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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 26 octobre 2011

POUR BATIR LE ROYAUME


CITE DU VATICAN, 26 OCT 2011 (VIS). Le mauvais temps a contraint le Saint-Père a saluer d'abord les groupes rassemblés dans la Basilique vaticane, et à poursuivre Salle Paul VI l'audience générale et la liturgie de la Parole en préparation à la Rencontre de demain à Assise (Italie), "Pèlerins de la vérité, pèlerins pour la paix". Après le salut du Cardinal Vicaire de Rome et les lectures, Benoît XVI a prononcé une homélie, dont voici les passages saillants: "Chrétiens, nous savons que la prière est la première contribution que l'on peut apporter à la paix. C'est pourquoi aujourd'hui le diocèse de Rome et des fidèles venus du monde entier s'unissent pour invoquer le don de la paix". Le roi annoncé par le prophète Zacharie "n'était pas un souverain doté d'une puissance humaine, de la puissance du pouvoir et des armes, mais un roi de justice régnant humblement sous le regard de Dieu et des hommes, en somme un roi tout différent des souverains de cette terre... Cette annonce de Zacharie éclaira l'esprit des disciples de Jésus...après la Passion, lorsqu'ils virent avec les yeux de la foi l'entrée triomphale de leur maître à Jérusalem..., non à cheval comme les grands, et accompagné d'une escorte imposante, mais comme le pauvre roi des pauvres en Dieu..., comme le roi de qui possède une liberté intérieure en mesure de libérer l'homme de l'avidité et de l'égoïsme du monde, et sait que Dieu est leur unique richesse". Jésus est une roi qui "combat sans chars ni cavaliers...et gagne la bataille de la paix sur la croix, réunissant ainsi la terre et le ciel, jetant un pont de fraternité entre les hommes. Arme nouvelle, signe de paix et instrument de réconciliation, la Croix indique...que l'amour est plus fort que toute violence et toute oppression, et que la mort. La mal est vaincu par le bien et l'amour".

  "Le Royaume entrepris par le Christ a une dimension universelle, même si l'horizon de ce roi pauvre et humble n'est pas territorial ou étatique quoique tendu vers les extrémités de la terre, au-delà de la barrière des races, des langues et des cultures. Il est source d'unité et raison de communion. Où voit-on la réalisation de cette annonce? Dans l'immense réseau des communautés eucharistiques, qui répandent de par le monde la lumière prophétisée par Zacharie". Le Royaume "est partout, dans tout type de réalité, de culture" où le Seigneur "vient et se manifeste pour que les hommes soient un seul corps en entrant en communion avec lui, par delà les divisions, les rivalités et les rancoeurs. Le Seigneur vient dans l'Eucharistie pour nous libérer de l'individualisme, de ces particularismes qui excluent l'autre, pour former un seul corps et un seul royaume au sein de ce monde de divisions. Comment pouvons-nous bâtir ce royaume de paix où le Christ est roi?... Comme lui, les messagers de pays du Royaume doivent se mettre en route...et marcher, non avec la force du pouvoir et de la guerre... Le royaume de paix du Christ se construit par le don de soi, par l'amour offert à l'extrême, y compris à l'endroit de l'ennemi. Jésus ne vainc pas le monde par la force des armes, mais avec celle de sa croix, seule garantie de victoire".

  Puis le Saint-Père a évoquée les statues des apôtres Pierre et Paul dressées devant la Basilique vaticane. Si Pierre tient des clefs, Paul brandit l'épée de son martyre. "Il consacra son existence à diffuser le message de réconciliation et de paix de l'Evangile, en dépensant toutes ses énergies pour le faire résonner au loin. Ce fut sa force. Il ne voulut pas d'une vie paisible, loin des difficultés et des échecs, et la consuma sans réserve au service de l'Evangile, devenant le grand messager de la paix et de la réconciliation du Christ. L'épée de Paul rappelle aussi la puissance de la vérité, qui peut blesser. Lui est resté fidèle jusqu'à la mort à cette vérité. Cette logique doit être la notre si nous voulons favoriser l'avènement du royaume de paix annoncé par Zacharie et réalisé en Jésus-Christ. Nous aussi devons être prêts à payer de notre personne et à souffrir en subissant incompréhension, rejet et persécution. La paix est apportée par l'épée de la souffrance, de qui sait s'offrir. En tant que chrétiens demandons la paix à Dieu. Qu'il fasse de nous des instruments de sa paix dans un monde lacéré par la haine et les divisions, par l'égoïsme et les guerres. Puisse la Rencontre de demain à Assise favoriser le dialogue entre personnes de religions différentes, et éclairer les coeurs comme les esprits, afin que la rancoeur cède au pardon, la division à la réconciliation, la haine à l'amour, la violence à l'harmonie. Que dans ce monde règne la paix!".
AG/                                                     VIS 20111026 (800)

SOUTENIR LA RENCONTRE D'ASSISE


CITE DU VATICAN, 26 OCT 2011 (VIS). En conclusion de la liturgie de la Parole, le Saint-Père a salué les divers groupes linguistiques, renouvelant à l'assemblée sa demande de prier pour la réussite de la Rencontre inter-religieuse d'Assise: "Accompagnez-moi dans la prière vers Assise où nous réfléchirons, dialoguerons et prierons pour la paix et la justice mondiale avec les représentants d'autres confessions et religions... Puisse ce pèlerinage de la vérité et de la paix vous encourager à toujours marcher vers Dieu, et renforcer votre engagement au service de la paix". Benoît XVI a dit espérer que "l'exemple de saint François, sur la tombe duquel je prierai demain, soutienne les jeunes tous dans leur fidélité quotidienne au Christ". Puis il a encouragé les malades "à suivre Jésus sans relâche dans leurs épreuves", et les nouveaux époux "à faire de leurs foyers un lieu permanent de rencontre avec l'amour de Dieu".
AC/                                                     VIS 20111026 (160)

PRIER POUR LA TURQUIE

CITE DU VATICAN, 26 OCT 2011 (VIS). Après avoir salué les différents groupes, Benoît XVI a lancé un appel en faveur des victimes du récent séisme qui a frappé la Turquie orientale, causant "de graves pertes humaines et de vastes dommages matériels. Unissez-vous à moi dans la prière pour les défunts. Spirituellement solidaires de toutes les personnes éprouvées, demandons à Dieu de soutenir les secours".
AC/                                                       VIS 20111026 (80)

mardi 25 octobre 2011

MIGRATIONS ET NOUVELLE EVANGELISATION


CITE DU VATICAN, 25 OCT 2011 (VIS). Migrations et nouvelle évangélisation, tel est le thème choisi par Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale des migrants et réfugiés (15 janvier 2012), et dont voici de larges extraits:

  "Annoncer Jésus Christ unique Sauveur du monde constitue la mission essentielle de l'Eglise, tâche et mission que les mutations vastes et profondes de la société actuelle ne rendent que plus urgentes. Aujourd'hui, nous ressentons l'urgence de promouvoir, avec une force nouvelle et des modalités renouvelées, l'œuvre d'évangélisation dans un monde où l'élimination des frontières et les nouveaux processus de mondialisation rendent les personnes et les peuples encore plus proches, soit grâce au développement des moyens de communication, soit grâce à la fréquence et la facilité avec lesquelles les déplacements de personnes et de groupes sont rendus possibles". Le thème choisi cette année découle de cette réalité. "En effet, le contexte historique appelle l'Eglise à accomplir une nouvelle évangélisation, y compris au sein du vaste et complexe phénomène de la mobilité humaine, en intensifiant l'action missionnaire tant dans les régions de première annonce que dans les pays de tradition chrétienne".

  "Les migrations internes ou internationales, à la recherche de meilleures conditions de vie ou pour fuir la menace de persécutions, de guerres, de la violence, de la faim et de catastrophes naturelles, ont produit un brassage de personnes et de peuples sans précédent, avec des problématiques nouvelles non seulement d'un point de vue humain, mais également éthique, religieux et spirituel. Les conséquences actuelles et évidentes de la sécularisation, l'apparition de nouveaux mouvements sectaires, l'insensibilité diffuse à l'égard de la foi chrétienne, la nette tendance à la fragmentation, rendent difficile de se concentrer sur une référence unifiante qui encourage la formation d'une seule famille de frères et sœurs dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue, afin que l'on puisse parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes... Notre époque est marquée par des tentatives d'éliminer Dieu et l'enseignement de l'Eglise de l'horizon de la vie, tandis que progressent le doute, le scepticisme et l'indifférence, qui voudraient éliminer jusqu'à toute visibilité sociale et symbolique de la foi chrétienne". Dans ce contexte, les migrants qui ont connu le Christ et qui ont grandi dans des pays "marqués par la foi chrétienne, émigrent souvent dans des pays où les chrétiens constituent une minorité ou dans lesquels l'antique tradition de foi n'est plus une conviction personnelle, ni une confession communautaire, mais est réduite à un fait culturel. Là, l'Eglise est placée face au défi d'aider les migrants à maintenir solide la foi, même lorsque manque l'appui culturel qui existait dans le pays d'origine, en identifiant également de nouvelles stratégies pastorales, ainsi que des méthodes et des langages pour un accueil toujours vital de la Parole de Dieu".

  "Le phénomène migratoire actuel est également une occasion providentielle pour l'annonce de l'Evangile. Des hommes et des femmes provenant de diverses régions de la terre, qui n'ont pas encore rencontré Jésus-Christ ou ne le connaissent que de façon partielle, demandent à être accueillis dans des pays d'antique tradition chrétienne. Il est nécessaire de trouver à leur égard des modalités adéquates afin qu'ils puissent rencontrer et connaître Jésus-Christ et faire l'expérience du don inestimable du salut, qui est pour tous source de vie en abondance". Dans la nouvelle évangélisation, au plan migratoire, les agents de la pastorale, prêtres, religieux et laïcs, assument un rôle décisif et doivent œuvrer toujours plus dans un contexte pluraliste. En communion avec leurs évêques, et puisant au magistère de l'Eglise, je les invite à rechercher des chemins de partage fraternel et d'annonce respectueuse, en surmontant les oppositions et les nationalismes. Pour leur part, les Eglises d'origine, celles de transit et celles d'accueil des flux migratoires doivent savoir intensifier leur coopération, au bénéfice de ceux qui partent et de ceux qui arrivent, et, dans tous les cas, de ceux qui ont besoin de rencontrer sur leur chemin le visage miséricordieux du Christ dans l'accueil du prochain. Les réfugiés qui demandent asile, ayant fui les persécutions, les violences et les situations qui mettent leur vie en danger, ont besoin de notre compréhension et de notre accueil, du respect de leur dignité humaine et de leurs droits, tout comme de la prise de conscience de leurs devoirs. Leur souffrance exige de la part des Etats et de la communauté internationale des attitudes d'accueil réciproque, en surmontant les craintes et en évitant les formes de discrimination, et que l'on rende concrète la solidarité notamment à travers des structures d'accueil et des programmes de réinsertion. Tout cela comporte une aide réciproque entre les régions qui souffrent et celles qui accueillent déjà depuis des années un grand nombre de personnes en fuite, ainsi qu'un plus grand partage des responsabilités entre les états".

  "La presse et les autres moyens de communication ont un rôle important pour faire connaître de façon correcte, objective et honnête, la situation de ceux qui ont été contraints de quitter leur patrie et leurs êtres chers et veulent commencer à se construire une nouvelle existence... Les communautés chrétiennes doivent accorder une attention particulière aux travailleurs migrants et à leurs familles, à travers l'accompagnement de la prière, de la solidarité et de la charité chrétienne, l'enrichissement réciproque, ainsi que la promotion de nouveaux programmes d'action politiques, économiques et sociaux, qui favorisent le respect de la dignité de chaque personne humaine, la protection de la famille, l'accès à un logement digne, à un travail et à une assistance". Je désire enfin, conclut le Saint-Père, "rappeler la situation de nombreux étudiants étrangers qui font face à des problèmes d'insertion, à des difficultés bureaucratiques, et à des obstacles dans la recherche de logement et de structure d'accueil. De façon particulière, les communautés chrétiennes doivent être sensibles à l'égard des nombreux jeunes garçons et filles qui, précisément en raison de leur jeune âge, outre la croissance culturelle, ont besoin de points de référence et cultivent dans leur cœur une profonde soif de vérité et le désir de rencontrer Dieu. De façon particulière, les universités d'inspiration chrétienne doivent être des lieux de témoignage et de diffusion de la nouvelle évangélisation, sérieusement engagés à contribuer, dans le milieu académique, au progrès social, culturel et humain, ainsi qu'à promouvoir le dialogue entre les cultures, en valorisant la contribution que peuvent apporter ces étudiants étrangers". Invoquons, conclue le Saint-Père, l'intercession de Marie, "afin que l'annonce du salut en Jésus-Christ réjouisse le coeur des personnes en mouvement sur les routes du monde".
MESS/                                                          VIS 20111025 (1100)

PRESENTATION DU MESSAGE PAPAL


CITE DU VATICAN, 25 OCT 2011 (VIS).Le message papal pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2012 (15 janvier), Migrations et nouvelle évangélisation", a été présenté ce matin à la presse par Mgr.Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, assisté de Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire, et du P.Gabriele Ferdinando Bentoglio, CS. Le document se divise en trois parties, une consacrée au travailleur émigré, une au réfugié, une à l'étudiant étranger. La problématique de la nouvelle évangélisation s'applique à toutes ces catégories, a dit Mgr.Vegliò, dans un contexte "où le mélange des nationalités et des religions s'accroît de manière exponentielle... Face au phénomène et pour relancer son action missionnaire, l'Eglise doit revoir ses méthodes et son langage, même si ce nouvelle évangélisation ne modifie pas les contenus et les valeurs du message, et le mandat missionnaire de l'Evangile, de la tradition et du magistère".

  "Les migrations permettent de faire connaître l'Evangile à qui provient de régions n'ayant pas encore connu le Christ. D'autre part, nombre de chrétiens émigrent vers des pays où leur religion est minoritaire, voire réduite à un fait culturel. Dans les deux cas de figure les laïcs peuvent évangéliser par leur exemple de vie, allant de pair avec une pastorale spécifique. Cet engagement du laïcat est indispensable pour créer un dialogue à tous les niveaux". Puis Mgr.Vegliò s'est uni au Pape pour saluer les efforts de qui "consacre temps, ressources et énergies dans la pastorale des migrants, souvent en silence, parfois au péril de la vie".

  Ensuite Mgr.Kalathiparambil a tracé un tableau du phénomène des réfugiés, sur la base des récentes statistiques de l'ACNUR qui indiquent que quatre réfugiés sur cinq se trouvent dans des pays en voie de développement, alors que dans nombre de pays développés l'hostilité grandit envers ces personnes". Les communautés chrétiennes qui sont sollicités voient au contraire dans les réfugiés "le visage du Christ qui fait de nous tous les frères et des soeurs... L'accueil est même un signe d'identité de l'Eglise, une caractéristique de sa sollicitude pastorale envers réfugiés et migrants, qui s'oppose à tout sentiment ou manifestation de racisme et de xénophobie". Le P.Bentoglio a abordé la question des écoliers et étudiants étrangers, qui seront sept millions en 2025. "Il est par conséquent urgent que le monde scolaire et universitaire mette au point une stratégie répondant à une profonde soif de savoir comme au désir de trouver Dieu". Dans un monde globalisé, "l'éducation doit tendre à la formation intégrale de la personne, à la transmission de valeurs comme la responsabilité, individuelle et sociale, l'éthique du travail, la solidarité universelle au-delà de l'appartenance nationale". Enfin, il a annoncé que du 30 novembre au 3 décembre se déroulera à Rome le III Congrès mondial de la pastorale des étudiants étrangers, organisé par le Conseil pontifical et consacré au croisement des cultures. On y attend 123 délégués des différents continents ou représentants d'instituts religieux, associations et organisations diverses.
CON-SM/                                                 VIS 20111025 (500)  

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 25 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Johannes Willibrordus Maria Hendriks, Auxiliaire de l'Evêque de Haarlem-Amsterdam (Pays-Bas). L'Evêque élu, né en 1954 à Leidschendam (Pays-Bas) et ordonné prêtre en 1979, était depuis 2005 Chapelain de Sa Sainteté, Chanoine cathédral et Membre du Presbyterium de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Johannes Gerardus Maria van Burgsteden, SSS, dont la renonciation à cet office a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en droit canonique, il a été Curé de la paroisse de Haastrecht puis Recteur depuis 1998 du grand séminaire diocésain. 
NEA:RE/                                                                       VIS 20111025 (100)

lundi 24 octobre 2011

MISSIONS HUMANITAIRES MILITAIRES


CITE DU VATICAN, 22 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu en audience les participants au VI Congrès international des ordinariats militaires et au III Cours international de formation des aumôniers militaires au droit humanitaire. Ces initiatives conjointement organisées par la Congrégation pour les Evêques et par le Conseil pontifical Iustitia et Pax, ont lieu dans le cadre du 25 anniversaire de la Constitution apostolique Spirituali Militum Curae, promulguée par Jean-Paul II dont on célèbre pour la première fois aujourd'hui la mémoire liturgique. Il a d'abord rappelé que cette constitution apostolique avait pour objectif "d'encourager les ordinariats militaires à une action pastorale toujours mieux adaptée et organisée pour une partie importante du Peuple de Dieu, c'est à dire les militaires et leurs familles... Il s'agit de former des chrétiens pour qu'ils aient une foi profonde, qu'ils vivent dans une pratique religieuse convaincue et qu'ils soient d'authentiques témoins du Christ où qu'ils soient. Pour atteindre cet objectif, les évêques et les aumôniers militaires doivent se sentir responsables de l'annonce de l'Evangile et de l'administration des sacrements là où se trouvent les militaires et leurs familles... Il est évident que les prêtres engagés dans ce ministère doivent avoir une solide formation humaine et spirituelle, prendre constamment soin de leur vie intérieure et, en même temps, être disponibles à l'écoute et au dialogue afin d'accueillir les difficultés personnelles et d'adaptation des personnes qui leur sont confiées".

   L'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, "a voulu offrir aux fidèles militaires et à leurs familles tous les moyens salvifiques pour faciliter à leur égard non seulement le soin pastoral classique, mais aussi l'aide particulière dont ils ont besoin pour accomplir leur mission dans la charité chrétienne. La vie militaire d'un chrétien, en effet, doit être mise en relation avec le premier et le plus grand des commandements, celui de l'amour de Dieu et du prochain, car le militaire chrétien est appelé à réaliser une synthèse qui lui permette d'être aussi militaire par amour, en accomplissant le Ministerium Pacis inter Arma. Je pense en particulier à l'exercice de la charité du soldat venant au secours des victimes de séismes et d'alluvions ainsi qu'aux réfugiés, en mettant à disposition des plus faibles leur courage et leur compétence. Je pense à l'exercice de la charité du soldat engagé à désamorcer les mines, avec le risque et danger que cela comporte, dans des zones qui ont connu la guerre, ainsi qu'au soldat qui, dans le cadre d'une mission de paix, patrouille dans des villes et sur des territoires afin que ses frères ne se tuent pas entre eux. Il y a tant d'hommes et de femmes en uniforme plein de foi en Jésus, qui aiment la vérité, qui souhaitent encourager la paix et qui s'engagent comme de vrais disciples du Christ à servir leur pays en promouvant les droits de l'homme fondamentaux des peuples". Le Pape a conclu en demandant aux personnes présentes et à leurs collaborateurs, les prêtres et les diacres, d'encourager "un renouvellement général des cœurs, préalable à cette paix universelle à laquelle tout le monde aspire".
AC/                                                 VIS 20111024 (520)

CONCERT POUR LE PAPE


CITE DU VATICAN, 22 OCT 2011 (VIS). Le Bayerische Staatsoper et le Jugendchorakademie de Munich, dirigés par Kent Nagano et Martin Steidler, ont offert un concert au Pape, Salle Paul VI, avec la neuvième symphonie et le Te Deum d'Anton Bruckner. Après avoir remercié les exécutants, Benoît XVI a dit qu'écouter Bruckner, "c'est comme se trouver dans une cathédrale, observer chacune de ses structures portantes qui nous dominent, nous enveloppent et nous élèvent. Au-delà des émotions que produisent ses oeuvres, symphoniques ou religieuses, il y la foi de ce musicien, une foi simple et solide qui l'a accompagné toute sa vie... Le grand chef d'orchestre Bruno Walter a dit que Malher, un autre maître de la musique romantique, a toujours été à la recherche de Dieu, tandis que  Bruckner l'avait trouvé. La symphonie que nous venons d'entendre est dédiée au Bon Dieu, comme si Bruckner avait voulu confier le sommet de son art à celui en qui il avait toujours cru, le seul interlocuteur à qui s'adresser à la fin de sa vie... Il demandait ainsi à Dieu de pouvoir accéder à son mystère...de pouvoir louer le Seigneur au ciel comme il l'avait fait sur terre dans sa musique. Son grandiose Te Deum..., qui a été écrit d'un jet, puis peaufiné pendant quinze ans pour louer au mieux le Seigneur, résume la foi de ce grand musicien" autrichien. Il nous encourage "à nous ouvrir spirituellement pour penser à la vie éternelle, non pour fuir un présent fait de problèmes et de difficultés, mais pour le vivre plus intensément avec plus de lumière, d'espérance et d'amour".
BXVI-CONCERT/                                             VIS 20111024 (280) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 22 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Paulinus Costa à la charge pastorale du diocèse de Dhaka (Bangladesh), auquel succède son Coadjuteur Mgr.Patrick D'Rosario.

-Nommé Membres du Conseil cardinalice pour les questions administratives et économiques du Saint-Siège, le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), et le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux (France).

-Nommé le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne), son Envoyé spécial au VIII centenaire de la naissance de sainte Agnés de Bohème (Prague, Republique tchèque, 12 novembre).

-Nommé l'Abbé Piotr Gregger Auxiliaire de l'Evêque de Bielsko-Zywiec (Pologne). L'Evêque élu, né en 1964 à Tychy (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vice Directeur de l'Institut de théologie du diocèse et Président de la Commission liturgique diocésaine. Docteur en théologie de l'Académie pontificale de Cracovie, il a été vicaire de la paroisse du Rédempteur de Bielsko-Zywiec. Il est depuis 2000 Délégué permanent de son évêque au conseil d'administration de la Fondation Sainte Edwige Reine de l'Université pontificale de Cracovie.
RE:NA:NEA/                                                         VIS 20111024 (180)

TROIS NOUVEAUX SAINTS


CITE DU VATICAN, 23 OCT 2011 (VIS). Ce matin, au cours de la messe célébrée Place St.Pierre, Benoît XVI a canonisé les bienheureux Guido Maria Conforti (1865-1931), évêque italien fondateur de la Société St.François-Xavier pour les missions étrangères, Luigi Guanella (1842-1915), prêtre italien fondateur de la Congrégation des serviteurs de la Charité et de l'Institut des filles de la Providence, et de Bonifacia Rodríguez de Castro (1837-1905), religieuse espagnole fondatrice de la Congrégation des servantes de St.Joseph. A l'homélie, il a d'abord rappelé qu'aujourd'hui l'Eglise célébrait la Journée missionnaire mondiale, rendez-vous annuel pour "réveiller l'élan et l'engagement pour la mission". Puis il est revenu sur le profil des nouveaux saints canonisés, qui laissèrent transformer leur vie par la charité divine. "Dans des situations différentes et avec des charismes différents, ils ont aimé le Seigneur de tout leur cœur et leur prochain comme eux-mêmes jusqu'à devenir des modèles pour tous les croyants".

  La devise de saint Guido Maria Conforti, Caritas Christi Urget Nos (la charité du Christ est prioritaire), "résume le programme de l'institut missionnaire qu'il créa, une famille religieuse entièrement consacrée au service de l'évangélisation sous le patronage de saint François-Xavier, le grand apôtre de l'orient". Au cours de son ministère épiscopal, le nouveau saint "se consacra de toutes ses forces au bien des âmes qui lui avaient été confiées, surtout les plus éloignées du chemin du Seigneur. Sa vie a été jalonnée par de nombreuses épreuves, dont certaines furent lourdes", mais "en toutes circonstances, même dans les défaites les plus blessantes, il sut  reconnaître le dessein de Dieu qui le guidait en vue d'édifier son Royaume surtout dans le renoncement de lui-même et dans l'acceptation quotidienne de sa volonté... Il a été le premier à expérimenter et témoigner ce qu'il enseignait à ses missionnaires, c'est à dire que la perfection consiste à faire la volonté de Dieu en suivant le modèle de Jésus crucifié".

  Quant à saint Luigi Guanella, le Pape a souligné qu'il "a vécu avec courage et détermination l'Evangile de la charité, le grand commandement". Il est devenu "compagnon et maître, réconfort et soulagement des plus pauvres et des plus faibles. L'amour de Dieu animait en lui le désir du bien pour les personnes qui lui étaient confiées, dans leur vie au quotidien". Il cultivait en son cœur "l'espérance que chaque homme créé à l'image et ressemblance de Dieu...puisse donner aux autres le meilleur de lui-même" et "dans son témoignage, aussi chargé d'humanité et d'attention pour les derniers, nous reconnaissons un signe lumineux de la présence et de l'action bénéfique de Dieu".

  Sainte Bonifacia Rodríguez de Castro "a su, dès le début, conjuguer ses efforts pour se mettre à la suite de Jésus-Christ avec un travail quotidien soigné. Travailler, comme elle le faisait depuis toute petite, n'était pas seulement une façon de ne pas être un poids pour les autres, mais aussi un moyen d'avoir sa liberté pour réaliser sa vocation, et cela lui donnait, en même temps la possibilité d'attirer et de former d'autres femmes qui, dans le travail, pouvaient rencontrer Dieu et écouter son appel aimant, en discernant leur propre projet de vie et en se donnant les moyens de le porter à son terme. C'est ainsi que sont nées les servantes de saint Joseph, par l'humilité et la sensibilité évangélique qui, dans le foyer de Nazareth, se présente comme une école de vie chrétienne... Nous nous recommandons à son intercession, et prions Dieu pour tous les travailleurs surtout ceux qui accomplissent les taches les plus modestes et souvent peu valorisées, afin que par leur labeur quotidien, ils découvrent la main amie de Dieu et témoignent de son amour, en transformant leur fatigue en un chant de louange au Créateur", a conclu le Pape.
HML/                                                VIS 20111024 (630)

ANGELUS DOMINICAL


CITE DU VATICAN, 23 OCT 2011 (VIS). A la conclusion de la messe de canonisation, Benoît XVI a récité l'angélus avec l'assemblée, et est revenu sur l'exemple des nouveaux saints, qui nous pousse "à renouveler notre engagement à vivre fortement la foi en Jésus-Christ et à la diffuser partout dans la société". Puis il s'est adressé aux pèlerins polonais, rappelant qu'hier le diocèse de Rome et ceux de Pologne ont célébré pour la première fois la mémoire liturgique du bienheureux Jean-Paul II. Le Pape a enfin confié à Marie la Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde, qui se déroulera jeudi prochain à Assise, pour le 25 anniversaire de la rencontre inter-religieuse voulue par Jean-Paul II.
ANG/                                                     VIS 20111024 (130)

FONDATION JEAN-PAUL II


CITE DU VATICAN, 24 OCT 2011 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les membres de la Fondation Jean-Paul II, qui célèbrent le anniversaire de cette institution. Il a d'abord salué son Président, le Cardinal Stanislaw Dziwisz qui fut le secrétaire de Jean-Paul II. Puis a rappelé que la fondation a pour objectif de conserver et transmettre l'héritage spirituel du Pape polonais. Son centre de documentation et d'études du pontificat, qui réunit des archives, une bibliographie et des souvenirs, favorise les publications, expositions, congrès et autres évènements scientifiques et culturels "en vue de faire connaître l'enseignement et l'activité pastorale et humanitaire du bienheureux pontife".

  Benoît XVI a ensuite salué le travail, expressément voulu par Jean-Paul II, d'aide à la formation du clergé et des laïcs, en particulier dans les pays du centre et de l'est de l'Europe: "Chaque année des étudiants arrivent de Lublin, Varsovie et Cracovie de pays ayant souffert de l'oppression idéologique du communisme, pour suivre des études dans les différents domaines scientifiques, ainsi que pour vivre de nouvelles expériences, rencontrer des traditions spirituelles différentes et élargir leur horizon culturel. Ils rentrent chez eux pour y enrichir les différents secteurs de la vie économique, culturelle, politique, sociale et ecclésiale. L'obtention de plus de 900 diplômés est une bienfait pour ces pays... Puisse ce travail se poursuivre, se développer et donner des fruits abondants". Il a ajouté qu'une des plus grandes réussites de la fondation est d'avoir su créer "une union spirituelle entre des milliers de personnes de différents continents, qui ne s'y appuient pas seulement matériellement, mais qui constituent des cercles d'amis, des communautés de formation basées sur les enseignements et l'exemple de Jean-Paul II... Elles discernent les besoins actuels, regardent l'avenir avec sollicitude et confiance et s'engagent à imprégner dans le monde un esprit de solidarité et de fraternité plus profond. Remercions le Seigneur pour ce don de l'Esprit qui unit, éclaire et inspire" la mission de la Fondation Jean-Paul II.
AC/                                                VIS 20111024 (330)

REFORMER LE SYSTEME FINANCIER INTERNATIONAL


CITE DU VATICAN, 24 OCT 2011 (VIS). Ce matin, s'est tenue une conférence de présentation de la Note du Conseil pontifical Iustitia et Pax, intitulée "Pour une réforme du système financier international dans la perspective d'une autorité publique de compétence universelle". Y ont pris part le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire, et M.Leonardo Becchetti, Professeur d'économie politique de l'Université romaine Tor Vergata.

  Le Cardinal Turkson a évoqué la sixième réunion des chefs de gouvernement du G20 les 3 et 4 novembre dernier à Cannes (France) sur les questions relatives à l'économie et à la finance mondiale. Le Saint-Père et le Saint-Siège, a-t-il dit, "suivent ces questions avec beaucoup d'attention en encourageant non seulement une action conjointe, mais une action basée sur une vision claire de tous les aspects économiques, sociaux, culturels et spirituels. Avec discernement, le Saint-Siège, à travers la Note du Conseil pontifical Iustitia et Pax, offre et partage sa contribution qui peut être utile pour les délibérations du G20". Ensuite, Mgr.Toso a expliqué que la Note "souhaite proposer une réflexion sur les chemins possibles à envisager, dans la lignée du magistère social le plus récent des pontifes, pour atteindre les politiques et les institutions financières et monétaires efficaces et représentatives au niveau mondial et orientées en vue d'un développement authentiquement humain de toutes les personnes et les peuples". En abordant la question de la crise actuelle du système monétaire et financier, l'Eglise ne souhaite pas rentrer dans des questions techniques, mais s'exprime sur un plan éthique et religieux. Elle signale ainsi comme causes de la crise, non seulement celles qui ont un caractère éthique, mais plus précisément, celles de type idéologique: après l'époque des vieilles idéologies, sont apparues de "nouvelles idéologies néo libéristes, néo utilitaristes et technocratiques qui, alors qu'elles réduisent le bien commun à des dimensions économiques, financières et techniques en absolu, mettent en danger l'avenir des institutions démocratiques elles-mêmes". Mgr.Toso a ajouté la nécessité de dépasser ces idéologies par un "nouvel humanisme mondial ouvert à la transcendance,...une éthique de la fraternité et de la solidarité, ainsi que la subordination de l'économie et de la finance à la politique, responsable du bien commun".

  Pour trouver des solutions, le Conseil pontifical propose, en revenant sur le magistère social des Papes, et spécialement de Jean XXIII et de Benoît XVI, "que la mondialisation soit gouvernée par la constitution d'une autorité publique de compétence universelle". Il suggère aussi de réformer les institutions internationales actuelles qui "doivent être l'expression d'un accord libre et partagé entre les peuples, plus représentatives, plus participantes, plus légitimes... Elles doivent être 'super partes', au service du bien de tous, en mesure d'être un guide efficace et, en même temps, de permettre à chaque pays d'exprimer et de poursuivre le bien commun, selon le principe de subsidiarité, dans le cadre du bien commun mondial. C'est seulement ainsi que les institutions internationales réussiront à favoriser l'existence de systèmes monétaires et financiers efficaces, ainsi que de marchés libres et stables, disciplinés par un cadre juridique adéquat, adapté au développement durable et au progrès social de tous... L'autorité mondiale devra comprendre la faculté d'orienter et de décider, ainsi que de sanctionner sur la base du droit, pour se mettre au service des différents pays membres, afin qu'ils se développent et possèdent des marchés efficients et efficaces". Pour que tout cela soit possible, il est nécessaire de "retrouver le primat du spirituel et de l'éthique et, avec eux, celui de la politique, responsable du bien commun".
CON-IP/                                             VIS 20111024 (600)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 24 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées six prélats de la Conférence épiscopale angolaise en visite Ad Limina:

-Mgr.José de Queirós Alves, CSSR, Archevêque de Huambo.

-Mgr.Amião António Franklin, Archevêque de Luanda, accompagné de prédécesseur, le Cardinal Alexandre do Nascimento, et de son Auxiliaire, Mgr.Anastácio Kahango, OFM.Cap.

-Mgr.Gabriel Mbilingi, CSSP, Archevêque de Lubango.

  Samedi dernier, 22 octobre, il avait successivement reçu:

-Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Mgr.Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AP:AL/                                                                VIS 20111024 (100)

vendredi 21 octobre 2011

SAINT-SIEGE ET LIBYE


CITE DU VATICAN, 21 OCT 2011 (VIS). Voici la notre diffusée hier après-midi par la Salle-de-Presse du Saint-Siège: "La mort du Colonel Kadhafi met fin au sanglant processus de renversement d'un régime oppressif, qui oblige une fois encore à peser le coût humain de la libération d'une système socio-politique fondé sur un pouvoir absolu et non sur le respect de la dignité humaine. Il faut maintenant espérer que le peuple libyen ne subisse pas d'autres violences, que ses dirigeants pacifient et reconstruisent le pays dans un esprit de réconciliation, sur la base de la justice et du droit, et que la communauté internationale apporte une aide consistante à cette renaissance".

  "Si la petite communauté catholique locale continuera d'offrir un service social et sanitaire désintéressé, le Saint-Siège soutiendra le peuple libyen au plan international, dans un esprit constant de justice et de paix. Ne reconnaissant que les états, et conformément au droit internationale, le Saint-Siège n'a pas reconnu formellement de Conseil national transitoire qui, désormais en place à Tripoli doit être considéré comme l'organe légitime de représentation de la Libye. Depuis les changements politiques survenus à Tripoli, le Saint-Siège a eu divers contacts avec les nouvelles autorités, mais aussi avec l'ambassade libyenne. Lors de sa récente participation à l'assemblée générale de l'ONU, Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états, s'est entretenu avec le représentant permanent de la Libye, M.Abdurraham M-Shalgham. Plus récemment encore, du 2 au 4 octobre, Mgr.Tommaso Caputo, nonce apostolique en Libye mais résident à  Malte, a effectué une visite de trois jours à Tripoli, au cours de laquelle il a rencontré le premier ministre du CNT, M.Mahmoud Jibril, et s'est rendu au ministère des affaires étrangères. En l'occurrence, les parties ont réaffirmé l'importance de leurs relations diplomatiques. Le Saint-Siège a également réaffirmé son soutien au peuple libyen comme à la transition en acte, souhaitant aux nouvelles autorités de réussir à redresser leur pays. Le CNT a pour sa part dit apprécier les appels humanitaires lancés par le Pape et l'engagement de l'Eglise locale, principalement dans les hôpitaux et centres de soins, où agissent treize communautés religieuses, six en Tripolitaine et sept en Cyrénaïque".
OP/                                                                     VIS 20111021 (370)

NOUVEL AMBASSADEUR DES PAYS-BAS


CITE DU VATICAN, 21 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu les lettres de créances de M.Joseph Wetering's, le nouvel Ambassadeur des Pays-Bas, devant qui il a rappelé que le rôle du Saint-Siège au sein du concert international est de défendre "les principes éthiques devant soutenir l'ordre socio-politique, et d'attirer l'attention sur la nécessité d'agir chaque fois qu'ils ont violés". La foi chrétienne, a ajouté Benoît XVI, "indique toujours la raison et la nature comme sources des règles auxquelles un état de droit doit se tenir. C'est pourquoi l'action diplomatique du Saint-Siège dépasse le terrain confessionnel ou pragmatique pour agir en fonction des faits réels universels".

Comme c'est son droit et son devoir, l'Eglise entend promouvoir la justice naturelle en parlant pour qui est sans voix, en défendant les droits des sans défense, des pauvres et des malades, des non-nés comme des personnes âgées, des minorités discriminées. Tout en reconnaissant que certains de ses membres ne sont pas toujours à la hauteur de ses standards moraux, elle ne peut qu'encourager tout le monde, au-delà de ses propres fidèles, à agir en accord avec la justice et la raison, à s'opposer à ce qui leur est contraire".
 
  Puis il a énuméré les points de convergence entre les Pays-Bas et le Saint-Siège, tels la recherche de la paix à travers la résolution des conflits, l'opposition à la prolifération des armes de destruction de masse, l'auto-suffisance des pays en développement ou la défense de la dignité humaine. Le Pape a également salué la générosités des néerlandais dans les situations d'urgence, la défense de la liberté de religion, et les progrès accomplis par le gouvernement pour réduire la consommation de la drogue et la prostitution, tous sujets auxquels le Saint-Siège est particulièrement sensible. La liberté religieuse, a souligné Benoît XVI, "n'est pas seulement menacée dans certaines régions du monde. Elle l'est aussi par une mentalité anti-religieuse qui se manifeste notamment dans des sociétés où elle est pourtant officiellement garantie par la loi. Il faut donc espérer que le gouvernement néerlandais reste vigilant afin que la liberté religieuse et la liberté de culte soient protégées et étendues, aux Pays-Bas comme à l'étranger".
CD/                                                     VIS 20111021 (370)  

CATHERINE DE SIENNE


CITE DU VATICAN, 21 OCT 2011 (VIS). Ce matin a été présenté le congrès international sur Catherine de Sienne, Docteur de l'Eglise et co-patronne de l'Italie, qui se tiendra à Rome et Sienne du 27 au 29 octobre. Intitulé Virgo Digna, héritage de sainte Catherine à quatre siècles de la canonisation, ce congrès est organisé par le Comité pontifical pour les sciences historiques, l'Ordre dominicain, le diocèse de Sienne et le Centre international d'études sur Catherine de Sienne. La conférence de presse a été animée par le P.Bernard Ardura, O.Praem., Président du Comité, M.Umberto Utro, Responsable des antiquités chrétiennes des Musées du Vatican, et le P.Bernardino Prella, OP, Assistant du Maître des Dominicains. L'image de Catherine de Sienne, a dit le P.Ardura, "revêt une grande importance à la veille de l'Année de la foi car elle rappelle que sa foi inébranlable en a fait la mère spirituelle de multiples chrétiens".

  Le congrès s'articulera en quatre sections qui aborderont la vie, l'oeuvre et l'influence de Catherine, et en particulier ses écrits, généralement dictés étant donné qu'elle était pratiquement analphabète. Une large place sera réservée à l'importance de sa production théologique, qui justifia que Paul VI la proclame docteur le 4 octobre 1970. Le Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, ouvrira la première session, après quoi la seconde sera consacrée au processus de canonisation de Catherine de Sienne, en s'arrêtant tout particulièrement sur le procès et le modèle de la sainteté féminine du XIV siècle. La troisième session traitera de ses rapports avec les ordres religieux, et la quatrième sur les moyens de perpétuer son message au sein du peuple chrétien comme son influence dans l'Eglise, par le biais principalement de l'hagiographie et de ses écrits.

  Le dernier jour du congrès aura Sienne pour siège où, comme l'a indiqué M.Umbro, sera inaugurée l'exposition sur Catherine et son procès en canonisation. Les débats conclusifs seront consacrés à sa place dans les arts, sous la présidence de M.Paolo Nardi, Président de l'Association internationale d'études sur Catherine de Sienne, coordinateur de l'exposition de l'ancien couvent dominicain de la ville. Il sera tout particulièrement secondé par Mme Diega Giunta, experte de l'iconographie de sainte Catherine. Le P.Prella a enfin tenu à souligner que les écrits de Catherine contiennent des formules et des images vives et audacieuses dans la communication de la vérité qu'est le Christ. "Elle s'adressait en effet aux grands de la terre et aux responsables de l'Eglise comme aux simples gens, en toute liberté, sans hésiter à fustiger les péchés de tous, laïcs, prêtres ou prélats, afin d'offrir à tous l'espérance en l'infinité miséricorde de Dieu".
COM-SH/                                                 VIS 20111021 (450)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 21 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées sept prélats de la Conférence épiscopale australienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Peter Joseph Connors, Evêque de Ballarat.

-Mgr.William Wright, Evêque de Maitland-Newcastle.

-Mgr.Anthony Colin Fisher, OP, Evêque de Parramatta.

-Mgr.Gerard Joseph Hanna, Evêque de Wagga Wagga.

-Mgr.Kevin Michael Manning, Administrateur apostolique de Wilcannia-Forbes.

-Mgr.Peter William Ingham, Evêque de Wollongong.

-Mgr.Max Leroy Davis, Ordinaire militaire.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/                                                          VIS 20111021 (100)

jeudi 20 octobre 2011

MAISON DES PELERINS AUSTRALIENS


CITE DU VATICAN, 20 OCT 2011 (VIS). Hier après-midi, Benoît XVI a inauguré dans le centre de Rome la Domus Australia, une centre d'accueil pour les pèlerins australiens, rappelant dans son intervention l'accueil chaleureux reçu lors de la Journée mondiale de la jeunesse 2008, ainsi que la canonisation l'an dernier de Mary Mac Killop, la première sainte australienne: "Notre existence terrestre tend vers ce que l'oeil n'a pas vu, vers ce que l'oreille n'a pas entendu, vers  ce qui n'a pas été montré au coeur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour qui l'aime. Dans ce monde, la tradition de l'Eglise des pèlerinages aux lieux saints sert à nous rappeler que nous allons vers le ciel et vers la sainteté. Cette perspective de retrouver le Seigneur renforce et alimente notre parcours spirituel... Des générations de pèlerins sont ainsi venus à Rome de tout le monde chrétien pour y vénérer les tombes de Pierre et de Paul, pour resserrer leur communion au sein de l'Eglise du Christ fondée sur les apôtres. Ils ont renforcé les racines de leur foi à la source de vie. Mais les racines ne constituent qu'une partie de l'histoire. Selon Goethe, les enfants doivent recevoir deux choses de leurs parents, des racines et des ailes, et c'est ce que notre mère l'Eglise nous donne, la foi transmise depuis les apôtres et la grâce de l'Esprit à travers ses sacrements". Ainsi, a conclu le Pape, "les pèlerins de Rome pourront-ils rentrer en Australie, rénovés et renforcés dans leur foi, soutenus par l'Esprit Saint dans leur marche vers la maison du ciel".
.../                                                     VIS 20111020 (280)

BENOIT XVI REÇOIT LES EVEQUES D'AUSTRALIE


CITE DU VATICAN, 20 OCT 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu l'épiscopat australien à la conclusion de leur visite Ad Limina, reprenant dans son discours les répercussions de la JMG de Sydney et de la béatification de la première sainte nationale. Ainsi a-t-il salué l'accroissement des vocations sacerdotales et religieuses enregistré après ces évènements, preuve "de la vitalité de l'Eglise et de l'importance permanente d'annoncer la Bonne Nouvelle à chaque génération". Puis le Pape a évoqué sainte Mary Mac Killop et la "belle réponse qu'elle apporta à toutes les difficultés de sa vie. Les catholiques d'aujourd'hui peuvent utilement s'en inspirer en matière de nouvelle évangélisation, comme face aux enjeux représentés par la diffusion évangélique dans cette société".

  Votre mission pastorale, a-t-il dit à ses hôtes, "a souvent été rendue difficile par les erreurs du passé ou les manquements de certains, prêtres et religieux. Mais maintenant vous avez la charge de réparer ces fautes avec honnêteté et esprit d'ouverture, de manière à reconstruire un avenir positif pour qui a été blessé. Je vous encourage donc, en tant que pasteurs des âmes, à aller de l'avant avec vos prêtres dans l'amour de la vérité et pour le bien du troupeau qui vous a été confié. Maintenez le sain et conduisez le humblement et de manière irréprochable sur les chemins de la foi". Puis le Pape a recommandé aux évêques d'être attentifs à la liturgie: "La nouvelle traduction du missel romain, fruit de l'excellente collaboration entre Saint-Siège, évêques et experts du monde anglophone, se propose d'enrichir les louanges que son peuple adresse à Dieu. Aidez vos prêtres à accepter ce résultat positif, pour qu'ils s'adaptent à ces textes revus. Nous savons tous combien la liturgie et ses formes sont fortement inscrites dans le coeur de tout catholique. Faites donc tout votre possible pour aider aussi les catéchistes et les chorales à célébrer plus dignement le rite romain dans vos diocèses, en étant dignes du Seigneur et enrichis spirituellement".
AL/                                                     VIS 20111020 (340)
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