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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 25 mai 2009

LUTTER CONTRE LA CRISE DE L'EMPLOI


CITE DU VATICAN, 25 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a célébré la messe à 10 h 15' sur la place centrale de Cassino (Italie) où il est arrivé en hélicoptère du Vatican. Evoquant, dans son homélie, l'Ascension du Seigneur célébrée ce dimanche en Italie et dans d'autres pays du monde, il a dit aux 20.000 personnes présentes que "le ciel n'indique pas un lieu au-dessus des étoiles, mais quelque chose de beaucoup plus téméraire et sublime: il indique le Christ lui-même, la Personne divine qui accueille pleinement et pour toujours l'humanité, celui en lequel, Dieu et l'homme sont pour toujours inséparablement unis. Et nous nous approchons du ciel, voire, nous entrons dans le ciel, à mesure que nous nous approchons de Jésus et que nous entrons en communion avec Lui. Ainsi, cette fête de l'Ascension, aujourd'hui, nous invite à une communion profonde avec Jésus mort et ressuscité, invisiblement présent dans la vie de chacun d'entre nous".

Le Saint-Père a ensuite évoqué la règle bénédictine qui recommande de ne rien mettre avant le Christ. "Lui -a-t-il dit- ne nous distrait pas. Au contraire, il nous pousse à nous engager davantage à construire une société où la solidarité s'exprime par des signes concrets. Mais comment? La spiritualité bénédictine que vous connaissez bien, propose un programme évangélique synthétisé par la devise Ora et Labora et Lege: prière, travail et culture... En premier lieu, la prière est le plus bel héritage laissé par saint Benoît aux moines... Elle est le sentier silencieux qui nous conduit directement au cœur de Dieu. Elle est la respiration de l'âme qui nous redonne la paix dans les tempêtes de la vie". De même le Pape a encouragé à cultiver "l'écoute attentive de la Parole divine...pour être des prophètes de vérité et d'amour dans un engagement d'évangélisation et de promotion humaine". En deuxième lieu, Benoît XVI a parlé du travail: "Humaniser le monde du travail, est typique de l'âme du monachisme... J'exprime ma solidarité avec ceux qui vivent dans une précarité préoccupante, aux travailleurs qui cherchent un emploi ou à ceux qui ont été licenciés. Que la plaie du chômage qui touche ce territoire, pousse les responsables de l'administration publique, les entrepreneurs et ceux qui en ont les moyens à rechercher, avec la contribution de tous, des solutions valables à la crise de l'emploi en créant de nouveaux postes de travail pour sauvegarder ainsi les familles. Comment ne pas rappeler, à ce sujet, que la famille aujourd'hui a besoin d'être mieux prise en charge puisqu'elle fait partie des racines mêmes de son institution? Je pense aussi aux jeunes qui ne parviennent pas à trouver un emploi digne leur permettant de fonder une famille. Je voudrais leur dire: ne vous découragez pas, chers amis, l'Eglise ne vous abandonne pas!".

Le Saint-Père a enfin parlé de l'attention prêtée par les bénédictins à la culture et à l'éducation. "Je sais -a-t-il ajouté- que pour préparer ma visite vous vous êtes récemment réunis sur le thème de l'éducation pour solliciter chez tous une vive détermination à transmettre aux jeunes les vraies valeurs de notre patrimoine humain et chrétien. Dans l'effort culturel actuel en vue de créer un nouvel humanisme, fidèles à la tradition bénédictine, vous voulez justement porter votre attention sur l'homme fragile, faible, sur les personnes malades et sur les immigrés... Il n'est pas difficile de percevoir que votre communauté, cette portion d'Eglise qui vit autour de Montecassino est héritière et dépositaire de la mission, imprégnée de l'esprit de saint Benoît pour proclamer que dans notre vie, rien ni personne ne doit prendre la première place à Jésus. La mission de construire, au nom du Christ, une nouvelle humanité disposée à accueillir et à aider les plus faibles".
PV-ITALIE/MESSE/CASSINO VIS 20090525 (620)

vendredi 22 mai 2009

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 22 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées seize prélats de la Conférence épiscopale péruvienne en visite Ad Limina:

-Le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Adriano Tomasi Travaglia, OFM, Mgr.Guillermo Martín Abanto Guzmán et Mgr.Raúl Antonio Chau Quispe.

-Mgr.Kay Martín Schmalhausen Panizo, SCV, Prélat d'Ayaviri.

-Mgr.José María Ortega Trinidad, Prélat de Juli.

-Mgr.Juan Carlos Vera Plasencia, MSC, Prélat de Caravelí.

-Mgr.Domenico Berni Leonardi, OSA, Prélat de Chuquibambilla.

-Mgr.Miguel La Fay Bardi, O.Carm., Prélat de Sicuani.

-Mgr.Ricardo García García, Prélat de Yauyos.

-Mgr.Fortunato Pablo Urcey, OAR, Prélat de Chota.

-Mgr.Sebastián Ramis Torrens, TOR, Prélat de Huamachuco.

-Mgr.Rafael Alfonso Escudero López-Brea, Prélat de Moyobamba.

-Mgr.Miguel Irizar Campos, CP, Evêque de Callao.

-Mgr.Raimundo Revoredo Ruíz, CM, Prélat émérite de Juli.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/.../... VIS 20090522 (140)

VISITE PAPALE A MONTECASSINO


CITE DU VATICAN, 22 MAI 2009 (VIS). Voici le programme de la visite pastorale que Benoît XVI effectuera dimanche prochain à Cassino et à Montecassino (Italie) dimanche 24 mai. Benoît XVI quittera le Vatican à 9 h pour gagner Cassino par hélicoptère A 10 h 15' il présidera une mess sur la place centrale de cette ville située au sud de Rome. Après le Regina Coeli, il gagnera par la route l'abbaye bénédictine de Montecassino, avec un arrêt à la Maison de la charité. Après le déjeuner avec la communauté, il présidera à 17 h les vêpres en l'abbatiale avec les moines et les moniales et prononcera une homélie. Sur le retour, il effectuera une visite privée au cimetière militaire polonais, et regagnera le Vatican par hélicoptère vers 19 h.
PV-CASSINO:MONTECASSINO/VISITE VIS 20090522 (140)

POUR UNE EUROPE FIERE DE SES RACINES


CITE DU VATICAN, 22 MAI 2009 (VIS). Le Pape a reçu ce matin M.Georgi Parvanov, Président de la Bulgarie, puis M.Gjeorge Ivanov, Président de l'ex République yougoslave de Macédoine, conduisant les délégations nationales venues à Rome pour la commémoration annuelle des saints Cyrille et Méthode. L'héritage spirituel laissé par les co-patrons de l'Europe, a dit Benoît XVI aux bulgares "a marqué la vie des peuples slaves. Leur exemple a soutenu le témoignage et la fidélité d'innombrables chrétiens qui, au long des siècles, ont consacré leur existence à la diffusion du message du salut, œuvrant en même temps à la construction d'une société juste et solidaire. Puisse leur témoignage spirituel demeurer vivant dans votre pays pour que la Bulgarie elle aussi, puisant à cette source de lumière et d'espérance, contribue efficacement à construire une Europe qui demeure fidèle à ses racines chrétiennes. Les valeurs de solidarité et de justice, de liberté et de paix, aujourd'hui constamment réaffirmées, trouvent en effet encore plus de force et de solidité dans l'enseignement éternel du Christ, traduit dans la vie de ses disciples de tous les temps".

S'adressant ensuite aux macédoniens, il a souligné combien Cyrille et Méthode "invitent tous ceux qui ont une foi commune en Jésus-Christ à admirer l'héroïcité de leur témoignage évangélique. Cela nous encourage à conserver cet héritage d'idéaux et de valeurs transmis par la prédication et par les oeuvres... Votre pays, qui demeure fortement marqué par leur influence, doit rester un espace de rencontre et de dialogue pour les diverses expressions socio-religieuses bulgares. Progressez donc dans cette voie. C'est tout au moins le voeu que je forme".
AC/CYRILLE:METHODE/BULGARIE:MACEDOINE VIS 20090522 (280)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 21 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Salvador Giménez Valls, Evêque de Minorque (superficie: 701, population: 86.976, catholiques: 78.695, prêtres: 40, religieux: 61), en Espagne. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Valence (Espagne).
NER/.../GIMENEZ VALLS VIS 20090522 (50)

mercredi 20 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Joseph R.Cistone, Evêque de Saginaw (superficie: 18.006, population: 751.000, catholiques: 144.000, prêtres: 100, diacres: 15, religieux: 111), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Philadelphia (USA).

-M.Piero Antonio Bonnet, Juge Unique de l'Etat de la Cité du Vatican, qui conserve sa charge de Juge du tribunal.

-M.Paolo Papanti-Pelletier, Juge du tribunal.
NER:NA/.../CISTONE:BONNET:PAPANTI-PELLETIER VIS 20090520 (70)

RELIGIONS ET COHESION SOCIALE


CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS). A Amman (Jordanie) se sont réunies (18 - 20 mai) la délégation de l'Institut royal d'études inter-religieuses et celle du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, présidées par M.Hasan Abu Nimah et le Cardinal Jean-Louis Tauran (thème de réflexion: "Religion et société"). Les participants ont souligné ensemble "la grande importance de la société civile dans un processus profond et complet de développement des personnes et des communautés, reconnaissant aussi sa contribution comme espace de dialogue et d'expression de la responsabilité et de la liberté". Ils ont également souligné l'importance d'éduquer les jeunes au respect et au dialogue, au rejet de la violence. La coexistence pacifique est de fait la base de la pleine citoyenneté. De même pour la démocratie et le droit, afin que chaque état "respecte les différences ethniques, culturelles et religieuses sur la base de la dignité humaine, et les droits fondamentaux que sont la liberté et la justice".

Les religions, lit-on encore dans un communiqué, "ont donc une place spécifique au sein de la société car elles offrent aux citoyens des motifs de servir le bien commun, des contributions inspirées par la foi et qui dépassent même l'intérêt politique ou la quête de la paix... Elle doivent renforcer la participation et la cohésion sociale en soutenant la construction d'un état stable et prospère fondé sur la subsidiarité". La prochaine réunion, qui est fixée d'ici deux ans à Rome, sera précédée par une rencontre préparatoire qui en définira thème et modalités.
CON-DIR/RELIGIONS:SOCIETE/AMMAN:TAURAN VIS 20090520 (260)

COMMUNICATIONS SOCIALES


CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a lancé un appel à l'occasion de la Journée mondiale de la communications (24 mai), rappelant que son message "invite les usagers des nouvelles technologies, les jeunes avant tout, à en faire un usage positif, à profiter de leur puissance pour tisser des liens d'amitié et de solidarité en faveur d'un monde meilleur... Ces technologies ont produit des changements radicaux dans la diffusion des informations et dans le domaine des échanges. Je voudrais encourager les usagers de la communication électronique à développer le respect et un dialogue sérieux, afin de fleurissent la vérité, l'harmonie et la compréhension". Le Pape a encouragé les jeunes à "témoigner de la foi dans le monde digital et d'en faire usage pour répandre la Bonne Nouvelle de l'amour infini de Dieu pour tout homme, quel que soit le moyen dans une société de plus en plus technologique".
AG/COMMUNICATION/... VIS 20090520 (160)

BENOIT XVI EN TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 20 MAI 2009 (VIS). A l'audience générale tenue Place-St.Pierre, Benoît XVI a fait devant 20.000 personnes le récit de son long voyage en Terre Sainte (8 - 15 mai), un "pèlerinage aux sources de la foi et une visite pastorale à l'Eglise de la région.... Le Mémorial de Moïse du Mont Nébo (Jordanie) parle de notre condition de pèlerin entre un déjà et un pas encore, de la promesse que Dieu fait de nous soutenir sur le chemin d'un accomplissement qui nous dépasse, et qui dépasse ce monde. L'Eglise aussi vit cette promesse eschatologique". Puis le Pape a rappelé la bénédiction des pierres de fondation de deux églises à Béthanie, "un signe de l'ouverture et du respect de la liberté religieuse en Jordanie. Cet attention à la tradition chrétienne est appréciée... Il est important que musulmans et chrétiens vivent dans le respect et la connaissance mutuelle, ce qui grâce à Dieu et à l'engagement des gouvernants du pays est possible en Jordanie. J'ai également beaucoup prié à Béthanie comme ailleurs pour tous les chrétiens qui sont en difficulté en Irak. Il y a en Jordanie une importante communauté chrétienne, dont les rangs ont été renforcés par les réfugiés palestiniens et irakiens. Sa présence est bien vue dans la société, notamment pour son action éducative et sanitaire, son attention aux personnes quel que soit la foi ou l'appartenance". Puis il a dit que la bénédiction de la première pierre de l'Université de Madaba (Patriarcat latin)"est un signe de l'engagement culturel de l'Eglise. J'ai été heureux de donner vie à cette future institution qui manifestera de manière tangible la volonté de l'Eglise catholique d'aider pratiquement à la recherche de la vérité et du bien, en offrant un lieu ouvert et de qualité à tous ceux qui voudront s'engager dans ce dialogue fécond entre les civilisations".

Ensuite le Saint-Père a évoqué son arrivée en Israël, "où je me suis présenté comme pèlerin de foi sur la terre qui vit naître, mourir et ressusciter Jésus. Un pèlerin venu implorer Dieu pour que là où il s'est incarné les hommes, ses fils, vivent en frères... Sur cette terre bénie de Dieu, il semblerait impossible de rompre la spirale de la violence. Mais à Dieu rien n'est impossible ni à qui met en lui sa confiance! La foi dans le Dieu unique, juste et miséricordieux, héritage sacré de ces peuples, doit faire triompher respect, réconciliation et collaboration", un voeu exprimé lors des rencontres avec le Grand Mufti de Jérusalem , le Grand Rabbinat d'Israël, les organisations du dialogue inter-religieux et les responsables religieux de Galilée. Jérusalem, a poursuivi Benoît XVI, "est au croisement des trois grandes traditions monothéistes et son nom même, cité de la paix, dit le plan divin sur le monde, qui est de faire de l'humanité une seule famille... De ceci doivent témoigner juifs, chrétiens et musulmans en concrétisant leur prière. C'est ce que j'ai tenu à apporter en me rendant au Mur occidental et au Dôme du Rocher, les lieux sacrés du judaïsme et de l'islam". Puis il a expliqué sa visite au Mémorial de Yad Vashem consacré aux victimes de la Shoah: "Toute personne est sacrée et son nom gravé au coeur de l'Eternel. L'épouvantable tragédie de l'Holocauste ne devra jamais être oubliée. Au contraire, il devra rester dans la mémoire humaine comme avertissement universel et rappel de la sacralité de la vie humaine".

Le séjour papal avait aussi pour but "la rencontre des communautés catholiques de Terre Sainte, accomplie notamment à Jérusalem, Bethléem et Nazareth". Au Cénacle, il a été possible de "méditer sur notre vocation à être une chose seule, à former un seul corps et un seul esprit, à transformer le monde par la puissance de l'amour". Mais les moments culminants de la communion avec les catholiques furent les messes, au Josaphat de Jérusalem, où le Saint-Père parla de la Résurrection "comme force d'espérance pour cette ville et le monde entier", à Bethléem (Territoires Palestiniens) "à laquelle ont participé des fidèles venant de Gaza", qu'il a eu la joie de pouvoir rencontrer et réconforter. "Bethléem résonne d'un chant céleste de paix pour les hommes. Elle est aussi le symbole de ce qui nous sépare de cette promesse. "La précarité, l'isolement, les incertitudes et la pauvreté poussent tant de chrétiens à s'expatrier. Soutenue par sa foi l'Eglise poursuit sa route et manifeste son amour en servant les frères, comme le montre le Caritas Baby Hospital de Bethléem...ou l'action humanitaire dans les camps de réfugiés". Dans celui de Aida, Benoît XVI a pu montrer sa solidarité et celle de toute l'Eglise aux familles, les "invitant à rechercher la paix dans la non violence, à l'exemple de François d'Assise". A Nazareth, lors de sa dernière messe, il a clôturé l'Année de la famille, priant pour qu'elles ravivent la beauté du mariage et de la famille, avant de rencontrer les pasteurs ordonnés en la Basilique de l'Annonciation, et les pasteurs de Galilée.

Le pèlerinage papal s'est conclu par la visite du Saint Sépulcre et deux rencontres oecuméniques, au Patriarcat orthodoxe et au Patriarcat arménien: "Tout mon voyage s'est déroulé sous le signe de la Résurrection, malgré les malheurs qui ont marqué les lieux saints au long des siècles, malgré guerres et destructions. Malgré aussi les conflits entre chrétiens, l'Eglise y poursuit sa mission, soutenue par l'esprit du Ressuscité. Elle est en marche vers l'unité pleine afin que le monde croie en l'amour de Dieu et connaisse sa paix".
AC/VOYAGE TERRE SAINTE/... VIS 20090520 (920)

mardi 19 mai 2009

IN MEMORIAM


CITE DU VATICAN, 19 MAI 2009 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.George M.Anathil, SVD, Evêque émérite d'Indore(Inde), le 3 mai à 76 ans.

-Mgr.Carlos José Boaventura Kloppenburg, OFM, Evêque émérite de Novo Hamburgo (Brésil), le 8 mai à 89 ans.

-Mgr.David Picao, Evêque émérite de Santos (Brésil), le 30 avril à 85 ans.
.../DECES/... VIS 20090519 (70)

NOUVEAU TIMBRE POSTAL


CITE DU VATICAN, 19 MAI 2009 (VIS). La Libraire éditrice vaticane a tenu à marquer la Journée mondiale du livre et du copyright (demain) par un timbre postal vatican (0,60 euro), réalisé par Maria Carmela Perrini, inspirée par le Codex Vaticanus. Demain sera également lancée la revue bimensuelle Editoria Vaticana publiée par la LEV en collaboration avec Rogate, revue consacrée aux vocations. Ce numéro 0 publiera une enquête sur les livres les plus lus par le clergé.
LEV/TIMBRE/PERRINI VIS 20090519 (90)

VISITE DU PRESIDENT POLONAIS


CITE DU VATICAN, 19 MAI 2009 (VIS). Hier soir la Salle-de-Presse du Saint-Siège a confirmé que, "cet après-midi, le Saint-Père a reçu M.Lech Aleksander Kaczynski, Président de la République de Pologne, qui a également rencontré le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Le Président à exprimé sa gratitude pour l'attention que le Pape accorde toujours à son pays. Les entretiens ont permis d'aborder certaines questions bilatérales et régionales, mais aussi de constater l'affinité des positions entre la Pologne et le Saint-Siège sur plusieurs sujets du débat international".
OP/VISITE PRESIDENT POLOGNE/... VIS 20090519 (100)

lundi 18 mai 2009

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 18 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la congrégation pour les Eglises orientales.

-Dix prélats de la Conférence épiscopale péruvienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Isidro Barrio Barrio, Evêque de Huancavelica.

-Mgr.Norbert Klemens Strotmann Hoppe, MSC, Evêque de Chosica.

-Mgr.Emiliano Antonio Cisneros Martínez, OAR, Evêque de Chachapoyas.

-Mgr.Daniel Thomas Turley Murphy, OSA, Evêque de Chulucanas.

-Mgr.Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, OFM, Archevêque de Trujillo, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.José Javier Travieso Martín.

-Mgr.José Carmelo Martínez Lázaro, OAR, Evêque de Cajamarca.

-Mgr.Angel Francisco Simón Piorno. Evêque de Chimbote.

-Mgr.José Eduardo Velásquez Tarazona, Evêque de Huarta.

-Mgr.Ivo Baldi Gaburri, Evêque de Huari.

-Mgr.Jan Romeo Pawlowski, Nonce apostolique au Congo et au Gabon.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir M.Lech Kaczynski, Président de la République de Pologne, son épouse et leur suite.
AP:AL/.../... VIS 20090518 (150)

EVOCATION DE MATEO RICCI

CITE DU VATICAN, 18 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a fait adresser un message à Mgr.Claudio Giuliodori, Evêque de Macerata, Tolentino, Recanati, Cingoli et Treia (Italie) à l'occasion du IV centenaire de la mort du jésuite Mateo Ricci (Pékin, 11 mai 1610), célébré dans son diocèse. Il y écrit que Mateo Ricci, né à Macerata le 6 octobre 1552, "doté d'une foi profonde et d'un génie culturel et scientifique extraordinaire, a passé de longues années de son existence à tisser un dialogue profitable entre l'Occident et l'Orient, en menant, en même temps, une action incisive d'enracinement de l'Evangile dans la culture du grand peuple de Chine. Son exemple est encore aujourd'hui un modèle de rencontre entre les civilisations européenne et chinoise".

"En parcourant son intense activité scientifique et spirituelle, on est frappé par sa capacité innovante et particulière de s'approcher, dans un respect total, des traditions culturelles et spirituelles chinoises. Cette attitude a caractérisé sa mission tendant à rechercher une harmonie possible entre la civilisation chinoise noble et millénaire et la nouveauté chrétienne, ferment de libération et d'un authentique renouvellement de toute société, parce que l'Evangile est un message universel de salut destiné à tous les hommes quel que soit le contexte culturel et religieux auquel ils appartiennent... Son apostolat a été aussi rendu original et, pourrait-on dire prophétique, par la profonde sympathie qu'il nourrissait pour les Chinois, pour leur histoire, pour leur culture et leurs traditions religieuses". Le jésuite était aussi un "modèle de dialogue et de respect pour les autres croyances" et "a fait de l'amitié le style de son apostolat durant ses 28 années de présence en Chine".

Jusqu'à la fin de sa vie, Mateo Ricci a été fidèle à ce style d'évangélisation "en se servant d'une méthodologie et d'une stratégie pastorale basées, d'une part, sur le respect des bons usages du lieu que les néophytes chinois ne devaient pas abandonner lorsqu'ils embrassaient la foi chrétienne, et, d'autre part, sur la certitude que la Révélation pouvait les mettre en valeur et les compléter encore davantage". Comme l'ont fait les Pères de l'Eglise à l'époque de la rencontre de l'Evangile avec la culture gréco-romaine, l'auteur du Traité sur l'amitié "a fondé son travail clairvoyant d'inculturation du christianisme en Chine en cherchant un constant accord avec les savants de ce pays... En suivant son exemple, puissent nos communautés, à l'intérieur desquelles vivent des personnes de cultures et de religions diverses, croire en l'esprit d'accueil et de respect réciproque!", a conclu le Saint-Père.
MESS/CENTENAIRE MATEO RICCI/GIULIODORI VIS 20090518 (420)

RELANCER LA MISSION AU PEROU

CITE DU VATICAN, 18 MAI 2009 (VIS). Aujourd'hui, le Pape a reçu les prélats de la Conférence épiscopale péruvienne au terme de leur visite Ad Limina. Au début de son discours, il a parlé de l'unité de toute l'Eglise qui "n'est jamais complètement achevée et qui doit être construite et sans cesse perfectionnée, sans s'arrêter devant les difficultés objectives et subjectives, dans l'intention de montrer le vrai visage de l'Eglise catholique, une et unique". Après avoir souligné que "l'authentique unité dans l'Eglise est toujours une source inépuisable de l'esprit évangélisateur", il a dit sa joie de l'accueil, dans les programmes pastoraux, de "l'élan missionnaire promu par la V Conférence générale de l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes, tenue à Aparecida, et spécialement de la Mission continentale, avec l'intention que chaque fidèle aspire à la sainteté en ayant une relation personnelle avec le Seigneur Jésus, l'aimant avec persévérance et modelant sa vie selon les critères évangéliques, de façon à ce que soient créées des communautés ecclésiales d'une vie chrétienne intense".

"Il s'agit -a poursuivi Benoît XVI- de relancer l'esprit missionnaire au Pérou, non par crainte de l'avenir, mais parce que l'Eglise est une réalité dynamique et que le vrai disciple du Christ se réjouit de transmettre gratuitement aux autres la divine Parole et de partager avec eux l'amour qui jaillit de son côté ouvert sur la Croix". Puis il a exhorté les prélats à "réunir toutes les forces vives de vos diocèses pour qu'ils marchent avec le Christ en irradiant toujours la lumière de son visage, à leurs frères en particulier qui souvent peu valorisés ou pas suffisamment entendus sur leurs besoins spirituels et matériels, trouvent d'autres expériences religieuses qui répondent à leurs inquiétudes... Une visite pastorale assidue aux communautés ecclésiales, même aux plus éloignées et humbles, la prière fréquente, une préparation soignée des homélies, votre attention paternelle aux prêtres, aux familles, aux jeunes, aux catéchistes et aux autres agents de la pastorale, sont le meilleur moyen de semer chez tous l'ardent désir d'être des messagers de la Bonne Nouvelle du salut, ouvrant en même temps les cœurs de ceux qui vous entourent, surtout les malades et les plus nécessiteux".

Le Saint-Père a alors souligné la "présence bénéfique de membres dévoués de la vie consacrée" au Pérou. Il a ainsi demandé aux évêques de les suivre "en les accompagnant et en les encourageant fraternellement...pour que, en vivant avec fidélité les conseils évangéliques selon leur charisme propre, ils continuent de donner un solide témoignage de l'amour de Dieu, de leur adhésion inébranlable au Magistère de l'Eglise et de la collaboration voulue par les plans pastoraux diocésains". Et il a conclu en évoquant les Péruviens "qui ne trouvent pas de travail ou de prestations éducatives et sanitaires adéquates, ou ceux qui vivent dans les faubourgs des grandes villes et dans des zones cachées. Je pense aussi à ceux qui sont tombés dans la drogue ou la violence. Nous ne pouvons pas nous désintéresser de nos frères les plus faibles et aimés de Dieu, en n'oubliant pas que la charité du Christ nous y porte".
AL/.../PEROU VIS 20090518 (520)

REGINA COELI

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2009 (VIS). Ce dimanche, après le Regina Coeli récité avec les fidèles, Benoît XVI a évoqué son récent pèlerinage en Terre Sainte, remerciant tous ceux qui ont rendu possible "un aussi important voyage", en particulier le Patriarcat latin et les évêques de Terre Sainte, la Custodie, les gouvernements et les forces de l'ordre de Jordanien, d'Israël et des Territoires palestiniens. Mais aussi tous les fidèles qui l'ont accompagné dans la prière: "Mon pèlerinage aux lieux saints a d'abord été une visite pastorale auprès des communautés locales, mais aussi un service à l'unité des chrétiens et au dialogue avec les juifs et les musulmans, un service à la paix. La Terre Sainte est le symbole de l'amour de Dieu envers son peuple et envers l'humanité, un symbole de la liberté et de la paix qu'il veut pour tous ses fils... L'histoire, aujourd'hui comme hier, montre aussi qu'elle peut devenir le symbole du contre, de la division et de conflits fraternels interminables. Comment est-ce possible? ...alors même qu'un mystérieux dessein divin concerne cette région du monde...où Dieu a envoyé son fils en victime expiatoire de nos péchés". La Terre Sainte "a également été appelée Cinquième Evangile car on peut y toucher la réalité de l'histoire de Dieu avec les hommes, des lieux où vécut Abraham à ceux de Jésus... Elle est un microcosme résumant le cheminement de l'humanité aux côtés de Dieu".

Puis le Pape a évoqué la dramatique situation srilankaise, assurant de son affection et de sa solidarité les civils otages de la zone des combats. "Il s'agit de milliers d'enfants, de femmes et de personnes âgées auxquels la guerre a tout pris, des années de vie et d'espérance. Je veux lancer un pressant appel aux belligérants afin qu'ils facilitent l'évacuation" des civils et des blessés, "m'unissant ainsi au Conseil de sécurité qui vient de réclamer des garanties quant à la sécurité de la population locale... Je demande aussi aux institutions humanitaires, y compris les catholiques, de faire tout leur possible pour répondre aux urgences alimentaires et médicales des réfugiés".
ANG/TERRE SAINTE:SRILANKA/... VIS 20090518 (350)

ELECTION DU MINISTRE GENERAL DES FRANCISCAINS


CITE DU VATICAN, 16 MAI 2009 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine (16 mars) par laquelle le Pape nomme le Cardinal José Saraiva Martins, CMF, son Envoyé spécial pour présider à l'élection du nouveau Ministre général des Frères mineurs (Assise, Italie, 4 juin). Le Cardinal sera accompagné du P.Francesco Patton, OFM, Secrétaire du chapitre général, et du P.Bruno Ottavi, OFM, Ministre de la province d'Assise..
OP/ENVOYE SPECIAL/ASSISE:SARAIVA VIS 20090518 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Bossangoa (Centrafrique), présentée par Mgr.François-Xavier Yombadje, en conformité au canon 401,2 du CIC.

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Malakal (Soudan), présentée pour limite d'âge par Mgr.Vincent Mojwok Nyiker.

-Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de San Francisco (USA), présentée pour limite d'âge par Mgr.Ignatius C.Wang.
RE/.../YOMBADJE:NYIKER:WANG VIS 20090518 (80)

BENOIT XVI EVOQUE SON VOYAGE


CITE DU VATICAN, 16 MAI 2009 (VIS). Voici quelques mots adressés par Benoît XVI aux journalistes, au cours du vol de retour vers Rome: "Chers amis, merci de votre travail. J'imagine combien il a été difficile, entouré comme il l'était de tant de problèmes, de transferts, et je voudrais vous remercier d'avoir accepté toutes ces difficultés pour informer le monde sur ce pèlerinage, emmenant ainsi d'autres en pèlerinage aux lieux saints".

"Ayant résumé ce voyage à l'aéroport, je n'ai pas grand chose à ajouter. Je pourrais donner tellement de détails: l'émouvante descente à l'endroit le plus profond de la terre, le Jourdain, qui pour nous est aussi un symbole de la descente de Dieu, de la descente du Christ dans les endroits les plus profonds de l'existence humaine; le Cénacle, où le Seigneur nous a donné l'Eucharistie, où a eu lieu la Pentecôte, la descente de l'Esprit Saint; puis le Saint Sépulcre, et tant d'autres impressions, mais je ne pense pas que ce soit le moment d'y revenir. Je peux toutefois vous faire part de trois impressions fondamentales: la première, c'est que j'ai trouvé partout, quel que soit l'environnement, musulman, chrétien, juif, une vraie disponibilité au dialogue interreligieux, à la rencontre, à la collaboration entre les religions. Et il est important que tout le monde voit cela, non comme une action, dirons-nous, inspirée par des motifs politiques dans une situation donnée, mais comme le fruit du même noyau de foi, parce que croire en un Dieu unique qui nous a tous créés, Père de tous, croire en ce Dieu qui a créé l'humanité comme une famille, croire que Dieu est amour et veut que l'amour soit la force dominante du monde, implique cette rencontre, cette nécessité de la rencontre, du dialogue, de la collaboration comme une exigence de la foi. En deuxième lieu, j'ai trouvé aussi un esprit œcuménique très encourageant. Nous avons eu tellement de rencontres avec le monde orthodoxe d'une grande cordialité. J'ai aussi pu parler avec un représentant de l'Eglise anglicane et deux représentants luthériens, et on s'aperçoit vraiment que ce climat de la Terre Sainte encourage l'œcuménisme. En troisième lieu, il y a de très grosses difficultés; nous le savons, nous l'avons vu et senti. Mais j'ai aussi vu qu'il y a un profond désir de paix de la part de tous. Les difficultés sont davantage visibles et nous ne devons pas les ignorer, elles sont là et doivent être mises au clair. Mais le désir commun de la paix, de la fraternité, n'est pas aussi visible et il me semble que nous devons aussi parler de cela, et encourager tout le monde dans cette voie pour trouver des solutions, qui ne seront certainement pas faciles, à ces difficultés".

"Je suis venu en pèlerin de paix. Le pèlerinage est un élément essentiel de beaucoup de religions. Il l'est aussi pour l'islam, dans la religion juive, dans le christianisme. Il est aussi l'image de notre existence qui est un cheminement en avant vers Dieu et vers la communion de l'humanité. Je suis venu comme pèlerin et j'espère que beaucoup suivront ces traces et encourageront ainsi l'unité des peuples de cette Terre Sainte et deviendront, à leur tour, des messagers de la paix. Merci!".
OP/RENCONTRE PAPE:JOURNALISTES/... VIS 20090518 (550)

vendredi 15 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Consulteurs de la Congrégation pour les Eglises orientales, Mgr.Christo Proykov, Exarque slavo-byzantin de Sofia et de Bulgarie, et Mgr.Vasyl Hovera, Délégué du dicastère pour les gréco-catholiques d'Asie orientale.
NA/.../PROYKOV:HOVERA VIS 20090515 (50)

VISITE AU PATRIARCAT ARMENIEN


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). A 11 h, le Pape s'est rendu en l'église patriarcale arménienne de Jérusalem, où il a été accueilli par SB Torkom Manoukian, qui veille sur les 10.000 fidèles de l'Eglise arménienne apostolique en Terre Sainte (Israël, Jordanie, Territoires palestiniens): Je considère comme une insigne bénédiction, at-il dit d'emblée, d'avoir rencontré l'an passé le Catholicos Karékine II et le Catholicos de Cilicie Aram I. Leurs visites au Vatican, "et les moments de prière que nous avons partagés, ont fortifié notre amitié et ont confirmé notre engagement pour la cause sacrée de l'unité des chrétiens". Puis il a exprimé sa reconnaissance "pour la participation résolue de l'Eglise apostolique arménienne au dialogue théologique continu entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes orientales. Ce dialogue..., qui a fait de grands progrès et permis de dépasser d'anciennes incompréhensions, est très prometteur pour l'avenir. Le récent document sur la nature et la mission de l'Eglise rédigé par la Commission mixte...est un signe d'espérance particulier". Puisse-t-il "porter des fruits abondants pour la croissance de l'unité des chrétiens, et l'annonce de l'Evangile aux hommes et aux femmes de notre temps". Benoît XVI a ensuite dit prier pour la communauté arménienne de Jérusalem, afin qu'elle puisse sans cesse se régénérer dans sa riche tradition, "et qu'elle confirme son témoignage de foi envers le Christ et dans la puissance de sa résurrection, accomplie dans cette cité sainte... Et je vous demande en retour de prier avec moi pour que tous les chrétiens de Terre Sainte oeuvrent ensemble à proclamer la Bonne Nouvelle de notre réconciliation dans le Christ, et l'avènement de son Royaume de sainteté, de justice et de paix". De retour ensuite à la délégation apostolique, le Pape a pris l'hélicoptère qui l'a conduit à l'aéroport international de Tel Aviv.
PV-ISRAEL/ARMENIENS/JERUSALEM VIS 20090515 (310)

LA TOMBE VIDE PARLE D'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS).Vers 10 h le Pape est entré au St.Sépulcre, après avoir été accueilli par les délégués des trois confessions qui en ont la gestion, l'Eglise orthodoxe, l'Eglise catholique et l'Eglise arménienne, même si les Coptes orthodoxes, les Syriens orthodoxes et les Ethiopiens en ont également l'usage. Selon la tradition, le Saint-Sépulcre est le lieu de la crucifixion, de la sépulture et de la résurrection du Christ. Dans l'entrée de la basilique se trouve la Pierre de l'Onction, une dalle de calcaire rose, entourée de candélabres et surmontée de huit lampes, qui correspond à la XIII Station de la Via Crucis. Selon la tradition, il s'agit du lieu où le corps de Jésus aurait été préparé pour la sépulture, non loin de la croix. Au centre de la rotonde se trouve le Sépulcre, le lieu de la sépulture correspondant à la XIV Station, protégé par un édicule rectangulaire. Son entrée est ornée de lampes d'argent, et les trois scènes de la Résurrection placées au-dessus correspondent aux traditions latine, grecque et arménienne. La petite porte de bois demeure toujours ouverte, sauf lorsque le célébrant grec ou arménien doit demeurer seul selon les prescriptions de leur liturgie. La petite chapelle intermédiaire est appelée Chapelle de l'Ange, à cause de l'annonce de la Résurrection aux Saintes Femmes. Une autre petite porte permet l'accès à la chambre mortuaire. Une dalle de marbre recouvre le banc funéraire originel où fut placé le corps du Christ. Les travaux de restauration de l'ensemble monumental commencèrent en 1971 et en 1994 les trois entités co-propriétaires ont décidé de restaurer la coupole de l'Anastasis, oeuvre achevée en 1997.

Après avoir prié sur la Pierre de l'Onction, Benoît XVI est descendu se recueillir dans le tombeau. Ensuite, après les saluts du Custode de Terre Sainte et du Patriarche latin, le Saint-Père a prononcé un bref discours: "L'Evêque de Rome, se tient devant ce même tombeau vide et contemple le mystère de la Résurrection... Ici, le Christ est mort et est ressuscité pour ne plus jamais mourir. Ici, l'histoire de l'humanité a été changée de manière décisive. Le long règne du péché et de la mort a été brisé en morceaux par le triomphe de l'obéissance et de la vie. Le bois de la Croix expose crûment la vérité concernant le bien et le mal... Ici, le Christ, nouvel Adam, nous a montré que le mal n'a jamais le dernier mot, que l'amour est plus fort que la mort, que notre avenir, l'avenir de toute l'humanité, est entre les mains d'un Dieu fidèle et bon... Le tombeau vide nous parle d'espérance, de l'espérance qui ne déçoit pas parce qu'elle est don de l'Esprit de vie. C'est là le message que je désire vous laisser aujourd'hui, à la fin de mon pèlerinage en Terre Sainte. Que l'espérance se lève, toujours nouvelle, par la grâce de Dieu, dans le cœur de toutes les personnes qui vivent en Terre Sainte! Puisse-t-elle prendre racine dans vos cœurs, être l'hôte de vos familles et de vos communautés

Evoquant ensuite l'Eglise en Terre Sainte, "qui a si souvent fait l'expérience de l'obscur mystère du Golgotha", le Pape a dit qu'elle ne doit jamais cesser "d'être l'intrépide héraut du message d'espérance que le tombeau vide proclame. L'Evangile nous enseigne que Dieu peut faire toutes choses nouvelles, que l'histoire ne se répète pas, que les mémoires peuvent être guéries, que les fruits amers de la récrimination et de l'hostilité peuvent être dépassés, et qu'un avenir de justice, de paix, de prospérité et de coopération peut se lever...pour la famille humaine tout entière... Cette antique église de l'Anastasis rend un témoignage muet aussi bien aux lourdeurs de notre passé, avec ses erreurs, ses incompréhensions et ses conflits, qu'à la promesse de gloire qui continue de rayonner du tombeau vide du Christ... Aujourd'hui encore la grâce de la Résurrection est à l'œuvre en nous! Puisse la contemplation de ce mystère stimuler nos efforts, au niveau personnel tout comme dans la communauté ecclésiale, en vue d'une croissance dans la vie selon l'Esprit par la conversion, la pénitence et la prière! Puisse-t-elle nous aider à surmonter, par la puissance de ce même Esprit, les conflits et les tensions qui viennent de la chair et enlever les obstacles, aussi bien intérieurs qu'extérieurs, qui entravent notre progression dans le témoignage commun rendu au Christ et à la puissance de réconciliation de son amour... C'est sur ces paroles d'encouragement que s'achève mon pèlerinage aux lieux saints de notre rédemption et de notre renaissance dans le Christ. Je prie pour que l'Eglise en Terre Sainte tire toujours une nouvelle vigueur de sa contemplation du tombeau vide du Sauveur. Dans ce tombeau, elle est appelée à ensevelir toutes ses inquiétudes et ses craintes, afin de ressusciter chaque jour et de continuer son pèlerinage à travers les rues de Jérusalem, sur les route de Galilée et au-delà, proclamant le triomphe du pardon du Christ et de la promesse de la vie nouvelle".

Ensuite, Benoît XVI s'est rendu dans la chapelle de l'Apparition pour prier devant le Saint Sacrement, puis sur le site du Calvaire, avant de gagner en voiture le Patriarcat arménien de Jérusalem.
PV-ISRAEL/SEPULCRE/JERUSALEM VIS 20090515 (870)

APPEL A LA PAIX


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à 13 h 30' locale, où l'attendait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres, et le Premier Ministre, M.Benjamin Netanyahu. Dans son discours de congé le Pape a évoqué ses "fructueuses discussions avec les autorités tant en Israël que dans les Territoires palestiniens", confiant avoir été "témoin des grands efforts des gouvernements pour garantir le bien-être de la population". Puis il a cité ses rencontres avec les représentants de l'Eglise catholique et ceux des autres Eglises et communautés ecclésiales, ainsi qu'avec les chefs des autres religions. La Terre Sainte, a dit Benoît XVI, "est un terrain fertile pour l'œcuménisme et le dialogue inter-religieux et je prie pour que la riche variété des témoignages religieux dans la région fructifie dans un développement respectueux et une entente mutuelle".

Il a ensuite rappelé que le jour de son arrivée en Israël, il avait planté un olivier avec le Président Peres dans le jardin de la résidence présidentielle. "L'olivier, comme vous le savez est une image que saint Paul utilisait pour décrire les étroites relations entre les chrétiens et les juifs...puisque l'Eglise des Gentils est comme un greffon inséré dans l'olivier cultivé par le Peuple de l'Alliance. Nous sommes nourris par les mêmes racines spirituelles. Nous nous rencontrons comme des frères, des frères qui ont parfois eu dans leur histoire une relation tendue mais qui s'engagent maintenant fermement à construire les ponts d'une amitié durable".Benoît XVI a défini sa visite au Mémorial Yad Vashem en commémoration des victimes de l'Holocauste comme "un des moments les plus solennels" de sa présence en Israël et a ajouté que sa rencontre avec quelques survivants de la Shoah lui avait rappelé sa visite, il y a trois ans, au camp d'extermination d'Auschwitz, où tant de juifs...furent exterminés brutalement par un régime sans Dieu qui propageait une idéologie d'antisémitisme et de haine. Ce terrible chapitre de l'histoire ne doit jamais être oublié ou nié. Au contraire, ces sombres souvenirs doivent renforcer notre détermination à nous rapprocher davantage comme des branches du même olivier, nourris des mêmes racines et unis par l'amour fraternel". Je suis venu, a-t-il ajouté, "comme ami des israéliens, tout comme je le suis du peuple palestinien. Des amis sont heureux ensemble et sont tristes lorsqu'ils se voient souffrir. Aucun ami des Israéliens ou des Palestiniens ne peut pas ne pas être attristé par les tensions incessantes entre vos deux peuples. Aucun ami ne peut cesser de pleurer pour la souffrance et les pertes de vies que les Israéliens et les Palestiniens ont eu à subir ces six dernières décennies".

"Plus jamais de sang! Plus jamais de luttes! Plus jamais de terrorisme! Plus jamais de guerre!", a lancé le Saint-Père à l'attention des peuples de la Terre Sainte. "Rompons le cercle de la violence!... Que s'établisse une paix durable basée sur la justice, qu'une réconciliation ait lieu qui cicatrise les blessures de la société! Que soit universellement reconnu que l'Etat d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité à l'intérieur de frontières internationalement reconnues! Que, de la même façon, le peuple palestinien ait droit à une patrie indépendante et souveraine; qu'il ait le droit de vivre avec dignité et de se déplacer en toute liberté! Que la solution pour ces deux Etats soit une réalité et non un rêve! Et que la paix se répande sur cette terre, qu'elle soit lumière des nations pour porter l'espérance à tant de régions affectées par les conflits", s'est exclamé le Pape. "Une des visions les plus tristes au cours de ma visite sur ces terres -a-t-il ajouté- a été celle du mur. Pendant que je passais à côté, j'ai prié pour un avenir où les peuples de Terre Sainte vivront en paix et en harmonie sans le besoin de ces instruments de sécurité et de séparation, mais en se respectant et en ayant confiance les uns dans les autres et en renonçant à toute forme de violence et d'agression. Je sais combien il est difficile d'atteindre cet objectif. Je sais toute la difficulté de votre tâche et de celle de l'Autorité palestinienne. Mais je vous garantie que mes prières et celles des catholiques du monde entier vous accompagnent pendant que vous poursuivez vos efforts pour atteindre une paix juste et durable dans cette région". Après ce discours, le Saint-Père a embarqué dans l'avion, un B777 de El Al, pour regagner Rome.
PV-ISRAEL/DEPART/TEL AVIV VIS 20090515 (760)

SE LAISSER TRANSFORMER PAR DIEU


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). A 17 h 30' locale, le Saint-Père a présidé les vêpres dans la Basilique de l'Annonciation en présence des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des mouvements ecclésiaux et des responsables de la pastorale en Galilée. Après le salut de Mgr.Paul Nabil El-Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, et responsable de la pastorale pour la famille, Benoît XVI a remercié les fidèles maronites de leur présence ainsi que le Patriarcat latin et le Patriarcat melchite. Il a redit sa gratitude aux frères de la Custodie de Terre Sainte pour le soin avec lequel ils veillent sur les lieux saints: "Ce qui est arrivé ici à Nazareth, loin des yeux du monde est un acte singulier de Dieu, une intervention puissante dans le cours de l'histoire, par laquelle un enfant a été conçu pour apporter le salut au monde entier. La merveille de l'Incarnation ne cesse pas de nous mettre au défi et de nous inviter à ouvrir notre esprit aux possibilités sans limites de la puissance transformante de Dieu, de son amour pour nous, de son désir d'union avec nous". L'Incarnation, a-t-il expliqué inaugure "une nouvelle création" et son récit illustre "l'extrême délicatesse de Dieu. Il ne s'impose pas, il ne fait simplement que prédéterminer le rôle que Marie va jouer dans son plan de salut, il sollicite d'abord son consentement. Dans l'acte premier de la Création, il ne pouvait évidemment pas y avoir place pour un consentement de ses créatures, mais pour cette nouvelle Création, c'est ce qu'il fait. Marie représente toute l'humanité. Elle parle en notre nom à tous lorsqu'elle répond à l'invitation de l'ange.... Lorsqu'on réfléchit à ce mystère joyeux, cela nous met dans l'espérance, dans l'espérance certaine que Dieu continue à nous rejoindre dans notre histoire, qu'il continue d'agir avec une puissance créatrice afin d'atteindre des buts qui, à vues humaines, semblent impossibles. Nous...sommes invités...à accueillir le Verbe de Dieu dans nos cœurs, pour que nous soyons rendus capables de répondre à son amour et de nous ouvrir à l'amour les uns envers les autres".

"Dans l'Etat d'Israël et dans les Territoires palestiniens -a rappelé le Pape- les chrétiens sont une minorité. Peut-être vous arrive-t-il parfois de penser que votre voix compte peu. Un grand nombre de vos frères chrétiens ont émigré, espérant trouver ailleurs plus de sécurité et de meilleures perspectives. Votre situation fait penser à celle de la jeune Vierge Marie, qui menait une vie cachée à Nazareth, avec bien peu de moyens humains en termes de richesse et d'influence". Evoquant ensuite évoqué les paroles du Magnificat, Dieu a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante, il a comblé de biens les affamés, il s'est exclamé: "Ayez le courage d'être fidèles au Christ et demeurer ici, sur cette terre qu'il a sanctifiée par sa présence! Comme Marie, vous avez un rôle à jouer dans le plan de salut de Dieu... Pour cela, il est essentiel que vous soyez unis entre vous, afin que l'Eglise en Terre Sainte puisse être clairement reconnue comme le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain... Votre unité dans la foi, l'espérance et l'amour est fruit de l'Esprit qui demeure en vous, et qui vous rend capables d'être des instruments efficaces de la paix de Dieu, pour être les artisans d'une réconciliation véritable entre les différents peuples qui reconnaissent en Abraham leur père dans la foi". Après la cérémonie, le Pape a regagné en hélicoptère Jérusalem, où il a passé la nuit à la délégation apostolique.
PV-ISRAEL/VEPRES/NAZARETH VIS 090515 (610)

PARFAIRE NOTRE COMMUNION


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). Après avoir sa messe privée, le Saint-Père s'est rendu à 9 h au Patriarcat orthodoxe de Jérusalem où il a participé à une rencontre œcuménique. Il a été accueilli par SB Théophile III, Patriarche de la Cité sainte de Jérusalem et de toute la Palestine. Dans son discours aux représentants des communautés chrétiennes de Terre Sainte, Benoît XVI a d'abord prié pour que cette rencontre "donne un nouvel élan aux travaux de la Commission internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, s'ajoutant aux fruits récents du document de Ravenne et d'autres initiatives conjointes".

Après avoir dit qu'en mourant sur la croix, "Jésus a révélé l'amplitude de son désir d'attirer tous les hommes à lui", le Pape a ajouté que "notre mission tient dans ce souffle, à travers la rédemption qui unie! C'est alors une petite merveille, lorsque, dans notre désir brûlant de porter le Christ aux autres, de faire connaître son message de réconciliation, nous éprouvons la honte de nos divisions".
Cependant, a-t-il poursuivi, fortifiés par l'Esprit-Saint, "nous trouverons l'énergie pour redoubler nos efforts pour parfaire notre communion, pour la rendre totale, pour porter un témoignage commun à l'amour du Père qui envoie son Fils afin que le monde puisse connaître son amour pour nous". I a ensuite ajouté qu'il est donc "impératif que les responsables chrétiens et leurs communautés rendent un témoignage vibrant de ce que notre foi proclame: la Parole éternelle, qui est entrée dans le temps et l'espace de cette terre, Jésus de Nazareth, qui a marché dans ces rues, par ses enseignements et ses actions appelle les hommes de toutes les époques à entrer dans sa vie de vérité et d'amour... Le plus grand service que les chrétiens de Jérusalem puissent offrir à leurs concitoyens est l'éducation d'une future génération de chrétiens bien formés et engagés, sérieux dans leur désir de contribuer généreusement à la vie civique et religieuse de cette ville unique et sainte. La priorité fondamentale de tout responsable chrétien est de nourrir la foi des personnes et des familles confiées à sa sollicitude pastorale. Ce souci pastoral commun assurera que vos rencontres régulières sont marquées par la sagesse et la charité fraternelle nécessaires pour vous soutenir les uns les autres et pour partager à la fois les joies et les difficultés particulières qui marquent la vie de votre peuple".

Benoît XVI a conclu en espérant que "les aspirations des chrétiens de Jérusalem soient comprises comme concordantes avec les aspirations de tous ses habitants quelles que soient leurs religions: l'exercice de la liberté religieuse, la coexistence pacifique et, pour les jeunes en particulier, un accès ouvert à l'enseignement et à l'emploi, la possibilité de trouver des logements convenables, en particulier pour les familles, et l'opportunité de bénéficier et de contribuer à la stabilité économique". A la fin de la rencontre, le Pape s'est rendu au St.Sépulcre.
PV-ISRAEL/RENCONTRE OECUMENIQUE/JERUSALEM VIS 090515 (490)

FIDELES AUX LOIS DU CREATEUR


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Après son entretien avec le chef du gouvernement israélien, Benoît XVI a gagné l'auditorium contigu à la Basilique de l'Annonciation, où il a retrouvé les chefs religieux de la Galilée. Après l'introduction de Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, Vicaire patriarcal latin pour Israël, il a salué un à un des représentants des communautés chrétiennes, juive, musulmane et druze.

Le fait que le monde est un don de Dieu, a déclaré Benoît XVI, "est la perspective à partir de laquelle les chrétiens envisagent la création et la considèrent comme ayant une raison et un but... Le monde a été voulu par Dieu et révèle sa splendeur glorieuse. Au cœur de toutes les traditions religieuses il y a aussi la conviction que la paix elle aussi est un don de Dieu, même si elle ne peut pas être atteinte sans les efforts de l'homme... Nous ne pouvons pas agir avec le monde selon notre bon plaisir, car nous sommes appelés à rendre nos choix conformes aux lois inscrites par le Créateur dans l'univers et à mettre nos actions en accord avec la bonté divine qui imprègne tout le monde créé".

Chacune des traditions religieuses, a poursuivi le Pape, "dispose d'un puissant potentiel pour promouvoir une culture de paix, en particulier par l'enseignement et la prédication des valeurs spirituelles les plus profondes de notre commune humanité. En formant le cœur des jeunes, nous formons l'avenir de l'humanité elle-même. Les chrétiens s'unissent volontiers aux juifs, aux musulmans, aux druzes et aux membres d'autres religions dans le désir de protéger les enfants contre le fanatisme et la violence, tout en les préparant à être les bâtisseurs d'un monde meilleur". Il a ensuite encouragé ses hôtes a favoriser l'accueil des nombreux pèlerins qui parcourent la Galilée: "Représentant différentes traditions religieuses, vous partagez le désir de contribuer au mieux-être de la société, rendant ainsi témoignage aux valeurs spirituelles et religieuses qui sont un soutien pour la vie publique. Je peux vous assurer de l'engagement de l'Eglise catholique à s'unir à vous dans cette noble entreprise". Après son intervention, un représentant juif a invité l'assemblée à s'unir à lui pour invoquer la paix de Dieu. Se prenant par la main, les représentants des diverses religions ont brièvement prié de concert. Puis le Saint-Père est descendu à la Grotte de l'Annonciation.

En 1730, la crypte de l'église franciscaine englobait la grotte considérée comme la maison de la Sainte Famille. Erigée en paroissiale, elle fut agrandie en 1877, puis détruite en 1959 pour faire place à l'édifice actuel, visitée par Paul VI avant sa dédicace de 1969. Sur le haut de la façade principale on trouve une statue du Rédempteur, et au-dessous la représentation de l'Annonciation avec les quatre évangélistes. La façade sud est consacrée à Marie adolescente. L'édifice est à deux niveaux et un accès central conduit à la Grotte où l'autel franciscain du XVII siècle portant l'inscription: "Verbum caro hic factum est" (ici le Verbe se fit chair). L'église haute est consacrée à l'exaltation de la Vierge, Mère de Dieu fait homme. Les murs proposent la dévotion mariale dans les principaux sanctuaires du monde. La coupole mesure 55 m de haut et le pavement en marbre polychrome présente en huit tableaux le magistère de l'Eglise relatif à Marie: la Mère de Dieu, son Assomption, sa Virginité, l'Immaculée Conception, sa Médiation universelle, sa Sainteté parfaite, sa Dignité royale et sa Maternité spirituelle.
PV-ISRAEL/ANNONCIATION/NAZARETH VIS 090515 (580)

jeudi 14 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (superficie: 18.831, population: 12.860.320, catholiques: 110.694, prêtres: 219, religieux: 722), en Thaïlande. Jusqu'ici Evêque de Nakhon Sawan (Thaïlande), il succède au Cardinal Michael Kitbunchu, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Harold Anthony Perera, Evêque de Kurunegaka (superficie: 4.763, population: 1.508.851, catholiques: 51.952, prêtres: 46, religieux: 63), au Srilanka. Jusqu'ici Evêque de Galle (Srilanka), il succède à Mgr.Antholy Leopold Raymond Peiris, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../... VIS 090514 (110)

ETEINDRE CE QUI DRESSE DES MURS


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). Après sa visite à l'hôpital pédiatrique de Bethléem, le Pape s'est rendu en papamobile au Camp de réfugiés Aïda, à 2 km de distance. C'est un des camps accueillant les 1.300.000 réfugiés palestiniens causés par la guerre d'indépendance d'Israël en 1948 et par la guerre israélo-arabe de 1967. Fort de 5.000 personnes, il est un exemple de coexistence entre musulmans et chrétiens. Dans les Territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza vivraient entre 3 et 4 millions de personnes. En outre, selon les Nations-Unies, les réfugiés palestiniens étaient l'an dernier 1.700.000 en Jordanie, 409.000 au Liban et 120.000 en Syrie.

Ma visite de ce camp, a dit Benoît XVI, "m'offre l'occasion d'exprimer ma solidarité à tous les palestiniens qui n'ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d'habiter de façon durable dans une patrie qui leur soit propre". Puis il a salué l'action de l'Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les Réfugiés de Palestine et exprimé sa reconnaissance à la multitude d'hommes et de femmes venus du monde entier et qui offrent leur aide, ici et dans les autres camps de la région". Soulignant la grande importance de l'éducation, il a encouragé les familles à soutenir leurs enfants dans leurs études et dans la cultivation de leurs talents, "de sorte qu'à l'avenir ne manque pas le personnel qualifié pour occuper les fonctions dirigeantes dans la Communauté palestinienne... Je sais que beaucoup de vos familles sont divisées, à cause d'emprisonnement de membres ou de la limitation de la liberté de déplacement, et que beaucoup d'entre vous ont connu le deuil. Mon cœur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières".

Puis il salué le beau travail réalisé par nombres d'organismes de l'Eglise en faveur des réfugiés ici et dans les autres parties des Territoires palestiniens, telle la Mission pontificale pour la Palestine ou les franciscaines missionnaires du Cœur immaculée de Marie, qui "nous invite à faire mémoire de la figure charismatique de François, ce grand apôtre de la paix et de la réconciliation... Je dit aussi toute ma reconnaissance pour la contribution exceptionnelle que les différents membres de la famille franciscaine apportent aux populations de cette région, se faisant des instruments de paix... Combien les gens de ce camp, de ces territoires, et de la région tout entière attendent la paix! En ces jours, ce long désir prend un relief particulier quand vous vous souvenez des événements de mai 1948 et du conflit non résolu qui s'en suit depuis. L'exode massif de la population arabe locale débuta le 15 mai 1948 dès le retrait de la Grande-Bretagne, fixé par la résolution 181 des Nations-Unies de novembre 1947."Vous vivez depuis dans des conditions précaires et difficiles, avec des possibilités limitées de trouver un emploi. Il est compréhensible que vous vous sentiez souvent frustrés. Vos aspirations légitimes à un logement stable, à un Etat palestinien indépendant, demeurent non satisfaites. Au contraire, vous vous trouvez piégés, comme beaucoup d'autres en cette région et à travers le monde sont piégés, dans une spirale de violence, d'attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle. Le monde entier espère que cette spirale soit brisée afin que la paix mette fin à ces hostilités continuelles. Ici, en voyant ce mur, nous ressentons le point mort auquel semblent être arrivés israéliens et palestiniens".

"Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels, il est tragique de voir des murs continuer à être construits. Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix! Prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l'origine de ce mur! De part et d'autres du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis. Il faut de la magnanimité pour rechercher la réconciliation après des années d'affrontement. Pourtant l'histoire a montré que la paix ne peut advenir que lorsque les parties en conflit sont désireuses d'aller au-delà de leurs griefs et de travailler ensemble pour des buts communs, prenant chacune au sérieux les inquiétudes et les peurs de l'autre et s'efforçant de créer une atmosphère de confiance. Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation. Si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l'autre, le résultat ne peut être qu'une impasse".

"L'aide humanitaire, telle celle qui est fournie à ce camp, a un rôle essentiel à jouer, mais la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique. Personne n'attend que les Palestiniens et les Israéliens y parviennent seuls. Le soutien de la communauté internationale est vital, et c'est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d'une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale. En même temps, toutefois, les efforts diplomatiques ne pourront aboutir heureusement que si les palestiniens et les israéliens ont la volonté de rompre avec le cycle des agressions". Benoît XVI a conclu en renouvelant son appel à un engagement profond des chrétiens à "cultiver la paix et la non-violence, suivant l'exemple de saint François et des autres grands artisans de paix. La paix doit commencer à la maison, dans la famille, dans le cœur. Je continue de prier pour que toutes les parties du conflit qui se déroule sur ces terres aient le courage et l'imagination nécessaires pour emprunter le difficile mais indispensable chemin de la réconciliation. Puisse la paix fleurir à nouveau sur cette région Puisse Dieu bénir son peuple en lui offrant la paix!". Après cette visite, il a gagné en voiture la résidence présidentielle de Bethléem pour s'entretenir avec le Président Abbas et l'Autorité nationale palestinienne.
PV-TERRITOIRES/CAMP/BETHLEEM VIS 090514 (1060)

PAIX, LIBERTE ET STABILITE


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 18 h à Bethléem, le Saint Père a été reçu par le Président de l'Autorité palestinienne, M.Mahmoud Abbas, et a rencontré un groupe d'habitants de Gaza et de Cisjordanie. Après avoir remercié ses hôtes pour la "grande délicatesse" dont il a été entouré, Benoît XVI a ajouté que la journée passée dans les Territoires palestiniens avait vraiment été mémorable. Evoquant le mur construit sur leurs terres, il a dit: "Si les murs peuvent être facilement construits, nous savons qu'ils ne sont pas éternels. Ils peuvent être abattus. Mais avant de les abattre, il est nécessaire d'ôter les murs construits autour de nos cœurs, les barrières érigées contre nos voisins... C'est pourquoi, je désire lancer à nouveau un appel à l'ouverture et à la générosité d'esprit, en vue de mettre fin à l'intolérance et à l'exclusion... Il y a toujours des raisons d'espérer qu'il puisse être résolu, et que les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation, porteront des fruits en fin de compte. Mon souhait sincère pour vous, peuple de Palestine, est que cela arrivera bientôt pour vous permettre de jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité dont vous avez été privés depuis si longtemps".

Benoît XVI a enfin assuré ses hôtes qu'il profiterait de toutes les opportunités pour "encourager ceux qui sont engagés dans les négociations de paix à travailler ensemble pour une solution juste qui respecte les aspirations légitimes des deux parties. Pas important dans cette direction, le Saint-Siège cherche à établir rapidement, conjointement avec l'Autorité palestinienne, la Commission bilatérale permanente de travail qui fut envisagée par l'Accord de base, signé le 15 février 2000".
PV-TERRITOIRES PALESTINIENS/DEPART/BETHLEEM VIS 090514 (300)

CARACTERE SACRE DE LA FAMILLE


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est rendu en hélicoptère à Nazareth, ville de l'Annonciation et de la Sainte Famille, à une centaine de km de Jérusalem. Il y a rejoint le Mont du Précipice pour célébrer la messe de clôture de l'Année de la famille, organisée par l'Eglise catholique en Terre Sainte. Accueilli par les Maires de Nazareth et de Illit, par le Vicaire patriarcal latin pour Israël, Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, et par Mgr.Paul Nabil Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, il a salué les fidèles rassemblés dans un amphithéâtre à proximité d'une forêt et dédié à Jean XXIII. Après le salut de Mgr.Elias Chacour, Evêque melchite de Galilée, il a présidé la messe, à laquelle assistait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres.

A l'homélie, le Saint-Père a dit que devant Marie, Joseph et Jésus, nous sommes portés à considérer le caractère sacré de la famille qui "selon le plan de Dieu, est fondée sur la fidélité d'un homme et d'une femme unis pour toute la vie dans l'alliance du mariage et ouverts au don divin de la vie. Les hommes et les femmes de notre temps ont un tel besoin de redécouvrir et de faire leur cette vérité fondamentale, qui est à la base de la société! Et combien est important le témoignage de couples mariés pour la formation de consciences droites et l'édification d'une civilisation de l'amour! Chacun dans la famille, du plus petit des enfants ou du parent le plus âgé, est apprécié pour lui-même... On perçoit quelque chose du rôle essentiel de la famille comme première pierre d'une société accueillante et bien organisée. Et nous pouvons prendre aussi la mesure, à l'intérieur d'une communauté plus large, des devoirs de l'Etat en vue de soutenir la famille et ses droits propres, afin aussi de faire en sorte que toutes les familles puissent vivre et s'épanouir dans des conditions dignes".

Dans cette ville de l'Annonciation, on pense naturellement à Marie, la "pleine de grâce", a ajouté le Pape qui a souligné que "Nazareth nous remet en mémoire le besoin que nous avons de reconnaître et de respecter ces dons de Dieu que sont la dignité et le rôle propre des femmes ainsi que leurs charismes et talents particuliers. Que ce soit comme mères de famille, ou bien par leur présence au travail ou dans les institutions de la société ou encore à travers une vocation particulière à suivre le Seigneur par les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance, les femmes ont un rôle indispensable pour créer cette 'écologie humaine' dont notre monde et cette terre ont un si grand besoin: c'est un environnement où les enfants apprennent à aimer et à accueillir les autres, à être honnêtes et respectueux envers tous, à pratiquer les vertus de miséricorde et de pardon". A travers l'exemple "fort et paternel" de Joseph, Jésus a appris "les vertus d'une piété vigoureuse, la fidélité à la parole donnée, la droiture et le dur labeur. Dans le charpentier de Nazareth, il découvrait comment l'autorité placée au service de l'amour est infiniment plus féconde que le pouvoir qui cherche à dominer. Notre monde a tant besoin d'être guidé par l'exemple, la force paisible d'hommes comme Joseph!".

Benoît XVI a ensuite invités les enfants à aider leurs parents à "découvrir plus pleinement l'amour qui donne à nos vies leur sens le plus profond" et leur a rappelé que "dans la sainte Famille de Nazareth, c'était Jésus qui enseignait à Marie et à Joseph quelque chose de la grandeur de l'amour de Dieu". Puis il a demandé à tous de renouveler leur engagement à être "ferment de respect et d'amour dans le monde qui nous entoure. Ce mont du précipice nous rappelle...que le message du Seigneur était parfois source de contradiction et de conflit pour ses auditeurs. Et ces dernières années, Nazareth a malheureusement connu des tensions, dont le monde entier a eu l'écho, et qui ont entamé les relations entre les communautés chrétiennes et musulmanes. J'invite les personnes de bonne volonté de ces deux communautés à remédier aux dommages qui ont été causés et, dans la fidélité à notre foi commune au Dieu unique, Père de la famille humaine, je leur demande de travailler à construire des ponts et de trouver les moyens de vivre paisiblement ensemble. Que chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l'âme des personnes avant de tuer les corps!". Benoît XVI a conclu en remerciant ceux qui "s'efforcent...d'éduquer les nouvelles générations sur les chemins de la paix. Je remercie de manière particulière -a-t-il ajouté- les efforts des Eglises locales qui, notamment à travers leurs écoles et leurs institutions de charité, cherchent à briser les murs et à offrir un terrain favorable pour les rencontres, le dialogue, la réconciliation et la solidarité". Il a enfin encouragé les éducateurs à "témoigner avec persévérance de l'Evangile, à garder confiance dans le triomphe de la bonté et de la vérité, et à croire que Dieu donnera la croissance à toute initiative qui tend à l'extension du Royaume de sainteté, de solidarité, de justice et de paix".

A la fin de la messe, le Pape a béni les premières pierres du Centre international de la Famille, du Parc mémorial Jean-Paul II et de l'Université Benoît XVI. Il s'est ensuite rendu au couvent franciscain de Nazareth où il a déjeuner avec les évêques locaux et la communauté. A la fin du repas, il a rencontré en privé, dans une salle du couvent, le premier Ministre israélien, M.Beniamin Netanyahu, puis a rejoint le sanctuaire de l'Annonciation de Nazareth.
PV-ISRAEL/MESSE/MONT PRECIPICE:NAZARETH VIS 090514 (950)

BASILIQUE DE LA NATIVITE ET HOPITAL PEDIATRIQUE


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 15 h 15' le Pape a commencé sa visite de la Basilique et de la Grotte de la Nativité. Depuis le Statu Quo ottoman de 1862, réglant la vie religieuse du St.Sépulcre et de Bethléem, la propriété et l'administration du complexe cultuel sont partagées entre catholiques latins (ordre franciscain), grecs orthodoxes et arméniens orthodoxes. Les grecs possèdent l'église, sauf le transept nord qui revient aux arméniens. La Grotte, relevant des franciscains, est divisée entre le secteur de l'autel de la Nativité (propriété des grecs) et celui de l'autel de la Crèche, situé dans la Grotte des rois Mages (propriété des latins). L'église bâtie au flanc de la basilique par les franciscains, dédiée à sainte Catherine, sert au culte catholique. Les deux accès à la Grotte se trouvent de part et d'autre du sanctuaire grec de la Basilique de la Nativité. Il s'agit d'un espace rectangulaire de 12 m sur 3. Les portes de bronze et marbre datent des Croisades. Sous l'autel de la Nativité, dominé par l'abside, se trouve une dalle de marbre ornée d'une grande étoile d'argent avec l'inscription: "Hic de Virgine Maria Iesus Christus natus est" (ici naquit Jésus de la Vierge Marie). A droite du maître autel se trouve la Grotte des Mages, réservée au culte catholique.

Après la visite des sanctuaires, Benoît XVI a gagné le Caritas Baby Hospital, fondé en 1952, par le prêtre suisse Ernst Schnydrig, et géré depuis par son association, la Kinderhilfe Bethleem, et financé par les Conférences épiscopales suisse et allemande. Ayant salué le personnel médical et les franciscaines italiennes, il s'est rendu à la chapelle et à la maternité. Puis il s'est adressé aux jeunes patients et à leurs familles: "Je veux simplement vous dire que le Pape est avec vous Aujourd'hui, il l'est en personne, mais il accompagne chacun de vous spirituellement, et chaque jour, dans ses pensées et dans ses prières, demandant à Dieu de veiller sur vous" Le Saint-Père a ensuite rappelé que le fondateur de cet hôpital pédiatrique le décrivait comme "un des plus petits ponts construits pour la paix. Passé de 40 à 80 lits, et répondant d'année en années aux besoins de milliers d'enfants, ce pont n'est plus aujourd'hui si petit! Il rassemble des personnes de différentes origines, langues et religions, au nom du Règne de Dieu, de son royaume de paix. Je vous encourage chaleureusement à persévérer dans votre mission, faisant preuve de charité à l'égard de tous les malades, des pauvres et des faibles". En cette fête de Notre-Dame de Fatima le Pape a invoqué l'intercession de Marie pour que "l'amour triomphe de la haine, la solidarité de la division, et la paix de toute forme de violence... Nous demandons à votre Fils Jésus de bénir ces enfants et tous les enfants du monde qui souffrent".
PV-TERRITOIRES/BASILIQUE:HOPITAL/BETHLEEM VIS 090514 (490)

mercredi 13 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Philippe Ouédraogo, Archevêque métropolitain de Ouagadougou (superficie: 9.600, population: 2.152.000, catholiques: 497.540, prêtres: 190, religieuses: 814), au Burkina Faso. Jusqu'ici Evêque de Ouahigouya (Burkina Faso), il succède à Mgr.Jean-Marie Untaani Compaoré, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
RE:NER/.../OUEDRAOGO:COMPAORE VIS 090513 (70)

CHACUN A SA PLACE EN TERRE SAINTE


CITE DEU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Après une brève rencontre avec les consuls généraux de Jérusalem (Belgique, Italie, France, Grèce, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis, Suède et Turquie), Benoît XVI s'est rendu à 16 h dans la Vallée de Josaphat, qui se trouve en face de la basilique de Gethsémani et du Jardin des oliviers pour y célébrer la messe. Au début de son homélie, il a rappelé les difficultés et les souffrances liées aux conflits de cette terre et les "amères expériences" du déplacement de nombreuses familles. "J'espère -a-t-il dit- que ma venue ici fera comprendre que vous n'êtes pas oubliés, que votre présence persévérante et votre témoignage sont hautement précieux aux yeux de Dieu et importants pour l'avenir de" la région.

"En raison justement des profondes racines que vous avez dans cette terre, de votre culture chrétienne, forte et ancienne, ainsi que de votre confiance inébranlable dans la fidélité de Dieu à ses promesses, vous, chrétiens de Terre Sainte, vous êtes appelés à servir non seulement comme une lumière-témoin de foi pour l'Eglise universelle, mais aussi comme un levain d'harmonie, de sagesse et d'équilibre dans la vie d'une société qui, traditionnellement, a été pluraliste, multi-ethnique et pluri-religieuse et qui continue à l'être". Benoît XVI a souligné que dans cette cité sainte "l'espérance doit toujours se battre contre le désespoir, contre les frustrations et le cynisme, tandis que la paix, qui est don de Dieu et à laquelle il nous appelle, continue à être menacée par l'égoïsme, les conflits, les divisions et par le fardeau des erreurs du passé. C'est pour cela que la communauté chrétienne de cette Cité, où eut lieu la résurrection du Christ et où fut répandu l'Esprit, doit d'autant plus tenir ferme dans l'espérance que donne l'Evangile, s'appuyant sur la promesse de la victoire définitive du Christ sur le péché et la mort, témoignant de la puissance du pardon et rendant visible la nature la plus profonde de l'Eglise qui est d'être signe et sacrement d'une humanité réconciliée, renouvelée et unie dans le Christ, nouvel Adam".

Juifs, musulmans et chrétiens, a-t-il ajouté, considèrent cette ville "comme leur patrie spirituelle. Comme il reste beaucoup à faire pour faire en sorte qu'elle soit véritablement une cité de paix pour tous les peuples, où tous peuvent venir en pèlerinage pour chercher Dieu et écouter sa voix, une voix qui annonce la paix!". Pour que la Cité sainte puisse "vivre en conformité à sa vocation universelle, elle doit être un lieu qui enseigne l'universalité, le respect des autres, le dialogue et la compréhension mutuelle; un lieu où les préjugés, l'ignorance et la peur qui les alimentent, sont mis en échec par l'honnêteté, le bon droit et la recherche de la paix. Il ne devrait pas y avoir place, à l'intérieur de ces murs, pour la violence, l'étroitesse d'esprit, l'oppression et la vengeance. Ceux qui croient en un Dieu miséricordieux, qu'ils se reconnaissent comme juifs, chrétiens ou musulmans, doivent être les premiers à promouvoir cette culture de réconciliation et de paix, sans se laisser décourager par la pénible lenteur des progrès ni par le lourd fardeau des souvenirs du passé". Evoquant alors la "tragique réalité du départ de tant de membres de la communauté chrétienne depuis ces dernières années", et spécialement les jeunes, il a répété ce qu'il a dit en d'autres occasions: "en Terre Sainte, il y a de la place pour tous! En demandant aux autorités civiles de respecter et de soutenir la présence chrétienne ici, je veux également vous assurer de la solidarité, de l'amour et du soutien de toute l'Eglise et du Saint-Siège". Puis il a conclu en demandant aux fidèles de continuer, jour après jour, "à voir et reconnaître dans la foi les signes de la Providence de Dieu et de sa miséricorde infinie...écouter avec une foi et une espérance renouvelées les paroles réconfortantes de la prédication apostolique, et toucher les sources de la grâce dans les sacrements afin d'incarner pour d'autres leur promesse de commencements nouveaux, la liberté qui jaillit du pardon, la lumière intérieure et la paix qui peuvent apporter guérison et espérance dans les réalités humaines les plus sombres". Après la messe, le Pape a gagné la délégation apostolique de Jérusalem pour y dîner et y passer la nuit.
PV-ISRAEL/MESSE/JERUSALEM VIS 090513 (720)

UNE PATRIE POUR LES PALESTINIENS


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 8 h 45' locale, Benoît XVI a quitté la Délégation apostolique de Jérusalem pour se rendre, à 10 km de là, au Palais présidentiel de l'Autorité palestinienne à Bethléem. Sur son trajet, il a traversé la frontière entre Israël et les Territoires autonomes palestiniens par la Porte de la tombe de Rachel. Les Territoires autonomes palestiniens sont composés de deux entités géographiques séparées par 30 km de territoire israélien: la Cisjordanie, contiguë avec Israël et la Jordanie, et la Bande de Gaza, limitrophe avec Israël et l'Egypte. Cette entité est reconnue par les Nations-Unies, et par les Accords d'Oslo conclus en 1993 entre Israël et l'Organisation pour la libération de la Palestine. Les territoires sont gouvernés par l'Autorité palestinienne dont le siège est à Ramallah, en Cisjordanie et son Président est M.Mahmoud Abbas. Sur la base des Accords d'Oslo, Bethléem fait partie depuis 1995 des Territoires autonomes palestiniens. Le Palais présidentiel, où le Pape a été accueilli, a été construit par Yasser Arafat, Président de l'OLP et premier Président de l'Autorité nationale palestinienne. Benoît XVI a été accueilli par l'actuel Président, M.Mahmoud Abbas, après quoi il a prononcé un discours: "Mon pèlerinage sur les terres de la Bible ne pouvait pas être complet sans une visite à Bethléem, la Cité de David et le lieu de naissance de Jésus Christ. Je ne pouvais pas non plus venir en Terre Sainte sans accepter la courtoise invitation du Président Abbas de visiter ces Territoires et saluer le peuple palestinien. Je sais combien vous avez souffert et continuez de souffrir à cause des troubles qui affligent cette terre depuis des décennies. Mon cœur s'émeut pour toutes les familles qui n'ont plus de maison pour s'abriter... A ceux d'entre vous qui sont dans le deuil pour la perte de membres de leur famille et d'êtres chers à cause des hostilités et je pense en particulier au récent conflit à Gaza, j'offre l'assurance de ma profonde compassion et de mon souvenir dans la prière. Oui, je vous garde chaque jour dans ma prière, et je supplie instamment le Tout Puissant pour la paix, pour une paix juste et durable, dans les Territoires palestiniens et dans toute la région".

Le Saint-Père a ensuite dit au Président Abbas: "Le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international. Mais si, à l'heure actuelle, cet objectif semble loin d'être atteint, je vous encourage fortement, vous et votre peuple, à garder vivante la flamme de l'espérance, l'espérance qu'un moyen pourra être trouvé pour satisfaire les légitimes aspirations, tant des Israéliens que des Palestiniens, à la paix et à la stabilité.". Rappelant les paroles de Jean-Paul II "pas de paix sans justice, pas de justice sans pardon", il s'est ensuite exclamé: "Je veux plaider auprès des parties concernées par ce conflit prolongé, leur demandant d'oublier tout grief et toutes divisions qui demeurent encore sur le chemin de la réconciliation, et de tendre la main avec générosité et compassion vers leurs semblables, sans aucune discrimination. Une juste et paisible coexistence des peuples du proche et moyen orient ne peut être réalisée que dans un esprit de coopération et de respect mutuel, faisant en sorte que les droits et la dignité de tous soient reconnus et promus. Je vous demande -a-t-il ajouté- à vous tous, je demande à vos dirigeants, de prendre à nouveau l'engagement d'œuvrer pour atteindre ces buts. Et j'en appelle en particulier à la communauté internationale en lui demandant d'apporter le poids de son influence pour arriver à une solution".

"Je souhaite ardemment que les sérieuses inquiétudes concernant la sécurité en Israël et dans les Territoires Palestiniens seront bientôt suffisamment apaisées pour permettre une plus grande liberté de mouvement, surtout en ce qui concerne les contacts entre les membres d'une même famille et l'accès aux lieux saints. Les Palestiniens, comme tout autre peuple, ont aussi le droit naturel d'avoir une maison, de fonder une famille et d'accéder au travail, à l'éducation et à l'assistance sanitaire... Je prie aussi -a encore ajouté le Pape- pour que, avec l'aide de la communauté internationale, les travaux de reconstruction puissent avancer d'un bon pas là où des maisons, des écoles ou des hôpitaux ont été endommagés ou détruits par les combats, afin que tous les habitants de cette terre puissent vivre dans des conditions qui favorisent une paix durable et la prospérité. Des infrastructures stables offriront à vos jeunes de meilleures possibilités pour acquérir des compétences professionnelles et trouver un travail rémunérateur, leur permettant ainsi d'apporter leur contribution à la construction de la vie de vos communautés".

Il a ensuite lancé un appel aux jeunes: "Ne permettez pas que les pertes en vies humaines et les destructions dont vous avez été les témoins nourrissent en vos cœurs l'amertume ou le ressentiment. Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme. Au contraire, permettez que ce que vous avez expérimenté renouvelle votre détermination à construire la paix. Que cela vous remplisse d'un profond désir d'apporter une contribution durable à l'avenir de la Palestine, afin qu'elle puisse prendre sa juste place sur la scène du monde. Que cela inspire vos sentiments de compassion envers ceux qui souffrent, votre zèle pour la réconciliation et votre ferme conviction qu'un avenir plus brillant est possible". Après la cérémonie, Benoît XVI s'est rendu en papamobile place de la Crèche pour y célébrer la messe.
PV-TERRITOIRES/BIENVENUE/BETHLEEM VIS 090513 (940)

MESSE A BETHLEEM


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 10 h locales devant plusieurs milliers de fidèles palestiniens, le Pape a célébré la messe sur la place de la Mangeoire, qui précède la basilique de la Nativité de Bethléem. Au début de l'homélie, Benoît XVI a tenu à saluer tout particulièrement "les pèlerins venant de la bande Gaza déchirée par la guerre. Dites à vos familles et à votre communauté que je les porte dans mon cœur, partageant leur deuil et leur souffrance pour les pertes subies, ainsi que ma prière solidaire face à l'immense tâche de reconstruction à laquelle vous devez faire face. Je prie aussi pour que l'embargo soit levé au plus tôt".

"Bethléem est universellement associée à un message de renaissance, de lumière et de liberté. Toutefois, ici même, combien cette merveilleuse promesse semble lointaine! ... Ici, à Bethléem, au milieu de toutes sortes de contradictions, les pierres continuent à proclamer cette Bonne Nouvelle, le message de la Rédemption, que cette ville, plus que toute autre, est appelée à proclamer au monde... C'est bien ce que le message de Bethléem nous appelle à être, des témoins du triomphe de l'amour de Dieu sur la haine, l'égoïsme, la peur et le ressentiment qui paralysent les relations humaines et engendrent la division là où des frères devraient habiter ensemble dans l'unité, les destructions là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l'espérance devrait fleurir!".

"N'ayez pas peur! Tel est le message que le Successeur de Pierre entend vous laisser aujourd'hui, se faisant l'écho du message des anges et c'est la mission que notre bien-aimé Pape Jean-Paul II vous laissa lorsqu'il vint chez vous en l'année du Grand Jubilé de la naissance du Christ. Appuyez-vous sur la prière et la solidarité de vos frères et sœurs de l'Eglise universelle et, par des initiatives concrètes, travaillez à consolider votre présence ici et à offrir de nouvelles opportunités à ceux qui sont tentés de partir. Soyez des ponts de dialogue et de coopération constructive pour l'édification d'une culture de paix qui doit remplacer l'impasse actuelle des peurs et des agressions. Soyez des pierres vivantes de vos Eglises locales, faisant d'elles des ateliers de dialogue, de tolérance et d'espérance, en même temps que des havres de solidarité et de charité concrète". Puis le Saint-Père a demandé aux chrétiens d'être "par-dessus tout, soyez les témoins de la puissance de la vie, de la vie nouvelle apportée par le Christ ressuscité, la vie qui peut illuminer et transformer les situations humaines les plus sombres et les plus désespérées. Votre patrie n'a pas seulement besoin de structures économiques et politiques nouvelles, mais d'une manière bien plus importante, il lui faut une nouvelle infrastructure spirituelle, capable de galvaniser les énergies de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté pour le service de l'éducation, du développement et de la promotion du bien commun. Vous avez chez vous les ressources humaines pour construire cette culture de paix et de respect mutuel qui pourra garantir un avenir meilleur à vos enfants. Voilà la noble entreprise qui vous attend. N'ayez pas peur!". La messe conclue, Benoît XVI a gagné le centre franciscain d'accueil des pèlerins pour déjeuner avec les évêques de Terre Sainte et la communauté franciscaine de Bethléem.
PV-TERRITOIRES/MESSE/BETHLEEM VIS 090513 (550)

mardi 12 mai 2009

VISITE AU GRAND RABBINAT D'ISRAEL


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Après sa visite à l'Esplanade des Mosquées, Benoît XVI s'est rendu au pied du Mur occidental du Temple ou Mur des Lamentations. Haut de 15 mètres, il constitue un fragment de la muraille sur laquelle s'appuyait le côté ouest du Temple. Le chef des rabbins attaché à ce lieu de prière hébraïque a lu un psaume en hébreu et le Saint-Père un autre en latin. Après s'être recueilli en silence, Benoît XVI a laissé dans une fissure un papier contenant une prière, comme l'avait fait Jean-Paul II en 2000. Puis il a gagné le Centre Hechal Shlomo (résidence Salomon), appelée ainsi en souvenir du Temple de Salomon. Il constitue le siège du Grand Rabbinat d'Israël composé des Grands Rabbins séfarade et ashkénaze d'Israël, et abrite le Tribunal suprême religieux.

Le Pape a remercié les Rabbins Shlomo Amar et Yona Metzger de leur désir de "continuer à renforcer les liens d'amitié que l'Eglise catholique et le Grand Rabbinat se sont efforcés avec assiduité de forger au cours des dernières décennies" et leur a assuré, pour sa part, de son désir "d'approfondir la compréhension mutuelle et la coopération entre le Saint-Siège, le Grand Rabbinat d'Israël et le peuple juif à travers le monde. C'est une source de grande satisfaction pour moi -leur a-t-il dit- depuis le début de mon pontificat, de voir les fruits produits par le dialogue en cours entre la délégation de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec les juifs et le Grand Rabbinat de la délégation d'Israël pour les relations avec l'Eglise catholique". Il a aussi souligné que cette bonne volonté réciproque "a déjà ouvert la voie à une collaboration plus effective dans la vie publique" et que "juifs et chrétiens sont concernés de la même manière pour assurer le respect de la nature sacrée de la vie humaine, le caractère central de la famille, une éducation solide des jeunes, et la liberté de religion et de conscience dans une société saine. Ces thèmes de dialogue ne sont toutefois que les phases initiales de ce qui, nous le croyons, sera un cheminement continu et progressif vers une compréhension mutuelle plus grande... En abordant les questions éthiques les plus importantes, nos deux communautés sont confrontées au défi d'engager les hommes de bonne volonté à se placer au niveau de la raison, tandis que simultanément, elles doivent mettre en évidence les fondements religieux qui soutiennent le mieux les valeurs morales ultimes".

Benoît XVI a profité de l'occasion pour "répéter que l'Eglise catholique est engagée de façon irrévocable sur le chemin choisi par le Concile Vatican II en faveur d'une réconciliation authentique et durable entre les chrétiens et les juifs... L'Eglise continue de valoriser le patrimoine commun aux chrétiens et aux juifs et désire une compréhension mutuelle et un respect toujours plus profonds à travers les études bibliques et théologiques comme à travers les dialogues fraternels. Je suis sûr que notre amitié continuera d'être un exemple de confiance dans le dialogue entre juifs et chrétiens à travers le monde. En regardant les réalisations accomplies jusqu'à présent, et en tirant notre inspiration de l'Ecriture, nous pouvons regarder l'avenir avec confiance concernant la coopération toujours plus ardente entre nos communautés ainsi qu'avec toutes les personnes de bonne volonté, afin de dénoncer la haine et les persécutions à travers le monde". Ensuite, le Saint-Père s'est rendu au Cénacle.
PV-ISRAEL/VISITE RABBINS/JERUSALEM VIS 090512 (580)

IMPORTANCE DES COMMUNAUTES CATHOLIQUES


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Vers midi, le Saint-Père a gagné en voiture le Cénacle afin d'y rencontrer les évêques catholiques de Terre Sainte. Cet édifice médiéval se dresse sur le lieu retenu depuis la fin du III siècle comme site de la dernière Cène. Le rez de chaussée, consacré à la mémoire de David, est un lieu de pèlerinage juif tandis que l'étage est une chapelle. Bien que propriété de l'Etat d'Israël, cette partie du monument est confiée à la Custodie de Terre Sainte, gérée par les franciscains depuis le XIV siècle. La Province de Terre Sainte était considérée la plus importante de toutes pour l'ordre franciscain, car le pays où Jésus était né en faisait partie, le pays où il avait vécu, prêché la Bonne Nouvelle, où il était mort et ressuscité. Dans le cadre de l'ordre, saint François lui-même se rendit en Terre Sainte de 1219 à 1220. En 1333, par le biais du frère Ruggero Garini, Robert d'Anjou, roi de Naples, et son épouse la reine Sancie, négocièrent avec le sultan d'Egypte l'achat du Cénacle et l'obtention du droit de célébrer certains rites au St.Sépulcre. Avec l'appui financier de la Reine, Frère Guarini construisit un couvent près du Cénacle. Les souverains napolitains obtinrent aussi des autorités musulmanes la propriété d'autres sanctuaires destinés à la garde des franciscains. Par deux bulles, Clément VI approuva en 1342 les fondations de Robert et Sancie, instituant le principe de confier la province ecclésiastique de Terre Sainte à la Custodie franciscaine. Les premiers statuts franciscains pour la Terre Sainte remontent à 1377. On y établit qu'un maximum de 20 religieux sera en charge des Lieux Saints, c'est-à-dire du Cénacle, du St.Sépulcre et de Béthléem. En 1517, la Custodie reçut du Saint-Siège la pleine autonomie, avec confirmation du statut de province dotée de privilèges et de droits particuliers. Depuis 1558, la Custodie de Terre Sainte a pour siège le couvent du St.Sauveur à Jérusalem. Alors que le terme Custodie de Terre Sainte se réfère à la province ecclésiastique, le Custode est le Provincial des religieux vivant dans tout le moyen-orient. Il a juridiction sur le territoire d'Israël, de la Palestine, de la Jordanie, du Liban, partiellement d'Egypte, de Chypre et de Rhodes. Vue l'importance de sa mission, le Custode est choisi par le Saint-Siège, après la consultation des religieux de la Custodie. L'actuel titulaire est le P.Pierbattista Pizzaballa.

Benoît XVI s'est adressé aux évêques en disant qu'ils représentent "les communautés catholiques de Terre Sainte, lesquelles, par leur foi et leur ferveur, sont comme des chandelles allumées qui illuminent les lieux saints chrétiens sanctifiés par la présence de Jésus, notre Seigneur, le Vivant... Dans cette Chambre Haute, le mystère de la grâce et du salut, dont nous sommes les bénéficiaires en même temps que les hérauts et les ministres, ne peut s'exprimer que par l'amour. C'est parce que, le premier, il nous a aimés et qu'il continue à le faire, que nous pouvons répondre avec amour... Cet amour transformant, qui est grâce et vérité, pousse individus et communautés à dépasser la tentation de nous retourner sur nous-mêmes dans l'égoïsme ou la paresse, dans l'isolement, les préjugés ou la crainte, et à nous donner généreusement au Seigneur et aux autres. Il nous engage, comme communautés chrétiennes, à être fidèles à notre mission, avec assurance et courage... L'appel à la communion d'esprit et de cœur...est particulièrement ressenti en Terre Sainte. Les différentes Eglises que l'on trouve ici représentent un patrimoine spirituel riche et diversifié, et elles sont le signe qu'existent de multiples formes d'interaction entre l'Evangile et les différentes cultures. Elles nous rappellent aussi que la mission de l'Eglise est de prêcher l'amour universel de Dieu et de rassembler tous ceux qui, au loin ou plus près de nous, sont appelés par lui afin que, avec leurs traditions et leurs talents, ils arrivent à former l'unique famille de Dieu".

Puis le Saint-Père a dit: "C'est dans la mesure où le don de l'amour est accepté et qu'il grandit dans l'Eglise, que la présence chrétienne en Terre Sainte et dans les régions voisines peut être une présence ardente. Et elle est d'une importance capitale pour le bien de la société toute entière. Les paroles sans équivoque de Jésus sur le lien intime entre l'amour de Dieu et l'amour du prochain, sur la miséricorde et la compassion, sur la douceur, la paix et le pardon, sont un ferment capable de transformer les cœurs et de modeler nos actions. Les chrétiens au moyen orient, avec toutes les personnes de bonne volonté, apportent leur contribution, en tant que citoyens responsables et loyaux, à la promotion et au renforcement d'un climat de paix dans la diversité". Vous pouvez compter sur mon soutien, a-t-il ajouté, "ainsi que sur mes encouragements tandis que vous faites tout votre possible pour permettre à vos frères et sœurs chrétiens de rester ici sur la terre de leurs ancêtres et à être des messagers et des promoteurs de la paix... Quant à moi, je renouvelle mon appel à nos frères et sœurs du monde entier afin qu'ils apportent leur soutien aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et de tout le proche et moyen orient, se souvenant d'elles dans leurs prières".

Après le Regina Coeli, le Pape s'est rendu à la co-cathédrale latine où l'attendaient 300 personnes, dont des religieuses contemplatives. Après le salut au Saint Sacrement et l'intervention du Patriarche Twal, il a remercié l'assistance de prier pour son ministère universel, recommandant de prier aussi pour la paix à Jérusalem, pour la fin d'un conflit qui a causé trop de souffrance à deux peuples. Après quoi, Benoît XVI a déjeuné avec les évêques et les abbés de Terre Sainte.
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