Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Premier Ministre de Bosnie - Herzégovine M.Vjekoslav Bevanda, qui
s'est ensuite entretenu avec le Secrétaire d'Etat, accompagné du
Secrétaire pour les relations avec les états. Les entretiens ont
permis d'aborder la situation du pays, ses perspectives immédiates,
les effets de la crise économique et les efforts déployés pour
promouvoir une société toujours plus ouverte et respectueuse des
droits de chacun. Les parties se sont félicitées de leurs bonnes
relations, l'Accord Base de 2006 réglant heureusement la coopération
Eglise Etat en faveur du bien et du progrès du pays tout entier. Il
a enfin été question de certains aspects de l'application du traité
comme de la participation des catholiques à la vie de la société.
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vendredi 22 novembre 2013
LES REGLES DU RUGBY VALENT DANS LA VIE
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Le Pape
a reçu ce matin les équipes nationales de rugby argentine et
italienne, indiquant qu'il avait de la sympathie pour ce sport car
"s'il est dur, s'il comporte une forte charge physique, il n'est
pas violent. Il est régi par la loyauté et le respect" des
règles et des personnes. "Jouer au rugby est dur...mais permet
de forger le caractère et la volonté" du joueur. Dans ce sport
d'équipe "on court vers les buts, un terme très significatif
qui s'applique bien à la vie. Toute vie tend vers un but, et cet
objectif nécessite de lutter et de s'engager, non de courir seuls!
Pour y parvenir on doit courir ensemble, se passer le ballon
jusqu'aux buts. C'est alors la joie partagée. Mon interprétation
n'est certainement pas technique mais c'est celle du rugby vu par un
évêque, qui vous souhaite de faire que les règles du rugby valent
dans votre vie".
EN SOUTIEN AUX PHILIPPINS
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Hier
après-midi, le Pape a rencontré en la Basilique vaticane la
communauté philippine de Rome à l'occasion de la bénédiction de
la mosaïque figurant saint Pedro Calungsod, canonisé l'an dernier
par Benoît XVI, et d'une messe célébrée par le Cardinal Luis
Antonio Tagle, Archevêque de Manille. Le Saint-Père a dit à
l'assemblée sa solidarité envers le peuple philippin durement
frappé par un typhon. L'épreuve a été forte, a-t-il dit, mais
"j'ai vu combien les philippins étaient forts eux aussi. Oui,
la foi peut surgir des ruines... On ne sait pas pourquoi ces
catastrophes surviennent, car nous ignorons beaucoup de choses. En
grandissant l'enfant pose des questions à ses parents, des pourquoi
à ce qu'il ne comprend pas". Dans son insécurité, ce n'est
pas tant une réponse qu'il attend mais d'être rassuré. "Dans
des moments de grande épreuve, ne cessez pas de vous demander
pourquoi, d'attirer comme les enfants l'attention du Père, afin que
sa tendresse de père céleste se pose sur votre peuple". Dans
de pareilles circonstances, a-t-il conclu, "la prière du
pourquoi est une force, qui ne réclame pas d'explications mais
seulement le regard de Dieu. Je vous accompagne dans cette prière du
pourquoi".
MARIE, PREMIERE ICONE DE L'ESPERANCE
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Hier en
fin d'après-midi, le Saint.Père s'est rendu au couvent romain des
moniales camaldules, à l'occasion de la Journée de la vie
contemplative de l'Année de la foi. Après les vêpres récitées
avec la communauté et une brève adoration eucharistique, il a
prononcé une homélie dont voici de larges extraits: "Marie est
la mère de l'espérance, la plus expressive icône de l'espérance
chrétienne. Toute sa vie fut d'espérance, à commencer par son oui
de l'Annonciation... A Bethléem ensuite, lorsque naquit dans la
pauvreté celui qui avait été annoncé comme sauveur d'Israël et
Messie, puis lors de la Présentation au Temple quand la Prophétesse
Anne et le Vieillard Siméon lui prédirent qu'une épée lui
transpercerait le coeur... Elle comprit alors que sa mission serait
unie à celle de son fils et dépasserait son rôle de mère... Face
à tant de difficultés et aux surprises du projet divin, l'espérance
de Marie, la femme de l'espérance, n'a jamais vacillé. Cela montre
que l'espérance se nourrit d'écoute, de contemplation et d'attente
que le temps du Seigneur arrive... Commençant sa vie publique, Jésus
devint Maître et Messie, et sa mère envisagea sa mission avec joie
mais aussi avec appréhension. Progressivement Jésus devint ce signe
de contradiction annoncé par Siméon et, au pied de la Croix, elle
devint la femme de la douleur mais aussi de l'attente de
l'accomplissement d'un mystère plus grand que sa douleur. Tout
semblait accompli, l'espérance éteinte. Marie aurait pu se dire au
regard des promesses de l'Annonciation...qu'elle avait été trahie.
Mais non, bienheureuse qui a cru, elle a vu sa foi s'ouvrir la
nouvelle espérance, le demain de Dieu. Souvent je pense", a dit
le Pape, "que nous ne savons pas attendre avec espérance ce
demain de Dieu. Nous voulons un aujourd'hui. Ce demain de Dieu fut
pour Marie l'aube du jour de Pâque... L'unique lampe allumée dans
le tombeau de Jésus était l'espérance maternelle, l'espérance de
l'humanité toute entière. Cette lampe est-elle encore allumée dans
les monastères. Y attend-on encore le demain de Dieu?... Voyons en
Marie, présente à tout moment de l'histoire du salut, ce témoignage
solide dans l'espérance. Mère de l'espérance, soutiens nous dans
les moments sombres, de difficulté ou de doute, de défaite humaine
vraie ou apparente".
LA DOCTRINE SOCIALE CONTRE L'IDOLE DE L'ARGENT
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Le
Saint-Père a fait parvenir un message vidéo au troisième Festival
de la doctrine sociale de l'Eglise (Vérone, Italie, 21 - 24
novembre). Commentant le thème choisi ("Moins d'inégalités,
plus de différences"), il a dit qu'il met en valeur "la
richesse plurielle des personnes, de leurs talents, contre une
homologation qui paradoxalement accroît les inégalités".
Faisant allusion plus particulièrement aux jeunes et au troisième
âge, il a souligné que leur différence "met en valeur la
personne, à l'inverse du risque d'écarter tel ou tel individu"
qui ne serait pas en mesure de remplir son rôle social. Souvent on
considère aujourd'hui "les jeunes comme les personnes âgées
inutiles car ne répondant pas aux logiques de la productivité mais
à une vision utilitaire de la société" qui ne veut pas
investir sur la valeur de personnes considérées "comme
passives, improductives dans le cadre de l'économie de marché.
"Alors que les jeunes comme les anciens sont tous des richesses
et constituent ensemble l'avenir d'une société. Les premiers sont
la force nécessaire pour aller de l'avant, les autres la mémoire et
la sagesse d'un peuple... La doctrine et le magistère social de
l'Eglise sont une référence capitale, fruit de réflexion et
d'action, utile pour garder le cap. Le monde de la finance et de
l'économie est naturellement attiré par le profit au risque de le
servir seulement, de devenir esclave de l'argent. Faite d'espérance,
la doctrine sociale...est aujourd'hui encore en mesure d'orienter les
gens et de garantir leur liberté. Il faut du courage, de la
réflexion et la force de la foi pour travailler dans l'économie en
mettant au coeur de l'action la dignité de la personne et non
l'idole de l'argent... Cette dignité va de pair avec le travail. La
solidarité doit s'étendre à la garantie de l'emploi, et la
coopération est importante pour la pluralité du marché de l'offre.
Si ce point est l'objet de certaines incompréhensions au niveau
européen, ne pas considérer comme actuelle une telle pluralité
dans le monde productif est un appauvrissement où l'homologation
prend la place des différences d'identité".
ORIENT CATHOLIQUE ET DIALOGUE INTER-RELIGIEUX
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). La Congrégation pour les Eglises
orientales a conclu sa réunion plénière. Les travaux, qui ont
tracé un bilan des indications conciliaires relatives à l'Orient
catholique, se sont déroulés dans un climat d'harmonie et
d'expérience synodale qui ont reflété la beauté de
l'ecclésiologie de Vatican II et en particulier la valeur de l'unité
dans la diversité. Il a été question de la juste reconnaissance
des origines apostoliques des Eglises orientales et du phénomène
migratoire qui les frappe mettant en péril le maintien des chrétiens
au proche et au moyen Orient. Les chrétiens de cette région du
monde "ont été fortement pénalisés par les conséquences du
conflit irakien, comme ils le sont aujourd'hui par le conflit syrien
ou l'interminable question israélo-palestinienne ou la remise en
question du pluralisme égyptien". Les pasteurs de ces Eglises
doivent s'efforcer d'étendre leur attention à tous leurs fidèles,
quelques soient leurs lieux de résidence et selon leurs propres
traditions, en développant de nouvelles structures ecclésiales dans
les pays de diaspora. Les participants ont également abordé la
question du dialogue oecuménique et de rapports fraternels qui
doivent monter qu'il est possible d'être en communion avec l'Evêque
de Rome sans renoncer à ses traditions, à sa liturgie et à son
autonomie... L'Orient catholique doit faire en sorte que le dialogue
inter-religieux soit vécu au quotidien" dans les pays
bibliques.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 22 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Henryik
Józef Nowacki, Nonce apostolique en Suède, Islande, Danemark,
Finlande et Norvège.
Mgr.Giovanni
d'Aniello, Nonce apostolique au Brésil.
M.Joseph
Blatter, Président de la FIFA.
jeudi 21 novembre 2013
DONNER L'EXEMPLE DE L'HUMILITE
Cité
du Vatican, 21 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
pour la première fois tous les Patriarches et les Archevêques
Majeurs des Eglises orientales catholiques, auxquels il a d'abord dit
"sa grande estime pour l'héritage spirituel de l'Orient
chrétien". Puis il a rappelé que dans son exhortation
post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, Benoît XVI a dressé le
profil du chef d'Eglise qui doit veiller à la communion et être
serviteur de l'unité ecclésiale. "Pour que notre témoignage
soit crédible, nous devons toujours rechercher la justice, la piété,
la foi, la charité, la patience et l'humilité, un mode de vie
sobre, à l'image du Christ, qui s'est dépouillé pour nous enrichir
de sa pauvreté. Surtout lorsqu'ils sont marginalisés, les fidèles
attendent des évêques et des prêtres un zèle paternel et une
charité fraternelle... Ils réclament la transparence dans la
gestion des biens matériels et l'attention envers tous ceux qui sont
dans le besoin, et ceci dans une stricte application de la pratique
synodale, caractéristique des Eglises d'Orient".
NON A UN MOYEN ORIENT SANS CHRETIENS
Cité
du Vatican, 21 novembre 2013 (VIS). Recevant les participants à
l'assemblée plénière de la Congrégation pour les Eglises
orientales, le Saint-Père s'est adressé tout
particulièrement aux Patriarches et Archevêques Majeurs des Eglises
orientales, actuellement réunis à Rome. Vatican II, a-t-il dit, "a
eu également le mérite de rappeler clairement que la tradition
apostolique et patristique, patrimoine révélé par Dieu et partagé
par l'Eglise universelle, se reflète dans la liturgie et la
théologie, la spiritualité et la discipline des Eglises
orientales". Le chemin parcouru depuis le concile a permis de
favoriser "l'unité de tous les chrétiens, et des orientaux en
particulier. L'Esprit les a guidées sur les rudes sentiers de
l'histoire, alimentant leur fidélité au Christ, à l'Eglise
universelle et au Successeur de Pierre. Elles l'ont souvent payé
cher, jusqu'au martyr, et l'Eglise toute entière leur en est grée".
Au sein de celle-ci, a rappelé le Pape, il est légitime que des
Eglises particulières "aient leurs traditions propres sans
toucher au primat de Pierre, qui préside à la communion universelle
de la charité, garantit la variété des légitimités et veille à
ce qu'aucune n'entrave l'unité et que toutes la servent. Si cette
variété légitime inspirée par l'Esprit n'est pas un obstacle à
l'unité de l'Eglise, il faut redire avec les pères conciliaires
qu'elle lui est nécessaire".
Puis
le Pape François a salué le refleurir des Eglises orientales dans
les pays longtemps soumis au communisme. "Le dynamisme de celles
qui découlent de la prédication de l'apôtre Thomas, la
persévérance de celles qui vivent au proche et moyen Orient,
souvent comme de petits troupeaux et dans un contexte hostile ou
conflictuel, parfois mêmes persécutées" sont exemplaires. La
diaspora de toutes ces Eglises orientales s'est notablement accrue,
et il faut tout faire pour faciliter la cure pastorale des
communautés stablement transplantées de par le monde.
Parallèlement, "il convient de promouvoir la communion et la
fraternité de ces communautés avec l'Eglise latine, ce qui portera
à une nouvelle vitalité des organismes consultatifs existant entre
les Eglises ortientales, mais aussi entre chacune d'entre elles et le
Saint-Siège. Ma pensée se tourne tout particulièrement à la terre
où est né et a vécu, où est mort et ressuscité le Christ... Tout
catholique doit être reconnaissant envers les Eglises qui y vivent,
et apprendre d'elles le patient et délicat exercice quotidien de
l'oecuménisme et d'un dialogue inter-religieux, parfois touchés par
le découragement. Le cadre géographique, historique et culturel
dans lequel elles se trouvent depuis des siècles en font des
interlocuteurs naturels des autres confessions chrétiennes et des
autres religions. La situation des chrétiens dans plusieurs régions
du proche et du moyen Orient est très préoccupante, due notamment
aux lourdes conséquences de tensions et de conflits. Après la Terre
Sainte, l'Irak, l'Egypte et la Syrie souffrent, et l'Evêque de Rome
ne cessera de parler tant que la dignité de gens de toute religion
sera offensée, tant que des hommes et des femmes seront privés du
nécessaire, sans avenir, contraints à la fuite ou à l'exil. Avec
tous les pasteurs des Eglises orientales, je lance un appel au
respect des droits de tous à vivre dans la dignité et à professer
librement leur foi. Nous ne nous résignons pas à la perspective
d'un proche et moyen Orient sans chrétiens, de ces chrétiens qui
depuis 2.000 ans confessent le nom de Jésus et qui sont à plein
titre citoyens, libres de vivre leur religion et leurs traditions au
sein des sociétés dont ils font partie. La souffrance des faibles
et le silence des victimes imposent de se demander ce qui reste de la
nuit! Continuons donc à être des sentinelles, certains que le
Seigneur nous aidera. Je m'adresse donc à l'Eglise toute entière
que j'encourage à la prière afin que le coeur miséricordieux de
Dieu nous obtienne la réconciliation et la paix. La prière désarme
la folie et favorise le dialogue. Sincère et persévérant, le
dialogue raffermira notre voix et lui permettra d'être entendue par
les responsables politiques". Le Saint-Père a conclu en
évoquant Jérusalem, "où nous sommes tous spirituellement nés.
Puisse-t-elle être consolée afin de devenir vraiment prophétique
en annonçant la convocation définitive de l'Orient et de l'Occident
voulue par Dieu".
FUNERAILLES DES VICTIMES DE SARDAIGNE
Cité
du Vatican, 21 novembre 2013 (VIS). Hier le
Substitut de la Secrétairerie d'Etat a assisté à Olbia (Italie), à
la messe de funérailles des victimes des inondations qui ont dévasté
la Sardaigne. Originaire de l'île, Mgr.Angelo Becciu a assuré la
population de la solidarité et de la prière du Pape: "Il est
spirituellement parmi nous et partage votre peine. Il veut aussi
inviter tout le monde à l'espérance, à ne pas céder au désespoir,
et à comprendre que le respect de l'environnement et l'entretien du
territoire peuvent éviter de pareilles tragédies... Le Pape confie
à Notre Dame de Bonaria les victimes et toutes les personnes
plongées dans l'affliction et l'épreuve. Puisse son intercession
maternelle sécher les larmes et guérir les blessures".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 21 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Thomas Msusa, SMM, Archevêque de Blantyre (superficie 9.166,
population 5.166.000, catholiques 1.539.209, prêtres 93, religieux
384), au Malawi. Il était jusqu'ici Evêque de Zomba (Malawi).
Nommé
le P.Paskalis Bruno Syukur, OFM, Evêque de Bogor (superficie 18.368,
population 17.000.000, catholiques 83.406, prêtres 76, religieux
205), en Indonésie. L'Evêque élu, né en 1962 à Ranggu
(Indonésie), a émis ses voeux religieux en 1989 et a été ordonné
prêtre en 1991. Licencié en spiritualité, après avoir été
Provincial de son ordre en Indonésie, il en était jusqu'ici
Définiteur Général depuis 2009.
Nommé
Mgr.Celmo Lazzari, CSI, Vicaire apostolique de San Miguel de
Sucumbíos (superficie 13.287, population 143.300, catholiques
139.000, prêtres 30, diacres 7, religieux 50), en Equateur. Il était
jusqu'ici Vicaire apostolique de Napo (Equateur).
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Rainer Klug à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Freiburg im Breisgau (Allemagne).
mercredi 20 novembre 2013
LA DIMENSION COMMUNAUTAIRE DU PARDON DES PECHES
Cité
du Vatican, 20 novembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale
tenue ce matin Place St.Pierre en présence de 35.000 fidèles, le
Pape François a évoqué le "pouvoir des clefs", symbole
de la mission donnée par le Christ à ses apôtres. Le pardon des
péchés relève de l'Esprit, et "lorsque il se manifesta pour
la première fois à eux au Cénacle, le Ressuscité leur souffla
dessus en leur disant: Recevez l'Esprit. A qui vous pardonnerez les
péchés seront remis, à qui vous n'accorderez pas le pardon les
péchés ne seront pas remis. Désormais corporellement transfiguré,
Jésus est l'homme nouveau qui offre le don pascal fruit de sa mort
et de sa résurrection, sa paix, sa joie, la rémission des péchés,
la mission. Mais par dessus tout, il offre l'Esprit qui est source de
tout cela. Le souffle et les paroles du Christ annonçant l'Esprit
indiquent une vie régénérée par le pardon. Mais avant même cela,
il a montré ses plaies, aux mains et au côté, prix de notre salut.
C'est l'Esprit qui nous apporte le pardon à travers les plaies de
Jésus... L'Eglise est dépositaire du pouvoir des clefs. Dans sa
miséricorde souveraine, Dieu pardonne chacun mais il veut que ceux
qui appartiennent au Christ, les membres de l'Eglise, reçoivent son
pardon par l'intermédiaire des ministres de la communauté
ecclésiale... Ainsi nous appelle-t-il à vivre la réconciliation
dans sa dimension ecclésiale, communautaire". L'Eglise
accompagne notre conversion tout au long de cette vie. Le pouvoir des
clefs, qui ne lui appartient pas, car elle est seulement au service
de la miséricorde divine... Par la fauter de l'individualisme et du
subjectivisme, beaucoup de gens et nombre de chrétiens ne
comprennent plus la dimension ecclésiale du pardon. Dieu pardonne
tout pécheur repenti mais le chrétien est lié au Christ qui est
uni à l'Eglise. Pour le chrétien, c'est comme un don
supplémentaire, qui implique un engagement de plus, celui de passer
humblement à travers le ministère ecclésial. C'est un point qu'il
faut remettre en valeur... Le pénitent confesse ses péchés au
prêtre qui lui accorde le pardon de Dieu. A cet instant il sait que
Dieu l'a pardonné... Le prêtre est l'instrument de ce pardon...et
chacun de nous en a besoin. Qui n'a pas besoin de la miséricorde? Un
homme pardonné devient instrument de miséricorde en offrant l'amour
infini du Père. Certains disent se confesser directement à Dieu. Si
Dieu écoute toujours dans le sacrement de la réconciliation, il
envoie un frère porter son pardon au nom de l'Eglise... Pour la
rémission des péchés...le coeur du prêtre doit être en paix. Il
doit être humble et ne pas agresser le pénitent. Il doit être
rempli de miséricorde et capable de transmettre l'espérance à qui
en se confessant recherche le pardon comme ceux qui s'approchaient de
Jésus pour être guéris. Un prêtre qui ne serait pas dans ces
conditions ne devrait pas administrer le sacrement de la
réconciliation avant de corriger son attitude. Les pénitents ont
droit à de véritables serviteurs du pardon divin... N'oublions pas
que Dieu ne cesse de pardonner. Par le ministère sacerdotal il
enlace le pécheur repenti, le régénère et le relève afin qu'il
reprenne la bonne voie".
SALUTS PARTICULIERS
Cité
du Vatican, 20 novembre 2013 (VIS). Après la
catéchèse, le Saint-Père a salué les divers groupes
linguistiques, et à eu une pensée pour toutes les victimes des
inondations de Sardaigne. Puis il a rappelé que c'est demain, fête
de la Présentation de Marie, la Journée de prière pour les
cloîtrés: "Remercions le Seigneur pour toutes ces personnes
qui dans les monastères ou les ermitages se consacrent à Dieu dans
le silence et la prière.... Soutenons les spirituellement et
matériellement afin qu'elles poursuivent leur importante mission".
Le 22 novembre, a poursuivi le Pape, "les Nations-Unies
inaugurent l'Année de la famille rurale, afin de rappeler combien
l'économie agricole et le développement rural trouvent dans la
famille un agent concret du respect de la création. Dans le travail
également, la famille est un modèle de fraternité et de
solidarité, sensible aussi à ceux qui ont le plus besoin de soins
ou d'aide, de manière à éviter d'éventuels conflits sociaux. Tout
en saluant l'initiative, puisse-t-elle mettre en valeur les
innombrables bien faits que la famille apporte au progrès
socio-économique, moral et culturel de l'humanité".
SOLIDARITE AVEC LES SARDES
Cité
du Vatican, 20 novembre 2013 (VIS). Le
Saint-Père a fait parvenir au Président des évêques de la
Sardaigne (Italie), un télégramme de solidarité à transmettre aux
personnes frappées par des inondations qui, outre de des victimes et
des blessés, ont provoqué de graves dégâts matériels. Il prie
pour le repos des défunts et pour les personnes éprouvées,
encourageant les secours et appelant à la solidarité.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 20 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Armando Antonio Ortíz Aguirre, Evêque de Ciudad Lázaro
Cárdenas (superficie 14.800, population 846.000, catholiques
787.000, prêtres 43, religieux 82), au Mexique. L'Evêque élu, né
en 1952 à Guanajuto (Mexique) et ordonné prêtre en 1977, était
jusqu'ici curé de paroisse. Licencié en philosophie, il a été
enseignant et directeur spirituel, puis Vice Recteur du grand
séminaire diocésain de León (Mexique), aumônier d'hôpital,
directeur spirituel de séminaire, coordinateur de la commission
presbytérale de ce même diocèse.
mardi 19 novembre 2013
AU SERVICE DE LA PERSONNE AGEE MALADE
Cité
du Vatican, 19 novembre 2013 (VIS). Ce
matin, près la Salle de Presse, Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du
Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, assisté de
Mgr.Jean-Marie Mupendawatu, Secrétaire, du P.Augusto Chendi, MI,
Sous Secrétaire, de Mme Gabriella Salvini Porro, Présidente de la
Fédération Alzheimer Italie, et de M.Gabriele Carbone, Directeur de
l'Unité Alzheimer de l'Hôpital de Guidonia, a présenté la XXVIII
Conférence internationale du dicastère, consacrée à l'Eglise au
service de la personne âgée malade (traitement des pathologies
neuro-dégénératives) qui se déroulera du 21 au 23 novembre. Il
s'agit, a dit Mgr.Zimowski, d'approfondir l'échange des connaissance
et des expériences, mais aussi "la réflexion et la prière
destinées à améliorer l'assistance médicale et le service
pastoral des patients". La conférence s'ouvrira le 21 par une
messe en la Basilique vaticane et sera clôturée par l'audience du
Pape du 23, à la veille de la clôture de l'Année de la foi. Elle
accueillera 700 chercheurs, médecins, volontaires et ecclésiastiques
au service du troisième âge, représentant 57 pays. "L'Eglise
est au service de la personne âgée malade, et en l'occurrence de
qui est frappé par les maladies dégénératives. Ce thème a été
choisi en fonction de son importance et de l'accroissement du
phénomène. Comme l'a répété le Pape François, ce service
pastoral aide à rendre la société plus solidaire et plus compacte,
en faisant en sorte que ses éléments les plus faibles soient à
plein titre insérés et respectés... Les diverses formes de la
démence sénile, la maladie d'Alzheimer dans plus de la moitié des
cas, frappent 35 millions de personnes, avec un accroissement annuel
de 7, 7 millions. On estime qu'en 2030 les patients dépasseront les
65 millions. Or l'impact de ces maladies dépasse celui vécu par les
malades pour peser sur les famille et la société nationale toute
entière". Si dans de nombreux pays les institutions publiques
font face, il est nécessaire que les familles et les paroisses se
mobilisent aussi, qu'entrent en jeu des associations et des ONG pour
faire la différence. "Beaucoup reste à faire, et comme on l'a
redit lors de la dernière Journée mondiale de la personne âgée,
les anciens ne doivent pas être écartés, pas plus de la société
ecclésiale que de la société civile... Or notre pastorale n'est
pas toujours préparée à cette tâche. Il faut pouvoir offrir des
moyens à ces personnes de s'occuper intelligemment, voir de les
rendre utiles. Certes l'évangélisation est une autre chose, et
l'évangélisation du troisième âge signifie" récupérer et
valoriser les acquis spirituels en activant "la solidarité
inter-générations, de manière à ce que l'Eglise soit une
véritable famille... Lorsque la vie est fragilisée, elle ne doit
pas pour autant se déprécier et perdre sa dignité. Chacun est
voulu et aimé de Dieu, chacun est important et nécessaire".
Les travaux de cette nouvelle conférence se déclineront en: Le
soins apportés aux personnes affectées de maladies
neuro-dégénératives, Epidémiologie et politique sanitaire,
Recherche et thérapies, Les patients et les lieux de soins,
Prévention et avancées technologiques, Perspectives théologiques
et pastorales, L'action de l'Eglise".
DIALOGUE INTER-RELIGIEUX A VIENNE
Cité
du Vatican, 19 novembre 2013 (VIS). Hier à Vienne (Autriche), le
Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le
dialogue inter-religieux, est intervenu à la session d'ouverture de
la conférence du Centre international Roi Abdallah Ben Abdelaziz
pour le dialogue inter-religieux, dont le Saint-Siège et
co-fondateur et observateur. Le but de la conférence est de
sensibiliser la jeunesse afin qu'elle ait une image objective,
honnête et constructive de l'autre. Dans ce but, trois sujets étant
abordés durant ces trois années, l'accent est mis en 2013 sur
l'éducation. Ceci explique la présence à Vienne des ministres de
l'éducation de nombreux pays.
Le
dialogue inter-religieux, a dit le représentant du Saint-Siège,
"rend attentif à ne pas donner des autres religions une vision
négative, que ce soit dans le monde enseignant, dans les media ou
dans le discours religieux. Il nous enseigne à ne pas relativiser
les convictions religieuses différentes des nôtres, qui plus est en
leur absence, mais également à prendre en compte tous les aspects
de cette variété, ethniques ou culturels, les différents points de
vue, de ne pas envisager cette richesse comme une menace". Ce
dialogue nous conduit "à mieux écouter l'autre, à mieux le
connaître, à réfléchir avant tout jugement, de présenter notre
foi et nos raisonnements avec respect et simplicité. Tout ce permet
aussi de rendre à Dieu ce qu'il mérite, en contribuant à inspirer
la fraternité, à proposer la sagesse et à offrir le courage
d'agir... La personne est au centre de notre préoccupation, l'objet
de l'attention des leader politiques comme religieux, d'autant que
nous sommes tous citoyens et croyants non citoyens ou croyants. Nous
appartenons tous à la famille humaine dont nous partageons la
dignité, les problèmes et les droits, appelés ensemble à
accomplir un même devoir". Un des but du Centre, a conclu le
Cardinal "est de promouvoir l'intelligence du coeur, le respect
de tout ce que Dieu accomplit en chacun de nous, le respect donc du
mystère que chaque homme représente. C'est pourquoi les religions
ne doivent pas générer des attitudes de supériorité ou
d'exclusion... Mieux se connaître permet de partager capacités et
perspectives, de rendre ce monde plus lumineux et plus sûr, d'y
vivre dans la fraternité".
RESTAURATION DE LA CATACOMBE DE PRISCILLE
Cité
du Vatican, 19 novembre 2013 (VIS). La Commission pontificale
d'archéologie présente à 16 h sur place la restauration de la
Catacombe de Priscille, et les découvertes qu'elle a occasionné ces
cinq dernières années. Assisté du Vice Directeur de la Salle de
Presse le P.Ciro Benedettini, le Cardinal Gianfranco Ravasi,
Président du Conseil pontifical pour la culture, présentera avec
l'aide des fouilleurs et restaurateurs les résultats de l'opération
sur la catacombe, et en particulier la basilique funéraire de saint
Silvestre, Pape du IV siècle et le Cubiculum de Lazare voisin, orné
de fresques paléochrétiennes. Les récents travaux permettront une
visite plus aisée et complète de ce complexe funéraire. La partie
antérieure de la basilique servait jusqu'ici de lieu d'exposition de
centaines de fragments de sarcophages qui, restaurés, ont été
parfois reconstitués. Leur nouvelle présentation propose un
éventail de la sculpture funéraires tardo-antique. Outre la visite,
il sera possible d'observer ces pièces sur le site mupris.net, qui
proposera aussi sur Google Maps les catacombes de la Via Salaria dont
celle de Priscille (Views Priscilla).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican,19 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Michael
F.Olson, Evêque de Fort Worth (superficie 62.007, population
3.287.000, catholiques 710.000, prêtres 129, diacres 109, religieux
151), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1966 à Park
Ridge (USA) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Recteur du
séminaire d'Irving (USA). Docteur en théologie, il a enseigné à
la Saint Louis University Medical School, a été formateur de
séminaire, Professeur près la Saint Thomas University de Houston,
Curé de la paroisse St.Pierre de Fort Worth, Vicaire Général de ce
même diocèse et consulteur diocésain.
Mgr.Mariano
Crociata, Evêque de Latina - Terracina - Sezze - Priverno
(superficie 1.371, population 326.758; catholiques 320.223, prêtres
146, diacres 16, religieux 238), en Italie. Il était jusqu'ici
Secrétaire Général de la Conférence épiscopale italienne.
lundi 18 novembre 2013
LES NOUVEAUX STATUTS DE L' "AIF"
Cité
du Vatican, 18 novembre 2013
(VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège a publié
un communiqué concernant le Motu Proprio du Pape François relatif
au nouveaux Statuts de l'Autorité d'information financière (AIF):
"Ce jour est publiée la le Motu proprio du 15 novembre
dernier, par lequel le Saint-Père a approuvé les nouveaux Statuts
de l'Autorité d'information financière (document joint). Cette
mesure pontificale entrera en vigueur le 21 novembre. Comme on le
sait, avec le Motu Proprio du 8 août et la Loi XVIII du 8 octobre,
sur les normes en matière de transparence, surveillance et
information financière, le Pape François avait renforcé le cadre
institutionnel du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican.
En vue de prévenir et de lutter contre les activités illicites en
matière financière, il avait conféré à l'AIF, en plus des
fonctions qu'elle remplissait déjà
sur la base du Motu Proprio de Benoît XVI du 30 décembre 2010, la
fonction de surveillance de tous les organismes exerçant une
activité de nature financière. Le nouveau texte rend la structure
interne de l'AIF conforme aux fonctions qu'elle est appelée à
exercer. Le nouveau statut distingue notamment les rôles et
responsabilités du Président, du Conseil de direction et de la
Direction, pour permettre à l'AIF de remplir plus efficacement son
rôle, avec une entière autonomie et indépendance et en cohérence
avec le cadre institutionnel et juridique du Saint-Siège et de
l'Etat de la Cité du Vatican. En outre, celui-ci institue un Bureau
spécial pour la surveillance et le dote des ressources nécessaires".
Le
document est disponible en italien et en anglais sur http :
www.vatican.va/holy_father/francesco/motu_proprio/index_it.htm
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