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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 5 janvier 2015

Il n'y a pas d'avenir sans paix!


Cité du Vatican, 4 janvier 2015 (VIS). "Les hommes parlent beaucoup de la lumière mais ils préfèrent souvent la tranquillité trompeuse de l'obscurité. Nous parlons beaucoup de la paix, mais nous recourons souvent à la guerre ou choisissons le silence complice, ou encore nous n'agissons pas concrètement pour construire la paix", a dit le Pape François aux fidèles réunis Place St.Pierre, lors du premier angélus dominical de l'année. "Le cœur de l'homme peut refuser la lumière et préférer les ténèbres, parce que la lumière met à nu ses œuvres mauvaises. Qui fait le mal déteste la lumière. Qui fait le mal déteste la paix. Nous venons de commencer il y a quelques jours une nouvelle année au nom de la Mère de Dieu et célébré la Journée mondiale de la paix sur le thème: Non plus esclaves mais frères. Mon souhait est que l'on dépasse l'exploitation de l'homme par l'homme. Cette exploitation est une plaie sociale qui mortifie les rapports interpersonnels et empêche une vie de communion imprégnée de respect, de justice et de charité. Tout homme et tout peuple a faim et soif de paix. Il est donc nécessaire et urgent de construire la paix! La paix n'est pas seulement l'absence de guerre mais une condition générale dans laquelle la personne humaine est en harmonie avec elle-même, en harmonie avec la nature et en harmonie avec les autres... Cependant, faire taire les armes et éteindre les foyers de guerre reste une condition indispensable pour envisager un chemin vers la paix sous ses différents aspects. Je pense aux conflits qui ensanglantent encore trop de régions de la planète, aux tensions dans les familles et dans les communautés, dans combien de familles, combien de communautés même paroissiales, y a-t-il la guerre!, ainsi qu'aux violentes oppositions dans nos villes et nos pays entre des groupes d'origines culturelle, ethnique et religieuse différentes. Nous devons nous convaincre, même si les apparences sont contraires, que la concorde est toujours possible, à tous les niveaux et dans toutes les situations. Il n'y a pas d'avenir sans propositions et projets de paix! Il n'y a pas d'avenir sans paix!".


Le Pape a ensuite souligné que la paix est annoncée comme un don spécial de Dieu, dans la naissance du Rédempteur: Paix sur terre aux hommes que Dieu aime. Ce don -a-t-il ajouté- doit être imploré chaque jour dans la prière... et accueilli chaque jour avec engagement dans les situations dans lesquelles nous nous trouvons. A l'aube de cette nouvelle année, nous sommes tous appelés à raviver dans notre cœur un élan d'espérance qui doit se traduire dans des œuvres concrètes de paix...dans ta maison, dans ta communauté, dans ton travail... des œuvres de paix, de réconciliation et de fraternité. Chacun d'entre nous doit accomplir des gestes de fraternité à l'égard du prochain, notamment de ceux qui sont éprouvés par des tensions familiales ou des désaccords en tous genres. Ces petits gestes ont beaucoup de valeur. Ils peuvent être des graines d'espérance, ils peuvent ouvrir des routes et des perspectives de paix". C'est pourquoi le Saint-Père a encouragé les fidèles à invoquer Marie, Reine de la Paix, qui "au cours de sa vie terrestre, a connu des difficultés liées à la fatigue quotidienne de l'existence. Mais elle n'a jamais perdu la paix du cœur, fruit de l'abandon confiant à la miséricorde de Dieu. Demandons à Marie notre tendre Mère d'indiquer au monde entier la voie sûre de l'amour et de la paix".

De nouveaux Cardinaux


Cité du Vatican, 4 janvier 2015 (VIS). A la fin de l'angélus, le Pape François a donné la liste des 20 Cardinaux (15 électeurs et 5 non électeurs) qui seront créés le 14 février. Provenant de 14 pays, ils représentent les liens entre l'Eglise de Rome et les Eglises répandues de par le monde. Le lendemain du consistoire, le Saint-Père concélébrera une messe avec eux. Parallèlement se déroulera sur deux jours une réunion du Sacré Collège consacrée à la réforme de la Curie Romaine. Voici la liste des nouveaux Cardinaux.

Cardinaux électeurs:

Mgr.Dominique Mamberti, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique (France).
Mgr.Manuel José Macário do Nascimento Clemente, Patriarche de Lisbonne (Portugal).
Mgr.Berhaneyesus Demerew Souraphiel, CM, Archevêque d'Addis Abeba (Ethiopie).
Mgr.John Atcherley Dew, Archevêque de Wellington (Nouvelle Zélande).
Mgr.Edoardo Menichelli, Archevêque d'Ancona - Osimo (Italie).
Mgr.Pierre Nguyên Văn Nhon, Archevêque de Hanoï (Vietnam).
Mgr.Alberto Suárez Inda, Archevêque de Morelia (Mexique).
Mgr.Charles Maung Bo, SDB, Archevêque de Yangon (Myanmar).
Mgr.Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (Thaïlande).
Mgr.Francesco Montenegro, Archevêque d'Agrigento (Italie).
Mgr.Daniel Fernando Sturla Berhouet, SDB, Archevêque de Montevideo (Uruguay).
Mgr.Ricardo Blázquez Pérez, Archevêque de Valladolid (Espagne).
Mgr.José Luis Lacunza Maestrojuán, OAR, Evêque de David (Panama).
Mgr.Arlindo Gomes Furtado, Evêque de Santiago de Cabo Verde (Cap Vert) .
Mgr.Soane Patita Paini Mafi, Evêque de Tonga (Tonga) .

Cardinaux non électeurs:

Mgr.José de Jesús Pimiento Rodríguez, Archevêque émérite de Manizales (Colombie).
Mgr.Luigi De Magistris, Archevêque titulaire de Nova, Pro Pénitencier Majeur émérite (Italie).
Mgr.Karl-Joseph Rauber, Nonce apostolique (Allemagne).
Mgr.Luis Héctor Villalba, Archevêque émérite de Tucumán (Argentine).
Mgr.Júlio Duarte Langa, Evêque émérite de Xai-Xai (Mozambique).


Note du Directeur de la Salle de Presse


Cité du Vatican, 5 janvier 2015 (VIS). Voici la note que le P.Federico Lombardi a diffusé hier à propos du prochain consistoire: "D'ici quelques mois les Cardinaux électeurs seront 108 sur 120 et le Saint-Père l'a dépassé de trois unités en nommant ce dimanche quinze nouveaux membres du Sacré Collège de moins de quatre-vingt ans. Si les cinq Cardinaux non électeurs ou émérites sont représentatifs de la sollicitude pastorale de tant d'évêques et du service rendu au Saint-Siège, son choix des nouveaux électeurs exprime bien l'universalité de l'Eglise avec quatorze pays représentés (18 avec les 5 émérites). Quatre de ces pays n'avaient jamais eu de cardinal: Le Cap Vert, Tonga, le Myanmar et Panama. Deux autres représenteront des pays qui n'ont pas actuellement de cardinal. On compte parmi les quinze, cinq européens, trois asiatiques, trois latino-américains, deux africains et deux océaniens. Leur nombre étant déjà conséquent, on ne compte pas de nouveaux cardinaux aux Etats-Unis et au Canada (un provient toutefois du Mexique). L'Evêque de Tonga est Président de la Conférence épiscopale du Pacifique, le diocèse de Santiago de Cabo Verde est l'un des plus anciens de l'Afrique, celui de Morelia (Mexique) dans une région marquée par la violence. Un seul des nouveaux Cardinaux", le français Dominique Mamberti, nouveau Préfet de la Signature, "appartient à la Curie Romaine, qui compte environ un quart du collège cardinalice. Comme on l'avait déjà remarqué, le Pape ne se considère pas lié à la catégorie des sièges cardinalices, dont le statut était historiquement lié à certains pays et dont l'attribution était traditionnelle. En Italie, en Espagne et au Mexique, il a élevé au cardinalat des pasteurs de diocèses qui n'ont jamais eu de cardinaux. Les cinq cardinaux émérites représentent aussi des pasteurs ayant servi l'Eglise en Curie ou dans la diplomatie. Le plus jeune des nouveaux Cardinaux est l'Evêque de Tonga, né en 1961, et le plus ancien des vingt l'Archevêque émérite de Manizales, né en 1919".  

vendredi 2 janvier 2015

Prier pour obtenir la paix


Cité du Vatican, 1 janvier 2015 (VIS). Pour l'angélus de la solennité de la Mère de Dieu, le Saint-Père a encouragé l'assistance à admirer avec foi et amour la mère du Sauveur. En elle, l'humble fille de Nazareth, "on ne peut séparer la contemplation de Jésus, le Verbe incarné venu habiter parmi nous les hommes, Verbe de le vie qui s'est fait visible et tangible, de celle de Marie, qui lui a donné son amour et son humanité... Il est bon en ce début d'année de nous rappeler de notre propre baptême, ce sacrement dans lequel nous avons été régénérés pour la vie nouvelle qu'est la vie divine... Grâce au baptême nous avons été introduits dans la communion avec Dieu et libérés du mal et du péché. Nous avons reçu en échange l'amour et la miséricorde du Père... Cette proximité de notre être avec Dieu nous donne la paix véritable, ce don divin que nous vouons évoquer ici et aujourd'hui... La paix est toujours possible et nos prières sont à sa racine. D'elle découle l'obtention de la paix... Oui, soyez-en assurés, la paix est possible!... Prions donc pour elle" et allons de l'avant en éduquant à la paix". Après la prière mariale, le Pape a signalé être en liaison avec Rovereto en Trentin, où se trouve la cloche Maria Dolens, fondue en souvenir des victimes de toutes les guerres, et bénie en 1965 par Paul VI. En l'écoutant sonner, exprimons l'espoir qu'il n'y ait jamais plus de guerre, et qu'elle soit remplacée par des efforts de paix et de fraternité entre les peuples".    

Jésus ne se comprend sans sa mère


Cité du Vatican, 1 janvier 2015 (VIS). En la solennité de Marie, Mère de Dieu, le Pape a célébré la traditionnelle messe pour la paix en la Basilique vaticane. Voici l'homélie prononcée pour cette XLVIII Journée mondiale de la paix:

"Les paroles par lesquelles Elisabeth prononça sa bénédiction sur la Vierge Marie nous reviennent aujourd’hui à l’esprit: Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? Cette bénédiction est en continuité avec la bénédiction sacerdotale que Dieu avait suggérée à Moïse pour qu’il la transmette à Aaron et à tout le peuple: Que le Seigneur te bénisse et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix! En célébrant la solennité de la Sainte Mère de Dieu, l’Eglise rappelle que Marie est la première destinataire de cette bénédiction. En Elle, celle-ci trouve son accomplissement car aucune créature n’a vu briller sur elle le visage de Dieu comme Marie, qui a donné un visage humain au Verbe éternel, de sorte que tous puissent le contempler. Outre la contemplation de Dieu, nous pouvons aussi le louer et le glorifier comme les bergers, qui sont repartis de Bethléem avec un chant d’action de grâces après avoir vu l’Enfant et sa jeune maman. Ils étaient ensemble, comme ils ont été ensemble au Calvaire, parce que le Christ et sa Mère sont inséparables. Il existe a entre eux une relation très étroite, comme entre tout fils et sa mère. La chair du Christ, le pivot de notre salut selon Tertullien, a été tissée dans le sein de Marie. Cette inséparabilité est signifiée aussi par le fait que Marie, choisie pour être la Mère du Rédempteur, en a partagé intimement toute la mission en restant auprès de son fils, jusqu’à la fin, sur le calvaire. Marie est ainsi unie à Jésus parce qu’elle a reçu de lui la connaissance du cœur, la connaissance de la foi, nourrie de l’expérience maternelle et du lien intime avec son Fils. La Vierge sainte est la femme de foi, qui a fait place à Dieu dans son cœur, dans ses projets. Elle est la croyante capable de recevoir dans le don du Fils l’avènement de cette plénitude des temps dans laquelle Dieu, en choisissant l’humble voie de l’existence humaine, est entré personnellement dans le sillon de l’histoire du salut. C’est pourquoi on ne peut pas comprendre Jésus sans sa Mère.

De même, le Christ et l’Eglise sont inséparables, parce que l’Eglise et Marie vont toujours ensemble et cela est justement le mystère de la femme dans la communauté ecclésiale, et on ne peut pas comprendre le salut opéré par Jésus sans prendre en compte la maternité de l’Eglise. Séparer Jésus de l’Eglise serait vouloir introduire une dichotomie absurde, comme l’a écrit Paul VI. Il n’est pas possible d’aimer le Christ mais sans l’Eglise, écouter le Christ mais non l’Eglise, être au Christ mais en dehors de l’Eglise. C’est en effet l’Eglise, la grande famille de Dieu, qui nous apporte le Christ. Notre foi n’est pas une doctrine abstraite ni une philosophie, mais elle est la relation vitale et pleine avec une personne: Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu fait homme, mort et ressuscité pour nous sauver, et vivant au milieu de nous. Où pouvons-nous le rencontrer? Nous le rencontrons dans l’Eglise, dans notre sainte Mère l’Eglise hiérarchique. C’est l’Eglise qui dit aujourd’hui Voici l’agneau de Dieu. C’est l’Eglise qui l’annonce et c’est en elle que Jésus continue à accomplir ses gestes de grâce que sont les sacrements. Cette action et mission de l’Eglise exprime sa maternité. Elle est en effet comme une mère qui garde Jésus avec tendresse et le donne à tous avec joie et générosité. Aucune manifestation du Christ, pas même la plus mystique, ne peut jamais être séparée de la chair et du sang de l’Eglise, du réalisme historique du Corps du Christ. Sans l’Eglise, Jésus-Christ finit par se réduire à une idée, à une morale, à un sentiment. Sans l’Église, notre rapport avec le Christ serait à la merci de notre imagination, de nos interprétations, de nos humeurs. Le Christ est la bénédiction pour tout homme et pour l’humanité entière. L’Eglise, en nous donnant Jésus, nous offre la plénitude de la bénédiction du Seigneur. C’est précisément cela la mission du peuple de Dieu, d'irradier sur tous les peuples la bénédiction de Dieu incarnée en Jésus. Et Marie, la première et parfaite disciple de Jésus, la première et parfaite croyante, modèle de l’Eglise en chemin, est celle qui ouvre cette route de maternité de l’Eglise et en soutient toujours la mission maternelle adressée à tous les hommes. Son témoignage discret et maternel marche avec l’Eglise depuis les origines. Elle, la Mère de Dieu, elle est aussi la Mère de l’Eglise et, par l’Eglise, elle est la Mère de tous les hommes et de tous les peuples. Que cette Mère douce et prévenante nous obtienne la bénédiction du Seigneur pour toute la famille humaine. Spécialement aujourd’hui, Journée Mondiale de la paix, demandons son intercession pour que le Seigneur donne la paix à notre temps, la paix dans les cœurs, la paix dans les familles comme entre les peuples.

Cette année, le message pour la Journée de la paix, Non plus esclaves, mais frères, nous appelle tous appelés à être libres, tous à être fils et, chacun selon ses responsabilités, à lutter contre les formes modernes d’esclavage. Venant de tout peuple, culture et religion, unissons nos forces. Que celui qui pour nous rendre tous frères s’est fait notre serviteur, nous guide et nous soutienne. Tournons-nous vers Marie, contemplons la Mère de Dieu. Et saluons-la ensemble, comme l’a fait ce courageux peuple d’Ephèse, qui criait devant ses pasteurs quand ils entraient dans l’église, disant: Sainte Mère de Dieu! Quel beau salut pour notre mère… Une histoire dit, je ne sais pas si elle est vraie, que certains, parmi ces gens, avaient des bâtons en main, peut-être pour faire comprendre aux évêques ce qui leur serait arrivé s’ils n’avaient pas eu le courage de proclamer Marie Mère de Dieu. Je vous invite tous, sans bâtons, à vous lever et à la saluer par trois fois, debout, avec ce salut de la primitive Eglise: Sainte Mère de Dieu!".


Rendre grâce et demander pardon


Cité du Vatican 1 janvier 2015 (VIS). hier 31 décembre dernier, le Saint-Père a présidé en la Basilique vaticane les vêpres de la solennité de Marie Mère Dieu, rappelant à la suite de saint Pierre Favre le temps est le messager de Dieu. L'atmosphère et et le sens de la manifestation de Dieu annoncent son amour concret: La liturgie de ce jour, a-t-il dit, citant l'apôtre Jean annonçant l'arrivée de la dernière heure, et l'apôtre Paul parlant de la plénitude du temps, nous rappelle que ce moment "a pour ainsi dire été touché par le Christ, le Fils de Dieu et de Marie. De lui, il a reçu une signification nouvelle et surprenante, devenant le temps salvifique, un temps définitif de salut et de grâce. Ceci nous engage à réfléchir à la fin du chemin, à la conclusion de notre vie... Il est un temps pour naître et un autre pour mourir. Avec une telle vérité, aussi simple et fondamentale que négligée et oubliée, l'Eglise nous dit comment conclure l'année et nos journées par un examen de conscience... Remercions le Seigneur pour le bien reçu et celui que nous avons pu faire, tout en reconnaissant nos manquements et nos fautes. Rendre grâce et demander pardon, c'est ce que nous faisons aujourd'hui" par le Te Deum de fin d'année. "Etre dans ces dispositions nous porte à l'humilité, à reconnaître et à accepter les dons que le Seigneur nous accorde... Il a fait de nous des fils, il nous a adopté, ce qui nous remplit de gratitude et de surprise face à un don aussi immérité. Mais ne sommes-nous pas déjà ses enfants, du fait même que nous sommes hommes? Bien sûr, Dieu est père de toute personne venant au monde, mais se serait oublier que le péché nous a éloigné de lui". A cause de cette séparation, Dieu a envoyé son fils pour nous racheter au prix de son sang. Rachat va avec esclavage. De fils nous étions devenus esclaves du Malin. Or personne ne peut nous racheter de cet esclavage substantiel sinon Jésus, qui a prit chair de Marie et est mort en croix pour nous libérer de l'esclavage du péché et nous rendre notre condition filiale".

La liturgie rappelle aussi qu'avant le temps il y avait le Verbe. "Le Verbe s'est incarné, ce qui est selon saint Irénée la raison pour laquelle le Fils de Dieu est Fils de l'homme, entré en communion avec le Verbe pour recevoir sa filiation divine... Ce don reçu doit être aussi occasion d'un examen de conscience, de correction de notre mode de vie. Vivons-nous en fils ou en esclaves? En baptisés dans le Christ, en oints par l'Esprit, en personnes rachetées et libres? Ou bien vivons-nous selon la logique mondaine corrompue, par laquelle le Diable nous montre un intérêt personnel faux... Souvent nous avons peur de la Liberté en préférant paradoxalement un esclavage inconscient". Or, c'est l'esclavage qui "nous empêche de vivre pleinement et réellement un présent vidé du passé et clos face à l'avenir et à l'éternité. L'esclavage nous fait croire que nous pouvons voler!". Souvent dans nos coeurs "se maintient une certaine nostalgie de l'esclavage, plus rassurante en apparence qu'une liberté plus risquée. On se plaît à être enchaîné par tant de feux d'artifice, beaux extérieurement mais si brefs. Tel est le triomphe du moment. De notre examen de conscience dépend donc la qualité de vivre d'agir du chrétien, sa place dans la société au service du bien général, a participation aux institutions publiques et ecclésiales".


Puis le Saint-Père a réfléchi à la signification de la vie à Rome, qui est un grand don. "Pour un chrétien, habiter la ville éternelle signifie avant tout appartenir à l'Eglise fondée sur le témoignage et le martyre des apôtres Pierre et Paul... Les graves affaires de corruption qui viennent d'être révélées réclament une conversion sérieuse et réfléchie, un véritable renaissance spirituelle et morale, un engagement à bâtir une ville juste et solidaire, où les pauvres et les faibles soient au coeur des préoccupations quotidiennes. Pour ce il faut affirmer jour après jour la liberté chrétienne afin de proclamer dans Rome la nécessité d'aider les pauvres, non de s'en défendre, de servit les petits, non de s'en servir!... Lorsque pauvres et petits sont défendus, impliqués dans la société, ils se révèlent être un trésor pour la communauté et pour l'Eglise. Lorsqu'une société les ignore ou les persécute, les criminalise ou les force à devenir mafieux, la société s'appauvrit jusqu'à la misère. Elle devient esclave de son égoïsme... Elle cesse d'être chrétienne!... Rendre grâce et demander pardon nous protège de l'esclavage" et de ses maléfices. Puisse la sainte Vierge "nous aider à écouter le Verbe et de l'accueillir à bras ouverts afin de vivre vraiment libres, en fils de Dieu". 

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 2 janvier 2015 (VIS). Le 31 décembre dernier, le Saint-Père a nommé l'Abbé Marcelino Antonio Maralit, Evêque de Boac (superficie 959, population 238.850, catholiques 222.130, prêtres 30, religieux 38), aux Philippines. L'Evêque élu, né en 1969 à Manilles (Philippines) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Curé de la paroisse d'Alitatag (Philippines). Licencié en histoire de l'Eglise, il a été professeur puis recteur de séminaire, Directeur de la Commission diocésaine pour les vocations, membre du Presbyterium.


Avis


Cité du Vatican, 2 janvier 2015 (VIS). Tout en présentant à ses lecteurs de fervents voeux pour une année fructueuse, la rédaction francophone du Vatican Information Service tient à s'excuser du dysfonctionnement les ayant privés de l'actualité officielle vaticane entre le 24 et le 30 décembre dernier.

mardi 23 décembre 2014

François: Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore souffrir à cause du manque de paix ?

Cité du Vatican, 23 décembre 2014 (VIS). À l'occasion des fêtes de Noël, le Pape François a écrit une lettre aux chrétiens du Moyen Orient, sachant que "pour beaucoup d'entre eux les chants de Noël se mêleront aux larmes et aux soupirs". Le Saint-Père a rappelé les conflits qui tourmentent une région du monde qui a toujours connu la tribulation aggravée ces derniers temps par un terrorisme qui "commet toute sorte d'abus et de pratiques indignes de l'homme" qui obligent les autres groupes religieux et ethniques à abandonner les propres terres et les pays d'origine, et pour cela "vous avez le devoir et le droit de participer pleinement à la vie et à la croissance de votre nation". Il rapelle également que les chrétiens d'Orient "sont protagonistes de la vie de l'Eglise" qui compte sur le soutient et les prières de toute la communauté ecclésiale. Le Saint-Père lance de nouveau un appel à la communauté internationale pour trouver une solution globale aux problèmes de la région: "Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore souffrir à cause du manque de paix ?"

Nous vous présentons le texte intégral de la lettre:

"Chers frères et sœurs: Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que, par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions consoler les autres en quelque tribulation que ce soit".

"Ces paroles de l’apôtre Paul me sont venues à l’esprit quand j’ai pensé à vous écrire, frères chrétiens du Moyen-Orient. Je le fais à l’approche de Noël, sachant que pour beaucoup d’entre vous, aux chants de Noël se mêleront les larmes et les soupirs. Cependant, la naissance du Fils de Dieu dans notre chair humaine est un ineffable mystère de consolation: 'La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée'".

"L’affliction et la tribulation n’ont malheureusement pas manqué dans un passé même récent du Moyen-Orient. Elles se sont aggravées ces derniers mois à cause des conflits qui tourmentent la région, mais surtout du fait d’une plus récente et préoccupante organisation terroriste, de dimensions autrefois inimaginables, qui commet toutes sortes d’abus et de pratiques indignes de l’homme, en frappant de manière particulière certains d’entre vous qui ont été chassés de façon brutale de leurs propres terres, où les chrétiens sont présents depuis les temps apostoliques".

"En m’adressant à vous, je ne peux pas oublier non plus d’autres groupes religieux et ethniques qui subissent également la persécution et les conséquences de ces conflits. Je suis quotidiennement les nouvelles de l’immense souffrance de beaucoup de personnes au Moyen-Orient. Je pense spécialement aux enfants, aux mères, aux personnes âgées, aux personnes déplacées et aux réfugiés, à tous ceux qui souffrent de la faim, à ceux qui doivent affronter la rigueur de l’hiver sans un toit sous lequel se protéger. Cette souffrance crie vers Dieu et fait appel à l’engagement de tous, à travers la prière et toutes sortes d’initiatives. A tous, je veux exprimer ma proximité et ma solidarité ainsi que celles de l’Église, et offrir une parole de consolation et d’espérance".

"Chers frères et sœurs, qui avec courage rendez témoignage à Jésus en votre terre bénie par le Seigneur, notre consolation et notre espérance c’est le Christ lui-même. Je vous encourage donc à rester attachés à Lui, comme les sarments à la vigne, certains que ni la tribulation, ni l’angoisse, ni la persécution ne peuvent vous séparer de Lui. Puisse l’épreuve que vous traversez fortifier la foi et la fidélité de vous tous!"

"Je prie pour que vous puissiez vivre la communion fraternelle à l’exemple de la première communauté de Jérusalem. L’unité voulue par notre Seigneur est plus que jamais nécessaire en ces moments difficiles; c’est un don de Dieu qui interpelle notre liberté et attend notre réponse. Que la Parole de Dieu, les Sacrements, la prière et la fraternité nourrissent et renouvellent continuellement vos communautés.
La situation dans laquelle vous vivez est un appel fort à la sainteté de vie, comme l’attestent saints et martyrs de toute appartenance ecclésiale. Je me souviens avec affection et vénération des Pasteurs et des fidèles auxquels, ces derniers temps, a été demandé le sacrifice de la vie, souvent pour le seul fait d’être chrétiens. Je pense aussi aux personnes séquestrées, parmi elles des Évêques orthodoxes et des prêtres de divers rites. Puissent-ils retourner bientôt sains et saufs dans leurs maisons et dans leurs communautés. Je demande à Dieu que tant de souffrance unie à la croix du Seigneur donne de bons fruits pour l’Église et pour les peuples du Moyen-Orient".

"Au milieu des inimitiés et des conflits, la communion vécue entre vous en fraternité et simplicité est signe du Royaume de Dieu. Je suis heureux des bonnes relations et de la collaboration entre les Patriarches des Églises Orientales catholiques et ceux des Églises Orthodoxes; comme aussi entre les fidèles des diverses Églises. Les souffrances endurées par les chrétiens apportent une contribution inestimable à la cause de l’unité. C’est l’œcuménisme du sang, qui demande un abandon confiant à l’action de l’Esprit Saint".

"Puissiez-vous toujours rendre témoignage à Jésus à travers les difficultés! Votre présence même est précieuse pour le Moyen-Orient. Vous êtes un petit troupeau, mais avec une grande responsabilité en cette terre, où est né et où s’est répandu le christianisme. Vous êtes comme le levain dans la pâte. Avant même beaucoup d’œuvres de l’Église dans les domaines éducatif, sanitaire ou d’assistance, appréciées par tous, la richesse la plus grande pour la région, ce sont les chrétiens, c’est vous. Merci de votre persévérance!"

"Votre effort pour collaborer avec des personnes d’autres religions, avec les juifs et avec les musulmans, est un autre signe du Royaume de Dieu. Le dialogue inter-religieux est d’autant plus nécessaire que la situation est plus difficile. Il n’y a pas d’autre voie. Le dialogue fondé sur une attitude d’ouverture, dans la vérité et dans l’amour, est aussi le meilleur antidote à la tentation du fondamentalisme religieux, qui est une menace pour les croyants de toutes les religions. Le dialogue est en même temps un service à la justice et une condition nécessaire pour la paix tant désirée".

"La plupart d’entre vous vit dans un milieu à majorité musulmane. Vous pouvez aider vos concitoyens musulmans à présenter avec discernement une image plus authentique de l’Islam, comme le veulent beaucoup d’entre eux, lesquels répètent que l’Islam est une religion de paix qui peut s’accommoder du respect des droits humains et favoriser la cohabitation entre tous. Ce sera un bien pour eux et pour la société tout entière. La situation dramatique que vivent nos frères chrétiens en Irak, mais aussi les yazidis et les membres d’autres communautés religieuses et ethniques, exige une prise de position claire et courageuse de la part de tous les responsables religieux, pour condamner de façon unanime et sans aucune ambiguïté ces crimes et dénoncer la pratique d’invoquer la religion pour les justifier".

"Bien-aimés, presque tous, vous êtes des citoyens natifs de vos pays et vous avez pour cela le devoir et le droit de participer pleinement à la vie et à la croissance de votre nation. Dans la région, vous êtes appelés à être artisans de paix, de réconciliation et de développement, à promouvoir le dialogue, à construire des ponts, selon l’esprit des Béatitudes, à proclamer l’Évangile de la paix, ouverts à une collaboration avec toutes les autorités nationales et internationales".

"Je désire vous exprimer de manière particulière mon estime et ma gratitude, très chers frères Patriarches, Évêques, Prêtres, Religieux et sœurs Religieuses, qui accompagnez avec sollicitude le chemin de vos communautés. Comme elle est précieuse la présence et l’activité de celui qui s’est consacré totalement au Seigneur et le sert dans les frères, surtout les plus nécessiteux, en témoignant sa grandeur et son amour infini ! Comme elle est importante la présence des Pasteurs aux côtés de leur troupeau, surtout dans les moments de difficultés!"

"A vous, jeunes, j’envoie une accolade paternelle. Je prie pour votre foi, pour votre croissance humaine et chrétienne, et pour que vos meilleurs projets puissent se réaliser. Et je vous le répète: 'N’ayez pas peur ni honte d’être chrétiens. La relation avec Jésus vous rendra disponibles pour collaborer sans réserve avec vos concitoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse'".

"A vous, personnes âgées, je fais parvenir mes sentiments d’estime. Vous êtes la mémoire de vos peuples; je souhaite que cette mémoire soit semence de croissance pour les nouvelles générations".

"Je voudrais encourager tous ceux d’entre vous qui œuvrent dans les domaines très importants de la charité et de l’éducation. J’admire le travail que vous faites, spécialement à travers les Caritas et avec l’aide des organisations caritatives catholiques de divers pays, en aidant chacun sans préférence. A travers le témoignage de la charité, vous offrez le soutien le plus valable à la vie sociale et vous contribuez aussi à la paix dont la région a faim comme de pain. Mais aussi, dans le domaine de l’éducation l’avenir de la société est en jeu. Comme l’éducation à la culture de la rencontre, au respect de la dignité de la personne et au respect de la valeur absolue de chaque être humain est importante!"
"Bien-aimés, même si vous êtes peu numériquement, vous êtes protagonistes de la vie de l’Église et des pays dans lesquels vous vivez. Toute l’Église vous est proche et vous soutient, avec grande affection et estime pour vos communautés et votre mission. Nous continuerons à vous aider par la prière et avec les autres moyens disponibles".

"En même temps, je continue à exhorter la communauté internationale à répondre à vos besoins et à ceux des autres minorités qui souffrent; en premier lieu, en promouvant la paix à travers la négociation et le travail diplomatique, en cherchant à contenir et arrêter le plus tôt possible la violence qui a causé déjà trop de dégâts. Je réitère la plus ferme condamnation des trafics d’armes. Nous avons plutôt besoin de projets et d’initiatives de paix, pour promouvoir une solution globale aux problèmes de la région. Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore souffrir à cause du manque de paix? Nous ne pouvons pas nous résigner aux conflits comme si un changement n’était pas possible ! Dans le sillage de mon pèlerinage en Terre Sainte et de la rencontre de prière qui s’en est suivie, au Vatican, avec les Présidents israélien et palestinien, je vous invite à continuer de prier pour la paix au Moyen-Orient. Que celui qui a été contraint à laisser ses propres terres, puisse y retourner et y vivre dans la dignité et dans la sécurité. Puisse l’assistance humanitaire s’accroître, en mettant toujours au centre le bien de la personne et de chaque pays dans le respect de sa propre identité, sans faire passer avant d’autres intérêts. Que l’Église tout entière et la communauté internationale deviennent toujours plus conscientes de l’importance de votre présence dans la région".

"Chères sœurs et chers frères chrétiens du Moyen-Orient, vous avez une grande responsabilité et vous n’êtes pas seuls à l’affronter. C’est pourquoi, j’ai voulu vous écrire pour vous encourager et pour vous dire combien votre présence et votre mission sont précieuses en cette terre bénie par le Seigneur. Votre témoignage me fait beaucoup de bien. Merci ! Chaque jour, je prie pour vous et à vos intentions. Je vous remercie parce que je sais que, dans vos souffrances, vous priez pour moi et pour mon service de l’Église. J’espère beaucoup avoir la grâce de venir personnellement vous visiter et vous réconforter. Que la Vierge Marie, la Toute Sainte Mère de Dieu et notre Mère, vous accompagne et vous protège toujours par sa tendresse. A vous tous et à vos familles, j’envoie la Bénédiction Apostolique et je vous souhaite de vivre Noël dans l’amour et dans la paix du Christ Sauveur".



Avis

Cité du Vatican, 23 décembre 2014 (VIS). Le Vatican Information Service souhaite à tous ses lecteurs un très joyeux et saint Noël et les informe que le publication du service sera interrompue du 24 au 28 décembre à cause des fêtes de Noël.

lundi 22 décembre 2014

Une Curie qui ne s'actualise pas, qui s'endurcit ou est indifférente aux autres est un corps malade


Cité du Vatican, 22 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape a rencontré dans la Salle Clémentine les membres des différents dicastères, conseils, bureaux, tribunaux et commissions qui composent la Curie Romaine, pour le traditionnel échange des vœux de Noël. "Il est agréable de penser à la Curie romaine comme un petit modèle de l'Eglise, c'est à dire comme un corps qui essaye, jour après jour d'être plus vivant, plus sain, plus harmonieux et uni avec lui-même et avec le Christ".

La Curie est toujours appelée à s'améliorer et à croître dans la communion, la sainteté et la sagesse pour réaliser pleinement sa mission. Et pourtant, comme tout corps, elle est également exposée à la maladie ... Je tiens à citer quelques-unes des maladies les plus fréquentes de notre vie de curie. Ce sont des maladies et des tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur, '' a poursuivi le Pontife après avoir invité tous les présents à un examen de conscience pour se préparer à Noël et il a décrit '' les maladies '' curiales:

"La condition de se sentir «immortel», «à l'abri» ou même «indispensable» qui porte à négliger les contrôles nécessaires et normaux. Un Curie qui ne sait pas faire d'autocritique, qui ne s'actualise pas, qui n'essaye pas de s'améliorer est un corps malade ... C'est la maladie du riche insensé qui pensait vivre pour toujours et aussi de ceux qui deviennent maîtres et qui se se sentent supérieurs à tout le monde et qui ne sont pas au service de tous."

"Le syndrome du "martalisme" (Marthe), une activité excessive: C'est à dire de ceux qui sont plongés dans le travail, négligeant inévitablement '' la meilleure part, "s’asseoir aux pieds de Jésus", et c'est pour ça que Jésus a appelé ses disciples à "se reposer un peu" parce que négliger le repos nécessaire conduit au stress et à l'agitation. Le temps de repos pour ceux qui ont accomplit leur mission est nécessaire, du et doit être vécu sérieusement: passer un peu de bon temps avec la famille et respecter les vacances comme un temps nécessaire pour se recharger spirituellement et physiquement; nous devons apprendre ce que l'Ecclésiaste enseigne: 'il y a un temps pour tout'".

La maladie de l'endurcissement mental et spirituel: .. de ceux qui, chemin faisant, perdent la sérénité intérieure, la vitalité et le courage et qui se cachent derrière les procédures deviennent «des machines `travailler et non plus des « hommes de Dieu "... Il est dangereux de perdre la sensibilité humaine nécessaire pour nous faire pleurer avec ceux qui pleurent et nous réjouir avec ceux qui aiment! C'est la maladie de ceux qui perdent 'les sentiments de Jésus'".

"La maladie de la planification excessive et du fonctionnalisme: quand l’apôtre planifie tout minutieusement et croit que la parfaite planification fait progresser les choses, se transformant ainsi en un comptable ... Cette maladie provoque des chutes, car il est toujours plus facile et confortable maintenir une position statique et immuable. De fait, l'Église reste fidèle à l'Esprit Saint dans la mesure où elle ne cherche pas à le réglementer et à l'apprivoiser ... Il est la fraîcheur, la fantaisie, l'innovation"

"La maladie de la mauvaise coordination: quand les membres ne communiquent plus entre eux et le corps perd son harmonieuse fonction et la tempérance génère alors la cacophonie parce que ses membres ne coopèrent plus et ne vivent plus l'esprit de communion et d'équipe".

"La maladie d'Alzheimer spirituel, ou l'oubli de "l'histoire du Salut", de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du «premier amour». Il s'agit d'une diminution progressive des facultés spirituelles ... Nous la voyons dans ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur ... dans ceux qui ont construit autour d'eux des murs et des habitudes, devenant chaque jour plus esclave des idoles qu'ils ont sculpté de leurs propres mains".

"La maladie de rivalité et de gloire vaine: quand l'apparence, les couleurs des vêtements et des insignes d'honneur deviennent le principal objectif de la vie ... C'est la maladie qui nous conduit à être des hommes et des femmes faux et de vivre un faux "mysticisme" et une fausse "tranquillité".

"La schizophrénie existentielle est la maladie de ceux qui vivent une double vie, fruit de l'hypocrisie typique de la médiocrité et du vide spirituel que ni les titres ou diplômes académiques ne peuvent remplir... Ils se créent un monde parallèle où ils ont mis de côté tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et ils commencent à vivre une vie cachée et souvent dissolue".

"La maladie du bavardage, de la médisance, du commérage: c'est une maladie grave qui commence facilement, peut-être juste pour discuter, mais qui se saisit de la personne la rendant semeuse de «mauvaises herbes» (comme Satan), et dans de nombreux cas «meurtrier au sang-froid" de la renommée de ses collègues et confrères. C'est la maladie des personnes lâches qui n'ont pas le courage de dire ce qu'ils pensent et qui parlent dans le dos".

"La maladie de diviniser les patrons: ce sont ceux qui courtisent les supérieurs dans l'espoir d'obtenir leur bienveillance. Ils sont victimes du carriérisme et de l'opportunisme, ils vénèrent les personnes et non Dieu. Ce sont des gens qui vivent le service en pensant seulement à ce qu'ils peuvent obtenir et non à ce qu'ils peuvent donner. Des personnes misérables, pas heureuses et inspirées uniquement par leur égoïsme".

"La maladie de l'indifférence aux autres: quand chacun ne pense qu'à soi-même et perd la sincérité et la chaleur des relations humaines. Lorsque les experts n'aident plus les collègues moins expérimentés. Quand par jalousie .. on éprouve la joie de voir l'autre tomber plutôt que de l'aider à se relever et l'encourager".

"La maladie du visage funèbre: les personnes rudes et ombragées qui considèrent que pour être sérieux il faut que le visage reflète mélancolie, gravité, qu'il faut traiter les autres - en particulier ceux considérés comme inférieurs - avec dureté et arrogance. En fait, la gravité théâtrale et le pessimisme stérile sont souvent des symptômes de peur et d'insécurité de la personne".

"La maladie d'accumulation: quand l'apôtre cherche à combler un vide existentiel dans son cœur en accumulant des biens matériels, non par nécessité, mais simplement pour se sentir en sécurité ... L'accumulation pèse et ralentit inexorablement le cheminement".

"La maladie des cercles fermés: où l'appartenance a un petit groupe devient plus forte qu'appartenir au Corps et, dans certaines situations, au Christ Lui-même. Cette maladie aussi commence toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps elle asservit les membres et devient «un cancer» qui menace l'harmonie du corps et qui peut provoquer de nombreux dégâts - scandales - en particulier à nos jeunes frères et sœurs".

"La maladie de la mondanité, de l'exhibitionnisme: quand l'apôtre transforme son service en pouvoir, et le pouvoir en marchandise pour obtenir des avantages mondains et des pouvoirs. C'est la maladie des personnes qui cherchent insatiablement à multiplier leur pouvoir et qui peuvent être capables de calomnie, de diffamation et qui discréditent les autres, même dans les journaux et magazines. Naturellement pour briller et se montrer plus aptes que les autres".

Après avoir expliqué le catalogue des maladies, François a dit: "nous sommes appelés - en ce temps de Noël et pour tout le temps de notre service et de notre existence - à vivre "la vérité dans l'amour et la charité, cherchons à grandir en toute chose vers lui qui est le chef, Christ, de ce corps bien bien coordonné grâce à la collaboration et à l'énergie de chaque partie, qui reçoit la force pour croître et pour se construire soi-même dans la charité".

"Une fois j'ai lu -a-t'il conclu- que «les prêtres sont comme des avions, ils font la une des journaux seulement quand ils tombent, mais il y en a tellement en vol. Beaucoup critiquent et peu de personnes prient pour eux." C'est une phrase très belle, mais aussi très vrai, car elle décrit l'importance et la délicatesse de notre service sacerdotal et le mal causé à l'ensemble du corps de l'Église par un seul prêtre qui "tombe"".






Aux employés du Saint-Siège: Convertir cette Nativité en occasion pour


Cité du Vatican, 22 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les employés du Saint-Siège qu'il a chaleureusement remercié pour leur travail. Il a consacré un mot spécial aux italiens car '' au cour de toute l'histoire de l'Eglise et de la Curie romaine ils ont toujours travaillé avec âme généreuse et fidèle, en mettant au service du Saint-Siège et du Successeur de Pierre, leur diligence et leur dévotion filiale, soutenant les grands saints, papes, martyrs, missionnaires et artistes qu'aucune ombre ne pourra jamais ternir. '' Le Saint-Père n'a pas oublié les employés des autres pays "qui travaillent généreusement loin de leur patrie et de leurs familles, et qui représentent pour la Curie le visage de la catholicité et de l'Eglise".

Le Pape a encouragé tout le monde à méditer sur le texte qu'il avait précédemment lu à la Curie '' comme "élément de réflexion pour un bon examen de conscience en préparation à Noël et au Nouvel An ''. Ils leur a demandé d'approcher le Sacrement de Confession ''avec docilité pour recevoir la miséricorde du Seigneur qui frappe à la porte de nos cœurs, dans la joie de la famille. '' Grâce à vos efforts quotidiens et à votre fatigue, la Curie se manifeste comme un corps vivant, et en cheminement: une mosaïque enrichie par les différentes fragments: tesselles différentes, nécessaires et complémentaires... Les membres du corps qui semblent faibles sont nécessaires; et les parties du corps qui nous paraissent moins honorables, nous donnent plus de respect ... Dieu a composé le corps, donnant honneur de ce qui manquait, donc il n'y a pas de division dans le corps, mais les membres prennent soin les uns des autres".

Le Pape François a mis en évidence le mot '' soin '' et il a expliqué que ''soigner signifie manifester un intérêt diligent et réfléchi, qui engage à la fois notre âme et notre comportement envers quelqu'un ou quelque chose; cela signifie regarder attentivement quiconque a besoin d'attention sans arrière pensées, ça veut dire accepter de donner ou de recevoir des soins". Ainsi, pour transformer cette sainte fête de Noël en une occasion pour guérir, il a encouragé tout le monde "à prendre soin de la vie spirituelle, de la relation avec Dieu; à prendre soin de la vie familiale et des relations avec les autres; prendre soin quand on parle d’éliminer les mots offensants, soigner les plaies du cœur avec l'huile du pardon; prendre soin de travailler avec enthousiasme, humilité et passion. Surveiller l'envie, la convoitise, la haine et les sentiments négatifs qui dévorent la paix intérieure et qui nous transforment en personnes destructrices et détruites; éviter aussi le ressentiment qui conduit à la vengeance, et la paresse qui conduit à l'euthanasie existentielle. Prendre soin des plus pauvres, des personnes âgées, des malades, des affamés et des sans-abri, et veiller à ce que Noël ne se transforme pas en fête de la consommation, en gaspillages, en cadeaux inutiles et superficiels".

Imaginez comment notre monde changerait -a t'il précisé- si chacun de nous commençait tout de suite à prendre soin de soi et des autres ... Voilà le vrai Noël: fête de la pauvreté de Dieu qui s'est lui-même dépouillé, prenant la forme d'un serviteur, le Dieu qui sert à la table, il se cache aux intelligents et sages pour se révéler aux petits, aux simples et aux pauvres ... Mais c'est surtout la fête de la Paix portée sur la terre par l'enfant Jésus, la paix chantée par les anges. .. Une paix qui a besoin de notre enthousiasme, de nos soins pour réchauffer les cœurs glacés, pour encourager les âmes découragées et illuminer les yeux ternes avec la lumière de Jésus le visage. ''

Avant de partir, le Pape s'est excusé pour ses fautes, celles de ses collègues de travail, ainsi que pour certains scandales, '' qui font beaucoup de dégâts. Pardonnez-moi et priez pour moi s'il vous plaît".




Angélus: A Noël Jésus frappe à la porte du cœur de chaque chrétien


Cité du Vatican, 21 décembre 2014 (VIS). Le quatrième et dernier dimanche d'Avent, à la veille de Noël, l'Evangile raconte l’annonce de l'Ange Gabriel à Marie et le ·oui" de la Vierge qui a rendu possible l'Incarnation, la révélation d'un mystère "gardé secret depuis l'éternité". Dans l'Angélus de ce matin, le Pape François a réfléchi avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre sur les aspects essentiels du geste de Marie comme modèle pour se préparer à Noël.

"Son comportement de foi qui consiste à écouter la Parole de Dieu pour s'abandonner à elle avec une totale disponibilité d'esprit et de cœur...Dans sa réponse 'Me voici', pleine de foi, Marie ne sait pas par quel chemin elle devra s'aventurer, quelles douleurs elle devra subir, quels risques elle devra affronter. Mais elle est consciente que c'est le Seigneur qui le lui demande et elle a pleinement confiance en Lui, elle s’abandonne à son amour. Voilà la foi de Marie!"

Un autre aspect est la capacité de la Mère du Christ a "reconnaître le temps de Dieu... Elle nous apprend à reconnaître le moment favorable quand Jésus passe dans notre vie et demande une réponse rapide et généreuse".

"Et Jésus passe - a dit le Saint-Père- en effet le mystère de la naissance de Jésus à Bethléem, historiquement survenu il y a plus de deux mille ans, se réalise, comme événement spirituel, dans l'"aujourd'hui" de la Liturgie. Le Verbe, qui a trouvé demeure dans le ventre virginal de Marie, vient de nouveau frapper le soir de Noël au cœur de chaque chrétien: il passe et il frappe. Chacun de nous est appelé à répondre, comme Marie, avec un "oui" personnel et sincère, se mettant à la pleine disposition de Dieu, de sa miséricorde, de son amour".

"Combien de fois Jésus passe dans notre vie, combien de fois il nous envoie un ange, et combien de fois nous nous ne nous en rendons pas compte parce qu’on est accaparé par nos pensées, nos affaires et même, ces jours-ci, par les préparatifs de Noël, et nous ne nous rendons pas compte qu'il passe et frappe à la porte de notre cœur, demandant de l’accueillir, demandant un "oui" comme celui
de Marie".

"Un saint disait: 'J'ai peur que le Seigneur passe'. Savez-vous pourquoi? Il avait peur de ne pas s'en rendre compte et de le laisser passer. Quand nous sentons dans notre cœur 'je voudrais être meilleur'...c'est justement le Seigneur qui frappe. Il te fait réaliser la volonté d’être meilleur, la volonté d’être plus proche des autres et de Dieu. Si tu ressens cela, alors arrête-toi. Le Seigneur est là! Va prier, va te confesser et te purifier...cela fait du bien. Mais souviens-toi: si tu ressens cette nécessité de changement, c'est Lui qui frappe: ne le laisse pas passer!"

François a également rappelé que dans le "mystère de la Nativité il y a aussi la présence silencieuse de saint Joseph...L'exemple de Marie et Joseph est pour nous tous une invitation à recevoir Jésus avec une totale disponibilité qui, par amour s'est fait notre frère et il vient apporter au monde le don de la paix 'La paix sur la terre aux homme qu'il aime'".

"Le don précieux de Noël est la paix, le Christ est notre vraie paix. Le Christ frappe à la porte de notre cœur pour nous donner la paix, la paix de l’âme. Ouvrons les portes au Christ!"


Audience à la communauté Papa Giovanni XXIII


Cité du Vatican, 20 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin 7.500 membres de la communauté Papa Giovanni XXIII, fondée en 1968 et présente dans trente quatre pays où elle s'occupe de personnes marginalisées et propose un vie communautaire à des mineurs défavorisés, des handicapés, des toxicomanes et alcooliques, des sans abri, des filles mères ou des prostituées.

Avant de s'adresser à ses hôtes, des membres de la communauté ont témoigné de leur parcours d'esclavage, libération et réhabilitation sociale. Ces expériences, a dit le Pape, "parlent de l'égoïsme de qui fonde son existence sur l'exploitation d'autrui, mais aussi de la générosité de qui vient en aide au prochain... Elles révèlent tant de formes de pauvreté dont souffre notre monde, et en particulier la misère la plus dangereuse car source des autres: L'éloignement de Dieu, la prétention d'agir sans lui. C'est une misère aveugle qui considère que le but de la vie est la richesse matérielle, celle du pouvoir et du plaisir d'asservir l'autre à sa guise".

"Mes amis, c'est la présence du Seigneur qui marque la différence entre la liberté du bien et l'esclavage du mal...elle ouvre les horizons,...et nous donne la force nécessaire pour surmonter les difficultés et les épreuves".

"La foi déplace vraiment les montagnes de l'indifférence et de l'apathie, du désintérêt et du repliement sur soi-même si stérile.. Elle donne le courage d'agir comme le Bon Samaritain et Don Oreste Benzi, fondateur de votre association, le savait. Son amour pour les plus petits et les pauvres, pour les exclus et les laissés pour comptes, était enraciné dans son amour pour Jésus crucifié, qui s'est fait pauvre et le plus petit d'entre nous....De sa mission à intéresser les adolescents et à les faire participer, le serviteur de Dieu Don Oreste Benzi a eu l'idée d'organiser pour eux une rencontre vitale et radicale avec Lui comme héros et ami, grâce aux témoignages de vies qui ont montré le message chrétien dans sa plénitude, joyeux mais aussi amusant".

Le Saint-Père a poursuivit "c'est ainsi qu'est née votre communauté, aujourd'hui présente dans 34 pays avec ses Maisons-famille, coopératives sociales et éducatives, les Maisons de prières, les services pour accompagner les maternités difficiles et les autres initiatives. La Providence vous fait grandir, prouvant la vitalité du charisme de votre Fondateur qui aimait tant répété que 'pour se tenir debout il faut savoir s'agenouiller'".

Et pour conclure: "C'est d'un cœur plein d'amour de Dieu que jaillit la charité pour les frères et sœurs".


Audiences


Cité du Vatican, 20 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu 

Le Prince Jaime Bernardo de Bourbon-Parme, Ambassadeur des Pays-Bas, venu lui présenter ses lettres de créance.

M.Clelio Galassi, Ambassadeur de Saint-Marin, venu lui présenter ses lettres de créance.

M.Eduardo Félix Valdès, Ambassadeur d'Argentine, venu lui présenter ses lettres de créance.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 22 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

nommé Mgr. Christopher J. Coyne Evêque de Burlington (superficie: 23.651; population: 651.000; catholiques: 123.700; prêtres: 133; diacres permanents: 43, religieux: 149) (USA); il était jusqu'à présent Evêque de Mopta et Auxiliaire du diocèse d'Indianapolis (USA).

nommé Mgr. Benjamin Ndiaye Archevêque de Dakar (superficie: 4.803; population: 3.677.000; catholiques: 455.000; pretres: 168; religieux: 645) (Sénégal); il était jusqu'à présent Evêque de Kaolack. Il succède au Card. Théodore-Adrien Sarr dont la renonciation à la charge pastorale pour limite d'aâge a été acceptée par le Saint-Père.

Accepté la renonciation de Mgr. Martin Gächter comme Auxilliare du diocèse de Bâle (Suisse) pour limite d'âge.

érigé le nouveau diocèse de Kuzhithurai (superficie: 915; population: 855.485; catholiques: 264.222; pretres: 131; religieux: 269), Inde, démembrant le diocèse de Kottar et le rendant suffragant au siège métropolite de Madurai. Il a nommé Fr. Jerome Dhas Varuvel premier Evêque du nouveau diocèse. Le nouvel élu est né à Paduvoor (Inde) en 1951, a pronocé ses vœux perpétuels en 1981 et a été ordonné prêtre en 1985. Il a obtenu un diplôme en Economie et Théologie et une Licence en Pédagogie à l'Université Pontificale Salésienne de Rome. Il a recouvert différentes charges dont Vice-recteur du Noviciat de Vellakinar, Recteur du pré-noviciat de Tirupattur et de Maiyam, Doyen du Collège Salésien de Trichy, Curé et Recteur de la con-Cathédrale de Madras-Mylapore, Conseiller provincial, Directeur du Kalvi Solai de Tirupattur et du Mount Don Bosco de Thalavadi. Il était actuellement Maître des Novices de Yeallagiri, Vellore.

Samedi 20 décembre le Saint-Père a nommé:

Le Cardinal Jean-Louis Tauran, Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine.

Mgr.Giampiero Gloder, Vice Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine.

Mgr.José Guadalupe Torres Campos, Evêque de Ciudad Juárez (superficie 29.639, population 2.727.000, catholiques 2.318.000, prêtres 116, diacres 19, religieux 206), au Mexique. Jusqu'ici Evêque de Gómez Palacio, il succède à Mgr. Ascencio León, dont la renonciation à été acceptée pour limite d'âge.


vendredi 19 décembre 2014

La crèche et le sapin, symboles de lumière


Cité du Vatican, 19 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu les délégations des Provinces de Vérone et de Catanzaro (Italie) ayant offert la crèche et le sapin dressés Place St.Pierre, qui seront éclairés à partir de ce soir. Rappelant à ses hôtes que les valeurs chrétiennes ont fécondé la culture, la littérature, la musique et les arts, et qu'il convient de les transmettre, il a dit que la crèche et le sapin "évoquent le mystère de l'Incarnation, le Fils unique de Dieu qui s'est fait homme pour nous sauver. Ils expriment la lumière apportée au monde par Jésus naissant. Ces symboles réjouissent même les non croyants parce qu'ils parlent de fraternité, d'intimité et d'amitié, parce qu'ils encouragent les gens à retrouver la beauté de ce qui est simple, le partage et la solidarité. Ils sont une invitation à l'unité, à la concorde et à la paix, une invitation à faire place à Dieu dans nos vies, à un Dieu qui ne vient pas imposer sa toute puissance mais nous offre son amour sous les traits d'un nouveau-né. La crèche et le sapin sont porteur d'un message de lumière, d'amour et d'espérance... Le Messie est venu parmi nous...pour dissiper les ténèbres du péché et de l'erreur, pour rendre à l'humanité sa lumière divine. Jésus n'a-t-il pas dit être la lumière du monde? N'a-t-il pas annoncé que ceux qui le suivront ne marcheront pas dans les ténèbres mais recevront la lumière de la vie? Suivons donc celui qui est la lumière véritable pour ne pas nous perdre et refléter cette chaleur lumineuse sur ceux qui sont plongé dans les difficultés de la vie".

Messe pour le centenaire du Comité olympique italien


Cité du Vatican, 19 décembre 2014 (VIS). A l'issue de la messe célébrée en la Basilique vaticane pour le centenaire du Comité olympique italien, le Pape François est venu s'adresser à l'assemblée pour rappeler que le sport est chez lui dans l'Eglise. Parcourant l'histoire du CONI et des événements qu'il a organisé selon les principes de la Charte olympique, il a souligné combien le sport place la personne et son développement au centre de son action. Outre la défense de la dignité humaine, le sport participe à rendre le monde meilleur, sans guerres ni tensions, à éduquer les jeunes hors de toute discrimination. "Le sport a toujours favorisé un universalisme fait de fraternité, d'amitié et de concorde entre les peuples. Il favorise le respect, la tolérance et l'harmonie...et dans la compétition olympique, où s'affrontent les sportifs de pays aux histoires, valeurs et fois différentes, il constitue un idéal ouvrant des voies nouvelles, parfois inespérées, pour surmonter des conflits causés par la violations des droits de l'homme... L'olympisme n'est pas une incitation à la suprématie d'un peuple sur les autres, ni l'exclusion des plus faibles. Il représente au contraire un défi pour nous tous, pas seulement pour les athlètes, un défi fait d'effort et de sacrifice...tout en acceptant nos propres limites. Il tend au dépassement de soi". Il faut encourager le sort scolaire, le rendre accessible à tous "en étant attentifs aux plus faibles et aux couches défavorisées, et y inclure les handicapés, les étrangers, les marginalisés qui ont besoin de socialisation, de partage et de jeu. Le sport ne doit pas se limiter au résultat, mais être un moyen de développement gratuit de la personne". Les aumôniers du sport constituent "une présence amie qui expriment la présence de l'Eglise dans le sport et dans la compétition", car il y a aussi un aspect de lutte spirituelle dans l'activité sportive. "Certains mots du vocabulaire sportif viennent de la vie religieuse, et certains saints ont su interpréter la passion, l'enthousiasme, la constance, la détermination, le défi et les limites personnelles en les tournant au-delà de soi vers l'horizon de Dieu". 

Audiences


Cité du Vatican, 19 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Georges Pontier, Achevêque de Marseille et Président de la Conférence épiscopale française, accompagné de Mgr.Pascal Delannoy, Evêque de Saint-Denis et Vice Président, de Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier et Vice Président, et de Mgr.Olivier Ribadeau, Secrétaire Général.

jeudi 18 décembre 2014

Treize nouveaux Ambassadeurs près le Saint-Siège


Cité du Vatican, 18 décembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les lettres de créance des nouveaux Ambassadeurs de Mongolie (M.Vaanchig Purevdorj), des Bahamas (M.Sean McWeeney), de La Dominique (M.Edward D.A.Lambert), de Tanzanie (M.Philip Sang'ka Marmo), du Danemark (Mme.Louis Bang Jespersen), de Malaisie (M.Dato' Mohd Zulkephli Bin Mohd Noor), du Rwanda (M.François-Xavier Ngarambe), de Finlande (M.Jari Petteri Luoto), de Nouvelle Zélande (Mme.Janet Lowe), du Mali (Cheick Mouctary Diarra), du Togo (M.Kokou Nayo Atsumikoa M'Beou), du Bangladesh (M.Shameen Ahsan), et du Qatar (Sheikha Moza Bint Nassar bin Ahmad Alí Al-Thani). Voici le bref salut qu'il a adressé à ses hôtes: "J'espère que chaque fois que vous entrerez dans cette maison vous vous sentirez chez vous. Ce bienvenu s'étant à vos gouvernants et à vos peuples, en vous souhaitant un travail fructueux. Le travail de l'ambassadeur est fait de petits pas et de petites choses qui au bout du compte construisent la paix et permettent de rapprocher les peuples, de semer la fraternité. Aujourd'hui, nous avons vu que deux pays tellement éloignés l'un de l'autre pendant si longtemps ont fait un pas en avant l'un vers l'autre. Ceci est le résultat d'un travail conduit par la diplomatie. Le travail des ambassadeurs est un travail noble et en vous souhaitant succès que prie Dieu de bénir" vos missions.    
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