Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). A l'occasion hier de la Journée
mondiale de l'alimentation, le Pape a fait parvenir un message à la
FAO. Destinée à sensibiliser l'opinion publique à la question
alimentaire et à la lutte contre la faim, la malnutrition et la
pauvreté, cette journée donne voix de qui, dans le monde, ne mange
pas à sa faim. "Malgré les progrès enregistrés dans
plusieurs régions du monde, la situation est inquiétante car on
enregistre une diminution globale des aides au développement... Le
thème proposé cette année par la FAO (Agriculture familiale,
nourrir le monde et avoir soin de la planète) souligne la nécessité
de repartir des individus et des groupes de personnes afin de
proposer une nouvelle gestion de tout ce qui touche à
l'alimentation. En cela, il faut reconnaître le rôle fondamental de
la famille rurale et envisager ses potentialités... Favorisant le
dialogue inter-générations, la famille garantie une véritable
intégration sociale, la synergie entre agriculture et caractère
soutenable. La question est si on se préoccupe vraiment de la
famille rurale comme facteur de sauvegarde de la nature pour les
générations à venir? Et de sa fonction de cohésion entre les
individus et les groupes sociaux? Défendre les communautés rurales
de la menace anthropique et naturelle doit être une politique mais
aussi un appui à la prise de décisions facilitées par les
nouvelles technologies, à leur usage dans le respect de
l'environnement. Ainsi pourra-t-on modifier la gestion de la
coopération et des aides internationales aux victimes de la faim et
de la malnutrition... Le monde a plus que jamais besoin de dépasser
ses divisions et les conflits afin de trouver les solutions à une
crise globale qui affecte majoritairement les pauvres... Pensons à
tous ceux qui sont victimes des guerres, de la destruction et de la
misère qu'elles entraînent, la perte des domiciles, la perte des
soins médicaux et des moyens d'éducation, la perte de l'espoir
d'une vie digne. Nous devons avant tout leur être solidaires... Pour
éradiquer la faim il ne suffit pas de palier aux carences chroniques
ou d'apporter des secours d'urgence. Il faut repenser les politiques
d'aide au développement. Jusqu'à quand un système de production
consommation qui exclut grand part de la population mondiale, jusqu'à
quant les miettes tombant des mains des riches? Il est temps de
revenir à la personne, à la communauté réelle, et de ne plus
simplement raisonner en terme de marché. Il faut changer l'approche
du travail, la signification de l'activité économique, de la
production, et penser à la défense de la nature. C'est le seul
moyen de bâtir une paix véritable, menacée aussi par l'insécurité
alimentaire. L'Eglise catholique poursuivra partout sa mission
caritative, disposée à accompagner des politiques concrètes,
consciente que la foi se manifeste dans la mise en oeuvre du projet
de Dieu pour l'humanité. Elle continuera à prêcher la fraternité
qui, au-delà des chrétiens, intéresse tous les peuples".
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vendredi 17 octobre 2014
Message au monde universitaire catholique italien
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a adressé un
message à la Fédération universitaire catholique italienne, à la
veille du congrès qu'elle organise sur Paul VI qui en fut de 1925 à
1933 l'Assistant ecclésiastique, et qui sera béatifié ce dimanche.
Après avoir constaté que l'étude est le mot d'ordre du monde
universitaire, laquelle "tend l'homme vers la vérité", il
affirme qu'on ne saurait "se contenter de vérités partielles
ou d'illusions rassurantes. L'étude doit impliquer une perception
croissante de la réalité. Ceci n'est possible que dans l'humilité
d'écoute et la largeur de vue". Puis il a évoqué l'importance
de la recherche. L'étude, écrit le Pape, doit être recherche,
dialogue et échange. Puisse la FUCI rester fidèle à l'humilité
dans la recherche, dans l'acceptation de l'inconnu, dans l'ouverture
à l'autre et la disponibilité à aller de l'avant avec quiconque
cherche la vérité, qu'il s'agisse d'un croyant ou d'un non croyant,
d'un étranger ou d'un exclu. La recherche doit sans cesse
s'interroger et être ouverte au mystère de la foi. Elle permet
cette rencontre entre foi, raison et science et les fait
harmonieusement dialoguer... Cette méthode permet de tendre vers
l'objectif ambitieux de résoudre la fracture entre Evangile et
culture contemporaine, sans nier les différences mais en les
valorisant". Le troisième concept avancé par le Saint-Père
est celui de frontière. L'université est une frontière, un espace
où l'on peut recevoir et soigner les pauvretés existentielles,
comme la pauvreté de relation ou la pauvreté de formation, qui
consistent à accumuler les connaissances sans créer de projet à
usage social, utile à une fraternité réelle. Ayez soin de
rencontrer l'homme d'aujourd'hui, d'en comprendre les joies et les
attentes, les difficultés et les problèmes. Ne dressez pas de
barrières sous prétexte de défendre votre frontière, car elles
empêchent toute rencontre avec le Seigneur... On a besoin dans la
culture de se retrouver tous ensemble, ce qui permet de dépasser les
incompréhensions entre peuples. Vous y parviendrez en alimentant une
culture du débat et de la fraternité".
Benoît XVI assistera à la béatification de Paul VI
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse
a confirmé que Pape émérite assisterait dimanche à la messe de
béatification de Paul VI, comme les deux cardinaux ayant eux aussi
été créés par ce Pape: Paulo Evaristo Arns (Brésil) et William
Wakefield Baum (USA). Parallèlement, le Cardinal Giovanni Battista
Re, accompagné de l'Abbé Pierantonio Lanzoni, Délégué épiscopal
de Brescia (diocèse natal) pour la commémoration de Paul VI, du
P.Antonio Marrazzo, CSSR, Postulateur de la cause, et de l'Abbé
Davide Milani, Porte-paorle du diocèse de Milan (dont le futur Pape
fut titulaire de 1954 à 1963), a tracé un portrait du nouveau saint
et évoqué la place qu'il occupe dans l'histoire de l'Eglise
contemporaine. Cet après-midi près Radio Vatican, le Cardinal Paul
Poupard proposera son témoignage, ainsi que l'Abbé Angelo Maffeis,
Président de l'Institut Paul VI, et Fausto Monti, neveu du défunt
Pape. La première des manifestations organisées autour de la
béatification seront, demain en la Basilique romaine des XII
Apôtres, les vêpres que présidera le Cardinal Angelo Scola,
Archevêque de Milan. Lundi 20 octobre, à 9 h 30' en la Basilique
St.Paul Hors les Murs, le Cardinal Scola célébrera une messe
d'action de grâce pour les fidèles venus de Milan et Brescia.
Audiences
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Métropolite Hilarion de Volokolamsk, Président du Département pour
les relations extérieures du Patriarcat de Moscou.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
SB
le Cardinal Louis-Raphaël I Sako, Patriarche chaldéen.
Le
Cardinal José Saraiva Martins.
jeudi 16 octobre 2014
Douzième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 16 octobre 2014 (VIS). La
douzième Congrégation générale, qui s'est tenue ce matin en
présence du Saint-Père, a vu la présentation des rapports des dix
Circuli Minores: trois en anglais, deux en espagnol, deux en
français, trois en italien. Ces textes proposent une évaluation de
la Relatio post Disceptationem, document provisoire de mi-parcours
synodal, ainsi que propositions pour la Relatio Synodi, document
final définitif. Bien qu'elle ait été légitime, on a mis en doute
l'opportunité de publier la RDP car ce document de travail ne
présente pas l'opinion partagée par les pères synodaux. Saluant
les efforts déployés comme le contenu de ce textes, les groupes
linguistiques ont exposé leurs suggestions
On
a d'abord souligné que la RDP regroupait les préoccupations des
familles en crise, sans toucher plus largement au message de
l'Evangile de la famille, au fait que la mariage est un sacrement
d'union indissoluble entre un homme et une femme, et que de très
nombreux couples y croient toujours. C'est pourquoi la RS devra
contenir un fort encouragement et soutien de l'Eglise à
l'institution familiale. Dans ce sens il est essentiel de mieux
exposer la doctrine du mariage comme don de Dieu. On a suggéré
d'inclure dans la RS des éléments qui ne figurent pas dans la RDP
comme l'adoption, pour lesquelles il faut simplifier les procédures,
ou la biotechnologie, comme la diffusion de la culture sur le web
pour aider la vie de la famille, ainsi qu'une note sur l'importance
de politiques en faveur de la famille. Il convient aussi d'être plus
attentifs à la présence des personnes âgées au sein de la
famille, aux familles prolongées dans la pauvreté extrême, à la
question prostitution, à celle des mutilations génitales féminines,
l'exploitation sexuelle des enfants et le travail infantile. Insister
sur son rôle de transmission de la foi et d'évangélisation
permettra de souligner aussi la vocation missionnaire de la famille,
tout en exprimant de manière globale et équilibrée ce qu'est la
famille chrétienne.
Quant
aux situations difficiles, les Circuli ont rappelé que l'Eglise doit
être un espace de compréhension pour tous, de manière à ce que
personne ne se sente exclu. Pour éviter toute confusion, des
approximations comme des euphémismes, il faut être très clairs sur
la loi de gradualité qui ne doit pas devenir gradualité de la loi.
Certains se sont dits perplexes du rapprochement fait avec la
paragraphe 8 de Lumen Gentium car il risque de faire croire à une
volonté de l'Eglise de légitime les situations familiales
irrégulières, même si celles-ci peuvent être un étape vers le
sacrement matrimonial. D'autres ont exprimé le voeu d'approfondir le
concept de communion spirituelle, en vue de le préciser et de le
diffuser. Pour ce qui est de l'accès des divorcés remariés à la
communion, on souhaite que la doctrine demeure ce qu'elle est tout en
envisageant des exceptions dans une perspective de compassion et de
miséricorde. Ceci, à des conditions précises. Il faudrait
soumettre la question à une commission inter-disciplinaire. Il
faudrait également être plus attentifs aux divorcés non remariés,
qui sont souvent des témoins héroïques de la fidélité conjugale.
Les procédures de reconnaissance de la nullité ou de la validité
doivent être accélérées. Et il faut que les enfants soient
considérés non comme une charge mais comme un don de Dieu, fruits
de l'amour conjugal. On a recommandé une meilleure orientation
christocentrique du mariage, et un plus solide rapprochement entre
sacrement du baptême et sacrement du mariage, car pour inviter
l'homme à la conversion il faut que la vision du monde passe par
l'Evangile. Sans qu'on puisse définir mariage l'union homosexuelle,
les personnes impliquées doivent être suivis pastoralement et leur
dignité respectée. Il ne doit pas être question d'une approbation
de l'Eglise à leur mode de vie. Quant à la polygamie et en
particulier dans le cas de convertis désirant recevoir les
sacrements, il convient de conduire une étude approfondie. Les
Circuli Minores ont enfin conseillé de plus insister sur Marie et la
Sainte Famille comme modèles familiaux. La Relatio Synodi sera en
tout cas le document préparatoire aux assises synodales d'octobre
2015.
Circuli Minores
Cité
du Vatican, 16 octobre 2014 (VIS). Les
rapports des dix Circuli Minores (A et B français, A, B et C
anglais, A, B et C italien, A et B espagnol) de la III Assemblée
extraordinaire du Synode des évêques ont été présentés ce matin
au cours de la XII Congrégation générale. Il est possible
d'accéder à ces textes par:
http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/10/16/0763/03042.html
Travaux à la Chapelle sixtine
Cité
du Vatican 16 octobre 2014 (VIS). Ce matin en Salle de Presse, le
Directeurs des Musées vaticans a présenté le congrès organisé
les 30 et 31 octobre pour célébrer le vingtième anniversaire de la
ré-inauguration de la Chapelle sixtine par Jean-Paul II, après la
restauration des fresques réalisées sous la direction de Fabrizio
Mancinelli et Gianluigi Colalucci. La manifestation, qui correspond
également au 450 anniversaire de la mort de Michel-Ange, sera
l'occasion de présenter le nouveau système de climatisation et
éclairage du monument, dont la réalisation a débutée il y a trois
ans. Ceci a été rendu nécessaire, a précisé M.Antonio Paolucci,
par le passage annuel de six millions de visiteurs (parfois 20.000
par jour). Il s'agit d'une opération radicale d'aération, qui
implique le filtrage de l'air (poussières et agents contaminants) et
le contrôle de la température, du taux d'humidité et de CO2).
L'autre aspect regarde un nouvel éclairage, complet mais non
invasif, des 2.500 m2 du plus vaste ensemble de fresques de la
Renaissance. Il est maintenant possible d'observer, en entier comme
en détail, ce cycle artistique et catéchistique réalisé sous
l'impulsion de Sixte IV, Jules II et Paul II, qui fait de la Sixtine
"la chapelle du monde".
mercredi 15 octobre 2014
Quel est le destin du peuple de Dieu?
Cité
du Vatican, 15 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a abordé la question du destin du peuple de
Dieu, en citant la réponse de Paul aux thessaloniciens qui
l'interrogeaient: Serons-nous pour toujours avec le Seigneur?
Estimant qu'il s'agit d'une des plus belles phrase de l'Ecriture, il
a demandé à l'assemblée de la répéter trois fois avec lui. Puis
il a rappelé combien l'Apocalypse, "reprend l'intuition des
prophètes et décrit la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel
telle une épouse apprêtée pour son époux. C'est ce que Dieu nous
réserve, ce qui attend l'Eglise...qui suit le Seigneur et se prépare
jour après jour à une sorte de rencontre nuptiale. Oui, ce seront
de véritables noces! S'étant fait homme et faisant de nous une
seule chose avec lui. Par sa mort et sa résurrection il nous a
vraiment épousé et fait du peuple que nous constituons son épouse.
C'est là l'accomplissement du dessein de communion et d'amour
poursuivi par Dieu au long de l'histoire. L'histoire du peuple de
Dieu est celle de chacun de nous... Mais plus qu'épouse, l'Eglise
est appelée à être une cité, symbole parfait de la vie en
commun... Regardons une autre image de l'Apocalypse qui montre tous
les peuples rassemblés sous la même tente, la tente de Dieu...où
il n'y aura plus de dominations ou d'exclusions, sociales, ethniques
ou religieuses. Nous serons tous une seule chose en Christ. Fac à un
tel spectacle, nous ne pouvons que renforcer notre espérance.... Et
l'espérance chrétienne n'est ni un voeu ni un état d'optimisme...
Pour le chrétien, l'espérance est une attente fervente de
l'accomplissement définitif d'un mystère, celui de l'amour de Dieu
dans lequel nous sommes nés à nouveau. Nous y attendons celui qui
doit arriver, le Christ qui est de plus en plus proche et vient nous
introduire dans la plénitude de sa paix et de sa communion. L'Eglise
a le devoir de montrer bien allumée et visible la lampe de
l'espérance...qui éclaire l'humanité sur le chemin qui conduit à
la rencontre avec miséricorde divine... Nous attendons le retour de
Jésus, l'Eglise attend son époux. Alors interrogeons-nous pour
savoir si nous sommes vraiment des témoins crédibles de cette
attente? Nos communautés vient-elles sous le signe de l'espérance
du Seigneur, dans l'attente de sa venue. Ou bien sont-elle endormies
et résignées, au risque d'épuiser l'huile de la foi et de la joie.
Soyons vigilants!".
Cinquième centenaire de la naissance de Thérèse d'Avila
Cité
du Vatican, 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir une
lettre à l'Evêque d'Avila (Espagne) pour le cinquième centenaire
de la naissance de sainte Thérèse d'Avila. Rappelant notamment les
souffrances e les épreuves de sa vie, il a cité la formule où elle
comparaît l'Evangile à un boulet de plomb que l'on traîne avec
difficulté, mais qui peut être source de joie et pousser au service
d'autrui. Pour sainte Thérèse, la prière était "un dialogue
d'amitié, nécessitant parfois d'aller au devant de qui ne nous aime
pas". Puis le Pape a rappelé un des conseils toujours actuels
de Thérèse: Dans une culture du provisoire, il faut vivre pour
toujours la fidélité; dans un monde privé d'espérance, il faut
faire preuve de la fécondité d'un coeur aimant; dans une société
remplie d'idoles, il faut témoigner de ce que Dieu suffit... Thérèse
d'Avila recommandait trois choses seulement: S'aimer les uns les
autres, se dépouiller de tout; une véritable humilité... Le
réalisme thérésien exige des actions plutôt que des émotions...,
le réalisme de l'amour humble face à l'ascétisme forcé".
Cette sainte ne cesse de nous aider à retrouver les sentiers qu'il
nous faut parcourir l'Evangile en main et l'Esprit au coeur".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Antônio
Fernando Brochini, CSS, Evêque d'Itumbiara (superficie 21.156,
population 313.000, catholiques 244.000, prêtres 28, diacres 2,
religieux 26), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Jaboticabal
(Brésil).
Le
P.Vittorio Francesco Viola, OFM, Evêque de Tortona (superficie
2.350, population 281.310, catholiques 274.640, prêtres 175, diacres
20, religieux 409), en Italie. Jusqu'ici Gardien du sanctuaire de la
Portioncule (Italie). L'Evêque élu, né en 1965 à Biella (Italie),
a prononcé ses voeux religieux en 1990 et a été ordonné prêtre
en 1993. Il succède à Mgr.Martino Canessa, dont la renonciation a
été acceptée pour limite d'âge.
mardi 14 octobre 2014
Déclaration du P.Lombardi pour le compte du Secrétariat général du Synode
Cité
du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS). Voici la déclaration lue ce midi
par le Directeur de la Salle de Presse pour le compte du Secrétariat
général du Synode des évêques: A la suite des réactions et
débats ayant suivi la publication de la Relatio post Disceptationem,
à laquelle on a attribué un poids qui ne lui appartient pas, le
Secrétariat rappelle qu'il s'agit d'un document de travail résumant
les interventions et la discussion de la première semaine synodale.
Ce texte est maintenant soumis à l'attention des Circuli Minores, en
conformité au règlement du Synode. Le résultat des travaux des
pères synodaux réunis en comités sera présenté à la
Congrégation générale de jeudi matin prochain.
Onzième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS).
D'entrée, le Cardinal Rapporteur général a lu la Relatio post
Disceptationem, après quoi s'est déroulé le débat libre. En ligne
générale, la Relatio a été appréciée, en particulier pour sa
qualité photographique des interventions des pères synodaux, le
rendu du climat d'ouverture des travaux et la mise en évidence du
thème dominant de l'accueil. Le texte exprime bien l'amour de
l'Eglise pour la famille fidèle au Christ, comme sa capacité d'être
proche des gens en toute circonstance et de comprendre que derrière
les enjeux pastoraux il y a des personnes souffrantes. Le regard du
Synode est bien celui du pasteur envers un troupeau qu'il ne juge pas
à priori. La Relatio contenant plusieurs points de vue qui seront
débattus au cours des Circuli Minores, on a suggéré des réflexions
supplémentaires. Par exemple: Si l'Eglise doit s'ouvrir à qui est
en difficulté, il convient d'insister sur les familles demeurées
fidèles aux enseignements évangéliques, de les remercier et de les
encourager dans leur témoignage. Le Synode devrait mieux affirmer
l'indissolubilité du mariage, et combien la fidélité pour toujours
est une valeur pour la société, évitant ainsi de se focaliser sur
les cas anormaux. Il a été recommandé de porter plus d'attention
au rôle de la femme, fondamentale dans la transmission de la vie et
de la foi, mais aussi à celle des grands parents au sein de la
famille, au concept d'Eglise domestique, à la paroisse comme famille
des familles, à la Sainte Famille comme référence majeure, à la
mission évangélisatrice de la famille.
Il
convient également d'éclaircir le concept de gradualité, car sujet
à confusions. Ainsi à propos de l'accès aux sacrements des
divorcés remariés, le risque est que les exceptions portent à la
règle. On a regretté la quasi absence dans le texte du mot péché,
et rappelé combien le Christ a fortement condamné le danger de
céder à la mentalité du monde. Si on a mis en relief la nécessité
d'une compréhension prudente des homosexuels comme des personnes
vivant l'union libre, qui ne donne pas l'impression d'admettre leur
orientation sexuelle. En tout cas, il y a nécessité de réaffirmer
la place éminente du sacrement baptismal, essentiel pour comprendre
la sacralité du mariage et sa nature de ministère d'annonce de
l'Evangile. Quant à la simplification des procédures en nullité,
des objections se sont exprimées face à la proposition d'attribuer
à l'évêque diocésain de nouvelles compétences qui le
surchargeront. On a aussi estimé nécessaire une plus profonde
réflexion sur la polygamie, avant tout si un converti entend accéder
aux sacrements, et sur la diffusion de la pornographie,
principalement véhiculée par le web, qui constitue un danger pour
la cohésion familiale. Il a enfin été demandé de mieux approcher
la question de la disponibilité du couple envers la vie, et d'être
clairs sur l'avortement et la procréation assistée.
lundi 13 octobre 2014
Relatio post Disceptationem
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014
(VIS). Le “Rapport après la discussion” du
Synode extraordinaire sur la famille a été présenté par le
Rapporteur général de l’Assemblée, le Cardinal Peter Erdö. Ce
document rassemble les principales réflexions des pères synodaux
faites au cours de congrégations générale ces jours-ci et sert de
matériau aux documents finaux du Synode.
Ce
rapport donne, principalement, trois idées directrices: écouter le
contexte socio-culturel dans lequel vivent les familles aujourd'hui;
se confronter aux perspectives pastorales à envisager et surtout
regarder le Christ, son Evangile de la famille. La famille, réalité
décisive et précieuse, lieu intime de
joie et d'épreuves, d'affections profondes et de relations parfois
blessées, école d'humanité, doit surtout être écoutée dans sa
complexité. L'individualisme exacerbé, la grande épreuve de la
solitude, l'affectivité narcissique liée à la fragilité des
sentiments, le cauchemar de la précarité du
travail, ainsi que la guerre, le terrorisme, les migrations,
détériorent, en effet, toujours plus les situations familiales.
C'est donc que l'Eglise doit donner espérance et sens à la vie de
l'homme contemporain, en lui faisant connaître davantage la doctrine
de la foi, mais en la proposant avec la
miséricorde.
Ensuite,
le regard vers le Christ, qui réaffirme l'union indissoluble entre
l'homme et la femme, mais qui permet aussi de lire en termes de
continuité et nouveauté l'alliance nuptiale. Le principe doit être
celui de la gradualité
pour les conjoints dont le
mariage est un échec,
dans une perspective inclusive pour les formes imparfaites de la
réalité nuptiale: Ainsi, une nouvelle dimension de la pastorale
familiale est nécessaire, qui sache nourrir ces
semences qui germent, comme ces mariages
civils caractérisés par la stabilité, l'affection profonde, la
responsabilité à l'égard des enfants et qui peuvent conduire au
lien sacramentel. Aussi,
parce que souvent les cohabitations ou unions de fait ne sont pas
dictées par un rejet des valeurs chrétiennes, mais par des
exigences pratiques, comme l'attente d'un travail fixe. Véritable
maison paternelle, lumière
au milieu des gens, l'Eglise doit alors accompagner avec patience et
délicatesse, avec attention et sollicitude
ses enfants les plus fragiles, ceux marqués par l'amour blessé et
perdu, en leur
donnant confiance et espérance.
En
troisième lieu, le Rapport après la discussion traite des instances
pastorales les plus urgentes à confier à la concrétisation
des Eglises locales, toujours en communion avec le Pape. A la
première place, il y a l'annonce de l'Evangile de la famille, qui
doit être mise en œuvre non pour condamner, mais pour guérir
la fragilité humaine. Une telle annonce concerne aussi les fidèles:
Evangéliser est une responsabilité
partagée par le peuple de Dieu tout
entier, chacun selon son propre ministère et charisme. Sans
le témoignage joyeux des époux et des
familles, l'annonce, même si elle est correcte, risque de
ne pas être comprise ou de se noyer
dans le flot de paroles qui caractérise
notre société. Les familles catholiques sont appelées à être
elles-mêmes les sujets actifs de toute la pastorale familiale.
L'Evangile de la famille étant joie, elles impliquent une conversion
missionnaire, qui ne se limite pas à une annonce purement théorique,
détachée des problèmes réels des personnes. En même temps, il
est nécessaire d'agir aussi sur le langage: La conversion doit
porter sur le langage pour qu'il soit
effectivement significatif. Il ne s'agit
pas seulement de présenter des règles
mais de proposer des valeurs, en répondant ainsi
à un besoin que l'on constate aujourd'hui dans les pays les
plus sécularisés.
Ensuite,
une préparation adéquate au mariage chrétien est essentielle,
parce que celui-ci n'est pas seulement une tradition culturelle ou
une exigence sociale mais bien une décision vocationnelle. Sans
compliquer les cycles de formation, l'objectif est donc d'aller en
profondeur, sans se limiter à des orientations générales, mais en
renouvelant aussi la formation des prêtres et des
autres agents pastoraux sur le sujet, grâce à l'implication
de ces familles dont le témoignage est privilégié.
L'accompagnement de l'Eglise est suggérée
aussi pour après le mariage, période vitale et délicate dans
laquelle les conjoints mûrissent la conscience du sacrement, son
sens et les défis que celui-ci comporte. De la même façon,
l'Eglise doit encourager et soutenir les laïcs qui s'engagent dans
les domaines culturel et socio-politique, pour que l'on n'oublie pas
de dénoncer ces facteurs qui empêchent une vie familiale
authentique, entraînant la discrimination, la pauvreté, l'exclusion
et la violence.
En
ce qui concerne donc les séparés, divorcés et divorcés remariés,
il n'est pas sage de penser à des solutions uniques ou inspirées de
la logique du tout ou rien; le dialogue doit donc continuer dans les
Eglises locales, avec respect et amour pour chaque famille blessée,
en pensant à qui a injustement subi l'abandon du conjoint, en
évitant des attitudes discriminatoires et en protégeant les
enfants: Il est indispensable de prendre en charge de manière loyale
et constructive les conséquences de la séparation ou du divorce sur
les enfants: Ceux-ci ne peuvent pas devenir un objet de dispute et il
faut chercher les meilleures moyens
pour qu'ils puissent surmonter le
traumatisme de la scission familiale et grandir le
plus possible dans la sérénité. En ce qui concerne
l'allègement des procédures pour la reconnaissance de la nullité
matrimoniale, il faut rappeler les propositions avancées en Salle
du Synode: dépasser l'obligation de la double sentence conforme,
déterminer la voie administrative au niveau diocésain, entamer
un procès sommaire dans les cas de nullité
notoire, mais aussi considérer l'importance de la
foi des futurs époux pour reconnaître ou
non la validité du lien. Le tout requiert
du personnel, clercs et laïcs,
adéquatement préparé, et une plus grande responsabilité des
évêques locaux.
Quant
à l'accès au sacrement de l'Eucharistie pour les divorcés
remariés, le Rapport dresse la liste des principales suggestions qui
sont ressorties du Synode: Maintenir la discipline actuelle; mettre
en œuvre une plus grande ouverture pour les cas particuliers,
insolubles sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances; ou
bien opter pour un chemin pénitentiel: L’éventuel accès
aux sacrements devrait être précédé
d’un chemin pénitentiel – sous la responsabilité de l’évêque
diocésain –, et avec un engagement évident en faveur des enfants.
Il s’agirait d’une situation non généralisée, fruit d’un
discernement réalisé au cas par cas,
suivant une règle de gradualité qui tienne compte de la distinction
entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes.
La question de la communion spirituelle, pour laquelle est sollicitée
un plus grand approfondissement théologique,
reste encore ouverte, de même qu'est demandée une plus grande
réflexion sur les mariages mixtes et sur les problèmes graves liés
à la discipline matrimoniale différente des Eglises orthodoxes.
Quant
aux homosexuels, il est souligné qu'ils ont des dons et des qualités
à offrir à la communauté chrétienne, que l'Eglise soit donc pour
eux, une maison accueillante, bien que ces unions ne puissent pas
être assimilées au mariage entre un homme et une femme, et que
l'Eglise juge inacceptables les pressions d'organismes internationaux
soumettant les aides financières à la condition d'introduire des
lois s'inspirant de l'idéologie du gender. Sans nier les
problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend
acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au
sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires.
De plus, l’Eglise prête une attention
spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en
insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours
être au premier rang.
Dans
la dernière partie, le document reprend les thèmes de l'encyclique
Humanæ Vitæ de Paul VI et se concentre sur la question de
l'ouverture à la vie, en la définissant comme une exigence
intrinsèque de l'amour conjugal. D'où la nécessité d'un langage
réaliste qui sache expliquer la beauté et la vérité de s'ouvrir
au don d'un enfant, grâce aussi à un enseignement adéquat sur les
méthodes naturelles de régulation de la fertilité et à une
communication harmonieuse et consciente entre les époux dans toutes
ses dimensions. En outre, le défi éducatif est
fondamental et l'Eglise a un rôle précieux de soutien aux
familles, dans leurs choix et leurs responsabilités. Enfin, le
Cardinal Erdö souligne que le dialogue synodal s'est déroulé en
toute liberté et dans un mode d'écoute
réciproque et rappelle que les réflexions proposées jusqu'ici ne
sont pas des décisions déjà prises: le chemin se poursuivra, en
effet, avec le Synode générale ordinaire, toujours sur le thème de
la famille, prévu en octobre 2015.
Pour
le texte complet:
http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/10/13/0751/03037.html
Synode d'octobre 2015
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Le Pape a décidé que la XIV
Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques se
déroulerait du 4 au 25 octobre 2015: Elle traitera de "la
vocation et mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde".
Consistoire pour deux canonisations
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Lundi prochain 20 octobre, le Pape
présidera un consistoire ordinaire public pour la canonisation du
bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du
sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte
du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse
Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des
Soeurs réparatrice de Jésus Sacrement. Le Saint-Père informera les
Cardinaux de l'engagement de l'Eglise auprès des chrétiens du
proche et moyen Orient et de ses efforts en faveur de la paix dans la
région.
Action de grâce pour les nouveaux saints canadiens
Cité
du Vatican,12 octobre 2014 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane,
le Pape a présidé la messe d'action de grâce pour la canonisation
de deux nouveaux saints canadiens du XVII siècle, Marie de
l'Incarnation (Marie Guyart, décédée en 1672) et François de
Montmorency-Laval, premier Evêque de la Nouvelle France (Québec -
Canada, décédé en 1708). Voici de larges extraits de son homélie,
centrée sur la vocation des missionnaires: "Les
missionnaires sont ceux qui, dociles à l’Esprit, ont le courage de
vivre l’Evangile". Ils sont sortis pour aller aux croisées
des chemins, pour conduire mauvais comme bons au banquet de noces.
Ainsi ont-ils "fait beaucoup de bien à l’Eglise, car si elle
s’arrête, l'Eglise tombe malade. On peut la corrompre, aussi bien
par les péchés que par la fausse science séparée de Dieu, qu’est
le sécularisme mondain. Les missionnaires ont tourné leur regard
vers le Crucifié, ils ont accueilli sa grâce et ils ne l’ont pas
gardée pour eux. Comme Paul, ils se sont faits tout à tous, vivant
dans la pauvreté et dans l’abondance, rassasiés ou souffrant de
la faim... Avec la force de Dieu, ils ont eu le courage de partir sur
les routes du monde mettant leur confiance dans le Seigneur qui
appelle. La mission évangélisatrice de l’Eglise est
essentiellement annoncer l’amour, la miséricorde et le pardon de
Dieu, révélé aux hommes dans la vie, la mort et la résurrection
de Jésus-Christ. Les missionnaires ont servi la mission de l’Eglise,
en rompant le pain de la Parole aux plus petits et aux plus éloignés
et en portant à tous l’amour infini qui jaillit du cœur même du
Sauveur. C’est ainsi que furent saint François de Laval et sainte
Marie de l’Incarnation".
S'adressant
aux pèlerins canadiens, le Saint-Père a proposé deux conseils,
extraits de l'épître aux Hébreux, à l'attention de leurs
communautés: "Souvenez-vous de ceux qui vous ont
dirigés, qui vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur
l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi.
La mémoire des missionnaires nous soutient alors que nous faisons
l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Evangile. Leur
exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi". Ensuite,
"souvenez-vous des premiers jours où vous veniez de recevoir la
lumière du Christ. Vous avez soutenu le dur combat des souffrances.
Ne perdez pas votre l'assurance grâce à laquelle, vous serez
largement récompensés. L’endurance vous est nécessaire. Rendre
hommage à qui a souffert pour nous apporter l’Evangile signifie
livrer à notre tour la bonne bataille de la foi, avec humilité,
douceur et miséricorde, dans la vie de chaque jour. Cela portera du
fruit". Tels doivent être "la joie et le mot d’ordre de
votre pèlerinage, faire mémoire des témoins, des missionnaires de
la foi dans votre terre. Cette mémoire nous soutient sur le chemin
qui conduit au but, lorsque le Seigneur essuiera les larmes de nos
visages".
En
conclusion, il a recommandé que le souvenir des très nombreux
missionnaires canadiens qui ont suivi les traces des nouveaux saints
ne conduise pas à l'abandon de la franchise et du courage
évangélisateur: "Jaloux, le Diable ne tolère pas qu'un pays
soit si fécond en missionnaires". Alors, que les deux nouveaux
saints canadiens aident l'Eglise du Québec à "retrouver le
chemin de cette fécondité".
Répondre à l'invitation du Seigneur en endossant l'habit nuptial
Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Ce
midi, le Saint-Père
a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre.
Avant la prière mariale, il a évoqué l'Evangile du jour, dans
lequel Matthieu rapporte l'invitation d'un roi à un banquet de
noces, lorsque quelques uns des invités
font preuve d'indifférence et même de violence. Ayant expliqué les
trois caractéristiques de cette invitation, la gratuité,
l'extension et l'universalité, il a dit: "Dieu est bon avec
nous, il nous offre gratuitement son amitié, il nous offre
gratuitement sa joie, le salut, mais si souvent nous n'accueillons
pas ses dons, mettant à la première place nos préoccupations
matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous appelle,
si souvent il semble qu'il nous dérange. Certains invités
maltraitent et tuent même les serviteurs qui leur apportent
l'invitation. Malgré les adhésions manquantes des appelés, le
projet de Dieu ne s'interrompt pas. Face au refus des premiers
invités, il ne se décourage pas, il n'annule pas la fête, mais
propose de nouveau son invitation en l'élargissant au-delà de toute
limite raisonnable et envoie ses serviteurs
sur les places et aux croisées des chemins pour réunir tous ceux
qu'ils trouvent... La bonté de Dieu n'a pas de frontières et ne
discrimine personne. C'est pourquoi ce banquet des dons du Seigneur
est universel, est pour tous. A tous est donné la possibilité de
répondre à son invitation, à son appel. Personne n'a le droit de
se sentir privilégié ou de revendiquer une exclusivité". Tous
"sommes appelé à élargir l'Eglise aux dimensions du Royaume.
Il n'y a qu'une seule condition: Endosser l'habit nuptial,
c'est-à-dire témoigner la charité envers Dieu et envers notre
prochain".
Solidarité avec Gênes
Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Après
l'angélus, le Saint-Père a invité l'assemblée à soutenir Gênes,
la grande ville italienne durement frappée par des inondations.
Priant pour les victimes qu'il a recommandées à la protection de
Notre Dame de la Garde, il a appelé les catholiques italiens à la
solidarité. Puis il a salué les canadiens présents Place
St.Pierre, auxquels il a dit son espoir de voir les jeunes suivre
l'exemple missionnaire de saint François de Laval et de sainte Marie
de l'Incarnation.
Elaboration de la Relatio Synodi avec les pères synodaux
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014
(VIS). Le Saint-Père a décidé que pour
l'élaboration de la Relatio
Synodi, le Rapporteur général, le Secrétaire spécial et le
Secrétaire général seraient assistés des pères synodaux
suivants: Le Cardinal Gianfranco Ravasi, le Cardinal Donald William
Wuerl, Mgr.Victor Manuel Fernández,
Mgr.Carlos Aguiar Retes, Mgr.Peter Kang U-Il et le P.Adolfo Nicolás
Pachón,
S.J.
Dixième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
ultime session a été consacrée à l'audition des délégués des
autres confessions chrétiennes. Le représentant du Patriarcat de
Moscou, le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, s'exprimera dans
quelques jours. Après avoir remercié le Pape de les avoir invité,
les Délégués fraternels ont exposé leur conception et leur
approche particulière de la question familiale. Constatant
l'identité des problèmes et des espérances placées dans
l'institution familiale avec la vision catholique, ils ont affirmé
le caractère fondamental de la famille pour la société, mais aussi
pour la communion. Ses difficultés sont nombreuses: La crise
économique, une pression médiatique qui réduit le dialogue au sein
de la famille et propose même des modèles vantant l'adultère, les
conflits et le phénomène migratoire, la globalisation, les
épidémies (Sida et Ebola), le fondamentalisme islamique, toutes
choses qui mettent en péril la famille. Tous les chrétiens ont
besoin de mieux préparer au mariage, mais aussi de réfléchir aux
unions entre croyants et non croyants. Lorsque des divorcés remariés
sont De nouveau admis au sein de l'Eglise, les divorcés remariés
pourraient offrir de nouvelles espérances pour la vie familiale et
par conséquent un bénéfice pour la société. Il convient donc de
mieux écouter les époux en crise et leur manifester miséricorde et
compassion. Les Eglises veulent toutes être auprès de qui souffre,
dans le respect de l'Ecriture et dans l'ouverture aux problèmes
concrets. Si, loin de toute condamnation, cette compréhension doit
aussi s'appliquer aux homosexuels, il faut réaffirmer que le mariage
signifie l'union d'un homme et d'une femme. Il faut de même être
particulièrement attentifs aux enfants nés dans des situations
difficiles et à toutes les victimes de violence. La défense des
plus vulnérables, enfants, femmes et personnes âgées, comme de
tous ceux qui n'ont pas voix au chapitre, croyants ou non, est
commune aux chrétiens.
Les
Délégués fraternels ont ensuite rappelé le caractère central de
l'annonce évangélique, la famille étant la première école de la
foi, l'espace où on apprend à connaître et à diffuser la Bonne
Nouvelle. Les chrétiens doivent donc partager la joie de l'Evangile,
à laquelle le Pape François fait souvent référence. Des
différences d'approche se sont toutefois manifestées en matière de
régulation des naissances, au nom de la liberté de conscience des
personnes y compris au sein du mariage et dans le respect de l'amour.
Pour l'orthodoxie, qui les admet même s'ils sont considérés une
anomalie, les remariages sont conditionnés par un accompagnement
préliminaire de l'Eglise qui tentent de réconcilier les époux. Des
délégués provenant du moyen Orient ont remercié le Pape pour la
veillée de prière en faveur de la paix en Syrie du 7 septembre
2013. Ils ont rappelé le rôle évangélisateur qu'ont les familles
chrétiennes de cette région dans un contexte largement musulman.
Les
interventions se sont conclues par le voeu que ce synode
extraordinaire porte des fruits, en vue notamment de l'assemblée
ordinaire de l'an prochain.
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