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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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mardi 21 décembre 2010

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 21 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francisco C.San Diego, à la charge pastorale du diocèse de Pasig (Philippines).
RE/                                                                            VIS 20101221(40)

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 21 DEC 2010 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.Michael Bunluen Mansap, Evêque émérite d'Ubon Ratchathani (Thaïlande), le 2 décembre à 81 ans.

-Mgr.Bernard Patrick Devlin, Evêque émérite de Gibraltar (Gibraltar/GB), le 15 décembre à 89 ans.

-Mgr.José Dos Santos Garcia, SMP, Evêque émérite de Porto Amplia (Mozambique), le 11 décembre à 97 ans.

-Mgr.Ambrosio Echebarría Arroita, Evêque émérite de Barbastro-Monzón (Espagne), le 6 décembre à 88 ans.

-Le Cardinal Michele Giordano, Archevêque émérite de Naples (Italie), le 2 décembre à 80 ans.

-Mgr.Raymond Philip Kalisz, SVD, Evêque émérite de Wewak (Papouasie-Nouvelle Guinée), le 12 décembre à 83 ans.

-Mgr.Ferenc Keszthelyi, O.Cist., Evêque émérite de Vác (Hongrie), le 6 décembre à 82 ans.

-Mgr.Júlio Tavares Rebimbas, Archevêque Evêque émérite de Porto (Portugal), le 6 décembre à 88 ans.

-Mgr.John Thomas Steinbock, Evêque de Fresno (USA), le 5 décembre à 73 ans.

-Mgr.George Otto Wirz, ex Auxiliaire de Madison (USA), le 23 novembre à 81 ans.
DECES/...                                                    VIS 20101221 (170)

lundi 20 décembre 2010

JOURNEE MONDIALE DU MALADE

CITE DU VATICAN, 18 DEC 2010 (VIS). Aujourd'hui a été publié le Message du Saint-Père pour la XIX Journée mondiale du malade (11 février 2011, fête de Notre-Dame de Lourdes). Il y rappelle d'abord sa visite pastorale à Turin, en mai dernier, où "il a pu prier devant le Saint-Suaire, face à ce visage souffrant qui nous invite à méditer sur celui qui a pris sur lui la passion de l'homme de tout temps et tout lieu, ainsi que nos souffrances, nos difficultés et nos péchés". Après avoir dit que "la souffrance est toujours pleine de mystère, difficile à accepter et à porter", Benoît XVI évoque l'apôtre Thomas ayant du mal à croire en la passion rédemptrice du Christ et qui se trouvant "face au Christ montrant ses plaies, transforme sa réponse en une émouvante profession de foi: Mon Seigneur et mon Dieu! C'est précisément à travers les plaies du Christ -poursuit-il- que nous pouvons voir, avec les yeux de l'espérance, tous les maux qui affligent l'humanité... Dieu, Vérité et Amour en personne, a voulu souffrir pour nous et avec nous. Il s'est fait homme pour partager avec l'homme sa souffrance, réellement, dans sa chair et son sang. Ainsi, est entré dans toute souffrance humaine Celui qui partage la souffrance et l'épreuve. Dans chaque souffrance se diffuse la consolation, consolation de l'amour participant de Dieu pour faire surgir l'étoile de l'espérance".

  Le Saint-Père parle ensuite de la Journée mondiale de la jeunesse (Madrid août 2011) et s'adresse aux jeunes "qui vivent l'expérience de la maladie. Souvent, la passion et la croix de Jésus font peur car elles semblent être la négation de la vie. En réalité, c'est exactement le contraire! La croix est le "oui" de Dieu à l'homme... Lui seul est capable de libérer le monde du mal et de faire grandir son Royaume de justice, de paix et d'amour auquel nous aspirons tous". Il manifeste son affection à tous et à chacun des malades "se rendant participant des souffrances et des espérances que vous vivez quotidiennement en union au Christ crucifié et ressuscité afin qu'il vous donne la paix et la guérison du cœur. Près de vous, avec lui, veille la Vierge Marie que nous invoquons avec confiance Salut des infirmes et Consolatrice des affligés". A la fin de son message, le Pape a invité les autorités "à investir davantage d'énergie dans les structures sanitaires pour venir en aide et au soutien des personnes souffrantes, surtout des plus pauvres et de ceux qui sont dans le besoin", et a adressé ses salutations affectueuses "aux évêques, prêtres, personnes consacrées, séminaristes, professionnels de la santé, volontaires et tous ceux qui se consacrent avec amour à soigner et alléger les souffrances de chaque frère ou sœur malade, dans les hôpitaux ou maisons de soins, et dans les familles: sachez toujours voir dans le visage des malades, le visage des visages, celui du Christ".
MESS/                                                 VIS 20101220 (490)

VISITE A LA BIBLIOTHEQUE VATICANE

CITE DU VATICAN, 18 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a visité ce matin la Bibliothèque apostolique vaticane, à peine réouverte après trois ans de travaux, et qu'il avait visitée en juin 2007, dès avant la restauration. Accueilli par le Cardinal Raffaele Farina, SDB, Archiviste et Bibliothécaire, accompagné de Mgr.Cesare Pasini, Préfet de la Bibliothèque, et de M.Ambrogio M.Piazzoni, Vice Préfet. Après avoir salué les membres du Conseil de la BAV, il a béni les locaux restaurés. On lui présenté les travaux puis il a parcouru les différentes sections de l'institution. Le Pape a également félicité le personnel en réaffirmant l'importance de la Bibliothèque vaticane pour le Saint-Siège et pour l'Eglise universelle.
BXVI-VISITE/                                                 VIS 20101220 (120)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 18 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Joseph Karikkassery, Evêque de Kottapuram (superficie: 3.300, population: 3.333.467, catholiques: 89.569, prêtres: 137, religieux: 330), en Inde. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Verapoly (Inde).

-L'Abbé Santiago Gómez Sierra, Auxiliaire de l'Archevêque de Séville (Espagne). L'Evêque élu, né en 1957 à Madridejos (Espagne) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Doyen du chapitre cathédral de Cordoue (Espagne).

-Mgr.Antonio Mennini, Nonce apostolique en Grande-Bretagne, jusqu'ici Nonce en Russie et en Ouzbékistan.

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, son Envoyé spécial à la clôture de l'Année jubilaire de l'Eglise du Vietnam (4 - 6 janvier 2011).
NER:NEA:NN:NA/                                                      VIS 20101220 (120)

SERVITEUR HUMBLE ET FIDELE

CITE DU VATICAN, 19 DEC 2010 (VIS). Aujourd'hui à midi, quatrième dimanche de l'Avent, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Il a évoqué  l'Evangile de Matthieu, qui raconte "la naissance de Jésus du point de vue de Joseph", l'époux promis de Marie, qui "avant qu'ils eussent habités ensemble, avait conçu par la vertu du Saint-Esprit". Dans ce texte, "saint Joseph est présenté comme un homme juste et fidèle à la loi de Dieu, disponible pour accomplir sa volonté. C'est pourquoi il entre dans le mystère de l'Incarnation après qu'un ange du Seigneur, lui apparaissant en songe, lui annonce: Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie ton épouse car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés". Ecartant la pensée de répudier Marie, il l'a prit chez lui car ses yeux voyaient alors en elle l'œuvre de Dieu". Bien que troublé, a observé le Saint-Père, "Joseph agit comme le lui avait ordonné l'ange du Seigneur, sûr de faire ce qui était juste. En donnant le nom de Jésus à cet enfant régnant sur tout l'univers, il s'ajoute à la liste des serviteurs humbles et fidèles, semblable aux anges et aux prophètes, aux martyrs et aux apôtres... Saint Joseph annonce les prodiges du Seigneur, témoignant de la virginité de Marie, de l'action gratuite de Dieu et protégeant la vie terrestre du Messie. Vénérons donc le père légal de Jésus car en lui se dessine l'homme nouveau qui regarde avec confiance et courage vers l'avenir, ne suit pas son propre projet mais se fie totalement à l'infinie miséricorde de celui qui accomplit les prophéties et ouvre l'ère du salut".

  Benoît XVI a conclu sa réflexion en confiant à saint Joseph, patron universel de l'Eglise "tous les pasteurs", et en les encourageant à offrir "aux fidèles chrétiens et au monde entier la proposition humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ... Invoquons avec foi la Vierge Marie, pleine de grâce...afin qu'en ce Noël désormais proche, nos yeux s'ouvrent et voient Jésus et que notre cœur se réjouisse de cette admirable rencontre d'amour".
ANG/                                                VIS 20101220 (380)

VOEUX A LA CURIE ROMAINE

CITE DU VATICAN, 20 DEC 2010 (VIS). Ce matin s'est déroulée la traditionnelle rencontre du Pape avec le Sacré Collège, la Curie Romaine et le Gouvernorat de l'Etat de la Cité du Vatican pour l'échange des vœux de Noël. Passant en revue les principaux évènements de l'année, Benoît XVI a d'abord évoqué l'Année sacerdotale qui a commencé "avec une grande joie et, grâce à Dieu, nous avons pu la conclure avec une grande gratitude bien qu'elle se soit déroulée différemment de ce à quoi nous nous attendions. Chez nous les prêtres et chez les laïcs, même aussi chez les jeunes, a été renouvelée la conscience de ce que ce don représente le sacerdoce de l'Eglise catholique qui nous a été confiée par le Seigneur. Nous nous sommes rendus compte, à nouveau, combien il était beau que des hommes soient autorisés à prononcer au nom de Dieu et avec son plein pouvoir la parole du pardon, et d'être ainsi en mesure de changer le monde et la vie, que des hommes soient autorisés à prononcer les paroles de la consécration...et de pouvoir être, avec la force du Seigneur, proche des autres dans leurs joies et leurs souffrances. Nous avons donc été plus que touchés lorsque justement cette année et dans une dimension inimaginable pour nous, nous avons eu connaissance d'abus contre des mineurs commis par des prêtres qui transforment le sacrement en son contraire: sous le manteau du sacré, ils blessent profondément la personne humaine dans son enfance et leur causent un dommage pour toute leur vie".

  Puis il a rappelé "une vision de sainte Hildegarde de Bingen qui décrit de façon surprenante ce que nous avons expérimenté cette année... Dans cette vision...le visage de l'Eglise était couvert de poussière, et c'est ainsi que nous l'avons vu. Son vêtement était déchiré à cause des prêtres. Nous l'avons vu cette année tel qu'elle l'a vu et exprimé. Nous devons accueillir cette humiliation comme une exhortation à la vérité et un appel au renouveau. Seule la vérité sauve. Nous devons nous interroger sur ce que nous pouvons faire pour réparer le plus possible l'injustice créée. Nous devons nous demander ce qui n'allait pas dans notre annonce, dans toute notre façon de configurer l'être chrétien pour qu'une telle chose puisse se produire... Nous devons prendre de nouvelles résolutions dans la foi et dans le bien. Nous devons être capables de pénitence. Nous devons nous efforcer de faire tout notre possible dans la préparation au sacerdoce pour qu'une telle chose ne puisse plus se produire. J'en profite pour remercier de tout cœur ceux qui s'engagent pour aider les victimes et pour leur redonner confiance en l'Eglise et la capacité de croire à son message". Benoît XVI a rappelé qu'au cours de ses rencontres "avec les victimes de ce péché", il a toujours trouvé "des personnes qui avec un grand dévouement sont aux côtés de ceux qui souffrent et qui ont été blessés. Je profite de cette occasion pour remercier aussi tous les bons prêtres qui transmettent en humilité et foi la bonté du Seigneur et qui, au milieu des dévastations, sont les témoins de la beauté non perdue du sacerdoce. Nous sommes conscients de la particulière gravité de ce péché commis par des prêtres et de notre responsabilité correspondante. Mais nous ne pouvons pas non plus passer sous silence le contexte actuel où il nous est donné de voir ces évènements. Il existe un marché de la pornographie concernant les enfants qui semble, en quelque sorte, être de plus en plus considéré par la société comme une chose normale. La dévastation psychologique des enfants dont l'humanité est réduite à l'état de marchandise, est un signe effrayant de notre époque".

  Le Saint-Père a ensuite parlé de la drogue "qui avec une force croissante, étend ses tentacules sur le monde entier... Chaque plaisir devient insuffisant et l'excès dans la tromperie de l'enchantement devient une violence qui déchire des régions entières et cela au nom d'un fatal malentendu de la liberté, où précisément la liberté de l'être humain est entamée et finalement annihilée... Pour s'opposer à ces forces, nous devons jeter un œil sur leurs fondements idéologiques. Dans les années soixante-dix, la pédophilie apparut comme une théorie conforme à l'homme et à l'enfant. Elle fait pourtant partie d'une perversion de fond du concept d'"ethos"... Rien ne serait en soi bien ou mal. Tout dépendrait des circonstances et de la finalité poursuivie... La morale est remplacée par un calcul des conséquences et cesse ainsi d'exister. Les effets de telles théories sont aujourd'hui évidents. Jean-Paul II, dans son encyclique Veritatis Splendor, a indiqué avec une force prophétique dans la grande tradition rationnelle de l'ethos chrétien, les bases essentielles et permanentes de l'action morale. Aujourd'hui, ce texte devrait être remis d'actualité comme chemin de formation de la conscience".

  Puis il a parlé du Synode sur les Eglises du Moyen Orient, dont il remis l'Instrumentum Laboris lors de son voyage de juin à Chypre. Même si nous ne sommes pas en pleine communion, a dit Benoît XVI, "nous y avons vu combien les fondements ecclésiaux nous unissent profondément" aux Eglises orthodoxes: "Le mystère sacramental des évêques, porteurs de la tradition apostolique, la lecture de l'Ecriture selon l'herméneutique de la Regula Christi, sa compréhension dans une unité multiforme centrée sur le Christ..., une foi et une vie ecclésiale ayant l'Eucharistie pour coeur. Nous avons également vu la riche culture chrétienne de l'Orient, mais aussi les problèmes d'un pays divisé. Les blessures dues aux erreurs du passé sont évidentes, comme le désir de retrouver la paix et la concorde antérieure. Tous savent que la violence, qui a créé l'actuelle situation, ne résout rien. Seul le compromis et la compréhension mutuelle peuvent rétablir l'unité. Il est essentiel que la pastorale y prépare la population".

  "Durant le Synode, c'est le Moyen Orient tout entier qui a été envisagé, une vaste région du monde où se côtoient plusieurs cultures, plusieurs religions et rites aussi... Les graves évènements des dernières années ont mis à mal une tradition de vie commune. Tensions et divisions se sont accrues. Les violences aussi, qui n'épargnent même pas ce qui est sacré pour autrui... Aujourd'hui, les chrétiens constituent la minorité la plus opprimée et la plus agressée, après des siècles de vie partagée avec leurs voisins musulmans... Au Synode, nous avons attendu le Conseiller du Grand Mufti du Liban s'élever contre la violence qui frappe les chrétiens. Il a dit qu'en agissant ainsi des musulmans blessent aussi l'islam. Malheureusement, comme d'autres, cette voix de la raison que nous remercions n'a pas assez fortement porté. Ici aussi, l'obstacle réside dans le lien entre l'avidité et l'acharnement idéologique. Su la base de la foi et de sa raison, le Synode a fortement développé le concept du dialogue, du pardon et de l'accueil réciproque, que nous voulons crier au monde. L'homme est un et l'humanité une. Ce qui est fait ici ou là contre un homme blesse l'ensemble de la famille humaine. Le travail synodal doit constituer un vibrant appel lancé à tous les responsables, politiques comme religieux, afin qu'ils barrent la route à la christianophobie. Ils doivent se dresser en défense des victimes et des exilés, et relancer l'esprit de réconciliation".

  Le Pape est alors passé à sa visite pastorale de septembre au Royaume Uni, au cours de laquelle il a béatifié John Henry Newman, en revenant sur le devoir des chrétiens et de l'Eglise d'annoncer l'Evangile à notre temps. Evoquant sa rencontre de Westminster avec le monde de la culture, il a repris Tocqueville pour qui, en Amérique, la démocratie a pu s'établir grâce à un consensus moral qui dépassait les simples expressions et les unifiait. Ce n'est qu'avec un tel consensus sur l'essentiel que droit et constitution peuvent fonctionner. Ce consensus de fond provenant du patrimoine chrétien est en péril là où, à sa place, à la place de la raison morale succède la simple rationalité finaliste dont j'ai parlé il y a peu... En réalité, c'est un aveuglement de la raison pour ce qui est essentiel. Combattre cet aveuglement de la raison et lui conserver la capacité de voir l'essentiel, de voir Dieu et l'homme, ce qui est bon, et ce qui est vrai, est l'intérêt commun qui doit unir tous les hommes de bonne volonté. L'avenir du monde est en jeu".

  Il a ensuite parlé de la conversion du futur Cardinal Newman "à la foi dans le Dieu vivant", en laquelle il reconnût que " Dieu et l'âme, l'être lui-même de l'homme au niveau spirituel, constituent ce qui est vraiment réel, ce qui compte... Là où arrive une telle conversion, ce n'est pas simplement une théorie qui change, mais c'est la forme fondamentale de la vie qui change. Nous avons tous besoin toujours de nouveau d'une telle conversion : nous sommes alors sur le droit chemin. En Newman, la force motrice qui le poussait sur le chemin de la conversion était la conscience..., la capacité de vérité de l'homme, sa capacité de reconnaître la vérité dans les domaines décisifs de son existence, religion et morale... La conscience, la capacité de l'homme de reconnaître la vérité lui impose avec cela, en même temps, le devoir de se mettre en route vers la vérité, de la chercher et de se soumettre à elle là où il la rencontre... Le chemin des conversions de Newman est un chemin de la conscience, un chemin non de la subjectivité qui s'affirme, mais, justement au contraire, de l'obéissance envers la vérité qui, pas à pas, s'ouvre à lui".

  En conclusion, Benoît a brièvement évoqué ses voyages à Malte, au Portugal et en Espagne, où "s'est rendu de nouveau visible que la foi n'est pas une chose du passé, mais une rencontre avec le Dieu qui vit et agit maintenant".
AC/                                              VIS 20101220 (1630)

vendredi 17 décembre 2010

VEPRES AVEC LES ETUDIANTS

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Comme chaque année avant Noël, le Pape a convié hier après-midi les étudiants de Rome à des vêpres en la Basilique vaticane. Le Dieu d'Abraham, leur a-t-il dit à l'homélie, "s'est révélé en s'incarnant en Jésus, le fils de Marie, vrai Dieu et vrai homme, que nous rencontrons une fois encore dans la crèche de Béthléem. Retourner en ce lieu si humble n'est pas qu'un parcours idéal. C'est le chemin que nous sommes appelés à faire en expérimentant la présence et l'action de Dieu rénovatrice dans nos vies. Ce chemin vers Béthléem constitue une progressive libération intérieure, une expérience de liberté profonde, car elle nous oblige à nous élever et à nous dépasser pour tendre à Dieu qui s'est fait proche... Dieu nous donne courage, notamment dans les moment de faiblesse et de lassitude, où il est besoin de retrouver la sérénité du marcheur et la joie du pèlerin en route vers l'éternité... L'enfant que nous allons trouver entre Jésus et Marie est le Logos Amour, la Parole qui peut donner consistance à nos existences... A Béthléem se croisent l'aujourd'hui de l'homme et l'éternité de Dieu pour entreprendre ensemble un dialogue et une intense communion".

   A vous qui vous formez et vous construisez, a poursuivi Benoît XVI, "le Verbe incarné demande de partager sa patience de bâtisseur. Construire sa vie et construire la société ne peut être réalisé par des esprits et des coeurs distraits et superficiels... On sent aujourd'hui le besoin d'une nouvelle génération d'intellectuels, capables d'interpréter les dynamiques sociales et culturelles en offrant des solutions concrètes et réalistes. L'Université est appelée à ce rôle fondamental, dont l'Eglise est l'actif soutien". La communauté universitaire romaine "est appelée à accomplir une tâche capitale, dépasser préjugés et incompréhensions bloquant souvent le développement d'une véritable culture. En oeuvrant en synergie, avec notamment les facultés de théologie, les universités de Rome peuvent démontrer qu'un nouveau dialogue et qu'une nouvelle collaboration sont possibles entre foi chrétienne et savoirs, sans confusion ni séparation, dans l'aspiration commune à servir pleinement l'homme".

  Après les vêpres, la délégation universitaire d'Afrique a remis à la délégation espagnole l'icône de la Sedes Sapientiae qui sera portée en pèlerinages dans les universités d'Espagne, en préparation à la Journée mondiale de la jeunesse qui se déroulera en août prochain à Madrid.
HML/                                                     VIS 20101217 (400)  

JUBILE POUR NAPLES

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Pape a fait parvenir un message (14 décembre) au Cardinal Crescenzio Sepe, Archevêque de Naples (Italie) à l'occasion de l'inauguration d'une année jubilaire diocésaine. Naples, y écrit-il, "possède un riche héritage religieux, qui exige cohérence, fidélité et témoignage, et un florilège de sainteté représenté par des figures célèbres, qui ont laissé une trace profonde dans l'Eglise comme dans la société. C'est donc un devoir de poursuivre cette histoire de foi et de charité en relançant l'effort apostolique". Puis Benoît XVI rappelle que "le contexte socio-culturel a beaucoup changé. Si on peut se réjouir de la foi simple et persévérante de beaucoup de chrétiens, il faut regretter la diffusion d'une vision sécularisée de la vie et l'accroissement des maux qui assaillent aujourd'hui la société comme l'individualisme". C'est le résultat des modèles négatifs et déviants qui pèsent sur la vie sociale et familiale, sur les jeunes en particulier. Je veux donc réaffirmer la nécessité prioritaire d'une solide formation civile et chrétienne d'une jeunesse fortement exposée aux risques de déviance... Dans les divers milieux sociaux, les chrétiens sont appelés à être des porteurs de vérité et des témoins de l'Evangile. Chacun doit donc faire en sorte que les valeurs spirituelles et morales appliquées à la vie déterminent l'émergence d'une société plus juste et fraternelle. Il faut s'engager...dans une charité véritable, dans une solidarité et dans des exemples qui démontrent qu'il existe un mode de vie alternatif, accessible à tous. C'est seulement ainsi que se renforcera la conscience de ce qu'aujourd'hui comme hier la volonté divine agit. Là réside un élan d'avenir si on l'accueille avec générosité pour transformer les situations les plus difficiles en renouvelant le coeur et le visage de Naples".
MESS/                                                     VIS 20101217 (300)

ACADEMIE MARIALE DE L'INDE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Hier après-midi, au cours de la XV session publique des Académies pontificales, le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, a lu un message du Saint-Père au Cardinal Gianfranco Ravasi, qui est le coordinateur de ces institutions. Il y rappelle que ces assises, consacrées à l'Assomption de Marie, signe de réconfort et d'espérance, ont été préparées par l'Académie mariale internationale et l'Académie pontificale de l'Immaculée pour célébrer le 150 anniversaire du dogme de l'Assomption. Puis il souligne que la Constitution conciliaire Lumen Gentium déclare que Marie est le signe d'une espérance assurée et un garantie de consolation pour le Peuple de Dieu au long des siècles. "Se faisant l'écho du sentiment des fidèles et en réfléchissant sur ce que la liturgie célèbre, les Pères et les Docteurs de l'Eglise ont proclamé le privilège unique attaché à Marie. Ils ont également décrit sa beauté lumineuse qui soutient et nourrit notre espérance". Puis le Saint-Père rappelle que "la  réflexion théologique et spirituelle, la liturgie, la dévotion mariale et son expression artistique sont un tout, un message complet capable de ravir les yeux, de toucher le coeur et de solliciter l'intelligence d'une compréhension encore plus profonde d'un mystère marial qui reflète notre destin". Les théologiens et les mariologues sont invités "à emprunter la Via Pulchritudinis". Benoît XVI espère en "une majeure collaboration entre théologiens, liturgistes et artistes qui puisse offrir à la contemplation des messages efficaces".

  Accueillant la proposition du Conseil de coordination, le Pape a décerné le premier prix des Académies pontificales à l'Académie mariale de l'Inde, une institution toute jeune basée à Bangalore et représentée hier par son Président l'Abbé Kulandaisamy Rayar. Le prix a été remis au Professeur Luis Alberto Esteves dos Santos Casimiro pour son important doctorat sur l'Annonciation dans la peinture portugaise du XVI siècle. La médaille du pontificat a été accordée en signe d'encouragement au groupe Gen Verde du mouvement Focolari, pour un engagement artistique imprégné de valeurs évangéliques et ouvert au dialogue entre les peuples et les cultures.
MESS/                                                     VIS 20101217 (350)

NOUVEL AMBASSADEUR D'ITALIE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de M.Francesco Mario Greco, nouvel Ambassadeur d'Italie, devant qui il a évoqué la prochaine célébration du 150 anniversaire de l'unification de son pays: Un des aspects les plus importants du processus engagé en 1861, "parfois douloureux et combattu, ayant conduit à la forme actuelle de l'Etat italien, est la recherche d'une distinction correcte et de formes justes de la collaboration entre communautés civile et religieuse. Ce sont des exigences d'autant plus délicates que l'Italie a une histoire et une culture profondément marquées par l'Eglise catholique, et dont la capitale est le siège du chef de cette dernière, répandue à travers le monde. Ces caractéristiques, qui appartiennent depuis des siècles au patrimoine historique et culturel de l'Italie, ne peuvent être niées, oubliées ou écartées. Ces 150 années montrent que lorsqu'on a tenté de le faire, de dangereux déséquilibres comme de douloureuses fractures ont été infligés au pays".

  Puis le Saint-Père a souligné l'importance des Pactes du Latran et de l'Accord de Villa Madame qui "fixent un juste équilibre de rapports dont bénéficient le Siège apostolique comme l'Etat et l'Eglise d'Italie... Ces accords ne sont pas l'expression d'un désir de l'Eglise ou du Saint-Siège d'acquérir pouvoir, privilèges ou avantages socio-économiques, ni d'une volonté de sortir de la mission spécifique que lui a assigné son divin fondateur... Au contraire, ils ont leur fondement dans la juste volonté de l'Etat de garantir aux citoyens et à l'Eglise le plein exercice de la liberté religieuse, qui est un droit dont la dimension n'est pas que personnelle... La liberté religieuse est un droit qui s'étend à la famille, aux confessions religieuses et de l'Eglise, et que l'Etat est appelé à garantir comme celui des croyants à la liberté de conscience et de religion, comme la fonction légitime que la religion et les groupes religieux occupent dans la sphère sociale".

"L'exercice adéquat et la reconnaissance  correspondante de ce droit permettent à la société d'approuver les ressources morales et l'activité généreuse des croyants. On ne peut donc pas imaginer poursuivre un authentique progrès social en perpétrant une mise à l'écart voire un refus explicite du facteur religieux comme on a tendance à le faire aujourd'hui de différentes façons. L'une d'elles est par exemple la tentative d'éliminer des lieux publics l'exposition de symboles religieux, le crucifix en premier, qui est sans doute le symbole, par excellence, de la foi chrétienne, mais qui, en même temps, parle à tous les hommes de bonne volonté et, en tant que tel, n'est pas un facteur de discrimination". A ce propos, Benoît XVI a remercié le gouvernement italien d'avoir agi "conformément à une vision correcte de la laïcité et à la lumière de son histoire, sa culture et sa tradition, trouvant de plus le soutien d'autres nations européennes". Puis il a ajouté: "Alors que certaines sociétés tentent de mettre à l'écart la dimension religieuse, de récentes informations témoignent de ce qu'aujourd'hui sont commises des violations ouvertes à la liberté religieuse. Face à cette douloureuse réalité, la société italienne et ses autorités ont fait preuve d'un intérêt particulier pour le sort de ces minorités chrétiennes qui, en raison de leur foi, subissent des violences et sont discriminées ou contraintes à une émigration forcée vers leur patrie". Je souhaite, a conclu le Saint-Père, que "partout grandisse la conscience de cette problématique et, en conséquence, que soient intensifiés les efforts de voir garanti, partout et pour tous, le plein respect de la liberté religieuse. Je suis certain que l'engagement du Saint-Siège en ce sens ne manquera pas de l'appui de l'Italie au niveau international".
CD/                                                VIS 20101217 (620)

SAPIN DE NOEL

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu une délégation du Sud Tyrol italien venue offrir le traditionnel sapin de Noël dressé à côté de la crèche monumentale de la Place St.Pierre. Le sapin centenaire, haut de 34 m, a été prélevé à 1.500 m d'altitude, sera allumé en début de soirée lors d'une cérémonie présidée par le Cardinal Giovanni Lajolo, Président du Governorat de l'Etat du Vatican. Une cinquantaine d'autres sapins plus petits ont été offerts pour orner divers lieux de la Cité. Dans son salut, le Pape a rappelé que l'arbre de Noël "enrichit la symbolique de la Nativité, qui est un message de fraternité et d'amitié, une invitation à l'unité et à la paix, une invitation à accueillir dans nos vie et dans la société ce Dieu qui nous offre son amour tout puissant dans un nouveau né. Il veut par là que son amour réponde librement au nôtre. La crèche et le sapin, porteurs d'un message d'espérance et d'amour, nous aident à créer un climat propice pour vivre de manière spirituelle et religieuse le mystère de la naissance du Rédempteur".
AC/                                                    VIS 20101217 (200)

SAINT-SIEGE ET CHINE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Bureau de presse du Saint-Siège a publié à midi un communiqué relatif à la huitième assemblée de représentants catholiques chinois (Pékin, 7 - 9 décembre 2010).

  C'est avec une profonde douleur que le Saint-Siège déplore que du 7 au 9 décembre, ait eu lieu à Pékin la huitième assemblée des représentants catholiques chinois. Celle-ci a été imposée à de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs. Les modalités de sa convocation et son déroulement manifestent une attitude répressive face à l'exercice de la liberté religieuse que l'on pensait aujourd'hui dépassée dans la Chine actuelle. La volonté persistante de contrôler la sphère la plus intime des citoyens, c'est-à-dire leur conscience, et de s'ingérer dans la vie interne de l'Eglise catholique ne fait pas honneur à la Chine et apparaît même comme un signe de peur et de faiblesse plutôt que de force ainsi que d'une intolérance intransigeante plus que d'ouverture à la liberté, tant quant au respect effectif de la dignité humaine que d'une correcte distinction entre la sphère civile et religieuse.

  Le Saint-Siège avait fait savoir, à plusieurs reprises, d'abord à ses pasteurs mais aussi à tous les fidèles, et même publiquement, qu'ils ne devaient pas participer à cet évènement. Chacun de ceux qui étaient présents sait dans quelle mesure il est responsable devant Dieu et l'Eglise. Les évêques, en particulier, et les prêtres auront aussi à faire face aux attentes de leurs communautés respectives qui regardent leur Pasteur et ont le droit de voir en lui un guide et une sécurité dans la foi et la vie morale.

  On sait, par ailleurs, que de nombreux évêques et prêtres ont été contraints de participer à l'assemblée. Le Saint-Siège dénonce ces graves violations de leurs droits humains, en particulier de leur liberté religieuse et de conscience. Le Saint-Siège exprime, en outre, sa grande estime envers ceux qui, de diverses façons, ont témoigné leur foi avec courage et ont invité les autres à prier, à faire pénitence et, par leur action, à réaffirmer leur volonté de suivre le Christ avec amour, en pleine communion avec l'Eglise universelle.

  Le Saint-Siège demande à ceux qui ont sur le cœur une déception et une profonde souffrance, se demandant comment il a été possible que leur propre évêque et leurs prêtres aient participé à cette assemblée, de rester fermes et patients dans la foi. Il les invite à prendre acte des pressions subies par beaucoup de leurs pasteurs et à prier pour eux, et les encourage à continuer courageusement de les soutenir face aux nombreuses contraintes qu'ils trouvent dans l'exercice de leur ministère.

  Au cours de l'assemblée, ont, entre autres, été désignés les responsables de la soi-disant Conférence épiscopale et de l'Association patriotique catholique chinoise. Ce qui a été écrit par le Pape Benoît XVI dans sa Lettre de 2007 à l'Eglise chinoise reste valide en ce qui concerne ces deux organismes ainsi que l'assemblée elle-même.

  L'actuel Collège des Evêques catholiques de Chine, en particulier,  n'est pas reconnu comme Conférence épiscopale du Siège apostolique, à l'exclusion des Evêques " clandestins " c'est-à-dire non reconnus par le gouvernement et qui sont en communion avec le Pape. Il inclut les prélats, illégitimes dès le début, et est régi par des statuts contenant des éléments incompatibles avec la doctrine catholique. Il est profondément déplorable qu'ait été désigné à sa présidence un évêque illégitime.

  En ce qui concerne ensuite la finalité déclarée de mettre à jour les principes d'indépendance et d'autonomie, d'autogestion et d'administration démocratique de l'Eglise, on rappelle qu'elle est inconciliable avec la doctrine catholique qui depuis les plus anciens symboles de foi professe l'Eglise " une, sainte, catholique et apostolique ". C'est pourquoi on déplore la désignation d'un prélat légitime pour présider l'Association patriotique catholique chinoise.

  Ce n'est pas la route que l'Eglise doit accomplir dans le contexte d'un grand et noble pays qui suscite l'attention de l'opinion publique mondiale par les objectifs significatifs atteints dans tant de domaines, mais qui trouve encore difficile de mettre en œuvre les moyens exigeants d'une vraie liberté religieuse que sa constitution professe aussi de respecter. Pour cela, l'Assemblée a rendu plus ardu le chemin de réconciliation entre les catholiques des " communautés clandestines " et ceux des " communautés officielles " provoquant une blessure profonde non seulement à l'Eglise de Chine mais aussi à l'Eglise universelle.

  Le Saint-Siège regrette profondément le fait que la tenue de cette assemblée ainsi que la récente ordination épiscopale sans l'indispensable mandat pontifical, aient nui unilatéralement au dialogue et au climat de confiance engagés dans les rapports avec le gouvernement de la République Populaire de Chine. Le Saint-Siège, tout en réaffirmant sa volonté de dialoguer honnêtement, sent le devoir de préciser que des actes inacceptables et hostiles comme ceux mentionnés ici provoquent chez les fidèles, en Chine comme en dehors, une grave perte de confiance, nécessaire au dépassement des difficultés et à la construction d'une relation correcte avec l'Eglise, en vue du bien commun.

  A la lumière de ce qui s'est passé, l'invitation du Saint-Père à tous les catholiques du monde, le 1 décembre, de prier pour l'Eglise en Chine qui vit des moments particulièrement difficiles, reste prioritaire.
OP/                                                 VIS 20101217 (860)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Carl A.Anderson, Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, accompagné de Mgr.William Edward Lori, Evêque de Bridgeport (USA).

-Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/                                                                  VIS 20101217 (70)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter Paul Angkyier, Evêque de Damonga (superficie: 29.000, population: 440.000, catholiques: 22.700, prêtres: 42, religieux: 32), au Ghana.L'Evêque élu, né en 1961 à Nandon (Ghana) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'en 2009 Vicaire général de ce même diocèse.
NER/                                                                    VIS 20101217 (60)

jeudi 16 décembre 2010

CINQ NOUVEAUX AMBASSADEURS

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin des lettres de créances de M.Suresh Prasad Pradhan, nouvel Ambassadeur du Népal, de M.Royson Mabuku Mukwena, nouvel Ambassadeur de Zambie, de M.Miguel Angel Canturri Montanya, nouvel Ambassadeur de la Principauté d'Andorre, de Mlle Vivianne Fock Tave, nouvel Ambassadeur des Seychelles, et de M.Boubacar Sidiki Toure, nouvel Ambassadeur du Mali. Ayant remis à chacun un message spécifique, le Saint-Père a prononcé un discours commun, centré sur le principe de fraternité humaine, important au même titre que la liberté ou l'égalité. En voici les passages saillants:

   On y a "fait appel de manière poignante toute cette année pour soulager Haïti, meurtrie d'abord par un tremblement de terre et puis par le choléra. D'autres tragédies ont malheureusement frappé d'autres pays au cours de cette année. Vos pays, la communauté internationale et le monde associatif ont répondu à des appels à l'aide particulièrement urgente, aide qu'il conviendrait naturellement de poursuivre et d'intensifier. Pour sa part, et à travers ses différentes institutions, l'Eglise apporte une contribution multiforme qu'elle prolongera dans le temps. Le bel idéal de fraternité, qui se trouve dans la devise nationale de nombreux pays, a trouvé dans le développement de la pensée philosophique et politique un écho moindre par rapport à celle d'autres idéaux comme la liberté, l'égalité, le progrès ou l'unité. Il s'agit d'un principe demeuré en grande partie lettre morte dans les sociétés politiques modernes et contemporaines, surtout à cause de l'influence exercée par les idéologies individualistes ou collectivistes. La fraternité a, comme vous le savez, une signification particulière pour les chrétiens à cause du dessein d'amour fraternel de Dieu, de fraternité donc, révélé par le Christ... Pour vivre dignement, tout être humain a besoin de respect. Il a également besoin que justice lui soit rendue et que ses droits soient concrètement reconnus. Toutefois, ceci ne suffit pas pour mener une vie pleinement humaine. En effet, la personne a aussi besoin de fraternité. Cela est vrai non seulement dans les relations de proximité, mais également à l'échelle de la planète. Or, si le processus de mondialisation en cours rapproche les êtres humains les uns des autres, il n'en fait pas pour autant des frères... La raison humaine est à même de reconnaître l'égalité de tous les hommes et la nécessité de limiter les disparités excessives entre eux, mais elle s'avère incapable d'instituer la fraternité. Celle-ci est un don surnaturel. Pour sa part, l'Eglise voit la réalisation de la fraternité humaine sur la terre comme une vocation contenue dans le dessein créateur de Dieu dont elle veut devenir, toujours plus fidèlement, l'ouvrière à la fois sur le plan universel et sur le plan local comme elle l'est dans les pays que vous représentez près le Saint-Siège".

  "La fraternité trouve une expression concrète dans la gratuité et le respect..., y compris dans l'activité économique. L'identité profonde de l'homme, son être-en-relation, s'exprime aussi dans son activité économique qui est l'un des terrains de majeure coopération entre les hommes... Néanmoins, si la fraternité vécue entre les hommes peut trouver un écho positif sur le plan de l'efficacité sociale, il ne faut pas oublier qu'elle ne constitue pas un moyen, mais qu'elle est une fin en elle-même. L'Eglise croit au Christ qui nous révèle que Dieu est amour. Elle est aussi convaincue que pour tous ceux qui croient en la charité divine, Dieu apporte la certitude que la voie de l'amour est ouverte à tous les hommes et que l'effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n'est pas vain".
CD/                                                             VIS 20101216 (600)

RAPPROCHEMENT AVEC LES LUTHERIENS

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Pape a reçu ce matin l'Evêque Munib A.Younan et le Révérend Martin Junge, les nouveaux Président et Secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, ainsi que la délégation les accompagnant à Rome. Dans son discours, il a souligné les nombreux progrès acquis au cours de plusieurs décades de débats entre luthériens et catholiques. "Avec l'aide de Dieu, on est peu à peu parvenu à éliminer les obstacles et à créer des liens visibles d'unité, par le dialogue théologique comme par la coopération au niveau notamment des communautés locales". Evoquant ensuite le dixième anniversaire de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification, Benoît XVI a dit qu'il s'agit "d'une avancée fondamentale dans le long et difficile processus de rétablissement de la pleine unité des chrétiens, mais aussi un encouragement à poursuivre le débat oecuménique... A l'approche du cinquième centenaire des événements de 1517, luthériens et catholiques sont appelés à réfléchir plus profondément sur le point atteint par la marche vers l'unité, et à prier le Seigneur de nous aider à aller de l'avant".

  Puis le Pape a dit sa joie que la Commission internationale luthériens catholiques sur l'unité "prépare un document sur leur capacité commune de mieux dialoguer dans le cadre de relations étroites, après presque cinq siècles de séparation. Afin de mieux percevoir la nature de l'Eglise, qui est le thème principal de la phase actuelle du dialogue oecuménique, cette commission étudie le baptême et la croissance de la communion ecclésiale. J'espère -a conclu le Saint-Père- que ces débats ouvrent de nouveaux horizons comme une nouvelle capacité de porter la lumière du Christ à tous les niveaux de la société".
AC/                                                     VIS 20101216 (290)

JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX 2011

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Ce midi près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, assisté de Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire du dicastère, Mgr.Anthony Frontiero et Mgr.Tommaso Di Ruzza, officials, a présenté le message de Benoît XVI pour la XLIV Journée mondiale de la paix (1 janvier 2011). Ce texte, a expliqué le Cardinal, s'ouvre "par une référence aux violences contre les chrétiens d'Irak, pour aborder la question de la liberté religieuse et les divers moyens de l'utiliser pour la paix... Sa conclusion offre une réflexion sur la paix comme don de Dieu mais aussi oeuvre des hommes de bonne volonté, des croyants avant tout... La liberté religieuse, qui est donc le thème du message 2011, est essentiel dans la doctrine sociale de l'Eglise. Elle correspond aussi à un besoin fondamental de l'homme. Comme droit universel, elle est une clef d'une paix sans cesse menacée par le sécularisme agressif, l'intolérance envers Dieu et toute expression religieuse, par le fondamentalisme religieux, la politisation de la religion et la religion d'état, par un relativisme culturel et religieux de plus en plus présent".

  Puis le Cardinal a souligné que le Pape rappelle qu'une des taches principales, réalisée après la seconde guerre mondiale, fut la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948). Benoît XVI salut la déclaration, mais se dit "préoccupé par l'accroissement de la négation du caractère universel de ces droits, au nom de visions culturelles, socio-politiques et religieuses particulières... La liberté religieuse n'est pas un droit concédé par l'Etat" car elle découle "de la loi morale naturelle et de la dignité humaine au sein de la création. L'Etat et les autres instances publiques doivent la reconnaître comme intrinsèque à la personne, comme élément indispensable de son intégrité et de la paix même". Puis le Président de Iustitia et Pax a rappelé que "la liberté religieuse constitue un devoir pour les pouvoirs politiques" car l'Etat ne dispose pas d'un droit illimité. Cette liberté "est le droit de la personne à exprimer son choix de répondre à la vérité comme être créé pour vivre avec Dieu sans entraves. C'est là que l'homme trouve sa paix et devient un instrument de paix... La liberté religieuse n'implique pas l'égalité de toutes les religions, ni ne justifie le relativisme religieux ou l'indifférence religieuse... Et elle ne peut se réduire au libre exercice du culte. Sa dimension publique consent au croyant de contribuer à la construction de l'ordre social... Nier le droit à professer publiquement sa religion ou à défendre sa foi dans le débat social entrave un développement sain... L'exercice de ce droit pour la paix implique donc la reconnaissance de l'harmonie entre vie privée et publique, individu et communauté... Par conséquent, développement et exercice de la liberté religieuse relève aussi de la communauté", notamment de la famille. "Quoique non créée par lui, cette liberté doit être reconnue par l'Etat comme appartenant à la personne et à sa manifestation publique. Reconnaître la liberté religieuse est respecter la dignité de chaque personne. Cela implique le principe de la responsabilité de protection tant de la communauté que de la société ou de l'Etat... L'appel de l'Eglise au respect de la liberté religieuse n'est pas une simple demande de réciprocité de la part d'une communauté de croyants disposés à respecter les autres sous condition qu'ils respectent les droits de ses propres membres. Cet appel est fondé sur la dignité de la personne. Il est juste de respecter les droits d'autrui, mais non par échange ou contre faveur. Si d'autres sont persécutés à cause de leur foi, nous leur devons compassion et solidarité". Le Cardinal Turkson a conclu sa présentation en rappelant qu'annoncer l'Evangile tend aussi au réveil de la liberté religieuse de chacun, de manière à faire découvrir la vérité de l'Evangile à qui le désire. "Cette vérité évangélique est unique car c'est elle qui sauve... L'évangélisation et la mission ne sont donc pas contradictoires à la liberté de religion".

  Ensuite, Mgr.Toso a souligné combien le message de Benoît XVI invite également à "approfondir la vérité du droit à la liberté religieuse, ses implications anthropologiques, éthiques, juridiques, politiques, sociales et religieuses... Au delà de la tolérance, la liberté religieuse est comme le dit le Pape l'essence de toute moralité et de toute liberté, du respect partagé et de la paix". Le texte papal critique autant le fanatisme et le fondamentalisme que le laïcisme qui ignorent l'essence de la liberté religieuse, laquelle est recherche, libre et communautaire, de la transcendance... Pour l'Eglise, le dialogue inter-religieux est un encouragement important pour la collaboration de toutes les communautés de croyants en recherche de la paix. Ainsi, dans un monde globalisé et dans une société de plus en plus multi-ethnique et pluri-culturelle, les grandes religions peuvent être non un problème mais une ressource, un facteur capital d'unité et de concorde".

  Pour lire le message de Benoît XVI, cliquer ici
AC/                                                    VIS 20101216 (830)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Le P.José Rodríguez Carballo, Ministre général des Frères mineurs.
AP/                                                                       VIS 20101216 (40)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Paul Stagg Coakley, Archevêque métropolitain d'Oklaoma City (superficie: 109.997, population: 2.555.000, catholiques: 116.919, prêtres: 146, diacres: 92, religieux: 150), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Salina (USA), il succède à Mgr.Eusebius Joseph Beltran, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                                                VIS 20101216 (70)
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