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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 23 avril 2004

ASSISTER LES PAUVRES ET LA MALADES

CITE DU VATICAN, 23 AVR 2004 (VIS). Jean-Paul II a reçu ce matin les membres du Circolo San Pietro, association caritative romaine. "Votre précieuse action -leur a dit le Pape- se caractérise par un beau zèle apostolique. Vous vous tournez vers les pauvres et secourez les malades, en manifestant concrétement la créativité de la charité que j'évoquais dans la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte".

Le Saint-Père a ensuite remercié ses hôtes de leur contribution annuelle à l'Obole de St.Pierre, en soulignant que cet apport est "une autre marque de prédisposition envers nos frères en difficulté, mais aussi une participation directe à l'engagement du Saint-Siège à répondre aux besoins croissants de l'Eglise, dans les pays les plus pauvres avant tout".

"Une nouvelle fois -a conclu le Pape- j'apprécie votre travail, qui s'accompagne de la fidélité et de l'attachement au Successeur de Pierre, continuellement alimentés par la prière et la Parole de Dieu. Il tout particulièrement important que votre existence se fonde sur l'Eucharistie, d'autant que le secret de la réussite de tout projet réside dans notre fidélité au Christ".
AC/CIRCOLO SAN PIETRO/… VIS 20040423 (190)

REDEMPTIONIS SACRAMENTUM: LA LITURGIE DE L'EUCHARISTIE


CITE DU VATICAN, 23 AVR 2004 (VIS). " Redemptionis Sacramentum, sur certaines choses à observer et à éviter concernant la très Sainte Eucharistie', le document de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, a été présenté ce matin au cours d'une conférence tenue près la Salle-de-Presse du Saint-Siège par le Cardinal Francis Arinze et Mgr.Domenico Sorrentino, respectivement Préfet et Secrétaire de la Congrégation. Mgr.Angelo Amato, SDB, Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, était également présent pour avoir collaboré à la préparation de ce document.

Le document est composé d'une introduction, de huit chapitres et d'une conclusion, soit 186 paragraphes.

Le Chapitre I, " Le gouvernement de la sainte liturgie ", traite du rôle du Siège apostolique, de l'évêque diocésain, de la conférence épiscopale, des prêtres et diacres dans le gouvernement de la liturgie, soulignant l'importance de l'évêque diocésain, Grand Prêtre de son troupeau. Par.22 : L'évêque dirige l'Eglise particulière, qui lui est confiée, et il lui appartient de régler, diriger, stimuler, parfois même de reprendre, en exerçant la charge sacrée qu'il a reçue par l'ordination épiscopale, pour édifier son troupeau dans la vérité et dans la sainteté ".

Le Par.24 précise: " Pour sa part, le peuple chrétien a le droit d'obtenir que l'évêque diocésain veille à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la Parole, la célébration des Sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints ".

Quant aux Conférences épiscopales, le Par.28 explique que: " Toutes les normes relatives à la liturgie, établies par une Conférence des Evêques, selon les normes du droit, pour son propre territoire, doivent être soumises à la Recognitio de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, sans laquelle elles n'ont aucun caractère d'obligation ".

En ce qui concerne les prêtres, le Par.31 indique qu'ils " ne doivent pas évacuer la signification profonde de leur propre ministère, en défigurant d'une manière arbitraire la célébration liturgique par des changements, des omissions ou des ajouts ".

Le Chapitre II est intitulé " La participation des fidèles laïcs à la célébration de l'Eucharistie ". Le Par.36 rappelle que: " Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, bien qu'il y ait entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l'un à l'autre; l'un et l'autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l'unique sacerdoce du Christ ".

Le Par.42 explique que l'on " ne peut pas considérer le Sacrifice eucharistique dans le sens univoque de concélébration du prêtre avec le peuple qui est présent. Au contraire, l'Eucharistie célébrée par les prêtres est un don 'qui dépasse radicalement le pouvoir de l'assemblée… Pour être véritablement une assemblée eucharistique, la communauté qui se réunit pour la célébration de l'Eucharistie a absolument besoin d'un prêtre ordonné qui la préside. D'autre part, la communauté n'est pas en mesure de se donner à elle-même son ministre ordonné'… Ainsi, il ne faut employer qu'avec prudence des expressions telles que 'communauté célébrante' ou 'assemblée célébrante', qui sont traduites dans d'autres langues modernes par 'celebrating assembly', 'asamblea celebrante', 'assemblea celebrante', et d'autres de ce genre ".

Quant aux enfants de chœur, le Par.47 précise: " Il est tout à fait louable que se maintienne la coutume insigne que soient présents des enfants ou des jeunes -dénommés habituellement servants d'autel ou enfants de chœur- qui servent à l'autel comme acolytes, et reçoivent, selon leurs capacités, une catéchèse utile, adaptée à leur service. On ne doit pas oublier que, du nombre de ces enfants, qui servent à l'autel, a surgi, au long des siècles, une multitude de ministres sacrés. Afin de pourvoir plus efficacement aux besoins pastoraux de ces servants d'autel, il est nécessaire d'instituer et de promouvoir pour eux des associations, en faisant même appel à la participation et à l'aide de leurs parents. Quand des associations de ce genre acquièrent une dimension internationale, il revient à la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements de les ériger, ou d'examiner et d'approuver leurs statuts. Les filles ou les femmes peuvent être admises à ce service de l'autel, au jugement de l'évêque diocésain; dans ce cas, il faut suivre les normes établies à ce sujet ".

Le Chapitre III, " La célébration correcte de la Sainte Messe " rappelle la composition de l'Eucharistie: " Le saint Sacrifice eucharistique doit être célébré avec du pain azyme, de pur froment et confectionné récemment en sorte qu'il n'y ait aucun risque de décomposition ". Complété par le Par.50: " Le saint Sacrifice eucharistique doit être célébré avec du vin naturel de raisins, pur et non corrompu, c'est-à-dire sans mélange de substances étrangères ".

Le Par.52 rappelle que " la proclamation de la Prière eucharistique, qui, par nature, est le sommet de toute la célébration, est réservée au prêtre en vertu de son ordination ".

Le Par.59 affirme que " l'usage suivant, qui est expressément réprouvé, doit cesser: ici ou là, il arrive que les prêtres, les diacres ou les fidèles introduisent, de leur propre initiative, des changements ou des variations dans les textes de la sainte Liturgie, qu'ils sont chargés de prononcer. En effet, cette manière d'agir a pour conséquence de rendre instable la célébration de la sainte Liturgie, et il n'est pas rare qu'elle aille jusqu'à altérer le sens authentique de la Liturgie ".

Le Par.62 poursuit : " Il n'est pas licite d'omettre ou de changer arbitrairement les lectures bibliques qui sont prescrites, ni surtout de remplacer 'les lectures et le psaume responsoriel, qui contiennent la parole de Dieu, par d'autres textes choisis hors de la Bible''.

L'Instruction précise encore que l'homélie " est faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même ou par un prêtre concélébrant à qui il l'aura demandé, ou parfois, si cela est opportun, aussi par le diacre, mais jamais par un laïc ".

Au moment de l'échange du geste de paix qui se fait avant la Communion, le Par.72 dit: " Il convient 'que chacun souhaite la paix de manière sobre et seulement à ceux qui l'entourent... Le prêtre peut donner la paix aux ministres, en restant cependant dans le sanctuaire, pour ne pas troubler la célébration ".

Ce chapitre se conclut ainsi: " Enfin, il faut condamner très sévèrement l'abus qui consiste à introduire, dans la célébration de la sainte Messe, des éléments contre les prescriptions des livres liturgiques, qui sont empruntés à des rites d'autres religions ".

Le Chapitre IV, " La Sainte Communion ", énonce les dispositions pour communier: " De même, la coutume de l'Eglise affirme qu'il est nécessaire que chacun s'éprouve soi-même, afin que celui qui a conscience d'être en état de péché grave, ne célèbre pas la Messe ni ne communie au Corps du Seigneur, sans avoir recouru auparavant à la confession sacramentelle, à moins qu'il ait un motif grave et qu'il soit dans l'impossibilité de se confesser; dans ce cas, il ne doit pas oublier qu'il est tenu par l'obligation de faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt ".

A propos du Sacrement de la Première Communion, le Par.87 précise que " la première Communion des enfants doit toujours être précédée de la confession sacramentelle et de l'absolution. De plus, la première Communion doit toujours être administrée par un prêtre, et elle ne doit jamais être reçue en dehors de la célébration de la Messe ".

A propos de la façon de recevoir la communion, le Document rappelle le choix de recevoir l'hostie soit dans la bouche soit dans la main. Recevoir le Sacrement dans la main est possible "dans les régions où la Conférence des Evêques le permet, avec la confirmation du Siège Apostolique… Cependant, il faut veiller attentivement dans ce cas à ce que l'hostie soit consommée aussitôt par le communiant devant le ministre, pour que personne ne s'éloigne avec les espèces eucharistiques dans la main".

"Pour administrer la sainte Communion sous les deux espèces aux fidèles laïcs, il faut tenir compte d'une manière appropriée des circonstances, dont l'évaluation revient en premier lieu aux évêques diocésains". Il est par ailleurs rappelée l'interdiction faite au communiant "de tremper lui-même l'hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l'hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ".

Au Chapitre V, intitulé "Quelques autres considérations concernant l'Eucharistie", on rappelle qu'il "n'est jamais permis à un prêtre de célébrer l'Eucharistie dans un temple ou un lieu sacré d'une religion non-chrétienne". A l'exception des Messes, qui doivent être célébrées dans la langue du peuple," il est permis aux prêtres de célébrer la Messe en latin, en tout lieu et à tout moment".

A propos ensuite des vêtements liturgiques, on rappelle qu'en dehors du célébrant principal, "qui doit toujours porter la chasuble selon la couleur prescrite, le Missel Romain donne la faculté aux prêtres qui concélèbrent la Messe, 'de ne pas revêtir de chasuble, en prenant l'étole sur l'aube", en présence d'une juste cause, comme par exemple, le nombre plutôt élevé des concélébrants et le manque d'ornements. Cependant, si on peut prévoir une situation de ce genre, on doit, autant que possible, pourvoir à ce manque d'ornements'".

"La réserve eucharistique et le culte de l'Eucharistie en dehors de la Messe" est le titre du Chapitre VI. "Le Saint-Sacrement doit être conservé dans un tabernacle placé dans une partie de l'église particulièrement noble, insigne, bien visible et bien décorée.. Le fait d'emporter ou de conserver les espèces consacrées à des fins sacrilèges, de même que le fait de les jeter à terre, constituent des actes entrant dans la catégorie des Graviora Delicta, dont l'absolution est réservée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi".

L'Instruction indique qu'il "faut promouvoir avec ardeur la dévotion, tant publique que privée, envers la très sainte Eucharistie, y compris en dehors de la Messe, afin que les fidèles rendent un culte d'adoration au Christ vraiment et réellement présent".

Le Chapitre VII, "Les fonctions extraordinaires des fidèles laïcs" rappelle en particulier qu'il "n'est jamais permis aux laïcs d'assumer les fonctions du diacre ou du prêtre, ou de revêtir les vêtements qui leur sont propres, ni d'autres vêtements semblables".

On lit ensuite que "le ministre extraordinaire de la sainte Communion ne peut donner la Communion que dans le cas où le prêtre ou le diacre font défaut, lorsque le prêtre est empêché à cause d'une maladie, du grand âge ou pour un autre motif sérieux, ou encore lorsque le nombre des fidèles qui s'approchent de la Communion est tellement important que cela risquerait de prolonger la célébration de la Messe d'une manière excessive".

A propos de la prédication, on rappelle que "l'homélie est, par nature et du fait de son importance, réservée au prêtre ou au diacre pendant la Messe". Là où existe un problème pour célébrer la Messe dominicale dans une église, il revient à l'évêque diocésain de "remédier à cette situation, en union avec son presbyterium. Parmi les solutions susceptibles d'être retenues, les principales doivent être les suivantes: faire appel à d'autres prêtres disponibles pour célébrer la Messe, ou demander aux fidèles de se rendre dans l'église d'un lieu proche".

"Si, faute de ministre sacré ou pour toute autre cause grave, la participation à la célébration eucharistique est impossible", l'évêque doit veiller à ce que la communauté "ait une célébration, qui doit être organisée sous sa propre autorité et selon les normes de l'Eglise". Toutefois, ces célébrations seront toujours considérées comme ayant "un caractère absolument extraordinaire", car "il faut éviter avec soin toute forme de confusion entre des réunions de prières de ce genre et la célébration de l'Eucharistie".

On lit ensuite qu'on "ne peut envisager de remplacer la sainte Messe dominicale par des célébrations œcuméniques de la Parole, ou par des rencontres de prières avec des chrétiens appartenant aux…Communautés ecclésiales, ou par la participation à leur service liturgique".

Au clerc qui a perdu l'état clérical, "il n'est pas permis de célébrer les Sacrements pour quelque raison que ce soit, hormis seulement dans le cas exceptionnel prévu par le droit; de même, les fidèles ne sont pas autorisés à recourir à lui pour la célébration, en l'absence d'une juste cause déterminée par le canon 1335".

Au Chapitre VIII, qui traite des "Remèdes", Il est rappelé que parmi les différents abus, "il y a ceux qui constituent objectivement, d'une part, les Graviora Delicta, d'autre part, les matières graves, et d'autres encore qui doivent tout autant être évités et corrigés avec attention".

Les Graviora Delicta contre la sainteté du Sacrifice et Sacrement de l'Eucharistie doivent être traités selon les Normes concernant ces délits réservés à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, à savoir:
a) l'action d'emmener ou de conserver à des fins sacrilèges les espèces eucharistiques, ou de les jeter;
b) le fait d'attenter, sans être prêtre, une célébration liturgique du Sacrifice eucharistique, ou de la simuler;
c) la concélébration du sacrifice eucharistique, malgré l'interdiction, avec des ministres de Communautés ecclésiales qui ne possèdent pas la succession apostolique et ne reconnaissent pas la dignité sacramentelle de l'ordination sacerdotale;
d) la consécration à des fins sacrilèges d'une matière sans l'autre dans la célébration eucharistique, ou même des deux en dehors de la célébration eucharistique.

Il est ensuite signalé que tout ce qui est exposé dans la présente Instruction "ne se rapporte pas à toutes les violations contre l'Église et sa discipline, qui sont définies dans les canons, dans les lois liturgiques et dans les autres normes de l'Eglise, selon la doctrine du Magistère ou la saine tradition. Là où un mal quelconque est commis, il doit être corrigé en suivant les normes du droit".

L'évêque diocésain, devant "défendre l'unité de l'Eglise tout entière, est tenu de promouvoir la discipline commune à toute l'Eglise et en conséquence il est tenu de vérifier l'observation de toutes les lois ecclésiastiques. Il veillera à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline, surtout en ce qui concerne le ministère de la Parole, la célébration des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints".

"Les délits contre la foi, ainsi que le Graviora Delicta commis au cours de la célébration de l'Eucharistie et des autres Sacrements, doivent être déférés sans tarder à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui les 'juge et, en l'occurrence, déclare ou inflige les sanctions canoniques selon les normes du droit commun ou du droit propre'. Chaque fois que la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements a connaissance, au moins vraisemblable, d'un délit ou d'un abus commis à l'encontre de l'Eucharistie, elle en informe l'Ordinaire, afin que celui-ci fasse une enquête sur le fait".

"Tout catholique, qu'il soit prêtre, diacre ou fidèle laïque, a le droit de se plaindre d'un abus liturgique, auprès de l'Évêque diocésain ou de l'Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain. Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d'abord exposée à l'évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité".

En conclusion, le Cardinal Arinze et Mgr.Sorrentino, qui ont signé le Document, souhaitent que, "grâce à l'application attentive des normes rappelées dans la présente Instruction, l'action du très saint Sacrement de l'Eucharistie rencontre moins d'obstacles dus à la fragilité humaine, et que, si l'on parvient à écarter tout abus et à bannir tout usage illicite, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, la Femme eucharistique, la présence salvifique du Christ resplendisse sur tous les hommes dans le Sacrement de son Corps et de son Sang".
…/REDEMPTIONIS SACRAMENTUM/ARINZE VIS 20040423 (2620)

PRESENTATION DU DOCUMENT SUR LA LITURGIE


CITE DU VATICAN, 23 AVR 2004 (VIS). Ce matin, près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Francis Arinze, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la Discipline des Sacrements, et Mgr.Domenico Sorrentino, Secrétaire du dicastère, a présenté l'Instruction Redemptionis Sacramentum sur la liturgie eucharistique. Ils étaient accompagnés du Cardinal Julían Herranz, Président du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, et de Mgr.Angelo Amato, SDB, Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui ont collaboré à la rédaction du document.

Le Cardinal Arinze a exposé les divers éléments positifs et négatifs découlant de la réforme liturgique introduite à la suite du Concile Vatican II, déclarant que "les abus ont parfois été sources pour beaucoup de souffrance… Il faut résister -a-t-il ajouté- à la tentation de penser que c'est une perte de temps que de s'arrêter aux abus liturgiques…vu qu'ils ont toujours exisité et qu'ils existeront toujours. Cette objection, partiellement exacte, peut nous induire en erreur. Les abus relatifs à l'Eucharistie n'ont pas toujours été de cette gravité et certains conduisent même à l'invalidité du Sacrement. D'autres témoignent d'une perte de la foi eucharistique, ou contribuent à la confusion des fidèles et à la désacralisation de la Messe. On ne peut les prendre avec légéreté".

Puis Mgr.Sorrentino a dit que l'Instruction "ne fait que rappeler les normes de la liturgie" et que la demande de respect de ces normes "n'empêche pas d'approfondir ou de proposer des initiatives, comme cela s'est produit dans l'histoire du mouvement liturgique, et de nos jours encore naturellement dans le contexte des études théologiques, liturgiques et pastorales. Il faut par contre exclure de faire de la liturgie une zone franche réservée à des expériences personnelles qui ne peuvent se justifier par la seule bonne foi".

Pour sa part, Mgr.Amato a souligné la dimension doctrinale du Document: "Les normes liturgiques sont l'expression concrète du caractère ecclésial de l'Eucharistie. L'unicité et l'indivisibilité du Corps eucharistique du Seigneur implique l'unicité de son Corps mystique qu'est l'Eglise une et indivisible".

L'instruction, a-t-il ajouté, devrait donc "susciter de l'intérêt dans l'Eglise et un bon accueil dans un mouvement d'attachement renforcé envers ce grand mystère de la Foi, et encourager des comportements eucharistiques corrects".
OP/INSTRUCTION EUCHARISTIE/… VIS 20040423 (380)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 23 AVR 2004 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les Evêques.
AP/…/… VIS 20040423 (30)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 23 AVR 2004 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Alejandro Goic Karmelic, Evêque de Rancagua (Chili). Jusqu'ici Coadjuteur pour ce même diocèse, il succède à Mgr.Francisco Javier Prado Aránguiz, SSCC, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
RE:NER/…/GOIC:PRADO VIS 20040423 (50)

jeudi 22 avril 2004

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 22 AVR 2004 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Andreas Khol, Président du Parlement autrichien, son épouse et leur suite.

-Le Cardinal Ricardo María Carles Gordó, Archevêque de Barcelone (Espagne).

-Mgr.Wilton Daniel Gregory, Evêque de Belleville et Président de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique, accompagné de Mgr.William Stephen Skylstad, Evêque de Spokane et Vice-président, et de Mgr.William P.Fay, Secrétaire général.
AP/…/… VIS 20040422 (70)

mercredi 21 avril 2004

CENTENAIRE DE LA GRANDE SYNAGOGUE DE ROME

CITE DU VATICAN, 21 AVR 2004 (VIS). Hier au soir, M.Joaquín Navarro-Valls, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a déclaré que, "pour le centenaire de la Grande Synagogue de Rome, qui sera célébré le 23 mai, le Saint-Père a désigné pour le représenter le Cardinal Camillo Ruini, Vicaire pour le diocèse de Rome et Président de la Conférence épiscopale italienne, ainsi que le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour la Promotion de l'unité des chrétiens".
OP/CENTENAIRE SYNAGOGUE/NAVARRO-VALLS VIS 20040421 (90)

LA PRIERE PERMET LA SERENITE ET PORTE A LA PAIX


CITE DU VATICAN, 21 AVR 2004 (VIS). Au cours de l'Audience générale, tenue Place-St.Pierre, Jean-Paul II a commenté le Psaume 26, "Mettre sa confiance en Dieu face aux dangers".

Le Pape a d'abord signalé que le fil conducteur de ce psaume était "la confiance en Dieu, dans les moments de peur comme dans la joie". Sa première partie, a-t-il précisé, "se caractérise par une grande sérénité, fondée sur la confiance en Dieu dans les moments sombres, marqués par les assauts de l'ennemi".

"La vie du croyant est souvent soumise à des tensions et à des combats qui vont parfois jusqu'au rejet et à la persécution. Le comportement du juste gêne car il apparaît comme un rappel à l'ordre des puissants et des pervers".

Puis le Saint-Père a rappelé que "le fidèle est conscient que la cohérence provoque l'isolement, parfois même de mépris et l'hostilité d'une société qui choisit souvent pour moteur le profit individuel, le succès extérieur, la richesse et la jouissance effreinée. Malgré ce, il ne reste pas seul et son coeur vit dans une surprenante paix intérieure. Comme le dit la belle antienne ouvrant le Psaume, 'le Seigneur est lumière et salut, défense de la vie' du juste… Mais cette sérénité intérieure, cette force d'âme et cette paix sont un don qui ne s'obtient qu'en se retirant dans le temple, c'est-à-dire en ayant recours à la prière personnelle et communautaire".

"Le Seigneur -a conclu le Pape-, crée un climat de paix autours de celui qui lui est fidèle, qui l'écarte des assauts du mal. La communion avec Dieu est une source de sérénité, de joie et de tranquilité, comme lorsqu'on entre dans une oasis de lumière et d'amour".
AG/PSAUME 26/… VIS 20040421 (300)

PRISE DE POSSESSION CARDINALICE

CITE DU VATICAN, 21 AVR 2004 (VIS). L'Office des Cérémonies liturgiques du Souverain Pontife communique que, mardi 27 avril, le Cardinal Carlos Amigo Vallejo, OFM, Archevêque métropolitain de Séville (Espagne), prendra possession à 11 h du titre de Notre-Dame de Monserrat-des-Espagnols (Via Giulia).
OCL/POSSESSION/AMIGO VALLEJO VIS 20040421 (50)

mardi 20 avril 2004

EN BREF


JEAN-PAUL II présidera, dimanche 25 avril à 10 h Place-St.Pierre, la Messe de béatification de six Serviteurs et Servantes de Dieu: August Czartoryski, prêtre Salésien (1858-1893), Laura Montoya, vierge fondatrice des Missionnaires de Marie-Immaculée et de Ste.Catherine-de-Sienne (1874-1949), María Guadalupe
García Zavala, vierge co-fondatrice des Servantes de Ste.Margueritte-Marie et des Pauvres (1878-1982), Nemesia Valle, vierge de la Congrégation des Soeurs de la charité de Ste.Giovanna Antida Thouret (1847-1916), Eusebia Palomino Yenes, vierge des Filles de Marie-Auxiliatrice (1899-1935), et Alexandrina Maria da Costa, laïque de l'Union des Coopérateurs salésiens (1904-1955).

LE CARDINAL ANGELO SODANO, Secrétaire d'Etat, a adressé un Message au Cardinal Dionigi Tettamanzi, Archevêque de Milan (Italie) et Président de l'Institut d'études supérieurs Giuseppe Toniolo, à l'occasion de la 80 Journée de l'Université catholique (dimanche 25 avril: "Jeunesse et Université, acteurs d'un monde meilleur"), manifestation annuelle lancée par Pie XI. Le Cardinal écrit: "On ressent aujourd'hui encore le besoin d'investir dans la recherche et l'étude, dans l'approfondissement culturel, en vue de développer la qualité spirituelle et éthique de l'humanité. Elles offrent un apport indispensable à la dimension religieuse de l'homme, permet de donner une unité à la recherche sur la base d'une réflexion autour du sens de la vie et de l'histoire".

LA 22 REMISE DE LA CROIX AUX JEUNES de la part de Jean-Paul II aura lieu jeudi 22 avril près le Centre international de la Jeunesse S.Lorenzo (Rome, 17 h). Cette journée comprendra des conférences, tables rondes, projection du reportage "la croix en pèlerinage", le discours conclusif de Mgr.Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les Laïcs. Y prendront part également l'Abbé Francis Kohn, Chef de la Section Jeunesse de ce dicastère, qui organise les Journées mondiales de la Jeunesse.
…./EN BREF/… VIS 20040420 (280)

LE JUBILE DE COMMUNION ET LIBERATION


CITE DU VATICAN, 20 AVR 2004 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la Lettre de Jean-Paul II à Mgr.Luigi Giussani, qui fêtera en octobre les 50 ans de Communion et Libération, mouvement dont il est le fondateur.

Dans cette lettre du 22 février dernier, le Pape rappelle que CL, qui est présent dans 70 pays, propose une "expérience changeant en profondeur la vie des personnes en les poussant à la rencontre personnelle du Christ… Ce demi-siècle a été marqué par une douloureuse opposition entre idéologies, par la crise des utopies et, plus récemment, par une forte diffusion du relativisme, du scepticisme et du nihilisme, lesquels risquent d'éteindre les attentes et les espoirs des nouvelles générations".

Puis le Saint-Père manifeste son voeu de voir ce jubilé pousser tous les membres du mouvement à raviver "l'enthousiasme des origines. Il est important en effet de rester fidèles au charisme initial afin de répondre efficacement aux attentes et enjeux des temps".

"L'intuition pédagogique originale de CL est de proposer d'une manière attirante et conforme à la culture contemporaine l'événement chrétien, compris comme source de valeurs nouvelles qui soient en mesure d'orienter toute une vie. Il est prioritaire ainsi d'aider à la rencontre avec le Christ, qui devient pour l'homme d'aujourd'hui la raison ultime de vivre et d'oeuvrer".

Le Pape conclut son message en demandant au Seigneur de veiller sur cet anniversaire et d'offrir à chacun la possibilité de "repartir rafraîchis et remplis d'un enthousiame ravivé vers les nouvelles missions apostoliques du troisième millénaire. Puisse ce jubilé être une excellente occasion d'approfondir la connaissance de Jésus, votre amour pour lui et son message de salut" conclut Jean-Paul II.
MESS/COMMUNION:LIBERATION/GIUSSANI VIS 20040420 (280)

LA BIBLE POUR ORIENTER LA CONDUITE HUMAINE


CITE DU VATICAN, 20 AVR 2004 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants à l'Assemblée plénière annuelle de la Commission pontificale Biblique, présidée par le Cardinal Ratzinger.

"Vous vous être réunis à nouveau -leur a dit Jean-Paul II- pour approfondir un point de grande importance, le rapport entre Bible et morale, qui ne regarde pas que les croyants, mais d'une certaine façon aussi toute personne de bonne volonté. Par la Bible en effet, Dieu parle et se révèle en indiquant de solides bases ainsi que les bonnes orientations du comportement humain".

"Connaître Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ -a-t-il ajouté-, reconnaître son infinie bonté, savoir avec reconnaissance et sincérité que 'tout beau cadeau et tout don parfait viennent d'en haut et sont dispensés par le Père, créateur de la lumière, découvrir dans ces dons divins les tâches qui nous sont confiées, agir en toute conscience de nos responsabilités envers lui, voici certaines des attitudes fondamentales d'une morale biblique".

"La finalité de votre engagement commun -a conclu le Saint-Père- est de faciliter l'accès du Peuple de Dieu à ces trésors ".
AC/BIBLE:MORALE/RATZINGER VIS 20040420 (190)

lundi 19 avril 2004

VISITE DU PRESIDENT DU MOZAMBIQUE

CITE DU VATICAN, 17 AVR 2004 (VIS). Ce matin, Jean-Paul II a reçu M.Alberto Chissano, Président du Mozambique et Président de l'Union Africaine. Dans son bref discours de bienvenue, le Pape a évoqué "les grands enjeux et les grands espoirs de l'Afrique, dont tous les peuples lui tiennent à coeur et qu'il tient à saluer en ce temps pascal et de résurrection".

Puis le Saint-Père a souhaité du succès au Président, demandant que "le Saint-Esprit guide la famille humaine et suscite la paix et le respect de la vie dans le coeur de chacun. Dieu bénisse votre famille et le peuple mozambicain, l'Afrique et tous ceux qui la soutiennent", a dit le Pape à son hôte.
AC/PRESIDENT MOZAMBIQUE/CHISANO VIS 20040419 (130)

PARDON ET DIVINE MISERICORDE, L'HERITAGE DE LA CROIX


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2004 (VIS). Au cours des réflexions qui ont précédé le Regina Coeli, le Saint-Père a parlé aux nombreux fidèles réunis Place-St.Pierre de l'héritage laissé par le Christ en Croix, le pardon et la divine Miséricorde. Il leur a également rappelé que le second dimanche de Pâques est dit Dimanche de la divine Miséricorde.

"Le Vendredi Saint, du haut de la Croix, Jésus nous a laissé comme héritage le pardon. 'Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font'. Tourmenté et meurtri, il a invoqué la miséricorde pour ses bourreaux. Ses bras ouverts et le cœur percé sont ainsi devenus le sacrement universel de la tendresse paternelle de Dieu, qui offre à tous le pardon et la réconciliation. Le jour de la Résurrection, le Seigneur est apparu aux disciples et les a salué ainsi Pax Vobis, il leur a montré ses mains et son côté portant les signes de la passion".

"Jésus est notre paix -a encore dit le Saint-Père-, car il est la manifestation parfaite de la divine Miséricorde. Il infuse dans le cœur humain, abysse toujours exposé à la tentation du mal, l'amour miséricordieux de Dieu".

" En ce Dimanche de la divine Miséricorde, le Seigneur nous envoie également à porter à tous sa paix, fondée sur le pardon et sur la rémission des péchés. C'est un don extraordinaire qu'il a voulu associer au Sacrement de la pénitence et de la réconciliation. Combien l'humanité a besoin d'expérimenter l'efficacité de la miséricorde de Dieu en ces temps d'incertitudes croissantes et de violents conflits!".
ANG/DIVINE MISERICORDE/… VIS 20040419 (270)

TRAFIC D'ETRES HUMAINS


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2004 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a publié ce jour l'intervention faite le 8 avril par Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège près les Organisations des Nations-Unies à Genève, lors de la 60 session de la Commission des Droits de l'Homme (Genève: 15 mars - 23 avril).

"Le vaste et croissant phénomène de la mobilité humaine touche actuellement des dizaines de millions de personnes, et il intéresse directement autant les pays d'origine, de passage ou d'arrivée. Ces masses en mouvement sont des acteurs de la globalisation et du développement par leur apport culturel, le travail qu'elles apportent et les revenus qu'elles renvoient chez elles". Mais les vrais problèmes arrivent lorsque la présence de migrants "dans un pays et dans un nouveau milieu relève d'expulsions ou de conflits…avec notamment le trafic d'êtres humains".

"Parmi les diverses violations des droits du migrant, le trafic d'êtres humain est certainement le pire", a ajouté Mgr.Tomasi. "Il touche un million de personnes en déplacement chaque année au-delà des frontières de leurs pays d'origine et comprend divers types d'exploitation des enfants, d'hommes ou de femmes, qui sont soumis à l'esclavage ou au travail forcé, à des abus sexuels ou à la mendicité, toutes situations qui atteignent à la dignité que Dieu a donné, outre que tout cela alimente la corruption et la criminalité organisée. Le trafic des êtres humains est devenue une industrie rapportant des milliards de dollars".

Ensuite, Mgr.Tomasi a évoqué l'action des organismes internationaux, qui combattent ces situations, rappelant la nécéssité malgré ce, de "mécanismes régionaux et de législations nationales en vue d'éradiquer cette plaie". Le représentant du Saint-Siège a également réclamé la garantie d'une "concrète protection des victimes", suggérant de "faciliter les permis de résidence provisoire de manière à aider ces personnes à collaborer avec la justice, avant même d'envisager une éventuelle intégration dans la société d'accueil".
DELSS/DROITS MIGRANT/GENEVE:TOMASI VIS 20040419 (320)

RICHESSE DE L'EXPERIENCE DE VIE ET DE FOI DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 17 AVR 2004 (VIS). Ce matin a été publié le Message du Saint-Père à Mgr.Walter Brandmüller, Président du Comité pontifical pour les Sciences historiques, à l'occasion du 50 anniversaire de son institution par Pie XII (7 avril 1954).

Dans ce message daté du 16 avril, le Pape rappelle l'importance de cultiver "une sérieuse connaissance historique des différents domaines où se développe la vie de la personne et de la communauté… L'ignorance du passé conduit fatalement à la crise et à la perte d'identité de la personne et de la communauté".

"Le rôle irremplaçable d'abaisser les barrières existantes entre les peuples est dévolu à une recherche historique libérée de préjugés et uniquement subordonnée à la documentation scientifique. En effet, des barrières ont souvent été élevées au cours des siècles par la partialité historique et des rancœurs réciproques. Il en découle, encore aujourd'hui, des incompréhensions qui persistent et font obstacle à la paix et à la fraternité entre les hommes et les peuples".

Jean-Paul II a ensuite affirmé que "l'Eglise est vivement intéressée par la connaissance toujours plus approfondie de sa propre histoire. C'est dans ce but, qu'aujourd'hui plus que jamais, il est nécessaire d'enseigner correctement les disciplines historico-ecclésiastiques surtout pour les candidats au sacerdoce, comme le recommandait le décret Optatam Totius du Concile Vatican II. Mais pour s'engager avec succès dans l'étude des traditions ecclésiastiques, il est absolument indispensable d'avoir de solides connaissances des langues latines et grecques, sans lesquelles il est impossible d'accéder aux sources de la tradition ecclésiastique. C'est seulement grâce à ces langues, qu'aujourd'hui encore, on peut redécouvrir la richesse de l'expérience de vie et de foi que l'Eglise, guidée par l'Esprit Saint, a accumulée pendant deux mille ans".
MESS/SCIENCES HISTORIQUES/BRANDMULLER VIS 20040419 (300)

DECRETS DE LA CONGREGATION POUR LES CAUSES DES SAINTS

CITE DU VATICAN, 19 AVR 2004 (VIS). Ce matin, en la Salle Clémentine, en présence du Saint-Père, des Membres de la Congrégation pour les Causes des Saints et des Postulateurs des dites Causes ont été promulgués 15 Décrets. Le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation, a lu un discours consacré aux vies des futurs Servants et Servantes de Dieu:

Ces Décrets concernent les Causes suivantes:

DES MIRACLES attribués

-au Bienheureux Alberto Hurtado Cruchaga, SJ, prêtre chilien (1901-1952).

-au Bienheureux Felice Da Nicosia (au siècle Giacomo Amoroso), Capucin italien (1715-1787).

-au Vénérable Seriteur de Dieu Pierre Vigne, prêtre français et fondateur de la Congrégation des Soeurs du Saint-Sacrement (1670-1740).

-au Venérable Jean du Sacré-Coeur (au siècle Léon-Gustave Dehan), prêtre français et fondateur de la Congrégation des Prêtres du Sac´re-Coeur (1843-1925).

LE MARTYRE

-des Serviteurs de Dieu José Tapies Sirvant (né en 1869) et de ses 6 compagnons: Pascual Araguás Guardia (né en 1899), Silvestre Arnau Pascuet (né en 1911), José Boher Foix (né en 1887), Francisco Castells Brenuy (né en 1887), Pedro Martret Moles (né en 1901) et José Juan Perot Juanmartí (né en 1877), prêtres espagnols tués en haine de la Foi en 1936.

-de la Servante de Dieu María de los Angeles Ginard Martí, religieuse espagnole Zélatrice du Culte eucharistique (1894-1936).

LES VERTUS HEROIQUES

-du Serviteur de Dieu Francesco Maria Greco, prêtre italien et fondateur des Petites Soeurs ouvrières des Sacrés-Coeurs (1857-1931).

-du Serviteur de Dieu José Gabriel del Rosario Brochero, prêtre argentin (1840-1914).

-du Serviteur de Dieu Silvio Gallotti, prêtre italien (1881-1927).

-du Serviteur de Dieu Felice Prinetti, prêtre italien Oblat de Marie et fondateur des Filles de St.Joseph (1842-1916).

-de la Servante de Dieu Candelaria de St.Joseph (au siècle Susana Paz Castillo Ramírez), fondatrice vénézuélienne des Carmélites de Madre Candelaria (1863-1940).

-de la Servante de Dieu Teresa du Coeur-Immaculé de Marie (au siècle Teresa Guasch y Toda), co-fondatrice espagnole des Thérésiennes de St.Joseph (1848-1917).

-de la Servante de Dieu Marie de la Passion (au siècle Maria Grazia Tarallo), religieuse italienne des Adoratrices de l'Eucharistie (1866-1912).

-de la Servante de Dieu Marianne Barbara Cope, Tertiaire franciscaine allemande (USA), surnommée Mother Marianne of Molokai (1838-1918).

-de la Servante de Dieu María del Pilar Cimadevilla y López-Dóriga, enfant espagnole (1951-1962).
CSS/DECRETS/SARAIVA VIS 20040419 (360)

LES PHILIPPINES, UN PHARE POUR L'EVANGELISATION DE L'ASIE


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2004 (VIS). "Les Philippines sont un phare pour l'évangélisation du continent asiatique", a dit Jean-Paul II en recevant ce matin M.Leonida L.Vera, le nouvel Ambassadeur de Manille près du Saint-Siège venu lui présenter ses Lettres de créances.

Le Pape a rappelé que les Philippines "ont conservé une solide foi chrétienne" malgré tant d'obstacles. L'expérience de la Journée mondiale de la Jeunesse célébrée à Manille en 1995 a été "un exemple du désir du pays à exercer cette responsabilité" de préserver les valeurs de ce patrimoine et de diffuser les idéaux de la culture chrétienne au reste du monde, a souligné Jean-Paul II.

Evoquant ensuite le grave problème de la pauvreté aux Philippines et plus généralement en Asie, le Pape a dit que, "pour la combattre avec efficacité, tous les secteurs de la société doivent travailler unis à la recherche de solutions".

Le Saint-Père a ensuite parlé de la peine de mort et du débat qu'elle suscite en ce moment aux Philippines. "Je voudrais redire que la justice, dans le monde d'aujourd'hui, semble mieux servie sans avoir recourt à la peine capitale… Si les sociétés civiles doivent être justes, elles ont également l'obligation d'être clémentes".

Devant la diffusion de la violence aux Philippines, le Pape a lancé un appel à toutes les parties pour que "le terrorisme cesse, car il est source de nombreuses souffrances parmi la population civile ". Celles-ci doivent accepter " la voie du dialogue, car seul celui-ci permettra aux populations de la région de bâtir une société garantissant la justice, la paix et l'harmonie pour tous".

"La construction d'une société basée sur la dignité humaine ne peut se faire que si ceux qui exercent l'autorité adhèrent aux principes d'un gouvernement juste et honnête dans leur vie personnelle comme publique, tout en offrant un service inconditionnel à leurs concitoyens en faveur du bien commun. Les fonctionnaires ont donc la grave responsabilité d'être des modèles de comportement moral et de faire de leur mieux pour aider les autres à se former une juste conscience, ceci afin d'éradiquer toute corruption. Ces qualités de vrai responsable sont particulièrement importantes alors que le pays se prépare pour les prochaines élections… Je suis certain -a ajouté le Pape- que la bonne volonté de tous ceux qui sont impliqués dans ces élections permettra aux Philippines d'être plus fortes, réellement fondées sur l'égalité et la justice pour tous".
CD/CREANCES/PHILIPPINES:VERA VIS 20040419 (410)

LE PAPE DEMANDE LA LIBERATION D'OTAGES


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2004 (VIS). Après avoir récité le Regina Coeli, Jean-Paul II a dit aux fidèles réunis Place-St.Pierre, qu'il suivait "avec une grande tristesse les tragiques nouvelles provenant de Terre Sainte et d'Irak. Que cesse de couler le sang de nos frères! De tels actes inhumains sont contraires au dessein de Dieu", s'est-il exclamé.

"Par la pensée et par la prière, je suis particulièrement proche des familles anxieuses du sort de leurs parents, et spécialement ceux actuellement pris en otage".

"J'invite les kidnappeurs à faire preuve d'humanité. Je les supplie de rendre aux familles les personnes qui sont entre leurs mains. Je prie Dieu miséricordieux pour les populations de Terre Sainte et d'Irak, et pour tous ceux qui travaillent à la réconciliation et pour la paix dans ces régions".
ANG/RELACHER OTAGES/… VIS 20040419 (140)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 19 AVR 2004 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.José Roberto Ospina Leongómez, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá (superficie: 3.423, population: 4.140.000, catholiques: 3.546.186, prêtres: 1.251, diacres: 42, religieux. 4.862), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1947 à San Miguel de Sema (Colombie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Recteur du Grand Séminaire de Bogotá.

Samedi dernier, il avait nommé Membre ordinaire de l'Académie pontificale des Sciences, Mme Suzanne Cory, Professeur de biologie médicale près l'Université de Melbourne (Australie) et Directrice du Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research de Parkville (Australia).
NEA:NA/…/LEONGOMEZ:CORY VIS 20040419 (100)
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