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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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lundi 14 janvier 2013

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Julio Parrilla Díaz, Evêque de Riobamba (superficie 7.014, population 517.000, catholiques 405.000, prêtres 79, diacres 7, religieux 218), en Equateur. Il était jusqu'ici Evêque de Loja (Equateur).

Mgr.Daniel Kozelinski Netto, Visiteur apostolique pour les fidèles ukrainiens d'Uruguay, du Paraguay, du Chili et du Venezuela, déjà Administrateur apostolique de l'éparchie ukrainienne de Santa María del Patrocinio in Buenos Aires (Argentine).


vendredi 11 janvier 2013

VISITE DU CARDINAL SANDRI EN EGYPTE

Cité du Vatican, 11 janvier 2013 (VIS). Aujourd'hui, le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, achève un voyage de six jours en Egypte, où il a célébré l'Année de la foi avec l'Eglise copte catholique. Le 9 janvier, le Cardinal Leonardo Sandri a rencontré la hiérarchie locale et a prononcé un discours devant les responsables des projets pastoraux: Vous êtes, a-t-il dit à ses hôtes, "ceux qui se sont engagés à collaborer avec les pasteurs pour que la communauté égyptienne puisse mieux annoncer le Fils de Dieu, dans la vie sacramentelle, la catéchèse et les oeuvres caritatives, en particulier l'assistance éducative et sociale de nombreux frères et soeurs. Vous vivez une délicate situation et nous devons tous être attentifs à ne pas laisser avancer ce désert dans les consciences alors que nous nous prodiguons pour l'Evangile. N'oublions jamais que les journées du Seigneur étaient précédées et closes par un intense dialogue avec le Père... Faisons donc nous aussi une halte à l'oasis d'Elim...afin que notre foi soit revigorée dans la beauté de l'amitié avec Dieu, malgré les graves préoccupations des chrétiens du Proche et Moyen Orient, de l'Egypte en particulier".

Puis le Cardinal Sandri a rapporté sa visite aux Soeurs du Sacré Coeur et aux Franciscaines missionnaires d'Alexandrie, qui fêtent respectivement leur premier et leur second siècle de présence, auxquelles il a recommandé la priorité de la charité exercée auprès de la population. Il a salué le signe de la solidarité chrétienne qui a permis la construction de l'église de Sharm El Sheik, la communauté locale, la représentation pontificale et certains organismes d'assistance comme les Oeuvres pontificales missionnaires pour les Eglises orientales. Dédiée à Notre Dame de la paix, elle a été consacrée hier par le Cardinal Préfet. "On ne peut et on ne doit pas oublier la tradition séculaire de l'Egypte", a poursuivi le Cardinal Sandri, "les sommets de culture et de religiosité qui sont son patrimoine, et qui doivent être maintenus afin de favoriser un contexte toujours ouvert à la Révélation... Conserver et défendre la foi au sein de la culture constitue une priorité de la mission pastorale. C'est pourquoi il faut développer la collaboration entre les divers centres de l'action pastorale et missionnaire...d'autant que cela entre dans les finalités de l'Année de la foi. Le Saint-Père les a résumé le 11 octobre dernier lors de la commémoration de l'ouverture du concile Vatican II. Il est demandé à chacun de nous de prendre part à la vie ecclésiale et de grandir dans la conscience du don reçu, en accroissant avant tout la pratique sacramentelle personnelle et communautaire". Ensuite nous devons "faire partager à tous la mission de l'Eglise. On attend de l'Année de la foi une relance missionnaire afin que de par le monde les diverses religions puissent se rencontrer et se confronter. Et on espère que ceci adviendra dans le soutien des chrétiens et dans le juste respect de leur liberté de croire et de professer". Il faut enfin "frapper chez tant de chrétiens, fatigués et indifférents, afin qu'ils retrouvent la joie du Christ, et qu'ils reviennent vers lui en vue de la vie éternelle".

Durant son séjour, le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales a également rencontré le Patriarche copte catholique le Cardinal Antonios Naguib et les autres évêques égyptiens. Et dans le cadre des rapports oecuméniques, il s'est entretenu avec SS le Patriarche alexandrin des coptes orthodoxes Tawadros II et avec celui des orthodoxes Théodore II.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 11 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Mme Renata Polverini, Présidente de la Région Latium (Italie).

M.Giovanni Alemanno, Maire de Rome (Italie).

Le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la Basilique vaticane,Vicaire général pour la Cité du Vatican et Président de la Fabrique de St.Pierre.



IN MEMORIAM

Cite du Vatican, 11 janvier 2013 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

Mgr.Maurice Delorme, ex Auxiliaire de Lyon (France), le 27 décembre à 93 ans.

Mgr.Edward Thomas Hughes, Evêque émérite de Metuchen (USA), le 25 décembre à 92 ans.

Mgr.Paul Khoarai, Evêque émérite de Leribe (Lesotho), le 27 décembre à 79 ans.

Mgr.Rudolf Müller, Evêque émérite de Görlitz (Allemagne), le 25 décembre à 81 ans.

Mgr.Ignacy Tokarczuk, Archevêque émérite de Przemysl (Pologne), le 29 décembre à 94 ans.

jeudi 10 janvier 2013

AUDIENCES

Cité du Vatican, 10 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Mme Slavica Karacic, Ambassadeur de Bosnie-Herzégovine, venue présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire général pour le diocèse de Rome (Italie), accompagné du Vice Régent Mgr.Filippo Iannone, O.Carm, et de ses Auxiliaires, Mgr.Paolino Schiavon, Mgr.Guerino Di Tora, Mgr.Giuseppe Marciante, Mgr.Matteo Maria Zuppi et Mgr.Lorenzo Leuzzi, en visite Ad Limina.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Oscar Cantú, Evêque de Las Cruces (superficie 115.166, population 532.000, catholiques 140.200, prêtres 81, diacres 38, religieux 82), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de San Antonio (USA), il succède à Mgr.Ricardo Ramírez, CSB, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé le P.Marwan Tabet, ML, Evêque de l'éparchie de St.Maron de Montréal (catholiques 85.000, prêtres 20, diacres 2, religieux 15, au Canada. L'Evêque élu, né en 1961 à Bharndoun (Liban), a prononcé ses voeux religieux en 1980 et a été ordonné prêtre en 1986. Docteur en philosophie, il a assumé plusieurs fonctions dans son ordre, et a été curé de paroisse et a notamment fondé l'église maronite de Dallas (USA). Expert depuis 2006 du Synode patriarcal maronite, il a été professeur près l'Université St.Joseph de Beyrouth, près l'Université St.Esprit Kaslik et près le grand séminaire de Ghazir. En charge depuis 2012 du Bureau Emigration et Développement du patriarcat maronite, il a coordonné la préparation de la visite de Benoît XVI au Liban.

Nommé l'Abbé Brendan Laehy, Evêque de Limerick (superficie 2.100, population 178.800, catholiques 171.500, prêtres 167, religieux 411), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1960 à Dublin (Irlande), a été ordonné prêtre en 1986. Jusqu'ici Professeur au séminaire national St.Patrick de Maynooth (Irlande), il est Docteur en théologie et a enseigné tout en assumant un service paroissial dans le diocèse de Dublin. Président de la commission diocésaine pour l'oecuménisme et Secrétaire de la commission oeuménique de la Conférence épiscopale irlandaise, il est depuis 2006 correspondant de l'Académie pontificale de théologie.

Confirmé l'élection de l'Abbé George Madathikandathil comme Evêque de l'éparchie syro-malabare de Kothamangalam (superficie 1.840, population 787.100, catholiques 230.760, prêtres 282, religieux 2.494), en Inde. L'Evêque élu, né en 1956 à Purapuzha (Inde) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Marie d'Arakuzha. Il succède à Mgr.George Punnakottil, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en droit canonique oriental, il a été notamment Recteur du séminaire St.Thomas de Vadavathoor.

mercredi 9 janvier 2013

DIEU S'EST INCARNE POUR SAUVER L'HOMME

Cité du Vatican, 9 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a consacré la catéchèse de la l'audience générale au sens du mot incarnation, qui caractérise la célébration de Noël. "Comme nous le disons dans le Credo, le Fils de Dieu s'est fait homme". Saint Ignace d'Antioche et saint Irénée de Lyon, a d'emblée rappelé Benoît XVI, ont "utilisé ce terme pour commenter le prologue de l'Evangile de Jean, où figure l'expression: Le Verbe s'est fait chair. Ici, le mot chair indique l'homme dans son intégralité, sous l'aspect de la caducité temporelle, de sa pauvreté et de sa contingence. Cela indique que le salut apporté par Dieu incarné en Jésus touche l'homme dans toute sa réalité et dans la variété des conditions où il se trouve. Dieu a assumé la condition humaine pour la guérir de tout ce qui la sépare de lui, pour permettre à l'homme de l'appeler Père à travers son Fils Unique". Puis il a rappelé que la coutume de l'échange des cadeaux à l'occasion de Noël exprime affection, amour et estime. Dans la liturgie, il "nous rappelle à la conscience du don original qu'est la Nativité. En s'incarnant, Dieu s'est fait don pour tous les hommes... Il a assumé notre humanité pour nous offrir sa divinité, et ce grand don" est le modèle des dons que nous faisons, "de manière à ce que nos rapports, notamment les plus importants, soient guidés par la gratuité et l'amour". L'incarnation "montre le réalisme de l'amour divin. De fait, l'action divine ne se limite pas aux paroles. Dieu, qui ne se contente pas de parler, s'immerge dans l'histoire et se charge du poids de la vie humaine".

"Ce mode d'action de Dieu constitue un fort encouragement à nous interroger sur notre foi, qui ne saurait se limiter à un sentiment ou à des émotions et doit se concrétiser dans notre existence quotidienne pour l'orienter de manière pratique... La foi revêt un aspect fondamental qui intéresse l'esprit, le coeur et notre vie entière". Citant encore les Pères de l'Eglise qui ont rapproché Jésus et Adam, l'appelant le Second Adam, "l'Adam définitif, image parfaite de Dieu. Avec l'incarnation du Fils de Dieu une nouvelle création s'est manifestée, qui complète la question de savoir qui est l'homme. C'est effectivement en Jésus que s'accomplit parfaitement le projet divin sur l'être humain, car il est selon Dieu l'homme définitif... Il est donc capital de s'émerveiller à nouveau face au Mystère, de se laisser prendre par la grandeur de l'évènement qui voit Dieu parcourir notre humanité pour communiquer sa vie même aux hommes. Et il ne le fait pas avec la majesté d'un souverain soumettant le monde à sa puissance mais avec la petitesse d'un nouveau-né... Dans cet enfant, ce Fils de Dieu que nous adorons à Noël, nous voyons le visage véritable de l'être humain. C'est en nous ouvrant à l'action de sa grâce et en cherchant jour après jour à le suivre que nous réaliserons le projet de Dieu sur chacun de nous".

mardi 8 janvier 2013

LE PAPE AUX MALADES: VOUS ÊTES L’IMAGE VIVANTE DU CHRIST

Cité du Vatican, 8 janvier 2013 (VIS).- “Va, et toi aussi, fais de même”, est le thème choisi par le Saint-Père pour son Message à l’occasion de la XXI Journée mondiale du malade, le 11 février, en la fête de Notre-Dame de Lourdes, et qui a lieu cette année dans le sanctuaire marial d’Altötting (Allemagne). Dans le texte, le Pape écrit que “cette journée est pour les malades, pour les personnels de santé, pour les fidèles chrétiens et pour toutes les personnes de bonne volonté un temps fort de prière, de partage, d’offrande de la souffrance pour le bien de l’Eglise et un appel à tous à reconnaître dans les traits du frère malade la Sainte Face du Christ qui, par sa souffrance, sa mort et sa résurrection a opéré le salut de l’humanité. En cette circonstance –poursuit le Saint-Père- je me sens particulièrement proche de chacun de vous, chers malades qui, dans les lieux d’assistance et de soins ou aussi à la maison, vivez un moment difficile d’épreuve à cause de l’infirmité et de la souffrance. Qu’à tous, parviennent les paroles rassurantes des Pères du Concile œcuménique Vatican II: Vous n’êtes ni abandonnés ni inutiles; vous êtes les appelés du Christ, sa transparente image”.

Pour accompagner les malades dans le pèlerinage spirituel qui de Lourdes, “lieu et symbole d’espérance et de grâce”, nous conduit au sanctuaire d’Altötting, le Pape propose la figure emblématique du Bon Samaritain. “La parabole évangélique narrée par saint Luc –poursuit-il- s’insère dans une série d’images et de récits sur la vie quotidienne, avec lesquels Jésus veut faire comprendre l’amour profond de Dieu envers chaque être humain, spécialement lorsqu’il se trouve dans la maladie et la souffrance. Mais, en même temps, avec les paroles qui concluent la parabole du Bon Samaritain: Va, et toi aussi fais de même, le Seigneur indique quelle est l’attitude que doit avoir chacun de ses disciples envers les autres, particulièrement s’ils ont besoin de soins. Il s’agit donc de puiser dans l’amour infini de Dieu, à travers une relation intense avec lui dans la prière, la force de vivre quotidiennement une attention concrète, comme le Bon Samaritain, envers celui qui est blessé dans son corps et dans son esprit, celui qui demande de l’aide, même s’il est inconnu et privé de ressources. Cela vaut non seulement pour les agents de la pastorale et de la santé, mais pour tous, également pour le malade lui-même, qui peut vivre la condition qui est la sienne dans une perspective de foi: Ce n’est pas le fait d’esquiver la souffrance, de fuir devant la douleur, qui guérit l’homme, mais la capacité d’accepter les tribulations et de mûrir par elles, d’y trouver un sens par l’union au Christ, qui a souffert avec un amour infini”, ajoute Benoît XVI, en citant son encyclique Spe salvi.

Plusieurs Pères de l’Eglise ont vu dans la figure du Bon Samaritain “Jésus lui-même, et dans l’homme tombé aux mains des brigands Adam, l’humanité égarée et blessée par son péché. Jésus est le Fils de Dieu, Celui qui rend présent l’amour du Père, amour fidèle, éternel, sans barrières ni limites”. Mais Jésus est aussi “celui qui se dépouille de son habit divin, qui s’abaisse de sa condition divine, pour prendre la forme humaine et s’approcher de la douleur de l’homme, jusqu’à descendre aux enfers, comme nous le récitons dans le Credo, et porter espérance et lumière. Il ne retient pas jalousement le fait d’être égal à Dieu mais il se penche, plein de miséricorde, sur l’abîme de la souffrance humaine, pour verser l’huile de la consolation et le vin de l’espérance”.

L’Année de la foi que nous sommes en train de vivre “constitue une occasion propice pour intensifier la diaconie de la charité dans nos communautés ecclésiales, pour être chacun un bon samaritain pour l’autre, pour celui qui se tient à côté de nous”, affirme le Pape qui propose comme exemple et stimulant “quelques figures, parmi les innombrables dans l’histoire de l’Eglise, qui ont aidé les personnes malades à valoriser la souffrance sur le plan humain et spirituel”, comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, ‘experte en scientia amoris' qui sut vivre “en union profonde avec la passion de Jésus” la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances”.

Le vénérable Luigi Novarese également, “dont beaucoup gardent vivant encore aujourd’hui le souvenir, ressentit de façon particulière dans l’exercice de son ministère l’importance de la prière pour et avec les malades et les personnes souffrantes, qu’il accompagnait souvent dans les sanctuaires mariaux, particulièrement à la grotte de Lourdes. Poussé par la charité envers le prochain, Raoul Follereau a consacré sa vie au soin des personnes atteintes de la maladie de Hansen jusque dans les endroits les plus reculés de la planète, promouvant entre autre la Journée mondiale contre la lèpre. La bienheureuse Thérèse de Calcutta commençait toujours sa journée en rencontrant Jésus dans l’Eucharistie, pour sortir ensuite dans les rues avec le chapelet en main pour rencontrer et servir le Seigneur présent dans ceux qui souffrent, spécialement en ceux qui ne sont ni voulus, ni aimés, ni soignés”.

De même sainte Anna Schäffer de Mindelstetten “sut, elle aussi, unir de façon exemplaire ses souffrances à celles du Christ: la chambre de malade se transforma en cellule conventuelle et la souffrance en service missionnaire… Fortifiée par la communion quotidienne, elle devint un intercesseur infatigable par la prière, et un miroir de l’amour de Dieu pour les nombreuses personnes en recherche de conseil. Dans l’Evangile, émerge la figure de la bienheureuse Vierge Marie, qui suit son Fils souffrant jusqu’au sacrifice suprême sur le Golgotha. Elle ne perd jamais l’espérance dans la victoire de Dieu sur le mal, sur la souffrance et sur la mort, et elle sait accueillir avec la même tendresse pleine de foi et d’amour le Fils de Dieu né dans la grotte de Bethléem et mort sur la croix. Sa ferme confiance en la puissance divine est illuminée par la Résurrection du Christ, qui donne espérance à celui qui se trouve dans la souffrance et renouvelle la certitude de la proximité et de la consolation du Seigneur”.

Le Pape a adressé sa vive reconnaissance et son encouragement “aux institutions sanitaires catholiques et à la société civile elle-même, aux diocèses, aux communautés chrétiennes, aux familles religieuses engagées dans la pastorale de la santé, aux associations des personnels de santé et du volontariat.. Puisse en tous grandir la conscience qu’en accueillant avec amour et générosité toute vie humaine, surtout si elle est faible et malade, l’Eglise vit aujourd’hui un moment capital de sa mission”.

Benoît XVI a conclu en confiant la XXI Journée mondiale du malade à l’intercession de la Vierge Marie, Mère des Grâces vénérée à Altötting, pour qu’elle “accompagne toujours l’humanité souffrante, en quête de soulagement et de ferme espérance; qu’elle aide tous ceux qui sont engagés dans l’apostolat de la miséricorde à devenir des bons samaritains pour leurs frères et sœurs éprouvés par la maladie et par la souffrance”.

DECES DE MGR. JOHN CHEN SHIZHONG

Cité du Vatican, 8 janvier 2013 (VIS).-Le 16 décembre 2012 est décédé, à 95 ans, Mgr.John Chen Shizhong, Evêque de Yibin, dans la province de Sichuan (Chine continentale). Le prélat, ordonné prêtre en 1947, fut incarcéré dans les années cinquante au cours de la Révolution culturelle et condamné aux travaux forcés dans les champs.

Il a été consacré Evêque en 1985 et en 1988 est devenu recteur du Séminaire régional de Sichuan, charge qu’il dut laisser l’année suivante pour des raisons de santé, revenant au diocèse de Yubin où il fut évêque pendant plus de vingt ans. On se souvient notamment de Mgr. Chen Shizhong, dernier évêque de la région de Sichuan, pour son œuvre de formation des prêtres et des religieux.

Grâce à lui, dans les années 80 et 90, les vocations à la prêtrise et la vie consacrée refirent leur apparition dans toute la province. Il a ordonné plus de trente prêtres, assurant ainsi la survie et le développement de l’Eglise dans une région caractérisée par un maoïsme fort et dans laquelle la dureté et les persécutions de la Révolution culturelle marquèrent fortement la société et la vie de l’Eglise.

Les obsèques du prélat ont eu lieu le 18 décembre en la cathédrale de Yibin en présence de nombreux fidèles, prêtres et religieuses du diocèse. L’évêque a été enterré au cimetière catholique près du séminaire diocésain.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 8 janvier 2013 (VIS).Ce matin, le Saint-Père a reçu en audience:

-Mgr.Fortunatus Nwachukwu, Nonce apostolique au Nicaragua, avec sa famille.

-Mgr.Nicolas Henry Marie Denis Thevenin, Nonce apostolique , avec sa famille.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 8 janvier 2013 (VIS).-Le Saint-Père a nommé Mgr.Dennis J. Sullivan Evêque du diocèse de Camden (superficie 6.967, population 443.274, catholiques 511.822, prêtres 294, religieux 323, diacres permanents 150) aux Etats-Unis. Il était jusqu’ici Evêque auxiliaire de l’archidiocèse de New-York (USA). Il succède à Mgr.Joseph A. Galante dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée en conformité au can. 401§2 du code de droit canonique.

lundi 7 janvier 2013

VOEUX DE BENOIT XVI AU CORPS DIPLOMATIQUE

Cité du Vatican, 7 janvier 2013 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin pour le traditionnel échange des voeux le corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (représenté auprès de 179 états, plus l'ONU et ses agences, l'Union Européenne, l'Ordre de Malte, l'OLP, 8 organisations internationales et 5 régionales). Après le salut exprimé au nom de toutes les délégations par le Doyen des ambassadeurs M.Alejandro Valladares Lanza (Honduras), et par le Vice-Doyen M.Jean-Claude Michel (Monaco), le Saint-Père a prononcé le discours dont voici de larges extraits:

"C’est avant tout aux autorités civiles et politiques qu’incombe la grave responsabilité d’œuvrer pour la paix. Elles sont les premières à être appelées à résoudre les nombreux conflits qui continuent d’ensanglanter l’humanité, à commencer par cette région privilégiée dans le dessein de Dieu qu’est le Moyen Orient. Je pense d’abord à la Syrie, déchirée par des massacres incessants et théâtre d’effroyables souffrances pour la population civile. Je renouvelle mon appel afin que les armes soient déposées et que prévale le plus tôt possible un dialogue constructif pour mettre fin à un conflit qui ne connaîtra pas de vainqueurs, mais seulement des vaincus, s’il perdure, ne laissant derrière lui qu’un champ de ruines. Permettez-moi de vous demander de continuer à sensibiliser vos gouvernements, afin que soient fournies de façon urgente les aides indispensables pour affronter la grave situation humanitaire. Je regarde ensuite avec une vive attention vers la Terre Sainte. Suite à la reconnaissance de la Palestine comme état Observateur non Membre des Nations-Unies, je renouvelle le souhait que, avec le soutien de la communauté internationale, israéliens et palestiniens s’engagent pour une cohabitation pacifique dans le cadre de deux états souverains, où le respect de la justice et des aspirations légitimes des deux peuples sera préservé et garanti. Jérusalem, deviens ce que ton nom signifie. Cité de la paix et non de la division, prophétie du Royaume de Dieu et non message d’instabilité et d’opposition!".

"Tournant ensuite ma pensée vers la chère population irakienne, je souhaite qu’elle parcoure le chemin de la réconciliation, pour arriver à la stabilité désirée. Au Liban, où...j’ai rencontré ses diverses réalités constitutives, que la pluralité des traditions religieuses soit cultivée par tous comme une vraie richesse pour le pays, comme aussi pour toute la région, et que les chrétiens offrent un témoignage efficace pour la construction d’un avenir de paix avec tous les hommes de bonne volonté. En Afrique du Nord aussi, la collaboration de toutes les composantes de la société est prioritaire et, à chacune d’elles doit être garantie la pleine citoyenneté, la liberté de professer publiquement sa religion et la possibilité de contribuer au bien commun. J’assure tous les égyptiens de ma proximité et de ma prière, en cette période où se mettent en place de nouvelles institutions". Ensuite, en "Afrique subsaharienne, j’encourage les efforts pour construire la paix, surtout là où demeurent ouvertes les plaies des guerres et là où pèsent de graves conséquences humanitaires. Je pense particulièrement à la Corne de l’Afrique, comme aussi à l’est de la République démocratique du Congo, où les violences se sont ravivées, obligeant de nombreuses personnes à abandonner leurs maisons, leurs familles et leur cadre de vie. En même temps, je ne peux passer sous silence d’autres menaces qui se profilent à l’horizon. A intervalles réguliers, le Nigeria est le théâtre d’attentats terroristes qui font des victimes, surtout parmi les fidèles chrétiens réunis en prière, comme si la haine voulait transformer des temples de prière et de paix en autant de centres de peur et de division. J’ai ressenti une grande tristesse en apprenant que, même dans les jours où nous célébrions Noël, des chrétiens ont été tués d’une façon barbare. Le Mali est aussi déchiré par la violence et il est marqué par une profonde crise institutionnelle et sociale, qui doit susciter une attention efficace de la part de la communauté internationale. En République Centrafricaine, je souhaite que les pourparlers annoncés pour les jours qui viennent ramènent la stabilité et épargnent à la population de revivre les affres de la guerre civile".

"La construction de la paix passe toujours de nouveau par la protection de l’homme et de ses droits fondamentaux. Cette tâche, même si elle est menée avec des modalités et une intensité diverses, interpelle tous les pays et doit constamment être inspirée par la dignité transcendante de la personne humaine et par les principes inscrits dans sa nature. Parmi ceux-ci figure au premier plan le respect de la vie humaine, dans toutes ses phases. A cet égard, je me suis réjoui qu’une Résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en janvier de l’année dernière, ait demandé la prohibition de l’euthanasie, comprise comme un meurtre volontaire, par acte ou par omission, d’un être humain en état de dépendance. En même temps, je constate avec tristesse que, en divers pays, même de tradition chrétienne, on a œuvré pour introduire ou pour amplifier des législations qui dépénalisent ou libéralisent l’avortement. L’avortement direct, c’est à dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale. Par cette affirmation, l’Église catholique ne manque pas de compréhension et de bienveillance, y compris envers la mère. Il s’agit, plutôt, de veiller afin que la loi n’en arrive pas à altérer injustement l’équilibre entre le droit à la vie de la mère et celui de l’enfant à naître, qui appartient à l’un et à l’autre de façon égale. Dans ce domaine, est également source de préoccupation le récent arrêt de la Cour inter-américaine des droits de l’homme, relatif à la fécondation in vitro, qui redéfinit arbitrairement le moment de la conception et fragilise la défense de la vie prénatale".

"L’Union Européenne a aussi besoin de représentants clairvoyants et qualifiés, pour faire les choix difficiles qui sont nécessaires pour redresser son économie et poser des bases solides pour son développement. Seuls, certains pays iront peut-être plus vite, mais, ensemble, tous iront certainement plus loin! Si l’indice différentiel entre les taux financiers constitue une préoccupation, les différences croissantes entre un petit nombre, toujours plus riche, et un grand nombre, irrémédiablement plus pauvre, devraient provoquer le désarroi. Il s’agit, en un mot, de ne pas se résigner à la dépréciation du bien-être social, alors qu’on combat celui de la finance. Investir dans l’éducation dans les pays en voie de développement de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique Latine, signifie les aider à vaincre la pauvreté et les maladies, comme aussi à réaliser des systèmes de droit équitables et respectueux de la dignité humaine. Il est certain que, pour mettre en oeuvre la justice, les bons modèles économiques ne suffisent pas, même s’ils sont nécessaires. La justice se réalise seulement s’il y a des personnes justes. Construire la paix signifie par conséquent éduquer les individus à combattre la corruption, la criminalité, la production et le trafic de la drogue, ainsi qu’à se garder des divisions et des tensions, qui risquent d’épuiser la société, en en entravant le développement et la cohabitation pacifique".

"En poursuivant notre entretien d’aujourd’hui, je voudrais ajouter que la paix sociale est aussi mise en péril par certaines atteintes à la liberté religieuse. ll s’agit parfois de marginalisation de la religion dans la vie sociale. Dans d’autres cas, d’intolérance ou même de violence envers des personnes, des symboles identitaires et des institutions religieuses. Il arrive aussi que des croyants et particulièrement des chrétiens soient empêchés de contribuer au bien commun par leurs institutions éducatives et d’assistance. Pour sauvegarder effectivement l’exercice de la liberté religieuse, il est ensuite essentiel de respecter le droit à l’objection de conscience. Cette frontière de la liberté touche à des principes de grande importance, de caractère éthique et religieux, enracinés dans la dignité même de la personne humaine. Ils sont comme les murs porteurs de toute société qui se veut vraiment libre et démocratique. Par conséquent, interdire l’objection de conscience individuelle et institutionnelle, au nom de la liberté et du pluralisme, ouvrirait paradoxalement au contraire les portes à l’intolérance et au nivellement forcé. En outre, dans un monde aux limites toujours plus ouvertes, construire la paix par le dialogue n’est pas un choix, mais une nécessité. Dans cette perspective, la déclaration conjointe entre le Président de la Conférence épiscopale polonaise et le Patriarche de Moscou, signée au mois d’août dernier, est un signe fort donné par les croyants pour favoriser les relations entre le Peuple russe et le Peuple polonais. Je désire également mentionner l’accord de paix conclu récemment aux Philippines et souligner le rôle du dialogue entre les religions pour une cohabitation pacifique dans la région de Mindanao".

Evoquant pour conclure l’encyclique Pacem in Terris de Jean XXIII, le Saint-Père a rappelé que la paix reste un mot vide de sens si elle n’est pas vivifiée et intégrée par la charité. "Celle-ci est au cœur de l’action diplomatique du Saint-Siège et, avant tout, de la sollicitude du Successeur de Pierre et de toute l’Eglise catholique. La charité ne se substitue pas à la justice niée, mais d’autre part, la justice ne supplée pas la charité refusée. L’Eglise pratique quotidiennement la charité dans ses œuvres d’assistance, dont les hôpitaux et les dispensaires, et ses œuvres éducatives, dont les orphelinats, les écoles, les collèges, les universités, ainsi qu’à travers l’assistance fournie aux populations en difficulté, particulièrement durant et après les conflits. Au nom de la charité, l’Eglise veut aussi être proche de tous ceux qui souffrent à cause des catastrophes naturelles. Je pense aux victimes des inondations dans le sud-est de l’Asie et de l’ouragan qui s’est abattu sur la côte orientale des Etats-Unis d’Amérique. Je pense aussi à ceux qui ont subi le fort tremblement de terre, qui a dévasté certaines régions de l’Italie septentrionale. Comme vous le savez, j’ai voulu me rendre sur ces lieux, où j’ai pu constater l’ardent désir avec lequel on veut reconstruire ce qui a été démoli. Je souhaite que, en ce moment de son histoire, cet esprit de ténacité et d’engagement partagé anime toute la bien-aimée nation italienne. En concluant notre rencontre, je voudrais rappeler qu’au terme du Concile Vatican II...Paul VI, adressa quelques messages qui sont toujours d’actualité, dont l’un était destiné à tous les gouvernants. Il les exhorta en ces termes: C’est à vous qu’il revient d’être sur terre les promoteurs de l’ordre et de la paix entre les hommes. Mais, ne l’oubliez pas, c’est Dieu qui est le grand artisan de l’ordre et de la paix sur la terre".

HOMMAGE A L’EGLISE MARTYRE DU CAMBODGE

Cité du Vatican, 7 janvier 2013 (VIS). A l’occasion du Congrès national de l’Eglise au Cambodge, le Saint-Père a adressé un message vidéo dans lequel il évoque "la foi, le courage et la persévérance" des pasteurs et des chrétiens sous le régime des kmers rouges. Beaucoup d'entre eux furent assassinés. Ce congrès s'est déroulé à Phnom Penh du 5 au 7 janvier, sur le thème du Concile Vatican II et l’Eglise. Voici le texte complet du message de Benoît XVI:

"C’est une grande joie pour moi de vous rejoindre par la prière et par le cœur, et de pouvoir vous adresser mon salut chaleureux alors que vous êtes rassemblés autour de vos pasteurs pour célébrer le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et le vingtième anniversaire du Catéchisme de l’Eglise catholique. Je souhaite que la traduction en langue cambodgienne des documents conciliaires et de ce Catéchisme, que vous recevez en cette occasion, vous permette de mieux connaître l’enseignement de l’Eglise et de grandir dans la foi.

En cette Année de la foi, je vous invite à fixer votre regard sur la personne de Jésus-Christ, qui est à l’origine et au terme de notre foi, et à réaffirmer qu’il est Bonne Nouvelle pour le monde d’aujourd’hui. C’est en lui que les exemples de foi qui ont marqué notre histoire, trouvent leur pleine lumière. Aussi, me souvenant de la période de troubles qui a précipité votre pays dans les ténèbres, je voudrais souligner combien la foi, le courage et la persévérance de vos pasteurs et de tant de vos frères et sœurs chrétiens, dont beaucoup ont trouvé la mort, est un noble témoignage rendu à la vérité de l’Evangile. Et ce témoignage est devenu une force spirituelle inestimable pour reconstruire la communauté ecclésiale dans votre pays. Aujourd’hui, les nombreux catéchumènes et les baptêmes d’adultes manifestent votre dynamisme et sont un signe heureux de la présence agissante de Dieu en vous.

Chers frères et sœurs, à la suite de l’apôtre Paul, je vous exhorte à garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Soyez sûrs de la prière de vos frères et sœurs dont le sang a coulé dans les rizières! Soyez un ferment dans la pâte de votre société, en témoignant de la charité du Christ envers tous, en construisant des liens de fraternité avec les membres des autres traditions religieuses, et en marchant sur les chemins de la justice et de la miséricorde. Chers jeunes, mes amis, qui avez été baptisés ces dernières années, n’oubliez pas que l’Eglise est votre famille. Elle compte sur vous pour témoigner de la Vie et de l’Amour que vous avez découverts en Jésus. Je prie pour vous et je vous invite à être des disciples généreux du Christ.

Et vous séminaristes et prêtres cambodgiens, vous êtes le signe des germes de l’Eglise qui se construit. Votre vie offerte et votre prière sont source d’espérance, qu’elles soient aussi une invitation pour d’autres jeunes à donner leur vie comme prêtres selon le cœur de Dieu. Missionnaires, religieux, religieuses, laïcs consacrés venus des cinq continents, soyez le beau signe de la communion ecclésiale autour de vos pasteurs afin que votre fraternité, dans la diversité de vos charismes, conduise nombre de ceux que vous servez et aimez avec zèle à rencontrer Jésus Christ.

Et vous tous qui cherchez Dieu, persévérez et soyez sûrs que le Christ vous aime et vous offre sa paix! Frères et sœurs bien-aimés, pasteurs et fidèles du Cambodge, que la Vierge Marie, Notre-Dame du Mékong, dans son humilité et sa fidélité à la volonté du Seigneur, vous illumine tout au long de cette Année de la foi. Soyez sûr que je vous porte dans ma prière, et de grand cœur je vous adresse à tous une affectueuse bénédiction apostolique!".

LES ROIS MAGES, DES CHERCHEURS DE DIEU

Cité du Vatican, 6 janvier 2013 (VIS). Pour l’Epiphanie, Benoît XVI a célébré la messe en la Basilique vaticane et a consacré quatre nouveaux évêques: Mgr.Angelo Vincenzo Zani, nommé Secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, Mgr.Fortunato Nwachukwu, nommé Nonce apostolique au Nicaragua, Mgr.Georg Gänswein, nommé Préfet de la Maison Pontificale, et Mgr.Nicolas Henry Marie Denis Thevenin, nommé Nonce apostolique au Guatemala. Ceux-ci ont concélébré avec Benoît XVI ainsi que le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, et le Cardinal Zenon Grocholewski. L’ordination a eu lieu après la proclamation de l’Evangile et l’annonce du jour de Pâques qui sera célébré cette année le 31 mars. Dans son homélie, le Saint-Père a évoqué les rois mages disant qu’ils étaient des "chercheurs de Dieu", pour qui "la quête de la vérité était plus importante que la dérision du monde". De même, a dit le Pape, l’évêque "doit être valeureux", et "tenir tête aux critères des opinions dominantes". Voici l’homélie dans son intégralité:

"Pour l’Eglise croyante et priante, les mages d’Orient qui, sous la conduite de l’étoile, ont trouvé la route vers la crèche de Bethléem sont seulement le début d’une grande procession qui s’avance dans l’histoire. Ainsi, la liturgie lit l’évangile qui parle du cheminement des mages avec les splendides visions prophétiques...qui illustrent par des images audacieuses le pèlerinage des peuples vers Jérusalem. Comme les bergers qui, en tant que premiers hôtes auprès de l’Enfant nouveau-né couché dans la mangeoire, personnifient les pauvres d’Israël et, en général, les âmes humbles qui vivent intérieurement en étant très proches de Jésus, ainsi les hommes provenant de l’Orient personnifient le monde des peuples, l’Eglise des gentils, les hommes qui à travers tous les siècles se mettent en marche vers l’Enfant de Bethléem, honorent en lui le Fils de Dieu et se prosternent devant lui. L’Eglise appelle cette fête Epiphanie, la manifestation du divin. Si nous regardons le fait que, dès le début, les hommes de toute provenance, de tous les continents, de toutes les diverses cultures et de tous les divers modes de pensée et de vie ont été et sont en marche vers le Christ, nous pouvons vraiment dire que ce pèlerinage et cette rencontre avec Dieu dans la figure de l’Enfant est une Epiphanie de la bonté de Dieu et de son amour pour les hommes."

Selon une tradition commencée par Jean-Paul II, "nous célébrons aussi la fête de l’Epiphanie comme le jour de l’ordination épiscopale pour quatre prêtres qui, en des fonctions diverses, collaboreront désormais au ministère du Pape pour l’unité de l’unique Eglise de Jésus Christ dans la pluralité des Eglises particulières. Le lien entre cette ordination épiscopale et le thème du pèlerinage des peuples vers Jésus Christ est évident. En ce pèlerinage, l’évêque a la mission non seulement de marcher avec les autres, mais de précéder et d’indiquer la route. Dans cette liturgie, je voudrais toutefois réfléchir encore avec vous sur une question plus concrète. A partir de l’histoire racontée par Matthieu, nous pouvons certainement nous faire une certaine idée du type d’hommes qu’ont dû être ceux qui, en suivant le signe de l’étoile, se sont mis en route pour aller trouver ce Roi qui aurait fondé un nouveau type de royauté, non seulement pour Israël, mais aussi pour l’humanité entière. Quel genre d’hommes ceux-ci étaient-ils donc? Et, à partir d’eux, demandons-nous aussi si, malgré la différence d’époque et de missions, on peut percevoir quelque chose de ce qu’est l’évêque et sur la façon dont il doit accomplir sa mission."

"Les hommes qui partirent alors vers l’inconnu étaient, en tout cas, des hommes au cœur inquiet. Des hommes poussés par la recherche inquiète de Dieu et du salut du monde. Des hommes en attente qui ne se contentaient pas de leur revenu assuré et de leur position sociale peut-être reconnue. Ils étaient à la recherche de la réalité la plus grande. Ils étaient peut-être des hommes instruits qui avaient une grande connaissance des astres et qui probablement disposaient aussi d’une formation philosophique. Mais, ils ne voulaient pas seulement savoir beaucoup de choses. Ils voulaient savoir surtout l’essentiel. Ils voulaient savoir comment on peut réussir à être une personne humaine. Et c’est pourquoi, ils voulaient savoir si Dieu existe, où et comment il est, s’il prenait soin de nous et comment nous pouvons le rencontrer. Ils voulaient non seulement savoir, ils voulaient reconnaître la vérité sur nous, sur Dieu et sur le monde. Leur pèlerinage extérieur était une expression de leur cheminement intérieur, du pèlerinage intérieur de leur cœur. Ils étaient des hommes qui cherchaient Dieu et, en définitive, ils étaient en marche vers lui. Ils étaient des chercheurs de Dieu."

"Mais avec cela, nous arrivons à la question: comment doit être un homme à qui on impose les mains pour l’ordination épiscopale dans l’Eglise de Jésus Christ? Nous pouvons dire: il doit être avant tout un homme dont l’intérêt est tourné vers Dieu, car c’est seulement alors qu’il s’intéresse vraiment aussi aux hommes. Nous pourrions aussi le dire en sens inverse: un évêque doit être un homme à qui les hommes tiennent à cœur, un homme qui est touché par les situations des hommes. Il doit être un homme pour les autres. Toutefois, il peut l’être vraiment seulement s’il est un homme conquis par Dieu. Si pour lui, l’inquiétude pour Dieu est devenu une inquiétude pour sa créature, l’homme. Comme les mages d’Orient, un évêque ne doit pas aussi être quelqu’un qui exerce seulement son métier et ne veut rien d’autre. Non, il doit être pris par l’inquiétude de Dieu pour les hommes. Il doit, pour ainsi dire, penser et sentir avec Dieu. Il n’est pas seulement l’homme qui porte en lui l’inquiétude innée pour Dieu, mais cette inquiétude est une participation à l’inquiétude de Dieu pour nous. Puisque Dieu est inquiet de nous, il nous suit jusque dans la mangeoire, jusqu’à la Croix. ‘En me cherchant, tu as peiné; tu m’as sauvé par ta passion: qu’un tel effort ne soit pas vain’, prie l’Eglise dans le Dies irae. L’inquiétude de l’homme pour Dieu et, à partir d’elle, l’inquiétude de Dieu pour l’homme ne doivent pas donner de repos à l’évêque. C’est cela que nous comprenons quand nous disons que l’évêque doit être d’abord un homme de foi. Car la foi n’est pas autre chose que le fait d’être intérieurement touché par Dieu, une condition qui nous conduit sur le chemin de la vie. La foi nous introduit dans un état où nous sommes pris par l’inquiétude de Dieu et fait de nous des pèlerins qui sont intérieurement en marche vers le vrai Roi du monde et vers sa promesse de justice, de vérité et d’amour. Dans ce pèlerinage, l’évêque doit précéder, il doit être celui qui indique aux hommes le chemin vers la foi, l’espérance et l’amour."

"Le pèlerinage intérieur de la foi vers Dieu s’effectue surtout dans la prière. Saint Augustin a dit un jour que la prière, en dernière analyse, ne serait autre chose que l’actualisation et la radicalisation de notre désir de Dieu. A la place de la parole ‘désir’, nous pourrions mettre aussi la parole ‘inquiétude’ et dire que la prière veut nous arracher à notre fausse commodité, à notre enfermement dans les réalités matérielles, visibles et nous transmettre l’inquiétude pour Dieu, nous rendant ainsi ouverts et inquiets aussi les uns des autres. Comme pèlerin de Dieu, l’évêque doit être d’abord un homme qui prie. Il doit vivre être en dans un contact intérieur permanent avec Dieu; son âme doit être largement ouverte vers Dieu. Il doit porter à Dieu ses difficultés et celles des autres, comme aussi ses joies et celles des autres, et établir ainsi, à sa manière, le contact entre Dieu et le monde dans la communion avec le Christ, afin que la lumière du Christ resplendisse dans le monde."

Revenons aux mages d’Orient. Ceux-ci étaient aussi et surtout des hommes qui avaient du courage, le courage et l’humilité de la foi. Il fallait du courage pour accueillir le signe de l’étoile comme un ordre de partir, pour sortir, vers l’inconnu, l’incertain, sur des chemins où il y avait de multiples dangers en embuscade. Nous pouvons imaginer que la décision de ces hommes a suscité la dérision: la plaisanterie des réalistes qui pouvaient seulement se moquer des rêveries de ces hommes. Celui qui partait sur des promesses aussi incertaines, risquant tout, ne pouvait apparaître que ridicule. Mais pour ces hommes touchés intérieurement par Dieu, le chemin selon les indications divines était plus important que l’opinion des gens. La recherche de la vérité était pour eux plus importante que la dérision du monde, apparemment intelligent."

"Comment ne pas penser, dans une telle situation, à la mission d’un évêque à notre époque? L’humilité de la foi, du fait de croire ensemble avec la foi de l’Eglise de tous les temps, se trouvera à maintes reprises en conflit avec l’intelligence dominante de ceux qui s’en tiennent à ce qui apparemment est sûr. Celui qui vit et annonce la foi de l’Eglise, sur de nombreux points n’est pas conforme aux opinions dominantes justement aussi à notre époque. L’agnosticisme aujourd’hui largement dominant a ses dogmes et est extrêmement intolérant à l’égard de tout ce qui le met en question et met en question ses critères. Par conséquent, le courage de contredire les orientations dominantes est aujourd’hui particulièrement urgent pour un évêque. Il doit être valeureux. Et cette vaillance ou ce courage ne consiste pas à frapper avec violence, à être agressif, mais à se laisser frapper et à tenir tête aux critères des opinions dominantes. Le courage de demeurer fermement dans la vérité est inévitablement demandé à ceux que le Seigneur envoie comme des agneaux au milieu des loups. ‘Celui qui craint le Seigneur n’a peur de rien’ dit le Siracide. La crainte de Dieu libère de la crainte des hommes. Elle rend libres!"

"Dans ce contexte, un épisode des débuts du christianisme que saint Luc rapporte dans les Actes des apôtres me vient à l’esprit. Après le discours de Gamaliel, qui déconseillait la violence envers la communauté naissante des croyants en Jésus, le sanhédrin convoqua les apôtres et les fit flageller. Ensuite il leur interdit de parler au nom de Jésus et il les remit en liberté. Saint Luc continue: ‘Mais eux, en sortant du sanhédrin, repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Et chaque jour…ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Jésus’. Les successeurs des apôtres doivent aussi s’attendre à être à maintes reprises frappés, de manière moderne, s’ils ne cessent pas d’annoncer de façon audible et compréhensible l’Evangile de Jésus Christ. Et alors ils peuvent être heureux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour lui. Naturellement, nous voulons, comme les apôtres, convaincre les gens et, en ce sens, obtenir leur approbation. Naturellement, nous ne provoquons pas, mais bien au contraire nous invitons chacun à entrer dans la joie de la vérité qui indique la route. L’approbation des opinions dominantes, toutefois, n’est pas le critère auquel nous nous soumettons. Le critère c’est Lui seul: le Seigneur. Si nous défendons sa cause, grâce à Dieu, nous gagnerons toujours de nouveau des personnes pour le chemin de l’Evangile. Mais inévitablement nous serons aussi frappés par ceux qui, par leur vie, sont en opposition avec l’Evangile, et alors nous pouvons être reconnaissants d’être jugés dignes de participer à la Passion du Christ."

"Les mages ont suivi l’étoile, et ainsi ils sont parvenus jusqu’à Jésus, jusqu’à la grande lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Comme pèlerins de la foi, les mages sont devenus eux-mêmes des étoiles qui brillent dans le ciel de l’histoire et nous indiquent la route. Les saints sont les vraies constellations de Dieu, qui éclairent les nuits de ce monde et nous guident. Saint Paul, dans la Lettre aux Philippiens, a dit à ses fidèles qu’ils doivent resplendir comme des astres dans le monde."

"Chers amis, ceci nous concerne aussi. Ceci vous concerne surtout vous qui, maintenant, allez être ordonnés évêques de l’Eglise de Jésus Christ. Si vous vivez avec le Christ, liés à nouveau à lui dans le sacrement, alors vous aussi vous deviendrez des sages. Alors vous deviendrez des astres qui précèdent les hommes et leur indiquent le juste chemin de la vie. En ce moment nous tous ici nous prions pour vous, afin que le Seigneur vous remplisse de la lumière de la foi et de l’amour. Afin que cette inquiétude de Dieu pour l’homme vous touche, pour que tous fassent l’expérience de sa proximité et reçoivent le don de sa joie. Nous prions pour vous, afin que le Seigneur vous donne toujours le courage et l’humilité de la foi. Nous prions Marie qui a montré aux mages le nouveau roi du monde, afin qu’en mère affectueuse, elle vous montre aussi Jésus Christ et vous aide à être des hommes qui indiquent la route qui conduit à lui. Amen".

ANGELUS DE L'EPIPHANIE

Cite du Vatican, 6 janvier 2013 (VIS). A l'angélus, légèrement retardé par la messe qu'il a célébré en la Basilique vaticane, et au cours de laquelle il a notamment consacré évêque Mgr.Georg Gänswein, Benoît XVI a évoqué la solennité de l'Epiphanie, la manifestation du Seigneur aux gentils. A cause du calendrier julien, les Eglises orientales fêtent aujourd'hui Noël, et "cette superposition de dates souligne qye l'enfant né dans la grotte de Bethléem est la lumière du monde qui guide la marche des peuples... A Noël, devant Jésus, nous voyons la foi de Marie, de Joseph et des bergers, et à l'Epiphanie celle des mages venu d'orient pour adorer le Roi des Juifs. Marie et son époux représentent Israël, la tige d'où selon les prophètes devait surgir le Messie. Et les mages représentent les peuples, les cultures et les religions qui sont comme en chemin vers Dieu, à la recherche de son royaume de paix, de justice, de vérité et de liberté. Le premier cercle est avant tout représenté par Marie, la fille de Sion, le noyau d'Israël, le peuple qui connaît la foi dans le Dieu qui s'est révélé dans son histoire par le biais des patriarches. Cette foi s'accomplit en Marie dans la plénitude des temps car elle est celle qui a cru, en qui le Verbe s'est fait chair, par qui Dieu est apparu au monde. Cette foi de Marie est devenu le germe et le modèle de la foi de l'Eglise, le peuple de la Nouvelle Alliance, d'un peuple qui est depuis le début universel. Ce caractère universel est exprimé par les mages qui gagnèrent Bethléem en suivant une étoile et les prescriptions de l'Ecriture". Enfin, demandant de prier pour eux, le Saint-Père a parlé des évêques qu'il venait de consacrer, en précisant que deux d'entre eux resteraient au service du Saint-Siège, tandis que les deux autres partiront le représenter comme nonces à l'étranger: "Prions pour leur ministère et afin que la lumière du Christ resplendisse sur le monde entier".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 7 janvier 2013 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir:

Mgr.Angelo Vincenzo Zani, Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, et sa famille.

Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison pontificale, et sa famille.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 5 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Jean-Paul Gobel, Nonce apostolique en Egypte et Délégué près l’Organisation de la Ligue arabe, jusqu’ici Nonce en Iran.

Mgr.Nicolas Henry Marie Denis Thevenin, Nonce apostolique au Guatemala.

M.Antonio Chiminello, Directeur du service de comptabilité de l’Etat de la Cité du Vatican.

vendredi 4 janvier 2013

FREQUENTATION DU VATICAN EN 2012

Cité du Vatican, 4 janvier 2013 (VIS). La Préfecture de la Maison pontificale a publié les chiffres de la fréquentation du Vatican en 2012: 2.351.200 personnes ont pris part aux différentes manifestations présidées par Benoît XVI, soit 447.000 pour les audiences générales, 146.800 pour des audiences particulières, 501.400 pour les messes, et 1.256.000 pour les angélus et Regina Coeli. Ces chiffres, qui regardent les évènements du Vatican et de Castelgandolfo, ne tiennent pas compte des milliers de fidèles rassemblés lors des visites pastorales et voyages apostoliques (le Mexique et Cuba, le Liban et, en Italie, Arezzo-San Sepolcro, l’Emilie Romagne, Lorette et Milan). Ils sont établis sur la base des requêtes parvenues à la Préfecture et des estimations de présence Place St.Pierre lors des cérémonies, des messes ou des angélus. Au total, selon ces calculs, depuis le début du pontificat de Benoît XVI en 2005, 20.544.970 personnes ont participé aux rencontres avec Benoît XVI.

jeudi 3 janvier 2013

LE CARDINAL POUPARD, ENVOYE SPECIAL DU PAPE A LYON

Cité du Vatican, 3 janvier 2013 (VIS). Hier, a été publiée une lettre du Saint-Père au Cardinal Paul Poupard, Président émérite du Conseil pontifical de la culture, à propos de la célébration qui conclura l’année jubilaire consacrée à la vénérable servante de Dieu Pauline Jaricot, à l’occasion du 150 anniversaire de sa mort et du 50 anniversaire du décret de l’héroïcité de ses vertus, programmée à Lyon (France), le 9 janvier.

Les membres de la mission qui accompagnera le Cardinal sont Mgr.François Duthel, Postulateur de la cause de béatification de la Servante de Dieu Pauline Jaricot, et le Père Daniel Carnot, ancien Supérieur général de la Société des missions africaines.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 3 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père:

-a nommé Mgr.Stephen Jensen, Evêque de Prince George (superficie 345.600; population 249.000; catholiques 54.600; prêtres 18; religieux 23), au Canada. L’évêque élu est né en 1954 à North Vancouver (Canada) et a reçu l’ordination sacerdotale en 1980. Il est Docteur en sciences de l’éducation. Il a été assistant paroissial, chapelain, curé, membre du Collège des consulteurs, Vice-Chancelier de l’archidiocèse, vicaire épiscopal pour l’éducation. Il était jusqu’à présent Vicaire général de l’archidiocèse de Vancouver. Il succède à Mgr.Gerald Wiesner dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée par le Saint-Père pour limite d’âge.

- a nommé Mgr.David P. Talley, Evêque auxiliaire d’Atlanta (superficie 55.521, population 6.998.599; catholiques 857.000; prêtres 228; religieux 125), aux Etats-Unis. L’évêque élu est né en 1950 à Columbus (Etats-Unis) et a reçu l’ordination sacerdotale en 1989. Il est Docteur en droit canonique. Il a été vicaire paroissial, directeur des vocations sacerdotales, chancelier, administrateur, vicaire judiciaire. Il était jusqu’à présent curé de la paroisse Sainte-Brigitte à Johns Creek (Etats-Unis).
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