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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 22 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 22 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Hugo Nicolás Barbaro, Evêque de San Roque de Presidencia Roque Sáenz Peña (superficie: 71.303, population: 495.000, catholiques: 422.000, prêtres: 37, diacres: 6, religieux: 126), en Argentine. L'Evêque élu, né en 1950 à Vicente López (Argentine) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Directeur spirituel de la Prélature de l'Opus Dei pour l'Argentine. Il succède à Mgr.José Lorenzo Sartori, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/BARBARO:SARTORI                                                 VIS 20080422 (90)

POSSESSION CARDINALICE

CITE DU VATICAN, 22 AVR 2008 (VIS). Dimanche 27 avril à 11 h, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque métropolitain de Paris (France), prendra possession du titre de St.Louis des Français (5 Largo Santa Giovanna d'Arco).
OCL/TITRE/VINGT-TROIS                                       VIS 20080422 (40)

MAITRISER L'URBANISATION


CITE DU VATICAN, 22 AVR 2008 (VIS). A New-York le 9 avril dernier, Mgr.Celestino Migliore, est intervenu au cours de la 41 session de la Commission population et développement du Conseil économique et social des Nations-Unies. L'Observateur permanent près l'ONU a notamment souligné que les phénomènes de "migration et d'urbanisation des sociétés ne doivent pas être envisagés en simple terme économique. Dans la recherche des moyens de régler les effets négatifs des migrations massives internes et transnationales, on doit maintenir la centralité de la personne... La constitution de vastes aires métropolitaines provoque l'émergence de nouveaux problèmes environnementaux et socio-économiques. Un de ces effets les plus douloureux de l'urbanisation rapide est l'accroissement du nombre des bidonvilles. En 2005, plus de 840 millions de personnes de par le monde vivaient déjà dans ces conditions".

  Rappelant ensuite que cette population "finit par être entraînée dans un cercle vicieux de pauvreté extrême et de marginalisation", et qu'elle "est sans force pour réclamer les services publics les plus élémentaires", Mgr.Migliore a estimé qu'il était temps pour les responsables politiques et la société de prendre de véritables décisions à l'encontre de ces problèmes et de cette catégorie de personnes. Il a dit que pour atteindre les objectifs du Millennium Goals, en particulier la réduction de moitié en 2015 du nombre des pauvres, "il convenait d'être beaucoup plus attentifs au monde rural dans lequel environ 675 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, tandis que 2 milliards ne jouissent pas d'un hygiène de base. Les politiques nationales et internationales doivent donc oeuvrer pour que ces communautés soient dotées de services sociaux meilleurs et plus accessibles".
DELSS/URBANISATION:DEVELOPPEMENT/ONU:MIGLIORE                 VIS 20080422 (280)


ORDINATIONS SACERDOTALES

CITE DU VATICAN, 22 AVR 2008 (VIS). Dimanche 27 avril, à 9 h 30' en la Basilique vaticane, le Saint-Père présidera la messe d'ordination de 29 diacres du diocèse de Rome.
OP/ORDINATIONS/...                                           VIS 20080422 (40)

lundi 21 avril 2008

DECES DU CARDINAL LOPEZ TRUJILLO


CITE DU VATICAN, 21 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à M.Aníbal López Trujillo, à la suite du décès, samedi à 72 ans, de son frère le Cardinal Alfons López Trujillo, Président du Conseil pontifical pour la famille. Associant leurs deux autres frères et leur famille à sa prière, Benoît XVI demande à Dieu, avec l'intercession de la Notre Dame de Chiquinirá, d'accorder le repos éternel à cet infatigable pasteur totalement engagé au service de l'Eglise et dans la défense de la vie.

  Le défunt développa un intense ministère, comme simple prêtre puis comme Auxiliaire de Bogotá, ensuite comme Archevêque de Medellín, Secrétaire puis Président du CELAM, Président de la Conférence épiscopale colombienne et enfin Président du Conseil pontifical pour la famille. "De son profond amour de l'Eglise témoigne sa consécration à la noble cause du mariage et de la famille chrétienne". Puis le Pape accorde sa bénédiction, étendue à tous ceux qui ont été à ses côtés dans la maladie, aux évêques, prêtres, communautés religieuses et fidèles qui ont joui de son amitié et ont collaboré avec lui".

  Mercredi prochain, à 11 h à l'autel de la Cathedra de la Basilique vaticane, le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège, célébrera la messe de funérailles avec les autres Cardinaux présents à Rome. Après la célébration eucharistique, le Saint-Père viendra prononcer l'éloge funèbre du Cardinal López Trujillo. Puis il procédera à l'absoute.
TGR/DECES/LOPEZ TRUJILLO                                 VIS 20080421 (250)


PROMOUVOIR LA COEXISTENCE PACIFIQUE


CITE DU VATICAN, 20 AVR 2008. A 20 h locales, le Saint-Père est arrivé à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New-York, où s'est déroulée la cérémonie de congé à laquelle ont notamment pris part les Cardinaux américains, les prélats de la Conférence épiscopale et 5.000 fidèles du diocèse local de Brooklyn. En réponse au salut du Vice-président des Etats-Unis, M.Richard B. Cheney, Benoît XVI a exprimé sa profonde gratitude pour l'accueil reçu durant ces six jours. Il a tout particulièrement remercié le Président Bush qui était venu l'accueillir à l'arrivée: "Je renouvelle mes vœux et ma prière aux représentants du diocèse de Baltimore, le premier archidiocèse des Etat-Unis, et à ceux de New-York, Boston, Philadelphie et Louisville, en cette année jubilaire".

  Le Saint-Père a aussi manifesté sa reconnaissance pour "l'important engagement et temps passé par tous les évêques et le personnel de la Conférence épiscopale, qui ont contribué de différentes façons à la préparation de cette visite", ainsi qu'aux "prêtres, religieux, diacres, séminaristes et jeunes, et à tous les fidèles des Etats-Unis. Je vous encourage à persévérer pour rendre un joyeux témoignage au Christ, notre espérance, notre Seigneur et Sauveur ressuscité, qui renouvelle toutes choses et nous donne la vie en abondance". Il a ajouté qu'un des moments les plus marquants de sa visite avait été son intervention devant l'Assemblée générale des Nations Unies. Il a remercié le Secrétaire-général, M.Ban Ki-moon, de son invitation et de son accueil.

  "En tournant mon regard sur les soixante ans qui se sont écoulés depuis la Déclaration universelle des Droits de l'Homme -a-t-il ajouté-, je remercie l'Organisation de tout ce qu'elle a accompli pour défendre et promouvoir les droits fondamentaux de chaque homme, femme et enfant dans le monde entier, et j'encourage tous les hommes de bonne volonté à poursuivre leur oeuvre, sans relâche pour promouvoir une coexistence juste et pacifique entre les peuples et les nations".

  "La visite que j'ai faite à Ground Zero -a ajouté Benoît XVI- restera profondément gravée dans ma mémoire. Je continuerai de prier pour ceux qui sont morts et pour tous ceux qui souffrent des conséquences de cette tragédie de l'année 2001. Je prie pour tous, aux Etats-Unis et dans le monde entier, afin que l'avenir amène la fraternité et la solidarité, un plus grand respect réciproque, une confiance et une foi renouvelée en Dieu, notre Père qui est aux cieux".

  "Je vous demande de vous souvenir de moi dans vos prières, tandis que je vous assure de mon affection et de mon amitié dans le Seigneur. Que Dieu bénisse l'Amérique!", a conclu Benoît XVI.

  L'avion papal a décollé à 20 h 30' (2 h 30' de Rome) pour atterrir à l'aéroport de Rome Ciampino à 10 h 35' locales. De là, le Saint-Père a regagné le Vatican par la route.
PV-USA/DEPART/NEW-YORK                             VIS 20080421 (470)


SANS SEPARER LA FOI DE LA VIE


CITE DU VATICAN, 20 AVR 2008 (VIS). A 14 h 30' locales, Benoît XVI a célébré une messe dans le Yankee Stadium de New-York où il a été chaleureusement accueilli par 60.000 fidèles. Il s'agissait de commémorer le deuxième centenaire de la création des diocèses de New-York, Boston, Philadelphie et Louisville démembrés de l'Eglise mère de Baltimore.

  A l'homélie, Benoît XVI a rappelé que cette célébration était aussi un "signe de l'impressionnant développement que Dieu a accordé à l'Eglise de votre pays au cours des deux siècles passés... Sur cette terre de liberté et d'opportunités, l'Eglise a réuni ses différents troupeaux dans la profession de foi, et à travers ses nombreuses oeuvres éducatives, caritatives et sociales, elle a aussi contribué de façon significative à la croissance de la société américaine dans son ensemble". Puis il a commenté les lectures du jour et a souligné qu'elles montraient "la puissance de la Parole de Dieu, proclamée avec respect par les apôtres et accueillie dans la foi pour créer une unité capable d'aller au-delà des divisions issues des limites et des faiblesses humaines".

  "Cela nous ramène -a poursuivi le Pape- à une vérité fondamentale: l'unité de l'Eglise n'a pas d'autre fondement que la Parole, incarnée en Jésus-Christ, notre Seigneur. Tous les signes extérieurs d'identité, toutes les structures, associations ou programmes, tout valables ou essentiels qu'ils soient, n'existent finalement uniquement que pour maintenir et favoriser une unité plus profonde qui, en Christ, est un don indéfectible de Dieu à son Eglise... L'unité de l'Eglise est apostolique, c'est-à-dire une unité visible fondée sur les apôtres...et née de ce que l'écriture appelle l'obéissance de la foi".

  Le Saint-Père a dit ensuite que les mots autorité et obéissance représentent une pierre angulaire pour beaucoup de nos contemporains, spécialement dans une société qui donne justement beaucoup de valeur à la liberté personnelle. Et ainsi, à la lumière de notre foi dans le Christ,...nous arrivons à voir la valeur et la beauté même de ses paroles. L'Evangile nous enseigne que la vraie liberté...se trouve seulement dans la renonciation de son propre moi, qui fait partie du mystère de l'amour".

  "Cette liberté en vérité -a-t-il ajouté- porte avec elle un moyen nouveau et libérateur de voir la réalité. Lorsque nous nous identifions avec l'esprit du Christ, cela nous ouvre d'autres horizons. A la lumière de la foi, dans la communion de l'Eglise, nous trouvons aussi l'inspiration et la force pour arriver à être sûrs de l'Evangile dans ce monde. Au cours des deux siècles passés, le visage de la communauté catholique de votre pays a considérablement changé", a ajouté Benoît XVI. "Nous pensons aux grandes vagues d'immigrés, dont les traditions ont beaucoup enrichi l'Eglise d'Amérique. Nous pensons à la foi vigoureuse qui a édifié la chaîne des Eglises, institutions éducatives, sanitaires et sociales, qui depuis longtemps sont un trait distinctif de l'Eglise dans ce pays".

  "Sur cette terre de liberté religieuse, les catholiques ont trouvé la liberté, non seulement pour pratiquer leur foi, mais aussi pour participer pleinement à la vie civile, en apportant avec eux leurs convictions morales dans la sphère publique, en coopérant avec leurs voisins pour édifier une société démocratique de poids. Cette célébration n'est rien de plus qu'une occasion de remercier pour les grâces reçues. C'est une invitation à poursuivre avec la ferme détermination d'user avec sagesse de la bénédiction de la liberté, afin de construire un avenir d'espérance pour les générations futures".

  Le Saint-Père a alors demandé à l'assemblée de prier pour que vienne le règne de Dieu qui requiert d'être "constamment attentif aux signes de sa présence, en oeuvrant pour qu'elle grandisse dans chaque secteur de la société. Cela demande de répondre aux enjeux actuels et futurs, confiants de la victoire du Christ et en s'engageant à en étendre le Royaume. Il faut donc dépasser toute division entre foi et vie, en s'opposant aux faux évangiles de liberté et de bonheur. Cela demande aussi de rejeter la fausse dichotomie entre la foi et la vie politique, puisque, comme l'a affirmé le Concile Vatican II, "aucune activité humaine, même sur des questions temporelles, ne peut se soustraire à la souveraineté de Dieu".

  "En tant que peuple élu, sacerdoce royal, nation consacrée -a exhorté Benoît XVI pour conclure- suivez avec fidélité les traces de ceux qui vous ont précédés..., ayez l'audace de proclamer le Christ...et les vérités intangibles qui trouvent leur origine en lui, qui sont vraies et qui nous rendent libres. Seules ces vérités peuvent garantir le respect de la dignité et des droits de chaque homme, femme et enfant dans ce monde, de même que les personnes les plus vulnérables de tous les êtres humains, comme les enfants qui sont encore dans le sein maternel. Dans un monde où, comme Jean-Paul II nous le rappelait dans ce même lieu, Lazare continue d'appeler à notre porte, faites en sorte que votre foi et votre amour donnent des fruits en aidant les pauvres, les nécessiteux et ceux qui ne peuvent pas s'exprimer".
PV-USA/HOMELIE/YANKEE:NEW-YORK                    VIS 20080421 (840)


dimanche 20 avril 2008

BENOIT XVI AU GROUND ZERO

CITE DU VATICAN, 20 AVR 2008 (VIS). A 9 h 30' locales, Le Saint-Père a gagné le site de Ground Zero, qui correspond à l'emplacement des tours jumelles du Trade Center détruit par l'attentat terroriste de 2001. Le 11 septembre deux avions détournés avaient été précipités sur ces gratte-ciel les plus hauts de New-York, provoquant dans leur effondrement la mort de 2.896 personnes. Dans l'actuel cratère de 80 mètres de profondeur se dresse une croix.

  Dès l'année suivante un concours a été lancé pour la reconstruction du célèbre site, gagné par l'architecte Daniel Libensky. Le chantier, qui est entamé et a été programmé jusqu'en 2012, verra l'édification de la Freedom Tower, dont la hauteur sera de 1776 pieds (541 mètres), nombre symbolique correspondant à l'année de l'indépendance américaine.

  Accompagné du Cardinal Archevêque de la ville, le Pape est entré sur le site où l'a accueilli le Maire, les Gouverneurs de New-York et du New-Jersey, 24 personnes représentant corps ayant conduit les secours après l'attentat, ainsi que des survivants et familles de victimes. Après les salutations protocolaires, Benoît XVI s'est agenouillé pour se recueillir en silence.  Puis il a allumé un cierge en mémoire des victimes de Ground Zero et récité la prière suivante:

  "Dieu d'amour, de compassion et de salut
Regarde ces gens de divers credo et traditions
Réunis en ce lieu témoin de violence et de souffrance indicibles.
Nous en appelons à ta bonté
Concède la lumière et la paix éternelles
A tous ceux qui y sont morts
A ceux qui avec héroïsme ont porté secours
Les pompiers, les policiers, les agents de la protection civile et le personnel portuaire
A tous les innocents, femmes et hommes,
Victimes de cette tragédie
Parce qu'ils vivaient ou travaillaient ici le 11 septembre 2001
Aie pour chacun de la compassion
Allège les souffrances de qui a été blessé ce jour-là,
De qui est tombé malade depuis.
Allège aussi la peine de familles qui souffrent
Et de tous ceux qui ont perdu ici un être cher.
Donne-leur la force de continuer à vivre avec courage et espérance.
Souvenons-nous des morts, des blessés et des personnes privées des leurs,
Le même jour au Pentagone et dans un champ de la Pennsylvanie.
Que nos coeurs s'unissent aux leurs
Tandis que nos prières enveloppent leur calvaire.
Dieu de la paix, concède ta paix à ce monde violent,
La paix du coeur pour tout homme et toute femme,
La paix entre les peuples de cette terre.
Eclaire de ton amour ceux dont les coeurs et les esprits
Sont aveuglés par la haine.
Affectés par l'ampleur de cette tragédie, nous cherchons ta lumière et ton signal,
Dieu de compréhension, fac à de tels actes.
Fais que les vies sauvées ce jour-là vivent afin que
Les vies perdues ne l'aient pas été en vain.
Réconforte et console, raffermit nous tous dans l'espérance.
Accorde-nous sagesse et courage afin que la paix véritable et l'amour
Règnent entre les peuples et dans le coeurs des hommes".

  Ensuite, le Pape a salué des familles de victimes de Ground Zero, quelques survivants et les membres des secours du 11 septembre. Après avoir donné sa bénédiction aux participants à la cérémonie, Benoît XVI a regagné sa résidence pour saluer le personnel et les collaborateurs de la Mission permanente du Saint-Siège près les Nation-Unies.
PV-USA/PRIERE:GROUND ZERO/NEW-YORK                         VIS 20080420 (540)

DEVELOPPER LE RAPPORT A DIEU

 
CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). A 16 h 30' locales, le Pape a rencontré des jeunes et des séminaristes au séminaire St.Joseph de New-York. Après le salut du Cardinal Archevêque Edward Egan, trois représentants des quelque 20.000 jeunes présents ont offert au Pape du pain, du riz et du maïs, symbole de la richesse dans leurs diverses traditions. Puis, quelques garçons lui ont chanté joyeux anniversaire en allemand.

  Au début de son discours, Benoît XVI a fait référence aux portraits exposés dans cette rencontre de "six hommes et femmes ordinaires qui se sont dépassés pour mener une vie extraordinaire": sainte Isabel Ana Seton, sainte Francesca Cabrini, saint John Neumann, la bienheureuse Katerine Tekakwitha, les vénérable Pierre Toussaint et Félix Varela. "Chacun d'eux -a-t-il dit- a répondu à l'appel de Dieu et à une vie de charité, et l'a servi ici dans les rues et ruelles ou dans les faubourgs de New-York. Et qu'en est-il aujourd'hui? Qui témoigne de la Bonne Nouvelle de Jésus dans les rues de New-York, dans les faubourgs agités dans la périphérie des grandes villes, dans les quartiers où les jeunes se réunissent en cherchant quelqu'un à qui se confier? Dieu est notre origine et notre but, et Jésus est le chemin".

  Après avoir souligné que les jeunes américains étaient éduqués "au sens de la générosité, du service et de la droiture", le Saint-Père a signalé que ses propres années de jeunesse "ont été détruites par un funeste régime qui pensait avoir toutes les réponses et dont l'influence a grandi, s'infiltrant dans les écoles et les organismes civils, ainsi que dans la politique et même dans la religion, avant que l'on puisse s'apercevoir clairement qu'il était monstrueux. Dieu y avait été proscrit". Il a invité les jeunes à rendre grâce à Dieu parce que malgré tout, "aujourd'hui une grande partie de leur génération peut jouir des libertés qui ont surgies grâce à l'expansion de la démocratie et du respect des droits de l'homme... Cependant -a-t-il poursuivi-, le pouvoir destructif demeure. Dire le contraire serait se mentir à soi-même. Mais celui-ci ne triomphera jamais; il a été battu". Dans la liturgie de la Vigile pascale, "nous appelons Dieu pour le monde. Il dissipe les ténèbres du cœur. Il dissipe les ténèbres de l'esprit. Que peuvent-être ces ténèbres ? Que se passe-t-il quand les personnes, surtout les plus vulnérables, trouvent le poing fermé de la répression ou de la manipulation au lieu de la main tendue de l'espérance?". Benoît XVI a ensuite mentionné "les personnes touchées par l'abus de drogue et de stupéfiants, faute de toit ou en raison de la pauvreté, celles touchées par le racisme, la violence ou l'humiliation, en particulier les jeunes filles et les femmes".

  Le Saint-Père a ensuite dit qu'un "deuxième type de ténèbres, celles qui touchent à l'esprit, n'est pas souvent perçu, et est donc particulièrement nocif. La manipulation de la vérité dénature notre perception de la réalité et trouble notre imagination et nos aspirations". Pour cela, "il faut sauvegarder à tout prix l'importance fondamentale de la liberté" qui "peut être mal comprise et mal employée, de sorte qu'elle ne conduit pas au bonheur que nous espérons tous, mais à un obscur scénario de manipulation, dans lequel la compréhension que nous avons de nous mêmes et du monde devient confuse ou dénaturée par ceux qui cachent leurs intentions. Souvent, -a encore observé le Saint-Père- la liberté est revendiquée sans qu'il ne soit jamais fait référence à la vérité de la personne humaine" et "au lieu de la vérité, ou mieux de son absence, l'idée selon laquelle en donnant une valeur indistincte à tout, on assure la liberté et la libération de la conscience, s'est répandue. Cela s'appelle le relativisme".

  "La vérité ne s'impose pas. Elle n'est pas non plus un simple ensemble de règles. Elle est la découverte de Quelqu'un qui ne nous trahit jamais, de Quelqu'un en qui nous pouvons toujours avoir confiance... En fait, la vérité est une personne: Jésus-Christ. C'est la raison pour laquelle la vraie liberté n'est pas de choisir "de se désintéresser de". Elle est de décider "de se compromettre avec". Benoît XVI a donc invité les jeunes à se demander comment aider les autres "à marcher sur le chemin de la liberté qui amène à la pleine satisfaction et au bonheur durable. La lumière du Christ vous invite à être des étoiles-guides pour les autres, en marchant sur le chemin du Christ, qui est le chemin du pardon, de la réconciliation, de l'humilité, de la joie et de la paix".

  Puis il a ensuite évoqué  "quatre aspects essentiels du trésor de notre foi: la prière personnelle et le silence, la prière liturgique, la pratique de la charité et les vocations... Le plus important -a-t-il dit à ses hôtes- est que vous développiez votre relation personnelle avec Dieu. Cette relation se manifeste dans la prière". Par ailleurs, il les a encouragé à ne pas avoir peur "du silence et du calme. Ecoutez Dieu, adorez-le dans l'Eucharistie. Laissez sa parole façonner votre chemin pour grandir dans la sainteté".  Puis, il a rappelé qu'au "moyen de la liturgie, l'œuvre de Jésus entre continuellement en contact avec l'histoire, avec notre vie, pour la façonner... Chaque fois que nous nous réunissons pour la messe, quand nous allons nous confesser, chaque fois que nous célébrons l'un des sacrements, c'est Jésus qui agit".

  Benoît XVI a alors évoqué les "nouvelles injustices", qui viennent de "l'exploitation du cœur et de la manipulation de l'esprit,...la terre même qui tombe sous le poids de l'avidité consommatrice et de l'exploitation irresponsable", et a appelé à "répondre avec une action sociale renouvelée qui naît d'un amour universel sans limites". Il a invité garçons et filles à remercier leurs parents, grands-parents et parrains "d'avoir reçu le don le plus grand de leur vie: le baptême" par lequel ils sont "devenus des fils et des filles adoptifs du Père. Ils ont fait corps avec le Christ".

  Plus spécifiquement, le Pape s'est ensuite adressé aux 300 séminaristes originaires des diocèses de la Côte Est, et leur a dit: "Le peuple de Dieu souhaite que vous soyez de saints prêtres... Je vous exhorte à approfondir votre amitié avec Jésus, le Bon Pasteur... Rejetez toute tentation d'ostentation, de faire carrière ou de vanité". Il a aussi souligné la contribution généreuse des religieuses, religieux et prêtres des congrégations "à la mission de l'Eglise... Le merveilleux ensemble des charismes propres de chaque institut religieux est un trésor spirituel extraordinaire... Je suis sûr qu'en découvrant les charismes qui produisent cette richesse de sagesse spirituelle, certains d'entre vous, parmi les jeunes, se sentiront attirés par une vie de service apostolique ou contemplatif".

  Après avoir souligné que "le Christ est l'espérance qui ne trompe jamais", Benoît XVI a assuré les jeunes que dans l'Eglise "ils trouveront la respiration et l'appui pour marcher sur le chemin du Seigneur... Vous êtes aujourd'hui les disciples du Christ. Répandez sa lumière dans cette grande ville et dans les autres". Le Pape a pris congé par un "à bientôt, nous nous retrouverons à nouveau en juillet, pour la Journée mondiale de la jeunesse à Sydney".
PV-USA/JEUNES:SEMINARISTES/NEW-YORK                             VIS 20080420 (1200)


FOI ET VISION DE DIEU


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). Après le déjeuner avec les évêques du diocèse de New-York, le Saint-Père a gagné par la route le séminaire St.Joseph, où l'a accueilli son Recteur, Mgr.Gerald T.Walsh, avant de saluer dans la chapelle une cinquantaine de jeunes handicapés, salués un à un. Benoît XVI s'est adressé au groupe après l'intervention d'un des jeunes s'exprimant au nom de tous.

  Dieu, leur a-t-il dit, "vous a béni avec le don de la vie, de talents et d'autres qualités encore, par lesquels vous pouvez le servir et servir la société différemment... Il est parfois difficile d'expliquer un handicap qu'il faut vivre malgré les souffrances qu'il cause. Ceci dit, la foi permet d'élargir l'horizon de nous-mêmes de manière à voir la vie telle que la voit Dieu. L'amour total de Dieu, qui atteint chacun de nous, est une preuve et un but pour tout homme" et toute vie.

  Enfin, Benoît XVI a encouragé ces jeunes à prier chaque jour pour le monde et pour tous les hommes qui ne connaissent pas encore Jésus. "Priez aussi pour moi -a-t-il ajouté- qui vient tout juste d'avoir un an de plus. Le temps passe si vite!".
PV-USA/HANDICAPES/NEW-YORK                             VIS 20080420 (210)


COMMUNIQUER LA JOIE QUI NAIT DE LA FOI


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). A 9 h 15' locales, Benoît XVI a célébré la messe dans la cathédrale St.Patrick de New-York, après avoir été accueilli par l'Archevêque, le Cardinal Edward Egan, le Recteur Mgr.Robert T.Ritchie et le Maire de la ville M.Michael Bloomberg. Cette messe pour l'Eglise universelle, qui coïncidait avec le troisième anniversaire de son élection, a été dédiée au clergé, religieuses et religieux des diocèses de la Côte Est des Etats-Unis.

  A homélie le Saint-Père a rappelé que "dans ce pays la mission de l'Eglise a toujours su porter les personnes "de toutes les nations de la terre" vers une unité spirituelle, et enrichir le Corps du Christ par la multiplicité de ses dons. Tout en rendant grâce pour les bénédictions du passé et en tenant compte des défis pour l'avenir, nous demandons à Dieu la grâce d'une nouvelle Pentecôte pour l'Eglise en Amérique". L'Eglise n'a jamais cessé de proclamer le don de la vie, de lancer un appel à protéger la vie et à promouvoir une culture de la vie... La proclamation de la vie, de la vie abondante, doit être le centre de la nouvelle évangélisation, car la vraie vie, qui est notre salut, se trouve seulement dans la réconciliation, dans la liberté et dans l'amour qui sont des dons gratuits de Dieu... C'est le message d'espérance -a ajouté le Pape- que nous sommes appelés à annoncer et à incarner dans un monde où l'égocentrisme, l'avidité, la violence et le cynisme semblent très souvent étouffer une croissance fragile de la grâce dans le cœur des gens". Il a ensuite affirmé que "nous avons peut être perdu de vue que, dans une société dans laquelle l'Eglise apparaît pour beaucoup légaliste et "institutionnelle", l'enjeu prioritaire est de communiquer la joie née de la foi et de l'expérience de l'amour de Dieu".

  Benoît XVI s'est ensuite arrêté sur quelques aspects de la cathédrale pour les rattacher à la mission du clergé et des religieux dans l'Eglise locale et nationale. "Ma première remarque -a-t-il dit- concerne les fenêtres avec leurs vitraux qui semblent obscurs vus de l'extérieur, chargés et même lugubres. Mais quand on entre dans cette église, ils prennent vie de façon tout à fait inédite; avec le reflet de la lumière qui les traverse, ils révèlent toute leur splendeur", et le Pape a souligné que l'Eglise était appelée à "attirer tous les gens dans ce mystère de lumière... Ce n'est pas une tâche facile dans un monde qui est enclin à regarder l'Eglise de dehors, comme ces vitraux. Le monde ressent profondément un besoin spirituel, mais il trouve difficile d'entrer dans le mystère de l'Eglise. Mais, pour certains d'entre nous aussi, à l'intérieur, la lumière de la foi peut s'affaiblir avec la routine, et la splendeur de l'Eglise peut être obscurcie par les péchés et les faiblesses de ses membres. L'aveuglement peut naître des obstacles rencontrés dans une société qui, parfois, semble avoir oublié Dieu et s'irriter devant les exigences les plus élémentaires de la morale chrétienne".

  "Cependant, la parole de Dieu nous rappelle que, dans la foi, nous voyons les cieux ouverts et la grâce de l'Esprit Saint qui illumine l'Eglise et qui porte une espérance sûre à notre monde." Benoît XVI a alors parlé de la structure complexe de l'église "dont les proportions précises et harmonieuses symbolisent l'unité de la création de Dieu... Cette image ne nous fait-elle pas penser à la nécessité de voir toutes choses avec les yeux de la foi pour pouvoir ainsi les comprendre dans toute leur authenticité, dans l'unité du plan éternel de Dieu? Cela requiert, comme nous savons, une conversion continuelle et l'effort de renouveler notre âme dans l'Esprit pour obtenir une mentalité nouvelle et spirituelle... Cette conversion intellectuelle constante n'est-elle pas aussi nécessaire que la conversion morale pour grandir dans la foi, pour discerner les signes de notre époque et pour notre apport personnel à la vie et à la mission de l'Eglise?".

  Puis il a souligné qu'une "des grandes désillusions qui ont suivi le Concile Vatican II, avec son exhortation à un plus grand engagement dans la mission de l'Eglise pour le monde", fut "l'expérience de la division entre différents groupes, diverses générations et divers membres de la même famille religieuse. Nous ne pouvons avancer que si nous fixons ensemble notre regard sur le Christ! Avec la lumière de la foi nous découvrirons alors la sagesse et la force nécessaire pour nous ouvrir vers les points de vue qui ne coïncident pas toujours tout à fait avec nos idées ou nos suppositions... De cette façon, -a ajouté le Saint-Père- nous marcherons ensemble vers le vrai renouveau spirituel demandé par le Concile, le seul renouveau qui puisse renforcer l'Eglise dans la sainteté et dans l'unité indispensable pour proclamer efficacement l'Evangile au monde d'aujourd'hui".

  "Maintenant, et dans la nécessité d'une perspective fondée dans la foi, d'une unité et d'une collaboration au travail d'édification de l'Eglise, je voudrais dire quelques mots sur les abus sexuels qui ont causé tant de souffrances. J'ai déjà eu l'occasion de parler de cela et du dommage conséquent pour la communauté des fidèles. Maintenant je désire vous exprimer simplement, chers prêtres et religieux, ma proximité spirituelle, alors que vous cherchez à faire face avec une espérance chrétienne aux défis incessants qui surgissent de cette situation. Je m'unis à vous et prie pour que ce soit un moment de purification pour chacun et pour chaque Eglise et communauté religieuse, ainsi qu'un temps de guérison".

  "L'unité d'une cathédrale gothique, comme on le sait, n'est pas l'unité statique d'un temple classique, mais une unité née de la tension dynamique des différentes forces qui poussent l'architecture vers le haut, en l'orientant vers le ciel. Nous pouvons voir ici aussi un symbole de l'unité de l'Eglise qui est...l'unité d'un corps vivant composé de nombreux éléments différents, chacun avec sa propre fonction et sa propre détermination. Certes, dans la structure de l'Eglise voulue par Dieu, -a observé le Saint-Père- il faut distinguer entre les dons hiérarchiques et charismatiques. Mais c'est précisément la variété et la richesse des grâces accordées par l'Esprit qui nous invitent constamment à discerner comment ces dons peuvent être insérés correctement dans le service de la mission de l'Eglise".
 
 "Conformément aux traditions les plus nobles de l'Eglise dans ce pays -a conclu Benoît XVI à l'attention de l'assemblée -, soyez vous-aussi les premiers amis du pauvre, du réfugié, de l'étranger, du malade et de tous ceux qui souffrent! Agissez comme des phares d'espérance, en irradiant le monde de la lumière du Christ et en encourageant les jeunes à découvrir la beauté d'une vie entièrement remise au Seigneur et à son Eglise!".

  Après la messe, le Pape a repris la parole pour évoquer son ministère pétrinien: "A ce point, je ne peux que vous féliciter de l'amour que vous portez à l'Eglise et à Notre Seigneur. Merci de l'étendre au pauvre Successeur de Pierre que je suis. Je tenterai de faire tout mon possible pour être digne du grand Apôtre, un homme qui malgré ses défauts et ses péchés continue d'être le Rocher de l'Eglise. Malgré mes limites, puis-je être à mon tour successeur de Pierre par la grâce de Dieu. Il est certain que la prière et l'affection des autres me donnent la certitude de ce que le Seigneur m'aidera à remplir mon ministère. Je vous remercie tous profondément pour votre attachement spirituel et je remercie pour tout ce que j'ai reçu au cours de cette visite. Avec ma bénédiction apostolique".
 PV-USA/HOMELIE:CLERGE/NEW-YORK                                     VIS 20080420 (1260)


samedi 19 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

 -L'Abbé Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio (superficie: 81.321, population: 671.000, catholiques: 316.590, prêtres: 27, religieux: 32), au Soudan. L'Evêque élu, né en 1964 à Source Yubu (Soudan) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Professeur au séminaire St.Paul de Khartoun (Soudan).

-Mgr.Peter J.Kairo, Archevêque de Nyeri (superficie: 7.823, population: 178.000, catholiques: 71.400, prêtres: 80, religieux: 287), au Kenya. Il était jusqu'ici Evêque de Nakuru (Kenya).

-Mgr.Hubert Brenbrinker, Auxiliaire de l'Archevêque de Paderborn (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1950 et ordonné prêtre en 1977, était Directeur de la catéchèse de ce même diocèse. 
NER:NEA/.../KUSSALA:KAIRO:BRENBRINKER                         VIS 20080419 (110)

PROGRAMME DE SAMEDI DIMANCHE


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). En ce troisième anniversaire de son élection, Benoît XVI célèbre une messe à 9 h 15' locales (15 h 15' de Rome) en la cathédrale de New-York pour les prêtres, religieuses et religieux. Il se rendra plus tard, à 16 h, au séminaire St.Joseph, où il saluera d'abord un groupe de jeunes handicapés. Puis, sur le terrain de sport, le Pape rencontrera  les séminaristes et d'autres jeunes. De retour à sa résidence pour dîner avec le personnel de la mission permanente du Saint-Siège près l'ONU.

  Demain dimanche 20, dernier jour du voyage apostolique aux Etats-Unis, Benoît XVI se rendra à 9 h 30' locales à Ground Zero, le site des tours jumelles dont la destruction lors de l'attentat du 11 septembre 2001 causa la mort de 2.896 personnes. A 14 h 30', il célébrera une messe au Yankee Stadium, qui peut accueillir 60.000 personnes. Trois heures plus tard, le Saint-Père gagnera l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy, où se déroulera  à 20 h locales la cérémonie de congé. L'avion papal, qui devrait décoller à 20 h 30' (2 h 30' de lundi à Rome), est attendu à l'aéroport romain de Ciampino à 10 h 45' de lundi 21 avril.
PV-USA/SAMEDI DIMANCHE/NEW-YORK                         VIS 20080419 (220)


TEMOIGNER DES RAISONS DE L'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A 18 h locales, le Saint-Père a participé à une rencontre œcuménique en l'église St.Joseph de New-York, à laquelle étaient présents 250 représentants de 10 confessions chrétiennes. Au début de son discours, il a fait part de son intérêt pour "l'œuvre inestimable de tous ceux qui sont engagés dans l'œcuménisme" aux Etats-Unis: le National Council of Churches, le Christian Churches Together, le Catholic Bishops's Secretariat for Ecumenical and Interreligious Affairs, et d'autres encore. La contribution apportée au mouvement oecuménique par les chrétiens des Etats-Unis -a-t-il dit- est connue dans le monde entier". 

  Comme conséquence de la globalisation, a dit Benoît XVI, il existe "un sentiment croissant de relation et d'interdépendance entre les peuples, même quand, en raison des limites géographiques et culturelles, ils sont distants les uns des autres... Par ailleurs, on ne peut pas nier que les changements rapides qui se succèdent dans le monde présentent aussi quelques signes désagréables de fragmentation et de repli dans l'individualisme". Puis il a fait part de sa préoccupation pour "la diffusion de l'idéologie séculariste qui atteint et même repousse la vérité transcendante. La possibilité même d'une révélation divine, et donc de la foi chrétienne, est souvent remise en cause et débattue par des tendances de pensée très répandues dans les milieux universitaires, dans les médias et dans l'opinion publique. Pour ces raisons, un fidèle témoignage de l'Evangile est plus nécessaire que jamais. Il faut que les chrétiens donnent une raison de leur espérance avec clarté ".

  "Souvent, les non-chrétiens, après avoir vu la fragmentation des communautés chrétiennes, sont, à juste titre, troublés par le message même de l'Evangile. Parfois les croyances et les comportements chrétiens sont modifiés à l'intérieur des communautés par ce que l'on appelle des "actions prophétiques", basées sur une herméneutique qui n'est pas toujours en accord avec l'Ecriture et la tradition. En conséquence, les communautés renoncent à agir comme un corps uni, et préfèrent agir, en revanche, selon le principe des "options locales". Benoît XVI a alors souligné que "face à ces difficultés, nous devons rappeler, tout d'abord, que l'unité de l'Eglise dérive de l'unité parfaite de la Trinité". Il a ensuite rappelé, en se référant aux apôtres, que "la dernière efficacité de leur prédication...dépendait de l'action de l'Esprit qui confirmait leur témoignage autorisé".

  "Si la force du Kerigma -a-t-il poursuivi- n'a rien perdu de son dynamisme intérieur, nous devons nous demander si elle n'a pas perdu de sa force par une mise au point relativiste de la doctrine chrétienne similaire à celle que nous trouvons dans les idéologies sécularisées qui soutiennent que seule la science est "objective" et relèguent complètement la religion à la sphère subjective du sentiment de l'individu". Bien que "les découvertes scientifiques et ses réalisations à travers le génie humain offrent à l'humanité, sans aucun doute, de nouvelles possibilités d'améliorations, cela ne signifie pas que ce qui "peut être connu" doive se limiter à ce qui est vérifiable empiriquement, ni que la religion est confinée au règne changeant de "l'expérience personnelle".

  "L'acceptation de cette ligne de pensée erronée -a ajouté le Saint-Père- porterait les chrétiens à croire que, dans la présentation de la foi chrétienne, il n'est pas nécessaire de souligner la vérité objective, parce qu'il n'y a qu'à suivre sa propre conscience et choisir la communauté qui correspond le mieux à ses goûts personnels. Le résultat en est une prolifération continuelle de communautés, qui, fréquemment, évitent les structures institutionnelles et minimisent l'importance du contenu doctrinal pour la vie chrétienne". Il a alors assuré aux représentants des différentes confessions chrétiennes que c'est "seulement" en restant fermes "dans un enseignement sûr que nous réussirons à répondre aux défis qui nous assaillent dans un monde changeant. C'est seulement ainsi que nous donnerons un témoignage ferme de la vérité de l'Evangile et de son enseignement moral. C'est le message que le monde espère entendre de nous".

  Benoît XVI a ajouté que "comme les premiers chrétiens, nous avons la responsabilité de donner un témoignage transparent des "raisons de notre espérance", de façon à ce que les yeux de tous les hommes de bonne volonté s'ouvrent pour voir que Dieu a manifesté son visage et nous a permis d'accéder à sa vie divine à travers Jésus-Christ. Lui seul est notre espérance!". En conclusion de la rencontre il a demandé qu'elle "soit un exemple de l'importance de la prière dans le mouvement œcuménique; ainsi, sans prière, les structures, les institutions et les programmes œcuméniques seraient dépourvus de cœur et d'âme".
PV-USA/RENCONTRE OECUMENIQUE/NEW-YORK                     VIS 20080419 (760)


VISITE A LA SYNAGOGUE


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A 17 h 15' locales, Benoît XVI s'est rendu à la synagogue de Park East, construite en 1889, qui est notamment un important centre d'éducation et d'assistance de la communauté juive de New-York. Son Rabbin, M.Arthur Schneider, qui est un survivant autrichien de l'Holocauste, est également Président de la Fondation Appeal of Conscience qui invite à faire de la Croix, du Croissant et de l'Etoile des symboles de paix, de tolérance et de respect. Exprimant sa profonde estime pour la communauté juive locale, le Pape a dit son émotion "à penser que Jésus enfant écoutait l'Ecriture dans un lieu semblable".

  Remerciant le Rabbin de son accueil, le Saint-Père a dit savoir combien sa communauté contribuait à la vie de la ville, l'invitant à poursuivre la construction de liens d'amitié avec toutes les ethnies et religions présentes à New-York. Il a aussi renouvelé ses voeux pour la Pâque juive, assurant la communauté israélite  de sa prière en ayant en mémoire le prodige opéré par Dieu dans la libération du peuple élu.
PV-USA/VISITE SYNAGOGUE/NEW-YORK                         VIS 20080419 (190)


UNIVERSALITE DES DROITS DE L'HOMME


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A New-York ce matin, Benoît XVI s'est rendu au siège de l'Organisation des Nations-Unies, où l'ont accueilli le Secrétaire-général et le Président de l'Assemblée-générale. Il est le troisième Pape à prendre la parole dans cette enceinte internationale après Paul VI le 4 octobre 1965, et Jean-Paul II les 2 octobre 1979 et 5 octobre 1995. Après un entetien privé avec M.Ban Ki-moon, le Pape a gagné la grande salle pour s'adresser aux délégués des 192 états membres. Voici quelques passages de son intervention:

  "A travers les Nations-Unies, les états ont établi des objectifs universels qui, même s'ils ne coïncident pas avec la totalité du bien commun de la famille humaine, n'en représentent pas moins une part fondamentale. Les principes fondateurs de l'organisation - le désir de paix, le sens de la justice, le respect de la dignité de la personne, la coopération et l'assistance humanitaires - sont l'expression des justes aspirations de l'esprit humain et constituent les idéaux qui devraient sous-tendre les relations internationales... Les Nations-Unies concrétisent l'aspiration à un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale qui doit être inspiré et guidé par le principe de subsidiarité et donc être capable de répondre aux exigences de la famille humaine, grâce à des règles internationales efficaces et à la mise en place de structures aptes à assurer le déroulement harmonieux de la vie quotidienne des peuples. Cela est d'autant plus nécessaire dans le contexte actuel où l'on fait l'expérience du paradoxe évident d'un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu'il est encore subordonné aux décisions d'un petit nombre, alors que les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes".

  "En effet, les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités au niveau local et mondial, la protection de l'environnement, des ressources et du climat, requièrent que tous les responsables de la vie internationale agissent de concert et soient prêts à travailler en toute bonne foi, dans le respect du droit, pour promouvoir la solidarité dans les zones les plus fragiles de la planète. Je pense en particulier à certains pays d'Afrique et d'autres continents qui restent encore en marge d'un authentique développement intégral, et qui risquent ainsi de ne faire l'expérience que des effets négatifs de la mondialisation. Dans le contexte des relations internationales, il faut reconnaître le  rôle primordial des règles et des structures qui, par nature, sont ordonnées à la promotion du bien commun et donc à la sauvegarde de la liberté humaine. Ces régulations ne limitent pas la liberté. Au contraire, elles la promeuvent quand elles interdisent des comportements et des actions qui vont à l'encontre du bien commun, qui entravent son exercice effectif et qui compromettent donc la dignité de toute personne humaine".

  "Nous pensons ici à la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisés. Tout en reconnaissant les immenses bénéfices que l'humanité peut en tirer, certaines de leurs applications représentent une violation évidente de l'ordre de la création, au point non seulement d'être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d'arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle. De la même manière, l'action internationale visant à préserver l'environnement et à protéger les différentes formes de vie sur la terre doit non seulement garantir un usage rationnel de la technologie et de la science, mais doit aussi redécouvrir l'authentique image de la création. Il ne s'agira jamais de devoir choisir entre science et éthique, mais bien plutôt d'adopter une méthode scientifique qui soit véritablement respectueuse des impératifs éthiques".

  "La reconnaissance de l'unité de la famille humaine et l'attention portée à la dignité innée de toute femme et de tout homme reçoivent aujourd'hui un nouvel élan dans le principe de la responsabilité de protéger... Tout état a le devoir primordial de protéger sa population contre les violations graves et répétées des Droits de l'homme, de même que des conséquences de crises humanitaires liées à des causes naturelles ou provoquées par l'action de l'homme. S'il arrive que les états ne soient pas en mesure d'assurer une telle protection, il revient à la communauté internationale d'intervenir avec les moyens juridiques prévus par la Charte des Nations-Unies et par d'autres instruments internationaux. L'action de la communauté internationale et de ses institutions, dans la mesure où elle est respectueuse des principes qui fondent l'ordre international, ne devrait jamais être interprétée comme une coercition injustifiée ou comme une limitation de la souveraineté".

  "Le principe de la responsabilité de protéger était considéré par l'antique Ius Gentium comme le fondement de toute action entreprise par l'autorité envers ceux qui sont gouvernés par elle... Aujourd'hui comme alors, un tel principe doit faire apparaître l'idée de personne comme image du Créateur, ainsi que le désir d'absolu et  l'essence de la liberté. Le fondement des Nations-Unies, nous le savons bien, a coïncidé avec les profonds bouleversements dont a souffert l'humanité lorsque la référence au sens de la transcendance et à la raison naturelle a été abandonnée et que par conséquent la liberté et la dignité humaine furent massivement violées... Face à des défis nouveaux répétés, c'est une erreur de se retrancher derrière une approche pragmatique, limitée à mettre en place des bases communes, dont le contenu est minimal et dont l'efficacité est faible".

  "La référence à la dignité humaine, fondement et fin de la responsabilité de protéger, nous introduit dans la note spécifique de cette année, qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'homme. Ce document était le fruit d'une convergence de différentes traditions culturelles et religieuses, toutes motivées par le désir commun de mettre la personne humaine au centre des institutions, des lois et de l'action des sociétés, et de la considérer comme essentielle pour le monde de la culture, de la religion et de la science. Les droits de l'homme sont toujours plus présentés comme le langage commun et le substrat éthique des relations internationales. Tout comme leur universalité, leur indivisibilité et leur interdépendance sont autant de garanties de protection de la dignité humaine. Mais il est évident que les droits reconnus et exposés dans la Déclaration s'appliquent à tout homme, cela en vertu de l'origine commune des personnes, qui demeure le point central du dessein créateur de Dieu pour le monde et pour l'histoire. Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l'homme et présente dans les diverses cultures et civilisations. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste, pour laquelle le sens et l'interprétation des droits pourraient varier et leur universalité pourrait être niée au nom des différentes conceptions culturelles, politiques, sociales et même religieuses".

  "A la fois nationale et internationale, la vie de la communauté met clairement en évidence que le respect pour les droits et pour les garanties qui leur sont attachées sont la mesure du bien commun, utilisée pour apprécier le rapport entre justice et injustice, développement et pauvreté, sécurité et conflits... Le mérite de la Déclaration universelle a été d'ouvrir à des cultures, à des expressions juridiques et à des modèles institutionnels divers la possibilité de converger autour d'un noyau fondamental de valeurs et donc de droits. Mais c'est un effort qui, de nos jours, doit être encore plus soutenu face à des instances qui cherchent à réinterpréter les fondements de la Déclaration et à compromettre son unité interne pour favoriser le passage de la protection de la dignité humaine à la satisfaction de simples intérêts, souvent particuliers".

  "Nous constatons souvent dans les faits une prédominance de la légalité par rapport à la justice quand se manifeste une attention à la revendication des droits qui va jusqu'à les faire apparaître comme le résultat exclusif de dispositions législatives ou de décisions normatives prises par les diverses instances des autorités en charge. Quand ils sont présentés sous une forme de pure légalité, les droits risquent de devenir des propositions de faible portée, séparés de la dimension éthique et rationnelle qui constitue leur fondement et leur fin. La Déclaration universelle a en effet réaffirmé avec force la conviction que le respect des Droits de l'homme s'enracine avant tout sur une justice immuable, sur laquelle la force contraignante des proclamations internationales est aussi fondée. C'est un aspect qui est souvent négligé quand on prétend priver les droits de leur vraie fonction au nom d'une perspective utilitariste étroite. Parce que les droits et les devoirs qui leur sont liés découlent naturellement de l'interaction entre les hommes, il est facile d'oublier qu'ils sont le fruit du sens commun de la justice, fondé avant tout sur la solidarité entre les membres du corps social et donc valable dans tous les temps et pour tous les peuples".

  "A mesure que l'on avance dans l'histoire, de nouvelles situations surgissent et l'on cherche à y attacher de nouveaux droits. Le discernement, c'est-à-dire la capacité de distinguer le bien du mal, est encore plus nécessaire quand sont en jeu des exigences qui appartiennent à la vie et à l'action de personnes, de communautés et de peuples".

  "Le discernement nous amène alors à souligner que laisser aux seuls états, avec leurs lois et leurs institutions, la responsabilité ultime de répondre aux aspirations des personnes, des communautés et de peuples tout entier peut parfois entraîner des conséquences rendant impossible un ordre social respectueux de la dignité de la personne et de ses droits. Par ailleurs, une vision de la vie solidement ancrée dans la dimension religieuse peut permettre d'y parvenir, car la reconnaissance de la valeur transcendante de tout homme et de toute femme favorise la conversion du cœur, ce qui conduit alors à un engagement contre la violence, le terrorisme ou la guerre, et à la promotion de la justice et de la paix. Cela favorise aussi un milieu propice au dialogue interreligieux que les Nations-Unies sont appelées à soutenir comme elles soutiennent le dialogue dans d'autres domaines de l'activité humaine".

  "Les droits de l'homme doivent évidemment inclure le droit à la liberté religieuse, comprise comme l'expression d'une dimension à la fois individuelle et communautaire, perspective qui fait ressortir l'unité de la personne tout en distinguant clairement entre la dimension du citoyen et celle du croyant... Il n'est donc pas imaginable que des croyants doivent se priver d'une partie d'eux-mêmes -de leur foi- afin d'être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. Il est d'autant plus nécessaire de protéger les droits liés à la religion s'ils sont considérés comme opposés à une idéologie séculière dominante ou à des positions religieuses majoritaires, de nature exclusive. La pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en  considération la dimension publique de la religion et donc la possibilité pour les croyants de participer à la construction de l'ordre social".

  "Ma présence au sein de cette assemblée est le signe de mon estime pour les Nations-Unies et elle veut aussi manifester le souhait que l'organisation puisse être toujours davantage un signe d'unité entre les états et un instrument au service de toute la famille humaine. Elle manifeste aussi la volonté de l'Eglise catholique d'apporter sa contribution aux relations internationales d'une manière qui permette à toute personne et à tout peuple de sentir qu'ils ont leur importance".

  "Les Nations-Unies demeurent un lieu privilégié où l'Eglise s'efforce de partager son expérience en humanité, qui a mûri tout au long des siècles parmi les peuples de toute race et de toute culture, et de la mettre à la disposition de tous les membres de la Communauté internationale. Cette expérience et cette activité, qui visent à obtenir la liberté pour tout croyant, cherchent aussi à assurer une protection plus grande aux droits de la personne. Ces droits trouvent leur fondement et leur forme dans la nature transcendante de la personne, qui permet aux hommes et aux femmes d'avancer sur le chemin de la foi et de la recherche de Dieu dans ce monde. Il faut renforcer la reconnaissance de cette dimension si nous voulons soutenir l'espérance de l'humanité en un monde meilleur et si nous voulons créer les conditions pour la paix, le développement, la coopération et la garantie des droits pour les générations à venir".

  Après le discours, le Saint-Père s'est successivement entretenu avec le Président de l'Assemblée et avec celui du Conseil de sécurité, l'ambassadeur macédonien et l'Ambassadeur sud-africain.

  Pour accéder au texte intégral, cliquer
PV-USA/DISCOURS ONU/NEW-YORK                                  VIS 20080419 (2100)


vendredi 18 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

 -Mgr.Julio Parrilla Díaz, Evêque de Loja (superficie: 11.476, population: 575.000, catholiques: 533.000, prêtres: 163, diacres: 2, religieux: 386), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1946 à Orense (Espagne) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Curé de la paroisse de l'Immaculée d'Iñaquito à Quito (Equateur).

-L'Abbé Roger Rakotondrajao, Coadjuteur de l'Evêque de Mahajanga (Madagascar). L'Evêque élu, né en 1960, a été ordonné prêtre en 1990. 
NER:NEC/.../PARRILLA:RAKOTONDRAJAO                                             VIS 20080418 (80)

AVIS

CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). L'importance du discours prononcé à l'ONU par le Saint-Père (en milieu d'après-midi à Rome) et de sa visite à Ground Zero (dimanche après-midi à Rome), rend nécessaire la diffusion de deux bulletins spéciaux samedi 19 et dimanche 20 avril.
.../.../...                                                 VIS 20080418 (30)

PROGRAMME DU VENDREDI 18


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). Après sa messe privée, le Saint-Père saluera le personnel de la nonciature apostolique, puis à 8 h 45' locales (14 h 45' de Rome) il s'est envolé pour New York où l'avion papal est attendu une heure plus tard. De l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy, Benoît XVI gagnera le siège de l'Organisation des Nations-Unies devant l'assemblée de laquelle il prononcera un discours à 10 h 45' locales. L'assemblée représente les 192 états membres de l'ONU et son Président est actuellement l'Ambassadeur macédonien M.Srgjan Kerim. Quant au Secrétaire-général de l'Organisation, il s'agit depuis octobre 2006 du coréen Ban Ki-moon.

  Après la cérémonie, le Pape se rendra pour déjeuner à la résidence de l'Observateur permanent du Saint-Siège près l'ONU. Vers 17 h locales, il se rendra à la Park East Synagogue et, une heure plus tard, en l'église St.Joseph pour une rencontre oecuménique.
PV-USA/ONU:OECUMENISME/...                                 VIS 20080418 (160)


RENCONTRE IMPREVUE

CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège indique que, cet après-midi en la chapelle de la nonciature apostolique de Washington, Benoît XVI a rencontré des personnes ayant été victimes de prêtres pédophiles. "Accompagné par le Cardinal Sean P. O'Malley, OFM.Cap., le groupe a prié avec le Saint-Père qui, après leurs récits personnels, leur a exprimé sa compassion en les exhortant à l'espérance. En outre, il a assuré ces personnes de sa prière, pour chacun d'eux, leurs familles et toutes les victimes d'abus sexuels".
OP/RENCONTRE VICTIMES/WASHINGTON                                VIS 20080418 (100)

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