Cité
du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
télégramme de condoléances à la famille du Cardinal Fiorenzo
Angelini, décédé la nuit précédente à 98 ans. Evoquant la
longue carrière du défunt, il souligne le rôle qu'il a joué au
sein de l'Action catholique dans le diocèse de Rome, mais aussi sa
grande oeuvre au service des hôpitaux, puis comme premier Président
du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. Saluant
notamment les soeurs Réparatrice de la Ste.Face, il invoque sur le
défunt cardinal la protection de Marie, Salus Populi Romani.
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lundi 24 novembre 2014
Visite privée du Président italien
Cité
du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Hier soir, le Directeur de la
Salle de Presse a confirmé que le Président italien M.Giorgio
Napolitano venait de se rendre auprès du Saint-Père, en visite
strictement privée.
Audiences
Cité
du Vatican, 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les chefs de dicastères de la Curie Romaine.
Il
recevra en début d'après-midi, le Président
égyptien M.Abdel Fattah Al Sisi.
Samedi
dernier, 22 novembre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS,
Préfet de la Congrégation pour les évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte
divin et la discipline des sacrements, jusqu'ici Président du
Conseil pontifical Cor Unum.
Mgr.Donald
J.Hying, Evêque de Gary (superficie 4.680, population 809.000,
catholiques 189.000, prêtres 129, diacres 64, religieux 123), aux
Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Milwaukee (USA), il succède à Mgr.Dale J.Melczek, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
L'Abbé
Victor Hlolo Phalana, Evêque de Klerksdorp (superficie 34.800,
population 1.500.000, catholiques 27.000, prêtres 24, diacres 4,
religieux 11), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1961 à
Erasmus (Afrique du Sud) et ordonné prêtre en 1988, était
jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Pretoria (Afrique du Sud).
Licencié en spiritualité et en théologie, il a été professeur de
séminaire et directeur spirituel, curé de paroisse et
administrateur de la cathédrale de Pretoria.
Samedi
dernier, 22 novembre, il avait:
Nommé
Mgr.Kieran O'Reilly, SMA, Archevêque métropolitain de Cashel and
Emly (superficie 3.082, population 83.710, catholiques 82.118,
prêtres 139, religieux 196), en Irlande. Jusqu'ici Evêque de
Killaloe (Irlande), il succède à Mgr.Dermot Clifford, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Nommé
Mgr.Jean-Pierre Batut, Evêque de Blois (superficie 6.422, population
340.729, catholiques 185.100, prêtres 98, diacres 9, religieux 121),
en France. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lyon (France), il
succède à Mgr.Maurice Le Bègue de Germiny, dont la renonciation a
été acceptée pour limite d'âge.
Nommé
l'Abbé William Nolan, Evêque de Galloway (superficie 9.332,
population 520.000, catholiques 47.700, prêtres 39, diacres 3,
religieux 41), en Ecosse (GB). L'Evêque élu, né en 1954 à
Motherwell (Ecosse / GB) et ordonné prêtre en 1977, était
jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Docteur en
théologie, il a été Vice Recteur du Collège pontifical écossais
de Rome, curé de paroisse, juge ecclésiastique, chargé de la
formation permanente du clergé diocésain et Président du
Presbyterium. Il succède à Mgr.John Cunningham, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Nommé
l'Abbé Stephen Marmion Lowe, Evêque de Hamilton in New Zealand
(superficie 49.700, population 678.000, catholiques 96.500, prêtres
49, religieux 73), en Nouvelle Zélande. L'Evêque élu, né en 1962
à Hokitika (Nouvelle Zélande) et ordonné prêtre en 1996, était
jusqu'ici curé de paroisse et directeur d'études au séminaire
national Holy Cross. Il succède à Mgr.Denis George Brown, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Nommé
l'Abbé John Yaw Afoakwa, Evêque d'Obuasi (superficie 6.350,
population 1394.910, catholiques 106.260, prêtres 84, religieux 31),
au Ghana. L'Evêque élu, né en 1955 à Akrokerry (Ghana) et ordonné
prêtre en 1992, était jusqu'ici recteur de collège et aumônier de
clinique. Diplômé en sociologie religieuse, il a été professeur
et aumônier de collège, directeur diocésain pour la catéchèse et
pour les communications sociales, membre du Presbyterium et
consulteur du diocèse.
Nommé
Mgr.Henryk Wejman, Auxiliaire de l'Archevêque de Czczecin - Kamien
(Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Recz (Pologne) et ordonné
prêtre en 1984, était jusqu'ici Doyen de la Faculté de théologie
de Czczecin. Docteur en théologie, il a été professeur de
séminaire puis d'université, curé de paroisse et membre du
Presbyterium.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Louis Kébreau, SDB, à la
charge pastorale du diocèse de Cap-Haïtien (Haïti), auquel succède
comme Archevêque son Coadjuteur Mgr.Max Leroy Mésidor.
Nommé
le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche)
son Envoyé spécial au XXV anniversaire du retour à la liberté de
l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine (Kiev 10 décembre).
vendredi 21 novembre 2014
L’émigration, une aspiration à l’espérance
Cité
du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). ''L’émigration reste une
aspiration à l’espérance malgré les évènements dramatique
enregistrés ces dernières années". Recevant les participants
au VII Congrès mondial de la pastorale des migrants, le Pape a
évoqué les raisons qui poussent de nombreux habitants des zones
sous développées de la planète à chercher ailleurs un avenir
meilleur pour leurs familles, au risque de désillusions et d’échecs
provoqués en grande partie par la crise économique qui touche, à
des degrés divers, tous les pays du monde. Pendant trois jours, le
congrès a étudié les dynamiques de la coopération et du
développement dans la pastorale des migrations, en particulier, les
inégalités, la pauvreté, l’accroissement démographique, le
manque croissant d’emploi dans certains secteurs du marché du
travail, les catastrophes liées aux changements climatiques, les
guerres et les persécutions, le désir des jeunes générations de
se déplacer à la recherche de nouvelles opportunités. Le congrès
a aussi examiné comment la connexion entre coopération et
développement met en avant les différents intérêts des états et
des migrants, d’une part, et les opportunités dont ils pourraient
bénéficier, d’autre part. En fait, a-t-il poursuivi, "les
pays d’accueil tirent des avantages à employer des immigrés pour
les besoins de la production et du bien-être national, remédiant
aussi souvent au vide créé par la crise démographique. Les pays
desquels partent les migrants, quant à eux, enregistrent une
certaine atténuation du problème de la pénurie d’emploi, et
tirent surtout des bénéfices des versements d’argent faits au
profit des familles restées dans la patrie". Mais ces bénéfices
s’accompagnent de problèmes comme l’appauvrissement des pays
d’origine dû à la fuite des cerveaux, la fragilité des enfants
qui grandissent sans l’un ou l’autre de leurs parents, et le
risque de rupture des mariages à cause des absences prolongées. En
revanche, dans les pays d’accueil, les émigrés ont des
difficultés d’insertion dans les tissus urbains déjà
problématiques, et des difficultés d’intégration et de respect
des conventions culturelles et sociales. "C’est pourquoi les
agents pastoraux jouent un rôle précieux d’invitation au
dialogue, à l’accueil et à la légalité, de médiation avec les
personnes du pays d’accueil. Dans les pays d’origine, en
revanche, la proximité avec les familles et les jeunes ayant des
parents qui ont migré peut atténuer les retombées négatives liées
à leur absence". Mais les implications de la sollicitude
pastorale de l’Eglise en matière de coopération, de développement
et de migrations, comme l’a réaffirmé le congrès, vont au-delà.
C’est
là que l’Eglise a son mot à dire pour que "la communauté
chrétienne s’efforce d’accueillir continuellement les immigrés
et partager avec eux les dons de Dieu, en particulier le don de la
foi. Celle-ci soutient des projets d’évangélisation et
d’accompagnement des migrants au long de leur voyage, du pays
d’origine à travers les pays de transit, jusqu’au pays
d’accueil, avec une attention particulière pour répondre à leurs
exigences spirituelles par la catéchèse, la liturgie et la
célébration des sacrements. Malheureusement les migrants vivent
souvent des situations de désillusion, de découragement et de
solitude, parfois même de marginalisation...partagés entre
déracinement et intégration. C’est ici aussi que l’Eglise
cherche à être un espace d’espérance. Elle élabore des
programmes de formation et de sensibilisation, hausse la voix pour
défendre les droits des migrants, offre son assistance même
matérielle, sans exclusion, afin que chacun soit traité comme
enfant de Dieu. Dans la rencontre avec les migrants, il est important
d’adopter une perspective intégrale, de manière à mettre en
valeur leurs capacités au lieu d’y voir seulement un problème à
résoudre... Cela requiert à tous les niveaux un minimum de
participation à la vie de la communauté humaine. Cela est d’autant
plus nécessaire dans la communauté chrétienne où personne n’est
étranger, et où chacun mérite d’être accueilli et soutenu.
L’Eglise, en plus d’être une communauté de fidèles qui
reconnaît Jésus Christ dans le prochain, est une mère sans limite
et sans frontière. Elle est mère de tous et s’efforce de nourrir
la culture de l’accueil et de la solidarité, où personne n’est
inutile, pas à sa place ou à rejeter... C’est pourquoi, les
migrants, avec leur humanité avant même leurs valeurs culturelles,
élargissent le sens de la fraternité humaine. En même temps, leur
présence est un rappel aux besoins d’éradiquer les inégalités,
les injustices et les oppressions. Ainsi, les migrants peuvent
devenir des partenaires dans la construction d’une identité plus
riche pour les communautés qui les accueillent, ainsi que pour les
personnes qui les accueillent, en participant au développement de
sociétés inclusives, créatives et respectueuses de la dignité de
tous". Le Saint-Père a conclu son intervention en invoquant sur
les participants au congrès la protection de Marie et de Joseph,
"qui ont fait l’expérience de la difficulté de l’exil
d'Egypte".
Message vidéo au IV Festival de la doctrine sociale
Cité
du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est adressé par vidéo
au participants au IV Festival de la doctrine sociale de l'Eglise en
cours à Vérone (Italie). Il y offre quelques réflexions: "La
crise socio-économique inquiète et désoriente, au point que
certains pense qu'on ne peut rien y faire. Il y a une grande
tentation de replis du soi qui risque d'être un prétexte pour ne
pas entendre le cri des pauvres ni voir la souffrance de qui a perdu
sa dignité en perdant son emploi. Les personnes qui ne pensent qu'à
soigner leurs propres blessures finissent par se travestir. Là est
le piège, le risque d'une indifférence qui rend aveugle, sourd et
muet, auto-référentiel au point de ne voir que ce qui se reflète
dans notre miroir de Narcisse. Or nous sommes appelés à nous
dépasser et à répondre aux problèmes réels...en prenant des
initiatives... Dans le domaine économique il est urgent d'agir pour
éviter que l'argent domine tout. C'est alors une globalisation
dangereuse qui contrôle tout, dans laquelle l'argent devient patron.
En l'occurrence, prendre l'initiative signifie avoir le courage de ne
sa se laisser prendre au jeu de l'argent. Le profit à tout prix rend
esclave. On a besoin d'un nouveau mode de voir les choses... Le
problème réel n'est pas tant l'argent que les hommes. On ne peut
réclamer à l'argent ce que seules les personnes peuvent faire. En
lui même il ne créé pas le progrès. Ce sont les hommes qui
doivent agir", relancer l'entreprise, innover technologiquement
mais aussi par le biais de la participation et de la
responsabilisation, par le dépassement de la passivité et de
l'assistanat. "Prendre l'initiative signifie également
considérer l'amour comme une réelle force de changement... Libérer
les talents, c'est le début du changement, qui permet de dépasser
les jalousies et les rivalités, les incompréhensions et les
préjugés". Et puis, pour aller de l'avant il faut investir
sans hésiter sur les jeunes, en ayant toute confiance en eux. Aller
de l'avant ne peut se contenter d'initiatives individuelles et
éparpillées. "Il y a besoin d'un projet partagé, qui ait une
finalité, un parcours vers un but à atteindre. Il faut agir en
peuple, avancer tous ensemble et trouver en cela un sens de
plénitude".
Les chrétiens veulent avancer ensemble
Cité
du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu hier après-midi
le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, en clôture de
son assemblée plénière consacrée aux perspectives oecuméniques à
cinquante ans des documents conciliaires Unitatis Redintegratio,
Orientalium Ecclesiarum et Lumen Gentium. Ces textes, "bien
reçus ont permis, sur la base de donnés tirées de l'Ecriture comme
de la Tradition, de modifier le comportement des catholiques envers
les autres Eglises et communautés ecclésiales. L'hostilité et
l'indifférence qui avaient creusé des fossés apparemment
infranchissables et provoqué de profondes blessures appartiennent au
passé. Nous sommes dans un processus de guérison qui permet
d'accueillir nos frères et soeurs dans l'unité profonde qui vient
de notre baptême... Cet anniversaire nous invite également à
rendre grâce pour les fruits récoltés durant ce demi-siècle, et
notamment comment apprécier le bon et le vrai dans la vie des autres
chrétiens...ou approfondir les contacts entre communautés en
développant de nouvelles formes de collaboration. Les traductions
oecuméniques de l'Ecriture, les actions communes en défense de la
vie et de la dignité de la personne, la protection de la nature ou
la lutte contre les injustices" en sont le résultat. Ceci dit,
"on ne saurait céder au doute ou à la résignation. Continuons
d'avoir confiance en Dieu...dans notre approche des enjeux
oecuméniques. Cultivons un oecuménisme spirituel...pour avancer
ensemble dans la voie de l'Evangile. L'oecuménisme spirituel qui
trouve son point d'orgue dans la Semaine de prière pour l'unité,
vit et se développe à travers de multiples canaux: Un réseau
mondial de prière et de méditation partagées qui, de la paroisse à
la rencontre mondiale oxygène le corps ecclésial, mais aussi de
gestes communs de charité, et de textes échangés fait croire la
connaissance, le respect et l'estime réciproques... Unitatis
Redintegratio invite à...témoigner du Christ jusqu'au sacrifice de
la vie. Ces témoignages de sang n'ont jamais manqué durant ces
cinquante années, jusqu'à nos jours... Les persécuteurs du Christ
et de ses disciples ne font pas de différence confessionnelle car
il les persécutent tous parce qu'ils sont chrétiens". Puis le
Pape a souligné l'existence" d'un fort désir d'aller de
l'avant ensemble, de prier et...de rendre service aux plus faibles.
L'Esprit nous conduit dans ce cheminement commun qui nous apprend à
se connaître afin que nous vivions pleinement dans la communion...
La recherche de la pleine unité des chrétiens reste une priorité
pour l'Eglise catholique et une préoccupation quotidienne du Pape.
Cette unité est avant tout un don de Dieu, un action de l'Esprit à
laquelle nous sommes tous appelés à collaborer".
Session publique des Académies pontificales
Cité
du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a fait
parvenir un télégramme au Cardinal Ravasi, Président du Conseil de
coordination des Académies pontificales à l'occasion de leur IX
Session publique. Le thème de la manifestation, préparé par
l'Académie internationale mariale est: Marie, icône de la beauté
infinie de Dieu. L'exhortation apostolique Marialis Cultus et le
magistère marial de Paul VI. Evoquant le grand amour de son
prédécesseur pour la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Saint-Père
y rappelle ses encycliques Mense Maio et Christi Matri, et ses
exhortations Signum Magnum, Recurens Mensis October et Marialis
Cultus, publiée il y a quarante ans: A la veille du cinquantième
anniversaire de la clôture de Vatican II, volontairement fixée au 8
décembre par Paul VI, les Académies ont désiré voir et entendre
l'homélie historique de 1965 dans laquelle ce Pape a voulu indiquer
Marie comme Mère de Dieu et Mère spirituelle de l'Eglise toute
entière. "Dans les moments délicats et déterminants pour
l'Eglise et l'humanité, Paul VI s'est toujours tourné vers Marie,
encourageant le peuple de Dieu à solliciter son intercession et sa
protection, à lui demander la paix... Dans on exhortation Evangelii
Gaudium, j'ai moi aussi confié le cheminement de l'Eglise à la
maternelle protection de Marie, rappelant à tous qu'il y a une
manière mariale de conduire l'évangélisation. Chaque fois que nous
admirons Marie, nous retrouvons la force révolutionnaire de la
tendresse. En elle on comprend que, comme l'humilité, il ne s'agit
pas de faiblesse car en réalité ce sont les vertus des forts.
Ceux-ci n'ont pas besoin de malmener les autres pour se sentir
importants... Donc, nous ne devons cesser d'apprendre de Marie,
d'admirer sa beauté et de nous laisser conduire à la source...de la
beauté de Dieu, révélée à l'humanité par le Christ, fils du
Père et fils de Marie". Le Pape a conclu son message en formant
des voeux de succès pour le travail des académies pontificales,
remettant leur prix 2014 à l'association mariale interdisciplinaire
italienne qui publie la revue Theotokos. "Puisse-t-il être un
encouragement pour une oeuvre pastorale". La médaille du
pontificat a été attribuée au Centre marial de diffusion culturel
des Serviteurs de Marie au Mexique.
Audiences
Cité
du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Mgr.Enrico
Dal Covolo, Recteur de l'Université pontificale du Latran.
Mgr.Anthony
Sablan Apuron, Evêque d'Agaña (USA - Guam).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Ariel Lascarro Tapia, Evêque de Magangué (superficie
20.165, population 838.000, catholiques 677.000, prêtres 70,
religieux 30), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1967 à Carmen de
Bolivar (Colombie) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé
de la paroisse du Bon Secours de Bocagrande (Colombie). Licencié en
théologie, il a été curé de paroisses, responsable diocésain des
vocations, délégué à l'Enfance missionnaire et à l'animation
biblique, Vicaire diocésain pour la pastorale.
Nommé
l'Abbé Moisés Carlos Atisha Contreras, Scolope, Evêque de San
Marcos de Arica (superficie 16.512, population 198.400, catholiques
140.000, prêtres 37, diacres 29, religieux 30), au Chili. L'Evêque
élu, né en 1969 à Santiago de Cile (Chili), a émis ses voeux
religieux et a été ordonné prêtre en 1994. Jusqu'ici Curé de
l'Ascension à Santiago de Cile. Il a été directeur spirituel dans
un collège et Secrétaire de la Commission pour la pastorale des
jeunes de la Conférence épiscopale chilienne.
Nommé
l'Abbé Jorge Martín Torres Carbonell, Auxiliaire de l'Evêque de
Lomas de Zamora (Argentine). L'Evêque élu, né en 1954 à Buenos
Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Curé
du sanctuaire de San Cayetan de Buenos Aires. Il a été responsable
diocésain de la pastorale des jeunes, Doyen du Presbyterium et
Vicaire épiscopal.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Luis Carlos Gleisner Wobbe
à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de La Serena (Chili).
Nommé
les Cardinaux André Vingt-Trois (France), Luis Antonio G.Tagle
(Philippines), Raymundo Damasceno Assis (Brésil) et Wilfrid Fox
Napier, OFM (Afrique du Sud), Présidents Délégués de la XIV
Assemblée générale du Synode des évêques.
Nommé
le Cardinal Péter Erdö (Hongrie), Rapporteur général de la XIV
Assemblée générale du Synode des évêques.
Nommé
Mgr.Bruno Forte (Italie), Secrétaire spécial de la XIV Assemblée
générale du Synode des évêques.
Nouveau Vice Directeur de L'Osservatore Romano
Cité
du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a
nommé M.Giuseppe Fiorentino (Italie), Vice Directeur de
L'Osservatore Romano, dont il était jusqu'ici un des Rédacteurs.
jeudi 20 novembre 2014
Les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône
Cité
du Vatican, 20 novembre 2014
(VIS). Le Pape s'est rendu ce matin au siège de la FAO, où se tient
depuis hier la seconde Conférence internationale sur l'alimentation.
Il a été accueilli par le Directeur général et son Adjoint,
M.José Graziano da Silva et M.Oleg Chestnov, ainsi que par
l'Observateur permanent du Saint-Siège près cette organisation,
Mgr.Luigi Travaglino. Après avoir également salué Mme.Margaret
Chan, Directrice générale de l'OMS, il a prononcé le discours
suivant devant l'assemblée:
"Je
me félicite de ce que des représentants d'états et d'organisations
internationales, de la société civile, du monde agricole et de
l'entreprise se rencontrent pour réfléchir aux moyens d'assurer à
tous l'alimentation nécessaire, mais aussi aux changements à
apporter aux politiques alimentaires. Une unité de principes et
d'actions, envisagée dans un esprit de fraternité, devrait être
décisive pour trouver de justes solutions. Pour sa part, l'Eglise
est toujours attentive à tout ce qui touche au bien-être spirituel
et matériel des personnes, en particulier des marginaux et exclus,
dont on doit garantir sécurité et dignité.
A
l'instar d'une famille, l'avenir de chaque peuple est plus que jamais
lié à celui des autres. Or les relations entre pays sont trop
souvent marquées par des préjugés réciproques, qui dégénèrent
parfois en une agression économique qui mine les rapports amicaux et
marginalise qui est déjà marginalisé dans sa recherche du pain
quotidien ou d'un travail décent. C'est cela le quart-monde dans
lequel on atteint les limites de mesures basées sur une souveraineté
nationale considérée comme absolue, où les intérêts nationaux
sont fréquemment conditionnés par quelque groupe de pouvoir. La
lecture du document de travail destiné à mettre au point des normes
plus efficaces dans l'alimentation du monde en témoigne. J'espère
donc que, dans la formulation des propositions négociées, les états
prennent en compte que le seul droit à l'alimentation ne peut la
garantir si on ne tient pas compte du sujet réel, de la personne
souffrant de la faim ou de malnutrition. On parle beaucoup de droits
tout en oubliant par trop les devoirs, sans se préoccuper vraiment
de qui souffre de ces carences. Malheureusement, la lutte contre la
faim et la malnutrition est souvent bloquée par la priorité du
marché et la dictature du profit, qui réduisent les aliments à une
marchandise sujette à la spéculation. Tandis qu'on parle de
nouveaux droits, l'affamé est au coin de la rue à demander d'être
inclus dans la société et d'avoir le pain quotidien. C'est la
dignité qu'il demande, non l'aumône.
Ces
principes ne peuvent rester théoriques. Les individus et les peuples
attendent la mise en oeuvre d'une justice de partage et de
distribution, d'une justice qui ne se limite pas à la loi.
L'activité et les projets de développement des organisations
internationales devraient tenir compte des attentes quotidiennes des
gens, qui veulent le respect en toute circonstance des droits
fondamentaux de la personne, et en l'occurrence de qui souffre de la
faim. Cela permettrait aux interventions humanitaires d'urgence ou
aux plans de développement -intégral et réel- de donner de bien
meilleurs résultats.
Si
l'attention à la production alimentaire, à la disponibilité des
aliments et à leur accès, comme l'attention aux changements
climatiques et au commerce agricole doivent certes répondre à des
méthodes techniques, l'homme doit être prioritaire. La première
préoccupation doit regarder les personnes qui manquent du pain
quotidien, qui en sont réduits à lutter pour survivre au point de
ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux.
Inaugurant ici-même en 1992 la première Conférence sur
l'alimentation, Jean-Paul II avait mis en garde la communauté
internationale contre le "paradoxe de l'abondance": Il y a
de quoi nourrir tout le monde mais tous ne parviennent pas à manger,
alors même que le surplus et le rebut, la surconsommation et
l'usage détourné d'aliments sont monnaie courante. Malheureusement,
ce paradoxe est plus que jamais actuel. Il y a peu de sujets comme la
faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les
données et les statistique en fonction de la sécurité nationale,
par corruption ou référence feinte à la crise. Tel est le premier
obstacle à franchir. Le second consiste à résoudre le manque de
solidarité, un mot devenu presque suspect, qu'inconsciemment
certains semblent vouloir gommer du dictionnaire. Nos sociétés
souffrent d'un individualisme croissant mais aussi de division, ce
qui conduit les plus faibles à perdre leur dignité de vie mais
aussi à la manifestation de révoltes contre les institutions.
Lorsque la solidarité fait défaut au sein d'une société, le monde
entier s'en ressent. La solidarité rend les individus capables de
rencontrer l'autre et de tisser des liens fraternels dépassant
toutes les différences, et par conséquent de rechercher ensemble le
bien commun. Dans la mesure où ils sont conscients de leur
responsabilité envers le dessein de la création, les hommes sont
capables du respect des autres, plutôt que de se combattre au dam de
la planète. Conçus comme communautés de personnes et de peuples,
les états doivent être prêts à s'entraider sur la base des
principes et des lois internationales. Gravée dans le coeur de
l'homme, la loi naturelle constitue une source infinie d'inspiration.
Son langage est universel car elle parle d'amour, de justice et de
paix, toutes choses inséparables. A l'instar des personnes, les
états et les institutions internationales sont appelés à adopter
et à diffuser l'amour, la justice et la paix. Et ce dans un esprit
d'écoute et de dialogue, qui est également indispensable à la
perspective de nourrir la famille humaine toute entière.
Toute
femme et tout homme, tout enfant comme toute personne âgée doivent
partout disposer d'une alimentation correcte. Il est du devoir de
tout état attentif au bien-être des citoyens de souscrire sans
réserve aux principes que nous avons évoqués, et de s'engager à
leur application pratique avec persévérance. L'Eglise catholique
s'engage à offrir sa contribution par une attention constante envers
les pauvres où qu'ils soient. C'est dans ce but que le Saint-Siège
agit auprès des organisations internationales, et qu'il s'implique
par le biais de documents et de déclarations. Il entend ainsi aider
à retenir et adopter des critères en mesure de développer un
système mondial juste. Au plan éthique, ces critères doivent être
fondés sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité.
Et au plan juridique, ils doivent lier entre eux droit à
l'alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne,
droit à une protection légale qui n'est pas toujours adaptée aux
personnes souffrant de la faim, mais aussi l'obligation morale du
partage des richesses. Si on croit dans le principe de l'unité de la
famille humaine, fondée sur la paternité du Créateur, et dans la
fraternité des êtres humains, on ne saurait admettre le moindre
conditionnement politique ou économique en matière de disponibilité
alimentaire. Et à propos de ce type de pressions, je pense
à notre mère la terre: Si nous sommes libres de conditionnements
politiques et économiques, nous éviterons sa destruction. Attention
donc aux conférences qui se tiendront au Pérou et en France pour
envisager une bonne gestion de la planète. Je me souviens d'un vieil
homme que disait que Dieu pardonne toujours. Certes, il pardonne
offenses et mauvaises actions, l'homme aussi pardonne parfois, mais
la terre ne pardonne jamais. Nous devons choyer la terre afin
d'éviter qu'elle anéantisse l'humanité. Plus encore, aucun système
discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l'accès au marché
des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des
normes internationales destinées à l'élimination de la faim dans
le monde. Voulant partager avec vous ces réflexions, je demande au
Tout Puissant, riche en miséricorde, de bénir, quelques soient les
responsabilités, tous ceux qui se mettent au service de qui souffre
de faim et de malnutrition, et qui savent leur manifester
concrètement leur attention. Puisse aussi la communauté
internationale entendre l'appel de cette conférence et y voir
l'expression de la conscience commune de l'humanité. Il faut donner
à manger aux affamés afin de sauver la vie sur cette planète".
Après
cette intervention, le Pape François est allé saluer le personnel
de la FAO, qu'il a félicité pour son esprit solidaire et une
efficacité qui, a-t-il dit, "va bien au-delà des documents, et
voit les visages réels ainsi que les situations dramatiques dans
lesquelles se trouvent les personnes souffrant de la faim, mais aussi
de la soif. L'eau n'est pas gratuite, comme on le pense généralement.
L'accès à l'eau constitue un énorme problème, qui pourrait
déboucher sur une guerre!". Il a redit que les affamés de la
terre réclament dignité, non l'aumône.
Activité du Conseil ordinaire du Synode des évêques
Cité
du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Conseil ordinaire du Synode
des évêques s'est réuni les 18 et 19 novembre pour évaluer les
résultats de la récente assemblée extraordinaire et préparer
l'assemblée ordinaire d'octobre prochain. Afin de souligner que le
Synode exprime la collégialité de l'Eglise, mais aussi l'importance
du thème de la famille, le Pape a présidé la réunion d'ouverture.
Outre le Cardinal Lorenzo Baldisseri et Mgr.Fabio Fabene, Secrétaire
général et Sous Secrétaire du dicastère, y ont pris part les
Cardinaux Schönborn, Napier, Turkson, Pell, Wuerl et Tagle, ainsi
que Mgr.Bruno Forte et Mgr.Salvatore Fisichella, et à titre d'invité
Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la
famille. Le Cardinal Baldisseri a d'emblée souligné le climat de
liberté, de sincérité et de communion fraternelle ayant
caractérisé les travaux de la récente assemblée, ce qui a
favorisé la réflexion générale. Puis il a dit que les nuances qui
caractérisent le document final reflètent bien les résultats du
débat synodal. Le présent conseil a ensuite envisagé le travail à
effectuer d'une assemblée à l'autre. C'est d'autant plus important
que ce cas de figure ne s'est jamais présenté. Les conférences
épiscopales, qui en quelque sorte prennent le relais, vont
approfondir les questions posées et solliciter les diverses
instances ecclésiales locales à réfléchir. Seront aussi suggérées
des améliorations de la communication afin de faciliter la
perception de la thématique. Les Lineamenta vont être aussi mis au
point et adressés début décembre aux conférences épiscopales, de
manière a avoir le temps nécessaire à l'élaboration de
l'Instrumentum Laboris avant l'été 2015.
Nouvelle évangélisation et joie missionnaire
Cité
du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui s'est ouvert à Rome
le troisième Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des
nouvelles communautés, organisé par le Conseil pontifical pour les
laïcs (après ceux de1998 et 2006). Faisant écho à l'appel du Pape
à la conversion missionnaire (Evangelii Gaudium), il rassemble 300
membres d'associations en provenance d'une quarantaine de pays qui
vont réfléchir à la joie de l'Evangile au service de la mission.
Les travaux ont été ouverts par le Cardinal Stanislaw Rylko,
Président du Conseil pontifical, qui a évoqué le magistère des
trois derniers Papes consacré à ce que Jean-Paul II appelait la
nouvelle saison de l'agrégation des laïcs, avant de revenir sur une
floraison ecclésiale en laquelle le magistère a reconnu une réponse
au défi de la nouvelle évangélisation. Jean-Paul II a suivi de
près le rapide développement des mouvements ecclésiaux et des
nouvelles communautés, et les a guidés d'une parole claire et
lumineuse. Il a indiqué une nouvelle étape, celle de la maturité
ecclésiale. Le caractère multiforme et l'unité des charismes et
ministères sont inséparables de la vie de l'Eglise car l'Esprit
veut la variété des courants laïcs au service du corps unique
qu'est l'Eglise. Les charismes nouveaux qu'ils expriment ne sont pas
un patrimoine replié sur lui au profit d'un groupe. Don de l'Esprit,
ils doivent être intégrés dans le corps ecclésial comme attirés
par le Christ qui représente le centre d'où part l'élan
évangélisateur.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter
Andrew Comensoli, Evêque de Broken Bay (superficie 2.763, population
930.000, catholiques 395.000, prêtres 109, diacres 6, religieux
155), en Australie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque
de Sydney (Australie).
mercredi 19 novembre 2014
Tous appelés à la sainteté
Cité
du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale
tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à la
vocation universelle à la sainteté: Comment y parvenir, s'est-il
demandé. "En quoi consiste cette vocation?... Avant tout, il ne
s'agit pas de quelque chose qu'on obtiendrait soi-même, grâce à
nos qualités et mérites. C'est un don que fait le Seigneur
lorsqu'il nous revêt de lui-même et nous rend semblable à lui...
La sainteté est ce qu'il y a de plus beau dans l'Eglise, se
retrouver en communion avec Dieu dans la plénitude de sa vie et de
son amour... Elle n'est donc pas la prérogative de quelques uns.
Personne n'est exclu de ce don caractérisant tout chrétien... Pour
être saints, pas besoin d'être évêque ou prêtre, car nous y
sommes tous appelés... C'est en vivant au quotidien avec amour le
témoignage chrétien qu'on est appelé à devenir saint, chacun dans
sa condition et son âge", consacré ou laïc, marié ou
célibataire, parent ou grand-parent, enfant ou éducateur, etc.
"Tout porte à la sainteté si la vie est vécue en communion
avec le Seigneur et dans le service des frères". Mais tous
devons faire notre examen de conscience: Comment avons-nous jusqu'ici
répondu à l'invitation à la sainteté que nous adresse le
Seigneur? Partager chaque jour notre joie et l'offrir à ceux que
nous côtoyons. "Si on comprend cela, tout change et prend un
sens nouveau et beau, jusque dans les choses les plus simples de
l'existence. Chaque petit pas vers la sainteté rend la personne
meilleure, libérée de l'égoïsme et du replis sur soi. En
s'ouvrant sur nos frères et leurs besoins...nous marchons vers la
sainteté. Mais on n'avance pas seul, chacun pour soi. On marche vers
elle en compagnie, au sein de l'Eglise, aimée et sanctifiée par le
Seigneur".
Appel contre la violence et reconnaissance envers la vie contemplative
Cité
du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a
lancé un vibrant appel afin que soit mis fin à la spirale de haine
et de violence qui ensanglante la terre sainte, avec hier encore un
attentat meurtrier dans une synagogue de Jérusalem. Assurant prier
pour toutes les victimes de cette violence inacceptable, il en a
appelé à des décisions courageuses de réconciliation: "Si
bâtir la paix est difficile, vivre sans elle est un tourment!".
Puis il a rappelé que c'est vendredi la Journée Pro Orantibus,
consacrée aux communautés contemplatives, occasion de rendre grâce
à Dieu pour tous ceux qui prient et oeuvrent dans le silence des
monastères et des ermitages. Il a appelé les fidèles à les aider
à accomplir leur importante mission.
Coopération et développement dans la pastorale des migrants
Cité
du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Coopération et développement
dans la pastorale des migrants, tel est le thème abordé au VII
Congrès mondial (Rome 17 - 21 novembre) organisé
par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants (300
participants de 93 pays). Lors de l'inauguration, à laquelle ont
pris part le Ministre italien de l'intérieur et le directeur général
de l'OMI, le Cardinal Antonio Maria Veglio a dressé un état des
enjeux migratoires et souligné les urgences qui sollicitent la
communauté internationale. Le Président du Conseil pontifical a en
particulier relevé le danger représenté par une hostilité
croissante des populations face à l'arrivée de migrants, rappelant
que l'approche pastorale devrait notamment combattre préjugés et
favoriser la coopération, en mettant l'accent sur l'aspect positif
du phénomène. Le Ministre Angelino Alfano a parlé de priorité
politique nationale mais aussi de la nécessité que l'Europe agisse
de concert dans la sauvegarde des vies humaines. Ensuite, M.Willian
Lacy Swing a parlé de l'absolue priorité d'accueillir tous les
migrants qui nécessite toutefois une meilleure coopération entre
les pays de l'Union européenne. L'intervention de Mgr.Antoine
Camilleri, Sous Secrétaire pour les relations avec les états, qui a
été lue, a souligné l'engagement constant de l'Eglise auprès des
populations contraintes à l'exil, rappelant l'urgence qu'il y a à
enrayer la criminalité et à combattre la violence accompagnant
certains formes de migration. Enfin, Mgr.Joseph Kalathiparambil,
Secrétaire du Conseil pontifical, a abordé
la question de la diaspora, en particulier la
migration des travailleurs qui caractérise de nombreux pays. Dans le
contexte de la mondialisation, a-t-il souligné, nombre de personnes
tendent à partir chercher de meilleures perspectives de vie dans un
pays plus développé. "Principalement en quête de meilleures
possibilités d'emploi et de meilleures conditions de vie, ces
migrants laissent souvent leurs familles et leurs proches dans
l'espoir de leur envoyer des fonds pour améliorer leur situation
économique et sociale, et de trouver un jour un moyen de les faire
émigrer eux aussi". Il a également évoqué la tutelle de la
dignité de la personne migrante, notamment des femmes et des
mineurs, du respect des cultures et des convictions religieuses, mais
aussi du potentiel que représentent les jeunes comme ponts entre les
différentes sociétés et communautés ecclésiales.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
Hilario González García, Evêque de Linares (superficie 33.453,
population 407.000, catholiques 360.000, prêtres 42, religieuses
58), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1965 à Monterrey (Mexique)
et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Recteur dui grand
séminaire de Monterrey. Licencié en théologie, il a été préfet
d'études, aumônier de communautés religieuses et Secrétaire de la
Commission oecuménisme et dialogue de la Conférence épiscopale
mexicaine. Il succède à Mgr.Ramón Calderón Batres, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
M.René
Brülhart (Suisse), Président de l'Autorité de contrôle financier,
jusqu'ici Directeur de la même AIF.
mardi 18 novembre 2014
Visite du Président sénégalais
Cité
du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président sénégalais, M.Macky Sall, qui s'est ensuite entretenu
avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de
Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états.
Après s'être félicitées de leurs bonnes relations, les parties
ont évoqué la précieuse contribution que l'Eglise catholique
apporte à la société sénégalaise en matière d'éducation et de
santé, mais aussi son engagement en faveur de la paix et de la
réconciliation nationale. L'échange de points-de-vue a ensuite
porté sur des questions internationales, et plus particulièrement
sur les crises régionales en Afrique.
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