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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 12 novembre 2015

Déclaration de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Voici la déclaration diffusée hier par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples: Adhérant pleinement à la ligne du Saint-Père en matière de réforme de la Curie Romaine, la Congrégation agit selon les critères de la constitution Pastor Bonus en respectant depuis toujours la volonté des bienfaiteurs qui contribuent à l'Oeuvre missionnaire. Elle adhère donc aux réformes administratives envisagées par le Secrétariat pour l'économie, auquel elle soumet son budget, prévision comme bilan. En outre, certaines insinuations de presse sont inacceptables car fausses: Par exemple, la Congrégation ne loue pas d'immeubles de luxe à prix de faveur, encore moins pour un sauna, et elle n'est pas non plus propriétaire de l'Hôtel Priscilla. L'ensemble du parc immobilier de la Congrégation, dont les revenus servent aux missions, est l'objet de locations aux prix du marché et dans le respect de la législation italienne. Dans bien des cas, étant donnée l'indigence du locataire, la Congrégation fait exception à ses droits de propriétaire. Le revenu des locations concernant des immeubles pour lesquels la Congrégation paye régulièrement les impôts italiens (à Rome en 2014 elle a payé 2.169.200 euro de taxe foncière) sert principalement à la gestion du dicastère, de l'Université pontificale Urbanienne, au Collège pontifical Urbanien, aux diverses institutions missionnaires et à des diocèses de pays de mission. La Congrégation pour l'évangélisation des peuples exprime sa reconnaissance à ses bienfaiteurs, grâce auxquels elle soutient l'annonce de l'Evangile et d'innombrables initiatives socio-éducatives et sanitaires dans les pays les plus pauvres. Si la diffusion d'informations inexactes ou tendancieuses devait se poursuivre, la Congrégation se verrait contrainte à défendre son image par tous moyens légaux.    

Audiences


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale slovaque, en visita Ad Limina:

Mgr.Stanislav Zvolenský, Archevêque de Bratislava, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Josef Hal’ko.

Mgr.Marian Chovanec, Evêque de Banská Bystrica.

Mgr.Viliam Judák, Evêque de Nitra.

Mgr.Ján Orosch, Archevêque de Trnava.

Mgr.Tomáš Galis, Evêque de Zilina.

Mgr.Bernard Bober, Archevêque de Košice, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Alojz Tkáč.

Mgr.Stanislav Stolárik, Evêque de Rožańava.

Mgr.Stefan Sečka, Evêque de Spiš.

Mgr.Ján Babiak, Archevêque byzantin de Prešov, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Milan Lach.

Mgr.Peter Rusnák, Evêque byzantin de Bratislava.

Mgr.Milan Chautur, Evêque byzantin de Konce.


Mgr.František Rábek, Ordinaire militaire.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Marcel Damphousse, Evêque de Sault Sainte Marie (surface 265.000, population 436.000, catholiques 239.200, prêtres 90, diacres 66, religieux 174), au Canada. Jusqu'ici Evêque d'Alexandria - Cornwall (Canada), il succède à Mgr.Jean-Louis Plouffe, dont la renonciation a été accepté pour limite d'âge.


mercredi 11 novembre 2015

La convivialité, vertu familiale


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a tenu l'audience générale Place St.Pierre, proposant à l'assistance de commencer par un Ave Maria et de prier pour les délégués de l'Eglise italienne réunis à Florence pour leur congrès annuel. Sa catéchèse ensuite a porté sur une des vertus de la vie en famille, la convivialité. C'est, a-t-il dit, "la capacité à partager les biens de la vie et à être heureux de le faire. C'est une belle vertu! Sa meilleure image est la famille réunie à table pour partager le repas... La convivialité est une valeur sûre pour mesurer la santé des relations, une sorte de thermomètre. S'il y a un problème ou une blessure cachée au sein de la famille, on peut ainsi les résoudre. Malheureusement, de nos jours la famille mange presque jamais réunie, ou bien ses membres ne se parlent pas à table, regardent la télévision ou le téléphone... Le christianisme a une vocation particulière à la convivialité, tout le monde le sait. Le Seigneur Jésus a...choisi la table pour donner à ses disciples son testament spirituel, condensé dans le geste mémorial de son sacrifice". La table familiale et son expérience de convivialité conduisent à l'Eucharistie, ouvrant à la grâce universelle et à l'amour de Dieu pour le monde. ''Dans sa participation à l'Eucharistie, la famille est purifiée de la tentation de se refermer sur elle même. Elle est fortifiée dans l'amour et la fidélité... A notre époque, marquée par les nombreuses fermetures et trop de murs, la convivialité générée par la famille qui se dilate dans l'Eucharistie, devient cruciale. L'Eucharistie et les familles peuvent surmonter ces clôtures et construire des ponts de charité... Aujourd'hui, de nombreux contextes sociaux entravent la convivialité familiale. Nous devons donc trouver un moyen de récupérer cette vertu, en adaptant la convivialité aux nouvelles exigences sociales. La convivialité semble être devenue quelque chose qui s'achète et se vend. Et puis la nourriture n'est plus le symbole d'un juste partage des biens, du pain et de l'affection. Dans les pays riches, nous sommes poussés à dépenser plus du nécessaire pour la nourriture. Et ce comportement insensé détourne notre attention de la faim réelle, des corps comme des âme... L'alliance vivante et vitale des familles chrétiennes soutient et développe la convivialité dans le dynamisme de leur hospitalité quotidienne. Ainsi coopèrent-elles à la grâce de l'Eucharistie, qui est capable de créer, renforcer et renouveler la communion. Les familles chrétiennes doivent montrer l'ampleur de leur horizon, qui est l'horizon de l'Eglise, mère de toutes les personnes abandonnées et exclues. Prions afin que la convivialité familiale grandisse durant le Jubilé de la miséricorde".

Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Président tournant de la Bosnie - Herzégovine M.Dragan Covic, accompagné par le Comité d'organisation de la visite pastorale qu'il a effectué à Sarajevo en juin dernier. Assurant ses hôtes de l'excellent souvenir qu'il garde de son bref séjour, le Pape a salué la grande capacité de pardon dont fait preuve ce peuple qui a tant souffert. Pardonner ou même tenter de le faire, a-t-il ajouté favorise le dialogue, l'union et l'agir commun. Adressant son bon souvenir à toute la population, il a évoqué les différentes communautés ethniques et religieuses qui dialoguent pour le bien du pays. Il a tout particulièrement pensé aux jeunes, se remémorant les questions que lui avait posé la jeunesse de Sarajevo. Allez de l'avant, tous ensemble, a conclu le Pape à l'adresse de ses hôtes.


Message aux Académies pontificales


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Les Académies pontificales, coordonnées par le Conseil pontifical pour la culture, ont tenu hier leur XXI séance publique (Ad Limina Petri, les traces du pèlerinage aux premiers siècles du christianisme). Au nom du Pape, le Cardinal Secrétaire d'Etat a remis le Prix des Académies pontificales aux jeunes chercheurs, aux artistes et institutions qui se sont distingués tout au long de l'année dans la promotion de l'humanisme chrétien. Dans son message, le Saint-Père rappelle comment dans la bulle d'indiction du Jubilé de la miséricorde il souligne l'importance du pèlerinage comme un signe distinctif de l'Année Sainte. La vie est un pèlerinage et l'être humain est un voyageur, un pèlerin qui marche vers un objectif. Pour pouvoir franchir la Porte Sainte, à Rome et partout ailleurs, chacun devra le faire selon ses propres forces. Ce sera un signe de la miséricorde est également un objectif à atteindre, qui exige engagement et sacrifice. Le pèlerinage doit donc être une incitation à la conversion". Puis, se revenant au thème de la session, le Cardinal Parolin a dit que depuis les premiers siècles, les itinéraires de pèlerins...sont bien documentés, y compris par les graffitis laissés près des tombes des martyrs. Ils attestent de la foi authentique et généreuse de qui a entrepris ce voyage avec beaucoup de courage et beaucoup de sacrifices". Le pèlerinage "est également une expérience de la miséricorde, de partage et de solidarité de personnes qui suivent le même chemin... Parmi les signes qui caractérisent l'Année Sainte, il y a l'accueil du pèlerin, de l'étranger. Que les traces laissées par les pèlerins de l'Antiquité nous rappellent l'engagement au partage qui, dans l'expérience du pèlerinage devient un parcours de conversion".

Enfin le Pape cite les noms des lauréats de l'année, auxquels le prix est attribué pour leur contribution à la recherche archéologique sur le culte des martyrs: Ex aequo l'Association archéologique de Mértola (Portugal, Professeur Virgilio Lopes), et M.Mateo Braconi pour son doctorat sur la mosaïque absidiale de Ste.Pudentienne (Rome). En signe d'encouragement pour ses recherches historiques, le Pape a accordé la Médaille du Pontificat à Mme.Almudena Alba López (Espagne).


Messe du Pape à Florence


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a conclu sa brève visite pastorale en Toscane par la célébration d'une messe au Stade Artemio Franchi de Florence. A la fin de la cérémonie, il a remercié les détenus de la prison voisine pour avoir confectionné l'autel. A l'homélie, à propos de la question que Jésus posa aux disciples sur le Fils de l'homme, le Pape a dit que "Jésus a se souciait de l'opinion des gens, non pour leur plaire, mais pour être en mesure de communiquer avec eux. Ne sachant pas ce que les gens pensent, le disciple est isolé. Il commence à juger les gens selon ses propres critères. La seule façon d'aider l'autre est de maintenir un contact sain avec la réalité des personnes... Quand Dieu a voulu nous parler, il s'est incarné. Les disciples de Jésus ne doivent jamais oublier qu'ils ont été choisis parmi les gens. Sachant cela il ne devraient jamais être tentés d'adopter une attitude détachée, dédaigneuse, comme si ce que les autres pensent et vivent ne les concernaient pas... Que nous soyons réunis pour célébrer la messe dans un stade nous rappelle que l'Eglise, comme Jésus, vit dans le peuple et pour le peuple. Au long de l'histoire, l'Eglise a toujours porté la même question: Qui est Jésus pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui?... Proclamer la vraie foi en Jésus-Christ, tel est le cœur de notre identité chrétienne". Aujourd'hui comme hier, notre la joie est de "partager cette foi et répondre ensemble au Seigneur qu'il est pour nous le Christ, le Fils du Dieu vivant... Notre joie est de reconnaître en lui la présence de Dieu, envoyé par le Père, le Fils viennent à être des instruments de salut pour l'humanité... A la racine du mystère du salut il y a la volonté de Dieu miséricordieux qui ne veut pas céder à l'incompréhension, à la culpabilité et à la misère de l'homme. Son amour miséricordieux est celui que Simon Pierre a reconnu en Jésus. C'est le même visage que nous sommes appelés à reconnaître...dans sa parole, qui illumine les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs". En fait, ''la communion entre le divin et l'humain, pleinement réalisé en Jésus est notre objectif, le point culminant de l'histoire humaine selon le projet du Père... Dieu et l'homme ne sont pas deux extrêmes. A la recherche de Dieu, l'homme reconnaît sa propre image". Il trouve l'humanité et l'esprit du Bon Samaritain. Ce n'est donc pas étonnant que l'humanisme dont Florence témoigne...ait toujours eu le visage de la charité''. Après la messe le Pape François a regagné le Vatican en hélicoptère.

En vue de la Conférence de Paris


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). A Paris le 7 novembre, l'Observateur permanent du Saint-Siège a pris la parole dans le cadre du débat politique de la 38º Conférence générale de l'UNESCO. Après avoir exprimé l’appréciation du Saint-Siège pour l’action méritoire de l'organisation en faveur de la paix durable par l’éducation, la culture et les sciences, Mgr.Francesco Follo a confirmé que le Saint-Siège soutenait le document 38C/5 qui met si bien en exergue ces activités. Rappelant que l’UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, il s'est dit convaincu que, "grâce à son programme d’action global pour l’éducation en vue du développement durable, elle joue et jouera un rôle très important pour transformer l’éducation au changement climatique en un élément plus central et plus visible de la réponse internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège salue la feuille de route de l’UNESCO pour la mise en œuvre de ce programme, qui veut aider à comprendre l’impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser, les jeunes notamment, au changement climatique. "Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des pays membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l’éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d’éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats". Le dialogue implique une éducation à l’écoute. "Ce dialogue commence avec la prise de conscience qu’habiter la terre consiste à l'habiter avec respect, sobriété et simplicité... Mais c’est aussi en prendre soin... ll faut une attitude humaine qui vient du travail et d'une prise de responsabilité".

"Le manière qu'a l’homme de traiter l’environnement a une claire influence sur celle de se traiter lui-même, et vice-versa. Il y a une dimension éthique dans l’écologie et dans le travail de la personne humaine... L’homme ne transforme pas seulement la nature en l’adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme. Le rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d’une part la nature est expression d’un dessein d’amour et de vérité, et de l’autre la nature est à notre disposition comme cadeau de Dieu... Dans la succession des générations, chacune a des devoirs envers la suivante, et le premier de ces devoirs est de léguer les conditions d’une vie humaine sur la terre... Nous sommes héritiers d’un patrimoine culturel et naturel que nous devons transmettre intact et enrichi, peut-être, à nos successeurs. Ici encore, l’UNESCO se distingue par son action en faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège veut saluer le lancement de la campagne Unite4Heritage...dont l’objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de la construction de la paix.. Cette terre doit être gérée avec intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez d’intelligence et de prévoyance pour cesser d’être, vis à vis de notre maison commune, ceux qui la saccagent, épuisent ses ressources et se désintéressent des générations à venir. On ne possède pas la solution globale". Une conscience écologique est apparue, et il convient de "défendre les droits de ceux qui ne sont pas encore là. C'est certainement plus difficile". Il faut une écologie de l’environnement allant de pair avec une écologie de l’humain. Dans l'encyclique Laudato Si’, le Pape François invite à développer cette écologie de l’humain. L’intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l’autre homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite des temps, Une écologie qui ignorerait les droits de l’homme à être un homme aujourd’hui et demain ignorerait ce qu’est une maison. Le Saint-Père dit que l’intelligence commande réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu’en la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S.Lewis a donné son nom, celui d’une abolition de l’homme. Il faut évidemment la refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui. Et comme le verbe aimer est toujours liée au verbe faire, le souci que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu’il faut appeler par son nom, une authentique œuvre de miséricorde".


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francis R.Reiss, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Detroit (USA).


Nommé l'Abbé Karel Choennie, Evêque de Paramaribo (surface 163.829, population 505.580, catholiques 115.221, prêtres 18, diacres 4, religieux 16), au Surinam. L'Evêque élu, né en 1958 (Surinam) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Clément de Paramaribo. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, vicaire épiscopal puis vicaire général de ce même diocèse.

mardi 10 novembre 2015

Ordination épiscopale à St.Jean de Latran


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, le Saint-Père s'est rendu en la Basilique St.Jean de Latran, pour conférer l'ordination épiscopale à l'Abbé Angelo De Donatis, nommé Auxiliaire le 14 Septembre. A l'homélie, il a suivi essentiellement le Pontifical romain pour l'ordination des évêques, ajoutant quelques réflexions sur l'annonce de la Parole, l'accueil des pauvres et des sans défense, ainsi que sur la miséricorde. S'adressant au nouvel évêque, il lui a recommandé de ne pas craindre de prêcher en toutes occasions même inopportune, "mais toujours avec douceur, avec magnanimité et doctrine. Que tes paroles soient simples, que chacun puisse les comprendre. Et pas de longues homélies!... L'homélie, qui doit transmettre la grâce de Dieu, doit encourager les fidèles à être meilleurs... Aime comme un père et soit le frère de chacun de ceux que Dieu te confie, d'abord les prêtres, les diacres et les séminaristes, mais aussi les pauvres, les sans défense et toutes les personnes ayant besoin d'aide. Exhorte les fidèles à coopérer à l'effort apostolique et écoute les volontiers et avec patience... Ainsi se construit le Royaume de Dieu... L'Année de la miséricorde va s'ouvrir, alors je te prie d'être miséricordieux. L'Eglise et le monde ont besoin de miséricorde. Montre aux prêtres et aux séminaristes le chemin de la miséricorde. Avec des mots, mais avant tout des gestes. Reçoit la miséricorde du Père, qui a toujours une place dans ton cœur. Ne repousse jamais personne". A la remise de l'anneau épiscopal, le Pape a recommandé à Mgr.De Donatis de se souvenir qu'avant cet anneau, il y a eu l'alliance de ses parents. Défend la famille, lui a-t-il recommandé.

Contre la corruption et contre l'exploitation


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Vers 8 h, le Pape est arrivé par hélicoptère à Prato, ville de Toscane surnommé la Cité de Marie à cause d'une relique attribuée à la Vierge, pour s'adresser en la cathédrale au monde du travail. Après avoir évoqué les membres de la communauté chinoise décédés l'an dernier dans l'incendie d'un entrepôt clandestin. Plus que jamais, a-t-il dit, le Seigneur nous demande de ne pas être indifférents, fermés aux autres, mais de nous sentir appelés à renoncer à quelque chose pour aller au devant de quelqu'un: "Le Seigneur nous demande de sortir pour rencontrer nos contemporains. Sortir signifie risquer. Et il n'y a pas de foi sans risque. Repliée sur elle même la foi risque de ne pas répondre à l'invitation du Christ qui appelle ses disciples à prendre des initiatives et à s'engager... Le risque existe d'être happé par le tourbillon des événements et d'en oublier de chercher sa route". Le Christ demande à l'Eglise "de marcher dans les sentiers accidentés et d'y accompagner qui est perdu, de planter des tentes d'espérance où accueillir qui n'attend plus rien de l'existence... Pour un chrétiens, personne ne peut être éloigné... Continuez donc vos efforts pour que votre communauté accueille et intègre. Luttez contre la culture de l'indifférence et du rebut. En ces temps remplis de crainte et d'incertitude, soyez remerciés de soutenir les plus faibles et les familles que vous adoptez. Dans vos efforts pour une meilleure insertion des migrants, ne vous laissez pas décourager et ne cédez pas faces aux difficultés qu'entraîne la coexistence. Concluez toujours des pactes de proximité... Soyons tous animés par la vérité car on ne saurait fonder quelque chose de bon sur le mensonge et le manque de transparence. Si cette recherche est parfois difficile, elle demeure vitale... La sacralité de toute personne réclame acceptation, respect et travail. Un travail qui soit digne", ce que n'avaient pas les sept ressortissants chinois, hommes et femmes, morts il y a deux ans victimes de l'exploitation et du travail illégal. "La vie de toute communauté exige de combattre à tout prix le cancer de la corruption, de l'exploitation et de l'illégalité. Nous ne devons pas cesser de lutter pour la vérité et la justice". 

A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Après sa brève visite à Prato, le Pape s'est rendu à Florence hélicoptère. Après avoir été accueilli par les autorités civiles et religieuses, il a gagné le centre ville en voiture. Arrivé Place de la cathédrale, il a d'abord visité le célèbre baptistère. Avant se rendre à pieds à la cathédrale, il a admiré La Crucifixion blanche de Chagall, tableau actuellement exposé au Palazzo Strozzi. A Santa Maria del Fiore, il a rencontré les 2.500 participants au V Congrès ecclésial national italien (En Jésus-Christ, le nouvel humanisme). Accompagné par le Cardinal Archevêque de Florence, il a été d'abord salué par le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne. Puis il a prononcé un discours axé sur le thème du congrès, que nous reproduisons largement:

''On ne saurait parler d'un humanisme fondé sur Jésus, sans trouver en lui tout ce qui caractérise le vrai visage de l'homme. C'est la contemplation du visage de Jésus, mort et ressuscité, qui permet de reconstruire notre humanité, même fragmentée par les difficultés de la vie et marquée par le péché... Je ne veux pas exposer ici de manière abstraite un nouvel humanisme, une certaine idée de l'homme, mais simplement présenter quelques caractéristiques de l'humanisme chrétien, qui s'alimente à la pensée de Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de sensations passagères mais de la force intérieure qui nous permet de vivre et de prendre des décisions... Le premier sentiment est l'humilité... L'obsession de préserver notre propre dignité ou notre influence ne devrait pas nous appartenir. Nous devons chercher la gloire de Dieu, qui ne peut coïncider avec la nôtre... Un autre sentiment de Jésus est l'altruisme... Alors, évitez, s'il vous plaît nous enfermer dans des structures qui nous donnent un faux normes de sécurité qui font de nous des juges implacables... Notre devoir est de travailler à faire de ce monde un espace meilleur. Notre foi est révolutionnaire par une impulsion qui vient de l'Esprit Saint". Mais il y a aussi la béatitude exprimée par le Christ. Le chrétien doit être bienheureux. "Dans les Béatitudes, le Seigneur nous montre le chemin. Nous êtres humains, en le suivant, pouvons atteindre le bonheur le plus authentiquement humain et divin... Pour les grands saints, la béatitude a à voir avec l'humiliation et la pauvreté, et parmi les plus pauvres d'entre nous, on trouve beaucoup de cette béatitude". Venons en à l'humilité et l'abnégation, qui doivent parler "à l'Eglise italienne réunie aujourd'hui pour marcher dans un esprit de synodalité. Ces vertus nous disent que nous ne devrions pas être obsédés par le pouvoir, même quand il prend le visage social, utile et fonctionnel de l'Eglise. Si l'Eglise ne suit pas les sentiments de Jésus, elle se trouve désorientée... Si l'Eglise manifeste l'humilité, l'abnégation et la béatitude, elle reconnaît l'action du Seigneur dans le monde, dans la culture, dans le vie quotidienne des gens. Je l'ai dit de nombreuses fois et je le répète: Je préfère une Eglise couverte de de la plaies, sale pour être sans cesse les rues, plutôt que qu'une Eglise malade enfermée dans le confort et cramponnée à ses sécurité... Certes, nombreuses sont les risques auxquelles nous sommes confrontés", tel le pélagienne, qui pousse l'Eglise à ne pas être humble, désintéressée et bienheureuse... Trop souvent cela nous conduit à assumer un style de contrôle, de dureté, de normalisation. La règle donne la sécurité pélagienne de se sentir supérieur, d'avoir une orientation précise... Contre les maux ou les problèmes de l'Eglise, il est inutile de chercher la solution dans le conservatisme ou le fondamentalisme dans le rétablissement de comportements formels et dépassés, qui ne seont même plus culturellement significatives. La doctrine chrétienne est pas un système fermé incapable de générer les questions nouvelles. Elle doit être vivante, connaître les difficultés, encourager les personnes. Son visage ne peut être rigide, les membres de son corps doivent bouger. Elle a pour nom Jésus-Christ". Il y a aussi le risque de "la gnose qui semble porter à la confiance par un raisonnement logique et clair, mais qui ignore l'attention au frère... La différence entre la signification chrétienne et les formes gnostiques réside dans le mystère de l'Incarnation". Sans la Parole on construit sur le sable, on cultive sans fruits, on rend tout dynamisme stérile... Alors, que devons-nous faire, qu'est ce que le Pape demande aux fidèles et aux pasteurs tous ensemble? Et je vous invite à vous tourner vers l'Ecce Homo. Je demande aux évêques d'être des bergers, de vivre la joie d'être pasteurs... Ne prêchez pas des doctrines complexes, mais soyez les hérauts du Christ mort et ressuscité pour nous. Visez à l'essentiel, au Kérygme. Rien n'est plus solide, profond et sûr que cette annonce. Tout le peuple de Dieu doit annoncer l'Evangile!... Je recommande à l'ensemble de l'Eglise italienne ce que j'ai mentionné dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium: L'inclusion sociale des pauvres, qui doivent avoir une place privilégiée au sein du peuple de Dieu, la rencontre et le dialogue pour promouvoir l'amitié sociale et le bien commun... Que Dieu protège l'Eglise italienne de toute les tentation du pouvoir, de l'exercice, de l'image, de l'argent du pouvoir. Seule la pauvreté évangélique est créative... L'Eglise mère reconnaît comme ses enfants les personnes abandonnées, les personnes opprimés, les personnes désespérées. Cela a toujours été une de ses forces, parce que le Seigneur n'a versé son sang pour quelques uns...mais pour tous". L'Eglise doit partager, "être un levain de dialogue, de rencontre, d'unité. Nos propres formulations de la foi sont le résultat d'un dialogue et d'une rencontre des cultures, des communautés et de diverses réalités. Nous ne devrions pas avoir un dialogue timoré, car la confrontation et la critique nous aident à éviter que la théologie se transforme en idéologie... L'Eglise doit aussi savoir comment donner une réponse claire aux enjeux du débat public. C'est l'une des formes de la contribution spécifique des croyants à la construction de la société. Les croyants sont des citoyens...et je lance un appel avant tout aux jeunes: Vous devez être forts et ne pas regarder la vie depuis le balcon. Engagez-vous, plongez-vous dans le dialogue social et politique... Les problèmes doivent être vécus comme des défis, non pas comme des obstacles... Je voudrais une Eglise italienne vivace", portatrice de l'humanisme, avec des chrétiens appelés à vivre radicalement pour affirmer la dignité de chaque personne comme fils de Dieu. Entre tous les êtres humains il existe une fraternité fondamentale que l'humanisme chrétien aide à comprendre, comme le fait que la création est notre maison commune".

Après s'être adressé au congrès ecclésial, peu avant midi, le Pape est allé en la Basilique de la Santissima Annunziata, pour réciter l'angélus avec des malades et des handicapés. Il a ensuite gagné le centre d'accueil voisin pour déjeuner avec des pauvres.

Nouvelle mise au point du P.Lombardi


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse réagi au contenu de certains articles de la presse italienne. Il a dit qu'il est "absolument faux que ces derniers jours aient été entendus par les enquêteurs vaticans plusieurs cardinaux ou prélats (certains fournissant le chiffre de quatre!). Même chose pour l'information selon laquelle le Cardinal Giuseppe Bertello aurait été chargé de contacts avec les Autorités italiennes en rapport avec la divulgation de documents réservés".

lundi 9 novembre 2015

Visite du Président polonais


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président polonais M.Andrzej Duda, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Après avoir convenu du rôle positif que joue l'Eglise dans la société polonaise, les parties ont évoqué la prochaine venue du Saint-Père à Cracovie, pour la Journée mondiale de la jeunesse 2016. Elles se sont ensuite penchées sur certaines questions comme la promotion de la famille, le soutien aux classes sociales défavorisées ou la gestion du phénomène migratoire. Avant d'aborder plusieurs thèmes internationaux, tels la paix et la sécurité, le conflit ukrainien ou la crise du proche et moyen Orient.


Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver


Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-, Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".


Dans la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres". Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans ton cœur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question de portefeuille mais de cœur", a-t-il ajouté. Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".

Le Pape revient sur la divulgation de documents confidentiels


Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Après l'angélus, le Pape s'est adressé à l'assistance pour revenir sur les événements de ces derniers jours au Vatican: "Chers frères et sœurs, je sais que beaucoup d'entre vous ont été troublés par les informations relatives aux documents confidentiels du Saint-Siège qui ont été volés et publiés. C'est pourquoi, je voudrais vous dire, avant tout, que le vol de ces documents est un délit. C'est un acte déplorable qui n'aide en rien. C'est moi qui avait demandé de faire cette étude, et ces documents avaient déjà été portés à ma connaissance et à celle de mes collaborateurs. Des mesures ont, d'ailleurs, déjà été prises et ont commencé à porter leurs fruits, dont certains sont visibles. C'est pourquoi, je veux vous assurer que ce triste épisode ne me détourne certainement pas du travail de réforme que nous sommes en train de mener avec mes collaborateurs et avec le soutien de vous tous. Oui, avec le soutien de toute l'Eglise, parce que l'Eglise se renouvelle avec la prière et avec la sainteté quotidienne de chaque baptisé. Je vous remercie donc et vous demande de continuer à prier pour le Pape et pour l'Eglise, sans vous laisser perturber mais en allant de l'avant avec confiance et espérance".

Respecter le droit du travail


Cité du Vatican, 7 novembre 2015 (VIS). Le droit au repos, à la juste retraite, à l'assistance maternité, parmi les autres droits liés à l'exercice du travail, "basés sur la nature même de la personne humaine et sur sa dignité transcendante", ont été au cœur du discours du Pape François qui s'est adressé, ce matin, place St.Pierre, à 23.000 membres de l'Institut national de prévoyance sociale italien (INPS). Le Pape a insisté sur la protection du droit au repos. "Je ne pense pas seulement à ce repos qui est soutenu et légitimé par une large série de prestations sociales -a-t-il dit-, mais aussi et surtout à une dimension de l'être humain qui ne manque pas de racines spirituelles". Dieu, qui a appelé l'homme au repos, s'est aussi reposé le septième jour. C'est pourquoi, dans le langage de la foi, le repos a en même temps, une dimension humaine et divine, mais "avec une prérogative unique: celle de ne pas être une simple abstention de la fatigue et de l'engagement ordinaire, mais une occasion de vivre pleinement comme créature, élevée à la dignité filiale de Dieu. L'exigence de sanctifier le repos est alors liée à celle, re-proposée chaque semaine par le dimanche, d'un temps qui permet de s'occuper de la vie familiale, culturelle, sociale et religieuse, faisant de toutes ces occupations un espace et un temps pour Dieu et pour l'homme".

Le Pape a ensuite évoqué les situations complexes du monde du travail, du chômage à la précarité dans l'emploi. "Et si l'on vit ainsi, comment peut-on se reposer? Le repos est le droit que nous avons tous quand nous travaillons. Mais si la situation de chômage, d'injustice sociale, de travail clandestin, de précarité est si forte, comment peut-on se reposer? C'est honteux. Il y a des gens qui disent: Tu veux travailler? Très bien. Tu commences en septembre jusqu'à juillet, et ensuite, en juillet, août et une partie de septembre, tu ne manges pas, tu ne te reposes pas... Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Et ça se passe dans le monde entier, ici aussi. Je me repose quand j'ai travaillé. Sinon, on ne peut pas se reposer". Jusqu'à il y a peu de temps encore, il était normal d'associer la retraite avec le troisième âge, où l'on pouvait profiter du repos mérité et offrir sagesse et conseil aux nouvelles générations. Cependant, "l'époque contemporaine a sensiblement changé ces rythmes. D'un côté, l'éventualité du repos a été anticipée, parfois diluée dans le temps, parfois renégociée jusqu'à des extrêmes aberrants, comme d'arriver à dénaturer l'hypothèse même d'une cessation de travail. D'un autre côté, sont aussi apparues des exigences d'assistance, tant pour ceux qui ont perdu leur travail ou n'en ont jamais eu, que pour ceux qui sont contraints à l'interrompre pour les raisons les plus diverses... On arrête de travailler et on se retrouve sans assistance sanitaire". C'est pourquoi, la tâche d'instituts comme l'INPS est de contribuer à ce que ne manquent pas les subventions indispensables pour la subsistance des travailleurs en arrêt et pour leurs familles. "Parmi vos priorités, portez une attention privilégiée au travail des femmes, et à l'assistance à la maternité qui doit toujours protéger la vie naissante et la servir quotidiennement. Que ne manquent pas non plus l'assurance vieillesse, l'assurance maladie et pour les accidents liés au travail. Que ne manque pas le droit à la retraite, et je souligne: le droit, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit".


"Du reste, travailler veut dire prolonger l'œuvre de Dieu dans l'histoire, en y contribuant d'une façon personnelle, utile et créative. En soutenant le travail, vous soutenez cette même œuvre. En outre, en garantissant une subsistance digne à qui doit cesser son activité, vous en affirmez la réalité la plus profonde: le travail, en effet, ne peut pas être un simple engrenage du mécanisme pervers qui broie les ressources pour obtenir des profits toujours plus grands. Il ne peut donc être prolongé ou réduit en fonction du gain de quelques-uns et de formes productives qui sacrifient valeurs, relations et principes. Cela vaut pour l'économie en général... Et cela vaut, de la même façon, pour toutes les institutions sociales, dont le principe, le sujet et la fin, est et doit être la personne humaine... N'oubliez pas l'homme, c'est impératif. Aimer et servir l'homme avec conscience, responsabilité et disponibilité. Travailler pour qui travaille, sans laisser de côté qui le voudrait mais ne le peut. Le faire non comme une œuvre de solidarité, mais comme un devoir de justice et de subsidiarité. Soutenir les plus faibles pour que personne ne manque de dignité et de liberté de vivre une vie authentiquement humaine".

Envoyé spécial en Inde


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 12 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Albert Malcolm Ranjit Patabendige Don, Archevêque de Colombo (Sri Lanka), son Envoyé spécial au congrès eucharistique national indien (Mumbai, du 12 au 15 novembre). Il sera accompagné de l'Abbé Steven Fernandes, Professeur au séminaire local, et de l'Abbé Jervis D'Souza, Vicaire judiciaire.

Audiences


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Archevêque de Valence (Espagne).

Mgr.Michael A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.

Mgr.José Antonio Eguren Anselmí, Archevêque de Piura (Pérou).

Samedi dernier, 7 novembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de Rome.

M.Larry Yu-yuan Wang, Ambassadeur de Chine - Taïwan, en visite de congé.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Hervé Gosselin, Evêque d'Angoulême (surface 5.956, population 365.851, catholiques 275.000, prêtres 75, diacres 10, religieux 176), en France. L'Evêque élu, né en 1956 à Nantes (France) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Directeur du foyer de charité de Tressaint. Licencié en théologie, il a été aumônier de prison, professeur et directeur spirituel au séminaire inter-diocésain. Il succède à Mgr.Claude Dagens, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Samedi dernier, 7 novembre, il avait nommé:

Le P.Lorenzo Piretto, OP, Archevêque d'Izmir (catholiques 15.000, prêtres 17, religieux 19), en Turquie. L'Evêque élu, né en 1942 à Mazze (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1963 et a été ordonné prêtre en 1966. Jusqu'ici Supérieur du couvent dominicain d'Izmir, il succède à Mgr.Ruggero Franceschini, OFM.Cap, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a été enseignant et directeur de revue, a occupé diverses fonctions au sein de son ordre et a été curé de paroisse.

Mgr.Eugeniusz Miroslaw Popowicz, Archevêque de l'archiéparchie byzantine de Przemysl - Warszawa (catholiques 30.000, prêtres 47, religieux 97), en Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Jan Martyniak, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Damase Zinga Atangana, Evêque de Kribi (surface 11.000, population 150.000, catholiques 85.000, prêtres 44, religieux 17), au Cameroun. L'Evêque élu, né en 1964 à Nkog Bong (Cameroun) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse d'Obala (Cameroun). Docteur en théologie, diplômé en histoire et sciences des religions, il a été aumônier, curé de paroisses et recteur de petit séminaire.

L'Abbé Pedro Manuel Salamanca Mantilla, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1961 à Bucaramanga (Colombie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, formateur au grand séminaire, délégué diocésain à la formation permanente du clergé.

L'Abbé Luis Manuel Ali Herrera, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1967 à Barranquilla (Colombie) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, aumônier d'université et depuis 2014 Membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs.


L'Abbé Ricardo Orlando Seirutti, Auxiliaire de l'Archevêque de Córdoba (Argentine). L'Evêque élu, né en 1956 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de Casalanz. Licencié en théologie, il a été formateur au petit séminaire, responsable diocésain de la pastorale des vocations et du diaconat.  
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