Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président iranien M.Hassan Rouhani, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les
rapports avec les états: Ces entretiens cordiaux ont permis de
souligner les valeurs spirituelles communes et les bons rapports
entre la République islamique d'Iran et le Saint-Siège. Il a
également été question de la vie de l'Eglise en Iran et du rôle
qu'assume le Saint-Siège en faveur de la dignité de la personne et
de la liberté religieuse. Les parties ont évoqué l'accord sur le
nucléaire et sa mise en application, ainsi que le rôle que l'Iran
est appelé à jouer, avec d'autres pays de la région, dans la
recherche de solutions politiques aux graves problèmes affligeant le
moyen Orient, comme la diffusion du terrorisme ou le trafic d'armes.
Elles ont aussi souligné l'importance du dialogue inter-religieux et
la responsabilité des communautés religieuses en faveur de la
réconciliation, de la tolérance et de la paix.
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mardi 26 janvier 2016
Message de Carême 2016: Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Voici le Message du Pape François
pour le prochain Carême (10 février - 20 mars), intitulé "C’est
la miséricorde que je veux, et non des sacrifices. Les œuvres
de miséricorde dans le parcours jubilaire":
"Premièrement,
Marie, icône d’une Eglise qui évangélise parce qu’elle a été
évangélisée. Dans la bulle d’indiction du
Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que le Carême de cette
Année Jubilaire soit vécu plus intensément, comme un temps fort
pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Par le
rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative
intitulée 24 heures pour le Seigneur, j’ai voulu souligner la
primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement
de la parole prophétique. Si la miséricorde de Dieu est une annonce
faite au monde, chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience
personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai
les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous
un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu. Parce qu’elle
a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel,
Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par
laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme
épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Eglise
qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée
par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal.
Dans la tradition prophétique, et déjà au niveau étymologique, la
miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles
(rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante
(hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.
Ensuite,
l’alliance de Dieu avec les hommes, une histoire de
miséricorde. Le mystère de la miséricorde
divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre
Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche
en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances
une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans
les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le
lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de
façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous
trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le
rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la
fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières,
comme nous le voyons avec Osée, qui expriment jusqu’à quel point
Dieu veut se lier à son peuple. Ce drame d’amour atteint son point
culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa
miséricorde sans limites, au point d’en faire la Miséricorde
incarnée. En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël
dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette
écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui
constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu
avec Israël: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul
Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute
ton âme et de toutes tes forces. Le Fils de Dieu est l’époux qui
met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son épouse. Il lui
est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces
éternelles avec elle. Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme
apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et
fondamentale. Il est la beauté de l’amour salvifique de Dieu
manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité, cette première
annonce que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes
façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la
catéchèse. La miséricorde alors illustre le comportement de Dieu
envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se
repentir, de se convertir et de croire, restaurant vraiment ainsi la
relation avec lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme
pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément
là où il s’est égaré et éloigné de lui. Et ceci, il le fait
dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de
son épouse.
Venons
en aux œuvres de miséricorde. La
miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait
expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son
tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la
miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de
nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce
que la tradition de l’Eglise nomme les œuvres de miséricorde
corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se
traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider
notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels
nous serons jugés: Le nourrir, le visiter, le réconforter,
l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que le peuple
chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de
miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de
réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la
pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de
l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de
la miséricorde divine. Dans la personne du pauvre, en effet, la
chair du Christ devient de nouveau visible en tant que corps torturé,
blessé, flagellé, affamé, égaré pour être reconnu par nous,
touché et assisté avec soin. Inouï et scandaleux mystère qui
prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent,
buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous
ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales, et ceci
plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ
qui souffre à cause de sa foi. Face à cet amour, fort comme la
mort, le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de
se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité,
il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce
qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse
et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour
étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien
d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le
pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est
le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne
même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa
maison, figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre
conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu
nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est
accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans
lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque vous serez
comme des dieux, qui est à la racine de tout péché. Un tel délire
peut également devenir un phénomène social et politique, comme
l’ont montré les totalitarismes du XX siècle, et comme le
montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles
de la techno-science qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance
et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos
jours, peut être également illustré par les structures de péché
liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie
de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les
personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les
portes, refusant même de les voir.
Pour
tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps
favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation
existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de
miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la
chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être
nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles,
quant à elles, qui ont besoin d'être conseillés, enseignés,
pardonnés, afin de toucher plus directement notre condition de
pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres
spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est
justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus
nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne
se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à
cette voie, les hommes au cœur superbe, les puissants et les riches,
dont parle le Magnificat, ont la possibilité de reconnaître qu’ils
sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié,
mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule
réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme
croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du
pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à
cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du
Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la
porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les
puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet
abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que
résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles
ardentes d’Abraham: Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les
écoutent! Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter
la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux
qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future
Épouse dans l’attente de son retour.
Donc
ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la
conversion! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la
Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la
miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu
sa propre petitesse en se reconnaissant comme l’humble Servante du
Seigneur".
Présentation du Message pour le Carême 2016
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour le Carême
2016. On pris la parole le Cardinal Francesco Montenegro, Archevêque
d'Agrigente (Italie) et Membre du Conseil pontifical Cor Unum,
Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire du dicastère, et Mgr.Segundo
Tejado Muñoz, Sous Secrétaire. Le Cardinal a d'abord indiqué que
le message s'articule en trois points, la miséricorde à la lumière
de la Parole de Dieu, l'accent mis sur les œuvres de miséricorde et
la relation entre Carême et parcours jubilaire. La première partie
traite de la miséricorde dans l'Ecriture et reprend le sens
fondamental que le Pape donne à ce terme défini architrave à la
fois le mystère trinitaire et de la vie de l'Eglise. Le temps de
Carême nous conduit au mystère pascal. Ceci devient encore plus
évident lorsqu'on comprend que la croix du Christ est le point
culminant de la révélation de la miséricorde du Père, et que
Jésus est le visage de cette miséricorde". Pendant le Carême,
a-t-il ajouté, "l'Eglise a toujours invité les fidèles à
mieux se nourrir plus de la Parole de Dieu. C'est pourquoi le Pape
invite les chrétiens à explorer la question de la miséricorde à
travers les pages de la Bible et les prophètes, qui ne se sont pas
limités à réaffirmer que Dieu est miséricordieux. Ils indiquent
clairement que ce que doivent également être ses enfants, dans le
vivre un amour plus grand qui accorde une attention particulière aux
enfants, aux pauvres et sans défense".
Les
œuvres de miséricorde, sont le second point clef du Message. Elles
font partie du trésor de la tradition chrétienne. Et si, pendant le
Carême, nous fixons notre regard sur le Christ crucifié, et
revivons dans la liturgie tout ce qu'il a souffert à cause de nous,
''nous ne pouvons pas penser que ce visage unique a cessé d'être
présent dans l'histoire.'' Le Cardinal Montenegro a confirmé que le
Pape souhaite, pendant le Carême, "que chaque chrétien
ressente le besoin d'être nourri par la Parole de Dieu, qu'il soit
ouvert à la souffrance d'autrui, qu'il exerce des œuvres de
miséricorde. En tant que pasteur d'une Eglise qui vit certaines
formes de pauvreté et se trouve face à plusieurs défis importants
tels que l'immigration, le Pape a ajouté qu'on a parfois tendance à
penser que la foi ne peut vivre que par la participation aux
sacrements, ou en priant. Or on ne peut exclure de la vie spirituelle
les besoins des personnes, surtout les plus pauvres. Le résultat est
ce genre de foi devient finalement stérile et insipide. Mais lorsque
nous nous ouvrons à une plus complète qui, à la réflexion, est
enracinée dans l'Evangile qui demande à être entendu et mis en
pratique. La foi doit devenir contagieuse et joyeuse, enrichissant et
stimulant l'expérience. Nous avons vu, par exemple, à Lampedusa
pendant le débarquement de milliers de personnes, lorsque nombre de
groupes ont accepté le défi de l'ouverture à différentes formes
de pauvreté... Il est clair que ce n'est pas facile, parce qu'il
faut souvent compter sur une mentalité qui accepte difficilement les
choses nouvelles... Le mystère pascal est le cœur de l'année
liturgique et ce Carême est placé en plein cœur du Jubilé. Dans
cette perspective, le document souligne des questions relatives au
contexte historique et culturel. D'où la proposition prophétique du
Jubilé et un Carême placé sous son signe...et qui permet
d'examiner le mode de vie des pauvres et d'entendre leur cri. C'est
le Christ qui frappe à la porte de nos cœurs afin que nous
choisissions et savourions la vie réelle. Dans ces premiers mois du
Jubilé, en particulier à travers le symbole de la porte, nous avons
pu faire l'expérience d'une beauté d'une miséricorde accessibles à
tous: Non seulement la porte de la Basilique vaticane ou des
basiliques majeures Rome, mais aussi les cathédrales des diocèses
et surtout de certains lieux emblématiques de la pauvreté: Le foyer
Caritas de Rome et des cellules de détenus. Grâce à ces options
fortes, le Pape invite toute l'Eglise à aller à la rencontre des
autres et en particulier des pauvres et des personnes souffrantes...
Soutenus par sa miséricorde, apprenons à reconnaître Dieu''.
Pour
sa part Mgr.Toso a présenté deux initiatives de Cor Unum pour le
Carême 2016. La première, suite à une demande du Saint-Père, est
une retraite spirituelle pour ceux qui travaillent dans les services
caritatifs de l'Eglise, afin qu'ils fassent mieux l'expérience de la
miséricorde de Dieu. La seconde est une grande conférence
internationale pour commémorer le dixième anniversaire de la
publication de la première encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas
Est, qui aura lieu les 25 et 26 février au Vatican.
L'unité se construit chemin faisant
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). La
XLIX Semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est conclue
hier soir, en la
solennité de la conversion de saint Paul, par la célébration des
secondes vêpres en la basilique romaine St.Paul-hors-les-murs. Comme
de coutume, des représentants d'autres Eglises et communautés
ecclésiales présentes à Rome ont pris part à la cérémonie
présidée par le Saint-Père. Voici de larges extraits de l'homélie
du Pape François, qui a parlé de l'appel commun à la
mission de tous les chrétiens, et invité les catholiques à
présenter des excuses pour leurs comportements non-évangéliques
avec leurs frères chrétiens offensés.
La
conversion de Paul après la rencontre avec le Ressuscité, a déclaré
le Saint-Père ''n'est pas d'abord un changement moral, mais une
expérience de la grâce transformatrice du Christ, l'appel à une
nouvelle mission, celle d'annoncer au monde ce Jésus qu'il
persécutait en persécutant ses disciples. A cette époque, Paul
comprend qu'entre le Christ éternellement vivant et ses disciples
existe une union réelle et transcendante: Jésus vit et est présent
en eux et ils vivent en lui... La miséricorde surabondante de Dieu
est le seul fondement du ministère de Paul... Pour les premiers
chrétiens, comme pour nous tous les baptisés d'aujourd'hui, c'est
une source de réconfort et d'émerveillement d'apprendre avoir été
élus pour être compris dans le plan de salut de Dieu qui se réalise
en Jésus-Christ et dans l'Eglise... Nous voyons ici le mystère de
la miséricorde et du choix du Père qui veut nous aimer et sauver
tout le monde... A la lumière de la Parole de Dieu qui nous a guidés
au cours de cette semaine de prière pour l'unité, nous pouvons
vraiment dire que tous ceux qui croient dans le Christ sont appelés
à proclamer les merveilles de Dieu. Au-delà des différences qui
nous divisent encore, reconnaissons avec joie qu'à la source de la
vie chrétienne il y a toujours un appel, l'appel de Dieu
lui-même... Par conséquent, lorsque les chrétiens de différentes
confessions écoutent la Parole Dieu et essayent de le mettre en
œuvre, ils font des pas vraiment importants vers l'unité. Non
seulement cet appel nous unit mais nous partageons la même mission
d'annoncer à tous les œuvres merveilleuses de Dieu... Tandis que
nous sommes sur le chemin de la pleine communion, nous pouvons dès
maintenant développer de multiples formes de collaboration pour
promouvoir la diffusion de l'Evangile. Marcher et travailler ensemble
permet de nous rendre compte que nous sommes déjà unis dans le nom
du Seigneur. L'unité se construit chemin faisant".
''En
cette année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde ayons à
l'esprit qu'il ne peut y avoir aucune recherche authentique de
l'unité des chrétiens sans se confier entièrement à la
miséricorde du Père. Premièrement, nous demandons pardon pour le
péché de nos divisions, qui sont une plaie ouverte dans le Corps du
Christ. Comme Evêque de Rome et Pasteur de l'Eglise catholique,
j'invoque la miséricorde et le pardon pour les comportements non
évangéliques tenus par des catholiques à l'encontre de chrétiens
d'autres Eglises. Et j'invite tous les catholiques à pardonner s'ils
ont, maintenant ou dans le passé, été offensés par d'autres
chrétiens. Si on ne peut effacer ce qui a été, on ne doit pas
permettre que le poids des péchés du passé continuent à
empoisonner nos relations... L'unité est un don de la miséricorde
du Père. Ici, sur la tombe de Paul, apôtre et martyr...nous pensons
que notre humble requête est soutenue par l'intercession des
nombreux martyrs chrétiens d'hier et d'aujourd'hui qui ont répondu
généreusement à l'appel du Seigneur. Dans leur vie, ils ont
témoigné des œuvres merveilleuses que Dieu a accompli. Ils ont
fait l'expérience de la pleine communion en présence de Dieu le
Père. Soutenus par leur exemple, l'exemple de l'œcuménisme du
sang, et réconfortés par son intercession, adressons à Dieu notre
humble prière''.
lundi 25 janvier 2016
Diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). "Vous vous préparez à
donner suite à cet élan de l'Esprit, pour être l'avenir de
l'Eglise selon le cœur de Dieu. Non pas selon les préférences de
chacun ou les modes du moment, mais comme l'exige l'annonce de
l'Evangile". Telles ont été les paroles du Pape s'adressant ce
matin à la communauté du séminaire pontifical lombard de Rome:
"Pour bien se préparer au sacerdoce il faut un travail
approfondi, mais surtout une conversion intérieure qui enracine
quotidiennement le ministère dans le premier appel de Jésus et qui
le ravive dans notre rapport personnel avec lui, comme le faisait
l'apôtre Paul, dont nous fêtons aujourd'hui la conversion".
Puis il a évoqué saint Charles Borromée qui a présenté sa vie
comme "un mouvement de conversion permanent, visant à réfléchir
l'image du Pasteur. Il s'est identifié à cette image, l'a nourrie
par sa vie, sachant que le discours passe dans la réalité au prix
du sang: les Sanguinis Ministri étaient pour lui les vrais prêtres.
Il a donc réalisé l'image en effaçant les visages et a mis toute
sa passion à la reproduire. Ainsi, la grande œuvre des théologiens
de l'époque, dominée par la célébration du Concile de Trente, fut
mise en œuvre par de saints pasteurs comme Charles Borromée".
Le
Pape a encore dit à ses hôtes qu'ils étaient les "héritiers
et les témoins d'une grande histoire de sainteté, qui plonge ses
racines dans vos patrons, les évêques Ambroise et Charles, et qui a
vu plus récemment, parmi les élèves même, trois bienheureux et
trois serviteurs de Dieu. C'est le but auquel vous devez tendre!
Cependant, une tentation apparaît sur notre route que vous devez
repousser: celle de la normalité, d'un pasteur à qui une vie
normale suffit... La normalité pour nous, c'est au contraire la
sainteté pastorale, le don de la vie. Si un prêtre choisit d'être
seulement une personne normale, il sera un prêtre médiocre, ou
pire... Seul celui qui fait de sa vie un dialogue constant avec la
Parole de Dieu, ou mieux, avec Dieu qui parle, peut annoncer des
paroles de vie. Pendant ces années, il vous revient de vous
entraîner dans ce dialogue de vie, dans la connaissance des
différentes disciplines que vous étudiez n'est pas une fin en soi,
mais doit être concrétisée par la prière et dans la vraie
rencontre avec les personnes. Il ne s'agit pas de se former de façon
compartimentée. La prière, la culture et la pastorale sont les
pierres porteuses d'un seul bâtiment. Elles doivent donc être
toujours solidement unies pour se soutenir l'une l'autre, bien
cimentées entre elles, pour que les prêtres d'aujourd'hui et de
demain soient des hommes spirituels et des pasteurs miséricordieux,
intérieurement unifiés par l'amour du Seigneur et capables de
diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie".
Le Pape leur a aussi rappelé que pour être un bon prêtre, le
contact et la proximité avec l'évêque est nécessaire. "La
caractéristique du prêtre diocésain est précisément la
diocésanité, et la diocésanité a sa pierre angulaire dans la
relation fréquente avec l'évêque, dans le dialogue et dans le
discernement avec lui. Un prêtre qui n'a pas de rapport assidu avec
son évêque s'isole lentement du corps diocésain et sa fécondité
diminue, justement parce qu'il ne dialogue pas avec le père du
diocèse". Avant de conclure, il a demandé aux séminaristes
lombardes de "cultiver la beauté de l'amitié et l'art
d'établir des relations, pour créer une fraternité sacerdotale
plus forte que les diversités particulières".
Le Pape commémorera les cinq cent ans de la Réforme
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). La Salle de Presse informe
aujourd'hui que le Pape François a l'intention de participer à la
cérémonie conjointe Fédération luthérienne mondiale et Eglise
catholique, qui commémorera le 31 octobre prochain à Lund (Suède)
les cinq cent ans de la Réforme.
Disposition intéressant la Congrégation pour les évêques
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a décidé que les diocèses canadiens de Keewatin - Le Pas,
Churchill - Hudson Bay, Moosonee, Grouard - McLennan, Mackenzie -
Fort Smith et Whitehorse dépendront désormais de la Congrégation
pour le évêques et non plus de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Commémoration œcuménique
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Pape François, l'Evêque Munib
A. Younan, Président de la fédération luthérienne mondiale, et le
Révérend Martin Junge, Secrétaire général, présideront une
commémoration œcuménique conjointe de la Réforme, le 31 octobre à
Lund (Suède), annoncent aujourd'hui dans un communiqué la
Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour
l'unité des chrétiens. Cette commémoration, en vue du 500
anniversaire de la Réforme luthérienne en 2017, soulignera les
solides progrès œcuméniques entre catholiques et luthériens et
les dons réciproques issus du dialogue. Cet évènement comprendra
une célébration commune fondée sur le Commun Prayer (guide de
prière commune), publié récemment: "La Fédération
luthérienne mondiale se prépare à commémorer l'anniversaire de la
Réforme dans un esprit de responsabilité œcuménique. Je suis
profondément convaincu qu'en travaillant pour la réconciliation
entre luthériens et catholique, nous travaillons pour la justice, la
paix et la réconciliation dans un monde lacéré par les conflits et
la violence", a déclaré le Secrétaire général de la
Fédération, le Révérend Martin Junger.
Le
Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité
des chrétiens a ajouté: "En nous concentrant ensemble sur la
centralité de la question de Dieu et sur une approche
christocentrique, les luthériens et les catholiques auront la
possibilité de célébrer une commémoration œcuménique de la
Réforme, non seulement de façon pragmatique, mais avec un sens
profond de la foi dans le Christ crucifié et ressuscité".
L'évènement programmé à Lund se place dans le processus de
réception du document d'étude From conflict to communion (Du
conflit à la communion), publié en 2013, qui a été depuis
largement diffusé entre les communautés luthériennes et
catholiques. Ce document est la première tentative des deux parties
de décrire ensemble, au niveau international, l'histoire de la
Réforme et de ses intentions.
Au
début de cette année, la Fédération et le Conseil pontifical ont
envoyé aux églises membres de la Fédération luthérienne mondiale
et aux Conférences épiscopales catholiques une prière commune
élaborée conjointement, qui est un guide liturgique pour aider les
Eglises à commémorer ensemble l'anniversaire de la Réforme.
Celui-ci se base sur le document d'étude Du conflit à la communion:
commémoration luthérienne-catholique commune de la Réforme en
2017, et présente les thèmes de l'action de grâce, du repentir et
de l'engagement au témoignage commun, afin d'exprimer les dons de la
Réforme et de demander pardon pour les divisions qui ont fait suite
aux disputes théologiques. 2017 coïncidera aussi avec le 50
anniversaire du dialogue international luthérien-catholique qui a
donné des résultats œcuméniques notables, parmi lesquels le plus
significatif est la Déclaration conjointe sur la doctrine de la
justification. Cette déclaration a été signée par la Fédération
luthérienne mondiale et par l'Eglise catholique en 1999, et
accueillie par le Conseil méthodiste mondial en 2006. La déclaration
a mis fin aux anciennes disputes séculaires entre catholiques et
luthériens sur les vérités fondamentales de la doctrine de la
justification qui était au centre de la Réforme au XVI siècle.
La mission de la communauté chrétienne est d'évangéliser les pauvres
Cité
du Vatican, 24 janvier 2016 (VIS). L'activité évangélisatrice de
Jésus était au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus
dominical. Le Saint-Père a expliqué aux fidèles réunis place
St.Pierre que le Christ était très différent des maîtres de son
époque parce que, par exemple, "il n'a pas ouvert d'école pour
l'étude de la Loi, mais il part prêcher et enseigner partout, dans
les synagogues, sur les routes, dans les maisons, toujours partout!
Jésus est différent aussi de Jean-Baptiste qui proclame le jugement
imminent de Dieu, alors que Jésus annonce son pardon de Père".
Puis il a cité l'évangile de Luc qui raconte la lecture des
rouleaux de la Loi dans la synagogue de Nazareth, lorsque Jésus
récita le passage d'Isaïe:
L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par
l'onction. Il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Après un instant de silence, à la stupeur générale, il ajoute:
Aujourd'hui, s'est accompli le passage de l'Ecriture que vous venez
d'écouter. "Evangéliser les pauvres: Voilà la mission de
Jésus telle qu'il la décrit; c'est aussi la mission de l'Eglise et
de chaque baptisé dans l'Eglise. Etre chrétien et être
missionnaire c'est la même chose. Annoncer l'Evangile, par la parole
et, avant tout, par sa vie, c'est la finalité principale de la
communauté chrétienne et de chacun de ses membres. On note ici que
Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tous, sans exclure personne,
privilégiant même les plus éloignés, les personnes souffrantes,
les malades, les mis à l'écart de la société. Mais
demandons-nous: que signifie évangéliser les pauvres? Cela signifie
avant tout s'approcher d'eux, avoir la joie de les servir, de les
libérer de leur oppression et tout cela au nom et avec l'Esprit du
Christ, parce que c'est lui l'Evangile de Dieu, c'est lui la
miséricorde de Dieu, c'est lui la libération de Dieu, c'est lui qui
s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... L'annonce
messianique du Règne de Dieu venu à nous s'adresse principalement
aux marginaux, aux prisonniers, aux opprimés. Probablement, du temps
de Jésus, ces personnes n'étaient pas au centre de la communauté
de foi. Posons-nous la question: Aujourd'hui, dans nos communautés
paroissiales, nos associations, nos mouvements, sommes-nous fidèles
au programme du Christ? L'évangélisation des pauvres, leur apporter
la joyeuse nouvelle, est-ce notre priorité? Attention, il ne s'agit
pas seulement de faire de l'assistance sociale, ni d'agir
politiquement. Il s'agit d'offrir la force de l'Evangile de Dieu, qui
convertit les cœurs, soigne les blessures, transforme les rapports
humains et sociaux selon la logique de l'amour. Les pauvres, en
effet, sont au centre de l'Evangile". Le Pape a conclu sa
réflexion en demandant à la Vierge Marie, "Mère des
évangélisateurs" de nous aider à "sentir fortement la
faim et la soif de l'Evangile qu'il y a dans le monde, en particulier
dans le cœur et dans la chair des pauvres" et que chacun de
nous et chaque communauté chrétienne "témoigne concrètement
la miséricorde, la grande miséricorde que le Christ nous a donnée".
Envoyé spécial en Croatie
Cité
du Vatican, 23 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 30 décembre dernier par laquelle
le Saint-Père a nommé le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de
Vrhbosna - Sarajevo, son Envoyé spécial au XVII centenaire du
martyre de saint Blaise et au VI centenaire de la loi locale contre
le commerce des esclaves (Dubrovnik, Croatie, 3 février). Il sera
accompagné de Mgr.Ivan Simic, Doyen de Dubrovnik, et de l'Abbé
Slavko Grubsic, Recteur de l'église St.Balise de Dubrovnik.
Audiences
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
M.Neven
Pelicaric, Ambassadeur de Croatie, pour la présentation de ses
lettres de créance.
Mgr.Miguel
Maury Buendía, Nonce apostolique en Roumanie et en Moldavie.
Mgr.Wojciech
Zaluski, Nonce apostolique au Burundi.
Mgr.Mario
Antonio Cargnello, Archevêque de Salta (Argentine).
M.Budiarman
Bahar, Ambassadeur d'Indonésie, en visite de congé.
Le
Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).
Samedi
dernier, 23 janvier, il avait reçu:
M.Matthew
S.Lee, Ambassadeur de la Chine (Taïwan), pour la présentation de
ses lettres de créance.
SB
le Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche des Maronites.
M.Francesco
Paolo Tronca, Commissaire de la Commune de Rome.
Le
Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotà, accompagné
de Mgr. Luis Augusto Castro Quiroga, Archevêque de Tunja et
Président de la Conférence épiscopale colombienne, de Mgr.Oscar
Urbina Ortega, Archevêque de Villavicencio et Vice Président, et de
Mgr.José Daniel Falla Robles, Auxiliaire de Cali et Secrétaire
Général.
Mgr.Roberto
Rodríguez, Evêque émérite de La Rioja (Argentine).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:
Erigé
le diocèse de San Francisco de Asís de Jutiapa (Guatemala), avec
territoire démembré de celui de Jalapa, le rendant suffragant de
l'Eglise de Santiago in Guatemala.
Nommé
l'Abbé Antonio Calderón Cruz, premier Evêque de San Francisco de
Asís de Jutiapa (superficie 3.219, population 458.321, catholiques
389.573, prêtres 24, religieux 82), au Guatemala. L'Evêque élu, né
en 1959 à Guatemala City (Guatemala) et ordonné prêtre en 1986,
était jusqu'ici Curé de paroisse. Il a été responsable diocésain
de la pastorale, enseignant de séminaire et administrateur
diocésain.
Nommé
Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique en Moldavie, déjà
Nonce en Roumanie.
Samedi
dernier, 23 janvier, il avait nommé Mgr.Miroslaw Milewski,
Auxiliaire de l'Evêque de Plock (Pologne). L'Evêque élu, né en
1971 à Ciechanów (Pologne) et ordonné prêtre en 1997, était
jusqu'ici Vicaire Général et Chancelier de ce même diocèse.
Docteur en sociologie et doctrine sociale, il a été professeur
d'université et de séminaire, vicaire paroissial et membre du
Presbyterium.
vendredi 22 janvier 2016
Visite du Président de la Dominique
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président de la Dominique M.Charles Angelo Savarin, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: Ayant pris acte de la qualité de leurs
relations et du caractère fructueux des rapports Eglise Etat, les
parties ont salué la contribution de cette dernière, tant dans la
promotion de la dignité de la personne que dans la formation des
jeunes ou l'assistance aux plus défavorisés. Elles ont ensuite
évoqué certains problèmes internationaux comme régionaux, en
particulier les changements climatiques et les catastrophes
naturelles qui causent de graves dégâts mais aussi des pertes
humaines dans l'île caraïbe.
Recommandations aux juges matrimoniaux
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce
matin aux membres de la Rote Romaine à l'occasion de l'inauguration
de leur année judiciaire, redisant l'importance de son ministère
pour le Successeur de Pierre: ''L'Eglise est inséparable de la
famille dans sa proclamation du dessein de Dieu. Créateur et
Rédempteur de l'homme, il charge l'Eglise de dire la sacralité et
la beauté de l'institution familiale. C'est une mission toujours
actuelle, tout particulièrement de notre temps''. Définissant la
Rote comme tribunal de la famille, le Saint-Père a souligné une
autre de ses prérogatives: Elle est la cour de la vérité du lien
sacré. Et ces deux aspects sont complémentaires. L'Eglise, en
effet, peut montrer la miséricorde et l'amour indéfectible de Dieu
pour les familles, en particulier lorsqu'elles sont blessées par le
péché et les épreuves de la vie. En même temps, elle doit
proclamer la vérité essentielle du mariage selon le dessein de
Dieu. Ce service est principalement confiée au Pape et les évêques".
Puis il a évoqué les récents synodes sur la famille qui ont permis
un ''sage et profond discernement grâce auquel l'Eglise, entre
autres choses, a indiqué le monde qu'il ne peut y avoir de confusion
entre la famille aimée Dieu et toute autre union''. L'activité de
la Rote est "à la fois de juger et de contribuer à un
apprentissage continu, de favoriser aussi l'Opus Veritatis. Quand
l'Eglise, à travers votre service, déclare la vérité sur le
mariage pour le bien des fidèles, elle tient compte des
circonstances malheureuses de la vie... L'objectif est de sortir de
l'erreur pour toujours vivre dans l'amour miséricordieux du Christ
et de l'Eglise''.
"Dans
divers domaines, l'Eglise contribue à accompagner l'être humain
toute sa vie... Si la famille peut se dire Eglise domestique,
l'Eglise est d'une certaine façon la famille de Dieu... Et parce
qu'elle est mère et maîtresse, l'Eglise sait que, parmi les
chrétiens, certains ont une foi solide, formé par la charité,
renforcée par une bonne catéchèse et nourrie par la prière et la
vie sacramentelle, tandis que d'autres ont une foi faible ou
négligente, sont sans formation ni éducation, ou bien les ont
oubliées... C'est pourquoi il faut réaffirmer clairement que la
qualité de la foi est une condition essentielle du consentement
matrimonial, qui, selon la doctrine de toujours, ne peut être vicié
qu'au plan naturel car l'Habitus Fidei est infusé au moment du
baptême... Il est pas rare que le couple soit influencé par
l'Instinctus Naturae au moment du mariage, ce qui limite la plénitude
de connaissance de Dieu par les époux... Ainsi les carences dans la
formation de la foi, et l'erreur concernant l'unité,
l'indissolubilité et la dignité sacramentelle du mariage, peuvent
vicier un consentement matrimonial alors seulement déterminé par la
volonté. C'est précisément pourquoi les erreurs affectant la
nature sacramentelle du mariage doivent être pesées avec grand
soin... Avec un sens renouvelé de sa responsabilité, l'Eglise doit
continuer à proposer le mariage avec tous ses éléments essentiels:
enfants, unité, indissolubilité sacramentelle, non pas comme idéal
réservé à quelques-uns...mais comme une réalité que, dans la
grâce du Christ, tous les fidèles baptisés peuvent vivre. D'où
l'urgence pastorale qui concerne toutes les structures de l'Eglise,
qui pousse la convergence vers un but commun visant à une correcte
préparation du mariage, dans une sorte de nouveau catéchuménat,
comme l'ont souhaité certains pères synodaux".
Message pour la 50 Journée mondiale des communications sociales
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). "Communication et
miséricorde, une rencontre féconde", tel est le titre choisi
par le Saint-Père pour son Message de la Journée mondiale des
communications sociales 2016. Le document porte la date du 24
janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes.
En voici le texte intégral:
"L’Année
Sainte de la Miséricorde nous invite à réfléchir sur le rapport
entre communication et miséricorde. En effet l’Eglise, unie au
Christ, incarnation vivante de Dieu miséricordieux, est appelée à
vivre la miséricorde comme un trait distinctif de tout son être et
de tout son agir. Ce que nous disons et la manière dont nous le
disons, chaque parole et chaque geste, devrait pouvoir exprimer la
compassion, la tendresse et le pardon de Dieu pour tous. L’amour,
par nature, est communication, il conduit à s’ouvrir et non pas à
s’isoler. Et si notre cœur et nos gestes sont animés par la
charité, par l’amour divin, notre communication sera porteuse de
la force de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés
à communiquer avec tous, sans exclusion. En particulier, c’est le
propre du langage et des actions de l’Eglise que de transmettre la
miséricorde, en sorte de toucher les cœurs des personnes et de les
soutenir sur le chemin vers la plénitude de la vie que Jésus-Christ,
envoyé par le Père, est venu apporter à tous. Il s’agit
d’accueillir en nous et de répandre autour de nous la chaleur de
l’Eglise Mère, pour que Jésus soit connu et aimé. Et ce avec
cette chaleur qui donne consistance aux paroles de la foi et qui
allume dans la prédication et dans le témoignage l’étincelle qui
les rend vivantes".
"La
communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la
rencontre et l’inclusion, enrichissant ainsi la société. Comme il
est beau de voir des personnes engagées à choisir avec soin des
paroles et des gestes pour dépasser les incompréhensions, guérir
la mémoire blessée et construire la paix et l’harmonie. Les
paroles peuvent jeter des ponts entre les personnes et les familles,
les groupes sociaux et les peuples, que ce soit dans le domaine
physique ou dans le domaine numérique. Que les paroles et les
actions soient donc telles qu’elles nous aident à sortir des
cercles vicieux des condamnations et des vengeances, qui continuent à
piéger les individus et les nations, et qui conduisent à s’exprimer
avec des messages de haine. La parole du chrétien, au contraire, se
propose de faire grandir la communion et, même quand il faut
condamner le mal avec fermeté, elle cherche à ne jamais briser la
relation et la communication. Je voudrais donc inviter toutes les
personnes de bonne volonté à redécouvrir le pouvoir de la
miséricorde de guérir les relations déchirées, et de ramener la
paix et l’harmonie entre les familles et dans les communautés.
Nous savons tous de quelle manière les vieilles blessures et les
ressentiments peuvent piéger les personnes et les empêcher de
communiquer et de se réconcilier. Et ceci vaut aussi pour les
relations entre les peuples. Dans tous ces cas, la miséricorde est
capable de créer une nouvelle manière de parler et de dialoguer,
comme l’a ainsi très bien exprimé Shakespeare: La miséricorde
n’est pas une obligation. Elle descend du ciel comme la fraîcheur
de la pluie sur la terre. Elle est une double bénédiction. Elle
bénit celui qui la donne et celui qui la reçoit. Il est souhaitable
que le langage de la politique et de la diplomatie se laisse aussi
inspirer par la miséricorde, qui ne donne jamais rien pour perdu. Je
fais appel surtout à tous ceux qui ont des responsabilités
institutionnelles, politiques et dans la formation de l’opinion
publique, pour qu’ils soient toujours vigilants sur la manière de
s’exprimer envers celui qui pense ou agit autrement, et aussi
envers celui qui peut s’être trompé. Il est facile de céder à
la tentation d’exploiter de semblables situations et d’alimenter
ainsi les flammes de la défiance, de la peur, de la haine. Il faut
au contraire du courage pour orienter les personnes dans des
processus de réconciliation. Et c’est justement cette audace
positive et créative qui offre de vraies solutions à de vieux
conflits, et l’occasion de réaliser une paix durable. Bienheureux
les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde.
Bienheureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils
de Dieu".
"Comme
je voudrais que notre manière de communiquer, et aussi notre service
de pasteurs dans l’Eglise, n’exprime jamais l’orgueil fier du
triomphe sur un ennemi, ni n’humilie ceux que la mentalité du
monde considère comme perdants et à rejeter! La miséricorde peut
aider à tempérer les adversités de la vie et à offrir de la
chaleur à tous ceux qui ont seulement connu la froideur du jugement.
Que le style de notre communication soit en mesure de dépasser la
logique qui sépare nettement les pécheurs des justes. Nous pouvons
et devons juger des situations de péché, de violence, corruption
ou exploitation, mais nous ne pouvons pas juger les personnes, parce
que seul Dieu peut lire en profondeur dans leur cœur. C’est notre
devoir d’avertir celui qui se trompe, en dénonçant la méchanceté
et l’injustice de certains comportements, afin de libérer les
victimes et de soulager celui qui est tombé. L’Evangile de Jean
nous rappelle que la vérité nous rendra libres. Cette vérité est,
en définitive, le Christ lui-même, dont la douce miséricorde est
la mesure de notre manière d’annoncer la vérité et de condamner
l’injustice. C’est notre principal devoir d’affirmer la vérité
avec amour. Seules les paroles prononcées avec amour et accompagnées
de douceur et de miséricorde touchent les cœurs des pécheurs que
nous sommes. Des paroles et des gestes durs ou moralisants risquent
d’aliéner plus tard ceux que nous voudrions conduire à la
conversion et à la liberté, en renforçant leur sens du refus et de
la défense. Certains pensent qu’une vision de la société
enracinée dans la miséricorde serait de façon injustifiée
idéaliste ou excessivement indulgente. Mais essayons de repenser à
nos premières expériences de relations au sein de la famille. Nos
parents nous ont aimés et appréciés pour ce que nous sommes, plus
que pour nos capacités et nos succès. Les parents veulent
naturellement le meilleur pour leurs enfants, mais leur amour n’est
jamais conditionné par le fait d’atteindre des objectifs. La
maison paternelle est le lieu où tu es toujours accueilli. Je
voudrais vous encourager tous à penser la société humaine non
comme un espace où des étrangers rivalisent et cherchent à
dominer, mais plutôt comme une maison ou une famille, où la porte
est toujours ouverte et où l’on cherche à s’accueillir
réciproquement. C’est pourquoi il est fondamental d’écouter.
Communiquer signifie partager, et le partage exige l’écoute,
l’accueil. Ecouter est beaucoup plus qu’entendre. Entendre
concerne le domaine de l’information. Ecouter, en revanche, renvoie
à celui de la communication, et exige la proximité. L’écoute
nous permet d’avoir l’attitude juste, en sortant de la condition
tranquille de spectateurs, d’auditeurs, de consommateurs. Ecouter
signifie aussi être capable de partager des questions et des doutes,
de faire un chemin côte à côte, de s’affranchir de toute
présomption de toute-puissance et de mettre humblement ses capacités
et ses dons au service du bien commun. Ecouter n’est jamais facile.
Parfois il est plus confortable de faire le sourd. Ecouter signifie
prêter attention, avoir le désir de comprendre, de valoriser,
respecter, garder la parole de l’autre. Dans l’écoute une sorte
de martyre se consume, un sacrifice de soi-même dans lequel le geste
sacré accompli par Moïse devant le buisson ardent se renouvelle:
Retirer ses sandales sur la terre sainte de la rencontre avec l’autre
qui me parle. Savoir écouter est une grâce immense, c’est un don
qu’il faut invoquer pour ensuite s’exercer à le pratiquer".
"Les
e-mail, sms, réseaux sociaux, chat peuvent, eux aussi, être des
formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la
technologie qui décide si la communication est authentique ou non,
mais le cœur de l’homme et sa capacité de bien user des moyens
mis à sa disposition. Les réseaux sociaux sont capables de
favoriser les relations et de promouvoir le bien de la société,
mais ils peuvent aussi conduire plus tard à des polarisations et des
divisions entre les personnes et les groupes. Le domaine numérique
est une place, un lieu de rencontre, où l’on peut caresser ou
blesser, avoir une discussion profitable ou faire un lynchage moral.
Je prie pour que l’Année jubilaire vécue dans la miséricorde
nous rende plus ouverts au dialogue pour mieux nous connaître et
nous comprendre. Qu’elle chasse toute forme de fermeture et de
mépris. Qu’elle repousse toute forme de violence et de
discrimination. Une véritable citoyenneté se construit aussi en
réseau. L’accès aux réseaux numériques comporte une
responsabilité pour l’autre, que nous ne voyons pas mais qui est
réel, il a sa dignité qui doit être respectée. Le réseau peut
être bien utilisé pour faire grandir une société saine et ouverte
au partage. La communication, ses lieux et ses instruments, ont
comporté un élargissement des horizons pour beaucoup de personnes.
C’est un don de Dieu, et c’est aussi une grande responsabilité.
J’aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. La
rencontre entre la communication et la miséricorde est féconde dans
la mesure où elle génère une proximité qui prend soin,
réconforte, guérit, accompagne et fait la fête. Dans un monde
divisé, fragmenté, polarisé, communiquer avec miséricorde
signifie contribuer à la bonne, libre et solide proximité entre les
enfants de Dieu et les frères en humanité".
Présentation du Message pour la Journée des communications sociales
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse
a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour la 50
Journée mondiale des communications sociales. Mgr.Dario Viganò,
Préfet du Secrétariat pour la communication, assisté de M.Paolo
Ruffini, Directeur de TV2000, et Mme.Marinella Perroni, Professeur à
l'Athénée St.Anselme, a d'emblée rappelé que la Journée mondiale
du 8 mai prochain est d'autant plus importante qu'elle coïncide avec
le cinquantenaire de la clôture du concile Vatican II et son Décret
Inter Mirifica consacré aux moyens de communication. Seule journée
mondiale établie par le Concile, elle tombe cette année au coeur du
Jubilé de la Miséricorde à laquelle le message fait directement
référence. Elle est aussi la première Journée mondiale des
communications sociales depuis l'institution du Secrétariat pour la
communication. Après ce préambule, Mgr.Viganó a souligné que la
miséricorde est la marque d'agir et d'être de l'Eglise. La relation
entre l'Eglise et de la miséricorde n'est pas extérieure ou
accidentaelle. Elle est intrinsèque, et même constitutive,
puisqu'elle affecte directement l'identité de l'Eglise. Pentecôte
est le début de l'expérience historique de l'Eglise, qui porte la
mémoire de Jésus et ne peut donc se refuser à transmettre son
message. Et elle ne peut le transmette qu'avec sa miséricorde. Ces
paroles sont attendues de ceux qui pensent être éloignés de la
miséricorde de Dieu, dont nous avons souvent une image déformée de
juge impitoyable, d'un Dieu incapable de se pencher sur la
souffrance... Pour les hommes et femmes d'aujourd'hui, pour l'Eglise
de Jésus, ce message est à offrir comme antidote aux préceptes de
qui accuse le relativisme et la perte des valeurs... Appelée à
participer à la mission messianique, l'Eglise doit être capable de
vivre dans une humanité authentique, en apprenant de Jésus comment
exprimer sa miséricorde en espérance et par des gestes... Le
rapport entre le silence et l'écoute, a été le deuxième point de
l'intervention de Mgr.Viganò qui, citant le philosophe suisse Max
Picard, a expliqué comment cet espace s'atrophie dans un contexte de
communication bruyante et envahissante. Ceci minimise la capacité
d'écoute des gens et favorise leur inattention... Ecouter est donc
une nécessité pour le développement de la communication et... la
signification de chaque mot doit être comprise... D'où l'attention
constante accordée par le Pape François à cette dichotomie. Benoît
XVI a également consacré beaucoup d'attention à cet argument quand
il a rappelé dans son message pour la Journée 2012 écrit que
lorsque les messages et l'information sont surabondants, le silence
devient essentiel pour distinguer l'important de l'insignifiant ou du
secondaire". Puis Mgr.Viganò a cité Dietrich Bonhoeffer, pour
rappeler que les miséricordieux ont un amour irrésistible pour les
pauvres, les malades, les pauvres, pour toute personne humiliée et
victime de violence, pour ceux qui souffrent d'injustice ou sont
laissés de côté, pour ceux qui sont tourmentés et humiliés, pour
ceux qui sont tombés dans le péché et la culpabilité. Aucune
misère n'est trop profonde, ni de péché assez horrible pour ne pas
y appliquer la miséricorde... La béatitude de la miséricorde que
Eglise est appelée à vivre, principalement dans ses relations, doit
tendre à ce que la communauté chrétienne ne soit pas un groupe
élitiste. Saint Paul...invite chacun de nous à reconnaître comme
point de départ de la vie chrétienne et ecclésiale l'amour de Dieu
et, par la grâce, notre participation à sa sainteté".
Pour
sa part, M.Ruffini a parlé de la nécessité d'une télévision
capable de regarder le monde avec des yeux de miséricorde, sans
crainte d'être immergée dans la réalité, sans chercher à se
fermer sur des études théoriques mais en faisant le choix de la
proximité. La proximité est le critère pour comprendre, entendre
et être surprise, pour agir et faire des choix... Une télévision
qui rassemble des personnes réelles dans un monde réel...fuit les
stéréotypes ou le cercle vicieux des condamnations ou des
rétorsions".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 22 2016 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier
après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation
pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des
décrets relatifs:
au
MIRACLE attribué
au
bienheureux Stanislas de Jésus Marie (Jan Papczyński 1631 - 1701),
religieux polonais, fondateur des Clers mariaux de l’Immaculée.
au
bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero (1840 - 1914), prêtre
séculier argentin.
au
bienheureux José Sánchez del Río (1913 - 1928), jeune laïc
mexicain, martyr.
au
serviteur de Dieu Francesco Maria Greco (1857 - 1931), prêtre
séculier italien, fondateur des Petites Soeurs ouvrières des Sacrés
Coeurs.
à
la servante de Dieu Elisabetta Sanna (1788 - 1857), veuve italienne
et tercière franciscaine.
au
MARTYRE
du
serviteur de Dieu Engelmar Unzeitig (Hubert 1911 - 1945), prêtre et
religieux allemand des Missionnaires de Mariannhill, tué en haine de
la foi.
du
serviteur de Dieu Genaro Fueyo Castañón, prêtre diocésain
espagnol, et ses trois compagnons laïc, Laici, tués en 1936 en
haine de la foi.
du
serviteur de Dieu Iustus Takayama Ukon (vers 1552 - 1615), laïc
japonais tué en haine de la foi.
aux
VERTUS HEROÏQUES
du
serviteur de Dieu Arsenio da Trigolo (Giuseppe Migliavacca 1849 -
1909), prêtre capucin italien, fondateur des Soeurs de Marie
Consolatrice.
de
la servante de Dieu Maria Luisa del Santissimo Sacramento (Maria
Velotti 1826 - 1886), tercière franciscaine italienne, fondatrice
des Adoratrices de la Ste.Croix.
Audiences
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
M.Timothy
Donald Cook, Administrateur Délégué de Apple.
Mgr.Pio
Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.
Hier,
il avait reçu le Cardinal Angelo Amato; SDB, Préfet de la
Congrégation pour les causes des saints.
Nota bene
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Une erreur
s'est glissée dans le premier article du bulletin d'hier: La lettre
du Saint-Père au Cardinal Sarah remontait au 20 décembre 2014 et
non 2015.
jeudi 21 janvier 2016
Modification du rite pascal du lavement des pieds
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le 20 décembre 2014,
Saint-Père s'est adressé au Cardinal Robert Sarah, Préfet de la
Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à
propos du rite pascal du lavement des pieds. Après réflexion, et en
vue de l'améliorer pour qu'il exprime pleinement la portée du geste
du Seigneur au Cénacle, il entend modifier la rubrique afférente du
Missel Romain. Désormais les personnes désignées pourront être
également choisi dans toutes les composantes du peuple de Dieu et
non plus strictement parmi ses membres masculins. Il conviendra aussi
de mieux expliquer le rite. Ainsi, ce jour, le Cardinal Préfet
a-t-il publié un décret ad hoc approuvé le 6 janvier, qui
développe celui du 30 novembre 1955 relatif à la réforme de la
Semaine Sainte et, en l'espèce, à la messe In Coena Domini. Pour
corriger le rite du Mandatum selon l'inspiration du Pape François,
en vertu de s facultés qui lui sont concédées par le Saint-Père,
ce dicastère introduit dans le rite romain du temps de Pâques la
liberté de choix des pasteurs pour constituer un groupe de fidèles
représentatif du peuple de Dieu. Hommes, femmes ou enfants, les
personnes désignées pour le lavement des pieds pourront également
être de tout âge, enfants et personnes âgées, malades, laïcs,
clerc, religieux et consacrés. Le pasteurs auront également charge
de bien instruire les fidèles choisis afin qu'ils prennent part au
rite de manière consciente, active et fructueuse.
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