Cité
du Vatican, 24 mars 2015 (VIS). Le Conseil pontifical pour la famille
organise aujourd'hui une commémoration de l'encyclique Evangelium
Vitae, à vingt ans de sa publication par Jean-Paul II. Destinée à
rendre grâce pour les fruits pastoraux de ce document, elle se
déroulera sous la forme d'une veillée de prière et d'une messe en
la Basilique Ste.Marie Majeure: A 17 h d'abord l'accueil sera
l'occasion de présenter le monument. Il sera suivi à 18 h de la
récitation du chapelet (passages évangéliques traitant de la vie
et brefs témoignages), puis de la messe présidée par Mgr.Vincenzo
Paglia, Président du Conseil pontifical, lequel a précisé que
cette commémoration devait dégager le lien étroit entre le mystère
de la vie et l'expérience familiale. Défendre la vie signifie
prendre par à l'alliance entre Dieu, l'homme et la femme". La
veillée de Ste.Marie Majeure aura un caractère international par
une liaison avec les sanctuaires mariaux de Fatima, Lourdes et
Guadalupe, ainsi qu'avec Nazareth (où le chapelet pour la vie a été
anticipé au 21 mars). La cérémonie sera retransmise par les
télévisions catholiques des Etats-Unis, de France et d'Italie.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
mardi 24 mars 2015
Seconde loterie pour les oeuvres du Pape
Cité
du Vatican, 24 mars 2015 (VIS). S'étant félicité de la somme
recueillie grâce à la loterie de janvier dernier, remise à son
Aumônier, le Saint-Père a donné son feu vert pour une seconde
édition. Le tirage au sort des billets de 10 Euro est fixé au 30
juin. Ceux-ci seront disponibles au Vatican, vendus près la
Pharmacie, la Poste centrale et les bureaux de la Place St.Pierre, le
Super-marché, le Magasin de la gare ferroviaire et celui des Musées.
Cette fois encore, la somme recueillie servira à des initiatives
caritatives du Pape.
L'égalité d'accès à l'éducation pour les jeunes filles
Cité
du Vatican, 24 mars 2015 (VIS) .- Le 13 mars à New York,
l'Observateur permanent près l'ONU à New York est intervenu devant
la 59 session de la Commission sur la condition féminine, analysant
la Déclaration et le Programme d'action de Pékin et les progrès
acquis en matière d'égalité des femmes, afin de les insérer dans
l'agenda de développement post-2015: Il n'y a pas encore eu de
progrès considérables dans la cause des femmes, a déclaré
Mgr.Bernardito Auza. "Dans nombre de pays, malgré de grandes
progrès, en particulier dans l'éducation, la représentation
politique et la participation économique, trop de femmes ont encore
à faire face à la discrimination et de nombreuses formes de
violence simplement parce qu'elles sont des femmes. L'objectif
d'éradiquer la pauvreté, en particulier l'extrême pauvreté, est
une préoccupation constante du Saint-Siège. L'Eglise catholique a
une grande expérience en ce qui concerne les besoins des pauvres.
Grâce à des centaines de milliers de programmes et aux institutions
qui assistent partout les pauvres, elle promeut l'économie inclusive
et équitable, qui a un impact profond sur l'amélioration du statut
des femmes. En fait, les femmes connaissent des difficultés
économiques liées à des politiques de l'emploi injustes, telle
l'inégalité de rémunération à travail égal, le refus d'accès
au crédit et à la propriété et de la victimisation dans les
conflits et les migrations. Non seulement les femmes constituent la
majorité des pauvres, mais elles portent le fardeau de la pauvreté
de façon très particulière. Sur la ligne de front dans la bataille
pour éradiquer l'extrême pauvreté, les femme devraient avoir un
accès égal aux ressources, au capital et à la technologie".
Puis
le représentant du Saint-Siège a signalé que ''plusieurs études
ont montré que les structures familiales sont fragilisées par la
crise du mariage chez les pauvres, ce qui pèse avant tout sur les
femmes. La situation est encore plus précaire pour les mères
célibataires. Nombre de mères en situation difficile ne peuvent pas
envoyer leurs enfants à l'école, ce qui les enferme dans le cercle
vicieux de la pauvreté et de la marginalisation... Le Secrétariat
général ayant rappelé le rôle central de la famille dans
l'éradication de la pauvreté et dans le développement durable...le
Saint-Siège prend note du rapport du Haut Commissaire aux droits de
l'homme sur les problèmes et la discrimination que subissent les
jeunes filles dans l'accès à l'éducation... Ma délégation",
a conclu l'Observateur permanent, "est convaincue que la lutte
pour l'égalité d'accès des jeunes filles à l'éducation, en
particulier l'éducation de qualité, est un élément indispensable
dans la lutte pour la promotion de la femme.... Il a en outre
réaffirmé que le Pape François est prêt à travailler avec tous
ceux qui luttent chaque jour pour construire un monde traitant à
égalité la femmes..., et reconnaissant la diversité de leurs
talents et de leurs capacités au service du bien commun".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 24 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Bertram
Víctor Wick Enzler, Evêque de Santo Domingo in Ecuador (superficie
8.500, population 801.000, catholiques 685.000, prêtres 82, diacres
2, religieux 135), en Equateur. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque de Guayaquil (Equateur).
lundi 23 mars 2015
Il faut que le grain meure...
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Avant de réciter l'angélus, le Pape
a proposé aux fidèles une réflexion sur l'Evangile du jour, dans
lequel Jean rapporte la venue de juifs grecs venus à Jérusalem et
qui s'étaient adressés à Philippe pour voir Jésus: Cet épisode,
a-t-il dit, va au-delà de ce vœu particulier car il "exprime
quelque chose d'universel, qui traverse cultures et époques, un
désir partagé par tant de personnes ayant entendu parler du Christ
sans l'avoir encore rencontré". En écho à cette requête de
rencontre, "Jésus prononce une prophétie qui révèle son
identité et montre le chemin à parcourir pour le connaître
véritablement: L'heure est venue que le fils de l'homme soit
glorifié. C'est l'heure de la croix, de la défaite de Satan et du
mal, l'heure du triomphe définitif de l'amour miséricordieux de
Dieu... C'est à la fois le moment le plus sombre de l'histoire et la
source du salut pour les croyants. Poursuivant sa prophétie sur la
Pâque imminente, Jésus utilise l'image du grain qui, tombé en
terre meurt et lève. C'est une autre métaphore de la croix, celle
de la fécondité. La croix du Christ est féconde car sa mort est
une source inépuisable de vie nouvelle. Elle porte en elle la force
régénératrice de l'amour de Dieu. Immergé dans cet amour par le
baptême le chrétien peut être ce grain qui portera beaucoup de
fruit s'il perd sa vie comme Jésus par amour de Dieu et des frères".
Qui a été catéchisé mais n'a pas approfondi la question peut
perdre la foi. Il faut aller à sa rencontre comme à celle de tous
ceux qui n'ont jamais rencontré le Christ "en leur offrant
trois choses, l'Evangile, le crucifix et le témoignage de notre foi.
L'Evangile permet de rencontrer et écouter Jésus, le crucifix
permet de comprendre l'amour de Jésus qui s'est offert pour nous.
Quant au témoignage, qui montre ce qu'est la foi "il s'exprime
dans des gestes simples de fraternité, dans la cohérence de vie
avec la foi, entre paroles et actes".
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Avant de réciter l'angélus, le Pape
a proposé aux fidèles une réflexion sur l'Evangile du jour, dans
lequel Jean rapporte la venue de juifs grecs venus à Jérusalem et
qui s'étaient adressés à Philippe pour voir Jésus: Cet épisode,
a-t-il dit, va au-delà de ce vœu particulier car il "exprime
quelque chose d'universel, qui traverse cultures et époques, un
désir partagé par tant de personnes ayant entendu parler du Christ
sans l'avoir encore rencontré". En écho à cette requête de
rencontre, "Jésus prononce une prophétie qui révèle son
identité et montre le chemin à parcourir pour le connaître
véritablement: L'heure est venue que le fils de l'homme soit
glorifié. C'est l'heure de la croix, de la défaite de Satan et du
mal, l'heure du triomphe définitif de l'amour miséricordieux de
Dieu... C'est à la fois le moment le plus sombre de l'histoire et la
source du salut pour les croyants. Poursuivant sa prophétie sur la
Pâque imminente, Jésus utilise l'image du grain qui, tombé en
terre meurt et lève. C'est une autre métaphore de la croix, celle
de la fécondité. La croix du Christ est féconde car sa mort est
une source inépuisable de vie nouvelle. Elle porte en elle la force
régénératrice de l'amour de Dieu. Immergé dans cet amour par le
baptême le chrétien peut être ce grain qui portera beaucoup de
fruit s'il perd sa vie comme Jésus par amour de Dieu et des frères".
Qui a été catéchisé mais n'a pas approfondi la question peut
perdre la foi. Il faut aller à sa rencontre comme à celle de tous
ceux qui n'ont jamais rencontré le Christ "en leur offrant
trois choses, l'Evangile, le crucifix et le témoignage de notre foi.
L'Evangile permet de rencontrer et écouter Jésus, le crucifix
permet de comprendre l'amour de Jésus qui s'est offert pour nous.
Quant au témoignage, qui montre ce qu'est la foi "il s'exprime
dans des gestes simples de fraternité, dans la cohérence de vie
avec la foi, entre paroles et actes".
Le Pape offre des Evangiles de poche
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Après l'angélus dominical le
Saint-Père a tenu à remercier les napolitains de leur accueil de la
veille, avant de rappeler que c'est aujourd'hui la Journée mondiale
de l'eau: L'eau "est l'élément essentiel à la vie, et c'est
de notre capacité à la gérer et à la partager que dépend
l'avenir de l'humanité. J'encourage donc aussi la communauté
internationale à veiller" à ce que cette richesse soit
protégée et accessible à tous partout. Saint François ne
louait-il pas le Seigneur pour soeur eau!
Ensuite
il a averti que sur la place des volontaires, sans abri,
distribueraient des Evangiles de poche: "Nous voyons en cela un
très beau geste, qui plaît à Jésus. Ce sont les plus besogneux
qui offrent la Parole de Dieu. Prenez donc ce petit volume pour le
lire souvent, chaque jour un passage. Cela vous fera du bien".
Visite à la prison de Poggioreale
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Le Pape s'est donc rendu à la prison
de Poggioreale, où il a partagé le repas de quelques détenus,
auxquels il s'est ensuite adressé: Il arrive d'être déçu ou
démoralisé, leur a-t-il dit, "de se sentir abandonné des
siens, de tous. Sachez que Dieu n'oublie aucun de ses enfants,
jamais. Père de miséricorde, il est toujours à nos côtés et en
particulier dans l'épreuve... Cette certitude est source de
consolation et d'espérance. Même si nous avons commis une faute, il
ne cesse de nous montrer le chemin du retour et de la rencontre avec
lui... C'est certain, rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour
de Dieu, pas même les barreaux de prison... Je connais la difficulté
de vos existences car je reçois beaucoup de lettres des prisons du
monde entier, dont certaines très émouvantes. Souvent le détenu se
trouve dans une condition indigne de la personne, sans trouver après
la peine la moindre réinsertion sociale. Certes, grâce à Dieu,
nombreux sont les" personnels de prison qui assistent
correctement les détenus. Et s'il existe aussi de bonnes filières
d'insertion, "il convient de les améliorer et d'accroître dans
la société et dans la communauté ecclésiale une perception
nouvelle, car ainsi "de lieu de marginalisation la
prison...pourra devenir foyer d'inclusion, qui aidera à une société
plus juste et attentive à ses membres". Il a conclu en invitant
les détenus à "vivre en présence de Dieu, à qui appartient
l'avenir du monde et de l'homme. L'espérance chrétienne est ainsi
faite. L'histoire de l'humanité a un sens parce qu'elle est habitée
par la bonté divine".
Les commérages sont le terrorisme de la fraternité
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Après sa visite à la prison de
Poggioreale, le Saint-Père s'est rendu hier après-midi à la
cathédrale de Naples pour y vénérer les reliques de saint Janvier,
patron de la ville, et rencontrer le clergé, les religieux et les
diacres du diocèse. Le Vicaire épiscopal pour le clergé et le
Vicaire épiscopal pour la vie consacrée ont posé au Pape deux
questions au nom des participants, la première sur la mission du
prêtre dans une ville à forts contrastes comme Naples, la seconde
sur les difficultés et les joies des consacrés. Le Pape François a
préféré répondre directement laissant de côté le discours
officiel préparé et, obéissant à la proposition de parler assis
plutôt que debout, il a dialogué avec les personnes présentes: "Un
des témoignages que tu me demandais est d'être toujours en chemin.
Le chemin dans la vie consacrée est d'aller à la suite de Jésus...
Si au centre de la vie...il y a le fait que je suis contre l'évêque
ou contre le curé ou contre un prêtre, toute ma vie sera occupée
par cette lutte. Mais on perd la vie ainsi! Ne pas avoir de famille,
ne pas avoir d'enfant, d'amour conjugal qui est si bon et si beau, et
pour finir se disputer avec l'évêque, avec ses frères prêtres,
avec les fidèles, avec un visage aigri, mais cela n'est pas un
témoignage... Quand Jésus est au centre, les difficultés existent
aussi, elles sont partout, mais on les affrontent de façon
différente. Dans un couvent, par exemple, la supérieure ne me plaît
pas, mais si je mets au centre la supérieure qui ne me plaît pas,
ce n'est pas un bon témoignage. Si, au contraire, je mets Jésus au
centre, je prie pour cette supérieure qui ne me plaît pas, je la
supporte et je fais mon possible pour que les autres supérieurs
soient informés de la situation. Mais personne ne peut m'ôter ma
joie, la joie d'aller à la suite de Jésus". Il s'est ensuite
adressé aux séminaristes: "Je vais vous dire une chose. Si
vous ne mettez pas Jésus au centre, retardez votre ordination. Si
vous n'êtes pas sûrs que Jésus est le centre de votre vie,
attendez un peu plus de temps, pour être sûrs, parce que sinon vous
commenceriez un chemin sans savoir comment il finira".
Comme
autre témoignage, le Pape a évoqué l'esprit de pauvreté qui est
nécessaire "aussi pour les prêtres qui ne font pas vœu de
pauvreté, mais qui doivent avoir l'esprit de pauvreté. Quand
l’affairisme entre dans l'Eglise, chez les prêtres ou les
religieux, c'est mauvais... Les consacrés, qu'ils soient prêtres,
sœurs ou religieux, ne doivent jamais être des affairistes.
L'esprit de pauvreté n'est cependant pas un esprit de misère. Un
prêtre qui n'a pas fait le vœu de pauvreté, peut avoir ses
économies, mais de manière honnête et raisonnable. Mais quand il a
cette avidité et se met à faire des affaires... Combien de
scandales dans l'Eglise et combien de privation de liberté pour de
l'argent!". Le Pape a ensuite cité l'exemple de bienfaiteurs à
qui un prêtre ne peut pas dire ses quatre vérités bien qu'ils le
méritent parce qu'il n'a pas la liberté de le faire et qu'il est
attaché à l'argent qu'ils lui donnent. Il a ajouté: "Quand il
y a de l'argent au milieu, on fait la différence entre les
personnes; c'est pourquoi je vous demande à tous d'examiner votre
conscience".
Le
troisième témoignage du Saint-Père a été la miséricorde: "Nous
avons oublié les œuvres de miséricorde et je cite un exemple. Dans
les grandes villes chrétiennes... il y a des enfants baptisés qui
ne savent pas faire le signe de croix. Où est l'œuvre de
miséricorde d'enseigner dans ce cas?... Il faut reprendre les œuvres
de miséricorde, corporelles et spirituelles. Si j'ai un voisin
malade et que je voudrais aller lui rendre visite mais le temps dont
je dispose coïncide avec le moment du journal télévisé, et
qu'entre le journal télévisé et faire une œuvre de miséricorde
je choisis le journal, cela ne va pas... Voilà les choses qui nous
conduisent à l'esprit du monde, et là je voudrais vous signaler
autre chose: le danger de la mondanité... Pensez à la prière
sacerdotale de Jésus quand il prie le Père: Je ne prie pas pour que
tu les ôtes du monde mais pour que tu les gardes du Malin. La
mondanité est un contre-témoignage alors que l'esprit de prière
est un témoignage qui se voit... Le témoignage est une des choses
qui attire les vocations".
L'autre
question posée par le Vicaire du clergé concernait la fraternité
sacerdotale et le Pape a répondu que ce n'était pas un sujet
facile, ni dans un couvent, ni dans un presbytère. "Pour moi,
le signal qu'il n'y a pas de fraternité c'est quand il y a des
commérages... Le terrorisme des commérages... Un presbytère a des
points de vue différents, c'est normal, c'est chrétien, mais ces
différences doivent se manifester en ayant le courage de les dire en
face... Et quand on ne peut pas, parce que parfois on ne peut pas, on
le dit à une autre personne qui peut servir d'intermédiaire. Mais
on ne peut pas parler contre l'autre, parce que les médisances sont
un terrorisme de la fraternité diocésaine, de la fraternité
sacerdotale, des communautés religieuses". La joie est aussi un
témoignage. "La joie de la vie pleine, la joie d'avoir bien
choisi, la joie de savoir tous les jours que le Seigneur m'est
fidèle... Les consacrés ou les prêtres ennuyeux et tristes, qui
ont de l'amertume dans leur cœur, ont quelque chose qui ne va pas et
devraient aller voir un bon conseiller spirituel".
"J'aimerais
conclure avec trois choses. D'abord, l'adoration... Nous avons perdu
le sens de l'adoration de Dieu, nous devons reprendre ce culte.
Deuxièmement, tu ne peux pas aimer Jésus sans aimer son épouse.
L'amour de l'Eglise... Troisièmement, et cela est important, le zèle
apostolique, c'est-à-dire la mission. L'amour de l'Eglise te porte à
la faire connaître, à sortir de toi-même pour aller dehors prêcher
la révélation de Jésus, mais cela te pousse aussi à sortir de
toi-même pour aller vers l'autre transcendance, c'est-à-dire
l'adoration". Enfin, le Pape a vénéré le reliquaire contenant
le sang de saint Janvier dont la liquéfaction miraculeuse est
attendue chaque année par les fidèles napolitains, le 19 septembre
lors de la cérémonie religieuse dirigée par l'évêque. Cette
fois, le sang s'est liquéfié à moitié ce qui a fait dire au Pape:
"On voit que ce saint nous aime bien à moitié. Nous devons
nous convertir un peu tous pour qu'il nous aime encore plus. Merci
beaucoup, et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi".
Rencontre avec les malades
Cité
du Vatican, 23 février 2015 (VIS). Samedi en début d'après-midi,
le Pape a poursuivi sa visite pastorale napolitaine en rencontrant
des malades en la Basilique du Gesù Nuovo: Il n'est pas facile de
s'approcher d'un malade, leur a-t-il dit. "Comme les plus dures,
les choses belles de la vie restent pudiques. Nous cherchons à
cacher ce qui trahit notre misère humaine. Pour rencontrer un
malade, il faut aller le voir... La maladie modifie la vie et on
préfère la cacher. Et aller voir un malade signifie aller à la
rencontre de la maladie que nous portons en nous. Il faut avoir le
courage de reconnaître que nous sommes malades, y compris
spirituellement". Pour s'approcher du malade, quel qu'il soit,
il faut "s'habituer à regarder le Crucifié, unique
explication" du mystère de la maladie, "de cet échec de
la vie qu'est la maladie... Vous les malades, si vous ne comprenez
pas le Seigneur, puisse-t-il vous faire comprendre que vous êtes sa
chair souffrante". Puis il a félicité le corps médical et les
volontaires, qui dépensent leur temps libre au service des malades,
et à travers eux du Christ: "Merci de ne pas faire de votre
métier un commerce... Lorsque la médecine, à l'instar du
sacerdoce, se transforme en affaires, elle perd le sens de sa
vocation... Toute personne qui souffre est un reflet du Christ
souffrant, et il ne doit y avoir aucune peur à s'en approcher".
Rencontre avec la population: Notre Dieu est aussi un Dieu de silence
Cité
du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). La dernière étape de la visite du
Pape s'est déroulée hier sur le bord de mer de Caracciolo où il a
rencontré la population. Le Saint-Père a de nouveau répondu à
trois questions. La première a été posée par une jeune fille qui
voulait savoir comment interpréter le silence de Dieu face aux
difficultés et à la corruption, et comment répondre à cela en
donnant des signes d'espérance: "Dieu, notre Dieu, est un Dieu
de paroles, un Dieu de gestes, un Dieu de silences. Le Dieu des
paroles, nous le connaissons parce que dans la Bible se trouvent les
paroles de Dieu. Dieu nous parle, nous cherche... Le Dieu des gestes
est le Dieu qui va... Ensuite le Dieu du silence. Pensez aux grands
silences dans la Bible. Par exemple, le silence dans le cœur
d'Abraham quand il va offrir son fils en sacrifice... Mais le plus
grand silence de Dieu a été la Croix. Jésus a entendu le silence
du Père jusqu'à le définir comme un abandon... Puis, a eu lieu le
miracle de Dieu, cette parole, ce geste grandiose qu'a été la
Résurrection. Notre Dieu est aussi le Dieu des silences et certains
silences de Dieu ne peuvent s'expliquer si tu ne regardes pas le
crucifix. Par exemple, pourquoi les enfants souffrent-ils? Où
trouve-t-on une parole de Dieu qui explique pourquoi les enfants
souffrent? C'est un des grands silences de Dieu. Je ne dis pas que
ces silences de Dieu peuvent se comprendre, mais nous pouvons nous
approcher des silences de Dieu en regardant le Christ crucifié, le
Christ abandonné, du Jardin des oliviers jusqu'à la Croix... Mais
Dieu nous a créés pour être heureux. Oui, c'est vrai. Mais il se
tait tant de fois. C'est vrai. Moi, je ne peux pas te tromper en
disant: Non, tu as la foi et tout ira bien, tu seras heureux, tu
auras de la chance, tu auras de l'argent... Non, notre Dieu est aussi
dans le silence. Souviens-toi, Il est le Dieu des paroles, le Dieu
des gestes et le Dieu des silences, tu dois unir ces trois choses
dans ta vie. Voilà ce que j'ai envie de te répondre. Je n'ai pas
d'autre recette".
La
deuxième question a été posée par une dame de 95 ans qui a
remercié le Pape pour sa défense de la longévité de la vie, un
don que la société actuelle n'apprécie pas ou rejette, et qui a
raconté qu'elle avait rencontré une communauté chrétienne qui lui
donnait de l'affection et de la force et qu'avec eux elle se sentait
en famille. "Vous avez prononcé un mot-clef de notre culture:
jeter. Les personnes âgées sont rejetées, parce que cette société
jette ce qui ne lui est pas utile: elle prend et jette. Les enfants
ne sont pas utiles, pourquoi avoir des enfants?...On jette les
enfants, on jette les personnes âgées parce qu'on les laisse seuls.
Nous les vieux, nous avons des ennuis de santé, des problèmes et
nous portons les problèmes des autres, et les gens nous rejettent
peut-être à cause de nos problèmes de santé, parce que nous ne
servons plus à rien. Il y a aussi cette habitude, pardonnez-moi du
terme, de les laisser mourir et comme nous aimons beaucoup utiliser
des euphémismes, nous utilisons un mot technique: l'euthanasie. Pas
seulement l'euthanasie faite avec une piqûre, mais l'euthanasie
cachée, celle de ne pas donner de médicaments, de soins, de rendre
la vie triste et ainsi on meurt, on finit notre vie... Cette route
que vous avez trouvée, est la meilleure médecine pour vivre
longtemps: la proximité, l'amitié, la tendresse... La solitude est
un poison plus fort pour les personnes âgées... Je vous rappelle,
les enfants, le quatrième commandement. Donnes-tu de l'affection à
tes parents, les embrasses-tu, leur dis-tu que tu les aimes? Faites
un bon examen de conscience. L'affection est le médicament le plus
grand pour nous les vieux".
Enfin,
un couple a demandé au Pape comment communiquer la beauté de la
famille, en utilisant une pastorale en sortie et non défensive. "La
famille est en crise, c'est vrai, ce n'est pas une nouveauté. Les
jeunes ne veulent pas se marier, ils préfèrent cohabiter,
tranquilles et sans engagements. Ensuite, si un enfant arrive, ils se
marient à cause de cela... la crise de la famille est une réalité
sociale. Il y a ensuite les colonisations idéologiques sur la
famille, des modalités et propositions qui sont en Europe et qui
viennent aussi d'autres continents. Et cette erreur de l'esprit
humain qu'est la théorie du gender qui crée tant de confusion...
Que peut-on faire avec une sécularisation si active? Comment peut-on
faire face à cette colonisation idéologique? Comment faire avec une
culture qui n'a pas de considération pour la famille, où l'on
préfère ne pas se marier? Je n'ai pas de recette. L'Eglise est
consciente de cela et le Seigneur a inspiré la convocation du Synode
sur la famille, sur tant de problèmes. Par exemple, le problème de
la préparation au mariage à l'église... La préparation n'est pas
un cours...devenir des époux en huit leçons... C'est autre chose.
Elle doit commencer par la maison, les amis, la jeunesse, les
fiançailles. Les fiançailles ont aujourd'hui perdu le sens sacré
du respect. Aujourd'hui, fiançailles et cohabitation vont de pair.
Mais pas toujours... Comment préparer des fiançailles qui
murissent? Pourquoi quand les fiançailles sont bonnes, on arrive à
un moment où l'on doit se marier, parce qu'on est à maturité.
C'est comme le fruit; si tu ne le cueilles pas quand il est mûr,
cela ne va pas. Mais tout est en crise et je vous demande de prier
beaucoup. Je n'ai pas de recette pour cela. Le témoignage de l'amour
est important, le témoignage sur la façon de résoudre les
problèmes".
Au
terme de la rencontre, le Pape s'est rendu au port de Naples d'où il
est parti en hélicoptère pour rejoindre Rome où il a atterri à 19
h.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 21 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Stanislav Stolárik, Evêque de Roznava (superficie 7.000,
population 389.400, catholiques 223.100, prêtres 120, religieux 95),
en Slovaquie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Kosice
(Slovaquie), il succède à Mgr.Vladimír Filo, dont la renonciation
à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite
d'âge.
Nommé
Mgr.Charles Phillip Richard Moth, Evêque d'Arundel and Bringhton
(superficie 4.998, population 3.225.000, catholiques 198.200, prêtres
192, diacres 36, religieux 499), en Angleterre (GB). Il était
jusqu'ici Ordinaire militaire pour la Grande-Bretagne.
Nommé
l'Abbé Javier Gerardo Román Arias, Evêque de Limón (superficie
9.188, population 323.000, catholiques 249.000, prêtres 23,
religieux 36), au Costa Rica. L'Evêque élu, né en 1962 à Alajuela
(Costa Rica) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Secrétaire
adjoint de la Conférence épiscopale costaricienne. Il a été
économe diocésain et curé de paroisse.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Hovhannes Tcholakian à la
charge pastorale de l'archiéparchie arménienne d'Istanbul
(Turquie).
Confirmé
la nomination de Mgr.Lévon Boghos Zékiyan comme Archevêque
arménien d'Istanbul (Turquie), dont il était jusqu'ici
l'Administrateur apostolique.
Accepté
la renonciation de Mgr.Nechan Karakéhéyan à l'office d'Ordinaire
arménien de Grèce, présentée pour limite d'âge.
Nommé
l'Abbé Hovsep, Administrateur apostolique de l'Ordinariat arménien
de Grèce.
Nommé
Mgr.Aldo Cavalli, Nonce apostolique aux Pays-Bas, jusqu'ici Nonce à
Malte et en Lybie.
samedi 21 mars 2015
Le Pape fait halte à Pompéi.
Cité
du Vatican, 21 mars 2015 (VIS). A 7 h le Saint-Père a quitté le
Vatican pour gagner Naples par hélicoptère. Après une heure de
vol, il a d'abord atterri au sanctuaire marial de Pompei. Après
l'accueil de l'Evêque local et du Maire, il a gagné la basilique
où, devant l'image de Marie, il a récité la "petite supplique
(Nous te confions toutes nos misères...tant d'anciennes et de
nouvelles pauvretés, et surtout tous nos péchés. Mère de
miséricorde, intercède afin que Dieu nous accorde son pardon et
nous aide à bâtir un monde selon son coeur). Il s'est ensuite
adressé aux fidèles venus le saluer, rappelant que nous avons
besoin de la protection de Marie: "Noubliez pas non plus de
prier pour moi", a-t-il dit, avant le réciter un Ave Maria et
de bénir l'assitance.
Après
quoi, le Pape François a repris l'hélicoptère à destination de la
banlieue populaire de Scampia, où l'attendait l'Archevêque de
Naples le Cardinal Crescenzio Sepe.
Lutter pour la dignité
Cité
du Vatican, 21 février 2015 (VIS). A 9 h le Pape est arrivé à
Scampia, une périphérie défavorisée de Naples qui a le plus fort
taux de chômage d'Italie. Sur la place centrale, il a rencontré la
population et des représentants des diverses réalités sociales, y
compris les émigrés et les sans abri. Après le bref salut du
Cardinal Sepe, il s'est adressé à l'assistance sous forme de
dialogue, en s'écartant largement du texte préparé. Evoquant une
longue histoire parsemées d'événements complexes et dramatiques,
le Pape a dit que si la vie n'a jamais été facile à Naples elle
n'a jamais été triste. La joie est, a-t-il souligné, la ressource
principale des napolitains: "Avec ses difficultés et son mal
être, parfois mêmes de dures épreuves, Naples produit une culture
de la vie qui lui permet de relever la tête, de faire en sorte qu'à
la fin le mal ne prévale pas. Comme vous le savez, l'espérance est
une grande chance, qui renforce l'âme et permet de faire obstacle"
au mal. "Qui s'engage volontairement dans la voie du mal, vole
une partie de cette espérance et la perd. Il se vole lui même et
vole les personnes honnêtes et travailleuses, offense la réputation
comme l'économie de la ville... Naples est toujours prête à se
relever en s'appuyant sur l'espérance qu'elle a forgé d'épreuve en
épreuve... Elle plonge ses racines dans l'âme napolitaine même et
s'exprime dans sa religiosité... Un théorie de saints de tout temps
en fait foi, jusqu'à nos jours, qui parcoure une région splendide
mais martyrisée. Cette religiosité doit être reprise, purifiée et
rallumée comme un feu, le feu de l'Evangile, l'unique force capable
de changer vraiment la société, de rendre aux gens la force
d'espérer et d'aller de l'avant. Ne vous laissez donc pas voler
votre plus précieux trésor, votre foi et votre bonté!". Puis
il a désigné du doigt la plaie de la corruption, en affirmant
qu'une société qui ferme sa porte aux émigrés et ne donne pas
d'emplois aux siens est définie corrompue, décomposée et malfamée.
Ceci dit, personne n'est à l'abri de ce mal car il est très facile
d'être victime de la corruption.. La délinquance, le crime,
l'exploitation de l'autre" est un glissement. "Combien de
corruption dans le monde, combien de saleté! Et tout cela sent
mauvais comme une charogne. La corruption pue et le chrétien qui lui
cède n'est pas chrétien. Il pue". Une société ne peut vivre
sans institutions. La bonne politique consiste à servir les
personnes, localement, surtout là où il y a des besoins et des
carences. "La bonne politique est une des majeures expressions
de la charité, du service et de l'amour. Faîtes donc tous une bonne
politique, ici, tous ensemble... Ayez le courage d'aller de l'avant
avec joie...le courage de mettre en oeuvre l'espérance et de ne la
voler à personne... Faîtes tout pour créer des emplois afin que
chacun ait un revenu en mesure de nourrir sa famille. Pour ce il faut
d'abord être propre au dedans, avoir l'âme propre mais aussi la
ville et le tissu social propre. Seulement ainsi finira l'odeur de la
corruption" et Naples pourra se relever.
Rendre l'espérance à Naples
Cité
du Vatican, 21 février 2015 (VIS). Place du Plébiscite, le Pape
François a présidé une grand messe à 11 h, reprenant à l'homélie
de fil de l'Evangile du jour, dans lequel Jésus se présente dans le
Temple comme une source d'eau vive et provoque un vif débat. Alors
que les prêtres les avaient envoyés pour l'arrêter, les gardent
déclarèrent que jamais personne n'avait parlé ainsi. Voici la voix
de la vérité, avaient reconnu ces hommes simples: "Aujourd'hui
encore, la parole du Seigneur provoque division entre qui l'accueille
et qui la rejette. Ceci peut nous arriver également lorsque tout en
reconnaissant la beauté et la vérité de sa parole nous mettons en
question le fait que cela nous coûte trop de les mettre en
application. Je suis venu ici pour réaffirmer avec vous que Jésus
est le Seigneur, que personne ne parle comme lui, que lui seul a
parole de miséricorde qui guérit, la parole de la vie éternelle.
Sa parole est puissante...d'une puissance qui est l'amour, l'amour
sans fin qui nous fait aimer l'autre avant soi même. L'Evangile nous
dit que les bienheureux véritables sont les pauvres en esprit, les
justes, les pacifiques et les non violents, forts de la force qui
change le monde. Cette parole s'adresse à tous, et en particulier à
qui vit aux périphéries de l'existence, et attendent de trouver en
lui l'axe de leur vie et la source de leur espérance. Nous qui avons
eu la chance de recevoir cette parole de vie nous sommes appelés à
sortir de nos frontières pour porter à tous avec enthousiasme la
miséricorde, la tendresse et l'amitié de Dieu... Aller et
accueillir, tel est le coeur de notre mère l'Eglise et de tous ses
enfants... Ce Carême nous rappelle ce message. En route vers Pâques,
le peuple de Dieu ravive son espérance dans le Ressuscité, son
espérance de ressusciter avec notre Sauveur... Ne vous laissez pas
voler l'espérance! Ne cédez pas aux pièges du mal, mais réagissez
fermement aux organisations criminelles qui corrompent les jeunes,
les pauvres, les faibles, notamment à travers la drogue et son
commerce. La corruption et le crime ne doivent plus défigurer cette
ville magnifique. Aux criminels et à tous leurs complices je dis:
Convertissez vous à l'amour et à la justice, laissez vous conquérir
par la miséricorde de Dieu qui pardonne tout et permet de retrouver
le cours d'une vie honnête. Je vous le demande avec les larmes des
mères de Naples, mêlées à celles de la Vierge... Puissent ces
larmes attendrir les coeurs et ramener sur le droit chemin" qui
s'est égaré. Le moment est venu pour Naples de se relever. Cette
ville "possède tant de potentiel spirituel et culturel, tant de
capacité d'aimer. Citoyens et institutions doivent s'unir pour bâtir
un avenir meilleur. L'avenir pour Naples n'est pas dans le repli sur
soi et la résignation mais dans l'ouverture au monde. Naples peut
trouver dans la miséricorde de Dieu qui rénove tout... Espérer,
c'est déjà résister au mal, voir le monde avec les yeux de Dieu.
Il convient d'espérer et investir sur la divine Miséricorde car le
Père pardonne tout toujours".
Après
la messe, le Saint-Père s'est rendu à la prison de Poggioreale, où
il a déjeuné avec des détenus.
vendredi 20 mars 2015
Visite Ad Limina des Evêques japonais
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Pape François a reçu les Evêques
du Japon en conclusion de leur visite Ad Limina. Dans le discours
qu'il leur a remis, il a d'abord rappelé que si elle est modeste,
leur Eglise est très appréciée de la société pour son action
envers les personnes, au-delà de la religion. Ainsi a-t-il félicité
ses hôtes pour l'attention portée à la santé et à l'éducation,
au service des malades et des personnes âgées, mais aussi des
ouvres de l'Eglise envers les victimes du séisme et du tsunami d'il
y a quatre ans. Le Saint-Père y salue également les initiatives en
faveur de la paix qui ont pour rappel les tragédies de la seconde
guerre mondiale, d'Iroshima et Nagasaki. Puis il évoque le cinquième
centenaire de la découverte des chrétiens inconnus, la communauté
primitive qui dut survivre par elle même après l'expulsion des
missionnaires et l'élimination des prêtres: "L'Eglise du Japon
a reçu de grands bienfaits mais subi aussi bien des souffrances.
L'exemple du passé aide l'Eglise d'aujourd'hui à aller de l'avant".
Parlant de la première évangélisation du pays et des
missionnaires, et notamment de saint François-Xavier, il a salué la
mémoire des premiers chrétiens locaux, qui ont souvent payé de
leur vie leur adhésion au Christ, comme saint Paul Miki et ses
compagnons. Leur sacrifice a stimulé la petite communauté
chrétienne à persévérer dans l'épreuve et à conserver la foi
comme la braise sous la cendre, sans prêtres mais grâce à la
prière et à l'enseignement des laïcs. "L'action missionnaire
et le travail des chrétiens cachés constituent les deux piliers de
l'Eglise catholique du Japon", ce qui montre que
l'évangélisation n'est pas de la seule responsabilité de qui vient
de loin pour prêcher. "Par le baptême, nous sommes tous
appelés à être des témoins de la Bonne Nouvelle partout et
quelles que soient les circonstances. Pour devenir une communauté
évangélisatrice il nous faut sortir, ouvrir nos portes, rencontrer
les gens, nos voisins... Si nous voulons que nos efforts portent des
fruits suivons l'exemple des chrétiens cachés. Peu nombreux et
persécutés, ils surent conserver la foi et une relation avec le
Seigneur fondée sur une intense vie de prière et l'investissement
dans le bien de la communauté. Ils nous rappellent qu'animer la vie
de l'Eglise et l'évangélisation requiert une participation pleine
des laïcs. Leur mission est double, participer à la vie paroissiale
et proposer un exemple au corps social". Grâce au témoignage
des chrétiens japonais, "l'Eglise montre son caractère
catholique et la beauté d'une réalité pluriforme", comme l'a
indiqué l'encyclique Evangelii Gaudium. Si ce caractère de
témoignage fait défaut, c'est que les fidèles ne sont pas des
missionnaires, ne veulent pas l'être ou ont peur de l'être. Le Pape
conclue en encourageant les évêques japonais à rappeler aux
fidèles leur vocation profonde et à les encourager concrètement à
exprimer leur mission évangélisatrice.
Peine de mort et état de droit
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu une
délégation de la Commission internationale contre la peine de mort,
à laquelle il a remis un document dans lequel il propose quelques
réflexions sur la contribution de l'Eglise: "Su la base de
l'Ecriture et de l'expérience millénaire du peuple de Dieu, le
magistère défend la vie de sa conception à la mort naturelle,
soutenant ainsi la dignité de la personne comme image de Dieu. La
vie humaine est sacrée dès son premier instant car fruit de
l'action créatrice de Dieu". Les états peuvent tuer légalement
lorsqu'ils appliquent la peine capitale, portent les peuples à la
guerre ou procèdent à des exécutions sommaires. Ils peuvent aussi
tuer par omission lorsque les gens sont privés des moyens essentiels
à l'existence... Il est parfois nécessaire de réagir pour faire
cesser une agression, mais il faut être modérés dans l'usage de la
légitime défense. Les conditions de la légitime défense
personnelle ne sont pas applicable au niveau général sans courir le
risque de débats. En appliquant la peine de mort on tue des
personnes pour des crimes passés, alors qu'elles ont été
neutralisées par la privation de leur liberté. La peine capitale
est aujourd'hui inacceptable, quelque soit la gravité du crime, car
elle constitue une violation de la vie et de la dignité de la
personne, et contredit le dessein de Dieu envers l'humanité, entrave
sa justice et sa miséricorde... Elle ne rend pas justice aux
victimes mais appelle la vengeance. Pour un état de droit, elle
représente un échec dans la mesure où elle l'oblige à tuer au nom
de la justice... La justice ne se rend pas en tuant un être
humain... La peine capitale enlève au condamné toute possibilité
de repentir ou de réparation, y compris celle de la confession et de
la conversion intérieure, de la contrition qui porte à l'expiation
en vue d'obtenir la miséricorde de Dieu... Outil fréquent des
régimes totalitaires ou des groupes fanatiques, la peine de mort
sert à éliminer les dissidents comme tout individu jugé dangereux
ou considéré comme pouvant être une menace... La peine capitale
est donc contraire à l'humanité et à la miséricorde divine, qui
doit servir de modèle à la justice des hommes... On entend même
discuter des moyens d'appliquer au mieux cette peine, et les diverses
méthodes élaborées au cours de l'histoire ont voulu défendre
l'idée d'alléger les souffrances du condamné et en réduire
l'agonie. Non, il n'existe aucune forme humaine de tuer quelqu'un...
Par ailleurs la perpétuité, qui empêche le condamné d'envisager
un avenir de vie, constitue une peine de mort...car il est privé de
l'espérance. Or si la justice peut décider de la durée d'une
peine, elle ne peut éteindre l'espérance". Au final, le Pape a
encouragé ses hôtes à poursuivre leur action car le monde a besoin
de témoins de la miséricorde et de la tendresse de Dieu.
Communiqué du Sacré Collège
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Doyen du Collège des Cardinaux
communique ce qui suit: Au terme d'un long parcours de prière, le
Saint-Père a accepté la renonciation du Cardinal Keith Michael
Patrick O'Brien, Archevêque émérite d'Edinburgh (GB) à ses droits
et prérogatives cardinalices (canons 349, 353 et 356 du CIC).
Entendant par là exprimer à tous les fidèles d'Ecosse sa
sollicitude pastorale, le Pape les encourage à poursuivre avec
décision leur cheminement de renouveau et de réconciliation.
Condoléances à la suite de l'attentat de Tunis
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Hier, le Pape a fait parvenir à
l'Archevêque de Tunis un télégrammes de condoléances à la suite
de l'attentat qui a ensanglanté la veille la capitale tunisienne.
Réitérant sa ferme condamnation du terrorisme et des actes commis
contre la paix et la sacralité de la vie humaine, il s'associe à la
peine des familles endeuillées, prie pour les victimes, les blessés
et le peuple tunisien tout entier.
Audiences
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Rino
Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle
évangélisation.
Quatorze
prélats de la Conférence épiscopale japonaise en visite Ad Limina:
Mgr.Joseph
Mitsuaki Takami, Archevêque de Nagasaki.
Mgr.Dominic
Ryoji Miyahara, Evêque de Fukuoka.
Mgr.Paul
Kenjiro Koriyama, Evêque de Kagoshima.
Mgr.Berard
Toshio Oshikawa, Evêque de Naha.
Mgr.Paul
Sueo Hamaguchi, Evêque d'Oita.
Mgr.Thomas
Aquino Manyo Maeda, Archevêque d'Osaka, accompagné de son
Auxiliaire Mgr.Michael Goro Matsuura.
Mgr.Paul
Yoshinao Otsuka, Evêque de Kyoto.
Mgr.Augustinus
Jun-ichi Nomura, Evêque de Nagoya.
Mgr.John
Eijiro Suwa, Evêque de Takamatsu.
Mgr.Peter
Takeo Okada, Archevêque de Tokyo et Administrateur apostolique de
Saitama, accompagné de son Auxiliaire Mgr.James Kazuo Koda.
Mgr.Tarcisius
Isao Kikuchi, Evêque de Niigata.
Mgr.Bernard
Taiji Katsuya, Evêque de Sapporo.
Mgr.Martin
Tetsuo Hiraga, Evêque de Sendai.
Mgr.Rafael
Masahiro Umemura, Evêque de Yokohama.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Mario Eduardo Dorsonville-Rodríguez, Auxiliaire de
l'Archevêque de Washington (USA). L'Evêque élu, né en 1960 a
Bogotá (Colombie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici
Directeur du Spanish Catholic Center de ce même diocèse. Licencié
en théologie, il a été professeur, curé de paroisse et membre du
Presbyterium diocésain.
Elevé
l'Eglise gréco-catholique de Hongrie au rang d'Eglise métropolitaine
sui iuris.
Erigé
en métropole l'éparchie gréco-catholique de Hajdúdorog
(catholiques 270.000, prêtres 190, diacres 4, religieux 13).
Nommé
Mgr.Fülöp Kocsis, premier Métropolitain de Hajdúdorog, jusqu'ici
Evêque de l'éparchie.
Erigé
en éparchie l'exarchat apostolique gréco-catholique de Miskolc
(catholiques 56.200, prêtres 70), la rendant suffragante de l'Eglise
métropolitaine de Hajdúdorog.
Nommé
Mgr.Atanáz Orosz, premier Evêque de l'éparchie de Miskolc,
jusqu'ici Evêque de l'exarchat apostolique.
Erigé
l'éparchie gréco-catholique de Nyíregyháza, avec territoire
démembré de l'éparchie de Hajdúdorog, la rendant suffragante de
l'Eglise métropolitaine de Hajdúdorog.
Nommé
Mgr. Atanáz Orosz, Administrateur apostolique sede vacante de
l'éparchie gréco-catholique de Nyíregyháza.
Hier,
jeudi 19 mars, il avait:
Nommé
l'Abbé Vlastimil Krocil, Evêque de Ceske Budejovice (superficie
12.500, population 760.600, catholiques 291.700, prêtres 136,
religieux 650), en République tchèque. L'Evêque élu, né en 1961
à Brno (Rép.tchèque) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici
responsable diocésain de la pastorale. Licencié en théologie et
philosophie, il a été aumônier, professeur, administrateu de
paroisse et membre du Presbyterium.
Erigé
le diocèse de Nogales (Mexique), avec territoire démembré de celui
d'Hermosillo, le rendant suffragant de cette même Eglise.
Nommé
Mgr.José Leopoldo González, premier Evêque de Nogales (superficie
44.243, population 483.180, catholiques 381.398, prêtres 44,
religieux 62), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque Guadalajara (Mexique).
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