Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
Mme Cécile La Grenade, Gouverneur Général de Grenada, qui s'est
ensuite entretenue avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: S'étant félicitées de l'excellence
de leurs relations, les parties ont convenu de l'importante
contribution que l'Eglise catholique apporte au développement du
pays
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vendredi 6 novembre 2015
Protéger la vie et aller au devant des nécessiteux
Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les 510
participants au congrès des centres d'Aide à la vie, qui se déroule
à Sacrofano (Italie) du 6 au 8 novembre. Les encourageant à
continuer leur action en faveur de la vie, de sa conception à sa fin
naturelle, il a rappelé que ''dans la dynamique existentielle tout
est lié. C'est pourquoi il convient de nourrir à la fois la
sensibilité personnelle et sociale qu'il s'agisse d'accueillir une
nouvelle vie ou d'agir face à des situations de pauvreté et
d'exploitation qui affectent les plus vulnérables et les plus
défavorisés. Si on est incapable de prendre en charge l'éducation
des personnes fragiles comment serait-on capable de protéger un
embryon humain... Or, la vie étant toute entière un don, il faut la
protéger contre les diverses formes de dégradation... Tant de
personnes sont éprouvées par des conditions de vie difficile qui
réclament notre attention et notre engagement solidaire... Pour les
disciples du Christ, aider la vie humaine blessée signifie tendre la
main aux personnes dans le besoin, se tenir à leur côté, prendre
soin de leur fragilité et partager leurs problèmes afin d'aider à
les résoudre... Combien de familles sont vulnérables en raison de
la pauvreté, de la maladie, du manque de travail et de logement!
Beaucoup de personnes âgées souffrent...de la solitude! Combien de
jeunes sont déboussolés, menacés par la toxicomanie et d'autres
formes d'esclavage, qui attendent de retrouver confiance dans la
vie... Toutes ces personnes, blessées dans leur corps ou dans leur
esprit, sont l'image de l'homme de l'Evangile qui, allant de
Jérusalem à Jéricho fut agressé par des brigands...connaissant
ainsi l'indifférence des uns et la proximité du Bon Samaritain".
Le Saint-Père a renouvelé ses encouragements aux Centres pour
l'aide à la vie, en les invitant à continuer à protéger les
personnes les plus vulnérables, qui ont le droit de naître comme de
vivre dignement. Sans oublier, indépendamment de leur religion et de
leur nationalité, le nombre important de femmes, en particulier
migrantes, qui viennent à la recherche d'un soutien concret".
Une interview du Saint-Père
Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Straat Nieuws, le journal
néerlandais des sans-abri, publie une interview du Pape, réalisée
le 27 octobre, reprise par les 113 journaux du Réseau international
des journaux de rue. En voici quelques passages portant
principalement sur la question de la pauvreté.
Quel
est le message de l'Eglise pour les sans-abri? Qu'est-ce que la
solidarité chrétienne pratique?
Le
Pape: "Je pense à deux choses. Jésus est venu au monde sans
même avoir un toit, et il est devenu pauvre. L'Eglise...sait ce que
veut dire ne pas avoir un toit au-dessus de soi, alors que c'est un
droit que défendent les Mouvements populaires des trois T (travail,
toit, terre.) L'Eglise dit que toute personne a droit à ces trois T.
Vous
demandez très souvent de prendre soin des pauvres et des réfugiés.
N'avez-vous pas peur de lasser les media et la société en général?
Le
Pape: "Lorsqu'il s'agit d'un sujet qui est pas agréable...on
est effectivement tous tentés dire ça suffit. Oui. Si je me sens
fatigué...je ne me préoccupe pas et continue à parler de la vérité
et de dire les choses comme elles sont.''
N'avez-vous
pas peur que votre appel à la solidarité envers les sans-abri et
les pauvres soit exploité politiquement? Comment l'Eglise doit elle
parler pour être influente tout en restant en dehors du débat
politique?
Le
Pape: "On risque de faire des erreurs dans ce domaine...
L'Eglise doit dire la vérité mais aussi témoignage, le témoignage
de la pauvreté. Si un croyant parle de la pauvreté ou des sans-abri
alors qu'il vit comme un roi, ça ne va pas. L'autre risque est de
conclure des accords avec les autorités politiques...peu clairs et
transparents" qui favorisent la corruption présente dans la vie
publique, mais aussi politique et religieuse".
Saint
François, qui avait choisi la pauvreté radicale, vendit jusqu'à
son évangéliaire. Comme Pape, ne vous sentez-vous pas encouragé à
vendre les trésors de l'Eglise?
Le
Pape: "Il ne s'agit pas des trésors de l'Eglise mais de toute
l'humanité Par exemple, si demain je dis de mettre en vente la
Pietà, on me répondra que ce n'est pas possible parce qu'elle
n'appartient pas par l'Eglise. Elle est dans une église, mais
appartient à l'humanité. Cela vaut pour tous les trésors de
l'Eglise. Par contre nous avons commencé à vendre des cadeaux qu'on
me fait."
Avez-vous
vous conscience que la richesse de l'Eglise puisse créer de telles
attentes?
Le
Pape: "Oui. Si on dressait un inventaire des biens de l'Eglise,
on pourrait croire qu'elle est très riche... En 1929, le
gouvernement italien avait offert au Saint-Siège un vaste
territoire, et c'est Pie XI qui a refusé et accepté seulement un
demi-kilomètre carré de garantir l'indépendance de l'Eglise... Le
parc immobilier de l'Eglise est important mais nous l'utilisons pour
maintenir les structures de l'Eglise et réaliser de nombreux
travaux, des hôpitaux ou des écoles. Par exemple, j'ai fait
envoyer au Congo 50.000 euro pour construire trois écoles dans les
zones défavorisées. L'éducation est une chose importante pour les
enfants."
Très
Saint Père, pouvez-vous imaginer un monde sans pauvres?
Le
Pape: "Je voudrais un monde sans pauvres, et nous devons nous
battre pour cela. Mais je suis un croyant et je sais que le péché
est toujours en nous. Et il y a toujours la cupidité humaine, le
manque de solidarité, l'égoïsme qui crée pauvres. Il est donc
difficile d'imaginer un monde sans mal. Si on pense aux enfants
exploités par le travail...ou les abus sexuels..., aux enfants tués
pour le trafic d'organes! ... Je ne sais pas si on réussira à
réaliser un monde un monde sans pauvres, parce que le péché est
toujours là, qui conduit à l'égoïsme. Mais il faut continuer de
lutter, toujours et encore."
Pour une promotion commune de l'écologie humaine
Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS).
Chrétiens et hindous pour une promotion
commune de l'écologie humaine, tel est le thème du
message adressé aux hindous
par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à
l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette
année le 11 novembre:
"Le
Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux vous adresse ses
plus chaleureuses salutations. Que vos célébrations à travers le
monde vous accompagnent vers une expérience de bonheur et d'harmonie
dans vos familles et vos communautés. Le Pape François, dans son
encyclique Laudato Si', s'est récemment
exprimé sur la crise environnementale et humaine de l'écologie, qui
menace notre planète. C'est la raison pour laquelle, en accord avec
notre tradition, il nous semble opportun de partager avec vous
quelques réflexions sur la nécessité de promouvoir l'écologie
humaine. Nous espérons pouvoir inspirer et offrir quelques éléments
pour une redécouverte de l'interdépendance de la création.
L'écologie humaine porte sur la relation et la responsabilité que
les êtres humains cultivent à l'égard de la terre et sur
l'attention aux vertus écologiques. Parmi celles-ci, on peut
énumérer l'exploitation soutenable des ressources de la terre grâce
à la mise en oeuvre de politiques qui, aux niveaux national et
international, visent à favoriser l'interconnexion et
l'interdépendance entre les êtres humains et la nature. Ces
questions, comme nous le savons, ont une incidence directe. Non
seulement sur la santé actuelle de notre terre,la maison de la
famille humaine, mais aussi sur celle des générations à venir.
L'égoïsme humain, tel qu'il s'exprime dans les tendances
consuméristes et hédonistes de certains individus et de certains
groupes, nourrit la quête insatiable de se poser en maîtres et en
conquérants plutôt que comme gardiens de la nature. En regard de
notre croyance religieuse ou de nos identités respectives, nous
sommes tous appelés à vivre avec une conscience majeure de notre
responsabilité à l'égard de la nature, à favoriser les relations
humaines et, surtout, à réorganiser nos modes de vie et nos
structures économiques pour répondre aux défis écologiques
auxquels nous sommes confrontés. Votre religion insiste sur l'unité
entre la nature, l'homme et le divin. Notre foi chrétienne nous
enseigne que la terre est un don de Dieu fait à tous les êtres
humains. En tant que gardiens de l'ordre de la création, nous sommes
tous mandatés pour en assurer la sauvegarde de façon responsable et
résolue. Il existe un lien indissociable entre paix et création,
paix et êtres humains. Pour que la paix puisse prévaloir dans le
monde, il faut un effort consciencieux et concerté, individuel et
collectif, de la part de nous tous pour entrer dans un dialogue en
vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la
construction de réseaux de respect et de fraternité. La promotion
de l'écologie humaine implique, à tous les niveaux, la formation et
l'éducation d'une conscience et d'une responsabilité écologiques
ainsi qu'une gestion judicieuse des ressources de la terre. Celles-ci
commencent dans la famille, structure fondamentale pour une écologie
humaine, au sein de laquelle l'homme reçoit des premières notions
déterminantes concernant la vérité et le bien, dans laquelle il
apprend ce que signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce
que veut dire concrètement être une personne. Les structures
éducatives et gouvernementales ont la responsabilité d'éduquer les
citoyens à la juste compréhension de l'écologie humaine par
rapport à l'avenir. Unis dans l'appartenance et la responsabilité
mutuelles d'une même humanité, mais aussi en tant que croyants
porteurs de valeurs et de convictions partagées, puissions-nous,
hindous et chrétiens, unir nos voix à celles des personnes d'autres
traditions religieuses et de bonne volonté pour nous efforcer de
promouvoir une culture qui soit celle de l'harmonie en nous-mêmes,
avec les autres, avec la nature et avec Dieu pour une écologie
humaine qui favorise la croissance de l'arbre de la paix. Bien plus,
prier pour une saine écologie et s'associer à la sensibilisation
sur les façons de sauvegarder la création constitue une action
moralement digne. Pour cela, le pape François a désigné, le 1
septembre comme Journée mondiale de prière pour
la sauvegarde de la création. Souhaitons que cette initiative
contribue à sensibiliser tout le monde à la nécessité d'être de
bons gardiens de la création et à promouvoir ainsi une véritable
écologie humaine".
Audiences
Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Mgr.Luis
Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Mgr.Celestino
Migliore, Nonce apostolique en Pologne.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Juan
José Omella Omella, Archevêque métropolitain de Barcelone
(superficie 340, population 2.657.000, catholiques 2.116.479, prêtres
826, diacres 46, religieux 3.092), en Espagne. Jusqu'ici Evêque de
Calahorra y La Calzaba - Logroño (Espagne), il succède au Cardinal
Lluís Martínez Sistach, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
Mgr.Jozef
de Kesel, Archevêque de Malines - Bruxelles (superficie 3.635,
population 2.825.000, catholiques 1.807.000, prêtres 1.794, diacres
88, religieux 3.249), en Belgique. Jusqu'ici Evêque de Bruges
(Belgique), il succède à Mgr.André Léonard, dont la renonciation
a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Jozef
de Kesel, Ordinaire militaire pour la Belgique.
jeudi 5 novembre 2015
Message au Forum chrétien mondial de Tirana
Cité
du Vatican, 5 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a fait parvenir hier un message aux participants à la réunion
du Forum chrétien mondial, qui s'est tenu à Tirana (Albanie) du 2
au 4 novembre (La discrimination, la persécution, le martyre suivre
le Christ). Il y salue en particulier les membres des différentes
confessions chrétiennes venus représenter des communautés qui
souffrent pour leur foi: ''C'est avec une grande tristesse que je
pense à la discrimination et à la persécution croissante des
chrétiens, notamment au proche et moyen Orient, en Afrique et en
Asie. Votre réunion montre que nous ne sommes pas indifférents à
la souffrance de nos frères et sœurs chrétiens... Dans plusieurs
régions du monde, témoigner du Christ va parfois jusqu'à
l'effusion du sang, qui est devenu une expérience commune des
catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants, évangéliques et
pentecôtistes. Cette communauté est beaucoup plus profonde et forte
que les différences qui divisent encore nos Eglises et communautés
ecclésiales. La Communio Martyrum est le signe le plus évident de
notre cheminement commun. Dans le même temps, vos travaux donnent
une voix aux victimes de l'injustice et la violence, tentant
d'indiquer des voies pour sortir de cette situation tragique''. Puis
le Pape dit son espoir de voir les martyrs d'aujourd'hui, appartenant
à de nombreuses traditions chrétiennes, ''nous aider à comprendre
que tous les baptisés sont membres du Corps du Christ, de son
Eglise". Il faut comprendre "cette vérité profonde comme
un appel à persévérer dans la voie œcuménique, vers la communion
pleine et visible, dans l'amour et la compréhension mutuelle''.
Le
Forum a demandé aux persécuteurs de chrétiens de cesser leur
violence, aux gouvernements de respecter et de protéger la liberté
religieuse, et surtout de défendre les chrétiens et les autres
personnes persécutées en raison de leur foi, et aux media de rendre
compte nettement des violations de la liberté religieuse, de la
discrimination et de la persécution des chrétiens. Une grande
importance a été la question de l'éducation de la jeunesse et de
la solidarité entre les chrétiens. Au cours de ces trois jours, les
participants ont commencé leur journée par une prière, d'abord en
la cathédrale orthodoxe de Tirana, au centre de l'Alliance
évangélique d'Albanie et en la cathédrale catholique de
Saint-Paul. Ils ont prié pour les 200 millions de chrétiens
persécutés de par le monde. Le Forum s'est conclu le jour où les
catholiques albanais fêtaient le 25 anniversaire de la première
messe dans un cimetière de Scutari, célébrée par un prêtre qui a
survécu à cinq décennies de répression religieuse sous le régime
communiste.
Audiences
Cité
du Vatican, 5 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
M.Stanislaw
Tillich, Ministre Président de Saxe (Allemagne).
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Joseph
Marino, Nonce apostolique en Malaisie et à Timor Oriental, Délégué
apostolique au Brunei.
Mgr.Charles
Henry Dufour, Archevêque de Kingston (Jamaïque).
M.Habeeb
Mohammed Ali al-Sadr, Ambassadeur d'Irak, en visite de congé.
mercredi 4 novembre 2015
Pardonner en famille
Cité
du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a tenu ce matin
l'audience générale Place St.Pierre, évoquant la question du
pardon en famille, "la famille étant un véritable camp
d'entraînement au don du pardon réciproque, sans lequel aucn amour
ne peut durer". Puis il est revenu sur le récent Synode
consacré à la famille, qu'il a qualifié "d'événement de
grâce". Après avoir souligné qu'il avait voulu que le
document final soit rendu public afin que tous puissent apprécier le
travail accompli en deux ans, le Pape a dit que ce n'était pas le
moment d'en tirer les conclusions, lui même devant le méditer.
"Mais en attendant la vie des familles se poursuit. Elles vont
de l'avant et continuent d'écrire de belles pages de l'Evangile des
familles. Dans un monde souvent aride de vie et d'amour, vous ne
cessez de parler du grand don que sont le mariage et la famille".
On
ne peut vivre ensemble sans se pardonner, a affirmé le Saint-Père
en revenant sur sa première idée. "Sans se pardonner en
famille on ne peut que mal vivre... Nous devons absolument tenir
compte de nos erreurs et de nos offenses, dues à notre faiblesse
comme à notre égoïsme. Il faut soigner au plus tôt ces
blessures...car plus on attend plus cela devient difficile...
N'attendons pas la fin de la journée pour demander pardon...car, en
famille, c'est un moyen de renforcer le couple, de lui permettre de
résister aux chocs de nos petites et grandes méchancetés. Mais il
faut appliquer ce mode de vie à nos rapports sociaux, partout où
nous nous trouvons. Nombreux son ceux, y compris des chrétiens, qui
estiment que c'est exagéré... Or c'est en recevant le pardon de
Dieu que nous devenons capables de pardonner à notre tour... Le
Synode a ravivé notre espérance sur ce point. La capacité de
pardonner est indispensable dans une société souvent dure et il est
bon que la famille soit un espace d'apprentissage du pardon... Quant
à l'Eglise, elle sera toujours au côté des familles afin de les
aider à bâtir sur la roche dont a parlé le Christ... Les familles
chrétiennes avanceront d'autant plus vie sur le chemin des
Béatitudes qu'elles apprendront et enseigneront le pardon au sein de
la grande famille de l'Eglise. C'est seulement ainsi qu'elle pourra
témoigner de la force rénovatrice du pardon divin... C'est que nos
familles peuvent faire beaucoup pour la société comme pour
l'Eglise... Prions afin que les familles bâtissent de plus en plus
de formules de réconciliation, afin que personne ne se sente
abandonné à ses fautes".
Mise au point du P.Lombardi
Cité
du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Voici des réflexions proposées
par le Directeur de la Salle de Presse à propos de la reprise du
débat médiatique sur les problèmes économiques du Saint-Père:
"La
publication imminente de deux livres ayant pour sujet les
institutions et les activités économico-financières du Saint-Siège
attise la curiosité et provoque une multiplication de commentaires.
Quelques observations sont nécessaires. D'abord, une bonne partie de
ce qui est publié résulte d'une fuite d'informations et de
documents confidentiels. Il s'agit donc d'une démarche illégale qui
doit être punie avec détermination par les autorités judiciaires
vaticanes. Mais ce n'est pas ce dont nous voulons parler aujourd'hui,
d'autant que l'argument est déjà l'objet d'une excessive attention.
Réfléchissons plutôt au contenu des fuites. On peut déjà dire
que pour la plupart d'entre elles, il s'agit d'informations déjà
connues, certes avec bien moins d'ampleur et de détails. La
documentation exposée est principalement liée à une collecte de
données mise en mouvement par le Saint- Père lui-même, en vue de
lancer une réflexion sur l'amélioration ou la réforme des
structures administratives de l'Etat du Vatican et du Saint-Siège. A
cet effet, la Commission d'études et de propositions relatives aux
structures économico-administratives avait été instituée par le
Pape en juillet 2013. Son mandat rempli, la COSEA a été dissoute en
février suivant. On ne peut parler d'informations obtenues contre la
volonté du Pape ou des chefs des différents organismes et
institutions, mais d'informations obtenues ou fournies avec la
collaboration de ces institutions, afin de contribuer aux réflexions
communes sur les réformes à projeter. Bien sûr, beaucoup
d'informations de cette nature doivent être étudiées, perçues et
interprétées avec prudence, équilibre et attention. D'autant que
des lectures différentes sont souvent possibles à partir des mêmes
données. Par exemple, la situation du Fonds des retraites, sur
lequel ont été exprimées des évaluations très différentes,
certains évoquant avec inquiétude un profond déficit, tandis que
d'autres fournissaient une lecture rassurante (communiqués officiels
publiés par la Salle de Presse du Saint-Siège).
Il
y a aussi le débat relatif aux objectifs et à l'utilisation des
biens du Saint-Siège. Bien qu'effectivement considérables, ils sont
destinés à soutenir les services gérés par le Saint-Siège ou les
institutions qui lui sont liées, à Rome comme de part le monde. La
propriété de ces biens est très variée, et tout le monde dispose
les outils permettant de connaître leur histoire et leur évolution.
Il est par exemple utile se s'informer sur les accords économiques
passés entre l'Italie et le Saint-Siège dans le cadre des Accords
du Latran, mais aussi sur les efforts déployés par Pie XI avec le
concours d'experts et collaborateurs remarquables, afin de disposer
d'une administration efficace, au point que la gestion du Vatican fut
reconnue comme un exemple de sagesse et de clairvoyante, y compris
sous l'aspect des investissements à l'étranger. En ce qui concerne
le Denier de saint Pierre, il est nécessaire de savoir qu'il est
employé de manières variables, en fonction des situations et des
priorités du Saint-Père, à qui les fidèles l'ont offert pour
soutenir son ministère. Les œuvres de charité du Pape en faveur
des pauvres sont certainement l'objectif essentiel. Mais les fidèles
n'entendent pas contester au Pape la liberté d'évaluer par lui même
les situations d'urgence ni la façon d'y répondre pour le bien de
l'Eglise universelle. Or cela comprend également outre la charité
du Pape, ses initiatives hors du diocèse de Rome, la diffusion de
son enseignement pour les fidèles des parties du monde les plus
pauvres, la Curie Romaine comme un instrument de son service, le
soutien aux 180 missions diplomatiques pontificales, l'assistance aux
Eglises locales dans le besoin, etc. L'histoire du Denier démontre
tout cela avec clarté.
Régulièrement
ces débats médiatiques refont surface, attisant curiosité ou
polémique. Il faudrait faire preuve de sérieux pour approfondir ces
situations délicates et les différents problèmes spécifiques.
Cela permettrait de distinguer ce qui va bien, et qui est beaucoup
plus courant que ce que disent les publications en cause: Des actions
et démarches parfaitement licites et justifiées, des actes
administratifs normaux, y compris le paiement des impôts dus. Il
faudrait distinguer cela des problèmes à corriger, des points
obscurs à dissiper, des véritables irrégularités ou illégalités
à éliminier. C'est précisément le travail délicat et complexe
entrepris à la demande du Pape avec la création de COSEA, dont les
recommandations sont précisément suivies: La réorganisation des
dicastères économiques, la création du poste de Réviseur général,
le bon fonctionnement des institutions chargées de la surveillance
des activités économiques et financières, etc. C'est là une
réalité objective et incontestable. La publication en vrac d'une
grande quantité d'informations de nature diverse, en grande partie
liée à une phase du travail aujourd'hui dépassée, fait
tendencieusement l'impasse sur l'évaluation objective des résultats
atteints. Pire elle crée l'impression du contraire et fait croire
que règne une confusion permanente, la non-transparence, voire même
la poursuite d'intérêts individuels ou incorrects. En outre, cela
ne rend pas justice au courage et à l'engagement avec lesquels le
Pape et ses collaborateurs ont fait face et continuent à relever le
défi que représente l'amélioration de l'utilisation des biens
temporels au service du spirituel. C'est pourtant ce qui devrait être
le plus apprécié et encouragé par un travail journalistique
correct, capable de répondre adéquatement aux attentes de l'opinion
et aux exigences de la vérité. L'objectif de la bonne
administration, de l'équité et de la transparence n'a pas changé.
Il progresse sans incertitudes et selon le voeu du Pape François. Il
ne manque pas de personnes au Vatican pour collaborer loyalement et
avec énergie".
Fondation Bambino Gesù
Cité
du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Pour la première fois depuis sa
nomination par le Secrétaire d'Etat, le nouveau Conseil de la
Fondation Bambino Gesù s'est réuni ce matin à Rome pour approuver
les nouveaux statuts.
A propos d'une enquête en cours
Cité
du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Ce
midi, le P.Lombardi a réagi aux sollicitations de certains
journalistes: "A la suite d'un rapport de l'AIF déposé en
février, le Promoteur de Justice du Tribunal de l'Etat de la Cité
du Vatican a engagé une enquête sur des ventes de titres et autres
transactions boursières à charge de M.Giampiero Nattino", un
banquier italien. "Le bureau du Promoteur a requis la
collaboration de la Justice italienne et de la Justice suisse par le
biais de commissions rogatoires transmises par voie diplomatique le 7
août".
mardi 3 novembre 2015
Visite du Président macédonien
Cité
du Vatican, 31 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président macédonien M.Gjorge Ivanov, Présidente, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: S'étant félicitées de la qualité de
leurs relations diplomatiques, les parties ont exprimé le voeu
commun de voir couronnés les efforts de la Macédoine pour être
intégrée à l'Union européenne. Elles se sont ensuite penchées
sur certains problèmes internationaux, en particulier sur la
persistance des graves effets socio-économiques de la crise
migratoire, convenant de la nécessité d'une assistance majeure au
grand nombre de personnes qui arrivent en Europe sud-orientale. En
conclusion, on a souligné de concert l'urgence qu'il y a à élargir
le dialogue et la coexistence entre les diverses ethnies et religions
de l'ex République yougoslave de Macédoine.
Messe en suffrage des cardinaux et évêques défunts
Cité
du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane,
le Pape a présidé la messe annuelle en suffrage des cardinaux et
évêques défunts, qui ont aimé leur Eglise et pour lesquels nous
demandons à Dieu qu'ils jouissent de la joie pleine. "Alors que
nous demandons qu'ils reçoivent le prix des serviteurs fidèles",
a rappelé le Saint-Père, souvenons nous que celui qui sert et donne
peut sembler un perdant dans la société. " En réalité, ceux
qui perdent leur vie la trouvent... Ils ont dépensé leur vie à
l'imitation du Christ. Ainsi ont ils vaincu la mort et vivifié le
monde. Les serviteurs sont des agents du salut. Qui ne vit pas pour
servir ne sert pas à la vie... La méthode de Dieu est de trouver le
salut en servant l'autre et en se perdant. C'est l'humble victoire
que nous montre Jésus" qui a fait "de la croix un pont
vers la vie. Avec lui nous pouvons vaincre nous aussi, mais à
condition de choisir l'amour humble et servile comme victoire pour
l'éternité... Demandons pour nous aussi, comme le recommande Paul,
la grâce de tourner nos pensées vers les choses supérieures et de
ne pas nous préoccuper de celles d'ici-bas".
Condoléances à la suite de l'incendie d'une discothèque
Cité
du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au
Président roumain un télégramme de condoléances à la suite de
l'incendie ayant ravagé une discothèque de Bucarest. Priant pour
les 27 jeunes décédés et les dizaines de blessés, il assure les
autorités et le peuple roumain de sa solidarité spirituelle.
Communiqué de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 3 novembre 2015 (VIS). Hier, la Salle de Presse a diffusé
le communiqué suivant: Dans le cadre de l'enquête que mène depuis
plusieurs mois la Gendarmerie vaticane sur des fuites d'informations
et de documents confidentiels, deux personnes ont été convoquées
samedi 31 octobre pour être interrogées, Mgr.Lucio Angel Vallejo
Balda et Mme.Francesca Immacolata Chaouqui, ex secrétaire et membres
de la Commission d'étude sur les structures économiques et
administratives du Saint-Siège, instituée par le Saint-Père en
juillet 2013 et dissoute après exécution de son mandat. A la suite
des interrogatoires, ils ont été arrêtés et, ce matin, le
Promoteur de Justice a confirmé la détention du premier et libéré
la seconde, pour laquelle n'a pas été retenu nécessaire la mesure
préventive étant donnée sa disposition à collaborer. Le
magistrat et son adjoint doivent évaluer la position de Mgr.Vallejo
Balda. La divulgation d'informations et de documents confidentiels
est sanctionnée par la loi vaticane nº IX de 2013. A propos enfin
des deux livres prochainement en librairie, ils résultent d'une
violation de la confiance accordée par le Pape. Comme par le passé,
leurs auteurs tirent profit d'actes illicites, dont la poursuite
pénale par le biais de la coopération internationale est en cours
d'évaluation par le Promoteur de Justice. En aucun façon ce type de
publication ne concourt à la vérité et à la clarté. Au
contraire, cela entraîne confusions et interprétations partiales
comme tendancieuses. En aucun cas on ne peut estimer qu'ils aident le
Pape dans sa mission.
En suffrage des Papes défunts
Cité
du Vatican, 2 novembre 2015 (VIS). A 18 h le Pape s'est rendu dans
les cryptes de la Basilique vaticane pour prier en privé pour les
les pontifes défunts.
Messe du Pape pour les défunts
Cité
du Vatican, 1 novembre 2015 (VIS). Cet après-midi, en la solennité
de Toussaint, le Pape s'est rendu pour la seconde année au cimetière
monumental du Verano pour célébrer une messe pour les défunts.
Reprenant à l'homélie le sermon sur la montagne et les paroles de
Jésus à la foule qui, a-t-il dit, continuent de nous montrer la
voie de la véritable béatitude, le Pape a souligné combien "le
chemin du Ciel est difficile à comprendre. S'il va en effet à
contre-courant, qui l'emprunte deviendra peu ou prou heureux.
Bienheureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à
eux! Comment peut être heureux celui qui ne possède que le Royaume
des cieux? Qui a un coeur libre et libéré de la mondanité est
naturellement dans l'attente du Royaume". Qui est dans
l'affliction, a dit le Seigneur, sera consolé. Il faut avoir la
force de la consolation, avoir la capacité de s'émouvoir de
ressentir la souffrance de l'autre. Bienheureux aussi les humbles, "à
la différence des impatients que nous sommes, toujours prêts à
nous plaindre. Nous avons tant de prétentions envers les autres que
lorsque quelque chose nous touche nous agissons comme si nous étions
patrons de ce monde. Or en réalité nous sommes tous fils de Dieu.
"Bienheureux qui a faim de justice car il trouvera la
miséricorde, heureux qui sait pardonner, qui éprouve de la
miséricorde envers autrui, sans juger tout et tous... Tous sommes
pécheurs.... Bienheureux les bâtisseurs de paix car ils seront
appelés fils de Dieu. Qui sème la zizanie, trompe et se sert des
autres, n'est pas heureux. Il ne peut se dire heureux, à la
différence de qui cherche la paix jour après jour, s'applique avec
patience à réconcilier... Telle est la voie qui porte à la
sainteté, la voie de la félicité, celle qui a été ouverte et
parcourue par le Christ qui est lui même la Voie. Qui chemine en sa
compagnie et passe à travers lui entre dans la vie éternelle.
Demandons lui la grâce de savoir pleurer, d'être humbles, d'oeuvrer
par la justice et la paix, la grâce surtout de nous laisser
pardonner pour devenir instrument de sa miséricorde".
Amour et compassion plus forts que la mort
Cité
du Vatican, 1 novembre 2015 (VIS). Ce midi, le Pape a récité
l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre, en rappelant
que ce jour de Toussaint permet de ressentir la communion des saints,
"notre grande famille formée de tous les membres de l'Eglise,
encore en voyage sur cette terre ou déjà parvenus au Ciel".
Evoquant l'Apocalypse, qui décrit "une multitude d'élus vêtus
de blanc et marqués du sceau de Dieu", il a dit que porter ce
sceau dans la vie signifie être devenu véritablement fils de Dieu
en Jésus-Christ: "Sommes nous conscients de ce grand don? C'est
au baptême que nous avons reçu ce sceau du Père céleste... Telle
est la racine de notre vocation à la sainteté. Les saints sont ceux
qui ont vécu dans la grâce leur baptême et conservé ce sceau
intact en eux... Il sont des exemples à imiter, tous les saints et
pas uniquement ceux qui sont sanctifiés, les saints de notre
entourage". Vivre et mourir dans la fidélité au Christ et à
l'Evangile implique d'accomplir "des gestes évangéliques, les
seuls gestes qui échappent à la mort", comme l'amour, la
compassion, l'assistance offerte à l'autre. "Une visite, un mot
gentil, un sourire, des choses qui peuvent sembler insignifiantes
mais qui sont éternelles aux yeux de Dieu...et qui restent plus
fortes que la mort".
Le Pape ouvrira la première porte sainte à Bangui
Cité
du Vatican, 2 novembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le Pape
a rappelé la situation dramatique dans laquelle se trouve le
Centrafrique: "J'en appelle à toutes les parties prenantes afin
qu'elles mettent un terme au cycle de la violence. Je suis
spirituellement solidaire des pères comboniens de la paroisse ND de
Fatima, qui abritent de nombreuses personnes. Et j'exprime ma
solidarité à toute l'Eglise et aux autres religions du pays, aux
populations durement éprouvées alors qu'on tente de dépasser les
divisions et de reprendre le chemin de la paix. Dimanche 29 novembre,
pour encourager les centrafricains à être des témoins de
miséricorde et de réconciliation, je voudrais ouvrir moi-même la
porte sainte de la cathédrale de Bangui, à l'occasion de la visite
pastorale que je m'apprête à effectuer dans le pays".
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