Cité
du Vatican,12 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Métropolite Hilarion de Volokolamsk, Président du Département pour
les relations extérieures ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou.
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dernières 5 nouvelles
mardi 12 novembre 2013
lundi 11 novembre 2013
AIDE D'URGENCE AUX PHILIPPINS
Cité
du Vatican, 11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a chargé le
Conseil pontifical Cor Unum de faire parvenir une aide d'urgence de
150.000 US$ pour les philippins victimes du typhon qui a ravagé leur
pays, principalement les îles de Leyte et de Samar. Il y aurait déjà
plus de 10.000 morts. Cette somme sera répartie selon les besoins
par l'Eglise locale, en priorité en faveur des sans abris et des
personnes ayant tout perdu dans les inondations successives. Il
s'agit de "la première manifestation concrète de la
solidarité, matérielle comme spirituelle, que le Pape François
tient à adresser aux victimes" de cette catastrophe.
SOLIDARITE AVEC LES PHILIPPINES
Cité
du Vatican, 10 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a chargé le
Secrétaire d'Etat Mgr.Piero Parolin d'exprimer au Président Benigno
Aquino toute sa préoccupation et sa solidarité à la population
philippine gravement touchée par le typhon géant ayant dévasté
plusieurs régions de l'archipel. Profondément attristé par la
perte de tant de vies humaines et tant de destructions matérielles,
il prie pour les victimes, les blessés et toutes les personnes
endeuillées et privées de leurs biens et foyers. Il encourage les
autorités civiles et les secours, adressant à tous le réconfort de
sa bénédiction.
L'ETERNELLE FIDELITE DE DIEU
Cité
du Vatican, 10 novembre (VIS). "Avec Jésus, le pèlerinage
terrestre de l'homme le dirige vers la vie au-delà de la mort",
a dit le Pape lors de l'angélus dominical en commentant l'Evangile
du jour qui rapporte la rencontre de Jésus et des sadducéens. Niant
la résurrection, ils se moquaient de la foi en la résurrection en
interrogeant Jésus afin de l'humilier. "Toujours patient, il
leur répondit d'abord que la vie après la mort est différente. La
vie éternelle n'est pas la vie terrestre et présente une dimension
où, par exemple, le mariage lié aux paramètres terrestres
n'existera plus. Les ressuscités, leur dit Jésus, seront comme les
anges vivant dans un état que l'on ne peut connaître ni
imaginer... Puis il contre-attaque en citant simplement l'Ecriture...
La preuve de la résurrection des morts, il la tire de l'épiode du
Buisson Ardent, où Dieu se révèle à Moïse comme le Dieu
d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, des personnes liées à son nom par
delà la mort". C'est comme si Dieu, qui est notre Dieu, portait
notre nom. "Dieu se plaît à s'associer" à Abraham,
d'Isaac et de Jacob, comme Dieu d'alliance. "Voici la raison
pour laquelle Jésus affirme que Dieu est Dieu des vivants et non des
morts, car tous vivent pour lui. Tel est le lien, l'alliance
fondamentale, l'alliance avec Jésus qui est Alliance, Vie et
Résurrection. Son amour crucifié a vaincu la mort. En Jésus Dieu
nous offre à tous la vie éternelle. Grâce à lui, chacun possède
l'espérance en une vie encore plus authentique que l'actuelle...
Cette vie n'est pas un banal embellissement de la vie terrestre car
elle dépasse notre imagination. Dieu nous stupéfie par son amour et
sa miséricorde. Cette vie n'est donc celle qui conditionne l'autre.
Elle est l'éternité qui éclaire et fournit l'espérance au cours
de la vie terrestre. A vue humaine on pourrait croire que la vie
terrestre ne conduit qu'à la mort... Mais Jésus renverse cette
vision en affirmant que le pèlerinage humain nous porte au-delà de
la mort, à la vie de plénitude... La mort sera derrière nous et
non devant car devant nous il y a le Dieu d'alliance, le Dieu qui a
mon nom, notre nom... Il est le Dieu des vivants...qui opère la
défaite définitive du péché et de la mort, qui offre un temps de
joie et de lumière infinies. Ici bas, dans la prière, les
sacrements et l'amitié, nous entrevoyons la vie des ressuscités.
L'expérience de l'amour et de la fidélité de Dieu sont comme un
feu qui entretient notre foi dans la résurrection. Si Dieu aime,
s'il est fidèle, ce ne peut être que sans limite. Cette fidélité
et cet amour sont éternels, et rien n'y peut changer... Allons ainsi
vers lui qui nous attend, chacun de nous, et nous accompagne"
vers l'éternité.
PRIER POUR LE PEUPLE PHILIPPIN, NE PAS OUBLIER LA SHOAH
Cité
du Vatican, 10 novembre 2013 (VIS). Après
l'angélus dominical, le Saint-Père a évoqué le typhon qui a
dévasté les Philippines et demandé une minute de silence aux
fidèles rassemblés Place St.Pierre puis un Ave Maria. Il a ensuite
rappelé la béatification cet après-midi à Paderborn (Allemagne)
de Maria Theresia Bonzel, religieuse fondatrice des Franciscaines de
l'Adoration perpétuelle. Puis, en l'anniversaire de la "Nuit de
Cristal" qui marqua en 1938 le début de la Shoah, il a
réaffirmé la solidarité de l'Eglise au peuple juif, "à nos
frères aînés dans la foi. Demandons à Dieu que la mémoire du
passé, des crimes du passé, ne s'efface pas et de nous aider à
être vigilants face à tout intolérance et toute haine". Et
enfin, il a salué avec les évêques du pays, les jeunes
agriculteurs italiens, encourageant également tous ceux qui font en
sorte que chacun ait une alimentation saine et nécessaire.
DECES DU CARDINAL BARTOLUCCI
Cité
du Vatican, 11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
télégramme de condoléances à la famille à la suite du décès ce
matin à l'âge de 96 ans du Cardinal Domenico Bartolucci. Il y
associe la fondation qui porte le nom du défunt et son diocèse
d'origine Florence, rappelle qu'il fut un musicien, un compositeur de
talent et un expert de la musique d'Eglise. Il exerça son ministère
sacerdotal à travers la musique qui naît de la foi et l'exprime,
fut un savant défenseur de la tradition polyphonique de l'Eglise, et
de longues années durant le Maître de la Chapelle Sixtine. La messe
de funérailles du Cardinal Bartolucci sera célébrée mercredi
prochain, à 15 h 30' à l'autel de la Cathedra de la Basilique
vaticane, présidée par le Cardinal Doyen Angelo Sodano. Le Pape
viendra assurer l'absoute.
LES MALADES SONT UNE RICHESSE
Cité
du Vatican, 9 novembre 2013 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Pape a
reçu l'association italienne UNITALSI, qui organise depuis 110 ans
le pèlerinage des malades à Lourdes et dans les autres grands
sanctuaires. Rassemblés pour l'occasion, il a salué le travail
évangélique de ces 7.000 volontaires, hommes et femmes qui oeuvrent
non par philanthropie mais pour annoncer l'Evangile de la charité,
comme ministère de consolation. Animés par l'amour du Christ et
agissent dans le sillage du Bon Samaritain, ils ne détournent pas la
tête en présence de la souffrance... Les pauvres, les malades en
l'occurrence, sont une richesse pour l'Eglise. Et, à l'instar
d'autres institutions ecclésiales, l'UNITALSI recueille cette
richesse et l'aide à se valoriser, en faveur de l'Eglise mais aussi
de la société entière. Dans un contexte socio-culturel qui tend à
cacher une fragilité physique vue comme un problème relevant au
mieux de la pitié et au pire du rejet des personnes"
l'association constitue un "signe prophétique combattant cette
logique en aidant les malades à prendre leur part dans la société".
Elle s'attache "à favoriser la présence et le témoignage dans
le corps social des personnes faibles ou souffrantes, destinataires
de son oeuvre évangélisatrice mais aussi acteurs de l'action
apostolique!".
Puis
le Saint-Père a invité les malades "à ne pas se considérer
seulement objets de solidarité et de charité", mais à se
sentir insérés "à plein titre dans la vie et la mission de
l'Eglise. Vous y avez un rôle particulier, en paroisse comme dans
tous les autres espaces ecclésiaux. Votre présence...et votre
prière, l'offrande de vos souffrances en union au Crucifié
participent au salut du monde... Elles sont une richesse spirituelle
pour la communauté ecclésiale toute entière. N'ayez aucune honte
d'être ce trésor pour l'Eglise". Par ses pèlerinages mariaux,
l'UNITLASI s'inspire de Marie et des soins maternels qu'elle dispense
à chacun de nous... L'attitude de Marie envers son Fils préfigure
son attention de mère pour toute l'humanité... Marie sait ce dont
chacun de nous a besoin, et elle intercède auprès de Jésus auquel
elle le vin nouveau de l'amour, la grâce qui sauve".
ENVOYE SPECIAL AU PARAGUAY
Cité
du Vatican, 9 novembre 2013 (VIS). Aujourd'hui a été rendue
publique la lettre latine (10 octobre) par laquelle le Saint-Père a
nommé le Cardinal Claudio Hummes, OFM, son Envoyé spécial à la
clôture du pèlerinage national des reliques de saint Roque González
de Santa Cruz et ses compagnons martyrs (25 anniversaire de leur
canonisation) (Asunción, Paraguay, 15 novembre). Il sera accompagné
par l'Abbé Virgilio Rodi Alonso, Curé de la cathédrale d'Asunción,
et par le P.Alberto Luna, SJ, Provincial pour le Paraguay.
AUDIENCES
Cité
du Vatican,11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.André
Dupuy, Nonce apostolique aux Pays-Bas.
Mgr.Jude
Thaddeus Okolo, Nonce apostolique en République Dominicaine.
Mgr.Joseph
Marino, Nonce apostolique en Malaisie et au Timor Oriental, Délégué
apostolique au Brunei.
Mgr.Jean-Claude
Périsset, Nonce apostolique.
Mgr.Rudolf
Voderholzer, Evêque de Ratisbonne (Allemagne).
Samedi
dernier 9 novembre, il avait reçu:
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
Mgr.Nikola
Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican,11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Marcelino Hernández Rodríguez, Evêque de Colima (superficie
11.391, population 682.000, catholiques 621.000, prêtres 121,
religieux 230), au Mexique. Jusqu'ici Evêque d'Orizaba (Mexique), il
succède à Mgr.José Luis Amezuca Melgoza, dont la renonciation a
été acceptée pour limite d'âge.
Hier,
dimanche 10 novembre, il avait accepté pour limite d'âge la
renonciation de Mgr.Theodorus Van Ruijven, CM, à la charge pastorale
du vicariat apostolique de Nekemte (Ethiopie). Lui succède son
Coadjuteur, Mgr.Varghese Thotamkara, CM.
Et
dernier 9 il avait nommé:
Mgr.Mark
O'Toole, Evêque de Plymouth (superficie 12.831, population
3.494.000, catholiques 68.685, prêtres 103, diacres 31, religieux
133), en Grande-Bretagne. L'Evêque élu, né en 1963 à Londres (GB)
et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Recteur du séminaire
diocésain de Westminster. Il succède à Mgr.Hugh Christopher Budd,
dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour
limite d'âge. Licencié en philosophie et théologie, il a été
directeur d'études de séminaire, secrétaire du Cardinal
Murphy-O'Connor, membre d'un comité d'éthique hospitalier et
Conseiller du Heythrop College de Londres.
Membres
de l'Académie pontificale des sciences, le Professeur Shinya
Yamanaka (Japon) et le Professeur Juan Martín Maldacena (Argentine).
Membre
de l'Académie pontificale des sciences sociales, le Professeur
Stefano Zamagni (Italie).
vendredi 8 novembre 2013
VISITE DE LA PRESIDENTE COSTARICIENNE
Cité
du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
Mme Laura Chinchilla Miranda, Présidente du Costa Rica, laquelle
s'est ensuite entretenue avec le Secrétaire pour les relations avec
les états. Les entretiens ont permis de souligner la collaboration
de l'Eglise et de l'Etat dans ce pays et d'aborder certaines
questions sociales d'intérêt commun, comme la protection de la vie
et la sauvegarde de l'environnement. Les parties ont convenu de la
nécessité de parvenir à un Accord, qui renforcera leurs rapports
pour le bien et le développement du Costa Rica. Il a enfin été
question de la situation régionale et de problématiques
internationales requérant des efforts de paix.
LE JUGE ECCLESIASTIQUE A L'IMAGE DU BON PASTEUR
Cité
du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Pape François a reçu ce matin
les membres du Tribunal suprême de la signature apostolique,
actuellement réunis en assemblée plénière, auxquels il a
recommandé d'accentuer la défense du lien matrimonial dans les
causes de nullité. Puis il a rappelé qu'à ce dicastère
répondaient les tribunaux ecclésiastiques traitant des demandes de
justice des fidèles, insistant sur la grande importance du défenseur
du lien, "dont la présence et l'intervention sont obligatoires
durant toute la durée des procès". Le Saint-Père a également
évoqué l'instruction Dignitas Connubi qui "trace les
compétences du défenseur dans les causes de nullité invoquées
pour incapacité mentale qui, aux yeux de certains tribunaux,
constitue l'unique objet de la nullité matrimoniale",
recommandant aussi de "soigneusement évaluer les problèmes mis
en exergue par les expertises". Pour exercer l'excellence de son
service, le défenseur du lien "ne saurait se limiter ni à une
rapide lecture des actes ni à des réponses formellement
bureaucratiques. Il est en effet tenu de faire en sorte que les
dispositions du code canonique s'accordent aux situations concrètes
de l'Eglise et de la société". Son rôle "ne peut être
une prétention allant au détriment des prérogatives du juge
ecclésiastique, seul responsable de la définition des causes.
Lorsque le défenseur exerce son droit d'appel, y compris près la
Rote Romaine, contre un jugement considéré comme lésant la réalité
de l'union, il ne peut prévaloir sur le juge. D'ailleurs les juges
ecclésiastiques peuvent trouver dans le travail du défenseur une
aide à leur propre action. Vatican II a défini l'Eglise comme
communion, et c'est dans ce sens qu'il faut envisager le service du
défenseur du lien matrimonial...exercé dans le respect et le
dialogue". Le Pape a enfin rappelé que tous ceux qui agissent
au nom de l'Eglise sont membres de l'Eglise" et, qu'à ce titre,
"ils doivent tenir compte du lien entre évangélisation et
administration de la justice. La justice, qui est un impératif de la
vie apostolique, doit être rendue à l'image du Bon Pasteur qui se
penche sur la brebis égarée et blessée... Je vous encourage à
persévérer dans un exercice clair et droit de la justice de
l'Eglise, en répondant aux attentes légitimes que les fidèles
confient aux pasteurs dans l'espoir de voir leur situation
éclaircie".
NOUVELLE REVUE "LATINITAS"
Cité
du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour
la culture, assisté de M.Ivano Dionigi, Président de l'Académie
pontificale Latinitatis (fondée il y a un an par Benoît XVI), et de
l'écrivain Valerio Manfredi, a présenté la nouvelle revue
Latinitas. Le premier numéro de cette nouvelle série s'ouvre par un
épigramme latin dédié au Pape François et par un article de
M.Dionigi, également Recteur de l'Université de Bologne (Italie)
sur le pourquoi et le pour qui du latin aujourd'hui. La revue se
divise en quatre sections: histoire et philosophie, littérature
latine contemporaine, enseignement et culture classique, brèves de
l'académie et index. Pour la première fois Latinitas publiera
également des articles en langues modernes.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
jeudi 7 novembre 2013
PROCHAINES JOURNEES MONDIALES DE LA JEUNESSE
Cité
du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a choisi les thèmes
des trois prochaines éditions annuelles de la Journée mondiale de
la jeunesse qui marqueront les étapes de préparation spirituelle à
la Journée internationale qu'il présidera à Cracovie (Pologne) en
juillet 2016:
XXIX
Journée mondiale de 2014: "Heureux les pauvres en esprit, car
le Royaume des Cieux leur appartient".
XXX
Journée mondiale de 2015: "Heureux les cœurs purs, car ils
verront Dieu".
XXXI
Journée mondiale de la jeunesse 2016: "Heureux les
miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde".
Les
trois thèmes sont extraits des Béatitudes. A Rio de Janeiro, le
Pape François a instamment demandé aux jeunes de relire les
Béatitudes pour en faire un programme de vie: "Regarde, lis les
Béatitudes qui te feront du bien!", avait-il dit aux jeunes
argentins le 25 juillet dernier.
ACCORD TCHAD SAINT-SIEGE
Cité
du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Hier à N'Djamena, en la personne
du Ministre des Affaires étrangères M.Moussa Faki Mahamat et du
Nonce apostolique Mgr.Thaddeus Okolo, le Tchad et le Saint-Siège ont
signé l'Accord relatif au statut juridique de l'Eglise catholique
dans ce pays. Composé de 18 articles, le traité reconnaît la
personnalité juridique des institutions ecclésiastiques, règle les
rapports Eglise Etat, affirme la valeur sociale de leurs
collaboration au service de la personne et d'une société pacifique
et plus juste. L'Accord Tchad Saint-Siège entrera en vigueur dès sa
ratification.
"EVANGELISER L'AME DE L'EUROPE"
Cité
du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Les évêques européens en charge
de la communication se réunissent à Barcelone (Espagne) pour
débattre des nouvelles approches évangélisatrices d'un continent
en mutation ("Evangéliser l'âme de l'Europe"). La
commission spécifique du Conseil des Conférences épiscopales
présidée par l'Evêque de San Sebastián, s'ouvrira demain par une
intervention de l'Archevêque de Barcelone, le Cardinal Lluis
Martínez Sistach, qui exposera les nouvelles méthodes diocésaines
et présentera le nouveau site de la CCEE. Puis le Président du
Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr.Claudio
Celli, traitera du cinquantenaire du décret conciliaire Inter
Mirifica et de son application. Le 9 novembre il sera question du
"marketing de l'Evangile", c'est à dire de savoir si les
media commerciaux peuvent être utiles à l'évangélisation, et
comment les nouvelles technologies peuvent soutenir la communication
de l'Eglise et du Pape. En référence à la Sagrada Familia
d'Antonio Gaudi, qu'ils visiteront dimanche, les participants
traiteront du rôle de l'architecture et de l'art au service de la
liturgie et de l'expression ecclésiale.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Le
Cardinal Jozef Tomko.
Mgr.Léon
Kalenga Badikebele, Nonce apostolique au Salvador et au Bélize.
Le
Rév.Michael Nazir-Ali, ancien Evêque anglican de Rochester.
M.Han
Thomas Hong-soon, Ambassadeur de Corée, en visite de congé.
mercredi 6 novembre 2013
CHARISMES ET CHARITE
Cité
du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue
ce matin Place St.Pierre en présence de 50.000 fidèles, le Pape
François est revenu sur la communion des saints, cette "communion
entre chrétiens, qui grandit dans la participation aux biens
spirituels que sont les sacrements, les charismes et la charité".
Par le baptême nous sommes tous "incorporés au Christ et unis
dans la communauté des chrétiens. Si l'Eglise exprime les
sacrements, ce sont les sacrements qui la bâtissent en générant de
nouveaux fils ajoutés au peuple de Dieu... Les sacrements nous
poussent à être missionnaires et cette mission apostolique consiste
à porter partout l'Evangile, y compris dans les milieux les plus
hostiles. Ceci est un des fruits majeurs d'une vie sacramentelle
assidue, qui est participation au projet salvifique d'un Dieu
désireux d'offrir à tous le salut". D'autre part, a-t-il
rappelé, "l'Esprit dispense aux fidèles une multitude de dons
et de grâces" de manière "à ce qu'ils bâtissent
l'Eglise. Ils ne sont donc pas des prix personnels mais des biens
utiles au peuple de Dieu tout entier... Les charismes sont
fondamentaux dans la vie de la communauté chrétienne car il lui
permettent de grandir dans la charité et l'amour que Paul a placé
au-dessus de tout charisme... Sans l'amour les dons les plus
extraordinaires sont vains, alors que le plus petit geste d'amour
fait du bien à tout le monde". Et puis "la solidarité
fraternelle n'a rien de rhétorique. C'est une composante de la
communion entre les chrétiens qui, si nous la vivons, fait de nous
un signe du sacrement d'amour de Dieu... Il ne s'agit pas de la
charité à deux sous mais de quelque chose de profond, d'une
communion qui permet d'entrer dans la joie ou la peine d'autrui, de
les faire notre en toute sincérité. Malheureusement nous sommes
souvent froids, égoïstes et indifférents, transmettant de la
mauvaise humeur au lieu d'une amitié chaleureuse. Comment l'Eglise
pourrait elle grandir avec de tels sentiments? Elle ne peut grandir
que dans l'amour qui vient de l'Esprit". Interpellant alors la
foule, le Pape a demandé un geste de charité, mais pas une quête.
Il a raconté avoir rencontré juste avant d'arriver sur la place un
bébé d'un an et demi gravement malade. Les parents de cette petite
Noémie prient pour elle et nous tous devons le faire comme un acte
d'amour. Nous ne la connaissons pas mais cette petite fille baptisée
est des nôtres, une chrétienne! Demandons au Seigneur de l'aider à
guérir. Prions d'abord en silence, puis récitons ensemble pour elle
un Ave Maria... Merci à vous tous d'avoir prié la Vierge pour la
santé de Noémie. Voilà un acte d'amour et de charité".
SALUT A UN PELERINAGE DE ROM ET TZIGANES
Cité
du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Après la
catéchèse, le Saint-Père a salué les divers groupes
linguistiques, et en particulier le pèlerinage national des Rom et
Tziganes de Hongrie, qui ont ramené avec eux à Rome la croix bénie
il y a dix ans par Jean-Paul II: "De cette croix du Christ,
symbole d'amour, de miséricorde et de réconciliation, continuez à
puiser l'espérance et la force d'être des apôtres parmi les
vôtres".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
M.Henrique Capriles Radonski, Gouverneur de l'Etat de Miranda
(Venezuela).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
Ailton Menegussi, Evêque de Crateús (superficie 21.817, population
394.000, catholiques 361.000, prêtres 31, diacres 4, religieux 38),
au Brésil. L'Evêque élu, né en 1962 à Nova Venécia (Brésil) et
ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse de
Barra de Sao Mateus. Diplômé en philosophie et théologie, il a été
Recteur du petit séminaire diocésain, responsable des vocations et
membre du conseil diocésain de la formation.
Mgr.Salvatore
R.Matano, Evêque de Rochester (superficie 18.400, population
1.580.000, catholiques 359.000, prêtres 245, diacres 134, religieux
535), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Evêque de
Burlington (USA).
Le
P.Pierre Jubinville, CSSP, Evêque de San Pedro (superficie 20.002,
population 453.000, catholiques 416.000, prêtres 28, religieux 47),
au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1960 à Ottawa (Canada), a émis
ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1988. Il était
jusqu'ici Premier Assistant général de son ordre. Licencié en
théologie et en sciences religieuses, il a été missionnaire en
République démocratique du Congo puis au Mexique et au Paraguay,
curé de paroisse, formateur puis Supérieur de la communauté des
spiritains d'Asunción.
Mgr.Santo
Gangemi, Nonce apostolique en Guinée, jusqu'ici Nonce en Papouasie
- Nouvelle Guinée et aux Salomon.
mardi 5 novembre 2013
PREPARATION DU SYNODE EXTRAORDINAIRE
Cité
du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Ce matin
près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Péter Erdö,
Rapporteur Général de la III Assemblée générale extraordinaire
du Synode des évêques, assisté de Mgr.Lorenzo Baldisseri, le
nouveau Secrétaire Général du Synode, et de Mgr.Bruno Forte,
Secrétaire Spécial, a présenté le document préparatoire de ces
assises consacrées aux défis pastoraux de la famille dans le
contexte de l'évangélisation (5 - 19 octobre 2014). Tout d'abord,
Mgr.Baldisseri a dit que le thème choisi sera en fait traité en
deux temps: D'abord par l'assemblée extraordinaire de l'année
prochaine, qui fera le point de la question grâce aux opinions
exprimées par l'épiscopat, et ensuite par une assemblée synodale
ordinaire qui, en 2015, élaborera des lignes pastorales spécifiques.
Etant donné le caractère extraordinaire du Synode 2014, et plus
généralement parce que cette institution est en phase de révision,
la méthode préparatoire s'ouvre par une consultation de tous les
organismes compétents en matière de famille. "L'idée est de
faire de l'institution synodale un instrument efficace de communion
au sein duquel s'exprime et se réalise la collégialité appelée de
ses voeux par Vatican II. C'est pourquoi le Saint-Père a accru le
rôle du Secrétariat général afin de promouvoir la collégialité
épiscopale Cum Petro et Sub Petro pour le gouvernement de l'Eglise
universelle. Ceci implique des modifications structurelles mais aussi
procédurales, ainsi qu'une adaptation du Secrétariat et de ses
locaux". Puis il a souligné que les assemblées extraordinaires
traitent "de sujets touchant au bien de l'Eglise universelle et
nécessitant un examen rapide. Il est évident que la crise sociale
et spirituelle que subit le monde pèse sur la vie familiale au point
de provoquer une urgence pastorale. Telle est la justification de la
convocation de cette III Assemblée synodale extraordinaire".
Ensuite
le Cardinal Erdö a abordé le volet canonique et pastoral du
document préparatoire, rappelant que "la famille est une
réalité sociale découlant de la volonté du Créateur, et non pas
une simple invention de la société ou de quelque pouvoir humain.
Elle est au contraire une réalité naturelle élevée par le Christ
dans le cadre de la grâce divine. Selon ce que croit l'Eglise, ce
document lie étroitement famille et mariage". Après quoi il a
passé en revue toutes les questions abordées dans le texte, de la
préparation au mariage à l'évangélisation des époux et de leurs
familles, des unions de fait sans valeur religieuse ni civile, de la
situation des divorcés catholiques remariés, des unions
homosexuelles aux nullités matrimoniales. Ainsi, a conclu le
Cardinal, "ce long questionnaire prend-il place dans un cadre
plus large, qui dépasse les contingences matérielles pour tendre à
une reconnaissance formelle de ce que la famille constitue un don
fait par le Créateur à l'humanité entière". Puis Mgr.Forte a
cité un passage de notes prises par Jean XXIII lors de la période
préparatoire du Concile (1962): "Tout doit être envisagé à
la lumière du ministère pastoral, c'est à dire ramené à des âmes
qui doivent être sauvées et éclairées. Il ne s'agit donc pas de
se limiter à débattre de questions doctrinales, qui sont par
ailleurs fixées par le magistère le plus récent... L'Eglise toute
entière est appelée à se mettre à l'écoute des problèmes et des
attentes de tant de familles contemporaines, à leur être proche en
leur proposant de façon crédible la miséricorde divine et la
beauté d'y répondre".
DOCUMENT PREPARATOIRE SYNODAL
Cité
du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Voici le texte intégral du
Document préparatoire de la III Assemblée générale extraordinaire
du Synode des évêques, (intitulé "Les défis pastoraux de la
famille dans le contexte de l'évangélisation") diffusé ce
matin par le Saint-Siège:
"I.
Le Synode: famille et évangélisation
La
mission d’annoncer l’Évangile à toutes les créatures a été
confié directement par le Seigneur à ses disciples et l’Église
en est le messager dans l’histoire. À l’époque à laquelle nous
vivons, l’évidente crise sociale et spirituelle devient un défi
pastoral qui interpelle la mission évangélisatrice de l’Église
pour la famille, noyau vital de la société et de la communauté
ecclésiale. Proposer l’Évangile sur la famille dans ce contexte
s’avère plus que jamais urgent et nécessaire. L’importance du
thème se manifeste par le fait que le Saint-Père ait décidé
d’établir pour le Synode des Évêques un itinéraire de travail
en deux étapes: la première, l’Assemblée Générale
Extraordinaire de 2014, visant à préciser le “status quaestionis”
et à recueillir les témoignages et les propositions des Évêques
pour annoncer et vivre de manière crédible l’Évangile de la
famille; la seconde, l’Assemblée Générale Ordinaire de 2015,
pour chercher des lignes d’action pour la pastorale de la personne
humaine et de la famille.
Aujourd’hui
se présentent des situations inédites jusqu’à ces dernières
années, depuis la diffusion des couples en union libre, qui ne se
marient pas et parfois en excluent même l’idée, jusqu’aux
unions entre des personnes du même sexe, auxquelles il est souvent
consenti d’adopter des enfants. Parmi les nombreuses situations
nouvelles qui réclament l’attention et l’engagement pastoral de
l’Église, il suffira de rappeler: les mariages mixtes ou
interreligieux; familles monoparentales; la polygamie; les mariages
arrangés avec le problème de la dot qui en découle, parfois
assimilée à un montant d’acquisition de la femme; le système des
castes; la culture du non-engagement et de la présupposée
instabilité du lien; les formes de féminisme hostiles à l’Église;
les phénomènes migratoires et la reformulation de l’idée même
de famille; le pluralisme relativiste dans la conception du mariage;
l’influence des media sur la culture populaire pour la conception
des noces et de la vie familiale; les courants de pensée qui
inspirent les propositions législatives qui dévaluent la permanence
et la fidélité du pacte matrimonial; l’expansion du phénomène
des mères porteuses (location d’utérus); les nouvelles
interprétations des droits humains. Mais
surtout dans le milieu plus strictement ecclésial, l’affaiblissement
ou l’abandon de la foi en la sacramentalité du mariage et en la
puissance thérapeutique de la pénitence sacramentelle.
De
tout cela, on comprend combien est urgente l’attention de
l’épiscopat mondial “cum et sub Petro” face à ces défis. Si,
par exemple, on pense au seul fait que dans le contexte actuel tant
d’enfants et de jeunes, nés de mariages irréguliers, ne pourront
jamais voir leur parents recevoir les sacrements, on comprend combien
sont urgents les défis posés à l’évangélisation de la
situation actuelle, par ailleurs répandue partout dans le “village
global”. Cette réalité trouve un écho particulier dans l’accueil
immense que reçoit de nos jours l’enseignement sur la miséricorde
divine et sur la tendresse envers les personnes blessées, dans les
périphéries géographiques et existentielles: les attentes qui s’en
suivent sur les choix pastoraux à propos de la famille sont énormes.
Une réflexion du Synode des Évêques sur ces thèmes apparaît donc
tant nécessaire et urgente que juste comme l’expression de la
charité des pasteurs envers ceux qui leur sont confiés et de la
famille humaine toute entière.
II.
L’Église et l’Évangile sur la famille
La
bonne nouvelle de l’amour divin doit être proclamée à ceux qui
vivent cette expérience humaine personnelle fondamentale, de couple
et de communion ouverte au don des enfants, qu’est la communauté
familiale. La doctrine de la foi sur le mariage doit être présentée
d’une manière communicative et efficace, pour qu’elle en mesure
d’atteindre les cœurs et de les transformer selon la volonté de
Dieu manifestée en Jésus-Christ.
Pour
ce qui est du rappel des sources biblique sur le mariage et la
famille, on ne reportera ici que les références essentielles. De
même, pour les documents du Magistère, il semble opportun de se
limiter aux documents du Magistère universel de l’Église, en y
ajoutant quelques textes du Conseil Pontifical pour la Famille et
laissant aux Évêques participants au Synode le soin de rapporter
les documents de leurs Organes Épiscopaux respectifs.
En
tout temps et dans les cultures les plus diverses n’ont jamais fait
défaut ni l'enseignement clair des pasteurs ni le témoignage
concret des croyants, hommes et femmes, qui en des circonstances très
différentes ont vécu l’Évangile sur la famille comme un don
incommensurable pour leur vie et celle de leurs enfants. L'engagement
pour le prochain Synode Extraordinaire est motivé et soutenu par le
désir de communiquer à tous ce message, avec une plus grande force,
espérant ainsi que «le trésor de la Révélation, confié à
l’Église, comble de plus en plus le cœur des hommes» (DV 26).
Le
projet du Dieu Créateur et Rédempteur
La
beauté du message biblique sur la famille a sa racine dans la
création de l'homme et de la femme faits tous deux à l’image et
la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1,24-31; 2, 4b-25). Unis par un lien
sacramentel indissoluble, les époux vivent la beauté de l'amour, de
la paternité, de la maternité et de la dignité suprême de
participer ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu.
Dans
le don du fruit de leur union ils assument la responsabilité
d’élever et d’éduquer d’autres personnes pour l’avenir du
genre humain. À travers la procréation l'homme et la femme
accomplissent dans la foi la vocation d’être les collaborateurs de
Dieu pour la sauvegarde de la création et la croissance de la
famille humaine.
Le
Bienheureux Jean-Paul II a commenté cet aspect dans Familiaris
Consortio: «Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance
(cf. Gn 1,26s): en l'appelant à l'existence par amour, il l'a appelé
en même temps à l'amour. Dieu est amour (1Jn 4,8) et il vit en
lui-même un mystère de communion personnelle d'amour. En créant
l'humanité de l'homme et de la femme à son image et en la
conservant continuellement dans l'être, Dieu inscrit en elle la
vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes,
à l'amour et à la communion (cf. Gaudium et spes, 12). L'amour est
donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain» (FC,
n. 11). Ce projet du Dieu créateur, que le péché originel a
bouleversé (cf. Gn 3,1-24), s’est manifesté dans l’histoire à
travers les vicissitudes du Peuple élu jusqu’à la plénitude des
temps, alors qu’avec l’incarnation le Fils de Dieu non seulement
confirma la volonté divine de salut, mais avec la rédemption il
offrit la grâce d’obéir à cette même volonté.
Le
Fils de Dieu, Verbe fait chair (cf. Jn 1,14) dans le sein de la
Vierge Mère vécut et grandit dans la famille de Nazareth et
participa aux noces de Cana dont il enrichit la fête avec le premier
de ses « signes » (cf. Jn 2,1-11). Il accepta avec joie
l'accueil familier de ses premiers disciples (cf. Mc 1,29-31;
2,13-17) et consola la famille de ses amis dans leur deuil à
Béthanie (cf. Lc 10,38-42; Jn 11,1-44).
Jésus-Christ
a rétabli la beauté du mariage en proposant à nouveau le projet
unitaire de Dieu qui avait été abandonné, en raison de la dureté
du cœur de l’homme, même au sein de la tradition du peuple
d’Israël (cf. Mt 5,31-32; 19.3-12; Mc 10,1-12; Lc 16,18). En
retournant aux origines, Jésus a enseigné l'unité et la fidélité
entre les époux, refusant la répudiation et l’adultère.
C’est
justement à travers l’extraordinaire beauté de l'amour humain –
déjà exalté avec des accents inspirés dans le Cantique des
Cantiques, et du lien conjugal exigé et défendu par des Prophètes
comme Osée (cf. Os 1,2-3,3) et Malachie (cf. Ml 2,13-16) –, que
Jésus a affirmé la dignité originelle de l’amour conjugal entre
l'homme et la femme.
L’enseignement
de l’Église sur la famille
Dans
la communauté chrétienne primitive la famille apparut également
comme l’«Église domestique» (cf. CEC 1655). Dans lesdits “codes
familiaux” des Lettres apostoliques du Nouveau Testament, la grande
famille du monde antique est reconnue comme le lieu de la solidarité
la plus profonde entre femmes et maris, entre parents et enfants,
entre riches et pauvres (cf. Ep 5,21-6,9; Col 3,18-4,1; 1Tm 2,8-15;
Tt 2,1-10; 1P 2,13-3,7; cf. aussi la Lettre à Philémon). En
particulier, la Lettre aux Éphésiens a reconnu dans l'amour nuptial
entre l'homme et la femme «le grand mystère» qui rend présent
dans le monde l'amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5,31-32).
Au
cours des siècles, surtout dans les temps modernes jusqu’à nos
jours, l’Église a produit un enseignement constant et progressif
sur la famille et sur le mariage qui la fonde. Une des expressions
les plus remarquables a été proposée par le Concile Œcuménique
Vatican II, dans la Constitution pastorale Gaudium et spes, qui, en
traitant quelques-uns des problèmes les plus urgents, consacre un
chapitre entier à la promotion de la dignité du mariage et de la
famille, comme cela est montré dans la description de sa valeur pour
la constitution de la société: «Ainsi la famille, lieu de
rencontre de plusieurs générations qui s’aident mutuellement à
acquérir une sagesse plus étendue et à harmoniser les droits des
personnes avec les autres exigences de la vie sociale,
constitue-t-elle le fondement de la société» (GS 52). L'appel à
une spiritualité christocentrique pour les époux croyants est d’une
intensité toute spéciale: «que les époux eux-mêmes créés à
l’image d’un Dieu vivant et établis dans un ordre authentique de
personnes, soient unis dans une même affection, dans une même
pensée et dans une mutuelle sainteté, en sorte que, à la suite du
Christ, principe de vie, ils deviennent, à travers les joies et les
sacrifices de leur vocation, par la fidélité de leur amour, les
témoins de ce mystère de charité que le Seigneur a révélé au
monde par sa mort et sa résurrection» (GS 52).
Les
Successeurs de Pierre également, après le Concile Vatican II, ont
enrichi par leur Magistère la doctrine sur le mariage et sur la
famille, en particulier Paul VI avec l’Encyclique Humanae vitae,
qui offre des enseignements spécifiques tant sur les principes que
sur la pratique. Successivement, le Pape Jean-Paul II dans
l’Exhortation apostolique Familiaris consortio voulut insister en
proposant le dessein divin à propos de la vérité sur l’origine
de l’amour entre époux et celui de la famille: « le
«lieu» unique, qui rend possible cette donation selon toute sa
vérité, est le mariage, c'est-à-dire le pacte d'amour conjugal ou
le choix conscient et libre par lequel l'homme et la femme
accueillent l'intime communauté de vie et d'amour voulue par Dieu
lui-même (cf. Gaudium et spes, 48), et qui ne manifeste sa vraie
signification qu'à cette lumière. L'institution du mariage n'est
pas une ingérence indue de la société ou de l'autorité, ni
l'imposition extrinsèque d'une forme; elle est une exigence
intérieure du pacte d'amour conjugal qui s'affirme publiquement
comme unique et exclusif pour que soit vécue ainsi la pleine
fidélité au dessein du Dieu créateur. Cette fidélité, loin
d'amoindrir la liberté de la personne, la met à l'abri de tout
subjectivisme et de tout relativisme, et la fait participer à la
Sagesse créatrice» (FC, 11).
Le
Catéchisme de l’Église Catholique recueille ces données
fondamentales: «L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et
une femme constituent entre eux une intime communauté de vie et
d’amour, a été fondée et dotée de ses lois propres par le
Créateur. De par sa nature elle est ordonnée au bien des conjoints
ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. Elle
a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité
de sacrement [Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Gaudium et spes, 48; Code de
Droit Canonique, 1055, 1]» (CEC 1660).
La
doctrine exposée dans le Catéchisme considère tant les principes
théologiques que les comportements moraux, traités sous deux titres
distincts: Le sacrement du mariage (n. 1601-1658) et le sixième
commandement (n. 2331-2391). La lecture attentive de ces parties du
Catéchisme fournit une compréhension moderne de la doctrine de la
foi pour soutenir l’action de l’Église face aux défis
contemporains. Sa pastorale trouve son inspiration dans la vérité
du mariage considéré selon le dessein de Dieu qui a créé l’homme
et la femme et qui, dans la plénitude des temps, a révélé en
Jésus également la plénitude de l’amour entre époux élevé au
niveau de sacrement. Le mariage chrétien, fondé sur le
consentement, est aussi doté d’effets propres tels que les biens
et les devoirs des époux, toutefois il n’est pas affranchi du
régime du péché (cf. Gn 3,1-24) qui peut procurer des blessures
profondes et aussi des dégradations à la dignité même du
sacrement.
L’Encyclique
récente du Pape François, Lumen fidei, traite de la famille dans
son rapport avec la foi qui révèle «combien les liens entre les
hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu
d’eux» (LF 50). «Le premier environnement dans lequel la foi
éclaire la cité des hommes est donc la famille. Je pense surtout à
l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage.
Celle-ci naît de leur amour, signe et présence de l’amour de
Dieu, de la reconnaissance et de l’acceptation de ce bien qu’est
la différence sexuelle par laquelle les conjoints peuvent s’unir
en une seule chair (cf. Gn 2, 24) et sont capables d’engendrer une
nouvelle vie, manifestation de la bonté du Créateur, de sa sagesse
et de son dessein d’amour. Fondés sur cet amour, l’homme et la
femme peuvent se promettre l’amour mutuel dans un geste qui engage
toute leur vie et rappelle tant d’aspects de la foi. Promettre un
amour qui soit pour toujours est possible quand on découvre un
dessein plus grand que ses propres projets, qui nous soutient et nous
permet de donner l’avenir tout entier à la personne aimée» (LF
52). «La foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage,
mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand
appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable,
qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se
trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité»
(LF 53).
III.
Questionnaire
Les
questions ci-dessous permettent aux Églises particulières de
participer activement à la préparation du Synode Extraordinaire qui
a pour but d’annoncer l’Évangile dans les défis pastoraux
d’aujourd’hui concernant la famille.
1. Sur
la diffusion des Saintes Écritures et du Magistère de l’Église
concernant la famille
a)
Quelle est la connaissance réelle des enseignements de la Bible, de
“Gaudium et spes”, de “Familiaris consortio” et des autres
documents du Magistère postconciliaire sur la valeur de la famille
selon l’Église Catholique? Comment nos fidèles sont-ils formés à
la vie familiale selon l’enseignement de l’Église?
b)
Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il
intégralement accepté ? Est-ce que des difficultés se
vérifient dans sa mise en pratique? Lesquelles?
c)
Comment l’enseignement de l’Église est-il dispensé dans le
cadre des programmes pastoraux au niveau national, diocésain et
paroissial? Quelle est la catéchèse sur la famille?
d)
Dans quelle mesure – et en particulier sur quels aspects – cet
enseignement est-il réellement connu, accepté, refusé et/ou
critiqué dans les milieux extra ecclésiaux ? Quels sont les
facteurs culturels qui empêchent la pleine réception de
l’enseignement de l’Église sur la famille?
2.
Sur le mariage selon la loi naturelle
- Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, éducatif et académique, qu’au niveau populaire? Quelles conceptions de l’anthropologie sont à la base de ce débat sur le fondement naturel de la famille?
- La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?
- Comment, en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?
- Si des baptisés non pratiquants ou ceux qui se déclarent non-croyants demandent la célébration du mariage, comment affronter les défis pastoraux qui en découlent?
3. La
pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation
- Durant ces dernières dizaines d’années, quelles sont les expériences nées concernant la préparation au mariage? Comment a-t-on cherché à stimuler le devoir d’évangélisation des époux et de la famille? Comment promouvoir la conscience de la famille comme « Église domestique »?
- Êtes-vous parvenus à proposer des styles de prière en famille qui réussissent à résister à la complexité de la vie et de la culture actuelle?
- Dans la situation actuelle de crise entre les générations, comment les familles chrétiennes ont-elles su réaliser leur vocation propre de transmission de la foi?
- De quelle manière les Églises locales et les mouvements de spiritualité familiale ont-ils su créer des parcours pouvant servir d’exemple?
- Quel est l’apport spécifique que les couples et les familles ont réussi à donner quant à la diffusion d’une vision intégrale du couple et de la famille chrétienne qui soit crédible aujourd’hui?
- Quelle attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise?
4. Sur
la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales
difficiles
- Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement?
- Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile? Y-a-t-il des données statistiques sûres?
- Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés?
- Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière? Ils en sont conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements?
- Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements?
- La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si oui, sous quelles formes?
- Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas? Comment cette activité pastorale se déroule-t-elle? Existent-ils des programmes à ce propos au niveau diocésain et national? Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte?
5. Sur
les unions de personnes du même sexe
- Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage?
- Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union?
- Quelle attention pastorale est-il possible d’avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d’unions?
- En cas d’unions entre personnes du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi?
6.
Sur l’éducation des enfants au sein de situations de mariages
irréguliers
- Quelle est la proportion estimée de ces enfants et adolescents dans ces cas par rapport à celle d’enfants nés et élevés au sein de familles constituées selon les règles?
- Dans quel état d’esprit les parents s’adressent-ils à l’Église? Que demandent-ils? Uniquement les sacrements ou également la catéchèse?
- Comment les Églises particulières répondent-elles au besoin des parents de ces enfants pour leur offrir une éducation chrétienne?
- Comment la pratique sacramentelle se déroule-t-elle dans ces cas-là: préparation, administration et accompagnement du sacrement?
7.
Sur l’ouverture des époux à la vie
- Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’Humanae vitae sur la paternité responsable? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances? Du point de vue pastoral quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?
- Cette doctrine morale est-elle acceptée? Quels sont les aspects les plus problématiques qui en rendent difficile l’acceptation par la plupart des couples?
- Quelles méthodes naturelles sont promues par les Églises particulières pour aider les conjoints à mettre en pratique la doctrine d’Humanae vitae?
- Quelle est l’expérience sur ce thème dans la pratique du sacrement de la réconciliation et dans la participation à l’Eucharistie?
- Quels contrastes apparaissent-ils à ce propos entre la doctrine de l’Église et l’éducation civile?
- Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité? Comment favoriser la croissance des naissances?
8.
Sur le rapport entre la famille et la personne
- Jésus-Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme: la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive?
- Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ?
- Dans quelle mesure les crises de foi que les personnes peuvent traverser ont-elles une incidence sur la vie familiale?
9.
Autres défis et propositions
À
propos des thèmes traités dans ce questionnaire, y-a-t-il d’autres
défis et propositions que vous considérez comme urgents ou
utiles?".
LA NONCIATURE DE DAMAS ENDOMMAGEE
Cité
du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Le
Directeur de la Salle de Presse a confirmé ce midi qu'un obus était
tombé à l'aube sur la nonciature de Damas, située au centre de la
capitale syrienne, sans faire de blessés ni de gros dégâts. Ses
locaux demeurent ouverts. De son côté, le Nonce apostolique a
précisé à Radio Vatican que l'épisode s'était produit à 6 h
35', avant l'arrivée du personnel, et que d'ailleurs ce type
d'incident était quotidien en Syrie. Ainsi Mgr.Mario Zenari a-t-il
signalé que, samedi dernier, le toit du couvent franciscain d'Alep
avait été endommagé par un triple tir de mortier. Il y a quelques
semaines des tirs semblables avaient contraint à la fuite des
voisins de la nonciature, notamment des enfants. Le prélat a tenu à
encourager la communauté internationale comme les parties se
combattant à redoubler d'efforts pour mettre un terme au conflit.
Jour après jour la population syrienne souffre, des gens meurent et
d'autres abandonnent leurs maisons pour s'ajouter à une marée de
réfugiés.
lundi 4 novembre 2013
MESSE POUR LES CARDINAUX ET EVEQUES DEFUNTS
Cité
du Vatican, 4 novembre 2013
(VIS). Comme de coutume à cette période, le Pape
a célébré ce matin en la Basilique vaticane une messe de suffrage
pour les Cardinaux et Evêques décédés au cours de l'année: "Seul
le péché de l'homme peut briser le lien, mais même dans ce cas
Dieu le cherchera toujours, le poursuivra pour rétablir avec lui une
union qui perdure après la mort, une union qui atteint même son
point culminant dans la rencontre finale avec le Père". C'est
par ses mots que le Pape François a expliqué à l'assistance que
les prélats défunts étaient dans les mains de Dieu. "Cette
réalité, pleine d'espérance, est la perspective de la résurrection
finale, de la vie éternelle, à laquelle sont destinés les justes,
ceux qui accueillent la Parole de Dieu et qui sont dociles à son
Esprit". Enfin, il a confié à la miséricorde du Seigneur ces
frères défunts, des hommes consacrés à leur vocation et au
service de l'Eglise qu'ils ont aimée comme l'on aime une épouse".
LAISSE LE SEIGNEUR FAIRE DE TA VIE UN DON D'AMOUR
Cité
du Vatican, 3 novembre 2013
(VIS). A midi, le Saint-Père a récité l'angélus
dominical avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Auparavant, il
avait consacré sa méditation à l'Evangile de Luc rapportant la
conversion de Zachée: "Il n'y a pas de profession ou de
condition sociale, pas de péché ou de crime d'aucune sorte qui
puisse effacer de la mémoire et du cœur de Dieu un seul de ses
fils. Dieu se souvient toujours, n'oublie aucun de ceux qu'il a
créés. Il est le Père, vigilant et aimant, toujours en attente de
voir renaître dans le cœur de son fils le désir de revenir à la
maison. Et quand il reconnaît ce désir, même simplement esquissé
et si souvent presque inconscient, il est tout de suite à proximité
et, par son pardon, rend plus léger le chemin de la conversion et du
retour... Si tu as un poids sur ta conscience, si tu as honte
de choses commises, arrête-toi sans crainte. N'oublie pas que
quelqu'un t'attend parce qu'il ne t'a jamais oublié, et ce quelqu'un
est ton père, c'est Dieu qui t'attend! Grimpe, comme l'a fait
Zachée, monte sur l'arbre du désir d'être pardonné, et tu ne
seras pas déçu. Jésus est miséricordieux et ne se lasse jamais de
pardonner. Souviens-t'en bien, Jésus est ainsi... Au plus profond de
notre cœur écoutons sa voix qui nous dit: Aujourd'hui je dois venir
chez toi, dans ton cœur, dans ta vie. Accueillons le avec joie car
il peut nous changer, transformer notre cœur de pierre en cœur de
chair, nous libérer de l'égoïsme et faire de notre vie un don
d'amour".
PRIERE SUR LES TOMBES DES PAPES
Cité
du Vatican, 2 novembre 2013
(VIS). En ce jour de commémoration des défunts,
le Saint-Père s'est rendu dans les cryptes de la Basilique vaticane
pour prier sur les tombes de ses prédécesseurs: "Nous confions
à la miséricorde du Père ceux qui ont leur tombeau ici et qui
attendent la résurrection de la chair. En particulier, confions les
Souverains Pontifes qui ont exercé leur service de pasteur de
l'Eglise universelle, afin qu'ils participent à l'éternelle
liturgie du ciel".
L'ESPERANCE, UNE ANCRE JETEE SUR LA RIVE DU CIEL
Cité
du Vatican, 1 novembre 2013
(VIS). A 16 h, le Saint-Père a célébré la
messe au grand cimetière du Verano, entouré du Cardinal Vicaire de
Rome, des évêques auxiliaires et du Curé de
St.Laurent-hors-les-murs: "Avant le crépuscule dans ce
cimetière, recueillons-nous et pensons à notre avenir, pensons à
tous ceux qui sont partis, qui nous ont précédé dans la vie et
sont dans le Seigneur... Le Seigneur Dieu, la beauté, la bonté, la
vérité, la tendresse, l'amour plein. Tout cela nous attend. Ceux
qui nous ont précédés et sont morts dans le Seigneur sont là. Ils
proclament qu'ils ont été sauvés non par leurs œuvres, ils ont
aussi fait de bonnes œuvres, mais ils ont été sauvé par le
Seigneur... C'est lui qui nous sauve, c'est lui qui à la fin de
notre vie nous prend par la main comme un père, dans ce ciel où
sont nos aïeux... Nous pouvons entrer au Ciel seulement grâce au
sang de l'Agneau, grâce au sang du Christ...qui nous a purifiés,
qui nous a ouvert les portes du Ciel. Et si nous nous souvenons
aujourd'hui de ces frères et sœurs qui nous ont précédés dans la
vie et sont au Ciel, c'est parce qu'ils ont été lavés par le sang
du Christ. Voilà quelle est notre espérance, l'espérance du sang
du Christ! Une espérance qui ne déçoit pas. Si nous marchons dans
la vie avec le Seigneur, il ne nous déçoit jamais!". Le
Pape François a ensuite évoqué le passage de l'Evangile de Jean.
"Nous sommes des fils de Dieu, mais ce que nous serons ne nous a
pas encore été révélé. Nous savons cependant que lorsqu'il se
sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le
verrons tel qu'il est... Voir Dieu, être semblable à Dieu, voilà
quelle est notre espérance. Et aujourd'hui justement, en ce jour des
saints et avant le jour des morts, il faut penser un peu à
l'espérance, cette espérance qui nous accompagne dans la vie. Les
premiers chrétiens représentaient l'espérance par une ancre, comme
si la vie était cette ancre jetée sur la rive du Ciel et que tous
nous cheminions vers cette rive, agrippés à la corde de l'ancre.
C'est une belle image de l'espérance: avoir le cœur ancré là où
sont nos aïeux, là où sont nos saints, là où est Jésus, où est
Dieu. Voilà quelle est l'espérance qui ne déçoit pas. Aujourd'hui
et demain sont des jours d'espérance". L'espérance "est
un peu comme le levain qui gonfle ton âme. Il y a des moments
difficiles dans la vie, mais avec l'espérance, l'âme va en avant et
regarde ce qui l'attend... L'espérance nous purifie également, elle
nous allège. Cette purification dans l'espérance en Jésus Christ
nous fait aller vite, promptement. Dans cette presque obscurité,
chacun de nous peut penser au crépuscule de sa vie". Et si nous
le regardons avec la joie d'être accueillis par le Seigneur, "cela
est une pensée chrétienne qui nous donne la paix. Aujourd'hui est
un jour de joie mais de joie sereine, tranquille, de la joie de la
paix. Pensons au crépuscule de tant de frères et sœurs qui nous
ont précédés, pensons à notre crépuscule quand il arrivera. Et
pensons à notre cœur en nous demandant: où est ancré mon cœur?
S'il n'est pas bien ancré, ancrons-le là, sur cette rive, sachant
que l'espérance ne déçoit pas parce que le Seigneur ne déçoit
pas". Après la messe, le Pape a béni les tombes et a prononcé
les paroles suivantes: "Je voudrais prier en particulier pour
nos frères et sœurs qui ces jours-ci sont morts alors qu'ils
cherchaient la liberté une vie plus digne. Nous avons vu la cruauté
du désert qui les a engloutis et la mer où tant se sont noyés.
Prions pour eux et pour les survivants qui se trouvent entassés dans
des centres d'accueil, espérant des procédures rapides afin de
partir vers des lieux plus confortables".
LA SAINTETE, UNE VOCATION POUR TOUS
Cité
du Vatican, 1 novembre 2013
(VIS). "La fête de Toussaint que nous
célébrons aujourd'hui, nous rappelle que le but de notre existence
n'est pas la mort mais le Paradis!", a dit le Pape lors de
l'angélus de ce vendredi. Les saints ne sont pas des surhommes nés
parfaits. Ils sont comme nous, comme chacun de nous. Ce sont des
personnes qui avant d'atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie
normale, avec des joies et des souffrances, des fatigues et des
espérances", mais "quand ils ont rencontré l'amour de
Dieu, ils l'ont suivi de tout leur cœur, sans condition et sans
hypocrisie. Ils ont dépensé leur vie au service des autres, ont
supporté souffrances et adversité sans haine et en répondant au
mal par le bien, en répandant la joie et la paix... Les saints ne
haïssent jamais. Si l'amour vient de Dieu, d'où vient la haine? La
haine ne vient pas de Dieu mais du Diable! Et les saints se sont
éloignés du diable. Les saints sont des hommes et des femmes qui
ont la joie dans leur cœur et la transmettent aux autres. Ne jamais
haïr mais servir les autres, les plus nécessiteux, prier et vivre
dans la joie, telle est la voie de la sainteté... Etre saint
n'est pas le privilège de quelques uns, comme si certains avaient
reçu un gros héritage. Nous tous, par le baptême, avons reçu
l'héritage de pouvoir devenir des saints. La sainteté est une
vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la
route de la sainteté et cette route a un nom, un visage, le visage
de Jésus Christ. Il nous enseigne à devenir des saints. Il nous
montre la route dans l'Evangile, celle des béatitudes. En effet, le
Royaume est pour ceux qui ne mettent pas leur sécurité dans les
choses mais dans l'amour de Dieu, pour ceux qui ont un cœur simple,
humble, qui ne présument pas être justes et ne jugent pas les
autres, ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec
qui se réjouit, ceux qui ne sont pas violents mais miséricordieux
et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix".
En ce jour de fête, a conclu le Saint-Père, "les saints nous
disent: fiez vous au Seigneur parce que le Seigneur ne déçoit pas!"
et "nous montrent par leur vie que ceux qui restent fidèles à
Dieu et à sa parole expérimentent déjà sur cette terre le confort
de son amour et ensuite le centuple dans l'éternité. Voilà ce que
nous espérons et demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs
défunts. Avec sagesse, l'Eglise a placé à la suite la fête de la
Toussaint et la commémoration des fidèles défunts. A notre prière
de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s'unit
la prière de suffrage pour tous ceux qui nous ont précédés dans
le passage de ce monde à la vie éternelle".
Après
l'angélus, le Pape a rappelé qu'il célébrerait une messe dans la
soirée au cimetière romain du Verano et qu'il prierait en
particulier "pour les victimes de la violence, notamment pour
les chrétiens qui ont perdu la vie à cause des persécutions"
et aussi "pour nos frères et sœurs, hommes, femmes et enfants
qui sont morts de soif, de faim et de fatigue dans leur fuite pour
trouver une vie meilleure. Ces jours-ci, nous avons vu dans les
journaux cette image cruelle du désert. Faisons tous en silence une
prière pour ces frères et sœurs".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 4 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Alois Kothgasser, SDB, à
la charge pastorale du diocèse de Salzburg (Autriche).
Nommé
Mgr.Carlo Bresciani, Evêque de San Benedetto del Tronto -
Ripatransone - Montalto (superficie 456, population 138.267,
catholiques 131.059, prêtres 113, diacres 14, religieux 190), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1949 à Nave (Italie) et ordonné
prêtre en 1975, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain et
Consulteur de la Congrégation pour l'éducation catholique. Il
succède à Mgr.Gervasio Gestori, dont la renonciation à la charge
pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur
en théologie, professeur à l'Université catholique de Milan, il a
été Directeur de l'Institut supérieur de sciences religieuses et
de l'Institut supérieur de formateurs de Brescia.
Nommé
Mgr.Valerio Lazzeri, Evêque de Lugano (superficie 2.811, population
317.000, catholiques 241.000, prêtres 257, diacres 6, religieux
440), en Suisse. L'Evêque élu, né en 1963 à Dongio (Suisse) et
ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce
même diocèse. Il succède à Mgr.Pier Giacomo Grampa, dont la
renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée
pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été Vice Recteur du
Collège Papio d'Ascona, puis Official de la Congrégation pour
l'éducation catholique.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Marian Dus, à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne).
Nommé
Mgr.Józef Górzynski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie
(Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Zelechow (Pologne) et
ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Modérateur de la curie
diocésaine. Docteur en théologie, il a curé de paroisse, membre du
Presbyterium et Président de la commission liturgique.
Nommé
Mgr.Rafal Markowski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie
(Pologne). L'Evêque élu, né en 1958 à Józefow (Pologne) et
ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Administrateur du diocèse.
Docteur en théologie, il a été Préfet disciplinaire du grand
séminaire diocésain, Directeur de Radio Plus - Radio Jószef,
professeur près l'Université Wyszynski et membre de la Commission
de la Conférence épiscopale polonaise pour le dialogue
inter-religieux.
Nommé
l'Abbé Eugeniusz Miroslaw Popowicz, Auxiliaire pour l'archiéparchie
de Przemysl - Warszava des Byzantins (Pologne). L'Evêque élu, né
en 1961 à Czluchów (Pologne) et ordonné prêtre en 1986, était
jusqu'ici Curé de la cathédrale de ce même diocèse. Docteur en
droit canonique oriental, il a été vicaire épiscopal, professeur
de séminaire et membre du Presbyterium.
Nommé
le P.Georges Abou Khazen, OFM, Vicaire apostolique d'Alep des latins
(catholiques 13.000, prêtres 42, religieux 258), en Syrie. L'Evêque
élu, né en 1947 à Aïn Zebdeh (Liban), a émis ses voeux religieux
en 1972 et a été ordonné prêtre en 1973. Jusqu'ici Administrateur
apostolique de cette même circonscription, il a été curé de
paroisses puis Gardien du couvent et paroisse St.François d'Alep,
Vicaire général pour le nord de la Syrie.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de l'Archimandrite Emiliano
Fabbricatore, OSBI, à l'office d'Exarque et Supérieur général de
la Congrégation italienne des moines basiliens.
Nommé
Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (Italie), Administrateur
apostolique de l'abbaye exarchiale territoriale basilienne de Notre
Dame de Grottaferrata (Italie).
Nommé
Dom Michel Van Parys, OSB, Higoumène de l'abbaye de Grottaferrata
(Italie).
Vendredi
dernier 1 novembre, il avait:
Accepté
la renonciation de Mgr.Boniface Lele à la charge pastorale du
diocèse de Mombasa (Kenya), en conformité au canon 401,2 du CIC.
Nommé
Mgr.Emmanuel Berbera, OFM.Cap, Evêque de Malindi, Administrateur
apostolique du diocèse de Mombasa (Kenya).
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Roger W.Gries, OSB, à
l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Cleveland (USA).
Nommé
Mgr.Max Leroy Mésidor, Coadjuteur de l'Archevêque du Cap - Haïtien
(Haïti), jusqu'ici Evêque de Fort - Liberté (Haïti).
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