CITE DU VATICAN, 14 OCT 2005 (VIS). La dix-septième congrégation de l'Assemblée synodale s'est ouverte à 16 h 30' en présence du Pape et sous la présidence du Cardinal Francis Arinze (233 Pères synodaux). Elle a été occupée à la lecture des rapports des divers groupes linguistiques.
Voici des extraits de certains rapports de ces Circuli Minores:
GROUPE ANGLOPHONE B: Mgr.Donald William WUERL, Evêque de Pittsburgh (USA): "Nous avons reconnu un certain nombre de valeurs à souligner dans la célébration eucharistique. La première et la plus significative est le fait que l'Eucharistie est essentielle pour l'Eglise... Nous devons également prendre en compte le sérieux problème de la diminution du nombre de prêtres dans de si nombreuses régions du monde. Nous reconnaissons également la place du clergé marié dans les Eglises orientales. Notre discussion a mis en évidence le fait que le célibat n'est pas la principale ni même la seule raison de cette diminution. En effet, la culture actuelle est en crise dans un grand nombre d'autres secteurs y compris la nature, la durée et la vitalité du mariage. Le manque d'engagements perpétuels nous est apparu comme un Leitmotiv fondamental au cours de nos réflexions portant sur un grand nombre d'aspects de la vie moderne. En considérant la situation, nous devons désormais faire quelques observations sur la manière de l'affronter... Premièrement, la nécessité évidente d'encourager les vocations au ministère sacerdotal. Un clergé indigène est le résultat attendu de la présence de l'Eglise dans une région. Cependant, les Eglises locales devraient être ouvertes au partage des prêtres... Finalement, nous avons affronté le problème des cérémonies eucharistiques qui prennent maintenant souvent la place de la messe. Nos réflexions ont renforcé le besoin de trouver des fonctions religieuses plus clairement définies à la place de la messe ,quand le besoin s'en fait sentir. Nous sommes arrivés à la conclusion que des programmes destinés aux prêtres, aux diacres et aux laïcs pour une bonne liturgie ne sont pas seulement utiles mais nécessaires. La participation de laïcs bien préparés et des programmes paroissiaux de formation liturgique sont à encourager".
GROUPE HISPANOPHONE B: Mgr.Alberto GIRALDO JARAMILLO, PSS, Archevêque de Medellín (Colombie). Nous avons "élaboré 27 propositions qui peuvent se regrouper sous les points suivants: Que des orientations de soutien soient données aux prêtres pour que leurs célébrations expriment la conscience d'agir sous l'action de l'Esprit Saint. Ils assurent, ainsi, la présence du Christ dans l'Eucharistie, avec toute la richesse de son œuvre salvifique. Que chaque évêque donne une grande importance à la formation des séminaristes en les accompagnant, eux et leurs formateurs. Une attention toute spéciale doit être accordée à la sélection et à la formation des candidats pour vivre le charisme du célibat. Que l'on puisse assurer une célébration solennelle dans la cathédrale, dans les paroisses et dans les diverses églises du diocèse, et que l'on s'assure que les fidèles puissent visiter le Saint Sacrement durant toute la journée. Que, dans le diocèse, soit organisée une pastorale des vocations bien structurée, qui parte de la prière pour les vocations avec le soutien des familles, des prêtres et des séminaristes. Que l'on accorde une attention toute spéciale aux malades afin de leur assurer l'Eucharistie, aliment d'immortalité, source intarissable d'une culture de la vie. Que l'on assure un accompagnement attentif à ceux qui ont fondé leur famille sur le sacrement du mariage. Dans la préoccupation de la situation difficile de ceux qui ont éprouvé la douleur de la séparation, il faudra aller à eux avec une attitude miséricordieuse afin de leur offrir une orientation et un soutien qui leur permettent de clarifier leur situation à travers un procès canonique approprié. Que soit réalisée une pastorale renouvelée du sacrement de la réconciliation. Que l'on identifie des parcours catéchistiques adéquats pour que les prêtres et les fidèles comprennent la présence de Marie dans chaque célébration eucharistique. Que l'on comprenne que, même si l'Eucharistie est un don, il est de notre devoir pastoral, d'amener les fidèles à ce sacrement, en les aidant à recevoir dignement le Christ Sacrement".
GROUPE ANGLOPHONE A: Mgr.Diarmuid MARTIN, Archevêque de Dublin (Irlande). "L'adoration eucharistique en dehors de la messe devrait naître de l'action eucharistique et y ramener. L'adoration eucharistique, considérée comme un signe des temps qui réapparaît, peut fortement soutenir la sainteté des personnes et des communautés.
Le groupe a exprimé une particulière appréciation, une affirmation et un encouragement à l'égard des prêtres pour leur fidélité dans le ministère de l'Eucharistie. Au sujet de l'Ars Celebrandi, on a souligné que l'important ne porte pas sur les types de chorégraphies du rite liturgique mais sur la manière de pénétrer dans le mystère eucharistique et le désir d'entrer en communion avec Dieu, à travers le mystère pascal.. Il a également été suggéré de préparer une liste d'homélies thématiques portant sur l'ensemble des mystères fondamentaux du salut à travers des références appropriées au lectionnaire, aux Pères de l'Eglise et au Catéchisme de l'Eglise catholique. Le groupe a également souligné le besoin de développer la spiritualité eucharistique des laïcs. Il a été également suggéré la compilation d'un Compedium eucharistique, avec des contenus doctrinaux, catéchistiques et dévotionnels au bénéfice des fidèles. Il a insisté aussi sur les liens entre Eucharistie et sacrement de la pénitence, en particulier parce que de nombreuses personnes ont perdu le sens du péché. La réduction importante du nombre de prêtres dans certaines régions est une sujet d'inquiétude pour toute l'Eglise. En l'absence de prêtres, on doit souligner l'importance de la liturgie de la Parole comme soutien apporté à ceux qui sont privés d'Eucharistie. Dans certaines régions du monde, la diminution du nombre de personnes participant régulièrement à la messe est une source de grande préoccupation".
GROUPE LINGUISITIQUE FRANCOPHONE C: Mgr Paul-André DUROCHER, Evêque d'Alexandria-Cornwall (Canada). "Notre attitude face à la sécularisation doit être plus nuancée. En effet, il y a des semences de la Parole dans le monde d'aujourd'hui... La foi célébrée dans l=Eucharistie doit aussi être vécue au quotidien. Le contemplation du sacrifice du Christ auquel nous sommes appelés à nous associer pourra nous aider à faire cette unité de foi et de vie. Mais il faut comprendre ce sacrifice comme un mystère d'amour, une promesse de vie, un chemin de liberté. La pénurie des prêtres nous attriste et nous ressentons vivement l'angoisse des nombreux fidèles qui n'ont pas accès aux sacrements à cause d'elle. L'idée d'ordonner des Viri Probati a été débattue, mais n'a pas retenu la majorité des voix. Le groupe est unanime à affirmer la valeur inestimable du célibat sacerdotal pour l'Eglise latine et veut engager l'Eglise dans une pastorale vocationnelle encore plus énergique, positive et ouverte aux dons de Dieu. Par ailleurs, nous pensons qu=un meilleur encadrement des prêtres Fidei Donum aidera à pallier un peu cette pénurie".
GROUPE GERMANOPHONE: Mgr.Gerhard Ludwig MÜLLER, Evêque de Regensburg (Allemagne). "La présentation de l'Eucharistie comme source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise demeure la tâche de la théologie, de la spiritualité et de la pastorale. Les lacunes dans la compréhension de la liturgie et de la pratique ne peuvent être surmontées qu'à travers une orientation positive et engagée en direction de Jésus-Christ. Il est 'la lumière véritable, qui éclaire tout homme'. Dans la civilisation occidentale, les chrétiens sont toutefois touchés par la sécularisation de la conscience. Cela peut conduire à une banalisation des vérités chrétiennes et à une profanation de la liturgie et de la manière de vivre. Il existe souvent une discordance entre le catéchisme que l'on a en tête et les tentations et les pressions d'un mode de vie collective déterminé uniquement par des exigences intérieures. Les conséquences peuvent en être l'indifférence, mais aussi les agressions à l'égard de la doctrine et de la morale de l'Eglise, en apparence extérieure au monde et hostile à la vie... Comment l'Eglise peut-elle, au sens de Gaudium et Spes, accueillir, partager et formuler les préoccupations, les questions et les besoins des hommes d'aujourd'hui et, toutefois, précisément aujourd'hui, témoigner du Christ comme réponse aux questions existentielles fondamentales de l'homme? L'on peut attendre un authentique renouveau chez les chrétiens, les religieux et les laïcs, en particulier chez les jeunes chrétiens engagés, qui se laissent attirer par le Christ, qui vivent de l'amour du Christ eucharistique et qui sont disposés à accepter une manière de vivre le mariage chrétien et la vie selon les conseils évangéliques, auquel ils ont été appelés par l'Esprit Saint pour construire l'Eglise à travers les différents charismes. Il ne s'agit pas, ici, de quantité, mais de qualité".
GROUPE LINGUISTIQUE ITALIANOPHONE B: Mgr.Renato CORTI, Evêque de Novara (Italie)."Il nous a paru bon de privilégier deux questions: la question relative à l'éducation à la foi eucharistique et celle relative à l'engagement missionnaire que nous sommes appelés à cultiver à travers la célébration eucharistique... Sur le thème de l'éducation des fidèles à la place centrale de la célébration eucharistique dominicale, la discussion a conduit à consacrer un large espace au dimanche, entendu comme Dies Christi et comme Dies Hominis. L'on a abordé ce sujet, en particulier en considérant aussi le dimanche comme Dies Ecclesiae... L'on a également réfléchi sur l'expérience qui doit être proposée aux personnes qui accèdent aux sacrements et comment donner à tout cela la forme d'un parcours, et même d'une mystagogie. Quant à la pastorale en faveur de ceux qui sont dans une situation matrimoniale irrégulière, la réflexion a considéré avant tout la période qui précède le mariage, en se référant à l'éducation des jeunes et aux formations pré-matrimoniales, puis la condition souvent lourde de solitude que l'on vit au sein des familles, en évoquant la nécessité de cultiver profondément en paroisse le contact direct avec les familles. On a enfin considéré le cas de ceux qui sont dans une situation matrimoniale irrégulière, en tentant d'indiquer des attentions éventuelles et importantes afin que les personnes se sentent accueillies, qu'elles s'en remettent au Seigneur et qu'elles accomplissent des pas concrets à la lumière de l'Evangile".
SE/DIX-SEPTIEME CONGREGATION/... VIS 20051017 (0)
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 17 octobre 2005
UNIFICATION DES PROPOSITIONS SYNODALES
CITE DU VATICAN, 17 CT 2005 (VIS). S'il n'y a pas de congrégation générale aujourd'hui, les travaux d'unification des propositions synodales se poursuivent sous la direction du Rapporteur général et des rapporteurs des groupes linguistiques.
A l'autel de la Confession de la Basilique vaticane se déroulera à partir de 17 h l'adoration eucharistique des Pères synodaux présidée par Benoît XVI. Elle comprendra prières, chants, pauses silencieuses et lecture relatives au mystère eucharistique. L'accès à la cérémonie sera libre.
SE/PROPOSITIONS:ADORATION/... VIS 20051017 (90)
A l'autel de la Confession de la Basilique vaticane se déroulera à partir de 17 h l'adoration eucharistique des Pères synodaux présidée par Benoît XVI. Elle comprendra prières, chants, pauses silencieuses et lecture relatives au mystère eucharistique. L'accès à la cérémonie sera libre.
SE/PROPOSITIONS:ADORATION/... VIS 20051017 (90)
DIX-HUITIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 15 OCT 2005 (VIS). Ce matin, s'est tenue en présence du Pape et sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez (234 Pères synodaux présents) la dix-huitième congrégation de l'Assemblée synodale, qui a débattu du projet de Message.
En ouverture, le Secrétaire général du Synode a annoncé que le Saint-Père offrait à chacun des Pères un anneau orné du symbole eucharistique du pélican nourrissant ses petits de son sang. Les autres participants recevront un chapelet.
Aucun Père n'ayant obtenu hier la majorité absolue des votes nécessaire pour être élu membre du Conseil post-synodal, le vote de ce jour a permis la désignation des 12 Pères synodaux ayant remporté le plus de voix. Leurs noms s'ajouteront aux membres de nomination papale qui seront prochainement annoncés.
L'après-midi, de nombreux Pères synodaux ont pris part à la rencontre du Pape avec les petits communiants Place-St.Pierre.
SE/DIX-HUITIEME CONGREGATION/... VIS 20051017 (150)
En ouverture, le Secrétaire général du Synode a annoncé que le Saint-Père offrait à chacun des Pères un anneau orné du symbole eucharistique du pélican nourrissant ses petits de son sang. Les autres participants recevront un chapelet.
Aucun Père n'ayant obtenu hier la majorité absolue des votes nécessaire pour être élu membre du Conseil post-synodal, le vote de ce jour a permis la désignation des 12 Pères synodaux ayant remporté le plus de voix. Leurs noms s'ajouteront aux membres de nomination papale qui seront prochainement annoncés.
L'après-midi, de nombreux Pères synodaux ont pris part à la rencontre du Pape avec les petits communiants Place-St.Pierre.
SE/DIX-HUITIEME CONGREGATION/... VIS 20051017 (150)
DEVELOPPER LE DIALOGUE DES CULTURES
CITE DU VATICAN, 15 OCT 2005 (VIS). A été publié ce jour le message de Benoît XVI à M.Jacques Diouf, Directeur général de l'Organisation des Nations-Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO), relatif à la Journée mondiale de l'Alimentation (DMA) qui a lieu comme chaque année le 16 octobre, jour anniversaire de la fondation de l'organisation (1945).
"La célébration de la Journée mondiale de l'Alimentation -écrit le Pape- nous rappelle que la faim et la malnutrition sont, malheureusement, parmi les plus graves scandales qui affectent encore la vie de la famille humaine, ce qui rend toujours plus urgente l'action entreprise, sous votre conduite, par la FAO".
Le Saint-Père rappelle que "la faim ne dépend pas uniquement des situations géographiques et climatiques ou des circonstances défavorables liées aux récoltes. Elle est aussi provoquée par l'homme lui-même et par son égoïsme qui se traduit par des carences dans l'organisation sociale, par la rigidité de structures économiques trop souvent vouées uniquement au profit, et même par des pratiques contre la vie humaine et par des systèmes idéologiques qui réduisent la personne, privée de sa dignité fondamentale, à n'être qu'un instrument".
Parlant ensuite du thème choisi pour cette journée "Agriculture et dialogue des cultures", Benoît XVI fait remarquer que ce thème "invite à considérer le dialogue comme un instrument efficace pour créer les conditions de la sécurité alimentaire... La convergence entre tous les protagonistes, associée à une coopération effective, peut contribuer à édifier la vraie paix, en permettant de vaincre les tentations récurrentes de conflit à cause des différences de visions culturelles, d'ethnies ou de niveaux de développement".
"Il faut -peut-on encore lire dans le message papal- aussi être très attentif aux situations humaines, dans le but de maintenir la diversité des modèles de développement et des formes d'assistance technique, en fonction des conditions particulières de chaque pays et de chaque communauté, qu'il s'agisse des conditions économiques ou environnementales, ou encore sociale, culturelles et spirituelles".
"L'Eglise catholique -conclut le Saint-Père-, qui participe elle aussi aux actions visant à un développement réellement harmonieux, en collaboration avec les partenaires présents sur le terrain, souhaite encourager l'activité et les efforts de la FAO pour qu'elle suscite, à son niveau, un vrai dialogue des cultures et qu'elle contribue ainsi à augmenter la capacité de nourrir la population mondiale, dans le respect de la biodiversité. En effet, l'être humain ne doit pas compromettre imprudemment l'équilibre naturel, fruit de l'ordre de la création, mais il doit au contraire veiller à transmettre aux générations futures une terre capable de les nourrir".
MESS/FAO/DIOUF VIS 20051017 (430)
"La célébration de la Journée mondiale de l'Alimentation -écrit le Pape- nous rappelle que la faim et la malnutrition sont, malheureusement, parmi les plus graves scandales qui affectent encore la vie de la famille humaine, ce qui rend toujours plus urgente l'action entreprise, sous votre conduite, par la FAO".
Le Saint-Père rappelle que "la faim ne dépend pas uniquement des situations géographiques et climatiques ou des circonstances défavorables liées aux récoltes. Elle est aussi provoquée par l'homme lui-même et par son égoïsme qui se traduit par des carences dans l'organisation sociale, par la rigidité de structures économiques trop souvent vouées uniquement au profit, et même par des pratiques contre la vie humaine et par des systèmes idéologiques qui réduisent la personne, privée de sa dignité fondamentale, à n'être qu'un instrument".
Parlant ensuite du thème choisi pour cette journée "Agriculture et dialogue des cultures", Benoît XVI fait remarquer que ce thème "invite à considérer le dialogue comme un instrument efficace pour créer les conditions de la sécurité alimentaire... La convergence entre tous les protagonistes, associée à une coopération effective, peut contribuer à édifier la vraie paix, en permettant de vaincre les tentations récurrentes de conflit à cause des différences de visions culturelles, d'ethnies ou de niveaux de développement".
"Il faut -peut-on encore lire dans le message papal- aussi être très attentif aux situations humaines, dans le but de maintenir la diversité des modèles de développement et des formes d'assistance technique, en fonction des conditions particulières de chaque pays et de chaque communauté, qu'il s'agisse des conditions économiques ou environnementales, ou encore sociale, culturelles et spirituelles".
"L'Eglise catholique -conclut le Saint-Père-, qui participe elle aussi aux actions visant à un développement réellement harmonieux, en collaboration avec les partenaires présents sur le terrain, souhaite encourager l'activité et les efforts de la FAO pour qu'elle suscite, à son niveau, un vrai dialogue des cultures et qu'elle contribue ainsi à augmenter la capacité de nourrir la population mondiale, dans le respect de la biodiversité. En effet, l'être humain ne doit pas compromettre imprudemment l'équilibre naturel, fruit de l'ordre de la création, mais il doit au contraire veiller à transmettre aux générations futures une terre capable de les nourrir".
MESS/FAO/DIOUF VIS 20051017 (430)
CATECHESE PAPALE AUX PETITS COMMUNIANTS
CITE DU VATICAN, 15 OCT 2005 (VIS). Cet après-midi, 150.000 personnes dont 100.000 enfants ayant fait cette année leur première communion, ont participé Place- St.Pierre à une catéchèse du Pape. Le thème choisi par Benoît XVI était: "le Pain du Ciel".
Les enfants, accompagnés de leurs familles et de leurs catéchistes, qui occupaient la place et la Via de la Conciliazione, ont participé à une fête avant l'arrivée du Saint-Père.
Le point culminant de la rencontre fut atteint quand le Pape a répondu spontanément aux questions des enfants sur l'Eucharistie. Les enfants étaient assis autours de lui.
Répondant à la première question, le Saint-Père a raconté le jour de sa première communion: "c'était un dimanche de mars 1936, il y a 69 ans. Une belle journée ensoleillée, l'Eglise était très belle. Je me souviens de tant de belles choses, la musique... Mais le plus beau de ces souvenirs est d'avoir compris que Jésus était entré dans mon coeur, qu'il m'avait vu, et qu'avec Jésus, Dieu était avec moi. Ceci est un don d'amour qui vaut réellement plus que tout le reste de la vie". Ce jour là "j'ai dit au Seigneur que je voulais toujours être avec lui, mais je l'ai surtout prié de toujours rester avec moi".
Une petite fille lui a demandé pourquoi se confesser avant la communion si l'on commet toujours les mêmes péchés. Le Pape, souriant, a répondu: "C'est vrai, nos péchés sont souvent les mêmes, mais ne faisons-nous pas le ménage régulièrement, au moins une fois par semaine dans nos maisons, nos chambres, même si la saleté est toujours la même? Si on ne le fait pas, la saleté s'accumule même si elle ne se voit pas... C'est la même chose pour notre âme -a t'il poursuivit- si on ne se confesse jamais, on néglige notre âme. Je suis content de moi mais je ne comprends pas que je dois toujours m'améliorer pour aller plus loin. La confession nous aide à avoir une conscience plus ouverte pour pouvoir mûrir spirituellement et humainement. "
A une autre question sur la présence de Jésus dans l'Eucharistie, même si on ne le voit pas, le Saint-Père a répondu: "Oui, nous ne le voyons pas, mais il y a tant de chose que nous ne voyons pas et pourtant elles existent et sont essentielles. Par exemple -a t'il expliqué- nous ne voyons pas notre raison, notre intelligence. Nous ne voyons pas notre âme mais elle existe car nous pouvons parler et penser. Nous ne voyons pas non plus l'électricité, mais nous en percevons les effets comme la lumière. Nous ne voyons pas les choses les plus profondes mais nous pouvons en ressentir les effets".
A un autre enfant qui lui demandait comment faire si ses parents ne vont pas à la messe le dimanche, il lui a suggéré de parler avec eux "avec amour et beaucoup de respect" et de leur dire "chère maman, cher papa, vous savez-vous qu'il y a une chose très importante pour nous tous, également pour vous? Rencontrer Jésus".
Avant de conclure cette rencontre par l'adoration et la bénédiction eucharistiques, le Saint-Père a expliqué aux enfants que "l'adoration est reconnaître que Jésus est le Seigneur, le centre de notre vie. Prier, c'est dire: Jésus je suis à toi, je ne voudrais jamais perdre cette amitié, cette communion avec toi". Puis concluant son dialogue spontané avec les enfants il a dit: "L'absence de Dieu est une lacune destructive, c'est lui la lumière, le guide de notre vie dont nous avons besoin".
AC/PREMIERE COMMUNION/... VIS 20051017 (600)
Les enfants, accompagnés de leurs familles et de leurs catéchistes, qui occupaient la place et la Via de la Conciliazione, ont participé à une fête avant l'arrivée du Saint-Père.
Le point culminant de la rencontre fut atteint quand le Pape a répondu spontanément aux questions des enfants sur l'Eucharistie. Les enfants étaient assis autours de lui.
Répondant à la première question, le Saint-Père a raconté le jour de sa première communion: "c'était un dimanche de mars 1936, il y a 69 ans. Une belle journée ensoleillée, l'Eglise était très belle. Je me souviens de tant de belles choses, la musique... Mais le plus beau de ces souvenirs est d'avoir compris que Jésus était entré dans mon coeur, qu'il m'avait vu, et qu'avec Jésus, Dieu était avec moi. Ceci est un don d'amour qui vaut réellement plus que tout le reste de la vie". Ce jour là "j'ai dit au Seigneur que je voulais toujours être avec lui, mais je l'ai surtout prié de toujours rester avec moi".
Une petite fille lui a demandé pourquoi se confesser avant la communion si l'on commet toujours les mêmes péchés. Le Pape, souriant, a répondu: "C'est vrai, nos péchés sont souvent les mêmes, mais ne faisons-nous pas le ménage régulièrement, au moins une fois par semaine dans nos maisons, nos chambres, même si la saleté est toujours la même? Si on ne le fait pas, la saleté s'accumule même si elle ne se voit pas... C'est la même chose pour notre âme -a t'il poursuivit- si on ne se confesse jamais, on néglige notre âme. Je suis content de moi mais je ne comprends pas que je dois toujours m'améliorer pour aller plus loin. La confession nous aide à avoir une conscience plus ouverte pour pouvoir mûrir spirituellement et humainement. "
A une autre question sur la présence de Jésus dans l'Eucharistie, même si on ne le voit pas, le Saint-Père a répondu: "Oui, nous ne le voyons pas, mais il y a tant de chose que nous ne voyons pas et pourtant elles existent et sont essentielles. Par exemple -a t'il expliqué- nous ne voyons pas notre raison, notre intelligence. Nous ne voyons pas notre âme mais elle existe car nous pouvons parler et penser. Nous ne voyons pas non plus l'électricité, mais nous en percevons les effets comme la lumière. Nous ne voyons pas les choses les plus profondes mais nous pouvons en ressentir les effets".
A un autre enfant qui lui demandait comment faire si ses parents ne vont pas à la messe le dimanche, il lui a suggéré de parler avec eux "avec amour et beaucoup de respect" et de leur dire "chère maman, cher papa, vous savez-vous qu'il y a une chose très importante pour nous tous, également pour vous? Rencontrer Jésus".
Avant de conclure cette rencontre par l'adoration et la bénédiction eucharistiques, le Saint-Père a expliqué aux enfants que "l'adoration est reconnaître que Jésus est le Seigneur, le centre de notre vie. Prier, c'est dire: Jésus je suis à toi, je ne voudrais jamais perdre cette amitié, cette communion avec toi". Puis concluant son dialogue spontané avec les enfants il a dit: "L'absence de Dieu est une lacune destructive, c'est lui la lumière, le guide de notre vie dont nous avons besoin".
AC/PREMIERE COMMUNION/... VIS 20051017 (600)
VISITE AU COLLEGE PONTIFICAL ETHIOPIEN
CITE DU VATICAN, 17 OCT 2005 (VIS). Ce matin le Saint-Père s'est rendu au Collège pontifical éthiopien, situé dans les jardins du Vatican, à l'occasion du 75 anniversaire de son inauguration.
Benoît XVI y a prononcé le discours adressé aux prélats d'Ethiopie et d'Erythrée qui achèvent leur visite Ad Limina. Après avoir rappelé que le collège se situe à l'intérieur de la Cité du Vatican, Benoît XVI a dit: "C'est un signe révélateur des étroits liens de communion entre l'Eglise de vos pays et le siège de Rome".
"Le témoignage d'unité que vous donnez -a t-il ajouté- et qui doit transcender toutes les divisions politiques et ethniques, doit jouer un rôle primordial pour la réconciliation des peuples de cette région martyrisée qui est la votre".
Le Pape a ensuite recommandé à ses hôtes d'être solidaires avec "les frères et soeurs de Somalie qui souffrent car l'instabilité politique fait qu'il est impossible d'y vivre avec dignité".
"Dans vos pays a t-il poursuivit- où les catholiques sont une petite minorité, le travail de dialogue oecuménique est particulièrement urgent, et je me réjouis que votre conférence épiscopale doit affronter ce défi... Le progrès oecuménique dépend également de la bonne formation théologique et la fondation d'une Université catholique en Ethiopie devrait y contribuer. Je rends grâce à Dieu car les accords passés pour réaliser ce projet portent en fin leur fruits".
Le Saint-Père a alors rappelé que la moitié de la population de ces pays a moins de vingt ans: "Vous avez les moyens de profiter de la vitalité et de l'enthousiasme de cette nouvelle génération", a-t-il précisé avant de demander aussi aux prélats d'aider les jeunes à "reconnaître et répondre avec générosité à l'appel de Dieu pour le servir dans le sacerdoce et la vie religieuse. En honorant le travail de générations de missionnaires, dont certains de vous sont ici présents, je prie pour que la semence que vous avez plantée continue de porter ses fruits dans une riche moisson de vocations indigènes".
Pour conclure, Benoît XVI a rappelé que la visite des prélats à Rome coïncidait avec la fin de l'Année de l'Eucharistique et les a encouragé à "approfondir leur dévotion personnelle pour ce grand mystère... Votre peuple a expérimenté la faim, l'oppression et la guerre. Aidez-les à découvrir dans l'Eucharistie le geste central de transformation capable de vraiment renouveler le monde: la violence se transforme en amour, l'esclavage en liberté et la mort en vie".
AC/.../ETHIOPIE:ERYTHREE VIS 20051017 (400)
Benoît XVI y a prononcé le discours adressé aux prélats d'Ethiopie et d'Erythrée qui achèvent leur visite Ad Limina. Après avoir rappelé que le collège se situe à l'intérieur de la Cité du Vatican, Benoît XVI a dit: "C'est un signe révélateur des étroits liens de communion entre l'Eglise de vos pays et le siège de Rome".
"Le témoignage d'unité que vous donnez -a t-il ajouté- et qui doit transcender toutes les divisions politiques et ethniques, doit jouer un rôle primordial pour la réconciliation des peuples de cette région martyrisée qui est la votre".
Le Pape a ensuite recommandé à ses hôtes d'être solidaires avec "les frères et soeurs de Somalie qui souffrent car l'instabilité politique fait qu'il est impossible d'y vivre avec dignité".
"Dans vos pays a t-il poursuivit- où les catholiques sont une petite minorité, le travail de dialogue oecuménique est particulièrement urgent, et je me réjouis que votre conférence épiscopale doit affronter ce défi... Le progrès oecuménique dépend également de la bonne formation théologique et la fondation d'une Université catholique en Ethiopie devrait y contribuer. Je rends grâce à Dieu car les accords passés pour réaliser ce projet portent en fin leur fruits".
Le Saint-Père a alors rappelé que la moitié de la population de ces pays a moins de vingt ans: "Vous avez les moyens de profiter de la vitalité et de l'enthousiasme de cette nouvelle génération", a-t-il précisé avant de demander aussi aux prélats d'aider les jeunes à "reconnaître et répondre avec générosité à l'appel de Dieu pour le servir dans le sacerdoce et la vie religieuse. En honorant le travail de générations de missionnaires, dont certains de vous sont ici présents, je prie pour que la semence que vous avez plantée continue de porter ses fruits dans une riche moisson de vocations indigènes".
Pour conclure, Benoît XVI a rappelé que la visite des prélats à Rome coïncidait avec la fin de l'Année de l'Eucharistique et les a encouragé à "approfondir leur dévotion personnelle pour ce grand mystère... Votre peuple a expérimenté la faim, l'oppression et la guerre. Aidez-les à découvrir dans l'Eucharistie le geste central de transformation capable de vraiment renouveler le monde: la violence se transforme en amour, l'esclavage en liberté et la mort en vie".
AC/.../ETHIOPIE:ERYTHREE VIS 20051017 (400)
ENTENDRE LE CRI DES PAUVRES, LUTTER CONTRE LA MISERE
CITE DU VATICAN, 16 OCT 2005 (VIS). Après avoir récité l'Angélus, Benoît XVI a évoqué la Journée mondiale du refus de la misère (17 octobre) instituée par le P. Joseph Wresinski, Fondateur du mouvement ATD Quart monde qui, le 17 octobre 1987 avait dressé Place du Trocadéro (Paris), un monument aux victimes de la misère.
"La misère -a dit le Pape- est un fléau contre lequel l'humanité doit lutter sans relâche. Nous sommes appelés à une solidarité toujours plus grande, pour que nul ne soit exclu de la société".
Le Saint-Père a assuré que sa "prière rejoint les pauvres luttant avec courage pour vivre dans la dignité, ayant le souci de leur famille et des détresses de leurs frères. Je salue tous ceux qui se mettent au service des personnes dans le besoin".
Enfin, Benoît XVI a invité "les autorités civiles et les décideurs à entendre le cri des pauvres et à intensifier leurs actions dans la lutte contre la misère".
Le Pape a ensuite reçu une délégation de l'Institut pour les Droits de l'Homme d'Auschwitz à l'occasion de la remise du Prix Jean-Paul II. Ce prix a été institué à la suite de la visite de Jean-Paul II à Auschwitz-Birkenau en 1979 afin de défendre et faire connaître le message papal de paix et sauvegarde des droits de l'homme, en récompensant les personnalités du monde contemporain qui l'ont mis en pratique dans leur activité quotidienne.
Cette année, le Cardinal Franciszek Macharsky, Président du jury, a remis le prix à Mgr. Václav Malý, Evêque Auxiliaire de Prague qui a été membre du mouvement dissident Charte 77 sous le régime communiste, et à M.Stefan Wilkanowicz, journaliste polonais et Président de la Fondation de culture chrétienne ZNAK.
ANG/MISERE/... VIS 20051017 (300)
"La misère -a dit le Pape- est un fléau contre lequel l'humanité doit lutter sans relâche. Nous sommes appelés à une solidarité toujours plus grande, pour que nul ne soit exclu de la société".
Le Saint-Père a assuré que sa "prière rejoint les pauvres luttant avec courage pour vivre dans la dignité, ayant le souci de leur famille et des détresses de leurs frères. Je salue tous ceux qui se mettent au service des personnes dans le besoin".
Enfin, Benoît XVI a invité "les autorités civiles et les décideurs à entendre le cri des pauvres et à intensifier leurs actions dans la lutte contre la misère".
Le Pape a ensuite reçu une délégation de l'Institut pour les Droits de l'Homme d'Auschwitz à l'occasion de la remise du Prix Jean-Paul II. Ce prix a été institué à la suite de la visite de Jean-Paul II à Auschwitz-Birkenau en 1979 afin de défendre et faire connaître le message papal de paix et sauvegarde des droits de l'homme, en récompensant les personnalités du monde contemporain qui l'ont mis en pratique dans leur activité quotidienne.
Cette année, le Cardinal Franciszek Macharsky, Président du jury, a remis le prix à Mgr. Václav Malý, Evêque Auxiliaire de Prague qui a été membre du mouvement dissident Charte 77 sous le régime communiste, et à M.Stefan Wilkanowicz, journaliste polonais et Président de la Fondation de culture chrétienne ZNAK.
ANG/MISERE/... VIS 20051017 (300)
EVOCATION DE JEAN-PAUL II
CITE DU VATICAN, 16 OCT 2005 (VIS). Lors de l'Angélus dominical, Benoît XVI a rappelé que c'est le jour anniversaire de l'élection de Jean-Paul II (16 octobre 1978). Il a également évoqué devant les fidèles rassemblés Place-St.Pierre le long pontificat de son prédécesseur, après celui d'à peine plus d'un mois de Jean-Paul Ier.
"Jean-Paul II qui était venu, comme il l'avait dit lui-même, d'un pays lointain, a été reconnu comme une haute autorité morale y compris chez les non catholiques et les non croyants. Les manifestations d'émotion qui ont entouré sa maladie et sa mort en ont été le témoignage. Le pèlerinage ininterrompu de tant et tant de fidèles se poursuit sur sa tombe dans les cryptes vaticanes est un autre signe éloquent de ce que le bien-aimé Jean-Paul II est entré dans le cœur des gens".
"On peut dire que Jean-Paul II fut un Pape entièrement consacré à Jésus en Marie, comme en témoigne sa devise Totus Tuus. Il fut élu au cœur du mois du Rosaire et le chapelet était devenu l'un des emblèmes de son pontificat, sur lequel la Vierge immaculée a veillé maternellement".
"Le Chapelet ne s'oppose pas à la méditation de la Parole de Dieu ou à la prière liturgique, mais se présente comme leur complément naturel, notamment en préparation et en remerciement à la messe. Le Christ rencontré dans l'Evangile et dans l'Eucharistie, nous le voyons avec Marie dans les diverses étapes de sa vie par le biais des mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux du Rosaire".
"Ce Pape bien-aimé fut contemplatif et missionnaire, grâce à une union avec Dieu alimentée jour après jour par l'Eucharistie et la prière post eucharistique".
"A l'Angélus, un moment qui lui était si cher, il est doux et juste d'évoquer Jean-Paul II, en ce jour anniversaire. Renouvelons à Dieu notre reconnaissance pour avoir offert à l'Eglise et au monde un aussi digne successeur de l'Apôtre Pierre. Puisse Marie nous aider à tirer profit de son précieux héritage".
ANG/JEAN-PAUL II/... VIS 20051017 (340)
"Jean-Paul II qui était venu, comme il l'avait dit lui-même, d'un pays lointain, a été reconnu comme une haute autorité morale y compris chez les non catholiques et les non croyants. Les manifestations d'émotion qui ont entouré sa maladie et sa mort en ont été le témoignage. Le pèlerinage ininterrompu de tant et tant de fidèles se poursuit sur sa tombe dans les cryptes vaticanes est un autre signe éloquent de ce que le bien-aimé Jean-Paul II est entré dans le cœur des gens".
"On peut dire que Jean-Paul II fut un Pape entièrement consacré à Jésus en Marie, comme en témoigne sa devise Totus Tuus. Il fut élu au cœur du mois du Rosaire et le chapelet était devenu l'un des emblèmes de son pontificat, sur lequel la Vierge immaculée a veillé maternellement".
"Le Chapelet ne s'oppose pas à la méditation de la Parole de Dieu ou à la prière liturgique, mais se présente comme leur complément naturel, notamment en préparation et en remerciement à la messe. Le Christ rencontré dans l'Evangile et dans l'Eucharistie, nous le voyons avec Marie dans les diverses étapes de sa vie par le biais des mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux du Rosaire".
"Ce Pape bien-aimé fut contemplatif et missionnaire, grâce à une union avec Dieu alimentée jour après jour par l'Eucharistie et la prière post eucharistique".
"A l'Angélus, un moment qui lui était si cher, il est doux et juste d'évoquer Jean-Paul II, en ce jour anniversaire. Renouvelons à Dieu notre reconnaissance pour avoir offert à l'Eglise et au monde un aussi digne successeur de l'Apôtre Pierre. Puisse Marie nous aider à tirer profit de son précieux héritage".
ANG/JEAN-PAUL II/... VIS 20051017 (340)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
CITE DU VATICAN, 17 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a:
-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de St.Gall (Suisse), présentée pour limite d'âge, par Mgr.Ivo Fürer.
-Nommé Mgr.Domenico Angelo Scotti, Evêque de Trivento (superficie: 1.234, population: 57.210, catholiques: 57.150, prêtres: 72, diacres: 1, religieux: 70), en Italie. L'Evêque élu, né en 1942 à Pollutri (Italie) et ordonné prêtre en 1967, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Chieti-Vasto (Italie). Il succède à Mgr.Antonio Santucci, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
Samedi dernier, 15 octobre, il avait nommé:
-Mgr.Héctor Luis Morales Sánchez, Prélat de Huautla (superficie: 1.284, population: 134.300, catholiques: 123.500, prêtres: 19, diacres: 1, religieux: 14), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1954 à Tamuin (Mexique) et ordonné prêtre en 1979, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Ciudad Valles (Mexique). Il succède à Mgr.Hermenegildo Ramírez Sánchez, MJ, dont la renonciation à la charge pastorale de la Prélature a été acceptée pour limite d'âge.
-Le P.Fortunato Pablo Urcey, AOR, Prélat de Chota (superficie: 6.823, population: 338.000, catholiques: 316.000, prêtres: 31, religieux: 33), au Pérou. L'Evêque élu, né en 1947 à Estollo (Espagne), a émis ses voeux religieux en 1968 et a été ordonné prêtre en 1971, était jusqu'ici Prieur provincial de son ordre (Espagne).
-Mgr.Jorge Solórzano Pérez, Evêque de Matagalpa (superficie: 6.794, population: 500.000, catholiques: 480.000, prêtres: 27, religieux: 70), au Nicaragua. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Managua (Nicaragua).
RE:NER:RE/.../... VIS 20051017 (250)
-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de St.Gall (Suisse), présentée pour limite d'âge, par Mgr.Ivo Fürer.
-Nommé Mgr.Domenico Angelo Scotti, Evêque de Trivento (superficie: 1.234, population: 57.210, catholiques: 57.150, prêtres: 72, diacres: 1, religieux: 70), en Italie. L'Evêque élu, né en 1942 à Pollutri (Italie) et ordonné prêtre en 1967, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Chieti-Vasto (Italie). Il succède à Mgr.Antonio Santucci, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
Samedi dernier, 15 octobre, il avait nommé:
-Mgr.Héctor Luis Morales Sánchez, Prélat de Huautla (superficie: 1.284, population: 134.300, catholiques: 123.500, prêtres: 19, diacres: 1, religieux: 14), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1954 à Tamuin (Mexique) et ordonné prêtre en 1979, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Ciudad Valles (Mexique). Il succède à Mgr.Hermenegildo Ramírez Sánchez, MJ, dont la renonciation à la charge pastorale de la Prélature a été acceptée pour limite d'âge.
-Le P.Fortunato Pablo Urcey, AOR, Prélat de Chota (superficie: 6.823, population: 338.000, catholiques: 316.000, prêtres: 31, religieux: 33), au Pérou. L'Evêque élu, né en 1947 à Estollo (Espagne), a émis ses voeux religieux en 1968 et a été ordonné prêtre en 1971, était jusqu'ici Prieur provincial de son ordre (Espagne).
-Mgr.Jorge Solórzano Pérez, Evêque de Matagalpa (superficie: 6.794, population: 500.000, catholiques: 480.000, prêtres: 27, religieux: 70), au Nicaragua. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Managua (Nicaragua).
RE:NER:RE/.../... VIS 20051017 (250)
BENOIT XVI PARLE A LA TELEVISION POLONAISE
CITE DU VATICAN, 17 OCT 2005 (VIS). Voici l'entretien que Benoît XVI a accordé à la Télévision polonaise à l'occasion de la Journée du Pape, qui se fête depuis cinq ans le 16 octobre. L'interview a été réalisée le mois dernier à Castel Gandolfo par l'Abbé Andrzej Majewski, responsable du programme catholique de la TVP et diffusée hier soir. Traduit par Radio Vatican, le texte (original italien) est disponible en allemand, anglais, espagnol et portugais. En voici la version intégrale française:
Merci de tout cœur, Saint Père, de nous avoir accordé cette brève interview, à l'occasion de la Journée du Pape célébrée en Pologne. Le 16 octobre 1978, le Cardinal Karol Wojtyla devenait Pape. A partir de ce jour, pour plus de 26 ans, Jean Paul II, en tant que successeur de Saint Pierre, comme vous aujourd'hui, a dirigé l'Eglise avec les évêques et les cardinaux. Vous étiez parmi ces cardinaux, une personne particulièrement appréciée et estimée par votre prédécesseur; personne au sujet de laquelle le Pape Jean Paul II a écrit dans son livre Levez-vous, allons, je cite: 'Je remercie Dieu pour la présence et l'aide du Cardinal Ratzinger. C'est un ami sur', a écrit Jean Paul II.
Q: Saint Père, comment est née cette amitié et quand votre Sainteté a-t-elle connu le Cardinal Karol Wojtyla?
R: Personnellement, j'ai fait sa connaissance lors des deux pré-Conclaves et Conclaves de 1978. J'avais naturellement entendu parler du Cardinal Wojtyla, au départ surtout dans le contexte de l'échange de lettres entre les évêques polonais et allemands, en 1965. Les cardinaux allemands m'ont raconté combien le mérite et la contribution de l'Archevêque de Cracovie étaient grands et qu'il était vraiment l'âme de cette correspondance réellement historique. J'avais également eu écho, par des amis universitaires, de sa philosophie et de sa stature de penseur. Mais comme je l'ai dit, la première rencontre personnelle a eu lieu lors du conclave de 1978. Dès le départ, j'ai éprouvé une grande sympathie et, grâce à Dieu, sans l'avoir méritée, j'ai reçu dès le début le don de son amitié. Je suis reconnaissant de cette confiance qu'il m'a accordée, sans que je le mérite. Surtout en le voyant prier, j'ai vu et pas seulement compris, j'ai vu que c'était un homme de Dieu. Telle était l'impression fondamentale: un homme qui vit avec Dieu, et même en Dieu. Ensuite, j'ai été impressionné par sa cordialité sans préjugés vis-à-vis de moi. Au cours de ces rencontres du pré-Conclave, il a pris plusieurs fois la parole et, là, j'ai eu l'occasion d'apprécier l'envergure du penseur. Ainsi était née, en toute simplicité, une amitié qui venait vraiment du cœur et, juste après son élection, le Pape m'a appelé plusieurs fois à Rome pour des entretiens et, à la fin, il m'a nommé préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Q: Donc, cette nomination et cette convocation à Rome n'ont pas été une surprise?
R: Pour moi c'était un peu difficile, parce que depuis le début de mon épiscopat à Munich, par la consécration comme évêque dans la cathédrale de la ville, il y avait pour moi comme une obligation, presque un mariage avec ce diocèse, et on avait aussi souligné que j'étais, depuis dès décennies, le premier évêque originaire du diocèse. Je me sentais donc très engagé et lié à ce diocèse. Puis il y avait des problèmes difficiles qui n'étaient pas encore résolus, et je ne voulais pas quitter le diocèse avec des problèmes non résolus. J'ai discuté de tout cela ave le Saint Père, avec cette grande ouverture et avec cette confiance qu'avait le Saint Père, qui était très paternel à mon égard. Il m'a alors donné le temps de réfléchir, lui-même voulait réfléchir. Il a fini par me convaincre, parce que c'était la volonté de Dieu. J'ai pu ainsi accepter cet appel et cette grande responsabilité, pas facile, qui en soi dépassait mes capacités. Mais confiant dans la bienveillance paternelle du Pape et guidé par l'Esprit Saint, j'ai pu dire oui.
Q: Cette expérience dura plus de vingt ans...
R: Oui, je suis arrivé en février 1982 et elle a duré jusqu'à la mort du Pape, en 2005.
Q: Quels sont, selon vous, Très Saint-Père, les points les plus significatifs du pontificat de Jean Paul II?
R: Je dirais que l'on peut adopter deux points de vue: un externe, sur le monde, et un interne, sur l'Eglise. En ce qui concerne le monde, il me semble que le Saint Père, avec ses discours, sa personne, sa présence, sa capacité de convaincre, a créé une nouvelle sensibilité pour les valeurs morales, pour l'importance de la religion dans le monde. Cela a entraîné une nouvelle ouverture, une nouvelle sensibilité pour les problèmes de la religion, pour la nécessité de la dimension religieuse chez l'homme et, par dessus tout, l'importance de l'Evêque de Rome s'est accrue de manière inimaginable. Tous les chrétiens, malgré les différences et malgré leur non reconnaissance du successeur de Saint Pierre, ont reconnu qu'il était le porte parole de la chrétienté. Personne d'autre au monde, ne peut parler ainsi au nom de la chrétienté au niveau mondial ni donner voix et force à la réalité chrétienne dans l'actualité du monde. Mais aussi pour la non-chrétienté et pour les autres religions, c'était lui, le porte parole des grandes valeurs de l'humanité. Il faut aussi dire qu'il est parvenu à créer un climat de dialogue entre les grandes religions et un sens commun des responsabilités à l'égard du monde, mais aussi que les violences et les religions sont incompatibles et que, ensemble, nous devons chercher le chemin de la paix, dans le cadre de notre responsabilité commune de l'humanité. En ce qui concerne par ailleurs la situation de l'Eglise. Je dirais que, avant tout, il a su susciter l'enthousiasme des jeunes pour le Christ. Il s'agit d'une chose nouvelle, si nous pensons à la jeunesse de 1968 et des années 70. Seule une personne aussi charismatique pouvait susciter l'enthousiasme de la jeunesse pour le Christ et pour l'Eglise, ainsi que pour des valeurs exigeantes, lui seul pouvait réussir de cette façon à mobiliser la jeunesse du monde pour la cause de Dieu et pour l'amour du Christ. Il a créé dans l'Eglise, je pense, un nouvel amour pour l'Eucharistie. Nous sommes encore dans l'année de l'Eucharistie, qu'il a voulue avec tant d'amour; il a créé une nouvelle perception de la grandeur de la Divine Miséricorde ; et il a aussi beaucoup approfondi l'amour pour la Sainte Vierge, et il nous a ainsi conduits à une intériorisation de la foi et, en même temps, à une plus grande efficacité. Naturellement, il importe de mentionner également, comme nous le savons tous, sa contribution aux grands changements dans le monde en 1989, à l'effondrement du soi-disant socialisme réel.
Q: Au cours de vos rencontres personnelles et des entretiens avec Jean Paul II, qu'est-ce qui vous impressionnait le plus? Sainteté, pourriez-vous nous raconter vos dernières rencontres avec lui, celles de cette année, peut-être?
R: Oui, nos deux dernières rencontres ont eu lieu, la première, à la polyclinique Gemelli, aux alentours du 5-6 février; et la deuxième, la veille de sa mort, dans sa chambre. Lors de la première rencontre, le Pape souffrait visiblement, mais il était pleinement lucide et très présent. J'y étais allé simplement pour un entretien de travail, parce que j'avais besoin qu'il prenne quelques décisions. Le Saint Père, bien que souffrant, suivait avec grande attention ce que je disais. Il me communiqua ses décisions en peu de mots, me donna sa bénédiction, me salua en allemand, tout en m'accordant sa pleine confiance et son amitié. Pour moi, cela a été très émouvant de voir, d'une part, qu'il souffrait en union avec le Seigneur souffrant, qu'il portait sa souffrance avec le Seigneur et pour le Seigneur; et, d'autre part, de voir qu'il resplendissait d'une sérénité intérieure et d'une lucidité complète. La seconde rencontre a eu lieu le jour précédant sa mort: il était manifestement plus souffrant, entouré de médecins et d'amis. Il était encore très lucide, il m'a donné sa bénédiction. Il ne pouvait plus parler beaucoup. Pour moi, cette patience dans la souffrance qui fut la sienne a été un grand enseignement; surtout de voir et de sentir combien il était entre les mains de Dieu et comment il s'abandonnait à la volonté de Dieu. Malgré les douleurs visibles, il était serein, parce qu'il était entre les mains de l'Amour divin.
Q: Très Saint-Père, vous évoquez souvent dans vos discours le souvenir de Jean Paul II, et vous dites que c'était un grand Pape, un prédécesseur regretté et vénéré. Nous pensons toujours à vos paroles prononcées lors de la messe du 20 avril dernier, des paroles spécialement dédiés à Jean Paul II. C'est vous, Saint Père, qui avez dit, je cite: 'C'est comme s'il me tenait fortement par la main, je vois ses yeux rieurs et j'entends les paroles, qu'il m'adresse en particulier: N'aie pas peur!'. Une question très personnelle: continuez-vous à sentir la présence de Jean Paul II, et si oui, de quelle manière?
R: Certainement, je commence par répondre à la première partie de votre question. En parlant de l'héritage du Pape tout à l'heure, j'ai oublié de parler des nombreux documents qu'il nous a laissés - 14 encycliques, beaucoup de lettres pastorales et tant d'autres - et tout ceci représente un patrimoine richissime qui n'est pas encore suffisamment assimilé dans l'Eglise. Je pense que j'ai pour mission essentielle et personnelle de ne pas promulguer de nombreux nouveaux documents mais de faire en sorte que ces documents soient assimilés, car ils constituent un trésor très riche, ils sont l'authentique interprétation de Vatican II. Nous savons que le Pape était l'homme du Concile, qu'il avait assimilé intérieurement l'esprit et le lettre du Concile et, par ces textes, il nous fait vraiment comprendre ce que voulait et ce que ne voulait pas le Concile. Il nous aide à être véritablement Eglise de notre temps et des temps futurs. A présent, j'en viens à la deuxième partie de votre question. Le Pape est toujours à mes cotés par ses textes: je l'entends et le vois parler, et je peux rester en dialogue continu avec le Saint Père, parce qu'il me parle toujours avec ces mots; je connais également l'origine de beaucoup de textes, et je me souviens des dialogues que nous avons eu sur l'un ou l'autre d'entre eux. Je peux poursuivre le dialogue avec le Saint Père. Naturellement, cette proximité qui passe par les mots est une proximité non seulement avec les textes, mais avec la personne, derrière les textes j'entends le Pape lui-même. Un homme qui va auprès du Seigneur, qui ne s'éloigne pas: de plus en plus je sens qu'un homme qui va auprès du Seigneur se rapproche encore davantage et je sens que, par le Seigneur, il est proche de moi, parce que je suis proche du Seigneur. Je suis proche du Pape et lui, maintenant, m'aide à être près du Seigneur et je cherche à entrer dans son climat de prière, d'amour du Seigneur, d'amour de la Sainte Vierge et je m'en remets à ses prières. Il y a également un dialogue permanent et aussi un 'être proches, sous une forme nouvelle, mais une forme très profonde.
Q: Très Saint-Père, désormais nous vous attendons en Pologne. Beaucoup demandent quand le Pape viendra en Pologne.
R: Oui, si Dieu le veut, si les circonstances me le permettent, j'ai bien l'intention de venir en Pologne. J'ai parlé avec Mgr.Dziwisz au sujet la date et on me dit que le mois de juin prochain serait le moment le plus adéquat. Naturellement, tout est encore à organiser avec les diverses instances compétentes. C'est pourquoi il s'agit de déclarations provisoires, mais il semble que peut-être, si le Seigneur me l'accorde, je pourrais venir en Pologne en juin prochain".
BXVI/ENTRETIEN TV POLOGNE/... VIS 20051017 (1990)
Merci de tout cœur, Saint Père, de nous avoir accordé cette brève interview, à l'occasion de la Journée du Pape célébrée en Pologne. Le 16 octobre 1978, le Cardinal Karol Wojtyla devenait Pape. A partir de ce jour, pour plus de 26 ans, Jean Paul II, en tant que successeur de Saint Pierre, comme vous aujourd'hui, a dirigé l'Eglise avec les évêques et les cardinaux. Vous étiez parmi ces cardinaux, une personne particulièrement appréciée et estimée par votre prédécesseur; personne au sujet de laquelle le Pape Jean Paul II a écrit dans son livre Levez-vous, allons, je cite: 'Je remercie Dieu pour la présence et l'aide du Cardinal Ratzinger. C'est un ami sur', a écrit Jean Paul II.
Q: Saint Père, comment est née cette amitié et quand votre Sainteté a-t-elle connu le Cardinal Karol Wojtyla?
R: Personnellement, j'ai fait sa connaissance lors des deux pré-Conclaves et Conclaves de 1978. J'avais naturellement entendu parler du Cardinal Wojtyla, au départ surtout dans le contexte de l'échange de lettres entre les évêques polonais et allemands, en 1965. Les cardinaux allemands m'ont raconté combien le mérite et la contribution de l'Archevêque de Cracovie étaient grands et qu'il était vraiment l'âme de cette correspondance réellement historique. J'avais également eu écho, par des amis universitaires, de sa philosophie et de sa stature de penseur. Mais comme je l'ai dit, la première rencontre personnelle a eu lieu lors du conclave de 1978. Dès le départ, j'ai éprouvé une grande sympathie et, grâce à Dieu, sans l'avoir méritée, j'ai reçu dès le début le don de son amitié. Je suis reconnaissant de cette confiance qu'il m'a accordée, sans que je le mérite. Surtout en le voyant prier, j'ai vu et pas seulement compris, j'ai vu que c'était un homme de Dieu. Telle était l'impression fondamentale: un homme qui vit avec Dieu, et même en Dieu. Ensuite, j'ai été impressionné par sa cordialité sans préjugés vis-à-vis de moi. Au cours de ces rencontres du pré-Conclave, il a pris plusieurs fois la parole et, là, j'ai eu l'occasion d'apprécier l'envergure du penseur. Ainsi était née, en toute simplicité, une amitié qui venait vraiment du cœur et, juste après son élection, le Pape m'a appelé plusieurs fois à Rome pour des entretiens et, à la fin, il m'a nommé préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Q: Donc, cette nomination et cette convocation à Rome n'ont pas été une surprise?
R: Pour moi c'était un peu difficile, parce que depuis le début de mon épiscopat à Munich, par la consécration comme évêque dans la cathédrale de la ville, il y avait pour moi comme une obligation, presque un mariage avec ce diocèse, et on avait aussi souligné que j'étais, depuis dès décennies, le premier évêque originaire du diocèse. Je me sentais donc très engagé et lié à ce diocèse. Puis il y avait des problèmes difficiles qui n'étaient pas encore résolus, et je ne voulais pas quitter le diocèse avec des problèmes non résolus. J'ai discuté de tout cela ave le Saint Père, avec cette grande ouverture et avec cette confiance qu'avait le Saint Père, qui était très paternel à mon égard. Il m'a alors donné le temps de réfléchir, lui-même voulait réfléchir. Il a fini par me convaincre, parce que c'était la volonté de Dieu. J'ai pu ainsi accepter cet appel et cette grande responsabilité, pas facile, qui en soi dépassait mes capacités. Mais confiant dans la bienveillance paternelle du Pape et guidé par l'Esprit Saint, j'ai pu dire oui.
Q: Cette expérience dura plus de vingt ans...
R: Oui, je suis arrivé en février 1982 et elle a duré jusqu'à la mort du Pape, en 2005.
Q: Quels sont, selon vous, Très Saint-Père, les points les plus significatifs du pontificat de Jean Paul II?
R: Je dirais que l'on peut adopter deux points de vue: un externe, sur le monde, et un interne, sur l'Eglise. En ce qui concerne le monde, il me semble que le Saint Père, avec ses discours, sa personne, sa présence, sa capacité de convaincre, a créé une nouvelle sensibilité pour les valeurs morales, pour l'importance de la religion dans le monde. Cela a entraîné une nouvelle ouverture, une nouvelle sensibilité pour les problèmes de la religion, pour la nécessité de la dimension religieuse chez l'homme et, par dessus tout, l'importance de l'Evêque de Rome s'est accrue de manière inimaginable. Tous les chrétiens, malgré les différences et malgré leur non reconnaissance du successeur de Saint Pierre, ont reconnu qu'il était le porte parole de la chrétienté. Personne d'autre au monde, ne peut parler ainsi au nom de la chrétienté au niveau mondial ni donner voix et force à la réalité chrétienne dans l'actualité du monde. Mais aussi pour la non-chrétienté et pour les autres religions, c'était lui, le porte parole des grandes valeurs de l'humanité. Il faut aussi dire qu'il est parvenu à créer un climat de dialogue entre les grandes religions et un sens commun des responsabilités à l'égard du monde, mais aussi que les violences et les religions sont incompatibles et que, ensemble, nous devons chercher le chemin de la paix, dans le cadre de notre responsabilité commune de l'humanité. En ce qui concerne par ailleurs la situation de l'Eglise. Je dirais que, avant tout, il a su susciter l'enthousiasme des jeunes pour le Christ. Il s'agit d'une chose nouvelle, si nous pensons à la jeunesse de 1968 et des années 70. Seule une personne aussi charismatique pouvait susciter l'enthousiasme de la jeunesse pour le Christ et pour l'Eglise, ainsi que pour des valeurs exigeantes, lui seul pouvait réussir de cette façon à mobiliser la jeunesse du monde pour la cause de Dieu et pour l'amour du Christ. Il a créé dans l'Eglise, je pense, un nouvel amour pour l'Eucharistie. Nous sommes encore dans l'année de l'Eucharistie, qu'il a voulue avec tant d'amour; il a créé une nouvelle perception de la grandeur de la Divine Miséricorde ; et il a aussi beaucoup approfondi l'amour pour la Sainte Vierge, et il nous a ainsi conduits à une intériorisation de la foi et, en même temps, à une plus grande efficacité. Naturellement, il importe de mentionner également, comme nous le savons tous, sa contribution aux grands changements dans le monde en 1989, à l'effondrement du soi-disant socialisme réel.
Q: Au cours de vos rencontres personnelles et des entretiens avec Jean Paul II, qu'est-ce qui vous impressionnait le plus? Sainteté, pourriez-vous nous raconter vos dernières rencontres avec lui, celles de cette année, peut-être?
R: Oui, nos deux dernières rencontres ont eu lieu, la première, à la polyclinique Gemelli, aux alentours du 5-6 février; et la deuxième, la veille de sa mort, dans sa chambre. Lors de la première rencontre, le Pape souffrait visiblement, mais il était pleinement lucide et très présent. J'y étais allé simplement pour un entretien de travail, parce que j'avais besoin qu'il prenne quelques décisions. Le Saint Père, bien que souffrant, suivait avec grande attention ce que je disais. Il me communiqua ses décisions en peu de mots, me donna sa bénédiction, me salua en allemand, tout en m'accordant sa pleine confiance et son amitié. Pour moi, cela a été très émouvant de voir, d'une part, qu'il souffrait en union avec le Seigneur souffrant, qu'il portait sa souffrance avec le Seigneur et pour le Seigneur; et, d'autre part, de voir qu'il resplendissait d'une sérénité intérieure et d'une lucidité complète. La seconde rencontre a eu lieu le jour précédant sa mort: il était manifestement plus souffrant, entouré de médecins et d'amis. Il était encore très lucide, il m'a donné sa bénédiction. Il ne pouvait plus parler beaucoup. Pour moi, cette patience dans la souffrance qui fut la sienne a été un grand enseignement; surtout de voir et de sentir combien il était entre les mains de Dieu et comment il s'abandonnait à la volonté de Dieu. Malgré les douleurs visibles, il était serein, parce qu'il était entre les mains de l'Amour divin.
Q: Très Saint-Père, vous évoquez souvent dans vos discours le souvenir de Jean Paul II, et vous dites que c'était un grand Pape, un prédécesseur regretté et vénéré. Nous pensons toujours à vos paroles prononcées lors de la messe du 20 avril dernier, des paroles spécialement dédiés à Jean Paul II. C'est vous, Saint Père, qui avez dit, je cite: 'C'est comme s'il me tenait fortement par la main, je vois ses yeux rieurs et j'entends les paroles, qu'il m'adresse en particulier: N'aie pas peur!'. Une question très personnelle: continuez-vous à sentir la présence de Jean Paul II, et si oui, de quelle manière?
R: Certainement, je commence par répondre à la première partie de votre question. En parlant de l'héritage du Pape tout à l'heure, j'ai oublié de parler des nombreux documents qu'il nous a laissés - 14 encycliques, beaucoup de lettres pastorales et tant d'autres - et tout ceci représente un patrimoine richissime qui n'est pas encore suffisamment assimilé dans l'Eglise. Je pense que j'ai pour mission essentielle et personnelle de ne pas promulguer de nombreux nouveaux documents mais de faire en sorte que ces documents soient assimilés, car ils constituent un trésor très riche, ils sont l'authentique interprétation de Vatican II. Nous savons que le Pape était l'homme du Concile, qu'il avait assimilé intérieurement l'esprit et le lettre du Concile et, par ces textes, il nous fait vraiment comprendre ce que voulait et ce que ne voulait pas le Concile. Il nous aide à être véritablement Eglise de notre temps et des temps futurs. A présent, j'en viens à la deuxième partie de votre question. Le Pape est toujours à mes cotés par ses textes: je l'entends et le vois parler, et je peux rester en dialogue continu avec le Saint Père, parce qu'il me parle toujours avec ces mots; je connais également l'origine de beaucoup de textes, et je me souviens des dialogues que nous avons eu sur l'un ou l'autre d'entre eux. Je peux poursuivre le dialogue avec le Saint Père. Naturellement, cette proximité qui passe par les mots est une proximité non seulement avec les textes, mais avec la personne, derrière les textes j'entends le Pape lui-même. Un homme qui va auprès du Seigneur, qui ne s'éloigne pas: de plus en plus je sens qu'un homme qui va auprès du Seigneur se rapproche encore davantage et je sens que, par le Seigneur, il est proche de moi, parce que je suis proche du Seigneur. Je suis proche du Pape et lui, maintenant, m'aide à être près du Seigneur et je cherche à entrer dans son climat de prière, d'amour du Seigneur, d'amour de la Sainte Vierge et je m'en remets à ses prières. Il y a également un dialogue permanent et aussi un 'être proches, sous une forme nouvelle, mais une forme très profonde.
Q: Très Saint-Père, désormais nous vous attendons en Pologne. Beaucoup demandent quand le Pape viendra en Pologne.
R: Oui, si Dieu le veut, si les circonstances me le permettent, j'ai bien l'intention de venir en Pologne. J'ai parlé avec Mgr.Dziwisz au sujet la date et on me dit que le mois de juin prochain serait le moment le plus adéquat. Naturellement, tout est encore à organiser avec les diverses instances compétentes. C'est pourquoi il s'agit de déclarations provisoires, mais il semble que peut-être, si le Seigneur me l'accorde, je pourrais venir en Pologne en juin prochain".
BXVI/ENTRETIEN TV POLOGNE/... VIS 20051017 (1990)
DECES DU CARDINAL CAPRIO
CITE DU VATICAN, 17 OCT 2005 (VIS). Le Pape a fait envoyer un télégramme de condoléances à la suite du décès samedi du Cardinal italien Giuseppe Caprio (90 ans), Grand Maître émérite de l'Ordre du St.Sépulcre et Président émérite de la Préfecture pour les Affaires économiques du Saint-Siège.
Dans ce message adressé à la sœur du défunt, Benoît XVI évoque "sa longue et riche expérience au service de cinq Papes, qui lui confièrent d'importantes charges". Il rend grâce à Dieu "pour le service fidèle et généreux rendu à l'Eglise et au Siège apostolique".
Demain 18 octobre, à 11 h à l'autel de la Cathedra de la Basilique vaticane, le Saint-Père présidera la messe de funérailles du Cardinal Caprio.
TGR/DECES CARDINAL CAPRIO/... VIS 20051017 (130)
Dans ce message adressé à la sœur du défunt, Benoît XVI évoque "sa longue et riche expérience au service de cinq Papes, qui lui confièrent d'importantes charges". Il rend grâce à Dieu "pour le service fidèle et généreux rendu à l'Eglise et au Siège apostolique".
Demain 18 octobre, à 11 h à l'autel de la Cathedra de la Basilique vaticane, le Saint-Père présidera la messe de funérailles du Cardinal Caprio.
TGR/DECES CARDINAL CAPRIO/... VIS 20051017 (130)
vendredi 14 octobre 2005
REUNIONS DES "CIRCULI MINORES"
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS). Les interventions de Pères synodaux non prononcées en séance ont été publiées, tandis que se poursuivent jusqu'à demain matin les réunions des Circuli Minores (groupes linguistiques de travail) pour préparer les textes à présenter.
Voici des extraits de certaines de ces interventions écrites:
MGR.IAN MURRAY, Evêque d'Argyll (Grande-Bretagne). "La liturgie est un instrument clef de l'évangélisation et doit être célébrée dans une langue qui permet au fidèle d'accéder au coeur du mystère de la foi. Les textes doivent dépasser les caprices des modes linguistiques. Les langues locales présentent des difficultés particulières, comme c'est le cas dans mon diocèse avec le gaélique écossais. Dans ces situations, les Conférences épiscopales locales devraient avoir l'autorité de mettre au point et d'approuver ces textes liturgiques. Les prêtres, grâce à la connaissance linguistique des pays européens, devraient être capable d'accueillir les immigrés et les servir si c'est possible dans leurs langues respectives".
MGR.LIBORIUS NDUMBUKUTI NASHENDA, OMI, Archevêque de Windhoek (Namibie). "La théologie de l'Eucharistie touche chaque secteur fondamental de la théologie. Depuis le Concile Vatican II tous les principaux thèmes ont été affrontés. Chaque document du Synode des évêques devrait donc présenter un développement équilibré, faisant la synthèse de ce thème. Ce serait une erreur de rédiger un document ne traitant que de ces thèmes-ci afin de corriger certains abus. Le document final devrait plutôt suggérer des réponses pastorales aux besoins des personnes qui sont privées du don de l'Eucharistie (par exemple les divorcés, pour ne citer qu'une situation)... Nous Père synodaux devrions prendre conscience de ce que le document en préparation fait partie de la trilogie sur l'Eucharistie, qui comprend la lettre de Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine, la réflexion publiée par la Congrégation pour le Culte divin et ce document synodal".
MGR.FELIX ALABA ADEOSIN JOB, Archevêque d'Ibadan (Nigera). "Je souhaite vous parler du soin pastoral des immigrés... L'Instrumentun Laboris nous rappelle que l'Eucharistie réunit les fidèles et fait d'eux une communauté malgré les différences de race, de langue, de pays et de culture... La migration n'est pas limitée aux seuls fidèles laïques. Nous avons des prêtres et des religieux qui partent étudier ou acquérir l'expérience nécessaire pour le développement de leurs congrégations ou de leurs diocèses... Si le prêtre immigré doit célébré la messe avec dignité, dévotion et respect, il est nécessaire qu'il soit reconnu, qu'on lui garantisse un moyen de subsistance digne et qu'il soit rassuré sur son appartenance... Le soin des immigrés religieux est plus complexe et mérite une attention majeure. La vie consacrée est un témoignage du Christ dans l'Eglise et sa présence est une bénédiction pour l'Eglise locale. Toutefois, les religieux ne peuvent pas résider au sein d'une Eglise locale sans l'autorisation écrite de l'ordinaire du lieu. De nos jours, des jeunes femmes provenant des territoires de mission ont été recluses par certains pays à cause de la diminution du nombre des religieux dans Eglises occidentales et leur désir de survivance et continuité. Ces jeunes sont arrachées à leur culture et à leur tradition et envoyées en Europe et Amérique, où souvent elles sont écrasées par le climat, la culture et les usages et viennent expulsées des institutions. Inévitablement, nombre d'entre elles sont victimes des personnes et des contextes. Leur situation comme corps blessé du Christ doit être étudiée avec compassion et amour. Elles sont part du corps du Christ, de l'Eglise".
SE/CIRCULI MINORES/... VIS 20051014 (570)
Voici des extraits de certaines de ces interventions écrites:
MGR.IAN MURRAY, Evêque d'Argyll (Grande-Bretagne). "La liturgie est un instrument clef de l'évangélisation et doit être célébrée dans une langue qui permet au fidèle d'accéder au coeur du mystère de la foi. Les textes doivent dépasser les caprices des modes linguistiques. Les langues locales présentent des difficultés particulières, comme c'est le cas dans mon diocèse avec le gaélique écossais. Dans ces situations, les Conférences épiscopales locales devraient avoir l'autorité de mettre au point et d'approuver ces textes liturgiques. Les prêtres, grâce à la connaissance linguistique des pays européens, devraient être capable d'accueillir les immigrés et les servir si c'est possible dans leurs langues respectives".
MGR.LIBORIUS NDUMBUKUTI NASHENDA, OMI, Archevêque de Windhoek (Namibie). "La théologie de l'Eucharistie touche chaque secteur fondamental de la théologie. Depuis le Concile Vatican II tous les principaux thèmes ont été affrontés. Chaque document du Synode des évêques devrait donc présenter un développement équilibré, faisant la synthèse de ce thème. Ce serait une erreur de rédiger un document ne traitant que de ces thèmes-ci afin de corriger certains abus. Le document final devrait plutôt suggérer des réponses pastorales aux besoins des personnes qui sont privées du don de l'Eucharistie (par exemple les divorcés, pour ne citer qu'une situation)... Nous Père synodaux devrions prendre conscience de ce que le document en préparation fait partie de la trilogie sur l'Eucharistie, qui comprend la lettre de Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine, la réflexion publiée par la Congrégation pour le Culte divin et ce document synodal".
MGR.FELIX ALABA ADEOSIN JOB, Archevêque d'Ibadan (Nigera). "Je souhaite vous parler du soin pastoral des immigrés... L'Instrumentun Laboris nous rappelle que l'Eucharistie réunit les fidèles et fait d'eux une communauté malgré les différences de race, de langue, de pays et de culture... La migration n'est pas limitée aux seuls fidèles laïques. Nous avons des prêtres et des religieux qui partent étudier ou acquérir l'expérience nécessaire pour le développement de leurs congrégations ou de leurs diocèses... Si le prêtre immigré doit célébré la messe avec dignité, dévotion et respect, il est nécessaire qu'il soit reconnu, qu'on lui garantisse un moyen de subsistance digne et qu'il soit rassuré sur son appartenance... Le soin des immigrés religieux est plus complexe et mérite une attention majeure. La vie consacrée est un témoignage du Christ dans l'Eglise et sa présence est une bénédiction pour l'Eglise locale. Toutefois, les religieux ne peuvent pas résider au sein d'une Eglise locale sans l'autorisation écrite de l'ordinaire du lieu. De nos jours, des jeunes femmes provenant des territoires de mission ont été recluses par certains pays à cause de la diminution du nombre des religieux dans Eglises occidentales et leur désir de survivance et continuité. Ces jeunes sont arrachées à leur culture et à leur tradition et envoyées en Europe et Amérique, où souvent elles sont écrasées par le climat, la culture et les usages et viennent expulsées des institutions. Inévitablement, nombre d'entre elles sont victimes des personnes et des contextes. Leur situation comme corps blessé du Christ doit être étudiée avec compassion et amour. Elles sont part du corps du Christ, de l'Eglise".
SE/CIRCULI MINORES/... VIS 20051014 (570)
AUDIENCES
CITE DU VATICAN, 14 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées sept prélats de la Conférence épiscopale d'Ethiopie et Erythrée en visite Ad Limina:
-Le P.Angelo Moreschi, SDB, Préfet apostolique de Gambella (Ethiopie).
-Le P.Theodorus van Ruijven, CM, Préfet apostolique de Jimma-Bonga (Ethiopie).
-Mgr.Menghisteab Tesfamariam, Evêque d'Asmara (Erythrée), accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.Zekarias Yohannes.
-Mgr.Thomas Osman, Evêque de Barentu (Erythrée), accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.Luca Milesi.
-Mgr.Kidane Yebio, Evêque de Keren (Erythrée).
AL/.../... VIS 20051014 (80)
-Le P.Angelo Moreschi, SDB, Préfet apostolique de Gambella (Ethiopie).
-Le P.Theodorus van Ruijven, CM, Préfet apostolique de Jimma-Bonga (Ethiopie).
-Mgr.Menghisteab Tesfamariam, Evêque d'Asmara (Erythrée), accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.Zekarias Yohannes.
-Mgr.Thomas Osman, Evêque de Barentu (Erythrée), accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.Luca Milesi.
-Mgr.Kidane Yebio, Evêque de Keren (Erythrée).
AL/.../... VIS 20051014 (80)
EN BREF
LE REPRESENTANT DU SAINT-SIEGE à la XXXIII session de la Conférence générale de l'UNESCO a pris la parole le 10 octobre. Mgr.Francesco Follo a traité de questions de bioéthique, d'éducation, de liberté et de justice: "Nous nous trouvons devant une situation nouvelle -a-t-il dit- dans laquelle l'homme peut ou pourra mettre en jeu le destin de toute l'espèce humaine, tenté qu'il est de traiter l'être humain comme un simple matériau de laboratoire". Par conséquent, "s'il doit y avoir une bioéthique, c'est d'abord pour des raisons éthiques". Il a ensuite estimé que l'éducation "doit viser à la formation de personnes libres et responsables, notamment en matière affective et sociale".
LE MESSAGE ANNUEL DE FIN DE RAMADAN a été rendu public aujourd'hui. Signé par le Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, il s'intitule: "Continuer sur le chemin du dialogue". Mgr.Michael L.Fitzgerald y écrit que musulmans et chrétiens doivent montrer "qu'il est possible de vivre ensemble dans une véritable fraternité, en nous efforçant d'être toujours des instruments de la volonté de Dieu, qui a créé l'humanité pour qu'elle ne soit qu'une seule famille".
L'OBSERVATEUR PERMANENT PRES LES NATIONS-UNIES est intervenu hier devant le troisième Comité consacré aux résultats de la IV Conférence mondiale sur la Femme (1995) et de la session spéciale de l'Assemblée générale "Femmes 2000. Parité, développement et paix au XXI siècle". Mgr.Celestino Migliore a rappelé que "le Saint-Siège estime nécessaire de trouver les solutions aux questions touchant notamment à la santé des femmes, étant donné qu'aujourd'hui nombre d'entre-elles n'ont même pas accès aux soins médicaux de base". Le Nonce a par ailleurs souligné leur droit à l'information et leur place dans la vie des sociétés et institutions démocratiques".
.../EN BREF/... VIS 20051014 (290)
LE MESSAGE ANNUEL DE FIN DE RAMADAN a été rendu public aujourd'hui. Signé par le Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, il s'intitule: "Continuer sur le chemin du dialogue". Mgr.Michael L.Fitzgerald y écrit que musulmans et chrétiens doivent montrer "qu'il est possible de vivre ensemble dans une véritable fraternité, en nous efforçant d'être toujours des instruments de la volonté de Dieu, qui a créé l'humanité pour qu'elle ne soit qu'une seule famille".
L'OBSERVATEUR PERMANENT PRES LES NATIONS-UNIES est intervenu hier devant le troisième Comité consacré aux résultats de la IV Conférence mondiale sur la Femme (1995) et de la session spéciale de l'Assemblée générale "Femmes 2000. Parité, développement et paix au XXI siècle". Mgr.Celestino Migliore a rappelé que "le Saint-Siège estime nécessaire de trouver les solutions aux questions touchant notamment à la santé des femmes, étant donné qu'aujourd'hui nombre d'entre-elles n'ont même pas accès aux soins médicaux de base". Le Nonce a par ailleurs souligné leur droit à l'information et leur place dans la vie des sociétés et institutions démocratiques".
.../EN BREF/... VIS 20051014 (290)
jeudi 13 octobre 2005
REUNION PAR GROUPES LINGUISTIQUES
CITE DU VATICAN, 13 oct 2005 ( VIS). Ce matin, les Pères Synodaux se sont réunis par groupes linguistiques dans la Salle du Synode pour discuter du Relatio Post Disceptationem" présentée hier après midi par le Cardinal Angelo Scola, Rapporteur général. Cet après midi, une nouvelle réunion est prévue de 16h30' à 19h pour préparer le rapport que chaque groupe présentera vendredi après midi, lors de la dix-septième Congrégation générale.
SE/GROUPPES LINGUISTIQUES/... VIS 20051013 (80)
SE/GROUPPES LINGUISTIQUES/... VIS 20051013 (80)
SEIZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 12 OCT 2005 (VIS). Cet après-midi, en la Salle du Synode, s'est ouverte la seizième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques sous la présidence du Cardinal Telesphore Placidius Toppo (239 Pères synodaux). La Relatio Post Disceptationem (Rapport après le dialogue général) a été présentée et a été suivie des interventions des auditeurs.
Le Rapport après le débat général du Cardinal Angelo Scola, Rapporteur général, commence en rappelant Jean-Paul II, qui a voulu dédier au thème "L'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise" cette XI Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, et avec la méditation par laquelle Benoît XVI a ouvert la première Congrégation générale
Le Cardinal Angelo Scola affirme "ne pas avoir fait une synthèse mais bien une confrontation des interventions, notamment de par le grand nombre des thèmes traités et des sensibilités représentées". L'introduction se conclut en annonçant l'orientation principale qui ressort, en règle générale, des interventions: le dépassement du dualisme entre doctrine et pastorale, entre théologie et liturgie.
Le Rapport comprend deux parties: la Première partie, intitulée 'Eduquer le peuple de Dieu à la foi dans l'Eucharistie', est divisée en cinq chapitres. Dans le premier, le Rapporteur affirme que de nombreuses interventions ont mis en évidence les difficultés objectives que le peuple chrétien rencontre, aujourd'hui, à croire en l'Eucharistie et à la célébrer, ainsi que la grave responsabilité des pasteurs en matière d'évangélisation et de nouvelle évangélisation.
Dans le deuxième chapitre, sont exposés les principaux traits des contenus essentiels de ce grand mystère, qui sont ressortis du besoin d'éducation des croyants à une foi eucharistique intégrale.
Dans le troisième chapitre, est soulignée la place très importante qu'a eu, au cours du débat, le lien entre l'Eucharistie et le septénaire sacramentel.
Le quatrième chapitre traite de l'Eucharistie et du peuple sacerdotal, les fidèles qui, en se réunissant ensemble, redécouvrent leur appartenance à l'Eglise. Sont également évoqués le Dies Domini, l'Evêque et les prêtres, les diacres permanents et les ministres extraordinaires de l'Eucharistie, la paroisse et les petites communautés, la famille, la vie consacrée, les jeunes.
Enfin, le cinquième chapitre est dédié au thème de l'Eucharistie et mission: pour être missionnaire, l'Eglise doit être également profondément eucharistique.
La Seconde partie, 'L'action eucharistique', est divisée en quatre chapitres. Dans le premier, le Cardinal Scola note que nombreux sont les Pères qui ont rappelé avec gratitude l'influence bénéfique de la réforme liturgique mise en place à partir du Concile Vatican II sur la vie de l'Eglise... et l'urgence d'une plus grande attention à l'Ars Celebrandi...après avoir traité, dans le deuxième chapitre, de la structure de la célébration liturgique.
.
Dans la conclusion, qui précède les 17 questions destinées aux Carrefours et avec lesquelles se clôt le Rapport, le Cardinal Scola affirme que le travail qui attend désormais l'ensemble des Pères synodaux constitue la partie la plus délicate, d'où émergeront les 'Propositions' que nous offrirons au discernement propre du charisme du Successeur de Pierre.
Voici des extraits de certaines interventions:
M. LEONARDO CASCO, Président de 'Alliance pour les familles' (Honduras). "Puisque la réalité nous dit qu'un nombre considérable de catholiques de part le monde ne connaissent pas bien les principes doctrinaux de la foi qu'ils professent, vivant ce que l'on pourrait appelé un catholicisme 'light' (pour prendre un mot à la mode) il est indispensable et nécessaire de trouver au plus vite, à quarante ans de la conclusion du Concile Vatican II...une formule qui rende au fidèle laïque une formation doctrinale, éthique et morale de base, ainsi que la conscience de l'importance d'appartenir à l'unité de l'Eglise du Christ et l'orgueil, au sens positif, d'être catholique... Je pense qu'il est tout aussi indispensable que les évêques et les prêtres ne se fassent aucun scrupules à proposer avec joie et sûreté au fidèle laïque une vie de foi engagée et solide... Je parle non seulement d'insister sur la participation à la Messe dominicale, mais aussi de recommander la pratique de piétés quotidiennes comme le matin, offrir sa journée, réciter l'Angélus et le chapelet, jusqu'à -pourquoi pas- la messe quotidienne si c'est possible. Selon ma propre expérience, je peux affirmer que de telles pratiques accomplies régulièrement et avec constance, sans fatigue, portent des fruits disponibles presque immédiatement, permettant au laïc de vivre dans une atmosphère de foi qui le rend meilleur dans sa vie personnelle et surnaturelle... En conclusion, je souhaite, par mon discours, vous inviter à semer avec un nouvel enthousiasme chez les laïcs l'esprit engagé des chrétiens des premiers temps, le recours à la prière et au sacrifice, les pratiques quotidiennes de règles fondamentales de piété et le devoir et le droit de tous les fidèles à l'apostolat".
MME. MARTHA LORENA ALVARADO DE CASCO, Président du 'Comité pour la Vie' (Honduras). "Comme épouse, mère, soeur, fille et grand-mère, je crois qu'une formation de la femme est nécessaire, dès l'enfance, pour la préparer au développement de ses deux caractéristiques essentielles: la féminité et le don de la maternité... Malheureusement ces dernières décennies la femme a petit à petit perdu la vraie signification de son identité et donc le vrai sens de sa mission chrétienne...Il y a beaucoup à faire pour les femmes. Je suggère humblement et dans la limite des possibilités de séparer l'éducation des garçons et des filles, pour créer un environnement favorable à la formation des jeunes filles à l'image de la Vierge Marie, modèle de toutes les femmes. Des études faites montrent que l'éducation séparée des garçons et des filles simplifie, entre autres, le processus éducatif et le développement d'une affectivité saine, spécialement pendant l'adolescence...Elle facilite également la naissance de vocations à la vie religieuse et par conséquent la naissance de vocations sacerdotales chez les hommes. Je voudrais également soumettre à votre considération le fait d'insister sur la formation de groupes de jeunes réservés aux filles exclusivement afin de fortifier leur condition féminine et leur formation spirituelle et doctrinale...Pour conclure, je pense que ce serait une belle expérience de promouvoir dans les paroisses, des journées de la semaine réservées à l'adoration de Jésus Sacrement par les familles. De même, je partage, comme dit préalablement, l'importance de faciliter la confession des fidèles laïcs et le maintien, pour de nombreuses raisons, de l'usage du confessionnal pour les femmes de tous les âges".
F. MARC HAYET, Responsable des Petits Frères de Jésus (France). "Je voudrais faire une demande. Faisons attention à la manière dont nous parlons. Parler de notre monde principalement en termes de 'culture de mort', n'est?ce pas manquer de respect à tous ces gens qui essayent de vivre leur foi en Dieu ou leur foi en l'homme en se donnant pour le service de la vie, depuis le père ou la mère de famille jusqu'aux personnes engagées dans la politique ou le social? Ce monde, c'est aussi le lieu de toutes les générosités et de tous les engagements, parfois au prix de la vie; et c'est ce monde?là, mélangé, et pas un autre, que le Père aime, pour lequel il donne son Fils (l'Eucharistie nous le rappelle) et que travaille son Esprit... Les hommes et les femmes d'aujourd'hui ne peuvent entendre la parole de l'Evangile que si nous la leur présentons comme une proposition adressée à leur liberté, dans un vrai dialogue où nous respectons leur recherche et où nous acceptons de recevoir de leur compétence et de leur expérience de vie, y compris celle des plus pauvres, riche en humanité. Peut?être que l'humble signe du pain et du vin, accessible à tous et compréhensible par tous, nous invite à ce dialogue".
SOEUR RITA BURLEY, ACI, Supérieure générale des Servantes du Sacré-Coeur de Jésus (Grande Bretagne). La congrégation des "Servantes du Sacré-Coeur de Jésus...a mis au centre de sa vie la célébration de l'Eucharistie... L'invitation du Christ 'faites ceci en mémoire de moi' est vécue avec le prolongement de la grâce de la célébration de l'adoration eucharistique et dans le travail apostolique qui transmet l'expérience de l'amour sauveur de Dieu... Il n'y a donc pas de célébration et adoration de l'Eucharistie qui ne conduise pas à la mission... 'C'est notre désir d'être femmes et communauté de compassion et communion au service de la vraie vie'... Nous nous adaptons en fonctions des nécessités et des cultures locales; mais l'Eucharistie constitue toujours le coeur battant de notre mission. Les habitants de Bazartete, à Timor Est, vivent les tristes conséquences de la guerre. Nos soeurs offrent la sauveuse présence de l'adoration eucharistique, elles soutiennent les projets humanitaires et d'instruction et se dédient à l´écoute des souffrances des personnes et les accompagnent sur le difficile chemin de la paix et de la réconciliation: 'Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix'. Dans le diocèse de Yokohama au Japon, au coeur d'une forte culture bouddhiste, les soeurs offrent un témoignage silencieux de leur foi à la présence du Seigneur ressuscité; et lors de l'enseignement dans les écoles et les universités, elles transmettent les valeurs évangéliques de l'amour, du pardon et du respect... L'Eucharistie et travailler pour la justice sont deux faits inséparables. La Communion avec le Christ dans l'Eucharistie sous-entend l'acceptation de la responsabilité morale de travailler avec Lui, en collaboration avec les autres, pour transformer les systèmes et les mentalités injustes en stratégies et plans qui promeuvent la vraie nature de l'amour de Dieu pour notre famille humaine".
M.ANDREA RICCARDI, Fondateur de la Communauté de Sant' Egidio (Italie). "La vie du chrétien parmi les personnes tombe souvent dans l'anonymat. Est-ce que le chrétien a quelque chose à donner aux autres? On ne donne pas si on n'a pas reçu: le pain de la Parole et de l'Eucharistie. Jésus dit aux disciples: 'Donnez-leur vous-mêmes à manger', c'est la mission. Si on offre le bon pain, on verra que la faim est là; que le temps est moins négatif de ce qu'il apparaît. Et face aux grandes pauvretés? Aujourd'hui on est perdu ou oublié. On ne peut pas faire manquer l'Evangile aux pauvres. La charité ne durera pas sans la nourriture de l'Eucharistie. J'ai pu voir cela dans tant d'existences connues ou inconnues chez les pauvres, qui font que oui, l'Eglise -malgré nos limites- est ressource pour les plus désespérés. En fin les chrétiens, depuis l'enfer des persécutions du XX siècle, montrent qu'il est toujours possible de vivre et communiquer l'Evangile. En 2000, Jean-Paul II a demandé de recueillir les témoignages des nouveaux martyrs. J'attire votre attention sur le fait que c'est un travail à reprendre dans les Eglises particulières et au niveau central. Il y a un testament des martyrs à ouvrir dans le contexte de l'Eucharistie. Le lien entre Eucharistie et martyr est source de confiance et d'espérance au delà de notre lecture réaliste ou pessimiste de la situation".
M. ALEXEI V.JUDIN, Professeur d'Histoire de l'Eglise et du dialogue inter confessions dans la Fédération russe, Russian state University for the Humainities, St. Thomas College (Fédération russe). "Comme vous le savez bien, nous catholiques russes devons affronter gravement le problème du dialogue avec les orthodoxes... Il existe chez nous catholiques, des normes qui régissent l'intercommunion avec les non catholiques. Mais la reconnaissance réciproque avec les orthodoxes de la vraie présence du Seigneur dans l'Eucharistie nous engage à faire des pas en avant sur la route du rapprochement. Quels pas pouvons-nous faire? Avant tout, sans violer les règles ni diluer l'identité catholique, nous devons penser à la façon de pouvoir résoudre la crise actuelle de l'oecuménisme. L'oecuménisme dans sa version actuelle se concentre essentiellement dans des discussions sur les différents problèmes historiques, théologiques etc. La dimension de l'oecuménisme spirituel se limite à des prières génériques, à des rencontres fraternelles à différents niveaux mais s'arrête devant l'Eucharistie. En effet, toutes ces expressions et ces évènements cherchent à éviter la réalité eucharistique... Comment peut-on approfondir cette connaissance réciproque dans la perspective eucharistique? Je n'ai pas de réponse sûre mais je peux vous faire une proposition. Nous avons de nombreux charismes dans l'Eglise catholique -les charismes des différents ordres, des différentes congrégations religieuses, des différents mouvements etc. Nous pouvons assurer l'unité entre eux non seulement au niveau juridico-administratif mais aussi spirituel... Si nous sommes donc capables de gérer les choses dans l'environnement catholique en assurant l'unité entre les différents charismes pourquoi ne pouvons-nous pas nous rapprocher du Mystère eucharistique ensemble dans l'unité réconciliée entre la réalité d'Orient et d'Occident?"
MGR. JOSEPH ZEN ZE-KIUN, SDB, Evêque de Hong-Kong (Chine). "L'Eglise de Chine, apparemment coupée en deux, une officielle reconnue par le gouvernement et une clandestine qui refuse d'être indépendante de Rome, est en réalité une seule Eglise, car tous veulent être unis au Pape. Après de longues années de séparation forcée, la grande majorité des évêques de l'Eglise officielle est légitimée par la magnanimité du Saint-Père. Spécialement ces dernières années, il est devenu toujours plus évident que les évêques ordonnés sans l'approbation du Souverain Pontife ne sont acceptés ni du clergé ni des fidèles. On espère que face à ce Sensus Ecclesiae, le gouvernement voie la nécessité d'aboutir à une normalisation de la situation, même si les éléments 'conservateurs' au sein de l'Eglise officielle font résistance pour d'évidentes raisons d'intérêts. L'invitation du Saint-Père pour le Synode faite aux quatre évêques était une bonne occasion, mais il semble qu'elle ait été gaspillée. L'Eucharistie bien célébrée pourra certainement accélérer la venue de la vraie liberté religieuse pour le peuple chinois".
SE/SEIZIEME CONGREGATION/... VIS 20051013 (2220)
Le Rapport après le débat général du Cardinal Angelo Scola, Rapporteur général, commence en rappelant Jean-Paul II, qui a voulu dédier au thème "L'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise" cette XI Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, et avec la méditation par laquelle Benoît XVI a ouvert la première Congrégation générale
Le Cardinal Angelo Scola affirme "ne pas avoir fait une synthèse mais bien une confrontation des interventions, notamment de par le grand nombre des thèmes traités et des sensibilités représentées". L'introduction se conclut en annonçant l'orientation principale qui ressort, en règle générale, des interventions: le dépassement du dualisme entre doctrine et pastorale, entre théologie et liturgie.
Le Rapport comprend deux parties: la Première partie, intitulée 'Eduquer le peuple de Dieu à la foi dans l'Eucharistie', est divisée en cinq chapitres. Dans le premier, le Rapporteur affirme que de nombreuses interventions ont mis en évidence les difficultés objectives que le peuple chrétien rencontre, aujourd'hui, à croire en l'Eucharistie et à la célébrer, ainsi que la grave responsabilité des pasteurs en matière d'évangélisation et de nouvelle évangélisation.
Dans le deuxième chapitre, sont exposés les principaux traits des contenus essentiels de ce grand mystère, qui sont ressortis du besoin d'éducation des croyants à une foi eucharistique intégrale.
Dans le troisième chapitre, est soulignée la place très importante qu'a eu, au cours du débat, le lien entre l'Eucharistie et le septénaire sacramentel.
Le quatrième chapitre traite de l'Eucharistie et du peuple sacerdotal, les fidèles qui, en se réunissant ensemble, redécouvrent leur appartenance à l'Eglise. Sont également évoqués le Dies Domini, l'Evêque et les prêtres, les diacres permanents et les ministres extraordinaires de l'Eucharistie, la paroisse et les petites communautés, la famille, la vie consacrée, les jeunes.
Enfin, le cinquième chapitre est dédié au thème de l'Eucharistie et mission: pour être missionnaire, l'Eglise doit être également profondément eucharistique.
La Seconde partie, 'L'action eucharistique', est divisée en quatre chapitres. Dans le premier, le Cardinal Scola note que nombreux sont les Pères qui ont rappelé avec gratitude l'influence bénéfique de la réforme liturgique mise en place à partir du Concile Vatican II sur la vie de l'Eglise... et l'urgence d'une plus grande attention à l'Ars Celebrandi...après avoir traité, dans le deuxième chapitre, de la structure de la célébration liturgique.
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Dans la conclusion, qui précède les 17 questions destinées aux Carrefours et avec lesquelles se clôt le Rapport, le Cardinal Scola affirme que le travail qui attend désormais l'ensemble des Pères synodaux constitue la partie la plus délicate, d'où émergeront les 'Propositions' que nous offrirons au discernement propre du charisme du Successeur de Pierre.
Voici des extraits de certaines interventions:
M. LEONARDO CASCO, Président de 'Alliance pour les familles' (Honduras). "Puisque la réalité nous dit qu'un nombre considérable de catholiques de part le monde ne connaissent pas bien les principes doctrinaux de la foi qu'ils professent, vivant ce que l'on pourrait appelé un catholicisme 'light' (pour prendre un mot à la mode) il est indispensable et nécessaire de trouver au plus vite, à quarante ans de la conclusion du Concile Vatican II...une formule qui rende au fidèle laïque une formation doctrinale, éthique et morale de base, ainsi que la conscience de l'importance d'appartenir à l'unité de l'Eglise du Christ et l'orgueil, au sens positif, d'être catholique... Je pense qu'il est tout aussi indispensable que les évêques et les prêtres ne se fassent aucun scrupules à proposer avec joie et sûreté au fidèle laïque une vie de foi engagée et solide... Je parle non seulement d'insister sur la participation à la Messe dominicale, mais aussi de recommander la pratique de piétés quotidiennes comme le matin, offrir sa journée, réciter l'Angélus et le chapelet, jusqu'à -pourquoi pas- la messe quotidienne si c'est possible. Selon ma propre expérience, je peux affirmer que de telles pratiques accomplies régulièrement et avec constance, sans fatigue, portent des fruits disponibles presque immédiatement, permettant au laïc de vivre dans une atmosphère de foi qui le rend meilleur dans sa vie personnelle et surnaturelle... En conclusion, je souhaite, par mon discours, vous inviter à semer avec un nouvel enthousiasme chez les laïcs l'esprit engagé des chrétiens des premiers temps, le recours à la prière et au sacrifice, les pratiques quotidiennes de règles fondamentales de piété et le devoir et le droit de tous les fidèles à l'apostolat".
MME. MARTHA LORENA ALVARADO DE CASCO, Président du 'Comité pour la Vie' (Honduras). "Comme épouse, mère, soeur, fille et grand-mère, je crois qu'une formation de la femme est nécessaire, dès l'enfance, pour la préparer au développement de ses deux caractéristiques essentielles: la féminité et le don de la maternité... Malheureusement ces dernières décennies la femme a petit à petit perdu la vraie signification de son identité et donc le vrai sens de sa mission chrétienne...Il y a beaucoup à faire pour les femmes. Je suggère humblement et dans la limite des possibilités de séparer l'éducation des garçons et des filles, pour créer un environnement favorable à la formation des jeunes filles à l'image de la Vierge Marie, modèle de toutes les femmes. Des études faites montrent que l'éducation séparée des garçons et des filles simplifie, entre autres, le processus éducatif et le développement d'une affectivité saine, spécialement pendant l'adolescence...Elle facilite également la naissance de vocations à la vie religieuse et par conséquent la naissance de vocations sacerdotales chez les hommes. Je voudrais également soumettre à votre considération le fait d'insister sur la formation de groupes de jeunes réservés aux filles exclusivement afin de fortifier leur condition féminine et leur formation spirituelle et doctrinale...Pour conclure, je pense que ce serait une belle expérience de promouvoir dans les paroisses, des journées de la semaine réservées à l'adoration de Jésus Sacrement par les familles. De même, je partage, comme dit préalablement, l'importance de faciliter la confession des fidèles laïcs et le maintien, pour de nombreuses raisons, de l'usage du confessionnal pour les femmes de tous les âges".
F. MARC HAYET, Responsable des Petits Frères de Jésus (France). "Je voudrais faire une demande. Faisons attention à la manière dont nous parlons. Parler de notre monde principalement en termes de 'culture de mort', n'est?ce pas manquer de respect à tous ces gens qui essayent de vivre leur foi en Dieu ou leur foi en l'homme en se donnant pour le service de la vie, depuis le père ou la mère de famille jusqu'aux personnes engagées dans la politique ou le social? Ce monde, c'est aussi le lieu de toutes les générosités et de tous les engagements, parfois au prix de la vie; et c'est ce monde?là, mélangé, et pas un autre, que le Père aime, pour lequel il donne son Fils (l'Eucharistie nous le rappelle) et que travaille son Esprit... Les hommes et les femmes d'aujourd'hui ne peuvent entendre la parole de l'Evangile que si nous la leur présentons comme une proposition adressée à leur liberté, dans un vrai dialogue où nous respectons leur recherche et où nous acceptons de recevoir de leur compétence et de leur expérience de vie, y compris celle des plus pauvres, riche en humanité. Peut?être que l'humble signe du pain et du vin, accessible à tous et compréhensible par tous, nous invite à ce dialogue".
SOEUR RITA BURLEY, ACI, Supérieure générale des Servantes du Sacré-Coeur de Jésus (Grande Bretagne). La congrégation des "Servantes du Sacré-Coeur de Jésus...a mis au centre de sa vie la célébration de l'Eucharistie... L'invitation du Christ 'faites ceci en mémoire de moi' est vécue avec le prolongement de la grâce de la célébration de l'adoration eucharistique et dans le travail apostolique qui transmet l'expérience de l'amour sauveur de Dieu... Il n'y a donc pas de célébration et adoration de l'Eucharistie qui ne conduise pas à la mission... 'C'est notre désir d'être femmes et communauté de compassion et communion au service de la vraie vie'... Nous nous adaptons en fonctions des nécessités et des cultures locales; mais l'Eucharistie constitue toujours le coeur battant de notre mission. Les habitants de Bazartete, à Timor Est, vivent les tristes conséquences de la guerre. Nos soeurs offrent la sauveuse présence de l'adoration eucharistique, elles soutiennent les projets humanitaires et d'instruction et se dédient à l´écoute des souffrances des personnes et les accompagnent sur le difficile chemin de la paix et de la réconciliation: 'Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix'. Dans le diocèse de Yokohama au Japon, au coeur d'une forte culture bouddhiste, les soeurs offrent un témoignage silencieux de leur foi à la présence du Seigneur ressuscité; et lors de l'enseignement dans les écoles et les universités, elles transmettent les valeurs évangéliques de l'amour, du pardon et du respect... L'Eucharistie et travailler pour la justice sont deux faits inséparables. La Communion avec le Christ dans l'Eucharistie sous-entend l'acceptation de la responsabilité morale de travailler avec Lui, en collaboration avec les autres, pour transformer les systèmes et les mentalités injustes en stratégies et plans qui promeuvent la vraie nature de l'amour de Dieu pour notre famille humaine".
M.ANDREA RICCARDI, Fondateur de la Communauté de Sant' Egidio (Italie). "La vie du chrétien parmi les personnes tombe souvent dans l'anonymat. Est-ce que le chrétien a quelque chose à donner aux autres? On ne donne pas si on n'a pas reçu: le pain de la Parole et de l'Eucharistie. Jésus dit aux disciples: 'Donnez-leur vous-mêmes à manger', c'est la mission. Si on offre le bon pain, on verra que la faim est là; que le temps est moins négatif de ce qu'il apparaît. Et face aux grandes pauvretés? Aujourd'hui on est perdu ou oublié. On ne peut pas faire manquer l'Evangile aux pauvres. La charité ne durera pas sans la nourriture de l'Eucharistie. J'ai pu voir cela dans tant d'existences connues ou inconnues chez les pauvres, qui font que oui, l'Eglise -malgré nos limites- est ressource pour les plus désespérés. En fin les chrétiens, depuis l'enfer des persécutions du XX siècle, montrent qu'il est toujours possible de vivre et communiquer l'Evangile. En 2000, Jean-Paul II a demandé de recueillir les témoignages des nouveaux martyrs. J'attire votre attention sur le fait que c'est un travail à reprendre dans les Eglises particulières et au niveau central. Il y a un testament des martyrs à ouvrir dans le contexte de l'Eucharistie. Le lien entre Eucharistie et martyr est source de confiance et d'espérance au delà de notre lecture réaliste ou pessimiste de la situation".
M. ALEXEI V.JUDIN, Professeur d'Histoire de l'Eglise et du dialogue inter confessions dans la Fédération russe, Russian state University for the Humainities, St. Thomas College (Fédération russe). "Comme vous le savez bien, nous catholiques russes devons affronter gravement le problème du dialogue avec les orthodoxes... Il existe chez nous catholiques, des normes qui régissent l'intercommunion avec les non catholiques. Mais la reconnaissance réciproque avec les orthodoxes de la vraie présence du Seigneur dans l'Eucharistie nous engage à faire des pas en avant sur la route du rapprochement. Quels pas pouvons-nous faire? Avant tout, sans violer les règles ni diluer l'identité catholique, nous devons penser à la façon de pouvoir résoudre la crise actuelle de l'oecuménisme. L'oecuménisme dans sa version actuelle se concentre essentiellement dans des discussions sur les différents problèmes historiques, théologiques etc. La dimension de l'oecuménisme spirituel se limite à des prières génériques, à des rencontres fraternelles à différents niveaux mais s'arrête devant l'Eucharistie. En effet, toutes ces expressions et ces évènements cherchent à éviter la réalité eucharistique... Comment peut-on approfondir cette connaissance réciproque dans la perspective eucharistique? Je n'ai pas de réponse sûre mais je peux vous faire une proposition. Nous avons de nombreux charismes dans l'Eglise catholique -les charismes des différents ordres, des différentes congrégations religieuses, des différents mouvements etc. Nous pouvons assurer l'unité entre eux non seulement au niveau juridico-administratif mais aussi spirituel... Si nous sommes donc capables de gérer les choses dans l'environnement catholique en assurant l'unité entre les différents charismes pourquoi ne pouvons-nous pas nous rapprocher du Mystère eucharistique ensemble dans l'unité réconciliée entre la réalité d'Orient et d'Occident?"
MGR. JOSEPH ZEN ZE-KIUN, SDB, Evêque de Hong-Kong (Chine). "L'Eglise de Chine, apparemment coupée en deux, une officielle reconnue par le gouvernement et une clandestine qui refuse d'être indépendante de Rome, est en réalité une seule Eglise, car tous veulent être unis au Pape. Après de longues années de séparation forcée, la grande majorité des évêques de l'Eglise officielle est légitimée par la magnanimité du Saint-Père. Spécialement ces dernières années, il est devenu toujours plus évident que les évêques ordonnés sans l'approbation du Souverain Pontife ne sont acceptés ni du clergé ni des fidèles. On espère que face à ce Sensus Ecclesiae, le gouvernement voie la nécessité d'aboutir à une normalisation de la situation, même si les éléments 'conservateurs' au sein de l'Eglise officielle font résistance pour d'évidentes raisons d'intérêts. L'invitation du Saint-Père pour le Synode faite aux quatre évêques était une bonne occasion, mais il semble qu'elle ait été gaspillée. L'Eucharistie bien célébrée pourra certainement accélérer la venue de la vraie liberté religieuse pour le peuple chinois".
SE/SEIZIEME CONGREGATION/... VIS 20051013 (2220)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements: Mgr. Aloysius M.Sutrisnaatmaka, Evêque de Palangkaraya (Indonésie), Mgr. Vojtech Nepšinský, Recteur du Séminaire et Président de la Commission liturgique diocésaine de Banská Bystrica (Slovaquie); Père Michael Kunzler, Professeur de Liturgie à la faculté de Théologie de Paderborn (Allemagne); Père José Raimundo Pinto de Melo, SI, membre de la Commission liturgique nationale (Brésil); Père Konstantin Morozov, OFM Cap. (Ukraine).
-Membre du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux le Père Jesús Castellano Cervera, OCD, professeur à l'Institut pontifical de spiritualité Tresianum de Rome.
NEA/.../... VIS 20051013 (110)
-Consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements: Mgr. Aloysius M.Sutrisnaatmaka, Evêque de Palangkaraya (Indonésie), Mgr. Vojtech Nepšinský, Recteur du Séminaire et Président de la Commission liturgique diocésaine de Banská Bystrica (Slovaquie); Père Michael Kunzler, Professeur de Liturgie à la faculté de Théologie de Paderborn (Allemagne); Père José Raimundo Pinto de Melo, SI, membre de la Commission liturgique nationale (Brésil); Père Konstantin Morozov, OFM Cap. (Ukraine).
-Membre du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux le Père Jesús Castellano Cervera, OCD, professeur à l'Institut pontifical de spiritualité Tresianum de Rome.
NEA/.../... VIS 20051013 (110)
AUDIENCES
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS).- Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audiences séparées huit prélats de la Conférence épiscopale d'Ethiopie et d'Erythrée en visite AD Limina:
-Mgr. Berhaneyesus Demerew Souraphiel C.M, Archevêque d'Addis Abeba.
-Mgr. Tesfay Medhin, Evêque d'Adigrat.
-Mgr. Musie Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Evêque d'Emdeber.
-Mgr. Lorenzo Ceresoli, M.C.C.I, Vicaire apostolique d'Awasa.
-Mgr. Woldetensaé Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Vicaire apostolique d' Harar.
-Mgr. Abraham Desta, Vicaire apostolique de Meki.
-Mgr. Leonardus Dobbelaar, C.M., Vicaire apostolique de Nekemte.
-Mgr. Domenico Crescentino Marinozzi, O.F.M, Cap, Vicaire apostolique de Soddo-Hosanna.
AL/.../... VIS 20051013 (100)
-Mgr. Berhaneyesus Demerew Souraphiel C.M, Archevêque d'Addis Abeba.
-Mgr. Tesfay Medhin, Evêque d'Adigrat.
-Mgr. Musie Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Evêque d'Emdeber.
-Mgr. Lorenzo Ceresoli, M.C.C.I, Vicaire apostolique d'Awasa.
-Mgr. Woldetensaé Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Vicaire apostolique d' Harar.
-Mgr. Abraham Desta, Vicaire apostolique de Meki.
-Mgr. Leonardus Dobbelaar, C.M., Vicaire apostolique de Nekemte.
-Mgr. Domenico Crescentino Marinozzi, O.F.M, Cap, Vicaire apostolique de Soddo-Hosanna.
AL/.../... VIS 20051013 (100)
SYNODE: UNITE ET COMPROMIS DANS LA TRANSMISSION DE LA FOI EUCHARISTIQUE
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS). En fin de matinée, dans la Salle de Presse du Saint-Siège a eu lieu la deuxième conférence de presse sur la XI Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, une fois la Relatio Post Disceptationem présentée (le document qui résume brièvement les principaux thèmes des discussions des Pères synodaux).
Y ont participé Mgr. Francis Arinze, Mgr. Juan Sandoval Iñiguez et Mgr. Telesphore Placidius Toppo, Cardinaux et Présidents délégués du Synode, Mgr. John P. Foley, Président de la Commission pour l'Information et Mgr. Sofron Stefan Mudry, OSBM, Vice-président de la même commission.
Le Cardinal Arinze a été impressionné, pendant ce Synode, par l'engagement des participants à transmettre la foi et l'importance attribuée à l'Ars Celebrandi pour que cette foi qui nourrit le peuple de Dieu dans l'Eglise, les accompagne vers le temple et les aide à partager avec les autres ce qu'ils ont reçu.
Par contre, le Cardinal Sandoval a parlé de la profondeur de la foi dans l'Eucharistie et a choisi comme exemple de cette foi les mots écrits sur son ordinateur par un handicapé muet avant de recevoir la Communion: 'Le Seigneur semble se trouver dans le crucifix, mais il n'y est pas; dans l'Eucharistie il semble qu'il n'y soit pas mais il y est'. "Nous partageons tous cette foi dans la présence réelle du Christ". Puis il a trouvé que parmi les moments les plus importants du Synode il y avait le premier jour de l'assemblée, la présence et les mots de Benoît XVI ainsi que sa participation "comme un père synodal" et l'heure de libre discussion qui concluait les travaux de l'après-midi.
Le Cardinal Toppo a retracé la capacité d'agrégation du synode qui a convoqué les personnes des cinq continents "unies dans la même foi" et a fait remarquer qu'en Asie, d'où il vient, où cohabitent tant de religions, le signal d'identité des catholiques est l'unité dans l'Eucharistie sous la conduite du Saint-Père. Il a également cité le président de la délégation indienne qui a participé aux funérailles de Jean-Paul II, impressionné par la participation et l'unité des catholiques lors de la cérémonie a dit: "J'ai ressenti aujourd'hui la présence de Dieu".
La diminution des présences à la messe dominicale dans les pays occidentaux fut le thème qui a retenu l'attention de Mgr. Foley pendant cette assemblée synodale, et qui retient que les moments les plus riches furent quand les pères synodaux et délégués des pays d'Europe centrale et orientale ont raconté les persécutions et sacrifices endurés sous les régimes totalitaires.
Mgr. Mudry a conclu en insistant sur la foi dans l'Eucharistie tant des catholiques que des orthodoxes et sur l'enseignement de cette foi, qui commence dans les familles, complété par le travail des prêtres et le rôle de la liturgie, disant que peut-être que dans les églises orientales les 'signes visibles de la sainteté' avec la présence du tabernacle sont plus perceptibles que dans celles occidentales.
A la fin de la conférence de presse, un journaliste a demandé pourquoi face au problème de la carence de prêtres dans certaines régions du monde, on continue à douter de la solution d'ordonner des hommes mariés. Le Cardinal Toppo a répondu que "le vrai problème est la crise de la foi; le manque de prêtres est un symptôme de cette crise". Le Cardinal Sandoval a proposé d'autres causes de cette carence, "le manque de foi, la sécularisation, la fermeture de la fenêtre à l'infini". Mgr. Murdy a fait remarquer que dans les Eglises orientales catholiques, il y a des prêtres mariés et cela ne résout pas le problème car "ils doivent également dédier du temps à leur famille, aux études et il est difficile qu'ils puissent se déplacer si l'évêque le leur demande".
En ce qui concerne le problème de la non admission à la communion eucharistique des personnes divorcées, le Cardinal Arinze a dit que l'Eglise "éprouve de la compassion pour ces personnes qui souffrent, même s'ils ne peuvent pas communier car leur situation ne reflète pas l'image de l'unité entre le Christ et l'Eglise (la mari et l'épouse), tout en restant membres de l'Eglise".
Puis parlant des nombreuses interventions de ces derniers jours sur une plus grande homogénéité de l'inculturation, le Cardinal Toppo a précisé qu'elle est "essentielle, et c'est l'expression de la foi d'un peuple". Le Cardinal Sandoval a ajouté que "l'important est que les cantiques, la danse, la couleur etc aident l'intériorisation, aident à s'unir au Seigneur et que la cérémonie ne se convertisse pas en spectacle pour divertir sans plus".
SE/CONFERENCE DE PRESSE/... VIS 20051013(770)
Y ont participé Mgr. Francis Arinze, Mgr. Juan Sandoval Iñiguez et Mgr. Telesphore Placidius Toppo, Cardinaux et Présidents délégués du Synode, Mgr. John P. Foley, Président de la Commission pour l'Information et Mgr. Sofron Stefan Mudry, OSBM, Vice-président de la même commission.
Le Cardinal Arinze a été impressionné, pendant ce Synode, par l'engagement des participants à transmettre la foi et l'importance attribuée à l'Ars Celebrandi pour que cette foi qui nourrit le peuple de Dieu dans l'Eglise, les accompagne vers le temple et les aide à partager avec les autres ce qu'ils ont reçu.
Par contre, le Cardinal Sandoval a parlé de la profondeur de la foi dans l'Eucharistie et a choisi comme exemple de cette foi les mots écrits sur son ordinateur par un handicapé muet avant de recevoir la Communion: 'Le Seigneur semble se trouver dans le crucifix, mais il n'y est pas; dans l'Eucharistie il semble qu'il n'y soit pas mais il y est'. "Nous partageons tous cette foi dans la présence réelle du Christ". Puis il a trouvé que parmi les moments les plus importants du Synode il y avait le premier jour de l'assemblée, la présence et les mots de Benoît XVI ainsi que sa participation "comme un père synodal" et l'heure de libre discussion qui concluait les travaux de l'après-midi.
Le Cardinal Toppo a retracé la capacité d'agrégation du synode qui a convoqué les personnes des cinq continents "unies dans la même foi" et a fait remarquer qu'en Asie, d'où il vient, où cohabitent tant de religions, le signal d'identité des catholiques est l'unité dans l'Eucharistie sous la conduite du Saint-Père. Il a également cité le président de la délégation indienne qui a participé aux funérailles de Jean-Paul II, impressionné par la participation et l'unité des catholiques lors de la cérémonie a dit: "J'ai ressenti aujourd'hui la présence de Dieu".
La diminution des présences à la messe dominicale dans les pays occidentaux fut le thème qui a retenu l'attention de Mgr. Foley pendant cette assemblée synodale, et qui retient que les moments les plus riches furent quand les pères synodaux et délégués des pays d'Europe centrale et orientale ont raconté les persécutions et sacrifices endurés sous les régimes totalitaires.
Mgr. Mudry a conclu en insistant sur la foi dans l'Eucharistie tant des catholiques que des orthodoxes et sur l'enseignement de cette foi, qui commence dans les familles, complété par le travail des prêtres et le rôle de la liturgie, disant que peut-être que dans les églises orientales les 'signes visibles de la sainteté' avec la présence du tabernacle sont plus perceptibles que dans celles occidentales.
A la fin de la conférence de presse, un journaliste a demandé pourquoi face au problème de la carence de prêtres dans certaines régions du monde, on continue à douter de la solution d'ordonner des hommes mariés. Le Cardinal Toppo a répondu que "le vrai problème est la crise de la foi; le manque de prêtres est un symptôme de cette crise". Le Cardinal Sandoval a proposé d'autres causes de cette carence, "le manque de foi, la sécularisation, la fermeture de la fenêtre à l'infini". Mgr. Murdy a fait remarquer que dans les Eglises orientales catholiques, il y a des prêtres mariés et cela ne résout pas le problème car "ils doivent également dédier du temps à leur famille, aux études et il est difficile qu'ils puissent se déplacer si l'évêque le leur demande".
En ce qui concerne le problème de la non admission à la communion eucharistique des personnes divorcées, le Cardinal Arinze a dit que l'Eglise "éprouve de la compassion pour ces personnes qui souffrent, même s'ils ne peuvent pas communier car leur situation ne reflète pas l'image de l'unité entre le Christ et l'Eglise (la mari et l'épouse), tout en restant membres de l'Eglise".
Puis parlant des nombreuses interventions de ces derniers jours sur une plus grande homogénéité de l'inculturation, le Cardinal Toppo a précisé qu'elle est "essentielle, et c'est l'expression de la foi d'un peuple". Le Cardinal Sandoval a ajouté que "l'important est que les cantiques, la danse, la couleur etc aident l'intériorisation, aident à s'unir au Seigneur et que la cérémonie ne se convertisse pas en spectacle pour divertir sans plus".
SE/CONFERENCE DE PRESSE/... VIS 20051013(770)
mercredi 12 octobre 2005
QUATORZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 11 OCT 2005 (VIS). La quatorzième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques s'est ouverte à 16 h 30' sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez. Avant les interventions de certains Pères synodaux, se sont exprimés les Délégués des Eglises et autres confessions invitées.
A l'ouverture des travaux, le Secrétaire général du Synode a rappelé que c'est aujourd'hui le 43 anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et la mémoire liturgique du bienheureux Jean XXIII.
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.ZIZIOULAS JOHANNIS, Métropolite orthodoxe de Pergame. "C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à ce vénérable Synode des Evêques et de lui apporter les salutations fraternelles et les meilleurs voeux de la part du Patriarche oecuménique Barthélémy Ier et de l'Eglise de Constantinople. L'invitation d'envoyer un délégué fraternel à ce Synode faite à notre Eglise est un geste d'une grande importance oecuménique. Nous y répondons avec gratitude et amour. Nous, les orthodoxes, sommes profondément gratifiés par le fait que votre Synode considère, lui aussi, l'Eucharistie comme la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Il est de la plus haute importance que les catholiques romains et les orthodoxes puissent le dire d'une seule voix. Il existe peut-être encore certaines choses qui séparent nos deux Eglises, mais nous croyons, ensemble, que l'Eucharistie est le coeur de l'Eglise. C'est sur cette base que nous pouvons poursuivre le dialogue théologique officiel entre nos deux Eglises, qui entre maintenant dans une nouvelle phase. L'ecclésiologie eucharistique peut nous guider dans nos efforts pour surmonter mille années de séparation. Aussi, il est dommage d'avoir la même conviction sur l'importance de l'Eucharistie mais de ne pas être capable de la partager à la même Table".
LE REV.PHILIP VASYLTSEV, du Patriarcat de Moscou et de toutes les Russies. "L'Eucharistie est au centre de la vie de l'Eglise, et de celle de chaque chrétien. C'est pourquoi l'affaiblissement de la conscience eucharistique mène à une baisse de la conscience ecclésiale, à un déplacement des accents, et à des erreurs dans la compréhension des valeurs chrétiennes... Nous serions très heureux si notre expérience, historique et actuelle, de la vie eucharistique pouvait être utile et aider l'Eglise catholique romaine... Il ne faut cependant pas oublier que, dans l'Eglise orthodoxe russe, la préparation à la communion comprend non seulement la préparation intérieure, mais aussi la Règle (un jeûne strict de trois jours, une visite à l'Eglise pendant ces trois jours, des prières pour la communion, un jeûne eucharistique spécial après minuit) et la confession obligatoire. D'ailleurs, ces règles strictes, l'Eglise les voit non pas comme une obligation, mais comme l'application à soi-même d'une pratique qui s'est formée historiquement selon les traditions".
MGR.MOURAD SEVERIUS MALKE, du Patriarcat syro-orthodoxe. "Dans notre Eglise Syro-orthodoxe, nous célébrons la Divine liturgie en syro-araméen, la langue de Notre Seigneur Jésus; et durant la Divine liturgie, nous récitons exactement les mêmes mots que ceux prononcés par Jésus au Cénacle. Et le prêtre qui célèbre ce sacrement doit le faire seul. Je suis fier de vivre dans le monastère St.Marc dans la vieille ville, à Jérusalem, où Jésus a participé à sa Dernière Cène... La présence du Christ dans la Sainte Eucharistie ne se limite pas seulement à sa présence corporelle, Il est présent dans toute sa plénitude humaine et divine. Ainsi, le Seigneur Jésus est présent dans chacune des parties des deux éléments... Saint Paul Apôtre exhorte le croyant à se préparer spirituellement avant de recevoir la communion avec foi, respect et une conscience pure; il devrait purifier son corps et observer le jeûne de minuit précédant le rite de la communion. Il était de coutume, chez nous, de donner le sacrement de la Sainte Communion aux enfants tout de suite après avoir reçu le sacrement du Saint Baptême, le Chrisme".
MGR.MANOUG NAREG ALEMEZIAN, Responsable œcuménique de la Grande Maison de Cilicie (Arménie). "Le mot arménien utilisé pour indiquer la Sainte Eucharistie est 'Surp Patarag', qui veut dire Saint Sacrifice. Nous sommes au service de Dieu (liturgie) dans la vie liturgique de l'Eglise et nous offrons le sacrifice d'action de grâce (Eucharistie) pour les dons qu'Il nous a faits. La Sainte Eucharistie est axée sur le don sacrificiel de notre Sauveur et génère une communion d'amour avec Dieu et avec nos fidèles à travers la puissance de l'Esprit Saint... Dans l'Evaluation du rôle constructif des dialogues oecuméniques bilatéraux et multilatéraux et lors de la discussion sur le thème 'l'Eglise comme communion', je vous encourage à tous nous engagés dans l'étude de l'ecclésiologie eucharistique, qui place l'unité de l'Eglise dans la célébration locale de la Sainte Eucharistie présidée par l'Evêque en communion avec ses frères Evêques. A ce sujet, le rôle particulier de l'Evêque est indiqué comme celui qui prend soin du troupeau qui lui a été confié par le Bon Pasteur, l'assistant de la meilleure manière dans le partage eucharistique de l'unique pain et par la communion spirituelle et universelle dans le corps mystique du Christ".
SG.REV.JOHN HIND, Evêque anglican de Chichester (Grande-Bretagne). "Je vous transmets le meilleur souvenir de l'Archevêque de Canterbury et sa demande de prière pour les anglicans qui vivent actuellement un moment difficile... Quand est-il opportun de partager la communion? Comment doit-on interpréter la prise de communion en public du frère protestant Roger Schutz? L'Eucharistie n'est pas avant tout un thème, un rite ou un cérémonial mais un bénéfice de la nouvelle vie dans le Christ. Si nous devons être de vrais chrétiens, il doit y avoir des critères de reconnaissance réciproque. La capacité de tolérance des uns avec les autres n'est pas moins importante... Nous ne célébrons pas notre amitié dans l'Eucharistie mais plutôt notre réconciliation avec Dieu qui permet notre amitié... Si l'Eucharistie même est Mysterium Fidei, alors notre amitié ou communion dans l'Eglise est aussi un Mysterion, c'est à dire que nous parlons de quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre avec la seule raison... Etre unis au Christ dans l'offrande de sa personne, nous permet de nous tourner non seulement vers Dieu mais aussi vers chacun et chacune de nos frères et soeurs, pour lesquels, dans leur merveilleuse diversité, le Fils de Dieu a donné sa vie".
LE CARDINAL GERALDO MAJELLA AGNELO, Archevêque de Saint Salvador de Bahia (Brésil). " Nous savons comment, dès les premiers siècles du christianisme, une attention spéciale a été accordée aux fidèles qui ne pouvaient pas participer à la célébration du sacrifice eucharistique, raison pour laquelle a été instituée la conservation de l'Eucharistie pour pouvoir répondre aux diverses motivations d'un tel empêchement... Je désire mettre en évidence la situation des malades, des prisonniers et des personnes âgées qui ont des difficultés à se déplacer de manière autonome. Je voudrais insister ici sur l'opportunité et la nécessité de préparer des fidèles laïcs à promouvoir la visite du prêtre pour la réconciliation sacramentelle et à continuer ensuite les soins pastoraux en portant la communion eucharistique. De nombreuses personnes se sentent seules aujourd'hui, n'ayant pas de parents proches, parce qu'elles sont laissées en permanence dans des établissements de soins de longue durée, ou en raison de limites de déambulation autonome, ce qui les oblige à garder le lit sans la possibilité de recevoir la visite des membres de leur famille ou d'amis, ou même rejetées parce que improductives. Dans un monde qui dispose d'autant de moyens de communication, très souvent, les personnes, même si elles ne sont pas malades, ont tendance à vivre dans l'isolement et le silence. Dans les moments de souffrance, cependant, elles éprouvent le besoin de rencontrer la manifestation de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Aussi, Dieu a besoin de nos bras et de notre témoignage pour qu'elles puissent faire l'expérience de son amour".
SE/QUATORZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1300)
A l'ouverture des travaux, le Secrétaire général du Synode a rappelé que c'est aujourd'hui le 43 anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et la mémoire liturgique du bienheureux Jean XXIII.
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.ZIZIOULAS JOHANNIS, Métropolite orthodoxe de Pergame. "C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à ce vénérable Synode des Evêques et de lui apporter les salutations fraternelles et les meilleurs voeux de la part du Patriarche oecuménique Barthélémy Ier et de l'Eglise de Constantinople. L'invitation d'envoyer un délégué fraternel à ce Synode faite à notre Eglise est un geste d'une grande importance oecuménique. Nous y répondons avec gratitude et amour. Nous, les orthodoxes, sommes profondément gratifiés par le fait que votre Synode considère, lui aussi, l'Eucharistie comme la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Il est de la plus haute importance que les catholiques romains et les orthodoxes puissent le dire d'une seule voix. Il existe peut-être encore certaines choses qui séparent nos deux Eglises, mais nous croyons, ensemble, que l'Eucharistie est le coeur de l'Eglise. C'est sur cette base que nous pouvons poursuivre le dialogue théologique officiel entre nos deux Eglises, qui entre maintenant dans une nouvelle phase. L'ecclésiologie eucharistique peut nous guider dans nos efforts pour surmonter mille années de séparation. Aussi, il est dommage d'avoir la même conviction sur l'importance de l'Eucharistie mais de ne pas être capable de la partager à la même Table".
LE REV.PHILIP VASYLTSEV, du Patriarcat de Moscou et de toutes les Russies. "L'Eucharistie est au centre de la vie de l'Eglise, et de celle de chaque chrétien. C'est pourquoi l'affaiblissement de la conscience eucharistique mène à une baisse de la conscience ecclésiale, à un déplacement des accents, et à des erreurs dans la compréhension des valeurs chrétiennes... Nous serions très heureux si notre expérience, historique et actuelle, de la vie eucharistique pouvait être utile et aider l'Eglise catholique romaine... Il ne faut cependant pas oublier que, dans l'Eglise orthodoxe russe, la préparation à la communion comprend non seulement la préparation intérieure, mais aussi la Règle (un jeûne strict de trois jours, une visite à l'Eglise pendant ces trois jours, des prières pour la communion, un jeûne eucharistique spécial après minuit) et la confession obligatoire. D'ailleurs, ces règles strictes, l'Eglise les voit non pas comme une obligation, mais comme l'application à soi-même d'une pratique qui s'est formée historiquement selon les traditions".
MGR.MOURAD SEVERIUS MALKE, du Patriarcat syro-orthodoxe. "Dans notre Eglise Syro-orthodoxe, nous célébrons la Divine liturgie en syro-araméen, la langue de Notre Seigneur Jésus; et durant la Divine liturgie, nous récitons exactement les mêmes mots que ceux prononcés par Jésus au Cénacle. Et le prêtre qui célèbre ce sacrement doit le faire seul. Je suis fier de vivre dans le monastère St.Marc dans la vieille ville, à Jérusalem, où Jésus a participé à sa Dernière Cène... La présence du Christ dans la Sainte Eucharistie ne se limite pas seulement à sa présence corporelle, Il est présent dans toute sa plénitude humaine et divine. Ainsi, le Seigneur Jésus est présent dans chacune des parties des deux éléments... Saint Paul Apôtre exhorte le croyant à se préparer spirituellement avant de recevoir la communion avec foi, respect et une conscience pure; il devrait purifier son corps et observer le jeûne de minuit précédant le rite de la communion. Il était de coutume, chez nous, de donner le sacrement de la Sainte Communion aux enfants tout de suite après avoir reçu le sacrement du Saint Baptême, le Chrisme".
MGR.MANOUG NAREG ALEMEZIAN, Responsable œcuménique de la Grande Maison de Cilicie (Arménie). "Le mot arménien utilisé pour indiquer la Sainte Eucharistie est 'Surp Patarag', qui veut dire Saint Sacrifice. Nous sommes au service de Dieu (liturgie) dans la vie liturgique de l'Eglise et nous offrons le sacrifice d'action de grâce (Eucharistie) pour les dons qu'Il nous a faits. La Sainte Eucharistie est axée sur le don sacrificiel de notre Sauveur et génère une communion d'amour avec Dieu et avec nos fidèles à travers la puissance de l'Esprit Saint... Dans l'Evaluation du rôle constructif des dialogues oecuméniques bilatéraux et multilatéraux et lors de la discussion sur le thème 'l'Eglise comme communion', je vous encourage à tous nous engagés dans l'étude de l'ecclésiologie eucharistique, qui place l'unité de l'Eglise dans la célébration locale de la Sainte Eucharistie présidée par l'Evêque en communion avec ses frères Evêques. A ce sujet, le rôle particulier de l'Evêque est indiqué comme celui qui prend soin du troupeau qui lui a été confié par le Bon Pasteur, l'assistant de la meilleure manière dans le partage eucharistique de l'unique pain et par la communion spirituelle et universelle dans le corps mystique du Christ".
SG.REV.JOHN HIND, Evêque anglican de Chichester (Grande-Bretagne). "Je vous transmets le meilleur souvenir de l'Archevêque de Canterbury et sa demande de prière pour les anglicans qui vivent actuellement un moment difficile... Quand est-il opportun de partager la communion? Comment doit-on interpréter la prise de communion en public du frère protestant Roger Schutz? L'Eucharistie n'est pas avant tout un thème, un rite ou un cérémonial mais un bénéfice de la nouvelle vie dans le Christ. Si nous devons être de vrais chrétiens, il doit y avoir des critères de reconnaissance réciproque. La capacité de tolérance des uns avec les autres n'est pas moins importante... Nous ne célébrons pas notre amitié dans l'Eucharistie mais plutôt notre réconciliation avec Dieu qui permet notre amitié... Si l'Eucharistie même est Mysterium Fidei, alors notre amitié ou communion dans l'Eglise est aussi un Mysterion, c'est à dire que nous parlons de quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre avec la seule raison... Etre unis au Christ dans l'offrande de sa personne, nous permet de nous tourner non seulement vers Dieu mais aussi vers chacun et chacune de nos frères et soeurs, pour lesquels, dans leur merveilleuse diversité, le Fils de Dieu a donné sa vie".
LE CARDINAL GERALDO MAJELLA AGNELO, Archevêque de Saint Salvador de Bahia (Brésil). " Nous savons comment, dès les premiers siècles du christianisme, une attention spéciale a été accordée aux fidèles qui ne pouvaient pas participer à la célébration du sacrifice eucharistique, raison pour laquelle a été instituée la conservation de l'Eucharistie pour pouvoir répondre aux diverses motivations d'un tel empêchement... Je désire mettre en évidence la situation des malades, des prisonniers et des personnes âgées qui ont des difficultés à se déplacer de manière autonome. Je voudrais insister ici sur l'opportunité et la nécessité de préparer des fidèles laïcs à promouvoir la visite du prêtre pour la réconciliation sacramentelle et à continuer ensuite les soins pastoraux en portant la communion eucharistique. De nombreuses personnes se sentent seules aujourd'hui, n'ayant pas de parents proches, parce qu'elles sont laissées en permanence dans des établissements de soins de longue durée, ou en raison de limites de déambulation autonome, ce qui les oblige à garder le lit sans la possibilité de recevoir la visite des membres de leur famille ou d'amis, ou même rejetées parce que improductives. Dans un monde qui dispose d'autant de moyens de communication, très souvent, les personnes, même si elles ne sont pas malades, ont tendance à vivre dans l'isolement et le silence. Dans les moments de souffrance, cependant, elles éprouvent le besoin de rencontrer la manifestation de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Aussi, Dieu a besoin de nos bras et de notre témoignage pour qu'elles puissent faire l'expérience de son amour".
SE/QUATORZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1300)
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