Cité
du Vatican 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu dans
l'après-midi Mme.Park Geun-hye, Présidente de la Corée.
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lundi 20 octobre 2014
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 20 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Chanoine
György Snell, Auxiliaire de l'Archevêque d'Esztergom - Budapest
(Hongrie). L'Evêque élu, né en 1949 à Kiskirályság (Hongrie) et
ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Curé de la cathédrale et
Directeur de l'enseignement catholique de ce même diocèse.
Hier,
il avait accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse
de Mati (Philippines), présentée par Mgr.Patricio H.Alo en
conformité au canon 401,2 du CIC.
Samedi
dernier, 18 octobre, il avait:
Accepté
la renonciation à la charge d'Archevêque métropolitain de Malte
(Malte) , présentée par Mgr.Paul Cremona, OP, en conformité au
canon 401,2 du CIC.
Nommé
Mgr.Norbert Turini, Evêque de Perpignan - Elne (superficie 4.116,
population 454.737, catholiques 302.600, prêtres 85, diacres 20,
religieux 79), en France. Il était jusqu'ici Evêque de Cahors
(France).
Nommé
ou reconduit pour cinq ans Membres de la Commission biblique
pontificale: L'Abbé Knut Backhaus (Allemagne), le
P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Soeur Nuria Calduch Benages, MN
(Espagne), l'Abbé Eduardo Córdova González (Mexique), Mme.Bruna
Costacurta (Italie), Mgr.Pierre Debergé (France), l'Abbé Juan
Miguel Díaz Rodelas (Espagne), l'Abbé Luís Henrique Eloy e Silva
(Brésil), le P.Francolino Gonçalves, OP (Portugal), l'Abbé Adrian
Graffy (GB), Mme.Mary E.Healy (USA), l'Abbé John
ChijiokeIwe (Nigeria), l'Abbé Thomas Manjaly (Inde), l'Abbé
Hugo Orlando Martínez Aldana (Colombie), l'Abbé Levente Balázs
Martos (Hongrie), l'Abbé Jean-Bosco Matand Bulembat (RD Congo),
l'Abbé Fearghus O'Fearghail (Irlande), l'Abbé
Johan Yeong-SikPahk (Corée), l'Abbé Eleuterio Ramón Ruiz
(Argentine), l'Abbé Henryk Jozef Witczyk
(Pologne).
Nommé
Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences, M.Yves
Coppens (France) et Mme.Ada E.Yonath (Israël).
samedi 18 octobre 2014
Message final de l'assemblée synodale
Cité
du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse a
été présenté le message final de la III assemblée extraordinaire
du Synode des évêques consacrée aux problématiques de la famille.
Ont pris la parole le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevèque
d'Aparecida (Brésil) et Président délégué, le Cardinal
Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture
et Président de la Commission pour le message, et le Cardinal Oswald
Gracias, Archevêque de Bombay (Inde). Voici le texte des pères:
Nous,
Pères synodaux réunis à Rome autour du Pape François pour
l'Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, nous
nous adressons à toutes les familles des divers continents, et en
particulier à celles qui suivent le Christ, Voie, Vérité et Vie.
Nous manifestons notre admiration et notre gratitude pour le
témoignage quotidien que vous nous offrez, ainsi qu’au monde, par
votre fidélité, votre foi, votre espérance et votre amour. Nous
aussi, pasteurs de l'Eglise, nous sommes nés et avons grandi dans
des familles aux histoires et vicissitudes les plus diverses. En tant
que prêtres et évêques, nous avons rencontré et avons vécu aux
côtés de familles qui nous ont raconté en parole et révélé en
actes toute une série de merveilles mais aussi de difficultés. La
préparation même de cette assemblée synodale, à partir des
réponses au questionnaire envoyé aux Eglises du monde entier, nous
a permis de nous mettre à l’écoute de nombreuses expériences
familiales. Notre dialogue durant les jours du Synode nous a ainsi
enrichis mutuellement, nous aidant à regarder la réalité vivante
et complexe dans laquelle évoluent les familles.
A
vous, nous proposons cette parole du Christ: Voici que je me tiens à
la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la
porte, j’entrerai chez lui. Je prendrai mon repas avec lui, et lui
avec moi. Comme il le faisait durant ses pérégrinations sur les
routes de la Terre Sainte, entrant dans les maisons des villages,
Jésus continue à passer aussi aujourd’hui par les rues de nos
villes. Dans vos foyers, vous faites l’expérience d’ombres et de
lumières, de défis exaltants, mais parfois aussi d’épreuves
dramatiques. L'obscurité se fait encore plus épaisse, jusqu'à
devenir ténèbres, lorsque le mal et le péché s'insinuent au cœur
même de la famille. Il y a, avant tout, le grand défi de la
fidélité dans l'amour conjugal. L’affaiblissement de la foi et
des valeurs, l'individualisme, l'appauvrissement des relations, le
stress d’une frénésie qui empêche la réflexion marquent aussi
la vie familiale. On assiste alors à de nombreuses crises
matrimoniales, affrontées souvent de façon expéditive, sans avoir
le courage de la patience, de la remise en question, du pardon
mutuel, de la réconciliation et même du sacrifice. Ces échecs sont
ainsi à l’origine de nouvelles relations, de nouveaux couples, de
nouvelles unions et de nouveaux mariages, qui créent des situations
familiales complexes et problématiques quant au choix de la vie
chrétienne.
Parmi
ces défis, nous souhaitons ensuite évoquer les épreuves de
l’existence même. Pensons à la souffrance qui peut apparaître
lorsque qu’un enfant est handicapé, lors d’une grave maladie,
lors de la dégénérescence neurologique due à la vieillesse, lors
de la mort d'une personne chère. La fidélité généreuse de tant
de familles qui vivent ces épreuves avec courage, foi et amour est
admirable, lorsqu’elles les considèrent non comme quelque chose
qui leur a été arrachée ou imposée, mais comme quelque chose qui
leur a été donné et qu'ils offrent à leur tour, voyant en toutes
ces personnes éprouvées le Christ souffrant lui-même. Nous pensons
aux difficultés économiques causées par des systèmes pervers, par
le fétichisme de l'argent et par la dictature d'une l’économie
sans visage et sans un but véritablement humain, qui humilie la
dignité de la personne. Nous pensons aux pères et aux mères sans
emploi, impuissants face aux besoins les plus élémentaires de leur
famille ; et à ces jeunes qui se trouvent devant des journées
désœuvrées et sans espérance, proies potentielles des dérives de
la drogue et de la criminalité.
Nous
pensons enfin à la foule des familles pauvres, à celles qui
s'agrippent à une barque pour atteindre des moyens de survie, aux
familles de réfugiés qui émigrent sans espoir à travers des
déserts, à celles qui sont persécutées simplement à cause de
leur foi et de leurs valeurs spirituelles et humaines, à celles qui
sont frappées par la brutalité des guerres et des oppressions. Nous
pensons aussi aux femmes qui subissent la violence et sont soumises à
l’exploitation, à la traite des personnes, aux enfants et aux
jeunes victimes d’abus même de la part de ceux qui devraient en
prendre soin et les faire grandir en confiance, aux membres de tant
de familles humiliées et en difficulté. «La culture du bien-être
nous anesthésie et toutes ces vies brisées par manque de
possibilités nous semblent un simple spectacle qui ne nous trouble
en aucune façon. Nous faisons appel aux gouvernements et aux
organisations internationales pour promouvoir les droits de la
famille en vue du bien commun. Le Christ a voulu que son Eglise soit
une maison avec la porte toujours ouverte et accueillante, sans
exclure personne. Nous sommes ainsi reconnaissants envers les
pasteurs, les fidèles et les communautés prêts à accompagner et à
porter les déchirures internes et sociales des couples et des
familles.
Cependant,
il y a également la lumière qui brille le soir derrière les
fenêtres dans les maisons des villes, dans les modestes résidences
des périphéries ou dans les villages et même dans les
baraquements. Celle-ci brille et réchauffe les corps et les âmes.
Dans les vicissitudes de la vie nuptiale des conjoints, cette lumière
s'allume grâce à une rencontre. Il s'agit d'un don, d'une grâce
qui s'exprime, comme le dit la Genèse, lorsque deux visages se
retrouvent face à face, comme une aide qui correspond à l'autre,
c'est-à-dire à la fois semblable et complémentaire. L'amour de
l'homme et de la femme nous enseigne que chacun des deux a besoin de
l'autre pour être soi-même, chacun demeurant pourtant différent de
l'autre dans son identité qui s'ouvre et se révèle dans le don
réciproque. C’est ce qu’exprime de façon suggestive la femme du
Cantique des Cantiques: Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à
lui. Je suis à mon bien-aimé, mon bien-aimé est à moi. Pour que
cette rencontre soit authentique, le cheminement commence avec le
temps des fiançailles, temps de l'attente et de la préparation. Il
s'actualise pleinement dans le sacrement du mariage où Dieu appose
son sceau, sa présence et sa grâce. Ce chemin passe aussi par la
sexualité, la tendresse, la beauté, qui perdurent même au-delà de
la vigueur et de la fraîcheur de la jeunesse. De par sa nature,
l'amour tend à rimer avec toujours, jusqu'à donner sa vie pour la
personne qu'on aime. A cette lumière, l'amour conjugal, unique et
indissoluble, persiste malgré les nombreuses difficultés des
limites humaines, c’est l’un des plus beaux miracles, bien qu’il
soit aussi le plus commun. Cet amour se déploie au travers de la
fécondité qui n'est pas seulement procréation mais aussi don de la
vie divine dans le baptême, éducation et catéchèse des enfants.
Il s'agit aussi d'une capacité à offrir la vie, de l'affection et
des valeurs. Cette expérience est possible même pour ceux qui n'ont
pu avoir d'enfant. Les familles qui vivent cette aventure lumineuse
deviennent pour tous un témoignage, en particulier pour les jeunes.
Durant
ce cheminement, qui s'avère parfois un sentier ardu avec ses
difficultés et ses chutes, on retrouve toujours la présence et
l'accompagnement de Dieu. La famille en fait l'expérience dans
l'affection mutuelle et le dialogue entre époux et épouse, entre
parents et enfants, entres frères et sœurs. Elle le vit aussi en se
mettant ensemble à l’écoute de la Parole de Dieu et en partageant
la prière commune, petite oasis spirituelle à mettre en place à un
moment chaque jour. Il y a aussi l'engagement quotidien de
l'éducation à la foi, à la beauté de la vie évangélique et à
la sainteté. Ce devoir est souvent partagé et exercé avec beaucoup
d'affection et de dévouement aussi par les grands-parents. Ainsi la
famille se présente comme une authentique Eglise domestique, qui
s'ouvre sur cette famille de familles qu'est la communauté
ecclésiale. Les époux chrétiens sont alors appelés à devenir des
maîtres dans la foi et dans l'amour également auprès des jeunes
couples. Il y a ensuite une autre expression de la communion
fraternelle, celle de la charité, du don, de la proximité auprès
des laissés pour compte, des marginalisés, des pauvres, des
personnes seules, des malades, des étrangers, des familles en crise,
gardant en mémoire la parole du Seigneur: Il y a plus de bonheur à
donner qu'à recevoir. Il s'agit d'un don de biens partagés, de
présence, d'amour et de miséricorde et aussi d’un témoignage de
vérité, de lumière, de sens donné à la vie. Le sommet qui
recueille et récapitule tous ces liens de la communion avec Dieu et
le prochain est l'Eucharistie dominicale, lorsque, avec toute
l’Eglise, la famille prend place à la table du Seigneur. Lui-même
se donne à nous tous, pèlerins de l'histoire en route vers la
rencontre ultime lorsque le Christ sera tout en tous. Pour cela, dans
la première étape de notre chemin synodal, nous avons réfléchi à
l’accompagnement pastoral et à la question de l’accès aux
sacrements des personnes divorcées-remariées.
Nous,
pères synodaux, vous demandons de cheminer avec nous vers le
prochain synode. Que demeure sur vous la présence de la famille de
Jésus, Marie et Joseph réunis dans leur modeste maison. Ensemble,
tournés vers la Famille de Nazareth, faisons monter vers notre Père
à tous notre invocation pour les familles de la terre:
Père,
donne à toutes les familles la présence d'époux courageux et
remplis de sagesse, qui soient source d'une famille libre et unie.
Père,
donne aux parents d'avoir une maison où vivre dans la paix avec leur
famille.
Père,
donne aux enfants d'être signes de confiance et d'espérance, et aux
jeunes le courage de l’engagement stable et fidèle.
Père,
donne à tous de pouvoir gagner leur pain de leurs propres mains, de
jouir de la sérénité d’esprit et de garder allumé le flambeau
de la foi même dans les moments d'obscurité.
Père,
donne-nous de voir fleurir une Eglise toujours plus fidèle et
crédible, une cité juste et humaine, un monde qui aime la vérité,
la justice et la miséricorde".
vendredi 17 octobre 2014
Journée mondiale de l'alimentation
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). A l'occasion hier de la Journée
mondiale de l'alimentation, le Pape a fait parvenir un message à la
FAO. Destinée à sensibiliser l'opinion publique à la question
alimentaire et à la lutte contre la faim, la malnutrition et la
pauvreté, cette journée donne voix de qui, dans le monde, ne mange
pas à sa faim. "Malgré les progrès enregistrés dans
plusieurs régions du monde, la situation est inquiétante car on
enregistre une diminution globale des aides au développement... Le
thème proposé cette année par la FAO (Agriculture familiale,
nourrir le monde et avoir soin de la planète) souligne la nécessité
de repartir des individus et des groupes de personnes afin de
proposer une nouvelle gestion de tout ce qui touche à
l'alimentation. En cela, il faut reconnaître le rôle fondamental de
la famille rurale et envisager ses potentialités... Favorisant le
dialogue inter-générations, la famille garantie une véritable
intégration sociale, la synergie entre agriculture et caractère
soutenable. La question est si on se préoccupe vraiment de la
famille rurale comme facteur de sauvegarde de la nature pour les
générations à venir? Et de sa fonction de cohésion entre les
individus et les groupes sociaux? Défendre les communautés rurales
de la menace anthropique et naturelle doit être une politique mais
aussi un appui à la prise de décisions facilitées par les
nouvelles technologies, à leur usage dans le respect de
l'environnement. Ainsi pourra-t-on modifier la gestion de la
coopération et des aides internationales aux victimes de la faim et
de la malnutrition... Le monde a plus que jamais besoin de dépasser
ses divisions et les conflits afin de trouver les solutions à une
crise globale qui affecte majoritairement les pauvres... Pensons à
tous ceux qui sont victimes des guerres, de la destruction et de la
misère qu'elles entraînent, la perte des domiciles, la perte des
soins médicaux et des moyens d'éducation, la perte de l'espoir
d'une vie digne. Nous devons avant tout leur être solidaires... Pour
éradiquer la faim il ne suffit pas de palier aux carences chroniques
ou d'apporter des secours d'urgence. Il faut repenser les politiques
d'aide au développement. Jusqu'à quand un système de production
consommation qui exclut grand part de la population mondiale, jusqu'à
quant les miettes tombant des mains des riches? Il est temps de
revenir à la personne, à la communauté réelle, et de ne plus
simplement raisonner en terme de marché. Il faut changer l'approche
du travail, la signification de l'activité économique, de la
production, et penser à la défense de la nature. C'est le seul
moyen de bâtir une paix véritable, menacée aussi par l'insécurité
alimentaire. L'Eglise catholique poursuivra partout sa mission
caritative, disposée à accompagner des politiques concrètes,
consciente que la foi se manifeste dans la mise en oeuvre du projet
de Dieu pour l'humanité. Elle continuera à prêcher la fraternité
qui, au-delà des chrétiens, intéresse tous les peuples".
Message au monde universitaire catholique italien
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a adressé un
message à la Fédération universitaire catholique italienne, à la
veille du congrès qu'elle organise sur Paul VI qui en fut de 1925 à
1933 l'Assistant ecclésiastique, et qui sera béatifié ce dimanche.
Après avoir constaté que l'étude est le mot d'ordre du monde
universitaire, laquelle "tend l'homme vers la vérité", il
affirme qu'on ne saurait "se contenter de vérités partielles
ou d'illusions rassurantes. L'étude doit impliquer une perception
croissante de la réalité. Ceci n'est possible que dans l'humilité
d'écoute et la largeur de vue". Puis il a évoqué l'importance
de la recherche. L'étude, écrit le Pape, doit être recherche,
dialogue et échange. Puisse la FUCI rester fidèle à l'humilité
dans la recherche, dans l'acceptation de l'inconnu, dans l'ouverture
à l'autre et la disponibilité à aller de l'avant avec quiconque
cherche la vérité, qu'il s'agisse d'un croyant ou d'un non croyant,
d'un étranger ou d'un exclu. La recherche doit sans cesse
s'interroger et être ouverte au mystère de la foi. Elle permet
cette rencontre entre foi, raison et science et les fait
harmonieusement dialoguer... Cette méthode permet de tendre vers
l'objectif ambitieux de résoudre la fracture entre Evangile et
culture contemporaine, sans nier les différences mais en les
valorisant". Le troisième concept avancé par le Saint-Père
est celui de frontière. L'université est une frontière, un espace
où l'on peut recevoir et soigner les pauvretés existentielles,
comme la pauvreté de relation ou la pauvreté de formation, qui
consistent à accumuler les connaissances sans créer de projet à
usage social, utile à une fraternité réelle. Ayez soin de
rencontrer l'homme d'aujourd'hui, d'en comprendre les joies et les
attentes, les difficultés et les problèmes. Ne dressez pas de
barrières sous prétexte de défendre votre frontière, car elles
empêchent toute rencontre avec le Seigneur... On a besoin dans la
culture de se retrouver tous ensemble, ce qui permet de dépasser les
incompréhensions entre peuples. Vous y parviendrez en alimentant une
culture du débat et de la fraternité".
Benoît XVI assistera à la béatification de Paul VI
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse
a confirmé que Pape émérite assisterait dimanche à la messe de
béatification de Paul VI, comme les deux cardinaux ayant eux aussi
été créés par ce Pape: Paulo Evaristo Arns (Brésil) et William
Wakefield Baum (USA). Parallèlement, le Cardinal Giovanni Battista
Re, accompagné de l'Abbé Pierantonio Lanzoni, Délégué épiscopal
de Brescia (diocèse natal) pour la commémoration de Paul VI, du
P.Antonio Marrazzo, CSSR, Postulateur de la cause, et de l'Abbé
Davide Milani, Porte-paorle du diocèse de Milan (dont le futur Pape
fut titulaire de 1954 à 1963), a tracé un portrait du nouveau saint
et évoqué la place qu'il occupe dans l'histoire de l'Eglise
contemporaine. Cet après-midi près Radio Vatican, le Cardinal Paul
Poupard proposera son témoignage, ainsi que l'Abbé Angelo Maffeis,
Président de l'Institut Paul VI, et Fausto Monti, neveu du défunt
Pape. La première des manifestations organisées autour de la
béatification seront, demain en la Basilique romaine des XII
Apôtres, les vêpres que présidera le Cardinal Angelo Scola,
Archevêque de Milan. Lundi 20 octobre, à 9 h 30' en la Basilique
St.Paul Hors les Murs, le Cardinal Scola célébrera une messe
d'action de grâce pour les fidèles venus de Milan et Brescia.
Audiences
Cité
du Vatican, 17 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Métropolite Hilarion de Volokolamsk, Président du Département pour
les relations extérieures du Patriarcat de Moscou.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
SB
le Cardinal Louis-Raphaël I Sako, Patriarche chaldéen.
Le
Cardinal José Saraiva Martins.
jeudi 16 octobre 2014
Douzième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 16 octobre 2014 (VIS). La
douzième Congrégation générale, qui s'est tenue ce matin en
présence du Saint-Père, a vu la présentation des rapports des dix
Circuli Minores: trois en anglais, deux en espagnol, deux en
français, trois en italien. Ces textes proposent une évaluation de
la Relatio post Disceptationem, document provisoire de mi-parcours
synodal, ainsi que propositions pour la Relatio Synodi, document
final définitif. Bien qu'elle ait été légitime, on a mis en doute
l'opportunité de publier la RDP car ce document de travail ne
présente pas l'opinion partagée par les pères synodaux. Saluant
les efforts déployés comme le contenu de ce textes, les groupes
linguistiques ont exposé leurs suggestions
On
a d'abord souligné que la RDP regroupait les préoccupations des
familles en crise, sans toucher plus largement au message de
l'Evangile de la famille, au fait que la mariage est un sacrement
d'union indissoluble entre un homme et une femme, et que de très
nombreux couples y croient toujours. C'est pourquoi la RS devra
contenir un fort encouragement et soutien de l'Eglise à
l'institution familiale. Dans ce sens il est essentiel de mieux
exposer la doctrine du mariage comme don de Dieu. On a suggéré
d'inclure dans la RS des éléments qui ne figurent pas dans la RDP
comme l'adoption, pour lesquelles il faut simplifier les procédures,
ou la biotechnologie, comme la diffusion de la culture sur le web
pour aider la vie de la famille, ainsi qu'une note sur l'importance
de politiques en faveur de la famille. Il convient aussi d'être plus
attentifs à la présence des personnes âgées au sein de la
famille, aux familles prolongées dans la pauvreté extrême, à la
question prostitution, à celle des mutilations génitales féminines,
l'exploitation sexuelle des enfants et le travail infantile. Insister
sur son rôle de transmission de la foi et d'évangélisation
permettra de souligner aussi la vocation missionnaire de la famille,
tout en exprimant de manière globale et équilibrée ce qu'est la
famille chrétienne.
Quant
aux situations difficiles, les Circuli ont rappelé que l'Eglise doit
être un espace de compréhension pour tous, de manière à ce que
personne ne se sente exclu. Pour éviter toute confusion, des
approximations comme des euphémismes, il faut être très clairs sur
la loi de gradualité qui ne doit pas devenir gradualité de la loi.
Certains se sont dits perplexes du rapprochement fait avec la
paragraphe 8 de Lumen Gentium car il risque de faire croire à une
volonté de l'Eglise de légitime les situations familiales
irrégulières, même si celles-ci peuvent être un étape vers le
sacrement matrimonial. D'autres ont exprimé le voeu d'approfondir le
concept de communion spirituelle, en vue de le préciser et de le
diffuser. Pour ce qui est de l'accès des divorcés remariés à la
communion, on souhaite que la doctrine demeure ce qu'elle est tout en
envisageant des exceptions dans une perspective de compassion et de
miséricorde. Ceci, à des conditions précises. Il faudrait
soumettre la question à une commission inter-disciplinaire. Il
faudrait également être plus attentifs aux divorcés non remariés,
qui sont souvent des témoins héroïques de la fidélité conjugale.
Les procédures de reconnaissance de la nullité ou de la validité
doivent être accélérées. Et il faut que les enfants soient
considérés non comme une charge mais comme un don de Dieu, fruits
de l'amour conjugal. On a recommandé une meilleure orientation
christocentrique du mariage, et un plus solide rapprochement entre
sacrement du baptême et sacrement du mariage, car pour inviter
l'homme à la conversion il faut que la vision du monde passe par
l'Evangile. Sans qu'on puisse définir mariage l'union homosexuelle,
les personnes impliquées doivent être suivis pastoralement et leur
dignité respectée. Il ne doit pas être question d'une approbation
de l'Eglise à leur mode de vie. Quant à la polygamie et en
particulier dans le cas de convertis désirant recevoir les
sacrements, il convient de conduire une étude approfondie. Les
Circuli Minores ont enfin conseillé de plus insister sur Marie et la
Sainte Famille comme modèles familiaux. La Relatio Synodi sera en
tout cas le document préparatoire aux assises synodales d'octobre
2015.
Circuli Minores
Cité
du Vatican, 16 octobre 2014 (VIS). Les
rapports des dix Circuli Minores (A et B français, A, B et C
anglais, A, B et C italien, A et B espagnol) de la III Assemblée
extraordinaire du Synode des évêques ont été présentés ce matin
au cours de la XII Congrégation générale. Il est possible
d'accéder à ces textes par:
http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/10/16/0763/03042.html
Travaux à la Chapelle sixtine
Cité
du Vatican 16 octobre 2014 (VIS). Ce matin en Salle de Presse, le
Directeurs des Musées vaticans a présenté le congrès organisé
les 30 et 31 octobre pour célébrer le vingtième anniversaire de la
ré-inauguration de la Chapelle sixtine par Jean-Paul II, après la
restauration des fresques réalisées sous la direction de Fabrizio
Mancinelli et Gianluigi Colalucci. La manifestation, qui correspond
également au 450 anniversaire de la mort de Michel-Ange, sera
l'occasion de présenter le nouveau système de climatisation et
éclairage du monument, dont la réalisation a débutée il y a trois
ans. Ceci a été rendu nécessaire, a précisé M.Antonio Paolucci,
par le passage annuel de six millions de visiteurs (parfois 20.000
par jour). Il s'agit d'une opération radicale d'aération, qui
implique le filtrage de l'air (poussières et agents contaminants) et
le contrôle de la température, du taux d'humidité et de CO2).
L'autre aspect regarde un nouvel éclairage, complet mais non
invasif, des 2.500 m2 du plus vaste ensemble de fresques de la
Renaissance. Il est maintenant possible d'observer, en entier comme
en détail, ce cycle artistique et catéchistique réalisé sous
l'impulsion de Sixte IV, Jules II et Paul II, qui fait de la Sixtine
"la chapelle du monde".
mercredi 15 octobre 2014
Quel est le destin du peuple de Dieu?
Cité
du Vatican, 15 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a abordé la question du destin du peuple de
Dieu, en citant la réponse de Paul aux thessaloniciens qui
l'interrogeaient: Serons-nous pour toujours avec le Seigneur?
Estimant qu'il s'agit d'une des plus belles phrase de l'Ecriture, il
a demandé à l'assemblée de la répéter trois fois avec lui. Puis
il a rappelé combien l'Apocalypse, "reprend l'intuition des
prophètes et décrit la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel
telle une épouse apprêtée pour son époux. C'est ce que Dieu nous
réserve, ce qui attend l'Eglise...qui suit le Seigneur et se prépare
jour après jour à une sorte de rencontre nuptiale. Oui, ce seront
de véritables noces! S'étant fait homme et faisant de nous une
seule chose avec lui. Par sa mort et sa résurrection il nous a
vraiment épousé et fait du peuple que nous constituons son épouse.
C'est là l'accomplissement du dessein de communion et d'amour
poursuivi par Dieu au long de l'histoire. L'histoire du peuple de
Dieu est celle de chacun de nous... Mais plus qu'épouse, l'Eglise
est appelée à être une cité, symbole parfait de la vie en
commun... Regardons une autre image de l'Apocalypse qui montre tous
les peuples rassemblés sous la même tente, la tente de Dieu...où
il n'y aura plus de dominations ou d'exclusions, sociales, ethniques
ou religieuses. Nous serons tous une seule chose en Christ. Fac à un
tel spectacle, nous ne pouvons que renforcer notre espérance.... Et
l'espérance chrétienne n'est ni un voeu ni un état d'optimisme...
Pour le chrétien, l'espérance est une attente fervente de
l'accomplissement définitif d'un mystère, celui de l'amour de Dieu
dans lequel nous sommes nés à nouveau. Nous y attendons celui qui
doit arriver, le Christ qui est de plus en plus proche et vient nous
introduire dans la plénitude de sa paix et de sa communion. L'Eglise
a le devoir de montrer bien allumée et visible la lampe de
l'espérance...qui éclaire l'humanité sur le chemin qui conduit à
la rencontre avec miséricorde divine... Nous attendons le retour de
Jésus, l'Eglise attend son époux. Alors interrogeons-nous pour
savoir si nous sommes vraiment des témoins crédibles de cette
attente? Nos communautés vient-elles sous le signe de l'espérance
du Seigneur, dans l'attente de sa venue. Ou bien sont-elle endormies
et résignées, au risque d'épuiser l'huile de la foi et de la joie.
Soyons vigilants!".
Cinquième centenaire de la naissance de Thérèse d'Avila
Cité
du Vatican, 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir une
lettre à l'Evêque d'Avila (Espagne) pour le cinquième centenaire
de la naissance de sainte Thérèse d'Avila. Rappelant notamment les
souffrances e les épreuves de sa vie, il a cité la formule où elle
comparaît l'Evangile à un boulet de plomb que l'on traîne avec
difficulté, mais qui peut être source de joie et pousser au service
d'autrui. Pour sainte Thérèse, la prière était "un dialogue
d'amitié, nécessitant parfois d'aller au devant de qui ne nous aime
pas". Puis le Pape a rappelé un des conseils toujours actuels
de Thérèse: Dans une culture du provisoire, il faut vivre pour
toujours la fidélité; dans un monde privé d'espérance, il faut
faire preuve de la fécondité d'un coeur aimant; dans une société
remplie d'idoles, il faut témoigner de ce que Dieu suffit... Thérèse
d'Avila recommandait trois choses seulement: S'aimer les uns les
autres, se dépouiller de tout; une véritable humilité... Le
réalisme thérésien exige des actions plutôt que des émotions...,
le réalisme de l'amour humble face à l'ascétisme forcé".
Cette sainte ne cesse de nous aider à retrouver les sentiers qu'il
nous faut parcourir l'Evangile en main et l'Esprit au coeur".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Antônio
Fernando Brochini, CSS, Evêque d'Itumbiara (superficie 21.156,
population 313.000, catholiques 244.000, prêtres 28, diacres 2,
religieux 26), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Jaboticabal
(Brésil).
Le
P.Vittorio Francesco Viola, OFM, Evêque de Tortona (superficie
2.350, population 281.310, catholiques 274.640, prêtres 175, diacres
20, religieux 409), en Italie. Jusqu'ici Gardien du sanctuaire de la
Portioncule (Italie). L'Evêque élu, né en 1965 à Biella (Italie),
a prononcé ses voeux religieux en 1990 et a été ordonné prêtre
en 1993. Il succède à Mgr.Martino Canessa, dont la renonciation a
été acceptée pour limite d'âge.
mardi 14 octobre 2014
Déclaration du P.Lombardi pour le compte du Secrétariat général du Synode
Cité
du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS). Voici la déclaration lue ce midi
par le Directeur de la Salle de Presse pour le compte du Secrétariat
général du Synode des évêques: A la suite des réactions et
débats ayant suivi la publication de la Relatio post Disceptationem,
à laquelle on a attribué un poids qui ne lui appartient pas, le
Secrétariat rappelle qu'il s'agit d'un document de travail résumant
les interventions et la discussion de la première semaine synodale.
Ce texte est maintenant soumis à l'attention des Circuli Minores, en
conformité au règlement du Synode. Le résultat des travaux des
pères synodaux réunis en comités sera présenté à la
Congrégation générale de jeudi matin prochain.
Onzième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS).
D'entrée, le Cardinal Rapporteur général a lu la Relatio post
Disceptationem, après quoi s'est déroulé le débat libre. En ligne
générale, la Relatio a été appréciée, en particulier pour sa
qualité photographique des interventions des pères synodaux, le
rendu du climat d'ouverture des travaux et la mise en évidence du
thème dominant de l'accueil. Le texte exprime bien l'amour de
l'Eglise pour la famille fidèle au Christ, comme sa capacité d'être
proche des gens en toute circonstance et de comprendre que derrière
les enjeux pastoraux il y a des personnes souffrantes. Le regard du
Synode est bien celui du pasteur envers un troupeau qu'il ne juge pas
à priori. La Relatio contenant plusieurs points de vue qui seront
débattus au cours des Circuli Minores, on a suggéré des réflexions
supplémentaires. Par exemple: Si l'Eglise doit s'ouvrir à qui est
en difficulté, il convient d'insister sur les familles demeurées
fidèles aux enseignements évangéliques, de les remercier et de les
encourager dans leur témoignage. Le Synode devrait mieux affirmer
l'indissolubilité du mariage, et combien la fidélité pour toujours
est une valeur pour la société, évitant ainsi de se focaliser sur
les cas anormaux. Il a été recommandé de porter plus d'attention
au rôle de la femme, fondamentale dans la transmission de la vie et
de la foi, mais aussi à celle des grands parents au sein de la
famille, au concept d'Eglise domestique, à la paroisse comme famille
des familles, à la Sainte Famille comme référence majeure, à la
mission évangélisatrice de la famille.
Il
convient également d'éclaircir le concept de gradualité, car sujet
à confusions. Ainsi à propos de l'accès aux sacrements des
divorcés remariés, le risque est que les exceptions portent à la
règle. On a regretté la quasi absence dans le texte du mot péché,
et rappelé combien le Christ a fortement condamné le danger de
céder à la mentalité du monde. Si on a mis en relief la nécessité
d'une compréhension prudente des homosexuels comme des personnes
vivant l'union libre, qui ne donne pas l'impression d'admettre leur
orientation sexuelle. En tout cas, il y a nécessité de réaffirmer
la place éminente du sacrement baptismal, essentiel pour comprendre
la sacralité du mariage et sa nature de ministère d'annonce de
l'Evangile. Quant à la simplification des procédures en nullité,
des objections se sont exprimées face à la proposition d'attribuer
à l'évêque diocésain de nouvelles compétences qui le
surchargeront. On a aussi estimé nécessaire une plus profonde
réflexion sur la polygamie, avant tout si un converti entend accéder
aux sacrements, et sur la diffusion de la pornographie,
principalement véhiculée par le web, qui constitue un danger pour
la cohésion familiale. Il a enfin été demandé de mieux approcher
la question de la disponibilité du couple envers la vie, et d'être
clairs sur l'avortement et la procréation assistée.
lundi 13 octobre 2014
Relatio post Disceptationem
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014
(VIS). Le “Rapport après la discussion” du
Synode extraordinaire sur la famille a été présenté par le
Rapporteur général de l’Assemblée, le Cardinal Peter Erdö. Ce
document rassemble les principales réflexions des pères synodaux
faites au cours de congrégations générale ces jours-ci et sert de
matériau aux documents finaux du Synode.
Ce
rapport donne, principalement, trois idées directrices: écouter le
contexte socio-culturel dans lequel vivent les familles aujourd'hui;
se confronter aux perspectives pastorales à envisager et surtout
regarder le Christ, son Evangile de la famille. La famille, réalité
décisive et précieuse, lieu intime de
joie et d'épreuves, d'affections profondes et de relations parfois
blessées, école d'humanité, doit surtout être écoutée dans sa
complexité. L'individualisme exacerbé, la grande épreuve de la
solitude, l'affectivité narcissique liée à la fragilité des
sentiments, le cauchemar de la précarité du
travail, ainsi que la guerre, le terrorisme, les migrations,
détériorent, en effet, toujours plus les situations familiales.
C'est donc que l'Eglise doit donner espérance et sens à la vie de
l'homme contemporain, en lui faisant connaître davantage la doctrine
de la foi, mais en la proposant avec la
miséricorde.
Ensuite,
le regard vers le Christ, qui réaffirme l'union indissoluble entre
l'homme et la femme, mais qui permet aussi de lire en termes de
continuité et nouveauté l'alliance nuptiale. Le principe doit être
celui de la gradualité
pour les conjoints dont le
mariage est un échec,
dans une perspective inclusive pour les formes imparfaites de la
réalité nuptiale: Ainsi, une nouvelle dimension de la pastorale
familiale est nécessaire, qui sache nourrir ces
semences qui germent, comme ces mariages
civils caractérisés par la stabilité, l'affection profonde, la
responsabilité à l'égard des enfants et qui peuvent conduire au
lien sacramentel. Aussi,
parce que souvent les cohabitations ou unions de fait ne sont pas
dictées par un rejet des valeurs chrétiennes, mais par des
exigences pratiques, comme l'attente d'un travail fixe. Véritable
maison paternelle, lumière
au milieu des gens, l'Eglise doit alors accompagner avec patience et
délicatesse, avec attention et sollicitude
ses enfants les plus fragiles, ceux marqués par l'amour blessé et
perdu, en leur
donnant confiance et espérance.
En
troisième lieu, le Rapport après la discussion traite des instances
pastorales les plus urgentes à confier à la concrétisation
des Eglises locales, toujours en communion avec le Pape. A la
première place, il y a l'annonce de l'Evangile de la famille, qui
doit être mise en œuvre non pour condamner, mais pour guérir
la fragilité humaine. Une telle annonce concerne aussi les fidèles:
Evangéliser est une responsabilité
partagée par le peuple de Dieu tout
entier, chacun selon son propre ministère et charisme. Sans
le témoignage joyeux des époux et des
familles, l'annonce, même si elle est correcte, risque de
ne pas être comprise ou de se noyer
dans le flot de paroles qui caractérise
notre société. Les familles catholiques sont appelées à être
elles-mêmes les sujets actifs de toute la pastorale familiale.
L'Evangile de la famille étant joie, elles impliquent une conversion
missionnaire, qui ne se limite pas à une annonce purement théorique,
détachée des problèmes réels des personnes. En même temps, il
est nécessaire d'agir aussi sur le langage: La conversion doit
porter sur le langage pour qu'il soit
effectivement significatif. Il ne s'agit
pas seulement de présenter des règles
mais de proposer des valeurs, en répondant ainsi
à un besoin que l'on constate aujourd'hui dans les pays les
plus sécularisés.
Ensuite,
une préparation adéquate au mariage chrétien est essentielle,
parce que celui-ci n'est pas seulement une tradition culturelle ou
une exigence sociale mais bien une décision vocationnelle. Sans
compliquer les cycles de formation, l'objectif est donc d'aller en
profondeur, sans se limiter à des orientations générales, mais en
renouvelant aussi la formation des prêtres et des
autres agents pastoraux sur le sujet, grâce à l'implication
de ces familles dont le témoignage est privilégié.
L'accompagnement de l'Eglise est suggérée
aussi pour après le mariage, période vitale et délicate dans
laquelle les conjoints mûrissent la conscience du sacrement, son
sens et les défis que celui-ci comporte. De la même façon,
l'Eglise doit encourager et soutenir les laïcs qui s'engagent dans
les domaines culturel et socio-politique, pour que l'on n'oublie pas
de dénoncer ces facteurs qui empêchent une vie familiale
authentique, entraînant la discrimination, la pauvreté, l'exclusion
et la violence.
En
ce qui concerne donc les séparés, divorcés et divorcés remariés,
il n'est pas sage de penser à des solutions uniques ou inspirées de
la logique du tout ou rien; le dialogue doit donc continuer dans les
Eglises locales, avec respect et amour pour chaque famille blessée,
en pensant à qui a injustement subi l'abandon du conjoint, en
évitant des attitudes discriminatoires et en protégeant les
enfants: Il est indispensable de prendre en charge de manière loyale
et constructive les conséquences de la séparation ou du divorce sur
les enfants: Ceux-ci ne peuvent pas devenir un objet de dispute et il
faut chercher les meilleures moyens
pour qu'ils puissent surmonter le
traumatisme de la scission familiale et grandir le
plus possible dans la sérénité. En ce qui concerne
l'allègement des procédures pour la reconnaissance de la nullité
matrimoniale, il faut rappeler les propositions avancées en Salle
du Synode: dépasser l'obligation de la double sentence conforme,
déterminer la voie administrative au niveau diocésain, entamer
un procès sommaire dans les cas de nullité
notoire, mais aussi considérer l'importance de la
foi des futurs époux pour reconnaître ou
non la validité du lien. Le tout requiert
du personnel, clercs et laïcs,
adéquatement préparé, et une plus grande responsabilité des
évêques locaux.
Quant
à l'accès au sacrement de l'Eucharistie pour les divorcés
remariés, le Rapport dresse la liste des principales suggestions qui
sont ressorties du Synode: Maintenir la discipline actuelle; mettre
en œuvre une plus grande ouverture pour les cas particuliers,
insolubles sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances; ou
bien opter pour un chemin pénitentiel: L’éventuel accès
aux sacrements devrait être précédé
d’un chemin pénitentiel – sous la responsabilité de l’évêque
diocésain –, et avec un engagement évident en faveur des enfants.
Il s’agirait d’une situation non généralisée, fruit d’un
discernement réalisé au cas par cas,
suivant une règle de gradualité qui tienne compte de la distinction
entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes.
La question de la communion spirituelle, pour laquelle est sollicitée
un plus grand approfondissement théologique,
reste encore ouverte, de même qu'est demandée une plus grande
réflexion sur les mariages mixtes et sur les problèmes graves liés
à la discipline matrimoniale différente des Eglises orthodoxes.
Quant
aux homosexuels, il est souligné qu'ils ont des dons et des qualités
à offrir à la communauté chrétienne, que l'Eglise soit donc pour
eux, une maison accueillante, bien que ces unions ne puissent pas
être assimilées au mariage entre un homme et une femme, et que
l'Eglise juge inacceptables les pressions d'organismes internationaux
soumettant les aides financières à la condition d'introduire des
lois s'inspirant de l'idéologie du gender. Sans nier les
problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend
acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au
sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires.
De plus, l’Eglise prête une attention
spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en
insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours
être au premier rang.
Dans
la dernière partie, le document reprend les thèmes de l'encyclique
Humanæ Vitæ de Paul VI et se concentre sur la question de
l'ouverture à la vie, en la définissant comme une exigence
intrinsèque de l'amour conjugal. D'où la nécessité d'un langage
réaliste qui sache expliquer la beauté et la vérité de s'ouvrir
au don d'un enfant, grâce aussi à un enseignement adéquat sur les
méthodes naturelles de régulation de la fertilité et à une
communication harmonieuse et consciente entre les époux dans toutes
ses dimensions. En outre, le défi éducatif est
fondamental et l'Eglise a un rôle précieux de soutien aux
familles, dans leurs choix et leurs responsabilités. Enfin, le
Cardinal Erdö souligne que le dialogue synodal s'est déroulé en
toute liberté et dans un mode d'écoute
réciproque et rappelle que les réflexions proposées jusqu'ici ne
sont pas des décisions déjà prises: le chemin se poursuivra, en
effet, avec le Synode générale ordinaire, toujours sur le thème de
la famille, prévu en octobre 2015.
Pour
le texte complet:
http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/10/13/0751/03037.html
Synode d'octobre 2015
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Le Pape a décidé que la XIV
Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques se
déroulerait du 4 au 25 octobre 2015: Elle traitera de "la
vocation et mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde".
Consistoire pour deux canonisations
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Lundi prochain 20 octobre, le Pape
présidera un consistoire ordinaire public pour la canonisation du
bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du
sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte
du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse
Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des
Soeurs réparatrice de Jésus Sacrement. Le Saint-Père informera les
Cardinaux de l'engagement de l'Eglise auprès des chrétiens du
proche et moyen Orient et de ses efforts en faveur de la paix dans la
région.
Action de grâce pour les nouveaux saints canadiens
Cité
du Vatican,12 octobre 2014 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane,
le Pape a présidé la messe d'action de grâce pour la canonisation
de deux nouveaux saints canadiens du XVII siècle, Marie de
l'Incarnation (Marie Guyart, décédée en 1672) et François de
Montmorency-Laval, premier Evêque de la Nouvelle France (Québec -
Canada, décédé en 1708). Voici de larges extraits de son homélie,
centrée sur la vocation des missionnaires: "Les
missionnaires sont ceux qui, dociles à l’Esprit, ont le courage de
vivre l’Evangile". Ils sont sortis pour aller aux croisées
des chemins, pour conduire mauvais comme bons au banquet de noces.
Ainsi ont-ils "fait beaucoup de bien à l’Eglise, car si elle
s’arrête, l'Eglise tombe malade. On peut la corrompre, aussi bien
par les péchés que par la fausse science séparée de Dieu, qu’est
le sécularisme mondain. Les missionnaires ont tourné leur regard
vers le Crucifié, ils ont accueilli sa grâce et ils ne l’ont pas
gardée pour eux. Comme Paul, ils se sont faits tout à tous, vivant
dans la pauvreté et dans l’abondance, rassasiés ou souffrant de
la faim... Avec la force de Dieu, ils ont eu le courage de partir sur
les routes du monde mettant leur confiance dans le Seigneur qui
appelle. La mission évangélisatrice de l’Eglise est
essentiellement annoncer l’amour, la miséricorde et le pardon de
Dieu, révélé aux hommes dans la vie, la mort et la résurrection
de Jésus-Christ. Les missionnaires ont servi la mission de l’Eglise,
en rompant le pain de la Parole aux plus petits et aux plus éloignés
et en portant à tous l’amour infini qui jaillit du cœur même du
Sauveur. C’est ainsi que furent saint François de Laval et sainte
Marie de l’Incarnation".
S'adressant
aux pèlerins canadiens, le Saint-Père a proposé deux conseils,
extraits de l'épître aux Hébreux, à l'attention de leurs
communautés: "Souvenez-vous de ceux qui vous ont
dirigés, qui vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur
l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi.
La mémoire des missionnaires nous soutient alors que nous faisons
l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Evangile. Leur
exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi". Ensuite,
"souvenez-vous des premiers jours où vous veniez de recevoir la
lumière du Christ. Vous avez soutenu le dur combat des souffrances.
Ne perdez pas votre l'assurance grâce à laquelle, vous serez
largement récompensés. L’endurance vous est nécessaire. Rendre
hommage à qui a souffert pour nous apporter l’Evangile signifie
livrer à notre tour la bonne bataille de la foi, avec humilité,
douceur et miséricorde, dans la vie de chaque jour. Cela portera du
fruit". Tels doivent être "la joie et le mot d’ordre de
votre pèlerinage, faire mémoire des témoins, des missionnaires de
la foi dans votre terre. Cette mémoire nous soutient sur le chemin
qui conduit au but, lorsque le Seigneur essuiera les larmes de nos
visages".
En
conclusion, il a recommandé que le souvenir des très nombreux
missionnaires canadiens qui ont suivi les traces des nouveaux saints
ne conduise pas à l'abandon de la franchise et du courage
évangélisateur: "Jaloux, le Diable ne tolère pas qu'un pays
soit si fécond en missionnaires". Alors, que les deux nouveaux
saints canadiens aident l'Eglise du Québec à "retrouver le
chemin de cette fécondité".
Répondre à l'invitation du Seigneur en endossant l'habit nuptial
Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Ce
midi, le Saint-Père
a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre.
Avant la prière mariale, il a évoqué l'Evangile du jour, dans
lequel Matthieu rapporte l'invitation d'un roi à un banquet de
noces, lorsque quelques uns des invités
font preuve d'indifférence et même de violence. Ayant expliqué les
trois caractéristiques de cette invitation, la gratuité,
l'extension et l'universalité, il a dit: "Dieu est bon avec
nous, il nous offre gratuitement son amitié, il nous offre
gratuitement sa joie, le salut, mais si souvent nous n'accueillons
pas ses dons, mettant à la première place nos préoccupations
matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous appelle,
si souvent il semble qu'il nous dérange. Certains invités
maltraitent et tuent même les serviteurs qui leur apportent
l'invitation. Malgré les adhésions manquantes des appelés, le
projet de Dieu ne s'interrompt pas. Face au refus des premiers
invités, il ne se décourage pas, il n'annule pas la fête, mais
propose de nouveau son invitation en l'élargissant au-delà de toute
limite raisonnable et envoie ses serviteurs
sur les places et aux croisées des chemins pour réunir tous ceux
qu'ils trouvent... La bonté de Dieu n'a pas de frontières et ne
discrimine personne. C'est pourquoi ce banquet des dons du Seigneur
est universel, est pour tous. A tous est donné la possibilité de
répondre à son invitation, à son appel. Personne n'a le droit de
se sentir privilégié ou de revendiquer une exclusivité". Tous
"sommes appelé à élargir l'Eglise aux dimensions du Royaume.
Il n'y a qu'une seule condition: Endosser l'habit nuptial,
c'est-à-dire témoigner la charité envers Dieu et envers notre
prochain".
Solidarité avec Gênes
Cité
du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Après
l'angélus, le Saint-Père a invité l'assemblée à soutenir Gênes,
la grande ville italienne durement frappée par des inondations.
Priant pour les victimes qu'il a recommandées à la protection de
Notre Dame de la Garde, il a appelé les catholiques italiens à la
solidarité. Puis il a salué les canadiens présents Place
St.Pierre, auxquels il a dit son espoir de voir les jeunes suivre
l'exemple missionnaire de saint François de Laval et de sainte Marie
de l'Incarnation.
Elaboration de la Relatio Synodi avec les pères synodaux
Cité
du Vatican, 13 octobre 2014
(VIS). Le Saint-Père a décidé que pour
l'élaboration de la Relatio
Synodi, le Rapporteur général, le Secrétaire spécial et le
Secrétaire général seraient assistés des pères synodaux
suivants: Le Cardinal Gianfranco Ravasi, le Cardinal Donald William
Wuerl, Mgr.Victor Manuel Fernández,
Mgr.Carlos Aguiar Retes, Mgr.Peter Kang U-Il et le P.Adolfo Nicolás
Pachón,
S.J.
Dixième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
ultime session a été consacrée à l'audition des délégués des
autres confessions chrétiennes. Le représentant du Patriarcat de
Moscou, le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, s'exprimera dans
quelques jours. Après avoir remercié le Pape de les avoir invité,
les Délégués fraternels ont exposé leur conception et leur
approche particulière de la question familiale. Constatant
l'identité des problèmes et des espérances placées dans
l'institution familiale avec la vision catholique, ils ont affirmé
le caractère fondamental de la famille pour la société, mais aussi
pour la communion. Ses difficultés sont nombreuses: La crise
économique, une pression médiatique qui réduit le dialogue au sein
de la famille et propose même des modèles vantant l'adultère, les
conflits et le phénomène migratoire, la globalisation, les
épidémies (Sida et Ebola), le fondamentalisme islamique, toutes
choses qui mettent en péril la famille. Tous les chrétiens ont
besoin de mieux préparer au mariage, mais aussi de réfléchir aux
unions entre croyants et non croyants. Lorsque des divorcés remariés
sont De nouveau admis au sein de l'Eglise, les divorcés remariés
pourraient offrir de nouvelles espérances pour la vie familiale et
par conséquent un bénéfice pour la société. Il convient donc de
mieux écouter les époux en crise et leur manifester miséricorde et
compassion. Les Eglises veulent toutes être auprès de qui souffre,
dans le respect de l'Ecriture et dans l'ouverture aux problèmes
concrets. Si, loin de toute condamnation, cette compréhension doit
aussi s'appliquer aux homosexuels, il faut réaffirmer que le mariage
signifie l'union d'un homme et d'une femme. Il faut de même être
particulièrement attentifs aux enfants nés dans des situations
difficiles et à toutes les victimes de violence. La défense des
plus vulnérables, enfants, femmes et personnes âgées, comme de
tous ceux qui n'ont pas voix au chapitre, croyants ou non, est
commune aux chrétiens.
Les
Délégués fraternels ont ensuite rappelé le caractère central de
l'annonce évangélique, la famille étant la première école de la
foi, l'espace où on apprend à connaître et à diffuser la Bonne
Nouvelle. Les chrétiens doivent donc partager la joie de l'Evangile,
à laquelle le Pape François fait souvent référence. Des
différences d'approche se sont toutefois manifestées en matière de
régulation des naissances, au nom de la liberté de conscience des
personnes y compris au sein du mariage et dans le respect de l'amour.
Pour l'orthodoxie, qui les admet même s'ils sont considérés une
anomalie, les remariages sont conditionnés par un accompagnement
préliminaire de l'Eglise qui tentent de réconcilier les époux. Des
délégués provenant du moyen Orient ont remercié le Pape pour la
veillée de prière en faveur de la paix en Syrie du 7 septembre
2013. Ils ont rappelé le rôle évangélisateur qu'ont les familles
chrétiennes de cette région dans un contexte largement musulman.
Les
interventions se sont conclues par le voeu que ce synode
extraordinaire porte des fruits, en vue notamment de l'assemblée
ordinaire de l'an prochain.
Déclaration du Directeur de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Répondant aux journalistes
évoquant une rencontre du Pape avec le Premier Ministre vietnamien,
le Directeur de la Salle de Presse, a confirmé que, comme convenu,
le Saint-Père recevra samedi prochain 18 octobre le Premier Ministre
vietnamien, M.Nguyên Tán Dung. Cette rencontre sera l'occasion
d'approfondir les relations entre le Vietnam et le Saint-Siège, a
précisé le P.Lombardi.
Audiences
Cité
du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Geraldo Majella Agnello (Brésil).
Mgr.Francesco
Moraglia, Patriarche de Venise (Italie).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Niamey (Niger)
présentée par Mgr.Michel-Christian Cartatéguy, SMA, en conformité
au canon 401,2 du CIC. Lui succède comme Archevêque son Auxiliaire,
Mgr.Djalwana Laurent Lompo.
Nommé
Mgr.Vincenzo Pelvi, Archevêque métropolitain de Foggia - Bovino
(superficie 1.666, population 215.000, catholiques 212.000, prêtres
154, diacres 10, religieux 228), en Italie. Il était jusqu'ici
Ordinaire militaire émérite pour l'Italie. Il succède à
Mgr.Francesco Pio Tamburrino, dont la renonciation a été acceptée
pour limite d'âge.
Nommé
Mgr.Jan Piotrowski, Evêque de Kielce (superficie 8.319, population
813.525, catholiques 768.743, prêtres 729, religieux 437), en
Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne), il
succède à Mgr.Kazimierz Ryczan, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
vendredi 10 octobre 2014
Huitième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé hier après-midi de débat général autour des
sujets suivants: L'Eglise et la famille face au défi éducatif, le
défi éducatif en général et l'éducation chrétienne dans les
situations familiales difficiles. Après avoir souligné que la
vocation à la vie est l'élément fondant de la famille, les pères
sont tombés d'accord pour recommander aux fidèles d'approfondir
l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI, notamment le recours au
méthodes naturelles de régulation de la fertilité et le rejet de
la contraception. La procréation ne saurait être distincte de
l'acte conjugal, et toute manipulation génétique, y compris la
cryo-conservation des embryons, est absolument condamnée. On a
critiqué les pays occidentaux et les organisations internationales
qui, en Afrique notamment, présentent l'avortement et l'union
homosexuelle comme des droits, et conditionnent avec insistance leur
aide à leur acceptation. D'autant que le droit à la santé sexuelle
et reproductive n'a même pas de définition précise en droit
international. On mêle ainsi des principes contradictoires comme la
condamnation de l'avortement forcé et la recommandation de
l'avortement sécurisé, ou comme la protection de la maternité et
celle de la contraception. Même sans force de loi, ces soi disant
droits constituent un risque dans la mesure où ils déforment
l'interprétation d'autres principes comme la lutte contre la
discrimination féminine. Il a de nouveau été question d'un
préparation au mariage renforcée qui combatte la seule vision
sociale et juridique des noces au profit de leur dimension religieuse
et spirituelle. La préparation est trop souvent perçu comme un bref
parcours à effectuer sans véritable conviction. Etant une vocation
à la vie, le mariage doit être plus soigneusement préparé, à
l'instar de la vocation religieuse. Les futurs époux n'ont souvent
pas conscience du caractère sacramental du mariage, au point de le
réduire à sa célébration.
Confirmant
la nécessité d'alléger les procédures en nullité, à laquelle va
travailler la commission spécifique nommée en septembre dernier, on
a exprimé le voeu que la simplification canonique soit la même pour
toute l'Eglise. Et à propos de l'obligation de l'appel conforme à
la première sentence, on a avancé l'hypothèse de laisser à
l'évêque diocésain juge du recours. Les laïcs et notamment des
femmes doivent être plus nombreux au sein des tribunaux
ecclésiastiques. Comme eux, les prêtres doivent être mieux formés
et bien préparés à la pastorale matrimoniale, en particulier par
le biais de l'homélie. Le prêtre doit aussi être informé, car sa
santé spirituelle et sa sincérité de rapport sont très appréciés
par les fidèles. Il a ensuite été question de la famille migrante
à laquelle il faut assurer son droit fondamental à l'unité, au
moyen de politiques migratoires internationales qui ne prennent pas
seulement la défense du simple individu. Pour les migrants, la
famille constitue un élément essentiel d'intégration dans les pays
d'accueil.
Le
débat libre est revenu la question des divorcés remariés et en
particulier sur la nécessité d'élaborer un parcours pénitentiel
comprenant une réflexion sur les anciens conjoints abandonnés,
souvent socialement isolés et souffrant en silence. Mais aussi sur
la nécessité de prendre en charge les enfants de ces couples,
sujets à des retombées psychologiques découlant de la séparation
de leurs parents. Une pastorale spécifique permettrait parfois de
rapprocher les parents de l'Eglise. Ceci dit l'éducation des enfants
comprend le droit de la famille à choisir le projet éducatif
qu'ils souhaitent.
Neuvième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette
session a été réservée aux interventions de six couples et neuf
autres Auditeurs individuels, presque tous laïcs engagés dans la
pastorale familiale, la bioéthique ou l'écologie humaine.
Représentant les divers continents, ils ont fournit des témoignages
d'un apostolat familial du quotidien. Il a été question des
difficultés dans lesquelles vivent nombre de familles du proche et
moyen Orient, en particulier en Irak, où les conflits ont de graves
répercussions sur l'institution familiale, notamment par la perte de
membres, tués ou émigrés à la recherche l'un pays d'accueil.
Elles sont privées d'avenir avec des jeunes soustraits à la
scolarisation et des anciens abandonnés. La famille chrétienne de
la région est profondément ébranlée, et cette fragilisation a des
effets négatifs sur la cohésion sociale et nationale. Face à cette
situation, l'Eglise se présente comme un port sûr, la famille des
familles, qui réconforte et offre de l'espérance. Il faut donc
préparer les couples à être des propagateurs de paix et de
réconciliation. Les Auditeurs ont également insisté sur la
nécessité de mieux écouter les laïcs dans la recherche de
solution aux problèmes de la famille, en particulier pour ce qui est
de l'intimité des couples. Il doit donc y avoir synergie entre
mondes académique et pastoral afin de disposer d'agents connaissant
la famille et sachant traiter de sa problématique selon une solide
vision anthropologique catholique. Ils ont ensuite insisté sur la
nécessité d'accroître le dialogue Eglise Etat, y compris par le
biais d'une implication des fidèles qui, loin de toute ambition
personnelle, sachent défendre efficacement les droits de la famille
et la vie, et par là favoriser un état à visage humain. Il a
ensuite été question de mieux former le clergé aux thématiques
familiales, de manière à ce qu'ils puissent traiter correctement
de l'amour conjugal. Si la planification naturelle de la famille est
bien expliquée, la vie du couple en est renforcée. Les homélies
doivent aussi être bien préparées afin de renforcer la
participation des fidèles à la messe.
On
a ensuite évoqué l'importance du témoignage, rappelant que les
jeunes n'ont pas tant besoin de théories que de bien comprendre le
caractère central de la famille démontré par des familles
crédibles et évangélisatrices. Les couples doivent donc être
accompagnés par une pastorale du suivi matrimonial. Les Auditeurs
ont également parlé des souffrances de qui perd un membre de sa
famille, les veufs et veuves, les orphelins et les parents ayant
perdu un enfant. L'accompagnement de l'Eglise est fondamental, au
moyen de groupes d'écoute et de partage, afin qu'ils résistent face
au désert des sentiments et demeurent solidement attachés à la
foi. D'où l'importance d'une écologie humaine en mesure de
combattre les effets négatifs d'une globalisation porteuse de
modèles contraires à la doctrine catholique. Toutes les formes de
violence domestique ont été dénoncés, principalement commises sur
les femmes, souvent de la part de jeunes. Il faut donc communiquer au
sein de la famille. Le dialogue entre époux, leur souci commun de
l'éducation et la prière en famille rendent fortes les familles.
Message des pères synodaux
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin, les pères synodaux ont
diffusé le message suivant: Rassemblés autour du Successeur de
Pierre...nous entendons partager la sollicitude du Saint-Père et
manifester notre profonde solidarité envers les familles qui
souffrent de tant de conflits. En particulier, nous élevons au
Seigneur notre supplique pour les familles irakiennes et syriennes
qui, en raison de leur foi chrétienne ou de leur appartenance à
telle ou telle communauté ethnique ou religieuse, sont contraintes à
fuir et perdent toute perspective d'un avenir certain. Avec le Pape
François nous affirmons que personne ne peut se prévaloir de Dieu
pour commettre des violences. Tuer au nom de Dieu, est le pire des
sacrilèges. Remerciant les organisations internationales et tous les
pays qui organisent les secours, nous invitons toutes les personnes
de bonne volonté à assister les victimes de la barbarie. Nous
demandons aussi à la communauté internationale de tout faire pour
rétablir la paix civile en Irak, en Syrie et dans toute la région.
Nos pensées vont également aux familles qui souffrent ailleurs de
par le monde, victime de violences continuelles. Nous prions afin que
le Seigneur miséricordieux convertisse les coeurs, accordant paix et
stabilité aux personnes éprouvées. Puisse la Sainte Famille, qui a
connu la souffrance de l'exil, fasse de chaque famille une communauté
d'amour et de réconciliation, une source d'espérance pour toute
l'humanité.
"L'inutile massacre" de la première guerre mondiale
Cité
du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
a été présenté le congrès international sur les catholiques et
le Saint-Siège dans la première guerre mondiale, organisé par le
Comité pontifical pour les sciences historiques, en collaboration
avec l'Académie de Hongrie à Rome et la Commission internationale
d'histoire et d'études du christianisme. Le P.Bernard Ardura,
O.Prae, Président de ce conseil, et le Prof.Roberto Morozzo della
Rocca, de l'Université Rome III, ont expliqué l'intention de relire
le conflit sous l'angle des chrétiens, catholiques, protestants et
orthodoxes, et d'envisager le rôle du Saint-Siège, qui se trouvait
inclus dans une Italie en guerre et tentait de sauvegarder sa
spécificité. Ce congrès offre l'occasion de renouveler
l'historiographie relative au rôle des catholiques et aux efforts
diplomatiques du Saint-Siège. Une place importante sera réservée
aux historiens du sujet provenant de pays à majorité protestante ou
orthodoxe. Le Comité prévoit d'organiser en 2018 un congrès
complémentaire pour, à cent ans de la fin de la première guerre
mondiale, on fasse le point sur les conséquences du traité de
Versailles, qui se manifestent encore en ce début de XXI siècle.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 10 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
José Joaodos Santos Marcos, Coadjuteur de l'Evêque de Beja
(Portugal). L'Evêque élu, né en 1949 à Monte Perobolso (Portugal)
et ordonné prêtre en 1974, était jusqu'ici Directeur spirituel des
grands séminaires diocésains de Lisbonne (Portugal). Il a été
curé de paroisses et Membre du Conseil pastoral du patriarcat de
Lisbonne.
jeudi 9 octobre 2014
Sixième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé le débat général autours des situations
pastorales difficiles, notamment familiales, et les unions entre
personnes de même sexe. On a rappelé d'abord que, n'étant pas une
sorte de douane mais une maison de famille, l'Eglise devait offrir un
accompagnement à tous, y compris aux personnes en situation
pastorale délicate. Rassemblant familles en bonne santé et familles
en crise, l'Eglise ne peut être indifférente dans son chemin de
sanctification aux faiblesses de certains. Elle doit aider le plus
faible. La procédure relative aux nullités matrimoniales a besoin
d'être allégée, et il faut plus de laïcs dans les tribunaux
ecclésiastiques. Ceci dit, il faut éviter la superficialité et
garantir le respect de la vérité et des droits des parties. Si le
procès canonique n'est pas contraire à la charité pastorale, la
pastorale judiciaire doit éviter toute culpabilisation et traiter
chaque cas avec équilibre. Toujours à propos des procédures en
nullité, on a réfléchi à l'hypothèse d'un recours administratif
qui ne se substituerait pas au recours judiciaire mais en serait un
complément en fonction d'une décision épiscopale. Les divorcés
remariés doivent être traités avec respect parce qu'ils se
trouvent souvent dans des situations précaires et douloureuses, et
cherchent à retisser une vie ecclésiale. Ils ont besoin d'une
pastorale de miséricorde et non de répression. Si la polygamie est
en recul, à cause de la décroissance du monde rural et à
l'accroissement de l'urbanisation, on doit tenir compte des polygames
convertis au catholicisme, et qui désirent recevoir les sacrement.
Pour cette catégorie des mesures pastorales s'imposent. Par
ailleurs, il convient de mieux préparer les candidats au mariage, en
insistant en particulier sur l'aspect sacramental du lien conjugal et
une mission éducative qui ne se limite pas à un discours moraliste
portant à un analphabétisme religieux. Le parcours matrimonial doit
tendre au développement de la personne.
L'heure
de débat libre a servi à la présentation d'expériences
personnelles mais aussi de modèles appliqués à la pastorale des
divorcés remariés, passant par des groupes d'écoute. Il convient
ici d'éviter les formules du type "état permanent de péché",
et s'expliquer que la non admission à la communion n'élimine pas
automatiquement la grâce du Christ. Cette non admission découle de
la permanence du lien sacramental antérieur et indissoluble. On a
avancé à ce propos l'hypothèse de la communion spirituelle, qui
montre en tout cas les limites comme la difficulté de nouvelles
solutions. Dans la pastorale des homosexuels aussi, l'écoute doit
être fondamentale, notamment au moyen de groupes. Il a enfin été
question de fidèles qui passent à une autre confession chrétienne,
et vice-versa, avec toutes les difficultés découlant des mariages
inter-confessionnels, la question de leur validité, notamment parce
que le divorce est prévu dans les Eglises orthodoxes. Certains
intervenants ont fait noté la grande évolution de la problématique
de la famille chrétienne depuis le Synode ordinaire qui lui fut
consacré en 1980, y compris en matière de culture juridique.
L'Eglise doit tenir compte de cette évolution internationale, qui
doit être sujet de débats dans universités et autres institutions
culturelles.
Septième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 9 octobre 2014 (VIS). Cette
session s'est déroulée en deux parties, d'abord la poursuite du
débat général d'hier après-midi (sur les situations pastorales
difficiles, en l'occurrence familiales, et les unions entre personnes
de même sexe), puis le débat consacré aux défis pastoraux
concernant l'ouverture à la vie. Il a de nouveau été question de
l'accès à la communion pour les divorcés remariés.
L'indissolubilité du mariage a nettement été réaffirmée car le
lien sacramental est une réalité objective, l'oeuvre du Christ dans
l'Eglise. Ce point doit être défendu et traité au moyen d'une
catéchèse pré-matrimoniale adaptée, de manière à ce que les
futurs époux soit pleinement conscients du caractère sacramental de
leur union et de sa nature vocationnelle. Un accompagnement pastoral
devra accompagner les couples après leur mariage. Mais il convient
d'envisager les cas concrets un à un, en distinguant par exemple qui
a été abandonné de qui a abandonné. Ne pouvant négliger cela,
l'Eglise ne doit pas appliquer une pastorale du tout ou rien, mais
être miséricordieuse. Le mystère de l'Eglise est un mystère de
consolation. Ne pas être autorisés à communier ne signifie pas
pour les remariés ne plus être membres de la communauté. On doit
prendre en considération les responsabilités qu'ils pourraient y
exercer. Il faut en tout cas simplifier et accélérer les procédures
de nullité. Dans certaines régions du monde, le concubinat est
souvent causé par des motifs socio-économiques, non par un rejet
des enseignements de l'Eglise. D'autres types d'union de fait
n'abandonnent pas l'objectif d'une vie chrétienne. Là encore, une
pastorale spécifique est nécessaire. Etant dans l'impossibilité de
reconnaître le mariage entre personnes du même sexe, l'Eglise peut
toutefois développer une approche respectueuse et non
discriminatoire. A propos encore des mariages mixtes, il faut
regarder au-delà des difficultés pour percevoir leur pouvoir de
témoignage harmonieux au niveau du dialogue inter-religieux. On a
redit la nécessité d'un nouveau langage qui permette à l'Eglise
d'impliquer ensemble croyants et non croyants en vue d'identifier des
modèles familiaux permettant le développement des individus et le
bien-être de la société. Il faut parler avec une simplicité qui
porte au coeur des gens.
La
seconde partie de la session a traité de la paternité responsable
et réaffirmé que le don de la vie comme la chasteté sont des
valeurs fondant le mariage chrétien, qui se dressent face au crime
de l'avortement. Envisageant la situation, principalement asiatique,
dans laquelle nombre de familles sont confrontées à l'infanticide,
au viol des femmes et au trafic des êtres humains, on a rappelé la
nécessité de mettre en exergue la justice comme vertu fondamentale
du foyer. Puis le débat a touché à la responsabilité d'éducateurs
que détiennent les parents. Il faut être particulièrement
attentifs au volet éducation des enfants à la foi, d'autant que la
pastorale de l'enfance peut créer un lien avec des familles en
crise. La contraception a bel et bien un impact négatif sur la
société, à commencer par son effet sur l'effondrement de la
natalité. Face au phénomène, les catholiques ne sauraient être
passifs. Ils doivent diffuser un message d'espérance en expliquant
que les enfants sont une bénédiction pour leurs parents, dont ils
renforcent la foi et la pratique religieuse. En dernier lieu, on a
redit combien le rôle des laïcs, et notamment des mouvements, est
indispensable dans l'apostolat de la famille, l'accompagnement des
couples et l'évangélisation de la société.
Possession cardinalice
Cité
du Vatican, 9 octobre 2014 (VIS). Samedi 11 octobre à 18 h 30', le
Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, prendra possession du
titre des Sts.Simon et Jude à Torre Angela.
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