Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

lundi 25 février 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 23 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Francesco Montenegro, Archevêque métropolitain d'Agrigente (superficie: 3.041, population: 461.000, catholiques: 449.000, prêtres: 286, diacres: 34, religieux: 502), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Messina-Lipari-Santa Lucia del Mela (Italie), il succède à Mgr.Carmelo Ferraro, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Marcelino Hernández Rodríguez, Evêque d'Orizaba (superficie: 2.012, population: 551.010, catholiques: 498.648, prêtres: 73, religieux: 188), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de México (Mexique).
NER:RE/.../MONTENEGRO:FERRARO:HERNANDEZ              VIS 20080225 (90)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 25 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Mgr.Giuseppe Pinto, Nonce apostolique au Chili.

-Six membres de la Conférence épiscopale du Salvador en visite Ad Limina:

    -Mgr.Fernando Saenz Lacalle, Archevêque de San Salvador, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Gregorio Rosh Chavez.
    -Mgr.Luis Morao Andrezza, Evêque de Chalatenango.
    -Mgr.Miguel Angel Moran Aquino, Evêque de San Miguel.
    -Mgr.Romeo Tovar Astorga, OFM, Evêque de Santa Ana, accompagné de son Auxiliaire élu, Mgr.José Elias Rauda Gutiérrez, OFM.
AP:AL/.../...                                            VIS 20080225 (90)

NON A TOUTE FORME D'EUTHANASIE


CITE DU VATICAN, 25 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le Congrès international consacré aux orientations éthiques et pratiques de l'assistance aux malades graves et incurables, organisé par l'Académie pontificale pour la vie en parallèle à son Assemblée plénière annuelle. Rappelant d'emblée que "si la mort clôt l'expérience terrestre, elle ouvre à chacun de nous au-delà du temps la vie éternelle... Pour les croyants, la rencontre du mourant avec la source de vie et d'amour, a une valeur universelle qui enrichit leur communion". C'est pourquoi "aucun croyant ne saurait mourir seul et abandonné".

  Rappelant le devoir des institutions de "respecter la vie et la dignité du malade grave et du moribond", Benoît XVI a dit que, même "si elle sait que la science ne rachète pas l'homme, la société, en particulier les milieux médicaux, a le devoir d'assister et de garantir le respect de la vie humaine, à chacun des stades de son développement terrestre, plus encore dans la maladie ou à son stade terminal".

  "En fait, -a-t-il poursuivi- il s'agit d'assurer à chaque personne qui en a besoin, le soutien nécessaire à travers des thérapies et des interventions médicales adéquates, individualisées et gérées selon les critères de la proportionnalité médicale, en tenant toujours compte du devoir moral de fournir (de la part du médecin) et d'accueillir (de la part du patient) ces moyens de préservation de la vie qui, dans cette situation, deviennent 'ordinaires'".

  Le Pape a souligné que "le recours aux thérapies à hauts risques ou qui doivent être prudemment nommées 'extraordinaires', sera considéré moralement licite mais facultatif. De plus, il faudra toujours assurer à chaque personne les soins nécessaires et dus, ainsi que le soutien aux familles les plus éprouvées par la maladie d'un des leurs surtout si elle est grave et longue".

  Alors que, pour une naissance, les parents ont des droits spécifiques pour s'absenter de leur travail, -a ajouté le Saint-Père- "les mêmes droits devraient être reconnus aux proches au moment de la maladie d'un parent en phase terminale". "Un plus grand respect de la vie humaine individuelle -a-t-il poursuivi- passe inévitablement à travers la solidarité concrète de tous et de chacun, et constitue un des défis les plus importants de notre époque".

  Benoît XVI a constaté ensuite qu'il était de plus en plus fréquent de rencontrer dans les grandes villes des personnes âgées et seules "même au moment de maladie grave et de mort prochaine". "Dans de telles situations -a-t-il dit- les pressions d'euthanasie sont plus intenses, surtout lorsqu'on évoque une vision utilitariste de la personne. A ce propos -a ajouté le Pape-, je profite de l'occasion pour rappeler, une fois encore, la condamnation éthique ferme et constante de toute forme d'euthanasie directe, selon l'enseignement pluriséculaire de l'Eglise".

  "L'effort conjoint de la société civile et de la communauté des croyants -a poursuivi le Saint-Père- doit être orienté pour que tous puissent vivre dignement et de façon responsable, mais aussi traverser le moment de l'épreuve et de la mort dans la meilleure condition de fraternité et de solidarité possible, même lorsque la mort survient dans une famille pauvre ou dans un lit d'hôpital".

  Benoît XVI a enfin déclaré que la société doit "assurer un soutien convenable aux familles qui veulent s'engager à garder à la maison, pour des périodes relativement longues, des malades touchés par des pathologies dégénératives (cancéreuses, neurodégénératives, etc) ou qui ont besoin d'une assistance particulièrement lourde... La collaboration entre l'Eglise et les institutions -a-t-il conclu- peut se révéler, dans ce domaine, particulièrement précieuse pour assurer l'aide nécessaire à la vie humaine au moment de sa fragilité".
AC/.../ACADEMIE PONTIFICALE VIE                         VIS 20080225 (610)


A L'ECOUTE DE LA PAROLE


CITE DU VATICAN, 24 FEV 2008 (VIS). A midi, le Saint-Père a récité le traditionnel angélus dominical et s'est adressé aux milliers de fidèles rassemblés place St.Pierre. En ce troisième dimanche du Carême, a-t-il dit, "la liturgie nous propose l'un des passages les plus beaux et profonds de l'Evangile, le dialogue entre Jésus et la Samaritaine... Jésus y parle d'une eau vive, capable d'étancher sa soif et de devenir en elle une source vive de vie éternelle. Prouvant ainsi qu'il connaît sa vie privée, il révéla à cette femme que l'heure était venue pour elle d'adorer le seul et vrai Dieu en esprit de vérité. En plus, chose extrêmement rare, il lui confia qu'il était le Messie".

  Puis le Pape a rappelé que le thème de la soif "traverse tout l'Evangile de Jean, de la rencontre avec la Samaritaine à la grande annonce de la fête des tentes, et de là jusqu'à la Croix, lorsque Jésus déclara avant de mourir dans son J'ai soif qu'il accomplissait l'Ecriture... Si Dieu a soif de notre foi et de notre amour, il est comme un père bon et miséricordieux qui veut notre bien, ce bien absolu qu'il est lui même".

  La Samaritaine, a poursuivi Benoît XVI, "représente l'insatisfaction fondamentale de qui n'a pas trouvé ce qu'il cherche. Elle a eu cinq époux et partage sa vie avec un sixième homme. Ses allez retour au puits  expriment une vie répétitive et résignée. Mais tout change lorsque, bouleversée par sa conversation avec le Seigneur, elle abandonne son seau pour courir annoncer au village: Venez voir cet homme qui sait tout ce que j'ai fait, et qui pourrait être le Messie". Le Saint-Père a ensuite invité les fidèles à ouvrir leur coeur "à l'écoute de la Parole, afin de rencontrer Jésus à la suite de la Samaritaine. Il nous révèle son amour en nous disant que le Messie notre sauveur, C'est moi, celui qui te parle. Puisse Marie nous aider, elle qui est la première et parfaite disciple du Verbe incarné".

  Après la prière mariale, le Pape a cité les inondations qui viennent de dévaster la côte de l'Equateur, un désastre s'ajoutant à l'éruption du volcan Tungurahua. "Recommandant au Seigneur les victimes, j'assure de ma prière tous ceux qui souffrent des conséquences et vous invite tous à une fraternelle solidarité, afin que la population puisse retourner au plus tôt à une vie normale".
ANG/SAMARITAINE:EQUATEUR/...                             VIS 20080225 (410)


BESOIN INNE DE DIEU


CITE DU VATICAN, 24 FEV 2008 (VIS). Le Pape s'est rendu ce matin en la paroisse romaine Ste.Marie Libératrice, où il a célébré la messe, avant de rencontrer le conseil paroissial et les religieux collaborateurs. Au cours de son homélie, Benoît XVI a tout d'abord évoqué le centenaire de la consécration de cette église, puis a commenté la liturgie de ce troisième dimanche de Carême, qui parle de la symbolique de l'eau: "Dieu a soif de notre foi et veut que nous trouvions en lui la source de notre vrai bonheur. Le risque pour tout croyant est de pratiquer une religiosité qui n'est pas authentique, de ne pas chercher en Dieu la réponse aux demandes les plus intimes du cœur, et de l'utiliser comme s'il était au service de nos désirs et projets".

  Se référant à la première lecture du jour, et à l'attitude du peuple juif qui souffre dans le désert du manque d'eau, le Saint-Père a souligné que "le peuple exige que Dieu vienne à la rencontre de leurs attentes et exigences, plutôt que de s'abandonner avec confiance en ses mains, et dans l'épreuve, il perd sa confiance en Lui". Puis il s'est demandé: "Combien de fois cela s'est-il aussi passé dans notre vie? Dans quelles circonstances, plutôt que de nous conformer docilement à la volonté divine, nous voudrions qu'il réalise nos desseins et exauce nos espérances? A combien d'occasions notre foi devient fragile, faible, notre religiosité contaminée par des éléments magiques et purement terrestres?".

  En ce temps de Carême -a poursuivi Benoît XVI- où l'Eglise nous invite "à parcourir un itinéraire de vraie conversion, nous accueillons avec une humble docilité, l'avertissement du psaume: "Ecoutez aujourd'hui sa voix: N'endurcissez pas vos cœurs!". Commentant ensuite l'Evangile de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Sicar, le Pape a relevé qu'à un certain moment, la femme demande de l'eau à Jésus "et manifeste ainsi que dans chaque personne il y a un besoin inné de Dieu et du salut que seul lui peut combler".

  Jésus, a ajouté le Pape, "veut nous amener, comme la Samaritaine, à professer notre foi en lui avec force, pour que nous puissions ensuite annoncer et témoigner à nos frères la joie de la rencontre avec lui et les merveilles que son amour accomplit dans notre existence".

  La liturgie de ce dimanche -a poursuivi le Pape-, "nous pousse à revoir notre rapport avec Jésus, à chercher son visage sans relâche. Cela est indispensable pour que vous puissiez continuer dans le nouveau contexte culturel et social, l'œuvre d'évangélisation et d'éducation humaine et chrétienne accomplie depuis un siècle dans cette paroisse... Ouvrez toujours plus votre cœur -a t-il demandé à la communauté- à une action pastorale missionnaire qui pousse chaque chrétien à rencontrer les personnes, en particulier les jeunes et les familles, là où ils vivent, travaillent et passent leur temps libre, pour leur annoncer l'amour miséricordieux de Dieu... Je vous encourage -a poursuivi Benoît XVI- à persévérer dans votre engagement éducatif qui constitue le charisme type de chaque paroisse salésienne".

  Au cours de la rencontre qui a suivie la messe, où de nombreuses familles étaient présentes, le Pape a évoqué l'épisode de la Samaritaine, "qui illustre parfaitement la situation de l'homme contemporain et de la vie d'aujourd'hui. Elle a eu cinq maris et vit avec un autre homme. Ayant largement usé de sa liberté, elle n'en est pas devenue plus libre mais plus vide. Or, on constate qu'elle avait le désir profond de trouver le bonheur véritable, la joie véritable". Ainsi le Saint-Père a encouragé la communauté paroissiale à poursuivre son action missionnaire pour aider l'homme d'aujourd'hui à découvrir la liberté vraie et la joie véritable.

  Avant la fin de la visite de Benoît XVI, un paroissien lui a récité une poésie en dialecte romain et le Pape a dit: "Malheureusement, je ne parle pas le patois romain, mais entre catholiques, nous sommes tous Romains, nous portons tous Rome dans notre cœur et comprenons tous quelque peu ce dialecte".
HML/.../SAINTE MARIE LIBERATRICE                         VIS 20080225 (670)


vendredi 22 février 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 22 FEVR. 2008 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation de Mgr. Marcel Herriot a la charge pastorale du diocèse de Soissons (France) en conformité avec le canon 401, paragraphe 2 du C.I.C. Lui succède son Coadjuteur  Hervé Giraud.

-Nommé Mgr. Noël Treanor, evêque de Down and Connor (superficie 2.419, population 1.000.000, catholiques 321.021, prêtres 243, religieux 359) au l' Irlande. L'Evèque élu, né en 1950 à Silverstream (Irlande) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici secrétaire du COMECE au Bruxelles. Il succède à Mgr. Patrick Walsh, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé Mgr. Giuseppe Leanza, jusqu'ici nonce apostolique au Bulgarie, nonce apostolique au  l'Irlande.

-Nommé Mgr. Luciano Suriani nonce apostolique au Bolivie, l'élevant à la dignité archiépiscopale.
RE:NER:NN/.../...                                    VIS 20080222 (140)


AUDIENCE

CIUDAD DEL VATICANO, 22 FEV 2008 (VIS).-Le Saint-Père a reçu en audience l'Archevêque George Kocherry, Nonce apostolique au Zimbabwe.
AP/.../...                                        VIS 20080222 (20)

UNE COUR A SAINT GREGOIRE L'ILLUMINATEUR


CITE DU VATICAN, 22 FEV 2008 (VIS). Au cours d'une brève cérémonie, ce midi, à laquelle assistaient Sa Béatitude Nerses Bedros XIX, patriarche de Cilicie des Arméniens, et un groupe de prélats de l'Eglise arménienne catholique, le Pape a dédié la cour nord de la basilique Saint-Pierre à saint Grégoire l'Illuminateur.

  En rappelant que, quelques mois avant de mourir, Jean-Paul II avait béni la statue de saint Grégoire l'Illuminateur située dans cette cour, Benoît XVI a déclaré que "ce grand saint fit des Arméniens un peuple chrétien, il y a plus de dix-sept siècles, et ainsi le premier peuple a être officiellement chrétien".

  "Saint Grégoire fut appelé l'Illuminateur -a-t-il poursuivi- précisément parce qu'en lui se reflétait de façon extraordinaire le visage du Sauveur".

  Le Pape a ensuite prié pour que "le peuple arménien, par l'intercession de ce célèbre fils bien mérité, continue d'avancer sur les chemins de la foi, en se laissant guider, comme il l'a fait au cours des siècles, par le Christ et par son Evangile qui en a marqué de façon indélébile la culture".
AC/INAUGURATION COUR/GREGOIRE ILLUMINATEUR                       VIS 20080222 (190)


COLLECTE ANNUELLE DU CERCLE DE SAINT-PIERRE


CITE DU VATICAN, 22 FEV 2008 (VIS). Le pape a reçu aujourd'hui les membres du Cercle de Saint-Pierre, qui lui ont remis la traditionnelle collecte du "denier de Saint-Pierre", réalisée chaque année dans les paroisses et les instituts du diocèse de Rome.

  En s'adressant aux membres de cette institution, à l'occasion de la fête de la Chaire de saint Pierre, le Pape a déclaré que le service réalisé s'était "toujours distingué par une fidélité inconditionnelle à l'Eglise et à son pasteur universel, le Souverain Pontife".

  "Il s'agit -a-t-il poursuivi- d'un apostolat très apprécié et qui offre un témoignage constant de l'amour qu'il nourrit pour l'Eglise et en particulier pour le Saint-Siège. A cette occasion, je pense  à votre présence dans la basilique vaticane et au service d'ordre que vous effectuez pendant les célébrations que je préside, aux rencontres de formation et aux rencontres spirituelles, et aux activités d'assistance et de charité que vous soutenez avec générosité".

  Benoît XVI a remercié de la remise du denier de saint Pierre, qui "représente une aide concrète offerte au Pape pour qu'il puisse répondre aux nombreuses demandes qui lui parviennent du monde entier, spécialement des pays les plus pauvres". "Merci pour ce service -a-t-il conclu- que vous réalisez avec tant de générosité et d'esprit de sacrifice".
AC/.../CERCLE SAINT PIERRE                                            VIS 20080222 (220)


LES CHRETIENS APPELES A COOPERER A L'EVANGELISATION


CITE DU VATICAN, 22 FEV 2008 (VIS). Aujourd'hui a été publié le message du Saint-Père pour la XIV Journée mondiale de prière pour les vocations qui sera célébrée le 13 avril, quatrième dimanche de Pâques et dont le thème de cette année est: "Les vocations au service de l'Eglise-mission".
 
  Le texte est daté du 3 décembre 2007 et a été publié en français, anglais, portugais, italien, espagnol, polonais et allemand. Suivent de longs extraits:

  "L'Église est missionnaire dans sa totalité et en chacun de ses membres. Si, en vertu des sacrements du Baptême et de la Confirmation, tout chrétien est appelé à témoigner et à annoncer l'Évangile, la dimension missionnaire est spécialement et intimement liée à la vocation sacerdotale. Dans l'alliance avec Israël, Dieu confia à des hommes, choisis par avance, appelés par Lui et envoyés au peuple en son nom, la mission d'être prophètes et prêtres(...)Il en fut de même avec les prophètes".

  "Les promesses faites à nos Pères se réalisèrent pleinement en Jésus Christ (...)Et, comme proches collaborateurs dans son ministère messianique, Jésus se choisit des disciples, dès sa vie publique, pendant sa prédication en Galilée. Par exemple, lors de la multiplication des pains, quand il dit à ses Apôtres : "Donnez-leur vous-même à manger"les incitant ainsi à prendre en charge les besoins des foules, auxquelles il voulait offrir la nourriture pour les rassasier, mais aussi pour leur révéler la nourriture "qui se garde jusque dans la vie éternelle".  (...)Si nous nous arrêtons pour méditer cette page de l'Évangile (...) nous relevons tous les aspects qui caractérisent l'activité missionnaire d'une communauté chrétienne qui veut rester fidèle à l'exemple et à l'enseignement de Jésus. Correspondre à l'appel du Seigneur nécessite d'affronter, avec prudence et simplicité, tout danger et même les persécutions, puisque "le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur". Devenus un avec le Maître, les disciples ne sont plus seuls à annoncer le Royaume des cieux, mais c'est Jésus lui-même qui agit en eux. (...) Et en outre, comme véritables témoins, "revêtus d'une force venue d'en-haut" ils prêchent "la conversion et le pardon des péchés"à toutes les nations".

  "C'est précisément parce qu'ils sont envoyés par le Seigneur que les Douze prennent le nom d'"apôtres", destinés à parcourir les routes du monde en annonçant l'Évangile comme témoins de la mort et de la résurrection du Christ.(...) Dans ce processus d'évangélisation, le livre des Actes des Apôtres attribue aussi un rôle très important à d'autres disciples, dont la vocation missionnaire provient de circonstances providentielles, parfois douloureuses, comme l'expulsion de leur terre en tant qu'adeptes de Jésus (...)Le premier de tous, appelé par le Seigneur lui-même à être un véritable Apôtre, est certainement Paul de Tarse. L'histoire de Paul, le plus grand missionnaire de tous les temps, fait émerger, sous de multiples points de vue, le lien entre vocation et mission. Accusé par ses adversaires de ne pas être autorisé à l'apostolat, il fait maintes fois appel à la vocation qu'il a reçue directement du Seigneur".

  "Au début, comme par la suite, c'est toujours "l'amour du Christ" qui "pousse" les Apôtres (...)En effet, l'amour du Christ est communiqué à nos frères par l'exemple et par la parole, et par toute l'existence".

  "Parmi les personnes qui se dévouent totalement au service de l'Évangile, on trouve en particulier les prêtres. Ils sont appelés à dispenser la Parole de Dieu, à administrer les sacrements, spécialement l'Eucharistie et la Réconciliation, dévoués au service des plus petits, des malades, des pauvres, des personnes qui souffrent et de celles qui traversent des moments difficiles dans des régions de la terre où il y a parfois des multitudes qui, aujourd'hui encore, n'ont pas véritablement rencontré Jésus Christ. (...) Les statistiques montrent que le nombre des baptisés augmente chaque année grâce à l'activité pastorale de ces prêtres, entièrement consacrés au salut de leurs frères (...)  À travers ses prêtres, Jésus se rend donc présent parmi les hommes d'aujourd'hui, jusque dans les lieux les plus reculés de la terre".

  "Dans l'Église, il y a aussi depuis toujours beaucoup d'hommes et de femmes qui, poussés par l'action de l'Esprit Saint, choisissent de vivre l'Évangile d'une manière radicale, professant les vœux de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. Cette multitude de religieux et de religieuses, appartenant à d'innombrables Instituts de vie contemplative et active, a encore "une très grande part dans l'évangélisation du monde" Par leur prière permanente et communautaire, les religieux de vie contemplative intercèdent sans cesse pour toute l'humanité ; les religieux de vie active, par leurs multiples formes d'action caritative, apportent à tous le témoignage vivant de l'amour et de la miséricorde de Dieu".

  "Le don de la foi appelle tous les chrétiens à coopérer à l'évangélisation. Cette conscience est nourrie par la prédication et la catéchèse, la liturgie et une continuelle formation à la prière ; elle grandit par l'exercice de l'accueil, de la charité, de l'accompagnement spirituel, de la réflexion et du discernement, ainsi que par un projet pastoral dont le souci des vocations fait intégralement partie".

  "C'est seulement dans un terrain spirituellement bien cultivé que fleurissent les vocations au sacerdoce ministériel et à la vie consacrée. En effet, les communautés chrétiennes, qui vivent intensément la dimension missionnaire du mystère de l'Église, ne seront jamais portées à se replier sur elles-mêmes".
MESS/JOURNÉE MONDIALE  POUR LES VOCATIONS/...               VIS 20080222 (890)


COMMEMORATION DE LA VISITE DE JEAN-PAUL II A CUBA


CITE DU VATICAN, 22 FEV 2008 (VIS). Hier soir a été publié un message de Benoît XVI aux évêques de Cuba à l'occasion du dixième anniversaire de la visite de Jean-Paul II dans ce pays (21-26 février 1998).
 
  Le message a été adressé aux prélats cubains par le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, qui a commencé hier une visite de six jours à Cuba.
  
  "Le souvenir de ces dix ans après ces inoubliables journées pour l'Eglise et le peuple cubain, vécues aussi sous le regard ému du monde entier -a écrit le Pape- est sans doute un devoir de gratitude envers mon vénéré prédécesseur, et aussi la manifestation d'une ardente intention de renouveler une authentique impulsion évangélisatrice qu'il a laissée profondément imprimée dans le cœur de tous".
 
  Le Saint-Père a manifesté son estime pour les "engagements pastoraux" des évêques ainsi que sa proximité aux aspirations et préoccupations de tous les Cubains. Je prie constamment le Seigneur -a-t-il écrit- pour qu'il vous donne la force et la générosité de vivre chaque jour plus intensément votre foi et de vous prodiguer en faveur d'un monde éclairé par l'Evangile".
  
  "L'annonce de l'Evangile du Christ continue de trouver à Cuba des cœurs bien disposés à l'accueillir -a poursuivi Benoît XVI- ce qui implique une responsabilité constante pour les aider à grandir dans leur vie spirituelle, en leur proposant ce haut niveau de la vie chrétienne ordinaire, celui de la vocation à la sainteté de tout baptisé".

  Le Pape a souligné qu'"annoncer l'exacte doctrine, initier à l'écoute et à l'approfondissement de la Parole de Dieu, promouvoir la participation aux sacrements et favoriser la vie de prière sont les moyens premiers de l'action pastorale, puisque porter à tous le salut du Christ est le noyau même de la mission de l'Eglise".

  En reconnaissant que "parfois, quelques communautés chrétiennes se sentent opprimées par des difficultés, la pénurie de ressources, l'indifférence ou même la méfiance, qui peuvent conduire au découragement", Benoît XVI encourage les catholiques cubains à "mettre leur espérance en Jésus-Christ, notre Seigneur, qui ne trompe pas et comble de joie leur cœur, en donnant un sens et une fécondité à leur vie de foi".

  "Combien de fois -a-t-il poursuivi- de petits gestes d'amitiés et de bonne volonté, des gestes simples quotidiens de respect, d'attention à celui qui souffre ou de dévouement désintéressé au bien des autres, font entrevoir l'amour sans limites de Dieu pour tous et pour chacun".

  "Dans ce contexte, il est très important -a écrit le Pape- que la mission que l'Eglise à Cuba exerce en faveur des plus nécessiteux, avec des œuvres concrètes de service et d'attention aux hommes et aux femmes de n'importe quelle condition, mérite non seulement d'être soutenue dans ses besoins matériels, mais aussi d'être accueillie avec affection et compréhension". Le Pape a remercié "profondément l'effort et le sacrifice des personnes et des communautés qui se consacrent à ces tâches, en suivant l'exemple du Christ qui n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude".
 
  Benoît XVI a ensuite exhorté les fidèles cubains à faire fructifier le patrimoine de l'annonce évangélique de ces cinq siècles, qui a eu une "grande influence dans la naissance de la nation, par l'œuvre surtout du Serviteur de Dieu Félix Varela et du propagateur de l'amour entre les Cubains et entre tous les hommes que fut José Martì". "Ils voyaient -a-t-il ajouté- dans ces valeurs un élément vital pour la concorde et l'avenir heureux de la Patrie".

  Le Pape a enfin fait savoir que "cet héritage qui s'est enraciné dans l'âme cubaine a besoin aujourd'hui de votre généreuse sollicitude pastorale -a-t-il écrit- pour la raviver toujours plus, en montrant que l'Eglise, en portant son regard sur Jésus-Christ, tend à faire le bien, à promouvoir la dignité de la personne, et en semant des sentiments de compréhension, miséricorde et réconciliation, contribue ainsi à améliorer l'homme et la société".

  Le Saint-Père a conclu son message en assurant de sa proximité, de sa "prière fraternelle et de la collaboration d'autres Eglises disséminées dans le monde entier".
MESS/.../EVEQUES CUBA                                VIS 20080222 (690)


LA PAROLE DE DIEU


CITE DU VATICAN, 22 FEV 2008 (VIS). Ce matin, dans la chapelle "Redemptoris Mater" au Vatican, le père Raniero Cantalamessa, OFM Cap., prédicateur de la Maison Pontificale, a prononcé le premier sermon de carême, en présence du Saint-Père. Le thème des méditations de cette année est: "La Parole de Dieu est vivante et efficace" (Hb 4,12).
 
  "En préparation du Synode des évêques sur la Parole de Dieu (5-26 octobre 2008), et en prenant en compte les "Lineamenta" (ou première ébauche sur le thème synodal) -dit un communiqué- une réflexion sera proposée sur l'annonce de l'Evangile dans la vie du Christ (Jésus "qui prêche") et dans la mission de l'Eglise (le Christ "prêché"), sur la Parole de Dieu comme moyen de sanctification personnelle (lectio divina) et sur la relation entre l'Esprit et la Parole (lecture spirituelle de la Bible)".

  Les prochains sermons auront lieu les vendredi 29 février et 7 et 14 mars.
 .../SERMONS CAREME/CANTALAMESSA                             VIS 20080222 (160)


jeudi 21 février 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 21 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Ricardo Watty Urquidi M.Sp.S, jusqu'alors évêque de Nuovo Laredo (Mexique), évêque de Tepic (superficie 22.777, population 1.115.208, catholiques 1.073.321, prêtres 210, religieux 270) au Mexique. Il succède à Mgr.Alfonso Humberto Robles Cota, dont la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../WATTY:ROBLES                            VIS 20080221 (70)

AUDIENCE

CITE DU VATICAN, 21 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audience Renato Guarini, recteur magnifique de l'Université  "La Sapienza" de Rome.
AP/.../...                                               VIS 20080221 (30)

AUX COTES DU MOURANT


CITE DU VATICAN, 21 FEV 2008 (VIS). Ce midi, dans la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a été présenté le Congrès international "Aux côtés du malade incurable et du mourant : orientations éthiques et opératoires". Promu par l'Académie Pontificale pour la Vie, ce congrès aura lieu les 25 et 26 février au Vatican, à l'occasion de sa XIVe assemblée générale.

  Différents intervenants ont pris la parole : Mgr.Elio Sgreccia, Président de l'Académie Pontificale pour la vie; Joseph Capizzi, professeur associé de théologie morale à l'université catholique d'Amérique et membre de la fondation américaine "Culture de la vie"; Mgr.Maurice Calipari, théologien moraliste de l'Académie, professeur chargé de la bioéthique à l'Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille et Zbigniew Zylicz, directeur sanitaire du "Dove House Hospice" de Hull en Angleterre.

  Mgr.Elio Sgreccia a fait un bref résumé de la finalité de cette assemblée qui concentrera son attention sur le moment "où la fragilité humaine est éprouvée en profondeur, à un moment aggravé par la solitude et la souffrance... mais il est très important pour la vision chrétienne, parce que l'organisme physique se détruit et la vie du sujet prend fin mais cherche une ouverture à la vie pleine, à la vie éternelle".

  "Ces derniers instants sont le sujet spécifique de cette assemblée", a ajouté le prélat. "Nous avons jugé nécessaire -a-t-il dit- de définir ultérieurement les termes de ce qui est licite et de ce qui ne l'est pas dans le domaine thérapeutique, surtout pour répondre aux divers doutes et discussions persistantes dans le domaine de l'assistance médicale. Le programme pose de nombreux problèmes éthiques, destinés à clarifier avec équilibre et précision, autant que possible, les limites de la thérapie et de l'aide au malade incurable et au mourant. Il s'agira aussi de débattre sur des sujets anthropologiques et culturels. Nous présenterons surtout les aspects relatifs à l'aide: comment on peut sensibiliser la société et la communauté chrétienne, aux soins palliatifs, qui prédomineront dans les interventions qui doivent répondre à des interrogations éthiques précises".

  Mgr.Calipari a déclaré que "les nouvelles techniques d'intervention médicale, en plus d'assurer de meilleures chances de vie et/ou d'améliorer les conditions de santé pour beaucoup, peuvent parfois aussi comporter pour le patient une aggravation ultérieure de sa souffrance personnelle, sans qu'il y ait, par contre, une réelle perspective de bénéfice". "Que faire dans ces cas ? -s'est-t-il demandé-. Quels critères adopter pour pouvoir exprimer un jugement éthique et opératoire, qui soit fondé et justifiable, sur l'utilisation des moyens de conservation de la vie?".

  Le professeur Calipari a proposé de définir "un nouveau cadre systématique d'évaluation qui conjugue de façon dynamique les concepts de "proportionnalité/disproportionnalité" (chronologiquement plus récent) et d'"ordinaire/extraordinaire" (plus traditionnel), sans toutefois les priver de leurs différences et spécificités". "De là, -a-t-il poursuivi- découle une norme qui "peut représenter une référence précise pour les décisions concrètes sur l'élection et le recours aux différents moyens de conservation de la vie. Le résultat de cet effort s'appelle le "principe d'adéquation éthique sur l'utilisation des moyens de conservation de la vie".

  Le professeur Zylic a longuement parlé des soins palliatifs, des maisons pour personnes âgées et de l'assistance à domicile. "Bien que les hospices soient un concept chrétien, on y accepte des personnes de toutes croyances et religions".

  "La mort -a-t-il poursuivi- doit se concevoir comme une partie de la vie, un évènement normal. la mort d'un être cher peut aussi être un moment important de cheminement personnel. Les gens qui travaillent dans les maisons pour personnes âgées se trouvent confrontés à de nombreux dilemmes éthiques, comme l'alimentation artificielle et l'hydratation, le contrôle intensif des symptômes qui peuvent conduire rapidement au décès du patient, l'angoisse et la sédation terminale, et enfin, les demandes d'euthanasie croissante de notre société".
OP/MALADES INCURABLES/SGRECCIA                         VIS 20080221 (620)


JESUITES: FIDELITE AU CHARISME ORIGINAIRE

 
CITE DU VATICAN, 21 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la Congrégation générale de la Compagnie de Jésus avec son nouveau Préposé général le père Adolfo Nicolás qui se sont réunis à Rome le 7 janvier dernier.

  Le Pape a d'abord encouragé les personnes présentes et tous les frères de la Compagnie à être toujours fidèles à la mission reçue de Dieu, "en toute fidélité au charisme originaire, dans le contexte ecclésial et social qui caractérise ce début de millénaire".

  "L'Eglise -a-t-il dit- a un besoin urgent de personnes dont la foi est solide et profonde, de culture sérieuse et d'une vraie sensibilité humaine et sociale, de religieux et de prêtres qui dédient leur vie à être sur ces frontières pour témoigner et aider à comprendre qu'il existe une harmonie profonde entre foi et raison, entre esprit évangélique, soif de justice et engagement pour la paix".

  "La Compagnie de Jésus -a poursuivi Benoît XVI- fidèle à sa plus grande tradition, doit continuer à former ses membres avec une grande attention à la science et à la vertu, sans se contenter de la médiocrité parce que le devoir de la confrontation et du dialogue avec les contextes sociaux et culturels très divers et les mentalités différentes du monde d'aujourd'hui, est des plus difficiles et éprouvants.

  "Alors que vous vous efforcez de construire des ponts de compréhension et de dialogue avec ceux qui n'appartiennent pas à l'Eglise -a ajouté le Pape- ou qui ont des difficultés à en accepter les positions ou les messages, vous devez en même temps loyalement prendre en charge le devoir fondamental de l'Eglise de rester fidèle à son mandat d'adhérer totalement à la Parole de Dieu, et le devoir du Magistère de conserver la vérité et l'unité de la doctrine catholique dans son entier".

  Il a ensuite souligné que "cela ne vaut pas seulement pour l'engagement personnel des seuls Jésuites: puisque vous travaillez comme membre d'un corps apostolique -a-t-il dit- vous devez toujours être attentifs à ce que vos oeuvres et institutions conservent toujours une identité claire et explicite, afin que votre activité apostolique ne reste pas ambiguë ou obscure, et pour que de nombreuses autres personnes puissent partager vos idéaux et s'unir à vous efficacement et avec enthousiasme en collaborant à votre engagement au service de Dieu et de l'homme".
 
  "Les thèmes sur lesquels on discute aujourd'hui -a précisé Benoît XVI- et qui sont mis en doute, comme celui du salut de tous les hommes en Christ, la morale sexuelle, le mariage et la famille, doivent être considérés dans le contexte de la réalité contemporaine, tout en conservant cette syntonie avec le Magistère qui évite de  provoquer la confusion et le trouble dans le Peuple de Dieu".

  Le Saint-Père a aussi encouragé les pères jésuites à "suivre et renouveler" leur mission au milieu des pauvres et avec les pauvres. "Pour nous -a-t-il poursuivi- le choix des pauvres n'est pas idéologique, mais naît de l'Evangile... Il faut s'engager à comprendre et à combattre les causes structurelles des situations d'injustice et de pauvreté", de même qu'il "est nécessaire -a-t-il ajouté- de combattre dans le cœur même de l'homme les racines profondes du mal, le péché qui le sépare de Dieu, sans oublier de venir à la rencontre des besoins les plus urgents dans l'esprit de la charité du Christ".

  En se référant enfin aux exercices spirituels "qui depuis les origines ont caractérisés votre Compagnie", le Pape a demandé qu'"il en soit fait un instrument précieux et efficace pour la croissance spirituelle des âmes"... "Les Exercices spirituels -a-t-il conclu- représentent un chemin et une méthode particulièrement précieuse pour chercher et trouver Dieu, en nous, autour de nous et dans toute chose, pour connaître sa volonté et la mettre en pratique".
 AC/.../COMPAGNIE JESUS                                  VIS 20080221 (670)


SERBIE: DES RACINES CHRETIENNES POUR LA RECONCILIATION


CITE DU VATICAN, 21 FEV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu aujourd'hui les lettres de créances du nouvel ambassadeur de Serbie près le Saint-Siège, M. Vladeta Jancovic.

Le Pape a déclaré au diplomate que "les liens diplomatiques avec la Serbie comptaient beaucoup et qu'il souhaitait lui offrir ses encouragements pour poursuivre les efforts afin de construire un avenir de paix, de prospérité, de réconciliation pour une coexistence pacifique dans toute la région, pour que la Serbie comme ses nations voisines puissent trouver leur place dans l'Europe".

  "Quelques pays du continent européen ont échappé aux destructions de guerre au cours du siècle dernier -a rappelé le Saint-Père- et tous peuvent prendre une leçon de ce récent passé. Alors que vous travaillez pour un avenir plus sûr, il est essentiel de rappeler que l'identité et la riche tradition culturelle de votre nation, comme toutes les nations européennes, restent profondément enracinées dans l'héritage de la foi chrétienne et de l'Evangile de l'amour".

  Benoît XVI a ensuite ajouté que "si nous vivons en accord avec les valeurs de nos racines chrétiennes, nous découvrons la valeur de pardonner et d'accepter le pardon, pour nous réconcilier avec nos voisins et construire ensemble une civilisation d'amour où tous sont acceptés et respectés. Nous savons bien -a-t-il poursuivi- combien le peuple serbe a souffert au cours des derniers conflits et je désire exprimer ma préoccupation sincère pour eux et pour les nations balkaniques affectées par les tristes évènements des dix dernières années".

  "Le Saint-Siège -a poursuivi le Pape- partage avec vous le fervent désir que la paix apporte à la région une stabilité durable. En particulier, en ce qui concerne la crise actuelle au Kosovo, je demande à toutes les parties concernées qu'elles agissent avec prudence et modération, et trouvent des solutions qui favorisent le respect mutuel et la réconciliation".

  "Les divisions qui déchirent les peuples d'Europe sont le résultat des dérives de la perte tragique de l'unité chrétienne tout au long du dernier millénaire", a ajouté le Saint-Père en manifestant ensuite sa joie devant les progrès de la relation entre les chrétiens catholiques et les orthodoxes en Serbie ces dernières années et par leur collaboration étroite dans différents domaines. "J'espère vivement que ces résultats si positifs donnent leurs fruits -a-t-il dit- surtout dans l'exploration conjointe de la Doctrine sociale de l'Eglise".

  Le Saint-Père a ensuite parlé longuement de la situation géographique de la Serbie, sur la ligne de division entre le christianisme oriental et occidental qui leur donne "une opportunité unique de promouvoir le dialogue oecuménique, -a-t-il ajouté- alors que sa familiarité avec l'Islam, autant par sa proximité avec l'Empire ottoman que par la présence de nombreux musulmans dans la région, ouvre de riches possibilités au progrès du dialogue inter religieux. Ces deux processus sont très importants pour établir l'entente et le respect entre les peuples et les nations du monde moderne".

"La liberté religieuse est un élément indispensable pour construire une société qui favorise le développement de cette harmonie. Les avancées récentes de la Serbie pour garantir ce droit humain fondamental sont énormément appréciées", a souligné Benoît XVI. "Le plan pour la restitution aux églises et aux communautés religieuses des biens expropriés par la Fédération yougoslave, et l'introduction de l'enseignement religieux dans les écoles a contribué au renouveau spirituel du pays. C'est un exemple important pour les autres gouvernements".

"Je prie -a conclu le Saint-Père- pour que grandisse cette ouverture aux valeurs religieuses dans la société, pour que le débat public se nourrisse des principes de la foi".
CD/LETTRES CREANCES/SERBIE:JANCOVIC                              VIS 20080221 (590)


mercredi 20 février 2008

SAINT AUGUSTIN A TRAVERS SES OEUVRES


CITE DU VATICAN, 20 FEVR. 2008 (VIS).  Au cours de l'audience générale ce mercredi, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur saint Augustin. Le Pape a salué les pèlerins réunis dans la basilique Saint-Pierre puis s'est rendu à la Salle Paul VI où se trouvait les autres personnes assistant à l'audience.
  Le Saint-Père a rappelé que "saint Augustin fut un grand témoin du Christ, cher à mes prédécesseur -a-t-il dit- et que j'ai moi-même beaucoup étudié et médité. C'est le Père de l'Eglise qui a laissé le plus grand nombre d'œuvres... dont certains sont d'une importance capitale et pas seulement pour l'histoire du christianisme".
  Benoît XVI a cité en premier lieu les "Confessions" où "nous pouvons suivre pas à pas le chemin intérieur de cet homme extraordinaire et passionné de Dieu". Il a ensuite cité les "Rétractations" "moins connues mais tout aussi originales et très importantes... dans lesquelles Augustin, alors plus âgé, accompli une oeuvre de révision de toute son oeuvre écrite, laissant ainsi un document littéraire singulier et très précieux mais aussi un enseignement de sincérité et d'humilité intellectuelle".
  Le Pape a ensuite ajouté que "son oeuvre "De la Cité de Dieu", avait été écrite entre 413 et 416 pour répondre aux accusations des païens qui accusaient le christianisme d'être la cause de la chute de Rome en 410, puisque le Dieu chrétien et les apôtres n'avaient pu protéger la ville, alors qu'avec les divinités païennes, Rome était "caput mundi" et que personne ne pouvait penser qu'elle puisse tomber entre les mains des ennemis. Beaucoup pensaient -a expliqué le Pape-  que Rome "n'était pas sure avec le Dieu des chrétiens" et que "le Dieu des chrétiens ne protégeaient pas et que l'on ne pouvait donc pas se fier à lui". A cette objection "qui touchait profondément le cœur des chrétiens, Augustin répond avec l'œuvre grandiose "De la Cité de Dieu" en éclaircissant ce que nous pouvons attendre et ce que nous ne pouvons pas attendre de Dieu, ce qu'est la relation entre la sphère politique et la sphère de la foi de l'Eglise. Toutefois aujourd'hui -a-t-il poursuivi- ce livre est une source pour définir la vraie laïcité et la tache de l'Eglise, la grande espérance et la vérité que nous donne la foi".
Dans ce texte, Augustin présente l'histoire de l'humanité gouvernée par la divine providence mais actuellement divisée entre deux amours qui, par leur différence, sont à l'origine de deux cités : la cité terrestre née de l'amour de soi et de l'indifférence à Dieu, et la cité céleste née de l'amour de Dieu et de l'indifférence à soi-même".
  "De la Trinité" -a poursuivi le Saint-Père- traite du noyau principal de la foi chrétienne", alors que "De la Doctrine chrétienne" est une vraie introduction culturelle à l'interprétation de la Bible et donc au christianisme même, qui a eu une importance décisive dans la formation de la culture occidentale".
  Le Pape a ensuite rappelé que "le saint était conscient de sa stature intellectuelle... mais il a toujours mis en avant les oeuvres savantes de théologie, la diffusion du message chrétien aux personnes simples. Cette préoccupation se remarque dans "De catechizandis rudibus" dédié aux problèmes de l'instruction de nombreux chrétiens illettrés, et le "Psalmus contra partem Donati" d'argument doctrinal mais écrit d'une façon facilement compréhensible".
  Benoît XVI a expliqué que "les donatistes à qui s'adressait ce livre, soutenaient que la véritable Eglise était l'Eglise africaine et a rappelé que saint Augustin avait combattu toute sa vie contre ce schisme en soutenant que dans l'unité seule cette africanité était possible. Ainsi le Psalmus contra partem Donati" bien que texte d'argument doctrinal a un langage abordable pour que tous comprennent que " seul dans l'unité de l'Eglise a lieu notre relation avec Dieu, avec tous et la paix grandit dans le monde.
  "Dans "Enarrationes in Psalmos" -a poursuivi Benoît XVI- on trouve de nombreuses homélies "écrites par les tachygraphes pendant les prédications du saint qui devenaient, par la réputation de leur auteur, des textes très recherchés et servaient de modèles s'adaptant à de nouvelles situations".
  "Aujourd'hui encore -a conclu le Saint-Père- saint Augustin vit à travers ses oeuvres et est présent en nous. Nous voyons ainsi la vitalité permanente de la foi pour laquelle il a donné toute sa vie". 
 AG/SAINT AUGUSTIN/...                                            VIS 20080220 (700)   


mardi 19 février 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 19 FEV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé Valter Dario Maggi, Auxiliaire de l'Evêque de Guayaquil (superficie: 18.711, population: 3.357.000, catholiques: 3.022.000, prêtres: 339, diacres: 25, religieux: 678), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1956 à Brignano Gera d'Adda (Italie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Secrétaire de la Commission pour l'éducation de la Conférence épiscopale de l'Equateur.

-L'Abbé Joseph Ponniah, Auxiliaire de l'Evêque de Trincomalee-Batticaloa (superficie: 8.397, population: 1.545.129, catholiques: 68.174, prêtres: 66, religieux: 131), au Srilanka. L'Evêque élu, né en 1952 à Thannamunai (Srilanka) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.
NEA/.../MAGGI:PONNIAH                                     VIS 20080219 (110)

VEILLEE DE PRIERE UNIVERSITAIRE


CITE DU VATICAN, 19 FEV 2008 (VIS). Samedi 1 mars salle Paul VI, le Pape présidera la veillée de prière universitaire dans le cadre de la VI Journée européenne des étudiants. Thème: "Europe et Amérique ensemble pour bâtir la civilisation de l'amour". La manifestation est organisée par le Conseil des Conférences épiscopales européennes et le Bureau de la pastorale universitaire du Vicariat de Rome.

   Les étudiants rassemblés autour de Benoît XVI seront reliés via satellite à d'autres étudiants, des universités de Naples, Bucarest, Tolède, Avignon et Minsk pour l'Europe, de Washington, Mexico, La Havane, Aparecida et Loja pour les Amériques. Après la récitation du chapelet à 17 h et un discours, le Saint-Père remettra à des délégués estudiantins des exemplaire de l'encyclique Spe Salvi.

  Dans le même contexte se tiendra du 28 février au 1 mars près l'Université pontificale grégorienne un congrès intitulé: "L'Europe et l'Amérique pour un développement intégral et solidaire", organisé par le Bureau pastoral de Rome, avec l'appui de la délégation italienne du Conseil de l'Europe, des ministères italiens de la communication, des universités et des affaires étrangères. Ce congrès sera ouvert par les discours du Prof.Florencio Hubeñak (Université catholique de Buenos Aires) et du Prof.Bianca Maria Tedeschini Lalli (Université Rome 3) consacrés aux racines historiques communes et aux liens historiques entre l'Europe et les Amériques.

  Les trois sessions auront pour thèmes de débat: "L'Europe et les Amériques dans la globalisation", "La mission de l'université face au développement", "La culture et ses modèles universitaires face à la globalisation". Deux tables rondes concluront ces assises, qui traiteront de la "fuite des cerveaux entre Etats-Unis, Amérique latine et Europe", et des "perspectives de coopération universitaire pour le développement intégral et solidaire".
.../JOURNEE UNIVERSITAIRE/...                                 VIS 20080219 (290)


Copyright © VIS - Vatican Information Service