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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 25 novembre 2011

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Péter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie) et Président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, accompagné du Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes (Italie), Vice Président, de Mgr.Józef Michalik, Archevêque de Przemysl (Pologne) et Vice Président, de Mgr.Duarte da Cunha, Secrétaire Général, et de l'Abbé Ferenc Janka, Vice Secrétaire Général.

 -Cinq prélats de la Conférence épiscopale des Etats Unis d'Amérique en visite Ad Limina: Mgr.Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Dennis J.Sullivan, Mgr.Josu Iriondo, Mgr.Dominik John Lagonegro et Mgr.Gerald T.Walsh.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP:AL/         VIS 20111125 (130)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Juan Vicente Córdoba Villota, SJ, Evêque de Fontibón (superficie: 80, population: 1.536.000, catholiques: 1.228.000, prêtres: 84, diacres: 20, religieux: 188), en Colombie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Bucaramanga (Colombie), il succède à Mgr.Enrique Sarmiento Angulo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Kenneth Donald Steiner à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Portland in Oregon (USA).
NER:RE/                         VIS 20111125 (90)

jeudi 24 novembre 2011

CARITAS ITALIENNE


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Ce midi, le Pape a reçu le rassemblement national de la Caritas italienne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, rappelant d'emblée l'importance qu'elle revêt dans la formation des personnes, familles et communautés. L'Eglise a pour mission d'éclairer la société en diffusant un mode de vie conforme à l'Evangile, qui "n'est tel que s'il applique concrètement le témoignage de la charité... Ne cessez pas -a dit Benoît XVI à ses hôtes- de tendre à cette mission, y compris lorsque c'est difficile ou que cela semble sans effets. Vivez la dans la fidélité à l'Eglise et dans le respect de l'identité de vos statuts, au moyen des instruments que l'histoire vous a laissé et de ceux que la fantaisie de la charité vous inspire, ainsi que le disait Jean-Paul II... Toute œuvre de charité parle de Dieu, annonce une espérance, porte à s'interroger... Ces œuvres, qui naissent de la foi, sont expression de l'attention que l'Eglise porte aux besogneux. Il s'agit aussi d'actions pédagogiques car elles aident les pauvres à grandir en dignité, aux communautés chrétiennes à suivre le Christ, la société à exercer ses responsabilités. Le Concile a rappelé que nous devons satisfaire à toutes les exigences de la justice en aidant qui a besoin de justice. Le service humble qu'offre l'Eglise ne prétend pas se substituer ou assoupir la conscience collective. Il vient en apport sincère, en autonomie et en esprit de subsidiarité".

  "La charité requiert une ouverture d'esprit", a poursuivi le Saint-Père. "Répondre aux besoins ne se limite pas à donner du pain à l'affamé, mais de penser aux causes de son état avec le regard de Jésus qui savait voir la réalité profonde de qui il rencontrait. L'actualité vous pousse à vous interroger sur votre manière d'être des agents de la charité, y compris dans le vaste monde de la migration... La crise économique constitue un signe supplémentaire des temps, qui demande du courage et de la fraternité. Le fossé nord sud et les offenses à la dignité de tant d'êtres humains appellent à une charité qui s'élargit concentriquement, des plus petits aux plus grands systèmes économiques. Le malaise social croissant, l'affaiblissement de la famille, l'incertitude du sort de la jeunesse mettent à risque l'espérance. L'humanité n'a pas seulement besoin de bienfaiteurs, mais de personnes simples qui, comme Jésus, aillent au secours des frères. En un mot, l'humanité cherche des raisons d'espérer alors que le Seigneur est notre source d'espérance. D'où la nécessité de la Caritas, non pas comme simple déléguée à la charité mais comme signe de la charité du Christ, porteuse d'espérance".
AC/          VIS20111124 (440)  

GAUDI AU VATICAN


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). L'exposition "Gaudí et la Sagrada Familia. Art, science et spiritualité" ouvre ses portes au Vatican cet après-midi (jusqu'au 15 janvier dans le Braccio di Carlomagno). La présentation à la presse en a été faite ce matin par le Cardinal Lluis Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, M.Joan Rigol, Membre de la fondation Sagrada Familia, l'Abbé Antoni Matabosch, Président honoraire de la Fondation Joan Maragall, Mme Cecilia Pereira, Représentante de l'agence Acción Cultural Española et M.Daniel Giralt-Miracle, Commissaire de l'exposition.

  "La consécration de cette basilique par Benoît XVI, le 7 novembre 2010, a constitué pour Barcelone une évènement historique", a d'abord indiqué le Cardinal Martínez Sistach. Elle a coïncidé avec l'achèvement de l'intérieur d'un édifice extrêmement original entrepris en 1883 par l'architecte novateur Antonio Gaudí. Cette "exposition est d'abord un geste de reconnaissance au Pape, au Conseil pour la culture et au Conseil pour la nouvelle évangélisation, qui ont manifesté leur grand intérêt pour la Sagrada Familia et l'Architecte de Dieu Antonio Gaudí". Elle présente une des contributions de la foi chrétienne au monde de la culture, des arts et de la beauté, offerte par l'Eglise au long des siècles, en mettant en exergue toute la richesse et la symbolique d'une église au cœur d'une métropole. "Comme l'a dit Benoît XVI à Barcelone, la basilique de la Sagrada Familia est un signe visible de Dieu invisible, absolument nécessaire dans une société occidentale largement laïcisée et religieusement indifférente". Gaudí, a ensuite souligné l'Archevêque de Barcelone, était un chrétien déclaré et cohérent, que la construction de cette église aida à peaufiner son parcours spirituel. "Au-delà de l'architecte génial, il faut voir un chrétien exemplaire, et il faut prier pour qu'intervienne le miracle qui permettra de le déclarer bienheureux".

  Puis M.Giralt-Miracle a expliqué que l'exposition s'articule en trois sections, l'art, la science et la spiritualité. La première retrace son esthétique, son recours à la couleur, aux formes et aux espaces, aux matériaux employés dans son œuvre. La seconde, les techniques employées à la Sagrada Familia. La troisième le répertoire de ses références au christianisme dans la construction du monument, grâce notamment à des dessins préparatoires de la façade ou des verrières. Après quoi, M.Rigol a rappelé que Antonio Gaudí avait conçu son art dans le cadre de la résurrection de la culture catalane" qui a agrégé les valeurs et les aspirations d'un peuple au XIX et XX siècle. "L'Eglise a largement contribué à cette renaissance conjointe de la culture et des arts en tant qu'expression des valeurs spirituelles de la communauté, notamment en Catalogne". Enfin, l'Abbé Matabosch a rappelé que l'évènement relevait de la proposition du Cardinal Ravasi faite à sa fondation d'organiser à Rome une présentation de la dimension culturelle de l'Eglise catalane. Il a aussi signalé les diverses manifestations organisées en parallèle à l'exposition, un débat sur le sacré dans l'architecture un siècle après Gaudí (au MAXXI le 12 décembre), et un concert de la chorale de Montserrat (à Ste Marie du Transtevere le 13).
OP/         VIS 20111124 (510)     

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin quatorze prélats de la Conférence épiscopale des Etats Unis d'Amérique en visite Ad Limina:

-Mgr.Howard James Hubbard, Evêque d'Albany.

-Mgr.Edward Urban Kmiec, Evêque de Buffalo, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Edward M.Grosz.

-Mgr.Terry R.LaValley, Evêque d'Ogdensburg.

-Mgr.Matthew Harvey Clark, Evêque de Rochester.

-Mgr.Robert Joseph Cunningham, Evêque de Syracuse.

-Mgr.Nicholas A.DiMarzio, Evêque de Brooklyn, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Frank Joseph Caggiano et Mgr.Octavio Cisneros, et des Auxiliaires émérites, Mgr.Guy Sansaricq et Mgr.Joseph Michael Sullivan.

-Mgr.William Francis Murphy, Evêque de Rockville Centre, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.John Charles Dunne et Mgr.Paul Henry Walsh.
AL/                     VIS 20111124 (110)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Franco Giulio Brambilla, Evêque de Novarre (superficie: 4.283, population: 562.000, catholiques: 527.900, prêtres: 465, diacres: 19, religieux: 1.108), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Milan (Italie), il succède à Mgr.Renato Corti, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                         VIS 20111124 (70)

mercredi 23 novembre 2011

RECIT DU VOYAGE AFRICAIN


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). L'audience générale Salle Paul VI, en présence de 7.000 personnes, a été consacrée au récit du voyage apostolique à peine effectué au Bénin, dont le motif était triple: le 150 anniversaire de l'évangélisation du pays, publier l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, et rendre hommage au défunt Cardinal Bernardin Gantin, considéré au Bénin comme un père de la patrie. Benoît XVI a d'abord raconté avoir déposé aux pieds de la Vierge Immaculée en la cathédrale de Ouidah  les fruits de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques. Les Eglises particulières du continent africain, a-t-il dit, "sont appelées à se rénover dans la foi pour être toujours plus au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Réconciliées aussi en leur sein, les communautés catholiques africaines pourront devenir des instruments de la miséricorde divine, chacune apportant ses richesses particulières pour le bien de tous. Cet esprit de réconciliation, qui est également nécessaire dans la société civile, doit déboucher sur une espérance dans la vie socio-politique et économique de l'Afrique". Evoquant ses rencontres avec les diverses autorités béninoises, le Pape a dit avoir rappelé que "l'espérance doit être le vecteur de ce continent qui a un ardent désir de la liberté et de la justice exprimé par nombre de ses peuples".

  Lors de la grand messe dominicale à Cotonou, a-t-il ajouté, on a pu constater par le grand nombre de jeunes et de personnes âgées "combien la foi unit les générations et répond aux questions propres à chaque âge". C'est au cours de cette liturgie qu'il a remis l'exhortation Afriace Munus aux présidents des diverses conférences épiscopales africaines, dans "laquelle les fidèles trouveront les lignes directrices du développement de l'Eglise en Afrique, appelée à être toujours plus sel de la terre et lumière du monde". Racontant ensuite sa rencontre avec l'enfance abandonnée de Ste Rita et les malades du foyer des Missionnaires de Mère Teresa, il a pu "partager la joie de vivre des jeunes générations, avenir de l'Afrique, et constater de près combien l'amour et la solidarité font apparaître la force et l'affection du Christ ressuscité au milieu de tant de faiblesse. L'engagement du clergé, des religieuses et des laïcs constitue une force et un signe d'espérance pour l'Eglise béninoise, et Benoît XVI a dit avoir profité de son voyage pour recommander tout particulièrement aux prêtres la voie de la sainteté. Ils doivent "être conscients que leur ministère n'a pas qu'une fonction sociale, mais de mettre en relation Dieu et les hommes". Consacrée à "une réflexion sur les origines de l'annonce évangélique, grâce à l'oeuvre missionnaire", la réunion avec l'épiscopat a permis au Saint-Père de recommander aux pasteurs "de revenir sans cesse sur l'Ecriture, source de renouveau spirituel et d'approfondissement de la foi... En Afrique -a-t-il résumé- on constate le oui franc à la vie, le sens du sacré et de l'espoir. C'est une perception de la réalité en totale cohérence avec Dieu, non réduite au positivisme qui finit par éteindre toute espérance. Tout ce ci nous dit que l'Afrique est un réservoir de vie et de vitalité pour l'avenir, sur lequel le monde comme l'Eglise peut compter". Ce voyage, a conclu Benoît XVI, "a aussi été l'occasion de lancer un appel solennel à l'Afrique, afin qu'elle concentre ses efforts sur l'évangélisation de qui ignore encore l'Evangile. C'est une relance qui implique tout baptisé, appelé à favoriser la réconciliation, la justice et la paix".
AG/         VIS 20111123 (590)  

SALUTS PARTICULIERS


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a salué les prélats composant une délégation du Forum catholico-orthodoxe et rappelé le 40 anniversaire de la création du Conseil des conférences épiscopales d'Europe. Puis il a salué le pèlerinage du diocèse gréco-catholique croate de Križevci, qui célèbre les 400 ans de leur union à l'Eglise de Rome et de l'institution de l'éparchie de Marca par une visite aux tombes des apôtres Pierre et Paul. "Puisse votre union avec l'Evêque de Rome vous aider à être des bâtisseurs de communion entre l'orient et l'occident chrétiens". Enfin, il s'est adressé aux pèlerins hongrois et en particulier à des Rom de la province de Tolna, à qui il a souhaité que la foi les guide sur les routes de la vie.
AG/                           VIS 20111123 (140)

VISITE A UNE PRISON ROMAINE


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). La Préfecture de la Maison pontificale annonce que, le dimanche 18 décembre, le Saint-Père effectuera une visite pastorale en la prison romaine de Rebibbia. A 10 h dans la chapelle dédiée au Pater Noster, il rencontrera la communauté carcérale et répondra aux questions de prisonniers. Avant de quitter la prison, il bénira l'arbre qui sera planté en souvenir de cette visite.
PD/           VIS 20111123 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé l'Abbé Pio Hipunyati, Evêque d'Ondjiva (superficie: 83.900, population: 1.003.280, catholiques: 573.459, prêtres: 34, religieuses: 64), en Angola. L'Evêque élu, né en 1964 à Ounonge (Angola) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Supérieur de la Mission d'Omupanda et Professeur au petit séminaire de cette ville. Il succède à Mgr.Fernando Guimarães Kevanu, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en droit canonique et diplômé en jurisprudence, le nouvel évêque a été économe de ce même diocèse et soutien aux séminaristes de son diocèse à Tolentino (Italie).

-Nommé Mgr.Joaquín Justino Carreira, Evêque de Guarulhos (superficie: 341, population: 1.315.000, catholiques: 851.000, prêtres: 49, diacres: 1, religieusx: 83), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de São Paulo (Brésil), il succède à Mgr.Luiz Gonzaga Bergonzini, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Accepté la renonciation de Mgr.Séamus Hegarty à la charge pastorale du diocèse de Derry (Irlande), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.
NER:RE/                       VIS 20111123 (190)

mardi 22 novembre 2011

PASTORALE DE LA SANTE


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, Mgr.Zygmunt Zimowski, President du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a présenté la XXVI Conférence internationale de son dicastère, consacrée à cette pastorale au service de la vie selon le magistère de Jean-Paul II (24 - 26 novembre). Il a indique que ces assises aideraient à mettre en application pastorale l’enseignement de ce Pape sur l’Evangile de la vie, qui constitue un appel à aimer et servir la vie surtout chez qui souffre. Elles s’adresseront aux agent pastoraux mais aussi à toutes les personnes de bonne volonté. Mgr.Zimowski a également signalé qu’il s’agissait de mettre en exergue la sacralité de la vie et la dignité de la personne, qui doivent être défendues partout et en toute circonstance.

  Le titre de cette conférence s’inspire de la profonde vénération des agents de la santé envers Jean-Paul II, qui durant tout son pontificat a été attentif  aux malades, en parole et en actes, d’autant qu’il fut le créateur de ce dicastère comme de la journée mondiale du malade et de la fondation du Bon Samaritain. La conférence comprendra des rapports, des témoignages théologico-pastoraux inspirés par l’enseignement du bienheureux Jean-Paul II sur la valeur chrétienne de la souffrance et l’Evangile de la vie, envisagés de façon interdisciplinaire. L’ouverture de la conférence sera un hommage à Jean-Paul II, avec pour rapporteurs le Cardinal Fiorenzo Angelini et le Cardinal Stanislaw Dziwisz. Seront présentes nombre d’institutions spécialisées catholiques ainsi que des représentants d’autres confessions, tels le P.Stavros Kofinas pour le Patriarcat oecuménique ou le Pasteur Alfred Krauth pour l’Eglise luthérienne allemande, mais aussi six ambassadeurs près le Saint-Siège, 42 prélats et 685 congressistes venu de 70 pays. Ces trois journées seront précédées le 23 par la première rencontre des évêques en charge de la pastorale de la santé, tandis que le 25 un concert sera donné en l’honneur du Saint-Père, centré sur une évocation de Jean-Paul II.  

  Ont pris part à la conférence de presse, Mgr.Valentin Pozai, SJ, Auxiliaire de Zagreb (Croatie), Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire du Conseil pontifical pout la pastorale de la santé, le P.Auhusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, Mgr.Jacques Suaudeau, Consulteur, et Soeur Myriam Castelli, FSP, journaliste de Rai International. Le P Chendi a exposé le travail du Conseil auprès des agents pastoraux de la santé à la lumière de leur Charte particulière, qui contient une synthèse de la doctrine de l'Eglise en matière de respect et protection de la vie de sa conception à sa fin naturelle. A ce document, rédigé en 1994, qui fixe le magistère de Jean-Paul II, a été ajouté celui successif de Benoît XVI sur tout ce qui touche aux avancées de la médecine et de la biologie. La nouvelle version sera bientôt disponible.
CON-AVA/                     VIS 20111122 (650)

SESSION PUBLIQUE DES ACADEMIES PONTIFICALES


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Mercredi 30 novembre, se tiendra à 16 h 30' dans l'Aula Magna du 5 Via della Conciliazione la session publique des Académies pontificales, organisée par le Conseil pontifical pour la culture et sa coordination des diverses académies. Au cours de l'évènement, seront remis au nom du Pape le prix des Académies pontificales à de jeunes chercheurs, artistes ou institutions agissant pour la promotion de l'humanisme chrétien. La session publique 2011 regarde l'Académie d'archéologie et l'Académie Cultorum Martyrum (Témoignages et témoins, les Martyria et les champions de la foi). La session sera présidée par le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, coordinateurs des académies. Le Cardinal Secrétaire d'Etat lira un message du Pape et remettra en son nom les prix. Suivra une intervention de M.Fabrizio Visconti, Intendant des catacombes de Rome.
OP/                               VIS  20111122 (190) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Donald Lippert, OFM.Cap, Evêque de Mendi (superficie: 23.800, population: 600.000, catholiques: 114.000, prêtres: 36, religieuses: 70), en Papouasie-Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1957 à Pittsburgh (USA), a émis ses voeux religieux en 1983 et a été ordonné prêtre en 1985. Il était depuis 2010 Premier Conseiller de la sous province locale de son ordre. Recteur de Collège pontifical roumain de Rome. Outre un riche cursus à l'intérieur de l'ordre des Capucins, il a obtenu une licence en philosophie en 1979 et un diplôme en philosophie (Université catholique de Louvain 1995).
NER/                               VIS 20111122 (110)

dimanche 20 novembre 2011

REMISE DE L'EXHORTATION APOSTOLIQUE


CITE DU VATICAN, 20 NOV 2011 (VIS). A la conclusion de cette messe solennelle, Benoît XVI a procédé à la consigne de l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus aux Présidents des Conférences épiscopales nationales et régionales d’Afrique, ainsi qu'aux Présidents des Synodes des Eglises orientales catholiques présentes sur le continent: "Avec la réception de ce document, débutent au niveau local les phases d’assimilation et d’application des données théologiques, ecclésiologiques, spirituelles et pastorales qu'il renferme. Il entend promouvoir, encourager et consolider les différentes initiatives locales existantes, et en inspirer d’autres pour l’Eglise catholique en Afrique. Une des premières missions de l’Eglise demeure l’annonce Ad Gentes de Jésus-Christ et de son Evangile, c’est-à-dire l’évangélisation des personnes qui sont éloignées de l’Eglise d’une manière ou d’une autre. Je souhaite que cette exhortation vous guide dans l’annonce de la Bonne Nouvelle en Afrique. Celle-ci n’est pas uniquement un message ou une parole. Elle est surtout l’ouverture et l’adhésion à une personne, Jésus le Christ, Verbe incarné. Lui seul possède les paroles de la vie éternelle. A l’exemple du Seigneur, tous les chrétiens sont appelés à refléter la miséricorde du Père et la lumière de l’Esprit. L’évangélisation présuppose et entraîne aussi la réconciliation, et elle promeut la paix et la justice". Le Pape a conclu son appel en encourageant l'Eglise de l'Afrique à être "toujours plus le sel de la terre, de cette terre que Jésus a bénie de sa présence quand il y trouva refuge". Afrique, tu es "bénie par le sang de tant de martyrs, hommes, femmes et enfants, témoins de la foi chrétienne. Deviens lumière du monde, lumière d'un continent qui souvent, à travers des épreuves, cherche la voie de la paix et de la justice pour tous ses habitants. Ta lumière est Jésus le Christ, la Lumière du monde. Que Dieu te bénisse, chère Afrique!".

  "Au terme de cette solennelle célébration...nous nous tournons avec confiance vers la Mère du Sauveur, pour réciter l’angélus... Chers frères et sœurs d’Afrique, terre hospitalière pour la Sainte Famille, continuez à cultiver les valeurs familiales chrétiennes. Alors que tant de familles sont séparées, exilées, endeuillées par des conflits sans fin, soyez les artisans de la réconciliation et de l’espérance. Avec Marie, la Vierge du Magnificat, puissiez-vous toujours demeurer dans la joie. Que cette joie soit au cœur de vos familles et de vos pays".
PV-BENIN/                                     VIS 20111120 (400)

ALLER VERS LES PETITS ET LES FAIBLES

CITE DU VATICAN, 20 NOV 2011 (VIS). Ce matin au Stade de l'Amitié de Cotonou, en la solennité du Christ Roi, le Pape a concélébré une grand messe avec plus de 200 évêques et un millier de prêtres africains, devant 30.000 fidèles, du Bénin et des pays voisins. Voici les principaux passages de l'homélie prononcée par Benoît XVI: "C’est pour moi une grande joie de visiter pour la deuxième fois le cher continent africain", et de venir au Bénin "vous adresser un message d’espérance et de paix". Cette célébration eucharistique, a-t-il poursuivi, est l’occasion de rendre grâce à Dieu pour l’évangélisation du Bénin, du Nigeria, du Ghana, du Togo et du Burkina Faso, mais aussi pour la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques.

  "Le passage évangélique que nous venons d’entendre dit que Jésus, le Fils de l’homme, le juge final de nos vies, a voulu prendre la forme de ceux qui ont faim et soif, des étrangers, de ceux qui sont nus, malades ou prisonniers, finalement de toutes les personnes qui souffrent ou sont mises de côté. Notre comportement à leur égard sera donc considéré comme le comportement que nous avons à l’égard de Jésus lui-même. Ne voyons pas là une simple formule littéraire, une simple image! Toute l’existence de Jésus en est une illustration... Lui qui n’avait pas où reposer sa tête, sera condamné à mourir sur une croix. Tel est le Roi que nous célébrons. Cela peut nous paraître déconcertant aujourd’hui comme il y a 2000 ans, habitués que nous sommes à voir les signes de la royauté dans la réussite, la puissance, l’argent ou le pouvoir. Nous avons du mal à accepter un tel roi, un roi qui se fait le serviteur des plus petits, des plus humbles, un roi dont le trône est une croix. Et pourtant, nous dit l'Ecriture, c’est ainsi que se manifeste la gloire du Christ qui, dans l’humilité de son existence terrestre, prouve son pouvoir de juger le monde. Pour lui, régner c’est servir! Et ce qu’il nous demande, c’est de le suivre sur ce chemin, de servir, d’être attentifs au cri du pauvre, du faible, du marginalisé. Le baptisé sait que sa décision de suivre le Christ peut l’amener à de grands sacrifices, parfois même à celui de sa vie. Mais, comme nous l’a rappelé Paul, le Christ a vaincu la mort et il nous entraîne à sa suite dans sa résurrection. Il nous introduit dans un monde nouveau, un monde de liberté et de bonheur. Aujourd’hui encore, tant de liens avec le monde ancien, tant de peurs nous tiennent prisonniers et nous empêchent de vivre libres et heureux. Laissons le Christ nous libérer de ce monde ancien".

  "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde". Ce passage de l’Evangile, a dit le Pape, "est vraiment une parole d’espérance, parce que le Roi de l’univers s’est fait tout proche de nous, serviteur des plus petits et des plus humbles. Et je voudrais m’adresser avec affection à toutes les personnes qui souffrent, aux malades, à celles qui sont touchées par le Sida ou d’autres maladies, à tous les oubliés de la société. Gardez courage, le Pape vous est proche par la prière et en pensée. Gardez courage, Jésus a voulu s’identifier au petit, au malade. Il a voulu partager votre souffrance et reconnaître en vous des frères et des sœurs, pour les libérer de tout mal, de toute souffrance. Chaque malade, chaque pauvre, mérite notre respect et notre amour car à travers lui Dieu nous indique le chemin de vie qui conduit au le ciel".

  "Ce matin, je vous invite également à vous réjouir avec moi. En effet, voici 150 ans que la croix du Christ a été implantée sur la terre béninoise... Tous ceux qui ont reçu ce don merveilleux de la foi, ce don de la rencontre avec le Seigneur ressuscité, ressentent aussi le besoin de l’annoncer aux autres... Et ce devoir est toujours prioritaire car, après 150 ans, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore entendu le message de salut du Christ. Et nombreux sont aussi ceux qui sont réticents à ouvrir leurs cœurs à la Parole de Dieu. Nombreux ceux dont la foi est faible!... Au Bénin, l'Eglise a beaucoup reçu des missionnaires. Elle doit à son tour porter ce message d’espérance aux peuples qui ne connaissent pas ou qui ne connaissent plus le Seigneur... Or le chrétien doit être un bâtisseur inlassable de communion, de paix et de solidarité, ces dons que Jésus lui-même nous a faits. En y étant fidèles, nous collaborons tous à la réalisation du plan de salut de Dieu pour l’humanité. Je vous engage donc à affermir votre foi en Jésus-Christ, en opérant une authentique conversion à sa personne. Lui seul nous donne la vie véritable et peut nous libérer de toutes nos peurs et lenteurs, de toutes nos angoisses... Que le Christ vous donne à tous la force de vivre en chrétiens et de transmettre pleinement aux générations nouvelles ce que vous avez reçu de vos Pères dans la foi!".

  Puis le Saint-Père a salué les fidèles anglophones venus des pays alentours: "Le Christ règne par la Croix et, avec ses bras ouverts, il embrasse tous les peuples de la terre et les attire à l’unité. Par la Croix, il abat les murs de la division, il nous réconcilie les uns avec les autres et avec le Père. Nous prions aujourd’hui pour les peuples d’Afrique, afin que tous puissent vivre dans la justice, la paix et la joie du Royaume". Enfin, il a encouragé les fidèles de l’Afrique lusophone à renouveler leur adhésion au Christ et leur engagement à servir son règne de réconciliation, de justice et de paix.
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (970)

REUNION AVEC L'EPISCOPAT

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). C'est dans la chapelle de la nonciature que le Saint-Père a rencontré en début de soirée les évêques du Bénin, devant lesquels il a notamment évoqué le 150 anniversaire des débuts de l’évangélisation de leur pays: L’Eglise, a-t-il dit, "est particulièrement reconnaissante aux générations de missionnaires, évêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs, venant d’autres terres ou originaires de ce pays, qui ont généreusement offert de leur vie, parfois de façon héroïque, pour que l’amour de Dieu soit ici annoncé à tous. Ce jubilé doit être pour vos communautés et pour chacun de leurs membres, l’occasion d’un profond renouveau spirituel. Il revient aux pasteurs du peuple de Dieu que vous êtes d’en discerner les contours à la lumière de la Parole de Dieu. L’Année de la foi, que j’ai promulguée pour le 50 anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, sera certainement une occasion propice à sa redécouverte par les fidèles, qui leur permettra d’approfondir leur foi dans le Sauveur. En effet, c’est parce qu’ils ont accepté de mettre le Christ au centre de leur vie que, depuis 150 ans, des hommes et des femmes ont eu le courage de tout donner pour le service de l’Evangile. Aujourd’hui, cette même démarche doit être au cœur de la vie de l’Église tout entière".

  Mais "cette attitude demande une conversion constante pour donner une force nouvelle à la dimension prophétique de notre annonce.... Cette rencontre avec le Christ doit être solidement enracinée dans l’accueil et la méditation de la Parole. En effet, l’Ecriture doit occuper une place centrale dans la vie de l’Eglise comme dans celle de chaque chrétien. Je vous encourage donc à faire de sa redécouverte une source de renouvellement constant, afin qu’elle unifie la vie quotidienne des fidèles et qu’elle soit toujours plus au cœur de toute activité ecclésiale... Cette Parole de Dieu, l’Eglise ne saurait la garder pour elle-même, car sa pour vocation est de l’annoncer au monde. Cette année jubilaire doit être pour l’Eglise au Bénin l'occasion de redonner vigueur à sa conscience missionnaire. Le zèle apostolique qui doit animer tous les fidèles découle directement de leur baptême, et ils ne peuvent donc pas se soustraire à la responsabilité de confesser leur foi dans le Christ et son Evangile partout où ils se trouvent, et dans leur vie quotidienne... Comme je l’ai souligné dans l’exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini: En aucune façon l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale. L’Eglise doit donc aller vers tous... Pour que le monde croie en cette Parole, que l’Eglise annonce, il est indispensable que les disciples du Christ soient unis entre eux. Guides et pasteurs de votre peuple, vous êtes appelés à avoir une vive conscience de la fraternité sacramentelle qui vous unit et de l’unique mission qui vous est confiée, afin d’être effectivement des signes et des promoteurs d’unité, dans vos diocèses... Les difficultés rencontrées, qui parfois peuvent être sérieuses, ne doivent jamais être des raisons de désespérer, mais au contraire devenir des incitations à susciter chez les prêtres et les évêques une profonde vie spirituelle".

  "La formation des futurs prêtres de vos diocèses est une réalité qui vous préoccupe particulièrement. Je vous encourage vivement à en faire une de vos priorités pastorales. Il est indispensable qu’une solide formation humaine, intellectuelle et spirituelle permette aux jeunes d’atteindre un équilibre personnel, psychologique et affectif, qui les prépare à assumer les réalités de la vie sacerdotale, notamment dans le domaine relationnel... Le ministère épiscopal auquel le Seigneur vous a appelés connaît ses joies et ses peines. En vous rencontrant ce soir, je voudrais laisser à chacun de vous un message d’espérance. Au cours de ces 150 dernières années, le Seigneur a fait de grandes choses parmi le peuple béninois. Soyez sûr qu’il continue de vous accompagner au jour le jour dans votre engagement au service de l’évangélisation. Soyez toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu, d’authentiques serviteurs de l’Evangile. C’est cela que les hommes et les femmes de notre temps attendent de vous". Après cette réunion, Benoît XVI a déjeuné avec ses frères évêques du Bénin.
PV-BENIN/                             VIS 20111120 (720)

RENCONTRE AVEC L'ENFANCE OUBLIEE

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Vers 17 h, Benoît XVI s'est rendu au foyer Paix et Joie des Missionnaires de la charité, où vivent des dizaines d'enfants abandonnés ou malades, et où les soeurs fournissent aussi des repas. Accueilli par des chants et des danses, il a visité la structure avant de gagner l'église paroissiale Ste.Rita voisine pour s'adresser à 800 enfants. Un choeur de l'Enfance missionnaire a accompagné l'entrée du Pape, qui s'est recueilli devant le Saint Sacrement avant de remercier de ses paroles l'Evêque de Porto Novo, Mgr.René-Marie Ehuzu, Evêque de Porto Novo et responsable de la pastorale sociale de la Conférence épiscopale du Bénin, ainsi que les deux enfants chargés de le saluer: C’est avec grande joie, a-t-il dit à l'assemblée, que je me trouve parmi vous, venus si nombreux. "Dieu notre Père nous a réunis autour de son Fils et notre frère, Jésus-Christ...qui nous aime tant, et qui est vraiment présent dans les tabernacles de toutes les églises du monde, dans les tabernacles des églises de vos quartiers et de vos paroisses. Je vous invite à le visiter souvent pour lui dire votre amour".
   
  "Certains de vous ont déjà fait leur première communion, d’autres s’y préparent. Le jour de ma première communion a été l’un des plus beaux jours de ma vie. Pour vous aussi, n’est-ce pas ? ... Quand je communie, Jésus vient habiter en moi. Je dois l’accueillir avec amour et l’écouter attentivement. Au fond de mon cœur, je peux lui dire par exemple: Jésus, je sais que tu m’aimes. Donne-moi ton amour pour que je t’aime et que j’aime les autres avec ton amour. Je te confie mes joies, mes peines et mon avenir. N’hésitez donc pas, chers enfants, à parler de Jésus aux autres. Il est un trésor qu’il faut savoir partager". La prière, a poursuivi le Saint-Père, "c’est un cri d’amour lancé vers Dieu notre père avec la volonté d’imiter Jésus notre frère. Jésus partait à l’écart pour prier. Comme Jésus, je peux moi aussi trouver chaque jour un endroit calme où je me recueille devant une croix ou une image sacrée pour parler à Jésus et l’écouter. Je peux aussi utiliser l’Evangile. Je garde ensuite dans mon cœur un passage qui me touche et va me guider durant la journée. Rester ainsi un peu de temps avec Jésus, lui permet de me remplir de son amour, de sa lumière et de sa vie. Cet amour que je reçois dans la prière, je suis appelé à le donner à mon tour à mes parents, à mes amis, à tous ceux avec qui je vis, même à ceux qui ne m’aiment pas, et aussi à ceux que je n’apprécie pas beaucoup... Demandez aussi à vos parents de prier avec vous... Regardez, je sors un chapelet de ma poche. Le chapelet est un instrument qu’on peut utiliser pour prier... Peut-être le savez-vous déjà, sinon demandez à vos parents de vous apprendre. D’ailleurs, chacun de vous recevra un chapelet à la fin de notre rencontre. Lorsque vous l’aurez en main, vous pourrez prier pour le Pape, pour l’Eglise et pour toutes les intentions importantes. Et maintenant, avant que je vous bénisse tous avec grande affection, prions ensemble un Je vous salue Marie pour les enfants du monde entier, spécialement pour ceux qui souffrent de la maladie, de la faim et de la guerre".
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (570)

samedi 19 novembre 2011

DANS L'AVION


CITE DU VATICAN, 18 NOV 2011 (VIS). Vendredi, au cours du vol vers le Bénin, le Saint-Père a répondu aux questions posées par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, au nom de la cinquantaine de journalistes présents à bord.

  A la question lui demandant la raison pour laquelle il avait choisi le Bénin pour lancer le message post-synodal Africae Munus, adressé à toute l'Afrique, Benoît XVI a répondu: “Il y a différentes raisons. La première, le Bénin est un pays en paix, en paix extérieure et intérieure. Il y a des institutions démocratiques qui fonctionnent, qui sont réalisées dans l’esprit de liberté et responsabilité, et donc la justice et le travail pour le bien commun sont possibles et garantis... La deuxième raison, est qu’il y a, comme dans la majeure partie des pays africains, une présence des différentes religions et une coexistence pacifique des religions. Il y a les chrétiens dans leur diversité - pas facile toujours, il y a les musulmans, il y a finalement les religions traditionnelles, trois religions, différentes, qui vivent ensemble dans le respect réciproque et dans une commune responsabilité pour la paix, pour la réconciliation intérieure et extérieure. Il me semble que cette coexistence des religions, le dialogue interreligieux comme facteur de paix et de liberté est très important et est aussi une partie importante de l’exhortation apostolique post-synodale. Enfin, c’est le pays de mon cher ami, le Cardinal Gantin. J’avais toujours le désir de prier, un jour, sur sa tombe. Il fut réellement un grand ami, et visiter le pays de Bernardin Gantin, une haute figure de l’Afrique catholique, de l’Afrique humaine et civilisée, est pour moi une autre raison d’aller dans ce pays”.

  Dans sa deuxième question, le P.Lombardi a fait référence au succès croissant en Afrique des églises évangéliques ou pentecôtistes, “proposant une foi attirante, une grande simplification du message chrétien; elles insistent sur les guérisons et mélangent leurs cultes avec ceux de la religion traditionnelle”; et a demandé quelle réponse pouvait donner l'Eglise face à ce défi. Le Pape a expliqué qu'il s'agit d'un phénomène mondial, présent sur tous les continents, surtout en Amérique latine et en Afrique. Ces communautés se caractérisent par le peu d'institution, un message facile, simple et compréhensible, et “une liturgie participative, exprimant ses propres sentiments, sa culture et des combinaisons syncrétistes entre les religions. Tout cela garantit un certain succès mais peu de stabilité. Beaucoup reviennent à l'Eglise catholique ou passent d'une communauté à l'autre. Nous ne devons pas imiter ces communautés, mais nous demander ce que nous pouvons faire pour donner une nouvelle vitalité à la foi catholique. La première chose est sans doute un message simple, profond et compréhensible ; il est important que le christianisme n'apparaisse pas comme un système compliqué, européen...mais comme le message universel que Dieu existe, nous connaît et nous aime, et que la religion entraîne la collaboration et la fraternité. Et puis il est très important que l'institution ne soit pas trop lourde, que l'initiative de la communauté et de la personne prévale, de même qu'une liturgie participative mais non sentimentale: elle en doit pas se fonder sur l'expression des sentiments mais doit être caractérisée par la présence du mystère dans lequel nous entrons, dans lequel nous nous laissons façonner. Enfin, je dirai qu'il est très important que l'universalité ne se perde pas dans l'inculturation. Je préfèrerai parler d'inter-culturalité plus que d'inculturation, c'est-à-dire d'une rencontre des cultures dans la vérité commune de notre être humain aujourd'hui et grandir ainsi dans la fraternité universelle. Il ne faut pas perdre notre catholicité c'est-à-dire que nous sommes frères partout dans le monde, une famille qui se connaît et qui collabore dans un esprit de fraternité”.

  La troisième question évoqua l'objet du message et la contribution spécifique de l'Eglise à la construction d'une paix durable sur le continent africain, à la lumière des diverses initiatives de Peacekeeping et de reconstruction nationale dans les différents pays africains.

   “Il est vrai qu'il y a eu de nombreuses conférences internationales pour l'Afrique, pour la fraternité universelle", a dit le Pape. "Nous devons reconnaître qu'il s'y dit de bonnes choses, et parfois aussi, il se fait de choses bonnes. Mais les paroles et les intentions et la volonté sont souvent plus grandes que la réalisation et nous devons nous demander pourquoi. Je crois qu'un facteur fondamental est que ce renouvellement, cette fraternité universelle, exige de dépasser notre égoïsme; facile à dire mais difficile à réaliser... C'est seulement par l'amour et la connaissance d'un Dieu qui nous aime et qui nous donne que nous pouvons y arriver: osons perdre la vie, osons nous donner parce que nous savons que c'est ainsi que nous gagnerons”. Le Saint-Père a expliqué ensuite pourquoi il pensait que l'Afrique pouvait apporter la foi et l'espérance au reste du monde. “L'humanité est en cours de transformation toujours plus rapide, et en Afrique également. Au cours de ces dernières 50-60 années, ce processus a été difficile pour l'Afrique, depuis l'indépendance et après le colonialisme jusqu'à aujourd'hui. Des difficultés persistent encore... Cependant, cette fraîcheur du oui à la vie qu'à l'Afrique..., son enthousiasme et son espérance, montrent sa réserve d'humanité, sa fraîcheur du sens religieux et de l'espérance. Je dirais qu'il existe un humanisme frais dans l'âme jeune de l'Afrique. Malgré tous les problèmes qui existent et qui existeront, ce continent est encore une réserve de vitalité pour l'avenir sur laquelle nous pouvons compter”.
PV-BENIN/                             VIS 20111119 (910)

VISITE A LA CATHEDRALE DE COTONOU



CITE DU VATICAN,18 NOV 2011 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père s'est rendu en papamobile de l'aéroport à la cathédrale Notre Dame de la miséricorde de Cotonou, où il a été accueilli par de nombreux fidèles. Après s'être recueilli devant le Saint Sacrement, il s'est incliné sur les tombes des archevêques Isidore de Sousa et Christophr Adimou. Après le Te Deum et le salut de l'actuel Archevêque, Mgr.Antoine Ganyé, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée, rendant tout d'abord hommage aux archevêques défunts de Cotonou, de "valeureux ouvriers dans la Vigne du Seigneur, dont la mémoire demeure vivante dans le cœur des catholiques et de nombreux béninois. Ces deux prélats furent, chacun à sa manière, des pasteurs pleins de zèle et de charité. Ils se sont dépensés sans compter au service de l’Evangile et du peuple de Dieu, surtout des personnes les plus vulnérables. Vous savez tous que Mgr.de Sousa a été un ami de la vérité et qu’il a joué un rôle déterminant dans la transition démocratique de votre pays".

  Je veux maintenant, a-t-il poursuivi, "vous inviter à méditer un instant sur la miséricorde infinie de Dieu... L’histoire du salut, qui culmine dans l’Incarnation et trouve son accomplissement plénier dans le mystère pascal, est une révélation éclatante de la miséricorde de Dieu...qui ne consiste pas seulement en la rémission de nos péchés. Elle consiste aussi dans le fait que Dieu, notre Père, nous ramène, parfois non sans douleur ni affliction ni crainte de notre part, sur le chemin de la vérité et de la lumière, car il ne veut pas que nous nous perdions... En relisant l’histoire personnelle de chacun de nous et celle de l’évangélisation de nos pays, nous pouvons dire à la suite du psalmiste: Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur. La Vierge Marie a expérimenté au plus haut point le mystère de l’amour divin... Par son oui à l’appel de Dieu, elle a contribué à la manifestation de l’amour divin parmi les hommes. En ce sens, mère de miséricorde par participation à la mission de son Fils, elle a reçu le privilège de pouvoir nous secourir toujours et partout... En Marie, nous avons non seulement un modèle de perfection, mais aussi une aide pour réaliser la communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Mère de miséricorde, elle est un guide sûr des disciples de son Fils qui veulent être au service de la justice, de la réconciliation et de la paix... N’ayons donc pas peur d’invoquer avec confiance celle qui ne cesse de dispenser à ses enfants les grâces divines". La cérémonie s'est conclue par le Pater, après quoi le Saint-Père s'est rendu à la nonciature apostolique.
PV-BENIN/                 VIS 20111119 (450)

GARANTIR LES ATTENTES DU PEUPLE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Peu avant 9 h, Benoît XVI a gagné le palais présidentiel où le chef de l'Etat, M.Thomas Yayi Boni l'a accueilli. Devant le gouvernement, les corps constitué, le corps diplomatique et les représentants religieux du pays, il a prononcé le discours dont voici les passages saillants:

  "Souvent, dans mes interventions antérieures, j’ai uni au mot Afrique celui d’espérance. Je l’ai fait à Luanda voici deux ans et déjà dans un contexte synodal. Le mot espérance figure d’ailleurs plusieurs fois dans l’Exhortation apostolique post-synodale Africae munus que je vais signer tout à l’heure. Lorsque je dis que l’Afrique est le continent de l’espérance, je ne fais pas de la rhétorique facile, mais j’exprime tout simplement une conviction personnelle, qui est également celle de l’Église. Trop souvent, notre esprit s’arrête à des préjugés ou à des images qui donnent de la réalité africaine une vision négative, issue d’une analyse chagrine. Il est toujours tentant de ne souligner que ce qui ne va pas ; mieux encore, il est facile de prendre le ton sentencieux du moralisateur ou de l’expert, qui impose ses conclusions et propose, en fin de compte, peu de solutions adaptées. Il est tout aussi tentant d’analyser les réalités africaines à la manière d’un ethnologue curieux ou comme celui qui ne voit en elles qu’un énorme réservoir énergétique, minéral, agricole et humain facilement exploitable pour des intérêts souvent peu nobles. Ce sont là des visions réductrices et irrespectueuses, qui aboutissent à une chosification peu convenable de l’Afrique et de ses habitants.

  Parler de l’espérance, c’est parler de l’avenir, et donc de Dieu! L’avenir s’enracine dans le passé et le présent... C’est sur le terreau du passé, composé de multiples éléments contradictoires et complémentaires qu’il s’agit de construire l'avenir avec l’aide de Dieu... A la lumière de l'espérance qui doit nous animer, je voudrais évoquer deux réalités africaines d’actualité. La première se réfère plutôt de manière générale à la vie socio-politique et économique du continent, la seconde au dialogue inter-religieux... Ces derniers mois, de nombreux peuples ont manifesté leur désir de liberté, leur besoin de sécurité matérielle, et leur volonté de vivre harmonieusement dans la différence des ethnies et des religions. Un nouvel état est même né sur votre continent. Nombreux ont été également les conflits engendrés par l’aveuglement de l’homme, par sa volonté de puissance et par des intérêts politico-économiques qui font fi de la dignité des personnes ou de celle de la nature... Il y a trop de scandales et d’injustices, trop de corruption et d’avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ce sont des maux qui affligent votre continent, mais aussi le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu’aucun régime politique humain n’est idéal, qu’aucun choix économique n’est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d’une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d’humanité. L’homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu’ils ne peuvent plus éviter.

  De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse... Quel qu’il soit, le pouvoir aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, ethniques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intentions. L’Eglise n’apporte aucune solution technique et n’impose aucune solution politique. Elle répète: N’ayez pas peur! L’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C’est là un message d’espérance, une espérance génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme... L’espérance est communion. N’est-ce pas là une voie splendide qui nous est proposée ? J’y invite tous les responsables politiques, économiques, ainsi que le monde universitaire et celui de la culture. Soyez, vous aussi, des semeurs d’espérance!

  "Il n'est pas nécessaire de rappeler les récents conflits nés au nom de Dieu, et les morts données au nom de celui qui est la Vie. Toute personne de bon sens comprend qu’il faut toujours promouvoir la coopération sereine et respectueuse des diversités culturelles et religieuses. Le vrai dialogue interreligieux rejette la vérité humainement égocentrique, car la seule et unique vérité est en Dieu... De ce fait, aucune religion, aucune culture ne peut justifier l’appel ou le recours à l’intolérance et à la violence. L’agressivité est une forme relationnelle assez archaïque qui fait appel à des instincts faciles et peu nobles. Utiliser les paroles révélées, l'Ecritures ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave. Je ne peux connaître l’autre que si je me connais moi-même. Je ne peux l’aimer, que si je m’aime moi-même. La connaissance, l’approfondissement et la pratique de sa propre religion sont donc essentielles au vrai dialogue inter-religieux... Il convient donc que chacun se situe en vérité devant Dieu et devant l’autre. Cette vérité n’exclut pas, et elle n’est pas une confusion. Le dialogue inter-religieux mal compris conduit à la confusion ou au syncrétisme. Ce n’est pas ce dialogue qui est recherché... Nous savons aussi que ce dialogue n’est pas toujours facile, ou même qu’il est empêché pour diverses raisons. Cela ne signifie en rien un échec. Les formes du dialogue interreligieux sont multiples. La coopération dans le domaine social ou culturel peut aider les personnes à mieux se comprendre et à vivre ensemble sereinement. Il est aussi bon de savoir qu’on ne dialogue pas par faiblesse, mais qu’on dialogue parce que l’on croit en Dieu. Dialoguer est une manière supplémentaire d’aimer Dieu et son prochain sans abdiquer ce que l’on est.

  Avoir de l’espérance, ce n’est pas être ingénu, mais c’est poser un acte de foi en un avenir meilleur. L’Eglise catholique met ainsi en œuvre l’une des intuitions du concile Vatican II, celle de favoriser les relations amicales entre elle et les membres de religions non-chrétiennes... Je salue tous les responsables religieux qui ont eu l’amabilité de venir ici me rencontrer. Je veux les assurer, ainsi que ceux des autres pays africains, que le dialogue offert par l’Église catholique vient du cœur. Je les encourage à promouvoir, surtout parmi les jeunes, une pédagogie du dialogue, afin qu’ils découvrent que la conscience de chacun est un sanctuaire à respecter, et que la dimension spirituelle construit la fraternité... Pour finir, je voudrais utiliser l’image de la main. Cinq doigts la composent, et ils sont bien différents. Chacun d’eux pourtant est essentiel, et leur unité forme la main. La bonne entente entre les cultures, la considération non condescendante des unes pour les autres, et le respect des droits de chacune sont un devoir vital. Il faut l’enseigner à tous les fidèles des diverses religions. La haine est un échec, l’indifférence une impasse, et le dialogue une ouverture! N’est-ce pas là un beau terrain où seront semées des graines d’espérance? Tendre la main signifie espérer pour arriver, dans un second temps, à aimer... A côté du cœur et de l’intelligence, la main peut devenir, elle aussi, un instrument du dialogue. Elle peut faire fleurir l’espérance, surtout lorsque l’intelligence balbutie et que le cœur trébuche... Avoir peur, douter et craindre, s’installer dans le présent sans Dieu, ou encore n’avoir rien à attendre, sont autant d’attitudes étrangères à la foi chrétienne et, je crois, à toute autre croyance en Dieu... A la suite de Pierre, dont je suis le successeur, je souhaite que votre foi et votre espérance soient en Dieu. C’est le vœu que je formule pour l’Afrique tout entière qui m’est si chère. Aie confiance, Afrique, et lève toi, le Seigneur t’appelle!". Ensuite, le Saint-Père a eu un entretien privé avec le Président béninois, puis a signé le livre d'or de la présidence.
PV-BENIN/               VIS 20111119 (1400)
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