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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 4 novembre 2011

NOUVEL AMBASSADEUR IVOIRIEN



CITE DU VATICAN, 4 NOV 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créance de M.Joseph Tebah-Klah, nouvel Ambassadeur de Côte d'Ivoire, en ce quarantième anniversaire de ses relations diplomatiques avec le Siège apostolique. Dans son discours, il a d'abord évoqué la création de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation, espérant qu'elle oeuvre en toute liberté et impartialité: "La grave crise que la Côte d’Ivoire vient de traverser", a dit le Saint-Père, a donné lieu à des violations graves des droits de l'homme, et provoqué de nombreux morts. "C’est pourquoi j’encourage votre pays à promouvoir toutes les initiatives qui conduisent à la paix et à la justice. Il ne faut pas avoir peur de faire la vérité sur les crimes et sur toutes les atteintes commises contre les droits des personnes. Le vivre ensemble ne sera possible et harmonieux qu’à travers la recherche de la vérité et de la justice...ainsi que par la reconnaissance et le respect du caractère sacré de toute vie humaine. Car toute vie vient de Dieu et elle est sacrée à cause de son origine divine. Ainsi, la perte d'une vie humaine, quelle qu’elle soit...est toujours un drame, surtout lorsque l’homme en est responsable".

  Comme de nombreux pays africains, a poursuivi Benoît XVI, la Côte d'Ivoire connaît une diversité de religions et d'ethnies. "C’est une grande richesse. Le vivre ensemble doit toujours être ardemment souhaité et encouragé... Si l'Etat ne peut imposer la religion, il doit en garantir la liberté, ainsi que la paix entre les fidèles des différentes religions... L’Eglise, pour sa part, participe avec sa spécificité à l’effort de reconstruction nationale. Elle ne désire pas se substituer à l’Etat, mais elle peut à travers ses nombreuses institutions dans les domaines éducatifs et sanitaires apporter réconfort et soin de l'âme, et cette aide est souvent plus nécessaire que le soutien matériel surtout lorsqu’il faut panser tant de blessures du corps et de l’âme".
CD/                VIS 20111104 (330)

CLOTURE D'AMBASSADE



CITE DU VATICAN, 4 NOV 2011 (VIS). Ce matin, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a réagi à l'annonce par le Gouvernement irlandais de la clôture pour raison économique de ses ambassades près l'Iran, Timor oriental et le Saint-Siège: "Prenant acte de cette décision, le Saint-Siège reconnaît le droit à tout état de décider en fonction de ses moyens et intérêts si maintenir un ambassadeur résident à Rome ou dans un autre pays. L'important sont les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et les états, qui ne sont pas en cause en l'occurrence".
OP/                                VIS 20111104 (100)

SYNODE DES EVEQUES



CITE DU VATICAN, 4 NOV 2011 (VIS). L'Assemblée spéciale pour l'Amérique du Synode des évêques s'est réunie les 27 et 28 octobre pour réfléchir aux défis de la nouvelle évangélisation et du dialogue inter-religieux, à la lumière de l'exhortation apostolique post synodale Ecclesia in America, qui reprend "les critères utiles à l'approche des religions non chrétiennes. Identifiés dans la déclaration conciliaire Nostra Aetate, ils indiquent que l'Eglise catholique ne rejette pas ce qu'il y a de vrai et de saint en elles, tout en affirmant la spécificité du christianisme... En matière de dialogue oecuménique ou inter-religieux, on a parfois enregistré une interférence étatique, que l'état se dise laïc ou qu'il considère la catholicisme comme une religion parmi d'autres, en ignorant...le rôle qu'il a joué par l'évangélisation du continent américain et dans la formation. En agissant ainsi ils transforment le concept de dialogue en banales relations inter-religieuses qui font de toutes les religions un seul et unique phénomène spirituel et l'instrument au service de la politique. Contre cette tendance, l'Eglise qui est en Amérique continuera ses actions oecuméniques et inter-religieuses selon la ligne tracée par le concile Vatican II et le magistère successif".

  La même note du Secrétariat général du Synode souligne "les bonnes relations entretenues avec les autres confessions chrétiennes comme avec les non chrétiens, principalement juifs et musulmans, malgré leur faible présence continentale. Pour ce qui est des rapports avec les religions indigènes...l'Eglise catholique tente d'y identifier les éléments compatibles avec l'Evangile, de manière à les purifier et les intégrer correctement dans la vie des communautés ecclésiales locales". La question des sectes, qui est beaucoup plus complexe et délicate, constitue un défi dans le processus de la nouvelle évangélisation...d'autant qu'un fort prosélytisme les diffuse rapidement dans les grands centres urbains où l'Eglise est faible". La propagation de la pauvreté et de la violence, avec des valeurs contraires au respect de la vie, "résulte de l'influence négative d'une sécularisation qui s'étant au nord comme au sud du continent". Les effets du séisme demeurent en Haïti, renforcés par les épidémies et une situation socio-politique délicate, qui attend une majeure solidarité internationale. Ce pays compte sur l'aide des institutions politiques et ecclésiastiques. Le phénomène migratoire est également puissant en Amérique, où l'Eglise gère des programmes d'assistance matérielle et spirituelle à des populations qui ont besoin de s'intégrer culturellement et de bénéficier de la paix sociale. "Mais s'il faut tenir compte de la gravité de la situation dans laquelle se trouvent nombre de migrants, la migration présente des aspects positifs, telle une meilleure intégration entre peuples d'un même continent". On enregistre par ailleurs une augmentation des vocations sacerdotales et religieuses, malgré une flexion localisée des vocations féminines", ainsi que les bonnes dispositions de la jeunesse envers la foi. La note du Synode conclue en soulignant les bons résultats de la V Conférence générale de l'épiscopat latino-américain et caraïbe (2007), qui a permis de prendre conscience de ce que tout le continent était désormais pays de mission, ainsi que l'accueil positif des Lineamenta pour la XIII Assemblée synodale qui, en octobre 2012, traitera de la nouvelle évangélisation.
SE/                    VIS 20111104 (530) 

AUDIENCES



CITE DU VATICAN, 4 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience treize prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique en visite Ad Limina:

-Le Cardinal Sean Patrick O'Malley, OFM.Cap, Archevêque de Boston, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Walter James Edyvean, Mgr.John Anthony Dooher, Mgr.Robert Francis Hennessey, Mgr.Arthur L.Kennedy et Mgr.Peter J.Uglietto.

-Mgr.Salvatore Ronald Matano, Evêque de Burlington.

-Mgr.George William Coleman, Evêque de Fall River.

-Mgr.Richard Joseph Malone, Evêque de Portland.

-Mgr.Timothy Anthony McDonnell, Evêque de Springfield in Massachusetts.

-Mgr.Robert Joseph McManus, Evêque de Worcester.

 -Mgr.Francis J.Christian, Auxiliaire de Manchester, accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.John B.McCormack.
AL/                                  VIS 20111104 (110)

jeudi 3 novembre 2011

ANGELUS DE TOUSSAINT

CITE DU VATICAN, 1 NOV 2011 (VIS). Toussaint, a dit Benoît XVI à l'angélus, est propice à une réflexion qui, au-delà des contingences temporelles, se tourne vers l'éternité et la sainteté. "La liturgie du jour nous rappelle que la sainteté est la vocation première de tout baptisé. Avec le Père et l'Esprit, seul le Christ est saint, qui a aimé l'Eglise comme son épouse s'offrant pour sa sanctification. C'est pourquoi le peuple de Dieu tout entier est appelé à la sainteté... Regardons l'Eglise au-delà de sa dimension temporelle, marquée par la fragilité humaine, mais comme le Christ l'a voulue, une communion de saints... Aujourd'hui, nous vénérons cette communauté innombrable de saints qui, par delà leurs parcours, nous indiquent de multiples chemins de sainteté dans l'unique but, qui est de suivre le Christ en se conformant à lui, but de notre existence terrestre".

  Puis le Pape a évoqué la commémoration des défunts de demain, le souvenir des chers disparus, des âmes en route vers la plénitude de la vie, vers l'Eglise céleste dont la solennité de Toussaint nous ouvre l'horizon: "Dès ses premiers temps, en reconnaissant la communion de tous les membres du Corps mystique, l'Eglise a cultivé la mémoire des défunts et prié en leur suffrage. Prier pour les morts n'est pas seulement utile, elle est nécessaire car elle les aide et rend efficace leur intercession en notre faveur. La visite des cimetières entretient le souvenir de qui a aimé cette vie, tout en nous rappelant que nous tendons vers une autre vie, par delà la mort. La tristesse humaine ne doit pas prévaloir sur la certitude de la résurrection et l'espérance de la béatitude éternelle".
ANG/                                VIS 20111103 (290)

CROIRE EN LA VIE ETERNELLE

CITE DU VATICAN, 2 NOV 2011 (VIS). L'audience générale s'est tenue Salle Paul VI et le Pape a consacré sa catéchèse à la commémoration des défunts et à la mort. "On a souvent l'impression qu'il s'agit d'une sujet pratiquement prohibé de nos jours, qu'on tente d'écarter de nos esprits la seule pensée de la mort... Face à son mystère, nous cherchons tous, y compris inconsciemment, une raison d'espérer, un signe de consolation, quelque marque d'un nouvel horizon... C'est du vide dont nous avons peur, d'aller vers l'inconnu... Il est difficile d'admettre que tout le beau et le bien d'une vie soit effacé d'un coup. Mais nous savons que l'amour conduit à l'éternité et qu'il ne saurait être vaincu par la mort... A la fin de l'existence, on perçoit qu'il existe un jugement de nos actes, de la façon dont nous avons vécu, en particulier sur les zones d'ombre que nous savons habilement escamoter ou tentons d'exclure de notre conscience".

  Aujourd'hui dans le monde, a poursuivi Benoît XVI, "on a tendance à penser que chaque réalité doit être affrontée selon les critères de la science, et qu'il suffise de répondre à la question de la mort non par la foi mais par une expérience empirique. On ne se rend donc pas compte de tomber dans le spiritisme, dans une tentative d'entrer en contact avec un au-delà qui serait plus ou moins la copie de notre monde". Pour les chrétiens au contraire, la fête de Toussaint et celle des fidèles défunts montrent qu'en reconnaissant une grande espérance dans la mort on peut vivre une existence pleine d'espoir... L'homme a besoin d'éternité et tout autre espérance est pour lui trop brève, trop limitée. L'homme ne s'explique que par un amour dépassant tout isolement, y compris celui de la mort, au-delà de l'espace et du temps. Il trouve son sens le plus profond en Dieu uniquement, en lui qui a quitté son éloignement pour nous devenir proche".

  "En se manifestant, Dieu est devenu accessible. Il a aimé le monde au point de nous donner son fils unique, afin que tout homme croit en lui, soit sauvé et ait la vie éternelle. Dans l'acte suprême d'amour qu'est la Croix, il s'est immergé dans l'abîme de la mort et l'a vaincu. Par sa résurrection, il nous a ouvert les portes de l'éternité. Dans la nuit de la mort, le Christ nous soutient, car il est le Bon Pasteur à qui on peut se confier sans crainte. Il connaît bien la route, y compris dans l'obscurité... C'est la foi dans la vie éternelle qui donne au chrétien la force d'aimer intensément cette vie et d'oeuvrer à un avenir d'espérance sûre". Après la catéchèse, le Saint-Père a évoqué la prochaine réunion en France de G 20, et dit son espoir qu'elle serve à surmonter des difficultés globales qui menacent un véritable développement humain.
AG/                                         VIS 20111103 (490)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 3 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Le P.Charles Morerod, OP, Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg (superficie: 5.557, population: 1.582.447, catholiques: 687.192, prêtres: 534, diacres: 22, religieux: 1.222), en Suisse. L'Evêque élu, né en 1961 à Riaz (Suisse), a prononcé ses voeux religieux en 1987 et a été ordonné prêtre en 1988. Il était depuis 2009 Recteur de l'Université pontificale St.Thomas d'Aquin, Secrétaire général de la Commission théologique internationale et Consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Après avoir été vicaire de paroisse, il a été aumônier de l'Université de Fribourg (Suisse), où il s'est diplômé en théologie et philosophie. Rédacteur francophone de Nova et Vetera, il a enseigné à Fribourg puis, à partir de 2003, près l'Université St.Thomas.

-L'Abbé José Armando Alvarez Cano, Prélat de Huautla (superficie: 1.284, population: 145.000, catholiques: 131.404, prêtres: 23, diacres: 1, religieux: 16), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1960 à Jiquilpan (Mexique) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé la paroisse St.Pierre de Paracho et Président de la commission diocésaine de Zamora pour la formation permanente du clergé. Licencié en théologie, il a été Fidei Donum pour deux ans au Pérou.
NER/                                                               VIS 20111103 (210)

MESSE POUR LES DEFUNTS

CITE DU VATICAN, 3 NOV 2011 (VIS). Comme de coutume, le Pape s'est recueilli hier après-midi sur les tombes de ses prédécesseurs, et a célébré ce matin en la Basilique vaticane une messe de suffrage pour les Cardinaux décédés au long de cette année, Urbano Navarrete, SJ, Michele Giordano, Varkey Vithayathil, CSSR, Giovanni Saldarini, Agustín García-Gasco Vicente, Georg Maximilian Sterzinsky, Kazimierz Swiątek, Virgilio Noè, Aloysius Matthew Ambrozic et Andrzej Maria Deskur, auxquels sont associés tous les évêques défunts. Il a ouvert son homélie en commentant le passage de l'Evangile de Marc où les apôtres demandent à Jésus le sens de sa phrase: "Livré aux hommes qui le mettront à mort, le Fils de Dieu ressuscitera trois jours plus tard".

  Devant la mort, a dit le Saint-Père, "nous aussi sommes animés des pensés que dicte notre condition humaine. Nous sommes alors surpris par ce Dieu qui se fait proche de notre condition, qui et ne s'arrête pas devant l'abysse de la mort et le traverse après deux jours au sépulcre. C'est ici que s'accomplit le mystère du troisième jour. Le Christ revêt jusqu'au bout notre chair mortelle afin qu'elle soit investie par la gloire de Dieu, et vivifiée par le vent de l'Esprit... La mort du Christ est source de vie car en lui Dieu a placé son amour à l'instar d'une immense cascade... L'abîme de la mort est comblé par l'amour de Dieu, sur lequel elle n'a aucune prise. La mort n'a plus prise sur le Christ, ni sur qui, dans la foi et le baptême, lui est associé... C'est dans le Christ seulement que cette espérance est réelle, car avant elle pouvait se limiter à une illusion, à un symbole du renouveau des saisons... Au contraire, l'intervention de Dieu dans l'histoire humaine n'obéit à aucun cycle naturel, mais à sa seule grâce et fidélité. La vie nouvelle et éternelle est le fruit de l'arbre qu'est la Croix... Sans la croix du Christ, l'énergie de la nature demeure impuissante face à la force négative du péché, C'est une force supérieure à celle qui meut la nature, un bien plus grand que celui de la création, un amour qui vient du coeur divin et qui renouvelle et oriente vers son but ultime le créé... Tout ceci est advenu durant ces trois jours, lorsque le grain de blé tombé en terre y est demeuré le temps nécessaire pour combler la mesure de la justice et de la miséricorde divine, pour produire enfin le fruit" promis à une multitude de frères. Grâce au Christ, "les images tirées de la nature ne sont plus de simples symboles, des mythes illusoires, mais le langage de la réalité".
HML/                                 VIS 20111103 (450)

lundi 31 octobre 2011

CHRISTIANISME ET DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE



CITE DU VATICAN, 29 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu 26 prélats de la Conférence épiscopale d'Angola en visite Ad Limina. Il a d'abord évoqué sa visite à Luanda de mars 2009, au cours de laquelle, il se rappelle “avoir pu les rencontrer et célébrer Jésus-Christ au milieu d'un peuple qui ne se lasse pas de le chercher, de l'aimer et de le servir avec générosité et joie”. Il a ensuite rappelé qu'il se rendra en Afrique en novembre pour signer au Bénin l'Exhortation apostolique post-synodale de la deuxième Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques. A ce propos, il a cité le message final de l'assemblée qui dit que “en tant qu'Eglise, notre contribution première et spécifique pour le peuple africain est la proclamation de l'Evangile de Jésus-Christ, ainsi que l'annonce que le Christ est le premier et principal facteur de développement. En effet, le fait de se consacrer au service du développement vient de la transformation du cœur, et la transformation du cœur vient de la conversion à l'Evangile”.

  Le Pape a ensuite abordé trois questions représentatives des principales difficultés des chrétiens d'Angola, soumis à “la pression sociale des coutumes. Mais, par la grâce du baptême, ils sont appelés à renoncer aux tendances nocives prédominantes et à cheminer contre-courant, guidés par l'esprit des Béatitudes”. Le premier problème est le concubinage, “qui contredit le plan de Dieu pour le développement et la famille humaine. La diminution des mariages catholiques dans vos communautés est une hypothèque qui pèse sur la famille dont la valeur est irremplaçable pour la stabilité de l'édifice social que nous connaissons... Aidez les mariés à acquérir la maturité humaine et spirituelle nécessaire pour assumer de manière responsable leur mission d'époux et de parents chrétiens, en leur rappelant que leur amour sponsal doit être unique et indissoluble comme l'alliance entre le Christ et son Eglise”. Une autre importante difficulté est que nombre de baptisés restent partagés entre le christianisme et les religions traditionnelles. "Affligés par les problèmes de la vie, ils n'hésitent pas à recourir à des pratiques incompatibles avec celles du Christ. La marginalisation et l'assassinat d'enfants et de vieillards condamnés par les pratiques trompeuses de la sorcellerie, en est une conséquence abominable. Certains que la vie humaine est sacrée à toutes ses phases et dans tous les cas de figure, continuez, chers évêques, à élever votre voix en faveur des victimes”. Les communautés ecclésiales doivent réaliser un effort conjoint, avec la collaboration des gouvernements et de la société civile, pour “trouver une méthode qui conduise à l'éradication définitive” de cette plaie. Le troisième problème que doivent affronter les chrétiens en Angola est constitué par “les divisions du tribalisme ethnique, palpables dans les attitudes des communautés qui tendent à se refermer en repoussant les personnes originaires d'autres régions du pays... Dans l'Eglise, nouvelle famille de tous ceux qui croient au Christ, il n'y a de place pour aucune sorte de division... Autour de l'autel, se réunissent des hommes et des femmes de différentes tribus, langues et pays qui, partageant le même Corps et Sang de Jésus dans l'Eucharistie, sont véritablement des frères et sœurs consanguins. Ce lien de fraternité est plus fort que celui de nos familles terrestres ou celui de vos tribus”.

  En conclusion, le Pape a redit ce qu'il avait dit à Luanda: “Dieu concède aux hommes le pouvoir de s'élever au dessus de ses penchants naturels, avec les ailes de la raison et de la foi. Si vous vous laissez porter par elles, il ne vous sera pas difficile de reconnaître en l'autre un frère qui est né avec les mêmes droits humains fondamentaux”.
AL/                                                         VIS 20111031 (610)

ANGELUS DOMINICAL




CITE DU VATICAN, 30 OCT 2011 (VIS). A l'angélus dominical, Benoît XVI a commenté la lecture du jour où Paul nous invite à recevoir "l'Evangile non comme une parole humaine mais comme la véritable parole de Dieu, ce qui permet d'accueillir avec sûreté l'enseignement de Jésus...et de nous y conformer. Dans cet extrait, l'apôtre stigmatise les scribes et les pharisiens, qui avaient un rôle de maîtres au sein de la communauté, dont la conduite était à l'inverse de leur enseignement rigoureux... Quoique adhérant à la juste doctrine, on risque de la trahir par une attitude incohérente. C'est pourquoi Jésus a dit de faire tout ce qu'ils disent mais sans se régler sur leurs actes. En fait, il est lui complètement à l'inverse des scribes et des pharisiens en pratiquant lui même le commandement de l'amour. L'enseignant à tous, Jésus peut dire qu'il est d'un poids doux et léger car il le porte avec nous... En pensant aux maîtres qui oppriment la liberté au nom de leur autorité, saint Bonaventure indiqua qui est le maître authentique en disant que personne ne saurait enseigner et agir, ni même atteindre les vérités accessibles sans la présence du Fils de Dieu... Nous sommes donc appelés à suivre le Verbe incarné qui exprime la vérité en conformité à la volonté du Père en se donnant lui même... Jésus a également condamné sans appel la vanité en disant qu'agir pour être admiré mine les valeurs qui fondent vraiment la personne".

  Après la prière mariale, le Saint-Père a invoqué la protection de la Vierge sur tous ceux qui, dans la communauté chrétienne, ont en charge l'enseignement, afin qu'ils soient toujours les témoins visibles de la vérité transmise. Puis il a dit sa solidarité et assuré sa prière aux thaïlandais gravement touchés par les inondations, ainsi qu'aux habitants de la Ligurie et de la Toscane victimes des effets de fortes intempéries.
ANG/                                                             VIS 20111031 (320) 

ETAT ET EGLISE AU BRESIL



CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). Le nouvel Ambassadeur du Brésil, M.Almir Franco de Sá Barbuda, a présenté ce matin ses lettres de créance à Benoît XVI qui, dans son discours a remercié les autorités brésiliennes pour l'organisation de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Rio de Janeiro en 2013. Le Pape a ensuite évoqué la longue histoire des relations diplomatiques entre le Brésil et le Saint-Siège, établies peu après l'indépendance du pays, ainsi que le fécond cheminement conjoint de cette nation avec l'Eglise catholique datant de la première messe célébrée le 26 avril 1500, et dont en témoignent “tant de villes baptisées avec les noms des saints et les nombreux monuments religieux, dont certains symbolisent ce pays au monde entier, comme la statue du Rédempteur à Rio”.Un important chapitre de cette histoire “partagée et fructueuse”, a été écrit avec l'accord signé entre le Saint-Siège et le gouvernement brésilien en 2008 qui “scelle officiellement et juridiquement, l'indépendance et la collaboration entre ces deux réalités”. C'est pourquoi, le Pape a souhaité que l'Etat reconnaisse qu'“une saine laïcité ne doit pas considérer la religion comme une simple opinion individuelle reléguée à la sphère privée, mais comme une réalité qui, étant organisée dans des structures visibles, a besoin que la communauté reconnaisse sa présence. C'est pourquoi -a poursuivi Benoît XVI- il revient à l'Etat de garantir le libre exercice du culte de chaque confession religieuse, tout comme les activités culturelles, éducatives et caritatives, lorsqu'elles ne sont pas contraires à la morale et à l'ordre public. Toutefois, la contribution de l'Eglise ne se limite pas à des initiatives concrètes d'assistance, humanitaires ou éducatives, mais vise surtout la croissance éthique de la société, poussée par les multiples manifestations d'ouverture à la transcendance et par la formation des consciences pour s'acquitter des devoirs de la solidarité”.

 Parmi les domaines de coopération mutuelle, le Saint-Père a souligné celui de l'éducation auquel l'Eglise contribue “avec de nombreuses institutions dont le prestige est reconnu dans toute la société. En fait, le rôle de l'éducation ne peut se réduire à une pure transmission de connaissances et compétences orientées à la formation professionnelle, mais doit embrasser tous les aspects de la personne, de l'aspect social au désir de transcendance. C'est pourquoi il est nécessaire de réaffirmer que l'éducation d'une confession religieuse dans les écoles publiques...loin de signifier que l'Etat assume ou impose une croyance religieuse en particulier, indique la reconnaissance de la religion comme une valeur nécessaire pour la formation de la personne...et, loin de porter préjudice à la laïcité de l'Etat, elle garantit le droit des parents à choisir l'éducation de leurs enfants, contribuant ainsi à promouvoir le bien commun”. Enfin, en matière de justice sociale, “le gouvernement brésilien sait qu'il peut compter sur l'Eglise comme un partenaire privilégié dans toutes les initiatives destinées à éradiquer la faim et la pauvreté... et à aider, ceux qui en ont le plus besoin, à sortir de leur condition d'indigence et...d'exclusion”.
CD/                                                 VIS 20111031 (500)

INTENTIONS DE PRIERE POUR NOVEMBRE



CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). L'intention générale de prière de Benoît XVI pour le mois de novembre est: "Pour les Eglises catholiques orientales, afin que leur tradition soit connue et estimée en tant que richesse spirituelle de toute l'Eglise".

  Son intention missionnaire est: "Pour que le continent africain trouve dans le Christ la force de réaliser le chemin de réconciliation et de justice indiqué par le second Synode des évêques pour l'Afrique".
PRIERE/                                                       VIS 20111031 (90)

AUDIENCES




CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Mgr.Ubaldo Ramón Santana Sequera, FMI, Archevêque de Maracaibo et Président de la Conférence épiscopale vénézuelienne, accompagné de Mgr.Baltazar Enrique Porras Cardozo, Archevêque de Mérida, premier Vice Président, de Mgr.Jesús González de Zarate Salas, Auxiliaire de Caracas, Secrétaire Général, et du Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, Archevêque de Caracas et Président honoraire.

-Dix prélats de la Conférence épiscopale d'Angola (et São Tomé e Príncipe) en visite Ad Limina:

    -Mgr.Almeida Kanda, Evêque de Ndalatando.

    -Mgr.José Manuel Imbamba, Archevêque de Saurimo.

    -Mgr.Benedito Roberto, CSSP, Evêque de Sumbe.

    -Mgr.Emilio Sumbelelo, Evêque d'Uíje, accompagné de son prédécesseur, Mgr.José Francisco Moreira dos Santos, OFM.Cap.

    -Mgr.Joaquim Ferreira Lopes, Evêque de Viana, OFM.Cap.

    -Mgr.Mário Lukunde, Evêque de Menongwe.

    -Mgr.Dionisio Hisiilenapo, Evêque de Namibe.

    -Mgr.Fernando Guimarães Kevanu, Evêque d'Ondjiva.

    -Mgr.Manuel António Mendes dos Santos, CMF, Evêque de São Tomé e Príncipe (São Tomé e Príncipe).

  Samedi dernier, 29 octobre, il avait successivement reçu:

-Le Cardinal Raffaele Farina, SDB, Archiviste Bibliothécaire.

-Neuf prélats de la Conférence épiscopale d'Angola en visite Ad Limina:

    -Mgr.Eugenio Dal Corso, PSDP, Evêque de Benguela, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Oscar Lino Lopes Fernandes Braga.

    -Mgr.José Nambi, Evêque de Kwito-Bié.

    -Mgr.Jesús Tirso Blanco, SDB, Evêque de Lwena.

    Mgr.Filomeno do Nascimento Vieira Dias, Evêque de Cabinda.

    -Mgr.António Francisco Jaca, SVD, Evêque de Caxito.

    -L'Abbé Colm Reidy, Administrateur diocésain de Dundo.

    -Mgr.Luis María Pérez de Onraita Aguirre, Evêque de Malanje.

    -Mgr.Vicente Carlos Kiaziku, OFM.Cap, Evêque de Mbanza Congo.

-Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP:AL/                                                 VIS 20111031 (260)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX




CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Teofil Wilski à l'office d'Auxiliaire de Kalisz (Pologne).

  Samedi dernier, 29 octobre, il avait:

-Nommé l'Abbé Sebastian Tudu, Evêque de Dinajpur (superficie: 17.500, population: 16.529.090, catholiques: 46.578, prêtres: 56, religieux: 48), au Bangladesh. L'Evêque élu, né en 1967 à Changura (Bangladesh) et ordonné prêtre en 1999, était depuis 2009 Vice Recteur du grand séminaire de Dakha et Directeur diocésain des Oeuvres missionnaires. Docteur en missionologie, il a été vicaire de paroisse.

-Nommé Mgr.Wiktor Pawel Skworc, Archevêque métropolitain de Katowice (superficie: 2.400, population: 1.498.123, catholiques: 1.454.328, prêtres: 1.065, religieux: 1.093), en Pologne. Depuis 1997 Evêque de Tarnów (Pologne), il succède à Mgr.Damian Zimon, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge. Au sein de la Conférence épiscopale polonaise, il est président du Groupe de contact avec la Conférence épiscopale allemande, Délégué de l'épiscopat aux activités de Kirche in Not en Pologne, Conseiller économique de la conférence et Membre de la commission concordataire. Depuis 2005, il est en outre Membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.   

-Erigé le diocèse de Kabwe (Zambie), avec territoire démembré de ceux de Mpika et de Lusaka, le rendant suffragant de cette dernière Eglise métropolitaine.

-Nommé le P.Clement Mulenga, SDB, premier Evêque de Kabwe (superficie: 63.574, population: 1.078.334, catholiques: 138.810, prêtres: 43, religieux: 95), en Zambie. L'Evêque élu, né en 1965 à Dismaschi (Zambie), a prononcé ses voeux religieux en 1996 et a été ordonné prêtre en 1998. Il était depuis 2009 Directeur du service diocésain de pastorale de la jeunesse de Lusaka. Vicaire de paroisse, il a également été Supérieur de la communauté salésienne de Chingola et enseignant.

-Nommé Nicola Girasoli, Nonce apostolique à Antigua and Barduda, aux Bahamas, à la Jamaïque, à Granada, à Saint Kitts and Nevis, à Sainte-Lucie, à San Vicenzo Grenadine, au Surinam et en Guyana, Délégué apostolique pour les Antilles, jusqu'ici Nonce en Zambie et au Malawi.
RE:NER:ECE:NN/                                               VIS 20111031 (340)

AVIS



CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). Comme annoncé, le prochain bulletin du VIS sera diffusé jeudi 3 novembre.
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vendredi 28 octobre 2011

RELIGIONS, JUSTICE ET PAIX

CITE DU VATICAN, 28 OCT 2011 (VIS). Hier après-midi à Assise, sur l'esplanade du couvent de St.François, le Pape et les délégations se sont retrouvés en conclusion de la Journée inter-religieuse pour la paix et la justice dans le monde. Le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a ouvert la session en exhortant les participants à être ensemble des messagers d'une paix universelle qui demeure possible. Après quoi les délégations ont renouvelé solennellement leur engagement, du Patriarche oecuménique de Constantinople au Représentant de la Fédération mondiale luthérienne, de celui des Sikhs à celui du Patriarcat de Moscou, de celui de l'Alliance mondiale baptiste, de celui de l'Islam au Patriarche orthodoxe d'Antioche, de ceux des Taoïstes, Bouddhistes et Shintoïstes à celui du Comité juif international pour les relations inter-religieuses, de celui de la Communion des Eglises réformées à ceux des non croyants.

  Puis Benoît XVI a lancé: Jamais plus la violence, jamais plus la guerre, jamais plus le terrorisme. Que, au nom de Dieu, chaque religion porte au monde la justice et la paix, le pardon et l'amour".  Après un temps de méditation, des jeunes ont remis aux chefs de délégations des lampes, dont la flamme oscillante symbolise la fragilité d'une paix qu'il faut soigneusement protéger. Ensuite, le Cardinal  Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, a demandé aux participants de sceller leur entente chorale par l'échange d'un signe de paix. Le Pape a alors conclu en remerciant qui a rendu possible cet évènement, et notamment les "nombreux jeunes qui ont marché vers Notre Dame des Anges pour montrer que les générations montantes sont largement engagées dans le processus d'élimination de la violence et de la division, et que nombre de jeunes sont des promoteurs de la justice et de la paix... Cette journée prouve que la dimension spirituelle est fondamentale dans la construction de la paix. Ce pèlerinage en commun a relancé notre dialogue fraternel et permis d'approfondir nos liens d'amitiés, de prier ou méditer en silence. Après avoir renouvelé notre engagement commun pour la paix, et avoir échangé un signe de paix, nous sommes plus responsabilisés auprès des communautés que nous représentons dans une humanité partagée. Nous ne sommes plus séparés et nous resterons unis dans le dialogue et la patiente construction de la paix et d'un monde meilleur, où toute personne et tout peuple verra réalisées ses justes aspirations. Vous remerciant tous d'avoir répondu à mon invitation de venir à Assise en pèlerins de paix, je vous salue avec les paroles de François, Que le Seigneur vous donne la paix!

  Après le cantique final, le Saint-Père et les délégations se sont rendus devant le tombeau de saint François dans la basilique inférieure. Benoît XVI y a également salué la communauté franciscaine, après quoi tous les participants ont regagné la gare de Notre Dame des Anges pour retourner à Rome.
PV-ASSISE/                                                            VIS 20111028 (490)

SIGNE D'AMITIE ENTRE RELIGIONS

CITE DU VATICAN, 28 OCT 2011 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les délégations qui l'ont accompagné hier à Assise: Nous avons, a-t-il dit à ses hôtes, "ressenti combien cette rencontre de réflexion et de prière a été représentative des millions de personnes qui, de par le monde, sont engagées en faveur de la justice et de la paix. Cette journée a également été une manifestation de l'amitié et de la fraternité nées des efforts de dialogue de tant de pionniers. Puissent elles grandir parmi les fidèles de toute religion, comme parmi les hommes et femmes de bonne volonté... Nous pouvons également apprécier la clairvoyance de Jean-Paul II lorsqu'il lança la première rencontre d'Assise... Si des rassemblements de ce type sont exceptionnels, ils expriment clairement le fait que, chaque jour dans le monde, des fidèles de foi diverse oeuvrent ensemble. Inspirés par leurs convictions profondes, ces hommes et ces femmes agissent pour le bien commun de la famille humaine". La Rencontre d'Assise 2011 "a montré notre voeu profond de contribuer au bien de l'homme, et notre volonté de partager nos efforts... Chacun selon son cheminement -a conclu le Pape- nous devons tirer énergie de cette expérience et, partout, poursuivre notre route vers la vérité, le pèlerinage qui conduit à la paix".
AC/                                                     VIS 20111028 (220)  

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 28 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, Archevêque de Santo Domingo (République Dominicaine).

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP/                                                                  VIS 20111028 (60)

jeudi 27 octobre 2011

RELIGION CONTRE VIOLENCE

CITE DU VATICAN, 27 OCT 2011 (VIS). Pour le 25 anniversaire de la rencontre historique inter-religieuse d'Assise (Italie) voulue par Jean-Paul II, Benoît XVI a invité dans la ville de saint François les représentants des confessions chrétiennes et des autres religions ou courants de pensée, pour une journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la justice et la paix dans le monde. Après près de deux heures de train, depuis la gare du Vatican, le Pape et les délégations sont arrivés à Assise à 9 h 45', accueillis devant la Basilique Notre Dame des Anges par les diverses autorités locales et une foule qui a suivi ensuite la cérémonie sur des écrans géants. Après l'introduction du Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, une vidéo commémorative de la Rencontre de 1986 a été projetée. Ont ensuite pris la parole les représentants des diverses délégations: Le Patriarche oecuménique de Constantinople Barthélémy I, L'Archevêque Primat de la Communion anglicane Rowan Douglas Williams, l'Archevêque du diocèse de France de l'Eglise apostolique arménienne Norvan Zakarian, le Secrétaire Général du Conseil oecuménique des Eglises M.Olav Fykse Tveit, le Rabbin David Rosen, Représentant du Grand Rabbinat d'Israël, le Porte Parole de la religion Yoruba, M.Wande Abimbola, le Représentant de l'hindouisme, M.Acharya Shri Shrivatsa Goswami, le Président de l'ordre Jogye (bouddhisme coréen), Ja-Seung, le Secrétaire Général de la Conférence internationale des écoles islamiques, Kyai Haji Hasyim Muzadi, et Mme Julia Kristeva, représentant les non croyants.

  Après quoi, le Saint-Père a prononcé le discours dont voici de larges extraits: "Vingt-cinq années se sont écoulées depuis que le bienheureux Jean-Paul II a invité pour la première fois des représentants des religions du monde à Assise pour une prière pour la paix. Que s’est-il passé depuis? Où en est aujourd’hui la cause de la paix? Alors la grande menace pour la paix dans le monde venait de la division de la planète en deux blocs s’opposant entre eux. Le symbole visible de cette division était le Mur de Berlin qui, passant au milieu de la ville, traçait la frontière entre deux mondes. En 1989, trois années après Assise, ce mur est tombé, sans effusion de sang... A côté de facteurs économiques et politiques, la cause la plus profonde de cet événement était de caractère spirituel. Derrière le pouvoir matériel il n’y avait plus aucune conviction spirituelle... Nous sommes reconnaissants pour cette victoire de la liberté, qui fut aussi surtout une victoire de la paix. Et il faut ajouter que dans ce contexte il ne s’agissait pas seulement, et peut-être pas non plus en premier lieu, de la liberté de croire, mais il s’agissait aussi d’elle. Pour cette raison nous pouvons relier tout cela de quelque façon aussi à la prière pour la paix".
 
  "Toujours potentiellement présente, la violence caractérise notre monde. La liberté est un grand bien. Mais le monde de la liberté s’est révélé en grande partie sans orientation, et même elle est mal comprise par beaucoup comme liberté pour la violence. La dissension prend de nouveaux et effrayants visages et la lutte pour la paix doit tous nous stimuler de façon nouvelle... A grands traits on peut identifier deux typologies différentes de nouvelles formes de violence qui sont diamétralement opposées dans leur motivation et qui manifestent ensuite dans les détails de nombreuses variantes. Tout d’abord il y a le terrorisme dans lequel, à la place d’une grande guerre, se trouvent des attaques bien ciblées qui doivent toucher l’adversaire dans des points importants de façon destructrice, sans aucun égard pour les vies humaines innocentes qui sont ainsi cruellement tuées ou blessées. Aux yeux des responsables, la grande cause de la volonté de nuire à l’ennemi justifie toute forme de cruauté. Tout ce qui dans le droit international était communément reconnu et sanctionné comme limite à la violence est mis hors jeu. Nous savons que souvent le terrorisme est motivé religieusement et que le caractère religieux des attaques sert de  justification pour la cruauté impitoyable... Ici la religion n’est pas au service de la paix, mais de la justification de la violence. Qu’en ce cas la religion motive de fait la violence est une chose qui, en tant que personnes religieuses, doit nous préoccuper profondément. D’une façon plus subtile, mais toujours cruelle, nous voyons la religion comme cause de violence même là où la violence est exercée par des défenseurs d’une religion contre les autres. Les représentants des religions participants en 1986 à Assise entendaient dire que ce n’est pas la vraie nature de la religion. C’est au contraire son travestissement, qui contribue à sa destruction. Et nous le répétons aujourd'hui avec force et grande fermeté... Comme chrétien, je voudrais dire ceci: Oui, dans l’histoire on a eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne. Nous le reconnaissons, remplis de honte. Mais il est absolument clair que ceci a été une utilisation abusive de la foi chrétienne, en évidente opposition avec sa vraie nature. Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre... C’est la tâche de tous ceux qui portent une responsabilité pour la foi chrétienne, de purifier continuellement la religion des chrétiens à partir de son centre intérieur afin que, malgré la faiblesse de l’homme, elle soit vraiment un instrument de la paix de Dieu dans le monde".  

  "Si une typologie fondamentale de violence est aujourd’hui motivée religieusement, mettant ainsi les religions face à la question de leur nature et nous contraignant tous à une purification, une seconde typologie de violence, à l’aspect multiforme, a une motivation exactement opposée. C’est la conséquence de l’absence de Dieu, de sa négation et de la perte d’humanité qui va de pair avec cela. Les ennemis de la religion voient en elle une source première de violence dans l’histoire de l’humanité et exigent alors la disparition de la religion. Mais ce non à Dieu a produit de la cruauté et une violence sans mesure, qui a été possible seulement parce que l’homme ne reconnaissait plus aucune norme et aucun juge au dessus de lui, mais il se prenait lui même seulement comme norme. Les horreurs des camps d'extermination montrent en toute clarté les conséquences de l’absence de Dieu. Je voudrais plutôt parler de la décadence de l’homme dont la conséquence est la réalisation, d’une manière silencieuse et donc plus dangereuse, d’un changement du climat spirituel. L’adoration de l’argent, de l’avoir et du pouvoir, se révèle être une contre-religion, dans laquelle l’homme ne compte plus, mais seulement l’intérêt personnel. Le désir de bonheur dégénère, par exemple, dans une avidité effrénée et inhumaine qui se manifeste dans la domination de la drogue sous ses diverses formes".

  Si on n'y prend gare, "la violence devient un fait normal qui menace de détruire dans certaines régions du monde notre jeunesse. Puisque la violence devient une chose normale, la paix est détruite et dans ce manque de paix l’homme se détruit lui même. A côté des deux réalités de religion et d’anti-religion, il existe aussi, dans le monde en expansion de l’agnosticisme, une autre orientation de fond. Il s'agit de personnes auxquelles n’a pas été offert le don de pouvoir croire et qui, toutefois, cherchent la vérité, sont à la recherche de Dieu. Des personnes de ce genre n’affirment pas simplement: Il n’existe aucun Dieu. Elles souffrent à cause de son absence et, cherchant ce qui est vrai et bon, elles sont intérieurement en marche vers lui. Elles sont elles aussi des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix, qui posent des questions aussi bien à l’une qu’à l’autre partie. Ces personnes ôtent ainsi aux athées militants leur fausse certitude... Mais elles mettent aussi en cause les adeptes des religions, pour qu’ils ne considèrent pas Dieu comme une propriété qui leur appartient, si bien qu’ils se sentent autorisés à la violence envers les autres. Ces personnes cherchent la vérité, elles cherchent le vrai Dieu, dont l’image dans les religions, à cause de la façon dont elles sont souvent pratiquées, est fréquemment cachée. Qu’elles ne réussissent pas à trouver Dieu dépend aussi des croyants avec leur image réduite ou même déformée de Dieu. Ainsi, leur lutte intérieure et leur interrogation sont aussi un appel pour les croyants à purifier leur propre foi, afin que Dieu, le vrai Dieu, devienne accessible. C’est pourquoi, j’ai invité spécialement des représentants de ce troisième groupe à notre rencontre à Assise, qui ne réunit pas seulement des représentants d’institutions religieuses. Il s’agit plutôt de se retrouver ensemble dans cet être en marche vers la vérité, de s’engager résolument pour la dignité de l’homme et de servir ensemble la cause de la paix contre toute sorte de violence destructrice du droit... Et, en conclusion, je voudrais vous assurer que l’Eglise catholique ne renoncera pas à la lutte contre la violence, à son engagement pour la paix dans le monde. Nous tous sommes animés par le désir commun d’être des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix".

  A la fin de la cérémonie à Notre Dame des Anges, le Pape a invité les délégations à visiter la chapelle de la Portioncule. Après un repas commun, les participants se rendront sur la Place St.François pour un temps de réflexion ou de prière en silence.
PV-ASSISE/                                               VIS 20111027 (1600) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 27 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Jesús José Herrera Qiñonez, Evêque de Nuevo Casas Grandes (superficie: 36.320, population: 149.000, catholiques: 130.000, prêtres: 37, religieux: 45), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1961 à Mexicali (USA) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Secrétaire Chancelier du diocèse de Mexicali. Vicaire puis Curé de paroisse, il a également été Assistant diocésain du Mouvement des familles chrétiennes.

-Confirmé la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Julian Voromovsky, MSU, à la charge pastorale de l'éparchie de Sambir-Drohobych (superficie: 6.900, population: 598.900, catholiques: 398.585, prêtres: 286, diacres: 2, religieux: 41, en Ukraine) et l'élection canonique à sa succession de son Coadjuteur, Mgr.Jaroslav Pryriz, CSSR (depuis 2010).
NER:RE/                                                                        VIS 20111027 (130)
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