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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 12 novembre 2015

Message-vidéo du pape au Congrès eucharistique indien


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). ''Nourris par le Christ pour nourrir les autres'', est le thème du Congrès eucharistique indien qui a commencé aujourd’hui à Mumbai, et auquel participent quelque 700 délégués. Ce congrès a d’abord rappelé la présence, à la même occasion, il y a cinquante ans, de Paul VI qui, au cours de son voyage en Inde de 1964, avait voulu présider cet évènement. Au cours de l’ouverture des travaux, qui se termineront le 15 novembre, les participants ont vu le message-vidéo que le Pape François leur a envoyé souhaitant que cet évènement soit ''héraut de joie et de bonheur'' pour tout le peuple indien. Voici de larges extraits du message:


''Le Congrès eucharistique est un don de Dieu, non seulement pour les chrétiens d’Inde, mais pour toute la population d’un pays, tant culturellement différente que spirituellement riche. Pendant des milliers d’années, l’Inde a été façonnée par le désir de vérité, de la recherche du divin, par l’effort dans la bonté et l’amabilité... L’eucharistie, comme le thème choisi le souligne, nous nourrit. Comme je l’ai dit dans l’homélie du Corpus Domini: L’Eucharistie actualise l’Alliance qui nous sanctifie, nous purifie et nous unit dans une admirable communion avec Dieu. Ainsi nous apprenons que l’Eucharistie n’est pas la récompense des bons, mais la force des faibles, des pécheurs, le pardon, le viatique qui nous aide à marcher, à avancer... Aujourd’hui, tous les êtres humains dans le monde ont besoin de se nourrir. Et cet aliment ne sert pas seulement à satisfaire une faim physique. Il existe d’autres faims –d’amour, d’immortalité de la vie, d’affection, d’être protégé, de pardon, de miséricorde. Cette faim peut être rassasiée seulement par le pain qui vient d’en-haut. Jésus lui-même est le pain vivant qui donne sa vie au monde. Son corps offert pour nous sur la croix, son sang versé pour le pardon des péchés de l’humanité se rend disponible pour nous dans le pain et le vin de l’eucharistie qui se transforme pendant la consécration... Mais l’Eucharistie ne se termine pas avec notre participation au pain et au sang du Seigneur. Elle nous conduit à la solidarité avec les autres. La communion avec le Seigneur est nécessairement une communion avec nos frères et sœurs. Et c’est pourquoi, celui qui se nourrit du corps et du sang du Christ ne peut pas rester impassible quand il voit que ses frères souffrent de misère et de faim. Nous qui sommes nourris par l’eucharistie, sommes appelés à porter la joie de l’Evangile à ceux qui ne l’ont pas reçue. Fortifiés par le Pain vivant, nous sommes appelés à apporter l’espérance à ceux qui vivent dans les ténèbres et le désespoir''.

Vatican II et la vocation des fidèles laïques


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). A l'occasion de la Journée d'études consacrée à la vocation des fidèles laïques à cinquante ans du décret conciliaire Apostolicam Actuositatem, le Saint-Père a fait parvenir un message au Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs, organisateur de l'événement qui se tient près l'Université pontificale de la Ste.Croix. Après avoir rappelé que Paul VI avait clôturé Vatican II en déclarant que ce concile était un triple acte d'amour envers Dieu, l'Eglise et l'humanité, le Pape indique qu'il a notamment permis d'envisager d'une façon nouvelle la mission des laïcs au sein du peuple de Dieu comme de la société. "Le concile n'envisage pas les fidèles laïques comme des membres de second ordre, au service de la hiérarchie comme simples exécutants d'ordres. Il voit en eux des disciples du Christ qui, en vertu de leur baptême et de leur présence au monde sont appelés à irriguer tous les milieux, toutes les activités et toutes les relations humains selon l'Evangile". Le décret concilaire traite plus précisément de la nature et du cadre de l'apostolat des laïcs. Il rappelle que "l'annonce évangélique n'est pas réservé à quelques spécialistes de la mission, et qu'elle doit être l'engagement de tous les fidèles". 

Déclaration relative aux enquêtes en cours


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a déclaré hier soir que, agissant en tant que police judiciaire, la Gendarmerie vaticane avait signalé au Tribunal une possible complicité des journalistes Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi au délit que constitue la divulgation d'informations et de documents réservés, telle qu'elle est prévue par la loi vaticane nº IX. A la suite de quoi, le Tribunal de l'Etat du Vatican a acquis des éléments probants à charge de ces deux personnes. Par ailleurs, les enquêteurs examinent le cas d'autres personnes qui, ex ufficio, pourraient avoir concouru à la fuite de ces documents.

A propos de l'APSA


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, la Salle de Presse a diffusé le communiqué suivant: Ces derniers jours les média ont évoqué de manière partielle et imprécise un document confidentiel, en déduisant que par le passé l'APSA aurait été utilisée pour des opérations financières illégales. L'AIF enquête sur la divulgation de ce document. Quant à l'APSA, qui a toujours collaboré avec les organes de surveillance compétents, elle n'est pas sous enquête et poursuit ses activités dans le respect des lois en vigueur. 

Déclaration de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Voici la déclaration diffusée hier par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples: Adhérant pleinement à la ligne du Saint-Père en matière de réforme de la Curie Romaine, la Congrégation agit selon les critères de la constitution Pastor Bonus en respectant depuis toujours la volonté des bienfaiteurs qui contribuent à l'Oeuvre missionnaire. Elle adhère donc aux réformes administratives envisagées par le Secrétariat pour l'économie, auquel elle soumet son budget, prévision comme bilan. En outre, certaines insinuations de presse sont inacceptables car fausses: Par exemple, la Congrégation ne loue pas d'immeubles de luxe à prix de faveur, encore moins pour un sauna, et elle n'est pas non plus propriétaire de l'Hôtel Priscilla. L'ensemble du parc immobilier de la Congrégation, dont les revenus servent aux missions, est l'objet de locations aux prix du marché et dans le respect de la législation italienne. Dans bien des cas, étant donnée l'indigence du locataire, la Congrégation fait exception à ses droits de propriétaire. Le revenu des locations concernant des immeubles pour lesquels la Congrégation paye régulièrement les impôts italiens (à Rome en 2014 elle a payé 2.169.200 euro de taxe foncière) sert principalement à la gestion du dicastère, de l'Université pontificale Urbanienne, au Collège pontifical Urbanien, aux diverses institutions missionnaires et à des diocèses de pays de mission. La Congrégation pour l'évangélisation des peuples exprime sa reconnaissance à ses bienfaiteurs, grâce auxquels elle soutient l'annonce de l'Evangile et d'innombrables initiatives socio-éducatives et sanitaires dans les pays les plus pauvres. Si la diffusion d'informations inexactes ou tendancieuses devait se poursuivre, la Congrégation se verrait contrainte à défendre son image par tous moyens légaux.    

Audiences


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale slovaque, en visita Ad Limina:

Mgr.Stanislav Zvolenský, Archevêque de Bratislava, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Josef Hal’ko.

Mgr.Marian Chovanec, Evêque de Banská Bystrica.

Mgr.Viliam Judák, Evêque de Nitra.

Mgr.Ján Orosch, Archevêque de Trnava.

Mgr.Tomáš Galis, Evêque de Zilina.

Mgr.Bernard Bober, Archevêque de Košice, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Alojz Tkáč.

Mgr.Stanislav Stolárik, Evêque de Rožańava.

Mgr.Stefan Sečka, Evêque de Spiš.

Mgr.Ján Babiak, Archevêque byzantin de Prešov, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Milan Lach.

Mgr.Peter Rusnák, Evêque byzantin de Bratislava.

Mgr.Milan Chautur, Evêque byzantin de Konce.


Mgr.František Rábek, Ordinaire militaire.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Marcel Damphousse, Evêque de Sault Sainte Marie (surface 265.000, population 436.000, catholiques 239.200, prêtres 90, diacres 66, religieux 174), au Canada. Jusqu'ici Evêque d'Alexandria - Cornwall (Canada), il succède à Mgr.Jean-Louis Plouffe, dont la renonciation a été accepté pour limite d'âge.


mercredi 11 novembre 2015

La convivialité, vertu familiale


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a tenu l'audience générale Place St.Pierre, proposant à l'assistance de commencer par un Ave Maria et de prier pour les délégués de l'Eglise italienne réunis à Florence pour leur congrès annuel. Sa catéchèse ensuite a porté sur une des vertus de la vie en famille, la convivialité. C'est, a-t-il dit, "la capacité à partager les biens de la vie et à être heureux de le faire. C'est une belle vertu! Sa meilleure image est la famille réunie à table pour partager le repas... La convivialité est une valeur sûre pour mesurer la santé des relations, une sorte de thermomètre. S'il y a un problème ou une blessure cachée au sein de la famille, on peut ainsi les résoudre. Malheureusement, de nos jours la famille mange presque jamais réunie, ou bien ses membres ne se parlent pas à table, regardent la télévision ou le téléphone... Le christianisme a une vocation particulière à la convivialité, tout le monde le sait. Le Seigneur Jésus a...choisi la table pour donner à ses disciples son testament spirituel, condensé dans le geste mémorial de son sacrifice". La table familiale et son expérience de convivialité conduisent à l'Eucharistie, ouvrant à la grâce universelle et à l'amour de Dieu pour le monde. ''Dans sa participation à l'Eucharistie, la famille est purifiée de la tentation de se refermer sur elle même. Elle est fortifiée dans l'amour et la fidélité... A notre époque, marquée par les nombreuses fermetures et trop de murs, la convivialité générée par la famille qui se dilate dans l'Eucharistie, devient cruciale. L'Eucharistie et les familles peuvent surmonter ces clôtures et construire des ponts de charité... Aujourd'hui, de nombreux contextes sociaux entravent la convivialité familiale. Nous devons donc trouver un moyen de récupérer cette vertu, en adaptant la convivialité aux nouvelles exigences sociales. La convivialité semble être devenue quelque chose qui s'achète et se vend. Et puis la nourriture n'est plus le symbole d'un juste partage des biens, du pain et de l'affection. Dans les pays riches, nous sommes poussés à dépenser plus du nécessaire pour la nourriture. Et ce comportement insensé détourne notre attention de la faim réelle, des corps comme des âme... L'alliance vivante et vitale des familles chrétiennes soutient et développe la convivialité dans le dynamisme de leur hospitalité quotidienne. Ainsi coopèrent-elles à la grâce de l'Eucharistie, qui est capable de créer, renforcer et renouveler la communion. Les familles chrétiennes doivent montrer l'ampleur de leur horizon, qui est l'horizon de l'Eglise, mère de toutes les personnes abandonnées et exclues. Prions afin que la convivialité familiale grandisse durant le Jubilé de la miséricorde".

Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Président tournant de la Bosnie - Herzégovine M.Dragan Covic, accompagné par le Comité d'organisation de la visite pastorale qu'il a effectué à Sarajevo en juin dernier. Assurant ses hôtes de l'excellent souvenir qu'il garde de son bref séjour, le Pape a salué la grande capacité de pardon dont fait preuve ce peuple qui a tant souffert. Pardonner ou même tenter de le faire, a-t-il ajouté favorise le dialogue, l'union et l'agir commun. Adressant son bon souvenir à toute la population, il a évoqué les différentes communautés ethniques et religieuses qui dialoguent pour le bien du pays. Il a tout particulièrement pensé aux jeunes, se remémorant les questions que lui avait posé la jeunesse de Sarajevo. Allez de l'avant, tous ensemble, a conclu le Pape à l'adresse de ses hôtes.


Message aux Académies pontificales


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Les Académies pontificales, coordonnées par le Conseil pontifical pour la culture, ont tenu hier leur XXI séance publique (Ad Limina Petri, les traces du pèlerinage aux premiers siècles du christianisme). Au nom du Pape, le Cardinal Secrétaire d'Etat a remis le Prix des Académies pontificales aux jeunes chercheurs, aux artistes et institutions qui se sont distingués tout au long de l'année dans la promotion de l'humanisme chrétien. Dans son message, le Saint-Père rappelle comment dans la bulle d'indiction du Jubilé de la miséricorde il souligne l'importance du pèlerinage comme un signe distinctif de l'Année Sainte. La vie est un pèlerinage et l'être humain est un voyageur, un pèlerin qui marche vers un objectif. Pour pouvoir franchir la Porte Sainte, à Rome et partout ailleurs, chacun devra le faire selon ses propres forces. Ce sera un signe de la miséricorde est également un objectif à atteindre, qui exige engagement et sacrifice. Le pèlerinage doit donc être une incitation à la conversion". Puis, se revenant au thème de la session, le Cardinal Parolin a dit que depuis les premiers siècles, les itinéraires de pèlerins...sont bien documentés, y compris par les graffitis laissés près des tombes des martyrs. Ils attestent de la foi authentique et généreuse de qui a entrepris ce voyage avec beaucoup de courage et beaucoup de sacrifices". Le pèlerinage "est également une expérience de la miséricorde, de partage et de solidarité de personnes qui suivent le même chemin... Parmi les signes qui caractérisent l'Année Sainte, il y a l'accueil du pèlerin, de l'étranger. Que les traces laissées par les pèlerins de l'Antiquité nous rappellent l'engagement au partage qui, dans l'expérience du pèlerinage devient un parcours de conversion".

Enfin le Pape cite les noms des lauréats de l'année, auxquels le prix est attribué pour leur contribution à la recherche archéologique sur le culte des martyrs: Ex aequo l'Association archéologique de Mértola (Portugal, Professeur Virgilio Lopes), et M.Mateo Braconi pour son doctorat sur la mosaïque absidiale de Ste.Pudentienne (Rome). En signe d'encouragement pour ses recherches historiques, le Pape a accordé la Médaille du Pontificat à Mme.Almudena Alba López (Espagne).


Messe du Pape à Florence


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a conclu sa brève visite pastorale en Toscane par la célébration d'une messe au Stade Artemio Franchi de Florence. A la fin de la cérémonie, il a remercié les détenus de la prison voisine pour avoir confectionné l'autel. A l'homélie, à propos de la question que Jésus posa aux disciples sur le Fils de l'homme, le Pape a dit que "Jésus a se souciait de l'opinion des gens, non pour leur plaire, mais pour être en mesure de communiquer avec eux. Ne sachant pas ce que les gens pensent, le disciple est isolé. Il commence à juger les gens selon ses propres critères. La seule façon d'aider l'autre est de maintenir un contact sain avec la réalité des personnes... Quand Dieu a voulu nous parler, il s'est incarné. Les disciples de Jésus ne doivent jamais oublier qu'ils ont été choisis parmi les gens. Sachant cela il ne devraient jamais être tentés d'adopter une attitude détachée, dédaigneuse, comme si ce que les autres pensent et vivent ne les concernaient pas... Que nous soyons réunis pour célébrer la messe dans un stade nous rappelle que l'Eglise, comme Jésus, vit dans le peuple et pour le peuple. Au long de l'histoire, l'Eglise a toujours porté la même question: Qui est Jésus pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui?... Proclamer la vraie foi en Jésus-Christ, tel est le cœur de notre identité chrétienne". Aujourd'hui comme hier, notre la joie est de "partager cette foi et répondre ensemble au Seigneur qu'il est pour nous le Christ, le Fils du Dieu vivant... Notre joie est de reconnaître en lui la présence de Dieu, envoyé par le Père, le Fils viennent à être des instruments de salut pour l'humanité... A la racine du mystère du salut il y a la volonté de Dieu miséricordieux qui ne veut pas céder à l'incompréhension, à la culpabilité et à la misère de l'homme. Son amour miséricordieux est celui que Simon Pierre a reconnu en Jésus. C'est le même visage que nous sommes appelés à reconnaître...dans sa parole, qui illumine les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs". En fait, ''la communion entre le divin et l'humain, pleinement réalisé en Jésus est notre objectif, le point culminant de l'histoire humaine selon le projet du Père... Dieu et l'homme ne sont pas deux extrêmes. A la recherche de Dieu, l'homme reconnaît sa propre image". Il trouve l'humanité et l'esprit du Bon Samaritain. Ce n'est donc pas étonnant que l'humanisme dont Florence témoigne...ait toujours eu le visage de la charité''. Après la messe le Pape François a regagné le Vatican en hélicoptère.

En vue de la Conférence de Paris


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). A Paris le 7 novembre, l'Observateur permanent du Saint-Siège a pris la parole dans le cadre du débat politique de la 38º Conférence générale de l'UNESCO. Après avoir exprimé l’appréciation du Saint-Siège pour l’action méritoire de l'organisation en faveur de la paix durable par l’éducation, la culture et les sciences, Mgr.Francesco Follo a confirmé que le Saint-Siège soutenait le document 38C/5 qui met si bien en exergue ces activités. Rappelant que l’UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique, il s'est dit convaincu que, "grâce à son programme d’action global pour l’éducation en vue du développement durable, elle joue et jouera un rôle très important pour transformer l’éducation au changement climatique en un élément plus central et plus visible de la réponse internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège salue la feuille de route de l’UNESCO pour la mise en œuvre de ce programme, qui veut aider à comprendre l’impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser, les jeunes notamment, au changement climatique. "Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des pays membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l’éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d’éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats". Le dialogue implique une éducation à l’écoute. "Ce dialogue commence avec la prise de conscience qu’habiter la terre consiste à l'habiter avec respect, sobriété et simplicité... Mais c’est aussi en prendre soin... ll faut une attitude humaine qui vient du travail et d'une prise de responsabilité".

"Le manière qu'a l’homme de traiter l’environnement a une claire influence sur celle de se traiter lui-même, et vice-versa. Il y a une dimension éthique dans l’écologie et dans le travail de la personne humaine... L’homme ne transforme pas seulement la nature en l’adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme. Le rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d’une part la nature est expression d’un dessein d’amour et de vérité, et de l’autre la nature est à notre disposition comme cadeau de Dieu... Dans la succession des générations, chacune a des devoirs envers la suivante, et le premier de ces devoirs est de léguer les conditions d’une vie humaine sur la terre... Nous sommes héritiers d’un patrimoine culturel et naturel que nous devons transmettre intact et enrichi, peut-être, à nos successeurs. Ici encore, l’UNESCO se distingue par son action en faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège veut saluer le lancement de la campagne Unite4Heritage...dont l’objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de la construction de la paix.. Cette terre doit être gérée avec intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez d’intelligence et de prévoyance pour cesser d’être, vis à vis de notre maison commune, ceux qui la saccagent, épuisent ses ressources et se désintéressent des générations à venir. On ne possède pas la solution globale". Une conscience écologique est apparue, et il convient de "défendre les droits de ceux qui ne sont pas encore là. C'est certainement plus difficile". Il faut une écologie de l’environnement allant de pair avec une écologie de l’humain. Dans l'encyclique Laudato Si’, le Pape François invite à développer cette écologie de l’humain. L’intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l’autre homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite des temps, Une écologie qui ignorerait les droits de l’homme à être un homme aujourd’hui et demain ignorerait ce qu’est une maison. Le Saint-Père dit que l’intelligence commande réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu’en la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S.Lewis a donné son nom, celui d’une abolition de l’homme. Il faut évidemment la refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui. Et comme le verbe aimer est toujours liée au verbe faire, le souci que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu’il faut appeler par son nom, une authentique œuvre de miséricorde".


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francis R.Reiss, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Detroit (USA).


Nommé l'Abbé Karel Choennie, Evêque de Paramaribo (surface 163.829, population 505.580, catholiques 115.221, prêtres 18, diacres 4, religieux 16), au Surinam. L'Evêque élu, né en 1958 (Surinam) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Clément de Paramaribo. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, vicaire épiscopal puis vicaire général de ce même diocèse.

mardi 10 novembre 2015

Ordination épiscopale à St.Jean de Latran


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, fête de la dédicace de la cathédrale de Rome, le Saint-Père s'est rendu en la Basilique St.Jean de Latran, pour conférer l'ordination épiscopale à l'Abbé Angelo De Donatis, nommé Auxiliaire le 14 Septembre. A l'homélie, il a suivi essentiellement le Pontifical romain pour l'ordination des évêques, ajoutant quelques réflexions sur l'annonce de la Parole, l'accueil des pauvres et des sans défense, ainsi que sur la miséricorde. S'adressant au nouvel évêque, il lui a recommandé de ne pas craindre de prêcher en toutes occasions même inopportune, "mais toujours avec douceur, avec magnanimité et doctrine. Que tes paroles soient simples, que chacun puisse les comprendre. Et pas de longues homélies!... L'homélie, qui doit transmettre la grâce de Dieu, doit encourager les fidèles à être meilleurs... Aime comme un père et soit le frère de chacun de ceux que Dieu te confie, d'abord les prêtres, les diacres et les séminaristes, mais aussi les pauvres, les sans défense et toutes les personnes ayant besoin d'aide. Exhorte les fidèles à coopérer à l'effort apostolique et écoute les volontiers et avec patience... Ainsi se construit le Royaume de Dieu... L'Année de la miséricorde va s'ouvrir, alors je te prie d'être miséricordieux. L'Eglise et le monde ont besoin de miséricorde. Montre aux prêtres et aux séminaristes le chemin de la miséricorde. Avec des mots, mais avant tout des gestes. Reçoit la miséricorde du Père, qui a toujours une place dans ton cœur. Ne repousse jamais personne". A la remise de l'anneau épiscopal, le Pape a recommandé à Mgr.De Donatis de se souvenir qu'avant cet anneau, il y a eu l'alliance de ses parents. Défend la famille, lui a-t-il recommandé.

Contre la corruption et contre l'exploitation


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Vers 8 h, le Pape est arrivé par hélicoptère à Prato, ville de Toscane surnommé la Cité de Marie à cause d'une relique attribuée à la Vierge, pour s'adresser en la cathédrale au monde du travail. Après avoir évoqué les membres de la communauté chinoise décédés l'an dernier dans l'incendie d'un entrepôt clandestin. Plus que jamais, a-t-il dit, le Seigneur nous demande de ne pas être indifférents, fermés aux autres, mais de nous sentir appelés à renoncer à quelque chose pour aller au devant de quelqu'un: "Le Seigneur nous demande de sortir pour rencontrer nos contemporains. Sortir signifie risquer. Et il n'y a pas de foi sans risque. Repliée sur elle même la foi risque de ne pas répondre à l'invitation du Christ qui appelle ses disciples à prendre des initiatives et à s'engager... Le risque existe d'être happé par le tourbillon des événements et d'en oublier de chercher sa route". Le Christ demande à l'Eglise "de marcher dans les sentiers accidentés et d'y accompagner qui est perdu, de planter des tentes d'espérance où accueillir qui n'attend plus rien de l'existence... Pour un chrétiens, personne ne peut être éloigné... Continuez donc vos efforts pour que votre communauté accueille et intègre. Luttez contre la culture de l'indifférence et du rebut. En ces temps remplis de crainte et d'incertitude, soyez remerciés de soutenir les plus faibles et les familles que vous adoptez. Dans vos efforts pour une meilleure insertion des migrants, ne vous laissez pas décourager et ne cédez pas faces aux difficultés qu'entraîne la coexistence. Concluez toujours des pactes de proximité... Soyons tous animés par la vérité car on ne saurait fonder quelque chose de bon sur le mensonge et le manque de transparence. Si cette recherche est parfois difficile, elle demeure vitale... La sacralité de toute personne réclame acceptation, respect et travail. Un travail qui soit digne", ce que n'avaient pas les sept ressortissants chinois, hommes et femmes, morts il y a deux ans victimes de l'exploitation et du travail illégal. "La vie de toute communauté exige de combattre à tout prix le cancer de la corruption, de l'exploitation et de l'illégalité. Nous ne devons pas cesser de lutter pour la vérité et la justice". 

A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Après sa brève visite à Prato, le Pape s'est rendu à Florence hélicoptère. Après avoir été accueilli par les autorités civiles et religieuses, il a gagné le centre ville en voiture. Arrivé Place de la cathédrale, il a d'abord visité le célèbre baptistère. Avant se rendre à pieds à la cathédrale, il a admiré La Crucifixion blanche de Chagall, tableau actuellement exposé au Palazzo Strozzi. A Santa Maria del Fiore, il a rencontré les 2.500 participants au V Congrès ecclésial national italien (En Jésus-Christ, le nouvel humanisme). Accompagné par le Cardinal Archevêque de Florence, il a été d'abord salué par le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence épiscopale italienne. Puis il a prononcé un discours axé sur le thème du congrès, que nous reproduisons largement:

''On ne saurait parler d'un humanisme fondé sur Jésus, sans trouver en lui tout ce qui caractérise le vrai visage de l'homme. C'est la contemplation du visage de Jésus, mort et ressuscité, qui permet de reconstruire notre humanité, même fragmentée par les difficultés de la vie et marquée par le péché... Je ne veux pas exposer ici de manière abstraite un nouvel humanisme, une certaine idée de l'homme, mais simplement présenter quelques caractéristiques de l'humanisme chrétien, qui s'alimente à la pensée de Jésus-Christ. Il ne s'agit pas de sensations passagères mais de la force intérieure qui nous permet de vivre et de prendre des décisions... Le premier sentiment est l'humilité... L'obsession de préserver notre propre dignité ou notre influence ne devrait pas nous appartenir. Nous devons chercher la gloire de Dieu, qui ne peut coïncider avec la nôtre... Un autre sentiment de Jésus est l'altruisme... Alors, évitez, s'il vous plaît nous enfermer dans des structures qui nous donnent un faux normes de sécurité qui font de nous des juges implacables... Notre devoir est de travailler à faire de ce monde un espace meilleur. Notre foi est révolutionnaire par une impulsion qui vient de l'Esprit Saint". Mais il y a aussi la béatitude exprimée par le Christ. Le chrétien doit être bienheureux. "Dans les Béatitudes, le Seigneur nous montre le chemin. Nous êtres humains, en le suivant, pouvons atteindre le bonheur le plus authentiquement humain et divin... Pour les grands saints, la béatitude a à voir avec l'humiliation et la pauvreté, et parmi les plus pauvres d'entre nous, on trouve beaucoup de cette béatitude". Venons en à l'humilité et l'abnégation, qui doivent parler "à l'Eglise italienne réunie aujourd'hui pour marcher dans un esprit de synodalité. Ces vertus nous disent que nous ne devrions pas être obsédés par le pouvoir, même quand il prend le visage social, utile et fonctionnel de l'Eglise. Si l'Eglise ne suit pas les sentiments de Jésus, elle se trouve désorientée... Si l'Eglise manifeste l'humilité, l'abnégation et la béatitude, elle reconnaît l'action du Seigneur dans le monde, dans la culture, dans le vie quotidienne des gens. Je l'ai dit de nombreuses fois et je le répète: Je préfère une Eglise couverte de de la plaies, sale pour être sans cesse les rues, plutôt que qu'une Eglise malade enfermée dans le confort et cramponnée à ses sécurité... Certes, nombreuses sont les risques auxquelles nous sommes confrontés", tel le pélagienne, qui pousse l'Eglise à ne pas être humble, désintéressée et bienheureuse... Trop souvent cela nous conduit à assumer un style de contrôle, de dureté, de normalisation. La règle donne la sécurité pélagienne de se sentir supérieur, d'avoir une orientation précise... Contre les maux ou les problèmes de l'Eglise, il est inutile de chercher la solution dans le conservatisme ou le fondamentalisme dans le rétablissement de comportements formels et dépassés, qui ne seont même plus culturellement significatives. La doctrine chrétienne est pas un système fermé incapable de générer les questions nouvelles. Elle doit être vivante, connaître les difficultés, encourager les personnes. Son visage ne peut être rigide, les membres de son corps doivent bouger. Elle a pour nom Jésus-Christ". Il y a aussi le risque de "la gnose qui semble porter à la confiance par un raisonnement logique et clair, mais qui ignore l'attention au frère... La différence entre la signification chrétienne et les formes gnostiques réside dans le mystère de l'Incarnation". Sans la Parole on construit sur le sable, on cultive sans fruits, on rend tout dynamisme stérile... Alors, que devons-nous faire, qu'est ce que le Pape demande aux fidèles et aux pasteurs tous ensemble? Et je vous invite à vous tourner vers l'Ecce Homo. Je demande aux évêques d'être des bergers, de vivre la joie d'être pasteurs... Ne prêchez pas des doctrines complexes, mais soyez les hérauts du Christ mort et ressuscité pour nous. Visez à l'essentiel, au Kérygme. Rien n'est plus solide, profond et sûr que cette annonce. Tout le peuple de Dieu doit annoncer l'Evangile!... Je recommande à l'ensemble de l'Eglise italienne ce que j'ai mentionné dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium: L'inclusion sociale des pauvres, qui doivent avoir une place privilégiée au sein du peuple de Dieu, la rencontre et le dialogue pour promouvoir l'amitié sociale et le bien commun... Que Dieu protège l'Eglise italienne de toute les tentation du pouvoir, de l'exercice, de l'image, de l'argent du pouvoir. Seule la pauvreté évangélique est créative... L'Eglise mère reconnaît comme ses enfants les personnes abandonnées, les personnes opprimés, les personnes désespérées. Cela a toujours été une de ses forces, parce que le Seigneur n'a versé son sang pour quelques uns...mais pour tous". L'Eglise doit partager, "être un levain de dialogue, de rencontre, d'unité. Nos propres formulations de la foi sont le résultat d'un dialogue et d'une rencontre des cultures, des communautés et de diverses réalités. Nous ne devrions pas avoir un dialogue timoré, car la confrontation et la critique nous aident à éviter que la théologie se transforme en idéologie... L'Eglise doit aussi savoir comment donner une réponse claire aux enjeux du débat public. C'est l'une des formes de la contribution spécifique des croyants à la construction de la société. Les croyants sont des citoyens...et je lance un appel avant tout aux jeunes: Vous devez être forts et ne pas regarder la vie depuis le balcon. Engagez-vous, plongez-vous dans le dialogue social et politique... Les problèmes doivent être vécus comme des défis, non pas comme des obstacles... Je voudrais une Eglise italienne vivace", portatrice de l'humanisme, avec des chrétiens appelés à vivre radicalement pour affirmer la dignité de chaque personne comme fils de Dieu. Entre tous les êtres humains il existe une fraternité fondamentale que l'humanisme chrétien aide à comprendre, comme le fait que la création est notre maison commune".

Après s'être adressé au congrès ecclésial, peu avant midi, le Pape est allé en la Basilique de la Santissima Annunziata, pour réciter l'angélus avec des malades et des handicapés. Il a ensuite gagné le centre d'accueil voisin pour déjeuner avec des pauvres.

Nouvelle mise au point du P.Lombardi


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse réagi au contenu de certains articles de la presse italienne. Il a dit qu'il est "absolument faux que ces derniers jours aient été entendus par les enquêteurs vaticans plusieurs cardinaux ou prélats (certains fournissant le chiffre de quatre!). Même chose pour l'information selon laquelle le Cardinal Giuseppe Bertello aurait été chargé de contacts avec les Autorités italiennes en rapport avec la divulgation de documents réservés".

lundi 9 novembre 2015

Visite du Président polonais


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président polonais M.Andrzej Duda, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états: Après avoir convenu du rôle positif que joue l'Eglise dans la société polonaise, les parties ont évoqué la prochaine venue du Saint-Père à Cracovie, pour la Journée mondiale de la jeunesse 2016. Elles se sont ensuite penchées sur certaines questions comme la promotion de la famille, le soutien aux classes sociales défavorisées ou la gestion du phénomène migratoire. Avant d'aborder plusieurs thèmes internationaux, tels la paix et la sécurité, le conflit ukrainien ou la crise du proche et moyen Orient.


Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver


Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-, Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".


Dans la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres". Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans ton cœur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question de portefeuille mais de cœur", a-t-il ajouté. Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".

Le Pape revient sur la divulgation de documents confidentiels


Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Après l'angélus, le Pape s'est adressé à l'assistance pour revenir sur les événements de ces derniers jours au Vatican: "Chers frères et sœurs, je sais que beaucoup d'entre vous ont été troublés par les informations relatives aux documents confidentiels du Saint-Siège qui ont été volés et publiés. C'est pourquoi, je voudrais vous dire, avant tout, que le vol de ces documents est un délit. C'est un acte déplorable qui n'aide en rien. C'est moi qui avait demandé de faire cette étude, et ces documents avaient déjà été portés à ma connaissance et à celle de mes collaborateurs. Des mesures ont, d'ailleurs, déjà été prises et ont commencé à porter leurs fruits, dont certains sont visibles. C'est pourquoi, je veux vous assurer que ce triste épisode ne me détourne certainement pas du travail de réforme que nous sommes en train de mener avec mes collaborateurs et avec le soutien de vous tous. Oui, avec le soutien de toute l'Eglise, parce que l'Eglise se renouvelle avec la prière et avec la sainteté quotidienne de chaque baptisé. Je vous remercie donc et vous demande de continuer à prier pour le Pape et pour l'Eglise, sans vous laisser perturber mais en allant de l'avant avec confiance et espérance".

Respecter le droit du travail


Cité du Vatican, 7 novembre 2015 (VIS). Le droit au repos, à la juste retraite, à l'assistance maternité, parmi les autres droits liés à l'exercice du travail, "basés sur la nature même de la personne humaine et sur sa dignité transcendante", ont été au cœur du discours du Pape François qui s'est adressé, ce matin, place St.Pierre, à 23.000 membres de l'Institut national de prévoyance sociale italien (INPS). Le Pape a insisté sur la protection du droit au repos. "Je ne pense pas seulement à ce repos qui est soutenu et légitimé par une large série de prestations sociales -a-t-il dit-, mais aussi et surtout à une dimension de l'être humain qui ne manque pas de racines spirituelles". Dieu, qui a appelé l'homme au repos, s'est aussi reposé le septième jour. C'est pourquoi, dans le langage de la foi, le repos a en même temps, une dimension humaine et divine, mais "avec une prérogative unique: celle de ne pas être une simple abstention de la fatigue et de l'engagement ordinaire, mais une occasion de vivre pleinement comme créature, élevée à la dignité filiale de Dieu. L'exigence de sanctifier le repos est alors liée à celle, re-proposée chaque semaine par le dimanche, d'un temps qui permet de s'occuper de la vie familiale, culturelle, sociale et religieuse, faisant de toutes ces occupations un espace et un temps pour Dieu et pour l'homme".

Le Pape a ensuite évoqué les situations complexes du monde du travail, du chômage à la précarité dans l'emploi. "Et si l'on vit ainsi, comment peut-on se reposer? Le repos est le droit que nous avons tous quand nous travaillons. Mais si la situation de chômage, d'injustice sociale, de travail clandestin, de précarité est si forte, comment peut-on se reposer? C'est honteux. Il y a des gens qui disent: Tu veux travailler? Très bien. Tu commences en septembre jusqu'à juillet, et ensuite, en juillet, août et une partie de septembre, tu ne manges pas, tu ne te reposes pas... Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Et ça se passe dans le monde entier, ici aussi. Je me repose quand j'ai travaillé. Sinon, on ne peut pas se reposer". Jusqu'à il y a peu de temps encore, il était normal d'associer la retraite avec le troisième âge, où l'on pouvait profiter du repos mérité et offrir sagesse et conseil aux nouvelles générations. Cependant, "l'époque contemporaine a sensiblement changé ces rythmes. D'un côté, l'éventualité du repos a été anticipée, parfois diluée dans le temps, parfois renégociée jusqu'à des extrêmes aberrants, comme d'arriver à dénaturer l'hypothèse même d'une cessation de travail. D'un autre côté, sont aussi apparues des exigences d'assistance, tant pour ceux qui ont perdu leur travail ou n'en ont jamais eu, que pour ceux qui sont contraints à l'interrompre pour les raisons les plus diverses... On arrête de travailler et on se retrouve sans assistance sanitaire". C'est pourquoi, la tâche d'instituts comme l'INPS est de contribuer à ce que ne manquent pas les subventions indispensables pour la subsistance des travailleurs en arrêt et pour leurs familles. "Parmi vos priorités, portez une attention privilégiée au travail des femmes, et à l'assistance à la maternité qui doit toujours protéger la vie naissante et la servir quotidiennement. Que ne manquent pas non plus l'assurance vieillesse, l'assurance maladie et pour les accidents liés au travail. Que ne manque pas le droit à la retraite, et je souligne: le droit, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit".


"Du reste, travailler veut dire prolonger l'œuvre de Dieu dans l'histoire, en y contribuant d'une façon personnelle, utile et créative. En soutenant le travail, vous soutenez cette même œuvre. En outre, en garantissant une subsistance digne à qui doit cesser son activité, vous en affirmez la réalité la plus profonde: le travail, en effet, ne peut pas être un simple engrenage du mécanisme pervers qui broie les ressources pour obtenir des profits toujours plus grands. Il ne peut donc être prolongé ou réduit en fonction du gain de quelques-uns et de formes productives qui sacrifient valeurs, relations et principes. Cela vaut pour l'économie en général... Et cela vaut, de la même façon, pour toutes les institutions sociales, dont le principe, le sujet et la fin, est et doit être la personne humaine... N'oubliez pas l'homme, c'est impératif. Aimer et servir l'homme avec conscience, responsabilité et disponibilité. Travailler pour qui travaille, sans laisser de côté qui le voudrait mais ne le peut. Le faire non comme une œuvre de solidarité, mais comme un devoir de justice et de subsidiarité. Soutenir les plus faibles pour que personne ne manque de dignité et de liberté de vivre une vie authentiquement humaine".

Envoyé spécial en Inde


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 12 octobre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Albert Malcolm Ranjit Patabendige Don, Archevêque de Colombo (Sri Lanka), son Envoyé spécial au congrès eucharistique national indien (Mumbai, du 12 au 15 novembre). Il sera accompagné de l'Abbé Steven Fernandes, Professeur au séminaire local, et de l'Abbé Jervis D'Souza, Vicaire judiciaire.

Audiences


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Archevêque de Valence (Espagne).

Mgr.Michael A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.

Mgr.José Antonio Eguren Anselmí, Archevêque de Piura (Pérou).

Samedi dernier, 7 novembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de Rome.

M.Larry Yu-yuan Wang, Ambassadeur de Chine - Taïwan, en visite de congé.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Hervé Gosselin, Evêque d'Angoulême (surface 5.956, population 365.851, catholiques 275.000, prêtres 75, diacres 10, religieux 176), en France. L'Evêque élu, né en 1956 à Nantes (France) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Directeur du foyer de charité de Tressaint. Licencié en théologie, il a été aumônier de prison, professeur et directeur spirituel au séminaire inter-diocésain. Il succède à Mgr.Claude Dagens, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Samedi dernier, 7 novembre, il avait nommé:

Le P.Lorenzo Piretto, OP, Archevêque d'Izmir (catholiques 15.000, prêtres 17, religieux 19), en Turquie. L'Evêque élu, né en 1942 à Mazze (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1963 et a été ordonné prêtre en 1966. Jusqu'ici Supérieur du couvent dominicain d'Izmir, il succède à Mgr.Ruggero Franceschini, OFM.Cap, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a été enseignant et directeur de revue, a occupé diverses fonctions au sein de son ordre et a été curé de paroisse.

Mgr.Eugeniusz Miroslaw Popowicz, Archevêque de l'archiéparchie byzantine de Przemysl - Warszawa (catholiques 30.000, prêtres 47, religieux 97), en Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Jan Martyniak, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Damase Zinga Atangana, Evêque de Kribi (surface 11.000, population 150.000, catholiques 85.000, prêtres 44, religieux 17), au Cameroun. L'Evêque élu, né en 1964 à Nkog Bong (Cameroun) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse d'Obala (Cameroun). Docteur en théologie, diplômé en histoire et sciences des religions, il a été aumônier, curé de paroisses et recteur de petit séminaire.

L'Abbé Pedro Manuel Salamanca Mantilla, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1961 à Bucaramanga (Colombie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, formateur au grand séminaire, délégué diocésain à la formation permanente du clergé.

L'Abbé Luis Manuel Ali Herrera, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1967 à Barranquilla (Colombie) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, aumônier d'université et depuis 2014 Membre de la Commission pontificale pour la protection des mineurs.


L'Abbé Ricardo Orlando Seirutti, Auxiliaire de l'Archevêque de Córdoba (Argentine). L'Evêque élu, né en 1956 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de Casalanz. Licencié en théologie, il a été formateur au petit séminaire, responsable diocésain de la pastorale des vocations et du diaconat.  

vendredi 6 novembre 2015

Visite du Gouverneur Général de Grenada


Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mme Cécile La Grenade, Gouverneur Général de Grenada, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicitées de l'excellence de leurs relations, les parties ont convenu de l'importante contribution que l'Eglise catholique apporte au développement du pays

Protéger la vie et aller au devant des nécessiteux


Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les 510 participants au congrès des centres d'Aide à la vie, qui se déroule à Sacrofano (Italie) du 6 au 8 novembre. Les encourageant à continuer leur action en faveur de la vie, de sa conception à sa fin naturelle, il a rappelé que ''dans la dynamique existentielle tout est lié. C'est pourquoi il convient de nourrir à la fois la sensibilité personnelle et sociale qu'il s'agisse d'accueillir une nouvelle vie ou d'agir face à des situations de pauvreté et d'exploitation qui affectent les plus vulnérables et les plus défavorisés. Si on est incapable de prendre en charge l'éducation des personnes fragiles comment serait-on capable de protéger un embryon humain... Or, la vie étant toute entière un don, il faut la protéger contre les diverses formes de dégradation... Tant de personnes sont éprouvées par des conditions de vie difficile qui réclament notre attention et notre engagement solidaire... Pour les disciples du Christ, aider la vie humaine blessée signifie tendre la main aux personnes dans le besoin, se tenir à leur côté, prendre soin de leur fragilité et partager leurs problèmes afin d'aider à les résoudre... Combien de familles sont vulnérables en raison de la pauvreté, de la maladie, du manque de travail et de logement! Beaucoup de personnes âgées souffrent...de la solitude! Combien de jeunes sont déboussolés, menacés par la toxicomanie et d'autres formes d'esclavage, qui attendent de retrouver confiance dans la vie... Toutes ces personnes, blessées dans leur corps ou dans leur esprit, sont l'image de l'homme de l'Evangile qui, allant de Jérusalem à Jéricho fut agressé par des brigands...connaissant ainsi l'indifférence des uns et la proximité du Bon Samaritain". Le Saint-Père a renouvelé ses encouragements aux Centres pour l'aide à la vie, en les invitant à continuer à protéger les personnes les plus vulnérables, qui ont le droit de naître comme de vivre dignement. Sans oublier, indépendamment de leur religion et de leur nationalité, le nombre important de femmes, en particulier migrantes, qui viennent à la recherche d'un soutien concret".

Une interview du Saint-Père


Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Straat Nieuws, le journal néerlandais des sans-abri, publie une interview du Pape, réalisée le 27 octobre, reprise par les 113 journaux du Réseau international des journaux de rue. En voici quelques passages portant principalement sur la question de la pauvreté.

Quel est le message de l'Eglise pour les sans-abri? Qu'est-ce que la solidarité chrétienne pratique?
Le Pape: "Je pense à deux choses. Jésus est venu au monde sans même avoir un toit, et il est devenu pauvre. L'Eglise...sait ce que veut dire ne pas avoir un toit au-dessus de soi, alors que c'est un droit que défendent les Mouvements populaires des trois T (travail, toit, terre.) L'Eglise dit que toute personne a droit à ces trois T.

Vous demandez très souvent de prendre soin des pauvres et des réfugiés. N'avez-vous pas peur de lasser les media et la société en général?
Le Pape: "Lorsqu'il s'agit d'un sujet qui est pas agréable...on est effectivement tous tentés dire ça suffit. Oui. Si je me sens fatigué...je ne me préoccupe pas et continue à parler de la vérité et de dire les choses comme elles sont.''

N'avez-vous pas peur que votre appel à la solidarité envers les sans-abri et les pauvres soit exploité politiquement? Comment l'Eglise doit elle parler pour être influente tout en restant en dehors du débat politique?
Le Pape: "On risque de faire des erreurs dans ce domaine... L'Eglise doit dire la vérité mais aussi témoignage, le témoignage de la pauvreté. Si un croyant parle de la pauvreté ou des sans-abri alors qu'il vit comme un roi, ça ne va pas. L'autre risque est de conclure des accords avec les autorités politiques...peu clairs et transparents" qui favorisent la corruption présente dans la vie publique, mais aussi politique et religieuse".

Saint François, qui avait choisi la pauvreté radicale, vendit jusqu'à son évangéliaire. Comme Pape, ne vous sentez-vous pas encouragé à vendre les trésors de l'Eglise?
Le Pape: "Il ne s'agit pas des trésors de l'Eglise mais de toute l'humanité Par exemple, si demain je dis de mettre en vente la Pietà, on me répondra que ce n'est pas possible parce qu'elle n'appartient pas par l'Eglise. Elle est dans une église, mais appartient à l'humanité. Cela vaut pour tous les trésors de l'Eglise. Par contre nous avons commencé à vendre des cadeaux qu'on me fait."

Avez-vous vous conscience que la richesse de l'Eglise puisse créer de telles attentes?
Le Pape: "Oui. Si on dressait un inventaire des biens de l'Eglise, on pourrait croire qu'elle est très riche... En 1929, le gouvernement italien avait offert au Saint-Siège un vaste territoire, et c'est Pie XI qui a refusé et accepté seulement un demi-kilomètre carré de garantir l'indépendance de l'Eglise... Le parc immobilier de l'Eglise est important mais nous l'utilisons pour maintenir les structures de l'Eglise et réaliser de nombreux travaux, des hôpitaux ou des écoles. Par exemple, j'ai fait envoyer au Congo 50.000 euro pour construire trois écoles dans les zones défavorisées. L'éducation est une chose importante pour les enfants."

Très Saint Père, pouvez-vous imaginer un monde sans pauvres?

Le Pape: "Je voudrais un monde sans pauvres, et nous devons nous battre pour cela. Mais je suis un croyant et je sais que le péché est toujours en nous. Et il y a toujours la cupidité humaine, le manque de solidarité, l'égoïsme qui crée pauvres. Il est donc difficile d'imaginer un monde sans mal. Si on pense aux enfants exploités par le travail...ou les abus sexuels..., aux enfants tués pour le trafic d'organes! ... Je ne sais pas si on réussira à réaliser un monde un monde sans pauvres, parce que le péché est toujours là, qui conduit à l'égoïsme. Mais il faut continuer de lutter, toujours et encore." 

Pour une promotion commune de l'écologie humaine


Ci du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Chrétiens et hindous pour une promotion commune de l'écologie humaine, tel est le thème du message adressé aux hindous par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette année le 11 novembre:


"Le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux vous adresse ses plus chaleureuses salutations. Que vos célébrations à travers le monde vous accompagnent vers une expérience de bonheur et d'harmonie dans vos familles et vos communautés. Le Pape François, dans son encyclique Laudato Si', s'est récemment exprimé sur la crise environnementale et humaine de l'écologie, qui menace notre planète. C'est la raison pour laquelle, en accord avec notre tradition, il nous semble opportun de partager avec vous quelques réflexions sur la nécessité de promouvoir l'écologie humaine. Nous espérons pouvoir inspirer et offrir quelques éléments pour une redécouverte de l'interdépendance de la création. L'écologie humaine porte sur la relation et la responsabilité que les êtres humains cultivent à l'égard de la terre et sur l'attention aux vertus écologiques. Parmi celles-ci, on peut énumérer l'exploitation soutenable des ressources de la terre grâce à la mise en oeuvre de politiques qui, aux niveaux national et international, visent à favoriser l'interconnexion et l'interdépendance entre les êtres humains et la nature. Ces questions, comme nous le savons, ont une incidence directe. Non seulement sur la santé actuelle de notre terre,la maison de la famille humaine, mais aussi sur celle des générations à venir. L'égoïsme humain, tel qu'il s'exprime dans les tendances consuméristes et hédonistes de certains individus et de certains groupes, nourrit la quête insatiable de se poser en maîtres et en conquérants plutôt que comme gardiens de la nature. En regard de notre croyance religieuse ou de nos identités respectives, nous sommes tous appelés à vivre avec une conscience majeure de notre responsabilité à l'égard de la nature, à favoriser les relations humaines et, surtout, à réorganiser nos modes de vie et nos structures économiques pour répondre aux défis écologiques auxquels nous sommes confrontés. Votre religion insiste sur l'unité entre la nature, l'homme et le divin. Notre foi chrétienne nous enseigne que la terre est un don de Dieu fait à tous les êtres humains. En tant que gardiens de l'ordre de la création, nous sommes tous mandatés pour en assurer la sauvegarde de façon responsable et résolue. Il existe un lien indissociable entre paix et création, paix et êtres humains. Pour que la paix puisse prévaloir dans le monde, il faut un effort consciencieux et concerté, individuel et collectif, de la part de nous tous pour entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité. La promotion de l'écologie humaine implique, à tous les niveaux, la formation et l'éducation d'une conscience et d'une responsabilité écologiques ainsi qu'une gestion judicieuse des ressources de la terre. Celles-ci commencent dans la famille, structure fondamentale pour une écologie humaine, au sein de laquelle l'homme reçoit des premières notions déterminantes concernant la vérité et le bien, dans laquelle il apprend ce que signifie aimer et être aimé et, par conséquent, ce que veut dire concrètement être une personne. Les structures éducatives et gouvernementales ont la responsabilité d'éduquer les citoyens à la juste compréhension de l'écologie humaine par rapport à l'avenir. Unis dans l'appartenance et la responsabilité mutuelles d'une même humanité, mais aussi en tant que croyants porteurs de valeurs et de convictions partagées, puissions-nous, hindous et chrétiens, unir nos voix à celles des personnes d'autres traditions religieuses et de bonne volonté pour nous efforcer de promouvoir une culture qui soit celle de l'harmonie en nous-mêmes, avec les autres, avec la nature et avec Dieu pour une écologie humaine qui favorise la croissance de l'arbre de la paix. Bien plus, prier pour une saine écologie et s'associer à la sensibilisation sur les façons de sauvegarder la création constitue une action moralement digne. Pour cela, le pape François a désigné, le 1 septembre comme Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création. Souhaitons que cette initiative contribue à sensibiliser tout le monde à la nécessité d'être de bons gardiens de la création et à promouvoir ainsi une véritable écologie humaine".

Audiences


Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Celestino Migliore, Nonce apostolique en Pologne.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 6 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Juan José Omella Omella, Archevêque métropolitain de Barcelone (superficie 340, population 2.657.000, catholiques 2.116.479, prêtres 826, diacres 46, religieux 3.092), en Espagne. Jusqu'ici Evêque de Calahorra y La Calzaba - Logroño (Espagne), il succède au Cardinal Lluís Martínez Sistach, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Jozef de Kesel, Archevêque de Malines - Bruxelles (superficie 3.635, population 2.825.000, catholiques 1.807.000, prêtres 1.794, diacres 88, religieux 3.249), en Belgique. Jusqu'ici Evêque de Bruges (Belgique), il succède à Mgr.André Léonard, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Jozef de Kesel, Ordinaire militaire pour la Belgique.


jeudi 5 novembre 2015

Message au Forum chrétien mondial de Tirana


Cité du Vatican, 5 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir hier un message aux participants à la réunion du Forum chrétien mondial, qui s'est tenu à Tirana (Albanie) du 2 au 4 novembre (La discrimination, la persécution, le martyre suivre le Christ). Il y salue en particulier les membres des différentes confessions chrétiennes venus représenter des communautés qui souffrent pour leur foi: ''C'est avec une grande tristesse que je pense à la discrimination et à la persécution croissante des chrétiens, notamment au proche et moyen Orient, en Afrique et en Asie. Votre réunion montre que nous ne sommes pas indifférents à la souffrance de nos frères et sœurs chrétiens... Dans plusieurs régions du monde, témoigner du Christ va parfois jusqu'à l'effusion du sang, qui est devenu une expérience commune des catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants, évangéliques et pentecôtistes. Cette communauté est beaucoup plus profonde et forte que les différences qui divisent encore nos Eglises et communautés ecclésiales. La Communio Martyrum est le signe le plus évident de notre cheminement commun. Dans le même temps, vos travaux donnent une voix aux victimes de l'injustice et la violence, tentant d'indiquer des voies pour sortir de cette situation tragique''. Puis le Pape dit son espoir de voir les martyrs d'aujourd'hui, appartenant à de nombreuses traditions chrétiennes, ''nous aider à comprendre que tous les baptisés sont membres du Corps du Christ, de son Eglise". Il faut comprendre "cette vérité profonde comme un appel à persévérer dans la voie œcuménique, vers la communion pleine et visible, dans l'amour et la compréhension mutuelle''.


Le Forum a demandé aux persécuteurs de chrétiens de cesser leur violence, aux gouvernements de respecter et de protéger la liberté religieuse, et surtout de défendre les chrétiens et les autres personnes persécutées en raison de leur foi, et aux media de rendre compte nettement des violations de la liberté religieuse, de la discrimination et de la persécution des chrétiens. Une grande importance a été la question de l'éducation de la jeunesse et de la solidarité entre les chrétiens. Au cours de ces trois jours, les participants ont commencé leur journée par une prière, d'abord en la cathédrale orthodoxe de Tirana, au centre de l'Alliance évangélique d'Albanie et en la cathédrale catholique de Saint-Paul. Ils ont prié pour les 200 millions de chrétiens persécutés de par le monde. Le Forum s'est conclu le jour où les catholiques albanais fêtaient le 25 anniversaire de la première messe dans un cimetière de Scutari, célébrée par un prêtre qui a survécu à cinq décennies de répression religieuse sous le régime communiste.

Audiences


Cité du Vatican, 5 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Stanislaw Tillich, Ministre Président de Saxe (Allemagne).

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Mgr.Joseph Marino, Nonce apostolique en Malaisie et à Timor Oriental, Délégué apostolique au Brunei.

Mgr.Charles Henry Dufour, Archevêque de Kingston (Jamaïque).

M.Habeeb Mohammed Ali al-Sadr, Ambassadeur d'Irak, en visite de congé.


mercredi 4 novembre 2015

Pardonner en famille


Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a tenu ce matin l'audience générale Place St.Pierre, évoquant la question du pardon en famille, "la famille étant un véritable camp d'entraînement au don du pardon réciproque, sans lequel aucn amour ne peut durer". Puis il est revenu sur le récent Synode consacré à la famille, qu'il a qualifié "d'événement de grâce". Après avoir souligné qu'il avait voulu que le document final soit rendu public afin que tous puissent apprécier le travail accompli en deux ans, le Pape a dit que ce n'était pas le moment d'en tirer les conclusions, lui même devant le méditer. "Mais en attendant la vie des familles se poursuit. Elles vont de l'avant et continuent d'écrire de belles pages de l'Evangile des familles. Dans un monde souvent aride de vie et d'amour, vous ne cessez de parler du grand don que sont le mariage et la famille".


On ne peut vivre ensemble sans se pardonner, a affirmé le Saint-Père en revenant sur sa première idée. "Sans se pardonner en famille on ne peut que mal vivre... Nous devons absolument tenir compte de nos erreurs et de nos offenses, dues à notre faiblesse comme à notre égoïsme. Il faut soigner au plus tôt ces blessures...car plus on attend plus cela devient difficile... N'attendons pas la fin de la journée pour demander pardon...car, en famille, c'est un moyen de renforcer le couple, de lui permettre de résister aux chocs de nos petites et grandes méchancetés. Mais il faut appliquer ce mode de vie à nos rapports sociaux, partout où nous nous trouvons. Nombreux son ceux, y compris des chrétiens, qui estiment que c'est exagéré... Or c'est en recevant le pardon de Dieu que nous devenons capables de pardonner à notre tour... Le Synode a ravivé notre espérance sur ce point. La capacité de pardonner est indispensable dans une société souvent dure et il est bon que la famille soit un espace d'apprentissage du pardon... Quant à l'Eglise, elle sera toujours au côté des familles afin de les aider à bâtir sur la roche dont a parlé le Christ... Les familles chrétiennes avanceront d'autant plus vie sur le chemin des Béatitudes qu'elles apprendront et enseigneront le pardon au sein de la grande famille de l'Eglise. C'est seulement ainsi qu'elle pourra témoigner de la force rénovatrice du pardon divin... C'est que nos familles peuvent faire beaucoup pour la société comme pour l'Eglise... Prions afin que les familles bâtissent de plus en plus de formules de réconciliation, afin que personne ne se sente abandonné à ses fautes".

Mise au point du P.Lombardi


Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Voici des réflexions proposées par le Directeur de la Salle de Presse à propos de la reprise du débat médiatique sur les problèmes économiques du Saint-Père:

"La publication imminente de deux livres ayant pour sujet les institutions et les activités économico-financières du Saint-Siège attise la curiosité et provoque une multiplication de commentaires. Quelques observations sont nécessaires. D'abord, une bonne partie de ce qui est publié résulte d'une fuite d'informations et de documents confidentiels. Il s'agit donc d'une démarche illégale qui doit être punie avec détermination par les autorités judiciaires vaticanes. Mais ce n'est pas ce dont nous voulons parler aujourd'hui, d'autant que l'argument est déjà l'objet d'une excessive attention. Réfléchissons plutôt au contenu des fuites. On peut déjà dire que pour la plupart d'entre elles, il s'agit d'informations déjà connues, certes avec bien moins d'ampleur et de détails. La documentation exposée est principalement liée à une collecte de données mise en mouvement par le Saint- Père lui-même, en vue de lancer une réflexion sur l'amélioration ou la réforme des structures administratives de l'Etat du Vatican et du Saint-Siège. A cet effet, la Commission d'études et de propositions relatives aux structures économico-administratives avait été instituée par le Pape en juillet 2013. Son mandat rempli, la COSEA a été dissoute en février suivant. On ne peut parler d'informations obtenues contre la volonté du Pape ou des chefs des différents organismes et institutions, mais d'informations obtenues ou fournies avec la collaboration de ces institutions, afin de contribuer aux réflexions communes sur les réformes à projeter. Bien sûr, beaucoup d'informations de cette nature doivent être étudiées, perçues et interprétées avec prudence, équilibre et attention. D'autant que des lectures différentes sont souvent possibles à partir des mêmes données. Par exemple, la situation du Fonds des retraites, sur lequel ont été exprimées des évaluations très différentes, certains évoquant avec inquiétude un profond déficit, tandis que d'autres fournissaient une lecture rassurante (communiqués officiels publiés par la Salle de Presse du Saint-Siège).

Il y a aussi le débat relatif aux objectifs et à l'utilisation des biens du Saint-Siège. Bien qu'effectivement considérables, ils sont destinés à soutenir les services gérés par le Saint-Siège ou les institutions qui lui sont liées, à Rome comme de part le monde. La propriété de ces biens est très variée, et tout le monde dispose les outils permettant de connaître leur histoire et leur évolution. Il est par exemple utile se s'informer sur les accords économiques passés entre l'Italie et le Saint-Siège dans le cadre des Accords du Latran, mais aussi sur les efforts déployés par Pie XI avec le concours d'experts et collaborateurs remarquables, afin de disposer d'une administration efficace, au point que la gestion du Vatican fut reconnue comme un exemple de sagesse et de clairvoyante, y compris sous l'aspect des investissements à l'étranger. En ce qui concerne le Denier de saint Pierre, il est nécessaire de savoir qu'il est employé de manières variables, en fonction des situations et des priorités du Saint-Père, à qui les fidèles l'ont offert pour soutenir son ministère. Les œuvres de charité du Pape en faveur des pauvres sont certainement l'objectif essentiel. Mais les fidèles n'entendent pas contester au Pape la liberté d'évaluer par lui même les situations d'urgence ni la façon d'y répondre pour le bien de l'Eglise universelle. Or cela comprend également outre la charité du Pape, ses initiatives hors du diocèse de Rome, la diffusion de son enseignement pour les fidèles des parties du monde les plus pauvres, la Curie Romaine comme un instrument de son service, le soutien aux 180 missions diplomatiques pontificales, l'assistance aux Eglises locales dans le besoin, etc. L'histoire du Denier démontre tout cela avec clarté.


Régulièrement ces débats médiatiques refont surface, attisant curiosité ou polémique. Il faudrait faire preuve de sérieux pour approfondir ces situations délicates et les différents problèmes spécifiques. Cela permettrait de distinguer ce qui va bien, et qui est beaucoup plus courant que ce que disent les publications en cause: Des actions et démarches parfaitement licites et justifiées, des actes administratifs normaux, y compris le paiement des impôts dus. Il faudrait distinguer cela des problèmes à corriger, des points obscurs à dissiper, des véritables irrégularités ou illégalités à éliminier. C'est précisément le travail délicat et complexe entrepris à la demande du Pape avec la création de COSEA, dont les recommandations sont précisément suivies: La réorganisation des dicastères économiques, la création du poste de Réviseur général, le bon fonctionnement des institutions chargées de la surveillance des activités économiques et financières, etc. C'est là une réalité objective et incontestable. La publication en vrac d'une grande quantité d'informations de nature diverse, en grande partie liée à une phase du travail aujourd'hui dépassée, fait tendencieusement l'impasse sur l'évaluation objective des résultats atteints. Pire elle crée l'impression du contraire et fait croire que règne une confusion permanente, la non-transparence, voire même la poursuite d'intérêts individuels ou incorrects. En outre, cela ne rend pas justice au courage et à l'engagement avec lesquels le Pape et ses collaborateurs ont fait face et continuent à relever le défi que représente l'amélioration de l'utilisation des biens temporels au service du spirituel. C'est pourtant ce qui devrait être le plus apprécié et encouragé par un travail journalistique correct, capable de répondre adéquatement aux attentes de l'opinion et aux exigences de la vérité. L'objectif de la bonne administration, de l'équité et de la transparence n'a pas changé. Il progresse sans incertitudes et selon le voeu du Pape François. Il ne manque pas de personnes au Vatican pour collaborer loyalement et avec énergie".

Fondation Bambino Gesù


Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Pour la première fois depuis sa nomination par le Secrétaire d'Etat, le nouveau Conseil de la Fondation Bambino Gesù s'est réuni ce matin à Rome pour approuver les nouveaux statuts.

A propos d'une enquête en cours


Cité du Vatican, 4 novembre 2015 (VIS). Ce midi, le P.Lombardi a réagi aux sollicitations de certains journalistes: "A la suite d'un rapport de l'AIF déposé en février, le Promoteur de Justice du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a engagé une enquête sur des ventes de titres et autres transactions boursières à charge de M.Giampiero Nattino", un banquier italien. "Le bureau du Promoteur a requis la collaboration de la Justice italienne et de la Justice suisse par le biais de commissions rogatoires transmises par voie diplomatique le 7 août".  
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