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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 24 janvier 2014

LE PAPE REÇOIT LES JUGES DE LA ROTE ROMAINE

Ci du Vatican, 24 janvier 2014 (VIS). Pour la première fois le Pape a reçu ce matin les juges et collaborateurs du Tribunal de la Rote Romaine, auxquels il a rappelé que leur ministère "est un service particulier rendu au Dieu d'Amour, qui est proche de toute personne... Dans votre action judiciaire n'oubliez jamais que vous êtes des pasteurs. Derrière toute procédure, il y a des personnes qui attendent justice": "L'activité judiciaire ecclésiale, qui constitue un service à la vérité dans la justice, revêt une connotation profondément pastorale car tendue à la recherche du bien des fidèles et à la construction de la communauté chrétienne... Par le biais de votre ministère particulier, vous contribuez de manière compétente au traitement de nouvelles questions pastorales". Le juge ecclésiastique, a poursuivi le Saint-Père, doit exprimer son humanité dans la sérénité du jugement et l’abstention des points de vue personnels. Ce profil humaniste permet aussi de "saisir la pensée et les aspirations de la communauté au sein de laquelle il agit. Ainsi exprime-t-il l'Animus Communitatis qui caractérise la portion du peuple de Dieu destinataire de ce service, mais aussi favorise le rendu d'une justice non abstraite mais adaptée aux exigences de la réalité". Quant à l'aspect proprement judiciaire, qui réclame aussi des compétences théologiques, il impose au juge d'exercer son ministère avec objectivité, équité et impartialité. Ce dernier doit "défendre la vérité dans le respect de la loi mais sans négliger le volet humain du pasteur d'âme" qu'il est. L'aspect pastoral du jugement exprime la sollicitude du Pape et des Evêques. "Au delà des compétences éprouvées, cela réclame un grand esprit de service. Le juge ecclésiastique...est appelé à examiner et trancher la condition des fidèles qui mettent en lui leur confiance. Il doit imiter le Bon Pasteur qui prend soin de la brebis blessée avec la charité qui vient de l'Esprit. "La charité, écrit saint Paul, est le lien de la perfection qui est l'âme même de la fonction judiciaire ecclésiastique".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 24 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 24 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Ronald William Gainer, Evêque de Harrisburg (superficie 19.839, population 2.224.542, catholiques 249.238, prêtres 169, diacres 69, religieux 369), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Evêque de Lexington (USA).

L'Abbé Herwig Gössl, Auxiliaire de l’Archevêque de Bamberg (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1967 à Munich (Allemagne) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Vice Recteur du grand séminaire de Bamberg et Würzburg.Il a été curé de paroisse, membre de la commission liturgique diocésaine et responsable de la pastorale des vocations.

Mgr.Myron Joseph Cotta, Auxiliaire de l'Evêque de Sacramento (USA). L'Evêque élu, né en 1953 à Dos Palos (USA) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Il a été curé de paroisse, Administrateur du sanctuaire Our Lady of Fatima de Laton, responsable de la formation permanente du clergé et de l'évangélisation, administrateur et consulteur diocésain.

Mgr.Antonio Bartolacci (Italie), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

Le P.Manoel Saturino da Costa Gomes, SCI (Portugal), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

jeudi 23 janvier 2014

UNE EGLISE QUI ENTEND COMMUNIQUER

Ci du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Claudio Maria Celli, assisté de Mme Chiara Giaccardi, professeur de philosophie à Milan, a présenté le message du Pape pour la 48 Journée mondiale des communications sociales, intitulé: "La communication au service d'une authentique culture de la rencontre". Dans ce texte, a d'abord déclaré le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, "se dégage l'image d'une Eglise qui entend communiquer, dialoguer avec les hommes et les femmes de notre temps, consciente du rôle qui lui a été confié en la matière. Plusieurs fois le Saint-Père rappelle l'importance de la culture de la rencontre en invitant l'Eglise et ses membres à la mettre en pratique... Le message s'adresse d'abord au monde de la communication au sens large, auquel le Pape offre des réflexions valables aussi pour qui en a fait une option religieuse de sa vie, tous appelés à percevoir la profonde valeur humaine du monde des médias... En s'adressant à des disciples du Seigneur le message papal trouve sa plus profonde signification". C'est là qu'il est utile de se tourner vers la parabole du Bon Samaritain. Nous ne pouvons vivre seuls et isolés mais rencontrer l'autre, l'aimer et en être aimés. "C'est dans cette perspective que prend corps un défi pour tous ceux qui s'efforcent d'être de vrais disciples du Seigneur, prendre conscience de ce que la toile peut être un lieu d'humanité riche, un réseau numérique mais constitué de personnes". Puis Mgr.Celli a souligné le caractère éminemment "francescano" du message: "Parler de culture de la rencontre en prêtant attention à autrui fait que l'Eglise ne peut se soustraire à son devoir d'accompagner les gens en partageant leur cheminement... Sa trilogie est compréhension, disponibilité et rencontre... Cette attention à la personne, par le biais d'un dialogue respectueux, dans le concret des parcours de chacun, prend forme et aboutit à la culture de la rencontre qui porteront les gens d'aujourd'hui à rencontrer le Christ".

Ensuite Mme Giaccardi a montré qu'en partant du principe de rencontre, le Saint-Père fournit au lecteur trois indications pour approcher et percevoir un monde où les médias sont omniprésents, surtout numériques: Si l'anthropologie a le primat sur la technologie, tout déterminisme est à rejeter. La toile ne pouvant nous rendre plus sociables ni isolés, n'en faisons pas un alibi ou un bouc émissaire de nos propres responsabilités. Envisager ensuite la communication en terme de proximité, en disant qu'au delà de la transmission de contenus elle réduit la distance. Comprendre que cette communication de proximité a de profondes implications, notamment pour l'éducation, la formation, la catéchèse. Quant parole et vie sont en syntonie, c'est que le coeur s'est laissé transformer par la rencontre, par la foi qui est rencontre. La Parole incarnée répand sa beauté partout, y compris dans le domaine de la communication numérique. Le savoir et le prestige social ne suffisent plus pour communiquer. Attention en cela à l'Eglise des fonctionnaires. Journalistes, intellectuels et scientifiques doivent se prémunir contre l'auto-référentialité et choisir le bon camp. Ils ne peuvent présenter les blessures de ce monde de façon neutre sous prétexte d'objectivité, pas plus qu'ils ne peuvent manipuler l'information à leur avantage et sans envisager les conséquences de leurs actes. En bons samaritains, ils doivent voir le blessé, se pencher sur lui, le secourir comme il se peut et mettre en place une chaîne de témoignages.

MESSAGE DE LA JOURNEE DES COMMUNICATIONS SOCIALES


Cite du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). "La communication au service d’une authentique culture de la rencontre", tel est le titre du message du Pape François pour la 48 Journée mondiale des communications sociales (1 juin prochain). Voici le texte portant la date du 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron de la presse catholique:

"Nous vivons dans un monde de plus en plus petit où il semblerait alors facile de se faire proches les uns des autres. Le développement des transports et des technologies de communication nous rapprochent, nous connectant toujours plus, et la mondialisation nous rend interdépendants. Cependant, au sein de l'humanité persistent des divisions, parfois très marquées. Au niveau mondial, nous voyons l'écart scandaleux entre le luxe des plus riches et la misère des plus pauvres. Souvent il suffit d'aller dans les rues d'une ville pour voir le contraste entre les personnes vivant sur les trottoirs et les lumières étincelantes des boutiques. Nous y sommes tellement habitués que cela ne nous frappe plus. Le monde souffre de nombreuses formes d'exclusion, de marginalisation et de pauvreté, ainsi que de conflits où se mélangent les causes économiques, politiques, idéologiques et, malheureusement, même religieuses. Dans ce monde, les médias peuvent contribuer à nous faire sentir plus proches les uns des autres; à nous faire percevoir un sens renouvelé de l'unité de la famille humaine, qui pousse à la solidarité et à l'engagement sérieux pour une vie plus digne. Bien communiquer nous aide à nous rapprocher et à mieux nous connaître les uns les autres, à être plus unis. Les murs qui nous divisent ne peuvent être surmontés que si nous sommes prêts à nous écouter et à apprendre les uns des autres. Nous avons besoin de régler les différences à travers des formes de dialogue qui nous permettent de grandir dans la compréhension et le respect. La culture de la rencontre exige que nous soyons disposés non seulement à donner, mais aussi à recevoir des autres. Les médias peuvent nous aider dans ce domaine, surtout aujourd'hui, alors que les réseaux de communication humaine ont atteint une évolution extraordinaire. En particulier, l'Internet peut offrir plus de possibilités de rencontre et de solidarité entre tous, et c'est une bonne chose, c’est un don de Dieu. Il y a cependant des aspects problématiques: La vitesse de l’information dépasse notre capacité de réflexion et de jugement et ne permet pas une expression de soi mesurée et correcte. La variété des opinions exprimées peut être perçue comme une richesse, mais il est également possible de s’enfermer dans une sphère d'informations qui correspondent seulement à nos attentes et à nos idées, ou même à des intérêts politiques et économiques déterminés. L'environnement communicatif peut nous aider à grandir ou, au contraire, à nous désorienter. Le désir de connexion numérique peut finir par nous isoler de notre prochain, de nos plus proches voisins. Sans oublier ceux qui, pour diverses raisons, n'ont pas accès aux médias sociaux, et risquent d'être exclus. Ces limites sont réelles, pourtant elles ne sauraient justifier un rejet des médias sociaux. Elles nous rappellent plutôt que la communication est, en définitive, une conquête plus humaine que technologique. Par conséquent, qu’est-ce qui nous aide dans l'environnement numérique à grandir en humanité et dans la compréhension mutuelle ? Par exemple, nous devons retrouver un certain sens de la lenteur et du calme. Ce qui demande du temps et la capacité de faire silence pour écouter. Nous avons également besoin d’être patients si nous voulons comprendre celui qui est différent de nous : la personne s'exprime pleinement non pas quand elle est simplement tolérée, mais lorsqu’elle se sait vraiment accueillie. Si nous désirons vraiment écouter les autres, alors nous apprendrons à regarder le monde avec des yeux différents, et à apprécier l'expérience humaine comme elle se manifeste dans différentes cultures et traditions. Mais nous saurons également mieux apprécier les grandes valeurs inspirées par le christianisme, comme la vision de l'homme en tant que personne, le mariage et la famille, la distinction entre la sphère religieuse et la sphère politique, les principes de solidarité et de subsidiarité et bien d'autres.

Comment la communication peut-elle être au service d'une authentique culture de la rencontre? Et pour nous, les disciples du Seigneur, que signifie rencontrer une personne selon l'Evangile? Comment est-il possible, malgré toutes nos limites et nos péchés, d’être vraiment proches les uns des autres? Ces questions se résument à celle qu'un jour, un scribe c'est-à-dire un communicateur, posa à Jésus: Et qui est mon prochain. Cette question nous permet de comprendre la communication en termes de proximité. Nous pourrions la traduire ainsi: Comment se manifeste la proximité dans l'utilisation des moyens de communication et dans le nouvel environnement créé par les technologies numériques? Je trouve une réponse dans la parabole du Bon Samaritain, qui est aussi une parabole du communicateur. Celui qui communique, en effet, se fait proche. Et le bon Samaritain non seulement se fait proche, mais il prend en charge cet homme qu’il voit à moitié mort sur le bord de la route. Jésus renverse la perspective: Il ne s’agit pas de reconnaître l'autre comme mon semblable, mais de ma capacité de me faire semblable à l’autre. Communiquer signifie alors prendre conscience d’être humains, enfants de Dieu. J’aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. Lorsque la communication est destinée avant tout à pousser à la consommation ou à la manipulation des personnes, nous sommes confrontés à une agression violente comme celle subie par l'homme blessé par les brigands et abandonné au bord de la route, comme nous le lisons dans la parabole. En lui le lévite et le prêtre ne considèrent pas leur prochain, mais un étranger dont il valait mieux se tenir à distance. À ce moment, ce qui les conditionnait, c’étaient les règles de pureté rituelle. Aujourd'hui, nous courons le risque que certains médias nous conditionnent au point de nous faire ignorer notre véritable prochain. Il ne suffit pas de passer le long des routes numériques, c'est à dire simplement d’être connecté, il est nécessaire que la connexion s'accompagne d’une rencontre vraie. Nous ne pouvons pas vivre seuls, renfermés sur nous-mêmes. Nous avons besoin d'aimer et d’être aimés. Nous avons besoin de tendresse. Ce ne sont pas les stratégies de communication qui en garantissent la beauté, la bonté et la vérité. D'ailleurs le monde des médias ne peut être étranger au souci pour l'humanité, et il a vocation à exprimer la tendresse. Le réseau numérique peut être un lieu plein d'humanité, pas seulement un réseau de fils, mais de personnes humaines. La neutralité des médias n'est qu'apparente: Seul celui qui communique en se mettant soi-même en jeu peut représenter un point de référence. L’implication personnelle est la racine même de la fiabilité d'un communicateur. Pour cette raison, le témoignage chrétien, grâce au réseau, peut atteindre les périphéries existentielles. Je le répète souvent: Entre une Eglise accidentée qui sort dans la rue, et une Eglise malade d’auto-référentialité, je n’ai pas de doutes. Je préfère la première. Et les routes sont celles du monde où les gens vivent, où l’on peut les rejoindre effectivement et affectivement. Parmi ces routes, il y a aussi les routes numériques, bondées d'humanité, souvent blessée : hommes et femmes qui cherchent un salut ou une espérance. Aussi grâce au réseau, le message chrétien peut voyager jusqu'aux extrémités de la terre. Ouvrir les portes des églises signifie aussi les ouvrir dans l'environnement numérique, soit pour que les gens entrent, quelles que soient les conditions de vie où ils se trouvent, soit pour que l'Evangile puisse franchir le seuil du temple et sortir à la rencontre de tous. Nous sommes appelés à témoigner d’une Église qui soit la maison de tous. Sommes-nous en mesure de communiquer le visage d'une telle Eglise? La communication contribue à façonner la vocation missionnaire de l'Eglise tout entière, et les réseaux sociaux sont aujourd'hui l'un des endroits pour vivre cet appel à redécouvrir la beauté de la foi, la beauté de la rencontre avec le Christ. Même dans le contexte de la communication il faut une Eglise qui réussisse à apporter de la chaleur, à embraser le cœur. Le témoignage chrétien ne se réalise pas avec le bombardement de messages religieux, mais avec la volonté de se donner soi-même aux autres à travers la disponibilité à s'impliquer avec patience et respect dans leurs questions et leurs doutes, sur le chemin de la recherche de la vérité et du sens de l'existence humaine. Pensons à l'épisode des disciples d'Emmaüs. Il faut savoir entrer en dialogue avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, pour en comprendre les attentes, les doutes, les espoirs, et leur proposer l'Evangile, c’est à dire Jésus Christ, Dieu fait homme, mort et ressuscité pour nous libérer du péché et de la mort. Le défi nécessite profondeur, attention à la vie, sensibilité spirituelle. Dialoguer signifie être convaincu que l'autre a quelque chose de bon à dire, faire de la place à son point de vue, à ses propositions. Dialoguer ne signifie pas renoncer à ses propres idées et traditions, mais à la prétention qu’elles soient uniques et absolues.

Que l'icône du bon Samaritain, qui soigne les blessures de l'homme blessé en y versant de l’huile et du vin, soit notre guide. Que notre communication soit une huile parfumée pour la douleur et le bon vin pour l’allégresse. Notre rayonnement ne provient pas de truquages ou d'effets spéciaux, mais de notre capacité de nous faire proche de toute personne blessée que nous rencontrons le long de la route, avec amour, avec tendresse. N'ayez pas peur de devenir les citoyens du territoire numérique. L'attention et la présence de l’Eglise sont importantes dans le monde de la communication, pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à rencontrer le Christ: Une Eglise qui accompagne le chemin, sait se mettre en marche avec tous. Dans ce contexte, la révolution des moyens de communication et de l'information est un grand et passionnant défi, qui requiert des énergies fraîches et une nouvelle imagination pour transmettre aux autres la beauté de Dieu".


PAS DE SOLUTION MILITAIRE AU CONFLIT SYRIEN

Ci du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Hier à Montreux (Suisse) le chef de la délégation du Saint-Siège à la Conférence pour la pacification syrienne a déclaré que devant les souffrances de la population, la solidarité et la responsabilité doit pousser toutes les parties à rechercher la voie d'un dialogue fondé sur la bonne foi et la confiance. C'est, a dit Mgr.Silvano Tomasi, la seule voie de sortie de crise car il ne peut y avoir de solution militaire. "Le Saint-Siège sait que la violence ne conduit qu'à la mort, à la destruction et à l'anéantissement de l'avenir... C'est pourquoi renouvelle son ardent appel aux parties en conflit à un total respect du droit humanitaire et fait les propositions suivantes: Cessez le feu immédiat et arrêt des violences. Dépôt des armes et blocage du flux d'armement, reconversion des fonds en faveur de l'assistance à la population, entreprise immédiate de la reconstruction nationale. Cet effort doit être soutenu par la généreuse solidarité de la communauté internationale, et doublé d'une attention prioritaire à la jeunesse. Il faut que les jeunes soient le bâtisseurs d'un nouvel avenir pour la Syrie. Négociation, réconciliation et reconstruction doivent revêtir une dimension spirituelle, grâce au soutien des diverses confessions du pays en faveur de la compréhension et du retour de la confiance inter-communautaire. Favoriser enfin un dialogue qui puisse s'étendre au cadre régional. La paix en Syrie pourrait ainsi catalyser la problématique régionale et fournir un modèle pacificateur. "Au-delà de la tragédie en cours, la Syrie et ses voisins devraient trouver de nouvelles chances et des solutions originales... Personne ne doit être contraint à fuir son pays à cause de l'intolérance communautaire. C'est l'égalité qui assure à tous une communauté de destin et des valeurs communes indispensables au maintien de chaque identité... Le Saint-Siège a suivi toutes les phases du conflit et constamment réclamé des parties en cause la protection de la population et l'assistance humanitaire aux victimes. Le Pape a parlé, invité à prier pour la paix lors d'une journée spéciale à laquelle le monde a largement adhéré... La culture de la rencontre et du dialogue sont la seule voie portant à la paix".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Camillo Ruini.

Mgr.Celestino Migliore, Nonce apostolique en Pologne.

Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique au Kazakhstan, Kirghizistan et Tadjikistan.

Mgr.Héctor Rubén Aguer, Archevêque de La Plata (Argentine).

Mgr.Eduardo María Taussig, Evêque de San Rafael (Argentine).

Mgr.Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques.

Mgr.Adolfo Armando Uriona, Evêque d'Añatuya (Argentine).

Hier, il avait reçu le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 23 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Antonio Bartolacci (Italie), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

Le P.Manoel Saturino da Costa Gomes (Portugal), SCI, Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

mercredi 22 janvier 2014

QUE CESSE LE SCANDALE DE LA DIVISION DES CHRETIENS

Cité du Vatican, 22 décembre 2013 (VIS). Le Pape François a consacré la catéchèse de cette audience générale à la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, qui s'achèvera samedi en la fête de la conversion de Paul. Cela fait cent ans que les diverses communautés chrétiennes prennent part à une initiative spirituelle qui tend à mettre en oeuvre la volonté du Seigneur, Que tous soient un. Chaque année, un groupe régional oecuménique choisit en accord avec le Conseil oeucuménique des Eglises et le Conseil pontifical pour l'unité le thème de méditation. Cette année, les Eglises et communautés ecclésiales canadiennes ont proposé la question que Paul posa aux chrétiens de Corinthe: "Le Christ serait-il divisé?". Non, le Christ n'est pas divisé, s'est exclamé le Saint-Père, "mais nous devons reconnaître avec franchise et regret que la division des chrétiens constitue un scandale. Un véritable scandale!". Reprenant les propos de Paul, qui se scandalisait que les uns se réclament d'un tel et les autres d'un tel autre, ne reconnaissant pas même ceux qui utilisaient le nom du Christ pour se distinguer du reste de la communauté, il a souligné que ce nom seul crée communion et unité. "Jésus est venu pour créer communion non division. Le baptême et la foi sont fondamentaux pour l'esprit chrétien que nous partageons, tandis que nos divisions discréditent et rendent inefficaces l'évangélisation". Retournant à l'épître aux corinthiens, le Saint-Père a affirmé que c'est en Jésus que l'Eglise s'enrichit des dons de la parole et de la connaissance. Paul nous encourage ainsi "à reconnaître tout simplement les dons de Dieu existant dans les autres communautés chrétiennes. Malgré nos maux et nos divisions persistantes accueillons les paroles de saint Paul comme une invitation à nous réjouir des grâces que Dieu a accordé aux autres chrétiens, d'autant que nous partageons le même baptême. Le même Esprit offre à tous cette grâce. Il est bon de reconnaître la bénédiction de Dieu et de trouver chez les autres chrétiens ce dont nous avons besoin, un don reçu de nos frères et soeurs" des autres confessions. Le groupe canadien ayant choisi le thème de la semaine de prière pour l'unité "n'invite pas la communauté à penser à ce que pourraient nous apporter les autres chrétiens mais à accueillir les paroles de Paul comme une invitation à nous réjouir des grâces que Dieu leur a concédé. Ceci réclame un surplus d'humilité, de réflexion, de prière et de conversion permanente. Avançons donc sur ce chemin en priant pour l'unité des chrétiens et la fin du scandale de leur division".

NOUVEL APPEL POUR LA SYRIE


Ci du Vatican, 22 janvier 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a évoqué l'ouverture ce jour à Montreux (Suisse) de la Conférence internationale pour la pacification de la Syrie, qui sera suivie vendredi à Genève par un tour de négociations: "Je demande au Seigneur de toucher les coeurs afin que soit uniquement recherché le bien du peuple syrien si gravement affecté. Qu'on n'épargne aucun effort pour faire immédiatement cesser les violences et régler un conflit qui a déjà causé tant de souffrances. Puissent les syriens tous ensemble avancer avec décision dans la voie de la réconciliation, de la concorde et de la reconstruction, de manière à retrouver un pays dans lequel chacun ait sa place sans être ennemi ou concurrent mais frère de l'autre".

LA FOI COMME INSTRUMENT D'UNITE


Cite du Vatican, 22 janvier 2014 (VIS). Parmi les saluts suivant la catéchèse, le Pape s'est adressé aux fidèles de langue arabe, et notamment aux égyptiens: La foi, leur a-t-il dit, "ne doit pas être une source de division mais un instrument d'unité et de communion avec Dieu et nos frères. Invoquer son nom ne doit pas porter à se refermer mais à s'ouvrir à l'amour qui unit et enrichit". Puis il a salué les participants à la Rencontre des coordinateurs régionaux de l'apostolat de la mer, rappelant qu'ils donne voix à tant de travailleurs menacés ou en difficulté.

MESSAGE AU FORUM DE DAVOS

Ci du Vatican, 22 janvier 2014 (VIS). Le Pape François a fait parvenir un message à M.Klaus Schwab, Président exécutif du 44 World Economic Forum de Davos (Suisse), dans lequel il dit aux participants (40 chefs d'état et de gouvernement, 2.500 experts représentant une centaine de pays) son espoir que cette rencontre soit "l’occasion d’une réflexion approfondie sur les causes de la crise économique qui touche le monde entier". Voici une large partie du texte lu sur place par de le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax:
"Notre époque est caractérisée par des changements importants et des progrès significatifs en divers domaines qui ont d’importantes conséquences pour la vie des hommes. On doit louer tout ce qui contribue au bien-être des personnes, en matière de santé, d’éducation et de communication, comme aussi dans beaucoup d’autres domaines de l’agir humain. Il faut reconnaître le rôle fondamental que l’entreprise a eu dans de tels changements, stimulant et développant les immenses ressources de l’intelligence humaine. Cependant, les succès obtenus, bien qu’ayant réduit la pauvreté d’un grand nombre de personnes, ont souvent aussi apporté une exclusion sociale généralisée. En effet, la plus grande partie des hommes et des femmes de notre temps vivent encore dans une précarité quotidienne, avec des conséquences souvent dramatiques. Dans le cadre de cette rencontre, je désire rappeler l’importance qu’ont les diverses instances politiques et économiques dans la promotion d’une approche inclusive, qui prenne en considération la dignité de toute personne humaine et le bien commun. Il s’agit d’une préoccupation qui devrait empreindre tout choix politique et économique, mais qui semble parfois n’être qu’un rajout pour compléter un discours. Ceux qui travaillent en ces domaines ont une responsabilité précise vis à vis des autres, en particulier envers ceux qui sont plus fragiles, faibles et sans défenses. On ne peut tolérer que des milliers de personnes, chaque jour, meurent de faim, alors que des quantités considérables de nourriture sont disponibles et souvent simplement gaspillées. De même, ne peuvent laisser indifférents les nombreux réfugiés en recherche de conditions de vie ayant un minimum de dignité, et qui, non seulement ne sont pas accueillis, mais aussi périssent souvent tragiquement dans leurs déplacements. Je suis conscient que ces paroles sont fortes, voire dramatiques. Cependant elles veulent souligner, et aussi mettre au défi, la capacité d’influence de cet auditoire. En effet, ceux qui, par leur talent et leur habileté professionnelle, ont été capables de faire des innovations et de favoriser le bien-être de nombreuses personnes, peuvent apporter une contribution ultérieure en mettant leur compétence au service de ceux qui sont encore dans l’indigence. Donc, ce qu’il faut c’est un renouveau large et profond du sens de la responsabilité de la part de tous. La vocation d’entrepreneur est un noble travail, il doit toujours se laisser interroger par un sens plus large de la vie. Beaucoup d’hommes et de femmes peuvent servir avec davantage d’efficacité le bien commun et rendre plus accessibles tous les biens de ce monde. Cependant, la croissance de l’équité demande quelque chose de plus que la croissance économique, bien qu’elle la suppose. Elle exige avant tout une vision transcendante de la personne puisque, sans la perspective d’une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle. Cela demande aussi des décisions, des mécanismes et des processus tournés vers une distribution plus équitable des richesses, la création d’opportunités de travail et une promotion intégrale des pauvres qui dépasse le pur assistanat.

Je suis convaincu qu’à partir d’une telle ouverture la transcendance une nouvelle mentalité, politique comme d’entreprise, pourrait prendre forme, capable de guider toutes les actions économiques et financières dans l’optique d’une étique vraiment humaine. La communauté d’entreprise internationale peut compter sur beaucoup d’hommes et de femmes de grande honnêteté et intégrité, dont le travail est inspiré et guidé par de hauts idéaux de justice, de générosité, et qui sont préoccupés par l’authentique développement de la famille humaine. Je vous exhorte donc puiser dans ces grandes ressources morales et humaines, et affronter le défi avec détermination et clairvoyance. Sans ignorer, naturellement, la spécificité scientifique et professionnelle de chaque situation, je vous demande de faire en sorte que la richesse soit au service de l’humanité au lieu de la gouverner. Ayant confiance que, dans mes brèves paroles, vous puissiez entrevoir un signe de sollicitude pastorale et une contribution constructive pour que vos activités soient toujours plus nobles et fécondes, je désire renouveler mon souhait pour le bon déroulement de votre rencontre, et j’invoque la bénédictin divine sur vous, sur les participants au Forum, ainsi que sur vos familles et sur vos activités".

LE SAINT SIEGE A LA CONFERENCE DE MONTREUX

Ci du Vatican, 22 janvier 2014 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a annoncé que le Saint-Siège a été invité à participer à la Conférence internationale pour la pacification de la Syrie, qui se tient aujourd'hui et demain à Montreux (Suisse). Conduite par Mgr.Silvano Tomasi, Représentant près les institutions des Nations-Unies à Genève, la délégation comprend aussi Mgr.Alberto Ortega Martin, official de la Secrétaire d'Etat.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 22 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier après-midi Mgr.Nunzio Galantino, Evêque de Cassano all'Ionio et Secrétaire Général de la Conférence épiscopale italienne.

mardi 21 janvier 2014

BENEDICTION DES AGNEAUX


Cite du Vatican, 21 janvier 2014 (VIS). Selon la tradition en la fête de sainte Agnès le Pape a béni ce matin à Ste.Marthe les agneaux dont la laine servira à tisser les palliums, que les nouveaux Archevêques métropolitains recevront le 29 juin prochain, en la solennité des apôtres Pierre et Paul. Le pallium est un ornement porté par dessus la chasuble, qui symbolise l'union privilégiée d'un pasteur, à la tête d'une région ecclésiastique, avec l'Evêque de Rome. Symbole de sainte Agnès martyrisée vers 305, ces agneaux sont élevés par les religieuses de San Lorenzo in Panisperna et offerts au Pape par les chanoines du Latran.

APOSTOLAT DE LA MER ET SOLIDARITE INTERNATIONALE

Ci du Vatican, 21 janvier 2014 (VIS). Hier à Rome, le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations, a inauguré la rencontre annuelle des coordinateurs de la pastorale de la mer (20 - 24 janvier). Dans son discours il a affirmé qu'on ne pouvait ignorer la grave situation dans laquelle se trouve une grande partie du monde de la pêche, et en partie les marins victimes de la piraterie. Le Cardinal a ensuite encouragé les aumôniers et autres agents pastoraux à être solidaires des familles de marins séquestrés par les pirates, rappelant que Jean-Paul II avait désiré le développement d'un esprit oecuménique dans le monde maritime, d'une coopération et d'une coordination des projets entre conférences épiscopales et évêques locaux. Devant l'ouverture de nouvelles routes commerciales et une fusion croissante des entreprises maritimes, il a insisté aussi sur le renforcement nécessaire de la solidarité internationale et le partage des ressources. Pour mieux organiser l'action pastorale, le Conseil pontifical a divisé le monde en neuf grandes régions: Amérique du nord et Caraïbes, Amérique du sud, Afrique orientale et Océan indien, Afrique occidentale, Europe, Asie méridionale, Asie sud-orientale, Pays du Golfe. Aux travaux participera notamment le président de la compagnie Vships, leader mondial en matière de services maritimes (commerce, tourisme...) qui exposera l'évolution à terme de ces questions. Un consulteur du Conseil et un représentant de l'apostolat de la mer en Grande-Bretagne traiteront de la crise économique et du réseau de partage des expériences pastorales utiles à la combattre. Le premier abordera le drame de l'esclavage moderne frappant de plus en plus le monde de la pêche, avec le travail forcé à bord, ainsi que la traite d'êtres humains et l'exploitation sexuelle. Enfin, la directrice du Seafarer' Rigth International, organe de défense des droits des marins, présentera un exposé sur les différentes violations de ces droits.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 21 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation de Mgr.Jean-Louis Giasson, PME à la charge du diocèse de Yoro (Honduras), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Joseph de Metz-Noblat, Evêques de Langres (superficie 6.211, population 194.100, catholiques 142.500, prêtres 44, diacres 16, religieux 85), en France. L'Evêque élu, né en 1959 à Cherbourg (France) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse de Verdun. Licencié en droit et en droit canonique, ancien officier de Marine, il a été curé de paroisse, responsable diocésain des vocations et de la pastorale des jeunes, Supérieur du petit séminaire inter-diocésain de Nancy. Il succède à Mgr.Philippe Gueneley, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

lundi 20 janvier 2014

AUDIENCE AUX POLICIERS ITALIENS PRES LE VATICAN

Ci du Vatican, 20 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu les dirigeants et des agents de la Police italienne assurant la sécurité aux abords du Vatican, la surveillance de la PlaceSt.Pierre en accord avec le Saint-Siège, et son escorte en territoire italien. Les remerciant de leur service discret et efficace, il a reconnu la nécessité d'assumer la sécurité des foules qui se pressent en ce lieu universellement connu, tout en lui préservant son atmosphère sereine. Le Pape a évoqué les grands rassemblements qui voient un grand nombre de fidèles converger vers les tombeaux de Pierre et de ses successeurs, comme ce sera le cas pour la prochaine canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II. Ce travail réclame donc professionnalisme mais aussi disponibilité et amabilité. Les gens qui travaillent au Vatican, les pèlerins et les touristes savent pouvoir compter sur un service cordial et efficace, comme durant la période du pré-conclave de l'an dernier. Le Pape a enfin signalé que la période de service près le Vatican pouvait favoriser un approfondissement de la foi, pouvant être transmis avec profit aux enfants et aux familles de ces policiers. Il est important d'inclure dans la vie et le travail quotidien le message évangélique.

AYEZ CONFIANCE DANS LE SEIGNEUR QUI NE DEÇOIT JAMAIS

Ci du Vatican, 19 janvier 2014 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père s'est rendu à la paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Castro Pretorio, où il a pu également approcher la réalité du quartier et rencontrer quelques vagabonds et sans-abri vivant à proximité de la gare Termini, ainsi qu'un groupe de réfugiés. Ensuite, il a confessé cinq personnes avant de célébrer à 18 h la messe. Le Pape François a centré son homélie sur le passage de l'Evangile dans lequel Jean baptise Jésus disant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde: "Jésus est appelé l'Agneau: il est l'Agneau qui enlève le péché du monde. On pourrait penser: mais comment un agneau, si faible, un tout petit agneau faible, peut-il enlever tant de péchés, tant de méchancetés? Avec l'amour. Par sa douceur. Jésus n'a jamais cessé d'être un agneau, doux, bon, plein d'amour, proche des petits, proche des pauvres... Il a eu la force de prendre sur lui tous nos péchés, tous. Mais, Père, il ne connaît pas ma vie, j'en ai un que...je ne pourrais pas porter même avec un camion... Tant de fois, quand nous examinons notre conscience, nous en trouvons quelques uns qui sont gros! Mais lui, il les porte. Il est venu pour cela, pour pardonner, pour apporter la paix dans le monde, mais d'abord dans les cœurs... Peut-être certains d'entre nous ont un tourment dans leur cœur, quelque obscurité dans le cœur, peut-être se sent-on un peu triste à cause d'une faute... Il est venu enlever tout cela, il nous donne la paix, il pardonne tout... Nous avons souvent confiance dans nos médecins. C'est juste car le médecin est là pour nous guérir. Nous avons confiance en une personne, nos frères, nos sœurs peuvent nous aider. C'est bien d'avoir cette confiance humaine entre nous. Mais n'oublions pas la confiance dans le Seigneur: c'est la clef du succès de la vie. La confiance dans le Seigneur, confions nous au Seigneur!... C'est un pari que nous devons faire -a conclu le Pape-, nous confier à lui qui ne déçoit jamais. Jamais, jamais! Ecoutez bien, vous, les jeunes qui commencez votre vie: Jésus ne déçoit jamais". Le Pape a ensuite rencontré le curé et la communauté salésienne en charge de la paroisse, ainsi que les sœurs missionnaires du Christ ressuscité. Avant de repartir pour le Vatican, il s'est entretenu avec les jeunes de la paroisse.

L'AGNEAU DE DIEU QUI ENLEVE LE PECHE DU MONDE

Ci du Vatican, 19 janvier 2014 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a commenté l'Evangile du jour dans lequel saint Jean raconte la rencontre de Jésus avec Jean-Baptiste près du Jourdain. Le Baptiste voit Jésus qui avance parmi la multitude et reconnaît en lui l'envoyé de Dieu en s'exclamant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde! Le verbe qui est traduit par enlève signifie littéralement soulever, prendre sur soi. Jésus est venu dans le monde avec une mission précise: le libérer de l'esclavage du péché en prenant sur lui les fautes de l'humanité. De quelle façon? En aimant. Il n'y a pas d'autre moyen de vaincre le mal et le péché sinon avec l'amour qui pousse au don de sa vie pour les autres. Dans le témoignage de Jean-Baptiste, Jésus a les traits du serviteur de Dieu qui s'est chargé de nos souffrances et de nos douleurs, à en mourir sur la croix". Dans le Jourdain, le Baptiste a rencontré un homme "qui se met en file avec les pécheurs pour être baptisé, bien qu'il n'en ait pas besoin, un homme que Dieu a envoyé dans le monde comme un agneau immolé. Dans le Nouveau Testament, le terme agneau revient plusieurs fois et fait toujours référence à Jésus. Cette image de l'agneau pourrait étonner. En effet, un animal qui ne se caractérise certes pas par la force et la robustesse prend sur ses épaules un poids aussi opprimant. La masse énorme du mal est enlevée et emportée par une créature faible et fragile, symbole de l'obéissance, de la docilité et de l'amour non défendu, qui en vient jusqu'au sacrifice de soi. L'agneau n'est pas un dominateur, mais est docile; il n'est pas agressif, mais pacifique; il ne montre pas les armes ou les dents face à quelque attaque, mais il supporte et est soumis. Ainsi est Jésus, comme un agneau. Mais que signifie pour l'Eglise, pour nous, aujourd'hui, être disciples de Jésus Agneau de Dieu?... Nous devons mettre l'innocence à la place de la méchanceté, l'amour à la place de la force, l'humilité à la place de l'orgueil, le service à la place du prestige. Etre disciples de l'Agneau signifie ne pas vivre comme une citadelle assiégée, mais comme une ville sur la montagne, ouverte, accueillante, solidaire. Cela signifie, ne pas adopter d'attitudes de fermeture, mais proposer l'Evangile à tous, en témoignant avec notre vie que suivre Jésus nous rend plus libres et plus joyeux".

NE PAS PERDRE L'ESPERANCE DANS UN MONDE MEILLEUR

Ci du Vatican, 19 janvier 2014 (VIS). Après l'angélus, le Pape a rappelé qu'aujourd'hui on célébrait la Journée mondiale des migrants et des réfugiés sur le thème, cette année, développé dans son message publié en août 2013, Migrants et réfugiés: vers un monde meilleur. "J'adresse un salut spécial -a-t-il dit- aux représentants des différentes communautés ethniques ici réunies, en particulier aux communautés catholiques de Rome. Chers amis, vous êtes proches du cœur de l'Eglise parce que l'Eglise est un peuple en marche vers le Royaume de Dieu que Jésus Christ a apporté parmi nous. Ne perdez pas l'espérance d'un monde meilleur! Je vous souhaite de vivre en paix dans les pays qui vous accueillent en gardant les valeurs de vos cultures d'origine". Il a également remercié ceux qui travaillent avec les migrants "pour les accueillir et les accompagner dans les moments difficiles, pour les défendre de ce que le bienheureux Scalabrini définissait comme les 'marchands de chair humaine', qui veulent réduire les migrants à l'esclavage. Je voudrais tout particulièrement remercier la Congrégation des missionnaires de saint-Charles, les pères et les sœurs scalabriniens qui font tant de bien à l'Eglise et qui se font migrants avec les migrants. Pensons, en ce moment, à tous ces migrants, réfugiés, à leurs souffrances, à leur vie, souvent sans travail, sans papiers, tant de douleur, et nous pouvons tous ensemble adresser une prière pour les migrants et les réfugiés qui vivent des situations graves et difficiles", a conclu le Pape en récitant un Je vous salue Marie.

EN FAVEUR DE L'ETHIQUE DANS LA COMMUNICATION

Ci du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). A l'occasion du 90 anniversaire du début des transmissions radiophoniques et du 60 anniversaire des émissions télévisées de la radio-télévision publique italienne, le Pape François a reçu ce matin les dirigeants et le personnel de la RAI. Il a invité ses hôtes à réfléchir sur la valeur et les exigences du service d'information publique. Evoquant la collaboration entre le Saint-Siège et la RAI, qui permet aux Italiens d'avoir eu accès tout au long de ces années d'abord aux paroles, puis aux images du Pape et des événements de l'Eglise, grâce à deux institutions vaticanes, Radio Vatican et le Centre Télévisé du Vatican. Parmi ces événements, il a mentionné le concile Vatican II, le jubilé de l'an 2000 ou les funérailles de Jean-Paul II. Il a aussi évoqué quelques productions à caractère religieux dans les années 60 et 70 comme le film François de Liliana Cavani (1966) ou Les actes des Apôtres de Rossellini (1969) auquel collabora le futur Cardinal et Archevêque de Milan, Carlo Maria Martini: "La RAI a été témoin des processus de changement de la société italienne dans ses rapides transformations, et a contribué de façon spéciale au processus d'unification linguistique-culturel de l'Italie... Mais faire mémoire d'un passé riche de conquêtes implique un sens renouvelé de responsabilité pour aujourd'hui et pour demain. Je vous rappelle à tous que votre profession, plus qu'informative, est formative; c'est un service public, c'est-à-dire un service au bien commun, un service à la vérité, un service à la bonté et un service à la beauté. Toutes les professions que comprend la RAI...savent qu'elles appartiennent à une société qui produit culture et éducation, qui offre information et spectacle, atteignant à tout moment de la journée une grande partie des Italiens. C'est une responsabilité à laquelle qui est titulaire du service public ne peut pour aucun motif renoncer. La qualité éthique de la communication est le fruit, en dernière analyse, de consciences attentives, non superficielles, toujours respectueuses des personnes, tant de celles qui sont objet d'information, que des destinataires du message. Chacun, dans son rôle et avec sa responsabilité, est appelé à veiller pour maintenir élevé le niveau éthique de la communication et éviter ces choses qui font tant de dommages: la désinformation, la diffamation et la calomnie". Le Pape a conclu en encourageant les professionnels des sociétés de communication à "se mettre au service de la croissance humaine, culturelle et civile de la société".

DERNIERE REUNION DE LA COMMISSION SUR MEDJUGORJE


Ci du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège a confirmé la tenue hier de la dernière réunion de la Commission internationale d'enquête sur Medjugorje. Instituée par la Congrégation pour la doctrine de la foi et présidée par le Cardinal Camillo Ruini, cette commission spéciale a donc conclu ses travaux, dont les résultats ont été remis pour examen à la Congrégation.

ENVOYE SPECIAL AU PANAMA

Cité du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine (29 novembre) par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, son Envoyé spécial à la clôture de l'année jubilaire du cinquième centenaire de l'érection du premier diocèse d'Amérique (Santa María la Antigua), au Panama (14 - 15 février).


AUDIENCES


Cité du Vatican, 20 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.

Mgr.Alain de Raemy, Auxiliaire de l'Evêque de Lausanne - Genève - Fribourg (Suisse).

Samedi dernier, 18 janvier, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Karl Lehmann, Evêque de Mayence (Allemagne).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 20 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.César Ramón Ortega Herrera à la charge du diocèse de Barcelona (Venezuela).

Samedi dernier, 18 janvier, il avait nommé Mgr. Martin Krebs, Nonce apostolique à Tonga, déjà Nonce en Nouvelle - Zélande, Cook, Fidji, Kiribati, Palau, Samoa, Micronésie et Vanuatu, Délégué apostolique pour le Pacifique.

vendredi 17 janvier 2014

DELEGATION OECUMENIQUE FINNOISE ET UNITE DES CHRETIENS

Ci du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). A l'occasion de la saint Henri d'Uppsala, patron de la Finlande, le Saint-Père a reçu la délégation oecuménique luthérienne qui vient depuis vingt cinq ans en pèlerinage annuel à Rome: Aux chrétiens divisés de Corinthe, a-t-il dit à ses hôtes, Paul demanda si on pouvait diviser le Christ. Cette question, qui est le thème de la semaine de prière pour l'unité qui s'ouvre demain, reste valable pour nous tous: "Face à certains qui estiment que l'objectif de la pleine et visible unité de l'Eglise n'est pas atteignable, nous sommes invités à accentuer notre effort oecuménique, en fidélité au Christ qui a prié le Père afin que nous ne fassions qu'un". L'évolution que connaissent le parcours oecuménique et les relations entre chrétiens "sont d'abord dues au fait que nous devons professer notre foi dans une société et dans des cultures où la référence à Dieu et à la dimension transcendantale de la vie s'étiole. C'est tout particulièrement vrai en Europe, mais pas uniquement". C'est pourquoi nous devons nous cooncentrer "sur le coeur de la foi, sur l'annonce de l'amour de Dieu manifesté dans le Fils. Trouvons donc de nouveaux espaces pour accroître notre communion et grandir dans l'unité partagée. Développons l'oecuménisme spirituel qui découle naturellement du commandement de l'amour laissé par Jésus à ses disciples". Vatican II a parlé de cette conversion du coeur, de la sainteté de vie, de la place de la prière personnelle comme collective, nécessaires à l'âme du mouvement oecuménique. L'oecuménisme, a souligné le Pape, est "un processus spirituel qui se réalise dans l'obéissance au Dieu, sans l'accomplissement de la volonté du Christ sous la conduite de l'Esprit... Nous ne devons pas cesser de demander l'assistance de la grâce divine et l'illumination de l'Esprit Saint qui introduisent dans la vérité totale, porteuse de réconciliation et de communion".

AUDIENCE AU PERSONNEL DE LA "FLORERIA"

Ci du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le personnel de la Floreria, accompagné des familles. Ce service est chargé de la logistique des cérémonies papales et de l'ameublement du palais pontifical, des immeubles de la Cité du Vatican, de la Salle Paul VI, Place St.Pierre et Basliques papales. Il dispose d'un garde meubles et d'un laboratoire de restauration du mobilier. Le Pape François a confié à ses hôtes avoir compris l'importance de leur travail, qui demande attention, sacrifice et patience, notamment lorsqu'il s'agit de mettre en place chaque semaine des milliers de chaises pour les audiences générales, ou de remettre en état le mobilier. Puis il les a encouragés à rester fidèles à leur devoir et à travailler dans un climat serein et de confiance partagée, au bénéfice de toute la communauté de travail du Vatican. Saluant les familles, il les a confiées à la protection de saint Joseph Artisan.


MANIFESTATION AGRICOLE POUR LA SAINT ANTOINE ABBE

Cité du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le 17 janvier, fête de son patron Antoine abbé, l'association italienne des éleveurs, organise une manifestation votive Place Pie XII. En ouverture à 10 h 30' le Cardinal Angelo Comastri, Vicaire général pour la Cité du Vatican, a célébré une messe en la Basilique vaticane, suivie à midi d'un défilé Via della Conciliazione, auquel a pris par la fanfare du IV régiment des Carabiniers à cheval, puis d'une bénédiction de tous les animaux de ferme exposés. Ouverts dès 9 h, les stands présentant les différentes espèces ainsi que les divers productions agricoles italiennes seront accessibles au public jusqu'à 15.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Juan Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

Mgr.Aldo Giordano, Nonce apostolique au Venezuela.

Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), accompagné d'une délégation d'Expo-2015.

jeudi 16 janvier 2014

JOURNEE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Voici le Message du Saint-Père pour la LI Journée mondiale de prière pour les vocations du 11 mai prochain (Vocation et témoignage de vérité):

"L’Evangile raconte que Jésus parcourait villes et villages. Voyant les foules, il fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Ces paroles nous surprennent, car nous savons tous qu’il faut d’abord labourer, semer et cultiver pour pouvoir ensuite, le moment venu, moissonner une récolte abondante. Jésus affirme en revanche que la moisson est abondante. Mais qui a travaillé pour que le résultat soit tel? Il n’y a qu’une seule réponse, Dieu. Evidemment, le champ dont parle Jésus est l’humanité, c’est nous. Et l’action efficace qui est à l’origine du beaucoup de fruit est la grâce de Dieu, la communion avec lui. La prière que Jésus sollicite de l’Eglise concerne donc la demande d’accroître le nombre de ceux qui sont au service de son Royaume. Saint Paul, qui a été l’un de ces collaborateurs de Dieu, s’est prodigué inlassablement pour la cause de l’Evangile et de l’Eglise. Avec la conscience de celui qui a personnellement expérimenté à quel point la volonté salvifique de Dieu est insondable, et l’initiative de la grâce est à l’origine de toute vocation, l’apôtre rappelle aux chrétiens de Corinthe qu'ils sont le champ de Dieu. C’est pourquoi naît tout d’abord dans notre cœur l’étonnement pour une moisson abondante que Dieu seul peut accorder; ensuite la gratitude pour un amour qui nous précède toujours; enfin, l’adoration pour l’œuvre qu’il a accomplie, qui demande notre libre adhésion pour agir avec lui et pour lui.

Bien des fois nous avons prié avec les paroles du Psalmiste: Il nous a faits et nous sommes à lui, nous son peuple, son troupeau. Ou encore: C'est Jacob que le Seigneur a choisi, Israël dont il a fait son bien. Eh bien, nous sommes la propriété de Dieu non pas au sens de la possession qui rend esclaves, mais d’un lien fort qui nous unit à Dieu et entre nous, selon un pacte d’alliance qui demeure pour l’éternité car éternel est son amour. Dans le récit de la vocation du prophète Jérémie, par exemple, Dieu rappelle qu’il veille continuellement sur chacun, afin que sa Parole se réalise en nous. L’image adoptée est celle de la branche d’amandier qui fleurit avant tous les autres, annonçant la renaissance de la vie au printemps. Tout provient de lui et est don de lui, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir. Mais, rassure l’apôtre, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Voilà expliquée la modalité d’appartenance à Dieu: à travers le rapport unique et personnel avec Jésus, que le Baptême nous a conféré dès le début de notre renaissance à une vie nouvelle. C’est donc le Christ qui nous interpelle sans cesse par sa parole afin que nous mettions notre confiance en lui, en l’aimant de tout notre cœur, de toute notre intelligence et de toute notre force. C’est pourquoi chaque vocation, malgré la pluralité des voies, demande toujours un exode de soi-même pour centrer sa propre existence sur le Christ et sur son Evangile. Que ce soit dans la vie conjugale, que ce soit dans les formes de consécration religieuse, que ce soit dans la vie sacerdotale, il faut dépasser les manières de penser et d’agir qui ne sont pas conformes à la volonté de Dieu. C’est un exode qui nous conduit à un chemin d’adoration du Seigneur et de service à lui dans nos frères et sœurs. C’est pourquoi nous sommes tous appelés à adorer le Christ dans nos cœurs, pour nous laisser rejoindre par l’impulsion de la grâce contenue dans la semence de la Parole, qui doit croître en nous et se transformer en service concret de notre prochain. Nous ne devons pas avoir peur. Dieu suit avec passion et habileté l’œuvre sortie de ses mains, à chaque saison de la vie. Il ne nous abandonne jamais! Il a à cœur la réalisation de son projet sur nous, mais il entend cependant l’obtenir avec notre assentiment et notre collaboration.

Aujourd’hui aussi, Jésus vit et chemine dans les réalités de la vie ordinaire pour s’approcher de tous, à commencer par les derniers, et nous guérir de nos infirmités et de nos maladies. Je m’adresse à présent à ceux qui sont bien disposés à se mettre à l’écoute de la voix du Christ qui retentit dans l’Eglise, pour comprendre quelle est leur vocation propre. Je vous invite à écouter et à suivre Jésus, à vous laisser transformer intérieurement par ses paroles qui sont esprit et sont vie. Marie, la Mère de Jésus et la nôtre, nous répète à nous aussi: Tout ce qu’il vous dira, faites-le. Cela vous fera du bien de participer avec confiance à un chemin communautaire qui sache libérer en vous et autour de vous les meilleures énergies. La vocation est un fruit qui mûrit dans le champ bien cultivé de l’amour réciproque qui se fait service mutuel, dans le contexte d’une authentique vie ecclésiale. Aucune vocation ne naît toute seule ou ne vit pour elle-même. La vocation jaillit du cœur de Dieu et germe dans la bonne terre du peuple fidèle, dans l’expérience de l’amour fraternel. Jésus n’a-t-il peut-être pas dit. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres?

Vivre cette haute mesure de la vie chrétienne ordinaire, comme le disait Jean-Paul II, signifie parfois aller à contre-courant et comporte de rencontrer également des obstacles, en dehors de nous et en nous. Jésus lui-même nous avertit: La bonne semence de la parole de Dieu est souvent volée par le Malin, bloquée par les difficultés, étouffée par des préoccupations et des séductions mondaines. Toutes ces difficultés pourraient nous décourager, en nous faisant nous replier sur des voies apparemment plus commodes. Mais la véritable joie des appelés consiste à croire et à faire l’expérience que le Seigneur, lui, est fidèle, et qu’avec lui nous pouvons marcher, être des disciples et des témoins de l’amour de Dieu, ouvrir notre cœur à de grands idéaux, à de grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux! A vous évêques, prêtres, religieux, communautés et familles chrétiennes, je demande d’orienter la pastorale des vocations dans cette direction, en accompagnant les jeunes sur des itinéraires de sainteté qui, étant personnels, exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui soit capable de s'adapter aux rythmes des personnes. Cette pédagogie devra intégrer aux richesses de la proposition adressée à tous les formes traditionnelles d'aide personnelle et de groupe, et les formes plus récentes apportées par les associations et par les mouvements reconnus par l'Eglise.

Disposons donc notre cœur à être un bon terreau pour écouter, accueillir et vivre la Parole et porter ainsi du fruit. Plus nous saurons nous unir à Jésus par la prière, l'Ecriture, l’Eucharistie, les sacrements célébrés et vécus dans l’Eglise, par la fraternité vécue, plus grandira en nous la joie de collaborer avec Dieu au service du Royaume de miséricorde et de vérité, de justice et de paix. Et la récolte sera abondante, proportionnée à la grâce qu’avec docilité nous aurons su accueillir en nous. Avec ce vœu, et en vous demandant de prier pour moi, j'accorde de tout cœur à tous ma bénédiction apostolique".

AUDIENCE AUX ATTACHES D'ANTICHAMBRE

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu avec leurs familles les Attachés de l'antichambre pontificale, qui prêtent service dans l'Appartement des audiences. Rappelant qu'ils sont chez eux dans ce palais, il a souligné la délicatesse de leur mission d'accueillir les visiteurs et salué leur attachement à l'Eglise et au Pape. Puis il a affirmé que le palais pontifical était la maison de tous les membres de l'Eglise catholique, qui y font l'expérience de l'hospitalité et d'une chaleur familiale soutenue par la foi. Mais le véritable propriétaire des lieux est le Seigneur dont nous sommes tous les fidèles et les serviteurs de l'Evangile. Ceci requiert un dialogue constant avec lui dans la prière, de grandir dans son intimité et son amitié, de témoigner de son amour miséricordieux envers toute personne. Le service que vous assurez ici dans cet esprit peut vous permettre de communiquer au dehors également la joie d'appartenir à l'Eglise".

LE SAINT-SIEGE ENGAGE DANS LA DEFENSE DE L'ENFANCE

Ci du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin à Genève, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège près les Nations-Unies a pris la parole devant le Comité des droits de l'enfant pour présenter le rapport périodique du Saint-Siège sur la question. Voici les passages saillants de son intervention:

"La protection des enfants reste une préoccupation majeure de la société contemporaine mais aussi du Saint-Siège... Les auteurs d'abus sexuels sur mineurs se rencontrent parmi les membres des professions les plus respectées, et malheureusement aussi au sein du clergé comme parmi d'autres membres du personnel de l'Eglise. Face à cela le Saint-Siège a fixé avec soin les politiques et les procédures visant à aider à l'élimination de ces abus et à travailler avec les autorités publiques dans la lutte contre ce crime. Le Saint-Siège s'est également engagé à écouter attentivement les victimes d'abus et de répondre à l'impact que ces cas produisent sur les victimes et leurs familles. La grande majorité du personnel et des institutions ecclésiastiques au niveau local a fourni et continue de fournir un large éventail de services aux enfants par l'éducation, le soutien aux familles, la réponse à leurs troubles, psychologiques comme spirituels. Ces crimes odieux contre les enfants ont été jugés et punis comme il se doit par les autorités civiles compétentes des pays respectifs... Par conséquent, la réponse du Saint-Siège au triste phénomène de l'abus sexuel sur mineurs a été exposé à différents niveaux. Au niveau du Saint-Siège, le traitement des violences sexuelles est de la compétence directe sur son territoire de l'Etat souverain de la Cité du Vatican. C'est pourquoi il a adopté des lois spéciales pour se conformer aux obligations juridiques internationales, qui comprend également cet état, dont la population edt faible. A l'échelle internationale, le Saint-Siège a pris des mesures concrètes pour ratifier la Convention relative aux droits de l'enfant en 1990. En 2000 le Saint-Siège a adhéré au Protocole facultatif concernant le trafic d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie infantile et le Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés. Le Saint-Siège promeut et encourage ces instruments internationaux. Dans le même temps, le Saint-Siège en tant qu'organe central de l'Eglise catholique a formulé des directives pour faciliter le travail des Eglises locales pour apporter des mesures efficaces relevant de leur juridiction et en conformité avec le droit canonique. Les Eglises locales, en tenant compte des législations nationales des pays respectifs, ont élaboré des lignes directrices et un suivi de leur mise en œuvre afin de prévenir de nouveaux abus et y remédier rapidement, et ce en conformité à la législation nationale. Le résultat de l'action combinée prises par les Eglises locales et le Saint-Siège propose un cadre qui, lorsqu'il est appliqué correctement, aidera à éliminer l'incidence des abus sexuels d'enfants par le clergé et autres membres du personnel ecclésiastique".

L'Observateur permanent a expliqué que "le rapport régulier du Saint-Siège à la CRC se divise en quatre parties: La première traite des considérations générales, y compris sur la nature du Saint-Siège en tant que sujet de droit international. La seconde répond aux observations finales du Comité concernant le rapport initial du Saint-Siège, et en particulier aux questions relatives aux réserves émises sur les quatre principes du Comité, les droits et devoirs des parents, l'éducation des filles, l'éducation à la santé... Le Saint-Siège examine également les principes qu'il a lui même défini quant aux droits et devoirs des enfants dans le cadre de la famille. La troisième réserve regarde les contributions internationales du Saint-Siège à l'avancement et à la promotion des principes de base du Comité, lesquels couvrent un large éventail de questions liées à l'enfance (par exemple la famille, l'adoption, les enfants handicapés, la santé et le bien-être, les loisirs et la culture, les mesures spéciales de protection des enfants, et en particulier les questions liées à la violence sexuelle et à la toxicomanie, aux enfants vivant dans les rues et autres groupes minoritaires). Enfin la quatrième réserve concerne la mise en œuvre de la Convention dans l'Etat de la Cité du Vatican".
Il n'y a aucune excuse à ces crimes, a souligné Mgr.Tomasi, pas plus qu'aux autres formes de violence et d'exploitation des enfants. Ces crimes ne peuvent jamais être justifiés, qu'il soient commis à la maison ou à l'école, dans une communauté ou dans le cadre sportif, comme au sein des organisations et structures religieuses.... C'est une politique de longue haleine pour le Saint-Siège... C'est pourquoi le Saint-Siège et les structures locales de l'Eglise de part le monde se sont engagés à la défense de la dignité inviolable de la personne tout entière de chaque enfant, corps, âme et esprit". Benoît XVI, s'adressant aux évêques d'Irlande en 2006 a prononcé ces mots importants: "Dans l'exercice de votre ministère pastoral, que vous avez dû faire face ces dernières années à de nombreux cas déchirants d'abus sexuels sur mineurs. ils sont encore plus tragiques lorsque l'agresseur est un prêtre. De même le Pape François a-t-il lancé une nouvelle action en annonçant la création d'une commission pour la protection des mineurs, dans le but de proposer de nouvelles initiatives pour la sécurisation de l'environnement pour les enfants et les efforts visant à améliorer les soins pastoraux aux victimes de violence dans le monde entier".

LE MONOTHEISME CHRETIEN CONTRE LA VIOLENCE

Ci du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Durant son dernier quinquennat, la Commission théologique internationale a élaboré le document intitulé "Dieu Trinité, unité des hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence", qui sera publié le 18 janvier dans le nº 3926 de La Civiltà Cattolica, laquelle propose habituellement la version italienne de ces publications. Le texte sera également disponible sur le site de la revue ( www.laciviltacattolica.it ) et sur la page de la Commission théologique du site vatican ( www.vatican.va ). Dans l'attente des diverses traductions, voici la présentation du document. Durant son quinquennat 2009 - 2014, la Commission théologique Internationale a conduit une étude relative quelques aspects du discours chrétien sur Dieu, en se confrontant en particulier avec la thèse selon laquelle il existerait un rapport nécessaire entre monothéisme et violence. Le travail a été développé au sein d’une sous-commission, présidée par l'Abbé Philippe Vallin et également composée de l'Abbé Peter Damian Akpunonu, du P.Gilles Emery, OP, de Mgr.Savio Hon Tai-Fai, SDB, de Mgr.Charles Morerod, OP, de l'Abbé Thomas Norris, de l'Abbé Javier Prades López, de Mgr.Paul Rouhana, de l'Abbé Pierangelo Sequeri, et de l'Abbé Guillermo Zuleta Salas. Les discussions générales se sont déroulées dans les différentes rencontres de la sous-commission, et durant les sessions plénières de la Commission tenues de 2009 à 2013. Le texte proposé a été approuvé par la Commission in forma specifica le 6 décembre 2013, avant d'être soumis à l’approbation de son Président, Mgr.Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lequel en a autorisé la publication. Suit la note de présentation diffusée par la Commission théologique:

Le texte propose "une clarification théologique spéciale...face à la théorie, diversement argumentée, du rapport nécessaire entre le monothéisme et les guerres de religion. La discussion a mis en évidence un nombre non négligeable de motifs d’incompréhension de la doctrine religieuse, capables d’obscurcir la pensée authentique du christianisme sur le Dieu unique. Nous pourrions résumer l’intention de notre discours en une double question: De quelle manière la théologie catholique peut-elle se confronter critiquement avec l’opinion culturelle et politique qui établit un rapport intrinsèque entre monothéisme et violence? De quelle manière la pureté religieuse de la foi dans le Dieu unique peut-elle être reconnue comme principe et comme source de l’amour entre les hommes? Notre réflexion est proposée dans le style du témoignage argumenté, et non de la réfutation apologétique. La foi chrétienne, en effet, reconnaît dans l’excitation de la violence au nom de Dieu la corruption maximale de la religion. Le christianisme atteint cette conviction par la révélation de l’intimité elle-même de Dieu, qui nous rejoint moyennant Jésus-Christ. L’Eglise des croyants est consciente du fait que le témoignage de cette foi demande d’être honoré par une attitude de conversion permanente, laquelle implique aussi la parrhésie ou courageuse franchise de la nécessaire autocritique.

Dans le Chapitre I (Soupçons sur le monothéisme), nous nous sommes proposé de clarifier le thème du monothéisme religieux, dans l’acception qu’il reçoit suivant quelques orientations de la philosophie politique d’aujourd’hui. Nous sommes conscients du fait qu’une telle évolution présente aujourd’hui un spectre largement différencié de positions théoriques, lesquelles vont de l’arrière-plan classique de l’athéisme sous étiquette humaniste, jusqu’aux formes plus récentes de l’agnosticisme religieux et du laïcisme politique. Notre réflexion voudrait avant tout préciser que la notion de monothéisme, non dépourvue de signification pour l’histoire de notre culture, demeure encore trop générique quand elle sert de chiffre d’équivalence entre les religions historiques qui confessent l’unicité de Dieu (identifiées comme judaïsme, islam, christianisme). En second lieu, nous formulons notre réserve critique devant une simplification culturelle qui réduit l’alternative au choix entre un monothéisme nécessairement violent et un polythéisme présumé tolérant. Dans cette réflexion, nous nous savons soutenus de toute manière par la conviction, partagée chez un très grand nombre de nos contemporains, croyants et non-croyants, que les guerres interreligieuses, comme aussi la guerre faite à la religion, sont tout simplement insensées. En tant que théologiens catholiques, nous avons cherché ensuite à illustrer à partir de la vérité de Jésus-Christ le rapport entre révélation de Dieu et humanisme non-violent. Nous l’avons fait à travers l’exposition renouvelée de quelques implications de la doctrine particulièrement capables d’éclairer la discussion actuelle: soit pour ce qui regarde la compréhension authentique de la confession trinitaire du Dieu unique, soit pour ce qui concerne l’ouverture de la révélation christologique à la mise en évidence du lien entre les hommes.

Dans le Chapitre II (L'initiative de Dieu sur le chemin des hommes), nous interrogeons l’horizon de la foi biblique, avec une attention particulière portée au thème de ses pages difficiles, celles...dans lesquelles la révélation de Dieu se trouve intriquée avec les figures de la violence entre les hommes. Nous cherchons à dégager les points de référence que la même tradition scripturaire met en lumière...pour l’interprétation de la Parole. Sur la base de cette réappropriation, nous présentons une ébauche pour le cadrage anthropologique et christologique des développements de l’interprétation du thème, avec le souci de la condition historique actuelle.

Dans le Chapitre III (Dieu, pour nous sauver de la violence), nous proposons un approfondissement de l’événement de la mort et de la résurrection de Jésus sur le thème de la réconciliation entre les hommes. L’Oikonomia est ici essentielle à la détermination de la Theologia. La révélation inscrite dans l’événement de Jésus-Christ, qui rend universellement estimable la manifestation de l’amour de Dieu, permet de neutraliser la justification de la violence sur la base de la vérité christologique et trinitaire de Dieu.

Au Chapitre IV (La foi confrontée avec l'ampleur de la raison), notre réflexion s’engage dans l’illustration des approximations et des implications philosophiques concernant le fait de penser Dieu. Ici sont traités avant tout les points de discussion avec l’athéisme actuel, largement alimenté par les thèses convergentes d’un radical naturalisme anthropologique. A la fin, et au bénéfice conjoint du débat inter-religieux sur le monothéisme, nous proposons une sorte de méditation philosophico-théologique sur l’intégration, dans la révélation, d’un dispositif de relations à l’intime de Dieu et de la conception traditionnelle de son absolue simplicité.

Dans le Chapitre V (Les fils de Dieu, dispersés et réunis), pour finir, nous reprenons les éléments de la spécificité chrétienne qui définissent l’engagement du témoignage ecclésial pour la réconciliation des hommes avec Dieu, et entre eux. La révélation chrétienne purifie la religion, dans le moment même où elle lui rend sa signification fondamentale pour l’expérience humaine du sens. C’est pourquoi, dans notre invitation à la réflexion, nous tenons bien présent la nécessité spéciale, surtout devant l’horizon culturel d’aujourd’hui, de traiter toujours conjointement le contenu théologique et le développement historique de la révélation chrétienne de Dieu".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Roger Michael Mahony.

Le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo (Bosnie - Herzégovine).

Mgr.Georges Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence épiscopale française, accompagné de Mgr.Pascal Delannoy, Evêque de St.Denis et Vice Président, de Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier et Vice Président, et de l'Abbé Olivier Ribadeau-Dumas, Secrétaire Général.

Un groupe de rabbins argentins.
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