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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 11 septembre 2015

Changements climatiques et justice


Cité du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu les 300 participants au congrès international organisé par la Fondation pour le développement raisonnable pour parler de justice et de changements climatiques: On ne peut plus négliger, a-t-il dit à ces représentants religieux et politiques, économiques et scientifiques, "les graves répercussions sociales que ces changements produisent. Ce sont d'abord les plus pauvres qui en pâtissent le plus durement. Effectivement, le problème des changements climatiques et avant tout une question de justice, mais aussi de solidarité... La science et la technologie nous offrent des capacités sans précédent. Notre devoir envers l'humanité, envers les plus pauvres et les générations à venir, est d'en user positivement. Serons-nous retenus comme la génération qui a rempli son devoir? Au milieu de tant de contradictions, il existe aujourd'hui des raisons suffisantes pour être optimistes... Dans l'espoir d'y parvenir, je souhaite à chacun de vous d'avoir la volonté de prendre part à tout ce qui concourt à la transmission de la vie... Nous sommes tous appelés à rendre des comptes...sur la base du rôle que nous avons dans la famille ou au travail, dans l'économie ou la recherche, dans la vie sociale comme institutionnelle... Il n'existe pas de solution miracle...mais chacun peut apporter sa contribution à un résultat qui sera le fruit d'une réflexion et d'un travail commun. L'hypocrisie serait le grand ennemi de cette cause". Mais pour y réussir, il faut que l'effort soit inspiré par une vision ample et claire du problème, qui prenne en compte tous les acteurs, y compris ceux qui restent souvent en marge des décisions... Ainsi pourront-ils faire entendre leur voix partout où on cherche des solutions à la crise climatique et à ses effets environnementaux et sociaux". Soulignant enfin l'importance de la prochaine Conférence de Paris, pour laquelle il recommande "un dialogue qui devienne une alliance réelle en vue d'accords globaux et décisifs" sur le climat, le Saint-Père a assuré ses hôtes de son soutien et de celui de toute l'Eglise", y compris celui essentiel de la prière. Je soumets donc à la bénédiction du Seigneur tous nos efforts, afin que l'humanité sache entendre le cri de la terre comme celui des plus pauvres. Notre mère terre ne peut être une exclue parmi les exclus!... Ainsi la création sera-t-elle plus en accord avec la maison commune offerte par le Père à l'humanité et à tous les créatures". 

Envoyé spécial en France


Cité du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 11 août par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris (France), son Envoyé spécial à la messe de dédicace de la nouvelle cathédrale de Créteil (France, 20 septembre).

Audiences


Cité du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Cardinal Marc Ouellet, PS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

jeudi 10 septembre 2015

Visite du Premier Ministre koweïtien


Cité du Vatican, 10 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre koweïtien SA le Cheik Jaber Mubarak al-Hamad al-Sabah, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Les parties ont abordé plusieurs sujets d'intérêt partagé, comme la participation de la minorité chrétienne à la société ou l'importance de l'éducation afin de développer une culture du respect et de la coexistence pacifique entre peuples et religions différentes. Après quoi a été formalisé un accord de principe entre le Ministère koweïtien des affaires étrangères et la Secrétairerie d'Etat, signé par Mgr.Gallagher et par son homologue le Cheik Sabah Khalid al-Hamad al-Sabah, qui engage les contractants à renforcer et étendre leurs relations, notamment leur collaboration en faveur de la paix et de la stabilité régionale et internationale. Cet accord, qui embrasse les domaines politiques et culturels, prévoit des instruments de consultation qui entrent immédiatement en vigueur. 

L'évêque doit être attentif à tous les aspects de l'existence


Cité du Vatican,10 septembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est adressé aux nombreux évêques ordonnés au cours de l'année (environ 130), accompagné du Cardinal Ouellet, Préfet de la Congrégation pour Les évêques, et du Cardinal Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales: Les évêques, leur a-t-il rappelé, "sont témoins du Ressuscité, les éducateurs et les chefs spirituels, les catéchistes, les missionnaires et les mystagogues... Les évêques sont témoins de la Résurrection. Ceci est votre tâche première et irremplaçable. On vous a confié la prédication de Jésus ressuscité, la réalité qui maintient tout l'édifice de l'Eglise...Il ne s'agit pas d'une proclamation évident ou facile dans un monde content de son sort, au moins en apparence, d'un monde capable de fournir des justifications à l'élimination du problème de sa propre finalité... Et pourtant nous sommes assaillis de questions sur les fins dernières. Comment pourrions-nous faire face à ce présent inquiet si notre sentiment d'appartenance à la communauté du Ressuscité s'affadissait? On ne saurait rappeler la grandeur de la destinée humaine si manque le courage de subordonner nos vies à l'amour qui ne meurt pas? Je pense aux défis dramatiques qu'implique la mondialisation,... au phénomène de la migration..., à l'environnement" qui "est menacé par l'exploitation à courte vue de prédateur,... à la dignité et à l'avenir du travail humain, dont les jeunes générations sont privées,... mais aussi à la désertification des relations humaines...et l'abandon frappant beaucoup de jeunes et à la solitude de beaucoup de personnes âgées... Je ne veux pas mettre l'accent sur un ordre du jour...afin de ne pas vous effrayer... Rappelez-vous toujours que l'Evangile vous protégera. N'ayez donc pas peur d'aller partout libres à la rencontre de ceux que le Seigneur vous a confiés... Aucun aspect de la vie humaine ne doit être exclu de l'intérêt du Pastor... Méfiez-vous et évitez le danger de négliger les réalités multiples de votre troupeau. Ne renoncez pas aux rencontres, ne limitez pas la prédication de la Parole du Seigneur, et invitez tous à la mission".

"Les évêques sont des éducateurs, des chefs spirituels et des catéchistes. Avec les fidèles qui fréquent vos communautés et reçoivent l'Eucharistie, je vous invite à être pédagogues, des guides spirituels capables de les prendre par la main pour monter au Tabor, pour les conduire à la connaissance du mystère qu'ils professent... N'économisez aucune énergie pour les accompagner... Les évêques sont des mystagogues: Les baptisés qui ne vivent pas les exigences du baptême" doivent être pris en compte. La semence de l'Evangile qui n'a pas germé en terre a besoin de soins. "Certains se sont détournés déçus par les promesses de la foi ou parce que la façon de les atteindre leur semblaient trop exigeante. Beaucoup sont partis en claquant la porte en dénonçant nos faiblesses... Soyez capables de croiser leur route...sans vous scandaliser de leurs déceptions... Prenez le temps nécessaire sur leur chemin d'Emmaüs...pour qu'ils puissent revenir vers celui dont ils se sont détournés... Ils sont aussi des missionnaires de la gratuité du salut...ouverts à qui ne connaît pas Jésus ou l'a toujours rejeté. Allez à leur rencontre...sans peur ni préjugé... Il est faux de croire que nous pouvons nous passer de ces frères lointains... Voyant en nous le Seigneur qui les appelle, ils peuvent trouver le courage de répondre à l'invitation de Dieu. Si oui, nos communautés seront enrichies de tout ce qu'il y a à partager. Ainsi nos cœurs de pasteurs se réjouiront-ils en répétant: Aujourd'hui le salut est entré dans cette maison".


Le Pape reçoit les Equipes Notre Dame


Cité du Vatican, 10 septembre (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les responsables et conseillers spirituels des Equipes Notre Dame, à l’occasion de leur rassemblement mondial. Il s'agit d'un mouvement de spiritualité conjugale fondé en France en 1938, fondé par l'Abbé Henri Caffarel dont la cause est introduite. Rappelant que le prochain Synode des évêques va se pencher sur "ce que vivent les familles, cellules vitales de nos sociétés et de l’Eglise, et qui se trouvent menacées dans un contexte culturel difficile", il a déclaré qu’un pareil mouvement "trouve toute sa place dans l'attention que l’Eglise veut apporter aux familles, tant par la compétence des couples qui participent aux équipes que par le soutien fraternel apporté aux couples auprès desquels ils sont envoyés".

"Je souhaiterais, en effet, insister sur ce rôle missionnaire des Equipes Notre Dame. Chaque couple engagé reçoit beaucoup, certainement, de ce qu’il vit dans son équipe, et sa vie conjugale s’approfondit en se perfectionnant grâce à la spiritualité du mouvement. Mais, après avoir reçu du Christ et de l’Eglise, le chrétien est irrésistiblement envoyé au dehors pour témoigner et transmettre ce qu’il a reçu. La nouvelle évangélisation doit impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon nouvelle. Les couples et les familles chrétiens sont souvent les mieux placés pour annoncer Jésus-Christ aux autres familles, pour les soutenir, les fortifier et les encourager. Ce que vous vivez en couple et en famille... cette joie profonde et irremplaçable que le Christ vous fait expérimenter par sa présence dans vos foyers au milieu des joies et des peines, par le bonheur de la présence de votre conjoint, par la croissance de vos enfants, par la fécondité humaine et spirituelle qu’il vous accorde, tout cela vous avez à en témoigner, à l’annoncer, à le communiquer au dehors pour que d’autres soient, à leur tour, mis sur le chemin. En premier lieu, j’encourage donc tous les couples à mettre en pratique et à vivre en profondeur, avec constance et persévérance, la spiritualité que suivent les Equipes. Je pense que les points concrets d’efforts proposés sont vraiment des aides efficaces qui permettent aux couples de progresser avec assurance dans la vie conjugale sur la voie de l’Évangile. Je pense en particulier à la prière en couple et en famille, belle et nécessaire tradition qui a toujours porté la foi et soutenu l’espérance des chrétiens, malheureusement abandonnée en de nombreuses régions du monde. Je pense aussi au temps de dialogue mensuel proposé entre époux...qui va tellement à contre courant des habitudes d’un monde pressé et agité portant à l’individualisme, moment d’échange vécu dans la vérité sous le regard du Seigneur, qui est un temps précieux d’action de grâce, de pardon, de respect mutuel et d’attention à l’autre. Je pense enfin à la participation fidèle à une vie d’équipe, qui apporte à chacun la richesse de l’enseignement et du partage, ainsi que les secours et le réconfort de l’amitié. Je souligne, au passage, la fécondité réciproque de cette rencontre vécue avec le prêtre accompagnateur. Je vous remercie, chers couples des Equipes Notre Dame, d’être un soutien et un encouragement dans le ministère de vos prêtres qui trouvent toujours, dans le contact avec vos équipes et vos familles, joie sacerdotale, présence fraternelle, équilibre affectif, et paternité spirituelle".

"En second lieu, j’invite les couples, fortifiés par la rencontre en équipe, à la mission. Cette mission qui leur est confiée est d’autant plus importante que l’image de la famille, telle que Dieu la veut, composée d’un homme et d’une femme en vue du bien des conjoints ainsi que de la génération et de l’éducation des enfants, est déformée par de puissants projets contraires sous-tendus par des colonisations idéologiques. Bien sûr, vous êtes déjà missionnaires par le rayonnement de votre vie de famille auprès de vos réseaux d’amitié et de relations, et même au-delà. Car une famille heureuse, équilibrée, habitée de la présence de Dieu parle d’elle-même de l’amour de Dieu pour tous les hommes. Mais je vous invite aussi à vous engager, si cela est possible, de manière toujours plus concrète et avec créativité sans cesse renouvelée, dans les activités qui peuvent être organisées pour accueillir former et accompagner dans la foi notamment les jeunes couples, avant comme après le mariage".


"Je vous exhorte aussi à continuer de vous faire proches des familles blessées, qui sont si nombreuses aujourd’hui, que ce soit en raison de l’absence de travail, de la pauvreté, d’un problème de santé, d’un deuil, du souci causé par un enfant, du déséquilibre provoqué par un éloignement ou une absence, d’un climat de violence. Il faut oser aller au-devant de ces familles, avec discrétion mais générosité, que ce soit matériellement, humainement ou spirituellement, en ces circonstances où elles se trouvent fragilisées. Enfin je ne peux qu’encourager les couples des Equipes Notre Dame à être instruments de la miséricorde du Christ et de l’Eglise envers les personnes dont le mariage a échoué. N’oubliez jamais que votre fidélité conjugale est un don de Dieu, et qu’à chacun de nous, il a été fait miséricorde. Un couple uni et heureux peut comprendre mieux que tout autre, comme de l’intérieur, la blessure et la souffrance que provoquent un abandon, une trahison, une faillite de l’amour. Il importe donc que vous puissiez apporter votre témoignage et votre expérience pour aider les communautés chrétiennes à discerner les situations concrètes de ces personnes, à les accueillir avec leurs blessures, et à les aider à cheminer dans la foi et la vérité, sous le regard du Bon Pasteur, pour prendre leur juste part dans la vie de l’Eglise. N’oubliez pas non plus la souffrance indicible des enfants qui vivent ces douloureuses situations familiales, vous pouvez beaucoup leur donner. Chères Equipes Notre Dame, je vous renouvelle ma confiance et mes encouragements. La cause de béatification de votre fondateur, le Père Henri Caffarel est introduite à Rome, je prie pour que l’Esprit éclaire l’Eglise dans le jugement qu’elle aura un jour à prononcer à ce sujet. Je confie vos couples à la protection de la Vierge Marie et de Saint Joseph, et je vous accorde, de grand cœur, la bénédiction apostolique".

Prochain voyage pastoral du Pape en Afrique


Cité du Vatican, 10 septembre (VIS). La Salle de Presse annonce que, à l'invitation des chefs d'Etat et des épiscopats locaux, le Saint-Père effectuera un voyage pastoral en Afrique, du 25 au 27 novembre au Kenya, du 27 au 29 en Ouganda, puis en Centrafrique les 29 et 30. Le programme en sera prochainement rendu public.


Audiences


Cité du Vatican, 10 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique au Canada.

mercredi 9 septembre 2015

Raviver l'alliance entre famille et communauté


Cité du Vatican, 9 septembre 2015 (VIS). Ce matin, à l'audience générale tenue Place St.Pierre, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au "lien pour ainsi dire naturel entre la famille et la communauté chrétienne car l'Eglise est une famille spirituelle et la famille une Eglise domestique. La communauté chrétienne est la maison de qui croie en Jésus comme source de la fraternité humaine. L'Eglise avance au milieu des peuples, des personnes et de leur histoire... C'est l'histoire qui compte pour le Seigneur, alors que celle, passagère, des grands de ce monde s'écrit dans des livres. L'histoire des affections humaines s'inscrit elle dans le coeur de Dieu, et y demeure éternellement. La famille est le lieu de la vie et de la foi...irremplaçable et ineffaçable... La vie pleine, celle qui aboutira à la contemplation éternelle de Dieu, débute au sein de la famille".

"Lorsque Jésus quitta Nazareth pour entamer sa vie publique, il constitua une communauté, une assemblée de personnes convoquées, au sens même du mot Eglise... Elle se présenta sous la forme d'une famille accueillante et non d'une secte close". Aux côtés d'apôtres il y avait l'affamé et l'assoiffé, l'étranger et le persécuté, la pécheresse et le publicain... Or Jésus ne cesse d'accueillir et de parler à tous, y compris à qui n'attend plus de rencontrer Dieu. C'est là une leçon pour l'Eglise car les disciples sont choisis afin de prendre soin de cette assemblée, de la famille des hôtes de Dieu". Il est indispensable aujourd'hui "de raviver l'alliance entre la famille et la communauté chrétienne, d'autant que famille et paroisse sont des espaces où se réalise la communion d'amour découlant de Dieu même. Une Eglise selon l'Evangile ne peut qu'être une maison accueillante, aux portes ouvertes. Portes fermées, l'Eglise ne peut se prétendre Eglise, la paroisse ne peut se dire Eglise... Elles ne sont que des musées. Aujourd'hui plus que jamais cette alliance est cruciale. Face aux pouvoirs idéologiques, politiques et financiers, nous plaçons notre espérance dans ces centres d'amour, évangélisateurs et riches de chaleur humaine, fondés sur la solidarité, le partage et le pardon... Une foi généreuse est nécessaire pour avoir l'intelligence et le courage de raviver cette espérance. Certes, parfois les familles font marche arrière en prétendant ne pas être à la hauteur, être démunie... Mais personne n'est à la hauteur! Et rien n'est gratuit... Sans la grâce de Dieu, personne n'est capable de quoi que ce soit. Or le Seigneur n'entre jamais dans une famille sans opérer quelque miracle. Souvenons nous de ce qu'il fit à Cana. Dans ses mains, nous sommes tous capables de miracle, d'un miracle de chaque jour... La communauté chrétienne doit donc faire son devoir...en favorisant le dialogue et l'estime partagée de ses membres. Les familles doivent assumer leur devoir d'apporter leurs dons à la communauté car chacun doit être conscient de ce que la foi chrétienne se déroule sur le champ de la vie. Chaque famille, chaque paroisse doit accomplir le miracle d'une vie plus communautaire au sein de la société".


Après la catéchèse, le Saint-Père a salué les différents groupes, avant d'évoquer la fête de saint Pierre Claver, jésuite patron des missions d'Afrique, un exemple de service aux ultimes. A sa suite, il a encouragé les jeunes à la solidarité avec qui est dans le besoin, à aider les malades à porter leur croix, puis recommandé aux jeunes mariés de s'inspirer de son amour du Christ afin que l'amour soit au coeur de leur union.

Protection des victimes de violences ethnique et religieuse au Moyen-Orient


Cité du Vatican, 9 septembre (VIS). Hier à Paris (France), le Secrétaire pour les relations avec les états est intervenu à la Conférence de l'ONU sur la protection des victimes de violences ethnique et religieuse au Moyen-Orient. Mgr.Paul Richard Gallagher a d'abord rappelé que le monde est témoin depuis un an "des atrocités inouïes perpétrées par différentes parties au Moyen-Orient, qui ont notamment contraint des milliers de Chrétiens et de personnes appartenant à d’autres minorités religieuses ou ethniques, à quitter leurs foyers pour fuir et chercher refuge ailleurs, dans des conditions de précarité, et en ayant à endurer de grandes souffrances physiques et morales. Sont ici en jeu des principes fondamentaux tels que la valeur de la vie, la dignité humaine, la liberté religieuse, la paix et l’harmonie entre les personnes et les peuples. Le phénomène se poursuit...alors que se perpétuent les violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international de la part du prétendu Etat islamique, comme aussi celles commises par d’autres parties impliquées dans le conflit. Le drame migratoire de ces dernières semaines, à propos duquel l’Europe s’est vue quasiment obligée de prendre la situation plus à cœur, constitue une preuve irréfutable de cette tragédie". Après quoi le représentant du Saint-Siège a tenu à souligner trois aspects de la problématique, importants "si l’on ne veut pas se contenter de regarder uniquement la situation présente, mais penser aussi au futur des minorités ethniques et religieuses au Moyen-Orient.

La sensibilisation de la communauté internationale pour faire face à l’urgence humanitaire et la garantie de conditions minimum de sécurité pour les minorités et pour les communautés chrétiennes. Actuellement, la situation nous oblige à faire face à l’urgence humanitaire, afin de pourvoir aux besoins en nourriture, en eau, en hébergement, en éducation des jeunes, en travail et en soins médicaux de tant de personnes, de migrants et de réfugiés dans tout le Moyen-Orient. Pourtant, si l’on pense à plus long terme, d’autres mesures apparaissent indispensables pour garantir leur présence sur leur terre d’origine. Parmi les défis à affronter, je voudrais m’arrêter sur ceux qui concernent le respect des droits de l’homme, et en particulier le droit à la liberté de religion et de conscience. Rappelons tout d’abord que la liberté de religion inclut, bien évidemment, la liberté de changer de religion. Or, dans de nombreux pays du Moyen-Orient, il existe une liberté de culte, mais parfois, l’espace laissé à la liberté de religion est en réalité assez limité. Elargir cet espace de liberté devient alors une nécessité pour garantir à tous les membres des diverses communautés religieuses une véritable liberté de vivre et de professer leur foi. D’une manière générale, il semble opportun que les états de la région soient aussi directement impliqués avec le reste de la communauté internationale dans la protection des droits fondamentaux des Chrétiens et des personnes appartenant à d’autres minorités religieuses. Il reste qu’il ne s’agit pas de protéger l’une ou l’autre communauté religieuse, ou l’un ou l’autre groupe ethnique en particulier, mais bien de protéger des personnes qui appartiennent à l’unique famille humaine, et dont les droits fondamentaux sont systématiquement violés. Il faut pouvoir garantir le droit des réfugiés à retourner dans leur pays d’origine et à vivre dans la dignité et la sécurité. Ce droit doit être défendu et garanti, autant par la communauté internationale, que par les Etats dont les personnes déplacées et réfugiées sont les citoyens. Soulignons qu’il ne suffit pas pour les Chrétiens et les membres d’autres minorités religieuses ou ethniques d’être simplement tolérés, mais qu’eux-mêmes aspirent à être considérés dans leur pays d’origine comme des citoyens à part entière. A cet égard, il est important que le concept de citoyenneté soit appréhendé d’une manière toujours plus ample, de manière à constituer un point de référence dans la vie sociale, pour la garantie des droits de tous, y compris ceux des membres appartenant à des minorités, et à travers la mise en place d’instruments juridiques appropriés".


Il convient aussi d'affronter "le phénomène du terrorisme et favoriser le dialogue inter-religieux. Il est nécessaire de trouver des mécanismes pour encourager tous les pays, y compris les pays à majorité musulmane, à affronter le terrorisme de manière sérieuse, en portant une attention particulière à la question de l’éducation. A cet égard, l’enseignement dans les écoles, l’utilisation d’internet, mais aussi le contenu des prédications des responsables religieux, ne devraient pas donner libre cours à des attitudes intransigeantes et extrémistes, ou à la radicalisation, mais bien au contraire, promouvoir le dialogue et la réconciliation. Par ailleurs, on ne doit pas oublier qu’il convient aussi de rester attentifs par rapport à l’usage de diverses expressions et manifestations que l’on rencontre parfois en Occident, afin d’éviter les actes d’offense et de provocation au regard de ce qui est cher, parfois même considéré comme sacré, dans certaines religions. Il est aussi fondamental de favoriser le dialogue inter-religieux, qui constitue un antidote contre le fondamentalisme qui frappe les communautés religieuses. A ce propos, les leaders religieux juifs, chrétiens et musulmans peuvent et doivent jouer un rôle essentiel pour favoriser, non seulement le dialogue inter-religieux et interculturel, mais aussi l’éducation à la compréhension réciproque. De plus, ils ont le devoir de dénoncer clairement l’instrumentalisation de la religion pour justifier la violence. En outre, il convient de promouvoir une séparation positive et respectueuse entre la religion et l’Etat. En ce sens, on peut souhaiter voir mûrir dans les mentalités l’idée d’une distinction nécessaire entre les deux domaines, en faveur d’une autonomie et d’une indépendance réciproques, mais sans occulter la collaboration indispensable entre les deux sphères qui peuvent alors coexister sans s’opposer, grâce au dialogue entre les autorités religieuses et les autorités politiques et dans le respect de leurs compétences respectives. Comme l’a rappelé le Pape François dans la lettre qu’il a adressée l’année dernière, peu avant Noël, aux Chrétiens du Moyen-Orient, la souffrance subie par les minorités ethniques et religieuses crie vers Dieu et fait appel à l’engagement de tous, à travers la prière et toutes sortes d’initiatives".

Audiences


Cité du Vatican, 9 septembre 2015 (VIS). Hier après-midi le Saint-Père a reçu Mgr.Emil Paul Tscherrig, Nonce apostolique en Argentine.

mardi 8 septembre 2015

''Dominus Iesus Iudex Mitis'' et ''Mitis et Misericors Iesus''


Cité du Vatican, 8 septembre, 2015 (VIS). ''Dominus Iesus Iudex Mitis'' et ''Mitis et Misericors Iesus'' sont les deux Motu Proprio, publiés aujourd'hui, relatifs à la réforme de la procédure canonique pour les causes en nullité de mariage (droit canonique latin et droit canonique oriental).

Dans le premier, le Pape écrit que, ''Juge clément et Pasteur de nos âmes, le Seigneur Jésus a confiée à l'Apôtre Pierre et à ses successeurs le pouvoir des clefs, afin d'accomplir dans l'Eglise l'oeuvre de justice et de vérité. Ce pouvoir suprême de lier et de délier confirme et justifie les pasteurs des Eglises particulières dans lesquelles, devant le Seigneur, ils ont le droit et le devoir de juger les fidèles. Au long des siècles, l'Eglise a progressivement mieux compris les propos du Christ en matière matrimoniale, approfondissant la doctrine de l'indissolubilité du lien sacré du mariage. Ainsi a-t-elle développé le système la nullité du mariage et discipliné la procédure judiciaire, de sorte que la discipline ecclésiastique a été de plus en plus conforme à la vérité de la foi professée. Tout cela s'est fait sous le sceau de la loi suprême qu'est le salut des âmes... Conscient de cela, j'ai décidé d'entreprendre la réforme de la nullité du mariage et nommé à cette fin un groupe d'experts, éminents pour leur doctrine juridique, leur prudence pastorale et leur expérience judiciaire. Sous la direction du Doyen de la Rote Romaine ils ont rédigé un projet de loi de réforme, dans le respect du principe de l'indissolubilité du mariage... Ce groupe a élaboré un cadre qui, après mûre réflexion et avec l'aide d'autres experts, a produit le présent Motu Proprio. Aujourd'hui comme hier, le salut des âmes est le but final des institutions, des lois et du droit qui permettent à l'Evêque de Rome d'offrir aux autres évêques cette réforme. En effet ils partagent avec lui la charge de l'Eglise, qui est de sauvegarder l'unité de la foi et de la discipline sur le mariage, fondement de la famille chrétienne. L'action réformatrice est soutenue par un grand nombre de fidèles qui souhaitent être en paix avec leur conscience, et qui sont souvent éloignés physiquement comme moralement des structures juridiques de l'Eglise. La charité et la miséricorde exigent que l'Eglise soit comme une mère face à ses enfants considérés séparés. En ce sens, je réponds à la plupart de mes frères évêques, réunis au récent Synode extraordinaire, qui ont demandé des procédures plus rapides et plus abordables. En conformités à ces attentes, j'ai décidé de fixer Motu Proprio de nouvelles dispositions en matière de nullité matrimoniale, qui favorisent un procédure simple et rapide...de manière à atteindre le cœur de la clarification attendue par des fidèles...opprimés par le doute. En cela j'ai suivi les traces de mes prédécesseurs, qui voulaient que la cause de nullité matrimoniale soit traitée d'une manière légale mais non administrative...qui respecte le besoin absolu de défendre la vérité du lien sacré en garantissant l'ordre judiciaire".

Le pape décrit ci-dessous quelques critères de base qui ont guidé sa réforme:

Une sentence unique de nullité, exécutive sans plus de recours au double appel, qui permette aux parties de contracter un nouveau mariage canonique. Pour ce la certitude morale doit suffire au premier juge.
Le juge unique reste un ecclésiastique sous la responsabilité de son évêque diocésain. Ce dernier doivent veiller à ce qu'il n'y ait aucun laxisme.
Dans son Eglise, l'évêque est chef et berger, et pour cela juge parmi les fidèles qui lui ont été confiés. Qu'il soit grand ou modeste, dans chaque diocèse l'évêque sera garant du changement et fera en sorte que les structures ne soient pas complètement déléguées aux services de sa curie, notamment la fonction judiciaire en matière matrimoniale.
Le procès en nullité sera plus bref. On aura recours à une procédure longue que dans les cas où l'invalidité n'est pas étayée par des arguments évidents. Ceci dit il faut éviter que le procès abrégé mette en péril le principe de l'indissolubilité du mariage. C'est précisément pourquoi le juge doit être l'évêque qui, en raison de sa charge pastorale est avec le Successeur de Pierre le principal garant de l'unité catholique en matière de foi et de discipline.
Le recours à l'instance métropolitaine, qui est justifié par la tradition et la logique, a été au cours des siècles une caractéristique de la synodalité de l'Eglise.
La responsabilité des conférences épiscopales doit être principalement soutenue par l'ardeur apostolique. Il faut atteindre les fidèles dispersés afin de partager leur conversion dans le respect absolu du droit des évêques à organiser le pouvoir judiciaire dans les Eglises particulières... Dans la mesure du possible, les conférences épiscopales devront fournir une indemnisation juste et digne aux opérateurs des tribunaux et garantir la gratuité des procès, parce que l'Eglise doit se montrer maternelle, fidèle et généreux, dans ce qui touche si étroitement au salut des âmes.
Le recours au siège apostolique demeure, avec sa cour ordinaire qu'est la Rote Romaine, dans le respect d'un très ancien principe juridique qui renforce le lien entre le Successeur de Pierre et les Eglises particulières. Il faut toutefois discipliner et contrôler la discipline de l'appel, pour contenir tout abus des droits. Et ce pour le salut des âmes.
Le droit propre de la Rote Romaine sera adaptée dès que possible et dans les limites nécessaires aux règles nouvelles.

Le Pape décrète et établit que dans le livre VII du code de Droit canonique (partie III, titre I, chapitre I) les canons 1671 à 1691 sont intégralement remplacé par les nouvelles règles.

Puis le Pape indique que la spécificité des Eglises orientales a induit à publier séparément les règles disciplinaires nouvelles. Dans le Motu Proprio ''Mitis et Misercors Iesus'' destiné aux Eglises orientales, il rappelle que Jean-Paul II a promulgué le code oriental: ''Depuis le début de la codification canonique, les Papes ont tenu à promulguer deux codes, un pour l'Eglise latine et l'autre pour les Eglises catholiques orientales, ce qui montre clairement qu'ils voulaient" que, animé par un seul Esprit, l'Eglise respire "avec ses deux poumons. L'Orient et l'Occident sont unis dans la charité du Christ, comme un seul cœur est constitué de deux ventricules. Suivant la même voie, tenant compte de la spécificité ecclésiale et de la disciplinaire particulière des Eglises orientales, j'ai également décidé...de réformer les règles de procédure matrimoniale dans le code canonique oriental.

Enfin le Saint-Père souligne l'importance du ministère de l'évêque, qui selon l'enseignement des pères orientaux est juge et médecin parce que l'homme, tombé et blessé, cause du péché originel et des péchés personnels...doit être soigné...avec des médicaments de la pénitence. Dieu lui obtient la guérison et le pardon, ainsi que la réconciliation avec l'Eglise. Constitué par l'Esprit comme figure du Christ, l'évêque est avant tout ministre de la miséricorde divine.

Le recours au siège métropolitain, caractéristique de la synodalité des Eglises orientales, doit être soutenu et encouragé. C'est pourquoi le Pape destine aux Synodes des Eglises orientales les recommandations de ce Motu Proprio.

Il décrète et établit que, dans le Titre XXVI Chapitre I du code des canons des Eglises orientales, les canons 1357 à 1377 sont entièrement remplacés par les nouvelles normes.

Présentation des Motu Proprio


Cité du Vatican, 8 septembre 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse ont été présentés les deux Motu Proprio du Pape François réformant la procédure canonique des causes en nullité du mariage (CIC: ''Mitis Iudex Dominus Iesus'' et CCEO: ''Mitis et Misericors Iesus''). Y ont pris part Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine et Président de la Commission spéciale pour cette réforme, le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs et Membre de cette commission, Mgr.Dimitrios Salachas, Exarque apostolique d'Athènes et Membre, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Membre, Mgr.Alejandro W.Bunge, Prélat Auditeur de la de la Rote Romaine et Secrétaire de cette commission, et le P.Nikolaus Schöch, OFM, Promoteur de Justice Substitut du Tribunal suprême de la Signature apostolique, Secrétaire.

Le Cardinal Coccopalmerio a insisté sur le fait que la réforme touche à la déclaration de nullité du lien matrimonial, et non de la nullité du mariage. Il s'agit donc de déterminer si un mariage est nul, et en cas de réponse affirmative d'en déclarer la nullité. Puis Mgr.Ladaria Ferrer a rappelé les points requis par le droit canonique pour la validité d'une union matrimoniale entre catholiques, et leur défaut qui fausse le consentement libre des époux. Selon l'enseignement de l'Eglise le mariage est un, et seulement entre un homme et une femme, sans possibilité d'une autre union tant que l'autre conjoint est vivant. Le mariage est indissoluble, ainsi que l'a enseigné Jésus et ainsi que l'ont confirmé nombre de témoins de cet enseignement. Dans l'épître aux Ephésiens, Paul explique que le mariage sacramental ne peut être rompu car il est l'expression de l'amour du Christ pour son Eglise... Et puis le mariage doit être ouvert à la transmission de la vie. Dans la civilisation traditionnelle on pouvait penser que l'enseignement de l'Eglise était connu et partagé. Mais des doutes fondés se sont fait jours ces derniers temps quant à la connaissance sérieuse qu'en ont les fidèles qui se marient. Un des effets de cette insuffisance de connaissance est la croyance selon laquelle un mariage pourrait être nul et n'avoir jamais existé. C'est précisément pour répondre à cette idée répandue que beaucoup ont suggéré de disposer d'une procédure rapide et sûre de résolution des cas, en mesure de pacifier les consciences".

Voici points forts de la réforme décidée par le Pape François:

L'évêque diocésain occupe un rôle central dans le cadre d'une vision collégiale. Il s'agit d'éviter laxisme comme archaïsme. Afin de prendre en compte le bien des fidèles et l'efficacité des meilleurs choix pastoraux en faveur des individus blessés, les évêques diocésains sont désormais habilités à juger sur place des cause en nullité. S'il n'est pas possible de disposer d'un collège, il pourrait désigner un juge unique, qui sera toujours un ecclésiatique.
Dans les cas de nullité évidente du mariage, la procédure doit être brève sans qu'on doive parler de décision sommaire ou administrative. La réforme s'applique au plus grand nombre et l'évêque est le juge. Flanqué de deux assesseur, il débattra avec eux de la certitude morale face aux éléments en faveur de la nullité. Acquise cette certitude, il prononcera la dissolution. En cas contraire la cause sera renvoyée à la procédure ordinaire. En cas d'un trop grand nombre de recours, l'évêque dispose de l'appui des tribunaux ecclésiastiques diocésains, inter-diocésains ou régionaux, et donc de leurs juges. La formation permanente permettra à chaque évêque disposant d'une juridiction pour ces causes de reconquérir le ministère propre que lui confère l'ordination, celui d'être le juge de ses fidèles.
Le recours à l'appel sera rare grâce à l'accord des parties et à l'évidence des éléments de nullité. En présence de ces derniers, qui permettent de le déclarer simplement dilatoire, l'appel sera rejeté a limine.
La procédure ordinaire ne devra pas durer plus d'un an, étant supprimé le système de la double sentence, renvoyant la cause au Tribunal de la Rote Romaine. Libre de tout appel, la sentence de nullité sera effective ipso facto. En cas d'appel contre une telle sentence, il sera rejeté in limine en absence d'arguments ou lorsque la démarche n'a pour but que de nuire à l'autre partie. C'est souvent le cas lorsque l'appelant non catholique s'est déjà remarié au civil
Cette réforme répond aux attentes de la majorité des fidèles, qui prônent le consulere conscientiae à l'exclusion de l'aspect civiliste. La nullité demandée pour motif de conscience porte à vivre à nouveau les sacrements, à perfection un nouveau lien qui soit cette fois stable et heureux.
La réforme de la procédure limitera le recours au Saint-Siège, les appels à la Rote Romaine ou, en cas de rejet de ce tribunal, le renvoi devant la Signature Apostolique.
L'homme vivant constitue la gloire de Dieu. Sauvé par l'action de l'Eglise, il en sollicite justice et miséricorde.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 8 septembre (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Raymond Poisson, Evêque de Joliette (superficie 8.800, population 281.000, catholiques 256.000, prêtres 103, diacres 7, religieux 230), au Canada. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Saint-Jérôme (Canada), il succède à Mgr.Gilles Lussier, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

lundi 7 septembre 2015

Eloge de la synodalité portugaise


Cité du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin à l'épiscopat du Portugal, remettant aux prélats ayant achevé leur visite Ad Limina un texte dans lequel il salue leur synodalité croissante. C'est, écrit-il, un "nouveau style de vie des Eglises particulières, avec des initiatives comme une enquête sur la foi de la population, prévue par le document sur le renouveau pastoral" national d'avril 2013. Le Saint-Père a ensuite rappelé que les rapports quinquennaux des diocèses montrent une Eglise présentant plus de lumière que d'ombre. Parallèlement, le peuple portugais est hospitalier, généreux et religieux. Il aime la paix et la justice et son épiscopat est uni, son clergé bien préparé tant spirituellement que culturellement. Les religieux et les consacrés restent fidèles aux charismes de leurs fondateurs, tandis que les laïcs manifestent bien la présence de l'Eglise. Par contre, le Pape met en garde devant l'abandon de la pratique par les jeunes après la confirmation. L'effort devant porter sur une catéchèse qui réponde à leurs attentes, il encourage les évêques à revoir tout le parcours catéchistique en l'adaptant aux différentes catégories d'âge.    

Ne pas rester indifférent au sort de qui souffre à de la guerre et de la violence


Cité du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). "La paix est toujours possible. Religions et cultures en dialogue", tel est le titre de la XXVIII Rencontre internationale pour la paix, organisée par la communauté San Egidio et qui, cette année, vingt ans après la fin de la guerre dans les Balkans, a lieu à Tirana (Albanie) du 6 au 8 septembre. Ces rencontres poursuivent le sillon tracé par saint Jean-Paul II avec la première d'entre elles en 1986 à Assise (Italie). Voici de larges extraits du message que le Saint-Père a envoyé aux participants, signé du 29 août 2015, en la mémoire du martyre de saint Jean-Baptiste.


"Alors que les scénarios de l'histoire sont en pleine mutation et que les peuples se retrouvent confrontés à de profondes transformations parfois dramatiques, il semble encore plus nécessaire que les responsables des différentes religions se rencontrent, dialoguent, marchent ensemble et collaborent pour la paix, dans cet esprit d'Assise qui fait référence au témoignage lumineux de saint François. Cette année, vous avez choisi de faire étape à Tirana, capitale d'un pays devenu symbole de la coexistence pacifique entre religions différentes, après une longue histoire de souffrance...J'ai choisi l'Albanie comme premier pays à visiter parmi les pays européens, pour encourager le chemin de coexistence pacifique après les tragiques persécutions subies par les croyants albanais au siècle dernier. La longue liste de martyrs parle encore aujourd'hui de cette sombre période, mais elle parle aussi de la force de la foi qui ne fléchit pas devant la force du mal. En aucun autre pays du monde la décision d'exclure Dieu de la vie d'un peuple n'a été aussi forte: un simple signe religieux suffisait à punir par la prison ou par la mort. Cette si triste primauté a profondément marqué le peuple albanais jusqu'au moment de la liberté retrouvée, lorsque les membres des différentes communautés religieuses, éprouvés par cette souffrance commune, se sont retrouvés pour vivre ensemble dans la paix. C'est justement parce qu'elle a son fondement en Dieu que la paix est toujours possible, comme l'affirme l'intitulé de votre rencontre cette année. Il faut réaffirmer cette vérité surtout aujourd'hui, alors que dans certaines parties du monde semblent prévaloir les violences, les persécutions et les abus contre la liberté religieuse, ainsi que la résignation face aux conflits qui perdurent. Nous ne devons jamais nous résigner à la guerre! Et nous ne pouvons rester indifférents face à ceux qui souffrent à cause de la guerre et de la violence. C'est pourquoi j'ai choisi comme thème pour la prochaine Journée mondiale de la paix: Vaincs l'indifférence et gagne la paix. Mais la violence c'est aussi construire des murs et des barrières pour bloquer qui cherche un lieu de paix. C'est violence que de repousser en arrière qui tente de fuir des conditions inhumaines dans l'espérance d'un avenir meilleur. C'est violence que de mettre à l'écart de la société des enfants et des personnes âgées et de leur ôter la vie! C'est violence que de creuser encore le fossé entre qui gaspille le superflu et qui manque du nécessaire!... Dans notre monde, la foi en Dieu nous fait croire et nous fait crier à haute voix que la paix est possible. C'est la foi qui nous pousse à nous confier à Dieu et à ne pas nous résigner à l'œuvre du mal. Comme croyants nous sommes appelés à redécouvrir cette vocation universelle à la paix déposée au cœur de nos diverses traditions religieuses, et à la re-proposer avec courage aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui. Je répète ce que j'avais dit à ce propos à Tirana en m'adressant aux leaders religieux: La religion authentique est source de paix et non de violence! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre des violences! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège! Discriminer au nom de Dieu est inhumain".

Dieu s'ouvre à l'humanité


Cité du Vatican, 6 septembre 2015 (VIS). Le récit évangélique de la guérison du sourd-muet, qui illustre la façon dont Jésus rétablit la pleine communication de la personne avec Dieu et avec les autres, a été au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus dominical. Le Saint-Père a expliqué aux milliers de fidèles réunis à midi Place St.Pierre que le miracle se situe dans la zone de la Décapole c'est-à-dire en territoire païen. Pourtant le sourd-muet amené à Jésus devient le symbole du non-croyant qui accomplit un chemin vers la foi. "En effet -a dit le Pape-, sa surdité exprime l'incapacité d'écouter et de comprendre non seulement les paroles des hommes, mais aussi la Parole de Dieu. Et saint Paul nous rappelle que la foi naît de l'écoute de la prédication": La première chose que fait Jésus est d'emmener cet homme loin de la foule parce qu'il "ne veut pas faire de publicité au geste qu'il est sur le point d'accomplir, mais il ne veut pas non plus que ses paroles soit couvertes par le bruit des voix et des conversations environnantes. La Parole de Dieu que le Christ nous transmet a besoin de silence pour être entendue comme Parole qui guérit, qui réconcilie et rétablit la communication". Jésus touche ensuite les oreilles et la langue du sourd-muet pour rétablir, à travers ce contact, la communication qui était bloquée. Mais le miracle "est un don d'en-haut, que Jésus implore du Père. C'est pourquoi il lève les yeux au ciel et ordonne: Ouvre-toi! Et les oreilles du sourd s'ouvrent, le nœud de sa langue se délie et il se met à parler correctement". Le récit nous informe que "Dieu n'est pas fermé sur lui mais s'ouvre et se met en communication avec l'humanité. Dans son immense miséricorde, il dépasse l'abysse de la différence infinie entre lui et nous, et vient à notre rencontre. Pour réaliser cette communication avec l'homme, Dieu se fait homme. Cela ne lui suffit pas de nous parler par la loi et les prophètes, mais il se rend présent en la personne de son Fils, la Parole faite chair. Jésus est le grand constructeur de ponts qui se fait pont de la communication pleine avec le Père".


"Mais cet Evangile nous parle aussi de nous. Souvent, nous sommes repliés et fermés sur nous-mêmes, et nous créons tant d'îles inaccessibles et inhospitalières. Ainsi les rapports humains les plus élémentaires créent parfois des situations incapables d'ouverture réciproque: Un couple fermé, une famille fermée, un groupe fermé, une paroisse fermée, une patrie fermée... Cela n'est pas Dieu! C'est notre péché. Pourtant, à l'origine de notre vie chrétienne, dans le baptême, il y a justement ce geste et cette parole de Jésus: Effatà! Ouvre-toi! Et le miracle s'est accompli; nous avons été guéris de la surdité de l’égoïsme et du mutisme de la fermeture et du péché, et nous avons été insérés dans la grande famille de l'Eglise. Nous pouvons entendre Dieu qui nous parle et communiquer sa parole à ceux qui ne l'ont jamais entendue, ou à celui qui l'a oubliée et enterrée sous les préoccupations et les pièges du monde".

Que chaque diocèse d'Europe accueille une famille de réfugiés


Cité du Vatican, 6 septembre 2015 (VIS). Après l'angélus, le Pape a lancé un vibrant appel afin que tous les diocèses d'Europe accueillent une famille parmi les dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les guerres et persécutions. "La miséricorde de Dieu -a-t-il dit- se reconnaît à travers nos œuvres, comme en témoigne la vie de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta dont nous avons commémoré hier l'anniversaire de la mort. Face à la tragédie de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient la mort à cause de la guerre et de la faim, et qui sont en chemin vers une espérance de vie, l'Evangile nous appelle, nous demande d'être les prochains des plus petits et abandonnés, de leur donner une espérance concrète. Il ne s'agit pas seulement de dire: Courage, patience! L'espérance chrétienne est combattive, avec la ténacité de celui qui va vers un objectif sûr. C'est pourquoi, en vue du Jubilé de la miséricorde, j'adresse un appel aux paroisses, aux communautés religieuses, aux monastères et aux sanctuaires de toute l'Europe à exprimer concrètement l'Evangile et à accueillir une famille de réfugiés. Un geste concret en préparation de l'Année sainte de la miséricorde. Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d'Europe accueille une famille, en commençant par mon diocèse de Rome. Je me tourne vers mes frères évêques d'Europe, véritables pasteurs, afin qu'ils soutiennent mon appel dans leurs diocèses, rappelant que Miséricorde est le deuxième nom de l'amour: Tout ce que vous avez fait à un seul de mes frères les plus petits, c'est à moi que vous l'avez fait. Les deux paroisses du Vatican accueilleront aussi ces jours-ci deux familles de réfugiés".


Le Pape a ensuite évoqué la rencontre des évêques du Vénézuela et de Colombie qui examinent ensemble la douloureuse situation qui s'est créée à la frontière des deux pays. "Je vois en cette rencontre un signe clair d'espérance. J'invite tous, en particulier les peuples vénézuéliens et colombiens, à prier pour que dans un esprit de solidarité et de fraternité, les difficultés actuelles puissent être dépassées". Puis il a rappelé qu'hier en Espagne ont été béatifiées les religieuses de l'institut St.Joseph de Gerona, tuées pour leur fidélité au Christ et à l'Eglise. Malgré les menaces et les intimidations, ces femmes restèrent courageusement à leur place pour assister les malades, en se confiant à Dieu. Que leur témoignage héroïque, jusqu'à l'effusion du sang, donne force et espérance à ceux qui aujourd'hui sont persécutés en raison de leur foi chrétienne. Et nous savons qu'ils sont nombreux". Enfin, le Saint-Père a évoqué l'inauguration, vendredi dernier, à Brazzaville, capitale de la République du Congo, des Onzièmes Jeux africains, auxquels participent des milliers d'athlètes de tout le continent. "Je souhaite que cette grande fête du sport contribue à la paix, à la fraternité et au développement de tous les pays d'Afrique".

Audience aux Cellules paroissiales d'évangélisation


Cité du Vatican, 5 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a rencontré ce matin plus de 5.000 membres des Cellules paroissiales d'évangélisation, provenant de diverses parties du monde et conduits par son fondateur, le prêtre italien Piergiorgio Perini. Le réseau, qui aide les curés à former leurs paroissiens à la mission évangélisatrice, a reçu son statut canonique le 15 avril dernier: Votre élan missionnaire exige avant tout, leur a-t-il dit, "d'écouter l'Esprit qui continue de parler à son Eglise et de la guider dans des voies peu fréquentées mais décisives. Restez donc ouverts à cette écoute et ne vous laissez pas décourager par la fatigue et les difficultés du moment. Telle est la condition pour demeurer fidèles au Seigneur tout en trouvant le moyen de surmonter les obstacles qui se dressent sur le chemin de l'évangélisation". Les cellules aident les paroisses "à devenir une famille dans laquelle se retrouve la riche et multiforme réalité de l'Eglise. Visiter les foyers et partager les attentes des gens...constitue une expérience d'évangélisation comme aux premiers temps de l'Eglise". Ce style de vie communautaire induit "d'accueillir chacun sans le juger et de lui offrir la présence de Dieu et l'affection des frères. Cette forme de mission par l'accueil constitue un des premiers signes de la communion dont nous devons témoigner". Puis le Saint-Père a salué la volonté de ses hôtes de constituer "de véritables communautés eucharistiques au sein desquelles rompre le pain en reconnaissant la présence réelle du Christ parmi vous... Vos statuts ayant été approuvés le dimanche de la Miséricorde, vous devrez témoigner de la tendresse du Père et de sa présence auprès de chacun, de qui est faible ou isolé.

Envoyé spécial en Bolivie


Cité du Vatican, 5 septembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 22 août par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Fernando Sturla Berhouet, SDB, Archevêque de Montevideo (Uruguay), son Envoyé spécial au V Congrès eucharistique national de Bolivie (Tarija 16 - 20 septembre). Il sera accompagné de l'Abbé Diego Luis España González, Vicaire général du diocèse de Tarija, et de l'Abbé Pablo César Alcoba Miranda, Vicaire épiscopal de ce même diocèse.


Réforme du traitement des causes en nullité du mariage


Cité du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Demain 8 septembre, à midi près la Salle de Presse seront présentés les deux Motu Proprio du Pape François réformant la procédure canonique des causes en nullité du mariage (CIC: ''Mitis Iudex Dominus Iesus'' et CCEO: ''Mitis et Misericors Iesus''). La présentation sera faite par:

Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine et Président de la Commission spéciale pour cette réforme.

Le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs et Membre de cette commission.

Mgr.Dimitrios Salachas, Exarque apostolique d'Athènes et Membre de cette commission.

Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi et Membre de cette commission.

Mgr.Alejandro W.Bunge, Prélat Auditeur de la de la Rote Romaine et Secrétaire de cette commission.


Le P.Nikolaus Schöch, OFM, Promoteur de Justice Substitut du Tribunal suprême de la Signature apostolique et Secrétaire de cette commission.

Audiences


Cité du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en deux groupes distincts les prélats de la Conférence épiscopale portugaise, en visite Ad Limina:

D'abord, le Cardinal José Macário do Nascimento Clemente, Patriarche de Lisbonne, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Joaquim Augusto da Silva Mendes, Mgr.Nuno Brás da Silva Martins et Mgr.José Augusto Traquina Maria.

Mgr.António de Sousa Braga, Evêque de Angra.

Mgr.António José Cavaco Carrilho, Evêque de Funchal, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Teodoro de Faria.

Mgr.Manuel da Rocha Felicio, Evêque de Guarda.

Mgr.António Augusto dos Santos Marto, Evêque de Leiria - Fátima, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Serafim de Sousa Ferreira e Silva.

Mgr.Antónino Eugénio Fernandes Dias, Evêque de Portalegre Castelo Branco.

Mgr.Manuel Pelino Domingues, Evêque de Santarém.

Mgr.Gilberto Délio Gongalves Canavarro dos Reis, Evêque de Setúbal, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Manuel da Silva Martins.

Mgr.José Francisco Sanches Alves, Archevevêque d'Evora, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Maurílio Jorge Quintal de Gouveia.

Mgr.António Vitalino Fernandes Dantas, Evêque de Beja, accompagné de son Coadjuteur, Mgr.José Jogo dos Santos Marcos.

Mgr.Manuel Neto Quintas, Evêque de Faro, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Manuel Madureira Dias.

Ensuite, Mgr.Jorge Ferreira da Costa Ortiga, Archevêque de Braga, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Francisco José Villas-Boas Senra de Faria Coelho.

Mgr.António Manuel Moiteiro Ramos, Evêque d'Aveiro.

Mgr.José Manuel Garcia Cordeiro, Evêque de Bragança Miranda, accompagné de ses prédécesseurs, Mgr.António José Rafael et Mgr.António Montes Moreira.

Mgr.Virgilio do Nascimento Antunes, Evêque de Coimbra.

Mgr.António José da Rocha Couto, Evêque de Lamego, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Jacinto Tomás de Carvalho.

Mgr.António Francisco dos Santos, Evêque de Porto, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.António Maria Bessa Taipa et Mgr.João Evangelista Pimentel Lavrador, Mgr.Pio Gonçalo Alves de Sousa, ainsi que de l'ancien Auxiliaire Mgr.João Miranda Teixeira.

Mgr.Anacleto Cordeiro Gongalves de Oliveira, Evêque de Viana do Castelo, accompagné de son prédécesseur, Mgr.José Augusto Martins Fernandes Pedreira.

Mgr.Amandio José Tomás, Evêque de Vila Real.

Mgr.Ilídio Pinto Leandro, Evêque de Viseu.

Mgr.Manuel da Silva Rodrigues Linda, Ordinaire militaire, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Januário Torgal Mendes Ferreira.

Samedi dernier, 5 septembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.


Mgr.Sérgio da Rocha, Archevêque de Brasília et Président de la Conférence épiscopale brésilienne, accompagné de Mgr.Murilo Sebastiao Ramos Krieger, Archevêque de Sao Salvador de Bahia et Vice Président, et de Mgr.Leonardo Ulrich Steiner, Auxiliaire de Brasília et Secrétaire général.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 5 septembre (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Guy Chevalier, SSCC, à la charge pastorale du diocèse de Taiohae (Marquises / France), auquel succède son Coadjuteur, Mgr.Pascal Chang-Soi, SSCC.

Confirmé l'élection de l'Abbé Kévork Assadourian comme Auxiliaire de l'éparchie patriarcale arménienne de Beyrouth. L'Evêque élu, né en 1961 à Kamichlie (Syrie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Archiprêtre curé à Paris (éparchie arménienne de France).

Nommé Membres de la Commission pontificale pour l'Amérique latine, le Cardinal Daniel Fernando Sturla Berhouet, Archevêque de Montevideo (Uruguay), le Cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, Evêque de David (Panama), et Mgr.André Stanovnik, Archevêque de Corrientes (Argentine).

Nommé le Cardinal Zenon Grocholewski, son Envoyé spécial à la clôture du 500 anniversaire de la Vierge de Lask (Pologne 8 novembre).

Nommé Mgr.Thomas E.Gullickson, Nonce apostolique en Suisse et au Liechtenstein, jusqu'ici Nonce en Ukraine.

vendredi 4 septembre 2015

Message au Congrès international de théologie de Buenos Aires


Cité du Vatican, le 4 septembre 2015 (VIS). Hier le Pape s'est adressé par vidéo aux participants du Congrès international de théologie qui s'achevait à Buenos Aires (''Vatican II, mémoire, présent et perspectives''), organisé dans le cadre des commémorations du centenaire de la Faculté de théologie de l'Université catholique argentine et du cinquantième anniversaire de la clôture du Concile:

Il s'agit, a dit le Saint-Père, "de faire le point sur la santé d'une Eglise particulière, mais aussi de célébrer la vie, l'histoire et la foi du Peuple de Dieu dans ce pays... Or aucune Eglise ne peut vivre isolée ou croire être le propriétaire et unique interprète de la réalité et de l'action de l'Esprit. Aucune communauté n'a le monopole de l'interprétation ou de l'inculturation. D'autre part, il ne saurait y avoir d'Eglise universelle qui se détourne des réalités locales... Cela nous conduit à comprendre qu'on est pas chrétien de la même manière...en Inde, au Canada ou à Rome. La tâche majeure du théologien est de discerner, de réfléchir sur ce qu'est être chrétien aujourd'hui?... Pour répondre à cet enjeu, nous devons surmonter deux tentations. La première est la condamnation. L'expression familière Tout était mieux avant signifie se réfugier dans le conservatisme ou le fondamentalisme, ou à l'inverse tout sacraliser du passé, tout rejeter de la nouveauté, de relativiser toute la sagesse nouvelle issue du patrimoine ecclésial. Pour surmonter ces tentations, il faut user de la réflexion et du discernement, prendre au sérieux la tradition ecclésiale et la réalité, les faire dialoguer. On voit souvent une opposition entre la théologie et la pastorale, comme si elles étaient opposés, des réalités séparées et sans liens l'une avec l'autre... Générer une fausse opposition entre la théologie et pastorale, entre croire réflexion et vie chrétienne... Dépasser ce divorce a précisément été l'une des contributions majeures de Vatican II. Comment oublier les paroles de Jean XXIII à l'ouverture du Concile?: Une chose est la substance de la doctrine, du dépôt de la foi, une autre la façon de faire les formuler". Nous devons être attentifs "à bien distinguer le message de son mode de transmission, selon les schèmes culturels de chaque époque. Ne pas faire cet exercice de discernement conduit à trahir le contenu du message ... Si cet exercice théologique fait défaut, on a une mutilation de la mission. La doctrine est pas, une dynamique privée et qui ne doit pas soulever de questions et de doutes. Au contraire elle a un visage, un corps appelé Jésus-Christ, une vie offerte de génération en génération partout et à tous les hommes".

''Les questions de notre peuple, ses détresses et combats, ses rêves et préoccupations ont une valeur herméneutique nous ne pouvons ignorer si nous prenons au sérieux le principe de l'incarnation... Nos formulations de la foi sont nées de débats et de confrontations, au contact de diverses cultures, communautés, peuples et contextes historiques... Un chrétien devient suspect lorsqu'il est suspicieux. Il doit accepter d'être critiqué par ses interlocuteurs. Les gens comme les périphéries ne sont pas facultatifs, mais nécessaires à une meilleure compréhension de la foi. Il est par conséquent important de se demander à qui nous pensons quand nous faisons de la théologie... N'oublions pas le Saint-Esprit qui habite les personnes qui prient et qui est l'objet même de la théologie. Une théologie née hors de lui peut revêtir un bel aspect. Mais elle sera sans contenu. Permettez-moi de noter trois caractères pour l'identité du théologien:

1.Le théologien est d'abord un fils de son peuple. Il ne peut pas et ne veut pas ignorer les siens. Il doit les rencontrer, parler leur langue, connaître leurs racines, leur histoire et leurs traditions. Il est l'homme qui apprend à apprécier ce qu'il reçoit comme signe de la présence de Dieu, parce qu'il sait que la foi ne lui appartient pas. Ceci l'amène à reconnaître que le peuple croyant au sein duquel il est né, possède un sens théologique qu'il ne doit pas ignorer.
2.Le théologien est aussi un croyant, une personne qui a de l'expérience de Jésus-Christ et a découvert qu'il ne peut vivre sans lui....Théologien est celui qui sait ne pouvoir vivre sans l'objet sujet de son amour et qui consacre sa vie à partager avec ses frères.
3.Le théologien est prophète. Un des plus grands défis dans le monde d'aujourd'hui est non seulement la facilité avec laquelle on peut oublier Dieu... La crise actuelle a pour coeur l'incapacité des gens à croire en quoi que ce soit hors d'eux-mêmes... ce qui produit une rupture dans les identités personnelles et sociales. Cette situation engendre un processus d'aliénation par manque autant d'avenir que de passé. Le théologien est prophète car il maintient vivante la conscience du passé et anime l'invitation à aller de l'avant. Il est capable aussi de dénoncer toutes les aliénations parce qu'il détecte et réfléchit sur la tradition de l'Eglise comme sur l'espérance à laquelle nous sommes tous appelés.

Par conséquent, il y n'a qu'une façon de faire de la théologie, à genoux. C'est là non seulement un acte de piété et de prière, mais une méthode pour penser la théologie dans une réalité dynamique entre penser et la prier. Une théologie à genoux encourage à penser et prier en pensant". 

In memoriam


Cité du Vatican, 4 septembre 2015 (VIS). Voici les données rleatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

Mgr.Simon-Pierre Saint-Hillien, CSC, Evêque de Hinche (Haïti), le 22 juillet à 64 ans.

Le Cardinal William Wakefiled Baum (USA),ancien Grand Pénitencier, le 23 juillet à 88 ans.

Mgr.Fransiskus Xaverius Rocharjanta Prajasuta, MSF, Evêque émérite de Banjarmasin (Indonésie), le 28 juillet à 83 ans.

Mgr.Salvatore Cassisa, Archevêque émérite de Monreale (Italie), le 3 août à 93 ans.

Mgr.Rogleio Ricardo Livieres Plano, Evêque émérite de Ciudad dle Este (Paraguay), le 14 août à 69 ans.

Le Cardinal László Paskai, OFM, Archevêque émérite d'Esztergom - Budapest (Hongrie), le 17 août à 88 ans.

Mgr.Vladimír Filo, Evêque émérite de Rožňava (Slovaquie), le 18 août à 75 ans.
Mgr.Paul Lokiru Kalanda, Evêque émérite de Fort Portal (Ouganda), le 19 août à 88 ans.

Mgr.Gaetano Aldo (Thomas) Donato, Auxiliaire de Newark (USA), le 25 août à 74 ans.

Mgr.Maroun Khoury Sader, Archevêque maronite émérite de Tyr (Liban), le 26 août à 88 ans.

Mgr.Abad Carmleo Domênico Recchia, O.Cist, Evêque émérite de Claraval (Brésil), le 26 août à 93 ans.
Mgr.Francisco Capiral San Diego, Evêque émérite de Pasig (Philippines), le 26 août à 79 ans.
Mgr.Józef Wesołowski (Pologne), ancien Nonce apostolique, le 28 août à 67 ans.

Mgr.Carlos María Ariz Bolea, CMF, Evêque émérite de Colón - Kuna Yala (Panama), le 29 août à 86 ans.

Mgr.Pierfranco Pastore (Italie), ancien Secrétaire du Conseil pontifical pour les communications sociales, le 30 août à 88 ans.


Mgr.George Hamilton Pearce, SM, Archevêque émérite de Suva (Fidji), le 30 août à 94 ans.

jeudi 3 septembre 2015

Visite du Président israélien


Cité du Vatican, 3 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président israélien M.Reuven Rivlin, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ces entretiens ont permis d'aborder une situation socio-politique régionale caractérisée par plusieurs conflits. Dans ce cadre, une attention particulière a été portée au sort des chrétiens et des autres minorités. Les parties ont souligné l'importance du dialogue inter-religieux et de l'engagement des responsables religieux dans le processus de réconciliation et de construction de la paix. Elles sont également tombées d'accord sur l'importance de rétablir la confiance entre israéliens et palestiniens, comme sur l'urgence de relancer la négociation directe en vue d'un accord respectueux des légitimes aspirations des deux peuples, lequel sera fondamental pour la paix et la stabilité de toute la région. Il a enfin été question des relations entre Israël et le Saint-Siège, ainsi que des rapports locaux entre les autorités et les communautés catholiques, et ce dans la perspective espérée de la conclusion de l'accord bilatéral en cours de négociation et de la résolution de certains points d'intérêt commun tel le statut des écoles chrétiennes en Israël. 

Le Pape reçoit l'Institut séculier des prêtres de Schönstatt


Cité du Vatican, 3 septembre 2015 (VIS).Ce matin, le Pape a reçu le chapitre général de l'Institut séculier des prêtres de Schönstatt, dont il a salué le charisme apostolique et la capacité de transmettre aux plus jeunes selon leur esprit de mission: "Vous savez tous qu'un charisme n'est pas un objet de musée, immobile dans une vitrine, à seulement admirer. Maintenir la pureté d'un charisme ne veut pas dire le conserver clos dans une bouteille comme de l'eau distillée qu'il ne faudrait pas soumettre aux pollutions extérieures". Puis il a rappelé que le fondateur, le P.José Kentenich, avait dit vrai en affirmant qu'il faut agir avec les yeux et le coeur de Dieu, la main et la pulsation du temps. "Ce sont là des piliers pour une vraie vie spirituelle... Le rapport à Dieu ne peut être un prétexte à négliger la prière au profit d'un ministère suractif... Ce serait une grave erreur de penser qu'un charisme se conserve vivant en se concentrant sur des structures extérieures...ou en s'en tenant à la forme. Dieu nous libère du fonctionnalisme. La vitalité de tout charisme réside dans l'amour premier, alimenté jour après jour, dans la disponibilité à écouter et à répondre avec générosité... Le Christ doit en cela occuper le centre de notre vie". Un second pilier se résume dans la la formule Prendre de pouls du temps, qui correspond à la réalité des personnes... Dialoguer avec Dieu dans la prière ne peut exclure d'être attentifs aux gens et à leurs situations. Il s'agit d'une seule démarche... Dans la rencontre de nos frères, en particulier de ceux qui plaisent moins à la société, nous voyons l'amour de Dieu, la chair même du Christ, qui n'est insensible à aucune situation... La prière permet de ne pas éviter le Christ qui souffre en nos frères. Apprenons à le servir" en les servant. L'héritage du P.Kentenich est une grande leçon.. Le prêtre n'est jamais arrivé ni passé devant les autres car il marche avec tous en aimant de l'amour du Christ, en le servant par l'offrande de sa vie... Demandons au Seigneur de nous donner sa force et des épaules capables comme les siennes de soutenir qui perd espoir, de qui se sent perdu, de qui n'a plus de but dans sa vie. Qu'il nous protège aussi du péril d'arrivisme dans notre vie sacerdotale".  
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