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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 19 septembre 2008

MESSAGE DE FIN DE RAMADAN


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2008 (VIS). Comme chaque année, le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux adresse un message aux musulmans à l'occasion de la fin du Ramadan. Son titre est: "Chrétiens et musulmans ensemble pour la dignité de la famille". Voici quelques passages de ce texte signé du Cardinal Jean-Louis Taurant et de Mgr.Pier Luigi Celata, et diffusé aussi en arabe, en anglais et en italien:

  "Durant ce mois, des chrétiens proches de vous ont partagé vos réflexions et vos célébrations familiales. Le dialogue et l'amitié se sont renforcés. Dieu en soit loué... Ce rendez-vous amical nous donne aussi l'occasion de réfléchir ensemble sur un thème d'actualité susceptible d'enrichir nos échanges et de nous aider à nous mieux connaître, avec nos valeurs communes et nos différences, ...le thème de la famille".

  Le document conciliaire Gaudium et Spes...affirme que "la santé de la personne et de la société tant humaine que chrétienne est étroitement liée à la prospérité de la communauté conjugale et familiale. Aussi les chrétiens, en union avec tous ceux qui font grand cas de cette communauté, se réjouissent-ils sincèrement des soutiens divers qui font grandir aujourd'hui parmi les hommes l'estime de cette communauté d'amour et le respect de la vie. Ces paroles nous rappellent opportunément que le développement de la personne et de la société dépend en grande partie de la prospérité de la communauté conjugale et familiale! Combien sont-ils ceux qui portent, parfois durant toute la vie, le poids des blessures d'une situation familiale difficile ou dramatique? Dans ce domaine, nous avons eu maintes fois l'occasion de collaborer, tant au niveau local qu'international, d'autant plus aisément que chrétiens et musulmans ont une haute estime pour la famille. La famille, lieu où l'amour et la vie, le respect de l'autre et l'hospitalité se rencontrent et se transmettent, est vraiment la cellule fondamentale de la société".

  "Chrétiens et musulmans, ne doivent pas hésiter à s'engager, non seulement pour venir en aide aux familles en difficulté mais aussi pour collaborer avec tous ceux qui ont à cœur de favoriser la stabilité de l'institution familiale et l'exercice de la responsabilité parentale, en particulier dans le domaine de l'éducation. Il n'est pas superflu de rappeler ici que la famille est la première école où l'on apprend le respect de l'autre, dans son identité et dans sa différence. Le dialogue interreligieux et l'exercice de la citoyenneté ne peuvent donc qu'en bénéficier".
OP/MESSAGE RAMADAN/TAURAN:CELATA                                 VIS 20080919 (410)


BENOÎT XVI REÇOIT L'EPISCOPAT PANAMEEN


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2008 (VIS). A la conclusion de leur visite Ad Limina, Benoît XVI a reçu ce matin les pasteurs du Panama, dont il a salué les initiatives pastorales destinées à "semer la Parole de Dieu au coeur de la société, à faire grandir la foi chez les fidèles afin qu'ils deviennent des disciples vraiment missionnaires".

  "La féconde activité missionnaire du clergé, des religieux et des laïcs -a ajouté le Pape- combat la sécularisation croissante d'une société...envahie à tous les niveaux par une mentalité qui exclut Dieu de l'existence comme de la conscience des gens. Les médias servent souvent de vecteur à l'individualisme, à l'hédonisme, aux idéologies et aux moeurs qui minent le mariage, la famille et la morale chrétienne". Pour résister à ces défis, il faut avoir "une profonde connaissance du Seigneur et l'aimer sincèrement, la capacité à comprendre l'Ecriture mais aussi une bonne formation doctrinale et spirituelle. Il faut prier régulièrement et recevoir les sacrements, assister à la messe et pratiquer la charité et la miséricorde".

  Puis le Saint-Père a encouragé ses hôtes à prier afin que le Seigneur suscite de nombreuses vocations sacerdotales. "Pour cela, un juste discernement des candidats au sacerdoce est nécessaire, il faut que les prêtes démontrent leur zèle apostolique et leur esprit de communion fraternelle... Ce style de vie doit s'apprendre au séminaire où, à côté d'une sérieuse discipline des études, il faut réserver du temps pour la prière, la liturgie et une direction spirituelle qui cultive les vertus chrétiennes et sacerdotales. En priant et en étudiant, les séminaristes deviendront les hommes de Dieu que les fidèles attendent". Evoquant les difficultés de nombreuses familles, qui menacent leur solidité, "l'amour conjugal, la paternité responsable et l'harmonie du foyer", Benoît XVI a redit l'importance de développer une vigoureuse pastorale familiale, capable de montrer la beauté de la vocation chrétienne au mariage, "de défendre la vie de la conception à sa fin naturelle, de bâtir des familles où les enfants soient élevés dans l'amour".

  Benoît XVI a ensuite évoqué la situation du pays, rappelant qu'au Panama l'Eglise ne cesse d'offrir ses services en vue de résoudre les graves problèmes du pays, et qu'elle travaille à ramener la société dans le chemin des valeurs morales fondamentales. C'est pourquoi elle "diffuse-t'elle le Compendium de la doctrine sociale, qui ouvre à la connaissance plus complète des orientations ecclésiales que les fidèles doivent concrètement appliquer dans la vie socio-politique et économique... Ainsi l'espérance chrétienne pourra-t'elle éclairer le Panama, dont le peuple doit connaître la vérité sur Dieu et sur l'homme face à la misère, à la violence juvénile, aux carences de l'éducation et de la santé, aux mauvaises conditions de vie, à la diffusion d'une multitude de sectes ou à la corruption qui pourrit la vie de la société et en interdit le développement correct".
AL/.../PANAMA                                         VIS 20080919 (480)


jeudi 18 septembre 2008

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2008 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.José Antonio Dammert Bellido, Evêque émérite de Cajamarca (Pérou), le 10 septembre à 91 ans.

-Le Cardinal Antonio Innocenti (Italie), le 6 septembre à 93 ans.

-Mgr.Daniel Gil Zorrilla, SJ, Evêque émérite de Salto (Uruguay), le 7 septembre à  78 ans.

-Mgr.Joseph Mukwaya, Evêque émérite de Kiyinda-Mityana (Ouganda), le 5 septembre à 77 ans.
.../DECES/...                                          VIS 20080918 (80)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées six prélats de la Conférence épiscopale du Panama en visite Ad Limina:

-Mgr.José Dimas Cedeño Delgado, Archevêque de Panamá, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Pablo Varela Server et Mgr.José Domingo Ulloa Mendieta, OSA.

-Mgr.Fernando Torres Durán, Evêque de Chitré.

-Mgr.Audilio Aguilar Aguilar, Evêque de Colón-Kuna Yala.

-Mgr.José Luis Lacunza Maestrojuán, OAR,ue de David.
AL/.../...                                                      VIS 20080918 (80)

LA VERITE HISTORIQUE SUR PIE XII


CITE DU VATICAN, 18 SEP 2008 (VIS). Ce midi, Benoît XVI a reçu le symposium consacré à l'action pastorale et humanitaire de Pie XII, organisé par la Pave the Way Foundation, que préside M.Gary Krupp. A 50 ans de la mort de son prédécesseur (9 octobre 1958), le Saint-Père a d'abord rappelé que durant cette longue période on avait beaucoup écrit et débattu sur ce pontificat, "sans toujours présenter correctement les différents aspects d'une action pastorale très diversifiée". Puis il a souligné la volonté des organisateurs de "combler certaines lacunes par une analyse documentée sur les interventions de Pie XII, notamment en faveur des juifs qui étaient alors persécutés en Europe dans le cadre d'un projet criminel destiné à les exterminer totalement".

  Benoît XVI a ensuite dit que lorsqu'on aborde Pie XII sans préjugés idéologiques, on saisit la sagesse humaniste de ce Pape, "l'intensité d'une action pastorale qui guida tout son ministère, et en particulier l'organisation de l'aide au peuple juif". La documentation rassemblée et la présence de témoins crédibles fait que ce symposium "offre à l'opinion publique une occasion de mieux connaître Pie XII et ce qu'il fit en faveur des juifs persécutés par les régimes nazi et fasciste". Puis le Pape a souligné combien le symposium avait illustré les "nombreuses interventions conduites secrètement et silencieusement car, dans le contexte politique de l'époque, c'était éviter le pire et sauver le plus grand nombre possible de personnes". Le courage et la sollicitude paternelle de Pie XII, a poursuivi le Saint-Père, "ont été reconnus et salués durant et après la guerre par des communautés et des personnalités juives, reconnaissantes de ce qu'il avait fait en leur faveur".

  Le Pape a lors remercié la Pave the Way Foudation pour sa promotion des rapports amicaux et du dialogue inter-religieux, qui constitue un témoignage de paix, de charité et de réconciliation. J'espère, a-t-il conclu, que la commémoration de ce 50 anniversaire permettra d'approfondir et d'élargir les travaux consacrés aux multiples aspects de la vie et de l'oeuvre de Pie XII, pour une meilleure connaissance de la vérité historique au-delà de tout préjugé subsistant".
AC/SYMPOSIUM PIE XII/KRUPP                                 VIS 20080918 (360)


CONSOLIDER LA BOSNIE-HERZEGOVINE


CITE DU VATICAN, 18 SEP 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de Mme Jasna Krivosic- Prpic, nouvel Ambassadeur de Bosnie-Herzégovine, devant laquelle il a évoqué le riche mélange culturel de son pays, même si, "au long de l'histoire, les différences ethniques ont été souvent source d'incompréhension et de conflit...entre les peuples qui le constituent... Personne ne veut la guerre... Aucun groupe civil ou religieux ne devrait recourir à la violence et à l'oppression. Malgré ce, tant de familles ont souffert de ces maux" en Bosnie-Herzégovine. Dans la raison et dans l'espérance que nous cherchons pour nous et pour les prochaines générations chacun devrait trouver la force de dépasser les divisions du passé".

  Puis le Pape a salué le processus de consolidation et les progrès de la réconciliation nationale, encourageant la communauté internationale à poursuivre son aide à la Bosnie-Herzégovine. J'espère, a-t-il dit, "que les récents évènements historiques dans les Balkans serviront de leçon pour la construction d'un avenir solidaire... La structure d'une société nationale -a encore rappelé le Saint-Père- comporte de nombreux niveaux, mais c'est en famille que les enfants apprennent les valeurs fondamentales de la responsabilité et de la coexistence pacifique. C'est dans ce contexte aussi que l'on peut rompre les préjugés, d'où l'importance du devoir parental qui est d'inculquer par l'exemple le respect d'autrui et de sa dignité, quelle que soit son identité ethnique, religieuse ou sociale".

  "L'éducation des enfants ne peut se limiter à leur formation, pas même civique. Elle doit englober la sphère spirituelle... Les enseignants peuvent faire beaucoup pour éradiquer les fausses idées anthropologiques, qui sont source d'hostilité, en faisant goûter l'apport des différences culturelles et religieuses pour la vie d'un pays". Les médias aussi, a poursuivi Benoît XVI, doivent fortement contribuer à "gommer les préjugés, la méfiance et les intérêts partisans en faveur d'objectifs civiques universaux mis au service de la justice et de la solidarité". L'Etat a le devoir de renforcer les institutions et de faire respecter les principes démocratiques...et je sais -a dit le Pape à l'Ambassadeur- que les réformes constitutionnelles à l'étude en Bosnie-Herzégovine prennent en considération les légitimes aspirations de l'ensemble des citoyens, en vue de garantir les droits des groupes sociaux comme des individus".

  L'Eglise en Bosnie-Herzégovine, a-t-il ajouté, "continuera d'aider à atteindre les objectifs de la réconciliation nationale, de la paix et de la prospérité du pays...par son action caritative universelle, qui revêt trois dimensions, matérielle, intellectuelle et spirituelle... La promotion de la spiritualité et de la morale ne...découle pas seulement de la tradition, mais elle alimente une culture qui dépasse la culture. Elle engage les femmes et les hommes de bonne volonté à renforcer leurs liens de solidarité et à montrer combien une société unie dans la vérité peut être constituée d'une pluralité ethnique".
CD/LETTRES CREANCES/BOSNIE:HERZEGOVINE                     VIS 20080918 (470) 


mercredi 17 septembre 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en Guinée-Bissau. Il est déjà Nonce au Sénégal et au Cap-Vert, Délégué apostolique en Mauritanie.
NN/.../MARIANO                                                          VIS 20080917 (40)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2008 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu en audience le Colonel Elmar Theodore Mäder, Commandant de la Garde Suisse Pontificale, en visite de congé.

  Hier, il avait reçu à Castelgandolfo le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne).
AP/.../...                                                      VIS 20080917 (50)

EVOCATION DU VOYAGE EN FRANCE


CITE DU VATICAN, 17 SEP 2008 (VIS). L'audience générale tenue Salle Paul VI a permis au Pape d'évoquer son récent voyage en France. En France, a dit Benoît XVI, l'Eglise a joué dès le II siècle un rôle civilisateur, et c'est en France que s'est manifestée "l'exigence d'une correcte distinction entre la sphère politique et la sphère religieuse... Mais la saine vraie laïcité ne saurait se priver de la dimension spirituelle. Au contraire c'est cette dimension qui est la garantie de la liberté et de l'autonomie des affaires civiles, grâce à la sagesse du Créateur reçue et suivie par la conscience humaine".

  C'est dans cette perspective, a ajouté le Saint-Père, "que s'inscrit la vaste réflexion sur les origines de la théologie occidentale et des racines de la culture européenne, que j'ai abordée lors de ma rencontre avec le monde de la culture en un lieu choisi pour sa valeur symbolique, l'antique Collège des Bernardins". Puis il a dit combien il avait insisté sur l'importance civilisatrice du monachisme fondé sur la recherche de Dieu, le Quaerere Deum...qui porta naturellement les moines vers une culture de la parole. Ainsi les sciences humaines, destinées à approfondir le secret des langages, devinrent extrêmement importantes pour la recherche de Dieu. C'est de là et de tous ces monastères à la recherche de Dieu que vient la culture érudite qui est la notre. Aujourd'hui comme hier...c'est la voie maîtresse et le fondement de toute vraie culture".

  Puis il a dit avoir rappelé aux prêtres, diacres, religieux et séminaristes la priorité qu'est l'écoute de la Parole. Quant aux jeunes, il leur a confié "les trésors de la foi chrétienne que sont l'Esprit et la Croix. L'Esprit Saint, qui ouvre à l'intelligence des horizons qui la dépassent, montre la beauté et la vérité de l'amour divin révélé par la Croix". Lors de la messe sur l'esplanade des Invalides, il a aussi invité les fidèles à "rechercher le Dieu vivant qui s'est révélé à nous dans Jésus Eucharistie, et nous engage à aimer notre prochain comme lui nous a aimé".

  A Lourdes ensuite, a rapporté le Pape, "je me suis unis à des milliers de pèlerins en suivant le Chemin du Jubilé...et en participant à la traditionnelle procession aux flambeaux, magnifique manifestation de foi en Dieu et de dévotion en vers sa mère Marie, notre mère. Lourdes est vraiment un lieu de lumière, de prière, d'espérance et de conversion...où les fidèles apprennent à percevoir leur vie comme une croix, à la ressemblance de la croix glorieuse du Christ". Puis Benoît XVI a rappelé que "le premier geste fait par la Vierge devant Bernadette à Massabielle fut le signe de la Croix... Dans ce geste est résumé tout le message de Lourdes".

  Au cours de la messe des malades, célébrée devant la Basilique du Rosaire en la fête de Notre-Dame des douleurs, le Saint-Père a demandé que l'on médite sur les larmes de Marie au Calvaire, et sur son sourire qui illumina le matin de Pâques". Invitant l'assemblée à rendre grâce à Dieu pour ce voyage, il a suggéré de considérer la terre comme un lieu de pèlerinage sur la route conduisant à la patrie définitive qu'est le Ciel. Nous sommes tous des pèlerins -a conclu Benoît XVI- qui ont besoin d'une mère comme guide. A Lourdes, son sourire nous invite à la suivre en confiance parce que Dieu est bon, parce que Dieu est amour".
AG/VOYAGE FRANCE/...                                     VIS 20080917 (580)  


mardi 16 septembre 2008

CONGRES SUR L'EVOLUTION BIOLOGIQUE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2008 (VIS). Ce matin, près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a été présenté le Congrès international sur l'évolution biologique (Faits et hypothèses. Une évaluation des recherches depuis les travaux de Charles Darwin), qui se tiendra à Rome du 3 au 7 mars 2009. Ces assises sont organisées par l'Université pontificale Grégorienne et la Notre Dame University, sous le patronage du Conseil pontifical pour la Culture et dans le cadre du Projet STOQ (science, théologie et recherche ontologique). La conférence de presse a été animée par Mgr.Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pour la Culture, accompagné du P.Marc Leclerc, SJ, Professeur près l'Université Grégorienne, du Professeur Gennaro Auletta, Directeur scientifique du Projet STOQ, et du Professeur Alessandro Minelli, de l'Université de Padoue.

  "Le débat autour de la théorie de l'évolution -a souligné le P.Leclerc- se fait de plus en plus vif, dans le monde chrétien comme dans le milieu évolutionniste, à l'approche du 150 anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin sur l'Origine des espèces. Cette oeuvre est encore trop souvent discutée plus idéologiquement que scientifiquement, alors qu'il s'agissait pour son auteur d'une théorie d'ordre scientifique... Face à cette situation, il est apparu nécessaire aux scientifiques, philosophes et théologiens chrétiens de clarifier le débat avec leurs collègues d'autres confessions ou sans confession. Le but est de favoriser une vaste réflexion rationnelle qui favorise un dialogue constructif entre chercheurs de diverses disciplines et origines. L'Eglise s'intéresse beaucoup à ce dialogue, respectueux de toutes les compétences. C'est pourquoi il s'agira d'un congrès universitaire...et non d'une manifestation ecclésiale, même si le patronage d'un Conseil pontifical entend souligner l'intérêt de l'Eglise pour cette problématique".
OP/CONGRES EVOLUTION/...                                 VIS 20080916 (280)


POUR UN MONDE PLUS SOLIDAIRE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2008 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a fait parvenir au nom du Pape un télégramme à la rencontre de prière organisée pour l'ouverture de la LXIII session de l'Assemblée générale des Nations-Unies. Il s'unit "aux membres de la communauté diplomatique et aux fonctionnaires de l'ONU réunis pour implorer Dieu de les guider et de les inspirer dans le traitement des questions que l'organisation internationale doit régler en priorité les mois prochains". Benoît XVI y inclut "la mise en application des objectifs de développement du Millénaire, le programme NEPAD (nouveau développement de l'Afrique) et toutes les initiatives destinées à garantir à l'humanité le partage des effets bénéfiques de la globalisation".

  Evoquant ensuite sa visite au siège de l'ONU (avril dernier) à l'occasion du 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le Pape renouvelle son appel "aux dirigeants internationaux à tendre vers une haute vision morale et les principes transcendants de la justice exprimés dans les textes fondateurs des Nations-Unies". Il invoque sur eux une abondance de bénédictions divines, "certain que ce moment de prière et de réflexion les renforcera dans leur engagement à soutenir la dignité des personnes, à bâtir un monde plus solidaire et plus libre".
MESS/.../ASSEMBLEE ONU                                     VIS 20080916 (220


lundi 15 septembre 2008

L'EGLISE DIT DIEU


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2008 (VIS). Après la messe des malades, Benoît XVI s'est rendu à l'aéroport de Tarbes, où s'est déroulée la cérémonie de congé. Il a été salué par le Premier Ministre français, M.François Fillon, les autorités régionales et la présidence de la Conférence épiscopale nationale. Le Saint-Père a remercié tous ceux qui ont permis le bon déroulement de son séjour, ainsi que les innombrables volontaires. Offrant leur temps et leur compétence, a-t-il dit, tous ont travaillé avec dévouement et ardeur pour le succès de ces quatre jours".

  Mon voyage, a poursuivi le Pape, "a été comme un diptyque. Le premier volet a été Paris, ville que je connais bien et lieu de multiples rencontres importantes. J'ai eu l'occasion de célébrer l'Eucharistie dans le cadre prestigieux de l'esplanade des Invalides. J'y ai rencontré un peuple vivant de fidèles, fiers et forts de leur foi, que je suis venu encourager afin qu'ils persévèrent courageusement à vivre l'enseignement du Christ et de son Eglise. A l'occasion des vêpres, j'ai pu prier aussi avec les prêtres, avec les religieux et les religieuses, et avec les séminaristes. J'ai voulu les affermir dans leur vocation au service de Dieu et du prochain... Comment ne pas rappeler aussi la prestigieuse rencontre avec le monde de la culture à l'Institut de France et aux Bernardins? Comme vous le savez, je considère que la culture et ses interprètes sont des vecteurs privilégiés du dialogue entre la foi et la raison, entre Dieu et l'homme".

  "Le second volet de mon voyage -a ajouté Benoît XVI- a été Lourdes, un lieu emblématique, qui attire et fascine tout croyant, comme une lumière dans l'obscurité de nos tâtonnements vers Dieu. Marie y a ouvert une porte vers un au-delà qui nous interroge et nous séduit... Le Pape se devait de venir à Lourdes pour célébrer le 150 anniversaire des apparitions. Devant la grotte de Massabielle, j'ai prié pour vous tous. J'ai prié pour l'Eglise, pour la France et pour le monde". Comme tout pèlerin, "j'ai suivi l'ensemble des quatre étapes du chemin du Jubilé, visitant l'église paroissiale, puis le Cachot et la grotte, et enfin la chapelle de l'hôpital. J'ai aussi prié avec et pour les malades qui viennent chercher apaisement physique et espoir spirituel. Dieu ne les oublie pas, et l'Eglise non plus. Comme tout fidèle en pèlerinage, j'ai voulu participer à la procession aux flambeaux et à la procession eucharistique. Elles font monter vers Dieu supplications et louanges".

  Puis le Pape a dit partager avec les évêques de France la conviction que les temps sont propices à un retour à Dieu. Que Dieu bénisse la France!, a-t-il lancé. "Que sur son sol règne l'harmonie et le progrès humain, et que son Eglise soit le levain dans la pâte pour indiquer avec sagesse et sans crainte, selon son devoir propre, qui est Dieu". Exprimant enfin son désir de revenir en France, le Saint-Père a dit: De Rome, je vous resterai proche et lorsque je m'arrêterai devant la réplique de la grotte de Lourdes, qui se trouve dans les jardins du Vatican depuis un peu plus d'un siècle, je penserai à vous".

  L'avion papal, qui a décollé à 13 h a atterri deux heures plus tard à l'aéroport romain de Ciampino, d'où Benoît XVI a regagné sa résidence de Castelgandolfo.
PV-FRANCE/DEPART/LOURDES                                  VIS 20080915 (560)


MESSE POUR LES MALADES


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2008 (VIS). Ce matin, le Pape a quitté l'ermitage St.Joseph où il a logé pendant son séjour à Lourdes et s'est rendu à l'oratoire de l'hôpital où, le 3 juin 1858, Bernadette reçu la première communion, quatrième étape du chemin jubilaire. Après avoir prié devant le Saint Sacrement et a prononcé la dernière prière du chemin jubilaire, il s'est rendu sur le parvis de la basilique Notre-Dame du Rosaire. Il y a présidé à 9 h 30' la messe pour les malades venus à Lourdes.

  En cette fête de la Vierge des douleurs, a dit le Pape "nous contemplons Marie qui partage la compassion de son Fils pour les pécheurs... Comme pour son fils Jésus, il est possible de dire que cette souffrance l'a conduite elle-aussi à sa perfection, pour la rendre capable d'accueillir la nouvelle mission spirituelle que son Fils lui confie juste avant de remettre l'esprit: devenir la mère du Christ en ses membres... Marie -a-t-il poursuivi- est aujourd'hui dans la joie et la gloire de la résurrection" et "aime chacun de ses enfants, portant d'une façon particulière son attention sur ceux qui, comme son fils à l'heure de sa Passion, sont en proie à la souffrance; elle les aime tout simplement parce qu'ils sont ses fils, selon la volonté du Christ sur la Croix... Ainsi, à l'instigation de la Parole inspirée de l'Ecriture, les chrétiens ont-ils depuis toujours quêté le sourire de Notre Dame, ce sourire que les artistes, au moyen-âge, ont su si prodigieusement représenter et mettre en valeur. Ce sourire de Marie est pour tous; il s'adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent afin qu'ils puissent y trouver le réconfort et l'apaisement".

  Puis Benoît XVI a rappelé qu'à Lourdes, au cours de l'apparition du mercredi 3 mars 1858, Marie fait d'abord connaître à Bernadette "son sourire, comme étant la porte d'entrée la plus appropriée à la révélation de son mystère. Dans le sourire de la plus éminente de toutes les créatures, tournée vers nous, se reflète notre dignité d'enfants de Dieu, cette dignité qui n'abandonne jamais celui qui est malade. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d'une espérance invisible".

  "Nous le savons malheureusement: la souffrance endurée rompt les équilibres les mieux assurés d'une vie, ébranle les assises les plus fermes de la confiance et en vient parfois même à faire désespérer du sens et de la valeur de la vie. Il est des combats que l'homme ne peut soutenir seul, sans l'aide de la grâce divine -a-t-il poursuivi-. Quand la parole ne sait plus trouver les mots justes, s'affirme le besoin d'une présence aimante: nous recherchons alors la proximité non seulement de ceux qui partagent le même sang ou qui nous sont liés par l'amitié, mais aussi la proximité de ceux qui nous sont intimes par le lien de la foi. Qui pourraient nous être plus intimes que le Christ et sa sainte Mère, l'Immaculée? Plus que tout autre, ils sont capables de nous comprendre et de saisir la dureté du combat mené contre le mal et la souffrance".

  "Je souhaiterais dire, humblement, à ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie: tournez-vous vers Marie! Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. Auprès d'elle se trouve également la grâce d'accepter, sans crainte ni amertume, de quitter ce monde, à l'heure voulue par Dieu... Oui, quêter le sourire de la Vierge Marie n'est pas un pieux enfantillage -a expliqué le Pape-, c'est l'aspiration, dit le Psaume 44, de ceux qui sont 'les plus riches du peuple'. 'Les plus riches', c'est-à-dire dans l'ordre de la foi, ceux qui ont la maturité spirituelle la plus élevée et savent précisément reconnaître leur faiblesse et leur pauvreté devant Dieu. Le sourire de Marie est une source d'eau vive... De son cœur de croyante et de mère, jaillit une eau vive qui purifie et qui guérit. En se plongeant dans les piscines de Lourdes, combien n'ont-ils pas découvert et expérimenté la douce maternité de la Vierge Marie, s'attachant à elle pour mieux s'attacher au Seigneur!".

  Après avoir parlé des malades, le Pape a rappelé que "le Christ dispense son salut à travers les sacrements et, tout spécialement, aux personnes qui souffrent de maladies ou qui sont porteuses d'un handicap, à travers la grâce de l'onction des malades. Pour chacun, la souffrance est toujours une étrangère. Sa présence n'est jamais domesticable. C'est pourquoi il est difficile de la porter, et plus difficile encore -comme l'ont fait certains grands témoins de la sainteté du Christ- de l'accueillir comme une partie prenante de notre vocation".

  "La grâce propre à ce sacrement -a-t-il ajouté- consiste à accueillir en soi le Christ médecin. Cependant, le Christ n'est pas médecin à la manière du monde. Pour nous guérir, il ne demeure pas extérieur à la souffrance éprouvée; il la soulage en venant habiter en celui qui est atteint par la maladie, pour la porter et la vivre avec lui. La présence du Christ vient rompre l'isolement que provoque la douleur... Sans l'aide du Seigneur, le joug de la maladie et de la souffrance est cruellement pesant -a souligné le Saint-Père-. En recevant le sacrement des malades, nous ne désirons porter d'autre joug que celui du Christ, forts de la promesse qu'il nous a faite que son joug sera facile à porter et son fardeau léger. Le Concile Vatican II a présenté Marie comme la figure en laquelle est résumé tout le mystère de l'Eglise. Son histoire personnelle anticipe le chemin de l'Eglise qui est invitée à être tout aussi attentive qu'elle aux personnes qui souffrent".

  Le Pape a enfin salué tous ceux "qui contribuent aux soins des malades avec compétence et générosité" à Lourdes et qui "sont les bras de l'Eglise servante". Benoît XVI a conclu son homélie avec un fragment de la prière à Marie proposée pour la célébration de ce Jubilé: "Parce que tu es le sourire de Dieu, le reflet de la lumière du Christ, la demeure de l'Esprit Saint, parce que tu as choisi Bernadette dans sa misère, que tu es l'étoile du matin, la porte du ciel, et la première créature ressuscitée, Notre Dame de Lourdes, avec nos frères et sœurs dont le cœur et le corps sont endoloris, nous te prions!".

  A la fin de son homélie, le Pape a administré à dix personnes le sacrement de l'onction des malades. Après la célébration eucharistique, le Pape à pris l'hélicoptère à 11 h 45' pour rejoindre l'aéroport de Tarbes à 12 h 30'.
VP-FRANCE/MESSE MALADES/LOURDES                           VIS 20080915 (1130)


PROCLAMER LES MERVEILLES DE DIEU


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2008 (VIS). A 18 h 30', le Pape est venu présider la fin de la procession eucharistique sur la prairie des sanctuaires. Après l'adoration du Saint Sacrement, il a prononcé la prière suivante: "Seigneur Jésus, tu es là! Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis, vous êtes là, avec moi, devant lui. Nous le contemplons, nous l'adorons, nous l'aimons, nous cherchons à l'aimer davantage... Nous adorons celui qui est au principe et au terme de notre foi, celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, celui sans qui nous ne serions pas du tout, celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien! Lui, par qui tout a été fait, lui en qui nous avons été créés, pour l'éternité, lui qui nous a donné son propre corps et son propre sang, il est là, ce soir, devant nous, offert à nos regards".

   L'Hostie exposée ici, a poursuivi le Saint-Père, "dit cette puissance infinie de l'amour manifestée sur la Croix glorieuse. L'Hostie nous dit l'incroyable abaissement de celui qui s'est fait pauvre pour nous faire riches de lui, de celui qui a accepté de tout perdre pour nous gagner à son Père. L'Hostie est le sacrement vivant, efficace de la présence éternelle du Sauveur des hommes à son Eglise... Marie, la Vierge sainte, Marie, l'Immaculée Conception, a accepté, voici deux mille ans, de tout donner, d'offrir son corps pour accueillir le corps du Créateur. Tout est venu du Christ, même Marie. Tout est venu par Marie, même le Christ. Marie, la Vierge sainte, est avec nous ce soir, devant le corps de son fils, 150 ans après s'être révélée à la petite Bernadette. Vierge sainte, aide-nous à contempler, aide-nous à adorer, aide-nous à aimer, à aimer davantage celui qui nous a tant aimés, pour vivre éternellement avec lui. Une foule immense de témoins est invisiblement présente à nos côtés..., la foule de tous ceux et de toutes celles...qui ont passé des heures à l'adorer dans le très saint sacrement de l'autel".
 
  "Ce soir, nous ne les voyons pas, mais nous les entendons qui nous disent, à chacun et à chacune d'entre nous, viens, laisse-toi appeler par le Maître! Il est là, il t'appelle. Il veut prendre ta vie et l'unir à la sienne. Laisse-toi saisir par lui. Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de lui et des autres mais regarde l'infinie distance qu'il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la Croix que lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, il te prend. Dans ses blessures, il te cache. Ne te refuse pas à son amour. La foule immense de témoins qui s'est laissée saisir par son amour, c'est la foule des saints du ciel qui ne cessent d'intercéder pour nous. Ils étaient pécheurs et le savaient, mais ils ont accepté de ne pas regarder leurs blessures et de ne plus regarder que les blessures de leur Seigneur, pour y découvrir la gloire de la Croix, pour y découvrir la victoire de la vie sur la mort... Jésus-Christ est présent, parce qu'il nous dit, prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps, ceci est mon sang. Ceci est, au présent, ici et maintenant, comme dans tous les ici et maintenant de l'histoire des hommes".

  "L'Eucharistie est aussi Jésus-Christ futur, Jésus-Christ à venir. Lorsque nous contemplons l'Hostie, son corps de gloire transfiguré et ressuscité, nous contemplons ce que nous contemplerons dans l'éternité, en y découvrant le monde entier porté par son Créateur à chaque seconde de son histoire. Chaque fois que nous le mangeons, mais aussi chaque fois que nous le contemplons, nous l'annonçons, jusqu'à ce qu'il revienne. C'est pourquoi nous le recevons avec un infini respect. Certains parmi nous ne peuvent pas ou ne peuvent pas encore le recevoir dans le sacrement, mais ils peuvent le contempler avec foi et amour, et exprimer le désir de pouvoir s'unir à lui. C'est un désir qui a une grande valeur aux yeux de Dieu. Ceux-ci attendent son retour avec plus d'ardeur. Ils attendent Jésus-Christ à venir".

   Frères et sœurs bien-aimés, a conclu Benoît XVI, "pèlerins d'un jour et habitants de ces vallées, frères évêques, prêtres, diacres, religieux, religieuses, vous tous qui voyez devant vous l'infini abaissement du Fils de Dieu et la gloire infinie de la résurrection, restez en silence et adorez votre Seigneur, notre maître et Seigneur Jésus le Christ. Restez en silence, puis parlez et dites au monde: nous ne pouvons plus taire ce que nous savons. Allez dire au monde entier les merveilles de Dieu, présent à chaque moment de nos vies, en tout lieu de la terre. Que Dieu nous bénisse et nous garde, qu'Il nous conduise sur le chemin de la vie éternelle, lui qui est la vie, pour les siècles des siècles".

  Ensuite, le Saint-Père a regagné l'ermitage St.Joseph.
PV-FRANCE/ADORATION EUCHARISTIQUE/LOURDES                 VIS 20080915 (840)


RENCONTRE AVEC L'EPISCOPAT FRANÇAIS


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2008 (VIS). A 17 h 15', le Saint-Père s'est rendu à l'hémicycle Ste.Bernadette pour une rencontre avec l'épiscopat français, soulignant d'emblée devant ses hôtes que c'est la première fois qu'ils se rencontrent depuis le début de son pontificat. Exprimant sa grande estime pour leur courage face à l'ampleur de leur tâche, Benoît XVI a reconnu qu'ils accomplissent "avec fidélité et humilité la triple tâche qui est la leur, l'enseignement, le gouvernement et la sanctification".

   Vous êtes justement convaincus, a-t-il dit aux pasteurs français, que, "pour faire grandir en chaque baptisé le goût de Dieu et la compréhension du sens de la vie, la catéchèse est d'une importance fondamentale. Les deux instruments principaux dont vous disposez, le Catéchisme de l'Eglise catholique et le Catéchisme des Evêques de France, constituent de précieux atouts. Ces instruments donnent de la foi catholique une synthèse harmonieuse et permettent d'annoncer l'Evangile dans une fidélité réelle à sa richesse. La catéchèse n'est pas d'abord affaire de méthode, mais de contenu... Une soigneuse préparation des catéchistes permettra la transmission intégrale de la foi, à l'exemple de saint Paul, le plus grand catéchiste de tous les temps, vers lequel nous regardons avec une admiration particulière en ce bimillénaire de sa naissance... Pour réaliser efficacement cette tâche, vous avez besoin de collaborateurs et pour ce les vocations sacerdotales et religieuses méritent plus que jamais d'être encouragées... Je voudrais remercier chaleureusement et encourager toutes les familles, toutes les paroisses, toutes les communautés chrétiennes et tous les mouvements d'Eglise qui sont la bonne terre qui donne le bon fruit des vocations".

  On ne dira jamais assez, a ajouté Benoît XVI, "que le sacerdoce est indispensable à l'Eglise, dans l'intérêt même du laïcat. Les prêtres sont un don de Dieu pour l'Eglise. Les prêtres ne peuvent déléguer leurs fonctions aux fidèles en ce qui concerne leurs missions propres... Leur vie spirituelle est le fondement de leur vie apostolique. Vous les exhorterez avec douceur à la prière quotidienne et à la célébration digne des sacrements, surtout de l'Eucharistie et de la Réconciliation... Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l'Eglise", a déclaré le Saint-Père. "A l'école du curé d'Ars, fils de votre terre et patron de tous les curés du monde, ne cessez pas de redire qu'un homme ne peut rien faire de plus grand que de donner aux fidèles le corps et le sang du Christ, et de pardonner les péchés. Cherchez à être attentifs à leur formation humaine, intellectuelle et spirituelle et à leurs moyens d'existence".

  Puis il a abordé la place de la liturgie, "expression suprême de la vie sacerdotale et épiscopale, comme de l'enseignement catéchétique...: J'ai été amené à préciser, dans le Motu proprio Summorum Pontificum, les conditions d'exercice de cette charge, en ce qui concerne la possibilité d'utiliser aussi bien le missel de Jean XXIII (1962) que celui de Paul VI (1970). Des fruits de ces nouvelles dispositions ont déjà vu le jour, et j'espère que l'indispensable pacification des esprits est, grâce à Dieu, en train de se faire. Je mesure les difficultés qui sont les vôtres, mais je ne doute pas que vous puissiez parvenir, en temps raisonnable, à des solutions satisfaisantes pour tous, afin que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n'est de trop dans l'Eglise. Chacun, sans exception, doit pouvoir s'y sentir chez lui, et jamais rejeté".

  Parmi les autres domaines qui requièrent une grande attention pastorale, le Pape a cité la situation de la famille. Nous savons que le couple et la famille affrontent aujourd'hui de vraies bourrasques... Depuis plusieurs décennies, des lois ont relativisé en différents pays sa nature de cellule primordiale de la société. Souvent, elles cherchent plus à s'adapter aux mœurs et aux revendications de personnes ou de groupes particuliers, qu'à promouvoir le bien commun de la société. L'union stable d'un homme et d'une femme, ordonnée à la construction d'un bonheur terrestre grâce à la naissance d'enfants donnés par Dieu, n'est plus, dans l'esprit de certains, le modèle auquel l'engagement conjugal se réfère. Cependant l'expérience enseigne que la famille est le socle sur lequel repose toute la société. De plus, le chrétien sait que la famille est aussi la cellule vivante de l'Eglise. Plus la famille sera imprégnée de l'esprit et des valeurs de l'Evangile, plus l'Eglise elle-même en sera enrichie et répondra mieux à sa vocation". Une question particulièrement douloureuse, a-t-il ajouté, "est celle des divorcés remariés. L'Eglise, qui ne peut s'opposer à la volonté du Christ, maintient fermement le principe de l'indissolubilité du mariage, tout en entourant de la plus grande affection ceux et celles qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à le respecter. On ne peut donc admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes".

  Passant ensuite à la jeunesse, Benoît XVI a rappelé que lors de son premier voyage en France, Jean-Paul II avait "fait entendre aux jeunes un discours qui n'a rien perdu de son actualité et qui avait alors reçu un accueil d'une ferveur inoubliable. La permissivité morale ne rend pas l'homme heureux, avait-il proclamé... Je prie l'Esprit Saint de parler au cœur de tous les fidèles et, plus généralement, de tous vos compatriotes, afin de leur donner ou de leur rendre  le goût d'une vie menée selon les critères d'un bonheur véritable".

  Puis il a abordé la question des racines chrétiennes de la France: Leur mise en évidence, "permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la nation. Votre Président en a évoqué la possibilité", hier à l'Elysée. L'Eglise, a souligné le Pape,  "ne revendique pas la place de l'Etat. Elle ne veut pas se substituer à lui. Elle est une société basée sur des convictions, qui se sait responsable du tout et ne peut se limiter à elle-même. Elle parle avec liberté, et dialogue avec autant de liberté dans le seul désir d'arriver à la construction de la liberté commune. Une saine collaboration entre la Communauté socio-politique et l'Eglise, réalisée dans la conscience et le respect de l'indépendance et l'autonomie de chacune dans son propre domaine, est un service rendu à l'homme, ordonné à son épanouissement personnel et social".

  Benoît XVI a alors abordé le dialogue oecuménique et le dialogue interreligieux destinés à avancer toujours mieux dans la découverte de la vérité: "La construction de ponts entre les grandes traditions ecclésiales chrétiennes et le dialogue avec les autres traditions religieuses, exigent un réel effort de connaissance réciproque, car l'ignorance détruit plus qu'elle ne construit... Certes, il faut suivre avec attention les différentes initiatives entreprises et discerner celles qui favorisent la connaissance et le respect réciproques, ainsi que la promotion du dialogue, et éviter celles qui conduisent à des impasses. La bonne volonté ne suffit pas. Je crois qu'il est bon de commencer par l'écoute, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l'annonce de la foi elle-même". Aujourd'hui, a conclu le Saint-Père, "c'est surtout en vue d'une véritable libération spirituelle qu'il convient d'œuvrer. L'homme a toujours besoin d'être libéré de ses peurs et de ses péchés. L'homme doit sans cesse apprendre ou réapprendre que Dieu n'est pas son ennemi, mais son Créateur plein de bonté. L'homme a besoin de savoir que sa vie a un sens et qu'il est attendu, au terme de son séjour sur la terre, pour partager à jamais la gloire du Christ dans les cieux. Votre mission est d'amener la portion du Peuple de Dieu confiée à vos soins à la reconnaissance de ce terme glorieux".
PV-FRANCE/EVEQUES/LOURDES                                     VIS 20080914 (1310)


dimanche 14 septembre 2008

MARIE DANS NOS COEURS


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2008 (VIS). A la fin de la messe, saluée par les cloches du sanctuaire, Benoît XVI a guidé l'angélus: Chaque jour, a-t-il dit, la prière mariale offre la possibilité de méditer au milieu du jour, quand se fait sentir la fatigue, le oui limpide et sans réserve de Marie. s'enracine dans le mystère de la liberté de Marie, liberté pleine et entière devant Dieu, dégagée de toute complicité avec le péché, grâce au privilège de son Immaculée Conception.

  "Alors que le péché divise, nous éloigne les uns des autres, la pureté de Marie la rend infiniment proche de nos cœurs, attentive à chacun de nous et désireuse de notre vrai bien. Vous le voyez ici à Lourdes, comme dans tous les sanctuaires mariaux, des foules immenses accourent aux pieds de Marie pour lui confier ce que chacun a de plus intime, ce qui lui tient particulièrement à cœur". Marie, a ajouté le Saint-Père, "nous montre la juste manière d'avancer vers le Seigneur...dans la vérité et la simplicité. Grâce à elle, nous découvrons que la foi chrétienne n'est pas un poids, mais elle est comme une aile qui nous permet de voler plus haut pour nous réfugier entre les bras de Dieu".

  "Ici, tout près de la grotte, et en communion particulière avec tous les pèlerins présents dans les sanctuaires mariaux et avec tous les malades de corps et d'âme qui cherchent réconfort, nous bénissons le Seigneur pour la présence de Marie au milieu de son peuple et nous adressons avec foi notre prière: Sainte Marie, toi qui t'es montrée ici, il y a 150 ans, à la jeune Bernadette, tu es la vraie fontaine d'espérance. Pèlerins confiants, nous venons, de tous les horizons, encore une fois puiser la foi et le réconfort, la joie et l'amour, la sécurité et la paix, à la source de ton Cœur...: Montre-toi comme une Mère pour tous, ô Marie!".

  Ensuite, le Pape a regagné l'ermitage St.Joseph pour déjeuner avec les évêques de la région Pyrénées.
PV-FRANCE/ANGELUS/LOURDES                                         VIS 20080914 (350)


L'ESPERANCE, MESSAGE DE MARIE


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2008 (VIS). En cette fête de l'exaltation de la Croix, après avoir salué depuis la papamobile les milliers de fidèles rassemblés sur la prairie des sanctuaires, Benoît XVI a célébré à 10 la messe commémorative du 150 anniversaire des apparitions mariales.

   En ce jour, a dit le Pape, l'Evangile nous rappelle la signification de ce grand mystère: "Le Fils de Dieu s'est fait vulnérable, prenant la condition de serviteur, obéissant jusqu'à la mort et la mort sur une croix", par laquelle nous sommes sauvés. L'instrument de supplice qui manifesta, le Vendredi Saint, le jugement de Dieu sur le monde, est devenu source de vie, de pardon, de miséricorde, signe de réconciliation et de paix". L'Eglise "nous invite à rendre grâce à Dieu parce que d'un arbre qui apportait la mort, a surgi à nouveau la vie".

  Il est significatif, a poursuivi Benoît XVI, "que, lors de la première apparition à Bernadette, c'est par le signe de la Croix que Marie débute sa rencontre. Plus qu'un simple signe, c'est une initiation aux mystères de la foi" et "le signe de la Croix est en quelque sorte la synthèse de notre foi", qui nous "dit que, dans le monde, il y a un amour plus fort que la mort, plus fort que nos faiblesses et nos péchés. La puissance de l'amour est plus forte que le mal qui nous menace. C'est ce mystère de l'universalité de l'amour de Dieu pour les hommes que Marie est venue rappeler ici, à Lourdes... L'Eglise a reçu la mission de montrer à tous ce visage aimant de Dieu manifesté en Jésus-Christ... C'est lui qui nous rendra libres pour aimer comme il nous aime et pour construire un monde réconcilié. Car, sur cette croix, Jésus a pris sur lui le poids de toutes les souffrances et des injustices de notre humanité. Il a porté les humiliations et les discriminations, les tortures subies en de nombreuses régions du monde par tant de nos frères et de nos sœurs par amour du Christ".

  "La célébration du jubilé des apparitions de Notre-Dame à Lourdes nous fait entrer dans une démarche de foi et de conversion. Aujourd'hui, Marie vient à notre rencontre pour nous indiquer les voies d'un renouveau de la vie de nos communautés et de chacun de nous... Jésus, né de Marie, est le Fils de Dieu, l'unique Sauveur de tous les hommes, vivant et agissant dans son Eglise et dans le monde. L'Eglise est envoyée partout dans le monde pour proclamer cet unique message et inviter les hommes à l'accueillir par une authentique conversion du cœur. Cette mission, qui a été confiée par Jésus à ses disciples, reçoit ici, à l'occasion de ce jubilé, un souffle nouveau".

  Le parcours jubilaire sur les pas de Bernadette contient l'essentiel du message de Lourdes. Bernadette, a souligné le Saint-Père, était "l'aînée d'une famille très pauvre, qui ne possédait ni savoir ni pouvoir, faible de santé. Et Marie l'a choisie pour transmettre son message de conversion, de prière et de pénitence, conformément à la parole de Jésus: Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits... C'est donc une véritable catéchèse qui nous est ainsi proposée, sous le regard de Marie". Lorsque Marie, la Belle Dame, révéla son nom à Bernadette en lui disant: Je suis l'Immaculée Conception, elle lui dévoila la grâce extraordinaire qu'elle a reçue de Dieu. Se présentant en totale dépendance de Dieu, Marie était "l'image de l'humanité nouvelle exprimant en réalité une attitude de pleine liberté, fondée sur l'entière reconnaissance de sa véritable dignité. Ce privilège -a souligné le Pape- nous concerne nous aussi, car il nous dévoile notre propre dignité d'hommes et de femmes, marqués certes par le péché, mais sauvés dans l'espérance, une espérance qui nous permet d'affronter notre vie quotidienne".

  "La vocation première du sanctuaire de Lourdes -a-t-il ajouté- est d'être un lieu de rencontre avec Dieu dans la prière, et un lieu de service des frères, notamment par l'accueil des malades, des pauvres et de toutes les personnes qui souffrent". Marie y vient à nous comme une mère et, "à travers la lumière qui émane de son visage, c'est la miséricorde de Dieu qui transparaît... Marie vient nous rappeler ici que la prière doit avoir une place centrale dans notre vie chrétienne. La prière est indispensable pour accueillir la force du Christ. Le Saint-Père a alors souligné combien la présence des jeunes à Lourdes constitue une réalité importante: "Lorsque Marie reçut la visite de l'Ange, c'était une jeune fille de Nazareth qui menait la vie simple et courageuse des femmes de son village. Et si le regard de Dieu s'est posé de façon particulière sur elle, en lui faisant confiance, Marie peut vous dire encore qu'aucun de vous n'est indifférent à Dieu... Marie fut troublée à l'annonce de l'ange venu lui dire qu'elle serait La Mère du Sauveur. Elle ressentait combien elle était faible face à la toute-puissance de Dieu. Pourtant, elle a dit oui sans hésiter. Et grâce à son oui, le salut est entré dans le monde, changeant ainsi l'histoire de l'humanité". Alors, comme elle, "ne vous laissez pas rebuter par les difficultés, a dit Benoît XVI aux jeunes.

  Le message de Marie, a conclu le Pape, "est un message d'espérance pour tous les hommes et pour toutes les femmes de notre temps, de quelque pays qu'ils soient. J'aime à invoquer Marie comme Etoile de l'Espérance...qui nous éclaire et nous oriente dans notre marche. Par son oui, par le don généreux d'elle-même, elle a ouvert à Dieu les portes de notre monde et de notre histoire. Et elle nous invite à vivre...dans une espérance invincible, refusant d'entendre ceux qui prétendent que nous sommes enfermés dans la fatalité".
PV-FRANCE/MESSE/LOURDES                                     VIS 20080914 (970)


LOURDES, ENTRE LE CIEL ET LA TERRE


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2008 (VIS). Après avoir quitté la nonciature, le Pape a gagné l'aéroport de Paris-Orly à 16 h où il a pris l'avion pour Tarbes. De là, il s'est rendu en hélicoptère à Lourdes. Dans la cité mariale pyrénéenne, Benoît XVI a effectué en papamobile les deux premières étapes du Chemin du Jubilé, parcours que le pèlerin est invité à réaliser à l'occasion du 150 anniversaire des apparitions de la Vierge Marie. A chaque étape, le Saint-Père a prononcé la prière du pèlerin.

  Le Chemin relie quatre lieux de la vie de Bernadette, les fonds baptismaux où elle fut baptisée, le "Cachot" où elle a vécu avec sa famille, la grotte de Massabielle, lieu des apparitions qui constitue le cœur du sanctuaire marial, et la chapelle dans laquelle elle reçut la première communion. A son arrivée à la grotte, le Pape s'est vu remettre par une enfant, un verre d'eau de la source. Puis, il a allumé un cierge du grand candélabre et s'est recueilli en silence avant de lire la prière de cette étape du jubilé. Enfin, il s'est rendu à l'ermitage St.Joseph où il a dîné.

  A 21 h 15', Benoît XVI s'est rendu à la basilique et, de la terrasse inférieure, a suivi la dernière partie de la procession aux flambeaux entre la grotte et la basilique. Il a d'abord rappelé qu'il y a un siècle et demi, le 11 février 1858, au lieudit Massabielle, situé à l'écart de la ville, "une simple jeune fille de Lourdes, Bernadette Soubirous, a vu une lumière et, dans cette lumière, une jeune dame, belle, belle plus que tout… Dans ce dialogue tout empreint de délicatesse, que la Dame la charge de transmettre certains messages très simples sur la prière, la pénitence et la conversion".

  "Lourdes -a ajouté Benoît XVI- est l'un de ces lieux que Dieu a choisi pour y faire refléter un éclat particulier de sa beauté, d'où l'importance ici du symbole de la lumière… Depuis ce jour, devant la grotte, nuit et jour, été comme hiver, un buisson ardent brille, embrasé de la prière des pèlerins et des malades, qui exprime leurs préoccupations et leurs besoins mais surtout leur foi et leur espérance". Puis le Pape a souligné qu'en "venant en pèlerinage à Lourdes, nous voulons entrer, à la suite de Bernadette, dans cette extraordinaire proximité entre le ciel et la terre qui ne s'est jamais démentie et qui ne cesse de se consolider… Au cours des apparitions, il est à remarquer que Bernadette prie le chapelet sous les yeux de Marie qui se joint à elle pour la doxologie. Ce fait confirme le caractère profondément théocentrique de la prière du chapelet. Alors que nous prions le chapelet, Marie nous offre son cœur et son regard pour contempler la vie de son Fils, le Christ-Jésus".

  Après avoir rappelé que Jean-Paul II vint à Lourdes à deux reprises et qu'"il encourageait la prière du chapelet", le Pape a rappelé qu'il avait enrichi le rosaire "avec la méditation des mystères lumineux... La procession aux flambeaux, traduit à nos yeux de chair, le mystère de la prière: dans la communion de l'Eglise, qui unit élus du ciel et pèlerins de la terre, la lumière jaillit du dialogue entre l'homme et son Seigneur et une route lumineuse s'ouvre dans l'histoire des hommes, y compris dans ses moments les plus obscurs". Le Saint-Père a alors souligné que "cette procession est un moment de grande joie ecclésiale, mais aussi un temps de gravité: les intentions que nous apportons soulignent notre profonde communion avec tous les êtres qui souffrent. Nous pensons aux victimes innocentes qui subissent la violence, la guerre, le terrorisme, la famine, des injustices, des fléaux et des calamités, la haine et des oppressions, des atteintes à leur dignité humaine et à leurs droits fondamentaux, à leur liberté d'agir et de penser. Nous pensons aussi à ceux qui connaissent des problèmes familiaux, ou qui éprouvent une souffrance face au chômage, à la maladie, à l'infirmité, à la solitude, à leur situation d'immigrés. Je désire ne pas oublier ceux qui souffrent à cause du nom du Christ et qui meurent pour lui".

  "Marie -a poursuivi le Saint-Père- nous apprend à prier, à faire de notre prière un acte d'amour pour Dieu et de charité fraternelle. En priant avec Marie, notre cœur accueille ceux qui souffrent… Lourdes est un lieu de lumière parce que c'est un lieu de communion, d'espérance et de conversion". Au contraire, a-t-il ajouté, "le péché nous rend aveugles, il nous empêche de nous proposer comme guides pour nos frères, et il nous amène à nous méfier d'eux pour nous laisser conduire. Nous avons besoin d'être éclairés... En ce sanctuaire vers lequel les chrétiens du monde entier ont les yeux tournés depuis que la Vierge Marie y a fait briller l'espérance et l'amour en donnant aux malades, aux pauvres et aux petits la première place, nous sommes invités à découvrir la simplicité de notre vocation: il suffit d'aimer".

  Le Pape a conclu en mettant l'accent sur les nombreuses personnes qui "viennent ici pour voir, espérant peut-être secrètement bénéficier de quelque miracle" et qui sur la route du retour, "ayant fait une expérience spirituelle d'une vie en Eglise, changent leur regard sur Dieu, sur les autres et sur elles-mêmes. Une petite flamme nommée espérance, compassion, tendresse les habite. La rencontre discrète avec Bernadette et la Vierge Marie peut changer une vie, car elles sont présentes, en ce lieu de Massabielle, pour nous conduire au Christ qui est notre vie, notre force et notre lumière".
PV-FRANCE/PROCESSION FLAMBEAUX/LOURDES                          VIS 20080914 (940)


samedi 13 septembre 2008

FUIR L'IDOLATRIE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). Benoît XVI a célébré à 10 heures une grand messe sur l'esplanade des Invalides, devant la cathédrale St.Louis et le dôme, qui abrite notamment le corps de Napléon Ier. A l'homélie, devant 260.000 personnes, le Pape a commenté la première épître de Paul aux Corinthiens: Elle "nous fait découvrir...à quel point les conseils donnés par l'Apôtre restent d'actualité. Fuyez le culte des idoles, écrivait-il à une communauté très marquée par le paganisme et partagée entre l'adhésion à la nouveauté de l'Evangile et l'observance de vieilles pratiques héritées de ses ancêtres".

  "Hormis le peuple d'Israël, qui avait reçu la révélation du Dieu unique, le monde antique était asservi au culte des idoles. Très présentes à Corinthe -a rappelé le Pape-, les erreurs du paganisme devaient être dénoncées, car elles constituaient une puissante aliénation et détournaient l'homme de sa véritable destinée. Elles l'empêchaient de reconnaître que le Christ est le seul Sauveur, le seul qui indique à l'homme le chemin vers Dieu. Cet appel à fuir les idoles reste pertinent aujourd'hui... Le mot idole vient du grec et signifie image...mais aussi vaine apparence. L'idole est un leurre, car elle détourne son serviteur de la réalité pour le cantonner dans le royaume de l'apparence. Or n'est-ce pas une tentation propre à notre époque, la seule sur laquelle nous puissions agir efficacement? Tentation d'idolâtrer un passé qui n'existe plus, en oubliant ses carences, tentation d'idolâtrer un avenir qui n'existe pas encore, en croyant que, par ses seules forces, l'homme réalisera le bonheur éternel sur la terre! ... L'argent, la soif de l'avoir, du pouvoir et même du savoir n'ont-ils pas détourné l'homme de sa fin véritable?".

  Dans son commentaire de l'épître, saint Jean Chrysostome, dont c'est aujourd'hui la fête, fait remarquer que saint Paul condamne sévèrement l'idolâtrie, ajoutant cependant qu'il ne s'agit est en aucun cas une condamnation de la personne de l'idolâtre. "Jamais, dans nos jugements -a ajouté le Pape-, nous ne devons confondre le péché qui est inacceptable, et le pécheur dont nous ne pouvons pas juger l'état de la conscience et qui, de toute façon, est toujours susceptible de conversion et de pardon... Jamais Dieu ne demande à l'homme de faire le sacrifice de sa raison! Jamais la raison n'entre en contradiction réelle avec la foi! L'unique Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, a créé notre raison et nous donne la foi, en proposant à notre liberté de la recevoir comme un don précieux. C'est le culte des idoles qui détourne l'homme de cette perspective, et la raison elle-même peut se forger des idoles. Demandons donc à Dieu qui nous voit et nous entend, de nous aider à nous purifier de toutes nos idoles, pour accéder à la vérité de notre être, pour accéder à la vérité de son être infini!".

  "Saint Paul nous demande de faire usage non seulement de notre raison, mais surtout de notre foi pour le découvrir... Le pain que nous rompons est communion au Corps du Christ... Depuis déjà vingt siècles...le Seigneur ressuscité se donne à son peuple... Entourons donc de la plus grande vénération le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, le Très Saint-Sacrement de la présence réelle du Seigneur à son Eglise et à toute l'humanité". La messe,  a poursuivi Benoît XVI, "est le sacrifice d'action de grâce par excellence, celui qui nous permet d'unir notre propre action de grâce à celle du Sauveur... La messe nous invite à discerner ce qui, en nous, obéit à l'Esprit de Dieu et ce qui, en nous, reste à l'écoute de l'esprit du mal".

  "Elever la coupe du salut et invoquer le nom du Seigneur, n'est-ce pas précisément le meilleur moyen de fuir les idoles, comme nous le demande saint Paul ? Chaque fois qu'une messe est célébrée, chaque fois que le Christ se rend sacramentellement présent dans son Eglise, c'est l'œuvre de notre salut qui s'accomplit... Lui seul nous apprend à fuir les idoles, mirages de la pensée". Mais, s'est exclamé le Saint-Père, "qui peut élever la coupe du salut et invoquer le nom du Seigneur au nom du peuple de Dieu tout entier, sinon le prêtre?". Ici, Benoît XVI a lancé "un appel à la foi et à la générosité des jeunes qui se posent la question de la vocation religieuse ou sacerdotale. N'ayez pas peur de donner votre vie au Christ!", leur a-t-il dit."Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l'Eglise!... L'espérance demeurera toujours la plus forte ! L'Eglise, bâtie sur le roc du Christ, possède les promesses de la vie éternelle, non parce que ses membres seraient plus saints que les autres hommes, mais parce que le Christ a fait cette promesse à Pierre: Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle".

  "Dans cette espérance indéfectible de la présence éternelle de Dieu à chacune de nos âmes, dans cette joie de savoir que le Christ est avec nous jusqu'à la fin des temps, dans cette force que l'Esprit Saint donne à tous ceux et à toutes celles qui acceptent de se laisser saisir par lui, je vous confie, chers chrétiens de Paris et de France, à l'action puissante et miséricordieuse du Dieu d'amour qui est mort pour nous sur la Croix et ressuscité victorieusement au matin de Pâques. A tous...je redis avec Paul: Fuyez le culte des idoles, ne vous lassez pas de faire le bien!".

  Après la messe des Invalides, le Pape est retourné à la nonciature pour déjeuner avec l'épiscopat d'Ile-de-France.
PV-FRANCE/MESSE/INVALIDES:PARIS                             VIS 20080913 (940)


BENOÎT XVI SOUS LA COUPOLE


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2008 (VIS). A 9 h le Pape s'est rendu à l'Institut de France, institution fondée en 1795, qui regroupe l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences, l'Académie des beaux-arts et l'Académie des sciences morales et politiques. En 1992, le Cardinal Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait été élu Académicien associé à la place du Prix Nobel de la paix Andrei Sakharov. Accueilli par M.Gabriel de Broglie, Chancelier de l'Institut, et Mme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel, Benoît XVI a été introduit sous la Coupole, où siègent tous les académiciens:

  "Je ne pouvais pas venir à Paris sans vous saluer personnellement", a dit le Pape à ses confrères. "C'est pour moi un très grand honneur d'être reçu ce matin et il m'est agréable de profiter de cette heureuse occasion pour souligner les liens profonds qui m'attachent à la culture française pour laquelle j'éprouve une grande admiration... Rabelais affirmait fort justement en son temps, science sans conscience n'est que ruine de l'âme! C'est pour contribuer à éviter le risque d'une semblable dichotomie que, au mois de janvier, et pour la première fois en trois siècles et demi, deux Académies de l'Institut, deux Académies pontificales et l'Institut catholique de Paris ont organisé un colloque sur l'identité changeante de l'individu.. Cette initiative pourrait se poursuivre afin d'explorer en commun les innombrables sentiers des sciences humaines et expérimentales".

  Puis le Saint-Père s'est rendu en voiture panoramique sur l'esplanade des Invalides pour la messe.
PV-FRANCE/INSTITUT/PARIS                                  VIS 20080913 (260)


L'EGLISE ET LES JEUNES


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). Après la cérémonie liturgique, le Pape a salué sur le parvis de Notre-Dame les jeunes qui allaient passer la nuit en prière pour préparer la messe de demain sur l'esplanade des Invalides. Leur enthousiasme à fait dire à Benoît XVI que cela lui rappelait la Journée mondiale de la jeunesse de Sydney de juillet, qui "a fait redécouvrir à de nombreux jeunes l'importance de l'Esprit Saint dans la vie du chrétien. L'Esprit nous met intimement en rapport avec Dieu, chez qui se trouve la source de toute richesse humaine authentique. Tous, vous cherchez à aimer et à être aimés! C'est vers Dieu que vous devez vous tourner pour apprendre à aimer et pour avoir la force d'aimer".

  Puis il a invité les jeunes à méditer la grandeur du sacrement de la confirmation, qui introduit le chrétien dans la vie adulte: "Il est capital de mieux comprendre ce sacrement pour vérifier la qualité et la profondeur de votre foi et pour l'affermir. L'Esprit Saint vous fait approcher du mystère de Dieu et vous fait comprendre qui est Dieu. Il vous invite à voir dans votre prochain, le frère que Dieu vous a donné pour vivre avec lui en communion, humainement et spirituellement, pour vivre en Eglise. En vous révélant qui est le Christ, mort et ressuscité pour nous, Il vous pousse à témoigner... Il est capital de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de loisirs. N'ayez pas peur, ayez le courage de vivre l'Evangile et l'audace de le proclamer... Portez la Bonne Nouvelle aux jeunes de votre âge et aussi aux autres. Ils connaissent les turbulences des affections, le souci et l'incertitude face au travail et aux études. Ils affrontent des souffrances et ils font l'expérience de joies uniques. Témoignez de Dieu, car, en tant que jeunes, vous faites pleinement partie de la communauté catholique... L'Eglise vous fait confiance".

  Le second thème de réflexion proposé par le Pape à la jeunesse a été le mystère de la Croix: "Beaucoup d'entre vous portent autour de leur cou une chaîne avec une croix... Ce n'est pas un ornement, ni un bijou. C'est le symbole précieux de notre foi, le signe visible et matériel du ralliement au Christ...  Pour les chrétiens, la Croix symbolise la sagesse de Dieu et son amour infini révélé dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité pour la vie du monde, pour la vie de chacun et de chacune d'entre vous en particulier". La Croix "est non seulement le signe de votre vie en Dieu et de votre salut, mais elle est aussi le témoin muet des douleurs des hommes et, en même temps, l'expression unique et précieuse de toutes leurs espérances".

  "La Croix compromet en quelque sorte la sécurité humaine, mais elle affermit, aussi et surtout, la grâce de Dieu et confirme notre salut. Ce soir, je vous confie la Croix du Christ. L'Esprit vous en fera comprendre les mystères d'amour... Paul avait compris la parole de Jésus, apparemment paradoxale, selon laquelle c'est seulement en donnant (en perdant) sa propre vie qu'on peut la trouver et il en avait conclu que la Croix exprime la loi fondamentale de l'amour et est la formulation parfaite de la vraie vie".

  Après cette rencontre, Benoît XVI a regagné la nonciature et, après le dîner, il a salué du balcon les fidèles rassemblés dans la rue: " Votre accueil si chaleureux émeut le Pape! Merci d'avoir bien voulu m'attendre ici malgré l'heure tardive et de façon si enthousiaste... Je suis heureux de venir me joindre demain à la foule des pèlerins de Lourdes pour célébrer le jubilé des apparitions de la Vierge. Les catholiques en France ont plus que jamais besoin de renouveler leur confiance en Marie, reconnaissant en Elle le modèle de leur engagement au service de l'Evangile... Je compte sur vous et sur vos prières pour que ce voyage porte du fruit. Que la Vierge Marie vous garde!".
PV-FRANCE/JEUNES/PARIS                                     VIS 20080913 (680)


VEPRES A NOTRE-DAME


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). A 19 h 15', en la cathédrale Notre-Dame, le Pape a présidé les vêpres chantées avec les prêtres, religieux et religieuses, séminaristes et diacres de la région parisienne. Quelques représentants d'autres Eglises et confessions chrétiennes étaient présents. Dans son homélie, il a commenté le psaume 126,1 (Si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain): "Qui est ce Seigneur, sinon notre Seigneur Jésus-Christ? C'est lui qui a fondé son Eglise, qui l'a bâtie sur le roc, sur la foi de l'apôtre Pierre. Augustin se pose la question de savoir quels sont ces travailleurs; et il répond lui-même: ceux qui prêchent dans l'Eglise la parole de Dieu, qui administrent les sacrements. Nous courons tous maintenant, nous travaillons tous, nous édifions tous, mais c'est Dieu seul qui, en nous, édifie, qui avertit, qui ouvre l'intelligence, qui applique notre esprit aux vérités de la foi".

  "Quelle merveille revêt notre action au service de la Parole divine! -s'est exclamé le Saint-Père- Nous sommes les instruments de l'Esprit; Dieu a l'humilité de passer par nous pour répandre sa Parole. Nous devenons sa voix, après avoir tendu l'oreille vers sa bouche. Nous mettons sa Parole sur nos lèvres pour la donner au monde. L'offrande de notre prière est agréée par lui et lui sert pour se communiquer à tous ceux que nous rencontrons". Puis Benoît XVI a souligné que "nos liturgies de la terre, tout entières ordonnées à la célébration de cet acte unique de l'histoire ne parviendront jamais à en exprimer totalement l'infinie densité. La beauté des rites ne sera, certes, jamais assez recherchée, assez soignée, assez travaillée, puisque rien n'est trop beau pour Dieu, qui est la beauté infinie. Nos liturgies de la terre ne pourront jamais être qu'un pâle reflet de la liturgie céleste, qui se célèbre dans la Jérusalem d'en haut, objet du terme de notre pèlerinage sur terre. Puissent, pourtant, nos célébrations s'en approcher le plus possible et la faire pressentir!".

  "Dès maintenant, -a-t-il ajouté- la Parole de Dieu nous est donnée pour être l'âme de notre apostolat, l'âme de notre vie de prêtres... Tout au long de la journée, la Parole de Dieu devient la matière de la prière de l'Eglise tout entière, qui veut ainsi témoigner de sa fidélité au Christ". Le Saint-Père a ensuite exhorté les prêtres à ne pas avoir peur de consacrer beaucoup de leur temps à la lecture, la méditation des Ecritures et à la prière de l'office divin. "Presque à votre insu -a-t-il dit- la Parole lue et méditée en Eglise agit sur vous et vous transforme". Il s'est alors adressé aux séminaristes: "Vous êtes destinés à devenir dépositaires de cette Parole efficace, qui fait ce qu'elle dit. Entretenez toujours en vous le goût de la Parole de Dieu! Apprenez, grâce à elle, à aimer tous ceux qui seront placés sur votre route. Personne n'est de trop dans l'Eglise, personne! Tout le monde peut et doit y trouver sa place".

  Le Pape a aussi demandé aux diacres que, sans chercher à remplacer les prêtres, mais en les aidant avec amitié et efficacité, ils soient de vivants témoins de la puissance infinie de la Parole divine. Puis, il a rappelé aux religieux et religieuses et toutes les personnes consacrées que leur "seule richesse, la seule, à dire vrai, qui franchira les siècles et le rideau de la mort -, c'est bien la Parole du Seigneur... Votre obéissance est, étymologiquement, une écoute, puisque le mot obéir vient du latin Obaudire, qui signifie tendre l'oreille vers quelque chose ou quelqu'un. En obéissant, vous tournez votre âme vers celui qui est le chemin, la vérité et la vie... La pureté de la Parole divine est le modèle de votre propre chasteté ; elle en garantit la fécondité spirituelle".

  Benoît XVI a enfin salué les représentants des Eglises chrétiennes et des communautés ecclésiales "venus prier fraternellement les vêpres avec nous dans cette cathédrale... Je demande ardemment au Seigneur -a conclu le Pape- de faire grandir en nous le sens de cette unité de la Parole de Dieu, signe, gage et garante de l'unité de l'Eglise : pas d'amour dans l'Eglise sans amour de la Parole, pas d'Eglise sans unité autour du Christ rédempteur, pas de fruits de la rédemption sans amour de Dieu et du prochain, selon les deux commandements qui résument toute l'Ecriture sainte !".
PV-FRANCE/VEPRES/PARIS                             VIS 20080913 (740)


RACINES CHRETIENNES DE L'EUROPE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). Le monde de la culture a accueilli Benoît XVI au Collège des Bernardins où le Pape est arrivé vers 17 h 30'. L'institution fut fondée en 1247 par Etienne de Lexington, abbé cistercien de Clairvaux, comme centre de formation théologique pour ses moines. Confisqué pendant la Révolution, l'édifice a été vendu et a traversé au cours des siècles diverses péripéties jusqu'à ce que l'archidiocèse de Paris le rachète. Après cinq années de restauration, l'édifice, authentique joyau de l'architecture médiévale, a été ouvert au public le 4 septembre dernier. Il est le siège d'initiatives artistiques, de conférences et de réunions.

  Le discours du Pape a été consacré aux origines de la théologie occidentale et aux racines de la culture européenne. "Au cours de la grande fracture culturelle -a-t-il dit-, provoquée par la migration des peuples et par la formation des nouveaux ordres étatiques, les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l'antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle". Mais l'intention des moines n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : ...derrière le provisoire, ils cherchaient le définitif". Pour suivre leur voie, leur tâche consistait à trouver les bornes milliaires placées par Dieu sur le chemin. Le Saint-Père a ajouté que "cette voie était sa Parole qui, dans les livres des Ecritures, était offerte aux hommes. La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole...  eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre... Ainsi, en raison même de la recherche de Dieu, les sciences profanes, qui nous indiquent les chemins vers la langue, devenaient importantes".

   Benoît XVI a ensuite parlé des lieux communs aux monastères, les bibliothèques et les écoles qui "ouvraient concrètement un chemin vers la parole" en soulignant que "la Parole qui ouvre le chemin de la recherche de Dieu et qui est elle-même ce chemin, est une Parole qui donne naissance à une communauté... La Parole ne conduit pas uniquement sur la voie d'une mystique individuelle, mais elle nous introduit dans la communauté de tous ceux qui cheminent dans la foi... Tout comme à l'école rabbinique, chez les moines, la lecture accomplie par l'un d'eux est également un acte corporel -a-t-il observé-. La Parole de Dieu elle-même nous introduit dans un dialogue avec Dieu" et, "en particulier, dans le Livre des psaumes, il nous donne les mots avec lesquels nous pouvons nous adresser à lui, lui présenter notre vie, avec ses hauts et ses bas, et nous la transformons en un mouvement vers lui".

  Relevant l'importance du chant dans la vie monastique, Benoît XVI a rappelé que saint Bernard "qualifiait la cacophonie d'un chant mal exécuté une chute dans la Regio Dissimilitudinis, dans la région de la dissimilitude". C'est l'expression utilisée par saint Augustin pour décrire "l'état de son âme avant sa conversion: l'homme qui est créé à l'image de Dieu tombe, en conséquence de son abandon de Dieu, dans la région de la dissimilitude, dans un éloignement de Dieu où il ne le reflète plus et où il devient ainsi non seulement dissemblable à Dieu, mais aussi à sa véritable nature d'homme". Pour Bernard de Clairvaux "la culture du chant est une culture de l'être et les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté... Enfin, pour s'efforcer de saisir cette culture monastique occidentale de la parole, qui s'est développée à partir de la quête intérieure de Dieu", il est nécessaire d'aborder "les Ecritures, qui... dans leur ensemble... constituent l'unique Parole de Dieu qui nous est adressée. Ce pluriel souligne déjà clairement que la Parole de Dieu nous parvient seulement...à travers des paroles humaines, c'est-à-dire que Dieu nous parle seulement dans l'humanité des hommes, et à travers leurs paroles et leur histoire".

  Le Pape a alors souligné que "l'Ecriture a besoin de l'interprétation, et elle a besoin de la communauté où elle s'est formée et où elle est vécue. En elle seulement, elle a son unité et, en elle, se révèle le sens qui unifie le tout... Le christianisme perçoit dans les paroles la Parole, le Logos lui-même, qui déploie son mystère à travers cette multiplicité. Cette structure particulière de la Bible est un défi toujours nouveau posé à chaque génération. Selon sa nature, elle exclut tout ce qu'on appelle aujourd'hui fondamentalisme... La Parole de Dieu, en effet, n'est jamais simplement présente dans la seule littéralité du texte. Pour l'atteindre, il faut un dépassement et un processus de compréhension qui se laisse guider par le mouvement intérieur de l'ensemble des textes et, à partir de là, doit devenir également un processus vital. Ce n'est que dans l'unité dynamique de leur ensemble que les nombreux livres ne forment qu'un livre. La Parole de Dieu et son action dans le monde se révèlent dans la parole et dans l'histoire humaines".

  "Le dépassement de la lettre et sa compréhension holistique", a dit le Saint-Père, sont exprimés par saint Paul dans sa phrase: La lettre tue, mais l'Esprit donne la vie. Or l'esprit libérateur ne peut pas être réduit à... la vision personnelle de celui qui interprète. L'esprit est Christ... qui nous montre le chemin. Avec cette parole sur l'esprit et sur la liberté, un vaste horizon s'ouvre, mais en même temps, une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte: le lien de l'intelligence et de l'amour... Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Ecriture...a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire".

  Puis le Saint-Père a fait remarquer qu'en plus de l'Ora de la vie monastique, existait aussi le Labora et que le "Dieu chrétien...est aussi le Créateur. Dieu travaille, il continue d'œuvrer dans et sur l'histoire des hommes. Et dans le Christ, il entre comme personne dans l'enfantement laborieux de l'histoire... Dieu travaille!... L'homme est capable de participer à l'œuvre créatrice de Dieu dans le monde. Sans cette culture du travail qui, avec la culture de la parole, constitue le monachisme, le développement de l'Europe, son Ethos et sa conception du monde sont impensables".

  Reprenant le début de son discours sur la vie monacale, Benoît XVI a rappelé que "celui qui devenait moine, s'engageait sur un chemin élevé et long, il était néanmoins déjà en possession de la direction : la Parole de la Bible dans laquelle il écoutait Dieu parler", mais "afin que s'ouvre un chemin au cœur de la parole biblique en tant que Parole de Dieu, cette même Parole doit d'abord être annoncée ouvertement. De fait, les chrétiens de l'Eglise naissante ne considéraient pas leur annonce missionnaire comme une propagande...mais comme une nécessité intrinsèque qui dérivait de la nature de leur foi... L'universalité de Dieu et l'universalité de la raison ouverte à lui constituaient pour eux la motivation et, à la fois, le devoir de l'annonce. Pour eux, la foi ne dépendait pas des habitudes culturelles, qui sont diverses selon les peuples, mais relevait du domaine de la vérité qui concerne, de manière égale, tous les hommes".

  "Le schéma fondamental de l'annonce chrétienne Ad Extra, c'est à dire aux hommes qui, par leurs questionnements, sont en recherche, se dessine dans le discours de saint Paul à l'Aréopage quand...il annonce celui que les hommes ignorent et pourtant connaissent : l'inconnu-connu. C'est celui qu'ils cherchent, et dont, au fond, ils ont connaissance et qui est cependant l'inconnu et l'inconnaissable. Au plus profond, la pensée et le sentiment humains savent de quelque manière que Dieu doit exister et qu'à l'origine de toutes choses, il doit y avoir non pas l'irrationalité, mais la raison créatrice, non pas le hasard aveugle, mais la liberté... Toutefois, bien que tous les hommes le sachent d'une certaine façon...cette connaissance demeure ambiguë : un Dieu seulement pensé et élaboré par l'esprit humain n'est pas le vrai Dieu. Si lui ne se montre pas, quoi que nous fassions, nous ne parvenons pas pleinement jusqu'à lui... La nouveauté de l'annonce chrétienne réside en un fait : Dieu s'est révélé. Ce n'est pas un fait nu mais un fait qui, lui-même, est Logos, présence de la raison éternelle dans notre chair". A notre époque aussi "Dieu est vraiment devenu le grand inconnu. Malgré tout, comme jadis où derrière les nombreuses représentations des dieux était cachée et présente la question du Dieu inconnu, de même, aujourd'hui, l'actuelle absence de Dieu est aussi tacitement hantée par la question qui le concerne".

  "Chercher Dieu et se laisser trouver par lui, cela n'est pas moins nécessaire aujourd'hui que par le passé", a conclu Benoît XVI. "Une culture purement positiviste, qui renverrait dans le domaine subjectif, comme non scientifique, la question concernant Dieu, serait la capitulation de la raison, le renoncement à ses possibilités les plus élevées et donc un échec de l'humanisme, dont les conséquences ne pourraient être que graves. Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable".

  Après ce discours, le Pape s'est rendu à la cathédrale Notre-Dame pour présider les vêpres avec les prêtres, religieux, religieuses, séminaristes et diacres de Paris et de sa région ecclésiastique.
PV-FRANCE/MONDE CULTURE/PARIS                             VIS 20080913 (1660)


RENFORCER L'AMITIE JUIFS CHRETIENS


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). A 17 h, Benoît XVI a reçu à la nonciature les représentants de la communauté juive française, devant lesquels il a réaffirmé l'importance du renforcement de l'amitié entre juifs et chrétiens: "Nous avons une fraternité à fortifier et à vivre" et nos "liens de fraternité sont une invitation continuelle à se connaître mieux et à se respecter", a-t-il dit.

  L'Eglise catholique "redit avec force par ma voix les paroles du grand Pape Pie XI: Spirituellement, nous sommes des sémites. L'Eglise s'élève donc contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique, n'est recevable. Le théologien français Henri de Lubac, dans une heure des ténèbres, comme disait Pie XII, a compris qu'être antisémite était aussi être antichrétien. Une fois encore, je tiens à rendre un profond hommage à ceux qui sont morts injustement et à ceux qui ont œuvré pour que les noms des victimes restent en mémoire. Dieu n'oublie pas!".

  Après la rencontre, le Saint-Père s'est rendu en voiture au collège des Bernardins, où l'attendaient 700 représentants du monde de la culture, mais aussi de l'UNESCO et de l'Union Européenne, ainsi que des membres de la communauté musulmane de France.
PV-FRANCE/JUIFS/...                                                 VIS 20080912 (210)


vendredi 12 septembre 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Salvatore Pappalardo, Archevêque de Syracuse (superficie: 1.341, population: 334.600, catholiques: 324.500, prêtres: 145, diacres: 10, religieux: 244), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Nicosia (Italie), il succède à Mgr.Giuseppe Costanzo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../PAPPALARDO:COSTANZO                                  VIS 20080912 (60)

AVIS

CITE DU VATICAN,12 SEP 2008 (VIS). En raison du voyage apostolique de Benoît XVI, le bulletin VIS sera diffusé samedi 13 et dimanche 14 septembre.
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BENOÎT XVI ET LA LAICITE FRANÇAISE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2008 (VIS). Après deux heures de vol depuis Rome, Benoît XVI est arrivé à 11 h à l'aéroport d'Orly-Paris, où a ainsi commencé son voyage apostolique en France. Il a été accueilli par le Président de la République et le Cardinal Archevêque de Paris. Après le salut aux diverses autorités civiles et religieuses, le Pape a gagné par la route la capitale. Après une halte à la nonciature apostolique, il s'est rendu à 12 h 30' à l'Elysée pour un entretien avec le chef de l'état français, suivi d'une rencontre avec les corps constitués. Le Saint-Père a prononcé son premier discours en France, rappelant que la raison première de son voyage est le 150 anniversaire des apparitions de Lourdes.

  Faisant écho à ce que le Président Sarkosy avait dit en décembre dernier à Rome, le Pape a évoqué les racines de la France qui, à l'instar de celles de l'Europe, sont chrétiennes: L'Histoire -a-t-il dit- suffit à le montrer. Dès ses origines, la France a reçu le message de l'Evangile... Les milliers de chapelles, d'églises, d'abbayes et de cathédrales qui ornent le cœur des villes ou la solitude des campagnes" en témoignent.

  "L'Eglise en France jouit actuellement d'un régime de liberté", a-t-il poursuivi. "La méfiance du passé s'est transformée peu à peu en un dialogue serein et positif, qui se consolide toujours plus. Un nouvel instrument de dialogue existe depuis 2002 et j'ai grande confiance en son travail, car la bonne volonté est réciproque... En ce moment historique où les cultures s'entrecroisent de plus en plus, je suis profondément convaincu qu'une nouvelle réflexion sur le vrai sens et sur l'importance de la laïcité est devenu nécessaire. Il est en effet fondamental, d'une part, d'insister sur la distinction entre le politique et le religieux, afin de garantir aussi bien la liberté religieuse des citoyens que la responsabilité de l'Etat envers eux, et d'autre part, de prendre une conscience plus claire de la fonction irremplaçable de la religion pour la formation des consciences et de la contribution qu'elle peut apporter, avec d'autres instances, à la création d'un consensus éthique fondamental dans la société".

  Puis, rappelant que les jeunes sont sa préoccupation majeure, le Pape a souligné que certains d'entre-eux "souffrent d'une perte de repères dans leur vie familiale. Parfois marginalisés et souvent abandonnés à eux-mêmes, ils sont fragiles et ils doivent affronter seuls une réalité qui les dépasse. Il est donc nécessaire de leur offrir un bon cadre éducatif et de les encourager à respecter et à aider les autres, afin qu'ils arrivent sereinement à l'âge responsable. L'Eglise peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu'il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l'aide immédiate nécessaire, iront au cœur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité". Benoît XVI a alors confié combien l'état de la planète le préoccupe aussi, ajoutant qu'il "faudra apprendre à le respecter et à le protéger davantage. Il me semble qu'est arrivé le moment de faire des propositions plus constructives pour garantir le bien des générations futures".

  "L'exercice de la Présidence de l'Union Européenne -a poursuivi le Saint-Père- est l'occasion pour votre pays de témoigner de l'attachement de la France aux droits de l'homme et à leur promotion pour le bien de l'individu et de la société. Lorsque le citoyen européen verra et expérimentera personnellement que les droits inaliénables de la personne humaine, depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle, ainsi que ceux relatifs à son éducation libre, à sa vie familiale, à son travail, sans oublier naturellement ses droits religieux, lorsque donc cet européen saisira que ces droits, qui constituent un tout indissociable, sont promus et respectés, alors il comprendra pleinement la grandeur de la construction de l'Union et en deviendra un artisan actif".

  "Et devant le danger de l'émergence d'anciennes méfiances, de tensions et d'oppositions entre les nations, dont nous sommes aujourd'hui les témoins préoccupés, la France, historiquement sensible à la réconciliation des peuples, est appelée à aider l'Europe à construire la paix dans ses frontières et dans le monde entier. A cet égard, il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d'autre part que l'identité nationale elle-même ne se réalise que dans l'ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux". J'ai confiance, a conclu le Pape, que la France "contribuera toujours plus à faire progresser ce siècle vers la sérénité, l'harmonie et la paix".

  Ensuite, Benoît XVI a regagné la nonciature pour y déjeuner en privé. Après une brève rencontre avec les institutions juives, il se rendra au célèbre Couvent des Bernardins, restauré et depuis peu ouvert au public, pour y rencontrer le monde de la culture.
PV-FRANCE/ARRIVEE/PARIS                                         VIS 20080912 (850)


jeudi 11 septembre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 11 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu:

-M.Lars Petter Forberg, Ambassadeur de Norvège, en visite de congé.

-L'Abbé Joaquín Robledo, Administrateur du diocèse de San Lorenzo (Paraguay), en visite Ad Limina.
AP:AL/.../...                                                      VIS 20080911 (50)

L'EGLISE EN FRANCE


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2008 (VIS). En prévision du voyage de Benoît XVI en France (12-15 septembre) pour le 150 anniversaire des apparitions de Lourdes, voici les données du Bureau central de statistique de l'Eglise sur ce pays et l'Eglise locale (au 31 décembre 2006): 46.427.000 des 61.350.000 français sont catholiques (75,5%).

  L'Eglise catholique se compose de 98 circonscriptions, 16.553 paroisses et 674 centres pastoraux. Elle dispose de 186 évêques, 21.074 prêtres, 134 petits séminaristes et 1.299 grands séminaristes, 42.425 religieux, 1.577 laïcs membres d'instituts séculiers et 62.831 catéchistes. Les 10.195 structures éducatives regroupent 2.108.240 élèves et étudiants de la maternelle à l'université. Le clergé ou les congrégations gèrent 94 hôpitaux, 103 dispensaires, 520 foyers pour personnes âgées ou malades, 96 orphelinats et crèches, 49 centres familiaux et de protection de la vie, 247 structures spécialisées de formation ou de rééducation sociale, 65 autres institutions variées.
OP/EGLISE FRANCE/...                                     VIS 20080911 (160)


VISITE DE L'EPISCOPAT PARAGUAYEN


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin à Castelgandolfo les prélats du Paraguay, en conclusion de leur visite Ad Limina, qu'il a encouragé dans une action pastorale qualifiée de complexe: "Face à un climat culturel tendant à écarter Dieu des gens et de la société ou le considérant un obstacle au bonheur individuel, un grand effort missionnaire et nécessaire. Il mettra le Christ -a souligné Benoît XVI- au coeur de l'action pastorale en vue de faire connaître à tous la beauté et la vérité sur Jésus, sa vie et son message de salut".

  C'est pourquoi, a-t-il ajouté, "à côté de la sainteté des pasteurs, la présence de justes témoins de la vie chrétienne constitue une exigence pour l'Eglise et pour le monde... Principe de visibilité et d'unité de son Eglise, l'évêque est aussi lien de la communion ecclésiale et lien de l'Eglise particulière avec l'Eglise universelle". Encourageant également ses hôtes à faire tout leur possible pour "accroître l'unité au sein des communautés diocésaines mais aussi avec le siège apostolique", il a salué le choix de l'épiscopat paraguayen de favoriser la pastorale de la jeunesse et celle des vocations. "La conviction et la fidélité des prêtres dans leur vie quotidienne encouragera beaucoup de jeunes à suivre le Christ dans le sacerdoce, de répondre généreusement à son appel".

  Pour que le message chrétien parvienne aux quatre coins du monde, a souligné le Pape, la collaboration des laïcs est indispensable. "La vocation des fidèles est d'imprégner l'ordre temporel d'esprit chrétien et de le modifier selon le dessein divin. Quant aux pasteurs, ils doivent leur fournir les outils spirituels et la formation nécessaires... Un aspect particulier de la vocation des laïcs -a précisé Benoît XVI- est le service rendu à la société par le biais de l'activité politique... C'est pourquoi il faut les encourager...à vivre avec responsabilité la charité sociale, afin que la communauté à laquelle ils appartiennent...progresse dans la voie de la justice, de l'honnêteté et des valeurs comme la défense de la vie, du mariage et de la famille. Ainsi contribueront-ils au progrès social et spirituel" de l'humanité.

  Benoît XVI a conclu son discours aux pasteurs du Paraguay en saluant leurs efforts pour répondre aux attentes du peuple, les encourageant à être "des images concrètes de la charité du Christ envers tous les frères, particulièrement ceux qui souffrent, sont marginalisés, âgés, malades ou incarcérés".
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mercredi 10 septembre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 10 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo, le Saint-Père devrait recevoir en fin d'après-midi le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, accompagné de Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire.
AP/.../...                                                      VIS 20080910 (50)

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