Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

mardi 31 janvier 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 31 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Clement Tirkey, Evêque de Jalpaiguri (superficie 6.914, population 4.917.688, catholiques 118.700, prêtres 61, religieux 301) en Inde. Le nouvel élu est né en 1947 dans le diocèse de Raigarh (Inde), a été ordonné prêtre en 1978 et était jusqu'à maintenant  Vicaire Général du diocèse de Bagdogra (Inde).

-Nommé Consulteurs de la Préfecture des Affaires économiques du Saint-Siège M.Francesco Silvano, M.Walter M.Bonino et M.Antonio Chiminello.
NER:NA/..../...                                     VIS 20060131 (80)

MESSAGE DU PAPE POUR LE CAREME 2006


CITE DU VATICAN, 31 JAN 2006 (VIS). A été publié aujourd'hui le Message de Benoît XVI pour le Carême 2006. Le texte, daté du 29 septembre 2005, a pour titre un verset de l'Evangile de Saint Mathieu "Voyant les foules Jésus eut pitié d'elles". Voici le document dans son intégralité:

  "Le Carême est le temps privilégié du pèlerinage intérieur vers Celui qui est la source de la miséricorde. C'est un pèlerinage au cours duquel Lui-même nous accompagne à travers le désert de notre pauvreté, nous soutenant sur le chemin vers la joie profonde de Pâques".

  "Même dans les 'ravins de la mort' dont parle le Psalmiste, tandis que le tentateur nous pousse à désespérer ou à mettre une espérance illusoire dans l'œuvre de nos mains, Dieu nous garde et nous soutient. Oui, aujourd'hui encore le Seigneur écoute le cri des multitudes affamées de joie, de paix, d'amour. Comme à chaque époque, elles se sentent abandonnées. Cependant, même dans la désolation de la misère, de la solitude, de la violence et de la faim, qui frappent sans distinction personnes âgées, adultes et enfants, Dieu ne permet pas que l'obscurité de l'horreur l'emporte".

   "Comme l'a en effet écrit mon bien-aimé Prédécesseur Jean-Paul II, il y a une 'limite divine imposée au mal', c'est la miséricorde. C'est dans cette perspective que j'ai voulu placer au début de ce Message l'annotation évangélique selon laquelle, 'voyant les foules, Jésus eut pitié d'elles'".

  "Dans cet esprit, je voudrais m'arrêter pour réfléchir sur une question très débattue parmi nos contemporains : la question du développement. Aujourd'hui encore le 'regard' de compassion du Christ ne cesse de se poser sur les hommes et sur les peuples. Il les regarde sachant que le 'projet' divin prévoit l'appel au salut. Jésus connaît les embûches qui s'opposent à ce projet et il est pris de compassion pour les foules: il décide de les défendre des loups, même au prix de sa vie. Par ce regard, Jésus embrasse les personnes et les multitudes, et il les remet toutes au Père, s'offrant lui-même en sacrifice d'expiation".

  "Eclairée par cette vérité pascale, l'Eglise sait que, pour promouvoir un développement plénier, il est nécessaire que notre 'regard' sur l'homme soit à la mesure de celui du Christ. En effet, il n'est en aucune manière possible de dissocier la réponse aux besoins matériels et sociaux des hommes de la réponse aux désirs profonds de leur cœur. Il convient d'autant plus de souligner cela à notre époque de grandes transformations, où nous percevons de manière toujours plus vive et plus urgente notre responsabilité envers les pauvres du monde. Mon vénéré Prédécesseur, le Pape Paul VI, identifiait déjà avec précision les dommages du sous-développement comme étant un amoindrissement d'humanité. Dans cet esprit, il dénonçait dans l'Encyclique Populorum Progressio 'les carences matérielles de ceux qui sont privés du minimum vital, et les carences morales de ceux qui sont mutilés par l'égoïsme,...les structures oppressives, qu'elles proviennent des abus de la possession ou des abus du pouvoir, de l'exploitation des travailleurs ou de l'injustice des transactions'".

   "Comme antidote à de tels maux, Paul VI suggérait non seulement 'la considération accrue de la dignité d'autrui, l'orientation vers l'esprit de pauvreté, la coopération au bien commun, la volonté de paix', mais aussi, 'la reconnaissance par l'homme des valeurs suprêmes et de Dieu, qui en est la source et le terme'.

  "Dans cette ligne le Pape n'hésitait pas à proposer 'la foi, don de Dieu accueilli par la bonne volonté de l'homme, et l'unité dans la charité du Christ'. Donc, le 'regard' du Christ sur la foule nous incite à affirmer le véritable contenu de 'l'humanisme intégral' qui, toujours selon Paul VI, consiste dans le 'développement intégral de tout l'homme et de tous les hommes'. C'est pourquoi la première contribution que l'Eglise offre au développement de l'homme et des peuples ne se concrétise pas en moyens matériels ou en solutions techniques, mais dans l'annonce de la vérité du Christ qui éduque les consciences et enseigne l'authentique dignité de la personne et du travail, en promouvant la formation d'une culture qui réponde vraiment à toutes les interrogations de l'homme".

  "Face aux terribles défis de la pauvreté d'une si grande part de l'humanité, l'indifférence et le repli sur son propre égoïsme se situent dans une opposition intolérable avec le 'regard' du Christ. Avec la prière, le jeûne et l'aumône, que l'Eglise propose de manière spéciale dans le temps du Carême, sont des occasions propices pour se conformer à ce 'regard'. Les exemples des saints et les multiples expériences missionnaires qui caractérisent l'histoire de l'Eglise constituent des indications précieuses sur le meilleur moyen de soutenir le développement".

  "Aujourd'hui encore, au temps de l'interdépendance globale, on peut constater qu'aucun projet économique, social ou politique ne remplace le don de soi à autrui, dans lequel s'exprime la charité. Celui qui agit selon cette logique évangélique vit la foi comme amitié avec le Dieu incarné et, comme Lui, se charge des besoins matériels et spirituels du prochain. Il le regarde comme un mystère incommensurable, digne d'une attention et d'un soin infinis. Il sait que celui qui ne donne pas Dieu donne trop peu, comme le disait la bienheureuse Teresa de Calcutta: 'La première pauvreté des peuples est de ne pas connaître le Christ'. Pour cela il faut faire découvrir Dieu dans le visage miséricordieux du Christ: hors de cette perspective, une civilisation ne se construit pas sur des bases solides".

  "Grâce à des hommes et à des femmes obéissant à l'Esprit Saint, sont nées dans l'Église de nombreuses œuvres de charité, destinées à promouvoir le développement: hôpitaux, universités, écoles de formation professionnelle, micro-réalisations. Ce sont des initiatives qui, bien avant celles de la société civile, ont montré que des personnes poussées par le message évangélique avaient une préoccupation sincère pour l'homme. Ces œuvres indiquent une voie pour guider encore aujourd'hui l'humanité vers une mondialisation dont le centre soit le bien véritable de l'homme et conduise ainsi à la paix authentique".

  "Avec la même compassion que Jésus avait pour les foules, l'Eglise ressent aujourd'hui encore comme son devoir de demander à ceux qui détiennent des responsabilités politiques et qui ont entre leurs mains les leviers du pouvoir économique et financier de promouvoir un développement fondé sur le respect de la dignité de tout homme. Une importante authentification de cet effort consistera dans la liberté religieuse effective, entendue non pas simplement comme possibilité d'annoncer et de célébrer le Christ, mais aussi comme contribution à l'édification d'un monde animé par la charité. Dans cet effort, s'inscrit également la considération effective du rôle central que les valeurs religieuses authentiques jouent dans la vie de l'homme, en tant que réponse à ses interrogations les plus profondes et motivation éthique par rapport à ses responsabilités personnelles et sociales. Tels sont les critères sur la base desquels les chrétiens devront aussi apprendre à évaluer avec sagesse les programmes de ceux qui les gouvernent".

  "Nous ne pouvons pas ignorer que des erreurs ont été commises au cours de l'histoire par nombre de ceux qui se disaient disciples de Jésus. Souvent, face aux graves problèmes qui se posaient, ils ont pensé qu'il valait mieux d'abord améliorer la terre et ensuite penser au ciel. La tentation a été de croire que devant les urgences pressantes on devait en premier lieu pourvoir au changement des structures extérieures. Cela eut comme conséquence pour certains la transformation du christianisme en un moralisme, la substitution du croire par le faire. C'est pourquoi, mon Prédécesseur de vénérée mémoire, Jean-Paul II, observait avec raison: 'Aujourd'hui, la tentation existe de réduire le christianisme à une sagesse purement humaine, en quelque sorte une science pour bien vivre. En un monde fortement sécularisé, est apparue une 'sécularisation progressive du salut', ce pourquoi on se bat pour l'homme, certes, mais pour un homme mutilé, ramené à sa seule dimension horizontale. Nous savons au contraire que Jésus est venu apporter le salut intégral'".

  "C'est justement à ce salut intégral que le Carême veut nous conduire en vue de la victoire du Christ sur tout mal qui opprime l'homme. En nous tournant vers le divin Maître, en nous convertissant à Lui, en faisant l'expérience de sa miséricorde grâce au sacrement de la Réconciliation, nous découvrirons un 'regard' qui nous scrute dans les profondeurs et qui peut animer de nouveau les foules et chacun d'entre nous. Ce 'regard' redonne confiance à ceux qui ne se renferment pas dans le scepticisme, en leur ouvrant la perspective de l'éternité bienheureuse. En fait, déjà dans l'histoire, même lorsque la haine semble dominer, le Seigneur ne manque jamais de manifester le témoignage lumineux de son amour. A Marie, 'fontaine vive d'espérance', je confie notre chemin du Carême, pour qu'Elle nous conduise à son Fils. Je Lui confie spécialement les multitudes qui, aujourd'hui encore, éprouvées par la pauvreté, invoquent aide, soutien, compréhension. Dans ces sentiments, de grand cœur, j'accorde à tous une particulière Bénédiction apostolique".
MESS/CAREME 2006/...                                         VIS 20060131 (1500)


lundi 30 janvier 2006

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 30 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Dieter Althaus, Ministre-Président du Land de Thuringe (Allemagne), son  épouse et leur suite.

-Le Cardinal Antonio María Rouco Varela, Archevêque de Madrid (Espagne).

-Le Cardinal Salvatore De Giorgi, Archevêque de Palerme (Italie).

  Samedi dernier, 28 janvier, il avait successivement reçu:

-M.Karolos Papoulias, Président de la Grèce, son épouse et leur suite.

-Mgr.Antoni Stankiewicz, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/.../...                                        VIS 20060130 (90)

PRIER POUR LES LEPREUX ET LES VICTIMES D'UN ACCIDENT


CITE DU VATICAN, 29 JAN 2006 (VIS). Après l'Angélus récité à midi avec les fidèles rassemblés Place-St.Pierre, Benoît XVI a encouragé les responsables internationaux à mettre à disposition les moyens nécessaires pour battre la lèpre, dans le cadre de la Journée mondiale contre la lèpre.

  Ayant rappelé qu'il y a plus de cinquante ans Raoul Follereau créa "des associations destinées à soutenir son œuvre humanitaire", le Pape salua tout spécialement tous ceux qui souffrent de la lèpre. Il a aussi encouragé "les missionnaires, personnels sanitaires et volontaires engagés sur ce front du service à l'homme".

  La lèpre, a-t-il ajouté "est le symptôme du mal plus vaste qu'est la misère. C'est pourquoi, à la suite de mes prédécesseurs, je renouvelle un appel aux responsables du monde afin qu'ils unissent leurs efforts pour résoudre les graves déséquilibres qui pénalisent encore de larges secteurs de l'humanité".

  Saluant des pèlerins polonais, Benoît XVI a évoqué le tragique accident survenu la nuit précédente à Katowice, et qui a coûté la vie à de nombreuses  personnes écrasées sous la toiture effondrée du centre des expositions où se déroulait une manifestation colombophile internationale. "Je confie -a-t-il dit- les victimes à la miséricorde divine et m'unis spirituellement à leurs familles et aux blessés. A tous j'envoie cordialement la bénédiction apostolique".

  Le Saint-Père a enfin salué 5.000 enfants de l'Action catholique italienne de Rome venus pour la fin du mois de la paix. Un petit groupe d'entre-eux avaient libéré des colombes, symbole de paix, depuis la fenêtre du bureau papal: "Je sais -leur a-t-il dit- que vous vous êtes engagés à vous entraîner à la paix, sous le grand entraîneur qu'est Jésus. C'est pourquoi je confie à l'ACI des enfants la mission que j'ai proposée dans le message du 1er janvier: apprenez à dire et à faire toujours la vérité, devenant ainsi des bâtisseurs de la paix".
ANG/LEPRE:ACCIDENT:PAIX/...                          VIS 20060130 (310)


TEMOINS PRIVILEGIES DU PRIMAT DE LA CHARITE


CITE DU VATICAN, 29 JAN 2006 (VIS). La primauté de la charité et ses témoins privilégiés, les saints, tel a été le thème principal des réflexions du Saint-Père pour ce dimanche, avant l'Angélus récité avec les pèlerins réunis Place-St-Pierre.

  Benoît XVI a parlé de sa première encyclique, Deus Caritas Est, publiée mercredi dernier, où il écrit que les saints "ont fait de leur existence, même si de mille façons différentes, un hymne au Dieu Amour". Le Pape a rappelé en particulier les saints fêtés ces jours-ci et "qui ne se ressemblent pas du tout: l'apôtre Paul, avec les disciples Timothée et Tite... appartiennent aux débuts de l'Eglise, et sont les missionnaires de la première évangélisation. Thomas d'Aquin, au Moyen Age, est le modèle du théologien catholique qui rencontre la synthèse suprême de la vérité et de l'amour dans le Christ. sainte Angela Merici, à la Renaissance, propose un chemin de sainteté également pour les laïcs. A l'époque moderne, saint Giovanni Bosco, enflammé pour la charité du Bon Pasteur, s'occupe des jeunes les plus pauvres".

  "En vérité, toute l'histoire de l'Eglise -a fait remarquer le Saint-Père- est une histoire de sainteté, animée par l'unique Amour qui a sa source en Dieu. En effet, seule la charité surnaturelle, comme celle qui coule toujours nouvelle du cœur du Christ, peut expliquer la prodigieuse floraison d'ordres, d'instituts religieux masculins et féminins et d'autres formes de vie consacrée au cours des siècles  ... Cette liste d'hommes et de femmes, que l'Esprit de Jésus a façonné en en faisant des modèles de dévouement évangélique, nous permet de considérer l'importance de la vie consacrée comme expression et école de charité".

  Le Pape a conclu ses réflexions en rappelant que "le 2 février prochain, fête de la Présentation, l'Eglise célèbre la Journée de la Vie consacrée. L'après-midi, comme aimait le faire Jean-Paul II, je présiderai la messe en la Basilique vaticane. Ensemble nous remercierons Dieu pour le don de la vie consacrée et nous prierons afin qu'elle continue à être dans le monde un éloquent signe de son amour miséricordieux".
ANG/SSAINTETE/...                                  VIS 20060130 (360)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 28 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse d'Evreux (France), présentée pour limite d'âge par Mgr.Jacques David. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Christian Nourrichard.

-Nommé Mgr.Vincenzo Apicella, Evêque suburbicarie de Velletri-Segni (superficie: 397, population: 122.690, catholiques: 119.690, prêtres: 96, diacres: 12, religieux: 270), en Italie. Jusqu'ici Evêque auxiliaire de Rome (Italie), il succède à Mgr.Andrea Maria Erba, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé Mgr.Benedetto Tuzia, Evêque auxiliaire de Rome (Italie). L'Evêque élu, né en 1944 à Subiaco (Italie) et ordonné prêtre en 1969, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Robert-Belllarmin de Rome.

-Nommé Mgr.Paul Alois Lakra, Evêque de Gumla (superficie: 5.316, population: 901.217, catholiques: 150.296, prêtres: 122, religieux: 277), en Inde. L'Evêque élu, né en 1955 à Naditoli (Inde) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Administrateur diocésain de ce même diocèse.

-Nommé Mgr.Rodrigo Aguilar Martínez, Evêque de Tehuacán (superficie: 6.294, population: 967.471, catholiques: 919,126, prêtres: 96, religieux: 153), au Mexique. Il était jusqu'ici Evêque de Matehuala (Mexique).

-Nommé Consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le P.Wojciech Giertych, OP, Théologien de la maison pontificale.

-Erigé le diocèse de Nongstoin (Inde), avec territoire démembré de celui de Shillong, le rendant suffragant de cette même Eglise métropolitaine.

-Nommé l'Abbé Victor Lyngdoh, premier Evêque de Nongstoin (superficie: 5.247, population: 313.723, catholiques: 75.715, prêtres: 18, religieuses: 61), en Inde. L'Evêque élu, né en 1956 à Wahlarg (Inde) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Curé de la cathédrale de Shillong (Inde).

-Erigé le diocèse de Jowai (Inde), avec territoire démembré de celui de Shillong, le rendant suffragant de cette même Eglise métropolitaine.

-Nommé l'Abbé Vincent Kympat, premier Evêque de Jowai (superficie: 3.829, population: 293.229, catholiques: 59.095, prêtres: 17, religieux: 45), en Inde. L'Evêque élu, né en 1946 à Mawsurong (Inde) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Jean de Shillong (Inde).
RE:NER:NEA:NA:ECE/.../...                            VIS 20060130 (330)


NE PAS REDUIRE L'ATTENTION SUR LA LEPRE


CITE DU VATICAN, 28 JAN 2006 (VIS). "Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir", tel est le thème de la 53 Journée mondiale de la lèpre (29 janvier), pour laquelle le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a adressé un message aux Présidents des conférences épiscopales et aux prélats qui y sont chargés de cette pastorale.

  En cette Journée, écrit le Cardinal, l'Eglise "désire se mettre à l'écoute de tant de personnes qui, dans le monde, sont encore frappées par la lèpre... Elle veut donc faire écho à leur appel à l'aide, afin que tous ensemble nous nous sentions appelés" à apporter "des réponses concrètes aux besoins de soins de qui souffre de cette maladie".

   Le Cardinal rappelle ensuite qu'il "reste dans le monde de nombreux groupes de malades et de larges zones qui ne bénéficient pas encore d'assistance, pour des raisons variées".

  Le Président du Conseil pontifical cite alors les statistiques OMS selon lesquelles il y a eu l'an dernier 47.596 cas de lèpres déclarés en Afrique, 36.877 en Amérique, 186.182 en Asie du sud-est, 5.398 en Méditerranée orientale et 10.010 dans le Pacifique occidental. Heureusement souligne-t-il, on est passé de 763.262 malades en 2001 à 407.791 en 2004. Ces résultats encourageants ne doivent pas conduire à une réduction ou à un oubli des besoins qui demeurent, également à cause de préjudices récurrents. "Une diminution de l'attention...serait particulièrement dommageable au moment" où il faudrait faire "un effort décisif pour enrayer la lèpre définitivement et partout".

  Ensuite, il invite les organisations nationales et internationales, les ONG et les Eglises locales à coordonner leurs programmes "pour mieux répondre à la prévention et aux soins des personnes à risque ou déjà infectées". Le Cardinal Lozano Barragán recommande "la distribution gratuite de médicaments" et suggère la constitution  de "groupes d'agents socio-sanitaires en mesure d'agir sur le terrain, c'est-à-dire de diagnostiquer à temps la maladie et de la traiter".

  Enfin, il remercie les communautés chrétiennes de leur travail, ainsi que les missionnaires qui luttent contre la lèpre et prodiguent tant d'attentions au malades. "Avec dévouement et depuis toujours -rappelle-t-il-, l'Eglise s'est employée à assurer dans de nombreux pays le service sanitaire des lépreux et leur réinsertion sociale". Il invite l'Eglise toute entière à rappeler le 29 janvier pendant la messe que le Christ est présent dans le corps de toute personne et de toute famille qui souffre.
CON-AVA/JOURNEE LEPRE/LOZANO BARRAGAN             VIS 20060130 (420)


DROIT ET PASTORALE POUR L'AMOUR DE LA VERITE


CITE DU VATICAN, 28 JAN 2006 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin le Doyen, les Juges, les Officials et autres collaborateurs du Tribunal apostolique de la Rote romaine, à l'occasion de l'inauguration de son année judiciaire.

  Le Saint-Père a rappelé que parmi l'héritage considérable laissé par Jean-Paul II, y compris en matière de droit canonique, "il y a l'Instruction Dignitas Connubii, sur  la procédure à suivre dans les causes de nullité matrimoniale... La principale contribution de cette Instruction, qui j'espère -a-t-il dit- sera intégralement appliquée par les tribunaux ecclésiastiques, consiste à indiquer en quelle mesure et de quelle façon doivent être appliquées les normes contenues dans les canons relatifs au jugement d'un contentieux ordinaire, en observant les normes spéciales dictées par les causes sur l'état des personnes et sur celles du bien public".

  Le Pape a ensuite signalé que pendant le Synode sur l'Eucharistie d'octobre dernier, les Pères synodaux "ont invité les tribunaux ecclésiastiques à faire tout leur possible  pour que les fidèles qui ne sont pas mariés canoniquement puissent régulariser au plus vite leur situation matrimoniale" pour pouvoir communier. Par ailleurs, "la législation canonique -a-t-il dit- et la récente Instruction sembleraient, à première vue, limiter cette impulsion pastorale, comme si la principale préoccupation était de compléter les formalités juridiques prévues avec le risque d'oublier la but pastoral du procès. Une opposition se cache derrière cette formulation entre droit et pastorale en général".

  "En cette première rencontre avec vous -a-t-il affirmé- je préfère plutôt me concentrer sur ce que représente le point de rencontre fondamental entre droit et pastorale: l'amour pour la vérité". Dans ce contexte, le Saint-Père a rappelé que "l'objectif du procès est la déclaration de la vérité par un tiers impartial", après que  les parties aient présenté les preuves "lors d'un temps de discussion approprié... Tout système de procédure doit donc assurer l'objectivité, la rapidité et l'efficacité des décisions des juges".

  Le Pape a ensuite signalé que les procès peuvent traiter des matières "qui dépassent la capacité de disposer des parties, dans la mesure où elles concernent les droits de toute la communauté ecclésiale". C'est dans ce contexte que "se situe le procès de déclaration de nullité d'un mariage: en effet le mariage, dans sa double dimension naturelle et sacramentelle, n'est pas un bien dont disposent les époux, et tenant compte de son caractère social et publique, il n'est pas possible de prétendre à une auto-certification".

  Après avoir précisé "qu'aucun procès est 'contre' l'autre partie, comme s'il a'agissait d'infliger un dommage injuste", Benoît XVI a dit que "le but du procès est par contre de déclarer la vérité sur la validité ou l'invalidité d'un mariage concret, c'est à dire sur une réalité qui fonde l'institution de la famille et concerne en grande mesure l'Eglise et la société civile".

  Le Saint-Père a alors affirmé que "le critère de la recherche de la vérité" lors du procès, conduit à l'aspect de "sa valeur pastorale, qui ne peut être séparée de l'amour de la vérité. Il se peut que la capacité pastorale soit parfois contaminée par des comportements complaisants envers les personnes...mais en réalité, ces comportements ne répondent pas au bien des personnes ni à celui de la communauté ecclésiale".

  "La vérité recherchée dans les procès de nullité matrimoniale n'est toutefois qu'une vérité abstraite, séparée du bien des personnes. C'est une vérité qui s'intègre à l'itinéraire humain et chrétien de chaque fidèle. Il est donc très important que sa déclaration arrive en temps raisonnables".

  Le Pape a souligné "l'importante obligation de faire que le travail institutionnel de l'Eglise dans les tribunaux soit toujours plus proche des fidèles", d'essayer "de prévenir les nullités matrimoniales...et de faire le possible pour que les époux résolvent leurs problèmes éventuels et trouvent la voie de la réconciliation".

  "J'espère -a-t-il conclu- que ces réflexions aident à mieux faire comprendre comment l'amour de la vérité relie l'institution du procès canonique de nullité matrimoniale au vrai sens pastoral qui doit animer de tels procès. En utilisant cette clé de lecture, l'Instruction Dignitas Connubii et les préoccupations apparues lors du dernier Synode coïncident totalement".
AC/.../ROTE ROMAINE                             VIS 20060130 (690)


vendredi 27 janvier 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 27 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Consulteur de la Secrétairerie d'Etat (Section pour les Rapports avec les Etats) Mgr.Marco Dino Brogi, Nonce apostolique.
NA/.../BROGI                                      VIS 20060127 (40)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 27 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Marc Ouellet, Archevêque de Québec (Canada).

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Angelo Amato, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP/.../...                                        VIS 20060127 (50)

VERITE ET DEMOCRATIE VERITABLE


CITE DU VATICAN, 27 JAN 2006 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le Président et les dirigeants des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, qui fêtent leur 60 anniversaire.

  Benoît XVI leur a rappelé les trois missions qu'ils se sont engagés à incarner, la première étant la fidélité aux travailleurs, dont le Magistère a toujours souligné la dimension humaine du travail, sans oublier "le commandement du repos. Ceci exige donc -a dit le Pape- que le dimanche ne soit pas homologué aux autres jours, ce qui est un choix de civilisation".

  "D'autres priorités dérivent du primat de la valeur éthique du travail humain, celle de l'homme sur le travail, du travail sur le capital, de la destination universelle des biens sur la propriété privée, en résumé la priorité de l'être sur l'avoir".

  Ayant rappelé que la science et la technique offrent aujourd'hui "d'extraordinaires possibilités d'amélioration de la vie", le Saint-Père a dit qu'un "mauvais usage de ce pouvoir peut entraîner de graves et mêmes irréparables conséquences pour la vie à venir".

  "La défense de la vie de sa conception à son terme naturel, où qu'elle soit menacée ou offensée, est le premier devoir dans lequel s'exprime la véritable éthique de la responsabilité, qui s'étend logiquement à toutes les autres pauvretés, injustices ou exclusions ".

  "La fidélité à la démocratie peut seule garantir l'égalité des droits de tous" et "la justice est la condition de tout véritable démocratie. Mais on ne saurait oublier que la recherche de la vérité est également la condition d'une démocratie réelle et non de façade. Une démocratie sans valeur -a souligné le Pape en citant Centesimus Annus- devient vite un totalitarisme déclaré ou rampant, comme l'histoire l'a démontré".

  Puis le Pape a évoqué la troisième mission des ACLI, la fidélité à l'Eglise, qui "est une adhésion cordiale et passionnée au cheminement ecclésial, garantissant l'identité qui doit se manifester dans tous les milieux sociaux sans perdre la saveur de l'Evangile".

  "En tant que laïcs et travailleurs chrétiens associés, ayez toujours soin de la formation des membres et des dirigeants -a recommandé Benoît XVI à ses hôtes-, dans la perspective de votre service spécifique... Soyez présents avec courage dans les débats importants de la vie sociale".
AC/TRAVAILLEURS/ACLI                                    VIS 20060127 (380)      


ETRE DES SIGNES D'HUMANITE


CITE DU VATICAN, 27 JAN 2006 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale de la République démocratique du Congo venu en visite Ad Limina.

  S'adressant à ses hôtes, le Pape a tout d'abord rappelé que ces dernières années leur "pays a vécu au rythme de conflits meurtriers qui laissent de profondes cicatrices dans la mémoire des peuples", saluant le travail des évêques qui ont appelé "les acteurs locaux à faire preuve de responsabilité et de courage, pour que les populations vivent dans la paix et la sécurité. J'encourage la Conférence épiscopale, dans un travail concerté et audacieux, à demeurer vigilante pour accompagner les progrès en cours".

  Ensuite, le Pape a plusieurs fois cité l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, dont c'était le dixième anniversaire l'an dernier. "En convoquant cette assemblée -a-t-il dit-, Jean-Paul II souhaitait promouvoir une solidarité pastorale organique dans le continent africain, afin que l'Eglise porte un message de foi, d'espérance et de charité crédible à tous les hommes de bonne volonté, pour un nouvel élan missionnaire des Eglises particulières... Certains diocèses célèbrent les cent ans de leur évangélisation", ce qui constitue une excellente occasion pour que "l'ardeur apostolique des pasteurs et des fidèles en soit renouvelée et que la reconstruction morale, spirituelle et matérielle unisse les communautés en une seule famille, signe de fraternité pour vos contemporains".

  "Vous soulignez -a poursuivi le Saint-Père-  la nécessité de travailler à une évangélisation en profondeur des fidèles. Les communautés ecclésiales vivantes présentes en tout point de vos diocèses, reflètent bien cette évangélisation de proximité qui rend les fidèles toujours plus adultes dans leur foi, dans un esprit de fraternité évangélique selon lequel tous s'efforcent de penser ensemble les divers aspects de la vie ecclésiale... Ces communautés constituent aussi un précieux rempart contre l'offensive des sectes, qui exploitent la crédulité des fidèles et qui les égarent en leur proposant une fausse vision du salut et de l'Evangile, et une morale accommodante".

  Puis le Pape a insisté sur l'importance "de veiller avec une attention extrême à la qualité de la formation permanente des responsables de ces communautés, et notamment les catéchistes... Soyez aussi attentifs", a-t-il dit aux pasteurs au caractère missionnaire de ces communauté, "non seulement pour accueillir l'Evangile du Christ, mais aussi pour en rendre témoignage devant les hommes... Puissiez-vous notamment, en ces temps particulièrement décisifs pour la vie de votre pays, rappeler aux fidèles laïques leur devoir premier qui est d'assumer le renouvellement de l'ordre social", en les appelant à  "exercer une influence sur le tissu social, pour transformer les mentalités et les structures de la société de telle sorte qu'elles reflètent toujours mieux les desseins de Dieu sur la famille humaine".

Le Saint-Père a alors évoqué affectueusement tous les prêtres, diocésains ou religieux, les religieuses et membres d'instituts qui oeuvrent en Afrique dans des "conditions difficiles, dans lesquelles beaucoup d'entre eux exercent leur mission et les a remercié pour un service souvent héroïque, en vue de la croissance spirituelle des communautés". Il a alors salué l'engagement des évêques, auxquels il "revient aussi d'exhorter les prêtres à l'excellence dans la vie spirituelle et morale, en leur rappelant en particulier le lien unique qui associe le prêtre au Christ et dont le célibat sacerdotal, vécu dans la chasteté parfaite, manifeste la profondeur et le caractère vital".

  Benoît XVI a encouragé l'épiscopat congolais à  développer encore la communion au sein de chaque presbyterium diocésains, d'autant plus que le pays connaît une "permanence des conflits, qui a parfois affecté négativement l'unité de ce presbyterium, favorisant le développement du tribalisme et de luttes de pouvoir néfastes à l'édification du Corps du Christ, et sources de confusion pour les fidèles".

  "J'exhorte chacun à retrouver cette profonde fraternité sacerdotale qui est le propre des ministres ordonnés", a jouté le Pape, invitant ses hôtes à  "encourager leurs prêtres à se stimuler mutuellement dans l'exercice de la charité fraternelle, en leur proposant notamment certaines formes de vie communautaire, pour les aider à grandir ensemble en sainteté dans la fidélité à leur vocation et à leur mission, dans une pleine communion avec vous".

  "Au terme de notre rencontre -a conclu Benoît XVI-, je vous invite à l'espérance. Depuis plus d'un siècle, la Bonne Nouvelle est annoncée sur votre terre. .. Puissent vos communautés, soutenues par les témoins de la foi dans votre pays, notamment la bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta et le bienheureux Isidore Bakanja, être des signes prophétiques d'une humanité renouvelée par le Christ, humanité libérée de la rancune et de la peur!".
AL/REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE CONGO/...                VIS 20060127 (770)


jeudi 26 janvier 2006

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 26 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Lech Kaczynski, Président de la Pologne, son épouse et leur suite.

-Mgr.Domenico Sorrentino, Archevêque-Evêque d'Assisi-Nocera Umbra-Gualdo Tadino (Italie).

-Mgr.Joseph Bolangi Egwanga Ediba Tasame, Evêque de Budjala (République démocratique du Congo), en visite Ad Limina.

-Le P.José Rodríguez Carballo, OFM, Ministre général des Frères mineurs.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir en audience le Cardinal Crescenzio Sepe, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AP:AL/.../...                                       VIS 20060126 (90)

VOYAGE EN ARMENIE ET GEORGIE DU CARDINAL KASPER


CITE DU VATICAN, 26 JAN 2006 (VIS). Du 26 au 30 janvier, se déroule au catholicosat d'Echmiéadin (Arménie) la troisième réunion de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre les Eglises orientales orthodoxes et l'Eglise catholique. Fondée en 2003, cette commission s'est réunie l'année suivant au Caire, et l'an dernier à Rome.

  Invités par SS Karékin II, Catholicos d'Arménie, les délégations seront dirigées par le Métropolite Amba Bishoy (Eglise copte orthodoxe) et le Cardinal Walter Kasper (Eglise catholique).

  Le programme prévoit trois thèmes d'étude sur l'Eglise Communion: les évêques et la succession apostolique, rapport entre primat et collégialité-synodalité, place et fonction ecclésiologique des synodes, locaux comme œcuméniques".

  Du 31 janvier au 4 février, le Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, se rendra en Géorgie accompagné du P.Józef M.Maj, SJ, Official de la section orientale de son dicastère.

  Cette visite, la première du genre depuis quinze ans, entend répondre à l'invitation de Mgr.Giuseppe Pasotto, Administrateur latin du Caucase, à visiter la communauté catholique et de rendre visite à SS Ilia II, Catholicos de Géorgie et Primat de l'Eglise orthodoxe géorgienne.

  Après une conférence sur les rapports entre catholicisme et orthodoxie, le Cardinal présidera une cérémonie oecuménique le 2 février, fête de la Présentation, il prendra part à une prière œcuménique en la cathédrale apostolique arménienne de Tbilisi. Le représentant catholique se rendra également en visite à l'Académie ecclésiastique, aux sanctuaires et monastères principaux de cette Eglise orthodoxe.
CON-UC/ARMENIE:GEORGIE/KASPER                                       VIS 20060126 (250)


AFFRONTER ENSEMBLE LES DEFIS DU MONDE


CITE DU VATICAN, 26 JAN 2006 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin la commission préparatoire à la III Assemblée oecuménique européenne. "Votre visite -a-t-il dit à ses hôtes- est l'occasion de resserrer nos liens de communion dans le Christ, et de renouveler notre volonté d'agir ensemble pour parvenir au plus tôt à l'unité".

  Le Pape a ainsi salué les représentants des organismes oecuméniques d'Europe, qu'il avait eu le plaisir de voir hier à la clôture de la Semaine de prière pour l'unité à St.Paul-hors-les-murs.

  "Vous avez désiré entamer votre pèlerinage œcuménique continental, qui s'achèvera en septembre 2007 par l'assemblée de Sibiu (Roumanie), à Rome, là où se déroulèrent la prédication et le martyr des apôtres Pierre et Paul", a ajouté le Saint-Père. "C'est symbolique car les apôtres ont été les premiers à annoncer l'Evangile que nous, chrétiens d'aujourd'hui, devons continuer à vivre et diffuser en Europe".

  Citant le thème de leur pèlerinage, "Que la lumière du Christ, espérance de renouveau et d'unité en Europe, nous éclaire tous", Benoît XVI a dit que le processus d'intégration européen sera fructueux s'il "reconnaît les valeurs qui font partie de son vaste patrimoine spirituel".

  "Mais la présence des chrétiens ne sera incisive et positive que si nous avons le courage d'avancer avec décision sur la voie de la réconciliation et de l'unité... C'est un effet qui est demandé à tous...car nous avons tous une responsabilité dans le processus œcuménique des chrétiens d'Europe et du monde".

  "Après la chute du mur qui divisait l'Est et l'Ouest du continent -a ajouté le Pape- la rencontre des peuples est facilitée...mais on constate la nécessité d'affronter ensemble les défis du monde d'aujourd'hui, de la modernité à la sécularisation".

  Pour conclure, le Saint-Père a rappelé que "l'expérience montre largement qu'un dialogue sincère et fraternel engendre la confiance, écarte les peurs et les préjugés, efface les difficultés et ouvre un débat serein et constructif".
AC/ASSEMBLEE OECUMENIQUE EUROPE/...                 VIS 20060126 (330)


PRIER SANS CESSE POUR L'UNITE ET LA PAIX


CITE DU VATICAN, 26 JAN 2006 (VIS). En clôture de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, Benoît XVI a présidé hier après-midi en la basilique St.Paul-hors-les-murs les secondes vêpres de la fête de la conversion de Paul. Le thème de cette année était: "Là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je serai parmi eux".

  Dans son homélie, le Pape a dit que "l'aspiration de toute communauté chrétienne comme de tout fidèle est l'unité, ainsi que la force de la réaliser, qui sont des dons de l'Esprit. Ceci va de pair avec une fidélité à l'Evangile toujours plus forte, plus enracinée. De toute évidence la conversion du cœur est à la base de l'engagement œcuménique".

  Rappelant le titre de son encyclique Deus Caritas Est, Benoît XVI a dit que toute la foi de l'Eglise repose sur le roc qu'est l'amour de Dieu. "Face à cette vérité et quoiqu'elles demeurent douloureuses, les divisions peuvent être dépassées. Nous ne devons donc pas nous décourager".

  "Le véritable amour -a ajouté le Pape- n'annule en rien les différences légitimes. Au contraire, il les harmonise dans une unité supérieure qui n'est pas imposée du dehors et qui, à l'intérieur, donne pratiquement forme à l'ensemble".

  Puis le Saint-Père a rappelé que "l'accomplissement tant espéré de l'unité dépend avant tout de la volonté de Dieu, dont le dessein et la générosité dépassent l'entendement de l'homme comme ses propres espoirs. En contant sur la bonté divine, intensifions donc notre prière commune pour l'unité, qui est un moyen aussi nécessaire qu'efficace".

  L'unité des chrétiens, a-t-il ajouté, "est notre mission commune, la condition pour que la lumière du Christ se répande mieux sur le monde et parmi les hommes, afin qu'ils se convertissent et soient sauvés".

  Ayant reconnu qu'il y a de multiples voies pour parvenir à ce but, le Saint-Père s'est voulu encourageant: "Ne perdons pas confiance et reprenons ensemble le chemin avec plus de vigueur. Le Christ nous précède et nous accompagne. Nous comptons sur sa présence et nous implorons de lui avec humilité le don précieux de l'unité et de la paix".
HML/UNITE/SAINT-PAUL                             VIS 20060126 (360) 


mercredi 25 janvier 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 25 JAN 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Anthony Ireri Mukobo, IMC, Vicaire apostolique d'Isiolo (superficie: 25.605, population: 116.900, catholiques: 27.300, prêtres: 21,  religieux: 38), au Kenya. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Nairobi (Kenya).
NER/.../MUKOBO                                  VIS 20060125 (50)

FUNERAILLES DU PRESIDENT RUGOVA

CITE DU VATICAN, 25 JAN 2006 (VIS). Ce midi, M.Joaquín Navarro-Valls, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a annoncé que "le Saint-Père a nommé Mgr.Luigi Celata, Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, son Représentant personnel aux funérailles de M.Ibrahim Rugova, Président du Kosovo", demain à Pristina.
OP/FUNERAILLES RUGOVA/CELATA                        VIS 20060125 (60)

POUR UN MONDE TRANSFORME


CITE DU VATICAN, 25 JAN 2006 (VIS). Lors de l'Audience générale tenue ce matin Salle-Paul VI en présence de 8.000 personnes, Benoît XVI a évoqué la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens qui se clôt aujourd'hui, avant de reprendre sa catéchèse sur les psaumes (psaume 143: "La prière du roi").

  "Dans la seconde partie de ce psaume -a dit le Saint-Père- on chante la fin des temps qui verra se taire enfin la voix du mal" et "on décrit les mauvais, oppresseurs du Peuple de Dieu et de sa foi. Ceci dit, c'est une dimension positive qui se dégage largement du psaume, celle d'un monde nouveau qui va s'affermir dans la joie. C'est là le véritable Shalom, ou paix messianique, une perspective lumineuse qui est décrite par le biais d'exemples de la vie sociale, qui peuvent être pour nous aussi un encouragement à la naissance d'une société plus juste".

  Parmi les scènes proposées par le psalmiste, on rencontre avant tout "la famille fondée sur la vitalité des générations", puis "vie économique rurale, avec ses fruits engrangés", et enfin "la ville et son entière communauté qui jouit enfin d'une précieuse paix civile".

  "Ce monde transformé est possible grâce à l'œuvre du Messie et de son peuple", a conclu le Pape. "De fait, tous ensemble, nous pouvons mettre en route ce projet d'harmonie et de paix, en mettant fin au phénomène destructeur de la haine, de la violence et de la guerre. Il faut pour cela faire le choix d'être dans le camp du Dieu  de l'amour et de la justice... Cette alliance nouvelle, annoncée par les prophètes, s'accomplira dans le Christ, et ce rappel fait référence à l'homme nouveau, à l'alléluia de la vie rachetée, à la nouveauté totale que sont Jésus et son Evangile".
AG/PSAUME 143/...                                  VIS 20060125 (300) 


DEUS CARITAS EST, PREMIERE ENCYCLIQUE DE BENOIT XVI


CITE DU VATICAN, 25 JAN 2006 (VIS). Voici une synthèse de la première encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas Est (Dieu est amour), consacrée à l'amour chrétien. Elle est datée du 25 décembre, solennité de la Nativité.

  L'encyclique est composée de deux grandes parties. La première, intitulée "L'unité de l'amour dans la création et dans l'histoire du salut", offre une réflexion philosophico-théologique sur les différentes dimensions de l'"amour" -Eros, Philia, Agapé- précisant certaines données essentielles de l'amour de Dieu pour l'homme et du lien intrinsèque que cet amour a avec celui de l'homme. La deuxième partie, intitulée "Caritas, l'exercice de l'amour de la part de l'Eglise en tant que communauté de l'amour", présente la mise en pratique du commandement de l'amour envers le prochain".

PREMIERE PARTIE

  Le terme "amour", un des mots le plus utilisé et le plus souvent abusivement dans le monde d'aujourd'hui, possède un vaste champ sémantique. Cependant l'archétype de l'amour par excellence, celui entre l'homme et la femme, domine la multiplicité de ces sens, et il était appelé Eros dans la Grèce antique. Dans la Bible, et surtout dans le Nouveau Testament, le concept d'"amour" est approfondi, évolution qui s'exprime dans la messe  par l'abandon du mot Eros en faveur du mot Agapé qui exprime un amour oblatif.

  Cette nouvelle vision de l'amour, une nouveauté essentielle du christianisme, a trop souvent été évaluée très négativement comme refus de l'Eros et de la corporéité. Même s'il y a eu de telles tendances, le sens profond est tout autre. L'Eros, mis dans la nature même de l'homme par son Créateur, a besoin de discipline, de purification et de maturation pour ne pas perdre sa dignité originale et ne pas être dégradé au 'sexe' pur, devenant une marchandise.

  La foi chrétienne a toujours considéré l'homme comme l'être dans lequel l'esprit et la matière s'interpénètrent, lui conférant une nouvelle noblesse. On peut considérer le défis de l'Eros vaincu quand le corps et l'âme de l'homme se retrouvent en parfaite harmonie. L'amour devient alors, 'extase', mais pas dans le sens d'un moment d'ébriété passagère mais comme exode permanent du moi fermé sur soi vers sa libération dans le don de soi, et donc vers la redécouverte de soi, ou plutôt vers la découverte de Dieu: de cette façon l'Eros peut conduire l'être humain 'en extase' vers le divin.

  En fait, Eros et Agapé exigent de ne jamais être complètement séparés l'un de l'autre, au contraire plus ils trouvent tous les deux un juste équilibre, même si dans différentes dimensions, plus la vraie nature de l'amour se réalise. Même si l'Eros est initialement essentiellement désir, au fur et à mesure qu'il se rapproche de l'autre personne il se posera toujours moins de questions sur lui-même, il cherchera toujours plus le bonheur de l'autre, il se donnera et désirera 'être' pour l'autre: c'est ainsi qu'il pénètre en lui et qu'il s'affirme au moment de l'Agapé.

  L'Eros-Agapé atteint sa forme la plus radicale dans Jésus-Christ, amour incarné de Dieu. La mort en croix de Jésus, qui se donne pour relever et sauver l'homme, exprime l'amour dans sa forme la plus sublime. Jésus a conféré à ce geste d'offrande une présence durable par l'institution de l'Eucharistie; sous la forme du pain et du vin il se donne comme une nouvelle manne qui nous unit à Lui. En participant à l'Eucharistie nous sommes également impliqués dans la dynamique de son don. Nous nous unissons à Lui et en même temps nous nous unissons à tous ceux à qui Il se donne et nous devenons ainsi "un seul corps". De cette façon l'amour pour Dieu et l'amour pour le prochain fusionnent réellement. Le double commandement, grâce à cette rencontre avec l'Agapé de Dieu, n'est plus seulement exigence: l'amour peut être 'commandé' car il est avant tout donné.

DEUXIEME PARTIE

  L'amour pour le prochain, enraciné dans l'amour de Dieu, en plus d'être un devoir pour chaque fidèle, l'est aussi pour toute la communauté ecclésiale, qui dans son activité caritative doit refléter l'amour trinitaire. La conscience d'un tel devoir a eu une importance constitutive pour l'Eglise depuis ses débuts et très vite s'est imposée la nécessité d'une certaine organisation comme fondement  pour son meilleur accomplissement.

  C'est ainsi que la diaconie est apparue au sein de la structure fondamentale de l'Eglise en tant que service de l'amour vers le prochain exercé en communauté et de manière ordonnée -un service concret, mais également spirituel. Avec la diffusion progressive de l'Eglise, cet exercice de la charité s'est confirmé comme un de ses aspects essentiels. La nature intime de l'Eglise s'exprime dans un triple devoir: l'annonce de la parole de Dieu (kerygma-martyria), la célébration des sacrements (leiturgia) et le service de la charité (diakonia). Ces devoirs s'imposent les uns aux autres et ne peuvent pas être dissociés.
  A partir du XIX siècle, une objection fondamentale s'est levée contre l'activité caritative de l'Eglise car elle serait en opposition, disait-on, avec la justice et qu'elle finirait par agir comme système de maintient du statu quo. L'Eglise favoriserait le maintien du système injuste en vigueur par l'accomplissement d'œuvre caritative individuelle, le rendant supportable et freinant ainsi la rébellion et le potentiel changement vers un monde meilleur.
  C'est dans ce sens que le marxisme a indiqué dans la révolution mondiale et dans sa préparation la panacée pour le problème social -un rêve qui s'est évanouit avec le temps. Le magistère pontifical, en commençant par l'encyclique de Léon XIII: Rerum Novarum (1891), jusqu'à la trilogie d'encycliques sociales de Jean-Paul II: Laborem, Exercens (1981), Sollicitudo Rei Socialis (1987) Centesimus Annus (1991), a affronté avec toujours plus d'insistance le problème social, et s'est confronté avec les situations problématiques toujours nouvelles, et il a développé une doctrine sociale très articulée qui propose des orientations valables bien au-delà des frontières de l'Eglise.

  Toutefois, la création d'un ordre juste de la société et de l'Etat est le principal devoir de la politique, et ne peut donc être une responsabilité immédiate de l'Eglise. La doctrine sociale catholique ne veut pas conférer à l'Eglise un pouvoir sur l'Etat, mais souhaite seulement purifier et illuminer la raison, en offrant la propre contribution à la formation des consciences, afin que les authentiques exigences de justice soient perçues, reconnues et réalisées. Cependant il n'y a aucune institution d'état, aussi juste soit-elle, qui puisse rendre superflu le service de l'amour. L'Etat qui veut tout diriger devient en définitive une instance bureaucratique qui ne peut pas assurer la contribution essentielle dont l'homme qui souffre -tout homme- a besoin: le tendre dévouement personnel. Qui veut se débarrasser de l'amour se prédispose à se débarrasser de l'homme en tant qu'homme.

  Un effet positif collatéral de la globalisation se manifeste de nos temps dans la sollicitude envers le prochain, dépassant les frontières des communautés nationales et qui tend à élargir son horizon au monde entier. Les structures de l'Etat et des associations humanitaires développent de différentes façons la solidarité exprimée pour la société civile: ainsi de très nombreuses organisations à but caritatif et philanthropique sont nées. De plus, au sein de l'Eglise catholique et dans d'autres communautés ecclésiales de nouvelles activités caritatives ont pris forme. Il est fort souhaitable qu'une collaboration fructueuse s'instaure entre toutes ces instances. Naturellement il est important que l'activité caritative de l'Eglise ne perde pas sa propre identité en se dissolvant dans l'organisation commune  d'assistance, en devenant une simple variante, mais qu'elle conserve toute la splendeur de l'essence de la charité chrétienne et ecclésiale. Par conséquent:

  L'activité caritative chrétienne, en plus de la compétence professionnelle, doit se fonder sur l'expérience d'une rencontre personnelle avec le Christ, dont son amour a touché le cœur du croyant, suscitant en lui l'amour pour le prochain.

  L'activité caritative chrétienne doit être indépendante de partis et d'idéologies. Le programme du chrétien -le programme du bon samaritain, le programme de Jésus- est 'un cœur qui voit'. Ce cœur voit là où il y a besoin d'amour et agit en conséquence.

  L'activité caritative chrétienne, en outre, ne doit pas être un moyen en fonction de ce qui est appelé aujourd'hui le prosélytisme. L'amour est gratuit; il n'est pas exercé pour atteindre d'autres objectifs. Mais cela ne signifie pas que l'action caritative doive, pour ainsi dire, laisser de côté Dieu et le Christ. Le chrétien connaît le moment opportun pour parler de Dieu et quand il ne faut pas en parler, mais seulement laisser parler l'amour. L'hymne de la charité de Saint Paul doit être la Magna Carta de tout le service ecclésial pour le protéger du risque de se dégrader en activisme pur.

  Dans ce contexte, et face aux dangers du sécularisme qui peut conditionner également de nombreux chrétiens engagés dans le travail caritatif, il faut réaffirmer l'importance de la prière. Le contact vivant avec le Christ évite que l'expérience des considérables nécessités et des propres limites peuvent d'un côté pousser l'opérateur dans l'idéologie qui prétend de faire maintenant ce que Dieu, semble t'il, ne réussi pas à faire et de l'autre côté, peuvent avoir la tentation de céder à l'inertie et à la résignation. Qui prie ne perd pas son temps, même si la situation semble ne pousser qu'à l'action, et sans prétendre de changer ou de corriger les plans de Dieu, mais il cherche -sur l'exemple de Marie et des saints- à puiser en Dieu la lumière et la force de l'amour qui vainc chaque obscurité et égoïsme présents dans le monde.

  Pour lire le texte complet de l'encyclique en français, cliquer ici.
ENC/DEUS CARITAS EST/...                        VIS 20060125 (1580)


Copyright © VIS - Vatican Information Service