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vendredi 5 juillet 2013

RESUME DE L'ENCYCLIQUE LUMEN FIDEI

Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Voici un résumé de la première encyclique du Pape François intitulée Lumen Fidei (la lumière de la foi), publiée ce matin:

Ce texte, qui s'articule en une introduction, quatre chapitres et une conclusion, est en réalité l'encyclique presque achevée de Benoît XVI sur la foi, à laquelle le Pape François a apporté sa propre contribution.

L'introduction expose les buts et, tout particulièrement, la nécessité de redécouvrir le caractère lumineux de la foi, qui éclaire l'existence, aide l'homme à distinguer le bien du mal alors que la foi est souvent perçue comme une illusion, un saut dans l'inconnu qui entrave la liberté de la personne. En cette Année de la foi et en ce cinquantième anniversaire de Vatican II, "un concile sur la foi", il convenait de raviver une large perception de la foi, confessée dans son unité et son intégrité. Il ne s'agit pas d'un préjugé acquis mais d'un don de Dieu qu'il faut nourrir et renforcer. Qui croit, voit! Car la lumière de la foi, qui vient de Dieu, éclaire toute l'existence humaine. Elle vient du souvenir de la vie de Jésus et ouvre un vaste horizon.

Le premier chapitre ("Nous avons cru en l'amour"), en évoquant Abraham, explique comment l'écoute de la Parole est appelée à sortir de notre ego pour s'ouvrir à la vie nouvelle promise, rendant ainsi possible dans l'espérance la poursuite de notre cheminement. Mais la foi est liée à la paternité, parce que le Dieu qui nous appelle n'est pas un étranger mais un père, source de bonté, origine de toute chose et soutien de chacun. Dans l'histoire d'Israël, la foi est opposée à l'idolâtrie, qui détourne l'homme, le retient prisonnier de ses pulsions et le prive de l'attente de la promesse. La foi est quant à elle la confiance en l'amour miséricordieux de Dieu, qui accueille et pardonne toujours, qui redresse les faux pas de nos vies. Elle est la disponibilité à se laisser transformer au simple appel de Dieu, un don gratuit qu'il nous fait et qui demande le courage et l'humilité de se confier pour découvrir le chemin lumineux de rencontre entre Dieu et les hommes qu'est l'histoire du salut. Le paradoxe de la foi est l'adresse perpétuelle à Dieu qui stabilise l'homme et l'éloigne des idoles. Puis le texte s'attarde sur la figure de Jésus médiateur, qui nous ouvre à une vérité plus grande, à la manifestation de l'amour de Dieu comme fondement de la foi. La foi se renforce de la méditation sur la mort de Jésus, qui révèle son inébranlable amour de l'homme. Ressuscité, il devient un témoin digne de foi par lequel Dieu oeuvre dans l'histoire et en détermine le destin final. L'aspect décisif de la foi en Jésus est de participer à sa manière de voir. La foi regarde Jésus mais aussi son point de vue. De même dans la vie où nous faisons confiance à qui en sait plus que nous, pour la foi c'est Jésus qui nous explique Dieu. Nous croyons Jésus lorsque nous acceptons sa parole, nous croyons en lui lorsque nous l'intégrons à notre vie et nous confions à lui. Son incarnation fait que la foi ne nous détache pas de la réalité, qu'elle nous en fait percevoir toute la signification. L'homme se sauve grâce à la foi, car il s'ouvre à un amour qui le précède et le transforme intérieurement. Par cette action de l'Esprit le chrétien porte son regard sur Jésus, ses sentiments et sa disposition filiale. Sans cette présence on ne saurait confesser le Seigneur. La foi devient existence ecclésiale car elle se confesse en communion, entre croyants au sein de l'Eglise. Sans perdre leur identité, les chrétiens sont un au service d'autrui et chacun y gagne son être propre. La foi n'est pas un fait privé, un concept individuel ou une opinion, mais une écoute commune qui devient annonce.

Le second chapitre ("Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas") expose le lien étroit existant entre foi et vérité. Sans la vérité, la foi ne sauve pas! Elle demeure une fable projetant notre désir de bonheur. Nous vivons une crise de la vérité qui rend nécessaire le rappel de ce lien, d'autant que la culture dominante ne tend qu'à croire en la réalité technologique, en ce que l'homme parvient à construire et mesurer par la science. Ce qui fonctionne serait vérité, valable pour un tel et non au service du bien général. La vérité qui explique toute vie est vue avec suspicion. La grande vérité n'est pas celle qui fut à la base des totalitarismes du siècle dernier, le grand oubli du monde contemporain qui, à l'avantage du relativisme et du fanatisme écarte la question que posent la vérité, la vie et Dieu. Ensuite le texte souligne le lien entre foi et amour, non l'amour vagabond mais celui de Dieu qui transforme et permet de voir le réel sous un autre jour. Si la foi leur est liée, la vérité et l'amour ne sauraient être séparés. L'amour véritable surmonte le temps et devient connaissance. L'amour fidèle de Dieu qui révèle la foi constitue une vérité dont le coeur est la rencontre du Christ incarné, venu à nous pour offrir sa grâce et nous convertir. Puis il est question du dialogue entre foi et raison, particulièrement important lorsque la vérité du monde est souvent réduite à un réel subjectif. Faisant peur, la simple vérité est perçue comme une imposition intransigeante, alors qu'elle est l'amour de Dieu qui lui ne s'impose pas par la violence et n'écrase personne comme le fait le totalitarisme. La foi n'est pas intransigeante et le croyant ne peut être arrogant mais porteur humble d'une conviction qui respecte l'autre. Ainsi la foi porte-t-elle au dialogue en tout, dans la science où elle réveille le sens critique et attise la raison face à la splendeur de la création, mais aussi dans la culture, dans le dialogue inter-religieux et avec les incroyants ou qui s'efforcent d'agir comme si Dieu existait... Eux aussi sont en recherche de cette lumière et pratiquent le bien. Connaître Dieu sans la foi est impossible. La théologie enseigne que Dieu n'est pas un objet mais un sujet qui se fait connaître. La théologie, qui participe à cette connaissance, doit être mise au service de la foi des chrétiens. Quant au magistère ecclésial, il ne doit pas dicter de limite à la liberté théologique mais en être un élément constitutif assurant le lien avec la Parole.

Le troisième chapitre ("Je vous transmets ce que j'ai reçu") traite de l'importance de l'évangélisation. Qui s'est ouvert à l'amour de Dieu ne peut le garder pour lui. La lumière de Jésus brille pour les chrétiens qui doivent la transmettre comme un flambeau qui en allume d'autres de génération en génération, tout au long d'une chaîne de témoins de la foi. Ceci implique un lien étroit entre foi et mémoire car la foi n'est pas une option personnelle. Dieu nous unit tous dans le temps en nous rendant contemporains de Jésus. On ne peut croire seul d'autant que la foi s'ouvre à chacun au sein de la communauté qu'est l'Eglise. Qui croit n'est par conséquent jamais seul. Notre ego s'élargit pour générer de nouveaux liens de vie. Le moyen particulier de transmission de la foi restent les sacrements, qui communiquent une mémoire incarnée. Le baptême, des enfants comme des adultes, et le catéchuménat ne peuvent être accomplis seuls. La foi n'est pas un acte individuel et isolé mais une démarche accomplie dans la communion ecclésiale. Personne ne saurait se baptiser, ni confesser la foi par soi même. L'enfant a besoin du soutien de la famille qui lui transmet la foi et des parrains dont le geste montre la synergie existant entre l'Eglise et la cellule familiale. Et puis l'Eucharistie est la nourriture indispensable de la foi, un acte de mémoire actualisant le mystère conduisant du monde visible au monde invisible. Le Credo implique le croyant dans la vérité qu'il confesse, tandis que le Pater permet au chrétien de commencer à voir avec les yeux du Christ, et que le Décalogue permet en réalité d'entrer pratiquement en dialogue avec Dieu. Loin d'être une série de préceptes négatifs il permet d'embrasser la divine miséricorde et d'engager un chemin de gratitude vers la pleine communion avec Dieu. La foi est une car Dieu est un, Elle s'adresse à un Seigneur unique et offre une unité de vision que l'Eglise partage comme seul corps et seul esprit. Mais la foi doit aussi être confessée dans sa pureté et dans son intégrité. Il en va de l'unité de l'Eglise car enlever quoi que ce soit à la foi serait le retrancher de la vérité de communion. Et puis l'unité de la foi étant celle d'un organisme vivant, elle démontre sa catholicité, une universalité éclairante capable d'exprimer au mieux le cosmos et l'histoire. En outre cette unité est garantie par la succession apostolique.

Le quatrième chapitre ("Dieu prépare pour eux une cité") explique le lien qu'il y a entre foi et bien général, qui tend à la constitution d'un meilleur espace de vie de l'homme et des autres espèces. La foi renforce la solidarité entre les êtres humains et les met au service de la justice, du droit et de la paix. Elle n'éloigne pas du monde et des nécessités de l'homme, d'autant que sans l'amour fidèle de Dieu l'unité de l'humanité ne se fonderait que sur l'utilité, l'intérêt ou la peur. A l'inverse la foi, qui tend à l'harmonie des rapports humains et à leur finalité en Dieu, nous met tous au service du bien général. Elle est un bien de tous pour tous, qui ne sert pas seulement à préparer l'Au-delà mais à édifier la société terrestre en marche vers l'espérance. Au premier plan des structures qu'éclaire la foi il y a la famille fondée sur le mariage, union stable d'un homme et d'une femme, née de la valeur de la différence sexuelle et vivant de l'amour qui vient de Dieu. En reconnaissant un amour éternel, la famille reconnaît celui du Créateur qui porte à enfanter. A propos ensuite des jeunes, le document parle des JMJ qui leur permettent d'exprimer la joie de la foi et l'engagement à la vivre généreusement. Les jeunes veulent une vie de qualité et leur rencontre du Christ leur offre une espérance qui ne les décevra pas. La foi n'est pas le refuge de personnes timorées mais une dilatation de la vie. Ainsi dans les rapports sociaux la foi permet-elle aux enfants de Dieu de donner une signification nouvelle à une fraternité universelle qui n'est pas une simple égalité mais l'expérience de la paternité de Dieu et la perception de la dignité de toute personne. La foi enfin aide à trouver des moyens de respecter la nature, de trouver des modèles de développement respectueux, échappant à l'utilitarisme et au profit. Oeuvre de Dieu, la nature doit être perçue comme un don à utiliser pour le bien de tous. Il faut donc trouver une bonne gestion au service de l'humanité entière et capable de dépasser tout esprit conflictuel. Lorsque la foi fait défaut les fondements mêmes de la vie communautaires sont à risque. Si la foi en Dieu est écartée de la société nous perdrons notre confiance en nous, et si l'on est pas unis dans la confiance on le sera dans la peur. D'où l'impérative nécessité de confesser publiquement Dieu pour éclairer la vie de la famille humaine. Quant à la question de la souffrance et de la mort, le chrétien sait qu'elles ne peuvent être éliminées. Mais il sait aussi qu'elles ont un sens lorsqu'on s'en remet à la volonté de Dieu, en en faisant des étapes de croissance dans la foi. Dieu ne fournit pas une explication complète à qui souffre, mais sa présence et son accompagnement qui ouvre un passage des ténèbres vers la lumière. En cela la foi rejoint l'espérance. Et de revenir sur la recommandation du Pape à ne jamais se laisser voler l'espérance en permettant des solutions immédiates sans issue.

La conclusion de l'encyclique ("Bienheureuse celle qui a cru") est une invitation à suivre Marie, l'icône parfaite de la foi. Mère de Jésus elle a conçu la foi et la joie. Prions la afin de ne jamais oublier que le croyant n'est jamais seul, et pour qu'elle nous enseigne à voir avec les yeux de Jésus.

PRESENTATION DE L'ENCYCLIQUE DU PAPE FRANCOIS

Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). La première encyclique du Pape François intitulée Lumen Fidei a été présentée ce matin par Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, et Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

Mgr.Müller, a suivi dans sa présentation les quatre parties de l'encyclique, qui sont comme les quatre tableaux d’un unique retable. Dans la première partie, de la foi d’Abraham, l’homme qui, dans la voix de Dieu, reconnaît un appel profond, inscrit depuis toujours au cœur de son être, on passe à la foi du peuple d’Israël...qui est un passage constant de la tentation à l’incrédulité et de l’adoration des idoles, œuvre des mains de l’homme, à la confession des bienfaits de Dieu et à l’accomplissement progressif de ses promesses. Et ce jusqu’à l’histoire de Jésus, compendium du salut, dans lequel toutes les lignes de l’histoire d’Israël se rassemblent et se concentrent. Avec Jésus, nous pouvons dire définitivement que nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru, parce qu’il est la pleine manifestation de la fiabilité de Dieu".

Dans sa seconde partie, "l’encyclique pose avec force la question de la vérité comme se situant au cœur de la foi. La foi concerne donc également la connaissance de la réalité, elle est un événement cognitif. La foi, sans la vérité, ne sauve pas, elle reste un beau conte, ou bien elle se réduit à un beau sentiment... La foi, en nous ouvrant à l’amour qui vient de Dieu, transforme notre manière de voir les choses, dans la mesure où l’amour même porte une lumière... L’amour est authentique quand il nous relie à la vérité et la vérité elle-même nous attire à elle avec la force de l’amour. Cette découverte de l’amour comme source de connaissance, qui appartient à l’expérience originelle de tout homme, nous est témoignée précisément dans la conception biblique de la foi, et est un des points d’insistance les plus beaux et les plus importants de cette encyclique... La foi nous aide donc à pénétrer en profondeur aux fondements du réel. En ce sens, on peut comprendre à quel niveau la lumière de la raison est en mesure d’éclairer les questions de notre temps sur la vérité, c’est à dire les grandes questions qui montent du cœur humain en face de la réalité entière, aussi bien devant ses beautés que devant ses drames... N'entendant pas résumer la troisième et la quatrième partie de l’encyclique, je voudrais seulement attirer l'attention sur certains points qui, à mon avis, sont particulièrement importants. Avant tout en ce qui concerne le lieu génétique de la foi, laquelle, si elle est un événement touchant intimement la personne, n’enferme pas le je dans un face à face isolé et isolant avec Dieu. En effet, elle naît d’une rencontre qui se produit dans l’histoire et se transmet… par contact, de personne à personne, comme une flamme s’allume à une autre flamme... Il me tient également à cœur de rappeler une citation tirée des Sermons de saint Léon le Grand: Si la foi n’est pas une, elle n’est pas la foi. Nous vivons en effet dans un monde qui, nonobstant toutes ses connexions et globalisations, est fragmenté et sectionné en beaucoup de mondes qui, bien qu’étant en communication, sont souvent et volontiers autonomes, en conflit l’un par rapport à l’autre. L’unité de la foi est pour cette raison le bien précieux que le Saint-Père et ses confrères évêques sont invités à témoigner, à alimenter et à garantir, comme les prémices d’une unité qui veut s’offrir comme don au monde entier... Enfin une dernière suggestion, reprise littéralement du texte, en sa quatrième partie. S’il est vrai que la foi authentique remplit de joie et est un épanouissement de la vie, voilà un rappel qui rapproche concrètement le Pape François et Benoît XVI. La lumière de la foi ne nous fait pas oublier les souffrances du monde, mais nous ouvre à une présence qui accompagne, à une histoire de bien qui s’unit à chaque histoire de souffrance pour ouvrir en elle une trouée de lumière... Bref, Lumen Fidei veut réaffirmer de manière nouvelle que la foi en Jésus-Christ est un bien pour l’homme, elle est un bien pour tous, elle est un bien commun. Sa lumière n’éclaire pas seulement l’intérieur de l’Eglise et ne sert pas seulement à construire une cité éternelle dans l’au-delà. Elle nous aide aussi à édifier nos sociétés, afin que nous marchions vers un avenir rempli d’espérance".

Puis le Cardinal Ouellet a d'abord souligné que Lumen Fidei "raconte la foi comme une expérience de communion, de dilatation du moi et de solidarité dans la marche de l’Eglise avec le Christ pour le salut de l’humanité... Objectivement, la lumière de la foi oriente le sens de la vie, elle réconforte et console les cœurs inquiets et meurtris, mais elle engage aussi les croyants à servir le bien commun de l’humanité par l’annonce et le partage authentique de la grâce reçue de Dieu... Subjectivement, la foi est une ouverture à l’amour du Christ, un accueil, l’entrée dans une relation qui élargit le je aux dimensions d’un nous qui n’est pas seulement humain, dans l’Eglise, mais qui est proprement divin, c'est à dire une participation authentique au nous du Père et du Fils dans l'Esprit... De ce nous trinitaire qui se prolonge dans le nous ecclésial, l’encyclique enchaîne tout naturellement avec le nous de la famille qui est le lieu par excellence de la transmission de la foi... D’autre part, il existe de profondes affinités entre la foi et l’amour définitif que se promettent l’homme et la femme qui se marient... L’encyclique ajoute un développement remarquable sur la pertinence de la foi pour la vie en société, pour l’édification de la cité dans la justice et la paix, grâce au respect de chaque personne et de sa liberté, grâce aux ressources de compassion et de réconciliation qu’elle offre pour le soulagement des souffrances et la résolution des conflits... La tendance à confiner la foi au domaine de la vie privée se trouve ici réfutée pacifiquement, mais d’une façon décisive. Beaucoup d’aspects développés dans les encycliques de Benoît XVI sur la charité et l’espérance trouvent leur complément dans cette mise en lumière de la foi comme communion et service du bien commun... En conclusion, cette encyclique contemple Marie, la figure par excellence de la foi, celle qui a écouté la Parole et l’a gardée dans son cœur, celle qui a suivi Jésus et qui s’est laissée transformer".

Quant à Mgr.Fisichella, il a insisté sur l'expression "Qui croit voit", pouvant "résumer tout l'enseignement du Pape François contenu dans une encyclique qui repose sur le binôme lumière amour. Il s'agit d'un cheminement que le Pape propose à l'Eglise afin de retrouver sa fonction missionnaire... En exposant la foi, le texte se concentre sur l'essentiel de l'Eglise et du croyant, c'est à dire sur l'Incarnation, la mort et la résurrection du Fils de Dieu, et sur sa révélation de l'amour absolu... La foi naît de l'amour, ce qui établit un rapport indivisible entre la connaissance de foi et la connaissance d'amour même si l'amour détient un primat indiscutable. La lumière de la foi est contenue dans celle de l'amour... L'encyclique porte symboliquement la date du 29 juin, fête des apôtres premiers témoins de la foi à Rome, dans cette ville où le Successeur de Pierre a le devoir de confirmer ses frères dans l'unité de la foi... Il avait plusieurs fois été demandé à Benoît XVI de rédiger une encyclique sur la foi pour compléter un triptyque avec Deus Caritas Est et Spe Salvi... Surmontant sa réticence dans la perspective de la clôture de l'Année de la foi, il entreprit une rédaction inachevée et aujourd'hui proposée par le Pape François sous la forme d'un programme... Lumen Fidei reprend donc plusieurs thèmes du magistère de Benoît XVI tout en étant pleinement un texte du Pape François, dont on retrouve le style fait d'image et de formules directes... En résumé on y retrouve trois verbes employés par le Saint-Père dans son discours aux Cardinaux ayant suivi son élection: Cheminer, bâtir, confesser. Ils en sont les clefs de lecture d'une encyclique qui se place parfaitement dans le contexte de l'Année de la foi, du cinquantenaire de Vatican II et du vingtième anniversaire du Catéchisme de l'Eglise catholique. Vatican II, écrit le Pape, fut un concile sur la foi...destiné à replacer de manière compréhensible et croyable le primat de Dieu au centre de la vie ecclésiale dans une société et une culture changées. Quant au Catéchisme, il constitue un outil efficace pour que l'Eglise accomplisse sa mission... Et à son propos le Pape François souligne la valeur fondamentale du Credo...qui permet de voir la foi comme une réalité majeure de la vie des croyants, trop souvent analphabètes des contenus de la foi chrétienne... En somme, qui croit est appelé à vivre avec responsabilité face au monde, à la nature et à la société... L'encyclique revêt aussi une forte connotation pastorale...car le Saint-Père sait traduire les délicats points théologiques au moyen de formules qui aident la réflexion des fidèles et la catéchèse... Personne ne devrait donc craindre d'envisager de grands idéaux et de tendre à leur réalisation. La foi et l'amour, qui sont leurs premiers devoirs en un temps de faiblesse culturelle, sonnent comme un défi et une provocation qui nous interpellent".

STATUE DE L'ARCHANGE MICHEL

Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Ce matin dans la cour du palais du Governorat, le Saint-Père a procédé, en présence de Benoît XVI, à la bénédiction d'un statue de l'archange Michel (oeuvre de Giuseppe Antonio Lomuscio) et à la consécration de l'Etat de la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel. Après les interventions du Cardinal Giuseppe Bertello, Président du Governorat et de son prédécesseur le Cardinal Lajolo, le Pape François a rappelé que les jardins vaticans abritent nombre d'oeuvres d'art, auxquelles s'ajoute désormais une statue qui brillera par l'emplacement qu'elle occupera et par ce qu'elle représente. Il ne s'agit pas en effet d'un monument commémoratif mais d'une invitation à la prière, qui prend parfaitement place dans l'Année de la foi. Michel signifie semblable à Dieu, son champion, le porteur de sa transcendance et de sa puissance, le défenseur du peuple de Dieu contre ses ennemis et le Diable au premier chef. Il est vainqueur car en lui c'est Dieu qui agit. Cette sculpture doit nous rappeler que le mal sera vaincu... Dans les épreuves de la vie nous ne sommes pas abandonnés mais soutenus par les anges de Dieu, qui nous aident à surmonter tant de périls et à dominer une réalité qui pourrait nous rabattre vers le bas. En lui consacrant l'Etat de la Cité du Vatican, nous demandons à l'archange Michel de le défendre du Malin, de l'en faire sortir". Après quoi, il a récité la prière de consécration à Joseph et à Michel, béni la statue et l'assistance.

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, autorisant la promulgation des décrets relatifs aux:

MIRACLES attribués à l'intercession

du bienheureux Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyla), évêque polonais et Souverain Pontife (1920 - 2005).

du serviteur de Dieu Alvaro del Portillo y Diez de Sollano, évêque espagnol, Prélat de l'Opus Dei (1914 - 1994).

de la servante de Dieu Esperanza de Jesús (María Josefa Alhama Valera), religieuse espagnole fondatrice des Servantes de l'Amour miséricordieux et des Fils de l'Amour miséricordieux (1893 - 1983).

MARTYRE

du serviteur de Dieu José Guardiet y Pujol, prêtre espagnol tué en haine de la foi le 3 août 1936.

du serviteur de Dieu Mauricio Íñiguez de Heredia, religieux espagnol, et ses 23 compagnons hospitaliers de St.Jean de Dieu, tués en haine de la foi en 1936 ou 1937.

du serviteur de Dieu Fortunato Velasco Tobar, prêtre espagnol, et ses 13 compagnons de la Congrégation de la Mission, tués en haine de la foi entre 1934 et 1936.

de la servante de Dieu María Asunción (Juliana González Trujillano), religieuse espagnole, et ses 2 consoeurs Franciscaines missionnaires de la Mère du divin Pasteur, tuées en haine de la foi en 1936.

VERTUS HEROIQUES

du serviteur de Dieu Nicola D'Onofrio, prêtre italien de l'ordre des Camilliens (1943 - 1964).

du serviteur de Dieu Bernard Philippe, religieux français (Jean Fromental Cayroche), Frère des Ecoles chrétiennes et fondateur des Guadalupanes de La Salle (1895 - 1978).

de la servante de Dieu Maria Isabel da Santíssima Trinidade, veuve et religieuse portugaise (Maria Isabel Picão Caldeira), fondatrice des Conceptionistes (1889 - 1962).

AUDIENCES


Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Ennio Antonelli.

Le Cardinal Fiorenzo Angelini.

RESUME DE L'ENCYCLIQUE LUMEN FIDE

I
Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Voici un résumé de la première encyclique du Pape François intitulée Lumen Fidei (la lumière de la foi), publiée ce matin:

Ce texte, qui s'articule en une introduction, quatre chapitres et une conclusion, est en réalité l'encyclique presque achevée de Benoît XVI sur la foi, à laquelle le Pape François a apporté sa propre contribution.

L'introduction expose les buts et, tout particulièrement, la nécessité de redécouvrir le caractère lumineux de la foi, qui éclaire l'existence, aide l'homme à distinguer le bien du mal alors que la foi est souvent perçue comme une illusion, un saut dans l'inconnu qui entrave la liberté de la personne. En cette Année de la foi et en ce cinquantième anniversaire de Vatican II, "un concile sur la foi", il convenait de raviver une large perception de la foi, confessée dans son unité et son intégrité. Il ne s'agit pas d'un préjugé acquis mais d'un don de Dieu qu'il faut nourrir et renforcer. Qui croit, voit! Car la lumière de la foi, qui vient de Dieu, éclaire toute l'existence humaine. Elle vient du souvenir de la vie de Jésus et ouvre un vaste horizon.

Le premier chapitre ("Nous avons cru en l'amour"), en évoquant Abraham, explique comment l'écoute de la Parole est appelée à sortir de notre ego pour s'ouvrir à la vie nouvelle promise, rendant ainsi possible dans l'espérance la poursuite de notre cheminement. Mais la foi est liée à la paternité, parce que le Dieu qui nous appelle n'est pas un étranger mais un père, source de bonté, origine de toute chose et soutien de chacun. Dans l'histoire d'Israël, la foi est opposée à l'idolâtrie, qui détourne l'homme, le retient prisonnier de ses pulsions et le prive de l'attente de la promesse. La foi est quant à elle la confiance en l'amour miséricordieux de Dieu, qui accueille et pardonne toujours, qui redresse les faux pas de nos vies. Elle est la disponibilité à se laisser transformer au simple appel de Dieu, un don gratuit qu'il nous fait et qui demande le courage et l'humilité de se confier pour découvrir le chemin lumineux de rencontre entre Dieu et les hommes qu'est l'histoire du salut. Le paradoxe de la foi est l'adresse perpétuelle à Dieu qui stabilise l'homme et l'éloigne des idoles. Puis le texte s'attarde sur la figure de Jésus médiateur, qui nous ouvre à une vérité plus grande, à la manifestation de l'amour de Dieu comme fondement de la foi. La foi se renforce de la méditation sur la mort de Jésus, qui révèle son inébranlable amour de l'homme. Ressuscité, il devient un témoin digne de foi par lequel Dieu oeuvre dans l'histoire et en détermine le destin final. L'aspect décisif de la foi en Jésus est de participer à sa manière de voir. La foi regarde Jésus mais aussi son point de vue. De même dans la vie où nous faisons confiance à qui en sait plus que nous, pour la foi c'est Jésus qui nous explique Dieu. Nous croyons Jésus lorsque nous acceptons sa parole, nous croyons en lui lorsque nous l'intégrons à notre vie et nous confions à lui. Son incarnation fait que la foi ne nous détache pas de la réalité, qu'elle nous en fait percevoir toute la signification. L'homme se sauve grâce à la foi, car il s'ouvre à un amour qui le précède et le transforme intérieurement. Par cette action de l'Esprit le chrétien porte son regard sur Jésus, ses sentiments et sa disposition filiale. Sans cette présence on ne saurait confesser le Seigneur. La foi devient existence ecclésiale car elle se confesse en communion, entre croyants au sein de l'Eglise. Sans perdre leur identité, les chrétiens sont un au service d'autrui et chacun y gagne son être propre. La foi n'est pas un fait privé, un concept individuel ou une opinion, mais une écoute commune qui devient annonce.

Le second chapitre ("Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas") expose le lien étroit existant entre foi et vérité. Sans la vérité, la foi ne sauve pas! Elle demeure une fable projetant notre désir de bonheur. Nous vivons une crise de la vérité qui rend nécessaire le rappel de ce lien, d'autant que la culture dominante ne tend qu'à croire en la réalité technologique, en ce que l'homme parvient à construire et mesurer par la science. Ce qui fonctionne serait vérité, valable pour un tel et non au service du bien général. La vérité qui explique toute vie est vue avec suspicion. La grande vérité n'est pas celle qui fut à la base des totalitarismes du siècle dernier, le grand oubli du monde contemporain qui, à l'avantage du relativisme et du fanatisme écarte la question que posent la vérité, la vie et Dieu. Ensuite le texte souligne le lien entre foi et amour, non l'amour vagabond mais celui de Dieu qui transforme et permet de voir le réel sous un autre jour. Si la foi leur est liée, la vérité et l'amour ne sauraient être séparés. L'amour véritable surmonte le temps et devient connaissance. L'amour fidèle de Dieu qui révèle la foi constitue une vérité dont le coeur est la rencontre du Christ incarné, venu à nous pour offrir sa grâce et nous convertir. Puis il est question du dialogue entre foi et raison, particulièrement important lorsque la vérité du monde est souvent réduite à un réel subjectif. Faisant peur, la simple vérité est perçue comme une imposition intransigeante, alors qu'elle est l'amour de Dieu qui lui ne s'impose pas par la violence et n'écrase personne comme le fait le totalitarisme. La foi n'est pas intransigeante et le croyant ne peut être arrogant mais porteur humble d'une conviction qui respecte l'autre. Ainsi la foi porte-t-elle au dialogue en tout, dans la science où elle réveille le sens critique et attise la raison face à la splendeur de la création, mais aussi dans la culture, dans le dialogue inter-religieux et avec les incroyants ou qui s'efforcent d'agir comme si Dieu existait... Eux aussi sont en recherche de cette lumière et pratiquent le bien. Connaître Dieu sans la foi est impossible. La théologie enseigne que Dieu n'est pas un objet mais un sujet qui se fait connaître. La théologie, qui participe à cette connaissance, doit être mise au service de la foi des chrétiens. Quant au magistère ecclésial, il ne doit pas dicter de limite à la liberté théologique mais en être un élément constitutif assurant le lien avec la Parole.

Le troisième chapitre ("Je vous transmets ce que j'ai reçu") traite de l'importance de l'évangélisation. Qui s'est ouvert à l'amour de Dieu ne peut le garder pour lui. La lumière de Jésus brille pour les chrétiens qui doivent la transmettre comme un flambeau qui en allume d'autres de génération en génération, tout au long d'une chaîne de témoins de la foi. Ceci implique un lien étroit entre foi et mémoire car la foi n'est pas une option personnelle. Dieu nous unit tous dans le temps en nous rendant contemporains de Jésus. On ne peut croire seul d'autant que la foi s'ouvre à chacun au sein de la communauté qu'est l'Eglise. Qui croit n'est par conséquent jamais seul. Notre ego s'élargit pour générer de nouveaux liens de vie. Le moyen particulier de transmission de la foi restent les sacrements, qui communiquent une mémoire incarnée. Le baptême, des enfants comme des adultes, et le catéchuménat ne peuvent être accomplis seuls. La foi n'est pas un acte individuel et isolé mais une démarche accomplie dans la communion ecclésiale. Personne ne saurait se baptiser, ni confesser la foi par soi même. L'enfant a besoin du soutien de la famille qui lui transmet la foi et des parrains dont le geste montre la synergie existant entre l'Eglise et la cellule familiale. Et puis l'Eucharistie est la nourriture indispensable de la foi, un acte de mémoire actualisant le mystère conduisant du monde visible au monde invisible. Le Credo implique le croyant dans la vérité qu'il confesse, tandis que le Pater permet au chrétien de commencer à voir avec les yeux du Christ, et que le Décalogue permet en réalité d'entrer pratiquement en dialogue avec Dieu. Loin d'être une série de préceptes négatifs il permet d'embrasser la divine miséricorde et d'engager un chemin de gratitude vers la pleine communion avec Dieu. La foi est une car Dieu est un, Elle s'adresse à un Seigneur unique et offre une unité de vision que l'Eglise partage comme seul corps et seul esprit. Mais la foi doit aussi être confessée dans sa pureté et dans son intégrité. Il en va de l'unité de l'Eglise car enlever quoi que ce soit à la foi serait le retrancher de la vérité de communion. Et puis l'unité de la foi étant celle d'un organisme vivant, elle démontre sa catholicité, une universalité éclairante capable d'exprimer au mieux le cosmos et l'histoire. En outre cette unité est garantie par la succession apostolique.

Le quatrième chapitre ("Dieu prépare pour eux une cité") explique le lien qu'il y a entre foi et bien général, qui tend à la constitution d'un meilleur espace de vie de l'homme et des autres espèces. La foi renforce la solidarité entre les êtres humains et les met au service de la justice, du droit et de la paix. Elle n'éloigne pas du monde et des nécessités de l'homme, d'autant que sans l'amour fidèle de Dieu l'unité de l'humanité ne se fonderait que sur l'utilité, l'intérêt ou la peur. A l'inverse la foi, qui tend à l'harmonie des rapports humains et à leur finalité en Dieu, nous met tous au service du bien général. Elle est un bien de tous pour tous, qui ne sert pas seulement à préparer l'Au-delà mais à édifier la société terrestre en marche vers l'espérance. Au premier plan des structures qu'éclaire la foi il y a la famille fondée sur le mariage, union stable d'un homme et d'une femme, née de la valeur de la différence sexuelle et vivant de l'amour qui vient de Dieu. En reconnaissant un amour éternel, la famille reconnaît celui du Créateur qui porte à enfanter. A propos ensuite des jeunes, le document parle des JMJ qui leur permettent d'exprimer la joie de la foi et l'engagement à la vivre généreusement. Les jeunes veulent une vie de qualité et leur rencontre du Christ leur offre une espérance qui ne les décevra pas. La foi n'est pas le refuge de personnes timorées mais une dilatation de la vie. Ainsi dans les rapports sociaux la foi permet-elle aux enfants de Dieu de donner une signification nouvelle à une fraternité universelle qui n'est pas une simple égalité mais l'expérience de la paternité de Dieu et la perception de la dignité de toute personne. La foi enfin aide à trouver des moyens de respecter la nature, de trouver des modèles de développement respectueux, échappant à l'utilitarisme et au profit. Oeuvre de Dieu, la nature doit être perçue comme un don à utiliser pour le bien de tous. Il faut donc trouver une bonne gestion au service de l'humanité entière et capable de dépasser tout esprit conflictuel. Lorsque la foi fait défaut les fondements mêmes de la vie communautaires sont à risque. Si la foi en Dieu est écartée de la société nous perdrons notre confiance en nous, et si l'on est pas unis dans la confiance on le sera dans la peur. D'où l'impérative nécessité de confesser publiquement Dieu pour éclairer la vie de la famille humaine. Quant à la question de la souffrance et de la mort, le chrétien sait qu'elles ne peuvent être éliminées. Mais il sait aussi qu'elles ont un sens lorsqu'on s'en remet à la volonté de Dieu, en en faisant des étapes de croissance dans la foi. Dieu ne fournit pas une explication complète à qui souffre, mais sa présence et son accompagnement qui ouvre un passage des ténèbres vers la lumière. En cela la foi rejoint l'espérance. Et de revenir sur la recommandation du Pape à ne jamais se laisser voler l'espérance en permettant des solutions immédiates sans issue.

La conclusion de l'encyclique ("Bienheureuse celle qui a cru") est une invitation à suivre Marie, l'icône parfaite de la foi. Mère de Jésus elle a conçu la foi et la joie. Prions la afin de ne jamais oublier que le croyant n'est jamais seul, et pour qu'elle nous enseigne à voir avec les yeux de Jésus.

jeudi 4 juillet 2013

VISITE DU PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN

Cité du Vatican, 4 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président du Conseil italien M.Enrico Letta, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les entretiens ont porté sur la situation sociale et les principales difficultés rencontrées par les citoyens et les institutions du pays comme de l’Union européenne, et en particulier sur les mesures destinées à créer et protéger les emplois, spécialement pour les jeunes. La contribution active des familles italiennes et des institutions de l’Eglise ont été reconnues en ce qu’elles continuent de fournir au pays sa stabilité. Quelques aspects de politique internationale ont aussi été abordés avec une attention particulière à l’évolution du contexte civil et institutionnel des pays du bassin méditerranéen et du Proche Orient. Enfin, les parties se sont dites convaincues de la nécessité de continuer leur collaboration pour le progrès de la nation italienne et pour le bien de la communauté internationale.

BILAN 2012 DU SAINT-SIEGE ET DE L'ETAT DU VATICAN

Cité du Vatican, 4 juillet 2013 (VIS). Du 2 au 3 juillet, s’est tenue, sous la présidence du Cardinal Secrétaire d’Etat, la réunion annuelle du Conseil cardinalice en charge des questions administratives et économiques du Saint-Siège. Le Saint-Père est intervenu, mercredi, et a confirmé les buts et l’utilité du Conseil, invitant ses membres à continuer leurs rencontres périodiques.

Le communiqué publié ce jour indique que le bilan définitif consolidé du Saint-Siège en 2012, présenté par le Cardinal Giuseppe Versaldi, Président de la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège, enregistre un bénéfice de 2.185.622 euro grâce surtout au bon rendement de la gestion financière. Si les dépenses principales regardent le personnel (2.823 personnes) et les organes de la communication, en raison du paiement de nouvelles taxes qui reposent sur les immeubles (IMU) l’augmentation a été de 5.000.000 d’euros par rapport à l’année précédente. Le bilan définitif 2012 du Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican (1.936 employés), qui est distinct du Saint-Siège, donne un bénéfice de 23.079.800 euro, en augmentation de plus d’un million d’euro par rapport à l’année précédente. Le Denier de St.Pierre, constitué des dons faits au Pape par les fidèles et les diocèses, les congrégations et les fondations, est passé de 69.711.722 à 65.922.637 US$. Sur la base du canon 1271 du CIC, la contribution des diocèses à la Curie Romaine est passée de 32.128.675 à 28.303.239 US$ pour l'exercice 2012, soit une diminution de 11,91%. Quant à la contribution des ordres religieux, des instituts séculiers et des fondations, elle est passée de 1.194.217 à 1.133.466 US$, soit une diminution de 7,45% par rapport à 2011. En 2012, l'Institut pour les œuvres de religion a offert 50 millions d'euro pour la charité du Saint-Père.

Durant la réunion, nombre de Cardinaux membres sont intervenus pour dire leur appréciation des résultats atteints positifs et ont encouragé la réforme nécessaire en vue de réduire les coûts par une œuvre de simplification et de rationalisation des organismes existants, ainsi qu’une programmation plus attentive de l’activité de toutes les administrations. Tous ont exprimé leur gratitude pour le soutien donné, souvent de façon anonyme, au ministère universel du Pape malgré la période de crise économique, et ont encouragé à persévérer dans cette bonne œuvre.

ADHESION DE L'A.I.F. AU GROUPE EGMONT

Cité du Vatican, 4 juillet 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège communique l'adhésion de l'Autorité de contrôle financier du Saint-Siège - Etat de la Cité du Vatican au Groupe Egmont: Hier à Sun City (Sud - Afrique), au cours de sa 21 assemblée, le Groupe Egmont a admis en son sein l'AIF comme membre à plein titre. Cette insertion dans un réseau mondial permettant l'échange d'informations dans la lutte contre la criminalité financière constitue une nouvelle étape de l'intégration vaticane à l'activité internationale. Elle représente aussi une reconnaissance des efforts accomplis par le Saint-Siège et l'Etat de la Cité du Vatican en la matière, qu'il s'agisse de recyclage ou de financement du terrorisme, qui permettra d'accroître les capacités d'action de l'AIF. Constitué en 1995, le Groupe Egmont regroupe les autorités de contrôle financier de plus de 130 pays, qui peuvent ainsi coordonner au mieux la lutte contre la criminalité financière.


AUDIENCES


Cité du Vatican, 4 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Ignazio Marino, nouveau Maire de Rome (Italie).

M.Giovanni Alemanno, ancien Maire de Rome (Italie).

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 4 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.José Rafael Quirós Quirós, Archevêque métropolitain de San José de Costa Rica (superficie 2.208, population 1.971.384, catholiques 1.383.912, prêtres 343, diacres 3, religieux 703), au Costa Rica. Jusqu'ici Evêque de Limón (Costa Rica), il succède à Mgr.Hugo Barrantes Ureña, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


mercredi 3 juillet 2013

VOIR JESUS DANS LES PLUS HUMBLES

Cité du Vatican, 3 juillet 2013 (VIS). A la messe célébrée ce matin à Ste.Marthe, le Pape François a commenté l'Evangile du jour en disant que pour rencontrer Dieu vivant il fallait embrasser les plaies de Jésus que portent nos frères affamés, pauvres, malades et détenus. Après la Résurrection Jésus est apparu aux apôtres mais Thomas était absent et le Seigneur lui a accordé une semaine pour se révéler à lui. Désormais son corps était propre et lumineux, mais les plaies étaient toujours présentes. Elles le demeurent. A la fin des temps, le Seigneur nous les montrera. Pour croire Thomas voulait les toucher, mais c'était un têtu. Et le Seigneur a justement voulu qu'un têtu nous fasse comprendre quelque chose d'immensément important: Le Seigneur est ressuscité. Ainsi fut-il le premier des apôtres à confesser la divinité de Jésus après la Résurrection. Le Seigneur s'est servi de l'incrédulité de Thomas pour proclamer sa divinité... Pour rencontrer Dieu il faut toucher les plaies de Jésus. Dans son histoire, l'Eglise s'est parfois trompée de route dans sa recherche de Dieu. Certains ont cru que le Dieu vivant des chrétiens pouvait se trouver dans la méditation, y compris la plus élevée. C'est une erreur car nombreux sont ceux qui n'arrivent jamais au but. D'autres parviennent peut-être à la connaissance de Dieu, mais non de Jésus-Christ, le Fils du Père et troisième personne de la Trinité. Quant aux gnostiques, ils sont de bonnes personnes qui empruntent un mauvais chemin, tortueux qui ne conduit nulle part. D'autres encore on pensé qu'il fallait se mortifier dans la pénitence et le jeûne. Mais tous ces chrétiens n'ont pas rencontré Jésus-Christ, le Dieu vivant. Pélagiens, ils croient que leur volonté leur permet d'accéder à cette connaissance. Or Jésus nous dit que pour le rencontrer il suffit de toucher ses plaies, des plaies que l'on trouve en accomplissant des actes de miséricorde, au corps à corps comme à l'âme, c'est à dire en secourant nos frères blessés par la faim, la soif et le froid, par la nudité et l'humiliation, l'esclavage et la prison, par la maladie. Telles sont aujourd'hui les plaies du Seigneur qui nous demande un acte de foi fondé sur ces plaies mêmes. Il ne suffit toutefois pas de créer quelque fondation et de se faire plaisir en semblant aider les autres en philanthropes! C'est important certes, mais cela n'est pas suffisant. Nous devons comme Thomas toucher les plaies de Jésus, les embrasser concrètement, tel François avec les lépreux. En somme, pour rencontrer le Dieu vivant, un cours théorique ne saurait suffire. Il faut sortir et voir les choses concrètes. Demandons donc à saint Thomas de nous aider à trouver ce courage de toucher les plaies de Jésus et d'adorer ainsi le Dieu vivant.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 3 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Jean-Louis Bruguès, Archiviste Bibliothécaire de l'Eglise.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 3 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Tarcisius Gervazio Ziyaye, Archevêque de Lilongwe (superficie 24.025, population 5.064.000, catholiques 1.550.000, prêtres 84, religieux 195), au Malawi. Jusqu'ici Archevêque de Blantyre (Malawi), il succède à Mgr.Rémi-Joseph Sainte-Marie, M.Afr, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Viktor Henry Thakur, Archevêque de Raipur (superficie 60.819, population 15.986.000, catholiques 69.453, prêtres 146, religieux 580), en Inde. Jusqu'ici Evêque de Bettiah (Inde), il succède à Mgr.Joseph Augustine Charanakunnel, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Joseph Arsbad, Evêque de Faisalabad (superficie 35.300, population 38.265.000, catholiques 150.000, prêtres 42, religieux 129), au Pakistan. L'Evêque élu, né en 1964 à Lahore (Pakistan) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Conseiller de nonciature en Bosnie - Herzégovine. Il a été vicaire paroissial avant d'entrer en 1999 au service diplomatique du Saint-Siège.

L'Abbé José Maria Chaves dos Reis, Evêque d'Abaetetuba (superficie 28.256, population 490.000, catholiques 351.000, prêtres 32, religieux 40), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1962 à Oeiras do Pará (Brésil) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Cametá (Brésil). Licencié en sciences religieuses, il a été recteur du petit séminaire puis du grand séminaire de Cametá, curé de la cathédrale.

Mgr.Joao Gilberto de Moura, Evêque de Jardim (superficie 69.972, population 397.000, catholiques 277.000, prêtres 15, diacres 3, religieux 23), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1963 à Ituiutaba (Brésil) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse d'Ituiutaba. Il a été recteur de petit séminaire, aumônier de mouvement, coordinateur de la pastorale diocésaine de l'enfance, curé de paroisse, chancelier puis administrateur diocésain.

Le Cardinal John Onaiyekan, Archevêque d'Abuja (Nigeria), Administrateur apostolique du diocèse d'Ahiara (Nigeria).

mardi 2 juillet 2013

VISITE DU PAPE A LAMPEDUSA

Cité du Vatican, 2 juillet 2013 (VIS). Lundi prochain 8 juillet le Saint-Père se rendra en hélicoptère sur l'île italienne de Lampedusa, où il devrait arriver peu après 9 h. Accueilli par Mme.Giuseppina Nicolini, Maire de Lampedusa, et par Mgr.Francesco Montenegro, Archevêque d'Agrigento, gagnera le port en bateau, accompagné par des barques de pêcheurs. Durant le trajet il lancera à l'eau une couronne de fleurs en hommages aux victimes de la mer. Divers groupes de migrants l'attendront sur le port et il gagnera le complexe sportif de Salina, où il célébrera la messe à 10 h. Après quoi le Pape François fera halte à la paroisse avant de rejoindre l'aérodrome, d'où il repartira pour Rome. L'arrivée au Vatican est prévue vers 14 h.

CHANGEMENTS AU I.O.R.

Cité du Vatican, 2 juillet 2013 (VIS). Hier soir a été diffusé par la Salle de Presse du Saint-Siège un communiqué exposant les derniers changements survenus au IOR:

Après de longues années de service, dans l'intérêt de l'institut et du Saint-Siège, le Directeur M.Paolo Cipriani, et le Vice Directeur M.Massimo Tulli ont présenté leur démission, aussitôt acceptée par le Conseil de supervision et par la Commission cardinalice. Ces organes ont demandé au Président M.Ernst von Freyberg d'assumer leur intérim. L'Autorité de contrôle financier et la Commission spéciale nommée le 26 juin ont pris acte. Le Président, est désormais assisté de M.Roland Marracini à la vice présidence, tandis que M.Antonio Montaresi sera en charge du contrôle et mise en conformité des opérations et des projets. Tous deux ont acquis leurs compétences dans le secteur bancaire en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Le Président, après avoir remercié Mr.Cipriani et M.Tulli pour l'application manifestée durant leur activité, s'est félicité de l'arrivée de M.Marranci et de M.Montaresi, dont il a salué l'excellence professionnelle. Puis il a tenu à rappeler que depuis 2010 la direction oeuvre sérieusement à aligner le IOR sur les standards internationaux en matière d'anti-recyclage. Au-delà des résultats acquis et de progrès largement dus aux organismes directifs et au personnel du IOR, il est clair que l'accélération du processus nécessite une nouvelle direction. Par ailleurs le Conseil de supervision a engagé les démarches destinées à pourvoir les postes de Directeur et Vice Directeur. En mai le Président du Conseil de supervision a chargé le Promontory Financial Group de renforcer le dispositif anti-recyclage de l'institut selon sept axes de travail, de manière à contrôler efficacement les rapports avec la clientèle. Le Président Freyberg a en outre demandé à Mme.Elizabeth McCaul et à M.Raffaele Cosimo (PFG pour l'Europe) d'assumer la charge de conseillers à la gestion du IOR. Rappelons que le IOR, un organisme créé en 1942 par décret pontifical, a pour mission statutaire d'aider le Saint-Siège et l'Eglise catholique de par le monde. Il protège le patrimoine d'un nombre précis et défini de personnes physiques et juridiques affiliées à l'Eglise, selon les normes du droit canonique et la législation de l'Etat de la Cité du Vatican. La gouvernance du IOR se compose d'une Commission cardinalice, d'un Prélat, d'un Conseil de supervision et d'une Direction. Le IOR, qui compte 114 employés, dispose d'un siège unique sur le territoire de l'Etat du Vatican.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 2 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.
Le Cardinal Mauro Piacenza, Préfet de la Congrégation pour le clergé.

lundi 1 juillet 2013

LUMEN FIDEI, PREMIERE ENCYCLIQUE DU PAPE FRANCOIS

Ci du Vatican, 1 juillet 2013 (VIS). La première encyclique du Pape François intitulée Lumen Fidei sera publiée vendredi 5 juillet. Selon le P.Federico Lombardi SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le document qui n'est "pas très long" sera présenté à 11 h ce même jour par le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, ainsi que par Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

LE PAPE SE RENDRA A LAMPEDUSA

Cité du Vatican, 1 juillet 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège annonce que lundi 8 juillet le Saint-Père se rendra sur l'île italienne de Lampedusa: Profondément choqué par le naufrage d'une embarcation d'émigrants africains, dont certains sont morts, faisant suite à une longue liste de drames de ce genre, le Pape François désire rencontrer les survivants ainsi que la population locale. Il entend en appeler à la responsabilité de tous envers les uns et les autres et, vue la situation, sa visite se fera de la manière la plus discrète possible. Il rencontrera les évêques de la région et les autorités locales.

AVIS DE LA MAISON PONTIFICALE

Cité du Vatican,1 juillet 2013 (VIS). La Préfecture de la Maison pontificale notifie qu'il n'y aura pas non plus d'audiences générales en août. Elles reprendront mercredi 4 septembre. Les dimanches d'août le Saint-Père récitera l'angélus dominical au Vatican. Jeudi 15 août, il se rendra à Castelgandolfo pour célébrer la messe de l'Assomption en l'église paroissiale, suivie de l'angélus.

JOURNEE DES SEMINARISTES, NOVICES ET CONSACRES

Cité du Vatican, 1 juillet 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, assisté de Mgr.José Octavio Ruiz Arenas, Secrétaire, et de Mgr.Graham Bell, Sous Secrétaire, a présenté la Journée des séminaristes, novices et consacrés qui débutera le 4 juillet dans le cadre de l'Année de la foi. "J'ai confiance en toi", tel est le thème choisi pour approcher la démarche de tous les jeunes qui répondent à l'appel du Seigneur. Environ 6.000 jeunes de 66 pays ouvriront cette journée par une procession des jardins du Château St.Ange à la Basilique vaticane, devant la confession de Pierre. Le Cardinal Archiprêtre Comastri leur proposera une méditation. Le lendemain des catéchèses en diverses langues seront données en diverses églises du centre historique de Rome. Une fête, avec témoignages, clôturera la journée sur la Place du Capitole. Le samedi 6 juillet sera réservé aux confessions et à l'adoration eucharistique. Une conférence sur la formation de ces jeunes dans la perspective de la nouvelle évangélisation sera donnée à l'Université pontificale du Latran, suivie de témoignages et d'une réflexion offerte par le Cardinal Préfet de la Congrégation pour le clergé en la Salle Paul VI. Le Saint-Père viendra en conclusion pour parler de sa propre vocation. Ensuite, à l'issue d'une procession dans les jardins du Vatican, le Cardinal Préfet de la Congrégation pour la vie consacrée proposera une méditation. Dimanche matin, la messe sera célébrée pour eux par le Pape François en la Basilique vaticane.

A L'EXEMPLE DE BENOIT XVI

Ci du Vatican, 30 juin 2013 (VIS). La ferme décision de Jésus de se mettre en route vers Jérusalem, sa destination finale, lieu de l'accomplissement de sa mission de salut, et la liberté de conscience avec laquelle il accomplit celle-ci, ont été les sujets retenus par le Pape lors du dernier angélus du mois de juin, récité avec des dizaines de milliers de fidèles présents Place St.Pierre. Après cette "ferme décision", Jésus va directement à son objectif, et pose même clairement ses conditions aux personnes qu'il rencontre et qui lui demandent de le suivre: ne pas avoir de demeure stable, savoir se détacher des sentiments humains, ne pas céder à la nostalgie du passé. Mais il dit aussi à ses disciples, chargés de le précéder sur la route vers Jérusalem pour annoncer son passage, de ne rien imposer. S'ils ne trouvent pas de disponibilité pour l'accueillir, qu'ils continuent leur chemin. "Jésus n'impose jamais, Jésus est humble, Jésus invite. Si tu veux, tu viens. L'humilité de Jésus est ainsi; il invite toujours et n'impose pas. Tout cela nous invite à réfléchir...sur l'importance qu'a eu la conscience pour Jésus aussi, d'écouter dans son cœur la voix du Père et de la suivre. Jésus, dans son existence terrestre, n'était pas, pour ainsi dire, télécommandé. Il était le Verbe incarné, le Fils de Dieu fait homme, et à un moment donné, il a pris la ferme décision de monter à Jérusalem pour la dernière fois, une décision prise en conscience, mais pas seul, avec le Père, en pleine union avec lui!... C'est pourquoi sa décision était ferme, parce qu'elle était prise avec le Père. Et c'est chez le Père que Jésus trouvait la force et la lumière de cheminer. Et Jésus...était libre dans cette décision...et nous veut, nous chrétiens, libres comme Lui, avec cette liberté qui vient de ce dialogue avec le Père... Jésus ne veut ni des chrétiens égoïstes qui suivent leur moi et ne parlent pas avec Dieu, ni des chrétiens faibles, des chrétiens qui n'ont pas de volonté, des chrétiens télécommandés, dénués de créativité, qui cherchent toujours à se relier à la créativité d'un autre... Jésus nous veut libres! Mais d'où nait cette liberté? Elle nait du dialogue avec Dieu en conscience. Si un chrétien...ne sait pas entendre Dieu dans sa conscience, il n'est pas libre. C'est pourquoi nous devons apprendre à écouter davantage notre conscience. Mais attention. Cela ne signifie pas suivre son moi, faire ce qui nous intéresse, ce qui nous convient, ce qui nous plaît... Ce n'est pas cela! La conscience est cet espace intérieur d'écoute de la vérité, du bien, d'écoute de Dieu. C'est ce lieu intérieur de ma relation avec Lui, qui parle à mon cœur et m'aide à discerner, à comprendre la route que je dois parcourir et, une fois ma décision prise, à aller de l'avant, à rester fidèle". Le Pape a ensuite évoqué un "merveilleux exemple" de relation avec Dieu en conscience, celui de Benoît XVI "lorsque le Seigneur lui a fait comprendre dans la prière, quel était le pas qu'il devait faire. Il a suivi sa conscience avec un grand discernement et un grand courage, c'est-à-dire la volonté de Dieu qui parlait à son cœur". Cet exemple "nous fait beaucoup de bien, c'est un exemple à suivre". Marie qui écoutait et méditait dans son cœur les Paroles de Dieu "nous aide à devenir davantage des hommes et des femmes de conscience, libres en conscience...capables d'écouter la voix de Dieu et de la suivre avec décision". Après la prière mariale, il a rappelé qu'aujourd'hui était célébrée en Italie la Journée de la charité du Pape et a remercié les évêques et les paroisses "spécialement les plus pauvres, pour les prières et les offrandes qui soutiennent tant d'initiatives pastorales et caritatives du Successeur de Pierre dans le monde entier".

MESSAGE AUX JEUNES LITUANIENS

Cité du Vatican, 1 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a rédigé un message pour la VI Journée de la jeunesse qui s'est déroulé du 28 au 30 juin à Kaunas (Lituanie): "Jésus veut être votre ami, un maître de vie qui vous indique le chemin vers le bonheur, la réalisation de soi selon le projet de Dieu. C'est cette amitié qui conduit à la miséricorde. L'amour de Dieu est gratuit, don pur. Il ne vous demande rien en échange sinon d'être accepté. Il veut vous aimer pour ce que vous êtes, avec vos faiblesses, afin que son amour puisse vous raffermir. La rencontre avec l'amour de Dieu et l'amitié du Seigneur est avant tout possible par le biais des sacrements, principalement l'Eucharistie et la confession...mais aussi l'écoute de sa parole. Il parle à nos consciences dans l'Ecriture et dans la prière... Je voudrais souligner la beauté de prier de manière contemplative, d'une prière simple et accessible à tous, petits et grands, instruits ou non, comme le chapelet... La répétition des Ave Maria nous permet de méditer les mystères de la vie du Christ pour mieux le connaître et aimer... L'amour du Christ et son amitié ne sont pas des illusions, ni réservés à quelques uns... N'ayez donc pas peut de vivre la foi, de témoigner du Christ autour de vous avec simplicité et courage. Montrez à ceux de votre âge, aux plus pauvres et plus faibles, l'exemple vivant de l'amour fraternel, contre tout égoïsme et toute exclusion".

CONFIRMER DANS LA FOI, L'AMOUR ET L'UNITE

Cité du Vatican, 29 juin 2013 (VIS). Ce matin, en la Basilique vaticane, en la solennité des apôtres Pierre et Paul, le Pape François a célébré la messe au cours de laquelle il a imposé le Pallium, symbole de lien particulier avec le Successeur de Pierre, à 34 nouveaux archevêques métropolitains qui ont ensuite concélébré. L'archevêque de Hue (Vietnam) recevra le Pallium à son siège métropolitain. Comme de coutume en la fête des saint patrons de Rome, une délégation du Patriarcat œcuménique de Constantinople était également présente, envoyée par le Patriarche œcuménique Barthélémy I et conduite par le Métropolite de Pergame Ioannis, coprésident de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Dans son homélie, le Saint-Père a expliqué le sens du verbe confirmer dans le ministère pétrinien, en répondant à la question: en quoi l'Evêque de Rome est-il appelé à confirmer?: "Avant tout confirmer dans la foi. L’Evangile parle de la confession de Pierre. Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, une confession qui ne vient pas de lui, mais du Père céleste. Et c’est en raison de cette confession que Jésus dit: tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise. Le rôle, le service ecclésial de Pierre a son fondement dans la confession de foi en Jésus, le Fils du Dieu vivant, rendue possible par une grâce donnée d’en haut. Dans la seconde partie de l’Evangile d’aujourd’hui nous voyons le danger de penser à la manière du monde. Quand Jésus parle de sa mort et de sa résurrection, de la route de Dieu qui ne correspond pas à la route humaine du pouvoir, la chair et le sang reprennent le dessus chez Pierre. Il se mit à lui faire de vifs reproches: cela ne t’arrivera pas. Et Jésus a une parole dure: passe derrière moi Satan! tu es un obstacle sur ma route. Quand nous laissons prévaloir nos pensées, nos sentiments, la logique du pouvoir humain, et que nous ne nous laissons pas instruire et guider par la foi, par Dieu, nous devenons pierre d’achoppement. La foi dans le Christ est la lumière de notre vie de chrétiens et de ministres de l’Eglise".

"Confirmer dans l’amour", a été sa deuxième réponse. "Dans la deuxième lecture nous avons écouté les émouvantes paroles de saint Paul: j’ai combattu le bon combat, j’ai terminé la course, j’ai conservé la foi. De quel combat s’agit-il? Non celui des armes humaines, qui malheureusement ensanglantent encore le monde, mais il s’agit du combat du martyre. Saint Paul a une seule arme, le message du Christ, et le don de toute sa vie pour le Christ et pour les autres. Et c’est vraiment le fait de s’exposer en première ligne, de se laisser consumer par l’Evangile, de se faire tout à tous sans se ménager qui l’a rendu crédible et qui a édifié l’Eglise. L’Evêque de Rome est appelé à vivre et à confirmer dans cet amour pour le Christ et pour tous, sans distinctions, limites ni barrières. Et pas seulement l’évêque de Rome, vous tous, nouveaux archevêques et évêques, vous avez le même devoir de vous laisser consumer par l’Evangile, vous faire tout à tous. Le devoir de ne pas vous ménager, de sortir de vous-même au service du saint Peuple fidèle de Dieu".

Enfin, "confirmer dans l’unité. Ici je m’arrête sur le geste que nous avons accompli. Le Pallium est symbole de communion avec le successeur de Pierre, principe et fondement perpétuels et visibles d’unité de foi et de communion. Et votre présence aujourd’hui, chères confrères, est le signe que la communion dans l’Eglise ne signifie pas uniformité. Vatican II, se référant à la structure hiérarchique de l’Eglise, affirme que le Seigneur en fit ses Apôtres, leur donnant forme d’un collège, c'est-à-dire d’un groupe stable, et mit à leur tête Pierre, choisi parmi eux. Confirmer dans l’unité: le Synode des évêques, en harmonie avec la primauté. Nous devons avancer sur cette voie de la synodalité, grandir en harmonie avec le service de la primauté. Et le Concile continue: par sa composition multiple, ce collège exprime la variété et l’universalité du Peuple de Dieu. Dans l’Eglise la variété, qui est une grande richesse, se fonde toujours sur l’harmonie de l’unité, comme une grande mosaïque dans laquelle les tesselles s’assemblent pour former l’unique grand dessein de Dieu. Et cela doit nous pousser à dépasser toujours les conflits qui blessent le corps de l’Eglise. Unis dans la différence, il n’y a pas d’autre manière catholique de s’unir. C’est cela l’esprit catholique, l’esprit chrétien, s’unir dans la différence. Voilà la route de Jésus! Le Pallium, s’il est le signe de la communion avec l’Evêque de Rome, avec l’Eglise universelle, avec le Synode des évêques, est aussi un engagement pour chacun de vous à être instrument de communion. Confesser le Seigneur en se laissant instruire par Dieu, se laisser consumer par amour du Christ et de son Evangile, être serviteur de l’unité. Ce sont là, chers confrères dans l’épiscopat, les consignes que les apôtres Pierre et Paul confient à chacun de nous, pour qu’elles soient vécues par tout chrétien".

SAINTS PIERRE ET PAUL ONT TRANSMIS LA FOI


Ci du Vatican, 29 juin 2013 (VIS). Après avoir célébré la messe en la Basilique vaticane, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, rappelant que la solennité des saints Pierre et Paul était la fête de l'Eglise de Rome fondée sur le martyre de ces apôtres, mais également une grande fête pour l'Eglise universelle, "parce que tout le Peuple de Dieu est débiteur envers eux du don de la foi". Pierre "fut le premier à confesser que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Paul a diffusé cette annonce dans le monde gréco-romain. Et la providence a voulu que tous deux arrivent ici à Rome et versent ici leur sang pour la foi. C'est pourquoi l'Eglise de Rome est devenue, immédiatement, spontanément, la référence pour toutes les Eglises du monde. Non par le pouvoir de l'empereur, mais par la force du martyre, du témoignage rendu au Christ! Au fond, c'est toujours et seulement l'amour du Christ qui génère la foi et qui fait avancer l'Eglise". Pui le Pape a souligné que lorsque Pierre a confessé sa foi à Jésus, "il ne l'a pas fait par ses capacités humaines, mais parce qu'il avait été conquis par la grâce que Jésus dégageait, par l'amour qu'il sentait dans ses paroles et voyait dans ses gestes". Et c'est la même chose qui arriva à Paul qui était d'abord un ennemi des chrétiens jusqu'à ce que le Christ ressuscité l'appelle sur le chemin de Damas et que sa vie en soit transformée. "Il comprit que Jésus n'était pas mort, mais vivant, et qu'il l'aimait aussi, lui qui était son ennemi! Voilà l'expérience de la miséricorde, du pardon de Dieu en Jésus-Christ. Ceci est la Bonne Nouvelle, l'Evangile que Pierre et Paul ont expérimenté en eux-mêmes et pour lequel ils ont donné leur vie. Miséricorde, pardon! Le Seigneur nous pardonne toujours, le Seigneur a la miséricorde, il est miséricordieux, il a un cœur miséricordieux et nous attend toujours... Quelle joie de croire en un Dieu qui est tout amour, toute grâce! Voilà quelle est la foi que Pierre et Paul ont reçu du Christ et ont transmis à l'Eglise". Il a aussi évoqué l'apôtre André, frère de Pierre qui a partagé avec lui l'expérience de la foi en Jésus et qui l'a même connu avant Simon. "Je suis heureux aussi de rappeler pourquoi aujourd'hui, selon une belle tradition, est présente à Rome la délégation du Patriarcat de Constantinople qui a justement comme saint patron l'apôtre André", a dit le Pape en invitant à réciter un 'Je vous salue Marie' pour cette Eglise et pour son Patriarche, Barthélémy I. Il a également demandé de prier pour les archevêques métropolitains qui ce matin ont reçu le pallium. Après la prière mariale, le Pape a salué les pèlerins venus fêter les archevêques en disant: "Je prie pour toutes leurs communautés. J'encourage en particulier le peuple centrafricain, durement éprouvé, à cheminer avec foi et espérance".

ENVOYE SPECIAL

Cité du Vatican,1 juillet 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine (30 mai) par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, son Envoyé spécial à la clôture du IV centenaire de l'arrivée de l'icône mariale au sanctuaire biélorusse de Budslau (5 - 6 juillet). Il sera accompagné du P.Viktar Burlaka, OFM, Curé et Custode du sanctuaire national de Budslau, et de l'Abbé Martin Krakara, Curé de la paroisse Sts.Simon et Hélène de Minsk (Biélorussie).

AUDIENCES


Cité du Vatican, 1 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.
M.Luis Alberto Moreno, Président du Banco Interamericano de Desarollo.

M.Enrique Valentín Iglesias García, Secrétaire Général de la SEBIG.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

vendredi 28 juin 2013

LE DIALOGUE NOUS RAPPROCHE DE LA VERITE

Cité du Vatican, 28 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin la délégation du Patriarcat oecuménique de Constantinople, venue pour la solennité des apôtres Pierre et Paul, à laquelle il a dit que sa présence exprime le lien profond qui unit dans la foi, l'espérance et la charité les deux Eglises: "La rencontre fraternelle constitue une part essentielle du cheminement vers l'unité...qui est plus que jamais une priorité absolue. En ce monde assoiffé de vérité, d'amour, d'espérance, de paix et d'unité, notre témoignage est important, c'est à dire l'annonce chorale de la Bonne Nouvelle et la célébration commune de la vie nouvelle dans le Christ. Nous savons que l'unité est avant tout un don de Dieu pour lequel il nous faut sans cesse prier. Nous savons aussi que nous revient la tache d'en préparer les conditions et de travailler les coeurs afin que cette grâce extraordinaire nous soit accordée... Il est très important que nous puissions réfléchir ensemble, dans la vérité et la charité, sur nombre de questions théologiques et ecclésiologiques, et avant tout sur ce que nous avons en commun. Sans toutefois nous cacher ce qui nous divise encore. Ce n'est donc pas un simple exercice théorique, mais une connaissance profonde de nos traditions respectives... Je pense par exemple à la réflexion catholique sur la collégialité épiscopale et sur la synodalité typiques de l'orthodoxie... Je suis content de constater que catholique et orthodoxes partagent la même conception d'un dialogue qui dépasse le minimalisme théologique sur lequel pourrait être bâti un compromis. Elle se fonde au contraire sur l'approfondissement de la vérité unique que le Christ offre à son Eglise, sans cesser de percevoir la volonté de l'Esprit. C'est pourquoi nous ne devons pas craindre un dialogue approfondi qui nous rapproche de la vérité. Par un échange de dons, sous la conduite de l'Esprit de vérité, il nous conduira à la pleine vérité". Pour finir le Pape François a invoqué les saints frère Pierre et André, patrons des Eglises de Rome et de Constantinople, pour le bien des fidèles et du monde, et en particulier des personnes pauvres, souffrantes ou persécutées à cause de leur foi.

INTENTIONS DE PRIERE POUR JUILLET

Cité du Vatican, 28 juin 2013 (VIS). L'intention de prière générale pour juillet est: "Pour que la Journée mondiale de la jeunesse qui se déroulera au Brésil encourage les jeunes chrétiens à se faire disciples et missionnaires de l'Evangile".

Son intention missionnaire est: "Pour que les Eglises particulières du continent africain, fidèles à l'Evangile, favorisent la paix et la justice".

ARRESTATION D'UN PRELAT DE CURIE

Cité du Vatican, 28 juin 2013 (VIS). Ce midi, réagissant à l'arrestation en Italie d'un prélat de la Curie Romaine dans le cadre d'une enquête pour corruption et escroquerie, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a déclaré: "On sait déjà que Mgr.Nunzio Scarano", Responsable du département de comptabilité de l'APSA, "est depuis un mois suspendu de son service près l'Administration du patrimoine du Saint-Siège. A peine ont-ils su qu'il était l'objet d'une enquête judiciaire, ses supérieurs ont appliqué le Règlement de la Curie qui prévoit en l'occurrence la suspension conservatoire. Si, à ce jour, le Saint-Siège n'a reçu aucune demande d'information de la part des autorités italiennes, il se déclare prêt à une pleine collaboration. L'Autorité de contrôle financier vatican (AIF), qui suit l'affaire, prendra si nécessaire les mesures qui s'imposent".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 28 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Antonio Maria Rouco Varela, Archevêque de Madrid (Espagne).
M.Carl A.Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 28 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Bruno Feillet, Auxiliaire de l'Archevêque de Reims (France). L'Evêque élu, né en 1959 à Caudéran (France) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Doyen pour Valenciennes ville. Licencié en théologie, il a été aumônier universitaire (Mission étudiante), professeur au séminaire inter-diocésain de Lille puis à l'Université catholique d'été (Maroc), Recteur de la basilique Notre Dame du Saint Cordon, Curé de la paroisse St.Jean-Baptiste de Valenciennes.

Nommé Mgr.Angel Fernández Collado, Auxiliaire de l'Archevêque de l'Archevêque de Tolède (Espagne). L'Evêque élu, né en 1952 à Los Cerralbos (Espagne) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été aumônier de couvent, postulateur des causes diocésaines, Responsable de la formation du clergé, professeur et archiviste.

Nommé le P.Varghese Thottamkara, CM, Coadjuteur du Vicariat apostolique de Nekemte (Ethiopie). L'Evêque élu, né en 1959 à Thottuva (Inde), a prononcé ses voeux religieux en 1986 et a été ordonné prêtre en 1987. Il était jusqu'ici Assistant Général des lazaristes. Licencié en théologie, il a été Recteur et professeur du grand séminaire de son ordre à Addis Abeba (Ethiopie), conseiller provincial, procurateur général puis provincial pour le sud de l'Inde.

Confirmé la réélection pour trois ans du P.Pierbattista Pizzaballa, OFM, comme Custode de Terre Sainte.

Nommé Mgr.Pietro Milite (Italie), Promoteur de justice du Tribunal de la Rote Romaine.

jeudi 27 juin 2013

DELEGATION DU PATRIARCAT OECUMENIQUE

Cité du Vatican, 27 juin 2013 (VIS). A l'occasion de la solennité des apôtres Pierre et Paul, le Patriarcat oecuménique de Constantinople envoie une délégation à Rome (27 - 29 juin), composée du Métropolite Ioannis de Pergame, Coprésident de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique orthodoxe, de l'Evêque Athenagoras de Sinope, Assistant du Métropolite de Belgique, et de l'Archimandrite Prodromos, Vice Secrétaire du Saint Synode de l'Eglise de Crète. Demain elle sera reçue par le Pape François avant d'être accueillie au siège du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. Comme de coutume, la délégation envoyée par de SS le Patriarche Barthélémy I assistera samedi à la messe solennelle présidée par le Pape en la Basilique vaticane.

CENTRE VATICAN DE TELEVISION

Cité du Vatican, 27 juin 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil d'administration du Centre vatican de Télévision, Mgr.Dario Viganò, son Directeur Général, M.Julio Rompoldi, Directeur de Canal 21 (télévision de l'archevêché de Buenos Aires), et M.Stefano D'Agostini (CTV), ont présenté l'accord de collaboration passé entre les deux structures. Il permettra au CTV d'obtenir et diffuser les riches archives de Canal 21, relatives notamment au Cardinal Archevêque Bergoglio. Par ailleurs, dans le cadre de la numérisation de tous les signaux télévisés, le CTV a acquis un camion équipé en haute définition et équipé une salle de contrôle en collaboration avec Sony. Ainsi sera-t-il possible de traiter de manière optimale les Files et d'en gérer parfaitement les archives, sans plus usage des bandes magnétiques dont la conservation est problématique. Or par exemple les enregistrements relatifs aux trente ans de pontificat des trois derniers Papes doivent être préservés.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 27 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Giuseppe Versaldi, Président de la Préfecture pour les affaires économiques.
Mme.Ertharin Cousin, Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial.

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