Cité
du Vatican, 4 novembre 2014 (VIS). Le 23
octobre à New York, l'Observateur permanent du Saint-Siège est
intervenu au cours de la 69 session de l'assemblée des
Nations-Unies, qui traitait de l'éradication de la pauvreté. Pour
Mgr.Bernardito Aúza, les pays doivent ensemble élaborer des
politiques et développer des stratégies de lutte contre la misère
dans le monde. En cela des solutions préfabriquées et extérieures,
souvent idéologiques, sont inefficaces. Comme il ressort des
analyses du phénomène, il convient de travailler à partir des
expériences réelles. Le développement soutenable requiert la
participation et l'intérêt de tous à l'existence des familles et
des communautés. C'est là une priorité pour élaborer l'antidote à
l'exclusion socio-économique et politique. Une des barrière au
développement soutenable est l'exclusion des femmes de ces
processus. Qui plus est, exclure les femmes et les jeunes filles de
l'éducation, les soumettre à la violence et à la discrimination,
offense leur dignité et les prives des droits élémentaires. Le
représentant du Saint-Siège a également insisté sur le fait que
la pauvreté ne se résume pas à l'exclusion de certaines
communautés du développement économique, car la question revêt
bien d'autres dimensions et aspects touchant à la personne. La
pauvreté se manifeste aussi dans la dimension éducative, sociale,
politique, culturelle et spirituelle. Le développement va bien
au-delà de la somme des efforts développés pour éradiquer la
pauvreté. Pour y parvenir, il faut revenir au principe qui est à la
base de tout effort d'éradication de la pauvreté: La volonté de
diffuser un développement véritable de tout homme et de tout
peuple. Tous doivent y contribuer car chacun peut en tirer bénéfice.
Telle est la solidarité.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
mardi 4 novembre 2014
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 4 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Peter
F.Christensen, Evêque de Boise City (superficie 218.272, population
1.584.985, catholiques 174.348, prêtres 91, diacres 75, religieux
91), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Superior (USA),
il succède à Mgr.Michael P.Driscoll, dont la renonciation à la
charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Christopher
Kakooza, Evêque de Lugazi (superficie 4.595, population 1.549.134,
catholiques 667.362, prêtres 80, religieux 209), en Ouganda.
Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Kampala (Ouganda), il
succède à Mgr.Matthias Ssekamanya, dont la renonciation à la
charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Adolfo
Armando Uriona, FDP, Evêque de Villa de la Concepción del Río
Cuarto (superficie 58.519, population 466.000, catholiques 443.000,
prêtres 93, diacres 10, religieux 82), en Argentine. Il était
jusqu'ici Evêque de Añatuya (Argentine).
L'Abbé
Carlos Enrique Trinidad Gómez, Evêque de San Marcos (superficie
3.791, population 928.000, catholiques 637.000, prêtres 45,
religieux 103), au Guatemala. L'Evêque élu, né en 1955 à
Guatemala City (Guatemala) et ordonné prêtre en 1984, était
jusqu'ici curé de paroisse et vicaire épiscopal dans le diocèse de
Santiago de Guatemala. Licencié en théologie et en liturgie, il a
été enseignant, économe et recteur du grand séminaire
inter-diocésain.
lundi 3 novembre 2014
La communion n'est pas rompue par la mort
Cité
du Vatican, 1 novembre 2014 (VIS). A
l'angélus, le Pape a rappelé que les deux premiers jours de ce
mois, où nous fêtons les saints et les défunts, sont l'occasion de
mieux réfléchir aux choses ultimes, à ce qui relie l'Eglise d'ici
bas à celle du Ciel. La solennité liturgique du jour, a-t-il
souligné, nous aide à méditer sur la vérité de foi qu'est la
communion des saints: "La communion des saints, qui naît de la
foi et unit tous ceux qui appartiennent au Christ par le baptême,
est une union spirituelle...qui n'est pas rompue par la mort et se
poursuit dans l'au-delà. Ce lien indestructible demeure entre les
vivants de ce monde et ceux qui ont franchi le pas de la mort. Avec
ceux qui sont entrés dans l'éternité nous formons une seule grande
famille... Cette merveilleuse union entre ciel et terre se manifeste
dans la liturgie et surtout dans la messe qui exprime l'union
profonde des membres de l'Eglise. Dans l'Eucharistie nous rencontrons
Jésus vivant et sa force. Par lui nous entrons en communion avec nos
frères dans la foi, avec ceux qui vivent avec nous comme avec ceux
qui nous ont précédés dans la vie éternelle. Ceci nous remplit de
joie car il est beau de marcher avec qui a déjà entrepris la route
du ciel. Il est réconfortant de savoir qu'ils y sont, nous attendent
et prient pour nous, afin que nous puissions ensemble contempler à
jamais la gloire du Père miséricordieux. Dans la grande assemblée
des saints, Dieu a réservé la première place à la mère de Jésus.
Marie est ainsi au cœur de la communion des saints, gardienne du
lien entre le Christ et l'Eglise et de celui de la famille... Elle
est une mère attentive à laquelle on peut confier ses vœux comme
ses craintes".
Après
la prière mariale, le Saint-Père a rappelé que la liturgie du jour
évoque la gloire de la Jérusalem céleste: "Puisse la ville
sainte chère aux juifs, chrétiens et musulmans, théâtre de
tensions ces jours-ci, être à nouveau un signe de la paix que Dieu
désire pour l'humanité toute entière". Puis il a signalé la
béatification à Vitoria (Espagne) du martyr Pedro Asúa Mendia, "un
humble prêtre qui prêchait l'Evangile par sa sainteté de vie, la
catéchèse et son souci des pauvres. Torturé et assassiné pour
avoir voulu rester fidèle au Seigneur et à l'Eglise, il demeure un
bel exemple de solidité dans la foi et de témoignage de la
charité".
Fête de la Toussaint: une multitude de saints inconnus en tribulation
Cité
du Vatican, 3 novembre 2014 (VIS). Le 1 novembre,
le Pape François a présidé au cimetière du Verano, la messe de la
Toussaint à laquelle ont participé de nombreux romains. Au cours de
la célébration les reliques des deux
papes récemment canonisés, Jean XXIII et
Jean-Paul II, ont été exposées et, au terme de la liturgie, le
Saint-Père a béni les tombes. Evoquant la lecture de l'Apocalypse,
le Pape a centré son homélie sur la destruction de la création
provoquée par l'humanité et sur la multitude de peuples qui
souffrent et dont l'unique espérance est mise en Dieu. Citant la
première lecture où l'ange crie: Ne dévastez ni la terre, ni la
mer, ni les plantes, aux quatre anges auxquels il était permis de
dévaster la planète, le Pape a dit que "nous sommes capables
de dévaster la terre mieux que les anges. Et c'est ce que nous
faisons: dévaster la création, la vie, les cultures, les valeurs et
l'espérance. Combien avons-nous besoin de la force du Seigneur pour
qu'il nous marque avec son amour et sa force pour arrêter cette
folle course de destruction, la destruction
de ce qu'il nous a donné, des choses les plus belles qu'il a faites
pour nous, pour que nous les...fassions fructifier et grandir...
L'homme s'empare de tout, se prend pour Dieu, se prend pour un roi.
Et les guerres: les guerres qui continuent, ne sème pas précisément
des germes de vie mais de destruction. C'est l'industrie de la
destruction. C'est aussi un système de vie où lorsque les choses ne
peuvent pas y être organisées, elles sont rejetées: on rejette les
enfants, on rejette les personnes âgées, on rejette les jeunes sans
emploi..., les peuples".
Dans
la même lecture, saint Jean parle d'une multitude immense,
innombrable, de toutes les nations, les tribus, peuples et langues,
une multitude que le Pape a associé aux pauvres gens qui "pour
sauver leur vie doivent fuir leur maisons, leurs peuples...et qui
vivent dans des tentes, dans le froid, sans médicaments, affamés,
parce que le dieu-homme s'est approprié la création, toute cette
beauté que Dieu a fait pour nous... Il ne s'agit pas d'une histoire
ancienne car cela se passe aujourd'hui... Il semble que ces gens, ces
enfants affamés, malades, ne comptent pas, qu'ils sont d'une autre
espèce, qu'ils ne sont pas humains. Cette multitude est devant Dieu
et demande: S'il vous plaît, le salut!, S'il vous plaît, la paix!
S'il vous plaît, du pain! S'il vous plaît du travail!...Parmi ces
persécutés on trouve aussi ceux qui le sont en raison de leur foi".
Le Pape a comparé cette multitude avec celle qui a lavé son
vêtement dans le sang de l'Agneau, comme le raconte l'Apocalypse, et
a ajouté: "Aujourd'hui...en ce jour de la Toussaint, je
voudrais que nous pensions à tous ceux-là, les saints inconnus...à
tous ces gens qui viennent de la grande tribulation. La plus grande
partie du monde vit dans la tribulation. Le Seigneur sanctifie ce
peuple, pécheur comme nous, mais le sanctifie dans la tribulation".
"Enfin,
la troisième image: Dieu...c'est-à-dire l'espérance. L'espérance
est la bénédiction du Seigneur que nous avons encore. L'espérance
qu'il ait pitié de son peuple, qu'il ait pitié de ceux qui sont
dans la grande tribulation, qu'il ait aussi pitié des destructeurs
afin qu'ils se convertissent... Quelle doit être notre attitude si
nous voulons faire partie de ce peuple et marcher vers le Père, dans
ce monde de dévastation, dans ce monde de guerres, dans ce monde de
tribulations? Notre attitude...est celle des bienheureux. Seul ce
chemin nous conduira à la rencontre avec Dieu. Seul ce chemin nous
sauvera de la destruction, de la dévastation de la terre, de la
création, de la morale, de l'histoire, de la famille, de tout. Ce
chemin seulement,
mais cela ne sera pas facile. Cela nous amènera des problèmes, des
persécutions, mais seul ce chemin nous permettra d'avancer... Que le
seigneur nous aide et nous donne la grâce de cette espérance, mais
aussi la grâce du courage de sortir de tout ce qui est destruction,
dévastation, relativisme de vie, exclusion des autres, exclusion des
valeurs, exclusion de tout ce que le Seigneur nous a donné,
exclusion de la paix. Qu'il nous libère de cela et nous donne la
grâce de marcher avec l'espérance de nous retrouver un jour les
yeux dans les yeux avec lui. Et cette espérance, frères et sœurs,
ne déçoit pas!".
Prier pour ceux dont personne ne se souvient
Cité
du Vatican, 2 novembre 2014
(VIS). La solennité de la Toussaint et la
commémoration des fidèles défunts sont "étroitement unies
entre elles, comme la joie et les larmes sont
en Jésus-Christ une synthèse qui est le fondement de notre foi et
de notre espérance", a dit le Pape François aux fidèles
réunis pour l'angélus Place St.Pierre. Aujourd'hui, lorsque nous
commémorons les défunts, beaucoup de gens vont aux cimetières qui,
comme le nom l'indique sont des lieux de repos, dans l'attente du
réveil final. "Jésus -a expliqué le Saint-Père- nous a
révélé que la mort du corps est comme un sommeil duquel il nous
réveille. C'est avec cette foi que nous nous arrêtons,
spirituellement aussi, auprès des tombes des personnes qui nous sont
chères... Mais aujourd'hui, nous sommes appelés à nous nous
souvenir de tous, même de ceux à qui personne ne pense.
Souvenons-nous
des victimes des guerres et des violences, de tant de petits dans le
monde terrassés par la faim et la misère, souvenons-nous
des anonymes qui reposent dans les fosses communes. Souvenons-nous
de nos frères et sœurs tués pour leur foi chrétienne et de ceux
qui ont sacrifié leur vie au service des autres".
"La
tradition de l'Eglise a toujours encouragé à prier pour les
défunts, en particulier, en offrant pour eux les célébrations
eucharistiques. C'est la meilleure aide spirituelle que nous
puissions donner à leurs âmes, en particulier les plus abandonnées.
Le fondement de la prière de suffrage se trouve dans la communion du
Corps mystique... Le souvenir des défunts, le soin des sépulcres et
les messes d'intentions sont le témoignage d'une espérance
confiante, enracinée dans la certitude que la mort n'est pas le
dernier mot sur le destin humain, parce que l'homme est destiné à
une vie sans limites qui a sa double racine et son accomplissement en
Dieu", a ajouté le Pape au terme de l'angélus avec la prière
pour les défunts du père passionniste Antonio Rungi: "Dieu
d'infinie miséricorde, nous confions à ton immense bonté ceux qui
ont quitté ce monde pour l'éternité, où tu attends l'humanité
toute entière, rachetée par le sang précieux du Christ, ton Fils,
mort pour nos péchés. Ne regarde pas Seigneur toutes les pauvretés,
misères et faiblesses humaines quand nous nous présenterons devant
ton tribunal pour être jugés pour le bonheur ou la condamnation.
Tourne sur nous ton regard plein de pitié qui naît de la tendresse
de ton cœur, et aide-nous à marcher sur la route d'une purification
complète. Qu'aucun de tes enfants ne soit perdu dans le feu éternel
de l'enfer, où il ne peut plus y avoir de regret. Nous te confions
Seigneur les âmes des personnes qui nous sont chères, de celles qui
sont mortes sans le réconfort sacramentel, ou qui n'ont pas eu moyen
de se repentir de toute leur vie. Personne ne doit craindre de te
rencontrer après le pèlerinage terrestre, dans l'espérance d'être
accueilli dans ton infinie miséricorde. Que notre sœur la mort
corporelle nous trouve vigilant dans la prière et riches de tout
bien fait au cours de notre brève ou longue
existence. Seigneur, que rien ne nous éloigne de toi sur cette terre
mais que tout et tous nous soutiennent dans le désir ardent de
reposer sereinement et éternellement en toi. Amen".
Messe pour les Cardinaux et Evêques défunts
Cité
du Vatican, 3 novembre 2014 (VIS). Comme de
coutume, le Pape a célébré ce matin en la Basilique vaticane une
messe de suffrage pour les Cardinaux et Evêques décédés au cours
de l'année: "La parole de Dieu et la foi dans la résurrection
éclairent cette cérémonie... La révélation divine est le fruit
du dialogue entre Dieu et son peuple. Et la foi en la résurrection
est liée à ce dialogue, qui accompagne le peuple de Dieu au long de
l'histoire. Il n'est pas surprenant qu'un aussi grand mystère, aussi
décisif et surhumain, ait nécessité un tel parcours jusqu'au
Christ qui a pu affirmer être la résurrection et la vie. C'est en
lui que ce mystère s'est pleinement révélé, qu'il se produit,
s'actualise et devient enfin une réalité définitive.. Nous sommes
tous invités à entrer dans cette manifestation, à nous tenir
d'abord devant la croix...pour entendre le cri de Jésus et son
dernier souffle. Ensuite, à respecter le silence qui parcourt le
samedi saint, et enfin à gagner le tombeau" vide pour entendre
l'annonce de la résurrection. "Là est la réponse, le
fondement. Elle n'est pas dans des discours séduisants de la science
mais dans la parole vivante de la croix et de la résurrection du
Seigneur. C'est ce que prêche Paul, le Christ crucifié et
ressuscité. S'il n'est pas ressuscité, notre foi est vide et
inconsistante. Mais vu qu'il est ressuscité, qu'il est la
Résurrection même, notre foi est pleine de vérité et de vie
éternelle".
Pour un usage pacifique de l'espace
Cité
du Vatican, 3 novembre 2014
(VIS). Pour un usage pacifique de l'espace: voici
le sujet de l’intervention de Mgr.Bernardito Aúza, Observateur
permanent auprès des Nations-Unies, au cours de la session du Comité
spécial politique et sur la décolonisation, qui s'est déroulée le
17 octobre sur le thème: Coopération internationale dans les usages
pacifiques de l'espace ultra-terrestre. "Dès les origines de
l'histoire de l'homme, l'humanité a regardé le ciel avec
émerveillement, souhaitant comprendre les réalités célestes et
leur sens par rapport à l'humanité même. Vu les questions
fondamentales qu'elle a toujours suscitées,
l'exploration de l'univers a aussi approfondi la compréhension de la
foi et son rapport avec la science. Le Saint-Siège considère
que la foi est capable d'étendre et d'enrichir les horizons de la
raison. C'est pourquoi, il se félicite des progrès prodigieux de la
science, les considérant comme un produit de l'énorme potentiel de
l'esprit humain donné par Dieu, tout comme une manifestation de la
grandeur et de la richesse de la création... Nous avons la
responsabilité de faire en sorte que les fruits de tels progrès
bénéficent aussi aux pauvres dans le monde. Ma délégation est
pleinement consciente des limites à l'accès universel aux usages
bénéfiques de l'espace extra-atmosphérique, tenant compte des
immenses investissements destinés aux explorations et aux questions
relatives à la propriété intellectuelle, aux brevets, etc.
Cependant, à une époque où l'espace est devenu un immense bien
économique et abrite des technologies de l'information et de la
communication, les états doivent travailler ensemble pour s'assurer
que de tels bénéfices ne deviennent pas une
autre cause d'inégalité économique et sociale, mais soient plutôt
une ressource partagée pour le bien commun de toute la communauté
mondiale. Pour promouvoir ce bien commun, il est essentiel d'assurer
l'usage pacifique de l'espace extra-atmosphérique.
A cette fin, la discussion en cours sur le développement d'un code
de conduite internationale pour les activités spatiales constitue un
pas positif vers la promotion d'un usage plus équitable et sûr de
l'espace. Cela aiderait sûrement à prévenir une course aux
armements dans l'espace et, en conséquence, à éviter une nouvelle
et grave menace à la paix et à la sécurité internationale".
Mgr.Aúza
a ensuite souligné l'importance de l'utilisation de l'espace
ultra-terrestre pour la compréhension
toujours plus grande de notre planète. "Les satellites mesurent
la santé des océans et des forêts. Ils nous fournissent des
données sur les cycles hydrologiques, les modèles climatiques et
d'autres phénomènes atmosphériques. Nous sommes certains que cette
connaissance peut nous convaincre de modifier les styles de vie et
les pratiques nocives pour notre environnement. Si nous ne
collaborons pas, il n'y aura pas de vainqueurs mais seulement des
perdants... Le Saint-Siège
désire souligner l'usage des satellites dans la diffusion de la
connaissance et dans l'élimination de l'analphabétisme. De fait,
les satellites peuvent arriver non seulement dans des lieux où
l’analphabétisme appartient au passé, mais aussi dans ceux où
tant de personnes encore ne savent ni lire ni écrire, notamment dans
les zones reculées. Il faut, toutefois,
faire attention à ce que cette technologie spatiale ne devienne pas
un instrument de domination et un moyen d'imposer
aux autres certaines cultures et valeurs".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 3 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Jesús Moliné Labarta à
la charge pastorale du diocèse de Chiclayo (Pérou).
Nommé
le P.Robert Francis Prevost, OSA, Administrateur du diocèse de
Chiclayo (Pérou), l'élevant à la dignité épiscopale. L'Evêque
élu, né en 1955 à Chicago (USA), a prononcé ses vœux religieux
en 1981 et a été ordonné prêtre en 1982. Missionnaire au Pérou,
licencié en droit canonique, il a été responsable des vocations,
directeur de mission, directeur de séminaire, chancelier de diocèse,
enseignant de séminaire, provincial de son ordre à Chicago puis
prieur général et jusqu'ici vicaire provincial.
vendredi 31 octobre 2014
Le Pape reçoit un mouvement oecuménique
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les participants au congrès de la Catholic Fraternity of Charismatic
Covenant Communities and Fellowship consacré à la nouvelle
évangélisation. Les encourageant à rechercher l'unité qui est
oeuvre de l'Esprit et à ne rien craindre, il a rappelé à ses hôtes
que "l'unité n'est pas l'uniformité...ni la perte de
l'identité. L'unité dans la diversité est même le contraire,
c'est à dire reconnaître et accepter simplement la différence des
dons de l'Esprit et les mettre tous au service de l'Eglise. Il faut
savoir écouter et accepter les différences comme la liberté de
pensée. N'ayons pas peur des diversités". Faisant référence
à une phrase du programme du congrès, Partager en Eglise le baptême
dans l'Esprit, il a rappelé la nécessité pour tous de "s'ouvrir
à l'action sanctificatrice de l'Esprit qui s'est révélée en Jésus
et nous conduit à lui. Nous devons vivre cette expérience, la
partager et en témoigner!". La louange est comme la
respiration, qui avale d'abord l'air avant de le répandre. La vie
spirituelle se nourrit de la prière qu'exprime la mission. Nous
recevons l'air frais de l'Esprit et nous le rejetons pour annoncer
Jésus-Christ. On ne saurait vivre sans respirer, et la louange du
chrétien est sa respiration spirituelle. Prier signifie demander et
remercier, tandis qu'adorer Dieu veut dire respirer.
Le
Renouveau charismatique a rappelé à l'Eglise l'importance de la
louange, "qui est la reconnaissance de la souveraineté de Dieu
sur l'homme et la création, exprimée par le chant, la musique et la
danse... Elle rend féconds et...nous pousse aussi à intercéder
auprès du Père en faveur de nos frères persécutés ou tués, à
lui demander la paix pour notre monde". Le Renouveau est par
nature oecuménique a souligné le Pape en citant Paul VI: La force
de l'évangélisation sera réduite si les annonceurs sont divisés
par de multiples fractures. Ne serait-ce là, aujourd'hui, un des
grands défauts de l'évangélisation? Le Seigneur nous a dit que
l'unité de ses disciples ne prouve pas seulement que nous lui
appartenons, mais aussi qu'il est l'oint du Père... La réussite de
la nouvelle évangélisation est certainement liée au témoignage
d'unité de l'Eglise". C'est pourquoi l'oecuménisme signifie
"prier et annoncer ensemble le Seigneur, et secourir ensemble
les pauvres quels qu'ils soient. Le sang de Jésus et des martyrs
nous interpelle et nous pousse à l'unité. Ne soyons qu'un pour les
persécuteurs et développons une sorte d'oecuménisme du sang"
qui nous pousse à l'unité. "Luthériens, orthodoxes,
évangélistes ou catholiques, nous sommes tous chrétiens pour les
persécuteurs".
Intentions de prière pour novembre
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). L'intention de prière générale
du Saint-Père pour novembre est: "Pour que les personnes
souffrant de solitude ressentent la présence de Dieu et reçoivent
le soutien de leurs frères".
Son
intention missionnaire est: "Pour que les jeunes, séminaristes,
religieux et religieuses, bénéficient d'éducateurs compétents et
sages".
Mission de Cor Unum à Damas
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). Le Secrétaire du Conseil
pontifical Cor Unum rentre d'un séjour de deux jours à Damas, où
il a pris part à l'assemblée des évêques catholiques de Syrie.
Mgr.Giampietro Dal Toso a pu visiter plusieurs institutions,
notamment catholiques, engagées dans l'assistance humanitaire
interne. Au cours de ses entretiens, invitant les parties en cause à
dialoguer en vue de leur réconciliation, il a pu constater combien
est apprécié le soutien du Saint-Père et du Saint-Siège en faveur
des communautés chrétiennes et de la population civile qui
pâtissent du conflit. Il a pu également constater le rôle
important joué par les organisations catholiques qui oeuvrent au
bénéfice de la population syrienne toute entière. Malgré
l'importante contribution de la communauté internationale, il
convient d'intensifier les aides face à l'accroissement des besoins.
Protéger le climat est une question de justice
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). Le 16
octobre à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège est
intervenu devant le deuxième comité de l'assemblée des
Nations-Unies, qui traite de la protection du climat. Si l'impact du
changement climatique est ressenti globalement, a déclaré
Mgr.Bernardito Aúza, les pays technologiquement développés ont une
plus grande capacité à combattre le phénomène que les autres, qui
demeurent plus vulnérables aux effets... C'est un paradoxe injuste,
étant donné que les causes majeures du changement climatique"
relèvent des pays développés. C'est pourquoi le phénomène n'est
pas strictement technique, mais aussi une question de justice. Aider
les pauvres et autres personnes vulnérables est une question de
justice car ils souffrent de causes qui leur sont étrangères ou
hors de contrôle. La première chose serait de permettre à ces pays
d'accéder aux technologies de lutte contre le changement climatique,
ou capables d'en atténuer les effets... Riches et pauvres sortiront
vainqueurs ensemble si on parvient à un accord international à
horizon 2020 qui implique tous les pays, et dans lequel les plus
pollueurs en gaz à effet de serre s'engagent vraiment". La
délégation du Saint-Siège, a poursuivi le représentant, "tient
à souligner l'importance de la formule Responsabilité de protéger
les droits, non seulement pour les zones à statut humanitaire mais
aussi pour celles majeurement intéressées par le changement
climatique. Nous avons un devoir commun de protéger la terre et
l'humanité... Faisons donc le choix sérieux d'adopter des
comportements qui n'aggravent pas ultérieurement la situation mais
qui l'améliorent. Nous devons être toujours plus conscients de nos
responsabilités collectives et réciproques. Tous les états se
doivent de développer des politiques qui assurent une existence
sure et digne aux générations à venir".
Audiences
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Bruno
Nève de Mévergnies, Ambassadeur de Belgique, venu lui présenter
ses lettres de créance.
Mgr.Luis
Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Mgr.Martin
Krebs, Nonce apostolique en Nouvelle Zélande, aux Fidji, Cook,
Kiribati, Palau, Samoa, Micronésie, Vanuatu et Tonga, Délégué
apostolique pour le Pacifique.
Mgr.Sérgio
da Rocha, Archevêque de Brasilia (Brésil).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 31 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Jean
Mbarga, Archevêque de Yaoundé (superficie 23.807, population
1.594.000, catholiques 1.538.000, prêtres 138, religieux 318), au
Cameroun. Evêque d'Ebolowa (Cameroun), il était jusqu'ici
Administrateur apostolique de ce même diocèse.
Consulteurs
de la Congrégation pour les causes des saints, le P.Bernard Ardura,
O.Praem. (France - Curie), Mgr.Alejandro Cifres Gimenéz (Espagne -
Curie), le P.Paolo Carlotti, SDB (Italie - Curie), le P.Tomislav
Mrkonjic, OFM.Conv (Croatie - Curie), le P.Paul Murray, OP (Irlande -
Universités pontificales), le P.Martin McKeever, CSSR (Irlande -
Universités pontificales), Dom Jordi-Augustí Piqué-Collado, OSB
(Espagne - Universités pontificales), le P.Rocco Ronzani, OSA
(Italie - Universités pontificales), le P.Pablo Santiago Zambruno
(Argentine - Universités pontificales), le P.Raffaele Di Muro,
OFM.Conv (Italie - Universités pontificales), M.Gabriele Zaccagnini
(Italie) et Mme Angela Ales Bello (Italie - Universités
pontificales).
In memoriam
Cité
du Vatican, 31 octobre 2014 (VIS). Voici les
données rleatives aux prélats décédés ces dernières semaines:
Mgr.Cirilo
B.Flores Evêque de San Diego (USA), le 6 septembre à 66 ans.
Mgr.Joseph
Abangite Gasi, Evêque émérite de Tombura - Yambio (Sud Soudan), le
12 septembre à 86 ans.
Mgr.Servílio
Conti, IMC, Prélat émérite de Roraima (Brésil), le 14 septembre à
97 ans.
Mgr.José
Luis Serna Alzate, IMC, Evêque émérite de Líbano - Honda
(Colombie), le 28 septembre à 78 ans.
Mgr.Carlo
Curis (Italie), Nonce apostolique, le 29 septembre à 90 ans.
Mgr.Angleo
Mottola (Italie), Nonce apostolique, le 8 octobre à 79 ans.
Mgr.John
Patrick Boles, ancien Auxiliaire de l'Archevêque de Boston (USA), le
9 octobre à 84 ans.
Mgr.José
Hernán Sánchez Porras, Ordinaire militaire pour le Venezuela, le 13
octobre à 70 ans.
Mgr.João
Corso, SDB, Evêque émérite de Campos (Brésil), le 15 octobre à
86 ans.
Mgr.José
Refugio Mercado Díaz, Auxiliaire émérite de Tehuantepec (Mexique),
le 15 octobre à 72 ans.
Mgr.Patrick
Paul D’Souza, Evêque émérite de Varanasi (Inde), le 16 octobre à
86 ans.
Mgr.Paul
Henry Walsh, Auxiliaire émérite de Rockville Centre (USA), le 18
octobre à 77 ans.
Mgr.Peter
Baptist Tadamaro Ishigami, OFM.Cap, Evêque émérite de Naha
(Japon). le 25 octobre à 93 ans.
Mgr.Manule
Revollo Crespo, CMF, Coadjuteur émérite de l'Ordinaire militaire
pour la Bolivie, le 26 octobre à 89 ans.
Mgr.Mansour
Hobeika, Evêque maronite de Zahleh (Liban), le 28 octobre à 72 ans
jeudi 30 octobre 2014
Le Pape reçoit une délégation vieux-catholiques
Cité
du Vatican, 30 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les Evêques vieux-catholiques de l'Union d'Utrecht, auxquels il a
confirmé l'engagement du Saint-Siège à poursuivre le parcours
oecuménique. Rappelant que depuis un demi siècle (anniversaire de
Unitatis Redintegratio) il a été possible de bâtir des ponts
d'entente et de collaboration, il a dit: "Si nous nous
réjouissons d'avancer vers une communion de foi et de vie plus
solide, nous nous attristons de nouveaux désaccords. Les problèmes
ecclésiologiques et théologiques qui nous séparent sont maintenant
plus difficiles à surmonter du fait de notre divergence sur le
ministère sacerdotal et le discernement éthique. Nous devons
cependant persévérer dans le dialogue, avancer, travailler et prier
ensemble dans un plus vif esprit de conversion à la volonté du
Christ à propos de son Eglise. Notre séparation est marquée de
graves péchés et petitesses humaines réciproques. Dans un esprit
de pardon et de repentance, il nous faut renforcer notre désir de
réconciliation. Pour ce, nous devons commencer par une conversion
intérieur notre voyage spirituel de rencontre et d'amitié pour
passer à la fraternité, et de la fraternité à la communion. Les
changements sont inévitables au long du chemin. C'est pourquoi nous
devons tous être prêts à écouter l'autre et à suivre les
suggestions de l'Esprit qui nous guide vers la vérité complète".
"Dans
une Europe confuse quant à son identité et à sa vocation, les
espaces de collaboration entre catholiques et vieux-catholiques ne
manquent pas. Ils peuvent ensemble tenter de répondre à la profonde
crise spirituelle qui frappe les personnes comme une société
assoiffée de Dieu et désireuse de comprendre le sens de la vie. Il
y a donc un urgent besoin de témoigner de la vérité évangélique
de manière crédible. Nous pouvons nous encourager mutuellement, au
niveau des paroisses et des communautés locales. L'oecuménisme
signifie conversion du coeur, sainteté de vie et prière, privée
comme publique, en faveur de l'unité des chrértiens. En priant
ainsi les uns pour les autres, nos différences seront acceptées et
dépassées dans la fidélité au Seigneur et à l'Evangile".
Possession cardinalice
Cité
du Vatican,30 octobre 2014 (VIS). Samedi 11 novembre à 11 h, le
Cardinal Javier Lozano Barragán prendra possession du titre de
Ste.Dorothée.
La paix fondée sur la confiance
Cité
du Vatican, 30 octobre 2014 (VIS). Le 14
octobre à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège a pris
la parole lors du débat général du premier comité de l'assemblée
des Nations-Unies. Traitant de la paix qui ne peut être fondée que
sur la confiance, Mgr.Bernardito Aúza a relevé les quelques progrès
acquis ces derniers mois en matière d'élimination des divers types
d'armes chimiques. Mais la communauté internationale a le devoir de
redoubler d'efforts pour parvenir à une élimination totale des
substances chimiques utilisées comme armes. Quant aux armes
nucléaires, a déclaré le représentant du Saint-Siège, "la
troisième conférence consacrée à leur impact sur les populations,
qui se tiendra en décembre à Vienne (Autriche), doit nous faire
réagir à l'absence de progrès dans le désarmement... L'engagement
principal du traité de non prolifération à un désarmement graduel
des pays détenteurs d'arsenaux, se double d'une violation de
l'engagement des autres à ne pas en acquérir. Le Saint-Siège
continue de soutenir qu'une politique de terreur nucléaire met en
péril le processus de désarmement et de non prolifération. Il
exhorte donc ce comité à préparer la neuvième conférence de
révision du traité en se concentrant sur la nécessité de dépasser
l'équilibre de la terreur pour parvenir à une paix durable fondée
sur la confiance, plutôt que rester dans une non belligérance basée
sur la logique de la destruction mutuelle. Il encourage les états à
ratifier sans plus attendre le traité sur l'interdiction des essais
nucléaires, car c'est un élément central du processus
international de non prolifération... Il conviendrait d'instituer
des zones libres de tout armement de destruction massive, ce qui
constituerait un grand pas en avant vers un accord universel
d'élimination de ces arsenaux... Le Saint-Siège apprécie aussi les
progrès enregistrés en matière de réduction des armes
conventionnelles...tout en étant toujours préoccupé par le flux
d'armes conventionnelles dans les zones de combats... Il déplore
l'avidité commerciale alimentant le commerce des armes, lequel
alimente les conflits qui causent d'incroyables souffrances et de
multiples violations des droits humains". Notre délégation, a
conclu Mgr.Aúza, "forme des voeux pour que cette session
réponde aux enjeux tout en reconnaissant les graves conséquences
que la prolifération et l'usage des armes conventionnelles font
peser" sur l'humanité.
Audiences
Cité
du Vatican, 30 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Martin
Schulz, Président du Parlement européen.
Mgr.Adriano
Bernardini, Nonce apostolique en Italie et à Saint-Marin.
Mgr.Henryk
Jozef Nowacki, Nonce apostolique en Suède, Islande, Danemark,
Finlande et Norvège.
Mgr.José
Raúl Vera López, Evêque de Saltillo (Mexique).
mercredi 29 octobre 2014
Dimensions visible et spirituelle de l'Eglise
Cité
du Vatican, 29 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a poursuivi sa catéchèse sur l'Eglise,
évoquant sa dimension visible et sa dimension spirituelle, qui se
rejoignent dans le Christ. Comment percevoir ces deux réalités ?,
s'est-il demandé: "La réalité de l'Eglise est faite de la
multitude des baptisés. On entend souvent dire, l'Eglise dit ceci,
fait ceci et non cela. Alors, qui est l'Eglise? Le Pape, les évêques
et les prêtres. Non, tous ensemble sommes l'Eglise... Ainsi peut-on
cemprendre que la réalité visible de l'Eglise ne peut se mesurer ni
être exactement connue... De fait, comment pourrait-on connaître
toutes les merveilles qu'à travers nous le Christ opère? Cette
réalité nous dépasse. Elle est hors contrôle, dépasse nos
forces. C'est un mystère puisqu'elle vient de Dieu. Pour comprendre
dans l'Eglise le rapport entre réalité visible et réalité
spirituelle, il faut se tourner vers le Christ dont elle est le
corps. C'est le Christ qui la génère perpétuellement en acte
d'amour infini. En raison de l'Incarnation le Christ possède une
nature humaine et divine unies de manière indissoluble dans sa
personne. Il en va de même pour l'Eglise...qui est elle aussi un
mystère en qui l'invisible est supérieur à ce qui ne se voit
qu'avec les yeux de la foi... Mais comment la réalité visible
peut-elle se placer au service de la réalité spirituelle?... Dans
les sacrements et le témoignage des fidèles l'Eglise est chaque
jour proche de tout homme, à commencer par le plus pauvre, celui qui
souffre ou est marginalisé. Ainsi manifeste-t-elle la compassion et
la miséricorde de Jésus". En conclusion, le Saint-Père a
recommandé à l'assemblée de prier pour obtenir le don de la fois,
"afin de comprendre comment, malgré nos limites et notre
pauvreté, le Seigneur fait de nous des instruments de sa grâce et
des signes de son amour pour l'humanité. Certes, nous pouvons être
cause de scandale, mais nous devons être des témoins qui expriment
par leur vie ce que le Seigneur attend de nous".
Nouvel appel en faveur des africains touchés par l'épidémie d'Ebola
Cité
du Vatican, 29 octobre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a
lancé un nouvel appel en faveur des africains touchés par
l'épidémie d'Ebola: Face à l'aggravation de la situation et
l'extension d'une terrible maladie qui frappe les plus pauvres, il a
assuré les victimes de sa solidarité et de sa prière, qu'il étend
au corps médical, aux volontaires, instituts religieux et
associations qui assistent de façon admirable nos frères et soeurs
malades: "Je renouvelle mon appel à la communauté
internationale afin qu'elle fasse tout ce qui est possible pour faire
cesser cette épidémie tout en portant assistance aux patients.
Prions donc pour toutes ces personnes durement éprouvées et pour
les défunts.
L'Eglise catholique en Turquie
Cité
du Vatican, 29 octobre 2014 (VIS). Comme annoncé, le Pape séjournera
en Turquie du 28 au 30 novembre. Voici les statistiques
relatives à la présence de l'Eglise catholique dans ce pays. La
Turquie a une superficie de 774.815 km2 pour 76.140.000 habitants
dont seulement 53.000 catholiques (0,07%). L'Eglise dispose de 7
circonscriptions ecclésiastiques, 54 paroisses et 13 centres
pastoraux, avec 6 évêques, 58 prêtres, 1.884 séminaristes, 2
diacres, 61 religieux et religieuses, 2 personnes consacrées, 7
missionnaires laïques et 68 catéchistes. L'Eglise anime 23
structures d'enseignement de tous niveaux et 6 centres spécialisés,
3 hôpitaux, 2 dispensaires et 5 maisons de retraite.
Le Pape reçoit en privé le Président Morales
Cité
du Vatican, 29 octobre 2014 (VIS). Hier après-midi, le Directeur de
la Salle de Presse a confirmé que le Saint-Père s'apprêtait à
rencontrer le Président bolivien M.Juan Evo Morales Ayma: Sa
présence au Vatican, a précisé le P.Lombardi, résulte de sa
participation à la Rencontre internationale des mouvements
populaires, organisée par le Conseil Iustitia et Pax et l'Académie
des sciences sociales, dont les participants ont été salués par le
Pape. Il s'agit donc d'une rencontre privée et informelle, qui se
veut une marque d'attention envers le peuple bolivien et l'Eglise de
Bolivie, ainsi qu'un signe de d'encouragement pour l'amélioration
des rapports Eglise Etat.
Négocier la paix au proche et moyen Orient
Cité
du Vatican, 29 octobre 2014 (VIS). Le 21
octobre à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège s'est
exprimé devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, dans le
cadre d'un débat sur la situation au proche et moyen Orient, y
compris la question palestinienne. Abordant six points,
Mgr.Bernardito Aúza a exprimé la vision du Saint-Siège, pour qui
la paix ne peut être obtenue qu'au moyen de négociations, et non de
décisions unilatérales imposées par la force: Au côté de l'ONU
et de ses organes compétents, "le Saint-Siège réitère son
appui à la solution des deux états... La communauté internationale
doit avoir pour objectif l'affirmation du droit des palestiniens à
un état souverain, et de celui des israéliens à la paix et à la
sécurité... Pour ce qui est de la tragique situation syrienne, le
Saint-Siège invite les parties à mettre immédiatement fin aux
violations massives du droit humanitaire et des droits fondamentaux
de la personne. Il invite la communauté internationale et les
factions en conflit à trouver un accord, seule solution pour faire
cesser les incroyables souffrances d'une population dont la moitié a
besoin d'assistance et un tiers déplacé... A propos ensuite du
Liban, il invite à accroître la solidarité internationale car le
pays est gravement frappé par une présence massive de réfugiés
syriens. Et il exhorte les libanais à résoudre la vacance de la
présidence de la République. Le Saint-Siège entend réaffirmer son
soutien à un Liban souverain et libre car il est un signe
d'espérance et de coexistence communautaire. D'autre part, les
organismes des Nations-Unies doivent agir face aux graves abus commis
en Irak et Syrie par le soi-disant Etat islamique, de manière à
prévenir de nouveaux massacres et à secourir un nombre croissant de
réfugiés. Il faut tout particulièrement obtenir la protection des
minorités ethniques et religieuses persécutées, notamment
chrétiennes.... Chacune d'elles à droit au respect, à regagner ses
foyers et à vivre dignement et en sécurité. Puisse l'ONU voir dans
le développement du terrorisme une occasion de renforcer en urgence
la protection des populations. Il est de son devoir d'éviter les
génocides et les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les
crimes contre l'humanité... Face à notre incapacité récente à
faire cesser l'horreur" et à faire respecter les droits
fondamentaux "il convient de prendre des décisions courageuses.
C'est pourquoi le Saint-Siège invite à nouveaux tous les dirigeants
religieux au dialogue inter-religieux et inter-culturel, à la
condamnation nette de la justification religieuse de la violence et à
la promotion du respect mutuel".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 29 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Giuseppe Negri, PIME, Coadjuteur de l'Evêque de Santo Amaro
(Brésil). Il était jusqu'ici Evêque de Blumeneau (Brésil).
mardi 28 octobre 2014
Le Pape s'adresse aux mouvements populaires
Cité
du Vatican, 28 octobre 2014 (VIS). Le
Saint-Père s'est adressé ce matin aux mouvements populaires, qui
tiennent un congrès à Rome, sous l'égide du Conseil pontifical
Iustitia et Pax et de l'Académie pontificale des sciences sociales.
Il s'est d'abord arrêté sur le mot solidarité, "un terme
souvent mal compris et qui devient parfois même une sorte de gros
mot, alors qu'il va bien au-delà de simples gestes sporadiques de
générosité. Il faut le comprendre en terme communautaire, comme
une priorité de vie pour tous face à l'accaparement des biens par
quelques uns. Cela signifie lutter contre les causes de la pauvreté,
de l'inégalité, contre la pénurie d'emploi, de terre et de
ressources alimentaires, contre la négation des droits sociaux, du
droit" à la terre, à un toit et au travail. "Cela
signifie s'attaquer aux effets dévastateurs de la dictature de
l'argent, comme les déplacements de population, l'émigration
forcée, la traite des personnes, la drogue, la guerre et toutes les
violences... Dans son sens le plus profond, la solidarité permet de
préparer l'histoire, et c'est ce que font les mouvements
populaires". Puis le Pape a rappelé que ce rassemblement "ne
répond pas à une idéologie mais travaille sur le concret.
On
ne saurait traiter du scandale de la pauvreté au moyen de politiques
de contention, destinées à rassurer et rendre inoffensifs les
pauvres. Il faut agir comme tout père et toute mère fait pour le
bien des enfants...même si malheureusement les thèmes de la terre,
du foyer et du travail semblent échapper à l'attention de
beaucoup... N'est-il pas curieux que si le Pape parle de ces choses
on le traîte de communiste?... Au phénomène de l'exploitation et
de l'oppression s'ajoute maintenant l'injustice sociale qui condamne
qui ne s'intègre pas, les exclus et les rebuts de la société.
C'est cela la culture du déchet, lorsqu'on place l'argent au sommet
du système socio-économique plutôt que la personne, image de Dieu
créée pour être le dénominateur de l'univers. Ce renversement de
valeurs" est la source de la crise actuelle. Parlant alors du
chômage, le Pape a affirmé que tout travailleur, quelque soit son
statut " a droit à une juste salaire, à la sécurité sociale
et à une retraite digne. A la place de cela, on trouve des
Cartoneros, des gens jetés à la rue vivant de recyclages, des
vendeurs ambulants", etc. Heureusement, tous ces agriculteurs,
pêcheurs, mineurs et ouvriers sont regroupés par des coopératives
populaires qui compensent leur exclusion des droits sociaux et
syndicaux, du droit à une existence stable et digne. "Aujourd'hui,
j'entends unir ma voix à la leur et accompagner leur combat".
Evoquant ensuite la paix et l'écologie, le Pape François a dit
qu'il "ne peut y avoir de terre, de toit et de travail s'il n'y
a pas de paix et si l'homme détruit la planète... La création
n'est pas une propriété dont on pourrait tirer profit n'importe
comment, ni la propriété réservée à quelques uns. Elle est un
bien, un magnifique cadeau de Dieu, que nous avons le devoir
d'utiliser au bénéfice de tous, avec respect et attention... Mais
pourquoi ne pas réagir aussi à la destruction de l'emploi, qui
ruine tant de familles, comme l'exploitation de la nature et la
guerre qui chassent les Campesinos? Le système a expulsé la
personne au profit de l'idolâtrie de l'argent, a globalisé
l'indifférence, renforcé l'égoïsme: Que m'importe le malheur
d'autrui si je m'en sors! Tout ceci vient de ce que ce monde a oublié
Dieu, qui est père. En l'écartant nous sommes devenus des
orphelins... C'est pourquoi les chrétiens on un grand rôle à
jouer. Ils doivent agir et élaborer des programmes, que l'on
pourrait dire révolutionnaires... Les mouvements populaires
expriment l'urgence qu'il y a à revitaliser les démocraties,
souvent conditionnées par mille problèmes. On ne peut imaginer un
avenir de la société humaine sans l'engagement des masses, sans un
engagement qui dépasse les simples mécanismes de la démocratie
formelle".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 28 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Richard Daniel Alarcón Urrutia, Archevêque métropolitain de
Cuzco (superficie 23.807, population 1.594.000, catholiques
1.538.000, prêtres 138, religieux 318), au Pérou. Il était
jusqu'ici Evêque de Tarma (Pérou).
lundi 27 octobre 2014
Visite du Président ougandais
Cité
du Vatican, 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président ougandais, M.Yoweri Kaguta Museveni, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations
avec les états. Ces entretiens ont permis d'aborder certains aspects
de la vie du pays, de constater la qualité des relations entre les
deux parties ainsi que l'importance du rôle que joue l'Eglise
catholique par le biais de ses institutions éducatives, sociales et
sanitaires. Ayant salué la coexistence pacifique des diverses
composantes ethniques et religieuses de la société ougandaise, les
parties on échangé leurs points de vue sur certaines situations
internationales, tout particulièrement sur les conflits en cours en
Afrique.
Le Pape s'adresse à l'Académie des sciences
Cité
du Vatican 27 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est
rendu à l'Académie pontificale des sciences, à l'occasion de son
assemblée plénière et de l'inauguration d'un buste de Benoît
XVI, qu'il a défini "un grand Pape. Grand par la force et la
pénétration de son intelligence, grand par son importante
contribution à la théologie, à son grand amour pour l'Eglise et
les hommes, grand par sa vertu et sa religiosité". Le Pape
François a aussi rappelé que Benoît XVI avait été le premier à
inviter un président de cette académie à participer au Synode sur
la nouvelle évangélisation, "conscient de l'importance de la
science dans la culture moderne". S'il n'a pas souhaité entrer
dans le sujet actuellement traité par l'Académie, l'évolution du
concept de nature, il a voulu rappeler que Dieu et le Christ
cheminent avec nous et qu'ils sont présents aussi dans la nature.
"Quand nous lisons dans la Genèse le récit de la Création,
nous risquons d'imaginer Dieu comme un magicien, avec sa baguette
magique faisant apparaître toutes les choses. Mais il n'en est pas
ainsi. Il a créé les êtres et les a laissés
se développer selon les lois internes qu'il a donné à chacun, pour
qu'ils se développent, pour qu'ils arrivent à leur plénitude. Il a
donné l'autonomie aux êtres de l'univers en même temps qu'il les a
assurés de sa présence continue, donnant vie à toute réalité.
C'est ainsi que la création s'est poursuivie pendant des siècles et
des siècles, des millénaires et des millénaires, jusqu'à ce
qu'elle devienne celle que nous connaissons aujourd'hui, justement
parce que Dieu n'est pas un démiurge ou un magicien, mais le
Créateur qui donne vie à toutes les espèces. Le début du monde
n'est pas l'œuvre du chaos qui doit à un autre son origine mais
dérive directement d'un principe suprême qui crée par amour. Le
Big Bang que l'on met aujourd'hui à l'origine du monde ne contredit
pas l'intervention du Créateur divin mais
l'exige. L'évolution dans la nature ne s'oppose pas avec la notion
de Création parce que l'évolution présuppose la création des
êtres qui évoluent... En ce qui concerne l'homme, en revanche, il y
a un changement et une nouveauté. Quand, au sixième jour du récit
de la Genèse, arrive la création de l'homme, Dieu donne à l'être
humain une autre autonomie, une autonomie différente de celle de la
nature, qui est la liberté. Et il dit à l'homme de donner un nom à
toutes les choses et de continuer dans le cours de l'histoire. Il le
rend responsable de la création, pour qu'il domine aussi la
création, pour qu'il la développe et ainsi jusqu'à la fin des
temps. C'est pourquoi, le scientifique et surtout le scientifique
chrétien doit s'interroger sur l'avenir de l'humanité et de la
terre et, comme être libre et responsable, participer à sa
préparation, sa préservation, en éliminer les risques de
l'environnement naturel et humain. Mais en même temps, le
scientifique doit être mû par la
confiance que la nature recèle, dans ses mécanismes évolutifs, des
potentialités qui touchent à l'intelligence et à la liberté de
découvrir et d'agir pour arriver au développement qui est dans le
dessein du Créateur. Alors, bien que limitée, l'action de l'homme
participe de la puissance de Dieu et est en mesure de construire un
monde adapté à sa double vie corporelle et spirituelle, un monde
humain pour tous les êtres humains et non pour un groupe ou une
classe de privilégiés. Cette espérance et confiance en Dieu,
Auteur de la nature et dans la capacité de l'esprit humain, sont en
mesure de donner au chercheur une énergie nouvelle et une profonde
sérénité. Mais il est aussi vrai que l'action de l'homme, quand sa
liberté devient autonomie, qui n'est pas liberté mais autonomie,
détruit le créé et l'homme prend la place du Créateur. Cela est
un grave péché contre Dieu Créateur".
Aimer Dieu et son prochain
Cité
du Vatican, 26 octobre 2014 (VIS). A
l'angélus, le Pape a évoqué l'Evangile du jour, rappelant que
toute la loi divine se résume dans l'amour de Dieu et du prochain,
deux faces de la même médaille. L'évangéliste Matthieu, a-t-il
expliqué que quelques pharisiens, dont un docteur de la loi, se
mirent d'accord pour mettre Jésus à l'épreuve en lui demandant
quel était le commandement le plus important. Citant le Deutéronome,
Jésus répondit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de toute ta force. Voici le premier et plus
grand commandement. S'il aurait pu s'en tenir là, il ajouta quelque
chose qui ne lui avait pas été demandé. Il dit en effet: le
deuxième commandement est celui-ci: Tu aimeras ton prochain comme
toi-même. Jésus n'invente pas ce deuxième commandement mais le
reprend du Lévitique. La nouveauté consiste à mettre ensemble ces
deux commandements, l'amour de Dieu et du prochain, en révélant
qu'ils sont inséparables et complémentaires, qu'ils sont les deux
faces d'une même médaille. On ne peut aimer Dieu sans aimer le
prochain et on ne peut aimer le prochain sans aimer Dieu". En
effet, "le signe visible que le chrétien peut montrer pour
témoigner au monde...l'amour de Dieu, est l'amour de ses frères. Le
commandement de l'amour de Dieu et du prochain est le premier, non
parce qu'il est en tête des commandements. Jésus ne le met pas au
sommet mais au centre, parce que c'est le cœur d'où tout doit
partir et où tout doit revenir et se
référer... A la lumière de cette parole
de Jésus, l'amour est la mesure de la foi, et la foi est l'âme de
l'amour. Nous ne pouvons plus séparer la vie religieuse, la vie de
piété, du service des frères, de ces frères que nous rencontrons
vraiment. Nous ne pouvons plus séparer la prière, la rencontre avec
Dieu dans les sacrements, de l'écoute de l'autre, de la proximité à
sa vie, en particulier à ses blessures... Au
milieu de la densité de préceptes et de
prescriptions, jusqu'aux légalismes d'hier et d'aujourd'hui, Jésus
fait une brèche qui permet de mettre à jour deux visages, le visage
du Père et celui du frère. Il ne nous remet pas deux formules ou
deux préceptes...il nous remet deux visages, et même un seul, celui
de Dieu qui se reflète sur tant de visages, parce que dans le visage
de chaque frère, spécialement du plus petit et fragile, du
sans défense et nécessiteux, c'est l'image de Dieu lui-même
qui est présente... C'est ainsi que Jésus offre à chaque homme le
critère fondamental sur lequel il faut régler sa vie. Mais il nous
a surtout donné l'Esprit Saint qui nous permet d'aimer Dieu et notre
prochain comme lui, avec un cœur libre et généreux. Par
l'intercession de Marie, notre Mère, ouvrons-nous pour accueillir ce
don de l'amour, pour cheminer toujours sur cette loi des deux visages
qui ne font qu'un, la loi de l'amour".
Après
l'angélus, le Pape a rappelé que hier à São Paulo (Brésil), a
été proclamée bienheureuse Mère Assunta Marchetti, née en
Italie, co-fondatrice des Missionnaires de saint Charles Borromée,
dites soeurs scalabriniennes. "C'était une sœur exemplaire au
service des orphelins des émigrés italiens. Elle voyait Jésus
présent dans les pauvres, les orphelins, les malades, les émigrés.
Rendons grâce au Seigneur pour cette femme, modèle infatigable de
mission et de courageux dévouement au service de la charité. Cela
sonne comme un rappel et une confirmation de ce que nous avons dit
avant, c'est-à-dire chercher le visage de Dieu chez nos frères et
sœurs dans le besoin".
Précarité et espérance
Cité
du Vatican, 25 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
message au congrès national organisé à Salerne par la Conférence
épiscopale italienne et consacré à la précarité et à
l'espérance. Son but est de fournir, aux jeunes principalement, des
perspectives dans un contexte d'incertitude et de mutations: Au cours
de mes visites en Italie, y écrit-il, "ainsi qu'à l'occasion
de nombreux entretiens, j'ai pu saisir la situation dans laquelle se
trouvent tant de jeunes sans travail, chômeurs ou précaires. Plus
que d'une question économique il s'agit d'un problème de dignité.
Il n'y a pas de dignité sans travail. La dignité c'est de gagner
son pain quotidien... Travailler signifie faire des projets, fonder
une famille. Or la jeunesse subit en Italie une sorte de passion. La
culture du rebut y est forte car tout ce qui est inutile au profit
est sacrifié. Sans emploi, les jeunes sont rejetés, ce qui anéanti
l'avenir d'un peuple tout entier. Les jeunes représentant l'avenir,
il faut combattre la culture du rebut... Comment ne pas se faire
voler l'espérance dans les sables mouvants de la précarité? User
de la force de l'Evangile, qui est source d'espérance car venant de
Dieu et du Christ qui s'est rendu solidaire de notre précarité. Les
jeunes dans l'Eglise ont le devoir d'insuffler la force de l'Evangile
dans la société et dans la culture... L'Evangile pousse à être
attentionné aux autres, à la rencontre et à la solidarité. Avec
sa force, vous serez des témoins de l'espérance au-delà de la
précarité".
Développement humain et activité économique
Cité
du Vatican, 25 octobre 2014 (VIS). Le
Secrétaire d'Etat, est intervenu hier à Rome à la conférence
organisée par l'Institut d'études internationales Kellogg pour
l'inauguration du Global Gateway de l'Université Notre-Dame (Dignité
humaine et développement humain): Les sujets
abordés, a dit le Cardinal Parolin, "indiquent qu'en ce qui
concerne la relation entre développement et dignité humaine, les
termes économie, systèmes économiques et d'autres similaires
peuvent être utilisés comme synonymes du mot développement. Cela
implique de mieux comprendre les défis actuels dans la promotion de
la dignité humaine. En effet, le développement est étroitement lié
à la gestion adéquate des ressources des pays pauvres tout comme à
la gouvernance
de l'économie des pays riches qui a des retombées positives ou
négatives sur l'économie des pays en voie de développement.
Cependant, la raison fondamentale de partir de l'économie est que le
magistère social de l'Eglise a constamment révélé que les
difficultés les plus importantes
du développement
humain intégral viennent d'une
vision déformée de l'homme et de l'activité économique, qui
menace la dignité de la personne". Puis il a rappelé la
continuité, en matière de magistère du Pape François avec celui
de ses prédécesseurs, en particulier Benoît XVI, parce que
l'un et l'autre "avertissent que la question du développement
et de la juste gouvernance
de l'économie sont insolubles sans une vision complète de la
personne humaine et l'engagement constant à des comportements moraux
fermes et cohérents, solidement ancrés dans la loi naturelle et
dans la recherche du bien commun", parce que, comme l'écrivait
Benoît XVI dans son encyclique Caritas in Veritate: "Le
développement ne sera jamais complètement garanti par des forces,
pour ainsi dire automatiques et impersonnelles, que ce soit celles du
marché ou celles de la politique internationale. Le développement
est impossible s'il n'y a pas des hommes droits, des acteurs
économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans
leur conscience par le souci du bien commun. La
véritable orientation de toute activité économique vers le
développement humain intégral exige donc une conversion de
l'intelligence et du cœur.
Il faut donc substituer la foi prométhéenne dans le marché ou en
d'autres idéologies et visions aprioristes alternatives ou
contraires, avec la foi en Dieu et une vision transcendante de
l'homme, fils de Dieu. Cela conduira à une conversion des
intelligences, dans le sens du développement d'une science et d'une
pratique
économique qui partent
d'une définition intégrale de l'homme et qui se mettent
au service de son développement, qui sachent,
en fait, orienter la production et la consommation vers une
véritable réalisation de l'homme, dans sa relation avec Dieu et
avec le prochain".
Audiences
Cité
du Vatican, 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Luis
Mariano Montemayor, Nonce apostolique au Sénégal, au Cap Vert et en
Guinée Bissau, Délégué apostolique en Mauritanie.
Une
délégation de l'Université hébraïque Bar-Ilan (Israël).
Samedi
dernier, 25 octobre, il avait reçu:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
M.Marón
Curi (Argentine), Président de l'Union culturelle Argentine Liban.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 27 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Bernardino C.Cortez, Prélat d'Infanta (superficie 7.189,
population 516.000, catholiques 450.000, prêtres 41, religieux 132),
aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Manille (Philippines).
Samedi
dernier, 25 octobre, il avait nommé Mgr.Quesnel Alphonse, SMM,
Evêque de Fort-Liberté (superficie 1.600, population 498.000,
catholiques 371.000, prêtres 48, religieux 69), en Haïti. Il était
jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Port-au-Prince (Haïti).
vendredi 24 octobre 2014
Pas d'avancée oecuménique sans renouveau intérieur
Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu
une délégation de l'Orientale Lumen Foundation in America, en
pèlerinage oecuménique à Rome. Tout pèlerinage chrétien, a-t-il
dit à ses hôtes, "ne se limite pas à un déplacement
géographique car c'est avant tout une occasion de renouveau
intérieur à la rencontre du Seigneur... Cette dimension est
essentielle pour atteindre la réconciliation et la pleine communion
des fidèles du Christ. Il ne peut y avoir d'avancée oecuménique
sans un renouveau intérieur, sans la recherche d'une plus grande
fidélité au Christ et à sa volonté". Rappelant leur récente
canonisation, le Pape a salué le choix de Jean XXIII et de Jean-Paul
II comme figures ayant contribué à renforcer les rapports entre
l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes". Puis il leur a
demandé de prier pour lui au cours de ce pèlerinage "pour que,
par l'intercession de mes prédécesseurs Pierre Paul et selon la
volonté du Seigneur, je puisse accomplir mon ministère...au service
de la communion et de l'unité de l'Eglise". Il a enfin demandé
de transmettre ses salutations cordiales au Patriarche de
Constantinople, qu'il s'apprête à rencontrer dans un mois à
l'occasion de son voyage en Turquie.
Programme du Pape en novembre
Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Voici le programme des activités
publiques et cérémonies que présidera le Pape François en
novembre:
Samedi
1: Cimetière municipal du Verano à 16 h, messe pour les défunts en
la Solennité de Toussaint.
Dimanche
2: Cryptes vaticanes à 18 h, prière sur les tombes des Papes.
Lundi
3: Basilique vaticane à 11 h 30', messe en suffrage des Cardinaux et
Evêques décédés ces douze derniers mois.
Dimanche
23: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de canonisation de six
bienheureux en la Solennité du Christ Roi.
Mardi
25: Déplacement à Strasbourg, visite au Parlement européen et au
Conseil de l'Europe.
Vendredi
28 - dimanche 30: Voyage apostolique en Turquie.
Les exclus doivent être acteurs d'une nouvelle société
Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce matin a été présentée en
Salle de Presse la Rencontre mondiale des mouvements populaires,
organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et l'Académie
pontificale des sciences sociales (27 - 29 octobre). Le Cardinal
Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, était
accompagné de Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, Chancelier de
l'Académie, et de M.Juan Grabosi, Responsable de la Confédération
des travailleurs de l'économie populaire, sont l'action en faveur
des exclus ("cartoneros", ambulants, "campesinos")
était déjà soutenue à Buenos Aires par le Pape François pour son
action auprès des exclus, victimes du néolibéralisme. Le
Saint-Père, a dit M.Grabosi, "nous encourage aujourd'hui à
agir de manière globale. Organisés en une multitude de mouvements
populaires, les pauvres et les pays pauvres doivent engager une
bataille pour retrouver leur dignité et gagner la justice sociale.
La Rencontre répond à des intérêts simples et concrets...comme la
terre, l'habitat et l'emploi...de plus en plus difficiles à
défendre. Pour atteindre ces objectifs il faut organiser les pauvres
afin qu'ils construisent d'en bas une alternative à une
globalisation qui exclut tant de personnes des biens essentiels que
sont la terre, l'habitat et le travail, mais encore la paix et la
paix". Des dirigeants des divers continents prendront part à la
Rencontre pour représenter les travailleurs précaires, saisonniers
et émigrés, les chômeurs organisés en auto-gestion, sans
protection sociale, médicale ou syndicale, les paysans expulsés de
leurs terres par la spéculation ou la violence, les victimes de
l'exode rural contraints de vivres aux périphéries urbaines sans
services. Les participants entendent partager la pensée sociale du
Pape, débattre d'une exclusion sociale croissante, échanger leurs
expériences et les solutions qu'ils prônent en matière
d'agriculture et d'alimentation notamment. Le rôle de ces mouvements
populaires est fondamental pour gagner la paix ou respecter
l'environnement, surtout dans les régions en guerre, en guerre des
ressources tout particulièrement. Ils doivent aussi discuter de
leurs rapports avec l'Eglise et tendre à créer un organisme
permanent d'initiative et de coordination". La Rencontre
aboutira à une déclaration qui, on l'espère, aura un écho dans
l'opinion, mais aussi à la création d'un Conseil des mouvements
populaires. Le Cardinal Turkson a précisé combien il était
important pour l'Eglise d'entendre l'appel au secours de tous les
exclus, leur soif de justice, et pas seulement à l'occasion
d'événements spectaculaires. L'Eglise et le monde doivent écouter
leurs attentes et leurs propositions. Les exclus doivent devenir des
acteurs d'une nouvelle société, "des changements nécessaires,
socio-économiques et politico-culturels". L'Eglise, a conclu le
Cardinal, "doit faire siens besoins et aspirations des
mouvements populaires, collaborer avec eux avec tous les moyens dont
elle dispose".
Audiences
Cité
du Vatican 24 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Augustine
Kasujja, Nonce apostolique au Nigeria et Observateur permanent près
la Communauté économique des états de l'Afrique occidentale.
Une
délégation de l'Union mondiale des enseignants catholiques.
jeudi 23 octobre 2014
Visite du Premier Ministre de La Grenade
Cité
du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le
Premier Ministre de La Grenade, M.Keith Mitchell, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations
avec les états. S'étant félicitées de leurs bonnes relations, les
parties ont reconnu le rôle important que joue l'Eglise catholique
dans le pays, notamment dans l'éducation et le social, mais aussi
face à des enjeux nationaux importants comme la jeunesse. A ce
propos, pour le bien et le progrès du pays, il convient de renforcer
la collaboration entre toutes les forces sociales.
La corruption est aussi un péché
Cité
du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin une
délégation de l'Association internationale de droit pénal, devant
laquelle il a développé trois points qui interpellent l'Eglise dans
sa mission d'évangélisation et de promotion de la personne.
Rappelant d'emblée la nécessité de disposer d'instruments légaux
étrangers rejetant le recours au bouc émissaire, c'est à dire un
individu accusé injustement des maux affectant la communauté mais
qu'elle sacrifie, il a également repoussé l'idée selon laquelle
la sanction pénale se suffit à elle même. Il faut au contraire
élargir les politiques socio-économiques et de réinsertion
sociale. Réaffirmant la primauté de la vie et de la dignité de la
personne, il a rappelé le rejet absolu de la peine de mort,
inadmissible pour les chrétiens, et insisté sur les exécutions
extra-judiciaires, ces homicides volontaires perpétrés dans
certains pays par des forces de l'ordre usant d'une violence
disproportionnée pour appliquer l'ordre et faire respecter la loi.
Le Saint-Père a ainsi dénoncé l'usage de la peine de mort par
certains régimes comme instrument de suppression de la dissidence ou
d'oppression des minorités. Ayant évoqué les conditions
d'incarcération, de personnes en attente de procès comme de
condamnés sans jugement, il a dénoncé des abus sans rapport avec
la justice, y compris l'état déplorable des instituts de peine dans
de très nombreux pays. Ces abus relèvent tant du manque
d'infrastructures que d'un exercice arbitraire de l'autorité sur les
prisonniers. A propos de la torture et des autres traitements
dégradants, destinés à punir ou obtenir des confessions, il a
déclaré condamner le recours au prétexte de la sécurité
nationale. Cela ne fait qu'ajouter souffrance à la souffrance. A
propos ensuite parlé de l'application de sanctions pénales à des
mineurs ou à des personnes âgées, ainsi que des formes de
criminalité qui blessent gravement la dignité de la personne et le
bien commun: la traite des êtres humains et l'esclavage, les crimes
de guerre ou contre l'humanité, mais aussi la misère qui frappe un
milliard de personnes, la corruption et la concentration de la
richesse que permettent les pouvoirs publics conditionnés par les
pouvoirs forts. En soi, la misère est un processus d'élimination de
masse, et la corruption un péché qu'il faut éliminer plus encore
que de le pardonner. En matière d'application des peines, a conclu
le Pape François, la prudence doit constituer le principe base de
toute législation. Le respect de la dignité doit bloquer
l'arbitraire, l'excès de zèle et les coups de mains. Il doit aussi
être le critère de répression des actions nuisant gravement à
l'intégrité comme à la dignité de la personne.
Audiences
Cité
du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Luigi
Ventura, Nonce apostolique en France.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Hier
après-midi, il avait reçu Mgr.Nunzio Galantino, Secrétaire général
de la Conférence épiscopale italienne.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Dom Donato
Ogliari, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Montecassino
(Italie), jusqu'ici Abbé du monastère bénédictin de Santa Maria
della Scala (Italie).
Parallèlement,
il a rattaché le 53 paroisses dont jusqu'ici l'Abbé de Montecassino
était ordinaire au diocèse voisin de Sora - Aquino - Pontecorvo
(Italie). L'abbaye territoriale ne conservant que l'aire du monastère
et ses dépendances.
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