Cité
du Vatican, 10 juin 2013 (VIS). L'Office des Cérémonies
pontificales communique que, samedi 15 juin à 18 h 30', le Cardinal
Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines), prendra
possession du titre de St.Félix de Cantalice à Centocelle.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 10 juin 2013
AUDIENCES
Cité
du Vatican,10 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Mariano
Palacios Alcocer, Ambassadeur du Mexique, venu présenter ses lettres
de créances.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Javier
Echevarría Rodríguez, Prélat de l'Opus Dei.
Mme.Anna
Suchocka, Ambassadeur de Pologne, en visite de congé.
M.Almir
Franco de Sa' Barbuda, Ambassadeur du Brésil, en visite de congé.
M.Alejandro
Emilio Valladares Lanza, Ambassadeur du Honduras, en visite de congé.
Samedi
dernier, 8 juin, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet
de la Congrégation pour les évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 10 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
Jeremiah Maddimettja Masela, Evêque de Polokwane (superficie 69.533,
population 2.658.000, catholiques 94.700, prêtres 27, diacres 8,
religieux 50), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1958 à
Bergzich (AduS) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici
Administrateur de ce même diocèse. Il a été curé de paroisse,
directeur spirituel du grand séminaire national et vicaire général
du diocèse.
Samedi
dernier, 8 juin, il avait nommé:
Mgr.Giuseppe
Petrocchi, Archevêque métropolitain de L'Aquila (superficie 1.516,
population 112.500, catholiques 111.100, prêtres 118, diacres 8,
religieux 167), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Latina - Terracina -
Sezze - Priverno (Italie), il succède à Mgr.Giuseppe Molinari, dont
la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Miroslaw
Adamczyk, Nonce apostolique en Gambie, déjà Nonce au Liberia.
Visiteur
apostolique pour les arméniens d'Europe occidentale, Mgr.Jean
Teyrouz, Evêque de l'éparchie arménienne Ste.Croix de Paris. Il
succède à Mgr.Grégoire Ghabroyan, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
vendredi 7 juin 2013
SAVOIR LIRE LES SIGNES DE DIEU DANS SA VIE
Cité
du Vatican, 7 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
plusieurs milliers d'écoliers italiens et albanais des instituts
jésuites, accompagnés des familles et enseignants, auxquels il a
d'emblée déclaré: "J'ai préparé un texte de cinq pages.
C'est trop, alors je le confie au Père Provincial et au Père
Lombardi, qui vous le remettrons. Je préfère répondre directement
à vos questions".
Dans
le document écrit le Pape développe la nature et la mission de
l'école, qui "est un foyer de croissance et d'entraînement à
la vie... A l'image de ce que pensait saint Ignace, l'école sert
avant tout pour apprendre à être magnanimes...à avoir de la
grandeur d'âme, c'est à dire des idéaux, la volonté de faire de
grandes choses en répondant à la volonté divine et en
accomplissant correctement jour après jour ce qu'il nous demande".
Parmi ces attentes de Dieu il y a la rencontre de l'autre et les
gestes quotidiens accomplis de grand coeur. "Mais l'école ne se
limite pas à sa dimension intellectuelle. L'école des jésuites est
particulièrement attentive au développement des vertus que sont la
loyauté, le respect, la fidélité et l'engagement, ainsi qu'aux
valeurs fondamentales de la liberté et du service. Soyez avant tout
des personnes libres...c'est à dire capables de refléter et évaluer
leurs actions...car ce sont des comportements qui font grandir et
choisir le bien... Il faut être libres afin de toujours choisir le
bien. Soyez libres pour faire le bien et n'ayez pas peur pour cela
d'aller à contre courant. Même si c'est difficile... La liberté
donne une épine dorsale pour aborder la vie avec courage et
patiente... Dans vos écoles vous prenez part de de multiples
activités qui vous forment à ne pas vous renfermer sur vous mêmes
mais à vous ouvrir aux autres, aux plus besogneux prioritairement, à
oeuvrer pour un monde meilleur... Mais pour cela il faut aussi une
formation spirituelle... Il faut aimer Jésus d'autant que notre
existence est une réponse à son appel. En lui répondant vous serez
heureux et construirez correctement votre vie. Vous devez ressentir
la présence du Seigneur dans votre vie...dans la prière et le
dialogue avec lui, dans la lecture de la Bible où vous verrez
combien il nous est proche. Apprenez aussi à lire les signes de Dieu
qui nous parle jusque dans les événements de l'existence. C'est à
nous de l'entendre".
"Et
ne vous découragez jamais face aux enjeux de l'école", a lancé
le Pape François à l'adresse des enseignants. "Eduquer n'est
pas un métier mais une attitude et un mode d'être. Pour enseigner
il faut sortir de soi et être au milieu des jeunes qu'on accompagne
au long de leur croissance... Enseignez donc et voyez en cela la
beauté et la bonté de la création et de l'homme qui sont marqués
du sceau du Créateur. Mais soyez surtout des témoins de ce que vous
transmettez..., des connaissances et des valeurs...accompagnées
d'une cohérence de vie personnelle. Sans celle ci il est impossible
d'éduquer... L'école doit être un catalyseur et un lieu de
convergence...pour former et aider les jeunes à devenir adultes, des
adultes simples, compétents et honnêtes qui sachent aimer et
répondre aux attentes de Dieu dans la société comme dans le
travail... Trouvez aussi de nouvelles formes d'éducation en fonction
des lieux, des temps et des personnes... Le Seigneur sera toujours à
vos côtés, vous relèvera des échecs et vous poussera à grandir
et à agir avec magnanimité".
A
un élève qui lui a demandé des conseils pratiques pour grandir
malgré les doutes, le Pape François a répondu: "Aller de
l'avant est un art, même si nous allons toujours trop vite. On se
fatigue et on n'arrive pas correctement au bout du chemin. Il faut
donc faire des pauses, avancer en regardant l'horizon et en
réfléchissant à notre but, en tenant compte de notre fatigue.
Souvent le chemin est difficile mais il faut rester fidèle à
l'objectif, malgré les mauvais jours et les échecs. L'important
n'est pas de ne pas chuter, mais de ne pas craindre les chutes, de se
relever rapidement et de repartir. C'est un effort de chaque jour,
une façon humaine d'avancer. Mais il est moche d'avancer seul. Il
faut marcher en compagnie d'amis" pour parvenir au but fixé.
Après quoi une élève lui a demandé s'il voyait encore ses amis:
"Je suis Pape depuis deux mois et demi et mes mais sont à
quatorze heures de vol d'ici. Trois d'entre eux sont venus me voir.
Avec les autres nous nous écrivons. Non, on ne peut vivre sans
amis". A un autre qui lui a demandé s'il avait désiré être
Pape, il a répondu: "Quelqu'un qui désire devenir Pape ne se
veut pas du bien. Moi, je ne l'ai pas désiré!". Enfin il lui a
été demandé pourquoi il avait renoncé à vivre au palais et à
utiliser une belle voiture. Est-ce pour renoncer à la richesse?: "Ce
n'est pas seulement une question de richesse, mais un problème
personnel. J'ai besoin de vivre au milieu des gens car vivre seul et
isolé me ferait mal. Quelqu'un m'a demandé pourquoi je n'allais pas
loger" au palais. Je lui ai répondu que c'était par précaution
psychiatrique, en raison de ma personnalité. Même si l'appartement
papal n'est pas particulièrement luxueux, je ne saurais y vivre
seul. Et puis, aujourd'hui, on voit tant de pauvreté. C'est
scandaleux dans un monde si riche et pleins de ressources mais où
tant d'enfants n'ont rien à manger, sont dans la misère et sans
éducation. N'est-ce pas un cri? Pensons tous à être un peu plus
pauvres pour ressembler mieux à Jésus, le Maître pauvre. En
résumé, il ne s'agit pas d'un problème de vertu personnelle. Je ne
peux vivre seul". Un dernier écolier a demandé au Saint-Père
comment il est possible de vivre à côté de la pauvreté: "Vous
les jeunes, ne vous faites pas voler l'espérance. Qui peut vous la
voler? L'esprit du monde, la richesse, la vanité, la superbe et
l'orgueil. Où trouver l'espérance? En Jésus pauvre, qui s'est fait
pauvre pour nous. La pauvreté nous oblige à semer l'espérance.
C'est difficile à comprendre. Dans une lettre, le Père Arrupe",
qui fut le Général de la Compagnie de Jésus, "abordait la
question de comment étudier la question sociale. Et à la fin il
écrivait qu'on ne peut disserter d'une pauvreté abstraite, c'est à
dire inexistante. La pauvreté est la chair de Jésus pauvre qu'on
trouve dans dans l'enfant affamé ou malade... Allez à la rencontre
de cette réalité injuste et ne vous laissez pas voler l'espérance
par le confort qui conduit au néant existentiel. Alors investissez
sur les idéaux. Voila mon conseil".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 7 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Mikayel
Minasyan, Ambassadeur d'Arménie, venu présenter ses lettres de
créance.
Le
Cardinal Francisco Javier Erràzuriz Ossa.
En
fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Gerhard Ludwig Müller,
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
jeudi 6 juin 2013
AUDIENCE ANNUELLE A L'ACADEMIE ECCLESIASTIQUE
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin
aux membres de l'Académie pontificale ecclésiastique, dont 45
élèves diplomates se préparent, a-t-il dit, "à un ministère
très particulier au service du Successeur de Pierre...qui requiert
une grande liberté intérieure. Vivez donc ces années d'étude et
de formation avec générosité et grandeur d'âme afin que cette
liberté puisse prendre corps... La liberté intérieure signifie se
libérer de tout projet personnel, y compris de ce que comment vous
auriez envisagé vivre votre sacerdoce, de toute programmation de
votre avenir... Rendez vous libres y compris de vos culture et
mentalité d'origine, sans les renier mais en les ouvrant à la
charité, à la compréhension des autres et à la connaissance de
personnes parfois très éloignées de votre monde. Ceci signifie
être vigilant afin d'éviter les ambitions personnelles qui causent
tant de mal à l'Eglise. Mettez toujours au premier plan non pas
votre réalisation personnelle ou la reconnaissance que vous pourriez
acquérir hors comme dans l'Eglise mais la cause de l'Evangile et
l'accomplissement de votre mission... Le ministère auquel vous vous
préparez implique un détachement de soi qui peut être atteint par
un intense cheminement spirituel" dans lequel vous pourrez vivre
libres de toute tentation privée et "ouverts au don surabondant
de Dieu qui rend notre sacerdoce fécond... Ayez donc grand soin de
votre vie spirituelle, qui est la source de la liberté
intérieure...en cultivant la prière et en faisant du travail
quotidien le terrain de votre sanctification". Le Pape François
a alors rappelé les paroles de Jean XXIII: "Plus je suis mûr
en âge et en expérience, plus je comprends que la voie la plus sûre
de ma sanctification et de la réussite de ma mission pour le
Saint-Siège réside dans un effort attentif à tout réduire au
maximum...pour aller droit à la vérité, à la justice et surtout à
la charité. Toute autre méthode ne serait que recherche d'une
affirmation personnelle, bien vite tournant à l'embarrassant et au
ridicule". Puis il a évoqué les franciscaines qui assistent
ses hôtes au quotidien: "Ce sont de bonnes mères qui vous
accompagnent dans la prière et vous offrent un exemple de
simplicité, de consécration et d'amour". Et le personnel
laïque ensuite, dont la présence discrète et efficace leur permet
de vivre sereinement leur période d'études. Le Saint-Père a
encouragé les futurs diplomates à suivre l'exemple de Jean XXIII et
de prier pour lui, avant de les confier à la protection de Marie et
de leur patron saint Antoine Abbé.
L'ETE DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). La Préfecture de la Maison
pontificale communique qu'au cours de la période estivale, les
divers types d'audiences du Saint-Père seront interrompues. Il n'y
aura pas d'audiences générales hebdomadaires en juillet et la série
reprendra mercredi 7 août au Vatican. Du 22 au 29 juillet le Pape
François se rendra au Brésil, et dimanche 14 il récitera l'angélus
à Castelgandolfo. Parallèlement, le P.Federico Lombardi a précisé
que le Pape entend passer l'été à Ste.Marthe, où les messes du
matin ne recevront plus de fidèles à compter du 7 juillet. Il n'est
pas exclu qu'il se déplace de temps en temps à Castelgandolfo.
APPLIQUER LE DROIT DES REFUGIES
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). "Accueillir Jésus-Christ dans
les réfugiés et les personnes déracinées de force. Orientations
pastorales", est le titre du document du Conseil pontifical pour
la Pastorale de la migration et du Conseil pontifical Cor Unum,
présenté ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège par
leurs Présidents les Cardinaux Antonio Maria Vegliò et Robert Sarah
(assistés de M.Johan Ketelers, Secrétaire général de la
Commission internationale catholique pour la migration, et de
Mme.Katrine Camilleri, Vice Directeur du Jesuit Refugee Service de
Malte. Il s'agit d'un guide pastoral, a précisé d'emblée le
Cardinal Vegliò, qui se fonde sur un principe fondamental: "Toute
politique, initiative ou intervention en matière humanitaire doit
partir de la dignité de la personne...qui est l'axe de la doctrine
sociale de l'Eglise. Chaque être humain est unique, cause et
finalité de toute institution sociale". D'autant plus, doit on
accorder une priorité absolue aux réfugiés, déplacés et
demandeurs d'asile. "C'est pourquoi le document souligne les
droits reconnus à ces personnes...par la convention de 1951. Non
seulement les gouvernements doivent les respecter, mais il faut
élargir la portée de ces droits à tous ceux qui sont contraints à
migrer, aux personnes déplacées (déracinées de force), et leur
garantir une protection spécifique allant du permis de séjour pour
les victimes de la traite à l'accession à la nationalité pour les
apolides". Rappelant les divers problèmes qui se posent à
cette population, le document dénonce la négation des droits que
sont la détention préventive de l'émigré, le stationnement dans
des camps, l'interdiction de circuler ou la négation du droit au
travail. "Tout serait différent si ces droits acquis étaient
respectés, vu que les états ont élaboré et ratifié les
conventions fixant les droits des réfugiés. Celles-ci ne peuvent
donc pas rester de simples idéaux".
"Pour
sa part, l'Eglise est convaincue de ce qu'il s'agit d'une
responsabilité collective comme de tout croyant qui engage la
sollicitude pastorale due à chaque personne touchée par la
migration forcée... En accord avec la morale générale et la vision
chrétienne de l'homme, il convient donc de rendre à chacun
espérance, de lui fournir de justes réponses sociales. On doit être
interpellé par le sort des réfugiés, des demandeurs d'asile et
toute personne déplacée par la force, en s'ouvrant au monde et à
l'inconnu pour témoigner avec courage de l'Evangile". Le
Cardinal a évoqué alors les quatre millions de personnes déplacées
en Syrie, les 80.000 morts du conflit et ses effets collatéraux,
soulignant que pour la première fois depuis un demi siècle la
proportion des victimes entre civils et militaires de 1 à 9 s'est
inversée. Citant ensuite le cas du Sahel condamné à la soif ou
celui des victimes de tornado aux Etats-Unis, le Cardinal a dit que
partout sur la terre des êtres humains sont victimes également de
phénomènes climatiques. Ces personnes ont elles aussi besoin
d'aide. En Europe même des gens sont condamnés à la pauvreté,
payant plus que les autres la crise économique ou des décisions
publiques. Beaucoup d'entre eux sont poussés à une émigration qui
comprend jusqu'à la fuite des cerveaux, laquelle appauvrit leur
société même. Face à cela, à ce qu'on appelle la pauvreté
structurelle, "l'Eglise agit selon ses possibilités par le
biais de ses organismes caritatifs et du volontariat... Or la charité
se manifeste avant tout par des actes personnels... Il ne peut s'agit
d'une question de guichet ou de registre. La personne en difficulté
doit rencontrer un Bon Samaritain dont le coeur batte à l'unisson du
sien, comme celui du Christ qu'il sert".
AGGRAVATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN SYRIE
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). A la conclusion de sa réunion de
coordination consacrée à la situation humanitaire en Syrie, à
laquelle ont également pris part des donateurs, le Conseil
pontifical Cor Unum réaffirme son engagement de terrain et soutient
l'appel du Saint-Père à la fin des violences et à la fin négociée
du conflit. Depuis le début, les Eglises locales apportent une
réponse concrète aux populations touchées, en Syrie comme dans les
pays voisins, ravitaillant 400.000 personnes à hauteur de 25
millions d'Euro. Tout confirme que 7 millions de personnes ont besoin
de secours, dont 4,5 millions de déplacés intérieurs d'aide
humanitaire. Les demandes de protection sont en augmentation, alors
que l'arrivée de l'été va accroître les risques d'épidémie. Le
manque de médicaments et d'assistance médicale est accrue,
notamment pour les femmes enceintes et les enfants, les personnes
âgées ou handicapées. Face à cette situation, Cor Unum lance un
appel au soutien financier des programmes d'aide humanitaire. La paix
est nécessaire si on veut rebâtir un pays en ruines. Cette réunion
a rappelé que la communauté internationale doit mieux soutenir les
pays d'accueil des réfugiés et les programmes d'assistance destinés
à couvrir des besoins croissants. Il faut agir avec décision pour
éviter que la Syrie ne s'enfonce dans une nouvelle guerre sans fin.
PROGRES DE LA NEGOCIATION AVEC ISRAËL
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Hier s'est tenue au Vatican une
réunion plénière de la Commission de travail Israël Saint-Siège,
pour poursuivre la négociation de l'article 10,2 de l'Accord
fondamental. Pour la première fois sous la présidence de M.Zeev
Elkin, Vice Ministre israélien des affaires étrangères, et
Mgr.Antonio Camilleri, Sous Secrétaire aux relations avec les états,
la réunion a été constructive. Après avoir remercié de son
travail l'Ambassadeur Bahij Mansour, appelé à de nouvelles
fonctions, la Commission s'est engagée à accélérer le traitement
des points encore irrésolus. Le prochain rendez-vous est fixé à
Jérusalem le 13 décembre prochain.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Mohamed
Taher Rabbani, Ambassadeur d'Iran, venu présenter ses lettres de
créance.
La
Présidence de la Confédération latino-américaine des religieux.
Mgr.Beniamino
Stella, Président de l'Académie pontificale ecclésiastique.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Lionginas
Virbalas, SJ, Evêque de Panevezys (superficie 13.000, population
390.200, catholiques 321.000, prêtres 98, religieux 76), en
Lituanie. L'Evêque élu, né en 1961 à Birzai (Lituanie), a
prononcé ses voeux religieux en 1989 et a été ordonné prêtre en
1991. Jusqu'ici Recteur du Collège pontifical russe de Rome, il
succède à Mgr.Jonas Kauneckas, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a été
recteur de l'église des jésuites et professeur près la Faculté de
théologie de Kaunas. Ensuite il a été curé de l'église
St.Casimir et professeur du grand séminaire de Vilnius, membre d'une
commission de la Conférence épiscopale lituanienne, consulteur de
la province jésuite de Lituanie, et directeur d'un centre
d'exercices spirituels.
mercredi 5 juin 2013
DEFENDRE LA PERSONNE COMME L'ENVIRONNEMENT
Cité
du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape
François a consacré la catéchèse de l’audience générale à la
défense de l'environnement, à laquelle l'ONU dédiée une journée
mondiale: Lorsqu'on parle d'environnement, a-t-il dit, "on pense
au livre de la Genèse qui rapporte que Dieu confia la terre à
l'homme et à la femme pour qu'ils la cultivent et la protègent.
Qu'est ce que cela signifie? Cultivons nous et protégeons nous
vraiment la nature, ou bien exploitons nous et négligeons nous la
création?... Cultiver et protéger est un ordre de Dieu valable dans
le temps et applicable à chacun de nous. Cela fait partie de son
projet qui est de faire grandir le monde dans la responsabilité,
afin d'en faire un jardin, un espace vivable pour tous. Benoît XVI a
plusieurs fois rappelé que la mission attribuée à l'humanité par
le Créateur implique le respect des rythmes et de la logique de la
création. Mais l'homme est souvent dominé par la tendance à
dominer, posséder, manipuler et exploiter, et non par le respect de
la nature considérée comme un don gratuit. Ainsi perd-on le sens de
la contemplation et de l'écoute de la création, ainsi oublie-t-on
de cueillir ce que Benoît XVI appelle le rythme de l'histoire
d'amour entre Dieu et l'homme. Ce défaut vient de ce qu'on pense et
vit de façon horizontale, loin de Dieu et loin de ses signes".
"Mais
ce cultiver et protéger comprend aussi les rapports humains... Si la
crise actuelle est largement liée à l'environnement, elle touche
également l'homme. La personne est en danger et ceci justifie la
priorité d'une écologie humaine. Ce danger est d'autant plus grave
que sa cause est profonde. Il ne s'agit pas d'économie mais
d'éthique et d'anthropologie...même si tout est dominé par une
économie et une finance démunies d'éthique qui sacrifient les
personnes au profit et à la consommation. Il s'agit d'une culture du
gaspillage et du rejet...qui tend à devenir commune... La mode
aujourd'hui c'est l'argent et la richesse, pas l'homme. C'est la
dictature de l'argent. Dieu a chargé l'homme de gérer la terre, non
l'argent. Là est le devoir de chacun de nous. A l'inverse, la vie et
la personne n'y sont plus considérées comme des valeurs
primaires... Cette culture rend insensible jusqu'au gâchis
alimentaire... La société de consommation nous a habitués à
l'excès et au gaspillage des aliments, auxquels on finit par ne plus
accorder de valeur. Et ceci va bien au-delà des simples paramètres
économiques car ces denrées sont en fait comme volées aux pauvres
et aux affamés. Je vous invite donc à réfléchir sur cette
problématique... Si une nuit d'hiver, tout près de cette place,
quelqu'un meurt dans la rue, ce n'est pas une information" alors
que si un réseau électronique saute c'est un drame! "Si la
bourse fléchit de quelques points, c'est une tragédie, mais pas que
des êtres humains soient rejetés comme on jette des ordures...
Partout de par le monde il y a des enfants qui n'ont rien à manger
et on fait comme si c'était normal. Il ne peut pas en être
ainsi!... Prenons tous l'engagement à respecter et protéger
l'environnement et la création. Soyons attentifs à toute personne
et luttons contre la culture du gaspillage et du rejet au profit
d'une culture de la solidarité et du dialogue".
SALUTS PARTICULIERS
Cité
du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Après sa catéchèse de l’audience
générale, le Saint-Père a salué divers groupes, et notamment des
pèlerins venus des Antilles, de Maurice et de Côte d'Ivoire, ainsi
qu'un groupes d'imams venus de France et engagés dans le dialogue
inter-religieux. A tous il a recommandé d'avoir soin de
l'environnement et surtout des personnes. Puis le Pape François a
salué des séminaristes et de jeunes prêtres polonais auxquels il a
recommandé de remercier le Christ pour leur vocation. "Cultivez
la dans la lumière et puissance de l'Esprit, de manière à toujours
être des ministres zélés de la Grâce et de vrais guides de
sainteté", a-t-il dit en invitant les fidèles à soutenir
leurs prêtres de leurs prières, de leur disponibilité et de leurs
conseils.
RENFORCER L'AIDE AUX VICTIMES DU CONFLIT SYRIEN
Cité
du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu les
participants à une réunion de coordination par le Conseil
pontifical Cor Unum des organismes caritatifs catholiques impliqués
par la crise syrienne et ses conséquences régionales. Remerciant
ses hôtes de toute l’activité humanitaire qu'ils déploient pour
venir en aide aux populations victimes du conflit, il a rappelé
avoir encouragé Cor Unum à promouvoir cette réunion. Après avoir
remercié le Cardinal Robert Sarah, il a souhaité la bienvenue aux
participants venus du Proche Orient, en particulier à ceux qui
représentent l’Eglise en Syrie.
"La
préoccupation du Saint-Siège pour la crise syrienne, et plus
particulièrement pour la population, souvent sans défense, qui
souffre des conséquences du conflit, est bien connue. Benoît XVI a
maintes fois demandé que se taisent les armes et que l’on puisse
trouver une solution dans le dialogue, pour parvenir à une
réconciliation en profondeur entre les parties". En novembre
dernier, il avait envoyé le Cardinal Sarah dans la région pour
demander qu'on "n’épargne aucun effort dans la recherche de
la paix, et avait manifesté sa paternelle sollicitude par un don
auquel avaient contribué les pères synodaux. A moi aussi, le sort
de la population syrienne me tient particulièrement à cœur. Le
jour de Pâques j’ai appelé à la paix pour une population
syrienne blessée par le conflit, et pour les nombreux réfugiés qui
attendent aide et consolation. Que de sang a été versé! Combien de
souffrances devront encore lui être infligées avant qu’on
réussisse à trouver une solution politique à la crise? Devant la
persistance des violences et des abus, je renouvelle avec force mon
appel à la paix. Ces dernières semaines, la communauté
internationale a confirmé son intention de promouvoir des
initiatives concrètes pour engager un dialogue fructueux dans le but
de mettre fin à la guerre. Ce sont des tentatives qui doivent être
soutenues et dont on espère qu’elles pourront conduire à la paix.
L’Eglise se sent appelée à donner un témoignage humble, mais
concret et efficace, de la charité qu’elle a reçu du Christ, Bon
Samaritain. Nous savons que là où une personne souffre, là le
Christ est présent. Vraiment, nous ne pouvons pas reculer face à
des situations de grande souffrance. Votre présence à la réunion
de coordination manifeste votre volonté de poursuivre une précieuse
assistance humanitaire, en Syrie et dans les pays voisins qui,
généreusement, accueillent qui fuie les combats. Que votre action
soit ponctuelle et coordonnée, expression de cette communion qui est
en elle-même témoignage, comme l’a suggéré le récent synode. A
la communauté internationale, à côté de la recherche d’une
solution négociée du conflit, je demande de favoriser l’aide
humanitaire aux personnes déplacées et aux réfugiés syriens, en
recherchant en premier lieu le bien de la personne et la sauvegarde
de sa dignité".
Puis
le Pape a souligné combien l’action des agences de charité
catholiques est extrêmement significative: "Aider la population
syrienne, au-delà des appartenances ethniques et religieuses, est le
moyen le plus direct pour contribuer à la pacification et à
l’édification d’une société ouverte à ses diverses
composantes. L’effort du Saint-Siège tend également à construire
un avenir de paix pour la Syrie, dans laquelle tous puissent vivre
librement et s’exprimer dans leur particularité. Ma pensée va
également aux communautés chrétiennes qui vivent en Syrie et dans
toute la région. L’Eglise soutient ceux de ses membres qui sont
aujourd’hui particulièrement en difficulté. Ceux-ci ont la grande
tâche de continuer à rendre présent le christianisme dans cette
région où il est né. Et c’est l’un de nos engagements de
favoriser la permanence de ce témoignage. La participation de toute
la communauté chrétienne à cette grande œuvre d’assistance et
d’aide est une exigence du moment présent. Je vous remercie encore
pour cette initiative et j’invoque sur chacun de vous la
bénédiction divine. Celle-ci s’étend en particulier aux fidèles
qui vivent en Syrie, et à tous les syriens contraints d’abandonner
leur pays à cause de la guerre. Quant à vous, soyez l’instrument
pour dire à ces peuples que le Pape les accompagne et leur est
proche. L’Eglise ne les abandonne pas!".
DECES DU CARDINAL NAGY
Cité
du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au
Cardinal Archevêque de Cracovie (Pologne) un télégramme de
condoléances à la suite du décès à 91 ans du Cardinal Stanislaw
Nagy, SCI. Il exprime sa proximité spirituelle au diocèse, à la
famille du défunt et à la congrégation déhonienne. Saluant un
grand serviteur de l'Evangile et de l'Eglise, le Pape François
rappelle l'oeuvre théologique du Cardinal Nagy et son action
oécuménique, son amitié et la féconde collaboration qu'il apporta
à Jean-Paul II.
mardi 4 juin 2013
PROMULGATION DE DECRETS
Cité
du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a autorisé la
promulgation des décrets suivants de la Congrégation pour les
causes des saints:
Reconnaissance
du MARTYR
du
serviteur de Dieu Abel Angel Palazuelos Maruri (Dom Mauro, OSB) et
ses 17 compagnons bénédictins espagnols, tués en haine de la foi
en 1936.
du
serviteur de Dieu Joan Vilaregut Ferrer (Frère Juan de Jesús,
OFM.Carm), de ses 3 compagnons carmes espagnols et de Pau Segalá
Solé, prêtre diocésain, tués en haine de la foi en 1936.
des
serviteurs de Dieu Crisanto, Aquilino, Cipriano, José et leurs 63
compagnons maristes espagnols, et de deux laïcs, tués en haine de
la foi entre 1936 et 1939.
de
la servante de Dieu Clementina Arambarri Fuente (Soeur Aurelia) et de
ses 3 consoeurs religieuses espagnoles de l'ordre des Servantes de
Marie ministres des infirmes, tuées en haine de la foi en 1936.
Des
VERTUS HEROIQUES
du
serviteur de Dieu Joao de Oliveira Matos Ferreira (1879 - 1962),
évêque portugais fondateur de la Ligue des Serviteurs de Jésus.
du
serviteur de Dieu Nicola Mazza (1790 - 1865), prêtre italien
fondateur des Instituts pour l'éducation.
de
la servante de Dieu Giulia Crostarosa (Mère Maria Celeste 1696 -
1755), moniale italienne fondatrice des Soeurs du Rédempteur.
de
la servante de Dieu Teresa Toda y Juncosa (Soeur Teresa de San José
1826 - 1898), carmélite espagnole fondatrice des Thérésiennes de
St.Joseph.
LE PAPE FRANÇOIS EVOQUE JEAN XXIII
Cité
du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier en fin
d'après-midi, à l'issue de la messe célébrée
en la Basilique vaticane pour commémorer le cinquantième
anniversaire de la mort de Jean XXIII, le Pape François a salué le
pèlerinage diocésain de Bergame (Italie). Après s'être recueilli
devant la chasse de Jean XXIII, il a évoqué le spectacle de la
Place St.Pierre priante au soir du 3 juin 1963 et l'annonce du décès
du Bon Pape Jean. Le monde et l'Eglise avaient reconnu en lui un
père et un pasteur, parvenant à conquérir le coeur de beaucoup de
non catholiques et de non chrétiens. Après avoir posé la question,
le Saint-Père a répondu que tout est résumé dans sa devise
épiscopale: Obéissance et paix: "La paix est l'aspect le plus
évident retenu par les gens. Angelo Roncalli était un homme capable
de transmettre la paix, une paix naturelle, sereine et cordiale qui
se manifesta au monde entier dès l'élection. Elle se manifestait
dans sa bonté. Qu'il est beau de trouver un prêtre qui soit bon!".
Lorsque saint Ignace dressait la liste des vertus qu'un supérieur se
devait d'avoir, "il disait: après tout, s'il n'a pas ces
qualités, qu'il soit au moins bon. C'est essentiel". La bonté,
qui fut la caractéristique majeure de Jean XXIII, "lui permit
partout de lier de solides amitiés, d'entrer en contact avec des
milieux éloignés du catholicisme dans lequel il était né et avait
grandi. Auprès de ces derniers il démontra son efficacité en se
faisant promoteur d'unité. Dedans comme en dehors de la communauté
ecclésiale il ouvrit au dialogue, avec les autres confessions
chrétiennes, l'hébraïsme et l'islam, tant d'autres personnes de
bonne volonté".
L'obéissance
maintenant: "Elle est en réalité l'instrument pour parvenir à
la paix. De manière simple et concrète, il accomplit le service
qu'on attendait de lui, sans rien chercher pour lui, sans rien
refuser à l'autre, même s'il s'agissait de s'en aller vers des
réalités inconnues, de résider des années durant dans pays où la
présence des catholiques était très faible. En agissant ainsi,
comme un enfant, il a parcouru son chemin sacerdotal. Avec la même
obéissance, l'évêque Roncalli a vécu dans la plus profonde des
fidélités, en s'abandonnant à la Providence, comme il le disait
lui même. Dans la foi, il a toujours reconnu que ce mode de vie
apparemment guidé par d'autres et non soumis à ses goûts et à sa
sensibilité spirituelle, c'était Dieu qui traçait sa route. Homme
de gouvernement, il était un conducteur mais un conducteur conduit
par l'Esprit. Dans son abandon quotidien à la volonté divine, le
futur Pape a vécu la purification qui lui a permis le détachement
de soi et l'adhésion au Christ, laissant ainsi émerger la sainteté
que l'Eglise lui a officiellement reconnue". La source de la
bonté du Pape Jean est Jésus. C'est aussi la source "de la
paix qu'il a diffusée dans le monde. Cette obéissance évangélique,
qui est la racine de sa sainteté, doit être un exemple pour nous
tous et pour l'Eglise d'aujourd'hui. Si nous savons nous laisser
guider par l'Esprit, si nous savons mortifier notre égoïsme pour
faire place à l'amour et à la volonté du Seigneur, nous trouverons
la paix. Nous serons alors des bâtisseurs d'une paix que nous
diffuserons". En conclusion le Pape François a recommandé aux
bergamasques de conserver l'esprit et l'exemple lumineux de Jean
XXIII: "Approfondissez l'étude de sa vie et de ses écrits,
mais surtout imitez sa sainteté. Laissez-vous guider par l'Esprit et
ne craignez pas les risques. Lui n'avait pas peur d'être docile à
l'Esprit et d'aller de l'avant dans l'amour de l'Eglise! Le reste,
Dieu le fera".
EXPOSITION SUR L'ARCHEVEQUE BERGOGLIO
Cité
du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier au monastère Ste.Catherine de
Buenos Aires (Argentine) a été inaugurée l'exposition
photographique consacrée au Pape François, "serviteur à
Buenos Aires, serviteur pour le monde" (jusqu'au 28 juin). Les
25 clichés de Enrique Cangas retracent l'activité pastorale de
l'Archevêque Jorge Mario Bergoglio: lavement des pieds d'une malade
âgée de l'hôpital de Penna, messe pour les enfants au parc Roca,
procession du Corpus Domini, rencontre avec les "évangéliques"
au Luna Park, ces photographies montrent des gestes du Pape François
qui ouvrent une espérance pour toute l'Eglise.
VIDEO-MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Samedi prochain, le Saint-Père
adressera un vidéo-message aux participants de l'initiative "Dix
places pour dix commandements", organisée par le mouvement
Renouveau dans l'Esprit. Cette année, la manifestation s'ouvrira à
20 h 30' sur la place de la cathédrale de Milan (Italie), autour du
troisième commandement "Tu sanctifieras les fêtes". La
première de ces rencontres évangélisatrices, qui se déroulent
chaque année dans une ville italienne différente, remonte au 8
septembre dernier Piazza del Popolo à Rome ("Je suis le
Seigneur ton Dieu"). La seconde, le 15 suivant à Vérone, était
consacré au commandement interdisant de nommer Dieu en vain. Honore
père et mère avait animé la rencontre de Naples le même jour.
L'initiative rassemble notamment des artistes, des écrivains et des
musiciens.
lundi 3 juin 2013
VISITE DU PRESIDENT CAPVERDIEN
Cité
du Vatican, 3 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président capverdien M.Jorge Carlos de Almeida Fonseca, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les rapports avec les états. Les conversations ont
été l'occasion de souligner la qualité des relations entre le Cap
Vert et le Saint-Siège, et d'évoquer en particulier leur Accord sur
le statut juridique de l'Eglise catholique dans le pays qui sera
prochainement signé à Praia par Mgr.Dominique Mamberti. Il a
également été question de l'identité culturelle et religieuse de
l'archipel où l'immense majorité de la population est chrétienne,
ainsi que du rôle de l'Eglise continue de jouer dans la société
par le biais de ses institutions éducatives et sanitaires. Un place
a été réservée aux enjeux régionaux et à la présence de
nombreux capverdiens dans le monde.
ADORATION EUCHARISTIQUE AVEC LE PAPE
Cité
du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). A 17 h en la Basilique vaticane, dans
le cadre de l'Année de la foi, le Saint-Père a présidée une
solennelle adoration eucharistique, à laquelle tous les diocèses du
monde étaient appelés à s'unir. Il s'est agi d'un évènement
historique puisque pour la première fois dans l'histoire de
l'Eglise, toutes les cathédrales catholiques se sont synchronisées
à l'heure de Rome et pendant 60 minutes ont été en communion avec
le Pape. Cette adoration eucharistique, qui avait pour thème "Un
seul Seigneur, une seule foi", a également été partagées par
de nombreuses paroisses, des congrégations religieuses des
monastères de clôture et des associations de fidèles. Le chœur de
la Chapelle Sixtine a accompagné le chemin du Pape François à
travers la nef centrale, et on a prié aux intentions du Saint-Père:
"Pour l'Eglise répandue dans le monde et rassemblée
aujourd'hui en signe d'unité dans
l'adoration du Saint Sacrement. Que le
Seigneur la rende toujours obéissante à l'écoute de sa Parole,
pour se présenter au monde toujours plus belle, sans tache ni ride,
mais sainte et immaculée. Qu'à travers son annonce fidèle, la
Parole qui sauve résonne encore comme porteuse de miséricorde et
permette à l'amour de redoubler pour donner tout son sens à la
douleur et à la souffrance, en ramenant la joie et la sérénité...
Pour ceux qui dans divers endroits du monde vivent la souffrance de
nouveaux esclavages et sont victimes des guerres, de la traite des
personnes, du trafic de stupéfiants et du travail qui rend esclave;
pour les enfants et les femmes qui subissent toutes formes de
violence. Que leur cri silencieux d'appel à
l'aide trouve une Eglise vigilante qui, en
gardant le regard sur le Christ crucifié, n'oublie pas tous ces
frères et sœurs laissés à la merci de la violence! Pour tous ceux
qui sont dans la précarité économique, surtout les chômeurs, les
personnes âgées, les immigrés, les sans-logis, les prisonniers, et
les personnes marginalisées. Que la prière de l'Eglise et sa
proximité leur apporte la consolation et apporte l'espérance, la
force et l'audace dans la défense de la dignité de la personne!".
CINQUANTENAIRE DE LA MORT DE JEAN XXIII
Cité
du Vatican, 3 juin 2013
(VIS). Le 3 juin 1963 mourait Angelo Giuseppe
Roncalli, surnommé le Bon Pape Jean, après un pontificat de cinq
ans qui laissa l'empreinte de réformes historiques de l'Eglise.
Celui qui ne devait être qu'un Pape de transition, élu après trois
jours de conclave, "sut rajeunir l'Eglise et renouer le dialogue
avec le monde moderne dans
une confiance affectueuse", selon les paroles-mêmes de
Jean-Paul II qui le
déclara bienheureux en 2000. Bien que Jean XXIII n'ait pu voir tous
les fruits des changements qu'il avait
proposés,
ceux-ci transformèrent profondément
l'Eglise catholique. Il
oeuvra pour la paix dans le monde notamment
avec son encyclique Pacem in Terris (1963), révolutionna l'Eglise en
convoquant le concile Vatican II, pour moderniser et mettre
l'institution en adéquation avec son temps, et
réforma aussi la messe permettant l'usage des langues vivantes au
lieu du latin. En cinq ans, son pontificat ne passa pas inaperçu et,
aujourd'hui encore, comme il l'avait dit, Vatican II continue
d'ouvrir les portes et les fenêtres pour
faire entrer de l'air frais, une expression souvent reprise depuis
l'élection du Cardinal Bergoglio que la presse internationale a
qualifié de nouveau Roncalli. Le Pape François recevra ce soir en
la Basilique vaticane deux mille pèlerins de Bergame (Italie), venu
honorer leur compatriote le bienheureux Jean XXIII qui sut gagner
l'estime et l'affection des fidèles grâce à son caractère bon,
cordial et simple.
JESUS ASSISTE QUI LE SUIT
Cité
du Vatican, 2 juin 2013
(VIS). A midi, le Pape François a récité
l'angélus avec les milliers de fidèles réunis Place St.Pierre,
auxquels il a rappelé que jeudi dernier
était la
solennité du Corpus Domini qui, en Italie comme dans d'autres pays,
était déplacée à ce dimanche. C'est
la "fête de l'Eucharistie, sacrement
du Corps et du Sang du Christ".
Commentant l'évangile qui raconte l'épisode de la multiplication
des pains et des poissons, l'Evêque
de Rome a souligné un aspect de ce récit qui le
surprend toujours et le
fait réfléchir. "Nous sommes sur la rive du lac de Galilée,
le soir s'approche; Jésus se préoccupe des gens qui depuis de
nombreuses heures sont avec lui. Ils sont des milliers et ont faim.
Que faire? Les disciples eux-mêmes se posent la question et disent à
Jésus: Renvoie la foule pour qu'ils aillent dans les villages les
plus proches trouver de quoi manger. Cependant Jésus leur dit:
Donnez leur à manger vous-mêmes. Les disciples restent déconcertés
et répondent: Nous n'avons que cinq pains et deux poissons, ce qui
revient à dire: juste le nécessaire pour nous".
"Jésus
sait bien ce qu'il faut faire, mais il veut impliquer ses disciples,
il veut les éduquer. L'attitude des disciples est humaine, cherchant
la solution la plus réaliste qui ne crée pas trop de problèmes:
renvoie la foule, chacun s'arrange comme il peut, du reste tu as déjà
tant fait pour eux, tu as prêché, guéri des malades... L'attitude
de Jésus est nettement différente et est dictée par son union avec
le Père et par sa compassion pour les gens. La pitié qu'il
manifeste montre qu'il ressent les problèmes de chacun de nous, nos
faiblesses comme nos besoins. Devant ces
cinq pains, Jésus pense: voilà la providence! De ce peu, Dieu peut
donner le nécessaire à tous. Jésus a totalement confiance en son
Père céleste, il sait que pour Lui tout est possible. C'est
pourquoi il dit à ses disciples de faire asseoir les gens par groupe
de cinquante, ce qui n'est pas un
hasard, cela signifie qu'ils ne sont plus une foule mais une
communauté nourrie par le pain de Dieu. Ensuite, il prend ces pains
et poissons, lève les yeux au ciel, demande la bénédiction,
référence claire à l'Eucharistie, puis les partage et commence à
les donner à ses disciples, et les disciples les distribuent... et
les pains et poissons n'en finissent plus! Voici le miracle: plus
qu'une multiplication c'est un partage, animé par la foi et la
prière. Tous mangèrent et il en resta. C'est le signe de Jésus,
pain de Dieu pour l'humanité... Les disciples virent, mais ne
comprirent pas bien le message. Ils furent pris, comme la foule, par
l'enthousiasme du succès. Encore une fois, ils suivirent la logique
humaine et non celle de Dieu, celle du service, de l'amour, de la
foi. La fête du Corps et du Sang du Christ nous demande de nous
convertir à la foi de la providence, de savoir partager le peu que
nous sommes et que nous avons, et de ne jamais nous refermer sur
nous-mêmes. Demandons à la Vierge Marie de nous aider à
cette conversion, pour suivre vraiment, toujours plus, ce Jésus que
nous adorons dans l'Eucharistie".
APPELS DU PAPE
Cité
du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). Après l'angélus, le Pape François a
dit sa préoccupation face à la prolongation du conflit armé qui
ensanglante depuis deux ans la Syrie, et frappe directement une
population civile qui aspire à la paix dans la justice et le
respect: Cette guerre civile "a de tragiques effets. Elle cause
de nombreux morts et de grandes destructions, provoque une situation
économique et environnementale désastreuse, auxquels s'ajoute la
plaie des séquestres de personnes. En déplorant tout cela, j'assure
de ma prière et de ma solidarité toutes les victimes de rapt et
leurs familles. J'en appelle à l'humanité des auteurs, afin qu'ils
libèrent leurs otages". Puis il a salué les nombreux signes
d'espérance qui se font jours à travers le monde, comme les progrès
enregistrés en Amérique latine dans le domaine de la réconciliation
et de la paix. Accompagnons les par la prière, a-t-il recommandé.
Il a enfin évoqué la messe qu'il a célébré ce matin pour des
soldats italiens engagés dans des opérations de paix et des parents
de collègues tués en mission, saluant leur sacrifice en tentant de
favoriser la réconciliation et la paix "dans des pays où le
sang de nombreux frères est répandu par la folie guerrière. Tout
est perdu avec la guerre, tout est à gagner avec la paix! Prions
pour les morts, les blessés et leurs famille". Le Saint-Père,
pour la première fois, a alors demandé à la foule de prier en
silence, "dans le silence de nos coeurs" pour tous ceux qui
tombent au cours de ces missions pacifiques.
VICTIMES DE LA FOLIE GUERRIERE
Cité
du Vatican, 2 juin 2013
(VIS). Ce matin, le Pape a célébré la messe à
Ste.Marthe pour les
parents de militaires italiens tués lors de missions de paix ces
dernières années notamment en Afghanistan, et avec un groupe de
militaires blessés de guerre également accompagnés de leurs
proches. Le groupe était conduit par Mgr.Vincenzo Pelvi, ordinaire
militaire italien, qui a concélébré avec le Saint-Père. Les
parents des soldats tués étaient au nombre de 55, venus en mémoire
de 24 militaires pour 13 blessés. La célébration était à
l'intention de tous les soldats tués et
pour la paix. Le jour choisi pour cette rencontre, le 2 juin, est en
Italie le jour de la fête nationale, au cours duquel, comme l'a
rappelé Mgr.Pelvi lors de ses salutations au Saint-Père, la nation
"exprime par différentes manifestations l'amour dû à la
famille militaire". Dans son homélie, le Pape a commenté
le récit évangélique du centurion qui demande à Jésus de soigner
son serviteur. "Notre Dieu est ainsi -a-t-il dit-, il entend la
prière de tous, tous non pas comme des anonymes mais la prière de
tous et de chacun... Aujourd'hui, nous sommes venus prier pour nos
morts, nos blessés, pour les victimes de cette folie qu'est la
guerre! Elle est le suicide de l'humanité parce qu'elle tue le cœur
et tue là où se trouve le message du Seigneur: elle tue
l'amour!Parce que la guerre provient de la haine, de l'envie, du
désir de pouvoir, et aussi, nous le voyons tellement, de cette soif
de plus de pouvoir... Nous avons souvent vu que les grands de ce
monde veulent résoudre les problèmes locaux, les problèmes
économiques, les crises économiques, par une guerre. Pourquoi?
Parce que pour eux l'argent est plus important que les personnes! Et
la guerre est justement cela: elle est un acte de foi à l'argent,
aux idoles, aux idoles de la haine, à l'idole qui te conduit à tuer
ton frère, qui conduit à tuer l'amour. Il me vient à l'esprit
cette parole de Dieu le Père à Caïn qui, par envie, avait tué son
frère: Caïn où est ton frère? Aujourd'hui nous pouvons entendre
cette voix: c'est Dieu le Père qui pleure, qui pleure à cause de
notre folie, et qui nous dit à tous 'Où est ton frère?', qui dit à
tous les puissants de la terre: Où est votre frère? Qu'avez-vous
fait?".
Le
Pape a ensuite invité à prier le Seigneur "de
nous éloigner de tout mal" en répétant cette prière "avec
les larmes aussi, avec les larmes du cœur". "Tourne-toi
vers nous Seigneur –s'est-il exclamé- et prends pitié de nous
parce que nous sommes tristes, nous sommes angoissés. Vois notre
misère et notre peine et pardonne tous nos péchés: le péché de
l’idolâtrie, le péché d'exploiter les hommes sur l'autel du
pouvoir, de les sacrifier. Tourne-toi vers nous Seigneur, et prends
pitié, parce que nous sommes tristes et angoissés. Vois notre
misère et notre peine. Nous sommes sûrs que le Seigneur nous
écoutera et fera quelque chose pour nous donner l'esprit de
consolation". Après la messe, tous ont récité la
Prière pour l'Italie composée par Jean-Paul II en 1994. Ensuite,
comme de coutume, le Pape a salué chacun personnellement avec une
grande cordialité et affection. La communauté ecclésiale de
l'ordinariat militaire a offert au
Saint-Père un objet artisanal napolitain
en terre cuite représentant saint Joseph artisan qui enseigne à
Jésus les outils de charpenterie, ce dernier portant une corbeille
avec les instruments de la passion: clous, marteau et pinces.
VISITE DU PRESIDENT URUGUAYEN
Cité
du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président uruguayen M.José Alberto Mujica Cordano, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont
permis un échange de vue sur la situation socio-politique du pays et
sa place dans la région, mais aussi d'aborder des sujets d'intérêt
commun, tels que le progrès de la personne, ses droits, la justice
et la paix sociale. Les parties ont rappelé la contribution de
l'Eglise au débat public interne comme international sur la paix,
mais aussi au service de la société, par l'enseignement et
l'assistance.
ENVOYE SPECIAL
Cité
du Vatican,1 juin 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre
latine (8 mai) par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Paul
Josef Cordes, son Envoyé spécial à la clôture du Congrès
eucharistique allemand (Cologne 9 juin). Il sera accompagné de
Mgr.Winfried Haunerland, Professeur à l'Université de Munich, et de
l'Abbé Stefan Rau, Curé de la paroisse St.Joseph de Münster.
COMME MARIE, ECOUTER, DECIDER ET AGIR
Cité
du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Hier
soir Place St.Pierre, en conclusion du mois marial, le Pape François
a participé à la récitation du chapelet présidée par le Cardinal
Angelo Comastri, Vicaire général pour le Vatican et Archiprêtre de
la Basilique vaticane. A la fin du temps de prière et avant de
donner sa bénédiction aux nombreux fidèles présents, le
Saint-Père a évoqué la fête de la Visitation et a proposé une
méditation sur la vie de Marie: "Trois mots résument
l'attitude de Marie: écoute, décision et action, des mots qui
indiquent une route pour nous aussi face à ce que nous demande le
Seigneur dans la vie. Marie sait écouter Dieu. Attention, il
ne s'agit pas d'une simple écoute, D'une
écoute superficielle, mais d'une écoute faite d'attention,
d'accueil, de disponibilité envers Dieu. Ce n'est pas la façon
distraite avec laquelle parfois nous nous
présentons au Seigneur ou des autres: nous entendons les paroles,
mais nous n'écoutons pas vraiment... Marie écoute aussi les faits,
c'est à dire qu'elle lit aussi les événements de sa vie. Elle est
attentive à la réalité et ne s'arrête pas en superficie, mais va
en profondeur, pour en cueillir le sens... Cela vaut aussi pour notre
vie: écoute de Dieu qui nous parle et écoute aussi de la réalité
quotidienne, attention aux personnes, aux faits, parce que le
Seigneur est à la porte de notre vie et frappe de différentes
façons. Il met des signes sur notre chemin
et nous donne la capacité de les voir".
"Le
deuxième mot est décision... Marie ne se laisse pas entraîner par
les événements, elle n'évite pas la difficulté de la décision...
Dans la vie, il est difficile de prendre des décisions. Nous tendons
souvent à les remettre, à laisser les autres décider pour nous.
Nous préférons souvent nous laisser entraîner
par les événements, suivre la mode du moment. Parfois nous savons
ce que nous devons faire, mais nous n'en avons pas le courage ou cela
nous semble trop difficile parce que cela signifie aller à
contre-courant... Marie va à contre-courant. Elle se met à l'écoute
de Dieu, réfléchit et cherche à comprendre la réalité, et décide
de faire totalement confiance à Dieu... Action est le
troisième mot", a poursuivi le Saint-Père. "Malgré les
difficultés, les critiques qu'elle aura reçues quant à sa décision
de partir, rien s'arrête Marie... elle n'est pas pressée, ne se
laisse pas prendre par l'instant, ne se laisse pas entraîner par les
événements. Mais lorsqu'elle comprend ce que Dieu lui demande, ce
qu'elle doit faire, elle n'hésite pas, ne tarde pas, mais part en
hâte... Nous aussi nous nous en tenons
parfois à l'écoute, à la réflexion sur ce que nous devrions
faire. Peut-être savons nous aussi clairement quelle décision
devons nous prendre, mais nous ne passons pas à l'action. Et surtout
nous ne nous impliquons pas nous-mêmes en allant en hâte vers les
autres pour leur apporter notre aide, notre compréhension, notre
charité".
L'AMOUR DE DIEU POUR LES ENFANTS MALADES
Cité
du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Hier à Ste.Marthe, le Saint-Père a
célébré la messe pour 22 enfants cancéreux en traitement à
l'hôpital Gemelli, accompagné de leurs familles et du personnel
médical, ainsi que les bénévoles, prêtres et religieuses les
accompagnant à Lourdes. En vue de ce pèlerinage, ils lui avaient
envoyé leurs dessins de la grotte de Massabielle et une lettre lui
proposant de prier avec lui. Après le Pater, une jeune malade s'est
adressée au Pape François pour solliciter sa prière en faveur de
tous les enfants malades du monde et sa bénédiction sur leurs
parents. Puis le Pape s'est entretenu de façon informelle avec le
groupe, répondant à des questions et rappelant que Jésus ne les
quitte jamais. Après la messe, il a salué et embrassé chacun.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 3 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
SB
Nersès Bédros XIX Tarmouni, Patriarche arménien de Cilice.
Le
Cardinal Manuel Monteiro, Grand Pénitencier.
Samedi
dernier, 1 juin, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet
de la Congrégation pour les évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
Cardinal Peter Erdö, Archevêque de Esztergom - Budapest (Hongrie),
son Envoyé spécial au sixième centenaire de l'évangélisation de
la région de Samorgi (Lituanie) et au congrès eucharistique
national (Telsiai 2 - 4 août).
Membre
de la Commission pontificale pour l'Etat de la Cité du Vatican, le
Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour
la pastorale des migrations.
L'Abbé
Michele Fiorentino (Italie), Défenseur du lien près le Tribunal de
la Rote Romaine.
Le
P.Donald Kos, OFM.Conv (USA), Vicaire judiciaire du Tribunal
ecclésiastique de l'Etat de la Cité du Vatican.
Mgr.Antonio
Nicolai (Italie), Juge du Tribunal ecclésiastique de l'Etat de la
Cité du Vatican.
Le
P.Luigi Sabbarese, CS (Italie), Promoteur de justice ad intérim et
Défenseur du lien du Tribunal ecclésiastique de l'Etat de la Cité
du Vatican.
Mgr.Vittorio
Gepponi (Italie), Vicaire judiciaire du Tribunal d'appel du Vicariat
de Rome.
Mgr.Slawomir
Oder (Pologne), Vicaire judiciaire du Tribunal ordinaire du Vicariat
de Rome.
vendredi 31 mai 2013
SOUTIEN A L'ACTION DE L'O.N.U.
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Vuk
Jeremic, Président de la LXVII Session de l'Assemblée générale de
l'ONU, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire
d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les
conversations ont permis d'aborder des sujets d'intérêt commun,
telle la résolution pacifique des conflits, en référence tout
particulièrement au Proche Orient et à la grave crise humanitaire
en cours. Les parties pont souligné l'importance de la
réconciliation inter-communautaire dans le respect du droit des
minorités, qu'elles soient ethniques ou religieuses. Il a également
été question de la traite des êtres humains, et du drame des
réfugiés, mais aussi du rôle que l'Assemblée de l'ONU pourrait
jouer au niveau de la crise économique en soutenant les programmes
du développement soutenable après 2015, dans le respect de
l'environnement et en vue de réduire la fracture riches pauvres. Le
Saint-Siège à confirmé son appréciation du rôle central de l'ONU
au service de l'humanité, tandis qu'était rappelée la contribution
que l'Eglise apporte, par ses propres moyens et dans le respect de
son identité, à la promotion de la dignité humaine, à la
consolidation de la paix et d'une culture du dialogue. Elle forme des
voeux pour que ces valeurs continuent d'inspirer les débats de
l'Assemblée générale.
MESSE ET PROCESSION DU CORPUS DOMINI
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le
Saint-Père a célébré la messe de la solennité du Corpus Domini
devant la Basilique du Latran, avant de présider la traditionnelle
procession jusqu'à la Basilique Ste.Marie Majeure. Son homélie
s'est articulée autour de la multiplication des pains et des
poissons. Donnez-leur vous-mêmes à manger, dit Jésus à ceux qui
l'accompagnent. Qui sont ceux à qui il fallait donner à manger?,
s'est demandé le Pape François. L'extrait évangélique de Luc
parle d'une multitude: "Jésus se tient au milieu d'elle,
l’accueille, lui parle, s'en préoccupe, lui montre la miséricorde
de Dieu. Au milieu d'elle il choisit les Douze pour rester avec lui
et se plonger comme lui dans les problèmes concrets du monde. Et la
foule le suit, l'écoute, parce que Jésus parle et agit d'une façon
nouvelle, avec l'autorité de celui qui est authentique et cohérent,
de celui qui parle et agit avec vérité, de celui qui donne
l'espérance qui vient de Dieu, de celui qui est révélation d'un
Dieu qui est amour. Et la foule, avec joie, bénit Dieu. Ce soir nous
sommes la foule de l’Evangile, nous cherchons nous aussi à suivre
Jésus pour l'écouter, pour entrer en communion avec lui dans
l’Eucharistie, pour l'accompagner et pour qu'il nous accompagne.
Demandons-nous comment nous suivons Jésus. Jésus parle en silence
dans le mystère de l’Eucharistie et nous rappelle chaque fois que
le suivre signifie sortir de soi-même et faisant de nos vies un don,
pour lui et pour les autres".
Mais
"d'où vient l’invitation que Jésus fait aux disciples de
nourrir eux-mêmes la multitude? Elle naît de deux éléments:
d'abord de la foule qui, en suivant Jésus, se trouve en rase
campagne, loin des lieux habités, alors que le soir tombe, et puis
de la préoccupation des disciples qui demandent à Jésus de
renvoyer la foule pour qu'elle aille dans les pays voisins trouver de
la nourriture et un logement. Face aux nécessités de la foule, la
solution des disciples est que chacun pense à soi... Combien de fois
nous chrétiens avons cette tentation! Nous ne nous chargeons pas des
besoins des autres, en les renvoyant avec un compatissant Que Dieu
t'aide... Mais la solution de Jésus va dans une autre direction, une
direction qui surprend les disciples. Donnez-leur vous-mêmes à
manger". Devant leurs arguments, "Jésus ne se décourage
pas et demande aux disciples de faire asseoir la foule par groupes de
cinquante. Il lève alors les yeux au ciel, récite la bénédiction,
rompt les pains et les donne pour être distribués. C'est un moment
de profonde communion. La foule désaltérée par la parole du
Seigneur, est désormais nourrie par son pain de vie... Ce soir, nous
aussi sommes à la table du Seigneur" qui "nous donne
encore une fois son corps... C'est en écoutant sa Parole, en nous
nourrissant de son Corps et de son Sang, qu'il nous fait passer de
l'état de multitude à l'identité de communauté, de l’anonymat à
la communion. L’Eucharistie est le sacrement de la communion, qui
nous fait sortir de l’individualisme pour vivre ensemble dans
l'amitié du Christ. Alors, nous devrions tous nous demander devant
le Seigneur comment nous vivons l’Eucharistie. Est-ce que je la vis
de façon anonyme ou comme moment de vraie communion avec le
Seigneur, mais aussi avec tant de frères et soeurs qui partagent ce
repas?".
Mais
d'où vient la multiplication des pains? s'est demandé le Pape. La
réponse se trouve dans l'invitation de Jésus à donner, à
partager: "Que partagent les disciples? Le peu qu'ils ont, cinq
pains et deux poissons. Mais ce sont justement ces pains et ces
poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient la foule. Et ce
sont les disciples, perdus devant l'inutilité de leurs moyens, de la
pauvreté de ce qu'ils peuvent mettre à disposition, qui expriment
leur confiance en lui... Ceci nous dit que dans l’Eglise comme dans
la société, il y a un mot-clef dont on ne doit pas avoir peur est,
la solidarité. Ce mot signifie savoir mettre à disposition de Dieu
ce que nous avons, nos humbles capacités, car c'est seulement dans
le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, portera du
fruit. Solidarité est un mot mal vu par l'esprit mondain!".
"Ce
soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui
est son Corps. Il se fait don et nous nous faisons l'expérience de
la solidarité de Dieu..., une solidarité qui ne finit pas de nous
surprendre. Dieu se fait proche de nous, par le sacrifice de la Croix
il s'abaisse en entrant dans l'obscurité de la mort pour nous donner
sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi Jésus
se donne à nous dans l'Eucharistie. Il partage notre chemin, ou
plutôt se fait nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre
vie, y compris dans les moments où la route se fait difficile, et où
les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l'Eucharistie, le
Seigneur nous fait parcourir sa route, celle du service, du partage,
du don, et ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est
partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle
de l'amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer...
Amitié, communion et partage! Prions pour que la participation à
l’Eucharistie nous incite toujours à suivre le Seigneur, à être
jour après jour des instruments de communion, à partager avec lui
et avec notre prochain ce que nous sommes. Ainsi seulement notre
existence sera vraiment féconde".
MESSES A SAINTE-MARTHE
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du
Saint-Siège a réagi aux questions que suscitent les messes
célébrées chaque matin par le Saint-Père en la chapelle de la
résidence Ste.Marthe: Il convient d'abord, a déclaré le
P.Lombardi, SJ, à Radio Vatican, de tenir compte du caractère que
le Pape leur attribue. "Ce sont des messes privées à caractère
familial. Il tient à ce que le nombre de fidèles ne dépasse pas la
cinquantaine et malgré les sollicitations il ne désire pas que la
messe soit radio-télévisée. Bien que prononcées en italien, qui
n'est pas sa langue maternelle, sur la base d'un texte écrit, ses
homélies ont un caractère spontané. Leur publication impliquerait
une révision de certains passages, dont la conséquence serait de
constituer un texte différent de l'original parlé... Pour qu'il y
ait concordance, il faudrait que le Saint-Père opère lui-même la
révision, au risque de produire quelque chose de différent" de
la prédiction spontanée originale. Puis il a rappelé que
L'Osservatore Romano et Radio Vatican offrent les passages des ces
homélies matinales, et que le CTV en fournit des enregistrements. Et
qu'il convient de que Pape distingue également entre audiences
officielles et audiences privées. Les textes prononcés au cours de
ces premières sont publiés, tandis que dans le second cas il
"convient de respecter le caractère spontané et familier. Par
conséquent le choix fait reflète la nature des messes de Ste.Marthe
tout en garantissant au public un accès au message qu'il diffuse.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Luis
Francisco Ladaria Ferrer, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Jean-Pierre Delville, Evêque de Liège (superficie 3.862,
population 1.044.000, catholiques 714.000, prêtres 393, diacres 70,
religieux 584), en Belgique. L'Evêque élu, né en 1951 à Liège
(Belgique) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Professeur
près l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Il
succède à Mgr.Aloysius Jousten, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge. Docteur en sciences bibliques, en
philosophie et lettres, il a été Professeur et Recteur du séminaire
de Louvain, Directeur de la Revue d'histoire ecclésiastique de
l'Université catholique de Louvain, Président de l'Institut de
recherches de cette même université, Animateur de la communauté
San Egidio de Liège et Porte Parole de la Conférence épiscopale
belge.
Nommé
le P.Peter Brown, CSSR, Evêque de Samoa - Pago Pago (superficie 197,
population 68.000, catholiques 14.000, prêtres 18, diacres 27,
religieuses 9), à Samoa et USA. L'Evêque élu, né en 1947 à
Christchurch (Nouvelle Zélande), a émis ses voeux religieux en 1975
et a été ordonné prêtre en 1981. Jusqu'ici Supérieur Général
de son ordre pour la Nouvelle Zélande, il succède à Mgr.John Quinn
Weitzel, MM, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge. Licencié en théologie, il a été missionnaire aux Samoa,
aumônier des samoens en Nouvelle Zélande, puis curé de paroisse
dans le diocèse d'Auckland.
Accepté
la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Cochabamba
(Bolivie) présentée pour limite d'âge par Mgr.Angel Gelmi
Bertocchi.
Nommé
Mgr.Sergio Osvaldo Buenanueva, Evêque de San Francisco (superficie
19.611 population 222.000, catholiques 217.000, prêtres 40,
religieux 34), en Argentine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque de Mendoza (Argentine).
Hier,
30 mai, il avait accepté la renonciation à la charge pastorale du
diocèse de Motherwell (GB / Ecosse) présentée pour limite d'âge
par Mgr.Joseph Devine.
mercredi 29 mai 2013
L’EGLISE EST FAMILLE DE DIEU
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). Après avoir parcouru sous la pluie
Place St.Pierre, le Pape François a entrepris aujourd'hui un nouveau
cycle de catéchèse, en abordant lors de l’audience générale le
mystère de l'Eglise: "Nous tous le vivons et en faisons
partie... L'Eglise est famille de Dieu", ainsi que le rappelle
le concile Vatican II. Reprenant la parabole de l'enfant prodigue, il
a évoqué le projet que Dieu a pour l'humanité. "Il veut faire
de nous tous la famille unique de ses enfants, une famille où chacun
se sent aimé de lui...et ressent la joie d'être sa famille. Ce
grand projet trouve son début dans l'Eglise, qui n'est pas une
organisation née d'un accord entre personnes ...mais l'oeuvre de
Dieu née de ce dessein d'amour qui se réalise au long de
l'histoire. L'Eglise est effectivement née du désir de Dieu
d'appeler tous les hommes à communier avec lui, de partager son
amitié... Le mot Eglise vient du grec Ekklesia qui signifie
convocation. Dieu nous convoque et nous pousse à sortir de
l'individualisme et du repli sur soi. Il veut que nous entrions dans
sa famille, et son appel découle de la création même. Il nous a
créés pour que nous vivions en amitié profonde avec lui, les
autres et la création tout entière même si le péché l'a
compromise... Toute l'histoire du salut est celle de Dieu à la
recherche de l'homme, lui offre son amour. Il a appelé Abraham pour
être le père d'une multitude, il a choisi Israël pour passer une
alliance...et envoyé son Fils afin que se réalise une alliance
universelle et éternelle à travers lui. On voit dans l'Evangile que
Jésus rassemblait une petite communauté prête à recevoir sa
parole. Elle le suivait, partageait sa route, devenait sa famille.
C'est avec cette communauté qu'il prépara et entreprit l'Eglise".
L'Eglise est née "du geste suprême d'amour qu'est la Croix, du
flanc percé de Jésus d'où sortaient le sang et l'eau, symboles de
l'Eucharistie et du Baptême. Dans l'Eglise famille de Dieu la lymphe
est son amour" qui fait que chacun est aimé et que tous aiment.
L'Eglise se manifeste "lorsque le don de l'Esprit remplit le
coeur des apôtres, les poussant à sortir pour entreprendre
l'annonce évangélique, la diffusion de l'amour de Dieu".
"De
nos jours encore, certains disent: le Christ oui, l'Eglise non, ou
bien Je crois en Dieu, pas dans les prêtres! Alors que c'est
l'Eglise même qui nous conduit au Christ et à Dieu... Famille de
Dieu, l'Eglise revêt des aspects humains. Parmi ses membres,
pasteurs et fidèles, ont trouve défauts, imperfections et péchés.
Le Pape également en porte tant! Mais heureusement lorsqu'on se
reconnaît pécheur c'est la miséricorde divine qui vient à nous.
Elle nous accorde toujours le pardon. N'oublions jamais que Dieu
pardonne et nous accueille toujours dans un amour fait de pardon et
de miséricorde. Le péché est une offense faite à Dieu mais aussi
une occasion de s'humilier de manière à comprendre qu'il y a
quelque chose de plus beau que tout, la miséricorde divine. Pensons
y... Et demandons nous: Combien j'aime l'Eglise? Je prie pour elle?
Je me sens appartenir à la famille de l'Eglise? Que fais-je pour
qu'elle soit une communauté dans laquelle chacun est compris,
ressent la miséricorde et l'amour de Dieu qui ravive notre
existence? Si la foi est un don et une démarche personnelle, Dieu
nous appelle à la vivre ensemble, en famille, en Eglise. En cette
Année de la foi, demandons tout particulièrement au Seigneur de
faire en sorte que nos communautés, l'Eglise toute entière, soient
toujours plus des familles authentiques vivant et rayonnant de
l'amour de Dieu".
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