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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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vendredi 20 septembre 2013

VISITE DU PRESIDENT HONDURIEN

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président hondurien M.Porfirio Lobo Sosa, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont été l'occasion de souligner l'excellence des relations entre les deux parties, dont témoigne le don fait au Pape par le Chef de l'Etat d'une statue de la patronne du Honduras Notre Dame de Suyapa, installée dans les jardins vatican. Il a aussi été question de l'importante contribution que l'Eglise offre au pays, notamment dans le domaine social, éducatif et caritatif, dans la lutte contre la pauvreté et la criminalité. Les parties ont également abordé les questions éthiques comme la défense de la vie et de la famille, ainsi que l'engagement commun en faveur de la réconciliation nationale.


VISITE DU PRESIDENT HONGROIS

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président hongrois M.Janos Ader, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Après avoir évoqué la longue tradition chrétienne de la Hongrie, les parties se sont félicitées de leurs bons rapports ainsi que de l'excellente collaboration Eglise Etat dans le cadre des accords en vigueur. A ensuite été abordée la situation internationale, partageant la nécessité de traiter certaines de ses aspects sociaux et éthiques. La partie hongroise a exposé le programme gouvernemental en faveur de la vie et de la famille. Puis a été réaffirmé un engagement commun en faveur de l'environnement, de la paix et de la liberté religieuse, tout particulièrement en rapport avec la crise proche et moyen-orientale où il fait espérer un solution négociée.

TOUTE VIE A UNE VALEUR

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la conférence de la Fédération internationale des associations de médecins et gynécologues catholiques, devant lesquels il a parlé de la "la situation paradoxale" dans laquelle se trouve leur profession: "Grâce à Dieu on a d'une part tous les progrès de la médecine, fruits d'une recherche conduite avec passion et acharnement pour trouver de nouvelles thérapies. Et de l'autre, le danger de voir le médecin perdre son identité propre, qui est de servir la vie". Evoquant ensuite Caritas in Veritate, il a dénoncé le paradoxe qui réside dans l'attribution de nouveaux droits à la personne, "des droits parfois simplement supposés, qui ne défendent pas la vie comme valeur première de l'humanité". Puis il a de nouveau dénoncé la "culture du rebut", qui "tend à l'élimination d'êtres humains parmi les plus faibles, socialement comme physiquement. Nous devons réagir à ceci par un oui total à la vie. Le premier des droits de la personne est sa vie. Rien ne lui est plus précieux car ce bien fondamental conditionne tous les autres. Si toute chose qui a un prix peut être vendue, la dignité de la personne qui n'en a pas ne saurait l'être. C'est pourquoi la protection de la vie humaine dans sa totalité est devenue depuis un certain temps une priorité du magistère ecclésial". Ainsi les médecins doivent-ils être "des témoins et des promoteurs de la culture de la vie. L'être catholique des médecins catholiques implique une responsabilité majeure". Vous médecins et gynécologues catholiques, a conclu le Pape François, "devez rappeler à tous en acte comme en parole que la vie est toujours sacrée, à chacune de ses phases. Toute vie a une valeur, non pas seulement selon la foi, mais selon la raison et la science. Il n'existe pas une vie qui serait plus sacrée qu'une autre, qualitativement plus valable qu'une autre!".

UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a accordé une interview diffusée en plusieurs langues par 17 revues de la Compagnie de Jésus. Elle est le résultat de plus de six heures d'entretien en août avec le P.Antonio Spadaro, SJ, Directeur de Civiltà Cattolica. Au long de trente pages, le Pape parle très librement de lui, de sa vie et de son parcours de jésuite puis d'évêque. Il y évoque aussi ses goûts culturels et artistiques (Dostoïevski et Holderin, Borges et Cervantes, Le Caravage et Chagall, Fellini pour La Strada, Rossellini, ou bien le film Le festin de Babette, Mozart et Wagner, sa Tétralogie principalement): Je ne sais pas, dit-il, "quelle est la définition la plus juste" de moi: "Je suis un pécheur. C’est la définition la plus juste. Ce n’est pas une manière de parler, ni un genre littéraire: Je suis un pécheur... Ma manière autoritaire et rapide de prendre des décisions m’a conduit à avoir de sérieux problèmes et à être accusé d’ultra-conservatisme". Or "je crois que la consultation est essentielle. Les consistoires ou les synodes sont, par exemple, des cadres importants pour rendre vraie et active cette consultation. Il est cependant nécessaire de les rendre moins rigides dans leur forme".

"Nombreux sont ceux qui pensent que les changements et les réformes peuvent advenir dans un temps bref. Je crois au contraire qu’il y a toujours besoin de temps pour poser les bases d’un changement réel et efficace. La sagesse du discernement compense l'inévitable ambiguïté de la vie et fait trouver les moyens les plus opportuns, qui ne s’identifient pas toujours avec ce qui semble grand ou fort... Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le coeur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures. Il faut commencer par le bas. L’Eglise s’est parfois laissé enfermer dans des petites choses, de petits préceptes. Le plus important et la première annonce est: Jésus-Christ t’a sauvé! Le peuple de Dieu veut des pasteurs et pas des fonctionnaires... Au lieu d’être simplement une Eglise qui accueille et qui reçoit portes ouvertes, efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent. Il faut toujours considérer la personne, car nous entrons dans le mystère de l’homme". Ceci vaut en particulier dans le cas des divorcés remariés ou des personnes homosexuelles. "Dans la vie de tous les jours, Dieu accompagne chacun et nous avons le devoir d'accompagner toutes personnes sans tenir compte de leur condition. Il faut accompagner avec miséricorde".

"Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, en sont pas tous équivalents. Une pastorale missionnaire ne peut être obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre" de manière à ce que "l’annonce évangélique soit plus simple, plus profonde et irradiante. C’est à partir de cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales... Le génie féminin est nécessaire là où se prennent les décisions importantes. Aujourd’hui l'enjeu est de réfléchir à la place précise des femmes, aussi là où s’exerce l’autorité dans les différents domaines de l’Eglise".

Le concile "Vatican II fut une relecture de l’Evangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de la réforme liturgique fut un service du peuple en tant que relecture de l’Evangile à partir d’une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de lire l’Évangile en l’actualisant, qui fut propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du Pape Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le risque d’idéologiser le rite ancien, de l'instrumentaliser... Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse. Ceci dit le Dieu concret pour ainsi dire, est dans le présent. C’est pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu. Les lamentations qui dénoncent un monde barbare finissent par faire naître au sein de l’Eglise des désirs d’un ordre entendu comme pure conservation ou réaction de défense. Non, Dieu se rencontre dans l’aujourd’hui".

Pour accéder au texte complet: http: // www.revue-etudes.com

LES TRENTE ANS DE LA CHARTE DE LA FAMILLE

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille, assisté de Mme Helen M.Alvaré (professeur à l'Université George Mason de Washington) et de M.Francesco D'Agostino (Président de l'Union des juristes catholiques italiens), a présenté le congrès international qui se tient du 19 au 21 septembre à Rome sur les droits de la famille. Rappelant que c'est l'occasion de faire le point sur les trente ans de la Charte de la famille, Mgr.Paglia signale que les droits de la famille "sont étroitement liés aux droits de l'homme. La famille étant une communion de personnes, sa réalisation dépend largement d'une juste application des droits de chacun. Certains de ces droits regardent directement les parents et leur droit à la procréation et à l'éducation, tandis que d'autres sont indirects". Dans ce contexte, la Charte "est un document encore peu connu...bien qu'il constitue un appel prophétique en faveur de la famille, laquelle doit être respectée et défendue de toute usurpation". En conclusion, il a salué la collaboration du Conseil pontifical et de l'Association des juristes catholiques pour préparer les présentes assises dans la perspective de relancer les principes de la Charte de la famille dans "un contexte culturel qui remet en question l'institution familiale plus radicalement que jamais. Les principes énoncés dans le texte de 1983 demeurent parfaitement valides".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Donald J.Kettler, Evêque de Saint Cloud (superficie 31.730, population 559.865, catholiques 142.042, prêtres 216, diacres 52, religieux 637), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Fairbanks (USA), il succède à Mgr.John F.Kinney, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Anthony Joseph Burgess à la charge pastorale du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle Guinée).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle Guinée), Mgr.Stephen Joseph Reichert, OFM Cap, Archevêque de Madang (Papouasie - Nouvelle Guinée).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse de Fairbanks (USA), Mgr.Roger Lawrence Schwietz, OMI, Archevêque d'Anchorage (USA).

jeudi 19 septembre 2013

RECOMMANDATIONS AUX NOUVEAUX EVEQUES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce midi, le Saint-Père s'est adressé aux évêques récemment nommés et participant à un cours organisé par la Congrégation pour les évêques et celle pour les Eglises orientales. Faîtes paître le troupeau que Dieu vous a confié, c'est par ces paroles de saint Pierre qu'il a rappelé à ses hôtes leur mission d'être des pasteurs du Seigneur et non d'eux mêmes: "Nous ne devons pas nous servir nous mêmes mais servir les brebis qui nous ont été confiées, les servir jusqu'à offrir peur eux notre vie à l'instar du Bon Pasteur". Puis il a rappelé que faire paître signifie nourrir et s'occuper jour après jour de la communauté, ce qui induit trois critères: "Pour accueillir avec générosité, votre coeur doit s'ouvrir à chacune des personnes que vous rencontrez et que retrouverez lors de vos visites pastorales... Marcher avec le troupeau veut dire accompagner les fidèles mais aussi tous ceux qui s'adressent à vous, partager en frères et en amis leurs joies et leurs attentes, leurs difficultés et leurs peines, et plus encore en pères capables d'écouter et de comprendre, d'aider et de conseiller". Etre "présents dans le diocèse...indique que les pasteurs doivent porter l'odeur des brebis... Allez donc parmi vos fidèles" et ayez "un style de service pastoral humble, et même austère, allant à l'essentiel. Les évêques ne doivent pas avoir la psychologie des princes! Etre ainsi est scandaleux. Si un pénitent vous demande s'il est adultère parce que marié il convoite continuellement une femme plus belle que la sienne, n'est-ce pas un adultère spirituel? Alors ne soyez pas obsédés par l'envie d'obtenir un plus beau diocèse, car l'esprit carriériste est un véritable cancer... Rester au milieu du troupeau implique la stabilité, c'est à dire et de ne pas ambitionner promotion et changement de diocèse. "Avec cette recommandation le Pape François a réaffirmé qu'un bon gouvernement passe par la règle de la résidence. Certes, s'absenter du diocèse n'est pas interdit s'il s'agit de servir l'Eglise universelle ou d'autres Eglises particulières. Mais cela doit respecter un temps strictement nécessaire et ne pas être une habitude. "Vous êtes les époux de vos communautés, étroitement liés à elles. C'est pourquoi je vous demande de rester parmi les vôtres en évitant de devenir des évêques d'aéroport! Soyez des pasteurs accueillants...pleins de délicatesse et de fermeté paternelle, humbles et discrets, capables d'évaluer aussi vos limites avec une bonne dose d'humour". En conclusion, le Pape a recommandé à ses hôtes de prier tout particulièrement pour la paix en Syrie, mais aussi pour lui.

VISITE DU PREMIER MINISTRE LITUANIEN

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre lituanien M.Algirdas Butkevicius, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont été l'occasion de souligner les bons rapports entre les deux parties, la contribution séculaire de l'Eglise catholique à la société lituanienne dans le domaine social et éducatif, ainsi que son engagement en faveur de la famille et de la formation spirituelle. En référence à l'actuelle présidence lituanienne de l'Union Européenne, il a été question de certains dossiers internationaux et européens intéressant la Lituanie et le Saint-Siège. La situation proche et médio-orientale a tout particulièrement été évoquée, notamment celle de la Syrie où il est nécessaire de ramener la paix, en privilégiant une solution négociée.

SOLIDARITE AVEC LA POPULATION MEXICAINE

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a fait parvenir un télégramme au Président de la Conférence épiscopale mexicaine, à la suite de l'ouragan qui vient de dévaster la côte orientale du pays en provoquant la mort de plus d'une quarantaine de personnes. Priant pour le repos des victimes et le rétablissement des blessés, il en appelle à la solidarité envers les 8.000 personnes qui ont tout perdu, et forme des voeux pour une prompte reconstruction de la région touchée. Il demande aussi au Cardinal Archevêque de Guadalajara de transmettre aux familles en deuil l'assurance de ses prières de suffrage, les confiant à la maternelle protection de Notre Dame de Guadalupe et leur adressant sa cordiale bénédiction de Pasteur universel.

LA JOURNEE DES CATECHISTES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté la Journée des catéchistes et leur Congrès international qui se dérouleront les 26 et 29 septembre à Rome. Il était assisté de Mgr.José Octavio Ruiz Arena, Secrétaire du dicastère, et du Sous Secrétaire Mgr.Graham Bell. A la mission de diffuser le Catéchisme de l'Eglise catholique, a dit Mgr.Fisichella, le Conseil a maintenant aussi la juridiction sur la catéchèse. "Il s'agit d'une responsabilité considérable en raison du fort lien qui, depuis le Concile Vatican II, entre catéchèse et évangélisation, l'une conditionnant l'autre". A ce propos, il sera bientôt possible d'accéder et de transférer facilement et gratuitement l'application intitulée Catéchisme de l'Eglise catholique, qui contient également son Compendium, les textes bibliques de référence et un index terminologique".

La Journée des catéchistes sera précédée le 25 septembre par une réunion du Conseil international de la catéchèse, dont le rôle est d'étudier la problématique en vue d'offrir un produit unitaire aux conférences épiscopales et de permettre des échanges. Fondé par Paul VI en 1973, cet organisme a été rénové l'an dernier afin de vérifier d'abord de par le monde l'état de la catéchèse depuis une décennie, mais aussi de programmer sa diffusion en liaison avec l'action évangélisatrice. Suivra le congrès Salle Paul VI, dont les 1.600 participants (104 délégations de 50 pays) se pencheront sur la première partie du catéchisme catholique. Il se conclura le 27 après-midi par la catéchèse du Pape François. Le troisième volet sera la Journée des catéchistes proprement dite, qui s'ouvrira par un pèlerinage à la tombe de l'Apôtre Pierre, et se poursuivra par des catéchèses en plusieurs langues données par quatorze évêques, des confessions et une adoration eucharistique. Les catéchèses seront distribuées selon les langues dans plusieurs églises voisines du Vatican. De nombreuses paroisses entendent venir à Rome pour l'occasion, d'autant que le Saint-Père célébrera la messe de clôture le 28, suivie de l'angélus dominical. Le mot d'ordre de ces manifestations est: Le catéchiste, témoin de la foi, un thème a conclu Mgr.Fisichella qui souligne combien est grande la responsabilité de transmettre la foi aujourd'hui, ainsi que la crédibilité de qui a le privilège de la transmettre.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Pedro Ramiro López, IVE, comme Supérieur de la Missio sui Iuris du Tadjikistan. Il succède au P.Carlos Avila dont la renonciation à cette charge pastorale a été acceptée.

mercredi 18 septembre 2013

UNE EGLISE MERE OUVERTE A SES FILS

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père est revenu sur l'image de l'Eglise mère, une image a-t-il confié qui lui est très chère car "elle nous dit ce qu'est l'Eglise mais aussi ce qu'elle devrait toujours être, une mère pour nous". Une mère enseigne à ses enfants comment avancer dans ce monde. "Avec amour, elle cherche toujours à leur indiquer la bonne voie pour grandir et devenir adulte, à corriger les parcours risquant de finir en cul de sac... L'Eglise agit de même en offrant une orientation et des enseignements pour marcher droit. Ainsi les Commandements proposent-ils des règles intangibles pour accomplir le juste parcours de notre vie et ajuster nos comportements. Ils sont le fruit de l'amour divin et pourtant ils sont des commandements, une série de prohibitions! Je vous invite donc à les relire...et à les envisager de manière positive. Et vous verrez qu'à l'instar des enseignements maternels ils regardent notre comportement envers Dieu, les autres et nous mêmes. Le Décalogue nous invite à écarter les idoles qui nous réduisent en esclavage, à penser à Dieu et à respecter parents et prochains, à être honnêtes. Envisagez le sous cet angle, comme s'il s'agissait des conseils de mères. Les mères n'enseignent jamais le mal et, comme mère, l'Eglise ne veut que le bien de ses enfants".

Devenant adultes, nous assumons nos responsabilités. Certes, quelques fois, agir par soi-même entraîne des faux pas. "Mais notre mère est toujours là, prête à seconder ses enfants. Et même s'ils se sont trompés, elle sait trouver la façon de les comprendre et de les aider". Toute mère s'engage au maximum pour ses enfants, "toujours prête à les défendre... L'Eglise est cette mère miséricordieuse...qui ne ferme jamais sa porte...qui ne juge pas mais offre le pardon de Dieu, qui offre son amour et encourage à reprendre le chemin droit. Et lorsque un de ses fils est tombé au plus bas elle ne craint pas de partager ses ténèbres pour lui donner de l'espérance. Ainsi fait l'Eglise qui n'hésite pas à entrer dans la nuit où l'on est parfois plongés, dans l'obscurité de l'âme et de la conscience. L'Eglise est une mère qui apporte de l'espérance. Mais les mères savent aussi frapper à toutes les portes pour leurs enfants, par amour et non par calcul. Et surtout à la porte du coeur de Dieu! Les mères prient tellement pour leurs enfants, surtout pour ceux...qui en ont le plus besoin car ils se sont fourvoyés. C'est ce que fait l'Eglise priante en plaçant dans les mains de Dieu les tourments de ses enfants. Il ne reste jamais insensible à sa prière et sait nous surprendre lorsqu'on ne l'attendait plus... Voici donc les pensées que je voulais vous proposer aujourd'hui. Voyons dans l'Eglise une mère bonne qui nous indique la voie d'une vie juste, toujours patiente, miséricordieuse, compréhensive, qui sait nous mettre dans les mains de Dieu".

NOUVEL APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape François a de nouveau invité les catholiques du monde entier à s'unir aux autres chrétiens dans la prière pour supplier Dieu d'accorder la paix aux régions tourmentées de la terre: Puisse ce don du Seigneur "demeurer dans nos coeurs et soutenir les engagements comme les actions des responsables politiques et de toute autre personne de bonne volonté. Nous devons tous encourager activement les efforts déployés pour trouver une solution négociée aux conflits en cours. Mes pensées vont tout particulièrement à la chère population syrienne dont le drame ne peut être réglé que par un dialogue conduit dans le respect de la justice et de la dignité de tous, des plus faibles au premier chef".

POUR L’ELIMINATION DES ARMES NUCLEAIRES

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le 16 septembre dernier à Vienne (Autriche), Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, a pris la parole au cours de la 50 Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans son intervention, il a rappelé que l’on fêtait cette année le cinquantième anniversaire de l’encyclique Pacem In Terris de Jean XXIII, invitant l'assistance à se demander si "nous vivions vraiment dans un monde plus sûr et plus protégé qu’à d’autres époques... Le Saint-Siège partage la pensée et les sentiments de la majeure partie des hommes et des femmes de bonne volonté qui aspirent à l’élimination totale des armes nucléaires. C’est pourquoi -a-t-il dit- je profite de cette occasion pour renouveler notre invitation aux responsables des nations, afin qu’ils mettent fin à la production d’armes nucléaires et qu’ils utilisent le matériel nucléaire non plus à des fins militaires mais pour des activités pacifiques". Mgr.Mamberti a insisté sur le désarmement nucléaire et la non prolifération comme étant des choix fondamentaux du point de vue humanitaire, et a souligné la “profonde préoccupation du Saint-Siège pour les événements tragiques récents au Moyen-Orient". Il a aussi confirmé “son soutien aux efforts faits en vue d’instituer une zone au Moyen-Orient libre d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive. Les zones libres d’armes nucléaires sont le meilleur exemple de confiance et de sécurité, et l’affirmation que la paix et la sécurité sont possibles sans la possession d’armes nucléaires". Concluant son discours par l'évocation des négociations récentes sur le programme nucléaire de l’Iran, le représentant du Saint-Siège a insisté sur la conviction de ce que l’utilisation des canaux diplomatiques peut permettre de "surmonter les différents obstacles qui empêchent objectivement la confiance mutuelle" des différentes parties.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu Mgr.Konrad Krajewski, nouvel Aumônier de Sa Sainteté.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Jaime Spengler, OFM, Archevêque métropolitain de Porto Alegre (superficie 13.753, population 3.368.000, catholiques 2.507.000, prêtres 373, diacres 57, religieux 1.602), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Dadeus Grings, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Antonio Di Donna, Evêque d'Acerra (superficie 157, population 123.887, catholiques 121.763, prêtres 53, diacres 4, religieux 73), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Naples (Italie), il succède à Mgr.Salvatore Giovanni Rinaldi, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert H.Brom à la charge pastorale du diocèse de San Diego (USA). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Cirilo B.Flores.

mardi 17 septembre 2013

ALLER VERS LES GENS

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Hier en la Basilique du Latran, le Saint-Père a rencontré le clergé de Rome, auquel il a de lui poser des questions en toute liberté, d'autant que même Pape il se sent avant tout comme un prêtre. J'en remercie le Seigneur, a-t-il confié, comme de ne pas me croire plus important que cela. "C'est ce que je crains, car le Diable est malin, qui parvient à te faire ressentir que tu as maintenant plus de pouvoir, de faire ceci ou cela... Grâce à Dieu je ne suis pas encore tombé dans le piège. Et si cela advenait, qu'on m'avertisse s'il vous plaît...que ce soit de manière publique ou privée!". Puis le Pape s'est penché sur le rôle du prêtre, qu'il soit curé ou évêque, y compris Evêque de Rome. "Il y a d'abord la fatigue physique, que nous connaissons tous à la fin de la journée de travail, lorsque nous ne manquons pas d'aller saluer le Seigneur en prière devant le tabernacle. Tout prêtre se fatigue au contact de son peuple. Celui qui ne le fait pas se fatigue mal. La bonne fatigue est celle du prêtre qui va à la rencontre des si nombreuses sollicitations des gens. Ce sont celles de Dieu aussi... Et puis il y a la fatigue finale" qui arrive lorsque "le prêtre s'interroge sur sa propre vie et se retourne sur son parcours et tout ce à quoi nous avons renoncé, aux enfants que nous n'avons pas eu. Me suis-je trompé? Ais-je raté ma vie?". Puis, citant les doutes d'Elie ou de Moïse, de Jérémie ou de Jean-Baptiste, qui vécut les ténèbres de son âme et envoya ses disciples demander à Jésus s'il était celui qu'on attendait. "Que peut faire le prêtre qui vit l'expérience du Baptiste, sinon prier jusqu'à s'endormir devant le tabernacle?". Les évêques, a poursuivi le Saint-Père, "doivent être proches de leurs prêtres, et être charitable envers ces pauvres les plus proches que sont les prêtres. Le contraire vaut également!".

Répondant ensuite à une question relative à la pastorale, il a rappelé qu'il ne faut pas confondre créativité et innovation. Créer signifie "rechercher un autre moyen de transmettre l'Evangile. Ce n'est pas facile...et il ne s'agit pas simplement de changer. La nouveauté est suscitée par l'Esprit dans la prière mais aussi en parlant avec les gens, avec les fidèles". Ainsi a-t-il évoqué un épisode survenu en Argentine alors qu'avec un curé il se demandait comment rendre son église plus accueillante: "Il y a ici tellement de passage qu'il serait bon que l'église reste ouverte, et qu'un confesseur soit disponible en permanence. L'idée était belle et on l'a réalisée comme une créativité utile... Il faut donc trouver de nouvelles méthodes...d'autant que l'Eglise et son code canonique offrent de multiples possibilités. Il y a la liberté de chercher des solutions nouvelles pour offrir des occasions d'accueil aux fidèles venant en paroisse pour ceci ou cela". Malheureusement, trop souvent la paroisse est plus occupée à demander de l'argent pour un certificat, ce qui éloigne les gens de l'Eglise. Il faut au contraire un accueil cordial afin que chacun se trouve chez lui à l'église et ne se sente pas exploité... Lorsque les gens constatent la volonté de profit, ils s'en vont". Puis le Pape François a parlé des prêtres miséricordieux et dit qu'un prêtre ne doit jamais perdre de vue l'amour suprême qui s'adresse au Christ: "C'est pour moi un point crucial pour le prêtre d'être capable de revenir en pensée sur son premier amour. D'ailleurs une Eglise qui perdrait la mémoire serait une structure mécanique sans vie. Méfions nous donc des prêtres rigoristes comme des prêtres laxistes". Soyons au contraire des prêtres miséricordieux qui disent la vérité. Et n'ayons pas peur car Dieu nous assiste... Soyons des accompagnateurs car la conversion naît en chemin en non dans une sorte de laboratoire".

A propos des scandales affectant l'Eglise, il a redit la nécessité de faire face à ces graves problèmes avec lucidité et optimisme car "la sainteté est plus forte que les scandales. Loin de s'écrouler, l'Eglise, j'ose l'affirmer, ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. C'est un beau moment, ce dont l'histoire témoigne. Certains saints sont reconnus hors de l'Eglise catholique comme Mère Teresa car il existe une sainteté de chaque jour comme celle de tant de mères et épouses, d'hommes oeuvrant pour leur famille. Ceci nous remplit d'espérance". Revenant sur l'image des périphéries de l'existence, le Pape a abordé la question des divorcés remariés, "qu'avait tant à coeur Benoît XVI: Ce problème ne saurait se réduire à communier ou non... C'est un problème grave qui...engage la responsabilité de l'Eglise face aux familles dans cette situation. Aujourd'hui l'Eglise doit faire quelque chose pour résoudre la question de la nullité matrimoniale. De ceci il sera question début octobre au Vatican, mais aussi lors du prochain synode des évêques sur le rapport entre l'Evangile, la personne et la famille. Il est absolument nécessaire d'aborder synodalement le sujet. Il s'agit d'une périphérie existentielle". En conclusion, le Pape a rappelé à son clergé qu'il fêtera le 21 septembre ses soixante ans de sacerdoce.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert Zollitsch à la charge pastorale du diocèse de Freiburg im Breisgau (Allemagne).


lundi 16 septembre 2013

RENCONTRE AVEC LE CLERGE DE ROME

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu ce matin au Latran pour rencontrer dans sa cathédrale le clergé de Rome. A sa demande, le Cardinal Vicaire avait au préalable adressé aux prêtres diocésains une réflexion sur le sacerdoce que le Cardinal Bergoglio avait composé en 2008 dans le sillage du Document d'Aparecida. La V Assemblée du CELAM y avait pris acte des changements de la société et proposé en conséquence des pistes d'action concrètes pour y répondre: Le propre des changements, écrivait l'archevêque de Buenos Aires, est le déplacement des choses. Ce qui servait à expliquer le monde, les valeurs, le bien et le mal, n'était plus adapté, et le mode de se positionner dans l'histoire a changé. Si ce qui était hier inimaginable est advenu, il en sera demain de même par rapport à ce que nous vivons aujourd'hui. Ce qui paraissait comme normal à propos de la famille et de l'Eglise, de la société et du monde, nous semblait immuable. On ne peut donc pas vivre dans l'illusion que rien de change et qu'il suffit d'attendre pour que certaines choses reviennent comme avant". Dans ce texte, le futur Pape présentait la mission comme une réponse au défi que posent ces changements, encourageant son clergé à aller à la rencontre de qui s'est éloigné de la foi, sans se contenter d'administrer les paroisses. Ceci réclame un renouveau de l'élan pastoral qui passe par une conversion intérieure de tous les pasteurs et des autres membres des communautés. Pour devenir une Eglise riche de zèle évangélisateur, il nous faut être tous de nouveaux missionnaires et des disciples fidèles".
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