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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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mardi 12 novembre 2013

AUDIENCES


Cité du Vatican,12 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, Président du Département pour les relations extérieures ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou.

lundi 11 novembre 2013

AIDE D'URGENCE AUX PHILIPPINS

Cité du Vatican, 11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a chargé le Conseil pontifical Cor Unum de faire parvenir une aide d'urgence de 150.000 US$ pour les philippins victimes du typhon qui a ravagé leur pays, principalement les îles de Leyte et de Samar. Il y aurait déjà plus de 10.000 morts. Cette somme sera répartie selon les besoins par l'Eglise locale, en priorité en faveur des sans abris et des personnes ayant tout perdu dans les inondations successives. Il s'agit de "la première manifestation concrète de la solidarité, matérielle comme spirituelle, que le Pape François tient à adresser aux victimes" de cette catastrophe.

SOLIDARITE AVEC LES PHILIPPINES

Cité du Vatican, 10 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a chargé le Secrétaire d'Etat Mgr.Piero Parolin d'exprimer au Président Benigno Aquino toute sa préoccupation et sa solidarité à la population philippine gravement touchée par le typhon géant ayant dévasté plusieurs régions de l'archipel. Profondément attristé par la perte de tant de vies humaines et tant de destructions matérielles, il prie pour les victimes, les blessés et toutes les personnes endeuillées et privées de leurs biens et foyers. Il encourage les autorités civiles et les secours, adressant à tous le réconfort de sa bénédiction.

L'ETERNELLE FIDELITE DE DIEU

Cité du Vatican, 10 novembre (VIS). "Avec Jésus, le pèlerinage terrestre de l'homme le dirige vers la vie au-delà de la mort", a dit le Pape lors de l'angélus dominical en commentant l'Evangile du jour qui rapporte la rencontre de Jésus et des sadducéens. Niant la résurrection, ils se moquaient de la foi en la résurrection en interrogeant Jésus afin de l'humilier. "Toujours patient, il leur répondit d'abord que la vie après la mort est différente. La vie éternelle n'est pas la vie terrestre et présente une dimension où, par exemple, le mariage lié aux paramètres terrestres n'existera plus. Les ressuscités, leur dit Jésus, seront comme les anges vivant dans un état que l'on ne peut connaître ni imaginer... Puis il contre-attaque en citant simplement l'Ecriture... La preuve de la résurrection des morts, il la tire de l'épiode du Buisson Ardent, où Dieu se révèle à Moïse comme le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, des personnes liées à son nom par delà la mort". C'est comme si Dieu, qui est notre Dieu, portait notre nom. "Dieu se plaît à s'associer" à Abraham, d'Isaac et de Jacob, comme Dieu d'alliance. "Voici la raison pour laquelle Jésus affirme que Dieu est Dieu des vivants et non des morts, car tous vivent pour lui. Tel est le lien, l'alliance fondamentale, l'alliance avec Jésus qui est Alliance, Vie et Résurrection. Son amour crucifié a vaincu la mort. En Jésus Dieu nous offre à tous la vie éternelle. Grâce à lui, chacun possède l'espérance en une vie encore plus authentique que l'actuelle... Cette vie n'est pas un banal embellissement de la vie terrestre car elle dépasse notre imagination. Dieu nous stupéfie par son amour et sa miséricorde. Cette vie n'est donc celle qui conditionne l'autre. Elle est l'éternité qui éclaire et fournit l'espérance au cours de la vie terrestre. A vue humaine on pourrait croire que la vie terrestre ne conduit qu'à la mort... Mais Jésus renverse cette vision en affirmant que le pèlerinage humain nous porte au-delà de la mort, à la vie de plénitude... La mort sera derrière nous et non devant car devant nous il y a le Dieu d'alliance, le Dieu qui a mon nom, notre nom... Il est le Dieu des vivants...qui opère la défaite définitive du péché et de la mort, qui offre un temps de joie et de lumière infinies. Ici bas, dans la prière, les sacrements et l'amitié, nous entrevoyons la vie des ressuscités. L'expérience de l'amour et de la fidélité de Dieu sont comme un feu qui entretient notre foi dans la résurrection. Si Dieu aime, s'il est fidèle, ce ne peut être que sans limite. Cette fidélité et cet amour sont éternels, et rien n'y peut changer... Allons ainsi vers lui qui nous attend, chacun de nous, et nous accompagne" vers l'éternité.

PRIER POUR LE PEUPLE PHILIPPIN, NE PAS OUBLIER LA SHOAH

Cité du Vatican, 10 novembre 2013 (VIS). Après l'angélus dominical, le Saint-Père a évoqué le typhon qui a dévasté les Philippines et demandé une minute de silence aux fidèles rassemblés Place St.Pierre puis un Ave Maria. Il a ensuite rappelé la béatification cet après-midi à Paderborn (Allemagne) de Maria Theresia Bonzel, religieuse fondatrice des Franciscaines de l'Adoration perpétuelle. Puis, en l'anniversaire de la "Nuit de Cristal" qui marqua en 1938 le début de la Shoah, il a réaffirmé la solidarité de l'Eglise au peuple juif, "à nos frères aînés dans la foi. Demandons à Dieu que la mémoire du passé, des crimes du passé, ne s'efface pas et de nous aider à être vigilants face à tout intolérance et toute haine". Et enfin, il a salué avec les évêques du pays, les jeunes agriculteurs italiens, encourageant également tous ceux qui font en sorte que chacun ait une alimentation saine et nécessaire.


DECES DU CARDINAL BARTOLUCCI

Cité du Vatican, 11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à la famille à la suite du décès ce matin à l'âge de 96 ans du Cardinal Domenico Bartolucci. Il y associe la fondation qui porte le nom du défunt et son diocèse d'origine Florence, rappelle qu'il fut un musicien, un compositeur de talent et un expert de la musique d'Eglise. Il exerça son ministère sacerdotal à travers la musique qui naît de la foi et l'exprime, fut un savant défenseur de la tradition polyphonique de l'Eglise, et de longues années durant le Maître de la Chapelle Sixtine. La messe de funérailles du Cardinal Bartolucci sera célébrée mercredi prochain, à 15 h 30' à l'autel de la Cathedra de la Basilique vaticane, présidée par le Cardinal Doyen Angelo Sodano. Le Pape viendra assurer l'absoute.

LES MALADES SONT UNE RICHESSE

Cité du Vatican, 9 novembre 2013 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Pape a reçu l'association italienne UNITALSI, qui organise depuis 110 ans le pèlerinage des malades à Lourdes et dans les autres grands sanctuaires. Rassemblés pour l'occasion, il a salué le travail évangélique de ces 7.000 volontaires, hommes et femmes qui oeuvrent non par philanthropie mais pour annoncer l'Evangile de la charité, comme ministère de consolation. Animés par l'amour du Christ et agissent dans le sillage du Bon Samaritain, ils ne détournent pas la tête en présence de la souffrance... Les pauvres, les malades en l'occurrence, sont une richesse pour l'Eglise. Et, à l'instar d'autres institutions ecclésiales, l'UNITALSI recueille cette richesse et l'aide à se valoriser, en faveur de l'Eglise mais aussi de la société entière. Dans un contexte socio-culturel qui tend à cacher une fragilité physique vue comme un problème relevant au mieux de la pitié et au pire du rejet des personnes" l'association constitue un "signe prophétique combattant cette logique en aidant les malades à prendre leur part dans la société". Elle s'attache "à favoriser la présence et le témoignage dans le corps social des personnes faibles ou souffrantes, destinataires de son oeuvre évangélisatrice mais aussi acteurs de l'action apostolique!".

Puis le Saint-Père a invité les malades "à ne pas se considérer seulement objets de solidarité et de charité", mais à se sentir insérés "à plein titre dans la vie et la mission de l'Eglise. Vous y avez un rôle particulier, en paroisse comme dans tous les autres espaces ecclésiaux. Votre présence...et votre prière, l'offrande de vos souffrances en union au Crucifié participent au salut du monde... Elles sont une richesse spirituelle pour la communauté ecclésiale toute entière. N'ayez aucune honte d'être ce trésor pour l'Eglise". Par ses pèlerinages mariaux, l'UNITLASI s'inspire de Marie et des soins maternels qu'elle dispense à chacun de nous... L'attitude de Marie envers son Fils préfigure son attention de mère pour toute l'humanité... Marie sait ce dont chacun de nous a besoin, et elle intercède auprès de Jésus auquel elle le vin nouveau de l'amour, la grâce qui sauve".


ENVOYE SPECIAL AU PARAGUAY

Cité du Vatican, 9 novembre 2013 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine (10 octobre) par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Claudio Hummes, OFM, son Envoyé spécial à la clôture du pèlerinage national des reliques de saint Roque González de Santa Cruz et ses compagnons martyrs (25 anniversaire de leur canonisation) (Asunción, Paraguay, 15 novembre). Il sera accompagné par l'Abbé Virgilio Rodi Alonso, Curé de la cathédrale d'Asunción, et par le P.Alberto Luna, SJ, Provincial pour le Paraguay.


AUDIENCES


Cité du Vatican,11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.André Dupuy, Nonce apostolique aux Pays-Bas.

Mgr.Jude Thaddeus Okolo, Nonce apostolique en République Dominicaine.

Mgr.Joseph Marino, Nonce apostolique en Malaisie et au Timor Oriental, Délégué apostolique au Brunei.

Mgr.Jean-Claude Périsset, Nonce apostolique.

Mgr.Rudolf Voderholzer, Evêque de Ratisbonne (Allemagne).

Samedi dernier 9 novembre, il avait reçu:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Nikola Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican,11 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Marcelino Hernández Rodríguez, Evêque de Colima (superficie 11.391, population 682.000, catholiques 621.000, prêtres 121, religieux 230), au Mexique. Jusqu'ici Evêque d'Orizaba (Mexique), il succède à Mgr.José Luis Amezuca Melgoza, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Hier, dimanche 10 novembre, il avait accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Theodorus Van Ruijven, CM, à la charge pastorale du vicariat apostolique de Nekemte (Ethiopie). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Varghese Thotamkara, CM.

Et dernier 9 il avait nommé:

Mgr.Mark O'Toole, Evêque de Plymouth (superficie 12.831, population 3.494.000, catholiques 68.685, prêtres 103, diacres 31, religieux 133), en Grande-Bretagne. L'Evêque élu, né en 1963 à Londres (GB) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain de Westminster. Il succède à Mgr.Hugh Christopher Budd, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en philosophie et théologie, il a été directeur d'études de séminaire, secrétaire du Cardinal Murphy-O'Connor, membre d'un comité d'éthique hospitalier et Conseiller du Heythrop College de Londres.

Membres de l'Académie pontificale des sciences, le Professeur Shinya Yamanaka (Japon) et le Professeur Juan Martín Maldacena (Argentine).

Membre de l'Académie pontificale des sciences sociales, le Professeur Stefano Zamagni (Italie).

vendredi 8 novembre 2013

VISITE DE LA PRESIDENTE COSTARICIENNE

Cité du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mme Laura Chinchilla Miranda, Présidente du Costa Rica, laquelle s'est ensuite entretenue avec le Secrétaire pour les relations avec les états. Les entretiens ont permis de souligner la collaboration de l'Eglise et de l'Etat dans ce pays et d'aborder certaines questions sociales d'intérêt commun, comme la protection de la vie et la sauvegarde de l'environnement. Les parties ont convenu de la nécessité de parvenir à un Accord, qui renforcera leurs rapports pour le bien et le développement du Costa Rica. Il a enfin été question de la situation régionale et de problématiques internationales requérant des efforts de paix.


LE JUGE ECCLESIASTIQUE A L'IMAGE DU BON PASTEUR

Cité du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Pape François a reçu ce matin les membres du Tribunal suprême de la signature apostolique, actuellement réunis en assemblée plénière, auxquels il a recommandé d'accentuer la défense du lien matrimonial dans les causes de nullité. Puis il a rappelé qu'à ce dicastère répondaient les tribunaux ecclésiastiques traitant des demandes de justice des fidèles, insistant sur la grande importance du défenseur du lien, "dont la présence et l'intervention sont obligatoires durant toute la durée des procès". Le Saint-Père a également évoqué l'instruction Dignitas Connubi qui "trace les compétences du défenseur dans les causes de nullité invoquées pour incapacité mentale qui, aux yeux de certains tribunaux, constitue l'unique objet de la nullité matrimoniale", recommandant aussi de "soigneusement évaluer les problèmes mis en exergue par les expertises". Pour exercer l'excellence de son service, le défenseur du lien "ne saurait se limiter ni à une rapide lecture des actes ni à des réponses formellement bureaucratiques. Il est en effet tenu de faire en sorte que les dispositions du code canonique s'accordent aux situations concrètes de l'Eglise et de la société". Son rôle "ne peut être une prétention allant au détriment des prérogatives du juge ecclésiastique, seul responsable de la définition des causes. Lorsque le défenseur exerce son droit d'appel, y compris près la Rote Romaine, contre un jugement considéré comme lésant la réalité de l'union, il ne peut prévaloir sur le juge. D'ailleurs les juges ecclésiastiques peuvent trouver dans le travail du défenseur une aide à leur propre action. Vatican II a défini l'Eglise comme communion, et c'est dans ce sens qu'il faut envisager le service du défenseur du lien matrimonial...exercé dans le respect et le dialogue". Le Pape a enfin rappelé que tous ceux qui agissent au nom de l'Eglise sont membres de l'Eglise" et, qu'à ce titre, "ils doivent tenir compte du lien entre évangélisation et administration de la justice. La justice, qui est un impératif de la vie apostolique, doit être rendue à l'image du Bon Pasteur qui se penche sur la brebis égarée et blessée... Je vous encourage à persévérer dans un exercice clair et droit de la justice de l'Eglise, en répondant aux attentes légitimes que les fidèles confient aux pasteurs dans l'espoir de voir leur situation éclaircie".

NOUVELLE REVUE "LATINITAS"

Cité du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, assisté de M.Ivano Dionigi, Président de l'Académie pontificale Latinitatis (fondée il y a un an par Benoît XVI), et de l'écrivain Valerio Manfredi, a présenté la nouvelle revue Latinitas. Le premier numéro de cette nouvelle série s'ouvre par un épigramme latin dédié au Pape François et par un article de M.Dionigi, également Recteur de l'Université de Bologne (Italie) sur le pourquoi et le pour qui du latin aujourd'hui. La revue se divise en quatre sections: histoire et philosophie, littérature latine contemporaine, enseignement et culture classique, brèves de l'académie et index. Pour la première fois Latinitas publiera également des articles en langues modernes.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 8 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


jeudi 7 novembre 2013

PROCHAINES JOURNEES MONDIALES DE LA JEUNESSE

Cité du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a choisi les thèmes des trois prochaines éditions annuelles de la Journée mondiale de la jeunesse qui marqueront les étapes de préparation spirituelle à la Journée internationale qu'il présidera à Cracovie (Pologne) en juillet 2016:

XXIX Journée mondiale de 2014: "Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux leur appartient".

XXX Journée mondiale de 2015: "Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu".

XXXI Journée mondiale de la jeunesse 2016: "Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde".

Les trois thèmes sont extraits des Béatitudes. A Rio de Janeiro, le Pape François a instamment demandé aux jeunes de relire les Béatitudes pour en faire un programme de vie: "Regarde, lis les Béatitudes qui te feront du bien!", avait-il dit aux jeunes argentins le 25 juillet dernier.

ACCORD TCHAD SAINT-SIEGE

Cité du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Hier à N'Djamena, en la personne du Ministre des Affaires étrangères M.Moussa Faki Mahamat et du Nonce apostolique Mgr.Thaddeus Okolo, le Tchad et le Saint-Siège ont signé l'Accord relatif au statut juridique de l'Eglise catholique dans ce pays. Composé de 18 articles, le traité reconnaît la personnalité juridique des institutions ecclésiastiques, règle les rapports Eglise Etat, affirme la valeur sociale de leurs collaboration au service de la personne et d'une société pacifique et plus juste. L'Accord Tchad Saint-Siège entrera en vigueur dès sa ratification.

"EVANGELISER L'AME DE L'EUROPE"

Cité du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Les évêques européens en charge de la communication se réunissent à Barcelone (Espagne) pour débattre des nouvelles approches évangélisatrices d'un continent en mutation ("Evangéliser l'âme de l'Europe"). La commission spécifique du Conseil des Conférences épiscopales présidée par l'Evêque de San Sebastián, s'ouvrira demain par une intervention de l'Archevêque de Barcelone, le Cardinal Lluis Martínez Sistach, qui exposera les nouvelles méthodes diocésaines et présentera le nouveau site de la CCEE. Puis le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr.Claudio Celli, traitera du cinquantenaire du décret conciliaire Inter Mirifica et de son application. Le 9 novembre il sera question du "marketing de l'Evangile", c'est à dire de savoir si les media commerciaux peuvent être utiles à l'évangélisation, et comment les nouvelles technologies peuvent soutenir la communication de l'Eglise et du Pape. En référence à la Sagrada Familia d'Antonio Gaudi, qu'ils visiteront dimanche, les participants traiteront du rôle de l'architecture et de l'art au service de la liturgie et de l'expression ecclésiale.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 7 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Le Cardinal Jozef Tomko.

Mgr.Léon Kalenga Badikebele, Nonce apostolique au Salvador et au Bélize.

Le Rév.Michael Nazir-Ali, ancien Evêque anglican de Rochester.

M.Han Thomas Hong-soon, Ambassadeur de Corée, en visite de congé.


mercredi 6 novembre 2013

CHARISMES ET CHARITE

Cité du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre en présence de 50.000 fidèles, le Pape François est revenu sur la communion des saints, cette "communion entre chrétiens, qui grandit dans la participation aux biens spirituels que sont les sacrements, les charismes et la charité". Par le baptême nous sommes tous "incorporés au Christ et unis dans la communauté des chrétiens. Si l'Eglise exprime les sacrements, ce sont les sacrements qui la bâtissent en générant de nouveaux fils ajoutés au peuple de Dieu... Les sacrements nous poussent à être missionnaires et cette mission apostolique consiste à porter partout l'Evangile, y compris dans les milieux les plus hostiles. Ceci est un des fruits majeurs d'une vie sacramentelle assidue, qui est participation au projet salvifique d'un Dieu désireux d'offrir à tous le salut". D'autre part, a-t-il rappelé, "l'Esprit dispense aux fidèles une multitude de dons et de grâces" de manière "à ce qu'ils bâtissent l'Eglise. Ils ne sont donc pas des prix personnels mais des biens utiles au peuple de Dieu tout entier... Les charismes sont fondamentaux dans la vie de la communauté chrétienne car il lui permettent de grandir dans la charité et l'amour que Paul a placé au-dessus de tout charisme... Sans l'amour les dons les plus extraordinaires sont vains, alors que le plus petit geste d'amour fait du bien à tout le monde". Et puis "la solidarité fraternelle n'a rien de rhétorique. C'est une composante de la communion entre les chrétiens qui, si nous la vivons, fait de nous un signe du sacrement d'amour de Dieu... Il ne s'agit pas de la charité à deux sous mais de quelque chose de profond, d'une communion qui permet d'entrer dans la joie ou la peine d'autrui, de les faire notre en toute sincérité. Malheureusement nous sommes souvent froids, égoïstes et indifférents, transmettant de la mauvaise humeur au lieu d'une amitié chaleureuse. Comment l'Eglise pourrait elle grandir avec de tels sentiments? Elle ne peut grandir que dans l'amour qui vient de l'Esprit". Interpellant alors la foule, le Pape a demandé un geste de charité, mais pas une quête. Il a raconté avoir rencontré juste avant d'arriver sur la place un bébé d'un an et demi gravement malade. Les parents de cette petite Noémie prient pour elle et nous tous devons le faire comme un acte d'amour. Nous ne la connaissons pas mais cette petite fille baptisée est des nôtres, une chrétienne! Demandons au Seigneur de l'aider à guérir. Prions d'abord en silence, puis récitons ensemble pour elle un Ave Maria... Merci à vous tous d'avoir prié la Vierge pour la santé de Noémie. Voilà un acte d'amour et de charité".

SALUT A UN PELERINAGE DE ROM ET TZIGANES


Cité du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a salué les divers groupes linguistiques, et en particulier le pèlerinage national des Rom et Tziganes de Hongrie, qui ont ramené avec eux à Rome la croix bénie il y a dix ans par Jean-Paul II: "De cette croix du Christ, symbole d'amour, de miséricorde et de réconciliation, continuez à puiser l'espérance et la force d'être des apôtres parmi les vôtres".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Henrique Capriles Radonski, Gouverneur de l'Etat de Miranda (Venezuela).


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 6 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Ailton Menegussi, Evêque de Crateús (superficie 21.817, population 394.000, catholiques 361.000, prêtres 31, diacres 4, religieux 38), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1962 à Nova Venécia (Brésil) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Barra de Sao Mateus. Diplômé en philosophie et théologie, il a été Recteur du petit séminaire diocésain, responsable des vocations et membre du conseil diocésain de la formation.

Mgr.Salvatore R.Matano, Evêque de Rochester (superficie 18.400, population 1.580.000, catholiques 359.000, prêtres 245, diacres 134, religieux 535), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Evêque de Burlington (USA).

Le P.Pierre Jubinville, CSSP, Evêque de San Pedro (superficie 20.002, population 453.000, catholiques 416.000, prêtres 28, religieux 47), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1960 à Ottawa (Canada), a émis ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1988. Il était jusqu'ici Premier Assistant général de son ordre. Licencié en théologie et en sciences religieuses, il a été missionnaire en République démocratique du Congo puis au Mexique et au Paraguay, curé de paroisse, formateur puis Supérieur de la communauté des spiritains d'Asunción.

Mgr.Santo Gangemi, Nonce apostolique en Guinée, jusqu'ici Nonce en Papouasie - Nouvelle Guinée et aux Salomon.

mardi 5 novembre 2013

PREPARATION DU SYNODE EXTRAORDINAIRE

Ci du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Péter Erdö, Rapporteur Général de la III Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, assisté de Mgr.Lorenzo Baldisseri, le nouveau Secrétaire Général du Synode, et de Mgr.Bruno Forte, Secrétaire Spécial, a présenté le document préparatoire de ces assises consacrées aux défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation (5 - 19 octobre 2014). Tout d'abord, Mgr.Baldisseri a dit que le thème choisi sera en fait traité en deux temps: D'abord par l'assemblée extraordinaire de l'année prochaine, qui fera le point de la question grâce aux opinions exprimées par l'épiscopat, et ensuite par une assemblée synodale ordinaire qui, en 2015, élaborera des lignes pastorales spécifiques. Etant donné le caractère extraordinaire du Synode 2014, et plus généralement parce que cette institution est en phase de révision, la méthode préparatoire s'ouvre par une consultation de tous les organismes compétents en matière de famille. "L'idée est de faire de l'institution synodale un instrument efficace de communion au sein duquel s'exprime et se réalise la collégialité appelée de ses voeux par Vatican II. C'est pourquoi le Saint-Père a accru le rôle du Secrétariat général afin de promouvoir la collégialité épiscopale Cum Petro et Sub Petro pour le gouvernement de l'Eglise universelle. Ceci implique des modifications structurelles mais aussi procédurales, ainsi qu'une adaptation du Secrétariat et de ses locaux". Puis il a souligné que les assemblées extraordinaires traitent "de sujets touchant au bien de l'Eglise universelle et nécessitant un examen rapide. Il est évident que la crise sociale et spirituelle que subit le monde pèse sur la vie familiale au point de provoquer une urgence pastorale. Telle est la justification de la convocation de cette III Assemblée synodale extraordinaire".

Ensuite le Cardinal Erdö a abordé le volet canonique et pastoral du document préparatoire, rappelant que "la famille est une réalité sociale découlant de la volonté du Créateur, et non pas une simple invention de la société ou de quelque pouvoir humain. Elle est au contraire une réalité naturelle élevée par le Christ dans le cadre de la grâce divine. Selon ce que croit l'Eglise, ce document lie étroitement famille et mariage". Après quoi il a passé en revue toutes les questions abordées dans le texte, de la préparation au mariage à l'évangélisation des époux et de leurs familles, des unions de fait sans valeur religieuse ni civile, de la situation des divorcés catholiques remariés, des unions homosexuelles aux nullités matrimoniales. Ainsi, a conclu le Cardinal, "ce long questionnaire prend-il place dans un cadre plus large, qui dépasse les contingences matérielles pour tendre à une reconnaissance formelle de ce que la famille constitue un don fait par le Créateur à l'humanité entière". Puis Mgr.Forte a cité un passage de notes prises par Jean XXIII lors de la période préparatoire du Concile (1962): "Tout doit être envisagé à la lumière du ministère pastoral, c'est à dire ramené à des âmes qui doivent être sauvées et éclairées. Il ne s'agit donc pas de se limiter à débattre de questions doctrinales, qui sont par ailleurs fixées par le magistère le plus récent... L'Eglise toute entière est appelée à se mettre à l'écoute des problèmes et des attentes de tant de familles contemporaines, à leur être proche en leur proposant de façon crédible la miséricorde divine et la beauté d'y répondre".

DOCUMENT PREPARATOIRE SYNODAL

Cité du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Voici le texte intégral du Document préparatoire de la III Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, (intitulé "Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation") diffusé ce matin par le Saint-Siège:

"I. Le Synode: famille et évangélisation
La mission d’annoncer l’Évangile à toutes les créatures a été confié directement par le Seigneur à ses disciples et l’Église en est le messager dans l’histoire. À l’époque à laquelle nous vivons, l’évidente crise sociale et spirituelle devient un défi pastoral qui interpelle la mission évangélisatrice de l’Église pour la famille, noyau vital de la société et de la communauté ecclésiale. Proposer l’Évangile sur la famille dans ce contexte s’avère plus que jamais urgent et nécessaire. L’importance du thème se manifeste par le fait que le Saint-Père ait décidé d’établir pour le Synode des Évêques un itinéraire de travail en deux étapes: la première, l’Assemblée Générale Extraordinaire de 2014, visant à préciser le “status quaestionis” et à recueillir les témoignages et les propositions des Évêques pour annoncer et vivre de manière crédible l’Évangile de la famille; la seconde, l’Assemblée Générale Ordinaire de 2015, pour chercher des lignes d’action pour la pastorale de la personne humaine et de la famille.
Aujourd’hui se présentent des situations inédites jusqu’à ces dernières années, depuis la diffusion des couples en union libre, qui ne se marient pas et parfois en excluent même l’idée, jusqu’aux unions entre des personnes du même sexe, auxquelles il est souvent consenti d’adopter des enfants. Parmi les nombreuses situations nouvelles qui réclament l’attention et l’engagement pastoral de l’Église, il suffira de rappeler: les mariages mixtes ou interreligieux; familles monoparentales; la polygamie; les mariages arrangés avec le problème de la dot qui en découle, parfois assimilée à un montant d’acquisition de la femme; le système des castes; la culture du non-engagement et de la présupposée instabilité du lien; les formes de féminisme hostiles à l’Église; les phénomènes migratoires et la reformulation de l’idée même de famille; le pluralisme relativiste dans la conception du mariage; l’influence des media sur la culture populaire pour la conception des noces et de la vie familiale; les courants de pensée qui inspirent les propositions législatives qui dévaluent la permanence et la fidélité du pacte matrimonial; l’expansion du phénomène des mères porteuses (location d’utérus); les nouvelles interprétations des droits humains. Mais surtout dans le milieu plus strictement ecclésial, l’affaiblissement ou l’abandon de la foi en la sacramentalité du mariage et en la puissance thérapeutique de la pénitence sacramentelle.
De tout cela, on comprend combien est urgente l’attention de l’épiscopat mondial “cum et sub Petro” face à ces défis. Si, par exemple, on pense au seul fait que dans le contexte actuel tant d’enfants et de jeunes, nés de mariages irréguliers, ne pourront jamais voir leur parents recevoir les sacrements, on comprend combien sont urgents les défis posés à l’évangélisation de la situation actuelle, par ailleurs répandue partout dans le “village global”. Cette réalité trouve un écho particulier dans l’accueil immense que reçoit de nos jours l’enseignement sur la miséricorde divine et sur la tendresse envers les personnes blessées, dans les périphéries géographiques et existentielles: les attentes qui s’en suivent sur les choix pastoraux à propos de la famille sont énormes. Une réflexion du Synode des Évêques sur ces thèmes apparaît donc tant nécessaire et urgente que juste comme l’expression de la charité des pasteurs envers ceux qui leur sont confiés et de la famille humaine toute entière.

II. L’Église et l’Évangile sur la famille
La bonne nouvelle de l’amour divin doit être proclamée à ceux qui vivent cette expérience humaine personnelle fondamentale, de couple et de communion ouverte au don des enfants, qu’est la communauté familiale. La doctrine de la foi sur le mariage doit être présentée d’une manière communicative et efficace, pour qu’elle en mesure d’atteindre les cœurs et de les transformer selon la volonté de Dieu manifestée en Jésus-Christ.
Pour ce qui est du rappel des sources biblique sur le mariage et la famille, on ne reportera ici que les références essentielles. De même, pour les documents du Magistère, il semble opportun de se limiter aux documents du Magistère universel de l’Église, en y ajoutant quelques textes du Conseil Pontifical pour la Famille et laissant aux Évêques participants au Synode le soin de rapporter les documents de leurs Organes Épiscopaux respectifs.
En tout temps et dans les cultures les plus diverses n’ont jamais fait défaut ni l'enseignement clair des pasteurs ni le témoignage concret des croyants, hommes et femmes, qui en des circonstances très différentes ont vécu l’Évangile sur la famille comme un don incommensurable pour leur vie et celle de leurs enfants. L'engagement pour le prochain Synode Extraordinaire est motivé et soutenu par le désir de communiquer à tous ce message, avec une plus grande force, espérant ainsi que «le trésor de la Révélation, confié à l’Église, comble de plus en plus le cœur des hommes» (DV 26).

Le projet du Dieu Créateur et Rédempteur
La beauté du message biblique sur la famille a sa racine dans la création de l'homme et de la femme faits tous deux à l’image et la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1,24-31; 2, 4b-25). Unis par un lien sacramentel indissoluble, les époux vivent la beauté de l'amour, de la paternité, de la maternité et de la dignité suprême de participer ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu.
Dans le don du fruit de leur union ils assument la responsabilité d’élever et d’éduquer d’autres personnes pour l’avenir du genre humain. À travers la procréation l'homme et la femme accomplissent dans la foi la vocation d’être les collaborateurs de Dieu pour la sauvegarde de la création et la croissance de la famille humaine.
Le Bienheureux Jean-Paul II a commenté cet aspect dans Familiaris Consortio: «Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,26s): en l'appelant à l'existence par amour, il l'a appelé en même temps à l'amour. Dieu est amour (1Jn 4,8) et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d'amour. En créant l'humanité de l'homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l'être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l'amour et à la communion (cf. Gaudium et spes, 12). L'amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain» (FC, n. 11). Ce projet du Dieu créateur, que le péché originel a bouleversé (cf. Gn 3,1-24), s’est manifesté dans l’histoire à travers les vicissitudes du Peuple élu jusqu’à la plénitude des temps, alors qu’avec l’incarnation le Fils de Dieu non seulement confirma la volonté divine de salut, mais avec la rédemption il offrit la grâce d’obéir à cette même volonté.
Le Fils de Dieu, Verbe fait chair (cf. Jn 1,14) dans le sein de la Vierge Mère vécut et grandit dans la famille de Nazareth et participa aux noces de Cana dont il enrichit la fête avec le premier de ses « signes » (cf. Jn 2,1-11). Il accepta avec joie l'accueil familier de ses premiers disciples (cf. Mc 1,29-31; 2,13-17) et consola la famille de ses amis dans leur deuil à Béthanie (cf. Lc 10,38-42; Jn 11,1-44).
Jésus-Christ a rétabli la beauté du mariage en proposant à nouveau le projet unitaire de Dieu qui avait été abandonné, en raison de la dureté du cœur de l’homme, même au sein de la tradition du peuple d’Israël (cf. Mt 5,31-32; 19.3-12; Mc 10,1-12; Lc 16,18). En retournant aux origines, Jésus a enseigné l'unité et la fidélité entre les époux, refusant la répudiation et l’adultère.
C’est justement à travers l’extraordinaire beauté de l'amour humain – déjà exalté avec des accents inspirés dans le Cantique des Cantiques, et du lien conjugal exigé et défendu par des Prophètes comme Osée (cf. Os 1,2-3,3) et Malachie (cf. Ml 2,13-16) –, que Jésus a affirmé la dignité originelle de l’amour conjugal entre l'homme et la femme.

L’enseignement de l’Église sur la famille
Dans la communauté chrétienne primitive la famille apparut également comme l’«Église domestique» (cf. CEC 1655). Dans lesdits “codes familiaux” des Lettres apostoliques du Nouveau Testament, la grande famille du monde antique est reconnue comme le lieu de la solidarité la plus profonde entre femmes et maris, entre parents et enfants, entre riches et pauvres (cf. Ep 5,21-6,9; Col 3,18-4,1; 1Tm 2,8-15; Tt 2,1-10; 1P 2,13-3,7; cf. aussi la Lettre à Philémon). En particulier, la Lettre aux Éphésiens a reconnu dans l'amour nuptial entre l'homme et la femme «le grand mystère» qui rend présent dans le monde l'amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5,31-32).
Au cours des siècles, surtout dans les temps modernes jusqu’à nos jours, l’Église a produit un enseignement constant et progressif sur la famille et sur le mariage qui la fonde. Une des expressions les plus remarquables a été proposée par le Concile Œcuménique Vatican II, dans la Constitution pastorale Gaudium et spes, qui, en traitant quelques-uns des problèmes les plus urgents, consacre un chapitre entier à la promotion de la dignité du mariage et de la famille, comme cela est montré dans la description de sa valeur pour la constitution de la société: «Ainsi la famille, lieu de rencontre de plusieurs générations qui s’aident mutuellement à acquérir une sagesse plus étendue et à harmoniser les droits des personnes avec les autres exigences de la vie sociale, constitue-t-elle le fondement de la société» (GS 52). L'appel à une spiritualité christocentrique pour les époux croyants est d’une intensité toute spéciale: «que les époux eux-mêmes créés à l’image d’un Dieu vivant et établis dans un ordre authentique de personnes, soient unis dans une même affection, dans une même pensée et dans une mutuelle sainteté, en sorte que, à la suite du Christ, principe de vie, ils deviennent, à travers les joies et les sacrifices de leur vocation, par la fidélité de leur amour, les témoins de ce mystère de charité que le Seigneur a révélé au monde par sa mort et sa résurrection» (GS 52).
Les Successeurs de Pierre également, après le Concile Vatican II, ont enrichi par leur Magistère la doctrine sur le mariage et sur la famille, en particulier Paul VI avec l’Encyclique Humanae vitae, qui offre des enseignements spécifiques tant sur les principes que sur la pratique. Successivement, le Pape Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique Familiaris consortio voulut insister en proposant le dessein divin à propos de la vérité sur l’origine de l’amour entre époux et celui de la famille: « le «lieu» unique, qui rend possible cette donation selon toute sa vérité, est le mariage, c'est-à-dire le pacte d'amour conjugal ou le choix conscient et libre par lequel l'homme et la femme accueillent l'intime communauté de vie et d'amour voulue par Dieu lui-même (cf. Gaudium et spes, 48), et qui ne manifeste sa vraie signification qu'à cette lumière. L'institution du mariage n'est pas une ingérence indue de la société ou de l'autorité, ni l'imposition extrinsèque d'une forme; elle est une exigence intérieure du pacte d'amour conjugal qui s'affirme publiquement comme unique et exclusif pour que soit vécue ainsi la pleine fidélité au dessein du Dieu créateur. Cette fidélité, loin d'amoindrir la liberté de la personne, la met à l'abri de tout subjectivisme et de tout relativisme, et la fait participer à la Sagesse créatrice» (FC, 11).
Le Catéchisme de l’Église Catholique recueille ces données fondamentales: «L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une intime communauté de vie et d’amour, a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. De par sa nature elle est ordonnée au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. Elle a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement [Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Gaudium et spes, 48; Code de Droit Canonique, 1055, 1]» (CEC 1660).
La doctrine exposée dans le Catéchisme considère tant les principes théologiques que les comportements moraux, traités sous deux titres distincts: Le sacrement du mariage (n. 1601-1658) et le sixième commandement (n. 2331-2391). La lecture attentive de ces parties du Catéchisme fournit une compréhension moderne de la doctrine de la foi pour soutenir l’action de l’Église face aux défis contemporains. Sa pastorale trouve son inspiration dans la vérité du mariage considéré selon le dessein de Dieu qui a créé l’homme et la femme et qui, dans la plénitude des temps, a révélé en Jésus également la plénitude de l’amour entre époux élevé au niveau de sacrement. Le mariage chrétien, fondé sur le consentement, est aussi doté d’effets propres tels que les biens et les devoirs des époux, toutefois il n’est pas affranchi du régime du péché (cf. Gn 3,1-24) qui peut procurer des blessures profondes et aussi des dégradations à la dignité même du sacrement.
L’Encyclique récente du Pape François, Lumen fidei, traite de la famille dans son rapport avec la foi qui révèle «combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux» (LF 50). «Le premier environnement dans lequel la foi éclaire la cité des hommes est donc la famille. Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage. Celle-ci naît de leur amour, signe et présence de l’amour de Dieu, de la reconnaissance et de l’acceptation de ce bien qu’est la différence sexuelle par laquelle les conjoints peuvent s’unir en une seule chair (cf. Gn 2, 24) et sont capables d’engendrer une nouvelle vie, manifestation de la bonté du Créateur, de sa sagesse et de son dessein d’amour. Fondés sur cet amour, l’homme et la femme peuvent se promettre l’amour mutuel dans un geste qui engage toute leur vie et rappelle tant d’aspects de la foi. Promettre un amour qui soit pour toujours est possible quand on découvre un dessein plus grand que ses propres projets, qui nous soutient et nous permet de donner l’avenir tout entier à la personne aimée» (LF 52). «La foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable, qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité» (LF 53).

III. Questionnaire
Les questions ci-dessous permettent aux Églises particulières de participer activement à la préparation du Synode Extraordinaire qui a pour but d’annoncer l’Évangile dans les défis pastoraux d’aujourd’hui concernant la famille.

1. Sur la diffusion des Saintes Écritures et du Magistère de l’Église concernant la famille
a) Quelle est la connaissance réelle des enseignements de la Bible, de “Gaudium et spes”, de “Familiaris consortio” et des autres documents du Magistère postconciliaire sur la valeur de la famille selon l’Église Catholique? Comment nos fidèles sont-ils formés à la vie familiale selon l’enseignement de l’Église?
b) Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il intégralement accepté ? Est-ce que des difficultés se vérifient dans sa mise en pratique? Lesquelles?
c) Comment l’enseignement de l’Église est-il dispensé dans le cadre des programmes pastoraux au niveau national, diocésain et paroissial? Quelle est la catéchèse sur la famille?
d) Dans quelle mesure – et en particulier sur quels aspects – cet enseignement est-il réellement connu, accepté, refusé et/ou critiqué dans les milieux extra ecclésiaux ? Quels sont les facteurs culturels qui empêchent la pleine réception de l’enseignement de l’Église sur la famille?

2. Sur le mariage selon la loi naturelle
  1. Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, éducatif et académique, qu’au niveau populaire? Quelles conceptions de l’anthropologie sont à la base de ce débat sur le fondement naturel de la famille?
  2. La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?
  3. Comment, en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?
  4. Si des baptisés non pratiquants ou ceux qui se déclarent non-croyants demandent la célébration du mariage, comment affronter les défis pastoraux qui en découlent?

3. La pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation
  1. Durant ces dernières dizaines d’années, quelles sont les expériences nées concernant la préparation au mariage? Comment a-t-on cherché à stimuler le devoir d’évangélisation des époux et de la famille? Comment promouvoir la conscience de la famille comme « Église domestique »?
  2. Êtes-vous parvenus à proposer des styles de prière en famille qui réussissent à résister à la complexité de la vie et de la culture actuelle?
  3. Dans la situation actuelle de crise entre les générations, comment les familles chrétiennes ont-elles su réaliser leur vocation propre de transmission de la foi?
  4. De quelle manière les Églises locales et les mouvements de spiritualité familiale ont-ils su créer des parcours pouvant servir d’exemple?
  5. Quel est l’apport spécifique que les couples et les familles ont réussi à donner quant à la diffusion d’une vision intégrale du couple et de la famille chrétienne qui soit crédible aujourd’hui?
  6. Quelle attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise?

4. Sur la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales difficiles
  1. Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement?
  2. Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile? Y-a-t-il des données statistiques sûres?
  3. Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés?
  4. Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière? Ils en sont conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements?
  5. Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements?
  6. La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si oui, sous quelles formes?
  7. Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas? Comment cette activité pastorale se déroule-t-elle? Existent-ils des programmes à ce propos au niveau diocésain et national? Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte?

5. Sur les unions de personnes du même sexe
  1. Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage?
  2. Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union?
  3. Quelle attention pastorale est-il possible d’avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d’unions?
  4. En cas d’unions entre personnes du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi?

6. Sur l’éducation des enfants au sein de situations de mariages irréguliers
  1. Quelle est la proportion estimée de ces enfants et adolescents dans ces cas par rapport à celle d’enfants nés et élevés au sein de familles constituées selon les règles?
  2. Dans quel état d’esprit les parents s’adressent-ils à l’Église? Que demandent-ils? Uniquement les sacrements ou également la catéchèse?
  3. Comment les Églises particulières répondent-elles au besoin des parents de ces enfants pour leur offrir une éducation chrétienne?
  4. Comment la pratique sacramentelle se déroule-t-elle dans ces cas-là: préparation, administration et accompagnement du sacrement?

7. Sur l’ouverture des époux à la vie
  1. Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’Humanae vitae sur la paternité responsable? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances? Du point de vue pastoral quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?
  2. Cette doctrine morale est-elle acceptée? Quels sont les aspects les plus problématiques qui en rendent difficile l’acceptation par la plupart des couples?
  3. Quelles méthodes naturelles sont promues par les Églises particulières pour aider les conjoints à mettre en pratique la doctrine d’Humanae vitae?
  4. Quelle est l’expérience sur ce thème dans la pratique du sacrement de la réconciliation et dans la participation à l’Eucharistie?
  5. Quels contrastes apparaissent-ils à ce propos entre la doctrine de l’Église et l’éducation civile?
  6. Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité? Comment favoriser la croissance des naissances?

8. Sur le rapport entre la famille et la personne
  1. Jésus-Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme: la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive?
  2. Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ?
  3. Dans quelle mesure les crises de foi que les personnes peuvent traverser ont-elles une incidence sur la vie familiale?

9. Autres défis et propositions
À propos des thèmes traités dans ce questionnaire, y-a-t-il d’autres défis et propositions que vous considérez comme urgents ou utiles?".

LA NONCIATURE DE DAMAS ENDOMMAGEE

Ci du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a confirmé ce midi qu'un obus était tombé à l'aube sur la nonciature de Damas, située au centre de la capitale syrienne, sans faire de blessés ni de gros dégâts. Ses locaux demeurent ouverts. De son côté, le Nonce apostolique a précisé à Radio Vatican que l'épisode s'était produit à 6 h 35', avant l'arrivée du personnel, et que d'ailleurs ce type d'incident était quotidien en Syrie. Ainsi Mgr.Mario Zenari a-t-il signalé que, samedi dernier, le toit du couvent franciscain d'Alep avait été endommagé par un triple tir de mortier. Il y a quelques semaines des tirs semblables avaient contraint à la fuite des voisins de la nonciature, notamment des enfants. Le prélat a tenu à encourager la communauté internationale comme les parties se combattant à redoubler d'efforts pour mettre un terme au conflit. Jour après jour la population syrienne souffre, des gens meurent et d'autres abandonnent leurs maisons pour s'ajouter à une marée de réfugiés.

lundi 4 novembre 2013

MESSE POUR LES CARDINAUX ET EVEQUES DEFUNTS

Cité du Vatican, 4 novembre 2013 (VIS). Comme de coutume à cette période, le Pape a célébré ce matin en la Basilique vaticane une messe de suffrage pour les Cardinaux et Evêques décédés au cours de l'année: "Seul le péché de l'homme peut briser le lien, mais même dans ce cas Dieu le cherchera toujours, le poursuivra pour rétablir avec lui une union qui perdure après la mort, une union qui atteint même son point culminant dans la rencontre finale avec le Père". C'est par ses mots que le Pape François a expliqué à l'assistance que les prélats défunts étaient dans les mains de Dieu. "Cette réalité, pleine d'espérance, est la perspective de la résurrection finale, de la vie éternelle, à laquelle sont destinés les justes, ceux qui accueillent la Parole de Dieu et qui sont dociles à son Esprit". Enfin, il a confié à la miséricorde du Seigneur ces frères défunts, des hommes consacrés à leur vocation et au service de l'Eglise qu'ils ont aimée comme l'on aime une épouse".

LAISSE LE SEIGNEUR FAIRE DE TA VIE UN DON D'AMOUR

Cité du Vatican, 3 novembre 2013 (VIS). A midi, le Saint-Père a récité l'angélus dominical avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Auparavant, il avait consacré sa méditation à l'Evangile de Luc rapportant la conversion de Zachée: "Il n'y a pas de profession ou de condition sociale, pas de péché ou de crime d'aucune sorte qui puisse effacer de la mémoire et du cœur de Dieu un seul de ses fils. Dieu se souvient toujours, n'oublie aucun de ceux qu'il a créés. Il est le Père, vigilant et aimant, toujours en attente de voir renaître dans le cœur de son fils le désir de revenir à la maison. Et quand il reconnaît ce désir, même simplement esquissé et si souvent presque inconscient, il est tout de suite à proximité et, par son pardon, rend plus léger le chemin de la conversion et du retour... Si tu as un poids sur ta conscience, si tu as honte de choses commises, arrête-toi sans crainte. N'oublie pas que quelqu'un t'attend parce qu'il ne t'a jamais oublié, et ce quelqu'un est ton père, c'est Dieu qui t'attend! Grimpe, comme l'a fait Zachée, monte sur l'arbre du désir d'être pardonné, et tu ne seras pas déçu. Jésus est miséricordieux et ne se lasse jamais de pardonner. Souviens-t'en bien, Jésus est ainsi... Au plus profond de notre cœur écoutons sa voix qui nous dit: Aujourd'hui je dois venir chez toi, dans ton cœur, dans ta vie. Accueillons le avec joie car il peut nous changer, transformer notre cœur de pierre en cœur de chair, nous libérer de l'égoïsme et faire de notre vie un don d'amour".

PRIERE SUR LES TOMBES DES PAPES

Cité du Vatican, 2 novembre 2013 (VIS). En ce jour de commémoration des défunts, le Saint-Père s'est rendu dans les cryptes de la Basilique vaticane pour prier sur les tombes de ses prédécesseurs: "Nous confions à la miséricorde du Père ceux qui ont leur tombeau ici et qui attendent la résurrection de la chair. En particulier, confions les Souverains Pontifes qui ont exercé leur service de pasteur de l'Eglise universelle, afin qu'ils participent à l'éternelle liturgie du ciel".

L'ESPERANCE, UNE ANCRE JETEE SUR LA RIVE DU CIEL

Cité du Vatican, 1 novembre 2013 (VIS). A 16 h, le Saint-Père a célébré la messe au grand cimetière du Verano, entouré du Cardinal Vicaire de Rome, des évêques auxiliaires et du Curé de St.Laurent-hors-les-murs: "Avant le crépuscule dans ce cimetière, recueillons-nous et pensons à notre avenir, pensons à tous ceux qui sont partis, qui nous ont précédé dans la vie et sont dans le Seigneur... Le Seigneur Dieu, la beauté, la bonté, la vérité, la tendresse, l'amour plein. Tout cela nous attend. Ceux qui nous ont précédés et sont morts dans le Seigneur sont là. Ils proclament qu'ils ont été sauvés non par leurs œuvres, ils ont aussi fait de bonnes œuvres, mais ils ont été sauvé par le Seigneur... C'est lui qui nous sauve, c'est lui qui à la fin de notre vie nous prend par la main comme un père, dans ce ciel où sont nos aïeux... Nous pouvons entrer au Ciel seulement grâce au sang de l'Agneau, grâce au sang du Christ...qui nous a purifiés, qui nous a ouvert les portes du Ciel. Et si nous nous souvenons aujourd'hui de ces frères et sœurs qui nous ont précédés dans la vie et sont au Ciel, c'est parce qu'ils ont été lavés par le sang du Christ. Voilà quelle est notre espérance, l'espérance du sang du Christ! Une espérance qui ne déçoit pas. Si nous marchons dans la vie avec le Seigneur, il ne nous déçoit jamais!". Le Pape François a ensuite évoqué le passage de l'Evangile de Jean. "Nous sommes des fils de Dieu, mais ce que nous serons ne nous a pas encore été révélé. Nous savons cependant que lorsqu'il se sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est... Voir Dieu, être semblable à Dieu, voilà quelle est notre espérance. Et aujourd'hui justement, en ce jour des saints et avant le jour des morts, il faut penser un peu à l'espérance, cette espérance qui nous accompagne dans la vie. Les premiers chrétiens représentaient l'espérance par une ancre, comme si la vie était cette ancre jetée sur la rive du Ciel et que tous nous cheminions vers cette rive, agrippés à la corde de l'ancre. C'est une belle image de l'espérance: avoir le cœur ancré là où sont nos aïeux, là où sont nos saints, là où est Jésus, où est Dieu. Voilà quelle est l'espérance qui ne déçoit pas. Aujourd'hui et demain sont des jours d'espérance". L'espérance "est un peu comme le levain qui gonfle ton âme. Il y a des moments difficiles dans la vie, mais avec l'espérance, l'âme va en avant et regarde ce qui l'attend... L'espérance nous purifie également, elle nous allège. Cette purification dans l'espérance en Jésus Christ nous fait aller vite, promptement. Dans cette presque obscurité, chacun de nous peut penser au crépuscule de sa vie". Et si nous le regardons avec la joie d'être accueillis par le Seigneur, "cela est une pensée chrétienne qui nous donne la paix. Aujourd'hui est un jour de joie mais de joie sereine, tranquille, de la joie de la paix. Pensons au crépuscule de tant de frères et sœurs qui nous ont précédés, pensons à notre crépuscule quand il arrivera. Et pensons à notre cœur en nous demandant: où est ancré mon cœur? S'il n'est pas bien ancré, ancrons-le là, sur cette rive, sachant que l'espérance ne déçoit pas parce que le Seigneur ne déçoit pas". Après la messe, le Pape a béni les tombes et a prononcé les paroles suivantes: "Je voudrais prier en particulier pour nos frères et sœurs qui ces jours-ci sont morts alors qu'ils cherchaient la liberté une vie plus digne. Nous avons vu la cruauté du désert qui les a engloutis et la mer où tant se sont noyés. Prions pour eux et pour les survivants qui se trouvent entassés dans des centres d'accueil, espérant des procédures rapides afin de partir vers des lieux plus confortables".

LA SAINTETE, UNE VOCATION POUR TOUS

Cité du Vatican, 1 novembre 2013 (VIS). "La fête de Toussaint que nous célébrons aujourd'hui, nous rappelle que le but de notre existence n'est pas la mort mais le Paradis!", a dit le Pape lors de l'angélus de ce vendredi. Les saints ne sont pas des surhommes nés parfaits. Ils sont comme nous, comme chacun de nous. Ce sont des personnes qui avant d'atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des souffrances, des fatigues et des espérances", mais "quand ils ont rencontré l'amour de Dieu, ils l'ont suivi de tout leur cœur, sans condition et sans hypocrisie. Ils ont dépensé leur vie au service des autres, ont supporté souffrances et adversité sans haine et en répondant au mal par le bien, en répandant la joie et la paix... Les saints ne haïssent jamais. Si l'amour vient de Dieu, d'où vient la haine? La haine ne vient pas de Dieu mais du Diable! Et les saints se sont éloignés du diable. Les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans leur cœur et la transmettent aux autres. Ne jamais haïr mais servir les autres, les plus nécessiteux, prier et vivre dans la joie, telle est la voie de la sainteté... Etre saint n'est pas le privilège de quelques uns, comme si certains avaient reçu un gros héritage. Nous tous, par le baptême, avons reçu l'héritage de pouvoir devenir des saints. La sainteté est une vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la route de la sainteté et cette route a un nom, un visage, le visage de Jésus Christ. Il nous enseigne à devenir des saints. Il nous montre la route dans l'Evangile, celle des béatitudes. En effet, le Royaume est pour ceux qui ne mettent pas leur sécurité dans les choses mais dans l'amour de Dieu, pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne présument pas être justes et ne jugent pas les autres, ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec qui se réjouit, ceux qui ne sont pas violents mais miséricordieux et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix". En ce jour de fête, a conclu le Saint-Père, "les saints nous disent: fiez vous au Seigneur parce que le Seigneur ne déçoit pas!" et "nous montrent par leur vie que ceux qui restent fidèles à Dieu et à sa parole expérimentent déjà sur cette terre le confort de son amour et ensuite le centuple dans l'éternité. Voilà ce que nous espérons et demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts. Avec sagesse, l'Eglise a placé à la suite la fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts. A notre prière de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s'unit la prière de suffrage pour tous ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle".

Après l'angélus, le Pape a rappelé qu'il célébrerait une messe dans la soirée au cimetière romain du Verano et qu'il prierait en particulier "pour les victimes de la violence, notamment pour les chrétiens qui ont perdu la vie à cause des persécutions" et aussi "pour nos frères et sœurs, hommes, femmes et enfants qui sont morts de soif, de faim et de fatigue dans leur fuite pour trouver une vie meilleure. Ces jours-ci, nous avons vu dans les journaux cette image cruelle du désert. Faisons tous en silence une prière pour ces frères et sœurs".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 4 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Alois Kothgasser, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Salzburg (Autriche).

Nommé Mgr.Carlo Bresciani, Evêque de San Benedetto del Tronto - Ripatransone - Montalto (superficie 456, population 138.267, catholiques 131.059, prêtres 113, diacres 14, religieux 190), en Italie. L'Evêque élu, né en 1949 à Nave (Italie) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain et Consulteur de la Congrégation pour l'éducation catholique. Il succède à Mgr.Gervasio Gestori, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, professeur à l'Université catholique de Milan, il a été Directeur de l'Institut supérieur de sciences religieuses et de l'Institut supérieur de formateurs de Brescia.

Nommé Mgr.Valerio Lazzeri, Evêque de Lugano (superficie 2.811, population 317.000, catholiques 241.000, prêtres 257, diacres 6, religieux 440), en Suisse. L'Evêque élu, né en 1963 à Dongio (Suisse) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Pier Giacomo Grampa, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été Vice Recteur du Collège Papio d'Ascona, puis Official de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Marian Dus, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne).

Nommé Mgr.Józef Górzynski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Zelechow (Pologne) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Modérateur de la curie diocésaine. Docteur en théologie, il a curé de paroisse, membre du Presbyterium et Président de la commission liturgique.

Nommé Mgr.Rafal Markowski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne). L'Evêque élu, né en 1958 à Józefow (Pologne) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Administrateur du diocèse. Docteur en théologie, il a été Préfet disciplinaire du grand séminaire diocésain, Directeur de Radio Plus - Radio Jószef, professeur près l'Université Wyszynski et membre de la Commission de la Conférence épiscopale polonaise pour le dialogue inter-religieux.

Nommé l'Abbé Eugeniusz Miroslaw Popowicz, Auxiliaire pour l'archiéparchie de Przemysl - Warszava des Byzantins (Pologne). L'Evêque élu, né en 1961 à Czluchów (Pologne) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la cathédrale de ce même diocèse. Docteur en droit canonique oriental, il a été vicaire épiscopal, professeur de séminaire et membre du Presbyterium.

Nommé le P.Georges Abou Khazen, OFM, Vicaire apostolique d'Alep des latins (catholiques 13.000, prêtres 42, religieux 258), en Syrie. L'Evêque élu, né en 1947 à Aïn Zebdeh (Liban), a émis ses voeux religieux en 1972 et a été ordonné prêtre en 1973. Jusqu'ici Administrateur apostolique de cette même circonscription, il a été curé de paroisses puis Gardien du couvent et paroisse St.François d'Alep, Vicaire général pour le nord de la Syrie.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de l'Archimandrite Emiliano Fabbricatore, OSBI, à l'office d'Exarque et Supérieur général de la Congrégation italienne des moines basiliens.

Nommé Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (Italie), Administrateur apostolique de l'abbaye exarchiale territoriale basilienne de Notre Dame de Grottaferrata (Italie).

Nommé Dom Michel Van Parys, OSB, Higoumène de l'abbaye de Grottaferrata (Italie).

Vendredi dernier 1 novembre, il avait:

Accepté la renonciation de Mgr.Boniface Lele à la charge pastorale du diocèse de Mombasa (Kenya), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Emmanuel Berbera, OFM.Cap, Evêque de Malindi, Administrateur apostolique du diocèse de Mombasa (Kenya).

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Roger W.Gries, OSB, à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Cleveland (USA).

Nommé Mgr.Max Leroy Mésidor, Coadjuteur de l'Archevêque du Cap - Haïtien (Haïti), jusqu'ici Evêque de Fort - Liberté (Haïti).
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