ministère sacerdotal et dans la formation délivrée au cours du parcours qui y prépare, nous ferons tout ce qui est possible pour examiner attentivement l’authenticité de la vocation et que nous voulons mieux encore accompagner les prêtres sur leur chemin".

"Si l’Année sacerdotale avait du être une glorification de notre prestation humaine personnelle, elle aurait été détruite par ces événements. Mais il s’agissait pour nous exactement du contraire : devenir reconnaissant pour le don de Dieu, un don qui se cache dans des vases d’argile et qui toujours de nouveau, à travers toute la faiblesse humaine, rend concret son amour en ce monde. Nous considérons ainsi que ce qui est arrivé est un devoir de purification, un devoir qui nous porte vers l’avenir et qui, d’autant plus, nous fait reconnaître et aimer le grand don de Dieu. De cette façon, le don devient l’engagement de répondre au courage et à l’humilité de Dieu par notre courage et notre humilité".

Poursuivant l'homélie en reprenant le Psaume 23 (Le Seigneur est mon berger. Je ne manque de rien), le Saint-Père a assuré que Dieu prend personnellement soin de chaque prêtre: "Je ne suis pas laissé seul, perdu dans l’univers et dans une société devant laquelle on demeure toujours plus désorientés... Les religions du monde, d’après ce que l’on peut voir, ont toujours su que, en dernière analyse, il y a un seul Dieu. Mais un tel Dieu demeurait lointain... On comprenait aussi que le monde supposait un Créateur. Cependant, ce Dieu avait construit le monde et s’en était ensuite évidemment retiré. À présent, le monde avait un ensemble de lois suivant lesquelles il se développait et sur lequel Dieu n’intervenait pas, ni ne pouvait intervenir... Mais là où la tendresse et l’amour de Dieu sont perçus comme une gêne, là l’être humain est faussé... Dieu veut que nous, en tant que prêtres, en un petit point de l’histoire, nous partagions ses préoccupations pour les hommes... Nous devrions chercher à connaître les hommes de la part de Dieu et en vue de Dieu. Nous devrions chercher à cheminer avec eux sur la voie de l’amitié avec Dieu".

"Le pasteur indique le juste chemin à ceux qui lui sont confiés. Il les précède et il les guide. Disons-le autrement : le Seigneur nous dévoile comment l’être humain s’accomplit de façon juste. Il nous enseigne l’art d’être une personne. Que dois-je faire pour ne pas précipiter, pour ne pas gaspiller ma vie dans l’absence de sens? C’est précisément la question que tout homme doit se poser et qui vaut pour tout âge de la vie. Et quelle obscurité existe autour de cette question en notre temps ! Toujours de nouveau, nous vient à l’esprit la parole de Jésus, lequel avait compassion des hommes, parce qu’ils étaient comme des brebis sans pasteur... Le peuple d’Israël était et est reconnaissant à Dieu, parce qu’à travers les Commandements il a indiqué la route de la vie... Dieu nous a montré quel est le chemin, comment nous pouvons cheminer de façon juste. Ce que les Commandements disent a été synthétisé dans la vie de Jésus et est devenu un modèle vivant. Nous comprenons ainsi que ces directives de Dieu ne sont pas des chaînes, mais sont la voie qu’il nous indique.. Dans notre cheminement avec le Christ, nous faisons l’expérience de la joie de la Révélation, et comme prêtres nous devons communiquer aux gens la joie liée au fait que nous a été indiquée la voie juste". Evoquant ensuite le ravin obscur de la mort, dans lequel personne ne peut nous accompagner, Benoît XVI a assuré que le Christ sera présent". Avec le Psaume 139, nous pouvons dire: Oui, dans le ravin de la mort, "je ne crains aucun mal. En parlant du ravin obscur nous pouvons, cependant, penser aussi aux vallées obscures de la tentation, du découragement, de l’épreuve, que tout être humain doit traverser. Dans ces vallées ténébreuses de la vie, il est là aussi... Seigneur...aide-nous, prêtres, afin que nous puissions être auprès des personnes qui nous sont confiés et qui sont dans ces nuits obscures. Afin que nous puissions leur montrer ta lumière".

"Le pasteur a besoin du bâton contre les bêtes sauvages qui veulent faire irruption dans le troupeau, contre les brigands qui cherchent leur butin", a poursuivi le Pape . A côté du bâton, il y a la houlette qui offre un appui et une aide pour traverser les passes difficiles... L’Eglise aussi doit utiliser le bâton du pasteur, le bâton avec lequel elle protège la foi contre les falsificateurs, contre les orientations qui sont, en réalité, des désorientations. L’usage même du bâton peut être un service d’amour. Nous voyons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’amour, quand on tolère des comportements indignes de la vie sacerdotale. De même il ne s’agit pas non plus d’amour quand on laisse proliférer l’hérésie, la déformation et la décomposition de la foi, comme si nous inventions la foi de façon autonome. Comme si elle n’était plus le don de Dieu, la perle précieuse que nous ne nous laissons pas dérober. Toutefois, en même temps, le bâton doit toujours redevenir la houlette du pasteur, la houlette qui aide les hommes à pouvoir marcher sur les sentiers difficiles et à suivre le Seigneur. A la fin de ce psaume, on évoque le banquet préparé...et la possibilité d’habiter avec le Seigneur... Nous voyons dans ces paroles une anticipation prophétique du mystère de l’Eucharistie dans lequel Dieu en personne nous accueille en s’offrant lui-même à nous comme nourriture, comme ce pain et ce vin excellents qui, seuls, peuvent constituer la réponse ultime à la faim et à la soif spirituelle de l’homme. Comment ne pas être heureux de pouvoir chaque jour être les hôtes de la table même de Dieu?... Heureux parce qu’Il nous a donné de préparer la table de Dieu pour les hommes, de leur donner son Corps et son Sang, de leur offrir le don précieux de sa présence même".

En conclusion, le Saint-Père a cité les deux chants de communion de la liturgie du jour qui, a-t-il dit, nous "renvoient aux deux sacrements fondamentaux dont l’Eglise vit: le Baptême et l’Eucharistie... Jésus lui-même est le nouveau temple, et son cœur ouvert est la source d’où sort un fleuve de vie nouvelle, qui se communique à nous dans le Baptême et l’Eucharistie... Chaque chrétien et chaque prêtre devrait, à partir du Christ, devenir une source qui communique la vie aux autres. Nous devrions donner l’eau de la vie à un monde assoiffé. Seigneur..., fais que nous soyons des personnes vivantes, vivantes de ta source, et donne-nous de pouvoir être nous aussi des sources, en mesure de donner à notre temps l’eau de la vie. Nous te remercions pour la grâce du ministère sacerdotal. Seigneur bénis-nous et bénis tous les hommes de ce temps qui sont assoiffés et en recherche".
HML/ VIS 20100611 (1520)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 11 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Anacleto Cordeiro Gonçalves de Oliveira, Evêque de Viana do Castelo (superficie: 2.108, population: 252.350, catholiques: 245.725, prêtres: 178, religieux: 128), au Portugal. Jusqu'ici Auxiliaire du Patriarche de Lisbonne (Portugal), il succède à Mgr.José Augusto Martins Fernandes Pedreira, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Le P.Celmo Lazzari, CSI, Vicaire apostolique de Napo (superficie: 24.600, population: 102.760, catholiques: 85.226, prêtres: 23, religieux: 73), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1956 à Garibaldi (Brésil), a émis ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1982. Jusqu'ici Vicaire général de son ordre, il succède à Mgr.Paolo Mietto, CSI, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.William Patrick Callahan, OFM.Conv., Evêque de La Crosse (superficie: 39.037, population: 902.000, catholiques: 207.000, prêtres: 189, diacres: 42, religieux: 412), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Milwaukee (USA).
NER:RE/ VIS 20100611 (170)

jeudi 10 juin 2010

VISITE DU PRESIDENT DU GOUVERNEMENT ESPAGNOL

CITE DU VATICAN, 10 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.José Luis Rodríguez Zapatero, Président du Gouvernement espagnol, accompagné de M.Miguel Angel Moratinos, Ministre des affaires étrangères, qui se sont ensuite entretenus avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états: "Ces colloques ont permis un échange d'idée sur l'Europe, la crise économique et financière et le rôle de l'éthique. Il a également été question de l'Amérique centrale, des Caraïbes et du Moyen Orient. Les parties ont abordé des questions intéressant l'Eglise en Espagne, comme l'éventuelle présentation d'une nouvelle loi sur la liberté religieuse, la sacralité de la vie à tous ses stades et l'importance de l'éducation. A propos enfin de la prochaine visite du Saint-Père à Santiago de Compostela et Madrid cette année, puis l'an prochain à Madrid pour la Journée mondiale de la jeunesse, le gouvernement espagnol a exprimé sa totale disponibilité à les préparer comme à les soutenir".
OP/ VIS 20100610 (170)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 10 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Joao Alberto Bacelar de Rocha Páris, Ambassadeur du Portugal, en visite de congé.

-M.Rofl-Dieter Heuer, Directeur général du CERN, accompagné de M.Walter Friedemann Eder, Délégué aux relations avec les pays hôtes.

-Trois prélats de la Conférence épiscopale brésilienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Walmor Oliveira de Azevedo, Archevêque de Belo Horizonte, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Joaquim Giovanni Mol Guimaraes.

-Mgr.Werner Franz Siebenbrock, Evêque de Governador Valadares.
AP:AL/ VIS 20100610 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 10 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Luigi Moretti, Archevêque métropolitain de Salerno-Campagna-Acerno (superficie: 1.398, population: 548.000, catholiques: 536.000, prêtres: 334, diacres: 46, religieux: 401), en Italie. Jusqu'ici Vice-régent du Vicariat de Rome (Italie), il succède à Mgr.Gerardo Pierro, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Le P.Francisco Antonio Ceballos Escobar, CSSR, Vicaire apostolique de Puerto Carreño (superficie: 71.368, population: 42.000, catholiques: 31.000, prêtres: 8, religieux: 6), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1958 à Génova (Colombie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Pro Vicaire de cette même circonscription. Il succède à Mgr.Alvaro Efrén Rincón Rojas, CSSR, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/ VIS 20100610(130)

mercredi 9 juin 2010

VOYAGE APOSTOLIQUE A CHYPRE

CITE DU VATICAN, 9 JUI 2010 (VIS). A l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI est revenu sur son récent voyage à Chypre, rappelant que, pour la première fois, un Evêque de Rome avait visité cette île "bénie par l'oeuvre apostolique de Paul et Barnabé et considérée comme partie de la Terre Sainte". La première étape de ce voyage historique, le 4 juin à Paphos, a été marquée par une rencontre oecuménique: "Avec l'Archevêque orthodoxe Chrysostomos II et les représentants des Eglises arménienne, luthérienne et anglicane, nous avons réaffirmé notre engagement oecuménique de manière irréversible". Le lendemain à Nicosie, après ma visite au chef de l'Etat, ce fut la rencontre avec les corps constitués et le corps diplomatique, auxquels, a souligné le Saint-Père, "j'ai redit l'importance fondamentale de la loi sur les principes éthiques de la loi naturelle, en vue de développer la morale publique. Cet appel à la raison...constitue une exigence dans notre société qui souvent oublie sa propre tradition culturelle".

Puis Benoît XVI a raconté sa visite à l'école St.Maron, qui lui a permis de constater "la ferveur apostolique des catholiques chypriotes, leur vaste action éducative et sociale, riche de dizaines de structures mises au service de tous, appréciées des autorités comme de la population. Lors de la liturgie de la parole, j'ai admiré le zèle apostolique de la communauté latine guidée par le Patriarche de Jérusalem, et le généreux service qu'offrent les franciscains de la Custodie de Terre Sainte". Il a ensuite évoqué la messe en la paroisse Ste.Croix, d'où il a lancé "un appel à tous les catholique du Proche Orient afin que, malgré les difficultés et les grandes épreuves qu'ils traversent, ils ne cèdent pas à la tentation d'émigrer. Leur présence régionale constitue une signe irremplaçable d'espérance. Je les ai assuré -a précisé le Pape- notamment les prêtres et les religieux, de l'intense solidarité de l'Eglise universelle, comme de la prière qui demande au Seigneur de les aider à rester une présence vitale et pacificatrice".

"Le moment culminant du séjour fut, le 6 juin, la remise de l'Instrumentum Laboris pour l'Assemblée spéciale du Synode des évêques sur le Proche Orient... Nous avons également prié ensemble pour le défunt Evêque Luigi Padovese, Président de la Conférence épiscopale turque, dont la mort tragique nous consterne et nous rempli de tristesse". Puis Benoît XVI a dit que ce Synode spécial d'octobre doit être "soutenu par la prière de l'Eglise toute entière. Le Proche Orient y occupe une place particulière car c'est là que Dieu s'est manifesté à nos pères dans la foi. Cette assemblée devra attirer l'attention aussi des divers acteurs internationaux et des organisations engagées dans la recherche d'une solution aux douloureux conflits de la région en vue d'y établir la justice et la paix... Avant de quitter Chypre -a poursuivi le Saint-Père- je me suis rendu à la cathédrale maronite de Nicosie, où j'ai notamment pu saluer le Patriarche, le Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir". Les maronites se sont installés à Chypre à diverses époques, "souvent en grande difficulté pour rester fidèles à leur héritage chrétien et à une culture qui enrichit le patrimoine de l'humanité entière". Benoît XVI a conclu en rappelant que "la communauté catholique de Chypre, à travers ses facettes maronite, arménienne et latine, continue de n'être qu'un seul corps et une seule âme, y compris dans les relations cordiales qu'elle entretient avec nos frères orthodoxes ou d'autres confessions chrétiennes. Puissent les peuples de Chypre et de tout le Proche Orient bâtir ensemble, avec leurs responsables politiques et religieux, un avenir fait de paix et l'amitié, de coopération fraternelle".
AG/ VIS 20100609 (600)

BIENHEUREUX POPIELUSZKO ET ANNEE SACERDOTALE

CITE DU VATICAN, 9 JUI 2010 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a rappelé que vendredi, la fête du Sacré Coeur marquera la clôture de l'Année sacerdotale: "Des milliers de prêtres, provenant du monde entier, se retrouvent à Rome ces jours ci pour rendre grâce au Seigneur et renouveler leurs voeux sacerdotaux", a-t-il dit en invitant l'assemblée à soutenir l'évènement de ses prières. Puis, à l'attention des pèlerins polonais, le Pape a évoqué le nouveau bienheureux, Jerzy Popieluszko, "qui enseignait l'amour et la solidarité à tous ceux qui ont besoin d'aide spirituelle comme matérielle... Je confie à sa protection tous ceux qui souffrent aujourd'hui en Pologne des inondations, ainsi que les secours".
AG/ VIS 20100609 (120)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 9 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Evêque de Regensburg (Allemagne).
AP/ VIS 20100609 (20)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Mário Antônio da Silva, Auxiliaire de l'Archevêque de Manaus (Brésil). L'Evêque élu, né en 1966 à Itararé (Brésil) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Chancelier du diocèse de Jacarezinho (Brésil).
NEA/ VIS 20100609 (50)

mardi 8 juin 2010

CLOTURE DE L'ANNEE SACERDOTALE

CITE DU VATICAN, 8 JUI 2010 (VIS). A Rome, du 9 au 11 juin, se déroulera la Rencontre internationale des prêtres, qui clôturera l'Année sacerdotale voulue par Benoît XVI en coïncidence avec le 150 anniversaire de la mort du Curé d'Ars. Cette manifestation, organisée par la Congrégation pour le clergé, a pour thème: "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre", s'adresse aux prêtres du monde entier. La première journée sera placée sous le sceau de la conversion et de la mission, et le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne), proposera une méditation en la Basilique St.Paul Hors les murs, retransmise en direct à St.Jean de Latran. Cette médiation sera suivie d'une adoration eucharistique. Les messes à St.Paul et à St.Jean seront présidées par le Cardinal Cláudio Hummes, OFM, Préfet de la Congrégation pour le clergé, et par Mgr.Mauro Piacenza, Secrétaire de ce dicastère. La seconde journée sera sous le signe de l'Esprit et de la communion: "Le cénacle, prier l'Esprit avec Marie, en communion fraternelle". La méditation sera assurée, dans les mêmes conditions que la veille, par le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Archevêque de Québec (Canada). Les messes seront présidées par le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat à St.Paul, et par Mgr.Robert Sarah, Secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, au Latran. Jeudi soir 10 juin, la veillée de prière se déroulera Place St.Pierre. Après des témoignages de prêtres, avec liaisons télévisées depuis Ars, le Cénacle de Jérusalem, une banlieue pauvre de Buenos Aires et Hollywood, il y aura un dialogue avec le Saint-Père et une adoration eucharistique conclusive. Enfin, vendredi à 10 h, en la solennité du Sacré Coeur, la messe de clôture de l'Année sacerdotale sera présidée par le Pape Place St.Pierre. Elle comprendra le renouvellement des promesses sacerdotales et la proclamation de saint Jean-Marie Vianney, patron universel des prêtres.
CPC/ VIS 20100608 (310)

PROCHAINES BEATIFICATIONS

CITE DU VATICAN, 8 JUI 2010 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales indique les nouvelles béatifications approuvées par le Saint-Père:

-Manuel Lozano Garrido, laïc espagnol, samedi 12 juin à Linares (Espagne).

-Alojzij (Lojze) Grozde, laïc slovène martyr, dimanche 13 juin à Celje (Slovénie).

-Estéphan Nehmé (Joseph), religieux maronite libanais, dimanche 27 juin à Kfifan (Liban).

-Leopoldo de Alpandeire (Francisco Sánchez Márquez), religieux capucin espagnol, dimanche 12 septembre à Grenade (Espagne).

-María de la Inmaculada Concepción (María Isabel Salvat y Romero), religieuse espagnole des Soeurs de la Compagnie de la Croix, samedi 18 septembre à Séville (Espagne).

-Chiara Badano, laïque italienne, samedi 25 septembre au sanctuaire romain du Divino Amore (Italie).

-Anna Maria Adorni, veuve italienne, fondatrice de la Congrégation des Servantes de l'Immaculée et de l'Institut du Bon Pasteur de Parme, dimanche 3 octobre à Parme (Italie).

-Szilárd Bogdánffy, évêque roumain martyr, samedi 30 octobre à Oradea Mare (Roumanie).

-Maria Barbara de la Trinité (Barbara Maix), religieuse brésilienne fondatrice de la Congrégation des Soeurs du Coeur immaculé de Marie, mardi 9 novembre à Porto Alegre (Brésil).
OCL/ VIS 20100608 (180)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 8 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Le P.William Fey, OFM.Cap., Evêque de Kimbe (superficie: 25.300, population: 205.382, catholiques: 126.782, prêtres: 21, religieux: 39), en Papouasie-Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1942 à Pittsburgh (USA), a prononcé ses voeux religieux en 1963 et a été ordonné prêtre en 1968. Il était jusqu'ici Supérieur de son ordre pour la Papouasie-Nouvelle Guinée.

-Mgr.John J.McIntyre, Auxiliaire de l'Archevêque de Philadelphia (USA). L'Evêque élu, né en 1963 à Philadelphia (USA) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici secrétaire particulier du Cardinal Archevêque Justin F.Rigali. Il succède à Mgr.Robert P.Maginnis, dont la renonciation à l'office a été acceptée pour limite d'âge.

-Le Professeur Carlo Carletti, Membre de la Commission pontificale d'archéologie chrétienne.
NER:RE:NA/ VIS 20100608(130)

lundi 7 juin 2010

CONGRES EUCHARISTIQUE SLOVENE

CITE DU VATICAN, 7 JUI 2010 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 3 mai par laquelle Benoît XVI nomme le Cardinal Secrétaire d'Etat, son Légat au Congrès eucharistique slovène (Celje, 13 juin). Le Cardinal Tarcisio Bertone sera accompagné de Mgr.Janez Gril, Econome du diocèse de Novo Mesto, du P.Bogdan Kolar, SDB, ex Doyen de la Faculté de théologie de Ljubljana, de Mgr.Lech Piechota, Official de la Secrétairerie d'Etat, de Mgr.Guillermo Javier Karcher, Cérémoniaire pontifical, et de l'Abbé Roberto Lucchini, Secrétaire de nonciature en service près la Secrétairerie d'Etat.
BXVI-LETTRE/ VIS 20100607 (100)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 7 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Carlos Garfias Merlos, Archevêque métropolitain d'Acapulco (superficie: 18.603, population: 4.190.000, catholiques: 3.024.000, prêtres: 118, diacres: 24, religieux: 119), au Mexique. Jusqu'ici Evêque de Netzahualcóyotl (Mexique), il succède à Mgr.Felipe Aguirre Franco, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/ VIS 20100607 (70)

VERS UNE PAIX STABLE

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). La cérémonie de congé s'est déroulée à 17 h 45' à l'aéroport de Larnaca où, après le salut du Président Christofias, le Saint-Père s'est adressé aux autorités ayant permis que la "visite soit mémorable et couronnée d’un grand succès. En quittant vos rivages, comme beaucoup de pèlerins avant moi, il m’est venu à l’esprit, une fois encore, combien la Méditerranée est composée d’une mosaïque de peuples riches de leur culture, de leur cordialité et de leur humanité. En même temps et en dépit de cette réalité, l’orient méditerranéen n’est pas épargné par les conflits et le sang, comme nous en avons été témoins tragiquement ces jours derniers. Redoublons nos efforts pour construire une paix réelle et durable pour tous les peuples de la région. Dans cet objectif, Chypre peut jouer un rôle particulier de promotion du dialogue et de la coopération. En œuvrant patiemment pour la paix sur votre sol et pour la prospérité de vos voisins, vous serez alors bien placés pour écouter et comprendre tous les aspects des nombreuses questions dans leur complexité, afin d’aider les peuples à atteindre une plus grande compréhension mutuelle. Le chemin que Chypre emprunte est l’un de ceux que la communauté internationale regarde avec un grand intérêt et une grande espérance, et je relève avec satisfaction tous les efforts effectués en faveur de la paix pour votre peuple et l’île toute entière".

"Tout en remerciant Dieu pour ces journées durant lesquelles la communauté catholique chypriote a vécu, sur son propre sol, sa première rencontre avec le Successeur de Pierre, je me rappelle aussi avec gratitude, de mes rencontres avec les responsables des autres églises chrétiennes, en particulier avec SB Chrysostomos II et avec les autres représentants de l’Eglise de Chypre, que je remercie pour leur accueil fraternel. J’espère que ma visite, ici à Chypre, sera vue comme un autre pas du parcours initié avant nous à Jérusalem, par l’accolade entre le regretté Patriarche Athenagoras et mon vénéré Prédécesseur le Pape Paul VI. Ces premiers pas prophétiques nous indiquent le chemin que nous devons aussi emprunter. Nous sommes appelés par Dieu à être frères, en marchant côte à côte dans la foi, humblement devant le Tout Puissant, unis par des liens indestructibles d’affection les uns pour les autres. Alors que j’invite mes frères chrétiens à poursuivre cette marche, j’aimerais les assurer que l’Eglise catholique, avec la grâce de Dieu, poursuivra elle-même la recherche de l’unité parfaite dans la charité, à travers une valorisation toujours plus profonde de ce que les catholiques et les orthodoxes ont de plus cher. Qu’il me soit permis d’exprimer à nouveau mon espérance et mon vœu sincère de voir les chrétiens et les musulmans devenir un levain de paix et de réconciliation parmi les chypriotes, et servent ainsi d’exemple pour les autres pays".

Puis le Pape a encouragé le Président et le Gouvernement à poursuivre la recherche de la paix et de la sécurité pour tous les chypriotes. En passant plusieurs nuits à la nonciature de Nicosie, j'ai pu constater la réalité de la division de l'île, mais aussi sa grave perte de l'héritage culturel qui est le bien commun de l'humanité. J'ai entendu avec émotion l'appel des chypriotes du nord qui désirent retrouver dans la paix leurs maisons et leurs lieux de culte. La vérité et la réconciliation, ainsi que le respect, sont les fondations les plus sûres pour un avenir pacifique de l'île, et pour la stabilité et la prospérité de son peuple tout entier. Au cours de ces dernières années, beaucoup de bien a été accompli dans ce sens à travers un dialogue substantiel, cependant beaucoup encore demeure à faire pour surmonter les divisions. Qu’il me soit permis de vous encourager, ainsi que vos concitoyens, à travailler patiemment à l’édification d’un avenir meilleur et plus assuré pour tous vos enfants". Avant d'embarquer, Benoît XVI a planté un olivier. L'avion papal a atterri à Rome Ciampino à 20 h 15', d'où il a regagné le Vatican en hélicoptère.
PV-CHYPRE/ VIS 20100607 (680)

HERITAGE MARONITE

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). A 16 h 30', le Pape s'est rendu en la cathédrale maronite de Chypre, construite il y a une cinquantaine d'années grâce à la générosité des fidèles et avec le concours de l'état chypriote. Il a été accueilli par l'Archevêque, Mgr.Youssef Soueif, auquel il a dit qu'en visitant son église il se rendait spirituellement dans chacune des paroisses maronites de l'île: "En père affectueux, je me sens proche de tous les fidèles de ces vénérables communautés... Cette cathédrale -a poursuivi Benoît XVI- évoque sous divers aspects toute la longue et parfois difficile histoire de l'Eglise maronite à Chypre. Au long des siècles, au fur et à mesure des persécutions, les maronites ont débarqué à Chypre pour rester fidèles à leur héritage chrétien. Néanmoins, bien que leur foi ait été éprouvée comme l’or au creuset, ils demeurèrent constants dans la foi de leurs pères, une foi qui a maintenant été remise entre vos mains, maronites chypriotes d’aujourd’hui. Je vous encourage à conserver comme un trésor ce grand héritage".

Cette cathédrale, a poursuivi le Saint-Père, "nous rappelle également une vérité spirituelle importante. Saint Pierre dit des chrétiens qu'ils sont les pierres vivantes qui servent à bâtir le temple spirituel, que nous sommes le sacerdoce saint présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ. Avec les chrétiens du monde entier, nous faisons partie du grand temple qu'est le Corps mystique du Christ. Notre culte spirituel, offert en une multitude de langues et de lieux, grâce à une grande variété de liturgies, est une expression de l’unique voix du peuple de Dieu, uni dans la prière et dans l’action de grâce envers lui, et dans la communion permanente les uns avec les autres. Cette communion à laquelle nous tenons chèrement nous pousse à porter à tout le genre humain la Bonne Nouvelle accueillie dans notre vie nouvelle dans le Christ. C’est la mission que je vous confie aujourd’hui. Et je prie pour que votre Eglise, en union avec l’ensemble de vos pasteurs et avec l’Evêque de Rome, puisse grandir dans la sainteté, dans la fidélité à l’Evangile et dans l’amour pour le Seigneur et les uns pour les autres". Après cette intervention, le Pape a salué le Patriarche maronite le Cardinal Pierre Nasrallah Sfeir puis récité l'oraison du pardon de la liturgie syriaque. Prenant congé après un hymne marial, il a gagné l'aéroport de Larnaca.
PV-CHYPRE/ VIS 20100607 (410

dimanche 6 juin 2010

RENCONTRE AVEC UN DIRIGEANT MUSULMAN

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). A Nicosie en fin d'après-midi, le Pape a rencontré le Cheik Mehmet Nazim Adil al-Haquani, un chef du mouvement soufi engagé dans le dialogue interreligieux. Cette brève rencontre s'est déroulée dans le jardin de la nonciature, juste avant la messe en l'église de la Ste.Croix. Malgré ses 89 ans, le Cheik, qui vit dans le nord de Chypre, a tenu à venir saluer Benoît XVI qui, sur le ton de la plaisanterie, a convenu avec son hôte qu'ils étaient tous deux âgés. Il a offert au Saint-Père un bâton sur lequel est inscrit le mot paix, ainsi qu'un chapelet musulman, tandis qu'il recevait de son hôte une médaille pontificale. Après s'être donné l'accolade ils se sont promis de prier l'un pour l'autre.
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LA CROIX, ESPERANCE ET VICTOIRE

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). A 16 h 30', Benoît XVI a célébré la messe en l'église Ste.Croix de Nicosie pour le clergé, les religieux, les catéchistes et les mouvements ecclésiaux catholiques de Chypre. A l'homélie de la messe votive de la Ste.Croix: La Croix, a affirmé le Pape, "est donc quelque chose de beaucoup plus grand et plus mystérieux qu'elle ne l'apparaît au premier abord. C'est en effet un instrument de torture, de souffrance et d'échec mais, en même temps, elle exprime la complète transformation, le renversement définitif de ces afflictions. C'est ce qui en fait le symbole d'espérance le plus éloquent que le monde ait jamais vu. Elle parle à tous ceux qui souffrent, les opprimés, les malades, les pauvres, les parias, les victimes de la violence. Elle leur offre l'espérance que Dieu peut transformer leur souffrance en joie, leur solitude en communion, leur mort en vie. Elle offre une espérance sans limite à notre monde déchu".
   
  "C'est pourquoi le monde a besoin de la Croix. La Croix n'est pas uniquement un symbole privé de dévotion. Elle n'est pas seulement l'insigne des membres d'un groupe particulier au sein de la société, et, en son sens le plus profond, elle n'a rien à voir avec l'imposition par la force d'un credo ou d'une philosophie. La Croix parle d'espérance, elle parle d'amour, elle parle de la victoire de la non-violence sur l'oppression. Elle dit que Dieu relève celui qui est humble, qu'il fortifie le faible, qu'il triomphe des divisions et surmonte la haine par l'amour. Un monde sans la Croix serait un monde sans espérance, un monde dans lequel la torture et la brutalité seraient sans contrôle, où la faiblesse serait exploitée et l'avidité aurait le dernier mot. L'inhumanité de l'homme pour l'homme se manifesterait de façon toujours plus horrible, et il n'y aurait aucune fin au cycle vicieux de la violence. Seule la Croix y met fin. Alors qu'aucun pouvoir terrestre ne peut nous sauver des conséquences de nos péchés, et qu'aucun pouvoir terrestre ne peut vaincre l'injustice à sa source, l'intervention salvatrice de notre Dieu d'amour a pourtant transformé la réalité du péché et de la mort en leur contraire. C'est ce que nous célébrons quand nous nous glorifions dans la Croix de notre Rédempteur".

  S'adressant plus particulièrement aux prêtres, religieux et catéchistes, le Saint-Père a alors dit: "Quand nous proclamons le Christ crucifié, c'est lui que nous annonçons au monde et non nous mêmes ou notre propre sagesse... Ne cessons jamais de nous émerveiller de la grâce extraordinaire qui nous a été faite. Ne cessons jamais de reconnaître notre indignité. Mais, en même temps efforçons-nous de devenir moins indignes de notre noble appel, de peur que par nos fautes et nos manquements nous n'affaiblissions la crédibilité de notre témoignage". J'ai conscience, a ajouté Benoît XVI, que beaucoup de prêtres et de religieux de la Terre Sainte "font actuellement l'expérience d'un appel particulier à conformer leurs vies au mystère de la Croix du Seigneur. Là où les chrétiens sont une minorité, là où ils souffrent l'épreuve en raison de tensions ethniques et religieuses, de nombreuses familles prennent la décision de partir, et il peut être tentant pour leurs pasteurs de faire de même. Néanmoins, dans des situations de cette nature, un prêtre, une communauté religieuse, une paroisse qui reste ferme et qui continue à rendre témoignage au Christ est un signe extraordinaire d'espérance, non seulement pour les chrétiens mais aussi pour tous ceux qui vivent dans la région. Leur seule présence est une expression éloquente de l'Evangile de la paix, de la détermination du Bon Pasteur de prendre soin de tout le troupeau, de l'engagement inébranlable de l'Eglise au dialogue, à la réconciliation et à la reconnaissance bienveillante de l'autre. En embrassant la Croix qui leur est tendue, les prêtres et les religieux du Proche et Moyen Orient peuvent vraiment faire rayonner l'espérance qui est au cœur du mystère que nous célébrons dans la liturgie de ce jour". Après cette messe, il a regagné la nonciature pour la soirée et la nuit.
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SOLIDARITE AVEC LES CHRETIENS ORIENTAUX

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). Le Pape a célébré la messe ce matin au centre sportif Eleftherìa de Nicosie devant 6.000 fidèles, à l'occasion de la publication de l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale pour le Proche Orient. Les patriarches et évêques des différentes communautés ecclésiales de cette région ont participé à la célébration. Mgr.Youssef Soueif, Archevêque maronite de Chypre s'est d'abord brièvement adressé au Saint-Père. A l'homélie, Benoît XVI a rappelé qu'aujourd'hui solennité du Corps et du Sang du Christ, et que "le nom donné en occident à cette fête liturgique est utilisé dans la tradition de l'Eglise pour désigner trois réalités distinctes: le corps physique de Jésus, né de la Vierge Marie, son corps eucharistique, le pain du ciel qui nous nourrit dans ce grand sacrement, et son corps ecclésial, l'Eglise. En réfléchissant sur ces différents aspects du Corpus Christi, nous pouvons parvenir à une compréhension plus profonde du mystère de communion qui lie ensemble tous ceux qui appartiennent à l'Eglise".

  "Chacun de nous, membre de l'Eglise, a besoin de sortir du monde clos de son individualité et d'accepter le compagnonnage des autres, qui partagent le pain avec nous... C'est pourquoi tous les jours, nous prions notre Père, pour notre pain quotidien. Abattre les barrières entre nous et nos voisins est le préalable pour entrer dans la vie divine à laquelle nous sommes appelés. Nous avons besoin d'être libérés de tout ce qui nous enferme et nous isole: crainte et défiance vis-à-vis des autres, avidité et égoïsme, mauvaise volonté pour prendre le risque de la vulnérabilité à laquelle nous nous exposons lorsque nous nous ouvrons à l'amour".  Le Pape a ensuite souligné que "dans la première communauté chrétienne, nourrie à la table du Seigneur, nous voyons les effets de l'action unifiante de l'Esprit Saint. C'est elle qui les rendait capables de mettre leurs biens en commun, l'amour pour les frères leur permettant de dépasser tout attachement matériel... Néanmoins, cet amour n'était nullement limité à leurs seuls compagnons dans la foi. Ils ne se considèrent jamais comme les bénéficiaires exclusifs, privilégiés des faveurs divines, mais plutôt comme des messagers, envoyés pour porter la bonne nouvelle du salut dans le Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Et c'est ainsi que le message confié aux apôtres par le Seigneur ressuscité s'est répandu à travers le Moyen-Orient, et de là dans le monde entier... Nous sommes appelés à dépasser nos différences, à porter la paix et la réconciliation partout où il y a des conflits, pour offrir au monde un message d'espérance. Nous sommes appelés à tendre la main à ceux qui sont dans le besoin, en partageant généreusement nos biens terrestres avec ceux qui sont moins bien pourvus que nous. Et nous sommes appelés à proclamer sans cesse la mort et la résurrection du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne dans la gloire".

  A la fin de la messe, Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques, a remercié le Saint-Père pour la convocation de la prochaine assemblée spéciale pour le Moyen-Orient qui aura lieu au Vatican en octobre prochain. Il a aussi invité Benoît XVI à remettre une copie de l'Instrumentum Laboris ou document de travail aux membres du Conseil spécial pour le Synode. Avant de réciter l'angélus, le Pape a rappelé que le Proche Orient "occupe une place particulière dans le cœur de tous les chrétiens, puisque c'est là que Dieu s'est fait connaître pour la première fois à nos pères dans la foi... Nous savons aussi que certains d'entre vous endurent de grandes épreuves dues à la situation actuelle de la région. L'Assemblée spéciale est une opportunité pour les chrétiens du reste du monde d'offrir un soutien spirituel et une solidarité à leurs frères et sœurs du Moyen-Orient". Les chrétiens de cette région "désirent vivre en paix et en harmonie avec leurs voisins juifs et musulmans. Souvent -leur a-t-il encore dit- vous agissez en artisans de paix dans le difficile processus de conciliation. Vous méritez la reconnaissance pour le rôle inestimable que vous remplissez. C'est mon sérieux espoir que tous vos droits soient de plus en plus respectés, y compris le droit à la liberté de culte et à la liberté religieuse, et que vous ne souffriez plus jamais de discrimination d'aucune sorte. Je prie afin que les travaux de ces assises spéciales puissent aider à centrer l'attention de la communauté internationale sur la situation des chrétiens proche orientaux qui souffrent pour leur foi, afin que des solutions justes et durables soient trouvées pour les conflits qui causent tant d'épreuves. Sur cette grave question, je réitère mon appel personnel en faveur d'un effort international, rapide et concerté, pour résoudre les tensions actuelles au Moyen-Orient, spécialement en Terre Sainte, avant que de tels conflits ne conduisent à de plus grandes tragédies. C'est avec ces pensées -a-t-il conclu-, que je vous présente maintenant le texte de l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale du Synode des évêques sur le Moyen-Orient ". Après l'angélus, il a rappelé qu'aujourd'hui était célébrée à Varsovie la béatification de Jerzy Popiełuszko, prêtre et martyr. "J'adresse un salut cordial à l'Eglise de Pologne qui se réjouit aujourd'hui de l'élévation à la gloire des autels du Père Jerzy Popiełusko. Son ministère zélé et son martyre sont un signe éloquent de la victoire du bien sur le mal. Puissent son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et faire naître la foi dans l'amour". Benoît XVI a ensuite regagné la nonciature apostolique pour y déjeuner avec les membres de sa suite, les patriarches et les évêques du Conseil spécial du Synode ainsi que SB Chrysostomos II.
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INSTRUMENTUM LABORIS

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). Voici de larges extraits de l'Instrumentum Laboris du Synode spécial pour le Proche et Moyen Orient, qui se tiendra du 10 au 24 octobre. Dans l'avant-propos, le Secrétaire général du Synode des évêques, Mgr.Nikola Eterovic, souligne combien la situation de la région ressemble à celle vécue par la première communauté chrétienne en Terre Sainte, au milieu de difficultés et de persécutions. L'introduction rappelle ensuite que ces assises entendent d'abord "confirmer et renforcer les chrétiens dans leur identité, grâce à la Parole de Dieu et aux sacrements et, deuxièmement, de raviver la communion ecclésiale entre les Eglises sui juris, afin qu'elles puissent offrir un témoignage de vie chrétienne authentique, joyeuse et attirante".

   Le premier chapitre traite de l'Eglise catholique en Terre Sainte, "en rappelant que toutes les Eglises du monde prennent leur source dans l'Eglise de Jérusalem... Puis il rappelle que les Eglises orientales sont d'origine apostolique et que l'affaiblissement, voire la disparition, du christianisme là où il est né serait une grave perte pour l'Eglise universelle. Il y a donc une lourde responsabilité, celle de maintenir la foi chrétienne en ces terres saintes... Malgré leur petit nombre, les chrétiens appartiennent de plein droit au tissu social et à l'identité même des pays de la région. Leur disparition représenterait une perte pour le pluralisme du Proche et Moyen Orient. Les catholiques sont appelés à promouvoir le concept de laïcité positive de l'Etat pour alléger le caractère théocratique du gouvernement et permettre une plus grande égalité entre les citoyens de religions différentes, en facilitant ainsi la promotion d'une démocratie saine, positivement laïque, qui reconnaisse pleinement le rôle de la religion, dans la vie publique également, dans le respect total de la distinction entre les ordres religieux et temporels... Les chrétiens doivent être une minorité active, sans se replier sur eux mêmes sans tomber dans le piège du ghetto. L'Eglise encourage la formation de familles nombreuses et promeut l'éducation qui reste l'investissement majeur, soit les écoles et les universités catholiques qui accueillent des milliers de personnes de toutes les religions, tout comme les centres hospitaliers et les services sociaux. Toutefois, les Eglises et les écoles catholiques pourraient aider davantage les moins favorisés. C'est en effet surtout grâce à ses activités caritatives qui s'intéressent non seulement aux chrétiens mais aussi aux musulmans et aux juifs que l'actions des Eglises en faveur du bien commun est sensible. Il existe par ailleurs un rappel à la transparence dans la gestion de l'argent de l'Eglise, surtout de la part des prêtres et des évêques, pour distinguer ce qui est donné pour un usage personnel de ce qui appartient à l'Eglise. Le document souligne donc que les conflits régionaux rendent encore plus fragile la situation des chrétiens: L'occupation israélienne des Territoires palestiniens rend difficile la vie quotidienne pour la liberté de mouvement, l'économie et la vie sociale et religieuse: accès aux Lieux Saints, conditionné par des permis militaires accordés aux uns et refusés aux autres, pour raisons de sécurité. De plus, certains groupes fondamentalistes chrétiens justifient par l'Ecriture l'injustice politique imposée aux palestiniens, ce qui rend la position des chrétiens arabes encore plus délicate. Les chrétiens font partie des principales victimes de la guerre en Irak. Encore aujourd'hui, la politique mondiale n'en tient pas assez compte. Au Liban, les chrétiens sont divisés au plan politique et confessionnel. En Egypte, la montée de l'Islam politique d'une part et le désengagement, en partie forcé, des chrétiens par rapport à la société civile, rendent leur vie sujette à de sérieuses difficultés. Dans d'autres pays, l'autoritarisme, voire la dictature, poussent la population, y compris les chrétiens, à supporter en silence, pour sauver l'essentiel. En Turquie, le concept actuel de laïcité pose encore des problèmes à la pleine liberté religieuse du pays. Les chrétiens sont exhortés à ne pas abandonner leur engagement au sein de la société malgré les tentations de découragement. Le document note qu'en orient, liberté de religion veut dire habituellement liberté de culte. Il ne s'agit donc pas encore de liberté de conscience, c'est-à-dire de la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer une religion seul ou en public, sans aucune entrave, et donc de la liberté de changer de religion. La religion, en orient, est en général un choix social et même national, non un choix individuel. Changer de religion est perçu comme une trahison envers la société, la culture et la nation bâtie principalement sur une tradition religieuse. C'est pourquoi, la conversion à la foi chrétienne est vue comme étant le fruit d'un prosélytisme intéressé, non d'une conviction religieuse authentique. Pour le musulman, elle est souvent interdite par les lois de l'Etat. D'autre part, en ce qui concerne les chrétiens, dans certains cas, la conversion à l'Islam ne se fait pas par conviction religieuse mais pour des intérêts personnels. Parfois, elle peut se faire aussi sous la pression du prosélytisme musulman. Certaines réponses aux Lineamenta affirment leur refus ferme du prosélytisme chrétien, tout en signalant qu'il est ouvertement pratiqué par certaines communautés évangéliques. De fait, la question de l'annonce a besoin d'une réflexion plus en profondeur pour arriver à affirmer le droit de toute personne et sa complète liberté de conscience. L'extrémisme islamique, dans le même temps, continue à croître dans l'ensemble de la région, constituant ainsi une menace pour tous, chrétiens, juifs et musulmans. Dans ce contexte de conflictualité, de difficultés économiques et de limitations politiques et religieuses, les chrétiens continuent à émigrer : " dans le jeu des politiques internationales, l'existence des chrétiens est souvent ignorée et les chrétiens en sont la première victime : ceci constitue l'une des causes majeures de l'émigration".

  "Le deuxième chapitre est consacré à la communion ecclésiale... La communion au sein de l'Eglise catholique se manifeste par deux signes principaux, le Baptême et l'Eucharistie dans la communion avec l'Evêque de Rome, successeur de Pierre. Coryphée des apôtres, il est le principe et le fondement perpétuel et visible de l'unité de la foi et de communion . Pour promouvoir l'unité dans la diversité, il faut dépasser le confessionnalisme dans ce qu'il peut avoir d'étroit ou d'exagéré, encourager l'esprit de coopération entre les différentes communautés, coordonner l'activité pastorale, et stimuler l'émulation spirituelle et non la rivalité. L'Instrumentum Laboris indique par ailleurs que la communion, dans la même Eglise ou Patriarcat entre les divers membres se fait sur le modèle de la communion avec l'Eglise universelle et le successeur de Pierre. Au niveau de l'Eglise Patriarcale, la communion s'exprime par le Synode qui réunit les évêques de toute une communauté autour du Patriarche, Père et Chef de son Eglise... Les chrétiens sont invités à se sentir membres de l'Eglise catholique régionale, et pas seulement membres d'une Eglise particulière".

  "Le troisième chapitre prend en considération le thème du témoignage chrétien. Il rappelle tout d'abord l'importance de la catéchèse pour connaître et transmettre la foi en éliminant le fossé entre la vérité de la foi et la vie concrète... La priorité de l'œcuménisme est rappelée, avec le dépassement des préjudices et des défiances par le biais du dialogue et de la collaboration... Est condamné formellement le prosélytisme qui emploie des moyens en opposition avec l'Evangile. Sont ensuite passés en revue les rapports avec le judaïsme qui trouvent dans le Concile Vatican II un point de référence fondamental. Le dialogue avec les juifs est défini comme essentiel bien que difficile en tant que ressentant du conflit israélo-palestinien. L'Eglise souhaite que les deux peuples puissent vivre en paix chacun dans sa patrie, avec des frontières sures et internationalement reconnues. Est rappelée la ferme condamnation de l'antisémitisme, en soulignant que les attitudes négatives actuelles entre les peuples arabes et le peuple juif semblent être plutôt de caractère politique et donc étrangères à tout discours ecclésial. Les chrétiens sont appelés à apporter à toute cette situation un esprit de réconciliation basée sur la justice et l'équité pour les deux parties. Par ailleurs, les Eglises orientales invitent à continuer de distinguer la réalité religieuse et la réalité politique. Les relations de l'Eglise catholique avec les musulmans ont aussi leur fondement dans le Concile Vatican II... Les relations entre chrétiens et musulmans sont parfois ou souvent difficiles, surtout du fait que les musulmans ne distinguent pas religion et politique, ce qui met les chrétiens dans la situation délicate de non citoyens, alors qu'ils sont les citoyens de ces pays bien avant l'arrivée de l'Islam. La clef du succès de la coexistence entre chrétiens et musulmans dépend de la reconnaissance de la liberté religieuse et des droits de l'homme. Les chrétiens sont appelés à ne pas s'isoler dans des ghettos, attitude défensive et de repli sur soi typique des minorités... Dans une situation régionale conflictuelle, les chrétiens sont exhortés à promouvoir la pédagogie de la paix. Il s'agit d'une voie réaliste, même si elle risque d'être repoussée par la plupart. Elle a aussi davantage de chances d'être accueillie dans la région du fait que la violence, celle des forts comme celle des faibles, n'a porté qu'à l'échec et à une impasse générale. Il s'agit d'une situation que le terrorisme mondial le plus radical exploite. La contribution des chrétiens, qui exige beaucoup de courage, est indispensable même si trop souvent les pays proche et moyen orientaux identifient l'occident avec le christianisme, créant ainsi un grand dommage aux Eglises chrétiennes. Le document analyse également le fort impact de la modernité qui, au croyant musulman, présente un visage athée et immoral. Il la vit comme une invasion culturelle menaçante, une source de troubles pour son système de valeurs. Du reste, la modernité est aussi la lutte pour la justice et l'égalité, pour la défense des droits... Le chrétien peut apporter une contribution spéciale dans le cadre de la justice et de la paix. Il a le devoir de dénoncer courageusement la violence, d'où qu'elle vienne, et de suggérer une solution qui ne passe que par le dialogue, la réconciliation et le pardon. Toutefois, les chrétiens doivent exiger avec des moyens pacifiques que leurs droits aussi soient reconnus par les autorités civiles. Le document affronte ensuite le thème de l'évangélisation dans une société musulmane qui peut avoir lieu seulement au travers du témoignage mais on demande qu'elle soit garantie aussi par d'opportunes interventions externes. Dans tous les cas, l'activité caritative des communautés catholiques envers les plus pauvres et les exclus, sans discrimination, représente la façon la plus évidente de diffuser l'enseignement chrétien".

  La Conclusion du document fait état du "souci du aux difficultés du moment, mais aussi de l'espérance fondée sur la foi chrétienne... Depuis des décennies, la non résolution du conflit israélo-palestinien, le non respect du droit international, l'égoïsme des grandes puissances et le non respect des droits humains ont déstabilisé l'équilibre de la région et imposé aux populations une violence qui risque de les plonger dans le désespoir. La conséquence en est l'émigration des populations, notamment des chrétiens. Face à ce défi et soutenu par la communauté chrétienne universelle, le chrétien du Proche et Moyen Orient est appelé à assumer sa vocation au service de la société... Aux chrétiens de la Terre Sainte, il faut redire: Ne crains pas, petit troupeau. Tu as une mission. De toi dépend la croissance de ton pays et la vitalité de ton Eglise, qui n'adviendront qu'avec la paix, la justice et l'égalité de tous les citoyens!".
SE/                                                                   VIS 20100606 (1880)
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