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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 3 février 2015

Lutter contre la traite des êtres humains


Cité du Vatican, 3 février 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, a présenté la première Journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains. Fixée au 8 février, fête de sainte Joséphine Bakhita, elle organisée avec le concours de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations et les Unions des supérieurs et supérieures. Y ont assisté le Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les instituts de vide consacrée et les sociétés de vie apostolique, le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations, Soeur Carmen Sammut, MSOLA, Président de l'Union internationale des supérieures générales, Soeur Gabriella Bottani, SMC, Coordinatrice de Talitha Kum, le réseau international de la vie consacrée contre la traite des êtres humains, et Soeur Imelda Poole, IBVM, Coordinatrice europénne de Talitha Kum.

Le Cardinal Turkson a rappelé que des millions de personnes de par le monde, de tout âge, sont privées de liberté et contraintes à vivre pratiquement en esclavage. Pour ces hommes et ces femmes sainte Joséphine Bakhita est un modèle d'espérance. Il a encouragé les fidèles à suivre les pas de cette sainte, de s'en inspirer et à demander son intercession. Le Pape, a souligné le Cardinal, désire que les fidèles prennent conscience d'un phénomène global qui dépasse la responsabilité de tel ou tel état. Il est besoin d'une véritable mobilisation contre ce fléau: Nous devons tous mieux analyser la situation et mobiliser les consciences: De la conscience à la prière, de la prière à la solidarité, de la solidarité à l'action, afin que la traite et les nouvelles formes d'esclavage disparaissent.

En vue de cette première journée, les diocèses et les paroisses, les associations et les familles sont invités à réfléchir et prier, individuellement comme en groupe communauté sur ce crime contre l'humanité. Les réunions et veillées de prière du 8 février auront pour point d'orgue l'angélus dominical du Saint-Père.

Voici la prière proposée à l'occasion de cette journée: "Quand nous entendons parler d’enfants, hommes et femmes trompés et emmenés en des lieux inconnus dans le but d’exploitation sexuelle, de travail forcé et de vente d’organes, nos cœurs s’indignent et notre esprit est affligé car leur dignité et leurs droits sont piétinés par les menaces, les mensonges et la violence.
Dieu, aide-nous à contrecarrer par notre vie toute forme d’esclavage. Nous te prions, avec sainte Joséphine Bakhita afin que la traite des personnes cesse. Donne-nous sagesse et courage pour nous rendre proches de tous ceux et celles qui ont été blessé/ées dans le corps, le cœur et l’esprit, afin qu’ensemble nous puissions réaliser ta promesse de vie et d’amour tendre et infini pour nos frères et sœurs exploité/ées.

Touche le cœur de celles et ceux qui sont responsables de ce crime horrible et soutiens notre engagement pour la liberté, ton don pour tous tes fils et filles. Amen".

lundi 2 février 2015

Visite Ad Limina des évêques lituaniens


Cité du Vatican, 2 février 2015 (VIS). "Vous êtes venus à Rome avec votre jeunesse, mais aussi avec votre héroïsme. En effet, parmi vous se trouvent quelques jeunes confrères, mais surtout des prélats qui ont connu la triste période de la persécution. Merci pour votre témoignage à Jésus-Christ et pour votre service au peuple de Dieu!", a écrit le Saint-Père dans le discours qu'il a remis aux évêques de Lituanie au terme de leur visite Ad Limina: "La Lituanie a toujours eu des pasteurs proches de leur troupeau et solidaires à eux. Au fil de l'histoire de la nation, ceux-ci ont accompagné avec attention les personnes non seulement sur leur chemin de foi et face aux difficultés matérielles, mais aussi dans la construction civile et culturelle de la société, qui trouve son substrat historique et identitaire dans la force de l'Evangile et dans l'amour de la Mère de Dieu. Vous êtes héritiers de cette histoire, de ce patrimoine de charité pastorale, et vous le démontrez avec l'énergie de votre action, la communion qui vous anime et votre persévérance à suivre les objectifs que l'Esprit vous indique... Je connais vos difficultés apostoliques. Si pendant une longue période l'Eglise de votre pays a été opprimée par des régimes fondés sur des idéologies contraires à la dignité et à la liberté humaine, vous devez aujourd'hui faire face à d'autres travers comme le sécularisme et le relativisme. C'est pourquoi, en plus d'une annonce incessante de l'Evangile et des valeurs chrétiennes, il ne faut pas oublier le dialogue constructif avec tous, même ceux qui n'appartiennent pas à l'Eglise ou qui sont éloignés de toute expérience religieuse. Soyez attentifs à ce que les communautés chrétiennes soient toujours des lieux d'accueil, pour un dialogue ouvert et constructif, stimulant pour toute la société dans la recherche du bien commun". Le Pape a aussi évoqué la famille, sa beauté, sa valeur et ses défis aujourd'hui où l'Eglise réfléchit et appelle les prélats à donner comme pasteurs "leur contribution à cette grande œuvre de discernement" et surtout à être attentifs à la pastorale familiale, "en sorte que les conjoints sentent la proximité de la communauté chrétienne et se sentent aidés à ne pas se conformer à la mentalité de ce monde mais à se renouveler continuellement dans l'esprit de l'Evangile. En effet, votre pays qui fait désormais partie de l'Union européenne, est exposé à l'influence d'idéologies qui cherchent à introduire des éléments de déstabilisation des familles, fruit d'une mauvaise compréhension du sens de la liberté personnelle. Les traditions lituaniennes séculaires vous aideront, à cet égard, à répondre par la raison et par la foi à de tels défis". Après avoir incité les évêques à prêter une attention particulière aux vocations au sacerdoce, à la vie consacrée, et à ne pas attendre que ceux-ci viennent en premier les trouver, mais à sortir à leur rencontre, le Pape les a encouragés à la sollicitude pour les pauvres. "En Lituanie aussi, malgré le développement économique actuel, il y a beaucoup de nécessiteux, de chômeurs, de malades, de personnes abandonnées. Soyez proches d'eux! N'oubliez pas combien, surtout parmi les jeunes, pour des raisons différentes, quittent leur pays et cherchent une nouvelle vie à l'étranger. Leur nombre croissant et leurs exigences ont besoin de l'attention et du soin pastoral de la Conférence épiscopale, afin qu'ils puissent garder la foi et les traditions religieuses lituaniennes".

L'Evangile change la vie


Cité du Vatican, 1 février 2015 (VIS). Après avoir récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, le Pape a commenté les lectures du jour, et notamment l'arrivée de Jésus et des disciples à Capharnaüm, ville natale de Pierre, alors la plus grande de Galilée. Marc écrit que puisque c'était un samedi, Jésus alla directement à la synagogue où il se mit à enseigner. "Cela nous fait penser -a dit le Pape- à la primauté de la Parole de Dieu, Parole pour écouter, Parole pour recevoir, Parole pour annoncer". En arrivant à Capharnaüm, Jésus "ne remet pas à plus tard l'annonce de l'Evangile. Il ne pense pas d'abord à l'organisation logistique, certainement nécessaire, de sa petite communauté, il ne perd pas de temps à s'organiser. Sa préoccupation principale est de communiquer la Parole de Dieu avec la force de l'Esprit Saint. Et les gens de la synagogue sont touchés parce que Jésus leur enseignait comme quelqu'un qui a de l'autorité et non comme les scribes. Que signifie avec autorité?", s'est demandé le Pape, expliquant ensuite que dans les paroles humaines de Jésus on sentait "toute la force de la Parole de Dieu, on sentait l'autorité même de Dieu, inspirateur de toute l'Ecriture". Une des caractéristiques de la Parole de Dieu est qu'elle réalise ce qu'elle dit. En effet, Jésus, après avoir prêché, montre aussitôt son autorité en libérant un homme, présent dans la synagogue, qui était possédé par le démon. "L'autorité divine de Jésus avait justement suscité la réaction de Satan caché dans cet homme. Jésus, à son tour, reconnaît aussitôt la voix du malin et ordonne sévèrement: Tais-toi! Sors de cet homme! Par la seule force de sa parole, Jésus libère la personne du malin. Et une fois encore, les personnes présentes sont étonnées: Il commande même aux esprits impurs et ils lui obéissent! La Parole de Dieu crée en nous la stupeur. Elle a la force de nous étonner".


"Parole de vie, l'Evangile n'opprime pas les personnes. Au contraire, il libère ceux qui sont esclaves de tant d'esprits mauvais dans ce monde, comme l'esprit de vanité, l'attachement à l'argent, l'orgueil, la sensualité... l'Evangile change le cœur, change la vie, transforme les inclinations au mal en propositions de bien. L'Evangile est capable de changer les personnes. C'est pourquoi, il est du devoir des chrétiens d'en diffuser partout la force rédemptrice, en devenant des missionnaires et des hérauts de la Parole de Dieu... La nouvelle doctrine, enseignée avec autorité par Jésus, est celle que l'Eglise apporte dans le monde en même temps que les signes efficaces de sa présence: l'enseignement dominant et l'action libératrice du Fils de Dieu deviennent des paroles de salut et des gestes d'amour de l'Eglise missionnaire". Le Pape a conclu en rappelant à tous que l'Evangile a la force de changer la vie. "C'est la Bonne Nouvelle qui nous transforme seulement quand nous nous laissons transformer par elle. Voilà pourquoi je vous demande toujours d'avoir un contact quotidien avec l'Evangile, d'en lire chaque jour un extrait...de le méditer et de l'emporter partout avec vous, dans votre poche, dans votre sac... C'est la force qui nous change, qui nous transforme. Elle change la vie, elle change le cœur".  

Le Pape annonce son voyage à Sarajevo


Cité du Vatican, 1 février 2015 (VIS). Au terme de l'angélus, le Saint-Père a annoncé que, le 6 juin prochain, il se rendrait à Sarajevo, capitale de la Bosnie - Herzégovine. Il a demandé de prier dès maintenant afin que sa visite "à ses populations bien-aimées soit un encouragement pour les fidèles catholiques, qu'elle suscite des ferments de bien et contribue à la consolidation de la fraternité, de la paix, du dialogue interreligieux et de l'amitié". Il a ensuite salué les participants au IV Congrès mondial organisé par les Scholas Occurentes qui se déroule au Vatican du 2 au 5 février sur le thème: Responsabilité de tous dans l'éducation pour une culture de la rencontre. Enfin, il a rappelé qu'aujourd'hui on célébrait en Italie la Journée pour la vie, cette année sur le thème: Solidaires pour la vie, et a remercié les associations, mouvements et tous ceux qui défendaient la vie humaine. "Je m'unis aux évêques italiens -a-t-il dit- dans leur encouragement à une nouvelle reconnaissance de la personne humaine et un soin plus attentif de la vie, de sa conception à son terme naturel. Lorsqu'on s'ouvre à la vie et qu'on se met au service de la vie, on expérimente la force révolutionnaire de l'amour et de la tendresse, en inaugurant un nouvel humanisme, l'humanisme de la solidarité, l'humanisme de la vie".

Le Pape félicite le nouveau chef de l'Etat italien




Cité du Vatican, 31 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de félicitations à M.Sergio Mattarella pour son élection à la présidence de la République italienne, dans lequel il exprime le voeu qu'il oeuvre avant tout au service de l'unité et de la concorde nationale.

Il n'y a pas d'humanité sans culture de la terre


Cité du Vatican, 31 janvier 2015 (VIS). "Il n'y a pas d'humanité sans culture de la terre; il n'y a pas de vie bonne sans la nourriture que celle-ci produit pour les hommes et les femmes de tout continent. L'agriculture montre ainsi son rôle central". C'est par ces paroles que le Pape François a salué ce matin les deux cents participants à la conférence nationale des Cultivateurs directs italiens, à l'occasion du soixante-dixième anniversaire de la fondation de cet organisme. Le terme cultivateurs directs, a souligné le Pape, fait référence à cultiver qui est une activité typiquement humaine et fondamentale. En effet, dans le travail des agriculteurs, on trouve l'accueil du don précieux de la terre qui nous vient de Dieu, mais aussi sa valorisation par l'action tout autant précieuse d'hommes et de femmes appelés à répondre avec audace et créativité au mandat confié depuis toujours à l'homme, de cultiver et protéger la terre". C'est pourquoi, la tâche de ceux qui cultivent la terre en lui consacrant généreusement leur temps et leur énergie se présente comme "une véritable vocation qui mérite d'être reconnue à sa juste valeur, également dans les choix politiques et économiques. Il s'agit d'éliminer ces obstacles qui pénalisent une activité si précieuse et qui la rendent souvent peu attirante aux nouvelles générations, même si statistiquement on enregistre une hausse du nombre d'étudiants des écoles et des instituts agraires, qui laisse prévoir une augmentation de travailleurs dans le secteur agricole. Il faut également prêter attention à la soustraction de terre à l'agriculture, déjà trop répandue, en vue de les destiner à d'autres activités apparemment plus rentables".


Cette réflexion sur le caractère central du travail agricole a conduit le Saint-Père à évoquer deux domaines critiques: la pauvreté et la faim, et la protection de l'environnement. "Le Concile Vatican II a rappelé la destination universelle des biens de la terre, mais en réalité le système économique dominant exclut beaucoup de monde de leur jouissance. L'absolutisme des règles du marché, la culture du déchet et du gaspillage qui dans le cas de la nourriture prend des proportions inacceptables, liés à d'autres facteurs, provoquent souffrance et misère pour de nombreuses familles. C'est donc tout le système de production et de distribution de la nourriture qui doit être entièrement repensé. Comme nous l'ont enseigné nos grands-parents, on ne joue pas avec le pain! Le pain participe en quelque sorte à la sacralité de la vie humaine, et ne peut donc être seulement traité comme une marchandise". Quant au second domine, le Pape a souligné que la Genèse parle déjà de l'appel de l'homme non seulement à cultiver la terre mais aussi à la protéger. "Ces deux choses sont, du reste, étroitement liées: chaque agriculteur sait bien combien il est de plus en plus difficile de cultiver la terre à une époque de changements climatiques rapides et d’événements météorologiques extrêmes plus répandus. Comment continuer à produire de la bonne nourriture pour la vie de tous quand la stabilité climatique est à risque, quand l'air, l'eau et le sol même perdent leur pureté à cause de la pollution? Nous nous rendons vraiment compte de l'importance d'agir rapidement pour la protection de la création; il est vraiment urgent que les nations réussissent à collaborer pour cet objectif fondamental. Voilà le défi: comment envisager une agriculture qui ait un faible impact environnemental? Comment faire en sorte que notre façon de cultiver la terre permette en même temps de la protéger? En effet, c'est seulement ainsi que les générations futures pourront continuer à l'habiter et la cultiver". Le Saint-Père a conclu avec une invitation et une proposition pour répondre à ces défis: "L'invitation consiste en retrouver notre amour pour la terre comme mère, comme dirait saint François, de laquelle nous venons et à laquelle nous sommes appelés à retourner constamment. De là ma proposition de protéger la terre, en faisant alliance avec elle, afin qu'elle continue d'être, comme Dieu la veut, source de vie pour toute la famille humaine".

En vue de l'Assemblée ordinaire du Synode des évêques


Cité du Vatican, 31 janvier 2015 (VIS). En prévision de la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, le Pape a confirmé les représentants choisis par les conférences épiscopales.

Pour l'AFRIQUE:

BURUNDI
Membre: Mgr.Gervais BASHIMIYUBUSA, Evêque de Ngozi et Président de la Conférence épiscopale; Substitut: Mgr.Joachim NTAHONDEREYE, Evêque de Muyinga.

ETHIOPIE et ERYTREE
Membre: Mgr.Tsegaye Keneni DERERA, Vicaire apostolique de Soddo (Ethiopie); Substitut: Mgr.Markos GEBREMEDHIN, CM, Vicaire apostolique de Jimma - Bonga (Ethiopie).

GHANA
Membre: Mgr.Gabriel Charles PALMER-BUCKLE, Archevêque d'Accra; Substitut: Mgr.Anthony Kwami ADANUTY, Evêque de Keta - Akatsi.

KENYA
Membres: Le Cardinal John NJUE, Archevêque de Nairobi et Président de la Conférence épiscopale, et Mgr.James Maria WAINAINA KUNGU, Evêque de Muranga; Substitut: Mgr.Emanuel BARBARA, OFM.Cap, Evêque de Malindi.

MADAGASCAR
Membre: Mgr.Désiré TSARAHAZANA, Evêque de Toamasina et Président de la Conférence épiscopale; Substitut: Mgr.Jean de Dieu RAOELISON, Auxiliaire de Tananarive.

RWANDA
Membre: Mgr.Antoine KAMBANDA, Evêque de Kibungo; Substitut: Mgr.Smaragde MBONYINTEGE, Evêque de Kabgayi et Président de la Conférence épiscopale.

Pour l'AMERIQUE

ARGENTINE
Membres: Mgr.Pedro María LAXAGUE, Auxiliaire de Bahía Blanca; Mgr.José María ARANCEDO, Archevêque de Santa Fe de la Vera Cruz et Président de la Conférence épiscopale, et le Cardinal Mario Aurelio POLI, Archevêque de Buenos Aires; Substituts: Mgr.Andrés STANOVNIK, OFM.Cap, Archevêque de Corrientes, et Mgr.Héctor Rubén AGUER, Archevêque de La Plata.

CHILI
Membres: Mgr.Bernardo Miguel BASTRES FLORENCE, SDB, Evêque de Punta Arenas, et le Cardinal Ricardo EZZATI ANDRELLO, SDB, Archevêque de Santiago de Chile et Président de la Conférence épiscopale; Substitut: Mgr.Cristiáno CONTRERAS VILLARROEL, Evêque de Melipilla.

CUBA
Membre: Mgr.Juan de la Caridad GARCIA RODRIGUEZ, Archevêque de Camagüey; Substitut: Mgr.Marcelo Arturo GONZÁLEZ AMADOR, Evêque de Santa Clara.

EQUATEUR
Membres: Mgr.Antonio ARREGUI YARZA, Archevêque de Guayaquil, et Mgr.Luis Gerardo CABRERA HERRERA, OFM, Archevêque de Cuenca; Substituts: Mgr.Julio PARRILLA DIAZ, Evêque de Riobamba, et Mgr.Marcos Aurelio PEREZ CAICEDO, Evêque de Babahoyo.

HONDURAS
Membre: Mgr.Luis SOLE FA, CM, Evêque de Trujillo; Substitut: Mgr.Angel GARACHANA PEREZ, CMF, Evêque de San Pedro Sula.

MEXIQUE
Membres: Mgr.Rodrigo AGUILAR MARTINEZ, Evêque de Tehuacán; le Cardinal Norberto RIVERA CARRERA, Archevêque de México, Mgr.Francisco Javier CHAVOLLA RAMOS, Evêque de Toluca, et le Cardinal Francisco ROBLES ORTEGA, Archevêque de Guadalajara et Président de la Conférence épiscopale; Substituts: Mgr.Alfonso Gerardo MIRANDA GUARDIOLA, Auxiliaire de Monterrey, et Mgr.José Francisco GONZALEZ GONZALEZ, Evêque de Campeche.

ETATS-UNIS
Membres: Mgr.Joseph Edward KURTZ, Archevêque de Louisville et Président de la Conférence épiscopale, Mgr.Charles Joseph CHAPUT, OFM.Cap, Archevêque de Philadelphia, le Cardinal Daniel N.DI NARDO, Archevêque de Galveston - Houston, et Mgr.José Horacio GOMEZ, Archevêque de Los Angeles; Substituts: Mgr.Blase J.CUPICH, Evêque de Spokane, et Mgr.Salvatore Joseph CORDILEONE, Archevêque de San Francisco.

URUGUAY
Membre: Mgr.Jaime Rafael FUENTES MARTIN, Evêque de Minas; Substitut: Mgr.Rodolfo Pedro WIRZ KRAEMER, Evêque de Maldonado - Punta del Este et Président de la Conférence épiscopale.
Pour l'ASIE

PAKISTAN
Membre: Mgr.Joseph ARSHAD, Evêque de Faisalabad; Substitut: Mgr.Sebastian Francis SHAW, Archevêque de Lahore.

VIETNAM
Membres: Mgr.Paul BUI VAN DOC, Archevêque d'Hôchiminh Ville et Président de la Conférence épiscopale, et Mgr.Joseph DINH DUC DAO, Auxiliaire de Xuân Lôc; Substitut: Mgr.Pierre NGUYEN VAN KHAM, Evêque de My Tho.

EUROPE

ALBANIE
Membre: Mgr.George FRENDO, OP, Auxiliaire de Tiranë-Durrës; Substitut: Mgr.Ottavio VITALE, RCI, Evêque de Lezhë.

AUTRICHE
Membre: Mgr.Benno ELBS, Evêque de Feldkirch; Substitut: Mgr.Klaus KUNG, Evêque de Sankt Pölten.

BOSNIE - HERZEGOVINE
Membre: Mgr.Tomo VUKSIC, Ordinaire militaire; Substitut: Mgr.Marko SEMREN, OFM, Auxiliaire de Banja Luka.

FRANCE
Membres: Mgr.Georges PONTIER, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence épiscopale, le Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris, Mgr.Jean-Luc BRUNIN, Evêque du Havre, et Mgr.Jean-Paul JAMES, Evêque de Nantes; Substituts: Mgr.Olivier DE GERMANY, Evêque d'Ajaccio, et Mgr.Bruno FEILLET, Auxiliaire de Reims.

ANGLETERRE - PAYS DE GALLES (GB)
Membres: Le Cardinal Vincent Gerard NICHOLS, Archevêque de Westminster et Président de la Conférence épiscopale, et Mgr.Peter John Haworth DOYLE, Evêque de Northampton; Substitut: Mgr.Philip Anthony EGAN, Evêque de Portsmouth.

GRECE
Membre: Mgr.Fragkiskos PAPAMANOLIS, OFM.Cap., Président de la Conférence épiscopale; Substitut: Mgr.Nikolaos FOSKOLOS.

IRLANDE
Membres: Mgr.Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin, et Mgr.Eamon MARTIN, Archevêque d'Armagh et Président de la Conférence épiscopale; Substitut: Mgr.Kieran O'REILLY, SMA, Archevêque de Cashel.

LITUANIE
Membres: Le Cardinal Audrys Jouzas BACKIS; Substitut: Mgr.Rimantas NORVILA, Evêque de Vilkaviskis.

PAYS-BAS
Membre: Le Cardinal Willem Jacobus EIJK, Archevêque d'Utrecht; Substitut: Mgr.Johannes Wilhelmus Maria LIESEN, Evêque de Breda.

ESPAGNE
Membres: Le Cardinal Ricardo BLAZQUEZ PEREZ, Archevêque de Valladolid et Président de la Conférence épiscopale, Mgr.Mario ICETA GAVICAGOGEASCOA, Evêque de Bilbao, et Mgr.Carlos OSORO SIERRA, Archevêque de Madrid; Substitut: Mgr.Juan Antonio REIG PLA, Evêque d' Alcalá de Henares.
Pour l'OCEANIE

AUSTRALIE
Membres: Mgr.Daniel Eugene HURLEY, Evêque de Darwin, et Mgr.Mark Benedict COLERIDGE, Archevêque de Brisbane; Substitut: Mgr.Philip Edward WILSON, Archevêque d'Adelaide.

NOUVELLE ZELANDE

Membre: Mgr.Charles Edward DRENNAN, Evêque de Palmerston North; Substitut: Le Cardinal John Atcherley DEW, Archevêque de Wellington et Président de la Conférence épiscopale.

Cultures féminines


Cité du Vatican, 2 février 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, assisté de Mme.Anna Maria Tarantola, Présidente de la Rai, de Mme.Monica Maggioni, Directrice de Rai News 24, et de l'actrice Nancy Brilli, a présenté le thème de l'assemblée plénière du dicastère: "Cultures féminines entre égalité et différence". Les travaux se dérouleront en quatre sessions, autour des sujets suivants: 1.A la recherche de l'équilibre entre égalité et différences, 2.Générer comme code symbolique, 3.Le corps féminin entre culture et biologie, 4.Les femmes et la religion, fuite ou nouvelle participation à la vie ecclésiale? Si la participation est réservée aux membres et consulteurs du Conseil pontifical, mercredi 4 se déroulera au Teatro Argentino une session publique. Entrée gratuite. Diffusion de vidéos et d'interviews, alternées à des lectures et passages musicaux.

Audiences


Cité du Vatican, 2 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de Rome (Italie).

Le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche).

M.Bruno Joubert, Ambassadeur de France, en visite de congé.

Onze membres de la Conférence épiscopale lituanienne, en visite Ad Limina:

Mgr.Sigitas Tamkevicius, Archevêque de Kaunas, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Kestutis Kevalas.

Mgr.Eugenijus Bartulís, Evêque de Siauliai.

Mgr.Jonas Boruta, Evêque de Telsiai, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Linas Vodopjanovas.

Mgr.Rimantas Norvila, Evêque de Vilkaviskis.

Mgr.Gíntaras Grusas, Archevêque de Vilnius, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Arunas Poniskaitis, et de son prédécesseur, le Cardinal Audrys Juosas Backis.

Mgr.Jonas Ivanauskas, Evêque de Kaisiadoris.

Mgr.Lionginas Virbalas, Evêque de Panevezys.

Samedi dernier, 31 janvier, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Willem Jacobus Eijk, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas).

Mgr.Yaser Rasmi Hanna Al-Ayyash, Archevêque melkite d'Amman (Petra et Philadelphia) (Jordanie).

Dom Wolf D.Nokter, Abbé Primat des bénédictins confédérés.


Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 2 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Liberatus Sangu, Evêque de Shinyanga (superficie 50.000, population 2.440.000, catholiques 745.000, prêtres 55, religieux 48), en Tanzanie. L'Evêque élu, né en 1963 à Sumbawanga (Tanzanie) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Official de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Licencié en théologie, il a été curé de paroisse, directeur diocésain pour les vocations, responsable de la pastorale de la jeunesse.

L'Abbé Francisco Eduardo Cervantes Merino, Evêque de Tuxpan (superficie 19.000, population 200.070, catholiques 910.000, prêtres 96, diacres 1, religieux 22), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1953 à Ocatán Merino Palafox (Mexique) et ordonné prêtre en 1979, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse. Licencié en psychologie, il a été professeur de séminaire, curé de paroisse et membre du Presbyterium.

L'Abbé Alphonsus Cullinan, Evêque de Waterford and Lismore (superficie 2.542, population 157.358, catholiques 146.215, prêtres 137, religieux 353), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1959 (Irlande) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Rathkeale (Irlande). Docteur en théologie, il a été aumônier de collèges, professeur et directeur diocésain pour le Congrès eucharistique national de Dublin (2012).

Samedi dernier, 31 janvier, il avait nommé:

Mgr.Adelio Dell'Oro (Italie), Evêque de Karaganda (superficie 711.208, population 3.590.000, catholiques 31.300, prêtres 18, religieux 41), au Kazakhstan. Il reste Evêque de l'Administration apostolique d'Atyrau (Kazakhstan).

Le P.Józef A.Dabrowski, CSMA, Auxiliaire de l'Evêque de London (Canada). L'Evêque élu, né en 1964 à Wysoka Strzyzowska (Pologne) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Supérieur de sa congrégation pour l'Amérique du nord et curé de paroisse de ce diocèse. Licencié en théologie, il a été curé de plusieurs paroisses, Membre du Presbyterium, aumônier de collège et Directeur spirituel adjoint du séminaire diocésain.


Le P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

vendredi 30 janvier 2015

Le Pape évoque encore la tragédie qui se déroule en Syrie et Irak


Cité du Vatican, 30 janvier 2015 (VIS). Le Pape François a reçu ce matin la Commission mixte pour le dialogue théologique entre Eglise catholique et Eglises orthodoxes orientales, constituée en 2003 par le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens et l'organisme équivalent de ces Eglises. Au cours de cette première décennie, elle a pu se pencher sur l'histoire de la communion entre communautés durant les premiers siècles, et évaluer ce que cela signifie pour la recherche d'unité actuelle. Après avoir rappelé que la Commission a consacré ses travaux de la semaine à approfondir la nature des sacrements et en premier lieu du baptême, le Saint-Père a salué un des grands promoteurs de ce dialogue, SS Ignatius Zakka I Iwas, Patriarche syro-orthodoxe d'Antioche, décédé l'an dernier, il a dit: "En ce moment, et tout particulièrement, nous sommes tous consternés et profondément peinés par ce qui se passe au Moyen Orient, notamment en Syrie et en Irak. Je pense aux populations, à nos frères et aux autres minorités qui souffrent d'un conflit sans fin. Avec vous je prie chaque jour pour une solution négociée, en suppliant Dieu de prendre pitié des victimes de cette immense tragédie. Tous les chrétiens sont appelés à collaborer en faveur de la paix et de la justice. Puissent tant de martyrs et de saints ayant témoigné du Christ dans nos Eglises soutenir et donner courage à ns communautés locales".   

Explosion dans une maternité au Mexique


Cité du Vatican, 30 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au Cardinal Archevêque de México un télégramme de condoléances et de solidarité à la suite de l'explosion accidentelle qui a dévasté hier une maternité de Cuajimalpa, provoquant des victimes, morts et blessés, dont des nouveaux-nés. Il prie pour le repos éternel des morts et la guérison des blessés. 

Intentions de prière pour février


Cité du Vatican, 30 janvier 2015 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour février est: "Pour que les détenus, les jeunes en particulier, aient la possibilité de se reconstruire une vie digne".

Son intention missionnaire est: "Pour que les conjoints qui se sont séparés trouvent accueil et soutien au sein de la communauté chrétienne".


Nouvelles modalités de remise du Pallium


Cité du Vatican, 30 janvier 2015 (VIS). Le 12 janvier, Mgr.Guido Marini, Maître des cérémonies pontificales a écrit aux Nonces apostoliques pour leur communiquer les nouvelles modalités de remise du Pallium aux Archevêques métropolitains décidées par le Saint-Père. Les Pallium seront remis désormais au nom du Pape par le nonce du pays de chaque impétrant. Présents à Rome pour la solennité des Apôtres Pierre et Paul, les archevêques assisteront à la bénédiction des pallium par le Pape, concélébreront avec lui et recevront leur pallium sans la traditionnelle imposition. Celle-ci aura lieu de retour dans leurs diocèses, entourés des fidèles de l'Eglise locale et de leurs suffragants. La modification du rite entend renforcer le lien du nouvel archevêque métropolitain avec son Eglise, en permettant à un plus grand nombre de fidèles d'assister à la cérémonie. Ainsi sera souligné le sens de la communion intrinsèque au 29 juin et le lien hiérarchique du pasteur rt de son Eglise particulière avec le Successeur de Pierre et l'Eglise universelle.     

Audiences


Cité du Vatican, 30 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.

Mgr.Pietro Lagnese, Evêque d'Ischia (Italie).

M.Francesco Maria Greco, Ambassadeur d'Italie, en visite de congé.


Le Colonel Daniel Rudolf Anrig, Commandant la Garde Suisse Pontificale, en visite de congé.

jeudi 29 janvier 2015

Audiences


Cité du Vatican, 29 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Jan Romeo Pawlowski, Nonce apostolique au Congo et au Gabon.

Mgr.Walmor Oliveira de Azevedo, Archevêque de Belo Horizonte (Brésil).

Mgr.Guglielmo Borghetti, Coadjuteur de l'Evêque d'Albenga - Imperia (Italie).

M.Germán Cardona Gutiérrez, Ambassadeur de Colombie, en visite de congé.

M.Claudio Zin, Sénateur italien, et une délégation parlementaire italo-latino-américaine.


Hier après-midi, il avait reçu le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques, accompagné du Sous Secrétaire Mgr.Fabio Fabene.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 29 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Jean-Bertin Nadonye Ndongo, OFM.Cap, Evêque de Lolo (superficie 10.000, population 220.000, catholiques 195.000, prêtres 22, religieux 25), en République démocratique du Congo. L'Evêque élu, né en 1965 à Botuzu (RDC), a prononcé ses voeux religieux en 1992 et a été ordonné prêtre en 1993. Jusqu'ici Définiteur Général des Capucins, il succède à Mgr.Ferdinand Maemba Liwoke, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a occupé de nombreuses fonctions au sein de son ordre, et a été curé de paroisse, membre d Conseil économique du diocèse de Molegbe (RDC).


mercredi 28 janvier 2015

Réaffirmer les devoirs paternels


Cité du Vatican, 28 janvier 2015 (VIS). Le Pape a consacré l'audience générale au début d'une réflexion sur la paternité, sur le père, "un mot cher aux chrétiens car c'est ainsi que Jésus appelait Dieu". Ce mot universel, a-t-il poursuivi, se rapporte à une réalité remontant à l'aube de l'humanité. "Pourtant, on en est arrivé de nos jours à dire que notre société serait une société sans pères et que, dans la culture occidentale, la figure paternelle serait disparue... Cela aurait été une sorte de libération du père patron, de ce représentant" de l'autorité imposée, "d'un censeur de la liberté des enfants, obstacle à leur émancipation et à leur autonomie. Il est vrai que souvent l'autoritarisme régnait dans les familles, parfois même jusqu'à la cruauté, avec des parents traitant leurs enfants en esclaves, sans le moindre respect de leurs exigences, sans leur apporter l'aide nécessaire à leur croissance et à leur prise de conscience sociale. Comme souvent, on est passé d'un extrême dans l'autre, et aujourd'hui c'est plutôt l'absence du père qui semble la règle... Souvent les pères sont tellement occupés, par leur travail ou par leurs loisirs, qu'ils en oublient la famille et le soin de leurs enfants... Et à propos de famille, je tiens à dire aux fidèles d'être plus attentifs face à l'absence de la figure paternelle. Elle produit lacunes et blessures chez les enfants et les adolescents qui peuvent être graves. Certaines déviances peuvent découler de cette absence quotidienne d'un guide de vie, de sa présence et de son amour. Bien plus qu'on le croit, nombre d'enfants vivent en se sentant orphelins en famille parce que leur père est souvent matériellement absent, et plus encore parce qu'il ne leur parle pas et n'accomplit pas son devoir éducatif. Leur exemple est nécessaire, y compris dans les faits, pour acquérir valeurs et règles de vie aussi utiles que la nourriture... Il semble parfois que les pères ne savent plus quelle place occuper au sein de la famille et comment s'occuper des enfants. Dans le doute, ils s'abstiennent et se retirent des responsabilités, se réfugiant parfois dans une illusoire égalité parents enfants".


Mais la société et les institutions "ont leur certaine responsabilité de type paternel envers la jeunesse, souvent ignorée ou mal appliquée, au point là encore de faire des orphelins... Les jeunes ne savent pas quelle voie sûre emprunter, à qui se fier. Ils sont orphelins de maîtres et d'idéaux, de coeur et d'espérance au quotidien. Abreuvés d'idoles, on les prive de leur coeur en les poussant vers le divertissement et le plaisir. Sans qu'on leur assure un emploi, on les trompe avec le dieu argent qui nie les véritables richesses. Il serait bon que tous les pères et leurs enfants retrouvent la promesse faite aux disciples par Jésus de ne pas les laisser orphelins. Il est de fait la voie à suivre, le maître à écouter, l'espérance d'un monde en mutation. Il est l'espérance de ce que le monde peut changer, l'amour vaincre la haine, la fraternité et la paix atteindre l'ensemble des hommes... Ma prochaine catéchèse -a-t-il conclu- abordera la beauté de la paternité et de la maternité, celle de la responsabilité paternelle. C'est pour cette raison que j'ai choisi de commencer par le côté obscur pour arriver à la lumière. Puisse le Seigneur nous aider à bien comprendre ces choses". 
Cité du Vatican, 28 janvier 2015 (VIS). Le Pape a consacré l'audience générale au début d'une réflexion sur la paternité, sur le père, "un mot cher aux chrétiens car c'est ainsi que Jésus appelait Dieu". Ce mot universel, a-t-il poursuivi, se rapporte à une réalité remontant à l'aube de l'humanité. "Pourtant, on en est arrivé de nos jours à dire que notre société serait une société sans pères et que, dans la culture occidentale, la figure paternelle serait disparue... Cela aurait été une sorte de libération du père patron, de ce représentant" de l'autorité imposée, "d'un censeur de la liberté des enfants, obstacle à leur émancipation et à leur autonomie. Il est vrai que souvent l'autoritarisme régnait dans les familles, parfois même jusqu'à la cruauté, avec des parents traitant leurs enfants en esclaves, sans le moindre respect de leurs exigences, sans leur apporter l'aide nécessaire à leur croissance et à leur prise de conscience sociale. Comme souvent, on est passé d'un extrême dans l'autre, et aujourd'hui c'est plutôt l'absence du père qui semble la règle... Souvent les pères sont tellement occupés, par leur travail ou par leurs loisirs, qu'ils en oublient la famille et le soin de leurs enfants... Et à propos de famille, je tiens à dire aux fidèles d'être plus attentifs face à l'absence de la figure paternelle. Elle produit lacunes et blessures chez les enfants et les adolescents qui peuvent être graves. Certaines déviances peuvent découler de cette absence quotidienne d'un guide de vie, de sa présence et de son amour. Bien plus qu'on le croit, nombre d'enfants vivent en se sentant orphelins en famille parce que leur père est souvent matériellement absent, et plus encore parce qu'il ne leur parle pas et n'accomplit pas son devoir éducatif. Leur exemple est nécessaire, y compris dans les faits, pour acquérir valeurs et règles de vie aussi utiles que la nourriture... Il semble parfois que les pères ne savent plus quelle place occuper au sein de la famille et comment s'occuper des enfants. Dans le doute, ils s'abstiennent et se retirent des responsabilités, se réfugiant parfois dans une illusoire égalité parents enfants".

Mais la société et les institutions "ont leur certaine responsabilité de type paternel envers la jeunesse, souvent ignorée ou mal appliquée, au point là encore de faire des orphelins... Les jeunes ne savent pas quelle voie sûre emprunter, à qui se fier. Ils sont orphelins de maîtres et d'idéaux, de coeur et d'espérance au quotidien. Abreuvés d'idoles, on les prive de leur coeur en les poussant vers le divertissement et le plaisir. Sans qu'on leur assure un emploi, on les trompe avec le dieu argent qui nie les véritables richesses. Il serait bon que tous les pères et leurs enfants retrouvent la promesse faite aux disciples par Jésus de ne pas les laisser orphelins. Il est de fait la voie à suivre, le maître à écouter, l'espérance d'un monde en mutation. Il est l'espérance de ce que le monde peut changer, l'amour vaincre la haine, la fraternité et la paix atteindre l'ensemble des hommes... Ma prochaine catéchèse -a-t-il conclu- abordera la beauté de la paternité et de la maternité, celle de la responsabilité paternelle. C'est pour cette raison que j'ai choisi de commencer par le côté obscur pour arriver à la lumière. Puisse le Seigneur nous aider à bien comprendre ces choses". 
Cité du Vatican, 28 janvier 2015 (VIS). Le Pape a consacré l'audience générale au début d'une réflexion sur la paternité, sur le père, "un mot cher aux chrétiens car c'est ainsi que Jésus appelait Dieu". Ce mot universel, a-t-il poursuivi, se rapporte à une réalité remontant à l'aube de l'humanité. "Pourtant, on en est arrivé de nos jours à dire que notre société serait une société sans pères et que, dans la culture occidentale, la figure paternelle serait disparue... Cela aurait été une sorte de libération du père patron, de ce représentant" de l'autorité imposée, "d'un censeur de la liberté des enfants, obstacle à leur émancipation et à leur autonomie. Il est vrai que souvent l'autoritarisme régnait dans les familles, parfois même jusqu'à la cruauté, avec des parents traitant leurs enfants en esclaves, sans le moindre respect de leurs exigences, sans leur apporter l'aide nécessaire à leur croissance et à leur prise de conscience sociale. Comme souvent, on est passé d'un extrême dans l'autre, et aujourd'hui c'est plutôt l'absence du père qui semble la règle... Souvent les pères sont tellement occupés, par leur travail ou par leurs loisirs, qu'ils en oublient la famille et le soin de leurs enfants... Et à propos de famille, je tiens à dire aux fidèles d'être plus attentifs face à l'absence de la figure paternelle. Elle produit lacunes et blessures chez les enfants et les adolescents qui peuvent être graves. Certaines déviances peuvent découler de cette absence quotidienne d'un guide de vie, de sa présence et de son amour. Bien plus qu'on le croit, nombre d'enfants vivent en se sentant orphelins en famille parce que leur père est souvent matériellement absent, et plus encore parce qu'il ne leur parle pas et n'accomplit pas son devoir éducatif. Leur exemple est nécessaire, y compris dans les faits, pour acquérir valeurs et règles de vie aussi utiles que la nourriture... Il semble parfois que les pères ne savent plus quelle place occuper au sein de la famille et comment s'occuper des enfants. Dans le doute, ils s'abstiennent et se retirent des responsabilités, se réfugiant parfois dans une illusoire égalité parents enfants".


Mais la société et les institutions "ont leur certaine responsabilité de type paternel envers la jeunesse, souvent ignorée ou mal appliquée, au point là encore de faire des orphelins... Les jeunes ne savent pas quelle voie sûre emprunter, à qui se fier. Ils sont orphelins de maîtres et d'idéaux, de coeur et d'espérance au quotidien. Abreuvés d'idoles, on les prive de leur coeur en les poussant vers le divertissement et le plaisir. Sans qu'on leur assure un emploi, on les trompe avec le dieu argent qui nie les véritables richesses. Il serait bon que tous les pères et leurs enfants retrouvent la promesse faite aux disciples par Jésus de ne pas les laisser orphelins. Il est de fait la voie à suivre, le maître à écouter, l'espérance d'un monde en mutation. Il est l'espérance de ce que le monde peut changer, l'amour vaincre la haine, la fraternité et la paix atteindre l'ensemble des hommes... Ma prochaine catéchèse -a-t-il conclu- abordera la beauté de la paternité et de la maternité, celle de la responsabilité paternelle. C'est pour cette raison que j'ai choisi de commencer par le côté obscur pour arriver à la lumière. Puisse le Seigneur nous aider à bien comprendre ces choses". 

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 28 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé César Alcides Balbín Tamayo, Evêque de Caldas (superficie 1.395, population 260.000, catholiques 250.000, prêtres 61, religieuses 76), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1958 à Santa Rosa de Osos (Colombie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Barbara de Bellavista (Colombie). Il succède à Mgr.José Soleibe Arbeláez, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en philosophie et sciences religieuses, il a été recteur de séminaires, administrateur du Fonds de pension du clergé puis directeur financier de la Conférence épiscopale colombienne.

Accepté la renonciation présentée pour limite d'âge par Mgr.Egon Kapellari, à la charge pastorale du diocèse de Graz - Seckau (Autriche).


mardi 27 janvier 2015

Message de Carême 2015


Cité du Vatican, 27 janvier 2015 (VIS). Voici le Message du Pape François, intitulé Tenez ferme, pour le prochain Carême:

"Le Carême est un temps de renouveau pour l’Eglise, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un temps de grâce. Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant: Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse. Son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres, nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent. Alors notre cœur tombe dans l’indifférence: Alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter. Quand le peuple de Dieu se convertit à son amour, il trouve les réponses à ces questions que l’histoire lui pose continuellement. Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m’arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l’indifférence.

L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent. Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. A travers l’incarnation, la vie terrestre, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre le ciel et la terre, s’est définitivement ouverte. Et l’Eglise est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour. Toutefois, le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui. Ainsi, la main, qui est l’Eglise, ne doit jamais être surprise si elle est repoussée, écrasée et blessée. C’est pourquoi, le peuple de Dieu a besoin de renouveau, pour ne pas devenir indifférent et se renfermer sur lui-même. Je voudrais vous proposer trois pistes à méditer pour ce renouveau:

1.L'Eglise. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance. La charité de Dieu qui rompt ce mortel enfermement sur soi-même qu’est l’indifférence, nous est offerte par l’Eglise dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage. Cependant, on ne peut témoigner que de ce que l’on a éprouvé auparavant. Le chrétien est celui qui permet à Dieu de le revêtir de sa bonté et de sa miséricorde, de le revêtir du Christ, pour devenir comme lui, serviteur de Dieu et des hommes. La liturgie du Jeudi Saint, avec le rite du lavement des pieds, nous le rappelle bien. Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds, mais il a ensuite compris que Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s’est d’abord laissé laver les pieds par le Christ. Seul celui-là a part avec lui et peut ainsi servir l’homme. Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et apprendre ainsi à servir comme lui. Cela advient lorsque nous écoutons la Parole de Dieu et recevons les sacrements, en particulier l’Eucharistie. En elle, nous devenons ce que nous recevons, le Corps du Christ. Grâce à ce corps, cette indifférence, qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve plus de place en nous. Puisque ceux qui sont du Christ appartiennent à l’unique Corps du Christ et en lui personne n’est indifférent à l’autre. Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance. Si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. L’Eglise est une Communio Sanctorum parce que les saints y prennent part, mais aussi parce qu’elle est communion de choses saintes. L’amour de Dieu révélé à nous dans le Christ ainsi que tous les dons divins. Parmi eux, il y a aussi la réponse de tous ceux qui se laissent atteindre par un tel amour. Dans cette communion des saints et dans cette participation aux choses saintes personne n’a rien en propre, et ce qu’il possède est pour tout le monde. Et puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose autant pour ceux qui sont loin, que pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, puisque nous prions Dieu avec eux et pour eux, afin que nous nous ouvrions tous ensemble à son œuvre de salut.
2.Où est ton frère? Les paroisses et les communautés. Il est nécessaire de traduire tout l’enseignement de l’Eglise universelle dans la vie concrète des paroisses et des communautés chrétiennes. Réussit-on au cœur de ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu désire donner? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain mais qui oublie le Lazare qui est assis devant sa propre porte fermée? Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Eglise visible dans deux directions. D’une part, en nous unissant à l’Eglise du ciel dans la prière. Quand l’Eglise terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour. L’Eglise du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Eglise, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait: Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Eglise et les âmes. Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur bonheur de jouir de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur. D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Eglise est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes. Cette mission est le témoignage patient de celui qui veut porter au Père toute la réalité humaine et chaque homme en particulier. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Eglise suit Jésus-Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre. Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Eglise et pour l’humanité entière. Je désire tant que les lieux où se manifeste l’Eglise, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence!

3.Tenez ferme! Les fidèles. Même en tant qu’individus nous sommes souvent tentés d’être indifférents à la misère des autres. Nous sommes saturés de nouvelles et d’images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir. Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance? Tout d’abord, nous pouvons prier dans la communion de l’Eglise terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes! L’initiative 24 heures pour le Seigneur, qui, j’espère, aura lieu dans toute l’Eglise, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière. Ensuite, nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Eglise. Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune. Enfin, la souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l’amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls. Pour dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je voudrais demander à tous de vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur, comme l’a dit Benoît XVI. Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre. Pour cela, chers frères et sœurs, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême: Rends notre cœur semblable au tien. Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence.


Avec ce souhait, je vous assure de ma prière afin que chaque croyant et chaque communauté ecclésiale parcourt avec fruit le chemin du Carême, et je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde". 
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