Cité
du Vatican, 24 octobre (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir le
télégramme de condoléances suivant au Cardinal Archevêque de
Bordeaux (France): "Apprenant le tragique accident survenu à
Puisseguin (Gironde), entre un autobus transportant des personnes du
troisième âge et un camion TIR, qui a fait de très nombreuses
victimes (43 morts), le Pape François s’associe par la prière à
la peine des familles endeuillées, et confie les victimes à la
miséricorde de Dieu afin qu’il les accueille dans sa lumière. Il
exprime sa proximité spirituelle aux personnes blessées et à leurs
proches, ainsi qu’aux secouristes. En gage de réconfort, le
Saint-Père adresse une particulière bénédiction apostolique à
toutes les personnes touchées par ce drame".
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
samedi 24 octobre 2015
Dernière méditation proposée aux pères synodaux
Cité
du Vatican, 24 octobre 2015 (VIS). Ce matin, en ouverture de la
dernière congrégation générale du Synode, Mgr.Mario Iceta
Gavicagogeascoa, Evêque de Bilbao (Espagne) a proposé une brève
méditation sur l'expérience synodale: "Les travaux du Synode
se sont révélés une expérience de grâce, de communion et de
collégialité... Nous avons demandé le don de l'Esprit Saint et
voulu qu'il guide notre travail. D'entrée le Saint-Père avait
affirmé que le Synode serait un terrain d'action pour l'Esprit si
nous nous y engagions avec courage apostolique, humilité évangélique
et prière confiante. C'est pourquoi, avant de prendre des décisions
dans l'exercice de notre ministère épiscopal, souvenons nous du
choix de Matthieu pour intégrer le collège apostolique. Les
apôtres ont prié le Seigneur, qui connaît le cœur de chacun, de
leur montrer celui qui a été choisi. C'est notre mode de faire...
Dans la prière nous demandons à Dieu de nous montrer le chemin
qu'il veut, non celui que nous voudrions prendre. Nous devons
accompagner les familles dans la fidélité à la vocation à
laquelle elles ont été appelés... Par la prière le Seigneur nous
rappelle la nécessité de l'humilité évangélique pou connaître
la volonté de Dieu. Remercions le Père d'avoir caché ces choses
aux sages et aux savants pour les révéler aux gens simples... Comme
le dit le livre des Proverbes, l'arrogance conduit à la disgrâce,
tandis que l'humilité conduit à la sagesse". Sainte Thérèse
d'Avila disait que "marcher dans l'humilité signifie marcher
dans la vérité. La vie de prière, l'humilité évangélique, le
courage apostolique, cette Parresia dont parle saint Paul, nous
font...servir les familles. Nous éclairons leur marche avec le
Parole de Dieu et la Tradition vivante de l'Eglise, en soutenant et
accompagnant leurs joies et leurs peines, en les aidant à vivre en
plénitude l'alliance d'amour qui dissipe les ténèbres, mais aussi
à surmonter la solitude et l'individualisme... Nous les aidons
engendrer la vie et de l'espoir de l'humanité, à régénérer la
vie et à retrouver l'espérance perdue, à construire l'Eglise et le
monde... Invoquons l'intercession maternelle de Marie. Les mères
sont celles qui transforment une maison en un foyer... En elle, nous
apprenons à accueillir le don de Dieu, l'Esprit Saint, la personne
Amour, venu nous éclairer et nous aider dans la tâche qui nous est
confiée aujourd'hui.''
Déclaration des pères synodaux sur le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Ukraine
Cité
du Vatican, 24 octobre (VIS). Ce midi a été publiée une
Déclaration des pères synodaux sur le Moyen-Orient, l'Afrique et
l'Ukraine:
"Réunis
autour du Saint-Père, le Successeur de Pierre, nous pères synodaux,
avec les délégués fraternels et les auditeurs participant à la
XIV Assemblée générale ordinaire du Synode, nous pensons à toutes
les familles du Moyen-Orient. Depuis des années, en raison de
conflits sanglants, elles sont victimes d'atrocités innommables, et
leurs conditions de vie se sont encore aggravées ces derniers temps.
L'utilisation d'armes de destruction massive, des massacres, des
décapitations, des enlèvements, la traite des femmes, les enfants
soldats, la persécution fondée sur l'appartenance religieuse et
l'origine ethnique, la dévastation des lieux de culte, la
destruction du patrimoine culturel et d'innombrables autres
atrocités, ont contraint des milliers de familles à fuir leurs
maisons et de chercher refuge ailleurs, souvent dans des conditions
extrêmement précaires. Actuellement, toutes ces personnes sont
empêchées de rentrer dans leurs foyers et d'exercer leur droit de
vivre dans la dignité et la sécurité. Elles ne peuvent donc pas
contribuer à la reconstruction ni au bien matériel et spirituel de
leurs pays respectifs. Dans ce contexte dramatique, on assiste au
viol constant des principes de base de la dignité humaine et de la
coexistence pacifique entre les peuples, des droits les plus
fondamentaux comme le droit à la vie, le droit à la liberté
religieuse ou le droit international humanitaire. C'est pourquoi nous
voulons exprimer notre solidarité aux patriarches, évêques,
prêtres, religieux et fidèles, ainsi quà tous les habitants du
Moyen-Orient". Il faut prier et n'oublier personne, "penser
à tous les otages et exiger leur libération. Nos voix se joignent à
celles de tant d'innocents: Plus jamais de violence, de terrorisme,
de destruction, de persécution! Que cessent immédiatement les
hostilités et le trafic d'armes! La paix au Moyen-Orient doit être
recherchée non dans les choix imposés par la force, mais dans des
décisions politiques qui respectent les intérêts particuliers, y
compris culturels et religieux, des différents peuples et des
diverses réalités".
"Tout
particulièrement reconnaissants à la Jordanie, au Liban, à la
Turquie et à plusieurs pays européens pour leur accueil des
réfugiés, nous lançons un nouvel appel à la communauté
internationale à mettre de côté les intérêts particuliers et à
rechercher des solutions par la diplomatie, le dialogue et le droit
international. Nous rappelons l'appel du Pape François à toutes les
personnes et les communautés qui se reconnaissent en Abraham:
Respectons nous les uns les autres et aimons-nous comme des frères
et des sœurs! Apprenons à comprendre la souffrance de l'autre!
Personne ne peut justifier la violence au nom de Dieu. Travaillons
ensemble pour la justice et la paix! Nous croyons que la paix est
possible, qu'il est possible d'arrêter la violence en Syrie, en
Irak, à Jérusalem et dans toute la Terre Sainte, une violence
frappant de plus en plus de familles et de personnes innocentes, et
exacerbant la crise humanitaire. La réconciliation est le fruit de
la fraternité, de la justice, du respect et du pardon. Notre seul
désir, qui est celui des personnes de bonne volonté membres de la
grande famille humaine, est de pouvoir tous vivre en paix. Juifs,
chrétiens et musulmans doivent voir dans l'autre croyant un frère à
respecter et à aimer. Ce serait donner sur ces terres un beau
témoignage de sérénité et de convivialité entre les fils
d'Abraham. Nos pensées et nos prières s'étendent, sans
distinctions, à toutes les familles plongées dans des situations
similaires de par le monde, notamment en Afrique et en Ukraine".
Puissent toutes ces familles, qui ont été dans nos coeurs durant
les travaux de cette assemblée synodale, "retourner enfin à
une vie digne et tranquille. Nous les confions à la Sainte Famille
de Jésus, Marie et Joseph, qui a connu ces souffrances. Prions afin
que le monde devienne au plus tôt une famille de frères et de
sœurs!".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 24 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
Aristide Gonsallo, Evêque de Porto Novo (superficie 4.545,
population 1.720.996, catholiques 650.000, prêtres 227, religieuses
124), au Bénin. L'Evêque élu, né en 1966 à Cotonou (Bénin) et
ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la paroisse
St.Martin de Panapé. Docteur en théologie et en lettres, il a été
professeur de séminaire, aumônier d'hôpital et curé de paroisse.
Mgr.Paolo
Rocco Gualtieri, Nonce apostolique à Maurice, déjà Nonce à
Madagascar et aux Seychelles.
Le
Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Archevêque de Yangon (Myanmar),
Légat pontifical au 51 Congrès eucharistique international de Cebu
(Philippines, 24 - 31 janvier 2016).
vendredi 23 octobre 2015
Institution d'un nouveau dicastère
Cité
du Vatican, 23 octobre 2015 (VIS). Hier après-midi, à l'ouverture
de congrégation générale du Synode, le Saint-Père a annoncé sa
décision d'instituer un dicastère regroupant les compétences sur
les laïcs, la famille et la vie et substituant donc le Conseil
pontifical pour les laïcs, le Conseil pontifical pour la famille et
l'Académie pontificale pour la vie. A cette fin, il a constitué une
commission chargée de rédiger un document définissant
canoniquement les compétences du nouveau dicastère, qui sera soumis
en décembre au Conseil des Cardinaux en charge de réfléchir à la
réforme de la Curie Romaine.
Méditation sur la miséricorde proposée par Mgr.Vokal
Cité
du Vatican, 23 octobre 2015 (VIS). Ce matin, en ouverture de la
congrégation générale du Synode, Mgr.Jan Vokal (République
tchèque) a proposé une brève méditation sur la miséricorde.
Reprenant une citation du prophète Amos, il a souligné la nécessité
de nous arrêter de temps en temps, de lever les yeux au ciel, de
nous rappeler que nous ne sommes les maîtres ni du monde ni de la
vie. Il faut admirer le ciel, les montagnes, la mer, sentir le vent,
le ruissellement de l'eau...comme aimait le faire Jean-Paul II...
Nous devons nous sentir petits, ce que nous sommes, dans le grand
univers que Dieu a créé et continue de créer et de raviver à
chaque instant... Vivre au milieu de choses, que nous créons, de
plus en plus artificielles, modifie lentement notre perception de la
réalité et de notre propre nature. Sans nous en rendre compte, nous
oublions où nous sommes et qui nous sommes, nous perdons le sens de
notre vraie dimension. Parfois nous nous sentons omnipotents, alors
que nous ne sommes pas. Parfois nous nous sentons impuissants, alors
que nous ne sommes pas. Comme le prophète Amos nous le rappelle, si
nous ne sommes que des brins d'herbe, notre cœur est capable
d'infini. Si nous sommes presque rien, demandons nous pourquoi? Et
sentons en nous le lien mystérieux, parfois douloureux, avec qui a
créé ce monde, le soleil, la lune, les étoiles... De toutes les
créatures qui, à leur manière, sont plus humbles et obéissantes
au Créateur que nous, les êtres humains sont les seuls
capables...de percevoir la toute-puissance de Dieu, son
incompréhensible grandeur. Lui qui est amour, l'amour
miséricordieux, qui est compatissant comme une mère envers ses
enfants... Nous sommes bien les seuls à nous rendre compte que toute
la création gémit et souffre les douleurs de l'enfantement...
Jean-Paul II nous laissé la prophétie. Nous sommes parvenus au
temps de la miséricorde. Il a consacré à la Miséricorde Divine le
deuxième dimanche de Pâques, et il est mort à la veille de cette
fête. Puisse-t-il continuer à intercéder pour nous afin que nous
ayons tous toujours plus de compassion, à l'image du Père céleste,
le miséricordieux".
jeudi 22 octobre 2015
Message au congrès consacré à Matteo Ricci
Cité
du Vatican, 22 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a fait parvenir un message aux participants au congrès sur le
jésuite Matteo Ricci (1552 - 1610), en cours à Macerata (Italie).
L'événement a été organisé par l'Université locale et
l'Institut Confucius, organe pour la diffusion de la langue et de la
culture chinoises. L'idée en était venue en 2013 au Vice Ministre
chinois de l'éducation lors de sa visite de l'institut de Macerata.
Le Pape François s'y félicite du nouvel intérêt porté sur la vie
et l'oeuvre du célèbre jésuite italien, ami de la Chine, né dans
cette ville des Marches. "Puisse l'évocation de cet homme
d'Eglise plein de zèle missionnaire, attentif aux changements de la
société, promoteur des relations entre l'Europe et l'Asie,
renforcer le dialogue fructueux et respectueux tant culturel que
religieux". Ce congrès survient cinq ans après la célébration
du quatrième centenaire de la mort du P.Ricci. La recherche à son
sujet a progressé grâce à l'exploitation de nouveaux fonds
d'archives chinois. Le congrès de Macerata entend également
renouveler l'approche de ses travaux, notamment les plus difficiles à
interpréter. Ainsi ont été présentées des études sur le
dictionnaire sino-portugais de Matteo Ricci et Michele Ruggieri, sur
la linguistique, la sémiologie et la rhétorique employées. Sans
oublier l'approche cartographique regardant l'aventure des jésuites
en Chine, en Corée et au Japon. Quelle influence eut sur l'Europe la
culture et la philosophie chinoises apportées par Matteo Ricci, sur
l'illuminisme et la pensée occidentale. Et enfin les rapports entre
les citations et traduction des Dialogues de Confucius par Matteo
Ricci, à la lumière des trois premières éditions traduites par
les jésuites.
mercredi 21 octobre 2015
La fidélité aux promesses est un vrai chef-d'œuvre d'humanité
Cité
du Vatican, 21 octobre 2015
(VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale Place St.Pierre,
le Saint-Père est revenu sur la famille, centrant sa réflexion sur
la fidélité à la promesse d'amour entre l'homme et la femme, sur
laquelle est fondée la famille, et qui porte en elle l'engagement
d'accueillir et d'éduquer les enfants, de prendre soin des parents
âgés et des membres les plus faibles de la famille, s'aidant
mutuellement à développer ses qualités et accepter ses limites:
''Une famille qui se ferme sur elle-même est comme une
contradiction, une mortification de la promesse qui l'a faite naître
et la fait vivre. N'oubliez jamais que l'identité de la famille est
toujours une promesse qui s'élargit...à toute la famille et aussi à
toute l'humanité... L'amour comme l'amitié tirent justement leur
force et leur beauté du fait qu'ils créent un lien sans enlever la
liberté. Sans liberté il n'y a pas d'amitié, sans liberté il n'y
a pas d'amour, sans liberté il n'y a pas de mariage. Donc, liberté
et fidélité ne s'opposent pas l'une à l'autre, au contraire, elles
se soutiennent l'une l'autre, tant dans les rapports interpersonnels
que dans les relations sociales. En effet, pensons aux dommages
causés, dans la civilisation de la communication globale,
l'inflation de promesses non tenues, dans différents domaines, et
l'indulgence pour l'infidélité à la parole donnée et aux
engagements pris!... La fidélité aux promesses matrimoniales est un
vrai chef-d'œuvre d'humanité!.. Aucune relation d'amour, aucune
amitié, aucune forme de bonté, aucun bonheur pour le bien commun,
n'atteint la hauteur de notre désir et de notre espérance, s'il
n'arrive à habiter ce miracle de l'âme...qu'est la force et la
persuasion de la fidélité...qui ne finissent pas de nous enchanter
et de nous étonner... Aucune autre école ne peut enseigner la
vérité de l'amour, si la famille ne le fait pas. Aucune loi ne peut
imposer la beauté et l'héritage de ce trésor de la dignité
humaine, si le lien personnel entre amour et génération ne
l'inscrit pas dans notre chair... Notre fidélité à la promesse est
aussi toujours confiée à la grâce et à la miséricorde de Dieu.
L'amour pour la famille humaine, dans le bonheur et le malheur, est
un point d'honneur pour l'Eglise! Que Dieu nous accorde d'être à la
hauteur de nos promesses".
Fin de l'examen de l'Instrumentum Laboris par les groupes de travail
Cité
du Vatican, 21 octobre (VIS). Hier et lundi, les pères synodaux ont
discutés au sein des groupes de travail linguistiques la partie de
l'Instrumentum Laboris traitant notamment de la situation des
familles en situation irrégulière, de l'admission à la communion
des divorcés remariés, l'accompagnement des homosexuels et la
paternité responsable.
Les
Circuli Minores ont analysé les besoins particuliers des familles en
situation irrégulière ou délicate, reconnaissant selon le groupe
anglophone présidé par Mgr.Mark Benedict Coleridge (Australie) que
les personnes qui cohabitent sont dans une situation différente des
divorcés remariés civilement. Tout en affirmant que la pratique du
vivre ensemble, si répandue dans de nombreuses cultures
contemporaines ne peut être considérée comme un bien en soi, on
doit reconnaître qu'il peut y avoir le bien parmi ceux qui vivent en
couple hors mariage.
Nous
savons, a établi le groupe francophone présidé par Mgr.Laurent
Ulrich (France), "qu'il existe tant d'autres familles qui
s'estiment souvent elles-mêmes éloignées de cet idéal, et
d'autres qui ne pensent même pas qu'il soit peu ou prou fait pour
elles. Familles divisées, familles recomposées, familles
monoparentales, familles sans mariage même civil. Ces familles
réelles nous ne pouvons pas les tenir à l'écart, nous ne voulons
pas penser que leur chemin ne les rapproche pas du Dieu, qui aime et
attire à lui tous les hommes. Nous croyons qu'en elles vit l'Esprit
du Seigneur qui inspire bien des comportements de leur vie. Cela ne
retire rien aux familles chrétiennes que nous soutenons et
encourageons".
"En
ce qui concerne les divorcés remariés civilement, il est
généralement convenu que nous devons fournir pastorale plus
efficace à ces couples. Avec leurs enfants, il ont des droits".
Les groupes anglophone et italianophone sont par contre perplexes sur
ce que l'Instrumentum Laboris appelle "chemin pénitentiel"
pour les divorcés remariés. ''Sur la question de l'accompagnement,
nous sommes tous d'accord, mais que faire lorsqu'il s'agit de l'accès
aux sacrements?". Le groupe hispanophone B présidé par
Mgr.Balthazar Enrique Porras Cardozo (Venezuela) se dit certain de la
nécessité d'éliminer de nombreux obstacles opposés aux divorcés
remariés, afin qu'ils puissent participer plus largement à la vie
de l'Eglise. Actuellement ils ne peut pas être parrains ou
catéchistes... Nous devons montrer que nous avons entendu l'appel de
tant de personnes qui souffrent d'être exclus de la vie de
l'Eglise''.
''Quant
à la discipline relative aux divorcés remariés, il est encore
impossible d'établir des critères valables pour tous les cas,
parfois très différents les uns des autres". Le groupe
italianophone présidé par le Cardinal Mauro Piacenza (Saint-Siège)
estime aussi qu'il existe "des divorcés remariés s'appliquant
à vivre selon l'Evangile. Ils offrent des exemples de la charité...
Certes on ne peut nier que, dans certaines circonstances, les
facteurs limitant la capacité d'agir sont envisagés de différentes
manières. En conséquence, le jugement d'une situation objective ne
saurait devenir un jugement subjectif sur la responsabilité. Les
limites et les contraintes sont alors un appel au discernement,
respectueux de la complexité de ces situations, tout
particulièrement pour l'évêque''.
Mais
le groupe anglophone A (Mgr.Kurtz) estime que la pratique pastorale
relative à la réception du sacrement de l'Eucharistie par les
divorcés remariés ne devrait pas être laissée aux conférences
épiscopales. Cela nuirait à l'unité de l'Eglise catholique, à la
compréhension du sacrement et au témoignage de la vie des
fidèles''.
En
attendant, le groupe anglophone B dont le Rapporteur est Mgr Diarmuid
Martin (Irlande), "compte tenu de la richesse du matériel
produit au cours des travaux synodaux", demande au Pape
d'envisager ''la mise en place au cours de l'Année jubilaire de la
Miséricorde d'une commission spéciale chargé d'étudier à fond
les mesures disciplinaires de l'Eglise en matière d'indissolubilité
du mariage, afin de les rendre applicables à la situation des
personnes en unions irrégulières, y compris aux situations
résultant de la pratique de la polygamie.'' Sur la problématique,
de nombreuses références ont été faites à l'encyclique de
Jean-Paul II Familiaris Consortio.
La
condition des homosexuels du point de vue familial a été abordée
par le groupe anglais C (Mgr.Coleridge), qui a insisté pour que les
pasteurs cherchent à comprendre la réalité de la vie des
personnes, sans traiter de questions abstraites. Ses membres ont
également demandé que le document final du Synode puisse inclure
une déclaration nette quant à l'enseignement de l'Eglise sur le
fait que les unions homosexuelles ne sont nullement équivalentes au
mariage. Sur le même sujet le groupe A a rappelé que, ''comme
épouse du Christ, l'Eglise suit les traces de son Seigneur, dont
l'amour universel est offert à tous sans exception. Les parents et
les frères et sœurs des membres de la famille ayant des tendances
homosexuelles sont appelés à être compris, aimés et acceptés.
Certains pères synodaux ont toutefois suggéré que l'argument soit
éliminé de la discussion du Synode sur la famille, car son
importance mériterait un synode spécifique.
La
question de la paternité responsable et la responsabilité
générative a fait l'objet d'échanges fructueux. Elle est considéré
à l'heure actuelle d'une grande importance pour le respect de la
dignité humaine et de la vie. Les groupes ont également abordé les
mariages mixtes et la disparité de culte dans le couple, estimant
qu'il faudrait rechercher des approches pastorales défendant les
femmes et les enfants dans des conditions de fragilité.
Sur
la méthodologie du Synode, le groupe de langue française dont le
rapporteur est Mgr.Paul-André Durocher (Canada) a déclaré: ''Comme
des agronomes qui discutent de diverses méthodes d’approvisionnement
en eau, nous avons discuté de la méthode de ce synode. Est-elle
bien ajustée à sa finalité? Nous déployons une somme énorme
d’énergie, à tous les points de vue. Des gens sont épuisés à
force de travailler. Le résultat en vaudra-t-il la chandelle?
Peut-être aurions-nous pu identifier quelques questions spécifiques
à étudier entre les deux synodes, et nous donner plus de temps pour
les étudier? Faudra-t-il confier à des commissions pontificales le
travail que nous espérions faire?.... Il n’en reste pas moins que
nous avons beaucoup apprécié le temps accru qui nous a été
accordé en petits groupes. De nos échanges se dégage très
fortement le ministère de communion qui est le nôtre à titre
d’évêques".
Le
groupe italianophone B a pour sa part conclu que la miséricorde
s'est manifesté durant le Synode, en interpellant le ministère
pastoral des pères, conscients de ce que le mystère de
l'Incarnation exprime pleinement la volonté salvifique de Dieu.
"Cette détermination divine a également été confiée à
notre mission et à l'administration des sacrements, lesquelles
trouvent leur juste herméneutique dans un appel à la conversion,
aiguillon pour notre salut''.
Déclaration du Directeur de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 21 octobre (VIS). En écho à un article de la presse
italienne, le P.Lombardi a déclaré la nuit dernière: "Il
s'agit d'une information relative à la santé du Saint-Père,
totalement infondée, irresponsable, qui ne mérite aucune attention.
Il est facile de constater combien le Pape poursuit, normalement et
sans interruption, ses intenses activités".
Ce
midi, ouvrant le briefing quotidien sur les travaux synodaux, le
Directeur de la Salle de Presse est revenu sur son démenti nocturne.
Le P.Lombardi a confirmé que l'article traitant de la santé du
Saint-Père était sans fondement: "Je le fais après m'être
informé auprès des autorités compétentes, le Saint-Père compris.
Aucun médecin japonais n'est venu au Vatican pour l'examiner, et
aucun des examens indiqués dans l'article n'a été effectué. On
m'a également assuré qu'aucun appareil extérieur n'a utilisé
l'héliport vatican, pas même en janvier. Ceci dit, je confirme que
le Saint-Père est en bonne santé. De même, je dois répéter que
l'article en question constitue un acte grave et inqualifiable. Tout
comme est irresponsable et injustifiable la diffusion continuelle de
fausses nouvelles. Puisse cette histoire cesser sur le champ".
Audiences
Cité
du Vatican, 21 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin le Métropolite Hilarion, Président du Département
pour les relations extérieures du Patriarcat de Moscou.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 21 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Henrique Aparecido de Lima, CSSR, Evêque de Dourados (superficie
38.125, population 535.000, catholiques 375.000, prêtres 59, diacres
11, religieux 154), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1964 à Toledo
(Brésil), a prononcé ses voeux religieux en 1995 et a été ordonné
prêtre en 1999. Jusqu'ici Supérieur de la provincial rédemptoriste
de Campo Grande, il succède à Mgr.Redovino Rizzardo, CS, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Il a occupé
diverses fonctions au sein de son ordre et a été curé de paroisse.
L'Abbé
José Reginaldo Andrietta, Evêque de Jales (superficie 12.788,
population 400.000, catholiques 323.000, prêtres 36, religieux 15),
au Brésil. L'Evêque élu, né en 1957 à Pirassununga (Brésil) et
ordonné prêtre en 1983, il était jusqu'ici Curé de la paroisse
Sts.Jude et Thaddée d'America. Licencié en théologie et catéchèse,
il a occupé diverses fonctions au sein de la Jeunesse ouvrière
chrétienne (nationale et internationale) et a été curé de
paroisses, professeur et membre du Presbyterium. Il succède à
Mgr.Luiz Demétrio Valentini, dont la renonciation a été acceptée
pour limite d'âge.
L'Abbé
Paulo Bosi Dal'Bó, Evêque de Sao Mateus (superficie 15.496,
population 469.000, catholiques 335.000, prêtres 46, religieux 49),
au Brésil. L'Evêque élu, né en 1962 à Colatina (Brésil) et
ordonné prêtre en 2000, était jusqu'ici Vicaire général du
diocèse de Colatina (Brésil). Diplômé en comptabilité,
communication et éducation, il a été curé de paroisse, recteur de
séminaire et Président du réseau brésilien de l'enseignement
catholique.
mardi 20 octobre 2015
Témoignages au Synode sur le rôle des femmes
Cité
du Vatican, 20 octobre (VIS). Au cours de la seizième congrégation
les pères synodaux ont entendu le témoignage de plusieurs Auditeurs
femmes. Le rôle des femmes dans la famille, la société et
l'Eglise, les différences culturelles, les préoccupations en
matière d'éthique et médecine, la situation des familles
chrétiennes, ainsi que la catéchèse familiale ont été abordés
dans ces interventions:
Mme.Agnes
Offiong Eroguyane, responsable de l'Organisation des femmes
catholiques au Nigeria a rappelé que les femmes africaines sont
connues pour leur soin des familles, avec ou sans la contribution de
leurs conjoints. Un rôle qui est encore plus fort depuis la menace
du groupe terroriste Boko Haram. "Les femmes redoublent leurs
efforts pour la survie de leurs familles... Sur la base de mon
expérience avec les femmes, en cette période difficile, je peux
dire avec fierté que si l'homme est le soutien de famille, la femme
en est le cœur. Quand le cœur cesse de battre la famille meurt,
parce que la fondation est ébranlée et la stabilité détruite. Au
Nigeria, les femmes catholiques ne sont pas seulement des
constructeurs de foyers, mais une force avec laquelle il faut compter
quand il s'agit de spiritualité, d'économie et de progrès de
l'Eglise."
Citant
l'Instrumentum Laboris où il est écrit que l'Eglise doit inculquer
aux familles un sentiment d'appartenance ecclésiale, qui n'exclue
aucun membre, Soeur Maureen Kelleher (USA) estime nécessaire
d'encourager toutes les capacités à réaliser un projet de vie au
service du Royaume de Dieu. Un appel est lancé à l'Eglise,
''relever le défi de diffuser dans la famille de l'Eglise un
sentiment du nous... Il faut encourager chaque personne, homme ou
femme, à développer ses compétences au service du Royaume. Je
demande aux dirigeants de l'Eglise de reconnaître que les femmes qui
se sentent appelés au service du Royaume ne trouvent pas leur place
dans notre Eglise. Malgré leurs grandes capacités elles ne peuvent
pas les mettre au service des décision et de la planification
pastorale... En 1974, lors du Synode sur l'évangélisation, une de
nos sœurs, Sœur Marguerite-Marie, était l'une des deux religieuses
désignés par l'Union des Supérieurs généraux. Aujourd'hui,
quartante ans plus tard, nous ne sommes que trois.''
L'Eglise
a grand besoin d'écouter les femmes, a déclaré Mme.Lucia
Scaraffia, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de
Rome. "C'est dans l'écoute mutuelle que réside le véritable
discernement... Les femmes sont de grandes expertes des relations
familiales. Si nous quittons les théories abstraites, nous devons
apprendre d'elles comment jeter les bases d'une nouvelle famille, qui
soit ouverte au niveau des relations entre tous ses membres. Et non
plus sur la base de la disponibilité des femmes au sacrifice ou de
de leur capacité à assurer l'affection ou alimentation du foyer.
Comme si les mères, filles, grand-mères, épouses, qui sont au cœur
de la famille, ne faisaient pas partie de l'Eglise, de l'Eglise qui
embrasse le monde, pense et décide. Comme si il pouvait continuer,
même à l'égard de la famille prétendre qu'il n'y ait pas de
femmes. Comme si l'on pouvait continuer à ignorer leur existence
malgré la place révolutionnaire que Jésus a accordé aux femmes...
Si les familles sont très variées de par le monde, dans toutes les
femmes jouent le rôle plus important et le plus décisif pour
assurer la solidité et la durée de la famille. Quand nous parlons
de famille il ne faudrait pas uniquement prendre en compte le
mariage. Il y a un nombre croissant de familles avec une mère
célibataire et ses enfants. Ces femmes sont parfois malades ou
handicapés, ou ont subi une violence. Ces femmes, ces mères ont
rarement suivi des cours de théologie. Souvent elles ne sont même
pas mariés, mais donnent un merveilleux exemple de comportement
chrétien. Si vous, pères synodaux, ne leur prêtez pas attention
vous courrez le risque de les faire se sentir encore plus misérables,
parce que leur famille est très différente du modèle dont vous
débattez. Vous parlez peut-être trop d'une famille abstraite, d'une
famille parfaite qui n'existe pas, d'une famille qui n'a rien à voir
avec les familles réelles, celles que Jésus rencontrez. Si parfaite
cette famille semble ne pas avoir besoin de miséricorde, ni même
d'être soumise à examen."
La
question des mariages mixtes a été évoquée par le P.Garas Boulos
Garay Bishay, Curé de Notre Dame de la Paix à Sharm El Sheikh
(Egypte), qui a exprimé la préoccupation posée par un phénomène
socio-culturel répandu dans les zones touristiques. Ces mariages
mixtes se font entre femmes chrétiennes d'Europe ou de Russie avec
des hommes musulmans. Or la Sharia n'autorise que les hommes à
épouser des non musulmanes. "Ce phénomène, avec des
mouvements de population de masse et le nombre croissant de réfugiés
et les migrants a tendance à s'installer en Europe... Il aura
inévitablement une incidence sur l'Occident et mérite donc d'être
sérieusement considéré et traité. Ce sont des familles de double
appartenance culturelle et religieuse... Il ne faut pas oublier que
la loi islamique autorise la polygamie et le Coran oblige les parents
à l'éducation islamique des enfants... Il s'agit d'une
anthropologie culturelle et religieuse profondément différente qui
peut créer de graves crises au sein du couple, et rendre les
fractures irréparables notamment au dam des enfants.''
Mme.Maria
Harries, qui a oeuvré pendant quarante ans dans les services
sociaux catholiques australiens, a évoqué la condition des
aborigènes, souvent victimes d'abus sexuels de la part du clergé.
Ils sont largement marginalisés et divisés en de nombreux groupes
linguistiques et de traditions familiales diverses. "La plupart
d'entre eux est étrangère à l'idée de la famille, selon
l'enseignement de l'Eglise. Pour certains, le système matrilinéaire
signifie qu'ils ont beaucoup de mères. L'enfant grandit dans un
groupe de parenté, et non pas avec une mère et un père. Les femmes
jouent un rôle dynamique dans le monde des parents et attendent
qu'ils soient visibles... Tous les abus sexuels sont liés à l'abus
de pouvoir... La maltraitance des enfants dans les familles et les
institutions prouvent notre incapacité à répondre de manière
adéquate. L'attitude de l'Eglise en Australie et ailleurs a causé
une douleur très profonde... Avec le Pape François nous prions de
recevoir la grâce de la honte, afin de trouver des solutions
locales et des formules collectives pour répondre aux victimes et à
leurs familles. Nous devons écouter l'autre avec grande attention
profondément. Sur la base de nos échecs et de la souffrance qui les
accompagne il y a possibilité d'apprendre collectivement et
peut-être même doctrinalement, de se reconnecter et d'accompagner
des milliers de familles qui ont perdu confiance.''
Mme.Brenda
Kim Nayoug a parlé de ce que la Corée a appelé Génération Sampo,
les jeunes qui ignorent les fiançailles et le mariage et ne veulent
pas procréer. ''Beaucoup de jeunes ont abandonné ces trois choses à
cause des pressions sociales et des problèmes économiques. En
raison du chômage beaucoup renvoient leur mariage, oubliant que le
mariage est un appel de Dieu'' La vie est un long chemin au long
duquel peuvent surgir bien des obstacles... L'Eglise devrait s'ouvrir
et accompagner véritablement ces jeunes aux différents stades de
leur vie conjugale...en leur montrant la beauté de la famille
chrétienne".
Un
autre thème récurrent dans les interventions a été celui de la
sexualité et de l'éthique conjugale et médicale. Le pédiatre
péruvien Edgar Humberto Tejada Zeballos a dit: "Il y a des
couples qui croient qu'avoir un enfant est un droit, sans considérer
que les enfants sont un don de Dieu... Ainsi leurs choix, plus que
d'être une violation de la morale, risquent de coûter des vies
innocentes. Pensons à la fécondation in vitro, dont le processus
tue, détruit, congèle ou vend de nombreux embryons... On assiste
également à la maternité de substitution... Cette absence de
morale a pour conséquence qu'un grand nombre d'embryons est sacrifié
ou utilisé en laboratoire... Dans l'Instrumentum Laboris il faudrait
mentionner clairement ces menaces à la vie et la famille... Mais
aussi porter ces connaissances à de nombreux chrétiens qui
peut-être par ignorance commettent ces actes immoraux".
Patrizia
et Massimo Pasloni, un couple romain du Chemin néocatéchuménal,
avec douze enfants, actuellement en mission aux Pays-Bas, ont défini
ce pays une périphérie existentielle de l'Europe. Ayant exprimé
leur gratitude à l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae, qui leur a
fait comprendre que ''la paternité responsable n'est pas de décider
du nombre d'enfants mais plutôt de prendre conscience de la grandeur
qu'il y a à collaborer avec Dieu dans la création... Tous les jours
nous voyons de grandes souffrances, des séparations, des
avortements, des personnes isolées et désespérées. Le monde
attend le témoignage de la famille chrétienne et nous sommes
convaincus que le salut de l'humanité passe par la famille
chrétienne... Nous faisons l'expérience de la communauté
chrétienne qui sauve la famille et de la famille qui sauve
l'Eglise.''
Soeur
Berta Maria Porras Fallas (Costa Rica) a insisté sur la nécessité
d'une formation comme réalisation de la vocation. Elle a proposé
trois priorités dans la pastorale des jeunes: D'abord, aimer avec
discernement, envisager la formation avec discernement et discerner
la mission, ensuite aborder l'amour du couple, homme et femme...
Troisièmement l'amour comme offrande sexuelle.''
Enfin,
le couple Marqus Odeesho, au nom des familles chrétiennes d'Irak, a
raconté comment les chrétiens de Ninive ont été contraints de
nuit à quitter leurs foyers, leurs emplois, leurs biens et leurs
écoles. ''Ce fut une expérience difficile, et seules nous ont
consolé les paroles de Jésus, Heureux ceux qui sont persécutés
pour la justice, pour le leur est le royaume des Cieux. Puis nous
avons commencé à entendre le témoignage d'autres familles
déplacées... Malgré leurs souffrances et la dureté de leur sort,
la proximité de l'Eglise les a aidés à éprouver leur foi...
Aujourd'hui des défis restent à relever face aux enlèvements et
aux attentats, aux pillages et à la terreur. Malgré ce il y a
encore de nombreuses familles engagées dans le pays et dans
l'Eglise, qui offrent un témoignage de foi et estiment que cette
persécution portera des fruits pour l'Eglise du Christ, comme ce fut
la cas dans l'Eglise primitive.''
Audiences
Cité
du Vatican, 20 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
SB
le Cardinal Baselios Cleemis Thottunkal, Archevêque Majeur des
Syro-malankars.
SB
Ibrahim Isaac Sedra, Patriarche copte d'Alexandrie d'Egypte.
lundi 19 octobre 2015
Messe de canonisations
Cité
du Vatican, 18 octobre 2015 (VIS). Place St.Pierre ce matin, le Pape
a présidé la messe solennelle au cours de laquelle il a procédé à
la canonisation du bienheureux Vincenzo Grossi, prêtre diocésain
italien fondateur des Filles de l'Oratoire, de la bienheureuse Marie
de l'Immaculée (María Isabel Salvat Romer), religieuse espagnole
supérieure des Soeurs de la Croix, et des époux Louis et Zélie
Martin, les parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. En voici
l'homélie:"
Les
lectures bibliques nous présentent aujourd’hui le thème du
service et nous appellent à suivre Jésus sur le chemin de
l’humilité et de la Croix. Le prophète Isaïe décrit la figure
du Serviteur du Seigneur et sa mission de salut. Il s’agit d’un
personnage qui ne se vante pas de généalogies illustres, il est
méprisé, évité par tous, expert en souffrance. Quelqu’un à qui
on n’attribue pas d’entreprises grandioses, ni de discours
célèbres, mais qui mène à son accomplissement le plan de Dieu à
travers une présence humble et silencieuse et à travers sa propre
souffrance. Sa mission, en effet, se réalise au moyen de la
souffrance, qui lui permet de comprendre ceux qui souffrent, de
porter le fardeau des fautes d’autrui et de les expier. L’exclusion
et la souffrance du Serviteur du Seigneur, prolongées jusqu’à la
mort, se révèlent féconde au point de racheter et de sauver les
multitudes. Jésus est le Serviteur du Seigneur. Sa vie et sa mort,
entièrement dans la forme du service, ont été cause de notre salut
et de la réconciliation de l’humanité avec Dieu. Le Kérygme,
cœur de l’Evangile, atteste que dans sa mort et sa résurrection
se sont accomplies les prophéties du Serviteur du Seigneur. Le récit
de Marc décrit la scène de Jésus aux prises avec les disciples
Jacques et Jean, qui, soutenus par leur mère, voulaient s’asseoir
à sa droite et à sa gauche dans le Royaume, revendiquant des places
d’honneur, selon leur vision hiérarchique du royaume même. La
perspective dans laquelle ils se placent se révèle encore polluée
par des rêves de réalisation terrestre. Jésus alors donne une
première secousse à ces convictions des disciples rappelant son
chemin sur cette terre: La coupe que je vais boire, vous la boire.
Quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi
de l’accorder. Il y a ceux pour qui cela a été préparé. Avec
l’image de la coupe, il assure aux deux la possibilité d’être
associés jusqu’au bout à son destin de souffrance, sans toutefois
garantir les places d’honneur ambitionnées. Sa réponse est une
invitation à le suivre sur le chemin de l’amour et du service,
repoussant la tentation mondaine de vouloir exceller et commander aux
autres".
"Devant
des gens qui intriguent pour obtenir le pouvoir et le succès, pour
se faire voir, devant des gens qui veulent que leurs mérites
personnels, leurs œuvres personnelles soient reconnus, les disciples
sont appelés à faire le contraire. Il les avertit donc: Vous le
savez, ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent
en maîtres, les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il
ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur. Avec ces paroles, il indique le service comme
style de l’autorité dans la communauté chrétienne. Celui qui
sert les autres et est réellement sans prestige exerce la véritable
autorité dans l’Eglise. Jésus nous invite à changer de mentalité
et à passer de la convoitise du pouvoir à la joie de disparaître
et de servir, à extirper l’instinct de domination sur les autres
et à exercer la vertu de l’humilité. Et après avoir présenté
un modèle à ne pas imiter, il s’offre lui-même comme idéal
auquel se référer. Dans l’attitude du Maître, la communauté
trouvera la motivation de la nouvelle perspective de vie: Car le Fils
de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et
donner sa vie en rançon pour la multitude. Dans la tradition
biblique, le Fils de l’Homme est celui qui reçoit de Dieu
domination, gloire et royauté. Jésus remplit d’un nouveau sens
cette image et précise qu’il a le pouvoir en tant que serviteur,
la gloire en tant que capable d’abaissement, l’autorité royale
en tant que disponibilité au don total de sa vie. C’est en effet,
par sa passion et sa mort qu’il conquiert la dernière place,
atteint le maximum de grandeur dans le service, et en fait don à son
Eglise".
"Il
y a incompatibilité entre une manière de concevoir le pouvoir selon
des critères mondains et l’humble service qui devrait caractériser
l’autorité selon l’enseignement et l’exemple de Jésus.
Incompatibilité entre ambitions, arrivismes et suite du Christ,
incompatibilité entre honneurs, succès, réputation, triomphes
terrestres et la logique du Christ crucifié. Il y a au contraire
compatibilité entre Jésus expert en souffrance et notre souffrance.
La Lettre aux Hébreux, qui présente le Christ comme le souverain
prêtre qui partage en tout notre condition humaine, excepté le
péché, nous le rappelle: Nous n’avons pas un grand prêtre
incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre
éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Jésus exerce essentiellement un sacerdoce de miséricorde et de
compassion. Il a fait l’expérience directe de nos difficultés, il
connaît de l’intérieur notre condition humaine. Ne pas avoir fait
l’expérience du péché ne l’empêche pas de comprendre les
pécheurs. Sa gloire n’est pas celle de l’ambition ou de la soif
du pouvoir, mais c’est la gloire d’aimer les hommes, d’assumer
et de partager leur faiblesse et de leur offrir la grâce qui guérit,
de les accompagner avec une infinie tendresse, de les accompagner sur
leur chemin de souffrance. Chacun de nous, en tant que baptisé,
participe pour la part qui lui est propre au sacerdoce du Christ, les
fidèles laïcs au sacerdoce commun, les prêtres au sacerdoce
ministériel. Tous nous pouvons donc recevoir la charité qui émane
de son Cœur ouvert aussi bien pour nous-mêmes que pour les autres.
En devenant des canaux de son amour, de sa compassion, spécialement
envers tous ceux qui sont dans la douleur, dans l’angoisse, dans le
découragement et dans la solitude".
"Ceux
qui aujourd’hui ont été proclamés saints ont constamment servi
leurs frères avec une humilité et une charité extraordinaires,
imitant ainsi le divin Maître. Saint Vincenzo Grossi a été un curé
plein de zèle, toujours attentif aux besoins de ses gens,
spécialement aux fragilités des jeunes. Pour tous, il rompait avec
ardeur le pain de la Parole et il est devenu un bon samaritain pour
les plus nécessiteux. Sainte Marie de l’Immaculée, en puisant
aux sources de la prière et de la contemplation, a vécu en personne
dans une grande humilité le service des derniers, avec une attention
particulière aux enfants des pauvres et aux malades. Les saints
époux Louis et Zélie Martin ont vécu le service chrétien dans la
famille, construisant jour après jour une atmosphère pleine de foi
et d’amour, et dans ce climat ont germé les vocations de leurs
filles, parmi lesquelles sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Puisse le témoignage lumineux de ces nouveaux saints nous pousser à
persévérer sur la route du service joyeux des frères, confiant
dans l’aide de Dieu et dans la protection maternelle de Marie. Du
ciel qu’ils veillent maintenant sur nous et nous soutiennent de
leur puissante intercession!".
Appel à une décentralisation de l'Eglise et à une conversion de la papauté
Cité
du Vatican, 17 octobre 2015
(VIS). A l'occasion du 50 anniversaire de l'institution du Synode des
évêques, le Saint-Père a prononcé un discours Salle Paul VI -à
qui l'on doit cette initiative- devant les pères synodaux.
L'introduction a été faite par le Cardinal Lorenzo Baldisseri,
Secrétaire général du Synode, tandis que le rapport commémoratif
a été présenté par le Cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
et président de la Conférence épiscopale d'Autriche. Voici de
larges extraits du discours du Saint-Père qui a rappelé que ce que
le Seigneur nous demande se trouve déjà dans le mot synode, marcher
ensemble:
"Depuis
le Concile Vatican II à l'actuelle assemblée synodale sur la
famille, nous avons expérimenté toujours plus intensément la
nécessité et la beauté de marcher ensemble... Nous devons
poursuivre sur cette route. Le monde dans lequel nous vivons et que
nous sommes appelés à aimer et servir même dans ses
contradictions, exige de l'Eglise le développement de ses synergies
dans tous les milieux de sa mission... Dans l'exhortation apostolique
Evangelii Gaudium, j'ai souligné...que chaque baptisé, quels que
soient sa fonction dans l'Eglise et le degré d'instruction de sa
foi, est un sujet actif d'évangélisation, et il serait inadéquat
de penser à un schéma d'évangélisation utilisé pour des acteurs
qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné
à bénéficier de leurs actions... Cette conviction m'a déjà guidé
quand j'ai souhaité que le Peuple de Dieu soit consulté dans la
préparation du double rendez-vous synodal sur la famille... Comment
serait-il possible de parler de la famille sans interpeller les
familles, sans écouter leurs joies et leurs espérances, leurs
douleurs et leurs angoisses? Une Eglise synodale est une Eglise de
l'écoute, bien conscients qu'écouter est plus qu'entendre. C'est
une écoute réciproque où chacun a quelque chose à apprendre.
Peuple fidèle, collège épiscopal, Evêque de Rome: l'un à
l'écoute des autres, et tous à l'écoute de l'Esprit Saint,
l'Esprit de la vérité... La synodalité, comme dimension
constitutive de l'Eglise, nous offre le cadre interprétatif le plus
adéquat pour comprendre le ministère hiérarchique...en soi,
personne ne peut être élevé au-dessus des autres. Au contraire,
dans l'Eglise, il faut que chacun s'abaisse pour se mettre au service
des frères sur le chemin. Jésus a constitué l'Eglise en mettant à
son sommet le Collège apostolique, dans lequel l'apôtre Pierre est
la roche, celui qui doit confirmer ses frères dans la foi. Mais,
dans cette Eglise, comme dans une pyramide retournée, le sommet se
trouve être la base. C'est pourquoi ceux qui exercent l'autorité
s'appellent ministres, parce que selon la signification originaire du
mot, ce sont les plus petits entre tous. Dans une Eglise synodale, le
Synode des évêques est seulement la manifestation la plus évidente
d'un dynamisme de communion qui inspire toutes les décisions
ecclésiales. Le premier niveau d'exercice de la synodalité se
réalise dans les Eglises particulières... Le Code de droit
canonique consacre une grande place à ceux que l'on a coutume
d'appeler les organismes de communion de l'Eglise particulière...
Ces instruments, qui avancent parfois avec difficulté, doivent être
valorisés comme occasion d'écoute et de partage. Le deuxième
niveau est celui des provinces et des régions ecclésiastiques, des
conciles particuliers et de façon spéciale des Conférences
épiscopales... Dans une Eglise synodale, comme je l'ai déjà dit,
il n'est pas opportun que le Pape remplace les épiscopats locaux
dans le discernement de toutes les problématiques qui se posent sur
leurs territoires. En ce sens, je pense qu'il devient nécessaire de
procéder à une salutaire décentralisation. Le dernier niveau est
celui de l'Eglise universelle. Ici, le Synode des évêques,
représentant l'épiscopat catholique, devient l'expression de la
collégialité épiscopale à l'intérieur d'une Eglise toute
synodale".
"Je
suis convaincu que dans une Eglise synodale, l'exercice du primat
pétrinien recevra aussi un meilleur éclairage. Le Pape n'est pas
seul, au-dessus de l'Eglise, mais au-dedans d'elle comme baptisé
entre les baptisés et dans le Collège épiscopal comme évêque
parmi les évêques, appelé en même temps, comme Successeur de
l'apostolat de Pierre, à guider l'Eglise de Rome qui préside dans
l'amour toutes les Eglises. Alors que je rappelle la nécessité et
l'urgence de penser à une conversion de la papauté...je suis
convaincu à ce sujet d'avoir une responsabilité particulière,
constatant l'aspiration œcuménique de la majeure partie des
communautés chrétiennes et écoutant la question qui m'est posée
de trouver une forme d'exercice de la primauté qui, bien que ne
renonçant en aucune façon à l'essentiel de sa mission, s'ouvre à
une situation nouvelle... Notre regard doit s'élargir à l'humanité.
Une Eglise synodale est comme un étendard levé pour les nations,
dans un monde qui, bien qu'invoquant la participation, la solidarité
et la transparence dans l'administration de la chose publique, remet
souvent le destin de populations entières dans les mains avides de
quelques groupes de pouvoir. Comme Eglise qui marche ensemble avec
les hommes et participe aux tourments de l'histoire, nous cultivons
le rêve que la redécouverte de la dignité inviolable des peuples
et de la fonction de service de l'autorité pourront aussi aider la
société civile à se construire dans la justice et la fraternité,
générant un monde plus beau et plus digne de l'homme pour les
générations qui viendront après nous".
Voyage papal en Afrique
Cité
du Vatican, 17 octobre (VIS). Ce matin a été rendu public le
programme du voyage pastoral que le Saint-Père effectuera le mois
prochain en Afrique (25 - 30 novembre):
Mercredi
15 novembre, arrivée à 17 h locales à Nairobi (Kenya). Après une
rencontre privée avec le chef de l'Etat, le Saint-Père s'adressera
aux corps constitués et au corps diplomatique.
Le
lendemain matin il présidera à la nonciature une rencontre
inter-religieuse (discours), suivie d'une messe à l'Université de
Nairobi (homélie). L'après-midi le Saint-Père s'adressera d'abord
au clergé et religieux puis aux séminaristes, avant de visiter le
siège de l'ONU de Nairobi (discours).
Vendredi
27, il effectuera une visite au quartier pauvre de Kangemi (discours)
puis rencontrera la jeunesse au stade Kasarani (discours). Après une
rencontre avec l'épiscopat kenyan, il gagnera l'aéroport d'où il
s'envolera vers 15 h 30' pour l'Ouganda. Après l'arrivée à Entebbe
et un entretien avec le chef de l'Etat. Toujours au palais
présidentiel il s'adressera aux corps constitués et au corps
diplomatique, avant de conclure la journée par une visite aux
catéchistes et enseignants catholiques de Munyonyo (discours).
Le
lendemain, le Pape se rendra tout d'abord aux sanctuaires anglican et
catholique des Martyrs de Namugongo. Après la messe (homélie), il
regagnera Kampala pour une rencontre avec la jeunesse ougandaise
(discours). Après une visite au foyer de charité de Nalukolongo, il
rencontrera l'épiscopat puis le clergé et les religieux (discours).
Dimanche
29 le Pape quittera l'Ouganda pour la Centrafrique, où il est
attendu vers 10 h locales. Après un entretien privé avec le chef de
l'Etat transitoire, il s'adressera aux dirigeants centrafricains et
aux diplomates en poste à Bangui. Puis il se rendra dans un camp de
réfugiés et rencontrera en début d'après-midi les évêques.
Suivra une rencontre avec les communautés évangéliques du pays
(discours) et une messe en la cathédrale de Bangui pour le clergé,
les catéchistes et les jeunes (homélie). Après avoir confessé
quelques jeunes, le Pape présidera une veillée de prière
(discours).
Le
lendemain matin, le Saint-Père rencontrera la communauté musulmane
dans la mosquée centrale de la capitale (discours), puis gagnera le
stade où il célébrera une grand messe (homélie). Après quoi, il
reprendra l'avion vers 12 h 30' locales à destination de Rome.
Possession cardinalice
Cité
du Vatican, 19 octobre 2015 (VIS). Mercredi 21 octobre à 18 h 30',
le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Achevêque de Yangon, prendra
possession du titre de St.Irénée à Centocelle.
Audiences
Cité
du Vatican, 19 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin Mgr.Paolo Pezzi, Archevêque de la Mère de
Dieu à Moscou (Russie).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 17 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Francesco
Manenti, Evêque de Senigallia (superficie 580, population 130.012,
catholiques 121.260, prêtres 86, diacres 411, religieux 110), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1951 à Sergnano (Italie) et ordonné
prêtre en 1975, était jusqu'ici Vicaire général de ce même
diocèse. Il succède à Mgr.Giuseppe Orlandoni, dont la renonciation
a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a
été professeur de séminaire, curé de paroisse et aumônier de
communauté, responsable du centre diocésain de spiritualité puis
du département famille.
Mgr.José
Melitón Chávez, Evêque d'Añatuya (superficie 68.000, population
155.800, catholiques 75.800, prêtres 43, religieux 110), en
Argentine. L'Evêque élu, né en 1957 à Romero Pozo (Argentine) et
ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici curé de paroisse. Il a
été Recteur du grand séminaire de Tucumán, vicaire épiscopal et
vicaire général.
L'Abbé
José Luis Henaco Cadavid, Evêque de Líbano - Honda (superficie
3.477, population 257.049, catholiques 238.710, prêtres 48,
religieux 83), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1954 à Andes
(Colombie) et ordonné prêtre en 1979, était jusqu'ici Curé de la
paroisse Notre Dame de la Merci à Andes. Licencié en droit
canonique, il a été curé de paroisse, recteur de petit séminaire,
avocat ecclésiastique, délégué diocésain à la pastorale de
laïcs.
Le
Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, Archevêque de Santo
Domingo, son Envoyé spécial au V centenaire de l'évangélisation
de l'Amérique du sud (Cumuná, Venezuela, 27 novembre).
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