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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 23 février 2015

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 23 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Freddy Antonio de Jesús Bretón Martínez, Archevêque métropolitain de Santiago de los Caballeros (superficie 3.633, population 1.320.000, catholiques 1.105.000, prêtres 128, diacres 121, religieux 325), en République Dominicaine. Jusqu'ici Evêque de Baní (République Dominicaine), il succède à Mgr.Ramón Benito de la Rosa y Carpio, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Andrés Napoleón Romero Cárdenas, Evêque de Barahona (superficie 6.973, population 396.270, catholiques 215.000, prêtres 28, diacres 2, religieux 54), en République Dominicaine. L'Evêque élu, né en 1967 à Ramonal Arriba (République Dominicaine) et ordonné prêtre en 1995, était Curé de la cathédrale de Macorís (République Dominicaine). Il succède à Mgr.Rafael Leónidas Felipe y Núñez, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, professeur et doyen de faculté, formateur de grand séminaire.

Le P.Héctor Rafael Rodríguez Rodríguez, MSC, Evêque de La Vega (superficie 4.919, population 977.000, catholiques 801.000, prêtres 92, diacres 65, religieux 223), en République Dominicaine. L'Evêque élu, né en 1961 à Sánchez (République Dominicaine), a émis ses voeux religieux en 1984 et a été ordonné prêtre en 1989. Jusqu'ici Premier Conseiller de sa congrégation religieuse, il succède à Mgr.Antonio Camilo González, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre, été vicaire de paroisse, Membre du Directoire des religieux de son pays.

Mgr.José Miguel Gómez Rodríguez, Evêque de Facatativá (superficie 2.311, population 546.000, catholiques 512.000, prêtres 93, diacres 4, religieux 311), en Colombie. Il était jusqu'ici Evêque de Líbano - Honda (Colombie).


Samedi dernier, 21 février, il avait nommé Mgr.Edgar Peña Parra, Nonce apostolique au Mozambique. Il était jusqu'ici Nonce au Pakistan.

vendredi 20 février 2015

Visite Ad Limina des Evêques d'Ukraine


Cité du Vatican, 20 février 2015 (VIS). Rappelant à ses hôtes qu'ils sont ici chez eux et que le Successeur de Pierre est toujours heureux d'accueillir ses frères ukrainiens, venus pour leur visite Ad Limina. Le Pape François a remis le discours qui suit (un exemplaire à chacun) aux Evêques gréco-catholiques, à l'Evêque byzantin et aux Evêques latins (reçus séparément) de ce pays, qui, a-t-il souligné d'emblée, "subit une grave crise qui continue de faire de nombreuses victimes innocentes et provoquer de grandes souffrances à la population". Dans ce texte, remis à chacun des prélats, il rappelle qu'il n'a cessé de leur être proche, que ce soit par la prière ou par le biais de ses envoyés: "Je prie spécialement pour les victimes et tous ceux qui subissent la violence, demandant au Seigneur d'accorder bientôt la paix. J'exhorte aussi les parties afin qu'elles appliquent les accords dans le respect de la légalité internationale, et en particulier la trêve récemment conclue qui engage à éviter une reprise des hostilités". Assurant connaître l'histoire du pays et les conséquences de son histoire récente, qui interpellent les évêques, le Saint-Père évoque aussi "une situation socio-culturelle et des drames humains qui attendent leur intéressement direct et constructif. Dans un tel contexte il est pour vous capital d'écouter ce qui vient du territoire et des communautés qui vous ont été confiées. En écoutant le peuple vous pouvez favoriser le partage et la collaboration, la capacité des gens à régler les différents. Cette recherche de la paix est possible et les évêques peuvent enrichir par la charité et l'amour découlant de l'amour divin ce beau patrimoine éthique. Vous, les évêques, qui "êtes des citoyens à plein titre, avez le droit d'exposer individuellement comme collectivement votre opinion sur les destinées du pays. Non pour soutenir telle ou telle démarche politique mais pour réaffirmer les valeurs communes à tous les ukrainiens, sans cesser de rechercher la concorde et le bien commun face aux difficultés. Le Saint-Siège est à vos côtés près les institutions internationales pour faire connaître vos droits, vos préoccupations et les valeurs évangéliques qui vous animent. Il tente ainsi de venir en aide aux besoins pastoraux des diocèses qui font face à de nouvelles questions juridiques... A ceci s'ajoutent les effets d'une mauvaise perception de la liberté économique qui a permit à une infime minorité de s'enrichir énormément au dam de la majorité. Ce phénomène a malheureusement atteint les services publics, accroissant la pauvreté dans un pays riche en ressources. Ne cessez pas de rappeler aux gens ce qu'enseigne la foi et ce que vous suggère votre responsabilité pastorale. Avant d'être politique, le sens de la justice et de la vérité est moral". Plus vous serez de pasteurs libres, "malgré votre dénuement, plus vous serez des défenseurs de la famille, des pauvres, des chômeurs, des malades, des personnes âgées, des invalides et des réfugiés".


Ensuite le Pape évoque les difficiles rapports des Eglises locales hérités d'une histoire complexe: "Malgré tout, malgré vos différences de rites et de traditions, vos divers épiscopats sont catholiques et ukrainiens. Je suis choqué de voir les incompréhensions et blessures qui subsistent entre vous. Votre médecin doit être le Christ, que vous servez tous avec générosité. Vous êtes un corps unique et, à la suite de Jean-Paul II et Benoît XVI, je vous recommande de trouver des solutions entre vous qui secondent vos efforts apostoliques. L'unité de l'épiscopat offre un bon exemple aux fidèles, mais aussi rend un grand service au pays, au plan socio-culturel comme spirituel. Unis vous êtes les gardiens du grand trésor qu'est la foi du peuple de Dieu. Je vois donc avec faveur, comme étant d'une importance capitale, les réunions conjointes des différentes Eglises présentes en Ukraine". Quels que soient les rites, "vous êtes tous fils de l'Eglise catholique, qui chez vous aussi a longtemps été sujette au martyre. Le sang de vos martyrs...doit vous encourager à rejoindre la communion des coeurs. Unissez donc vos efforts et entraidez-vous en faisant de l'histoire une raison de partage et d'unité. Ainsi la communion catholique pourra-t-elle conduire avec foi et patience l'engagement oecuménique, afin que grandisse l'unité et la coopération entre tous les chrétiens". Même chose avec les pouvoirs publics. A ce point, le Pape a évoqué les pauvres en redisant qu'ils constituent une richesse: Les pasteurs "le savent parfaitement et doivent en tenir compte dans leur gouvernement. Les pauvres doivent toujours être compris comme des instruments de communion et de prophétie. Que vos intentions et vos actions soient donc toujours orientées selon le bien de vos Eglises", a conclu le Saint-Père en bénissant les diverses communautés et tout le peuple ukrainien.  

Fonds de pension vatican


Cité du Vatican, 20 février 2015 (VIS). Le Conseil d'administration et le Collège des réviseurs du Fonds de pension vatican a diffusé le communiqué suivant: Face à la circulation de données alarmantes sur l'état de notre organisme, "qui ne serait pas en mesure de répondre à ses engagements actuels et à venir, le Conseil et le Collège ont décidé lors de leur réunion du 19 février de rendre publique la situation patrimoniale et bénéficiaire du fonds, telle qu'elle ressort des bilans régulièrement approuvés par la Secrétairerie d'Etat. La gestion est en équilibre substantiel entre ressources disponibles et engagements envers les retraités et futurs retraités, grâce notamment aux interventions approuvés par la Secrétairerie d'Etat sur proposition du Conseil d'administration tant en matière contributive (accroissement régulier des aliquotes jusqu'à l'actuel 26% de retenue sur salaire) que prestataire (allongement de deux ans de l'âge de la retraite: 67 ans pour les laïcs, 72 pour les ecclésiastiques et les religieux). D'année en année les bilans montrent aussi la solidité de la structure patrimoniale et financière du Fonds de pension, le rapport de couverture du fonds étant de 95%. Au plan strictement des bénéfices, on enregistre une augmentation progressive des ressources financières et immobilières. Entre 1993 et 2013 les moyens propres ont permis un accroissement annuel de 22.256.196 euro. De même pour le bénéfice utile qui ces dernières six années est passé de 23.583.882 à 26.866.657 euro, somme suffisante à couvrir le coût actuel des retraites. Qui plus est, au 31 décembre dernier, le patrimoine du Fonds se montait à 477.668.000 euro, auquel s'ajoute le bénéfice prévisionnel de gestion (27.140.000 euro), ce qui permet d'envisager une disponibilité patrimoniale de plus de 504 millions au 31 décembre 2015. Ceci confirme la solidité du Fonds de pension vatican, passé en une vingtaine d'années de ses 10 milliards de lires initiaux (1993) aux 600 millions et plus d'euro actuels.  

Dimension spirituelle et morale du développement


Cité du Vatican, 20 février 2015 (VIS). Le 10 février, l'Observateur permanent près les Nations-Unies a pris la parole devant la 53 session de la Commission pour le développement social, pour indiquer l'inquiétude du Saint-Siège face à une croissance économique qui, créant de nouveaux problèmes, n'a pas apporté des bénéfices justement distribués". Afin d'être avantageux pour tous, a dit Mgr.Bernardito Aúza, "le développement social doit être éthique et moral, au bénéfice de la personne... Mais la croissance ne suffit pas au développement social. Il est préférable d'être attentifs aux indicateurs fournissant un cadre complet du bien être individuel au sein du corps social, afin de développer des politiques encourageant une approche véritablement intégrale du développement... Avoir un emploi ne suffit pas car le travail doit être digne et sûr. Investir dans l'éducation, accéder à la santé et à la sécurité sociale sont des facteurs primaires dans l'amélioration de la qualité de la vie et dans la distribution équitable de la richesse. En mettant la personne au centre du développement et en encourageant investissements et politiques répondants aux besoins réels, on rendra permanents les progrès accomplis en matière d'éradication de la pauvreté. La société sera ainsi plus résistante aux crises éventuelles". Le bien-être des plus vulnérables doit être un sujet d'attention permanent: "Il sont trop souvent ignorés au nom d'une productivité meilleure, de l'efficacité et de la croissance générale... Le développement intégral de la personne et l'éradication de la pauvreté ne sont possibles qu'en se concentrant sur l'importance primaire de la famille pour la société. Chaque être humain doit pouvoir recevoir éducation et formation. Or la famille constitue la structure naturelle de la protection sociale... La délégation du Saint-Siège considère nécessaire une approche d'ensemble en vue de supprimer une pauvreté fondée sur la justice sociale, seule en mesure de réduire les souffrances de millions de personnes. Les politiques sociales doivent donc prendre en comptes tant les besoins économiques et politiques que la dimension spirituelle et éthique de chaque être humain. Au sein de la société, tout individu doit être libéré de toutes des formes de pauvreté, matérielle comme spirituelle".   

Audiences


Cité du Vatican, 20 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les Evêques d'Ukraine, gréco-catholiques et latins, en visite Ad Limina:

SB Sviatoslav Shevchuk, Archevêque Majeur de Kyiv - Halyč, accompagné de l'Evêque curial Mgr.Bohdan Dzyurakh, et de son Auxiliaire Mgr.Yosyf Milan.
Mgr.Stepan Meniok, Exarque archiépiscopal de Donetsk.

Mgr.Mykhaylo Bubniy, Exarque archiépiscopal d'Odessa.

Mgr.Josaphat Oleh Hovera, Exarque archiépiscopal de Lutsk.

Mgr.Volodymyr Viytyshyn, Archevêque d'Ivano - Frankivsk, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Yosafat Moshchych.

Mgr.Vasyl Ivasiuk, Evêque de Kololyia - Chernivtsi.

Mgr.Ihor Voznyak, Archevêque de Lviv, accompagné de ses Auxiliaires Mgr.Venedykt Aleksiychuk, Mgr.Jaroslav Pryriz et Mgr.Hryhoriy Komar.

Mgr. Mykhaylo Koltun, Evêque de Sokal - Zhovkva.

Mgr.Taras Senkiv, Evêque de Stryi, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Bohdan Manyshyn.

Mgr.Vasyl Semeniuk, Archevêque de Ternopil - Zboriv.

Mgr.Dmytro Hryhorak, Evêque de Buchach.

Mgr. Vasyl Tuchapets, Evêque tit. de Centuriones, Esarca Arcivescovile de Kharkiv

Mgr.Deonisio Lachovicz, Visiteur apostolique pour les fidèles résidents en Italie et Espagne.

Ainsi que:

Mgr.Milan Šášik, Evêque byzantin de Mukachevo, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Nil Yuriy Lushchak.

Puis:

Mgr.Mieczysław Mokrzycki, Archevêque de Lviv.

Mgr.Leonid Dubrawski, Evêque de Kamyanets - Podelskyi, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Radosław Zmitrowicz.

Mgr.Stanislav Szyrokoradeuk, Evêque de Kharkiv - Zaporizhia, accompagné de son prédécesseur Mgr.Marian Buczek, et de son Auxiliaire Mgr.Jan Sobiło.

Mgr.Petro Herkulan Malchuk, Archevêque-Evêque de Kyiv - Zhytomir.

Mgr.Vitaliy Skomarovskyi, Evêque de Lutsk.

Mgr.Antal Majnek, Evêque de Mukachevo.

Mgr.Bronisław Bernacki, Evêque d'Odessa - Simferopol, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Jacek Pyl.


jeudi 19 février 2015

Rencontre annuelle avec le clergé de Rome


Cite du Vatican, 19 février 2015 (VIS). Comme chaque année à l'entrée en Carême, le Pape a reçu ce matin Salle Paul VI le clergé de Rome, devant lequel il a développé la question combien actuelle de l'homélie au coeur de la messe. S'adressant spontanément aux curés de son diocèse, avant de dialoguer avec certains de ses hôtes, il a repris son intervention de 2005 lors d'une session de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements consacrée à l'Ars Celebrandi. 

Station quarésimale


Cité du Vatican, 19 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a présidé comme chaque année la procession pénitentielle entre l'abbatiale bénédictine de St.Anselme et la basilique Ste.Sabine voisine, à laquelle a pris part la Maison pontificale et les communautés religieuses de l'Aventin. Il a ensuite célébré la messe et imposé les cendres aux prélats, aux dominicains et à quelques fidèles de l'assemblée, les recevant du Cardinal Tomko, titulaire de Ste.Sabine. Son homélie s'est inspirée de la lecture du jour présentant Joël, chargé par Dieu de conduire le peuple à la conversion: Le Seigneur seul pouvant écarter les fléaux, il convient de de le supplier par la prière et le jeûne, par la confession des péchés. Le prophète, a poursuivi le Saint-Père, "insiste sur la conversion intérieure, sur l'appel à revenir à Dieu de tout coeur...ce qui signifie entreprendre une démarche de conversion au plus profond de notre être, non un engagement superficiel et passager. Le coeur est considéré comme le centre de nos choix". Puis il s'est arrêté au cas du prêtre, dont la prière, selon Joël, doit s'accompagner de pleurs: "En ce début de Carême, les pleurs feront du bien à tout le monde, et aux prêtres tout particulièrement. Sollicitons le don des larmes, qui rendront notre conversion plus authentique et moins hypocrite". Chacun de nous, a-t-il souligné, doit se demander s'il pleure en priant. Mais "il faut bien distinguer les pleurs extérieurs de ceux du coeur". A l'époque de Joël, la pratique était devenue un formalisme et même "un signe de supériorité sociale... Les hypocrites ne savent pas pleurer. Ils ont oublié comment on pleure, ils ne savent même plus comment on pleure et ne sollicitent jamais le don des larmes. Chaque fois que nous accomplissons une bonne action naît instinctivement en nous le désir d'être estimés ou admirés, afin d'en retirer satisfaction de soi. Pourtant Jésus nous invite à agir sans ostentation et à n'attendre que la récompense du Père, qui voit tout ce qui secret. Le Seigneur ne cesse d'être miséricordieux, de nous offrir une fois de plus son pardon, ce pardon dont nous avons tant besoin. Il nous appelle à revenir vers lui avec un coeur purifié, purifié par les larmes, afin de prendre part à sa joie. Paul explique comment répondre à son invitation en nous laissant réconcilier avec Dieu. Se laisser réconcilier montre qu'il ne s'agit pas que d'une démarche humaine. Notre réconciliation avec Dieu et avec nos frères n'est possible que grâce à la miséricorde et à l'amour du Père, qui n'hésite pas à sacrifier son Fils unique... C'est en lui que nous pouvons devenir justes, changer en accueillant sa grâce sans manquer cette occasion. S'il vous plaît, faisons une pause et laissons nous réconcilier par Dieu". Le rite de l'imposition des cendres nous rappelle ce que nous sommes et que nous redeviendrons poussière. Parallèlement aux cendres, "le célébrant rappelle l'exhortation de Jésus à nous convertir et à croire dans l'Evangile. Cette double démarche est un rappel à la vérité de l'existence: Nous sommes des créatures limitées, des pécheurs ayant besoin de pénitence et de conversion. Il est donc important d'écouter et d'enregistrer un rappel tellement actuel! L'invitation à la conversion constitue un encouragement à agir comme le fils de la parabole: Retourner dans les bras du Père miséricordieux, pour pleurer et se confier à lui". 

Audiences


Cité du Vatican, 19 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi Mgr.Vito Rallo, Nonce apostolique.

Dans l'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Miguel Maury Buendia, Nonce au Kazakhstan, au Kirghizistan et au Tadjikistan.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 19 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé José Crispiano Clavijo Méndez, Evêque de Sincelejo (superficie 10.523, population 953.000, catholiques 767.000, prêtres 66, diacres 4, religieux 80), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1951 à Tocancipá (Colombie) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire diocésain. Licencié en catéchèse et pastorale, il a été curé de paroisses, Chancelier puis Vicaire général du diocèse, Doyen de la cathédrale, Délégué épiscopal pour le clergé, puis pour la catéchèse.


mercredi 18 février 2015

Puissance de la fraternité


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Poursuivant sa catéchèse sur la famille à l'occasion de l’audience générale Place St.Pierre, après avoir traité de la mère et du père, le Pape a tenu à évoquer la figure du frère et de la soeur, deux mots, a-t-il dit, que le christianisme aime. L'expérience familiale rend ces mots et ces concepts connus de toutes les cultures et de tous les temps. Lorsque le lien fraternel est détérioré, le conflit prévaut et Dieu demande à Caïn ce qu'il en est d'Abel. Et malheureusement, siècle après siècle résonne la terrible réponse: Je l'ignore, suis-je donc le gardien de mon frère? La rupture du lien entre frères blesse l'humanité. Et quelle peine lorsqu'il se rompt en famille, pour des broutilles comme pour un héritage! Si on pense que tous sont issus du même sein maternel. Nous connaissons tous des familles ainsi déchirées. Puisse le Seigneurs aider ces frères et soeurs à reconstruire leurs familles. Et pensons dans nos prières aux frères et soeurs divisés. C'est que la fraternité, a assuré le Pape, naît au sein de la famille, cette "grande école de liberté et de paix. Même si on n'en est pas toujours conscient, c'est la famille qui fournit la première expérience fraternelle...et la diffuse telle une promesse dans toute la société et dans les rapports entre peuples". C'est l'action de Jésus qui dilate de façon incroyable le lien fraternel, "le rendant capable de dépasser les différences de langues, de cultures et de religions.


Que seraient les liens inter-personnels si on ne pouvait dire à quelqu'un: Tu es pour moi comme un frère. Et puis l'histoire montre que l'égalité et la liberté sans la fraternité peuvent devenir individualisme et conformisme, parfois même intérêt personnel. La fraternité en famille est faite de patience et d'attention envers les éléments les plus faibles... Et puis avoir un frère ou une soeur proche est quelque chose de beau et d'irremplaçable. Il en va de même de la fraternité chrétienne: Les plus petits et faibles sont en droit d'attendre notre soutient. Nous devons les aimer tels qu'ils sont et les aider. Lorsque les pauvres sont comme de la maison notre fraternité chrétienne s'accomplit car les chrétiens ne vont pas au devant les pauvres et des faibles par obéissance à une idéologie mais à la parole et à l'exemple du Christ. Tel est le principe de l'amour de Dieu et de toute justice entre les êtres humains. Je suggère à chacun de réfléchir en silence à ces frères et soeurs, et de prier pour eux: Plus que jamais, a-t-il ajouté après un temps de recueillement, "nous devons diffuser la fraternité au sein d'une société techno-bureaucratique, afin aussi que la liberté et l'égalité soient ravivées. Pour aucune raison nous ne devons priver nos famille des bienfaits d'une large fraternité...ni perdre confiance dans la largeur de vue que la foi peut donner avec la lumière de Dieu".

Nouvel appel à la paix


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a invité une nouvelle fois "à prier pour nos frères égyptiens assassinés il y à trois jours en Libye parce que chrétiens. Veuille le Seigneur les accueillir et réconforter leurs familles et toute la communauté" copte. "Prions pour la paix au proche et moyen Orient, ainsi qu'en Afrique du nord. Pensons à toutes les victimes, aux blessés et aux réfugiés. Puisse la communauté internationale trouver une solution pacifique à la crise libyenne". 

Prier pour la paix en Ukraine


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Au moment des saluts particuliers, le Pape a évoqué la présence à Rome des évêques ukrainiens (visite Ad Limina) et salué les pèlerins des divers diocèses venus les accompagner: "Soit loué Jésus-Christ!" , a-t-il dit en ukrainien. "Parmi les voeux que vous déposez sur les tombes apostoliques il y a celui de la paix pour l'Ukraine. Je m'unis à vous dans cette prière, afin que votre patrie retrouve au plus tôt une paix durable". 

Dialogue et collaboration entre Eglise et société


Cite du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Pour la campagne de fraternité annuelle, le Pape a fait parvenir aux catholiques brésiliens un message quarésimal dans lequel il explicite la nécessité du dialogue et de la collaboration entre l'Eglise et la société: "Comme communauté de croyants tournés vers Jésus, auteur du salut et principe d'unité, on ne peut rester indifférents à ce qui nous entoure, car les joies et les peines des hommes et des pauvres en particulier des pauvres et de qui, plus généralement, souffre, sont celles" des disciples du Christ. Durant les quarante jours de la campagne, Dieu nous appelle à la conversion, à approfondir le dialogue entre Eglise et société à la lumière de l'Evangile. Dans le respect de la laïcité de l'Etat, l'Eglise trouve des applications concrètes dans la doctrine sociale pour assumer évangéliquement la priorité du secours à toute personne. "N'oublions pas que chaque chrétien et chaque communauté doit être instrument de libération, de promotion et d'intégration des pauvres. Pour ce, nous devons entendre leur appel". Le temps que nous leur consacrons, qui n'est jamais perdu, est un enrichissement. "Faisons donc notre examen de conscience sur l'action concrète que nous pouvons apporter, en vue de bâtir une société plus juste, fraternelle et pacifique". Jésus, qui a dit être venu pour servir, nous propose la synthèse de l'être chrétien: Aimer et servir. Puisse donc ce carême "prédisposer vos coeurs à s'ouvrir à la vie nouvelle qu'offre le Christ, à la force transformatrice qui découle de la Résurrection...et qui renforce en chacun l'élan fraternel et la collaboration avec autrui".      

Le Pape encourage les Gardes-Côte italiens


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Hier soir à Ste.Marthe, le Saint-Père a reçu une petite délégation de Gardes-Côte italiens qui lui ont expliqué la difficulté de leurs récentes opérations de secours en mer. Elle était accompagnée du Ministre des transports et de deux Amiraux. Il a encouragé ses hôtes et dit sa satisfaction pour leur action au service des plus pauvres. Evoquant son propre voyage à Lampedusa, il a rappelé la solidarité des habitants envers les émigrés qui sont conduits sur l'île, qu'ils expriment y compris au dam du tourisme dont ils vivent. L'an dernier, le Pape avait envoyé son propre Aumônier pour participer aux opérations de récupération des corps après un grave naufrage: Je vous admire tant, a-t-il dit à ces Gardes-Côte, "et je me sens petit face à tout ce que vous faîtes au risque de la vie. Merci de tout coeur. Je ne peux vous soutenir que par ma prière, mes encouragements et mon affection".     

Audiences


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Ricardo Lewandowski, Président du Tribunal fédéral suprême brésilien.

mardi 17 février 2015

Solidarité avec l'Eglise copte orthodoxe


Cité du Vatican, 17 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Sain-Père a téléphoné à SS Théodore II, Pape d'Alexandrie des coptes, pour lui exprimer la peine et la solidarité de l'Eglise catholique à la suite de l'assassinat en Libye d'ouvriers coptes égyptiens par les miliciens djihadistes. Et ce matin, le Pape François s'est uni en prière, au cours de la messe, au deuil de l'Eglise copte en ce jour de funérailles des 21 victimes: Offrons cette messe, a-t-il dit, "pour nos frères coptes égorgés pour leur appartenance au christianisme. Prions afin que Dieu accueille leur âme et accepte leur martyre. Prions pour leur familles et mon frère Théodore II affligé: Pour ma défense, oh Dieu, rocher et forteresse de mon salut, mon rempart et mon refuge, guide moi par amour de ton nom".  

Message pour la Journée mondiale de la jeunesse 2015


Cité du Vatican, 17 février 2015 (VIS). Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu, tel est le thème, tiré de Matthieu, choisi pour cette XXX édition, préparation à la Journée mondiale internationale qui se déroulera à Cracovie (Pologne) en juillet 2016. Dans son message du 31 janvier, rendu public ce jour, le Pape rappelle le des Béatitudes évangéliques comme étapes de ce pèlerinage. Après avoir réfléchi l'an dernier sur la Béatitude des pauvres en esprit, nous avons découvert ensemble, écrit-il, "la signification révolutionnaire des Béatitudes et l’appel fort de Jésus à se lancer courageusement dans l’aventure de la recherche du bonheur. Cette année nous réfléchirons sur la sixième Béatitude: Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu". Le Pape François aborde en premier lieu le désir du bonheur: "Le mot bienheureux ou plutôt heureux apparaît neuf fois dans cette première grande prédication de Jésus. Il est comme un refrain qui nous rappelle l’appel du Seigneur à parcourir avec lui une route qui, malgré tous les défis, est la voie du vrai bonheur. La recherche du bonheur est commune à toutes les personnes, de tous les temps, et de tous les âges. Dieu a déposé dans le cœur de chaque homme et de chaque femme un désir irrépressible de bonheur, de plénitude". Les jeunes "ne sentent-ils pas que leurs cœurs sont inquiets et en recherche continuelle d’un bien qui puisse étancher leur soif d’infini?". Evoquant la Genèse qui présente la communion parfaite avec Dieu, avec les autres, avec la nature, avec nous-mêmes, il écrit que "le libre accès à Dieu, à son intimité et à sa vision sont présents dès le début dans le projet de Dieu pour l’humanité". Lorsque la lumière divine imprégnait toutes les relations humaines de vérité et de transparence, "dans cet état de pureté originelle, les masques n’existaient pas, ni les faux-fuyants, ni les raisons de se cacher les uns aux autres. Tout était limpide et clair".
"Quand l’homme et la femme cèdent à la tentation et brisent la relation de communion confiante avec Dieu, le péché entre dans l’histoire humaine. Les conséquences se font tout de suite connaître, y compris dans leurs relations avec soi-même, l’un avec l’autre, avec la nature. Et elles sont dramatiques. La pureté des origines est comme polluée. A partir de ce moment l’accès direct à la présence de Dieu n’est plus possible. Il s’en suit la tendance à se cacher, l’homme et la femme doivent couvrir leur nudité. Privés de la lumière provenant de la vision du Seigneur, ils regardent la réalité qui les entoure de manière déformée, myope. La boussole intérieure qui les guidait dans la recherche du bonheur perd son point de référence et les appels du pouvoir, de la possession et de l’appétit du plaisir à n’importe quel prix, les entraînent dans le gouffre de la tristesse et de l’angoisse. Nous trouvons dans les psaumes le cri que l’humanité adresse à Dieu du fond de l’âme: Qui nous fera voir le bonheur? Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage. Le Père, dans sa bonté infinie, répond à cette supplique en envoyant son Fils. En Jésus, Dieu prend un visage humain. Par son incarnation, sa vie, sa mort et sa résurrection, il nous rachète du péché et nous ouvre des horizons nouveaux, jusqu’alors impensables. C'est ainsi, dans le Christ, que se trouve le plein accomplissement des rêves de bonté et de bonheur de la jeunesse. Lui seul peut satisfaire leurs attentes, tant de fois déçues par les fausses promesses du monde. Comme le disait Jean-Paul II: C’est lui, la beauté qui vous attire tellement. C’est lui qui vous provoque par la soif de la radicalité qui vous empêche de vous habituer aux compromis. C’est lui qui vous pousse à faire tomber les masques qui faussent la vie... Heureux les cœurs purs… A présent cherchons à comprendre comment cette Béatitude passe par la pureté du cœur. Avant tout nous devons comprendre le sens biblique du mot cœur. Dans la culture juive, le cœur est le centre des sentiments, des pensées, et des intentions de la personne humaine. Si la Bible nous enseigne que Dieu ne regarde pas les apparences, mais le cœur, on peut dire aussi que c’est à partir de notre cœur que nous pouvons voir Dieu. Cela parce que le cœur résume l’être humain dans sa totalité et dans son unité de corps et d’âme, dans sa capacité d’aimer et d’être aimé. Pour ce qui est la définition de pur, le mot grec utilisée par Matthieu est Katharos, et signifie fondamentalement propre, limpide, libre de substance contaminante. Dans l’Evangile nous voyons Jésus détruire une certaine conception de la pureté rituelle liée à l’extériorité, qui interdisait tout contact avec certaines choses ou les lépreux et les étrangers, considérés comme impurs. Aux pharisiens qui, comme tant de juifs de cette époque, ne mangeaient pas sans avoir fait les ablutions et qui observaient de nombreuses traditions liées au lavage des objets, Jésus dit de manière catégorique: Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses, inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. En quoi consiste donc le bonheur qui jaillit d’un cœur pur? A partir de la liste des maux qui rendent l’homme impur, énumérés par Jésus, nous voyons que la question concerne surtout le champ de nos relations. Chacun de nous doit apprendre à discerner ce qui peut polluer son cœur, se former une conscience droite et sensible, capable de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. Si une saine attention à la sauvegarde de la création est nécessaire, pour la pureté de l’air, de l’eau et de la nourriture, combien plus devons-nous garder la pureté de ce que nous avons de plus précieux, nos cœurs et nos relations. Cette écologie humaine nous aidera à respirer l’air pur qui vient des belles choses, de l’amour vrai, de la sainteté".
"Nos cœurs peuvent s’attacher aux vrais ou aux faux trésors, ils peuvent...s’endormir, devenant paresseux et engourdis. Or le bien le plus précieux que nous pouvons avoir dans la vie est notre relation avec Dieu... Êtes-vous conscients de la valeur inestimable que vous avez aux yeux de Dieu? Savez-vous que vous êtes aimés et accueillis par lui, inconditionnellement, comme vous êtes? Quand cette perception diminue, l’être humain devient une énigme incompréhensible, parce que savoir que l’on est aimé de Dieu inconditionnellement donne sens à notre vie. Vous rappelez-vous la conversation de Jésus avec le jeune homme riche? L’évangéliste Marc note que le Seigneur fixa son regard sur lui et l’aima, l’invitant ensuite à le suivre pour trouver le vrai trésor. Je vous souhaite, chers jeunes, que ce regard du Christ, plein d’amour, vous accompagne toute votre vie. La jeunesse voit s’épanouir la richesse affective..., le désir profond d’un amour vrai, beau et grand. Que de force il y a dans cette capacité d’aimer et d’être aimé. Ne permettez pas que cette valeur précieuse soit falsifiée, détruite ou défigurée. Cela arrive quand l’instrumentalisation du prochain à nos fins égoïstes apparaît dans nos relations, parfois comme pur objet de plaisir. Le cœur reste blessé et triste à la suite de ces expériences négatives. Je vous en prie, n’ayez pas peur d’un amour vrai, celui que nous enseigne Jésus et que Paul décrit ainsi: L’amour prend patience, l’amour rend service, l’amour ne jalouse pas, il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’emporte pas, il n’entretint pas de rancune, il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai, il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais. En vous invitant à redécouvrir la beauté de la vocation humaine à l’amour, je vous exhorte aussi à vous rebeller contre la tendance diffuse à banaliser l’amour, surtout quand on cherche à le réduire seulement à l’aspect sexuel, en le détachant ainsi de ses caractéristiques essentielles de beauté, de communion, de fidélité et de responsabilité. Dans la culture du provisoire, du relatif, beaucoup prônent que l’important c’est de jouir du moment, qu’il ne vaut pas la peine de s’engager pour toute la vie, de faire des choix définitifs, car on ne sait pas ce que nous réserve demain. Moi, au contraire, je vous demande d’être révolutionnaires, je vous demande d’aller à contre-courant. En cela je vous demande de vous révolter contre cette culture du provisoire, qui, au fond, croit que vous n’êtes pas en mesure d’assumer vos responsabilités, elle croit que vous n’êtes pas capables d’aimer vraiment. Moi, j’ai confiance en vous et je prie pour vous. Ayez le courage d'aller à contre-courant et ayez le courage d’être heureux. Soyez de bons explorateurs. Vous lançant à la découverte du riche enseignement de l’Eglise, vous découvrirez que le christianisme ne consiste pas en une série d’interdits qui étouffent nos désirs de bonheur, mais en un projet de vie capable de fasciner nos cœurs!".

"Parce qu’ils verront Dieu. Sans le cœur de chaque homme résonne l’invitation du Seigneur à le rechercher tout en nous confrontant à notre pauvre condition de pécheurs... Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint, sinon l’homme au cœur pur et aux mains innocentes. Nous ne devons pas avoir peur ni nous décourager car dans la Bible et dans l’histoire...c’est toujours Dieu qui fait le premier pas. C’est lui qui nous purifie afin que nous puissions être admis en sa présence. Isaïe, quand il a reçu l’appel du Seigneur à parler en son nom, s’est effrayé et a dit: Malheur à moi. je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures. Le Seigneur l’a purifié, en lui envoyant un ange qui a touché ses lèvres et lui a dit: Ta faute est enlevée, ton péché pardonné... Sur le lac de Génésareth Jésus a appelé ses premiers disciples et a accompli le prodige de la pêche miraculeuse. Simon Pierre est tombé à ses pieds en disant: Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. La réponse ne s’est pas faite attendre: Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. Et quand l’un des disciples demanda au Seigneur de lui montrer le Père, il a répondu: Celui qui m’a vu a vu le Père. L’invitation du Seigneur à le rencontrer s'adresse donc à chacun, en quelque lieu ou situation où l'on se trouve. Il suffit de prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui... Tous pécheurs ayant besoin d’être purifiés, il nous suffit de faire un petit pas vers Jésus pour découvrir qu’il nous attend toujours là bras ouverts, notamment dans le sacrement de la Réconciliation".

"Le Seigneur veut nous rencontrer, se laisser voir. Enfant, sainte Thérèse d’Avila...disait à ses parent vouloir voir Dieu... Ayant découvert le chemin de la prière, elle le conçut comme un commerce d'amitié, où l'âme s'entretient seule à seule avec Celui dont elle sait qu'elle est aimée... Alors, vous les jeunes, priez-vous? Savez-vous que vous pouvez parler avec Jésus, avec le Père, avec l’Esprit, comme on parle avec un ami, le meilleur et plus fidèle ami! Essayez de le faire, avec simplicité. Vous découvrirez ce qu’un paysan d’Ars disait au Saint Curé: Quand je suis en prière devant le Tabernacle, Je l’avise et Il m’avise.... Alors, une nouvelle fois, je vous invite à rencontrer le Seigneur en lisant fréquemment l'Ecriture. Si vous n’en avez pas l’habitude, commencez par les Evangiles.,. Laissez la Parole de Dieu parler à vos cœurs, illuminer vos pas, et vous découvrirez qu’on peut voir Dieu dans le visage des frères, spécialement de ceux qui sont les plus oubliés.... En avez-vous jamais fait l’expérience? Chers jeunes, pour entrer dans la logique du Royaume, il faut se reconnaître pauvre avec les pauvres. Un cœur pur est nécessairement aussi un cœur dépouillé, qui sait s’abaisser et partager sa propre vie avec ceux qui sont le plus dans le besoin.La rencontre avec Dieu dans la prière, à travers la lecture de la Bible et à travers la vie fraternelle vous aidera à mieux connaître le Seigneur et vous-mêmes. Comme c’est arrivé aux disciples d’Emmaüs, la voix de Jésus rendra ardents vos cœurs et vos yeux s’ouvriront pour reconnaître sa présence dans votre histoire, en découvrant ainsi le projet d’amour qu’il a pour votre vie. Certains d’entre vous sentent ou sentiront l’appel du Seigneur au mariage, à former une famille. Beaucoup aujourd’hui pensent que cette vocation est démodée! C'est faux...et a communauté ecclésiale tout entière vit un moment spécial de réflexion sur la vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde. En outre, je vous invite à considérer l’appel à la vie consacrée ou au sacerdoce. Comme il beau de voir des jeunes qui embrassent la vocation de se donner pleinement au Christ et au service de son Eglise. Interrogez-vous avec une âme pure et n’ayez pas peur de ce que Dieu vous demande. a partir de votre oui à l’appel du Seigneur, vous deviendrez de nouvelles semences d’espérance dans l’église et dans la société.... La volonté de Dieu est notre bonheur".

"Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Cette Béatitude touche de très près votre existence et elle est une garantie de votre bonheur. C’est pourquoi, je vous répète d'avoir le courage d’être heureux. La Journée mondiale des prochains Rameaux prépare au au grand rassemblement de Cracovie 2026. Il y a précisément trente ans, Jean-Paul II a institué les Journées mondiales de la jeunesse. Ce pèlerinage de jeunes à travers les continents sous la conduite du Successeur de Pierre a été vraiment une initiative providentielle et prophétique. Remercions ensemble le Seigneur pour les fruits précieux qu’elle a apportés dans la vie de beaucoup de jeunes sur toute la planète! Que de découvertes importantes, surtout celle du Christ Chemin, Vérité et Vie, et de l’Eglise comme une famille grande et accueillante. Que de changements de vie, que de choix vocationnels sont issus de ces rassemblements! Que le saint Pape, patron des JMJ, intercède pour notre pèlerinage vers sa Cracovie. Et que le regard maternel de la pleine de grâce, toute belle et toute pure, nos accompagne sur ce chemin".




Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 17 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Adolfo Tito Yllana, nonce apostolique en Australie, jusqu'ici Nonce en République démocratique du Congo.


lundi 16 février 2015

Visite du Roi de Tonga


Cité du Vatican, 16 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu SM Tupou VI, Roi de Tonga, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Le souverain, qui était accompagné de son épouse, a tenu à exprimer sa satisfaction pour la désignation du premier Cardinal de l'histoire de Tonga, faisant état de la grande joie du peuple tout entier et de la présence à Rome d'une importante délégation pour assister au Consistoire. Ensuite, les entretiens ont porté su la situation socio-économique du pays et sur le rôle apprécié que joue l'Eglise catholique au sein de la société. Les parties ont ensuite échangé leurs perception de certains dossiers internationaux, touchant notamment les états insulaires du Pacifique et les problèmes environnementaux qu'ils subissent.


Audience aux représentants de l'Eglise d'Ecosse


Cité du Vatican, 16 février 2015 (VIS). Le révérend John P.Chalmers, Modérateur de l'Eglise d'Ecosse (Réformée) ainsi qu'un groupe de représentants de cette confession ont été reçus ce matin par le Saint-Père, qui a dit partager avec eux le même engagement au service de l'Evangile et de la cause de l'unité des chrétiens: "D'illustres et saintes figures chrétiennes appartenant à des confessions diverses ont contribué au développement de la riche tradition historique et culturelle de l'Ecosse. L'état actuel des relations œcuménique en Ecosse témoigne que, comme chrétiens, ce que nous avons en commun est plus grand que ce qui peut nous diviser. Sur cette base, le Seigneur nous appelle à chercher des moyens encore plus efficaces pour dépasser les vieux préjudices et pour trouver de nouvelles formes d'entente et de collaboration". Puis le Pape s'est réjoui de constater que les relations entre l'Eglise d'Ecosse et l'Eglise catholique se sont développées, au point que les défis posés par la société contemporaine sont abordés par une réflexion commune. Dans de nombreux cas, "nous sommes en mesure de parler d'une seule voix sur des questions qui touchent de près la vie de tous les fidèles. Dans notre monde globalisé et souvent déboussolé, un témoignage chrétien commun est une condition préalable à l'efficacité de nos efforts d'évangélisation. Nous sommes pèlerins et nous marchons ensemble. Nous devons apprendre à confier notre cœur au compagnon de route sans méfiance et viser avant tout ce que nous cherchons: la paix dans le visage de l'unique Dieu", a dit le Pape François en citant son l'exhortation Evangelii Gaudium. Puis il a rappelé que la foi et le témoignage chrétien se retrouvent face à ces défis, et que "c'est seulement en unissant nos efforts que nous pourrons rendre un service efficace à la famille humaine et permettre à la lumière du Christ d'éclairer chaque recoin obscur de notre cœur et de notre monde... Que le chemin de réconciliation et de paix entre nos communautés nous rapproche toujours davantage les uns des autres, afin que, poussés par l'Esprit Saint, nous puissions apporter à tous la vie et la donner en abondance". Puis il évoqué l'assassinat en Libye d'une vingtaine de coptes, parce qu'ils étaient chrétiens: "Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage éloquent, et peu importe qu'ils aient été coptes ou d'une autre confessions... C'étaient des chrétiens, et leur sang était le notre, qui témoigne du Christ. Prions pour ces frères morts à cause de leur foi, et soyons encouragés les uns par les autres à poursuivre dans la voie oecuménique. L'oecuménisme du sang et tous ces martyrs appartiennent à l'ensemble des chrétiens. Prions donc pour eux et les uns pour les autres". 

Il y a beaucoup à apprendre des pauvres


Cité du Vatican, 16 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin l’association Pro Petri Sede, dont les membres belges, néerlandais et luxembourgeois viennent chaque année remettre le fruit de leurs collectes. Il leur a exprimé sa gratitude pour leur engagement au service des pauvres dont "le nombre croissant, marginalisés ou vivant en grande précarité, nous interpelle. Ces personnes nécessitent d'un élan de solidarité qui leur apporte le soutien matériel et spirituel dont elles ont besoin. En même temps nous avons beaucoup à recevoir des pauvres que nous côtoyons et que nous aidons. Aux prises avec les difficultés, ils sont souvent témoins de l’essentiel, des valeurs familiales. Ils sont capables de partager avec qui est plus pauvre qu’eux et en éprouvent de la joie, comme j’ai pu le constater aussi lors de mon récent voyage apostolique en Asie. L’indifférence et l’égoïsme nous guettent alors que l’attention aux pauvres nous enrichit en nous mettant sur un chemin d’humilité et de vérité... Leur présence est un rappel de notre humanité, de la fragilité de la vie, de notre dépendance envers Dieu et envers nos frères. Je vous invite donc, particulièrement à l’occasion du Carême qui va commencer, à demander au Seigneur de vous donner un cœur miséricordieux et pauvre, qui connaisse ses propres pauvretés et qui se dépense pour les autres".

"Par le don que vous apportez aujourd’hui au Successeur de Pierre, vous venez en aide à des populations durement éprouvées en diverses régions du monde. Par cette solidarité, vous leur apportez aussi le réconfort spirituel de ne pas se sentir oubliées dans leurs épreuves, et de garder l’espérance. Je vous remercie vivement en leur nom. Je vous invite aussi à prier avec insistance pour la paix, afin que les responsables politiques trouvent des chemins de dialogue et de réconciliation. Je souhaite que votre pèlerinage fasse grandir en chacun le sentiment de son appartenance à l’Eglise qui est une grande famille, et la joie d’annoncer l’Evangile. Que la fraternité puisse s’affermir entre vous afin de poursuivre votre mission au service des pauvres et des petits pour lesquels Jésus a un amour préférentiel. Je vous confie, ainsi que vos familles, à la protection de Marie, de Pierre et des saints de vos différents pays".


Puis le Pape a évoqué la Belgique et les Pays-Bas qui, après avoir été des pépinières de missionnaires, subissent une grave crise des vocations, encourageant ses hôtes à prier pour qu'elles reviennent abondantes: "Vous qui aimez les pauvres et oeuvrez à leur service, n'oubliez pas les pauvres en foi. Puisse le Seigneur nous envoyer des prêtres pour annoncer la foi et priez pour demander des vocations dans vos pays".  

Une Eglise de compassion et d'intégration de l'autre


Cité du Vatican, 15 février 2015 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le Pape François a présidé la messe concélébrée avec les nouveaux Cardinaux et leurs confrères présents à Rome pour le Consistoire extraordinaire. Reprenant à l'homélie le passage de Marc rapportant la rencontre de Jésus avec le lépreux et sa compassion envers toute personne souffrante, il a souligné la différence d'attitude avec la marginalisation de la loi de Moïse: Jésus, a-t-il dit, qui "n’a pas eu peur du risque d’assumer la souffrance de l’autre, en a payé le prix jusqu’au bout. C'est la compassion qui porte Jésus à agir concrètement, à réintégrer celui qui est exclu. Telle est l'idée forte que l’Eglise nous propose dans la liturgie de la Parole, la compassion de Jésus face à l’exclusion, ainsi que sa volonté d’intégrer" l'autre. Evoquant la souffrance et la honte que devaient éprouver les lépreux, physiquement et socialement, psychologiquement et spirituellement, puisqu'on pensait qu'ils étaient punis pour leurs péchés, le Saint-Père a fait un parallèle avec tous les exclus de notre société, repoussés et écartés par peur ou dédain, par dégoût ou incompréhension: "Jésus révolutionne et secoue avec force cette mentalité enfermée dans la peur et auto-limitée par les préjugés. Toutefois, s'il n’abolit pas la loi de Moïse, il la porte à son accomplissement en déclarant, par exemple, l’inefficacité contre-productive de la loi du talion, en déclarant que Dieu n’apprécie pas l’observance du Sabbat qui méprise l’homme et le condamne, ou lorsqu'il ne condamne la pécheresse mais la sauve du zèle aveugle de ceux qui étaient déjà prêts à la lapider... Dans le Discours sur la montagne, il ouvre de nouveaux horizons pour l’humanité et révèle pleinement la logique de Dieu, la logique de l’amour qui ne se fonde pas sur la peur mais sur la liberté, sur la charité, sur le zèle sain et sur le désir salvifique de Dieu: Dieu notre Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. Il veut la miséricorde, non le sacrifice".
"Nouveau Moïse, Jésus a voulu guérir le lépreux, il a voulu le toucher, il a voulu le réintégrer dans la communauté, sans s’auto-limiter dans les préjugés, sans s’adapter à la mentalité dominante des gens, sans se préoccuper du tout de la contagion. Jésus répond à la supplication du lépreux sans hésitation et sans les habituels renvois pour étudier la situation et toutes les éventuelles conséquences. Ce qui compte avant tout pour Jésus, c’est de rejoindre et de sauver ceux qui sont loin, soigner les blessures des malades, réintégrer tous les hommes dans la famille de Dieu. Et cela scandalise certains! Jésus n’a pas peur de ce type de scandale. Il ne pense pas aux personnes fermées qui se scandalisent même pour une guérison, qui se scandalisent face à n’importe quelle ouverture, à n’importe quel pas qui n’entre pas dans leurs schémas mentaux et spirituels, à n’importe quelle caresse ou tendresse qui ne correspond pas à leurs habitudes de pensée et à leur pureté rituelle. Il a voulu intégrer les exclus, sauver ceux qui sont en dehors du campement. Il y a deux logiques de pensée et de foi, la peur de perdre ceux qui sont sauvés et le désir de sauver ceux qui sont perdus. Aujourd’hui aussi il arrive de se trouver au croisement de la logique des docteurs de la loi, c’est-à-dire marginaliser le danger en éloignant la personne contaminée, et la logique de Dieu qui, avec sa miséricorde, serre dans ses bras et accueille en réintégrant et en transfigurant le mal en bien, la condamnation en salut et l’exclusion en annonce. Ces deux logiques de l'exclusion et de réintégration parcourent toute l’histoire de l’Eglise. Saint Paul, mettant en œuvre le commandement du Seigneur, qui est d’annoncer l’Evangile jusqu’aux extrêmes limites de la terre, scandalisa et rencontra une forte résistance et une grande hostilité surtout de ceux qui exigeaient aussi une observance inconditionnelle de la loi mosaïque de la part des païens convertis. Même saint Pierre fut durement critiqué par la communauté quand il entra dans la maison du centurion païen Corneille. Depuis le Concile de Jérusalem, l'Eglise suit la voie tracée par Jésus, celle de la miséricorde et de l’intégration. Cela ne veut pas dire sous-évaluer les dangers ou faire entrer les loups dans le troupeau, mais accueillir le fils prodigue repenti, guérir avec détermination et courage les blessures du péché, ne pas regarder passivement la souffrance du monde mais agir. La voie de l’Eglise, c'est celle de ne condamner personne éternellement, de répandre la miséricorde de Dieu sur toutes les personnes qui la demandent d’un cœur sincère. Il s'agit pour elle de sortir de son enceinte pour aller chercher ceux qui sont loin, dans les périphéries existentielles, d’adopter intégralement la logique de Dieu, de suivre le Maître qui dit que les malades ont besoin du médecin, non les biens portants. Jésus n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs.
En guérissant le lépreux, Jésus ne porte aucun dommage à qui est bien portant. Au contraire, il le libère de la peur. Il ne lui apporte pas un danger mais il lui donne un frère. Il ne méprise pas la Loi mais il apprécie l’homme, pour qui Dieu a inspiré la Loi. En effet, Jésus libère les bien portants de la tentation du frère aîné, du poids de l’envie et des murmures des ouvriers épuisés. En conséquence, la charité ne peut être neutre, aseptisée, indifférente, tiède ou impartiale. La charité contamine, passionne, risque et implique. Parce que la charité véritable est toujours imméritée, inconditionnelle et gratuite. La charité est créative pour trouver le langage juste afin de communiquer avec tous ceux qui sont considérés comme inguérissables et donc intouchables. Trouver le langage juste… Le contact est le vrai langage communicatif, le même langage affectif qui a transmis la guérison au lépreux. Que de guérisons nous pouvons accomplir et transmettre en apprenant ce langage du contact. C’était un lépreux et il est devenu annonciateur de l’amour de Dieu. L’Evangile dit: Un fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle. Telle est la logique de Dieu, telle est la voie de l’Eglise: Non seulement accueillir et intégrer, avec un courage évangélique, ceux qui frappent à notre porte, mais sortir, aller chercher, sans préjugés et sans peur, ceux qui sont loin en leur manifestant gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Celui qui déclare demeurer dans le Christ doit, lui aussi, marcher comme Jésus lui-même a marché. La totale disponibilité pour servir les autres est notre signe distinctif, est notre unique titre d’honneur. Pensez y bien, en ces jours où vous avez reçu le titre cardinalice! Invoquons ensemble l’intercession de Marie, Mère de l’Eglise, qui a souffert elle-même l’exclusion à cause des calomnies et de l’exil, afin qu’elle nous obtienne d’être des serviteurs fidèles à Dieu. Elle qui est la Mère, celle qui n'a pas eu peur d’accueillir avec tendresse les exclus, peut nous apprendre à ne pas avoir peur de la tendresse. Que de fois nous avons peur de la tendresse! Qu’elle nous enseigne à ne pas avoir peur de la tendresse et de la compassion, qu’elle nous revête de patience pour accompagner l'autre, sans chercher les résultats d’un succès mondain. Puisse-t-elle nous montrer Jésus et nous faire avancer comme lui.

Chers frères nouveaux Cardinaux, regardant vers Jésus et vers notre Mère, je vous exhorte à servir l’Eglise, de façon que les chrétiens...ne soient pas tentés d’être avec Jésus sans vouloir être avec les exclus, de s’isoler dans une caste qui n’a rien d’authentiquement ecclésial. Je vous exhorte à servir Jésus crucifié en toute personne exclue, pour quelque motif que ce soit, à voir le Seigneur en toute personne exclue qui a faim, qui a soif, qui est nue. Le Seigneur est présent aussi en ceux qui ont perdu la foi, ou qui se sont éloignés de leur propre foi, ou qui se déclarent athées. Il est au côté de qui est en prison, avec qui est malade, avec qui n’a pas de travail ou est persécuté. Le Seigneur est dans le lépreux, en son corps ou en son âme, avec qui est discriminé. Nous ne le rencontrons pas si nous n’accueillons pas l’exclu de façon authentique. Rappelons-nous de saint François qui n’a pas eu peur d’embrasser le lépreux et d’accueillir ceux qui souffraient toutes sortes de marginalisation. En réalité, c'est sur l’Evangile des exclus que se joue, se manifeste et se révèle notre crédibilité". 

Laissons nous contaminer par le bien


Cité du Vatican, 15 février 2015 (VIS). A midi, au terme de la messe célébrée avec les Cardinaux en la Basilique vaticane, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Reprenant le thème de son homélie sur la compassion et la miséricorde du Christ, il a rappelé que "la miséricorde de Dieu dépasse toute barrière et que la main de Jésus touche chaque lépreux. Il ne met pas de distance de sécurité et n'agit pas par procuration mais s'expose directement à la contagion de notre mal. Ainsi, notre mal devient le lieu du contact. Jésus prend notre humanité malade et nous lui prenons son humanité saine et guérissante. Cela se passe chaque fois que nous recevons un sacrement, le Seigneur Jésus nous touche et nous donne sa grâce. Nous pensons en particulier au sacrement de la réconciliation qui nous guérit de la lèpre du péché. Une fois de plus, l'Evangile nous montre ce que fait Dieu face à notre mal. Dieu ne vient pas donner une leçon sur la douleur. Il ne vient pas non plus éliminer du monde la souffrance et la mort. Il vient plutôt prendre sur lui le poids de notre condition humaine, l'assumer jusqu'au bout, pour nous libérer de façon radicale et définitive. Ainsi le Christ combat les maux et les souffrances du monde, en les prenant sur lui et les vainquant avec la force de la miséricorde de Dieu. A nous aussi aujourd'hui, l'Evangile de la guérison du lépreux dit que si nous voulons être de vrais disciples de Jésus, nous sommes appelés à devenir, unis à lui, des instruments de son amour miséricordieux dépassant tous types de marginalisation. Pour être des imitateurs du Christ face à un pauvre ou un malade, nous ne devons pas avoir peur de le regarder dans les yeux et de nous approcher avec tendresse et compassion, de le toucher et de l'embrasser" a expliqué le Pape, ajoutant que souvent il demandait aux personnes qui aidaient les autres si elle le faisait "en les regardant dans les yeux, sans avoir peur de les toucher" pour que ce geste d'aide soit aussi un "geste de communication". Nous aussi nous avons besoin de gestes de tendresse et de compassion, parce que "si le mal est contagieux, le bien l'est aussi. Il faut donc que le bien abonde en nous, toujours plus. Laissons nous contaminer par le bien et transmettons le bien".


Au terme de l'angélus, le Saint-Père a adressé ses vœux de sérénité et de paix à tous les hommes et femmes d'Extrême Orient et de diverses parties du monde qui se préparent à fêter le nouvel an lunaire: "Que ces festivités leur offrent l'occasion de redécouvrir et de vivre de intensément la fraternité qui est un lien précieux de la vie familiale et base de la vie sociale. Que ce retour annuel aux racines de la personne et de la famille puissent aider ces peuples à construire une société dans laquelle se tissent des relations interpersonnelles empreintes de respect, de justice et de charité". Le Pape a aussi salué les personnes venues à Rome pour le Consistoire et pour accompagner les nouveaux Cardinaux, et a remercié les pays présents à cet événement avec leurs délégations officielles. Il a conclu en demandant aux personnes présentes d'applaudir les nouveaux Cardinaux.

Audiences


Cité du Vatican, 16 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le Rabbin Pynchas Brener, chef émérite de l'Union israélite de Caracas (Venezuela).



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 16 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Ystinus Harjosusanto, MSF, Archevêque de Samarinda (superficie 114.810, population 2.774.246, catholiques 44.887, prêtres 130, religieux 109), en Indonésie. Il était jusqu'ici Evêque de Tanjung (Indonésie). 

samedi 14 février 2015

Création des nouveaux Cardinaux


Cité du Vatican, 14 février 2015 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le Saint-Père a imposé la barrette et attribué leur titre cardinalice au nouveaux Cardinaux. Sur les vingt désignés ne manquait que Mgr.José de Jesús Pimiento Rodríguez, retenu pour raison de santé et d'âge. Il recevra le cardinalat dans quelques jours en Colombie. Présent auprès des Cardinaux, Benoît XVI a été applaudi par l'assemblée puis salué par son successeur. Au début de la cérémonie, le nouveau Cardinal Préfet du Tribunal suprême de la signature Apostolique, Mgr.Dominique Mamberti s'est adressé au Pape au nom de ses confrères: Devenir cardinal, a-t-il dit, "nous insère de manière particulière dans l'histoire de l'Eglise de Rome qui, selon la belle formule d'Ignace d'Antioche, préside à la charité. Ainssi sommes nous invités à sortir de nous mêmes et de nos commodes habitudes pour servir la mission de l'Eglise, ce qui implique ouvrir encore plus notre horizon". Avant de remettre la barrette, l'anneau et le titre à chacun des élus, le Pape François a prononcé l'allocution suivante:

"Le cardinalat est certainement une dignité, mais elle n’est pas honorifique. Le mot cardinal, qui signifie charnière, le dit bien: Ce n’est donc pas quelque chose d’accessoire, de décoratif, qui fait penser à une décoration, mais un pivot, un point d’appui et de mouvement essentiel à la vie de la communauté. Vous êtes des pivots et vous êtes incardinés dans l’Eglise de Rome, qui préside au rassemblement universel de la charité. Dans l’Eglise, toute présidence vient de la charité, doit s’exercer dans la charité et a comme fin la charité. En cela aussi l’Eglise qui est à Rome joue un rôle exemplaire. A la manière dont elle préside dans la charité, toute Eglise particulière est appelée, dans son domaine, à présider dans la charité. Je pense donc que l’hymne à la charité de la première épître aux Corinthiens peut être la parole qui nous guide pour cette célébration et pour votre ministère, en particulier pour ceux qui parmi vous entrent aujourd’hui dans le Collège cardinalice. Et cela nous fera du bien de nous laisser guider, moi le premier et vous avec moi, par les paroles inspirées de l’Apôtre Paul, en particulier là où il énumère les caractéristiques de la charité. Que Marie notre mère nous aide dans cette écoute. Elle a donné au monde celui qui est le Chemin par excellence, Jésus, Amour incarné. Qu’elle nous aide à accueillir cette parole et à marcher toujours sur cette voie. Qu’elle nous aide par son attitude de mère humble et tendre, pour que la charité, don de Dieu, grandisse là où se trouvent l’humilité et la tendresse".

"Tout d’abord, Paul nous dit que l’amour prend patience et rend service. Plus s’élargit la responsabilité dans le service de l’Eglise, plus le cœur doit s’élargir, se dilater à la mesure du cœur du Christ. Rendre service c’est, en un certain sens, synonyme de catholicité, c’est savoir aimer sans limites, mais en même temps être attentif aux situations particulières, et avec des gestes concrets. Aimer ce qui est grand sans négliger ce qui est petit. Aimer les petites choses dans l’horizon des grandes, parce qu'il faut savoir aimer avec des gestes gratuits. Rendre service, c’est l’intention ferme et constante de vouloir le bien, toujours et pour tous, y compris pour ceux qui ne nous aiment pas. L'Apôtre dit aussi que l’amour ne jalouse pas, ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil. Cela, c’est vraiment un miracle de l’amour, parce que nous tous les êtres humains,à tous les âges de la vie, nous sommes enclins à la jalousie et à l’orgueil en raison de notre nature blessée par le péché. Et les dignités ecclésiastiques aussi ne sont pas exemptes de cette tentation. Mais justement à cause de cela, chers frères, la force divine de l’amour qui transforme le cœur peut surgir encore davantage en nous, de sorte que ce n’est plus toi qui vis, mais le Christ qui vit en toi. Et Jésus est tout amour. De plus, l’amour ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt. Ces deux traits révèlent que celui qui vit dans l’amour est décentré de soi. Celui qui est auto-centré manque inévitablement de respect, et souvent il ne s’en rend pas compte, parce que le respect est justement la capacité de tenir compte de l’autre, de sa dignité, de sa condition, de ses besoins. Celui qui est auto-centré cherche inévitablement son propre intérêt, et cela lui semble normal, presque un dû. Cet intérêt peut aussi être couvert de nobles revêtements, mais dessous, dessous, il y a toujours le propre intérêt. Au contraire, l’amour te dé-centre et te place au véritable centre qui est seulement le Christ. Alors oui, tu peux être une personne respectueuse et attentive au bien des autres".

"L’amour, dit encore Paul, ne s’emporte pas, n’entretient pas de rancune. Les occasions de s’emporter ne manquent pas au pasteur qui vit au contact des gens. Et plus encore peut-être nous risquons de nous fâcher dans les relations avec nos confrères, parce qu’en effet, nous sommes moins excusables. En cela aussi c’est l’amour et seulement l’amour, qui nous libère. Il nous libère du danger de réagir de manière impulsive, de dire et de faire des erreurs. Et surtout il nous libère du risque mortel de la colère entretenue, couvée à l’intérieur, qui te porte à prendre en compte les maux que tu reçois. Non. Cela n’est pas acceptable chez l’homme d’Eglise. Cependant, si on peut excuser une colère momentanée et aussitôt retombée, il n’en n’est pas de même pour la rancune. Que Dieu nous en préserve et nous en libère! L’amour, ajoute l’Apôtre, ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai. Celui qui est appelé dans l’Eglise au service du gouvernement doit avoir un fort sens de la justice, de sorte qu’il trouve inacceptable toute injustice, même celle qui pourrait être avantageuse pour lui ou pour l’Eglise. Et en même temps, il trouve sa joie dans ce qui est vrai. Combien cette expression est belle! L’homme de Dieu est quelqu’un qui est fasciné par la vérité, et qui la trouve en plénitude dans la Parole et dans la chair de Jésus-Christ. Lui est la source inépuisable de notre joie. Que le peuple de Dieu puisse toujours trouver en nous la ferme dénonciation de l’injustice et le service joyeux de la vérité. Enfin, l’amour supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout. Il y a ici, en quatre mots, un programme de vie spirituelle et pastorale. L’amour du Christ, répandu dans nos cœurs par l’Esprit, nous permet de vivre ainsi, d’être ainsi des personnes capables de toujours pardonner, de toujours faire confiance, parce pleines de foi en Dieu, capables de toujours infuser l’espérance, parce pleines d’espérance en Dieu, des personnes qui savent supporter avec patience toute situation et chaque frère et sœur, en union à Jésus qui a supporté avec amour le poids de tous nos péchés".

Chers frères, a conclu le Saint-Père, "tout cela ne vient pas de nous, mais de Dieu. Dieu est amour et accomplit tout cela, si nous sommes dociles à l’action de son Esprit. Voilà donc comment nous devons être incardinés et dociles. Et plus nous sommes incardinés dans l’Eglise qui est à Rome, plus nous devons devenir dociles à l’Esprit, afin que la charité puisse donner forme et sens à tout ce que nous sommes et que nous faisons. Incardinés dans l’Eglise qui préside dans la charité, dociles à l’Esprit Saint qui répand dans nos cœurs l’amour de Dieu".

Ensuite, après que les impétrants présents aient récité en coeur le Credo, s'est déroulé le rite de création des nouveaux Cardinaux.


Après quoi, le Cardinal Préfet de la Congrégation pour les causes des saints a ouvert la phase finale de ce consistoire en demandant solennellement au Pape de faire inscrire à l'index des saints la bienheureuse Jeanne-Emilie de Villeneuve, religieuse française fondatrice des Sœurs de l'Immaculée de Castres (1811 - 1854), béatifiée en 2009 par Benoît XVI; la bienheureuse Marie-Alphonsine (Maryam Sultanah Danil Ghattas, Palestine turque puis britannique), cofondatrice des Sœurs du Rosaire de Jérusalem (1843 - 1927), béatifiée en 2009 par Benoît XVI; et la bienheureuse Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy, Palestine turque), religieuse carmélite (1846 - 1878), béatifiée en 1983 par Jean-Paul II. Le Pape a en outre décidé que les trois nouvelles saintes, ainsi que sainte Maria Cristina de l'Immaculée, seront inscrites dès cette année à la date liturgique du 17 mai. 

Titres et diaconies des nouveaux Cardinaux


Cité du Vatican, 14 février 2015 (VIS). Voici la liste des titres ou diaconies assignés aux nouveaux Cardinaux:

CardinalDominique Mamberti, diaconie du St.Esprit in Sassia.

Cardinal José Macário Do Nascimento Clemente, titre de St.Antoine in Campo Marzio.

Cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel, CM, titre de St.Romain Martyr.

Cardinal John Atcherley Dew, titre de St.Hippolyte.

Cardinal Edoardo Menichelli, titre des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie à Torre Fiorenza.

Cardinal Pierre Nguyên Vân Nhon, titre de St.Thomas Apôtre.

Cardinal Alberto Suárez Inda, titre de St.Polycarpe.

Cardinal Charles Maung Bo, SDB, titre de St.Irénée à Centocelle.

Cardinal Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, titre de Ste.Marie des Sept Douleurs.

Cardinal Francesco Montenegro, titre des Sts.André et Grégoire au Coelius.

Cardinal Daniel Fernando Sturla Berhouet, SDB, titre de Ste.Galla.

Cardinal Ricardo Blázquez Pérez, titre de Ste.Marie in Vallicella.

Cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, OAR, titre de St.Joseph da Copertino.

Cardinal Arlindo Gomes Furtado, titre de St.Thimothée.

Cardinal Soane Patita Paini Mafi, titre de Ste.Paule Romaine.

Cardinal José de Jesús Pimiento Rodríguez, titre de St.Jean Chrysostome à Monte Sacro Alto.

Cardinal Luigi De Magistris, diaconie des Sts.Noms de Jésus et Marie in Via Lata.

Cardinal Karl-Josef Rauber. Diaconie de St.Antoine de Padoue à la Circonvallazione Appia.

Cardinal Luis Héctor Villalba, titre de St.Jérôme à Corviale.


CardinalJúlio Duarte Langa, titre de St.Gabriel dell'Addolorata.

Possession cardinalice


Cité du Vatican,14 février 2015 (VIS). Mardi 17 février à 17 h, le Cardinal Luigi De Magistris prendra possession de la diaconie des Sts.Noms de Jésus et Marie in Via Lata.



vendredi 13 février 2015

Poursuite du Consistoire extraordinaire


Cité du Vatican, 13 février 2015 (VIS). Ce matin, les Cardinaux ont poursuivi les travaux du Consistoire extraordinaire présidé par le Pape. Ce midi, le P.Lombardi a expliqué qu'il a été décidé de poursuivre la réunion cet après-midi, avec l'audition du Cardinal O'Malley qui exposera l'action de sa commission.

Hier après-midi, a ensuite indiqué le Directeur de la Salle de Presse, 28 Cardinaux ont pris la parole dans un climat détendu pour aborder certains points de la réforme de la Curie Romaine, notamment ses rapports avec les Eglises locales. Tous ont insisté sur la nécessité de la décentralisation et de la subsidiarité, sur celle aussi d'améliorer le fonctionnement des services. Certains des intervenants ont tenu à redire l'importance pour le Saint-Siège de disposer d'un organe central, tout en valorisant les expériences des épiscopats locaux sans qu'ils soient soumis à des pressions, mais au contraire garantis par l'activité propre de la Curie Romaine. Quant à la coordination de celle-ci, elle devrait insister sur un esprit de communion entre les dicastères, mais aussi d'inter-communication dans une perspective commune de mission. Ainsi pourrait-on constituer des commissions inter-dicastères pour améliorer l'expression du travail collégial. En matière ensuite de relations internationales, il faudra continuer de compter sur les compétences de la Secrétairerie d'Etat, qui offre une garantie de cohésion et de position commune. Et sans que la Secrétairerie agisse seule, c'est à dire sans impliquer les dicastères spécialisés, on conservera une unité d'action. Le principe de simplification et allègement est largement partagé, ainsi que la nécessité d'une meilleure qualification du personnel curial, professionnelle mais aussi ecclésiale. Il convient de lancer une réflexion générale, dans les différentes parties du monde, sur le concept d'universalité et les moyens d'en améliorer l'application. Ceci regarde notamment la collaboration des laïcs et des femmes à des postes de responsabilité au sein de la Curie. Certains ont estimé nécessaire de ne pas perdre les acquis positifs de l'actuelle constitution Pastor Bonus, mais aussi de ne pas rompre la continuité ecclésiologique au nom de la réforme. Un consensus s'est en outre dégagé sur une transition graduelle, c'est à dire sans attendre la conclusion du projet.


Ce matin, les 164 Cardinaux présents ont entendu le rapport sur le secteur économique, à charge du Cardinal Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie, complété par l'intervention de M.Zahra pour la Commission de réflexion sur l'organisation économique et administrative, qui a présenté le travail effectué depuis un an. Enfin, le Cardinal Marx a présenté les compétences et l'action du Conseil pour l'économie. Après une seconde intervention du Cardinal Pell sur l'aspect financier, M.de Franssu, Président du IOR a exposé le bilan d'activité de l'institut bancaire. Pour la première fois le Sacré Collège était informé en détail sur le volet économique et financier. Ces interventions ont été suivies de questions, relatives à tel ou tel éclaircissement, manifestant une appréciation générale pour le bon avancement du projet de réforme, malgré le fait que certains organismes travaillent déjà selon les nouveaux critères de gestion. L'effort réformateur renforce à l'évidence la crédibilité du Saint-Siège. Il a aussi été question de problèmes très techniques relatifs à certains organismes dépendants du Saint-Siège comme de l'Etat de la Cité du Vatican.
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