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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 21 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.António Francisco dos Santos, Evêque d'Aveiro (superficie: 1.537, population: 309.495, catholiques: 270.000, prêtres: 108, diacres: 28, religieux: 187), au Portugal. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Braga (Portugal), il succède à Mgr.António Baltasar Marcelino, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../DOS SANTOS:MARCELINO                                     VIS 20060921 (70)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Trois prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Joachim Kouraleyo Tarounga, Evêque de Moundou.

    -Mgr.Edmond Djitangar, Evêque de Sarh.

    -Le P.Henry Coudray, SJ, Préfet apostolique de Mongo.
AP:AL/.../...                                    VIS 060921 (70)

EN BREF


LA XXII ASSEMBLEE PLENIERE DU CONSEIL pontifical pour les laïcs, consacré à la paroisse, se déroulera du 21 au 24 septembre. Les sessions prévoient notamment une conférence d'ensemble sur le renouveau paroissial et ses perspectives. Seront également présentés des témoignages de laïcs et de curés, des expériences de mouvements et nouvelles communautés, les projets pastoraux et l'organisation territoriale.

MARDI 26 SEPTEMBRE, à 11 h 30' près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, sera présenté le Congrès mondial des télévisions catholiques (Madrid, 10-13 octobre). Prendront la parole, Mgr.John P.Foley, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, le P.Federico Lombardi, SJ, Rapporteur du congrès (Directeur du Centre Télévisé Vatican), l'Abbé José María Gil, Secrétaire de la Conférence épiscopale espagnole, et Mme Leiticia Soberón, Membre du Comité d'organisation.
.../EN BREF/...                                      VIS 20060921 (130)


L'EVEQUE BATISSEUR DE LA COMMUNION ECCLESIALE


CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Comme chaque fin d'été, le Pape a reçu les évêques consacrés durant l'année, et qui participent à une session romaine.

  Benoît XVI a encouragé ses hôtes à suivre l'exemple du Christ en se préoccupant chaque jour de leur troupeau, de se faire tout pour tous, en paraphrasant Paul. "Cela consiste à proposer la vérité de la foi, de célébrer les sacrements de notre sanctification, de témoigner de la charité du Seigneur. Accueillez -leur -a-t-il dit- ouvertement tous ceux qui viennent à vous, conseillez-les, réconfortez-les et soutenez-les sur le chemin de Dieu".

  "Ayez pour première sollicitude le contact avec vos prêtres, et soyez toujours pour eux des pères et des aînés sachant écouter, accueillir, rassurer, mais aussi corriger si nécessaire".

  Puis le Saint-Père a rappelé aux jeunes évêques qu'en vertu de son devoir de gouverner chaque évêque "doit juger et discipliner la vie du peuple de Dieu confié à ses soins pastoraux, en fonction des lois et des indications de la discipline universelle de l'Eglise... Ce droit et ce devoir -a-t-il ajouté- sont importants pour que la communauté diocésaine soit unie et avance dans une profonde communion de foi, d'amour et d'obéissance avec l'Evêque de Rome et l'Eglise toute entière". En somme, "bâtir la communion ecclésiale doit être le travail quotidien" de tout évêque.

  "La sérénité dans le dialogue et la simplicité de vie, la gentillesse et la simplicité enrichissent de tout évidence la personnalité épiscopale... Le don de vous-même -a poursuivi le Pape-, que réclame la cure des âmes, a besoin d'être sous-tendu par une vie spirituelle intense et alimenté par une prière personnelle et communautaire assidue".

  Ensuite, Benoît XVI a dit son espoir que ces journées romaines soient marquées par une relation constante avec Dieu. "Vivre dans l'amitié du Christ aide à trouver l'équilibre nécessaire entre le recueillement et l'énergie réclamée par les multiples occupations du ministère, en évitant de tomber dans l'activisme".

  "En suivant le Christ, qui est le pasteur et l'évêque de vos âmes, vous tendrez sans perdre confiance vers la sainteté, qui est le but premier de l'existence chrétienne".
AC/COMMUNION/EVEQUES                          VIS 20060921 (360)


mercredi 20 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a confirmé l'élection de l'Abbé Jose Pandarassery comme Auxiliaire de l'Evêque syro-malabar de Kottayam (Inde). L'Evêque élu, né en 1961 à Ettumanoor (Inde) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire régional de cette même éparchie.
NEA/.../PANDARASSERY                                           VIS 20060920 (50)

POUR UN VRAI DIALOGUE ENTRE LES MONOTHEISTES


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Hier après-midi, le Cardinal Paul Poupard, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a pris part à un débat organisé par le Maire Rome, auquel ont également participé l'Imam de la mosquée de Rome et le Grand Rabbin de la communauté romaine.

  "En ce moment délicat -a dit le Cardinal- notre présence ici se veut une invitation à un vrai dialogue entre ceux qui croient dans le Dieu unique... L'alternative au terrorisme et à la violence passe par la reconnaissance de nos différences".

  Ayant rappelé l'invitation faite dimanche dernier par Benoît XVI "à un dialogue franc et respectueux", le Cardinal Poupard a souligné combien "le dialogue entre cultures et religions est de plus en plus nécessaire, et combien son dicastère se réjouit de l'initiative" de M.Walter Veltroni.

  Au cours de cette manifestation a été présentée une nouvelle revue inter-religieuse italienne, "Connaître et partager", dont le premier numéro paraîtra en janvier prochain.
.../DIALOGUE:RESPECT/POUPARD                         VIS 20060920 (170)


APPEL POUR LA HONGRIE

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). A la fin de l'audience générale, le Saint-Père s'est déclaré préoccupé par la situation en Hongrie.

  S'adressant aux pèlerins diocésains de Budapest, Benoît XVI a dit prier pour que les parties en cause parviennent à une solution juste et pacifique. Demandant l'intercession de sainte Sara Salkaházi, je vous offre de tout cœur ma bénédiction apostolique".
AG/HONGRIE/...                                    VIS 20060920 (70)

RESPECT DE L'ISLAM, COLLABORATION AVEC LES MUSULMANS


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Comme à l'angélus de dimanche dernier, Benoît XVI a évoqué son récent séjour bavarois devant les 40.000 fidèles rassemblés Place-St.Pierre pour l'audience générale.

  Ce ne fut pas seulement un retour vers son passé, a-t-il précisé, mais aussi "une belle occasion d'envisager l'avenir avec espérance". Rappelant le thème de ce voyage apostolique en Allemagne, "Celui qui croit n'est jamais seul", le Pape a voulu inviter ses concitoyens à "réfléchir sur leur appartenance de baptisés à l'Eglise du Christ, dans laquelle personne n'est jamais seul, mais en communion permanente avec Dieu et les frères".

  Il a ensuite fait le récit de son étape à Munich, dont il fut le pasteur, puis de celle au sanctuaire marial d'Altötting et enfin de sa rencontre avec les universitaires de Ratisbonne.

  J'avais choisi pour ce discours, a précisé Benoît XVI, "les rapports entre la foi et la raison. Pour introduire mes auditeurs dans la dramatique actualité du sujet, j'ai cité un passage d'un dialogue du XIV siècle où l'empereur chrétien Manuel II présente à son interlocuteur musulman, d'une manière incompréhensiblement abrupte le lien entre religion et violence".

  "C'est malheureusement cette citation qui a pu prêter méprise. Il est pourtant clair à une lecture attentive de mon texte que je n'entendais absolument pas faire mienne l'opinion négative du souverain byzantin, et que ce jugement polémique n'exprimait pas mes convictions. Mon intention était toute différente. A partir de ce que Manuel Paléologue dit ensuite de positif sur la raison qui doit présider à la transmission de la foi, je désirais expliquer que ce ne sont pas la religion et la violence qui vont de pair, mais bien la religion et la raison".

  Le thème de ma leçon, a ajouté le Saint-Père, était bel et bien "le lien entre la foi et la raison. En cela, je voulais inviter au dialogue entre la foi chrétienne et le monde moderne, ainsi qu'avec toutes les cultures et religions. J'ose espérer que durant les diverses phases de mon séjour bavarois, notamment à Munich où j'ai souligné l'importance de respecter ce qui est sacré pour autrui, on aura perçu mon profond respect pour les grandes religions, et notamment pour les Musulmans qui adorent le Dieu unique et avec lesquels les Catholiques se sont engagés à défendre et promouvoir de concert la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté pour tous les hommes".

  "J'espère donc -a ajouté le Pape- qu'après des réactions immédiates, les propos tenus à l'Université de Ratisbonne puissent constituer un encouragement supplémentaire à un dialogue fructueux, et même critique, entre religions comme entre la raison moderne et la foi des Chrétiens".

  Benoît XVI a conclu son récit par une évocation de sa rencontre avec le clergé en la cathédrale de Freising, où il a reçu l'ordination sacerdotale.
AG/VOYAGE BAVIERE:ISLAM/...                          VIS 20060920 (480)


RELIGIEUSE ASSASSINEE EN SOMALIE


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a fait adresser hier un télégramme de condoléances à Mère Gabriella Bono, Supérieure générale des Missionnaires de la Consolation, à la suite de l'assassinat à Mogadiscio (Somalie) de Sœur Leonella Sgorbati:

  "Le Saint-Père exprime sa solidarité à votre institut et à la famille de la religieuse barbarement assassinée, qui accomplissait avec joie une œuvre très appréciée au service de la population locale, en particulier auprès de la petite enfance et dans la formation sanitaire. Réaffirmant avec vigueur la condamnation de toute violence, le Pape ose espérer que le sang versée par une disciple exemplaire de l'Evangile favorise la croissance d'une véritable fraternité entre les peuples, dans le respect général des convictions religieuses. Elevant ses prières de suffrage pour la missionnaire défunte, il adresse sa bénédiction apostolique à ses consoeurs et à tous ceux qui pleurent" Sœur Leonella.
TGR/ASSASSINAT RELIGIEUSE/SGORBATI:SOMALIE          VIS 20060920 (160)


mardi 19 septembre 2006

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces sernières semaines:

-Mgr.José Mauro Pereira Bastos, CP, Evêque de Guaxupé (Brésil), le 14 septembre à 51 ans.

-Mgr.Antonio Forte, OFM, Evêque émérite d'Avellino (Italie), le 11 septembre à 78 ans.

-Mgr.Oscar García Urízar, Evêque émérite de Quetzaltenango (Guatémala), le 5 septembre à 84 ans.

-Mgr.Petar Perkolic, Archevêque émérite de Bar (Serbie), le 7 septembre à 84 ans.

-Mgr.Alberto Setele, Evêque d'Inhambane (Mozambique), le  7 septembre à 70 ans.
.../DECES/...                                 VIS 20060919 (190)

DRESSER DES MURS NE SERT A RIEN


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Au siège new-yorkais des Nations-Unies, Mgr.Celestino Migliore, Observateur permanent, est intervenu devant les travaux de la réunion de révision (18-19 septembre) du programme d'action en faveurs des pays les moins développés (BPOA, période 2001-2010).

  "Ces dix dernières années, l'Eglise -a déclaré le Nonce- a lancé de nombreuses initiatives de sensibilisation des catholiques et des hommes de bonne volonté face aux responsabilités partagées dans les dérives du commerce et du monde financier internationaux... Le Saint-Siège continue d'encourager la communauté internationale, en priorité les pays riches et développés, à appuyer le programme de solidarité du BPOA".

  "Il y a vingt ans, l'opinion publique était émue à la vue de qui risquait sa vie en sautant les rideaux de fer des régimes totalitaires, et aujourd'hui ce sont des millions de personnes qui fuient la dictature de la pauvreté. Aucun des murs dressés ne les arrêtera. Pour leur bien comme pour la prospérité générale, les pays développés et ceux en développement doivent appliquer des politiques telles qu'elles sont définies par le BPOA, de façon que les ressortissants des pays sous-développés puissent librement rester chez eux avec des...conditions de vie et d'emploi réellement dignes".
DELSS/BPOA/MIGLIORE                              VIS 20060919 (210)


DIALOGUE THEOLOGIQUE CATHOLICO-ORTODOXE


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Du 18 au 25 septembre se déroule à Belgrade (Serbie) la IX session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue catholico-orthodoxe.

  Hier, les participants à ces assises ont été accueillis par SS le Patriarche Pavle de Serbie, hôte de cette session, qui fait suite à celle tenue à Baltimore (USA) en juillet 2000.

  "En décembre 2005 -précise une note du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens- le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe, coordonné pour cette part par le Patriarcat œcuménique de Constantinople, s'était ouverte la nouvelle phase du débat, par la réunion du Comité chargé de préparer le rendez-vous de Belgrade et d'en fixer le thème".

  "La reprise du dialogue grâce aux efforts constants de Jean-Paul II puis de Benoît XVI et à l'engagement du Patriarche Barthélémy Ier, a été favorisée aussi par de nombreux contacts et de multiples collaborations entre l'Eglise catholique et les diverses Eglises orthodoxes. La décision en avait été prise au Phanar lors d'une réunion pan-orthodoxe convoquée en septembre 2005 par SS Barthélémy".

  Le Comité de coordination mis en place en décembre dernier à Rome a décidé que, "en accord avec les documents déjà concordés, le thème choisi dans le cadre de recherche fixé sur la Koinonia-communion devait être approfondi par de nouveaux débats sur deux sujets fondamentaux pour les rapports inter-ecclésiaux: le primat de l'Evêque de Rome et la question uniate, tous deux largement ouverts".

  La réunion de Belgrade permettra, selon la même note, d'étudier le projet de document préparé à Moscou en 1990 lors d'une réunion du Comité mixte mais qui n'a pas encore été débattu en assemblée. Il s'agit des "Conséquences ecclésiologiques et canoniques relatives à la sacramentalité de l'Eglise, de la conciliarité et de l'autorité dans l'Eglise. Cette question sera donc envisagée en fonction du primat romain et de l'uniatisme".

  Les 29 catholiques de l'Assemblée de Belgrade prendront part le 21 septembre à l'office orthodoxe de la nativité de Marie, tandis que le 23, leurs collègues orthodoxes assisteront à une messe en la cathédrale catholique de Belgrade. Le lendemain ce sera l'inverse.

  La Commission est présidée par SB Ioannis, Métropolite de Pergame (Patriarcat œcuménique), et par le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour l'unité, assistés comme Secrétaires par Mgr.Gemmadios, Métropolite de Sassima, et par Mgr.Eleuterio F.Fortino, Vice-secrétaire du dicastère.
CON-UC/CATHOLIQUES-ORTHODOXES/BELGRADE             VIS 20060919 (400)


lundi 18 septembre 2006

LE PAPE REMERCIE LE CARDINAL SODANO


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Hier, à la fin de la cérémonie de transmission de fonctions entre le Cardinal Angelo Sodano et le Cardinal Tarcisio Bertone, Benoît XVI a ajouté quelques mots à l'adresse de son ancien Secrétaire d'Etat.

  Rappelant à nouveau les compétences et le sens du service de l'Eglise du Cardinal, le Saint-Père a tenu à féliciter tout le personnel de la Secrétairerie d'Etat, ainsi que les représentants diplomatiques du Saint-Siège.

  "Peu à peu -a-t-il ajouté-, j'ai mieux perçu combien ce vaste réseau permet de répondre au mandat du Seigneur consistant à confirmer tous nos frères dans la foi". Grâce à cette ample collaboration, le Pape peut correctement accomplir sa mission".

  Puis Benoît XVI a dit que le "travail curial est un véritable service pastoral, au sens le plus élevé, puisqu'il aide réellement à guider le peuple de Dieu".

  S'adressant à nouveau au Cardinal Sodano, Benoît XVI s'est réjoui qu'il l'ait accompagné en Bavière et lui a offert une copie de la Vierge d'Altötting. "C'est un signe de ma gratitude pérenne mais aussi de notre communion dans la prière. Puisse la Madone être toujours à vos côtés, vous protéger et vous inspirer", a souhaité le Pape à son ancien premier collaborateur.
AC/REMERCIEMENTS SODANO/...                          VIS 20060918    (220)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Matthias N'Gartéri Mayadi, Archevêque de N'Djaména.

    -Mgr.Michele Russo, MCCI, Evêque de Doba.

    -Mgr.Rosario Pio Ramolo, OFM.Cap., Evêque de Goré.

    -Mgr.Miguel Angel Sebastían Martínez, MCCI,Evêque de Lai.

    -Mgr.Jean-Claude Bouchard, OMI, Evêque de Pala.

-Le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, accompagné de sa famille et de ses proches.

  Samedi dernier, 16 septembre, il avait successivement reçu:

-M.Benoît Cardon de Lichtbuer, Ambassadeur de Belgique, en visite de congé.

-M.Gerhard Friedrich Karl Westdickenberg, Ambassadeur d'Allemagne, en visite de congé.

-Le Cardinal Francisco Javier Errazuriz Ossa, Archevêque de Santiago de Chile (Chili).
AL:AP/.../...                                     VIS 20060918 (120)


CONVICTIONS COMMUNES, CIMENT DE L'EUROPE


CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Martin Bolldorf, le nouvel Ambassadeur d'Autriche, auquel il a rappelé d'abord la longue et fructueuse histoire commune entre son pays et le Saint-Siège, "qui est bien plus qu'un simple fait historique".

  "Ces liens résultent de l'appartenance de la grande majorité des Autrichiens au catholicisme, ce qui détermine des orientations, des décisions et des intérêts communs quant à l'homme, sa liberté et sa dignité, son avenir social".

  "Chacun de son point de vue l'Eglise et l'Etat se préoccupent du bien de l'individu...dont l'intérêt et la dignité ne devraient jamais être soumis à la facilité, à l'utilitaire et à la stricte productivité".

  "Parmi ces intérêts communs -a poursuivi le Pape-, il y a l'Europe et son processus d'unification. Nulle part plus qu'en Europe l'histoire et la culture sont empreintes de christianisme. Le niveau national comme le régional, là où la plupart des citoyens enracinent leur identité, sont de plus en plus compris dans un espace continental, dans une Europe qui devient la patrie commune".

  La grande mobilité des personnes et de la communication favorisent l'Europe, et l'Eglise voit cette évolution favorablement. Là où hommes et peuples se sentent membres d'une même famille, la paix, la solidarité, l'échange et l'enrichissement réciproque se renforcent". Le Saint-Père a alors souligné que l'Autriche possède une riche histoire, et qu'étant composée de plusieurs cultures elle est prédestinée à un rôle de premier plan en Europe".

  Dans le processus d'intégration beaucoup dépend de "la confiance des citoyens dans ce projet. Dans les débats autours de l'élargissement et de la constitution européenne -a-t-il ajouté-, la question de l'identité et des fondements spirituels de l'Union revient sans cesse à la surface. Les plus profondes sources d'une construction européenne solide sont des convictions communes, les valeurs de l'histoire et de la tradition chrétienne et humaniste du continent".

  Le Saint-Père a conclu en rappelant qu'en vertu du concordat l'état fédéral autrichien assure un enseignement obligatoire de la religion à l'école, "ayant ainsi le devoir de présenter à une jeunesse dont l'appartenance religieuse diminue les bases de la pensée occidentale et de la "civilisation de l'amour, portée par l'esprit chrétien".
CD/AMBASSADEUR/AUTRICHE:BOLLDORF               VIS 20060918 (380)


BENOIT XVI DESOLE D'AVOIR ETE MAL COMPRIS


CITE DU VATICAN, 17 SEP 2006 (VIS). Avant l'angélus récité avec les fidèles venus à Castelgandolfo, Benoît XVI est revenu sur son récent séjour en Bavière: "Il s'est agi -a-t-il dit- d'une expérience spirituelle intense, dans laquelle se sont mêlés les souvenirs liés à des lieux qui me sont familiers et une perspective pastorale relative à une plus efficace annonce évangélique".

  "Mais je tiens aussi à dire que je suis vivement désolé face aux réactions provoquées par un passage de mon intervention à l'Université de Ratisbonne, considéré comme agressif envers la sensibilité musulmane, alors que cette simple citation d'un texte médiéval n'exprimait en rien ma pensée".

  "Hier, le Cardinal Secrétaire d'Etat -a-t-il poursuivi- a fait publier une déclaration expliquant le véritable sens de mes propos. J'espère que cela permettra de calmer les esprits et de clarifier un discours qui était tout entier une invitation à un dialogue franc et réciproquement respectueux".

  Puis le Saint-Père a évoqué la fête liturgique de l'exaltation de la Sainte Croix (14 septembre) et celle de la Vierge des douleurs (15 septembre), traditionnellement exprimées par la Crucifixion montrant Marie au pied de la croix".

  "Que signifie exalter la Croix?", s'est demandé Benoît XVI. "N'est-il pas scandaleux de vénérer un objet d'infamie?... C'est que, pour les Chrétiens, il ne s'agit pas de n'importe quelle croix mais de celle que Jésus sanctifia par son sacrifice, fruit et témoignage de son immense amour". Sur cette croix, le Christ "a versé tout son sang pour libérer l'humanité de l'esclavage du péché et de la mort. De signe de malédiction, la Croix est devenue signe de bénédiction. De symbole de mort, elle est devenue le symbole par excellence de l'amour victorieux! De l'amour qui en vainquant la haine et la violence engendre la vie immortelle".

  La souffrance de Marie au Calvaire s'est unie à celle du Fils, "une souffrance pleine de foi et d'amour par laquelle elle a participé à la puissance salvifique de la souffrance du Christ. Le Fiat de Marie a ainsi rejoint celui de Jésus".

  "Redisons nous aussi oui au Dieu qui a choisi une croix pour nous sauver", a conclu le Pape. "C'est là un grand mystère, qui s'accomplira jusqu'à la fin du monde, et qui requiert aussi notre participation".
ANG:REGENSBURG:CROIX/...                          VIS 20060918 (380)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Membre de la Congrégation pour les évêques le Cardinal Agostino Vallini, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.
NA/.../VALLINI                                                       VIS 20060918 (40)

DECLARATION DU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Voici la déclaration signée du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, diffusée ce midi:

  "A la suite de réactions musulmanes à des passages du discours prononcé par le Saint-Père à Ratisbonne, je désire ajouter ce qui suit aux précisions fournies par le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège".

  "La position de Benoît XVI sur l'Islam est sans la moindre équivoque celle exprimée par Nostra Aetate: L'Eglise estime les Musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Eux aussi s'efforcent de se soumettre de bon cœur aux desseins secrets de Dieu, comme le fit Abraham, auquel l'Islam se réfère souvent. Ne reconnaissant pas la divinité de Jésus, il le vénère comme Prophète, et honore sa mère la Vierge Marie qui est parfois invoquée dévotement. Les Musulmans attendent eux aussi le Jugement dernier où Dieu récompensera les ressuscités. Qui plus est, ils professent la moralité de la vie et adorent Dieu par la prière, la charité et le jeûne".

  "L'option du Pape en faveur du dialogue inter-religieux et inter-culturel n'est pas plus équivoque. Au cours de sa rencontre de Cologne (20 août 2005) avec des représentants musulmans, Benoît XVI a dit que le dialogue entre Musulmans et Chrétiens ne pouvait se réduire à un choix passager: Les leçons du passé doivent nous servir à éviter de faire les mêmes erreurs. Nous voulons parcourir le chemin de la réconciliation, et apprendre à vivre dans le respect partagé des identités".

  "Quant à l'opinion de l'Empereur byzantin Manuel II, cité à Ratisbonne, le Pape n'a absolument pas voulu la faire sienne. Dans le cadre d'un discours universitaire, et comme cela ressort clairement d'une lecture attentive du discours papal, il n'a utilisé ce texte que pour illustrer ses réflexions sur le rapport entre religion et violence en général. Il a d'ailleurs conclu par un rejet clair et radical d'une motivation religieuse de la violence, d'où qu'elle vienne. Il convient de rappeler ce que Benoît XVI a récemment écrit à l'occasion du vingtième anniversaire de la Rencontre inter-religieuse de prière pour la paix, voulue par Jean-Paul II (Assise, octobre 1986): Quelqu'en soient les formes, la violence ne saurait en référer à la religion en tant que telle, mais aux limitations culturelles dans lesquelles elle se développe et s'exprime... D'ailleurs on trouve dans toutes les grandes traditions religieuses des témoignages d'un lien étroit entre le rapport à Dieu et l'éthique de l'amour".

  "Par conséquent, le Saint-Père est vivement désolé que des passages de son discours aient pu apparaître comme une agression faite à la sensibilité des Musulmans, et qu'ils aient pu être interprétés à l'inverse de ses intentions. Par ailleurs, face à la ferveur religieuse de l'Islam, Benoît XVI a mis en garde la culture occidentale sécularisée afin qu'elle se garde d'un mépris de Dieu et d'un cynisme qui considèrent le rejet du sacré comme un droit délibéré".

  "En réaffirmant tout son respect et toute son estime, le Pape espère qu'on aidera les fidèles de l'Islam à comprendre le juste sens de ses propos, de manière à surmonter rapidement ce délicat incident et à renforcer le témoignage dans le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. De manière aussi à resserrer la collaboration" entre Musulmans et Chrétiens "dans la défense et la promotion commune de la justice sociale, des valeurs morales et de la liberté pour tous les hommes".
OP/PAPE:ISLAM/BERTONE                              VIS 20060918 (590) 


TRAITER LA MALADIE SANS ELIMINER D'ETRE HUMAIN


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin à Castelgandolfo les participants au congrès organisé par l'Académie pontificale pour la vie et la Fédération internationale des médecins catholiques, qui ont débattu de: "Cellules staminales, quel avenir pour la thérapie?".

  Benoît XVI a affirmé que "la recherche sur les cellules staminales somatiques mérite approbation et encouragement quand elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée dans le domaine biologique et l'éthique, qui implique le respect de l'être humain à tous les stades de l'existence". Il a signalé que les perspectives s'ouvrant en la matière sont prometteuses pour le traitement "des maladies qui comportent la dégénération des tissus, avec pour risques consécutifs l'invalidité puis la mort pour qui est affecté".

  Ensuite le Saint-Père a expressément demandé aux personnes qui travaillent dans des structures scientifiques d'inspiration catholique de développer ce type de recherches, et "d'établir de solides contacts entre eux et avec tous ceux qui poursuivent les recherches pour le soulagement de la souffrance humaine".

  "Je souhaite revendiquer aussi -a-t-il dit-, face aux fréquentes et injustes accusations d'insensibilité faites à l'Eglise, le constant soutient que cette dernière a toujours porté au cours de son histoire bimillénaire à la recherche du traitement des maladies et au bien de l'humanité. S'il y a eu  résistance, et il y en a encore, elle concernait et concerne ces formes de recherche qui prévoient la suppression programmée d'êtres humains déjà existants même si non encore nés".
 
  Le Pape a rappelé que "l'histoire même a condamné dans le passé et condamnera dans l'avenir une telle science, non seulement parce que privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce que privée d'humanité".

  "Face à la suppression directe de l'être humain, il ne peut y avoir ni compromis ni de tergiversations. On ne peut penser qu'une société  puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante".

  Benoît XVI a alors rappelé que ce congrès a permis d'exprimer "la volonté et l'espoir d'obtenir de nouveaux résultats thérapeutiques en utilisant les cellules du corps adulte, sans recours à la suppression d'êtres humains nouvellement conçus, et le fait que les résultas récompensent ce travail, constitue une bonne confirmation de la constante invitation de l'Eglise au plein respect de l'être humain dès sa conception… Un bon objectif  -a-t-il conclu- ne peut en aucun cas justifier des moyens  intrinsèquement illicites".
AC/CELLULES STAMINALES/ACAD-V                  VIS 20060918 (410)


LETTRES DE CREANCES DU NOUVEL AMBASSADEUR SLOVENE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin M.Ivan Rebernik, le nouvel Ambassadeur de Slovénie, pays dont il a dit qu'il "cultivait des relations fécondes et constructives avec les autorités ecclésiales, reconnaissant ainsi l'apport positif de l'Eglise à la vie nationale".

  "Dès les premiers siècles chrétiens l'Evangile a fortement imprégné la terre slovène", a dit le Pape, qui a cité les martyrs Victorin et Maximien (VII siècle) et le bienheureux Anton Maria Slomsek qui, "plus récemment a favorisé le réveil national en accomplissant une grande œuvre de formation populaire".

  Puis Benoît XVI a noté qu'en Slovénie, "christianisme et identité nationale sont étroitement liés", ce qui explique le rapport étroit entre les Slovènes et l'Evêque de Rome... L'Accord juridique de 2001 entre la Slovénie et le Saint-Siège est le fruit de ces liens, qui n'ont pas été interrompus lors de la délicate phase historique du siècle dernier".

  "Il s'agit -a ajouté le Pape- d'un accord important, dont la bonne application renforcera nos relations et notre collaboration pour la promotion de la personne et le bien commun, dans le respect de la légitime laïcité de l'état", au sein duquel "subsistent toutefois des questions ouvertes qui doivent être résolues".

  "Connaissant l'estime et l'affection que les Slovènes portent au Pape -a alors dit Benoît XVI- je suis sur que leurs représentants politiques sauront en interpréter la tradition, la sensibilité et la culture. Le peuple slovène a le droit d'affirmer et de faire valoir l'âme chrétienne qui a façonné son identité".

  "La tâche qui attend les responsables actuels et à venir est de trouver le moyen d'encourager les nouvelles générations à connaître et apprécier les valeurs du passé, afin qu'elles puissent apporter à ce millénaire un riche patrimoine… Ce serait une stratégie de myope que de ne pas favoriser l'ouverture des jeunes à la connaissance des racines historiques, où coule la lymphe qui garantit aux nouvelles nations un avenir fécond".

  "Dans ce contexte, on ne saurait éluder le problème de l'instruction des valeurs religieuses que partagent grand part de la population, au risque d'une perte progressive des caractéristiques de la physionomie nationale. Le respect de la liberté des concitoyens est en jeu, un thème cher à la République slovène et que le Saint-Siège désire promouvoir dans l'esprit de cet accord".

  Le Saint-Père a conclu en évoquant "l'expérience des autres peuples du continent, et  en particulier les slaves qui, conscients de l'importance du christianisme pour l'identité sociale et de la contribution positive de l'Eglise, se sont assuré, y compris dans le domaine législatif, que leur riche héritage éthico-religieux continue à porter ses fruits abondants pour les nouvelles générations".
CD/AUDIENCE/REBERNIK:SLOVENIE                    VIS 20060918 (450)


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