Cité
du Vatican, 8 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Joël
Mercier, Secrétaire de la Congrégation pour le clergé, avec rang
archiépiscopal. L'Evêque élu, né en 1945 à Chaudefonds-sur-Layon
(France) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici Official de ce
même dicastère. Docteur en droit canonique, il a été vicaire de
paroisse et aumônier de lycée, secrétaire de l'Evêque d'Angers,
juge ecclésiastique et professeur près la Faculté de théologie
d'Angers, puis Directeur spirituel au séminaire français de Rome.
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jeudi 8 janvier 2015
mercredi 7 janvier 2015
La place centrale de la mère dans la société et dans la communauté chrétienne
Cité
du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Durant la première audience
générale de l'année, tenue Salle Paul VI, le Pape est revenu sur
la fête de Marie Mère de Dieu et sur l'Epiphanie, reprenant le
récit de l'adoration des Mages selon Mathieu. Tout être humain
"doit la vie à une mère, qui marque souvent aussi le reste de
son existence par l'éducation et la formation religieuse. Quoique
souvent chantée, la vision poétique ou symbolique de la mère n'est
généralement pas suivie par une reconnaissance pratique. Si son
rôle central est peu considéré, elle est souvent exploitée comme
pour économiser sur les frais sociaux". Il en va de même dans
l'Eglise, alors que la mère de Jésus y occupe une place centrale.
"Il conviendrait de mieux percevoir les efforts que les mères
déploient en famille et les attentes légitimes de leur
émancipation... Elles sont la meilleure antidote à l'individualisme
et à l'égoïsme. Si individu signifie ce qu'on ne peut diviser, les
mères se dédoublent dès qu'elles mettent au jour un enfant et le
font grandir... Ce sont elles qui détestent le plus les guerres qui
tuent leurs fils, et qui témoignent le mieux de la beauté de la
vie. Oscar Arnulfo Romero parlait du martyre maternel. Lors des
funérailles d'un prêtre assassiné par les Escadrons de la Mort, il
se fit l'écho de Vatican II en rappelant que nous devons tous être
prêts à mourir pour la foi même si le Seigneur ne nous fait pas
l'honneur de nous y soumettre. Offrir sa vie ne signifie pas
obligatoirement mourir. Avoir l'esprit du martyre signifie servir
dans le silence et la prière, accomplir son devoir avec honnêteté...
Comme une mère, qui vit petit à petit et sans crainte le martyre
maternel...il s'agit d'un choix de vie. Une société sans mères
serait inhumaine. Les mères sont présentes y compris dans les pires
moments. Pleines d'attentions, elles sont une force morale qui
transmet souvent aussi aux enfants le sens profond de la religion et
de sa pratique... Il s'agit d'un message que les mères croyantes
savent transmettre sans explications. Si celles-ci viendront après,
elles font grandir le germe de la foi sans lequel il n'y aurait pas
de nouvelles générations de fidèles. Sans les mères...la foi
perdrait bonne part de sa chaleur et de sa profondeur... Or l'Eglise
est notre mère. Nous avons une mère et ne sommes pas orphelins.
Nous sommes fils de Marie et fils de l'Eglise Merci à vous les mères
pour ce que vous êtes au sein de la famille, pour ce que vous offrez
à l'Eglise et au monde. Merci à toi, Eglise, d'être notre mère,
et à Marie d'être la mère de Dieu qui nous présente Jésus".
Après
la catéchèse, le Pape François a notamment salué des imans
français engagés dans le dialogue islamo-chrétien, ainsi qu'un
groupe de polonais survivants d'Auschwitz, camp l'extermination
libéré in y a soixante-dix ans.
Après la catéchèse
Cité
du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a
notamment salué les artistes du Golden Circus ayant exécutés des
numéros en sa présence, les qualifiant de créateurs de beauté: Et
la beauté fait du bien à l'âme! La vie quotidienne est faite,
a-t-il dit, d'automatismes, de gestes qu'il faut faire, mais aussi de
pensée. Nous sommes des animaux pensants, même si nous ne pensons
comme les animaux. La pensée, le langage de l'esprit, est important.
Nous sommes des personnes et avons la capacité d'aimer, qui est le
langage du coeur. Ces trois langages créent l'harmonie de la
personne, la beauté comme celle que nous venons de voir exprimée à
l'occasion de ce spectacle. Dieu est vérité et bonté, et plus
encore beauté. Trop souvent nous oublions la beauté de Dieu, de la
beauté du monde. L'humanité a un grand besoin de beauté.
Souvenons-nous de cela et remercions ces artistes d'être des
créateurs de beauté.
Les Mages n'ont pas rejeté la faiblesse de l'Enfant
Cité
du Vatican, 6 janvier 2015 (VIS). Le Pape a célébré ce matin en la
Basilique vaticane la traditionnelle messe de l’Epiphanie,
rappelant à l'homélie que le Christ, né de la Vierge Marie, "est
venu non seulement pour le peuple d’Israël, représenté par les
bergers de Bethléem, mais aussi pour l’humanité entière,
représentée aujourd’hui par les Mages, venus d’Orient...à la
recherche du Messie". Ils furent "les
premiers de cette grande procession dont a parlé le prophète
Isaïe... C'est une procession qui ne s’interrompt plus, et qui, à
chaque époque, reconnaît le message de l’étoile et trouve
l’Enfant qui nous indique la tendresse de Dieu. Il y a toujours de
nouvelles personnes qui sont éclairées par la lumière de l’étoile,
qui trouvent le chemin et arrivent jusqu’à lui. Les
Mages...représentent les hommes et les femmes à la recherche de
Dieu dans les religions et dans les philosophies du monde entier. une
recherche qui n’a jamais de fin. Des hommes et des femmes sont dans
une recherche qui n’aura jamais de fin. En cherchant la vérité
véritable, ils nous indiquent la route sur laquelle marcher dans
notre vie... En suivant une lumière ils cherchaient la Lumière. Ils
allaient à la recherche de Dieu. Après avoir vu l’étoile, ils
l’ont interprété ce signe et se sont mis en chemin pour un long
voyage. C’est l’Esprit Saint qui les a
appelés et qui les a poussés à partir...la rencontre personnelle
avec le vrai Dieu.
En
chemin, les Mages ont rencontré beaucoup de difficultés: Quand ils
arrivent à Jérusalem, ils vont au palais du roi..., perdant de vue
l’étoile. Que de fois l’étoile se perd de vue! Et ils
rencontrent une tentation diabolique, la tromperie d’Hérode.
Intéressé par l’enfant, le roi n'entend pas l’adorer mais
l’éliminer. Hérode est l’homme de pouvoir, qui ne réussit à
voir dans l’autre que le rival. Et au fond, il considère aussi
Dieu comme un rival, même comme le rival le plus dangereux. Dans le
palais, les Mages traversent un moment d’obscurité, de désolation,
qu’ils réussissent à surmonter grâce à l’Esprit, qui parle
par les prophéties annonçant que le Messie naîtrait à Bethléem,
la cité de David. Reprenant leur route, ils voient à nouveau
l’étoile et en éprouvent une très grande joie et une véritable
consolation. Arrivés à Bethléem, ils trouvèrent l’enfant avec
Marie, sa mère. Après celle de Jérusalem, ils eurent la grande
tentation de refuser cette petitesse. Et au contraire, tombant à ses
pieds, ils se prosternèrent devant lui, lui offrant leurs dons
précieux et symboliques. C’est toujours la grâce de l’Esprit
qui les aide...et les fait entrer dans le mystère... Ils arrivent à
reconnaître que les critères de Dieu sont très différents de ceux
des hommes, que Dieu ne se manifeste pas dans la puissance de ce
monde, mais s’adresse à nous dans l’humilité de son amour.
L’amour de Dieu est grand, il est puissant, tellement humble! Les
Mages sont ainsi des modèles de conversion à la vraie foi parce
qu’ils ont cru davantage dans la bonté de Dieu que dans
l’apparente splendeur du pouvoir.
Alors
nous, que pouvons-nous demander? Quel est ce mystère dans lequel
Dieu se cache? Où puis-je le rencontrer? Nous voyons autour de nous
des guerres, l’exploitation des enfants, des tortures, des trafics
d’armes, la traite des personnes…. Dans toutes ces réalités,
dans tous ces frères et sœurs les plus petits qui souffrent à
cause de ces situations, il y a Jésus. La crèche nous présente un
chemin différent de celui rêvé par la mentalité mondaine, le
chemin de l’abaissement de Dieu. C'est l'humilité de l’amour de
Dieu qui s’abaisse, s’anéantit, sa gloire étant cachée dans la
mangeoire de Bethléem, dans la croix sur le calvaire, dans le frère
et dans la sœur qui souffrent. Les mages sont entrés dans le
mystère, passant des calculs humains au mystère. Telle a été leur
conversion. Et la nôtre? Demandons au Seigneur qu’il nous accorde
de vivre le même chemin de conversion des Mages. Qu’il nous
défende et nous libère des tentations qui nous cachent l’étoile...
Demandons-nous sans cesse où est l’étoile?... Au milieu des
tromperies mondaines, nous l’avons perdue de vue. Que nous
apprenions à toujours mieux connaître le mystère de Dieu. Que
nous ne nous scandalisions pas du signe donné par les anges: Un
nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Ayons aussi
l’humilité de demander à notre Mère de nous le montrer. Que nous
trouvions le courage de nous libérer de nos illusions, de nos
présomptions, de nos lumières, et que nous cherchions ce courage
dans l’humilité de la foi et que nous puissions rencontrer la
Lumière... Comme les Mages, puissions-nous entrer dans le mystère".
Un voyage de l'âme vers le Christ
Cité
du Vatican, 6 janvier 2015 (VIS). La méditation du Pape, avant
l'angélus récité avec les fidèles réunis Place St.Pierre, a
porté sur le voyage des Mages qui, a-t-il dit, ont "témoigné
par leur adoration que Jésus est venu au monde pour sauver tous les
peuples, non un seul. En cette fête notre regard doit s'élargir au
monde entier pour célébrer la manifestation du Seigneur, la
manifestation de son amour universel et du salut qu'il offre à
tous... Père et créateur de toute chose, il est aussi notre
sauveur. C'est pourquoi nous devons être confiants...de tous, y
compris de qui semble éloigné du Seigneur mais qui est objet de son
amour fidèle. Le récit des Mages expose leur rencontre avec le
Christ, grâce à la confiance placée dans le signe qui leur a
indiqué sa présence... Leur expérience préfigure le cheminement
de tout fidèle... L'étoile qui guide vers Jésus est la Parole, qui
renouvelle sans cesse chacun de nous comme la communauté, qui nous
régénère... C'est pourquoi il ne faut pas oublier de la lire et de
la méditer quotidiennement. Cette flamme en nous guide nos pas et
ceux de qui a du mal à trouver le chemin de Dieu". Ensuite, le
Saint-Père a rappelé la Journée mondiale de l'enfance
missionnaire, une "fête pour des enfants qui vivent la foi dans
la joie et prient afin que la lumière de Jésus touche leurs
contemporains et encourage les éducateurs à cultiver l'esprit
missionnaire afin que naisse parmi eux des témoins de la tendresse
de Dieu annonciateurs de son amour".
Renforcer la lutte contre l'épidémie Ebola
Cité
du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Le Conseil pontifical Iustitia et
Pax publie un document sur le renforcement de l'engagement de
l'Eglise catholique contre la grave épidémie d'Ebola, saluant
d'emblée l'action des Eglises de Guinée, Liberia et Sierra Leone.
Face à la crise, le Saint-Siège entend leur fournir une aide
financière afin d'accroître l'assistance sanitaire et la cure
pastorale des malades et du personnel de santé. Il entend également
encourager les bienfaiteurs, privés comme publics, à soutenir les
populations africaines frappées par cette crise. L'argent récolté
servira aux fournitures de première nécessité, au transport des
malades et à l'entretien des structures hospitalières. L'aide
directe du Saint-Siège prendra en compte des populations
périphériques à l'actuelle zone de crise de manière à lutter
contre le risque d'extension géographique. Elle servira à soutenir
les familles touchées par le virus et les enfants orphelins, mais
aussi à offrir une meilleure formation au clergé, religieux et
volontaires laïques engagés dans la pastorale. Ainsi les efforts du
Saint-Siège se porteront-ils avant tout sur les paroisses qui
forment le réseau de base d'information des survivants. Le document
offre pour la première fois une réponse pastorale à une maladie
ayant déjà décimé des ´regions entières d'Afrique occidentale.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.José
Antônio Peruzzo, Archevêque de Curitiba (superficie 5.751,
population 2.244.000, catholiques 1.821.000, prêtres 1.067, diacres
64, religieux 1.549), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de
Palmas - Francisco Beltrao (Brésil).
L'Abbé
Leomar Antônio Brustolin, Auxilliare de l'Archevêque de Porto
Alegre (Brésil). L'Evêque élu, né en 1967 à Caxias do Sul
(Brésil) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la
cathédrale de Caxias do Sul (Brésil). Docteur en théologie, il a
été professeur près l'Université pontificale de Porto Alegre,
directeur d'un cours de théologie pour laïcs et Directeur du Centre
de théologie de Caxias do Sul.
lundi 5 janvier 2015
Il n'y a pas d'avenir sans paix!
Cité
du Vatican, 4 janvier 2015 (VIS). "Les hommes parlent beaucoup
de la lumière mais ils préfèrent souvent la tranquillité
trompeuse de l'obscurité. Nous parlons beaucoup de la paix, mais
nous recourons souvent à la guerre ou choisissons le silence
complice, ou encore nous n'agissons pas concrètement pour construire
la paix", a dit le Pape François aux fidèles réunis Place
St.Pierre, lors du premier angélus dominical de l'année. "Le
cœur de l'homme peut refuser la lumière et préférer les ténèbres,
parce que la lumière met à nu ses œuvres mauvaises. Qui fait le
mal déteste la lumière. Qui fait le mal déteste la paix. Nous
venons de commencer il y a quelques jours une nouvelle année au nom
de la Mère de Dieu et célébré la Journée mondiale de la paix sur
le thème: Non plus esclaves mais frères. Mon souhait est que l'on
dépasse l'exploitation de l'homme par l'homme. Cette exploitation
est une plaie sociale qui mortifie les rapports interpersonnels et
empêche une vie de communion imprégnée de respect, de justice et
de charité. Tout homme et tout peuple a faim et soif de paix. Il est
donc nécessaire et urgent de construire la paix! La paix n'est pas
seulement l'absence de guerre mais une condition générale dans
laquelle la personne humaine est en harmonie avec elle-même, en
harmonie avec la nature et en harmonie avec les autres... Cependant,
faire taire les armes et éteindre les foyers de guerre reste une
condition indispensable pour envisager un chemin vers la paix sous
ses différents aspects. Je pense aux conflits qui ensanglantent
encore trop de régions de la planète, aux tensions dans les
familles et dans les communautés, dans combien de familles, combien
de communautés même paroissiales, y a-t-il la guerre!, ainsi qu'aux
violentes oppositions dans nos villes et nos pays entre des groupes
d'origines culturelle, ethnique et religieuse différentes. Nous
devons nous convaincre, même si les apparences sont contraires, que
la concorde est toujours possible, à tous les niveaux et dans toutes
les situations. Il n'y a pas d'avenir sans propositions et projets de
paix! Il n'y a pas d'avenir sans paix!".
Le
Pape a ensuite souligné que la paix est annoncée comme un don
spécial de Dieu, dans la naissance du Rédempteur: Paix sur terre
aux hommes que Dieu aime. Ce don -a-t-il ajouté- doit être imploré
chaque jour dans la prière... et accueilli chaque jour avec
engagement dans les situations dans lesquelles nous nous trouvons. A
l'aube de cette nouvelle année, nous sommes tous appelés à raviver
dans notre cœur un élan d'espérance qui doit se traduire dans des
œuvres concrètes de paix...dans ta maison, dans ta communauté,
dans ton travail... des œuvres de paix, de réconciliation et de
fraternité. Chacun d'entre nous doit accomplir des gestes de
fraternité à l'égard du prochain, notamment de ceux qui sont
éprouvés par des tensions familiales ou des désaccords en tous
genres. Ces petits gestes ont beaucoup de valeur. Ils peuvent être
des graines d'espérance, ils peuvent ouvrir des routes et des
perspectives de paix". C'est pourquoi le Saint-Père a encouragé
les fidèles à invoquer Marie, Reine de la Paix, qui "au cours
de sa vie terrestre, a connu des difficultés liées à la fatigue
quotidienne de l'existence. Mais elle n'a jamais perdu la paix du
cœur, fruit de l'abandon confiant à la miséricorde de Dieu.
Demandons à Marie notre tendre Mère d'indiquer au monde entier la
voie sûre de l'amour et de la paix".
De nouveaux Cardinaux
Cité
du Vatican, 4 janvier 2015 (VIS). A la fin de l'angélus, le Pape
François a donné la liste des 20 Cardinaux (15 électeurs et 5 non
électeurs) qui seront créés le 14 février. Provenant de 14 pays,
ils représentent les liens entre l'Eglise de Rome et les Eglises
répandues de par le monde. Le lendemain du consistoire, le
Saint-Père concélébrera une messe avec eux. Parallèlement se
déroulera sur deux jours une réunion du Sacré Collège consacrée
à la réforme de la Curie Romaine. Voici la liste des nouveaux
Cardinaux.
Cardinaux
électeurs:
Mgr.Dominique
Mamberti, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique
(France).
Mgr.Manuel
José Macário do Nascimento Clemente, Patriarche de Lisbonne
(Portugal).
Mgr.Berhaneyesus
Demerew Souraphiel, CM, Archevêque d'Addis Abeba (Ethiopie).
Mgr.John
Atcherley Dew, Archevêque de Wellington (Nouvelle Zélande).
Mgr.Edoardo
Menichelli, Archevêque d'Ancona - Osimo (Italie).
Mgr.Pierre
Nguyên Văn Nhon, Archevêque de Hanoï (Vietnam).
Mgr.Alberto
Suárez Inda, Archevêque de Morelia (Mexique).
Mgr.Charles
Maung Bo, SDB, Archevêque de Yangon (Myanmar).
Mgr.Francis
Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (Thaïlande).
Mgr.Francesco
Montenegro, Archevêque d'Agrigento (Italie).
Mgr.Daniel
Fernando Sturla Berhouet, SDB, Archevêque de Montevideo (Uruguay).
Mgr.Ricardo
Blázquez Pérez, Archevêque de Valladolid (Espagne).
Mgr.José
Luis Lacunza Maestrojuán, OAR, Evêque de David (Panama).
Mgr.Arlindo
Gomes Furtado, Evêque de Santiago de Cabo Verde (Cap Vert) .
Mgr.Soane
Patita Paini Mafi, Evêque de Tonga (Tonga) .
Cardinaux
non électeurs:
Mgr.José
de Jesús Pimiento Rodríguez, Archevêque émérite de Manizales
(Colombie).
Mgr.Luigi
De Magistris, Archevêque titulaire de Nova, Pro Pénitencier Majeur
émérite (Italie).
Mgr.Karl-Joseph
Rauber, Nonce apostolique (Allemagne).
Mgr.Luis
Héctor Villalba, Archevêque émérite de Tucumán (Argentine).
Mgr.Júlio
Duarte Langa, Evêque émérite de Xai-Xai (Mozambique).
Note du Directeur de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 5 janvier 2015 (VIS). Voici la note que le P.Federico
Lombardi a diffusé hier à propos du prochain consistoire: "D'ici
quelques mois les Cardinaux électeurs seront 108 sur 120 et le
Saint-Père l'a dépassé de trois unités en nommant ce dimanche
quinze nouveaux membres du Sacré Collège de moins de quatre-vingt
ans. Si les cinq Cardinaux non électeurs ou émérites sont
représentatifs de la sollicitude pastorale de tant d'évêques et du
service rendu au Saint-Siège, son choix des nouveaux électeurs
exprime bien l'universalité de l'Eglise avec quatorze pays
représentés (18 avec les 5 émérites). Quatre de ces pays
n'avaient jamais eu de cardinal: Le Cap Vert, Tonga, le Myanmar et
Panama. Deux autres représenteront des pays qui n'ont pas
actuellement de cardinal. On compte parmi les quinze, cinq européens,
trois asiatiques, trois latino-américains, deux africains et deux
océaniens. Leur nombre étant déjà conséquent, on ne compte pas
de nouveaux cardinaux aux Etats-Unis et au Canada (un provient
toutefois du Mexique). L'Evêque de Tonga est Président de la
Conférence épiscopale du Pacifique, le diocèse de Santiago de Cabo
Verde est l'un des plus anciens de l'Afrique, celui de Morelia
(Mexique) dans une région marquée par la violence. Un seul des
nouveaux Cardinaux", le français Dominique Mamberti, nouveau
Préfet de la Signature, "appartient à la Curie Romaine, qui
compte environ un quart du collège cardinalice. Comme on l'avait
déjà remarqué, le Pape ne se considère pas lié à la catégorie
des sièges cardinalices, dont le statut était historiquement lié à
certains pays et dont l'attribution était traditionnelle. En Italie,
en Espagne et au Mexique, il a élevé au cardinalat des pasteurs de
diocèses qui n'ont jamais eu de cardinaux. Les cinq cardinaux
émérites représentent aussi des pasteurs ayant servi l'Eglise en
Curie ou dans la diplomatie. Le plus jeune des nouveaux Cardinaux est
l'Evêque de Tonga, né en 1961, et le plus ancien des vingt
l'Archevêque émérite de Manizales, né en 1919".
vendredi 2 janvier 2015
Prier pour obtenir la paix
Cité
du Vatican, 1 janvier 2015 (VIS). Pour l'angélus de la solennité de
la Mère de Dieu, le Saint-Père a encouragé l'assistance à admirer
avec foi et amour la mère du Sauveur. En elle, l'humble fille de
Nazareth, "on ne peut séparer la contemplation de Jésus, le
Verbe incarné venu habiter parmi nous les hommes, Verbe de le vie
qui s'est fait visible et tangible, de celle de Marie, qui lui a
donné son amour et son humanité... Il est bon en ce début d'année
de nous rappeler de notre propre baptême, ce sacrement dans lequel
nous avons été régénérés pour la vie nouvelle qu'est la vie
divine... Grâce au baptême nous avons été introduits dans la
communion avec Dieu et libérés du mal et du péché. Nous avons
reçu en échange l'amour et la miséricorde du Père... Cette
proximité de notre être avec Dieu nous donne la paix véritable, ce
don divin que nous vouons évoquer ici et aujourd'hui... La paix est
toujours possible et nos prières sont à sa racine. D'elle découle
l'obtention de la paix... Oui, soyez-en assurés, la paix est
possible!... Prions donc pour elle" et allons de l'avant en
éduquant à la paix". Après la prière mariale, le Pape a
signalé être en liaison avec Rovereto en Trentin, où se trouve la
cloche Maria Dolens, fondue en souvenir des victimes de toutes les
guerres, et bénie en 1965 par Paul VI. En l'écoutant sonner,
exprimons l'espoir qu'il n'y ait jamais plus de guerre, et qu'elle
soit remplacée par des efforts de paix et de fraternité entre les
peuples".
Jésus ne se comprend sans sa mère
Cité
du Vatican, 1 janvier 2015 (VIS). En la solennité de Marie, Mère de
Dieu, le Pape a célébré la traditionnelle messe pour la paix en la
Basilique vaticane. Voici l'homélie prononcée pour cette XLVIII
Journée mondiale de la paix:
"Les
paroles par lesquelles Elisabeth prononça sa bénédiction sur la
Vierge Marie nous reviennent aujourd’hui à l’esprit: Tu es bénie
entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à
moi? Cette bénédiction est en continuité avec la bénédiction
sacerdotale que Dieu avait suggérée à Moïse pour qu’il la
transmette à Aaron et à tout le peuple: Que le Seigneur te bénisse
et te garde! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il
te prenne en grâce! Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix! En célébrant la solennité de la
Sainte Mère de Dieu, l’Eglise rappelle que Marie est la première
destinataire de cette bénédiction. En Elle, celle-ci trouve son
accomplissement car aucune créature n’a vu briller sur elle le
visage de Dieu comme Marie, qui a donné un visage humain au Verbe
éternel, de sorte que tous puissent le contempler. Outre la
contemplation de Dieu, nous pouvons aussi le louer et le glorifier
comme les bergers, qui sont repartis de Bethléem avec un chant
d’action de grâces après avoir vu l’Enfant et sa jeune maman.
Ils étaient ensemble, comme ils ont été ensemble au Calvaire,
parce que le Christ et sa Mère sont inséparables. Il existe a entre
eux une relation très étroite, comme entre tout fils et sa mère.
La chair du Christ, le pivot de notre salut selon Tertullien, a été
tissée dans le sein de Marie. Cette inséparabilité est signifiée
aussi par le fait que Marie, choisie pour être la Mère du
Rédempteur, en a partagé intimement toute la mission en restant
auprès de son fils, jusqu’à la fin, sur le calvaire. Marie est
ainsi unie à Jésus parce qu’elle a reçu de lui la connaissance
du cœur, la connaissance de la foi, nourrie de l’expérience
maternelle et du lien intime avec son Fils. La Vierge sainte est la
femme de foi, qui a fait place à Dieu dans son cœur, dans ses
projets. Elle est la croyante capable de recevoir dans le don du Fils
l’avènement de cette plénitude des temps dans laquelle Dieu, en
choisissant l’humble voie de l’existence humaine, est entré
personnellement dans le sillon de l’histoire du salut. C’est
pourquoi on ne peut pas comprendre Jésus sans sa Mère.
De
même, le Christ et l’Eglise sont inséparables, parce que l’Eglise
et Marie vont toujours ensemble et cela est justement le mystère de
la femme dans la communauté ecclésiale, et on ne peut pas
comprendre le salut opéré par Jésus sans prendre en compte la
maternité de l’Eglise. Séparer Jésus de l’Eglise serait
vouloir introduire une dichotomie absurde, comme l’a écrit Paul
VI. Il n’est pas possible d’aimer le Christ mais sans l’Eglise,
écouter le Christ mais non l’Eglise, être au Christ mais en
dehors de l’Eglise. C’est en effet l’Eglise, la grande famille
de Dieu, qui nous apporte le Christ. Notre foi n’est pas une
doctrine abstraite ni une philosophie, mais elle est la relation
vitale et pleine avec une personne: Jésus-Christ, le Fils unique de
Dieu fait homme, mort et ressuscité pour nous sauver, et vivant au
milieu de nous. Où pouvons-nous le rencontrer? Nous le rencontrons
dans l’Eglise, dans notre sainte Mère l’Eglise hiérarchique.
C’est l’Eglise qui dit aujourd’hui Voici l’agneau de Dieu.
C’est l’Eglise qui l’annonce et c’est en elle que Jésus
continue à accomplir ses gestes de grâce que sont les sacrements.
Cette action et mission de l’Eglise exprime sa maternité. Elle est
en effet comme une mère qui garde Jésus avec tendresse et le donne
à tous avec joie et générosité. Aucune manifestation du Christ,
pas même la plus mystique, ne peut jamais être séparée de la
chair et du sang de l’Eglise, du réalisme historique du Corps du
Christ. Sans l’Eglise, Jésus-Christ finit par se réduire à une
idée, à une morale, à un sentiment. Sans l’Église, notre
rapport avec le Christ serait à la merci de notre imagination, de
nos interprétations, de nos humeurs. Le Christ est la bénédiction
pour tout homme et pour l’humanité entière. L’Eglise, en nous
donnant Jésus, nous offre la plénitude de la bénédiction du
Seigneur. C’est précisément cela la mission du peuple de Dieu,
d'irradier sur tous les peuples la bénédiction de Dieu incarnée en
Jésus. Et Marie, la première et parfaite disciple de Jésus, la
première et parfaite croyante, modèle de l’Eglise en chemin, est
celle qui ouvre cette route de maternité de l’Eglise et en
soutient toujours la mission maternelle adressée à tous les hommes.
Son témoignage discret et maternel marche avec l’Eglise depuis les
origines. Elle, la Mère de Dieu, elle est aussi la Mère de l’Eglise
et, par l’Eglise, elle est la Mère de tous les hommes et de tous
les peuples. Que cette Mère douce et prévenante nous obtienne la
bénédiction du Seigneur pour toute la famille humaine. Spécialement
aujourd’hui, Journée Mondiale de la paix, demandons son
intercession pour que le Seigneur donne la paix à notre temps, la
paix dans les cœurs, la paix dans les familles comme entre les
peuples.
Cette
année, le message pour la Journée de la paix, Non plus esclaves,
mais frères, nous appelle tous appelés à être libres, tous à
être fils et, chacun selon ses responsabilités, à lutter contre
les formes modernes d’esclavage. Venant de tout peuple, culture et
religion, unissons nos forces. Que celui qui pour nous rendre tous
frères s’est fait notre serviteur, nous guide et nous soutienne.
Tournons-nous vers Marie, contemplons la Mère de Dieu. Et saluons-la
ensemble, comme l’a fait ce courageux peuple d’Ephèse, qui
criait devant ses pasteurs quand ils entraient dans l’église,
disant: Sainte Mère de Dieu! Quel beau salut pour notre mère… Une
histoire dit, je ne sais pas si elle est vraie, que certains, parmi
ces gens, avaient des bâtons en main, peut-être pour faire
comprendre aux évêques ce qui leur serait arrivé s’ils n’avaient
pas eu le courage de proclamer Marie Mère de Dieu. Je vous invite
tous, sans bâtons, à vous lever et à la saluer par trois fois,
debout, avec ce salut de la primitive Eglise: Sainte Mère de Dieu!".
Rendre grâce et demander pardon
Cité
du Vatican 1 janvier 2015 (VIS). hier 31 décembre dernier, le
Saint-Père a présidé en la Basilique vaticane les vêpres de la
solennité de Marie Mère Dieu, rappelant à la suite de saint Pierre
Favre le temps est le messager de Dieu. L'atmosphère et et le sens
de la manifestation de Dieu annoncent son amour concret: La liturgie
de ce jour, a-t-il dit, citant l'apôtre Jean annonçant l'arrivée
de la dernière heure, et l'apôtre Paul parlant de la plénitude du
temps, nous rappelle que ce moment "a pour ainsi dire été
touché par le Christ, le Fils de Dieu et de Marie. De lui, il a reçu
une signification nouvelle et surprenante, devenant le temps
salvifique, un temps définitif de salut et de grâce. Ceci nous
engage à réfléchir à la fin du chemin, à la conclusion de notre
vie... Il est un temps pour naître et un autre pour mourir. Avec une
telle vérité, aussi simple et fondamentale que négligée et
oubliée, l'Eglise nous dit comment conclure l'année et nos journées
par un examen de conscience... Remercions le Seigneur pour le bien
reçu et celui que nous avons pu faire, tout en reconnaissant nos
manquements et nos fautes. Rendre grâce et demander pardon, c'est ce
que nous faisons aujourd'hui" par le Te Deum de fin d'année.
"Etre dans ces dispositions nous porte à l'humilité, à
reconnaître et à accepter les dons que le Seigneur nous accorde...
Il a fait de nous des fils, il nous a adopté, ce qui nous remplit de
gratitude et de surprise face à un don aussi immérité. Mais ne
sommes-nous pas déjà ses enfants, du fait même que nous sommes
hommes? Bien sûr, Dieu est père de toute personne venant au monde,
mais se serait oublier que le péché nous a éloigné de lui".
A cause de cette séparation, Dieu a envoyé son fils pour nous
racheter au prix de son sang. Rachat va avec esclavage. De fils nous
étions devenus esclaves du Malin. Or personne ne peut nous racheter
de cet esclavage substantiel sinon Jésus, qui a prit chair de Marie
et est mort en croix pour nous libérer de l'esclavage du péché et
nous rendre notre condition filiale".
La
liturgie rappelle aussi qu'avant le temps il y avait le Verbe. "Le
Verbe s'est incarné, ce qui est selon saint Irénée la raison pour
laquelle le Fils de Dieu est Fils de l'homme, entré en communion
avec le Verbe pour recevoir sa filiation divine... Ce don reçu doit
être aussi occasion d'un examen de conscience, de correction de
notre mode de vie. Vivons-nous en fils ou en esclaves? En baptisés
dans le Christ, en oints par l'Esprit, en personnes rachetées et
libres? Ou bien vivons-nous selon la logique mondaine corrompue, par
laquelle le Diable nous montre un intérêt personnel faux... Souvent
nous avons peur de la Liberté en préférant paradoxalement un
esclavage inconscient". Or, c'est l'esclavage qui "nous
empêche de vivre pleinement et réellement un présent vidé du
passé et clos face à l'avenir et à l'éternité. L'esclavage nous
fait croire que nous pouvons voler!". Souvent dans nos coeurs
"se maintient une certaine nostalgie de l'esclavage, plus
rassurante en apparence qu'une liberté plus risquée. On se plaît à
être enchaîné par tant de feux d'artifice, beaux extérieurement
mais si brefs. Tel est le triomphe du moment. De notre examen de
conscience dépend donc la qualité de vivre d'agir du chrétien, sa
place dans la société au service du bien général, a participation
aux institutions publiques et ecclésiales".
Puis
le Saint-Père a réfléchi à la signification de la vie à Rome,
qui est un grand don. "Pour un chrétien, habiter la ville
éternelle signifie avant tout appartenir à l'Eglise fondée sur le
témoignage et le martyre des apôtres Pierre et Paul... Les graves
affaires de corruption qui viennent d'être révélées réclament
une conversion sérieuse et réfléchie, un véritable renaissance
spirituelle et morale, un engagement à bâtir une ville juste et
solidaire, où les pauvres et les faibles soient au coeur des
préoccupations quotidiennes. Pour ce il faut affirmer jour après
jour la liberté chrétienne afin de proclamer dans Rome la nécessité
d'aider les pauvres, non de s'en défendre, de servit les petits, non
de s'en servir!... Lorsque pauvres et petits sont défendus,
impliqués dans la société, ils se révèlent être un trésor pour
la communauté et pour l'Eglise. Lorsqu'une société les ignore ou
les persécute, les criminalise ou les force à devenir mafieux, la
société s'appauvrit jusqu'à la misère. Elle devient esclave de
son égoïsme... Elle cesse d'être chrétienne!... Rendre grâce et
demander pardon nous protège de l'esclavage" et de ses
maléfices. Puisse la sainte Vierge "nous aider à écouter le
Verbe et de l'accueillir à bras ouverts afin de vivre vraiment
libres, en fils de Dieu".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 2 janvier 2015 (VIS). Le 31 décembre dernier, le
Saint-Père a nommé l'Abbé Marcelino Antonio Maralit, Evêque de
Boac (superficie 959, population 238.850, catholiques 222.130,
prêtres 30, religieux 38), aux Philippines. L'Evêque élu, né en
1969 à Manilles (Philippines) et ordonné prêtre en 1995, était
jusqu'ici Curé de la paroisse d'Alitatag (Philippines). Licencié en
histoire de l'Eglise, il a été professeur puis recteur de
séminaire, Directeur de la Commission diocésaine pour les
vocations, membre du Presbyterium.
Avis
Cité
du Vatican, 2 janvier 2015 (VIS). Tout en présentant à ses lecteurs
de fervents voeux pour une année fructueuse, la rédaction
francophone du Vatican Information Service tient à s'excuser du
dysfonctionnement les ayant privés de l'actualité officielle
vaticane entre le 24 et le 30 décembre dernier.
mardi 23 décembre 2014
François: Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore souffrir à cause du manque de paix ?
Cité
du Vatican, 23 décembre 2014
(VIS). À l'occasion des fêtes de Noël, le Pape François a écrit
une lettre aux chrétiens du Moyen Orient, sachant que "pour
beaucoup d'entre eux les chants de Noël se mêleront aux larmes et
aux soupirs". Le Saint-Père a rappelé les conflits qui
tourmentent une région du monde qui a toujours connu la tribulation
aggravée ces derniers temps par un terrorisme qui "commet toute
sorte d'abus et de pratiques indignes de l'homme" qui obligent
les autres groupes religieux et ethniques à abandonner les propres
terres et les pays d'origine, et pour cela "vous avez le devoir
et le droit de participer pleinement à la vie et à la croissance de
votre nation". Il rapelle également que les chrétiens d'Orient
"sont protagonistes de la vie de l'Eglise" qui compte sur
le soutient et les prières de toute la communauté ecclésiale. Le
Saint-Père lance de nouveau un appel à la communauté
internationale pour trouver une solution globale aux problèmes de
la région: "Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il
encore souffrir à cause du manque de paix ?"
Nous
vous présentons le texte intégral de la lettre:
"Chers
frères et sœurs: Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur
Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute
consolation, qui nous console dans toute notre tribulation, afin que,
par la consolation que nous-mêmes recevons de Dieu, nous puissions
consoler les autres en quelque tribulation que ce soit".
"Ces
paroles de l’apôtre Paul me sont venues à l’esprit quand j’ai
pensé à vous écrire, frères chrétiens du Moyen-Orient. Je le
fais à l’approche de Noël, sachant que pour beaucoup d’entre
vous, aux chants de Noël se mêleront les larmes et les soupirs.
Cependant, la naissance du Fils de Dieu dans notre chair humaine est
un ineffable mystère de consolation: 'La grâce de Dieu, source de
salut pour tous les hommes, s’est manifestée'".
"L’affliction
et la tribulation n’ont malheureusement pas manqué dans un passé
même récent du Moyen-Orient. Elles se sont aggravées ces derniers
mois à cause des conflits qui tourmentent la région, mais surtout
du fait d’une plus récente et préoccupante organisation
terroriste, de dimensions autrefois inimaginables, qui commet toutes
sortes d’abus et de pratiques indignes de l’homme, en frappant de
manière particulière certains d’entre vous qui ont été chassés
de façon brutale de leurs propres terres, où les chrétiens sont
présents depuis les temps apostoliques".
"En
m’adressant à vous, je ne peux pas oublier non plus d’autres
groupes religieux et ethniques qui subissent également la
persécution et les conséquences de ces conflits. Je suis
quotidiennement les nouvelles de l’immense souffrance de beaucoup
de personnes au Moyen-Orient. Je pense spécialement aux enfants, aux
mères, aux personnes âgées, aux personnes déplacées et aux
réfugiés, à tous ceux qui souffrent de la faim, à ceux qui
doivent affronter la rigueur de l’hiver sans un toit sous lequel se
protéger. Cette souffrance crie vers Dieu et fait appel à
l’engagement de tous, à travers la prière et toutes sortes
d’initiatives. A tous, je veux exprimer ma proximité et ma
solidarité ainsi que celles de l’Église, et offrir une parole de
consolation et d’espérance".
"Chers
frères et sœurs, qui avec courage rendez témoignage à Jésus en
votre terre bénie par le Seigneur, notre consolation et notre
espérance c’est le Christ lui-même. Je vous encourage donc à
rester attachés à Lui, comme les sarments à la vigne, certains que
ni la tribulation, ni l’angoisse, ni la persécution ne peuvent
vous séparer de Lui. Puisse l’épreuve que vous traversez
fortifier la foi et la fidélité de vous tous!"
"Je
prie pour que vous puissiez vivre la communion fraternelle à
l’exemple de la première communauté de Jérusalem. L’unité
voulue par notre Seigneur est plus que jamais nécessaire en ces
moments difficiles; c’est un don de Dieu qui interpelle notre
liberté et attend notre réponse. Que la Parole de Dieu, les
Sacrements, la prière et la fraternité nourrissent et renouvellent
continuellement vos communautés.
La
situation dans laquelle vous vivez est un appel fort à la sainteté
de vie, comme l’attestent saints et martyrs de toute appartenance
ecclésiale. Je me souviens avec affection et vénération des
Pasteurs et des fidèles auxquels, ces derniers temps, a été
demandé le sacrifice de la vie, souvent pour le seul fait d’être
chrétiens. Je pense aussi aux personnes séquestrées, parmi elles
des Évêques orthodoxes et des prêtres de divers rites.
Puissent-ils retourner bientôt sains et saufs dans leurs maisons et
dans leurs communautés. Je demande à Dieu que tant de souffrance
unie à la croix du Seigneur donne de bons fruits pour l’Église et
pour les peuples du Moyen-Orient".
"Au
milieu des inimitiés et des conflits, la communion vécue entre vous
en fraternité et simplicité est signe du Royaume de Dieu. Je suis
heureux des bonnes relations et de la collaboration entre les
Patriarches des Églises Orientales catholiques et ceux des Églises
Orthodoxes; comme aussi entre les fidèles des diverses Églises. Les
souffrances endurées par les chrétiens apportent une contribution
inestimable à la cause de l’unité. C’est l’œcuménisme du
sang, qui demande un abandon confiant à l’action de l’Esprit
Saint".
"Puissiez-vous
toujours rendre témoignage à Jésus à travers les difficultés!
Votre présence même est précieuse pour le Moyen-Orient. Vous êtes
un petit troupeau, mais avec une grande responsabilité en cette
terre, où est né et où s’est répandu le christianisme. Vous
êtes comme le levain dans la pâte. Avant même beaucoup d’œuvres
de l’Église dans les domaines éducatif, sanitaire ou
d’assistance, appréciées par tous, la richesse la plus grande
pour la région, ce sont les chrétiens, c’est vous. Merci de votre
persévérance!"
"Votre
effort pour collaborer avec des personnes d’autres religions, avec
les juifs et avec les musulmans, est un autre signe du Royaume de
Dieu. Le dialogue inter-religieux est d’autant plus nécessaire que
la situation est plus difficile. Il n’y a pas d’autre voie. Le
dialogue fondé sur une attitude d’ouverture, dans la vérité et
dans l’amour, est aussi le meilleur antidote à la tentation du
fondamentalisme religieux, qui est une menace pour les croyants de
toutes les religions. Le dialogue est en même temps un service à la
justice et une condition nécessaire pour la paix tant désirée".
"La
plupart d’entre vous vit dans un milieu à majorité musulmane.
Vous pouvez aider vos concitoyens musulmans à présenter avec
discernement une image plus authentique de l’Islam, comme le
veulent beaucoup d’entre eux, lesquels répètent que l’Islam est
une religion de paix qui peut s’accommoder du respect des droits
humains et favoriser la cohabitation entre tous. Ce sera un bien pour
eux et pour la société tout entière. La situation dramatique que
vivent nos frères chrétiens en Irak, mais aussi les yazidis et les
membres d’autres communautés religieuses et ethniques, exige une
prise de position claire et courageuse de la part de tous les
responsables religieux, pour condamner de façon unanime et sans
aucune ambiguïté ces crimes et dénoncer la pratique d’invoquer
la religion pour les justifier".
"Bien-aimés,
presque tous, vous êtes des citoyens natifs de vos pays et vous avez
pour cela le devoir et le droit de participer pleinement à la vie et
à la croissance de votre nation. Dans la région, vous êtes appelés
à être artisans de paix, de réconciliation et de développement, à
promouvoir le dialogue, à construire des ponts, selon l’esprit des
Béatitudes, à proclamer l’Évangile de la paix, ouverts à une
collaboration avec toutes les autorités nationales et
internationales".
"Je
désire vous exprimer de manière particulière mon estime et ma
gratitude, très chers frères Patriarches, Évêques, Prêtres,
Religieux et sœurs Religieuses, qui accompagnez avec sollicitude le
chemin de vos communautés. Comme elle est précieuse la présence et
l’activité de celui qui s’est consacré totalement au Seigneur
et le sert dans les frères, surtout les plus nécessiteux, en
témoignant sa grandeur et son amour infini ! Comme elle est
importante la présence des Pasteurs aux côtés de leur troupeau,
surtout dans les moments de difficultés!"
"A
vous, jeunes, j’envoie une accolade paternelle. Je prie pour votre
foi, pour votre croissance humaine et chrétienne, et pour que vos
meilleurs projets puissent se réaliser. Et je vous le répète:
'N’ayez pas peur ni honte d’être chrétiens. La relation avec
Jésus vous rendra disponibles pour collaborer sans réserve avec vos
concitoyens, quelle que soit leur appartenance religieuse'".
"A
vous, personnes âgées, je fais parvenir mes sentiments d’estime.
Vous êtes la mémoire de vos peuples; je souhaite que cette mémoire
soit semence de croissance pour les nouvelles générations".
"Je
voudrais encourager tous ceux d’entre vous qui œuvrent dans les
domaines très importants de la charité et de l’éducation.
J’admire le travail que vous faites, spécialement à travers les
Caritas et avec l’aide des organisations caritatives catholiques de
divers pays, en aidant chacun sans préférence. A travers le
témoignage de la charité, vous offrez le soutien le plus valable à
la vie sociale et vous contribuez aussi à la paix dont la région a
faim comme de pain. Mais aussi, dans le domaine de l’éducation
l’avenir de la société est en jeu. Comme l’éducation à la
culture de la rencontre, au respect de la dignité de la personne et
au respect de la valeur absolue de chaque être humain est
importante!"
"Bien-aimés,
même si vous êtes peu numériquement, vous êtes protagonistes de
la vie de l’Église et des pays dans lesquels vous vivez. Toute
l’Église vous est proche et vous soutient, avec grande affection
et estime pour vos communautés et votre mission. Nous continuerons à
vous aider par la prière et avec les autres moyens disponibles".
"En
même temps, je continue à exhorter la communauté internationale à
répondre à vos besoins et à ceux des autres minorités qui
souffrent; en premier lieu, en promouvant la paix à travers la
négociation et le travail diplomatique, en cherchant à contenir et
arrêter le plus tôt possible la violence qui a causé déjà trop
de dégâts. Je réitère la plus ferme condamnation des trafics
d’armes. Nous avons plutôt besoin de projets et d’initiatives de
paix, pour promouvoir une solution globale aux problèmes de la
région. Pendant combien de temps le Moyen-Orient devra-t-il encore
souffrir à cause du manque de paix? Nous ne pouvons pas nous
résigner aux conflits comme si un changement n’était pas possible
! Dans le sillage de mon pèlerinage en Terre Sainte et de la
rencontre de prière qui s’en est suivie, au Vatican, avec les
Présidents israélien et palestinien, je vous invite à continuer de
prier pour la paix au Moyen-Orient. Que celui qui a été contraint à
laisser ses propres terres, puisse y retourner et y vivre dans la
dignité et dans la sécurité. Puisse l’assistance humanitaire
s’accroître, en mettant toujours au centre le bien de la personne
et de chaque pays dans le respect de sa propre identité, sans faire
passer avant d’autres intérêts. Que l’Église tout entière et
la communauté internationale deviennent toujours plus conscientes de
l’importance de votre présence dans la région".
"Chères
sœurs et chers frères chrétiens du Moyen-Orient, vous avez une
grande responsabilité et vous n’êtes pas seuls à l’affronter.
C’est pourquoi, j’ai voulu vous écrire pour vous encourager et
pour vous dire combien votre présence et votre mission sont
précieuses en cette terre bénie par le Seigneur. Votre témoignage
me fait beaucoup de bien. Merci ! Chaque jour, je prie pour vous et à
vos intentions. Je vous remercie parce que je sais que, dans vos
souffrances, vous priez pour moi et pour mon service de l’Église.
J’espère beaucoup avoir la grâce de venir personnellement vous
visiter et vous réconforter. Que la Vierge Marie, la Toute Sainte
Mère de Dieu et notre Mère, vous accompagne et vous protège
toujours par sa tendresse. A vous tous et à vos familles, j’envoie
la Bénédiction Apostolique et je vous souhaite de vivre Noël dans
l’amour et dans la paix du Christ Sauveur".
Avis
Cité
du Vatican, 23 décembre 2014
(VIS). Le Vatican Information Service souhaite à tous ses lecteurs
un très joyeux et saint Noël et les informe que le publication du
service sera interrompue du 24 au 28 décembre à cause des fêtes de
Noël.
lundi 22 décembre 2014
Une Curie qui ne s'actualise pas, qui s'endurcit ou est indifférente aux autres est un corps malade
Cité
du Vatican, 22 décembre 2014
(VIS). Ce matin, le Pape a rencontré dans la Salle Clémentine les
membres des différents dicastères, conseils, bureaux, tribunaux et
commissions qui composent la Curie Romaine, pour le traditionnel
échange des vœux de Noël. "Il est agréable
de penser à la Curie romaine comme un petit modèle de l'Eglise,
c'est à dire comme un corps qui essaye, jour après jour d'être
plus vivant, plus sain, plus harmonieux et uni avec lui-même et avec
le Christ".
La
Curie est toujours appelée à s'améliorer et à croître dans la
communion, la sainteté et la sagesse pour réaliser pleinement sa
mission. Et pourtant, comme tout corps, elle est également exposée
à la maladie ... Je tiens à citer quelques-unes des maladies les
plus fréquentes de notre vie de curie. Ce sont des maladies et des
tentations qui affaiblissent notre service au Seigneur, '' a
poursuivi le Pontife après avoir invité tous les présents à un
examen de conscience pour se préparer à Noël et il a décrit ''
les maladies '' curiales:
"La
condition de se sentir «immortel», «à l'abri» ou même
«indispensable» qui porte à négliger les contrôles nécessaires
et normaux. Un Curie qui ne sait pas faire d'autocritique, qui ne
s'actualise pas, qui n'essaye pas de s'améliorer est un corps malade
... C'est la maladie du riche insensé qui pensait vivre pour
toujours et aussi de ceux qui deviennent maîtres et qui se se
sentent supérieurs à tout le monde et qui ne sont pas au service de
tous."
"Le
syndrome du "martalisme" (Marthe), une activité excessive:
C'est à dire de ceux qui sont plongés dans le travail, négligeant
inévitablement '' la meilleure part, "s’asseoir aux pieds de
Jésus", et c'est pour ça que Jésus a appelé ses disciples à
"se reposer un peu" parce que négliger le repos nécessaire
conduit au stress et à l'agitation. Le temps de repos pour ceux qui
ont accomplit leur mission est nécessaire, du et doit être vécu
sérieusement: passer un peu de bon temps avec la famille et
respecter les vacances comme un temps nécessaire pour se recharger
spirituellement et physiquement; nous devons apprendre ce que
l'Ecclésiaste enseigne: 'il y a un temps pour tout'".
La
maladie de l'endurcissement mental et spirituel: .. de ceux qui,
chemin faisant, perdent la sérénité intérieure, la vitalité et
le courage et qui se cachent derrière les procédures deviennent
«des machines `travailler et non plus des « hommes de Dieu "...
Il est dangereux de perdre la sensibilité humaine nécessaire pour
nous faire pleurer avec ceux qui pleurent et nous réjouir avec ceux
qui aiment! C'est la maladie de ceux qui perdent 'les sentiments de
Jésus'".
"La
maladie de la planification excessive et du fonctionnalisme: quand
l’apôtre planifie tout minutieusement et croit que la parfaite
planification fait progresser les choses, se transformant ainsi en un
comptable ... Cette maladie provoque des chutes, car il est toujours
plus facile et confortable maintenir une position statique et
immuable. De fait, l'Église reste fidèle à l'Esprit Saint dans la
mesure où elle ne cherche pas à le réglementer et à l'apprivoiser
... Il est la fraîcheur, la fantaisie, l'innovation"
"La
maladie de la mauvaise coordination: quand les membres ne
communiquent plus entre eux et le corps perd son harmonieuse fonction
et la tempérance génère alors la cacophonie parce que ses membres
ne coopèrent plus et ne vivent plus l'esprit de communion et
d'équipe".
"La
maladie d'Alzheimer spirituel, ou l'oubli de "l'histoire du
Salut", de l'histoire personnelle avec le Seigneur, du «premier
amour». Il s'agit d'une diminution progressive des facultés
spirituelles ... Nous la voyons dans ceux qui ont perdu la mémoire
de leur rencontre avec le Seigneur ... dans ceux qui ont construit
autour d'eux des murs et des habitudes, devenant chaque jour plus
esclave des idoles qu'ils ont sculpté de leurs propres mains".
"La
maladie de rivalité et de gloire vaine: quand l'apparence, les
couleurs des vêtements et des insignes d'honneur deviennent le
principal objectif de la vie ... C'est la maladie qui nous conduit à
être des hommes et des femmes faux et de vivre un faux "mysticisme"
et une fausse "tranquillité".
"La
schizophrénie existentielle est la maladie de ceux qui vivent une
double vie, fruit de l'hypocrisie typique de la médiocrité et du
vide spirituel que ni les titres ou diplômes académiques ne peuvent
remplir... Ils se créent un monde parallèle où ils ont mis de côté
tout ce qu'ils enseignent sévèrement aux autres et ils commencent à
vivre une vie cachée et souvent dissolue".
"La
maladie du bavardage, de la médisance, du commérage: c'est une
maladie grave qui commence facilement, peut-être juste pour
discuter, mais qui se saisit de la personne la rendant semeuse de
«mauvaises herbes» (comme Satan), et dans de nombreux cas
«meurtrier au sang-froid" de la renommée de ses collègues et
confrères. C'est la maladie des personnes lâches qui n'ont pas le
courage de dire ce qu'ils pensent et qui parlent dans le dos".
"La
maladie de diviniser les patrons: ce sont ceux qui courtisent les
supérieurs dans l'espoir d'obtenir leur bienveillance. Ils sont
victimes du carriérisme et de l'opportunisme, ils vénèrent les
personnes et non Dieu. Ce sont des gens qui vivent le service en
pensant seulement à ce qu'ils peuvent obtenir et non à ce qu'ils
peuvent donner. Des personnes misérables, pas heureuses et inspirées
uniquement par leur égoïsme".
"La
maladie de l'indifférence aux autres: quand chacun ne pense qu'à
soi-même et perd la sincérité et la chaleur des relations
humaines. Lorsque les experts n'aident plus les collègues moins
expérimentés. Quand par jalousie .. on éprouve la joie de voir
l'autre tomber plutôt que de l'aider à se relever et l'encourager".
"La
maladie du visage funèbre: les personnes rudes et ombragées qui
considèrent que pour être sérieux il faut que le visage reflète
mélancolie, gravité, qu'il faut traiter les autres - en particulier
ceux considérés comme inférieurs - avec dureté et arrogance. En
fait, la gravité théâtrale et le pessimisme stérile sont souvent
des symptômes de peur et d'insécurité de la personne".
"La
maladie d'accumulation: quand l'apôtre cherche à combler un vide
existentiel dans son cœur en accumulant des biens matériels, non
par nécessité, mais simplement pour se sentir en sécurité ...
L'accumulation pèse et ralentit inexorablement le cheminement".
"La
maladie des cercles fermés: où l'appartenance a un petit groupe
devient plus forte qu'appartenir au Corps et, dans certaines
situations, au Christ Lui-même. Cette maladie aussi commence
toujours par de bonnes intentions, mais au fil du temps elle asservit
les membres et devient «un cancer» qui menace l'harmonie du corps
et qui peut provoquer de nombreux dégâts - scandales - en
particulier à nos jeunes frères et sœurs".
"La
maladie de la mondanité, de l'exhibitionnisme: quand l'apôtre
transforme son service en pouvoir, et le pouvoir en marchandise pour
obtenir des avantages mondains et des pouvoirs. C'est la maladie des
personnes qui cherchent insatiablement à multiplier leur pouvoir et
qui peuvent être capables de calomnie, de diffamation et qui
discréditent les autres, même dans les journaux et magazines.
Naturellement pour briller et se montrer plus aptes que les autres".
Après
avoir expliqué le catalogue des maladies, François a dit: "nous
sommes appelés - en ce temps de Noël et pour tout le temps de notre
service et de notre existence - à vivre "la vérité dans
l'amour et la charité, cherchons à grandir en toute chose vers lui
qui est le chef, Christ, de ce corps bien bien coordonné grâce à
la collaboration et à l'énergie de chaque partie, qui reçoit la
force pour croître et pour se construire soi-même dans la charité".
"Une
fois j'ai lu -a-t'il conclu- que «les prêtres sont comme des
avions, ils font la une des journaux seulement quand ils tombent,
mais il y en a tellement en vol. Beaucoup critiquent et peu de
personnes prient pour eux." C'est une phrase très belle, mais
aussi très vrai, car elle décrit l'importance et la délicatesse de
notre service sacerdotal et le mal causé à l'ensemble du corps de
l'Église par un seul prêtre qui "tombe"".
Aux employés du Saint-Siège: Convertir cette Nativité en occasion pour
Cité
du Vatican, 22 décembre 2014
(VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les
employés du Saint-Siège qu'il a chaleureusement remercié pour leur
travail. Il a consacré un mot spécial aux italiens car '' au cour
de toute l'histoire de l'Eglise et de la Curie romaine ils ont
toujours travaillé avec âme généreuse et fidèle, en mettant au
service du Saint-Siège et du Successeur de Pierre, leur diligence et
leur dévotion filiale, soutenant les grands saints, papes, martyrs,
missionnaires et artistes qu'aucune ombre ne pourra jamais ternir. ''
Le Saint-Père n'a pas oublié les employés des autres pays "qui
travaillent généreusement loin de leur patrie et de leurs familles,
et qui représentent pour la Curie le visage de la catholicité et de
l'Eglise".
Le
Pape a encouragé tout le monde à méditer sur le texte qu'il avait
précédemment lu à la Curie '' comme "élément de réflexion
pour un bon examen de conscience en préparation à Noël et au
Nouvel An ''. Ils leur a demandé d'approcher le Sacrement de
Confession ''avec docilité pour recevoir la miséricorde du
Seigneur qui frappe à la porte de nos cœurs, dans la joie de la
famille. '' Grâce à vos efforts quotidiens et à votre fatigue, la
Curie se manifeste comme un corps vivant, et en cheminement: une
mosaïque enrichie par les différentes fragments: tesselles
différentes, nécessaires et complémentaires... Les membres du
corps qui semblent faibles sont nécessaires; et les parties du corps
qui nous paraissent moins honorables, nous donnent plus de respect
... Dieu a composé le corps, donnant honneur de ce qui manquait,
donc il n'y a pas de division dans le corps, mais les membres
prennent soin les uns des autres".
Le
Pape François a mis en évidence le mot '' soin '' et il a expliqué
que ''soigner signifie manifester un intérêt diligent et réfléchi,
qui engage à la fois notre âme et notre comportement envers
quelqu'un ou quelque chose; cela signifie regarder attentivement
quiconque a besoin d'attention sans arrière pensées, ça veut dire
accepter de donner ou de recevoir des soins". Ainsi, pour
transformer cette sainte fête de Noël en une occasion pour guérir,
il a encouragé tout le monde "à prendre soin de la vie
spirituelle, de la relation avec Dieu; à prendre soin de la vie
familiale et des relations avec les autres; prendre soin quand on
parle d’éliminer les mots offensants, soigner les plaies du cœur
avec l'huile du pardon; prendre soin de travailler avec
enthousiasme, humilité et passion. Surveiller l'envie, la
convoitise, la haine et les sentiments négatifs qui dévorent la
paix intérieure et qui nous transforment en personnes destructrices
et détruites; éviter aussi le ressentiment qui conduit à la
vengeance, et la paresse qui conduit à l'euthanasie existentielle.
Prendre soin des plus pauvres, des personnes âgées, des malades,
des affamés et des sans-abri, et veiller à ce que Noël ne se
transforme pas en fête de la consommation, en gaspillages, en
cadeaux inutiles et superficiels".
Imaginez
comment notre monde changerait -a t'il précisé- si chacun de nous
commençait tout de suite à prendre soin de soi et des autres ...
Voilà le vrai Noël: fête de la pauvreté de Dieu qui s'est
lui-même dépouillé, prenant la forme d'un serviteur, le Dieu qui
sert à la table, il se cache aux intelligents et sages pour se
révéler aux petits, aux simples et aux pauvres ... Mais c'est
surtout la fête de la Paix portée sur la terre par l'enfant Jésus,
la paix chantée par les anges. .. Une paix qui a besoin de notre
enthousiasme, de nos soins pour réchauffer les cœurs glacés, pour
encourager les âmes découragées et illuminer les yeux ternes avec
la lumière de Jésus le visage. ''
Avant de partir, le Pape s'est excusé pour ses fautes, celles de ses collègues de travail, ainsi que pour certains scandales, '' qui font beaucoup de dégâts. Pardonnez-moi et priez pour moi s'il vous plaît".
Avant de partir, le Pape s'est excusé pour ses fautes, celles de ses collègues de travail, ainsi que pour certains scandales, '' qui font beaucoup de dégâts. Pardonnez-moi et priez pour moi s'il vous plaît".
Angélus: A Noël Jésus frappe à la porte du cœur de chaque chrétien
Cité
du Vatican, 21 décembre 2014 (VIS). Le quatrième et dernier
dimanche d'Avent, à la veille de Noël, l'Evangile raconte l’annonce
de l'Ange Gabriel à Marie et le ·oui" de la Vierge qui a rendu
possible l'Incarnation, la révélation d'un mystère "gardé
secret depuis l'éternité". Dans l'Angélus de ce matin, le
Pape François a réfléchi avec les fidèles réunis Place
Saint-Pierre sur les aspects essentiels du geste de Marie comme
modèle pour se préparer à Noël.
"Son
comportement de foi qui consiste à écouter la Parole de Dieu pour
s'abandonner à elle avec une totale disponibilité d'esprit et de
cœur...Dans sa réponse 'Me voici', pleine de foi, Marie ne sait pas
par quel chemin elle devra s'aventurer, quelles douleurs elle devra
subir, quels risques elle devra affronter. Mais elle est consciente
que c'est le Seigneur qui le lui demande et elle a pleinement
confiance en Lui, elle s’abandonne à son amour. Voilà la foi de
Marie!"
Un
autre aspect est la capacité de la Mère du Christ a "reconnaître
le temps de Dieu... Elle nous apprend à reconnaître le moment
favorable quand Jésus passe dans notre vie et demande une réponse
rapide et généreuse".
"Et
Jésus passe - a dit le Saint-Père- en effet le mystère de la
naissance de Jésus à Bethléem, historiquement survenu il y a plus
de deux mille ans, se réalise, comme événement spirituel, dans
l'"aujourd'hui" de la Liturgie. Le Verbe, qui a trouvé
demeure dans le ventre virginal de Marie, vient de nouveau frapper le
soir de Noël au cœur de chaque chrétien: il passe et il frappe.
Chacun de nous est appelé à répondre, comme Marie, avec un "oui"
personnel et sincère, se mettant à la pleine disposition de Dieu,
de sa miséricorde, de son amour".
"Combien
de fois Jésus passe dans notre vie, combien de fois il nous envoie
un ange, et combien de fois nous nous ne nous en rendons pas compte
parce qu’on est accaparé par nos pensées, nos affaires et même,
ces jours-ci, par les préparatifs de Noël, et nous ne nous rendons
pas compte qu'il passe et frappe à la porte de notre cœur,
demandant de l’accueillir, demandant un "oui" comme celui
de
Marie".
"Un
saint disait: 'J'ai peur que le Seigneur passe'. Savez-vous pourquoi?
Il avait peur de ne pas s'en rendre compte et de le laisser passer.
Quand nous sentons dans notre cœur 'je voudrais être
meilleur'...c'est justement le Seigneur qui frappe. Il te fait
réaliser la volonté d’être meilleur, la volonté d’être plus
proche des autres et de Dieu. Si tu ressens cela, alors arrête-toi.
Le Seigneur est là! Va prier, va te confesser et te purifier...cela
fait du bien. Mais souviens-toi: si tu ressens cette nécessité de
changement, c'est Lui qui frappe: ne le laisse pas passer!"
François
a également rappelé que dans le "mystère de la Nativité il y
a aussi la présence silencieuse de saint Joseph...L'exemple de Marie
et Joseph est pour nous tous une invitation à recevoir Jésus avec
une totale disponibilité qui, par amour s'est fait notre frère et
il vient apporter au monde le don de la paix 'La paix sur la terre
aux homme qu'il aime'".
"Le
don précieux de Noël est la paix, le Christ est notre vraie paix.
Le Christ frappe à la porte de notre cœur pour nous donner la paix,
la paix de l’âme. Ouvrons les portes au Christ!"
Audience à la communauté Papa Giovanni XXIII
Cité
du Vatican, 20 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
7.500 membres de la communauté Papa Giovanni XXIII, fondée en 1968
et présente dans trente quatre pays où elle s'occupe de personnes
marginalisées et propose un vie communautaire à des mineurs
défavorisés, des handicapés, des toxicomanes et alcooliques, des
sans abri, des filles mères ou des prostituées.
Avant
de s'adresser à ses hôtes, des membres de la communauté ont
témoigné de leur parcours d'esclavage, libération et
réhabilitation sociale. Ces expériences, a dit le Pape, "parlent
de l'égoïsme de qui fonde son existence sur l'exploitation
d'autrui, mais aussi de la générosité de qui vient en aide au
prochain... Elles révèlent tant de formes de pauvreté dont souffre
notre monde, et en particulier la misère la plus dangereuse car
source des autres: L'éloignement de Dieu, la prétention d'agir sans
lui. C'est une misère aveugle qui considère que le but de la vie
est la richesse matérielle, celle du pouvoir et du plaisir
d'asservir l'autre à sa guise".
"Mes
amis, c'est la présence du Seigneur qui marque la différence entre
la liberté du bien et l'esclavage du mal...elle ouvre les
horizons,...et nous donne la force nécessaire pour surmonter les
difficultés et les épreuves".
"La
foi déplace vraiment les montagnes de l'indifférence et de
l'apathie, du désintérêt et du repliement sur soi-même si
stérile.. Elle donne le courage d'agir comme le Bon Samaritain et
Don Oreste Benzi, fondateur de votre association, le savait. Son
amour pour les plus petits et les pauvres, pour les exclus et les
laissés pour comptes, était enraciné dans son amour pour Jésus
crucifié, qui s'est fait pauvre et le plus petit d'entre nous....De
sa mission à intéresser les adolescents et à les faire participer,
le serviteur de Dieu Don Oreste Benzi a eu l'idée d'organiser pour
eux une rencontre vitale et radicale avec Lui comme héros et ami,
grâce aux témoignages de vies qui ont montré le message chrétien
dans sa plénitude, joyeux mais aussi amusant".
Le
Saint-Père a poursuivit "c'est ainsi qu'est née votre
communauté, aujourd'hui présente dans 34 pays avec ses
Maisons-famille, coopératives sociales et éducatives, les Maisons
de prières, les services pour accompagner les maternités difficiles
et les autres initiatives. La Providence vous fait grandir, prouvant
la vitalité du charisme de votre Fondateur qui aimait tant répété
que 'pour se tenir debout il faut savoir s'agenouiller'".
Et
pour conclure: "C'est d'un cœur plein d'amour de Dieu que
jaillit la charité pour les frères et sœurs".
Audiences
Cité
du Vatican, 20 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu
Le
Prince Jaime Bernardo de Bourbon-Parme, Ambassadeur des Pays-Bas,
venu lui présenter ses lettres de créance.
M.Clelio
Galassi, Ambassadeur de Saint-Marin, venu lui présenter ses lettres
de créance.
M.Eduardo
Félix Valdès, Ambassadeur d'Argentine, venu lui présenter ses
lettres de créance.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 22 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
nommé
Mgr. Christopher J. Coyne Evêque de Burlington (superficie: 23.651;
population: 651.000; catholiques: 123.700; prêtres: 133; diacres
permanents: 43, religieux: 149) (USA); il était jusqu'à présent
Evêque de Mopta et Auxiliaire du diocèse d'Indianapolis (USA).
nommé
Mgr. Benjamin Ndiaye Archevêque de Dakar (superficie: 4.803;
population: 3.677.000; catholiques: 455.000; pretres: 168;
religieux: 645) (Sénégal); il était jusqu'à présent Evêque de
Kaolack. Il succède au Card. Théodore-Adrien Sarr dont la
renonciation à la charge pastorale pour limite d'aâge a été
acceptée par le Saint-Père.
Accepté
la renonciation de Mgr. Martin Gächter comme Auxilliare du diocèse
de Bâle (Suisse) pour limite d'âge.
érigé
le nouveau diocèse de Kuzhithurai (superficie: 915; population:
855.485; catholiques: 264.222; pretres: 131; religieux: 269), Inde,
démembrant le diocèse de Kottar et le rendant suffragant au siège
métropolite de Madurai. Il a nommé Fr. Jerome Dhas Varuvel premier
Evêque du nouveau diocèse. Le nouvel élu est né à Paduvoor
(Inde) en 1951, a pronocé ses vœux perpétuels en 1981 et a été
ordonné prêtre en 1985. Il a obtenu un diplôme en Economie et
Théologie et une Licence en Pédagogie à l'Université Pontificale
Salésienne de Rome. Il a recouvert différentes charges dont
Vice-recteur du Noviciat de Vellakinar, Recteur du pré-noviciat de
Tirupattur et de Maiyam, Doyen du Collège Salésien de Trichy, Curé
et Recteur de la con-Cathédrale de Madras-Mylapore, Conseiller
provincial, Directeur du Kalvi Solai de Tirupattur et du Mount Don
Bosco de Thalavadi. Il était actuellement Maître des Novices de
Yeallagiri, Vellore.
Samedi
20 décembre le Saint-Père a nommé:
Le
Cardinal Jean-Louis Tauran, Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine.
Mgr.Giampiero
Gloder, Vice Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine.
Mgr.José
Guadalupe Torres Campos, Evêque de Ciudad Juárez (superficie
29.639, population 2.727.000, catholiques 2.318.000, prêtres 116,
diacres 19, religieux 206), au Mexique. Jusqu'ici Evêque de Gómez
Palacio, il succède à Mgr. Ascencio León, dont la renonciation à
été acceptée pour limite d'âge.
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