Cité
du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu les 300 participants au congrès international organisé par
la Fondation pour le développement raisonnable pour parler de
justice et de changements climatiques: On ne peut plus négliger,
a-t-il dit à ces représentants religieux et politiques, économiques
et scientifiques, "les graves répercussions sociales que ces
changements produisent. Ce sont d'abord les plus pauvres qui en
pâtissent le plus durement. Effectivement, le problème des
changements climatiques et avant tout une question de justice, mais
aussi de solidarité... La science et la technologie nous offrent des
capacités sans précédent. Notre devoir envers l'humanité, envers
les plus pauvres et les générations à venir, est d'en user
positivement. Serons-nous retenus comme la génération qui a rempli
son devoir? Au milieu de tant de contradictions, il existe
aujourd'hui des raisons suffisantes pour être optimistes... Dans
l'espoir d'y parvenir, je souhaite à chacun de vous d'avoir la
volonté de prendre part à tout ce qui concourt à la transmission
de la vie... Nous sommes tous appelés à rendre des comptes...sur la
base du rôle que nous avons dans la famille ou au travail, dans
l'économie ou la recherche, dans la vie sociale comme
institutionnelle... Il n'existe pas de solution miracle...mais chacun
peut apporter sa contribution à un résultat qui sera le fruit d'une
réflexion et d'un travail commun. L'hypocrisie serait le grand
ennemi de cette cause". Mais pour y réussir, il faut que
l'effort soit inspiré par une vision ample et claire du problème,
qui prenne en compte tous les acteurs, y compris ceux qui restent
souvent en marge des décisions... Ainsi pourront-ils faire entendre
leur voix partout où on cherche des solutions à la crise climatique
et à ses effets environnementaux et sociaux". Soulignant enfin
l'importance de la prochaine Conférence de Paris, pour laquelle il
recommande "un dialogue qui devienne une alliance réelle en vue
d'accords globaux et décisifs" sur le climat, le Saint-Père a
assuré ses hôtes de son soutien et de celui de toute l'Eglise",
y compris celui essentiel de la prière. Je soumets donc à la
bénédiction du Seigneur tous nos efforts, afin que l'humanité
sache entendre le cri de la terre comme celui des plus pauvres. Notre
mère terre ne peut être une exclue parmi les exclus!... Ainsi la
création sera-t-elle plus en accord avec la maison commune offerte
par le Père à l'humanité et à tous les créatures".
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
vendredi 11 septembre 2015
Envoyé spécial en France
Cité
du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 11 août par laquelle le
Saint-Père a nommé le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de
Paris (France), son Envoyé spécial à la messe de dédicace de la
nouvelle cathédrale de Créteil (France, 20 septembre).
Audiences
Cité
du Vatican, 11 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin le Cardinal Marc Ouellet, PS, Préfet de la
Congrégation pour les évêques.
jeudi 10 septembre 2015
Visite du Premier Ministre koweïtien
Cité
du Vatican, 10 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Premier Ministre koweïtien SA le Cheik Jaber Mubarak al-Hamad
al-Sabah, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro
Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard
Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Les parties
ont abordé plusieurs sujets d'intérêt partagé, comme la
participation de la minorité chrétienne à la société ou
l'importance de l'éducation afin de développer une culture du
respect et de la coexistence pacifique entre peuples et religions
différentes. Après quoi a été formalisé un accord de principe
entre le Ministère koweïtien des affaires étrangères et la
Secrétairerie d'Etat, signé par Mgr.Gallagher et par son homologue
le Cheik Sabah Khalid al-Hamad al-Sabah, qui engage les contractants
à renforcer et étendre leurs relations, notamment leur
collaboration en faveur de la paix et de la stabilité régionale et
internationale. Cet accord, qui embrasse les domaines politiques et
culturels, prévoit des instruments de consultation qui entrent
immédiatement en vigueur.
L'évêque doit être attentif à tous les aspects de l'existence
Cité
du Vatican,10 septembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est
adressé aux nombreux évêques ordonnés au cours de l'année
(environ 130), accompagné du Cardinal Ouellet, Préfet de la
Congrégation pour Les évêques, et du Cardinal Sandri, Préfet de
la Congrégation pour les Eglises orientales: Les évêques, leur
a-t-il rappelé, "sont témoins du Ressuscité, les éducateurs
et les chefs spirituels, les catéchistes, les missionnaires et les
mystagogues... Les évêques sont témoins de la Résurrection. Ceci
est votre tâche première et irremplaçable. On vous a confié la
prédication de Jésus ressuscité, la réalité qui maintient tout
l'édifice de l'Eglise...Il ne s'agit pas d'une proclamation évident
ou facile dans un monde content de son sort, au moins en apparence,
d'un monde capable de fournir des justifications à l'élimination du
problème de sa propre finalité... Et pourtant nous sommes assaillis
de questions sur les fins dernières. Comment pourrions-nous faire
face à ce présent inquiet si notre sentiment d'appartenance à la
communauté du Ressuscité s'affadissait? On ne saurait rappeler la
grandeur de la destinée humaine si manque le courage de subordonner
nos vies à l'amour qui ne meurt pas? Je pense aux défis dramatiques
qu'implique la mondialisation,... au phénomène de la migration...,
à l'environnement" qui "est menacé par l'exploitation à
courte vue de prédateur,... à la dignité et à l'avenir du travail
humain, dont les jeunes générations sont privées,... mais aussi à
la désertification des relations humaines...et l'abandon frappant
beaucoup de jeunes et à la solitude de beaucoup de personnes
âgées... Je ne veux pas mettre l'accent sur un ordre du jour...afin
de ne pas vous effrayer... Rappelez-vous toujours que l'Evangile vous
protégera. N'ayez donc pas peur d'aller partout libres à la
rencontre de ceux que le Seigneur vous a confiés... Aucun aspect de
la vie humaine ne doit être exclu de l'intérêt du Pastor...
Méfiez-vous et évitez le danger de négliger les réalités
multiples de votre troupeau. Ne renoncez pas aux rencontres, ne
limitez pas la prédication de la Parole du Seigneur, et invitez tous
à la mission".
"Les
évêques sont des éducateurs, des chefs spirituels et des
catéchistes. Avec les fidèles qui fréquent vos communautés et
reçoivent l'Eucharistie, je vous invite à être pédagogues, des
guides spirituels capables de les prendre par la main pour monter au
Tabor, pour les conduire à la connaissance du mystère qu'ils
professent... N'économisez aucune énergie pour les accompagner...
Les évêques sont des mystagogues: Les baptisés qui ne vivent pas
les exigences du baptême" doivent être pris en compte. La
semence de l'Evangile qui n'a pas germé en terre a besoin de soins.
"Certains se sont détournés déçus par les promesses de la
foi ou parce que la façon de les atteindre leur semblaient trop
exigeante. Beaucoup sont partis en claquant la porte en dénonçant
nos faiblesses... Soyez capables de croiser leur route...sans vous
scandaliser de leurs déceptions... Prenez le temps nécessaire sur
leur chemin d'Emmaüs...pour qu'ils puissent revenir vers celui dont
ils se sont détournés... Ils sont aussi des missionnaires de la
gratuité du salut...ouverts à qui ne connaît pas Jésus ou l'a
toujours rejeté. Allez à leur rencontre...sans peur ni préjugé...
Il est faux de croire que nous pouvons nous passer de ces frères
lointains... Voyant en nous le Seigneur qui les appelle, ils peuvent
trouver le courage de répondre à l'invitation de Dieu. Si oui, nos
communautés seront enrichies de tout ce qu'il y a à partager. Ainsi
nos cœurs de pasteurs se réjouiront-ils en répétant: Aujourd'hui
le salut est entré dans cette maison".
Le Pape reçoit les Equipes Notre Dame
Cité
du Vatican, 10 septembre (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les
responsables et conseillers spirituels des Equipes Notre Dame, à
l’occasion de leur rassemblement mondial. Il s'agit d'un mouvement
de spiritualité conjugale fondé en France en 1938, fondé par
l'Abbé Henri Caffarel dont la cause est introduite. Rappelant que le
prochain Synode des évêques va se pencher sur "ce que vivent
les familles, cellules vitales de nos sociétés et de l’Eglise, et
qui se trouvent menacées dans un contexte culturel difficile",
il a déclaré qu’un pareil mouvement "trouve toute sa place
dans l'attention que l’Eglise veut apporter aux familles, tant par
la compétence des couples qui participent aux équipes que par le
soutien fraternel apporté aux couples auprès desquels ils sont
envoyés".
"Je
souhaiterais, en effet, insister sur ce rôle missionnaire des
Equipes Notre Dame. Chaque couple engagé reçoit beaucoup,
certainement, de ce qu’il vit dans son équipe, et sa vie conjugale
s’approfondit en se perfectionnant grâce à la spiritualité du
mouvement. Mais, après avoir reçu du Christ et de l’Eglise, le
chrétien est irrésistiblement envoyé au dehors pour témoigner et
transmettre ce qu’il a reçu. La nouvelle évangélisation doit
impliquer que chaque baptisé soit protagoniste d’une façon
nouvelle. Les couples et les familles chrétiens sont souvent les
mieux placés pour annoncer Jésus-Christ aux autres familles, pour
les soutenir, les fortifier et les encourager. Ce que vous vivez en
couple et en famille... cette joie profonde et irremplaçable que le
Christ vous fait expérimenter par sa présence dans vos foyers au
milieu des joies et des peines, par le bonheur de la présence de
votre conjoint, par la croissance de vos enfants, par la fécondité
humaine et spirituelle qu’il vous accorde, tout cela vous avez à
en témoigner, à l’annoncer, à le communiquer au dehors pour que
d’autres soient, à leur tour, mis sur le chemin. En premier lieu,
j’encourage donc tous les couples à mettre en pratique et à vivre
en profondeur, avec constance et persévérance, la spiritualité que
suivent les Equipes. Je pense que les points concrets d’efforts
proposés sont vraiment des aides efficaces qui permettent aux
couples de progresser avec assurance dans la vie conjugale sur la
voie de l’Évangile. Je pense en particulier à la prière en
couple et en famille, belle et nécessaire tradition qui a toujours
porté la foi et soutenu l’espérance des chrétiens,
malheureusement abandonnée en de nombreuses régions du monde. Je
pense aussi au temps de dialogue mensuel proposé entre époux...qui
va tellement à contre courant des habitudes d’un monde pressé et
agité portant à l’individualisme, moment d’échange vécu dans
la vérité sous le regard du Seigneur, qui est un temps précieux
d’action de grâce, de pardon, de respect mutuel et d’attention à
l’autre. Je pense enfin à la participation fidèle à une vie
d’équipe, qui apporte à chacun la richesse de l’enseignement et
du partage, ainsi que les secours et le réconfort de l’amitié. Je
souligne, au passage, la fécondité réciproque de cette rencontre
vécue avec le prêtre accompagnateur. Je vous remercie, chers
couples des Equipes Notre Dame, d’être un soutien et un
encouragement dans le ministère de vos prêtres qui trouvent
toujours, dans le contact avec vos équipes et vos familles, joie
sacerdotale, présence fraternelle, équilibre affectif, et paternité
spirituelle".
"En
second lieu, j’invite les couples, fortifiés par la rencontre en
équipe, à la mission. Cette mission qui leur est confiée est
d’autant plus importante que l’image de la famille, telle que
Dieu la veut, composée d’un homme et d’une femme en vue du bien
des conjoints ainsi que de la génération et de l’éducation des
enfants, est déformée par de puissants projets contraires
sous-tendus par des colonisations idéologiques. Bien sûr, vous êtes
déjà missionnaires par le rayonnement de votre vie de famille
auprès de vos réseaux d’amitié et de relations, et même
au-delà. Car une famille heureuse, équilibrée, habitée de la
présence de Dieu parle d’elle-même de l’amour de Dieu pour tous
les hommes. Mais je vous invite aussi à vous engager, si cela est
possible, de manière toujours plus concrète et avec créativité
sans cesse renouvelée, dans les activités qui peuvent être
organisées pour accueillir former et accompagner dans la foi
notamment les jeunes couples, avant comme après le mariage".
"Je
vous exhorte aussi à continuer de vous faire proches des familles
blessées, qui sont si nombreuses aujourd’hui, que ce soit en
raison de l’absence de travail, de la pauvreté, d’un problème
de santé, d’un deuil, du souci causé par un enfant, du
déséquilibre provoqué par un éloignement ou une absence, d’un
climat de violence. Il faut oser aller au-devant de ces familles,
avec discrétion mais générosité, que ce soit matériellement,
humainement ou spirituellement, en ces circonstances où elles se
trouvent fragilisées. Enfin je ne peux qu’encourager les couples
des Equipes Notre Dame à être instruments de la miséricorde du
Christ et de l’Eglise envers les personnes dont le mariage a
échoué. N’oubliez jamais que votre fidélité conjugale est un
don de Dieu, et qu’à chacun de nous, il a été fait miséricorde.
Un couple uni et heureux peut comprendre mieux que tout autre, comme
de l’intérieur, la blessure et la souffrance que provoquent un
abandon, une trahison, une faillite de l’amour. Il importe donc que
vous puissiez apporter votre témoignage et votre expérience pour
aider les communautés chrétiennes à discerner les situations
concrètes de ces personnes, à les accueillir avec leurs blessures,
et à les aider à cheminer dans la foi et la vérité, sous le
regard du Bon Pasteur, pour prendre leur juste part dans la vie de
l’Eglise. N’oubliez pas non plus la souffrance indicible des
enfants qui vivent ces douloureuses situations familiales, vous
pouvez beaucoup leur donner. Chères Equipes Notre Dame, je vous
renouvelle ma confiance et mes encouragements. La cause de
béatification de votre fondateur, le Père Henri Caffarel est
introduite à Rome, je prie pour que l’Esprit éclaire l’Eglise
dans le jugement qu’elle aura un jour à prononcer à ce sujet. Je
confie vos couples à la protection de la Vierge Marie et de Saint
Joseph, et je vous accorde, de grand cœur, la bénédiction
apostolique".
Prochain voyage pastoral du Pape en Afrique
Cité
du Vatican, 10 septembre (VIS). La Salle de Presse annonce que, à
l'invitation des chefs d'Etat et des épiscopats locaux, le
Saint-Père effectuera un voyage pastoral en Afrique, du 25 au 27
novembre au Kenya, du 27 au 29 en Ouganda, puis en Centrafrique les
29 et 30. Le programme en sera prochainement rendu public.
Audiences
Cité
du Vatican, 10 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique au Canada.
mercredi 9 septembre 2015
Raviver l'alliance entre famille et communauté
Cité
du Vatican, 9 septembre 2015 (VIS). Ce matin, à l'audience générale
tenue Place St.Pierre, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au
"lien pour ainsi dire naturel entre la famille et la communauté
chrétienne car l'Eglise est une famille spirituelle et la famille
une Eglise domestique. La communauté chrétienne est la maison de
qui croie en Jésus comme source de la fraternité humaine. L'Eglise
avance au milieu des peuples, des personnes et de leur histoire...
C'est l'histoire qui compte pour le Seigneur, alors que celle,
passagère, des grands de ce monde s'écrit dans des livres.
L'histoire des affections humaines s'inscrit elle dans le coeur de
Dieu, et y demeure éternellement. La famille est le lieu de la vie
et de la foi...irremplaçable et ineffaçable... La vie pleine, celle
qui aboutira à la contemplation éternelle de Dieu, débute au sein
de la famille".
"Lorsque
Jésus quitta Nazareth pour entamer sa vie publique, il constitua une
communauté, une assemblée de personnes convoquées, au sens même
du mot Eglise... Elle se présenta sous la forme d'une famille
accueillante et non d'une secte close". Aux côtés d'apôtres
il y avait l'affamé et l'assoiffé, l'étranger et le persécuté,
la pécheresse et le publicain... Or Jésus ne cesse d'accueillir et
de parler à tous, y compris à qui n'attend plus de rencontrer Dieu.
C'est là une leçon pour l'Eglise car les disciples sont choisis
afin de prendre soin de cette assemblée, de la famille des hôtes de
Dieu". Il est indispensable aujourd'hui "de raviver
l'alliance entre la famille et la communauté chrétienne, d'autant
que famille et paroisse sont des espaces où se réalise la communion
d'amour découlant de Dieu même. Une Eglise selon l'Evangile ne peut
qu'être une maison accueillante, aux portes ouvertes. Portes
fermées, l'Eglise ne peut se prétendre Eglise, la paroisse ne peut
se dire Eglise... Elles ne sont que des musées. Aujourd'hui plus que
jamais cette alliance est cruciale. Face aux pouvoirs idéologiques,
politiques et financiers, nous plaçons notre espérance dans ces
centres d'amour, évangélisateurs et riches de chaleur humaine,
fondés sur la solidarité, le partage et le pardon... Une foi
généreuse est nécessaire pour avoir l'intelligence et le courage
de raviver cette espérance. Certes, parfois les familles font marche
arrière en prétendant ne pas être à la hauteur, être démunie...
Mais personne n'est à la hauteur! Et rien n'est gratuit... Sans la
grâce de Dieu, personne n'est capable de quoi que ce soit. Or le
Seigneur n'entre jamais dans une famille sans opérer quelque
miracle. Souvenons nous de ce qu'il fit à Cana. Dans ses mains, nous
sommes tous capables de miracle, d'un miracle de chaque jour... La
communauté chrétienne doit donc faire son devoir...en favorisant le
dialogue et l'estime partagée de ses membres. Les familles doivent
assumer leur devoir d'apporter leurs dons à la communauté car
chacun doit être conscient de ce que la foi chrétienne se déroule
sur le champ de la vie. Chaque famille, chaque paroisse doit
accomplir le miracle d'une vie plus communautaire au sein de la
société".
Après
la catéchèse, le Saint-Père a salué les différents groupes,
avant d'évoquer la fête de saint Pierre Claver, jésuite patron des
missions d'Afrique, un exemple de service aux ultimes. A sa suite, il
a encouragé les jeunes à la solidarité avec qui est dans le
besoin, à aider les malades à porter leur croix, puis recommandé
aux jeunes mariés de s'inspirer de son amour du Christ afin que
l'amour soit au coeur de leur union.
Protection des victimes de violences ethnique et religieuse au Moyen-Orient
Cité
du Vatican, 9 septembre (VIS). Hier à Paris (France), le Secrétaire
pour les relations avec les états est intervenu à la Conférence de
l'ONU sur la protection des victimes de violences ethnique et
religieuse au Moyen-Orient. Mgr.Paul Richard
Gallagher a d'abord rappelé que le monde est témoin depuis un an
"des atrocités inouïes perpétrées par différentes parties
au Moyen-Orient, qui ont notamment contraint des milliers de
Chrétiens et de personnes appartenant à d’autres minorités
religieuses ou ethniques, à quitter leurs foyers pour fuir et
chercher refuge ailleurs, dans des conditions de précarité, et en
ayant à endurer de grandes souffrances physiques et morales. Sont
ici en jeu des principes fondamentaux tels que la valeur de la vie,
la dignité humaine, la liberté religieuse, la paix et l’harmonie
entre les personnes et les peuples. Le phénomène se
poursuit...alors que se perpétuent les violations des droits de
l’homme et du droit humanitaire international de la part du
prétendu Etat islamique, comme aussi celles commises par d’autres
parties impliquées dans le conflit. Le drame migratoire de ces
dernières semaines, à propos duquel l’Europe s’est vue
quasiment obligée de prendre la situation plus à cœur, constitue
une preuve irréfutable de cette tragédie". Après quoi le
représentant du Saint-Siège a tenu à souligner trois aspects de la
problématique, importants "si l’on ne veut pas se contenter
de regarder uniquement la situation présente, mais penser aussi au
futur des minorités ethniques et religieuses au Moyen-Orient.
La
sensibilisation de la communauté internationale pour faire face à
l’urgence humanitaire et la garantie de conditions minimum de
sécurité pour les minorités et pour les communautés chrétiennes.
Actuellement, la situation nous oblige à faire face à l’urgence
humanitaire, afin de pourvoir aux besoins en nourriture, en eau, en
hébergement, en éducation des jeunes, en travail et en soins
médicaux de tant de personnes, de migrants et de réfugiés dans
tout le Moyen-Orient. Pourtant, si l’on pense à plus long terme,
d’autres mesures apparaissent indispensables pour garantir leur
présence sur leur terre d’origine. Parmi les défis à affronter,
je voudrais m’arrêter sur ceux qui concernent le respect des
droits de l’homme, et en particulier le droit à la liberté de
religion et de conscience. Rappelons tout d’abord que la liberté
de religion inclut, bien évidemment, la liberté de changer de
religion. Or, dans de nombreux pays du Moyen-Orient, il existe une
liberté de culte, mais parfois, l’espace laissé à la liberté de
religion est en réalité assez limité. Elargir cet espace de
liberté devient alors une nécessité pour garantir à tous les
membres des diverses communautés religieuses une véritable liberté
de vivre et de professer leur foi. D’une manière générale, il
semble opportun que les états de la région soient aussi directement
impliqués avec le reste de la communauté internationale dans la
protection des droits fondamentaux des Chrétiens et des personnes
appartenant à d’autres minorités religieuses. Il reste qu’il ne
s’agit pas de protéger l’une ou l’autre communauté
religieuse, ou l’un ou l’autre groupe ethnique en particulier,
mais bien de protéger des personnes qui appartiennent à l’unique
famille humaine, et dont les droits fondamentaux sont
systématiquement violés. Il faut pouvoir garantir le droit des
réfugiés à retourner dans leur pays d’origine et à vivre dans
la dignité et la sécurité. Ce droit doit être défendu et
garanti, autant par la communauté internationale, que par les Etats
dont les personnes déplacées et réfugiées sont les citoyens.
Soulignons qu’il ne suffit pas pour les Chrétiens et les membres
d’autres minorités religieuses ou ethniques d’être simplement
tolérés, mais qu’eux-mêmes aspirent à être considérés dans
leur pays d’origine comme des citoyens à part entière. A cet
égard, il est important que le concept de citoyenneté soit
appréhendé d’une manière toujours plus ample, de manière à
constituer un point de référence dans la vie sociale, pour la
garantie des droits de tous, y compris ceux des membres appartenant à
des minorités, et à travers la mise en place d’instruments
juridiques appropriés".
Il
convient aussi d'affronter "le phénomène du terrorisme et
favoriser le dialogue inter-religieux. Il est nécessaire de trouver
des mécanismes pour encourager tous les pays, y compris les pays à
majorité musulmane, à affronter le terrorisme de manière sérieuse,
en portant une attention particulière à la question de l’éducation.
A cet égard, l’enseignement dans les écoles, l’utilisation
d’internet, mais aussi le contenu des prédications des
responsables religieux, ne devraient pas donner libre cours à des
attitudes intransigeantes et extrémistes, ou à la radicalisation,
mais bien au contraire, promouvoir le dialogue et la réconciliation.
Par ailleurs, on ne doit pas oublier qu’il convient aussi de rester
attentifs par rapport à l’usage de diverses expressions et
manifestations que l’on rencontre parfois en Occident, afin
d’éviter les actes d’offense et de provocation au regard de ce
qui est cher, parfois même considéré comme sacré, dans certaines
religions. Il est aussi fondamental de favoriser le dialogue
inter-religieux, qui constitue un antidote contre le fondamentalisme
qui frappe les communautés religieuses. A ce propos, les leaders
religieux juifs, chrétiens et musulmans peuvent et doivent jouer un
rôle essentiel pour favoriser, non seulement le dialogue
inter-religieux et interculturel, mais aussi l’éducation à la
compréhension réciproque. De plus, ils ont le devoir de dénoncer
clairement l’instrumentalisation de la religion pour justifier la
violence. En outre, il convient de promouvoir une séparation
positive et respectueuse entre la religion et l’Etat. En ce sens,
on peut souhaiter voir mûrir dans les mentalités l’idée d’une
distinction nécessaire entre les deux domaines, en faveur d’une
autonomie et d’une indépendance réciproques, mais sans occulter
la collaboration indispensable entre les deux sphères qui peuvent
alors coexister sans s’opposer, grâce au dialogue entre les
autorités religieuses et les autorités politiques et dans le
respect de leurs compétences respectives. Comme l’a rappelé le
Pape François dans la lettre qu’il a adressée l’année
dernière, peu avant Noël, aux Chrétiens du Moyen-Orient, la
souffrance subie par les minorités ethniques et religieuses crie
vers Dieu et fait appel à l’engagement de tous, à travers la
prière et toutes sortes d’initiatives".
Audiences
Cité
du Vatican, 9 septembre 2015 (VIS). Hier
après-midi le Saint-Père a reçu Mgr.Emil Paul Tscherrig, Nonce
apostolique en Argentine.
mardi 8 septembre 2015
''Dominus Iesus Iudex Mitis'' et ''Mitis et Misericors Iesus''
Cité
du Vatican, 8 septembre, 2015 (VIS). ''Dominus Iesus Iudex Mitis'' et
''Mitis et Misericors Iesus'' sont les deux Motu Proprio, publiés
aujourd'hui, relatifs à la réforme de la procédure canonique pour
les causes en nullité de mariage (droit canonique latin et droit
canonique oriental).
Dans
le premier, le Pape écrit que, ''Juge clément et Pasteur de nos
âmes, le Seigneur Jésus a confiée à l'Apôtre Pierre et à ses
successeurs le pouvoir des clefs, afin d'accomplir dans l'Eglise
l'oeuvre de justice et de vérité. Ce pouvoir suprême de lier et de
délier confirme et justifie les pasteurs des Eglises particulières
dans lesquelles, devant le Seigneur, ils ont le droit et le devoir de
juger les fidèles. Au long des siècles, l'Eglise a progressivement
mieux compris les propos du Christ en matière matrimoniale,
approfondissant la doctrine de l'indissolubilité du lien sacré du
mariage. Ainsi a-t-elle développé le système la nullité du
mariage et discipliné la procédure judiciaire, de sorte que la
discipline ecclésiastique a été de plus en plus conforme à la
vérité de la foi professée. Tout cela s'est fait sous le sceau de
la loi suprême qu'est le salut des âmes... Conscient de cela, j'ai
décidé d'entreprendre la réforme de la nullité du mariage et
nommé à cette fin un groupe d'experts, éminents pour leur doctrine
juridique, leur prudence pastorale et leur expérience judiciaire.
Sous la direction du Doyen de la Rote Romaine ils ont rédigé un
projet de loi de réforme, dans le respect du principe de
l'indissolubilité du mariage... Ce groupe a élaboré un cadre qui,
après mûre réflexion et avec l'aide d'autres experts, a produit le
présent Motu Proprio. Aujourd'hui comme hier, le salut des âmes est
le but final des institutions, des lois et du droit qui permettent à
l'Evêque de Rome d'offrir aux autres évêques cette réforme. En
effet ils partagent avec lui la charge de l'Eglise, qui est de
sauvegarder l'unité de la foi et de la discipline sur le mariage,
fondement de la famille chrétienne. L'action réformatrice est
soutenue par un grand nombre de fidèles qui souhaitent être en paix
avec leur conscience, et qui sont souvent éloignés physiquement
comme moralement des structures juridiques de l'Eglise. La charité
et la miséricorde exigent que l'Eglise soit comme une mère face à
ses enfants considérés séparés. En ce sens, je réponds à la
plupart de mes frères évêques, réunis au récent Synode
extraordinaire, qui ont demandé des procédures plus rapides et plus
abordables. En conformités à ces attentes, j'ai décidé de fixer
Motu Proprio de nouvelles dispositions en matière de nullité
matrimoniale, qui favorisent un procédure simple et rapide...de
manière à atteindre le cœur de la clarification attendue par des
fidèles...opprimés par le doute. En cela j'ai suivi les traces de
mes prédécesseurs, qui voulaient que la cause de nullité
matrimoniale soit traitée d'une manière légale mais non
administrative...qui respecte le besoin absolu de défendre la vérité
du lien sacré en garantissant l'ordre judiciaire".
Le
pape décrit ci-dessous quelques critères de base qui ont guidé sa
réforme:
Une
sentence unique de nullité, exécutive sans plus de recours au
double appel, qui permette aux parties de contracter un nouveau
mariage canonique. Pour ce la certitude morale doit suffire au
premier juge.
Le
juge unique reste un ecclésiastique sous la responsabilité de son
évêque diocésain. Ce dernier doivent veiller à ce qu'il n'y ait
aucun laxisme.
Dans
son Eglise, l'évêque est chef et berger, et pour cela juge parmi
les fidèles qui lui ont été confiés. Qu'il soit grand ou modeste,
dans chaque diocèse l'évêque sera garant du changement et fera en
sorte que les structures ne soient pas complètement déléguées aux
services de sa curie, notamment la fonction judiciaire en matière
matrimoniale.
Le
procès en nullité sera plus bref. On aura recours à une procédure
longue que dans les cas où l'invalidité n'est pas étayée par des
arguments évidents. Ceci dit il faut éviter que le procès abrégé
mette en péril le principe de l'indissolubilité du mariage. C'est
précisément pourquoi le juge doit être l'évêque qui, en raison
de sa charge pastorale est avec le Successeur de Pierre le principal
garant de l'unité catholique en matière de foi et de discipline.
Le
recours à l'instance métropolitaine, qui est justifié par la
tradition et la logique, a été au cours des siècles une
caractéristique de la synodalité de l'Eglise.
La
responsabilité des conférences épiscopales doit être
principalement soutenue par l'ardeur apostolique. Il faut atteindre
les fidèles dispersés afin de partager leur conversion dans le
respect absolu du droit des évêques à organiser le pouvoir
judiciaire dans les Eglises particulières... Dans la mesure du
possible, les conférences épiscopales devront fournir une
indemnisation juste et digne aux opérateurs des tribunaux et
garantir la gratuité des procès, parce que l'Eglise doit se montrer
maternelle, fidèle et généreux, dans ce qui touche si étroitement
au salut des âmes.
Le
recours au siège apostolique demeure, avec sa cour ordinaire qu'est
la Rote Romaine, dans le respect d'un très ancien principe juridique
qui renforce le lien entre le Successeur de Pierre et les Eglises
particulières. Il faut toutefois discipliner et contrôler la
discipline de l'appel, pour contenir tout abus des droits. Et ce pour
le salut des âmes.
Le
droit propre de la Rote Romaine sera adaptée dès que possible et
dans les limites nécessaires aux règles nouvelles.
Le
Pape décrète et établit que dans le livre VII du code de Droit
canonique (partie III, titre I, chapitre I) les canons 1671 à 1691
sont intégralement remplacé par les nouvelles règles.
Puis
le Pape indique que la spécificité des Eglises orientales a induit
à publier séparément les règles disciplinaires nouvelles. Dans le
Motu Proprio ''Mitis et Misercors Iesus'' destiné aux Eglises
orientales, il rappelle que Jean-Paul II a promulgué le code
oriental: ''Depuis le début de la codification canonique, les Papes
ont tenu à promulguer deux codes, un pour l'Eglise latine et l'autre
pour les Eglises catholiques orientales, ce qui montre clairement
qu'ils voulaient" que, animé par un seul Esprit, l'Eglise
respire "avec ses deux poumons. L'Orient et l'Occident sont unis
dans la charité du Christ, comme un seul cœur est constitué de
deux ventricules. Suivant la même voie, tenant compte de la
spécificité ecclésiale et de la disciplinaire particulière des
Eglises orientales, j'ai également décidé...de réformer les
règles de procédure matrimoniale dans le code canonique oriental.
Enfin
le Saint-Père souligne l'importance du ministère de l'évêque, qui
selon l'enseignement des pères orientaux est juge et médecin parce
que l'homme, tombé et blessé, cause du péché originel et des
péchés personnels...doit être soigné...avec des médicaments de
la pénitence. Dieu lui obtient la guérison et le pardon, ainsi que
la réconciliation avec l'Eglise. Constitué par l'Esprit comme
figure du Christ, l'évêque est avant tout ministre de la
miséricorde divine.
Le
recours au siège métropolitain, caractéristique de la synodalité
des Eglises orientales, doit être soutenu et encouragé. C'est
pourquoi le Pape destine aux Synodes des Eglises orientales les
recommandations de ce Motu Proprio.
Il
décrète et établit que, dans le Titre XXVI Chapitre I du code des
canons des Eglises orientales, les canons 1357 à 1377 sont
entièrement remplacés par les nouvelles normes.
Présentation des Motu Proprio
Cité
du Vatican, 8 septembre 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse
ont été présentés les deux Motu Proprio du Pape François
réformant la procédure canonique des causes en nullité du mariage
(CIC: ''Mitis Iudex Dominus Iesus'' et CCEO: ''Mitis et Misericors
Iesus''). Y ont pris part Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de
la Rote Romaine et Président de la Commission spéciale pour cette
réforme, le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil
pontifical pour les textes législatifs et Membre de cette
commission, Mgr.Dimitrios Salachas, Exarque apostolique d'Athènes et
Membre, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la
Congrégation pour la doctrine de la foi et Membre, Mgr.Alejandro
W.Bunge, Prélat Auditeur de la de la Rote Romaine et Secrétaire de
cette commission, et le P.Nikolaus Schöch, OFM, Promoteur de Justice
Substitut du Tribunal suprême de la Signature apostolique,
Secrétaire.
Le
Cardinal Coccopalmerio a insisté sur le fait que la réforme touche
à la déclaration de nullité du lien matrimonial, et non de la
nullité du mariage. Il s'agit donc de déterminer si un mariage est
nul, et en cas de réponse affirmative d'en déclarer la nullité.
Puis Mgr.Ladaria Ferrer a rappelé les points requis par le droit
canonique pour la validité d'une union matrimoniale entre
catholiques, et leur défaut qui fausse le consentement libre des
époux. Selon l'enseignement de l'Eglise le mariage est un, et
seulement entre un homme et une femme, sans possibilité d'une autre
union tant que l'autre conjoint est vivant. Le mariage est
indissoluble, ainsi que l'a enseigné Jésus et ainsi que l'ont
confirmé nombre de témoins de cet enseignement. Dans l'épître aux
Ephésiens, Paul explique que le mariage sacramental ne peut être
rompu car il est l'expression de l'amour du Christ pour son Eglise...
Et puis le mariage doit être ouvert à la transmission de la vie.
Dans la civilisation traditionnelle on pouvait penser que
l'enseignement de l'Eglise était connu et partagé. Mais des doutes
fondés se sont fait jours ces derniers temps quant à la
connaissance sérieuse qu'en ont les fidèles qui se marient. Un des
effets de cette insuffisance de connaissance est la croyance selon
laquelle un mariage pourrait être nul et n'avoir jamais existé.
C'est précisément pour répondre à cette idée répandue que
beaucoup ont suggéré de disposer d'une procédure rapide et sûre
de résolution des cas, en mesure de pacifier les consciences".
Voici
points forts de la réforme décidée par le Pape François:
L'évêque
diocésain occupe un rôle central dans le cadre d'une vision
collégiale. Il s'agit d'éviter laxisme comme archaïsme. Afin de
prendre en compte le bien des fidèles et l'efficacité des meilleurs
choix pastoraux en faveur des individus blessés, les évêques
diocésains sont désormais habilités à juger sur place des cause
en nullité. S'il n'est pas possible de disposer d'un collège, il
pourrait désigner un juge unique, qui sera toujours un
ecclésiatique.
Dans
les cas de nullité évidente du mariage, la procédure doit être
brève sans qu'on doive parler de décision sommaire ou
administrative. La réforme s'applique au plus grand nombre et
l'évêque est le juge. Flanqué de deux assesseur, il débattra avec
eux de la certitude morale face aux éléments en faveur de la
nullité. Acquise cette certitude, il prononcera la dissolution. En
cas contraire la cause sera renvoyée à la procédure ordinaire. En
cas d'un trop grand nombre de recours, l'évêque dispose de l'appui
des tribunaux ecclésiastiques diocésains, inter-diocésains ou
régionaux, et donc de leurs juges. La formation permanente permettra
à chaque évêque disposant d'une juridiction pour ces causes de
reconquérir le ministère propre que lui confère l'ordination,
celui d'être le juge de ses fidèles.
Le
recours à l'appel sera rare grâce à l'accord des parties et à
l'évidence des éléments de nullité. En présence de ces derniers,
qui permettent de le déclarer simplement dilatoire, l'appel sera
rejeté a limine.
La
procédure ordinaire ne devra pas durer plus d'un an, étant supprimé
le système de la double sentence, renvoyant la cause au Tribunal de
la Rote Romaine. Libre de tout appel, la sentence de nullité sera
effective ipso facto. En cas d'appel contre une telle sentence, il
sera rejeté in limine en absence d'arguments ou lorsque la démarche
n'a pour but que de nuire à l'autre partie. C'est souvent le cas
lorsque l'appelant non catholique s'est déjà remarié au civil
Cette
réforme répond aux attentes de la majorité des fidèles, qui
prônent le consulere conscientiae à l'exclusion de l'aspect
civiliste. La nullité demandée pour motif de conscience porte à
vivre à nouveau les sacrements, à perfection un nouveau lien qui
soit cette fois stable et heureux.
La
réforme de la procédure limitera le recours au Saint-Siège, les
appels à la Rote Romaine ou, en cas de rejet de ce tribunal, le
renvoi devant la Signature Apostolique.
L'homme
vivant constitue la gloire de Dieu. Sauvé par l'action de l'Eglise,
il en sollicite justice et miséricorde.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 8 septembre (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Raymond
Poisson, Evêque de Joliette (superficie 8.800, population 281.000,
catholiques 256.000, prêtres 103, diacres 7, religieux 230), au
Canada. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Saint-Jérôme (Canada),
il succède à Mgr.Gilles Lussier, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
lundi 7 septembre 2015
Eloge de la synodalité portugaise
Cité
du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce
matin à l'épiscopat du Portugal, remettant aux prélats ayant
achevé leur visite Ad Limina un texte dans lequel il salue leur
synodalité croissante. C'est, écrit-il, un "nouveau style de
vie des Eglises particulières, avec des initiatives comme une
enquête sur la foi de la population, prévue par le document sur le
renouveau pastoral" national d'avril 2013. Le Saint-Père a
ensuite rappelé que les rapports quinquennaux des diocèses montrent
une Eglise présentant plus de lumière que d'ombre. Parallèlement,
le peuple portugais est hospitalier, généreux et religieux. Il aime
la paix et la justice et son épiscopat est uni, son clergé bien
préparé tant spirituellement que culturellement. Les religieux et
les consacrés restent fidèles aux charismes de leurs fondateurs,
tandis que les laïcs manifestent bien la présence de l'Eglise. Par
contre, le Pape met en garde devant l'abandon de la pratique par les
jeunes après la confirmation. L'effort devant porter sur une
catéchèse qui réponde à leurs attentes, il encourage les évêques
à revoir tout le parcours catéchistique en l'adaptant aux
différentes catégories d'âge.
Ne pas rester indifférent au sort de qui souffre à de la guerre et de la violence
Cité
du Vatican, 7 septembre 2015
(VIS). "La paix est toujours possible. Religions et cultures en
dialogue", tel est le titre de la XXVIII Rencontre
internationale pour la paix, organisée par la communauté San Egidio
et qui, cette année, vingt ans après la fin de la guerre dans les
Balkans, a lieu à Tirana (Albanie) du 6 au 8 septembre. Ces
rencontres poursuivent le sillon tracé par saint Jean-Paul II avec
la première d'entre elles en 1986 à Assise (Italie). Voici de
larges extraits du message que le Saint-Père a envoyé aux
participants, signé du 29 août 2015, en la mémoire du martyre de
saint Jean-Baptiste.
"Alors
que les scénarios de l'histoire sont en pleine mutation et que les
peuples se retrouvent confrontés à de profondes transformations
parfois dramatiques, il semble encore plus nécessaire que les
responsables des différentes religions se rencontrent, dialoguent,
marchent ensemble et collaborent pour la paix, dans cet esprit
d'Assise qui fait référence au témoignage lumineux de saint
François. Cette année, vous avez choisi de faire étape à Tirana,
capitale d'un pays devenu symbole de la coexistence pacifique entre
religions différentes, après une longue histoire de
souffrance...J'ai choisi l'Albanie comme premier pays à visiter
parmi les pays européens, pour encourager le chemin de coexistence
pacifique après les tragiques persécutions subies par les croyants
albanais au siècle dernier. La longue liste de martyrs parle encore
aujourd'hui de cette sombre période, mais elle parle aussi de la
force de la foi qui ne fléchit pas devant la force du mal. En aucun
autre pays du monde la décision d'exclure Dieu de la vie d'un peuple
n'a été aussi forte: un simple signe religieux suffisait à punir
par la prison ou par la mort. Cette si triste primauté a
profondément marqué le peuple albanais jusqu'au moment de la
liberté retrouvée, lorsque les membres des différentes communautés
religieuses, éprouvés par cette souffrance commune, se sont
retrouvés pour vivre ensemble dans la paix. C'est justement parce
qu'elle a son fondement en Dieu que la paix est toujours possible,
comme l'affirme l'intitulé de votre rencontre cette année. Il faut
réaffirmer cette vérité surtout aujourd'hui, alors que dans
certaines parties du monde semblent prévaloir les violences, les
persécutions et les abus contre la liberté religieuse, ainsi que la
résignation face aux conflits qui perdurent. Nous ne devons jamais
nous résigner à la guerre! Et nous ne pouvons rester indifférents
face à ceux qui souffrent à cause de la guerre et de la violence.
C'est pourquoi j'ai choisi comme thème pour la prochaine Journée
mondiale de la paix: Vaincs l'indifférence et gagne la paix. Mais la
violence c'est aussi construire des murs et des barrières pour
bloquer qui cherche un lieu de paix. C'est violence que de repousser
en arrière qui tente de fuir des conditions inhumaines dans
l'espérance d'un avenir meilleur. C'est violence que de mettre à
l'écart de la société des enfants et des personnes âgées et de
leur ôter la vie! C'est violence que de creuser encore le fossé
entre qui gaspille le superflu et qui manque du nécessaire!... Dans
notre monde, la foi en Dieu nous fait croire et nous fait crier à
haute voix que la paix est possible. C'est la foi qui nous pousse à
nous confier à Dieu et à ne pas nous résigner à l'œuvre du mal.
Comme croyants nous sommes appelés à redécouvrir cette vocation
universelle à la paix déposée au cœur de nos diverses traditions
religieuses, et à la re-proposer avec courage aux hommes et aux
femmes d'aujourd'hui. Je répète ce que j'avais dit à ce propos à
Tirana en m'adressant aux leaders religieux: La religion authentique
est source de paix et non de violence! Personne ne peut utiliser le
nom de Dieu pour commettre des violences! Tuer au nom de Dieu est un
grand sacrilège! Discriminer au nom de Dieu est inhumain".
Dieu s'ouvre à l'humanité
Cité
du Vatican, 6 septembre 2015
(VIS). Le récit évangélique de la guérison du sourd-muet, qui
illustre la façon dont Jésus rétablit la pleine communication de
la personne avec Dieu et avec les autres, a été au cœur de la
réflexion du Pape à l'angélus dominical. Le Saint-Père a expliqué
aux milliers de fidèles réunis à midi Place St.Pierre que le
miracle se situe dans la zone de la Décapole c'est-à-dire en
territoire païen. Pourtant le sourd-muet amené à Jésus devient le
symbole du non-croyant qui accomplit un chemin vers la foi. "En
effet -a dit le Pape-, sa surdité exprime l'incapacité d'écouter
et de comprendre non seulement les paroles des hommes, mais aussi la
Parole de Dieu. Et saint Paul nous rappelle que la foi naît de
l'écoute de la prédication": La première chose que fait Jésus
est d'emmener cet homme loin de la foule parce qu'il "ne veut
pas faire de publicité au geste qu'il est sur le point d'accomplir,
mais il ne veut pas non plus que ses paroles soit couvertes par le
bruit des voix et des conversations environnantes. La Parole de Dieu
que le Christ nous transmet a besoin de silence pour être entendue
comme Parole qui guérit, qui réconcilie et rétablit la
communication". Jésus touche ensuite les oreilles et la langue
du sourd-muet pour rétablir, à travers ce contact, la communication
qui était bloquée. Mais le miracle "est un don d'en-haut, que
Jésus implore du Père. C'est pourquoi il lève les yeux au ciel et
ordonne: Ouvre-toi! Et les oreilles du sourd s'ouvrent, le nœud de
sa langue se délie et il se met à parler correctement". Le
récit nous informe que "Dieu n'est pas fermé sur lui mais
s'ouvre et se met en communication avec l'humanité. Dans son immense
miséricorde, il dépasse l'abysse de la différence infinie entre
lui et nous, et vient à notre rencontre. Pour réaliser cette
communication avec l'homme, Dieu se fait homme. Cela ne lui suffit
pas de nous parler par la loi et les prophètes, mais il se rend
présent en la personne de son Fils, la Parole faite chair. Jésus
est le grand constructeur de ponts qui se fait pont de la
communication pleine avec le Père".
"Mais
cet Evangile nous parle aussi de nous. Souvent, nous sommes repliés
et fermés sur nous-mêmes, et nous créons tant d'îles
inaccessibles et inhospitalières. Ainsi les rapports humains les
plus élémentaires créent parfois des situations incapables
d'ouverture réciproque: Un couple fermé, une famille fermée, un
groupe fermé, une paroisse fermée, une patrie fermée... Cela n'est
pas Dieu! C'est notre péché. Pourtant, à l'origine de notre vie
chrétienne, dans le baptême, il y a justement ce geste et cette
parole de Jésus: Effatà! Ouvre-toi! Et le miracle s'est accompli;
nous avons été guéris de la surdité de l’égoïsme et du
mutisme de la fermeture et du péché, et nous avons été insérés
dans la grande famille de l'Eglise. Nous pouvons entendre Dieu qui
nous parle et communiquer sa parole à ceux qui ne l'ont jamais
entendue, ou à celui qui l'a oubliée et enterrée sous les
préoccupations et les pièges du monde".
Que chaque diocèse d'Europe accueille une famille de réfugiés
Cité
du Vatican, 6 septembre 2015
(VIS). Après l'angélus, le Pape a lancé un vibrant appel afin que
tous les diocèses d'Europe accueillent une famille parmi les
dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les guerres et
persécutions. "La miséricorde de Dieu -a-t-il dit- se
reconnaît à travers nos œuvres, comme en témoigne la vie de la
bienheureuse Mère Teresa de Calcutta dont nous avons commémoré
hier l'anniversaire de la mort. Face à la tragédie de dizaines de
milliers de réfugiés qui fuient la mort à cause de la guerre et de
la faim, et qui sont en chemin vers une espérance de vie, l'Evangile
nous appelle, nous demande d'être les prochains des plus petits et
abandonnés, de leur donner une espérance concrète. Il ne s'agit
pas seulement de dire: Courage, patience! L'espérance chrétienne
est combattive, avec la ténacité de celui qui va vers un objectif
sûr. C'est pourquoi, en vue du Jubilé de la miséricorde, j'adresse
un appel aux paroisses, aux communautés religieuses, aux monastères
et aux sanctuaires de toute l'Europe à exprimer concrètement
l'Evangile et à accueillir une famille de réfugiés. Un geste
concret en préparation de l'Année sainte de la miséricorde. Que
chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère,
chaque sanctuaire d'Europe accueille une famille, en commençant par
mon diocèse de Rome. Je me tourne vers mes frères évêques
d'Europe, véritables pasteurs, afin qu'ils soutiennent mon appel
dans leurs diocèses, rappelant que Miséricorde est le deuxième nom
de l'amour: Tout ce que vous avez fait à un seul de mes frères les
plus petits, c'est à moi que vous l'avez fait. Les deux paroisses du
Vatican accueilleront aussi ces jours-ci deux familles de réfugiés".
Le
Pape a ensuite évoqué la rencontre des évêques du Vénézuela et
de Colombie qui examinent ensemble la douloureuse situation qui s'est
créée à la frontière des deux pays. "Je vois en cette
rencontre un signe clair d'espérance. J'invite tous, en particulier
les peuples vénézuéliens et colombiens, à prier pour que dans un
esprit de solidarité et de fraternité, les difficultés actuelles
puissent être dépassées". Puis il a rappelé qu'hier en
Espagne ont été béatifiées les religieuses de l'institut
St.Joseph de Gerona, tuées pour leur fidélité au Christ et à
l'Eglise. Malgré les menaces et les intimidations, ces femmes
restèrent courageusement à leur place pour assister les malades, en
se confiant à Dieu. Que leur témoignage héroïque, jusqu'à
l'effusion du sang, donne force et espérance à ceux qui aujourd'hui
sont persécutés en raison de leur foi chrétienne. Et nous savons
qu'ils sont nombreux". Enfin, le Saint-Père a évoqué
l'inauguration, vendredi dernier, à Brazzaville, capitale de la
République du Congo, des Onzièmes Jeux africains, auxquels
participent des milliers d'athlètes de tout le continent. "Je
souhaite que cette grande fête du sport contribue à la paix, à la
fraternité et au développement de tous les pays d'Afrique".
Audience aux Cellules paroissiales d'évangélisation
Cité
du Vatican, 5 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a rencontré ce matin plus de 5.000 membres des Cellules paroissiales
d'évangélisation, provenant de diverses parties du monde et
conduits par son fondateur, le prêtre italien Piergiorgio Perini. Le
réseau, qui aide les curés à former leurs paroissiens à la
mission évangélisatrice, a reçu son statut canonique le 15 avril
dernier: Votre élan missionnaire exige avant tout, leur a-t-il dit,
"d'écouter l'Esprit qui continue de parler à son Eglise et de
la guider dans des voies peu fréquentées mais décisives. Restez
donc ouverts à cette écoute et ne vous laissez pas décourager par
la fatigue et les difficultés du moment. Telle est la condition pour
demeurer fidèles au Seigneur tout en trouvant le moyen de surmonter
les obstacles qui se dressent sur le chemin de l'évangélisation".
Les cellules aident les paroisses "à devenir une famille dans
laquelle se retrouve la riche et multiforme réalité de l'Eglise.
Visiter les foyers et partager les attentes des gens...constitue une
expérience d'évangélisation comme aux premiers temps de l'Eglise".
Ce style de vie communautaire induit "d'accueillir chacun sans
le juger et de lui offrir la présence de Dieu et l'affection des
frères. Cette forme de mission par l'accueil constitue un des
premiers signes de la communion dont nous devons témoigner".
Puis le Saint-Père a salué la volonté de ses hôtes de constituer
"de véritables communautés eucharistiques au sein desquelles
rompre le pain en reconnaissant la présence réelle du Christ parmi
vous... Vos statuts ayant été approuvés le dimanche de la
Miséricorde, vous devrez témoigner de la tendresse du Père et de
sa présence auprès de chacun, de qui est faible ou isolé.
Envoyé spécial en Bolivie
Cité
du Vatican, 5 septembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 22 août par laquelle le
Saint-Père a nommé le Cardinal Fernando Sturla Berhouet, SDB,
Archevêque de Montevideo (Uruguay), son Envoyé spécial au V
Congrès eucharistique national de Bolivie (Tarija 16 - 20
septembre). Il sera accompagné de l'Abbé Diego Luis España
González, Vicaire général du diocèse de Tarija, et de l'Abbé
Pablo César Alcoba Miranda, Vicaire épiscopal de ce même diocèse.
Réforme du traitement des causes en nullité du mariage
Cité
du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Demain 8 septembre, à midi près
la Salle de Presse seront présentés les deux Motu Proprio du Pape
François réformant la procédure canonique des causes en nullité
du mariage (CIC: ''Mitis Iudex Dominus Iesus'' et CCEO: ''Mitis et
Misericors Iesus''). La présentation sera faite par:
Mgr.Pio
Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine et Président de la
Commission spéciale pour cette réforme.
Le
Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical
pour les textes législatifs et Membre de cette commission.
Mgr.Dimitrios
Salachas, Exarque apostolique d'Athènes et Membre de cette
commission.
Mgr.Luis
Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi et Membre de cette commission.
Mgr.Alejandro
W.Bunge, Prélat Auditeur de la de la Rote Romaine et Secrétaire de
cette commission.
Le
P.Nikolaus Schöch, OFM, Promoteur de Justice Substitut du Tribunal
suprême de la Signature apostolique et Secrétaire de cette
commission.
Audiences
Cité
du Vatican, 7 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin en deux groupes distincts les prélats de la
Conférence épiscopale portugaise, en visite Ad Limina:
D'abord,
le Cardinal José Macário do Nascimento Clemente, Patriarche de
Lisbonne, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Joaquim
Augusto da Silva Mendes, Mgr.Nuno Brás da Silva Martins et Mgr.José
Augusto Traquina Maria.
Mgr.António
de Sousa Braga, Evêque de Angra.
Mgr.António
José Cavaco Carrilho, Evêque de Funchal, accompagné de son
prédécesseur, Mgr.Teodoro de Faria.
Mgr.Manuel
da Rocha Felicio, Evêque de Guarda.
Mgr.António
Augusto dos Santos Marto, Evêque de Leiria - Fátima, accompagné de
son prédécesseur, Mgr.Serafim de Sousa
Ferreira e Silva.
Mgr.Antónino
Eugénio Fernandes Dias, Evêque de Portalegre Castelo Branco.
Mgr.Manuel
Pelino Domingues, Evêque de Santarém.
Mgr.Gilberto
Délio Gongalves Canavarro dos Reis, Evêque de Setúbal, accompagné
de son prédécesseur, Mgr.Manuel da Silva
Martins.
Mgr.José
Francisco Sanches Alves, Archevevêque d'Evora, accompagné de
son prédécesseur, Mgr.Maurílio Jorge Quintal de
Gouveia.
Mgr.António
Vitalino Fernandes Dantas, Evêque de Beja, accompagné de son
Coadjuteur, Mgr.José Jogo dos Santos Marcos.
Mgr.Manuel
Neto Quintas, Evêque de Faro, accompagné de son prédécesseur,
Mgr.Manuel Madureira Dias.
Ensuite,
Mgr.Jorge Ferreira da Costa Ortiga, Archevêque de
Braga, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Francisco
José Villas-Boas Senra de Faria Coelho.
Mgr.António
Manuel Moiteiro Ramos, Evêque d'Aveiro.
Mgr.José
Manuel Garcia Cordeiro, Evêque de Bragança Miranda, accompagné de
ses prédécesseurs, Mgr.António José Rafael et Mgr.António Montes
Moreira.
Mgr.Virgilio
do Nascimento Antunes, Evêque de Coimbra.
Mgr.António
José da Rocha Couto, Evêque de Lamego, accompagné de son
prédécesseur, Mgr.Jacinto Tomás de Carvalho.
Mgr.António
Francisco dos Santos, Evêque de Porto, accompagné de ses
Auxiliaires, Mgr.António Maria Bessa Taipa
et Mgr.João Evangelista Pimentel Lavrador, Mgr.Pio Gonçalo Alves de
Sousa, ainsi que de l'ancien Auxiliaire Mgr.João Miranda
Teixeira.
Mgr.Anacleto
Cordeiro Gongalves de Oliveira, Evêque de Viana do Castelo,
accompagné de son prédécesseur, Mgr.José
Augusto Martins Fernandes Pedreira.
Mgr.Amandio
José Tomás, Evêque de Vila Real.
Mgr.Ilídio
Pinto Leandro, Evêque de Viseu.
Mgr.Manuel
da Silva Rodrigues Linda, Ordinaire militaire, accompagné de son
prédécesseur, Mgr.Januário Torgal Mendes
Ferreira.
Samedi
dernier, 5 septembre, il avait reçu:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Mgr.Sérgio
da Rocha, Archevêque de Brasília et Président de la Conférence
épiscopale brésilienne, accompagné de Mgr.Murilo Sebastiao Ramos
Krieger, Archevêque de Sao Salvador de Bahia et Vice Président, et
de Mgr.Leonardo Ulrich Steiner, Auxiliaire de Brasília et Secrétaire
général.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 5 septembre (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Guy Chevalier, SSCC, à la
charge pastorale du diocèse de Taiohae (Marquises / France), auquel
succède son Coadjuteur, Mgr.Pascal Chang-Soi, SSCC.
Confirmé
l'élection de l'Abbé Kévork Assadourian comme Auxiliaire de
l'éparchie patriarcale arménienne de Beyrouth. L'Evêque élu, né
en 1961 à Kamichlie (Syrie) et ordonné prêtre en 1986, était
jusqu'ici Archiprêtre curé à Paris (éparchie arménienne de
France).
Nommé
Membres de la Commission pontificale pour l'Amérique latine, le
Cardinal Daniel Fernando Sturla Berhouet, Archevêque de Montevideo
(Uruguay), le Cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, Evêque de
David (Panama), et Mgr.André Stanovnik, Archevêque de Corrientes
(Argentine).
Nommé
le Cardinal Zenon Grocholewski, son Envoyé spécial à la clôture
du 500 anniversaire de la Vierge de Lask (Pologne 8 novembre).
Nommé
Mgr.Thomas E.Gullickson, Nonce apostolique en Suisse et au
Liechtenstein, jusqu'ici Nonce en Ukraine.
vendredi 4 septembre 2015
Message au Congrès international de théologie de Buenos Aires
Cité
du Vatican, le 4 septembre 2015 (VIS). Hier le Pape s'est adressé
par vidéo aux participants du Congrès international de théologie
qui s'achevait à Buenos Aires (''Vatican II, mémoire, présent et
perspectives''), organisé dans le cadre des commémorations du
centenaire de la Faculté de théologie de l'Université catholique
argentine et du cinquantième anniversaire de la clôture du Concile:
Il
s'agit, a dit le Saint-Père, "de faire le point sur la santé
d'une Eglise particulière, mais aussi de célébrer la vie,
l'histoire et la foi du Peuple de Dieu dans ce pays... Or aucune
Eglise ne peut vivre isolée ou croire être le propriétaire et
unique interprète de la réalité et de l'action de l'Esprit. Aucune
communauté n'a le monopole de l'interprétation ou de
l'inculturation. D'autre part, il ne saurait y avoir d'Eglise
universelle qui se détourne des réalités locales... Cela nous
conduit à comprendre qu'on est pas chrétien de la même
manière...en Inde, au Canada ou à Rome. La tâche majeure du
théologien est de discerner, de réfléchir sur ce qu'est être
chrétien aujourd'hui?... Pour répondre à cet enjeu, nous devons
surmonter deux tentations. La première est la condamnation.
L'expression familière Tout était mieux avant signifie se réfugier
dans le conservatisme ou le fondamentalisme, ou à l'inverse tout
sacraliser du passé, tout rejeter de la nouveauté, de relativiser
toute la sagesse nouvelle issue du patrimoine ecclésial. Pour
surmonter ces tentations, il faut user de la réflexion et du
discernement, prendre au sérieux la tradition ecclésiale et la
réalité, les faire dialoguer. On voit souvent une opposition entre
la théologie et la pastorale, comme si elles étaient opposés, des
réalités séparées et sans liens l'une avec l'autre... Générer
une fausse opposition entre la théologie et pastorale, entre croire
réflexion et vie chrétienne... Dépasser ce divorce a précisément
été l'une des contributions majeures de Vatican II. Comment oublier
les paroles de Jean XXIII à l'ouverture du Concile?: Une chose est
la substance de la doctrine, du dépôt de la foi, une autre la façon
de faire les formuler". Nous devons être attentifs "à
bien distinguer le message de son mode de transmission, selon les
schèmes culturels de chaque époque. Ne pas faire cet exercice de
discernement conduit à trahir le contenu du message ... Si cet
exercice théologique fait défaut, on a une mutilation de la
mission. La doctrine est pas, une dynamique privée et qui ne doit
pas soulever de questions et de doutes. Au contraire elle a un
visage, un corps appelé Jésus-Christ, une vie offerte de génération
en génération partout et à tous les hommes".
''Les
questions de notre peuple, ses détresses et combats, ses rêves et
préoccupations ont une valeur herméneutique nous ne pouvons ignorer
si nous prenons au sérieux le principe de l'incarnation... Nos
formulations de la foi sont nées de débats et de confrontations, au
contact de diverses cultures, communautés, peuples et contextes
historiques... Un chrétien devient suspect lorsqu'il est suspicieux.
Il doit accepter d'être critiqué par ses interlocuteurs. Les gens
comme les périphéries ne sont pas facultatifs, mais nécessaires à
une meilleure compréhension de la foi. Il est par conséquent
important de se demander à qui nous pensons quand nous faisons de la
théologie... N'oublions pas le Saint-Esprit qui habite les personnes
qui prient et qui est l'objet même de la théologie. Une théologie
née hors de lui peut revêtir un bel aspect. Mais elle sera sans
contenu. Permettez-moi de noter trois caractères pour l'identité du
théologien:
1.Le
théologien est d'abord un fils de son peuple. Il ne peut pas et ne
veut pas ignorer les siens. Il doit les rencontrer, parler leur
langue, connaître leurs racines, leur histoire et leurs traditions.
Il est l'homme qui apprend à apprécier ce qu'il reçoit comme signe
de la présence de Dieu, parce qu'il sait que la foi ne lui
appartient pas. Ceci l'amène à reconnaître que le peuple croyant
au sein duquel il est né, possède un sens théologique qu'il ne
doit pas ignorer.
2.Le
théologien est aussi un croyant, une personne qui a de l'expérience
de Jésus-Christ et a découvert qu'il ne peut vivre sans
lui....Théologien est celui qui sait ne pouvoir vivre sans l'objet
sujet de son amour et qui consacre sa vie à partager avec ses
frères.
3.Le
théologien est prophète. Un des plus grands défis dans le monde
d'aujourd'hui est non seulement la facilité avec laquelle on peut
oublier Dieu... La crise actuelle a pour coeur l'incapacité des gens
à croire en quoi que ce soit hors d'eux-mêmes... ce qui produit une
rupture dans les identités personnelles et sociales. Cette situation
engendre un processus d'aliénation par manque autant d'avenir que de
passé. Le théologien est prophète car il maintient vivante la
conscience du passé et anime l'invitation à aller de l'avant. Il
est capable aussi de dénoncer toutes les aliénations parce qu'il
détecte et réfléchit sur la tradition de l'Eglise comme sur
l'espérance à laquelle nous sommes tous appelés.
Par
conséquent, il y n'a qu'une façon de faire de la théologie, à
genoux. C'est là non seulement un acte de piété et de prière,
mais une méthode pour penser la théologie dans une réalité
dynamique entre penser et la prier. Une théologie à genoux
encourage à penser et prier en pensant".
In memoriam
Cité
du Vatican, 4 septembre 2015 (VIS). Voici les
données rleatives aux prélats décédés ces dernières semaines:
Mgr.Simon-Pierre
Saint-Hillien, CSC, Evêque de Hinche (Haïti), le 22 juillet à 64
ans.
Le
Cardinal William Wakefiled Baum (USA),ancien Grand Pénitencier, le
23 juillet à 88 ans.
Mgr.Fransiskus
Xaverius Rocharjanta Prajasuta, MSF, Evêque émérite de Banjarmasin
(Indonésie), le 28 juillet à 83 ans.
Mgr.Salvatore
Cassisa, Archevêque émérite de Monreale (Italie), le 3 août à 93
ans.
Mgr.Rogleio
Ricardo Livieres Plano, Evêque émérite de Ciudad dle Este
(Paraguay), le 14 août à 69 ans.
Le
Cardinal László Paskai, OFM, Archevêque émérite d'Esztergom -
Budapest (Hongrie), le 17 août à 88 ans.
Mgr.Vladimír
Filo, Evêque émérite de Rožňava (Slovaquie), le 18 août à 75
ans.
Mgr.Paul
Lokiru Kalanda, Evêque émérite de Fort Portal (Ouganda), le 19
août à 88 ans.
Mgr.Gaetano
Aldo (Thomas) Donato, Auxiliaire de Newark (USA), le 25 août à 74
ans.
Mgr.Maroun
Khoury Sader, Archevêque maronite émérite de Tyr (Liban), le 26
août à 88 ans.
Mgr.Abad
Carmleo Domênico Recchia, O.Cist, Evêque émérite de Claraval
(Brésil), le 26 août à 93 ans.
Mgr.Francisco
Capiral San Diego, Evêque émérite de Pasig (Philippines), le 26
août à 79 ans.
Mgr.Józef
Wesołowski (Pologne), ancien Nonce apostolique, le 28 août à 67
ans.
Mgr.Carlos
María Ariz Bolea, CMF, Evêque émérite de Colón - Kuna Yala
(Panama), le 29 août à 86 ans.
Mgr.Pierfranco
Pastore (Italie), ancien Secrétaire du Conseil pontifical pour les
communications sociales, le 30 août à 88 ans.
Mgr.George
Hamilton Pearce, SM, Archevêque émérite de Suva (Fidji), le 30
août à 94 ans.
jeudi 3 septembre 2015
Visite du Président israélien
Cité
du Vatican, 3 septembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président israélien M.Reuven Rivlin, qui s'est ensuite entretenu
avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par
Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les
états: Ces entretiens ont permis d'aborder une situation
socio-politique régionale caractérisée par plusieurs conflits.
Dans ce cadre, une attention particulière a été portée au sort
des chrétiens et des autres minorités. Les parties ont souligné
l'importance du dialogue inter-religieux et de l'engagement des
responsables religieux dans le processus de réconciliation et de
construction de la paix. Elles sont également tombées d'accord sur
l'importance de rétablir la confiance entre israéliens et
palestiniens, comme sur l'urgence de relancer la négociation directe
en vue d'un accord respectueux des légitimes aspirations des deux
peuples, lequel sera fondamental pour la paix et la stabilité de
toute la région. Il a enfin été question des relations entre
Israël et le Saint-Siège, ainsi que des rapports locaux entre les
autorités et les communautés catholiques, et ce dans la perspective
espérée de la conclusion de l'accord bilatéral en cours de
négociation et de la résolution de certains points d'intérêt
commun tel le statut des écoles chrétiennes en Israël.
Le Pape reçoit l'Institut séculier des prêtres de Schönstatt
Cité
du Vatican, 3 septembre 2015 (VIS).Ce matin, le Pape a reçu le
chapitre général de l'Institut séculier des prêtres de
Schönstatt, dont il a salué le charisme apostolique et la capacité
de transmettre aux plus jeunes selon leur esprit de mission: "Vous
savez tous qu'un charisme n'est pas un objet de musée, immobile dans
une vitrine, à seulement admirer. Maintenir la pureté d'un charisme
ne veut pas dire le conserver clos dans une bouteille comme de l'eau
distillée qu'il ne faudrait pas soumettre aux pollutions
extérieures". Puis il a rappelé que le fondateur, le P.José
Kentenich, avait dit vrai en affirmant qu'il faut agir avec les yeux
et le coeur de Dieu, la main et la pulsation du temps. "Ce sont
là des piliers pour une vraie vie spirituelle... Le rapport à Dieu
ne peut être un prétexte à négliger la prière au profit d'un
ministère suractif... Ce serait une grave erreur de penser qu'un
charisme se conserve vivant en se concentrant sur des structures
extérieures...ou en s'en tenant à la forme. Dieu nous libère du
fonctionnalisme. La vitalité de tout charisme réside dans l'amour
premier, alimenté jour après jour, dans la disponibilité à
écouter et à répondre avec générosité... Le Christ doit en cela
occuper le centre de notre vie". Un second pilier se résume
dans la la formule Prendre de pouls du temps, qui correspond à la
réalité des personnes... Dialoguer avec Dieu dans la prière ne
peut exclure d'être attentifs aux gens et à leurs situations. Il
s'agit d'une seule démarche... Dans la rencontre de nos frères, en
particulier de ceux qui plaisent moins à la société, nous voyons
l'amour de Dieu, la chair même du Christ, qui n'est insensible à
aucune situation... La prière permet de ne pas éviter le Christ qui
souffre en nos frères. Apprenons à le servir" en les servant.
L'héritage du P.Kentenich est une grande leçon.. Le prêtre n'est
jamais arrivé ni passé devant les autres car il marche avec tous en
aimant de l'amour du Christ, en le servant par l'offrande de sa
vie... Demandons au Seigneur de nous donner sa force et des épaules
capables comme les siennes de soutenir qui perd espoir, de qui se
sent perdu, de qui n'a plus de but dans sa vie. Qu'il nous protège
aussi du péril d'arrivisme dans notre vie sacerdotale".
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