Cité
du Vatican, 20 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, le Saint-Père a reçu les dirigeants et des agents de la
Police italienne assurant la sécurité aux abords du Vatican, la
surveillance de la PlaceSt.Pierre en accord avec le Saint-Siège, et
son escorte en territoire italien. Les remerciant de leur service
discret et efficace, il a reconnu la nécessité d'assumer la
sécurité des foules qui se pressent en ce lieu universellement
connu, tout en lui préservant son atmosphère sereine. Le Pape a
évoqué les grands rassemblements qui voient un grand nombre de
fidèles converger vers les tombeaux de Pierre et de ses successeurs,
comme ce sera le cas pour la prochaine canonisation de Jean XXIII et
Jean-Paul II. Ce travail réclame donc professionnalisme mais aussi
disponibilité et amabilité. Les gens qui travaillent au Vatican,
les pèlerins et les touristes savent pouvoir compter sur un service
cordial et efficace, comme durant la période du pré-conclave de
l'an dernier. Le Pape a enfin signalé que la période de service
près le Vatican pouvait favoriser un approfondissement de la foi,
pouvant être transmis avec profit aux enfants et aux familles de
ces policiers. Il est important d'inclure dans la vie et le travail
quotidien le message évangélique.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 20 janvier 2014
AYEZ CONFIANCE DANS LE SEIGNEUR QUI NE DEÇOIT JAMAIS
Cité
du Vatican, 19 janvier 2014 (VIS). Cet
après-midi, le Saint-Père s'est rendu à la
paroisse romaine du Sacré-Cœur de Jésus à Castro Pretorio, où il
a pu également approcher la réalité du quartier et rencontrer
quelques vagabonds et sans-abri vivant à proximité de la gare
Termini, ainsi
qu'un groupe de réfugiés. Ensuite, il a confessé cinq personnes
avant de célébrer à 18 h la messe. Le Pape François a centré son
homélie sur le passage de l'Evangile dans lequel Jean baptise Jésus
disant: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde:
"Jésus est appelé l'Agneau: il est l'Agneau qui enlève
le péché du monde. On pourrait penser: mais comment un agneau, si
faible, un tout petit agneau faible, peut-il enlever tant de péchés,
tant de méchancetés? Avec l'amour. Par sa douceur. Jésus n'a
jamais cessé d'être un agneau, doux, bon, plein d'amour, proche des
petits, proche des pauvres... Il a eu la force de prendre sur lui
tous nos péchés, tous. Mais, Père, il ne connaît pas ma vie, j'en
ai un que...je ne pourrais pas porter même avec un camion... Tant de
fois, quand nous examinons notre conscience, nous en trouvons
quelques uns qui sont gros! Mais lui, il les porte. Il est venu pour
cela, pour pardonner, pour apporter la paix dans le monde, mais
d'abord dans les cœurs... Peut-être certains d'entre nous ont un
tourment dans leur cœur, quelque obscurité dans le cœur, peut-être
se sent-on un peu triste à cause d'une faute... Il est venu enlever
tout cela, il nous donne la paix, il pardonne tout... Nous avons
souvent confiance dans nos médecins. C'est juste car le médecin est
là pour nous guérir. Nous avons confiance en une personne, nos
frères, nos sœurs peuvent nous aider. C'est bien d'avoir cette
confiance humaine entre nous. Mais n'oublions pas la confiance dans
le Seigneur: c'est la clef du succès de la vie. La confiance dans le
Seigneur, confions nous au Seigneur!... C'est un pari que nous devons
faire -a conclu le Pape-, nous confier à lui qui ne déçoit jamais.
Jamais, jamais! Ecoutez bien, vous, les jeunes qui commencez votre
vie: Jésus ne déçoit jamais". Le Pape a ensuite rencontré le
curé et la communauté salésienne en charge de la paroisse, ainsi
que les sœurs missionnaires du Christ ressuscité. Avant
de repartir pour le Vatican, il s'est entretenu avec les jeunes de la
paroisse.
L'AGNEAU DE DIEU QUI ENLEVE LE PECHE DU MONDE
Cité
du Vatican, 19 janvier 2014
(VIS). A midi, le Pape François a récité
l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière
mariale, il a commenté l'Evangile du jour dans lequel saint Jean
raconte la rencontre de Jésus avec Jean-Baptiste
près du Jourdain. Le Baptiste voit Jésus qui avance parmi la
multitude et reconnaît en lui l'envoyé de Dieu en s'exclamant:
Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde! Le verbe qui
est traduit par enlève signifie littéralement soulever, prendre sur
soi. Jésus est venu dans le monde avec une mission
précise: le libérer de l'esclavage du péché en prenant sur lui
les fautes de l'humanité. De quelle façon? En aimant. Il n'y a pas
d'autre moyen de vaincre le mal et le péché sinon avec l'amour qui
pousse au don de sa vie pour les autres. Dans le témoignage de
Jean-Baptiste, Jésus a les traits du serviteur de Dieu qui s'est
chargé de nos souffrances et de nos douleurs, à en mourir sur la
croix". Dans le Jourdain, le Baptiste a rencontré un
homme "qui se met en file avec les pécheurs pour être baptisé,
bien qu'il n'en ait pas besoin, un homme que Dieu a envoyé dans le
monde comme un agneau immolé. Dans le Nouveau Testament, le terme
agneau revient plusieurs fois et fait toujours référence à Jésus.
Cette image de l'agneau pourrait étonner. En effet, un animal qui ne
se caractérise certes pas par la force et la robustesse prend sur
ses épaules un poids aussi opprimant. La masse énorme du mal est
enlevée et emportée par une créature faible et fragile, symbole de
l'obéissance, de la docilité et de l'amour non
défendu, qui en vient jusqu'au
sacrifice de soi. L'agneau n'est pas un dominateur, mais est docile;
il n'est pas agressif, mais pacifique; il ne montre pas les armes ou
les dents face à quelque attaque, mais il supporte et est soumis.
Ainsi est Jésus, comme un agneau. Mais que signifie pour l'Eglise,
pour nous, aujourd'hui, être disciples de Jésus Agneau de Dieu?...
Nous devons mettre l'innocence à la place de la méchanceté,
l'amour à la place de la force, l'humilité à la place de
l'orgueil, le service à la place du prestige. Etre disciples de
l'Agneau signifie ne pas vivre comme une citadelle assiégée, mais
comme une ville sur la montagne, ouverte, accueillante, solidaire.
Cela signifie, ne pas adopter d'attitudes de fermeture, mais proposer
l'Evangile à tous, en témoignant avec notre vie que suivre Jésus
nous rend plus libres et plus joyeux".
NE PAS PERDRE L'ESPERANCE DANS UN MONDE MEILLEUR
Cité
du Vatican, 19 janvier 2014
(VIS). Après l'angélus, le Pape a rappelé
qu'aujourd'hui on célébrait la Journée mondiale des migrants et
des réfugiés sur le thème, cette année, développé dans son
message publié en août 2013, Migrants et réfugiés: vers un monde
meilleur. "J'adresse un salut spécial -a-t-il dit- aux
représentants des différentes communautés ethniques ici réunies,
en particulier aux communautés catholiques de Rome. Chers amis, vous
êtes proches du cœur de l'Eglise parce que l'Eglise est un peuple
en marche vers le Royaume de Dieu que Jésus Christ a apporté parmi
nous. Ne perdez pas l'espérance d'un monde meilleur! Je vous
souhaite de vivre en paix dans les pays qui vous accueillent en
gardant les valeurs de vos cultures d'origine". Il a également
remercié ceux qui travaillent avec les migrants "pour les
accueillir et les accompagner dans les moments difficiles, pour les
défendre de ce que le bienheureux Scalabrini définissait comme les
'marchands de chair humaine', qui veulent réduire les migrants à
l'esclavage. Je voudrais tout particulièrement remercier la
Congrégation des missionnaires de saint-Charles, les pères et les
sœurs scalabriniens qui font tant de bien à l'Eglise et qui se font
migrants avec les migrants. Pensons, en ce moment, à tous ces
migrants, réfugiés, à leurs souffrances, à leur vie, souvent sans
travail, sans papiers, tant de douleur, et nous pouvons tous ensemble
adresser une prière pour les migrants et les réfugiés qui vivent
des situations graves et difficiles", a conclu le Pape en
récitant un Je vous salue Marie.
EN FAVEUR DE L'ETHIQUE DANS LA COMMUNICATION
Cité
du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). A
l'occasion du 90 anniversaire du début des transmissions
radiophoniques et du 60 anniversaire des émissions télévisées de
la radio-télévision publique italienne, le Pape François a reçu
ce matin les dirigeants et le personnel de la RAI. Il a invité ses
hôtes à réfléchir sur la valeur et les exigences du service
d'information publique. Evoquant la collaboration entre le
Saint-Siège et la RAI, qui permet aux Italiens d'avoir eu accès
tout au long de ces années d'abord aux paroles, puis aux images du
Pape et des événements de l'Eglise, grâce à deux institutions
vaticanes, Radio Vatican et le Centre Télévisé du Vatican. Parmi
ces événements, il a mentionné le concile Vatican II, le jubilé
de l'an 2000 ou les funérailles de Jean-Paul II. Il a aussi évoqué
quelques productions à caractère religieux dans les années 60 et
70 comme le film François de Liliana Cavani (1966) ou Les actes des
Apôtres de Rossellini (1969) auquel collabora le futur Cardinal et
Archevêque de Milan, Carlo Maria Martini: "La RAI a été
témoin des processus de changement de la société italienne dans
ses rapides transformations, et a contribué de façon spéciale au
processus d'unification linguistique-culturel de l'Italie... Mais
faire mémoire d'un passé riche de conquêtes implique un sens
renouvelé de responsabilité pour aujourd'hui et pour demain. Je
vous rappelle à tous que votre profession, plus qu'informative, est
formative; c'est un service public, c'est-à-dire un service au bien
commun, un service à la vérité, un service à la bonté et un
service à la beauté. Toutes les professions que comprend la
RAI...savent qu'elles appartiennent à une société
qui produit culture et éducation, qui offre information et
spectacle, atteignant à tout moment de la journée une grande partie
des Italiens. C'est une responsabilité à laquelle qui est titulaire
du service public ne peut pour aucun motif renoncer. La qualité
éthique de la communication est le fruit, en dernière analyse, de
consciences attentives, non superficielles, toujours respectueuses
des personnes, tant de celles qui sont
objet d'information, que des destinataires
du message. Chacun, dans son rôle et avec sa responsabilité, est
appelé à veiller pour maintenir élevé le niveau éthique de la
communication et éviter ces choses qui font tant de dommages: la
désinformation, la diffamation et la calomnie". Le Pape a
conclu en encourageant les professionnels des sociétés de
communication à "se mettre au service de la croissance humaine,
culturelle et civile de la société".
DERNIERE REUNION DE LA COMMISSION SUR MEDJUGORJE
Cité
du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). La Salle
de Presse du Saint-Siège a confirmé la tenue hier de la dernière
réunion de la Commission internationale d'enquête sur Medjugorje.
Instituée par la Congrégation pour la doctrine de la foi et
présidée par le Cardinal Camillo Ruini, cette commission spéciale
a donc conclu ses travaux, dont les résultats ont été remis pour
examen à la Congrégation.
ENVOYE SPECIAL AU PANAMA
Cité
du Vatican, 18 janvier 2014 (VIS). Aujourd'hui a été rendue
publique la lettre latine (29 novembre) par laquelle le Saint-Père a
nommé le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la
Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements,
son Envoyé spécial à la clôture de l'année jubilaire du
cinquième centenaire de l'érection du premier diocèse d'Amérique
(Santa María la Antigua), au Panama (14 - 15 février).
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 20 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Vincenzo
Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.
Mgr.Alain
de Raemy, Auxiliaire de l'Evêque de Lausanne - Genève - Fribourg
(Suisse).
Samedi
dernier, 18 janvier, il avait reçu:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Karl Lehmann, Evêque de Mayence (Allemagne).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 20 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.César Ramón Ortega Herrera à
la charge du diocèse de Barcelona (Venezuela).
Samedi
dernier, 18 janvier, il avait nommé Mgr. Martin Krebs, Nonce
apostolique à Tonga, déjà Nonce en Nouvelle - Zélande, Cook,
Fidji, Kiribati, Palau, Samoa, Micronésie et Vanuatu, Délégué
apostolique pour le Pacifique.
vendredi 17 janvier 2014
DELEGATION OECUMENIQUE FINNOISE ET UNITE DES CHRETIENS
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). A
l'occasion de la saint Henri d'Uppsala, patron de la Finlande, le
Saint-Père a reçu la délégation oecuménique luthérienne qui
vient depuis vingt cinq ans en pèlerinage annuel à Rome: Aux
chrétiens divisés de Corinthe, a-t-il dit à ses hôtes, Paul
demanda si on pouvait diviser le Christ. Cette question, qui est le
thème de la semaine de prière pour l'unité qui s'ouvre demain,
reste valable pour nous tous: "Face à certains qui estiment que
l'objectif de la pleine et visible unité de l'Eglise n'est pas
atteignable, nous sommes invités à accentuer notre effort
oecuménique, en fidélité au Christ qui a prié le Père afin que
nous ne fassions qu'un". L'évolution que connaissent le
parcours oecuménique et les relations entre chrétiens "sont
d'abord dues au fait que nous devons professer notre foi dans une
société et dans des cultures où la référence à Dieu et à la
dimension transcendantale de la vie s'étiole. C'est tout
particulièrement vrai en Europe, mais pas uniquement". C'est
pourquoi nous devons nous cooncentrer "sur le coeur de la foi,
sur l'annonce de l'amour de Dieu manifesté dans le Fils. Trouvons
donc de nouveaux espaces pour accroître notre communion et grandir
dans l'unité partagée. Développons l'oecuménisme spirituel qui
découle naturellement du commandement de l'amour laissé par Jésus
à ses disciples". Vatican II a parlé de cette conversion du
coeur, de la sainteté de vie, de la place de la prière personnelle
comme collective, nécessaires à l'âme du mouvement oecuménique.
L'oecuménisme, a souligné le Pape, est "un processus spirituel
qui se réalise dans l'obéissance au Dieu, sans l'accomplissement de
la volonté du Christ sous la conduite de l'Esprit... Nous ne devons
pas cesser de demander l'assistance de la grâce divine et
l'illumination de l'Esprit Saint qui introduisent dans la vérité
totale, porteuse de réconciliation et de communion".
AUDIENCE AU PERSONNEL DE LA "FLORERIA"
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, le Saint-Père a reçu le personnel de la Floreria, accompagné
des familles. Ce service est chargé de la logistique des cérémonies
papales et de l'ameublement du palais pontifical, des immeubles de la
Cité du Vatican, de la Salle Paul VI, Place St.Pierre et Basliques
papales. Il dispose d'un garde meubles et d'un laboratoire de
restauration du mobilier. Le Pape François a confié à ses hôtes
avoir compris l'importance de leur travail, qui demande attention,
sacrifice et patience, notamment lorsqu'il s'agit de mettre en place
chaque semaine des milliers de chaises pour les audiences générales,
ou de remettre en état le mobilier. Puis il les a encouragés à
rester fidèles à leur devoir et à travailler dans un climat serein
et de confiance partagée, au bénéfice de toute la communauté de
travail du Vatican. Saluant les familles, il les a confiées à la
protection de saint Joseph Artisan.
MANIFESTATION AGRICOLE POUR LA SAINT ANTOINE ABBE
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le 17 janvier, fête de son patron
Antoine abbé, l'association italienne des éleveurs, organise une
manifestation votive Place Pie XII. En ouverture à 10 h 30' le
Cardinal Angelo Comastri, Vicaire général pour la Cité du Vatican,
a célébré une messe en la Basilique vaticane, suivie à midi d'un
défilé Via della Conciliazione, auquel a pris par la fanfare du IV
régiment des Carabiniers à cheval, puis d'une bénédiction de tous
les animaux de ferme exposés. Ouverts dès 9 h, les stands
présentant les différentes espèces ainsi que les divers
productions agricoles italiennes seront accessibles au public jusqu'à
15.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Juan Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Le
Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité
des chrétiens.
Mgr.Aldo
Giordano, Nonce apostolique au Venezuela.
Le
Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), accompagné
d'une délégation d'Expo-2015.
jeudi 16 janvier 2014
JOURNEE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Voici le
Message du Saint-Père pour la LI Journée mondiale de prière pour
les vocations du 11 mai prochain (Vocation et témoignage de vérité):
"L’Evangile
raconte que Jésus parcourait villes et villages. Voyant les foules,
il fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient
désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Alors il dit
à ses disciples: La moisson est abondante, mais les ouvriers sont
peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des
ouvriers pour sa moisson. Ces paroles nous surprennent, car nous
savons tous qu’il faut d’abord labourer, semer et cultiver pour
pouvoir ensuite, le moment venu, moissonner une récolte abondante.
Jésus affirme en revanche que la moisson est abondante. Mais qui a
travaillé pour que le résultat soit tel? Il n’y a qu’une seule
réponse, Dieu. Evidemment, le champ dont parle Jésus est
l’humanité, c’est nous. Et l’action efficace qui est à
l’origine du beaucoup de fruit est la grâce de Dieu, la communion
avec lui. La prière que Jésus sollicite de l’Eglise concerne donc
la demande d’accroître le nombre de ceux qui sont au service de
son Royaume. Saint Paul, qui a été l’un de ces collaborateurs de
Dieu, s’est prodigué inlassablement pour la cause de l’Evangile
et de l’Eglise. Avec la conscience de celui qui a personnellement
expérimenté à quel point la volonté salvifique de Dieu est
insondable, et l’initiative de la grâce est à l’origine de
toute vocation, l’apôtre rappelle aux chrétiens de Corinthe
qu'ils sont le champ de Dieu. C’est pourquoi naît tout d’abord
dans notre cœur l’étonnement pour une moisson abondante que Dieu
seul peut accorder; ensuite la gratitude pour un amour qui nous
précède toujours; enfin, l’adoration pour l’œuvre qu’il a
accomplie, qui demande notre libre adhésion pour agir avec lui et
pour lui.
Bien
des fois nous avons prié avec les paroles du Psalmiste: Il nous a
faits et nous sommes à lui, nous son peuple, son troupeau. Ou
encore: C'est Jacob que le Seigneur a choisi, Israël dont il a fait
son bien. Eh bien, nous sommes la propriété de Dieu non pas au sens
de la possession qui rend esclaves, mais d’un lien fort qui nous
unit à Dieu et entre nous, selon un pacte d’alliance qui demeure
pour l’éternité car éternel est son amour. Dans le récit de la
vocation du prophète Jérémie, par exemple, Dieu rappelle qu’il
veille continuellement sur chacun, afin que sa Parole se réalise en
nous. L’image adoptée est celle de la branche d’amandier qui
fleurit avant tous les autres, annonçant la renaissance de la vie au
printemps. Tout provient de lui et est don de lui, le monde, la vie,
la mort, le présent, l’avenir. Mais, rassure l’apôtre, vous
êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Voilà expliquée la
modalité d’appartenance à Dieu: à travers le rapport unique et
personnel avec Jésus, que le Baptême nous a conféré dès le début
de notre renaissance à une vie nouvelle. C’est donc le Christ qui
nous interpelle sans cesse par sa parole afin que nous mettions notre
confiance en lui, en l’aimant de tout notre cœur, de toute notre
intelligence et de toute notre force. C’est pourquoi chaque
vocation, malgré la pluralité des voies, demande toujours un exode
de soi-même pour centrer sa propre existence sur le Christ et sur
son Evangile. Que ce soit dans la vie conjugale, que ce soit dans les
formes de consécration religieuse, que ce soit dans la vie
sacerdotale, il faut dépasser les manières de penser et d’agir
qui ne sont pas conformes à la volonté de Dieu. C’est un exode
qui nous conduit à un chemin d’adoration du Seigneur et de service
à lui dans nos frères et sœurs. C’est pourquoi nous sommes tous
appelés à adorer le Christ dans nos cœurs, pour nous laisser
rejoindre par l’impulsion de la grâce contenue dans la semence de
la Parole, qui doit croître en nous et se transformer en service
concret de notre prochain. Nous ne devons pas avoir peur. Dieu suit
avec passion et habileté l’œuvre sortie de ses mains, à chaque
saison de la vie. Il ne nous abandonne jamais! Il a à cœur la
réalisation de son projet sur nous, mais il entend cependant
l’obtenir avec notre assentiment et notre collaboration.
Aujourd’hui
aussi, Jésus vit et chemine dans les réalités de la vie ordinaire
pour s’approcher de tous, à commencer par les derniers, et nous
guérir de nos infirmités et de nos maladies. Je m’adresse à
présent à ceux qui sont bien disposés à se mettre à l’écoute
de la voix du Christ qui retentit dans l’Eglise, pour comprendre
quelle est leur vocation propre. Je vous invite à écouter et à
suivre Jésus, à vous laisser transformer intérieurement par ses
paroles qui sont esprit et sont vie. Marie, la Mère de Jésus et la
nôtre, nous répète à nous aussi: Tout ce qu’il vous dira,
faites-le. Cela vous fera du bien de participer avec confiance à un
chemin communautaire qui sache libérer en vous et autour de vous les
meilleures énergies. La vocation est un fruit qui mûrit dans le
champ bien cultivé de l’amour réciproque qui se fait service
mutuel, dans le contexte d’une authentique vie ecclésiale. Aucune
vocation ne naît toute seule ou ne vit pour elle-même. La vocation
jaillit du cœur de Dieu et germe dans la bonne terre du peuple
fidèle, dans l’expérience de l’amour fraternel. Jésus n’a-t-il
peut-être pas dit. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes
disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres?
Vivre
cette haute mesure de la vie chrétienne ordinaire, comme le disait
Jean-Paul II, signifie parfois aller à contre-courant et comporte
de rencontrer également des obstacles, en dehors de nous et en nous.
Jésus lui-même nous avertit: La bonne semence de la parole de Dieu
est souvent volée par le Malin, bloquée par les difficultés,
étouffée par des préoccupations et des séductions mondaines.
Toutes ces difficultés pourraient nous décourager, en nous faisant
nous replier sur des voies apparemment plus commodes. Mais la
véritable joie des appelés consiste à croire et à faire
l’expérience que le Seigneur, lui, est fidèle, et qu’avec lui
nous pouvons marcher, être des disciples et des témoins de l’amour
de Dieu, ouvrir notre cœur à de grands idéaux, à de grandes
choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur
pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes
choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux! A vous évêques,
prêtres, religieux, communautés et familles chrétiennes, je
demande d’orienter la pastorale des vocations dans cette direction,
en accompagnant les jeunes sur des itinéraires de sainteté qui,
étant personnels, exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui
soit capable de s'adapter aux rythmes des personnes. Cette pédagogie
devra intégrer aux richesses de la proposition adressée à tous les
formes traditionnelles d'aide personnelle et de groupe, et les formes
plus récentes apportées par les associations et par les mouvements
reconnus par l'Eglise.
Disposons
donc notre cœur à être un bon terreau pour écouter, accueillir et
vivre la Parole et porter ainsi du fruit. Plus nous saurons nous unir
à Jésus par la prière, l'Ecriture, l’Eucharistie, les sacrements
célébrés et vécus dans l’Eglise, par la fraternité vécue,
plus grandira en nous la joie de collaborer avec Dieu au service du
Royaume de miséricorde et de vérité, de justice et de paix. Et la
récolte sera abondante, proportionnée à la grâce qu’avec
docilité nous aurons su accueillir en nous. Avec ce vœu, et en vous
demandant de prier pour moi, j'accorde de tout cœur à tous ma
bénédiction apostolique".
AUDIENCE AUX ATTACHES D'ANTICHAMBRE
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, le Saint-Père a reçu avec leurs familles les Attachés de
l'antichambre pontificale, qui prêtent service dans l'Appartement
des audiences. Rappelant qu'ils sont chez eux dans ce palais, il a
souligné la délicatesse de leur mission d'accueillir les visiteurs
et salué leur attachement à l'Eglise et au Pape. Puis il a affirmé
que le palais pontifical était la maison de tous les membres de
l'Eglise catholique, qui y font l'expérience de l'hospitalité et
d'une chaleur familiale soutenue par la foi. Mais le véritable
propriétaire des lieux est le Seigneur dont nous sommes tous les
fidèles et les serviteurs de l'Evangile. Ceci requiert un dialogue
constant avec lui dans la prière, de grandir dans son intimité et
son amitié, de témoigner de son amour miséricordieux envers toute
personne. Le service que vous assurez ici dans cet esprit peut vous
permettre de communiquer au dehors également la joie d'appartenir à
l'Eglise".
LE SAINT-SIEGE ENGAGE DANS LA DEFENSE DE L'ENFANCE
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin
à Genève, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège
près les Nations-Unies a pris la parole devant le Comité des droits
de l'enfant pour présenter le rapport périodique du Saint-Siège
sur la question. Voici les passages saillants de son intervention:
"La
protection des enfants reste une préoccupation majeure de la société
contemporaine mais aussi du Saint-Siège... Les auteurs d'abus
sexuels sur mineurs se rencontrent parmi les membres des professions
les plus respectées, et malheureusement aussi au sein du clergé
comme parmi d'autres membres du personnel de l'Eglise. Face à cela
le Saint-Siège a fixé avec soin les politiques et les procédures
visant à aider à l'élimination de ces abus et à travailler avec
les autorités publiques dans la lutte contre ce crime. Le
Saint-Siège s'est également engagé à écouter attentivement les
victimes d'abus et de répondre à l'impact que ces cas produisent
sur les victimes et leurs familles. La grande majorité du personnel
et des institutions ecclésiastiques au niveau local a fourni et
continue de fournir un large éventail de services aux enfants par
l'éducation, le soutien aux familles, la réponse à leurs troubles,
psychologiques comme spirituels. Ces crimes odieux contre les enfants
ont été jugés et punis comme il se doit par les autorités civiles
compétentes des pays respectifs... Par conséquent, la réponse du
Saint-Siège au triste phénomène de l'abus sexuel sur mineurs a été
exposé à différents niveaux. Au niveau du Saint-Siège, le
traitement des violences sexuelles est de la compétence directe sur
son territoire de l'Etat souverain de la Cité du Vatican. C'est
pourquoi il a adopté des lois spéciales pour se conformer aux
obligations juridiques internationales, qui comprend également cet
état, dont la population edt faible. A l'échelle internationale, le
Saint-Siège a pris des mesures concrètes pour ratifier la
Convention relative aux droits de l'enfant en 1990. En 2000 le
Saint-Siège a adhéré au Protocole facultatif concernant le trafic
d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie infantile
et le Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans
les conflits armés. Le Saint-Siège promeut et encourage ces
instruments internationaux. Dans le même temps, le Saint-Siège en
tant qu'organe central de l'Eglise catholique a formulé des
directives pour faciliter le travail des Eglises locales pour
apporter des mesures efficaces relevant de leur juridiction et en
conformité avec le droit canonique. Les Eglises locales, en tenant
compte des législations nationales des pays respectifs, ont élaboré
des lignes directrices et un suivi de leur mise en œuvre afin de
prévenir de nouveaux abus et y remédier rapidement, et ce en
conformité à la législation nationale. Le résultat de l'action
combinée prises par les Eglises locales et le Saint-Siège propose
un cadre qui, lorsqu'il est appliqué correctement, aidera à
éliminer l'incidence des abus sexuels d'enfants par le clergé et
autres membres du personnel ecclésiastique".
L'Observateur
permanent a expliqué que "le rapport régulier du Saint-Siège
à la CRC se divise en quatre parties: La première traite des
considérations générales, y compris sur la nature du Saint-Siège
en tant que sujet de droit international. La seconde répond aux
observations finales du Comité concernant le rapport initial du
Saint-Siège, et en particulier aux questions relatives aux réserves
émises sur les quatre principes du Comité, les droits et devoirs
des parents, l'éducation des filles, l'éducation à la santé... Le
Saint-Siège examine également les principes qu'il a lui même
défini quant aux droits et devoirs des enfants dans le cadre de la
famille. La troisième réserve regarde les contributions
internationales du Saint-Siège à l'avancement et à la promotion
des principes de base du Comité, lesquels couvrent un large éventail
de questions liées à l'enfance (par exemple la famille, l'adoption,
les enfants handicapés, la santé et le bien-être, les loisirs et
la culture, les mesures spéciales de protection des enfants, et en
particulier les questions liées à la violence sexuelle et à la
toxicomanie, aux enfants vivant dans les rues et autres groupes
minoritaires). Enfin la quatrième réserve concerne la mise en œuvre
de la Convention dans l'Etat de la Cité du Vatican".
Il
n'y a aucune excuse à ces crimes, a souligné Mgr.Tomasi, pas plus
qu'aux autres formes de violence et d'exploitation des enfants. Ces
crimes ne peuvent jamais être justifiés, qu'il soient commis à la
maison ou à l'école, dans une communauté ou dans le cadre sportif,
comme au sein des organisations et structures religieuses.... C'est
une politique de longue haleine pour le Saint-Siège... C'est
pourquoi le Saint-Siège et les structures locales de l'Eglise de
part le monde se sont engagés à la défense de la dignité
inviolable de la personne tout entière de chaque enfant, corps, âme
et esprit". Benoît XVI, s'adressant aux évêques d'Irlande en
2006 a prononcé ces mots importants: "Dans l'exercice de votre
ministère pastoral, que vous avez dû faire face ces dernières
années à de nombreux cas déchirants d'abus sexuels sur mineurs.
ils sont encore plus tragiques lorsque l'agresseur est un prêtre. De
même le Pape François a-t-il lancé une nouvelle action en
annonçant la création d'une commission pour la protection des
mineurs, dans le but de proposer de nouvelles initiatives pour la
sécurisation de l'environnement pour les enfants et les efforts
visant à améliorer les soins pastoraux aux victimes de violence
dans le monde entier".
LE MONOTHEISME CHRETIEN CONTRE LA VIOLENCE
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Durant
son dernier quinquennat, la Commission théologique internationale a
élaboré le document intitulé "Dieu Trinité, unité des
hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence", qui sera
publié le 18 janvier dans le nº 3926 de La Civiltà Cattolica,
laquelle propose habituellement la version italienne de ces
publications. Le texte sera également disponible sur le site de la
revue ( www.laciviltacattolica.it ) et sur la page de la Commission
théologique du site vatican ( www.vatican.va ). Dans l'attente des
diverses traductions, voici la présentation du document. Durant son
quinquennat 2009 - 2014, la Commission théologique Internationale a
conduit une étude relative quelques aspects du discours chrétien
sur Dieu, en se confrontant en particulier avec la thèse selon
laquelle il existerait un rapport nécessaire entre monothéisme et
violence. Le travail a été développé au sein d’une
sous-commission, présidée par l'Abbé Philippe Vallin et également
composée de l'Abbé Peter Damian Akpunonu, du P.Gilles Emery, OP, de
Mgr.Savio Hon Tai-Fai, SDB, de Mgr.Charles Morerod, OP, de l'Abbé
Thomas Norris, de l'Abbé Javier Prades López, de Mgr.Paul Rouhana,
de l'Abbé Pierangelo Sequeri, et de l'Abbé Guillermo Zuleta Salas.
Les discussions générales se sont déroulées dans les différentes
rencontres de la sous-commission, et durant les sessions plénières
de la Commission tenues de 2009 à 2013. Le texte proposé a été
approuvé par la Commission in forma specifica le 6 décembre 2013,
avant d'être soumis à l’approbation de son Président,
Mgr.Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de
la foi, lequel en a autorisé la publication. Suit la note de
présentation diffusée par la Commission théologique:
Le
texte propose "une clarification théologique spéciale...face à
la théorie, diversement argumentée, du rapport nécessaire entre le
monothéisme et les guerres de religion. La discussion a mis en
évidence un nombre non négligeable de motifs d’incompréhension
de la doctrine religieuse, capables d’obscurcir la pensée
authentique du christianisme sur le Dieu unique. Nous pourrions
résumer l’intention de notre discours en une double question: De
quelle manière la théologie catholique peut-elle se confronter
critiquement avec l’opinion culturelle et politique qui établit un
rapport intrinsèque entre monothéisme et violence? De quelle
manière la pureté religieuse de la foi dans le Dieu unique
peut-elle être reconnue comme principe et comme source de l’amour
entre les hommes? Notre réflexion est proposée dans le style du
témoignage argumenté, et non de la réfutation apologétique. La
foi chrétienne, en effet, reconnaît dans l’excitation de la
violence au nom de Dieu la corruption maximale de la religion. Le
christianisme atteint cette conviction par la révélation de
l’intimité elle-même de Dieu, qui nous rejoint moyennant
Jésus-Christ. L’Eglise des croyants est consciente du fait que le
témoignage de cette foi demande d’être honoré par une attitude
de conversion permanente, laquelle implique aussi la parrhésie ou
courageuse franchise de la nécessaire autocritique.
Dans
le Chapitre I (Soupçons sur le monothéisme), nous nous sommes
proposé de clarifier le thème du monothéisme religieux, dans
l’acception qu’il reçoit suivant quelques orientations de la
philosophie politique d’aujourd’hui. Nous sommes conscients du
fait qu’une telle évolution présente aujourd’hui un spectre
largement différencié de positions théoriques, lesquelles vont de
l’arrière-plan classique de l’athéisme sous étiquette
humaniste, jusqu’aux formes plus récentes de l’agnosticisme
religieux et du laïcisme politique. Notre réflexion voudrait avant
tout préciser que la notion de monothéisme, non dépourvue de
signification pour l’histoire de notre culture, demeure encore trop
générique quand elle sert de chiffre d’équivalence entre les
religions historiques qui confessent l’unicité de Dieu
(identifiées comme judaïsme, islam, christianisme). En second lieu,
nous formulons notre réserve critique devant une simplification
culturelle qui réduit l’alternative au choix entre un monothéisme
nécessairement violent et un polythéisme présumé tolérant. Dans
cette réflexion, nous nous savons soutenus de toute manière par la
conviction, partagée chez un très grand nombre de nos
contemporains, croyants et non-croyants, que les guerres
interreligieuses, comme aussi la guerre faite à la religion, sont
tout simplement insensées. En tant que théologiens catholiques,
nous avons cherché ensuite à illustrer à partir de la vérité de
Jésus-Christ le rapport entre révélation de Dieu et humanisme
non-violent. Nous l’avons fait à travers l’exposition renouvelée
de quelques implications de la doctrine particulièrement capables
d’éclairer la discussion actuelle: soit pour ce qui regarde la
compréhension authentique de la confession trinitaire du Dieu
unique, soit pour ce qui concerne l’ouverture de la révélation
christologique à la mise en évidence du lien entre les hommes.
Dans
le Chapitre II (L'initiative de Dieu sur le chemin des hommes), nous
interrogeons l’horizon de la foi biblique, avec une attention
particulière portée au thème de ses pages difficiles,
celles...dans lesquelles la révélation de Dieu se trouve intriquée
avec les figures de la violence entre les hommes. Nous cherchons à
dégager les points de référence que la même tradition
scripturaire met en lumière...pour l’interprétation de la Parole.
Sur la base de cette réappropriation, nous présentons une ébauche
pour le cadrage anthropologique et christologique des développements
de l’interprétation du thème, avec le souci de la condition
historique actuelle.
Dans
le Chapitre III (Dieu, pour nous sauver de la violence), nous
proposons un approfondissement de l’événement de la mort et de la
résurrection de Jésus sur le thème de la réconciliation entre
les hommes. L’Oikonomia est ici essentielle à la détermination de
la Theologia. La révélation inscrite dans l’événement de
Jésus-Christ, qui rend universellement estimable la manifestation de
l’amour de Dieu, permet de neutraliser la justification de la
violence sur la base de la vérité christologique et trinitaire de
Dieu.
Au
Chapitre IV (La foi confrontée avec l'ampleur de la raison), notre
réflexion s’engage dans l’illustration des approximations et des
implications philosophiques concernant le fait de penser Dieu. Ici
sont traités avant tout les points de discussion avec l’athéisme
actuel, largement alimenté par les thèses convergentes d’un
radical naturalisme anthropologique. A la fin, et au bénéfice
conjoint du débat inter-religieux sur le monothéisme, nous
proposons une sorte de méditation philosophico-théologique sur
l’intégration, dans la révélation, d’un dispositif de
relations à l’intime de Dieu et de la conception traditionnelle de
son absolue simplicité.
Dans
le Chapitre V (Les fils de Dieu, dispersés et réunis), pour finir,
nous reprenons les éléments de la spécificité chrétienne qui
définissent l’engagement du témoignage ecclésial pour la
réconciliation des hommes avec Dieu, et entre eux. La révélation
chrétienne purifie la religion, dans le moment même où elle lui
rend sa signification fondamentale pour l’expérience humaine du
sens. C’est pourquoi, dans notre invitation à la réflexion, nous
tenons bien présent la nécessité spéciale, surtout devant
l’horizon culturel d’aujourd’hui, de traiter toujours
conjointement le contenu théologique et le développement historique
de la révélation chrétienne de Dieu".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Roger Michael Mahony.
Le
Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo (Bosnie -
Herzégovine).
Mgr.Georges
Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence
épiscopale française, accompagné de Mgr.Pascal Delannoy, Evêque
de St.Denis et Vice Président, de Mgr.Pierre-Marie Carré,
Archevêque de Montpellier et Vice Président, et de l'Abbé Olivier
Ribadeau-Dumas, Secrétaire Général.
Un
groupe de rabbins argentins.
mercredi 15 janvier 2014
TOUS DISCIPLES ET MISSIONNAIRES
Cité
du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape
François a poursuivi sa catéchèse de l'audience générale
consacrée au baptême: "Le baptême fait de nous les membres du
corps du Christ... Il nous fait entrer dans le peuple de Dieu qui
marche dans l'histoire". Reprenant ainsi la définition de
Vatican II, il a rappelé qu'à l'instar de la vie, la grâce
baptismale se transmet de génération en génération, et permet aux
fidèles de former un peuple diffusant la bénédiction du Seigneur
de par le monde. Les apôtres furent envoyés baptiser et depuis eux
s'est développée une chaîne de transmission de la foi. "Chaque
fidèle est un anneau de cette chaîne, une partie du courant
irrigateur. Chaque fidèle transmet la foi à ses enfants qui,
adultes, la transmettront à leur tour. Ainsi est le baptême...du
peuple de Dieu...qui marche en transmettant la foi". Par le
baptême chacun "devient disciple et missionnaire, appelé à
porter l'Evangile au monde. Quelque soit sa place dans l'Eglise et
son degré d'instruction, tout baptisé est un agent
d'évangélisation... La nouvelle évangélisation implique
l'engagement de tous les baptisés... En nous habitant, le baptême
nous transmet la grâce" qui permet la transmission de la foi.
Chaque fidèle est disciple et missionnaire. "Mais alors
dira-t-on, les évêques et le Pape, qui ne sont pas des disciples,
savent tout! Certes", a répondu le Saint-Père, "mais
papes et évêques savent que pour être missionnaires, pour
transmettre la foi, il faut d'abord être disciples". Ceci est à
souligner. "Personne ne se sauve par soi même. Nous sommes une
communauté de croyants qui partage la joie de vivre cet amour qui
nous précède et attend de nous d'être des canaux de grâce...malgré
nos limites et nos fautes. Cette dimension communautaire n'est pas un
effet secondaire mais une partie constituante de la vie chrétienne,
du témoignage et de l'évangélisation".
Puis
le Pape a évoqué les chrétiens du Japon qui donna des milliers
martyrs lors de sa persécution du début du XVII siècle, qui vit
l'expulsion du clergé. Décimés, les catholiques japonais
demeurèrent démunis de tout clergé. Vivant en clandestinité, ils
conservèrent la foi. A la naissance, les parents baptisaient leur
enfant afin qu'il puisse baptiser à son tour. Ainsi lorsque deux
siècles plus tard des missionnaires purent retourner au Japon, ils
eurent la surprise d'y trouver une Eglise en mesure de refleurir
grâce au baptême conservé. C'est le peuple de Dieu qui avait
permis la transmission de la foi, grâce à un fort esprit
communautaire et au maintien du baptême. Et ce malgré la
clandestinité et l'abandon. Cette histoire, a conclu le Saint-Père,
doit nous faire réflechir.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Marcos Antônio Tavoni, Evêque de Bom Jesus do Gurguéia
(superficie 51.543, population 190.000, catholiques 167.500, prêtres
28, diacres 1, religieux 9), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1967
à São Carlos (Brésil) et ordonné prêtre
en 1996, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Rédempteur de
Taguatinga. Curé de plusieurs paroisses, il a été Recteur du grand
séminaire inter-diocésain de Brasilia et du Centre d'études
supérieures Mater Dei, professeur de théologie et directeur d'une
maison d'accueil pour filles mères. Modérateur du premier synode
diocésain sur la pastorale, il a coordonné la Commission pour
l’élaboration du directoire diocésain de formation chrétienne,
puis a été Vicaire épiscopal. Il succède à Mgr.Ramón López
Carrozas, OdeM, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge.
Nommé
Mgr.Stephen J.Berg, Evêque de Pueblo (superficie 124.754, population
665.906, catholiques 128.000, prêtres 83, diacres 48, religieux 70),
aux Etats-Unis d'Amerique. L'Evêque élu, né en 1951 à Miles City
(USA) et ordonné prêtre en 1999, était jusqu'ici Administrateur de
ce même diocèse. Curé de paroisses, il a été Vicaire Général,
Chancelier de la Curie et directeur spirituel au séminaire de
Dallas.
Confirmé
le Cardinal Marc Ouellet, PSS, comme Président de la Commission
pontificale pour l'Amérique Latine.
Confirmé
M.Guzmán Carriquiry comme Secrétaire de la Commission pontificale
pour l'Amérique Latine.
Confirmé
comme Membres de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine:
le Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, le Cardinal Jaime
Lucas Ortega y Alamino, le Cardinal Norberto Rivera Carrera, le
Cardinal Julio Terrazas Sandoval, le Cardinal Oscar Andrés Rodríguez
Maradiaga, le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, le Cardinal Cláudio
Hummes, le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, le Cardinal
Francisco Robles Ortega, le Cardinal Odilo Pedro Scherer, le Cardinal
Paolo Romeo, le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, le Cardinal Rubén
Salazar Gómez, le Cardinal Stanislaw Rylko, Mgr.Emilio Carlos Berlie
Belaunzarán, Mgr.Mario Antonio Cargnello, Mgr.Héctor Rubén Aguer,
Mgr.Nicolás Cotugno Fanizzi, SDB, Mgr.Héctor Miguel Cabrejos
Vidarte, OFM, Mgr.Geraldo Lyrio Rocha, Mgr.Leopoldo José Brenes
Solórzano, Mgr.José Guadalupe Martín Rábago, Mgr.Orlando Antonio
Corrales García, Mgr.Juan José Asenjo Pelegrina, et Mgr.Franz-Josef
Overbeck.
Nommé
Mgr.Lorenzo Baldisseri, Conseiller de la Commission pontificale pour
l'Amérique Latine.
Confirmé
comme Conseillers de la Commission pontificale pour l'Amérique
Latine: le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, le Cardinal William
Joseph Levada, le Cardinal Leonardo Sandri, le Cardinal Francesco
Monterisi, Mgr.Jean-Louis Brugués, OP, Mgr.José Horacio Gómez et
Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo.
Confirmé
pour un quinquennat le Cardinal Jean-Louis Tauran comme Membre de la
Commission cardinalice de surveillance sur l'Institut pour les
oeuvres de religion.
Nommé
pour un quinquennat Membres de la Commission cardinalice de
surveillance sur l'Institut pour les oeuvres de religion: le Cardinal
Christoph Schönborn (Autriche), le Cardinal Thomas Christopher
Collins (Canada), le Cardinal Santos Abril y Castelló (Archiprêtre
de Ste.Marie Majeure), et Mgr.Pietro Parolin (Secrétaire d'Etat).
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