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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 24 novembre 2014

Décès du Cardinal Angelini


Cité du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à la famille du Cardinal Fiorenzo Angelini, décédé la nuit précédente à 98 ans. Evoquant la longue carrière du défunt, il souligne le rôle qu'il a joué au sein de l'Action catholique dans le diocèse de Rome, mais aussi sa grande oeuvre au service des hôpitaux, puis comme premier Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. Saluant notamment les soeurs Réparatrice de la Ste.Face, il invoque sur le défunt cardinal la protection de Marie, Salus Populi Romani.  

Visite privée du Président italien


Cité du Vatican 22 novembre 2014 (VIS). Hier soir, le Directeur de la Salle de Presse a confirmé que le Président italien M.Giorgio Napolitano venait de se rendre auprès du Saint-Père, en visite strictement privée.


Audiences


Cité du Vatican, 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les chefs de dicastères de la Curie Romaine.

Il recevra en début d'après-midi, le Président égyptien M.Abdel Fattah Al Sisi.

Samedi dernier, 22 novembre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 24 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, jusqu'ici Président du Conseil pontifical Cor Unum.

Mgr.Donald J.Hying, Evêque de Gary (superficie 4.680, population 809.000, catholiques 189.000, prêtres 129, diacres 64, religieux 123), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Milwaukee (USA), il succède à Mgr.Dale J.Melczek, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Victor Hlolo Phalana, Evêque de Klerksdorp (superficie 34.800, population 1.500.000, catholiques 27.000, prêtres 24, diacres 4, religieux 11), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1961 à Erasmus (Afrique du Sud) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Pretoria (Afrique du Sud). Licencié en spiritualité et en théologie, il a été professeur de séminaire et directeur spirituel, curé de paroisse et administrateur de la cathédrale de Pretoria.

Samedi dernier, 22 novembre, il avait:

Nommé Mgr.Kieran O'Reilly, SMA, Archevêque métropolitain de Cashel and Emly (superficie 3.082, population 83.710, catholiques 82.118, prêtres 139, religieux 196), en Irlande. Jusqu'ici Evêque de Killaloe (Irlande), il succède à Mgr.Dermot Clifford, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Jean-Pierre Batut, Evêque de Blois (superficie 6.422, population 340.729, catholiques 185.100, prêtres 98, diacres 9, religieux 121), en France. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lyon (France), il succède à Mgr.Maurice Le Bègue de Germiny, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé William Nolan, Evêque de Galloway (superficie 9.332, population 520.000, catholiques 47.700, prêtres 39, diacres 3, religieux 41), en Ecosse (GB). L'Evêque élu, né en 1954 à Motherwell (Ecosse / GB) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été Vice Recteur du Collège pontifical écossais de Rome, curé de paroisse, juge ecclésiastique, chargé de la formation permanente du clergé diocésain et Président du Presbyterium. Il succède à Mgr.John Cunningham, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé Stephen Marmion Lowe, Evêque de Hamilton in New Zealand (superficie 49.700, population 678.000, catholiques 96.500, prêtres 49, religieux 73), en Nouvelle Zélande. L'Evêque élu, né en 1962 à Hokitika (Nouvelle Zélande) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici curé de paroisse et directeur d'études au séminaire national Holy Cross. Il succède à Mgr.Denis George Brown, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé l'Abbé John Yaw Afoakwa, Evêque d'Obuasi (superficie 6.350, population 1394.910, catholiques 106.260, prêtres 84, religieux 31), au Ghana. L'Evêque élu, né en 1955 à Akrokerry (Ghana) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici recteur de collège et aumônier de clinique. Diplômé en sociologie religieuse, il a été professeur et aumônier de collège, directeur diocésain pour la catéchèse et pour les communications sociales, membre du Presbyterium et consulteur du diocèse.
Nommé Mgr.Henryk Wejman, Auxiliaire de l'Archevêque de Czczecin - Kamien (Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Recz (Pologne) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Doyen de la Faculté de théologie de Czczecin. Docteur en théologie, il a été professeur de séminaire puis d'université, curé de paroisse et membre du Presbyterium.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Louis Kébreau, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Cap-Haïtien (Haïti), auquel succède comme Archevêque son Coadjuteur Mgr.Max Leroy Mésidor.

Nommé le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche) son Envoyé spécial au XXV anniversaire du retour à la liberté de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine (Kiev 10 décembre).


vendredi 21 novembre 2014

L’émigration, une aspiration à l’espérance


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). ''L’émigration reste une aspiration à l’espérance malgré les évènements dramatique enregistrés ces dernières années". Recevant les participants au VII Congrès mondial de la pastorale des migrants, le Pape a évoqué les raisons qui poussent de nombreux habitants des zones sous développées de la planète à chercher ailleurs un avenir meilleur pour leurs familles, au risque de désillusions et d’échecs provoqués en grande partie par la crise économique qui touche, à des degrés divers, tous les pays du monde. Pendant trois jours, le congrès a étudié les dynamiques de la coopération et du développement dans la pastorale des migrations, en particulier, les inégalités, la pauvreté, l’accroissement démographique, le manque croissant d’emploi dans certains secteurs du marché du travail, les catastrophes liées aux changements climatiques, les guerres et les persécutions, le désir des jeunes générations de se déplacer à la recherche de nouvelles opportunités. Le congrès a aussi examiné comment la connexion entre coopération et développement met en avant les différents intérêts des états et des migrants, d’une part, et les opportunités dont ils pourraient bénéficier, d’autre part. En fait, a-t-il poursuivi, "les pays d’accueil tirent des avantages à employer des immigrés pour les besoins de la production et du bien-être national, remédiant aussi souvent au vide créé par la crise démographique. Les pays desquels partent les migrants, quant à eux, enregistrent une certaine atténuation du problème de la pénurie d’emploi, et tirent surtout des bénéfices des versements d’argent faits au profit des familles restées dans la patrie". Mais ces bénéfices s’accompagnent de problèmes comme l’appauvrissement des pays d’origine dû à la fuite des cerveaux, la fragilité des enfants qui grandissent sans l’un ou l’autre de leurs parents, et le risque de rupture des mariages à cause des absences prolongées. En revanche, dans les pays d’accueil, les émigrés ont des difficultés d’insertion dans les tissus urbains déjà problématiques, et des difficultés d’intégration et de respect des conventions culturelles et sociales. "C’est pourquoi les agents pastoraux jouent un rôle précieux d’invitation au dialogue, à l’accueil et à la légalité, de médiation avec les personnes du pays d’accueil. Dans les pays d’origine, en revanche, la proximité avec les familles et les jeunes ayant des parents qui ont migré peut atténuer les retombées négatives liées à leur absence". Mais les implications de la sollicitude pastorale de l’Eglise en matière de coopération, de développement et de migrations, comme l’a réaffirmé le congrès, vont au-delà.

C’est là que l’Eglise a son mot à dire pour que "la communauté chrétienne s’efforce d’accueillir continuellement les immigrés et partager avec eux les dons de Dieu, en particulier le don de la foi. Celle-ci soutient des projets d’évangélisation et d’accompagnement des migrants au long de leur voyage, du pays d’origine à travers les pays de transit, jusqu’au pays d’accueil, avec une attention particulière pour répondre à leurs exigences spirituelles par la catéchèse, la liturgie et la célébration des sacrements. Malheureusement les migrants vivent souvent des situations de désillusion, de découragement et de solitude, parfois même de marginalisation...partagés entre déracinement et intégration. C’est ici aussi que l’Eglise cherche à être un espace d’espérance. Elle élabore des programmes de formation et de sensibilisation, hausse la voix pour défendre les droits des migrants, offre son assistance même matérielle, sans exclusion, afin que chacun soit traité comme enfant de Dieu. Dans la rencontre avec les migrants, il est important d’adopter une perspective intégrale, de manière à mettre en valeur leurs capacités au lieu d’y voir seulement un problème à résoudre... Cela requiert à tous les niveaux un minimum de participation à la vie de la communauté humaine. Cela est d’autant plus nécessaire dans la communauté chrétienne où personne n’est étranger, et où chacun mérite d’être accueilli et soutenu. L’Eglise, en plus d’être une communauté de fidèles qui reconnaît Jésus Christ dans le prochain, est une mère sans limite et sans frontière. Elle est mère de tous et s’efforce de nourrir la culture de l’accueil et de la solidarité, où personne n’est inutile, pas à sa place ou à rejeter... C’est pourquoi, les migrants, avec leur humanité avant même leurs valeurs culturelles, élargissent le sens de la fraternité humaine. En même temps, leur présence est un rappel aux besoins d’éradiquer les inégalités, les injustices et les oppressions. Ainsi, les migrants peuvent devenir des partenaires dans la construction d’une identité plus riche pour les communautés qui les accueillent, ainsi que pour les personnes qui les accueillent, en participant au développement de sociétés inclusives, créatives et respectueuses de la dignité de tous". Le Saint-Père a conclu son intervention en invoquant sur les participants au congrès la protection de Marie et de Joseph, "qui ont fait l’expérience de la difficulté de l’exil d'Egypte".


Message vidéo au IV Festival de la doctrine sociale


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est adressé par vidéo au participants au IV Festival de la doctrine sociale de l'Eglise en cours à Vérone (Italie). Il y offre quelques réflexions: "La crise socio-économique inquiète et désoriente, au point que certains pense qu'on ne peut rien y faire. Il y a une grande tentation de replis du soi qui risque d'être un prétexte pour ne pas entendre le cri des pauvres ni voir la souffrance de qui a perdu sa dignité en perdant son emploi. Les personnes qui ne pensent qu'à soigner leurs propres blessures finissent par se travestir. Là est le piège, le risque d'une indifférence qui rend aveugle, sourd et muet, auto-référentiel au point de ne voir que ce qui se reflète dans notre miroir de Narcisse. Or nous sommes appelés à nous dépasser et à répondre aux problèmes réels...en prenant des initiatives... Dans le domaine économique il est urgent d'agir pour éviter que l'argent domine tout. C'est alors une globalisation dangereuse qui contrôle tout, dans laquelle l'argent devient patron. En l'occurrence, prendre l'initiative signifie avoir le courage de ne sa se laisser prendre au jeu de l'argent. Le profit à tout prix rend esclave. On a besoin d'un nouveau mode de voir les choses... Le problème réel n'est pas tant l'argent que les hommes. On ne peut réclamer à l'argent ce que seules les personnes peuvent faire. En lui même il ne créé pas le progrès. Ce sont les hommes qui doivent agir", relancer l'entreprise, innover technologiquement mais aussi par le biais de la participation et de la responsabilisation, par le dépassement de la passivité et de l'assistanat. "Prendre l'initiative signifie également considérer l'amour comme une réelle force de changement... Libérer les talents, c'est le début du changement, qui permet de dépasser les jalousies et les rivalités, les incompréhensions et les préjugés". Et puis, pour aller de l'avant il faut investir sans hésiter sur les jeunes, en ayant toute confiance en eux. Aller de l'avant ne peut se contenter d'initiatives individuelles et éparpillées. "Il y a besoin d'un projet partagé, qui ait une finalité, un parcours vers un but à atteindre. Il faut agir en peuple, avancer tous ensemble et trouver en cela un sens de plénitude".  

Les chrétiens veulent avancer ensemble


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu hier après-midi le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, en clôture de son assemblée plénière consacrée aux perspectives oecuméniques à cinquante ans des documents conciliaires Unitatis Redintegratio, Orientalium Ecclesiarum et Lumen Gentium. Ces textes, "bien reçus ont permis, sur la base de donnés tirées de l'Ecriture comme de la Tradition, de modifier le comportement des catholiques envers les autres Eglises et communautés ecclésiales. L'hostilité et l'indifférence qui avaient creusé des fossés apparemment infranchissables et provoqué de profondes blessures appartiennent au passé. Nous sommes dans un processus de guérison qui permet d'accueillir nos frères et soeurs dans l'unité profonde qui vient de notre baptême... Cet anniversaire nous invite également à rendre grâce pour les fruits récoltés durant ce demi-siècle, et notamment comment apprécier le bon et le vrai dans la vie des autres chrétiens...ou approfondir les contacts entre communautés en développant de nouvelles formes de collaboration. Les traductions oecuméniques de l'Ecriture, les actions communes en défense de la vie et de la dignité de la personne, la protection de la nature ou la lutte contre les injustices" en sont le résultat. Ceci dit, "on ne saurait céder au doute ou à la résignation. Continuons d'avoir confiance en Dieu...dans notre approche des enjeux oecuméniques. Cultivons un oecuménisme spirituel...pour avancer ensemble dans la voie de l'Evangile. L'oecuménisme spirituel qui trouve son point d'orgue dans la Semaine de prière pour l'unité, vit et se développe à travers de multiples canaux: Un réseau mondial de prière et de méditation partagées qui, de la paroisse à la rencontre mondiale oxygène le corps ecclésial, mais aussi de gestes communs de charité, et de textes échangés fait croire la connaissance, le respect et l'estime réciproques... Unitatis Redintegratio invite à...témoigner du Christ jusqu'au sacrifice de la vie. Ces témoignages de sang n'ont jamais manqué durant ces cinquante années, jusqu'à nos jours... Les persécuteurs du Christ et de ses disciples ne font pas de différence confessionnelle car il les persécutent tous parce qu'ils sont chrétiens". Puis le Pape a souligné l'existence" d'un fort désir d'aller de l'avant ensemble, de prier et...de rendre service aux plus faibles. L'Esprit nous conduit dans ce cheminement commun qui nous apprend à se connaître afin que nous vivions pleinement dans la communion... La recherche de la pleine unité des chrétiens reste une priorité pour l'Eglise catholique et une préoccupation quotidienne du Pape. Cette unité est avant tout un don de Dieu, un action de l'Esprit à laquelle nous sommes tous appelés à collaborer".   

Session publique des Académies pontificales


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme au Cardinal Ravasi, Président du Conseil de coordination des Académies pontificales à l'occasion de leur IX Session publique. Le thème de la manifestation, préparé par l'Académie internationale mariale est: Marie, icône de la beauté infinie de Dieu. L'exhortation apostolique Marialis Cultus et le magistère marial de Paul VI. Evoquant le grand amour de son prédécesseur pour la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Saint-Père y rappelle ses encycliques Mense Maio et Christi Matri, et ses exhortations Signum Magnum, Recurens Mensis October et Marialis Cultus, publiée il y a quarante ans: A la veille du cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican II, volontairement fixée au 8 décembre par Paul VI, les Académies ont désiré voir et entendre l'homélie historique de 1965 dans laquelle ce Pape a voulu indiquer Marie comme Mère de Dieu et Mère spirituelle de l'Eglise toute entière. "Dans les moments délicats et déterminants pour l'Eglise et l'humanité, Paul VI s'est toujours tourné vers Marie, encourageant le peuple de Dieu à solliciter son intercession et sa protection, à lui demander la paix... Dans on exhortation Evangelii Gaudium, j'ai moi aussi confié le cheminement de l'Eglise à la maternelle protection de Marie, rappelant à tous qu'il y a une manière mariale de conduire l'évangélisation. Chaque fois que nous admirons Marie, nous retrouvons la force révolutionnaire de la tendresse. En elle on comprend que, comme l'humilité, il ne s'agit pas de faiblesse car en réalité ce sont les vertus des forts. Ceux-ci n'ont pas besoin de malmener les autres pour se sentir importants... Donc, nous ne devons cesser d'apprendre de Marie, d'admirer sa beauté et de nous laisser conduire à la source...de la beauté de Dieu, révélée à l'humanité par le Christ, fils du Père et fils de Marie". Le Pape a conclu son message en formant des voeux de succès pour le travail des académies pontificales, remettant leur prix 2014 à l'association mariale interdisciplinaire italienne qui publie la revue Theotokos. "Puisse-t-il être un encouragement pour une oeuvre pastorale". La médaille du pontificat a été attribuée au Centre marial de diffusion culturel des Serviteurs de Marie au Mexique.   

Audiences


Cité du Vatican, 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Enrico Dal Covolo, Recteur de l'Université pontificale du Latran.


Mgr.Anthony Sablan Apuron, Evêque d'Agaña (USA - Guam).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Ariel Lascarro Tapia, Evêque de Magangué (superficie 20.165, population 838.000, catholiques 677.000, prêtres 70, religieux 30), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1967 à Carmen de Bolivar (Colombie) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Bon Secours de Bocagrande (Colombie). Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, responsable diocésain des vocations, délégué à l'Enfance missionnaire et à l'animation biblique, Vicaire diocésain pour la pastorale.

Nommé l'Abbé Moisés Carlos Atisha Contreras, Scolope, Evêque de San Marcos de Arica (superficie 16.512, population 198.400, catholiques 140.000, prêtres 37, diacres 29, religieux 30), au Chili. L'Evêque élu, né en 1969 à Santiago de Cile (Chili), a émis ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1994. Jusqu'ici Curé de l'Ascension à Santiago de Cile. Il a été directeur spirituel dans un collège et Secrétaire de la Commission pour la pastorale des jeunes de la Conférence épiscopale chilienne.
Nommé l'Abbé Jorge Martín Torres Carbonell, Auxiliaire de l'Evêque de Lomas de Zamora (Argentine). L'Evêque élu, né en 1954 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Curé du sanctuaire de San Cayetan de Buenos Aires. Il a été responsable diocésain de la pastorale des jeunes, Doyen du Presbyterium et Vicaire épiscopal.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Luis Carlos Gleisner Wobbe à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de La Serena (Chili).

Nommé les Cardinaux André Vingt-Trois (France), Luis Antonio G.Tagle (Philippines), Raymundo Damasceno Assis (Brésil) et Wilfrid Fox Napier, OFM (Afrique du Sud), Présidents Délégués de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nommé le Cardinal Péter Erdö (Hongrie), Rapporteur général de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.


Nommé Mgr.Bruno Forte (Italie), Secrétaire spécial de la XIV Assemblée générale du Synode des évêques.

Nouveau Vice Directeur de L'Osservatore Romano


Cité du Vatican 21 novembre 2014 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a nommé M.Giuseppe Fiorentino (Italie), Vice Directeur de L'Osservatore Romano, dont il était jusqu'ici un des Rédacteurs.

jeudi 20 novembre 2014

Les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône


Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Pape s'est rendu ce matin au siège de la FAO, où se tient depuis hier la seconde Conférence internationale sur l'alimentation. Il a été accueilli par le Directeur général et son Adjoint, M.José Graziano da Silva et M.Oleg Chestnov, ainsi que par l'Observateur permanent du Saint-Siège près cette organisation, Mgr.Luigi Travaglino. Après avoir également salué Mme.Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS, il a prononcé le discours suivant devant l'assemblée:

"Je me félicite de ce que des représentants d'états et d'organisations internationales, de la société civile, du monde agricole et de l'entreprise se rencontrent pour réfléchir aux moyens d'assurer à tous l'alimentation nécessaire, mais aussi aux changements à apporter aux politiques alimentaires. Une unité de principes et d'actions, envisagée dans un esprit de fraternité, devrait être décisive pour trouver de justes solutions. Pour sa part, l'Eglise est toujours attentive à tout ce qui touche au bien-être spirituel et matériel des personnes, en particulier des marginaux et exclus, dont on doit garantir sécurité et dignité.

A l'instar d'une famille, l'avenir de chaque peuple est plus que jamais lié à celui des autres. Or les relations entre pays sont trop souvent marquées par des préjugés réciproques, qui dégénèrent parfois en une agression économique qui mine les rapports amicaux et marginalise qui est déjà marginalisé dans sa recherche du pain quotidien ou d'un travail décent. C'est cela le quart-monde dans lequel on atteint les limites de mesures basées sur une souveraineté nationale considérée comme absolue, où les intérêts nationaux sont fréquemment conditionnés par quelque groupe de pouvoir. La lecture du document de travail destiné à mettre au point des normes plus efficaces dans l'alimentation du monde en témoigne. J'espère donc que, dans la formulation des propositions négociées, les états prennent en compte que le seul droit à l'alimentation ne peut la garantir si on ne tient pas compte du sujet réel, de la personne souffrant de la faim ou de malnutrition. On parle beaucoup de droits tout en oubliant par trop les devoirs, sans se préoccuper vraiment de qui souffre de ces carences. Malheureusement, la lutte contre la faim et la malnutrition est souvent bloquée par la priorité du marché et la dictature du profit, qui réduisent les aliments à une marchandise sujette à la spéculation. Tandis qu'on parle de nouveaux droits, l'affamé est au coin de la rue à demander d'être inclus dans la société et d'avoir le pain quotidien. C'est la dignité qu'il demande, non l'aumône.

Ces principes ne peuvent rester théoriques. Les individus et les peuples attendent la mise en oeuvre d'une justice de partage et de distribution, d'une justice qui ne se limite pas à la loi. L'activité et les projets de développement des organisations internationales devraient tenir compte des attentes quotidiennes des gens, qui veulent le respect en toute circonstance des droits fondamentaux de la personne, et en l'occurrence de qui souffre de la faim. Cela permettrait aux interventions humanitaires d'urgence ou aux plans de développement -intégral et réel- de donner de bien meilleurs résultats.

Si l'attention à la production alimentaire, à la disponibilité des aliments et à leur accès, comme l'attention aux changements climatiques et au commerce agricole doivent certes répondre à des méthodes techniques, l'homme doit être prioritaire. La première préoccupation doit regarder les personnes qui manquent du pain quotidien, qui en sont réduits à lutter pour survivre au point de ne plus se préoccuper de vie sociale ni de rapports familiaux. Inaugurant ici-même en 1992 la première Conférence sur l'alimentation, Jean-Paul II avait mis en garde la communauté internationale contre le "paradoxe de l'abondance": Il y a de quoi nourrir tout le monde mais tous ne parviennent pas à manger, alors même que le surplus et le rebut, la surconsommation et l'usage détourné d'aliments sont monnaie courante. Malheureusement, ce paradoxe est plus que jamais actuel. Il y a peu de sujets comme la faim auxquels on applique tant de sophismes, dont on manipule les données et les statistique en fonction de la sécurité nationale, par corruption ou référence feinte à la crise. Tel est le premier obstacle à franchir. Le second consiste à résoudre le manque de solidarité, un mot devenu presque suspect, qu'inconsciemment certains semblent vouloir gommer du dictionnaire. Nos sociétés souffrent d'un individualisme croissant mais aussi de division, ce qui conduit les plus faibles à perdre leur dignité de vie mais aussi à la manifestation de révoltes contre les institutions. Lorsque la solidarité fait défaut au sein d'une société, le monde entier s'en ressent. La solidarité rend les individus capables de rencontrer l'autre et de tisser des liens fraternels dépassant toutes les différences, et par conséquent de rechercher ensemble le bien commun. Dans la mesure où ils sont conscients de leur responsabilité envers le dessein de la création, les hommes sont capables du respect des autres, plutôt que de se combattre au dam de la planète. Conçus comme communautés de personnes et de peuples, les états doivent être prêts à s'entraider sur la base des principes et des lois internationales. Gravée dans le coeur de l'homme, la loi naturelle constitue une source infinie d'inspiration. Son langage est universel car elle parle d'amour, de justice et de paix, toutes choses inséparables. A l'instar des personnes, les états et les institutions internationales sont appelés à adopter et à diffuser l'amour, la justice et la paix. Et ce dans un esprit d'écoute et de dialogue, qui est également indispensable à la perspective de nourrir la famille humaine toute entière.

Toute femme et tout homme, tout enfant comme toute personne âgée doivent partout disposer d'une alimentation correcte. Il est du devoir de tout état attentif au bien-être des citoyens de souscrire sans réserve aux principes que nous avons évoqués, et de s'engager à leur application pratique avec persévérance. L'Eglise catholique s'engage à offrir sa contribution par une attention constante envers les pauvres où qu'ils soient. C'est dans ce but que le Saint-Siège agit auprès des organisations internationales, et qu'il s'implique par le biais de documents et de déclarations. Il entend ainsi aider à retenir et adopter des critères en mesure de développer un système mondial juste. Au plan éthique, ces critères doivent être fondés sur la vérité, la liberté, la justice et la solidarité. Et au plan juridique, ils doivent lier entre eux droit à l'alimentation et droit à la vie, droit à une existence digne, droit à une protection légale qui n'est pas toujours adaptée aux personnes souffrant de la faim, mais aussi l'obligation morale du partage des richesses. Si on croit dans le principe de l'unité de la famille humaine, fondée sur la paternité du Créateur, et dans la fraternité des êtres humains, on ne saurait admettre le moindre conditionnement politique ou économique en matière de disponibilité alimentaire. Et à propos de ce type de pressions, je pense à notre mère la terre: Si nous sommes libres de conditionnements politiques et économiques, nous éviterons sa destruction. Attention donc aux conférences qui se tiendront au Pérou et en France pour envisager une bonne gestion de la planète. Je me souviens d'un vieil homme que disait que Dieu pardonne toujours. Certes, il pardonne offenses et mauvaises actions, l'homme aussi pardonne parfois, mais la terre ne pardonne jamais. Nous devons choyer la terre afin d'éviter qu'elle anéantisse l'humanité. Plus encore, aucun système discriminatoire, de fait comme de droit, quant à l'accès au marché des aliments, ne devrait être pris comme modèle de modification des normes internationales destinées à l'élimination de la faim dans le monde. Voulant partager avec vous ces réflexions, je demande au Tout Puissant, riche en miséricorde, de bénir, quelques soient les responsabilités, tous ceux qui se mettent au service de qui souffre de faim et de malnutrition, et qui savent leur manifester concrètement leur attention. Puisse aussi la communauté internationale entendre l'appel de cette conférence et y voir l'expression de la conscience commune de l'humanité. Il faut donner à manger aux affamés afin de sauver la vie sur cette planète".


Après cette intervention, le Pape François est allé saluer le personnel de la FAO, qu'il a félicité pour son esprit solidaire et une efficacité qui, a-t-il dit, "va bien au-delà des documents, et voit les visages réels ainsi que les situations dramatiques dans lesquelles se trouvent les personnes souffrant de la faim, mais aussi de la soif. L'eau n'est pas gratuite, comme on le pense généralement. L'accès à l'eau constitue un énorme problème, qui pourrait déboucher sur une guerre!". Il a redit que les affamés de la terre réclament dignité, non l'aumône.

Activité du Conseil ordinaire du Synode des évêques


Cité du Vatican, 20 novembre 2014 (VIS). Le Conseil ordinaire du Synode des évêques s'est réuni les 18 et 19 novembre pour évaluer les résultats de la récente assemblée extraordinaire et préparer l'assemblée ordinaire d'octobre prochain. Afin de souligner que le Synode exprime la collégialité de l'Eglise, mais aussi l'importance du thème de la famille, le Pape a présidé la réunion d'ouverture. Outre le Cardinal Lorenzo Baldisseri et Mgr.Fabio Fabene, Secrétaire général et Sous Secrétaire du dicastère, y ont pris part les Cardinaux Schönborn, Napier, Turkson, Pell, Wuerl et Tagle, ainsi que Mgr.Bruno Forte et Mgr.Salvatore Fisichella, et à titre d'invité Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille. Le Cardinal Baldisseri a d'emblée souligné le climat de liberté, de sincérité et de communion fraternelle ayant caractérisé les travaux de la récente assemblée, ce qui a favorisé la réflexion générale. Puis il a dit que les nuances qui caractérisent le document final reflètent bien les résultats du débat synodal. Le présent conseil a ensuite envisagé le travail à effectuer d'une assemblée à l'autre. C'est d'autant plus important que ce cas de figure ne s'est jamais présenté. Les conférences épiscopales, qui en quelque sorte prennent le relais, vont approfondir les questions posées et solliciter les diverses instances ecclésiales locales à réfléchir. Seront aussi suggérées des améliorations de la communication afin de faciliter la perception de la thématique. Les Lineamenta vont être aussi mis au point et adressés début décembre aux conférences épiscopales, de manière a avoir le temps nécessaire à l'élaboration de l'Instrumentum Laboris avant l'été 2015.        

Nouvelle évangélisation et joie missionnaire


Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui s'est ouvert à Rome le troisième Congrès mondial des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, organisé par le Conseil pontifical pour les laïcs (après ceux de1998 et 2006). Faisant écho à l'appel du Pape à la conversion missionnaire (Evangelii Gaudium), il rassemble 300 membres d'associations en provenance d'une quarantaine de pays qui vont réfléchir à la joie de l'Evangile au service de la mission. Les travaux ont été ouverts par le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical, qui a évoqué le magistère des trois derniers Papes consacré à ce que Jean-Paul II appelait la nouvelle saison de l'agrégation des laïcs, avant de revenir sur une floraison ecclésiale en laquelle le magistère a reconnu une réponse au défi de la nouvelle évangélisation. Jean-Paul II a suivi de près le rapide développement des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés, et les a guidés d'une parole claire et lumineuse. Il a indiqué une nouvelle étape, celle de la maturité ecclésiale. Le caractère multiforme et l'unité des charismes et ministères sont inséparables de la vie de l'Eglise car l'Esprit veut la variété des courants laïcs au service du corps unique qu'est l'Eglise. Les charismes nouveaux qu'ils expriment ne sont pas un patrimoine replié sur lui au profit d'un groupe. Don de l'Esprit, ils doivent être intégrés dans le corps ecclésial comme attirés par le Christ qui représente le centre d'où part l'élan évangélisateur.       

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 20 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter Andrew Comensoli, Evêque de Broken Bay (superficie 2.763, population 930.000, catholiques 395.000, prêtres 109, diacres 6, religieux 155), en Australie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sydney (Australie).

mercredi 19 novembre 2014

Tous appelés à la sainteté


Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à la vocation universelle à la sainteté: Comment y parvenir, s'est-il demandé. "En quoi consiste cette vocation?... Avant tout, il ne s'agit pas de quelque chose qu'on obtiendrait soi-même, grâce à nos qualités et mérites. C'est un don que fait le Seigneur lorsqu'il nous revêt de lui-même et nous rend semblable à lui... La sainteté est ce qu'il y a de plus beau dans l'Eglise, se retrouver en communion avec Dieu dans la plénitude de sa vie et de son amour... Elle n'est donc pas la prérogative de quelques uns. Personne n'est exclu de ce don caractérisant tout chrétien... Pour être saints, pas besoin d'être évêque ou prêtre, car nous y sommes tous appelés... C'est en vivant au quotidien avec amour le témoignage chrétien qu'on est appelé à devenir saint, chacun dans sa condition et son âge", consacré ou laïc, marié ou célibataire, parent ou grand-parent, enfant ou éducateur, etc. "Tout porte à la sainteté si la vie est vécue en communion avec le Seigneur et dans le service des frères". Mais tous devons faire notre examen de conscience: Comment avons-nous jusqu'ici répondu à l'invitation à la sainteté que nous adresse le Seigneur? Partager chaque jour notre joie et l'offrir à ceux que nous côtoyons. "Si on comprend cela, tout change et prend un sens nouveau et beau, jusque dans les choses les plus simples de l'existence. Chaque petit pas vers la sainteté rend la personne meilleure, libérée de l'égoïsme et du replis sur soi. En s'ouvrant sur nos frères et leurs besoins...nous marchons vers la sainteté. Mais on n'avance pas seul, chacun pour soi. On marche vers elle en compagnie, au sein de l'Eglise, aimée et sanctifiée par le Seigneur".

Appel contre la violence et reconnaissance envers la vie contemplative


Cité du Vatican, 19 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a lancé un vibrant appel afin que soit mis fin à la spirale de haine et de violence qui ensanglante la terre sainte, avec hier encore un attentat meurtrier dans une synagogue de Jérusalem. Assurant prier pour toutes les victimes de cette violence inacceptable, il en a appelé à des décisions courageuses de réconciliation: "Si bâtir la paix est difficile, vivre sans elle est un tourment!". Puis il a rappelé que c'est vendredi la Journée Pro Orantibus, consacrée aux communautés contemplatives, occasion de rendre grâce à Dieu pour tous ceux qui prient et oeuvrent dans le silence des monastères et des ermitages. Il a appelé les fidèles à les aider à accomplir leur importante mission.  

Coopération et développement dans la pastorale des migrants


Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Coopération et développement dans la pastorale des migrants, tel est le thème abordé au VII Congrès mondial (Rome 17 - 21 novembre) organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants (300 participants de 93 pays). Lors de l'inauguration, à laquelle ont pris part le Ministre italien de l'intérieur et le directeur général de l'OMI, le Cardinal Antonio Maria Veglio a dressé un état des enjeux migratoires et souligné les urgences qui sollicitent la communauté internationale. Le Président du Conseil pontifical a en particulier relevé le danger représenté par une hostilité croissante des populations face à l'arrivée de migrants, rappelant que l'approche pastorale devrait notamment combattre préjugés et favoriser la coopération, en mettant l'accent sur l'aspect positif du phénomène. Le Ministre Angelino Alfano a parlé de priorité politique nationale mais aussi de la nécessité que l'Europe agisse de concert dans la sauvegarde des vies humaines. Ensuite, M.Willian Lacy Swing a parlé de l'absolue priorité d'accueillir tous les migrants qui nécessite toutefois une meilleure coopération entre les pays de l'Union européenne. L'intervention de Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les relations avec les états, qui a été lue, a souligné l'engagement constant de l'Eglise auprès des populations contraintes à l'exil, rappelant l'urgence qu'il y a à enrayer la criminalité et à combattre la violence accompagnant certains formes de migration. Enfin, Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire du Conseil pontifical, a abordé la question de la diaspora, en particulier la migration des travailleurs qui caractérise de nombreux pays. Dans le contexte de la mondialisation, a-t-il souligné, nombre de personnes tendent à partir chercher de meilleures perspectives de vie dans un pays plus développé. "Principalement en quête de meilleures possibilités d'emploi et de meilleures conditions de vie, ces migrants laissent souvent leurs familles et leurs proches dans l'espoir de leur envoyer des fonds pour améliorer leur situation économique et sociale, et de trouver un jour un moyen de les faire émigrer eux aussi". Il a également évoqué la tutelle de la dignité de la personne migrante, notamment des femmes et des mineurs, du respect des cultures et des convictions religieuses, mais aussi du potentiel que représentent les jeunes comme ponts entre les différentes sociétés et communautés ecclésiales.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 19 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Hilario González García, Evêque de Linares (superficie 33.453, population 407.000, catholiques 360.000, prêtres 42, religieuses 58), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1965 à Monterrey (Mexique) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Recteur dui grand séminaire de Monterrey. Licencié en théologie, il a été préfet d'études, aumônier de communautés religieuses et Secrétaire de la Commission oecuménisme et dialogue de la Conférence épiscopale mexicaine. Il succède à Mgr.Ramón Calderón Batres, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


M.René Brülhart (Suisse), Président de l'Autorité de contrôle financier, jusqu'ici Directeur de la même AIF. 

mardi 18 novembre 2014

Visite du Président sénégalais


Cité du Vatican, 18 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président sénégalais, M.Macky Sall, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Après s'être félicitées de leurs bonnes relations, les parties ont évoqué la précieuse contribution que l'Eglise catholique apporte à la société sénégalaise en matière d'éducation et de santé, mais aussi son engagement en faveur de la paix et de la réconciliation nationale. L'échange de points-de-vue a ensuite porté sur des questions internationales, et plus particulièrement sur les crises régionales en Afrique.


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