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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 12 mai 2009

ANNEE SACERDOTALE


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI accordera aux prêtres et fidèles l'indulgence plénière à l'occasion de l'Année sacerdotale (19 juin 2009 - 19 juin 2010) décrétée en l'honneur de saint Jean-Marie Vianney, selon un décret publié aujourd'hui et signé du Cardinal James Francis Stafford et de Mgr Gianfranco Girotti, OFM Conv., respectivement Grand Pénitencier et Régent de la Pénitencerie apostolique. Cette année s'ouvrira à la solennité du Sacré Cœur par un Journée de sanctification sacerdotale. Le Pape présidera les vêpres devant les reliques du saint apportées à Rome par l'Evêque de Belley-Ars. L'année jubilaire se conclura Place-St.Pierre en présence de prêtres du monde entier qui "renouvelleront leur fidélité au Christ et leur lien de fraternité". Voici les modalités d'obtention des indulgences:

A) Aux prêtres, repentis de tout cœur, qui prient un jour aux laudes ou vêpres devant le Saint Sacrement exposé à l'adoration publique ou dans le tabernacle et qui se proposent...à la célébration des sacrements surtout de la confession, sera accordée l'indulgence plénière applicable à leurs frères dans le sacerdoce défunts comme suffrage, si, en conformité avec les dispositions en vigueur, ils se confessent, communient et prient aux intentions du Saint-Père. Une indulgence partielle sera aussi accordée aux frères dans le sacerdoce défunts, chaque fois qu'ils réciteront les prières appropriées qui mènent à une vie sainte et qu'ils accomplissent les offices qui leur ont été confiés.

B) Aux fidèles repentis de tout cœur et qui, dans un église ou un oratoire assistent à la messe et prient pour les prêtres de l'Eglise Jésus-Christ, prêtre souverain et éternel, et qui accompliront ce même jour une bonne œuvre, sera accordée l'indulgence plénière, toujours s'ils se sont confessés et qu'ils prient aux intentions du Saint-Père les jours d'ouverture et de clôture de cette année sacerdotale, le jour du 150 anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, les premiers jeudis du mois ou de quelque autre jour établi par les Ordinaires des lieux pour l'utilité des fidèles".

Les personnes âgées, les malades et tous ceux qui, pour des motifs légitimes, ne peuvent sortir de chez eux, pourront obtenir l'indulgence plénière s'ils gardent une âme éloignée du péché et s'ils accomplissement les trois conditions nécessaires dès qu'il leur sera possible, et si aux jours indiqués, ils prient pour la sanctification des prêtres et offrent à Dieu par l'intercession de Marie, Reine des Apôtres, leurs infirmités et leurs souffrances". De même, l'indulgence partielle sera accordée à tous les fidèles chaque fois qu'ils réciteront cinq Notre Père, Je vous salue Marie et Gloria, et d'autres prières approuvées "en l'honneur du Sacré Cœur, pour que les prêtres restent purs et saints de vie".
PENT/DECRET INDULGENCE/ANNEE SACERDOTALE VIS 090512 (450)

MISE AU POINT DU PORTE-PAROLE


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Après la rencontre avec les organisations du dialogue inter-religieux, le P.Federico Lombardi, SJ, a fait la précision suivante: "L'intervention du Scheik Tayssir Attamini était imprévue. Dans une manifestation consacrée au dialogue, elle en constitue une négation. On doit espérer que cet incident ne compromette pas la mission du Pape, venu favoriser la paix et le dialogue entre les religions, ainsi qu'il l'a plusieurs fois souligné au cours de son pèlerinage. Il ne doit pas non plus peser sur le dialogue inter-religieux en Terres Sainte".
OP/DIALOGUE/LOMBARDI VIS 090512 (100)

RENCONTRE AVEC LE GRAND MUFTI DE JERUSALEM


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). A 8 h 45' locales, Benoît XVI est arrivé sur l'Esplanade des Mosquées, qui correspond à la plateforme du Temple de Jérusalem, reconstruit au I siècle av.JC par Hérode et détruit par les romains au I siècle ap.JC. Le Mont du Temple, en arabe Al-Haram Ash-Sharif (enceinte sainte et noble), contient deux mosquées, la Coupole du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. L'aire du Mont du Temple est chère aux trois religions monothéistes. Pour les juifs, c'est là qu'Abraham présenta Isaac en sacrifice et le site du Temple. Les musulmans la considèrent comme leur troisième lieu de pèlerinage, après La Mecque et Médine. Le Prophète Mahomet y serait monté au Ciel. Pour les chrétiens, c'est le lieu où Jésus prédit la destruction du Temple.

La Coupole du Rocher a un toit doré, tandis que le sanctuaire est octogonal. C'est le plus ancien monument musulman encore intact en Terre Sainte. La première mosquée, construite en 640, a été remplacée par l'actuelle en 687. Au XII siècle, les Croisés en firent une église sous le nom de Templum Domini, d'où vint le nom de l'Ordre du Temple. Le culte musulman fut rétabli par Saladin en 1187. Au centre de la rotonde somptueusement décorée se trouve le rocher sur lequel Mahomet pria avant d'être enlevé au Ciel. La Mosquée Al-Aqsa, ce qui signifie en arabe la plus ancienne, est traditionnellement le lieu le plus éloigné de La Mecque où Mahomet fut transporté miraculeusement une nuit. Sa construction remonte au VIII siècle. Détruite par plusieurs séismes, elle fut reconstruite comme église par les templiers. A l'instar du Dôme voisin, Saladin la restitua à l'Islam. Durant les travaux de 1938, le Roi Farouk d'Egypte restaura le plafond, et Benito Mussolini offrit des colonnes en marbre de Carrare.

Le Saint-Père est arrivé à 9 h au Dôme du Rocher où l'attendait le Grand Mufti Muhammad Ahmad Husayn, autorité juridico-religieuse suprême de Jérusalem et du peuple arabe musulman en Palestine, ainsi que le Président du Conseil du Waqf (Biens religieux islamiques). Après une brève visite, il a été accompagné jusqu'au monument de Al-Kubbah Al-Nahawiyya, où l'attendaient les représentants de la communauté islamique: Le Dôme du Rocher, a dit le Pape, "invite nos cœurs et nos esprits à réfléchir sur le mystère de la création et sur la foi d'Abraham. Ici, les chemins des trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu'elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre... Chacune a rassemblé de nombreux disciples tout au long des siècles et a inspiré un riche patrimoine spirituel, intellectuel et culturel... Dans un monde tristement déchiré par les divisions, ce lieu sacré sert de stimulant et met aussi les hommes et les femmes de bonne volonté au défi de travailler afin que soient dépassés les malentendus et les conflits du passé et que soit ouvert le chemin d'un dialogue sincère destiné à construire un monde de justice et de paix pour les futures générations".

"Puisque les enseignements des traditions religieuses concernent, en fin de compte, la réalité de Dieu, le sens de la vie et la destinée commune de l'humanité c'est-à-dire, tout ce qu'il y a de plus sacré et de plus précieux pour nous, on peut être tenté ici de s'engager dans un tel dialogue avec crainte et doute quant aux possibilités de succès. Néanmoins, nous pouvons commencer par nous appuyer sur la foi au Dieu unique, source infinie de justice et de miséricorde, puisqu'en lui ces deux qualités existent dans un parfaite unité. Ceux qui croient en son nom ont le devoir de s'efforcer inlassablement d'être justes en imitant son pardon, car les deux qualités sont orientées intrinsèquement vers la coexistence pacifique et harmonieuse de la famille humaine... La fidélité au Dieu Unique, au Créateur, au Très Haut conduit à reconnaître que les êtres humains sont fondamentalement en relation les uns avec les autres, puisque tous doivent leur existence véritable à une seule source et tous marchent vers une fin commune. Marqués du sceau indélébile du divin, ils sont appelés à jouer un rôle actif en réparant les divisions et en promouvant la solidarité humaine. Cela fait peser sur nous une grande responsabilité. Ceux qui honorent le Dieu unique croient qu'il tiendra les êtres humains responsables de leurs actions. Les Chrétiens affirment que le don divin de la raison et de la liberté est à la base de ce devoir de répondre de ses actes. La raison ouvre l'esprit à la compréhension de la nature et de la destinée communes de la famille humaine, tandis que la liberté pousse les cœurs à accepter l'autre et à le servir dans la charité".

"Je suis venu à Jérusalem -a ajouté le Saint-Père- pour un pèlerinage de foi...comme Evêque de Rome et Successeur de l'Apôtre Pierre, mais aussi comme fils d'Abraham, en qui seront bénies toutes les familles de la terre. Je vous assure que l'Eglise désire ardemment coopérer au bien-être de la famille humaine. Elle croit fermement que la réalisation de la promesse faite à Abraham est universelle dans son ampleur, embrassant tout homme et toute femme, sans considération pour sa provenance ou pour son statut social... Tandis que musulmans et chrétiens poursuivent le dialogue respectueux qu'ils ont entamé, je prie pour qu'ils cherchent comment l'Unicité de Dieu est liée de façon inextricable à l'unité de la famille humaine... et maintiennent leurs regards fixés sur la bonté absolue de Dieu, sans jamais perdre de vue la manière dont elle se reflète sur le visage des autres!". Après son discours, le Saint-Père a gagné le Mur occidental du Temple, dit Mur des Lamentations.
PV-ISRAEL/ESPLANADE MOSQUEES/JERUSALEM VIS 090512 (960)

AU MEMORIAL DE YAD VASHEM


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI est arrivé à 17 h 30' locale au Mémorial de Yad Vashem (littéralement: une mémoire et un nom), monument érigé en 1953 par l'Etat d'Israël en commémoration des six millions de juifs victimes de l'Holocauste. Ce complexe public est composé de deux musées, de salles d'expositions, de monuments extérieurs et de centres de documentations et d'informations. Le nom du centre trouve son origine dans le livre d'Isaïe où Dieu affirme: Je leur donnerai dans ma maison et dans mes remparts un monument et un nom… je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé. Font également partie du complexe, le Pavillon des enfants, en souvenir du million et demi d'enfants qui périrent au cours de la Shoah, la Vallée des communautés détruites commémorant les quelques 5.000 communautés juives qui furent anéanties, et l'Allée et le Jardin des Justes qui honorent les non juifs qui sauvèrent des juifs. Le Pape a été accueilli par le Président et le Directeur du centre, puis a gagné à pied au Mémorial jusqu'à l'entrée d'honneur de la Chambre de la Mémoire où l'attendaient le Président Peres et le Rabbin Président du conseil de Yad Vashem. La Chambre de la Mémoire est une structure en forme de tente sur le sol duquel on peut lire les noms des six camps d'extermination et les différents noms des camps de concentration. Un autre monument avec une flamme commémorative abrite la crypte du souvenir qui contient des cendres de victimes.

Après avoir ravivé la flamme du souvenir, déposé une couronne de fleurs et s'être entretenu avec six survivants de l'Holocauste, Benoît XVI a prononcé un discours: Je suis venu, a-t-il dit, "pour rester en silence devant ce monument, érigé pour honorer la mémoire de millions de personnes tuées dans l'horrible tragédie de la Shoah. Elles ont perdu leurs vies mais elles ne perdront jamais leurs noms, car ils sont profondément gravés dans le cœur de ceux qui les aiment, de leurs compagnons de détention qui ont survécus et de tous ceux qui sont déterminés à ne plus jamais permettre qu'une telle atrocité déshonore à nouveau l'humanité. Plus que tout, leurs noms est à jamais inscrits dans la mémoire du Dieu Tout-puissant. Il est possible de dérober à un voisin ce qu'il possède, son avenir ou sa liberté. Il est possible de tisser un réseau insidieux de mensonges pour convaincre les autres que certains groupes ne méritent pas d'être respectés. Néanmoins, quoique vous fassiez, il est impossible d'enlever son nom à un être humain".

"Les noms inscrits dans ce sanctuaire auront toujours une place sacrée parmi les descendants innombrables d'Abraham. Comme lui, leur foi a été éprouvée. Comme Jacob, ils ont été plongés dans le combat pour discerner les desseins du Très Haut. Que les noms de ces victimes ne périssent jamais! Que leur souffrance ne soit jamais niée, discréditée ou oubliée! Et que toutes les personnes de bonne volonté demeurent attentives à déraciner du cœur de l'homme tout ce qui peut conduire à de telles tragédies!... L'Eglise catholique, professant les enseignements de Jésus et attentive à imiter son amour pour tous les hommes, a une profonde compassion pour les victimes dont il est fait mémoire ici. De même, elle se fait proche de tous ceux qui, aujourd'hui, sont objet de persécution à cause de leur race, de leur couleur, de leur condition de vie ou de leur religion - leurs souffrances sont les siennes, et sienne est leur espérance de justice. En tant qu'Evêque de Rome et Successeur de l'Apôtre Pierre, je réaffirme l'engagement de l'Eglise à prier et à travailler sans cesse pour faire en sorte que cette haine ne règne plus jamais dans le cœur des hommes. Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est le Dieu de la paix... En regardant les visages qui se reflètent à la surface de la nappe d'eau immobile à l'intérieur de ce mémorial, on ne peut pas ne pas se rappeler que chacun d'eux porte un nom. Je peux seulement imaginer la joyeuse attente de leurs parents alors qu'ils se préparaient avec impatience à accueillir la naissance de leurs enfants. Quel nom donnerons-nous à cet enfant? Qu'adviendra-t-il de lui ou d'elle? Qui pouvait imaginer qu'ils auraient été condamnés à un sort aussi déplorable! Tandis que nous sommes ici, en silence, leur cri résonne encore dans nos cœurs. C'est un cri élevé contre tout acte d'injustice et de violence. C'est le reproche continuel du sang innocent versé. C'est le cri d'Abel montant de la terre vers le Très Haut". Pour faire monter ce cri, le Pape a lu les versets du Livre des Lamentations qui commencent par la phrase: Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées. Après la lecture, Benoît XVI a ajouté: "Je suis profondément reconnaissant envers Dieu et envers vous de cette occasion qui m'a été donnée de m'arrêter ici, en silence : silence pour se souvenir, silence pour prier, silence pour espérer".

Ensuite, le Saint-Père a signé le Livre d'or de Yad Vashem où il a écrit la phrase du Livre des Lamentations: Ses compassions ne sont pas épuisées. Salué à son départ par un chœur et par les autorités qui l'avaient accueilli, Benoît XVI s'est ensuite rendu en automobile à l'Institut pontifical Notre-Dame de Jérusalem.
PV-ISRAEL/YAD VASHEM/JERUSALEM VIS 090511 (900)

FAVORISER CE QUI NOUS UNIT


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 18 h 45', le Pape a rencontré les représentants des organisations pour le dialogue interreligieux au Centre Notre-Dame de Jérusalem, érigée en Institut pontifical par Jean-Paul II en 1978. Quelque 500 personnes ont assisté à la rencontre dans l'auditorium. A notre époque, a dit le Saint-Père au début de son discours, "on est parvenu à créer en bien des cas une certaine impression de proximité et d'unité au sein de l'ensemble de la famille humaine", en ajoutant toutefois que "la série illimitée de portails qui sont mis à la disposition des gens pour leur donner accès facilement à toutes sortes de sources d'information peut facilement devenir un instrument de fragmentation sociale croissante". Benoît XVI a alors invité à se demander "quelle est la contribution que la religion apporte aux cultures du monde devant les effets d'une mondialisation rapide... Il nous revient, en tant que croyants, de relever le défi de présenter clairement ce que nous partageons ensemble... Des vies faites de fidélité religieuse font écho à la présence envahissante de Dieu et forment de cette manière une culture qui n'est pas définie par des limites de temps ou d'espace mais qui se modèle fondamentalement sur des principes et des actions qui résultent de la foi".

Après avoir souligné que "la croyance religieuse présuppose la vérité" et que "quelqu'un qui croit est quelqu'un qui cherche la vérité et en vit", le Pape a ajouté qu'ensemble, "nous pouvons proclamer que Dieu existe et qu'on peut le connaître, que la terre est sa création, que nous sommes ses créatures, et qu'il appelle tout homme et toute femme à vivre de manière à respecter son dessein sur le monde... Si nous croyons que nous avons un critère de jugement et de discernement qui est d'origine divine et qui est valable pour toute l'humanité, alors nous ne devons pas nous lasser de faire en sorte que cette connaissance puisse avoir une influence sur la vie civile. La vérité devrait être proposée à tous; elle est au service de tous les membres de la société... Loin d'être une menace pour la tolérance vis-à-vis des différences culturelles ou du pluralisme culturel, la vérité rend possible un consensus et permet au débat public de rester rationnel, honnête et solide, elle ouvre enfin le chemin de la paix. Encourager la volonté d'obéir à la vérité, permet en fait d'élargir notre conception de la raison et son champ d'application et rend possible le dialogue authentique entre cultures et religions qu'il est si urgent de développer aujourd'hui".

"En cet âge d'accès immédiat à l'information et marqué par des tendances sociales qui engendrent une forme de monoculture", a ajouté le Saint-Père, "une réflexion approfondie sur la présence permanente de Dieu pourra enhardir la raison, stimuler le génie créatif, faciliter une évaluation critique des pratiques culturelles et renforcer la valeur universelle de la croyance religieuse". Certains, a-t-il encore dit, "voudraient nous faire croire que nos différences sont nécessairement une cause de division et donc, ne doivent être au plus que tolérées... ou même que nous devrions être réduits au silence. Mais, nous savons que nos différences ne doivent jamais être dénaturées au point d'être considérées comme une cause inévitable de friction ou de tension soit entre nous, soit avec la société dans son ensemble. Au contraire, elles fournissent une merveilleuse opportunité pour les personnes des différentes religions de vivre ensemble dans un profond respect, dans l'estime et la considération, s'encourageant les unes les autres sur les chemins de Dieu... Avec l'aide du Tout-Puissant et éclairés par sa vérité, puissiez-vous continuer d'avancer avec courage, en respectant tout ce qui nous rend différents et en promouvant tout ce qui nous unit comme créatures bénies par le désir d'apporter l'espérance à nos communautés et au monde!", a conclu le Pape.

A la fin de la rencontre, le Saint-Père a béni la première pierre du nouvel Institut Notre-Dame de Magdala qui accueillera les pèlerins en visite en Terre Sainte et qui sera un centre spirituel avec la future basilique Sainte-Marie-Madeleine.
PV/ISRAEL/RENCONTRE INTERRELIGIEUSE/JERUSALEM VIS 090512 (680)

VISITE AU PRESIDENT PERES


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 16 h 15' Benoît XVI s'est rendu à la résidence du Président de l'Etat d'Israël, et après l'intervention de M.Shimon Peres s'est adressé à l'assistance: Je prie chaque jour, a-t-il dit, "pour que la paix, née de la justice, revienne en Terre Sainte et dans toute la région, apportant la sécurité et une espérance renouvelée pour tous. La paix est avant tout un don divin. Promesse du Tout Puissant à l'humanité, elle est porteuse d'unité". Puis à l'adresse des responsables religieux, le Pape a dit "que la contribution spécifique des religions à la recherche de la paix se trouve essentiellement dans une recherche de Dieu authentique, ardente et unifiée". Il faut donc "être attentifs au fait que toute division ou tension, toute tendance au repliement sur soi ou à la suspicion parmi les croyants ou entre des communautés, peut facilement conduire à une contradiction qui masque l'unité de Dieu, trahit notre propre unité et s'oppose à l'Unique qui se révèle lui-même comme celui qui est riche en grâce et en fidélité".

"La sécurité, le droit, la justice et la paix!", s'est alors exclamé Benoît XVI. "Dans le dessein de Dieu sur le monde, tout cela est inséparable... Il n'y a qu'une manière de protéger et de promouvoir ces valeurs, les mettre en pratique, les vivre! Aucune personne, famille, communauté ou nation n'est exemptée du devoir de vivre selon la justice et d'oeuvrer à la paix... Les valeurs authentiques et les buts d'une société, qui protègent toujours la dignité humaine, sont indivisibles, universels et interdépendants. Ils ne peuvent plus être respectés quand ils deviennent la proie d'intérêts particuliers ou de politiques sectorisées. Le véritable intérêt d'une nation est toujours servi par la recherche de la justice pour tous". Après quoi il s'est adressé aux familles de Jérusalem et d'Israël: "Quels sont les parents qui pourraient vouloir la violence, l'insécurité ou la désunion pour leur fils ou leur fille? Quel but politique humain peut-il être jamais servi par le conflit et la violence? J'entends le cri de ceux qui vivent dans ce pays et qui réclament la justice, la paix, le respect de leur dignité, la sécurité durable, une vie quotidienne sans crainte des menaces venant de l'extérieur ou d'une violence aveugle. Et je sais qu'un nombre important d'hommes et de femmes, de jeunes aussi, travaillent en faveur de la paix et de la solidarité à travers des programmes culturels et des initiatives qui manifestent concrètement compassion et souci de l'autre. Ils sont assez humbles pour savoir pardonner, ils ont le courage de saisir le rêve auquel ils ont droit".
PV-ISRAEL/PERES/JERUSALEM VIS 090512 (440)

lundi 11 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN,11 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Devprasad John Ganawa, SVD, Evêque de Jhabua (superficie: 21.366, population: 4.237.905, catholiques: 35.576, prêtres: 25, religieuses: 210), en Inde. L'Evêque élu, né en 1951 à Panchkui (Inde), a prononcé ses voeux religieux en 1981 et a été ordonné prêtre en 1982. Il était jusqu'ici Recteur du centre verbite d'Udaipur (Inde).
NER/.../GANAWA VIS 20090511 (70)

AU BORD DU JOURDAIN


CITE DU VATICAN, 10 MAI 2009 (VIS). A 16 h 30' Benoît XVI s'est rendu par la route à Béthanie, à 50 km d'Amman, où en présence des souverains jordaniens le Prince Ghazi Bin Talal a conduit la visite du parc consacré au site traditionnel du baptême de Jésus. Le site historique, peut-être proche, n'est pas encore connu, comme l'a expliqué au Pape le Directeur du Centre Al Maghtas. A suivi la cérémonie de bénédiction des premières pierres de deux églises catholiques qui seront construites près du Jourdain. Ce lieu, a dit le Pape, est "marqué par de nombreux événements mémorables dans l'histoire biblique. Le prophète Elie provenait d'ici... C'est ici également que l'Esprit du Seigneur appela Jean, le fils de Zacharie, à prêcher la conversion des cœurs. Jean l'Evangéliste situe aussi en ce lieu la rencontre entre le Baptiste et Jésus, qui, à son baptême, fut oint par l'Esprit".

"La première pierre d'une église est un symbole du Christ", a alors rappelé le Saint-Père. "L'Eglise repose sur le Christ. Elle est soutenue par lui et elle ne peut pas être séparée de lui. Il est l'unique fondement de toute communauté chrétienne, la pierre vivante... Avec lui, nous aussi sommes des pierres vivantes composant une maison spirituelle... Dans le Christ l'Eglise est une communauté de vie nouvelle, une réalité dynamique de grâce qui découle de lui". Puis il a rappelé qu'on entre dans l'Eglise par le baptême. La mémoire du propre Baptême du Christ se présente de façon vivante à nous en ce lieu. Jésus s'est mis dans la file avec les pécheurs et il a accepté le baptême de pénitence de Jean comme un signe prophétique de sa propre passion, mort et résurrection pour le pardon des péchés... Que le Jourdain vous rappelle sans cesse que vous avez été lavés dans les eaux du baptême et que vous êtes devenus membres de la famille de Jésus. Vos vies, en conformité avec sa Parole, ont été transformées à son image et à sa ressemblance.... Puisse la contemplation méditative de ces mystères vous enrichir d'une joie spirituelle et d'une force morale. Avec l'Apôtre Paul, je vous encourage à grandir dans toute l'étendue des nobles attitudes contenues sous le nom bénie d'agape, l'amour chrétien. Favorisez le dialogue et la compréhension dans la société, spécialement lorsque vous revendiquez vos droits légitimes. Au moyen-orient, marqué par des souffrances tragiques, par des années de violence et de tensions non résolues, les chrétiens sont appelés à offrir leur contribution, inspirée par l'exemple de Jésus, à la réconciliation et à la paix à travers le pardon et la générosité. Continuez à être reconnaissants envers ceux qui vous conduisent et vous servent fidèlement comme ministres du Christ. Vous faîtes bien d'accepter leur accompagnement dans la foi, sachant qu'en recevant l'enseignement des Apôtres qu'ils transmettent, vous accueillez le Christ et vous accueillez celui qui l'envoie".

Après le rite de bénédiction des pierres de fondation de l'église qui servira aux latins et de celle pour les melkites, le Pape a regagné Amman pour la nuit.
PV-JORDANIE/EGLISES/BETHANIE VIS 20090511 (520)

DEPART DE JORDANIE


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Après sa messe privée, le Pape a quitté la nonciature d'Amman pour gagner à 9 h 30' l'aéroport de la capitale jordanienne. Dans son discours d'adieux, il a remercié le Roi Abdallah II de son hospitalité, et tous ceux qui ont rendu possible la première étape de son pèlerinage en Terre Sainte. "Je voudrais encourager les Jordaniens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, à bâtir sur les fondements fermes de la tolérance religieuse qui permettent aux membres des différentes communautés de vivre ensemble dans la paix et le respect mutuel". Benoît XVI a ensuite souligné combien le souverain hachémite a été actif en favorisant le dialogue interreligieux, saluant son engagement personnel. "Je note aussi avec gratitude -a-t-il ajouté- la considération particulière qu'il porte à la communauté chrétienne en Jordanie. Cet esprit d'ouverture aide non seulement, à court terme, les membres des différentes communautés ethniques à vivre ensemble dans ce pays en paix et en harmonie, mais il a favorisé aussi, à long terme, les initiatives politiques de la Jordanie en vue de réaliser la paix dans tout le moyen-orient". L'avion papal s'est ensuite envolé pour Tel Aviv (Israël).
PV-JORDANIE/DEPART/AMMAN VIS 20090511 (200)

ARRIVEE EN ISRAEL


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 11 h locale, après une demie heure de vol, Benoît XVI est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv accueilli par le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres, et le Premier Ministre M.Benjamin Netanyahu. Parmi les autorités civiles, on notait les évêques de Terre Sainte. Le Pape les a remercié de l'accueillir en Israël, terre, a-t-il dit, "qui est sainte pour des millions de croyants à travers le monde...une terre consacrée par les pas des patriarches et des prophètes, une terre que les chrétiens ont en particulière vénération puisque c'est là que se déroulèrent la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ... Je viens, comme tant d'autres avant moi, pour prier sur ces lieux saints, pour prier spécialement pour la paix, la paix ici en Terre Sainte, et la paix dans le monde". Le Saint-Siège et l'Etat d'Israël, a ajouté le Pape, "partagent de nombreuses valeurs, en particulier la préoccupation de donner à la religion sa juste place dans la société. Le juste ordonnancement des relations sociales présuppose et requiert le respect de la liberté et de la dignité de chaque être humain, que les chrétiens, les musulmans et les juifs croient être créés par un Dieu aimant, à son image et à sa ressemblance. Quand la dimension religieuse de la personne est niée ou marginalisée, le fondement même de la juste compréhension des droits humains inaliénables est mis en péril... Le peuple juif a tragiquement fait l'expérience des terribles conséquences d'idéologies qui nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d'honorer la mémoire des six millions de juifs victimes de la Shoah, et de prier pour que l'humanité ne soit plus jamais témoin d'un crime d'une telle ampleur. Malheureusement, l'antisémitisme continue de relever la tête en beaucoup d'endroits de notre monde. Ceci est totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre l'antisémitisme où qu'il se manifeste, et pour promouvoir le respect et l'estime pour les personnes de toute race, peuple, langue et nation dans le monde entier".

"Durant mon séjour à Jérusalem -a poursuivi Benoît XVI- j'aurai le plaisir de rencontrer de nombreux responsables religieux éminents de ce pays. Les trois grandes religions monothéistes ont, entre autres, en commun une vénération particulière pour cette cité sainte. C'est mon espérance la plus chère que tous les pèlerins qui se rendent sur les lieux saints puissent y avoir accès librement et sans restriction, qu'ils puissent prendre part aux célébrations religieuses et qu'ils puissent soutenir le digne entretien des lieux de culte qui se trouvent sur les sites sacrés". Puis il a ajouté que "bien que le nom même de Jérusalem signifie ville de la paix, il est trop évident que, depuis des décennies, la paix a tragiquement fait défaut aux habitants de cette région. Les yeux du monde sont tournés vers les peuples de cette région alors qu'ils s'efforcent de trouver une solution juste et durable aux conflits qui ont causé tant de souffrances. Les espoirs d'innombrables hommes, femmes et enfants de connaître un avenir plus stable et plus sûr dépend de l'issue des négociations pour la paix entre israéliens et palestiniens. Avec les hommes de bonne volonté, où qu'ils soient, je plaide pour qu'avec tous les responsables soient explorées toutes les possibilités afin d'aboutir à une solution juste aux difficultés persistantes, de telle sorte que les deux peuples puissent vivre en paix dans leur propre pays, à l'intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. A cet égard, j'espère et je prie pour qu'un climat de plus grande confiance puisse bientôt être créé qui permettra aux parties d'accomplir de réels progrès sur la route de la paix et de la stabilité".

A la fin de son discours, le Saint-Père s'est adressé aux catholiques et leur a rappelé qu'il sera présent à Nazareth pour les célébrations conclusives de l'Année de la Famille. "La famille -a-t-il rappelé- est la première et irremplaçable éducatrice de la paix. Elle a donc un rôle vital à jouer dans la guérison des divisions qui blessent la société humaine à tous les niveaux. Aux communautés chrétiennes de Terre Sainte, je dis: par votre témoignage de foi en celui qui a prêché la réconciliation et le pardon, par votre engagement pour défendre le caractère sacré de toute vie humaine, vous pouvez apporter une contribution significative à la cessation des hostilités qui ont trop longtemps affligé cette terre. Je prie pour que votre présence continue en Israël et sur les territoires palestiniens porte beaucoup de fruits pour que grandisse la paix et le respect mutuel entre les peuples qui vivent sur les terres de la Bible". Après la cérémonie, le Pape s'est rendu en hélicoptère au Mont Scopus à Jérusalem où il a été reçu par le maire Nir Barkat et s'est ensuite rendu en automobile à la délégation apostolique de Jérusalem où il a déjeuné. Cet après-midi, le Saint-Père rendra visite au Président Peres, avant de visiter le Mémorial Yad Vashem. Après qui il rencontrera les membres d'organisations pour le dialogue interreligieux au Centre Notre-Dame de Jérusalem.
PV-ISRAEL/BIENVENUE/TEL AVIV VIS 20090511 (860)

TEMOIGNER DE LA FOI CHRETIENNE EN TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 10 MAI 2009 (VIS). A 10 h, le Pape a célébré la messe au Stade de Amman en présence de 25.000 personnes. Au cours de son homélie, il a dit que la communauté catholique de ce pays était "profondément touchée par les difficultés et les incertitudes qui affectent tous les peuples du moyen-orient", encourageant les fidèles à "ne jamais oublier la grande dignité de leur héritage chrétien, ni la solidarité affectueuse de leurs frères et sœurs de l'Eglise de par le monde". Après avoir rappelé que c'est aujourd'hui en Jordanie la Journée mondiale de prière pour les vocations, Benoît XVI a invité les nombreux jeunes présents à "considérer comment le Seigneur les appelle à le suivre et à construire son Eglise que ce soit dans le ministère sacerdotal, dans la vie consacrée ou dans le sacrement de mariage". Rappelant que 2009 est en Terre Sainte l'année de la Famille, il a ainsi manifesté son souhait que chaque famille chrétienne "grandisse dans la fidélité à sa haute vocation pour être une véritable école de prière, où les enfants apprennent l'amour sincère de Dieu, où ils mûrissent par la maîtrise de soi et le souci du bien des autres, et où, modelés par la sagesse née de la foi, ils contribuent à construire une société toujours plus juste et fraternelle... Puissent les familles d'aujourd'hui...ne jamais manquer de l'assistance matérielle et morale dont elles ont besoin pour remplir leur rôle irremplaçable dans le service de la société!".

Soulignant aussi "la dignité particulière, la vocation et la mission des femmes dans le dessein de Dieu", thème de réflexion de l'Année de la Famille, le Saint-Père a ajouté que l'Eglise "doit au patient, aimant et fidèle témoignage d'innombrables mères chrétiennes, religieuses, enseignantes, médecins ou infirmières..., doit à toutes ces femmes qui, de différentes et parfois de très courageuses manières, ont consacré leurs vies à construire la paix et à promouvoir l'amour". Puis le Saint-Père a rappelé que "cette dignité reçue de Dieu et ce rôle des femmes n'ont pas toujours été suffisamment compris et estimés... Par son témoignage public de respect vis-à-vis de la femme, et sa défense de la dignité innée de toute personne humaine, l'Eglise en Terre Sainte peut apporter une importante contribution au progrès d'une vraie culture humaniste et à la construction de la civilisation de l'amour".

Commentant l'Evangile du jour dans lequel le Seigneur dit être le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, le Pape a ajouté: "Puisse le courage du Christ notre berger vous inspirer et vous soutenir chaque jour dans vos efforts pour rendre témoignage de la foi chrétienne et pour maintenir la présence de l'Eglise dans l'évolution du tissu social de ces terres si anciennes... La fidélité à vos racines chrétiennes, la fidélité à la mission de l'Eglise en Terre Sainte réclament à chacun de vous -a-t-il encore dit- un courage singulier: le courage de la conviction, née d'une foi personnelle, qui ne soit pas seulement une convention sociale ou une tradition familiale; le courage de dialoguer et de travailler aux côtés des autres chrétiens au service de l'Evangile et de la solidarité avec les pauvres, les personnes déplacées et les victimes des grandes tragédies humaines; le courage de construire de nouveaux ponts pour rendre possible la rencontre fructueuse des personnes de religions et de cultures différentes, et donc d'enrichir le tissu de la société. Cela signifie également rendre témoignage à l'amour qui nous porte à donner nos vies au service des autres, et ainsi à contrecarrer des manières de penser qui justifient qu'on puisse prendre des vies innocentes".

A la fin de la messe et avant le Regina Coeli, le Pape s'est adressé à Marie, demandant "à la Mère de l'Eglise de porter un regarder de miséricorde sur tous les chrétiens de cette région afin que, soutenus par son intercession, ils puissent être authentiquement unis dans la foi qu'ils professent et dans le témoignage qu'ils rendent".
PV-JORDANIE/MESSE/AMMAN VIS 20090511 (670)

EGLISES ORIENTALES ET TRADITION


CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). La cathédrale melkite St.Georges a accueilli ce soir le Saint-Père qui a célébré les vêpres avec les représentants, prêtres, religieux et fidèles des Eglises catholiques locales, maronite, syriaque, arménienne, chaldéenne et latine. Etait présent l'Archevêque orthodoxe Benediktos Tsikoras. Après le mot d'accueil du Patriarche melkite SB Grégoire III Laham et de son Vicaire jordanien Mgr.Yasser Ayyach, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée: "L'Eglise est un peuple de pèlerins. Elle a été ainsi marquée, à travers les siècles, par des événements historiques déterminants et par des époques culturelles d'importance. Malheureusement, certaines ont parfois été accompagnées par des épisodes d'oppositions théologiques ou d'oppression. En revanche, d'autres ont été des moments de réconciliation renforçant merveilleusement la communion de l'Eglise et des temps de florissants renouveaux culturels auxquels les chrétiens de l'orient ont largement contribué... Tous les chrétiens sont appelés à répondre au commandement du Seigneur...de conduire les autres à le connaître et à l'aimer. Dans les faits, les vicissitudes de l'histoire ont fortifié les membres des Eglises particulières pour remplir ce devoir avec vigueur et se confronter résolument aux réalités pastorales de ce temps".

Rappelant ensuite les liens antiques de ces Eglises avec le Patriarcat d'Antioche et son enracinement au proche-orient, Benoît XVI a dit à ses interlocuteurs: "Aujourd'hui, en tant que minorités disséminées en communautés sur ces territoires, vous êtes reconnus comme les disciples du Seigneur. La dimension publique de votre foi chrétienne ne se restreint pas à la sollicitude spirituelle...à votre peuple, aussi essentiel que cela soit. Mais au contraire, vos nombreuses entreprises inspirées par la charité universelle s'étendent à tous les jordaniens, musulmans comme d'autres religions, ainsi qu'au grand nombre de réfugiés que ce royaume accueille si généreusement... Vos rites liturgiques, votre discipline ecclésiastique et votre héritage spirituel sont un témoignage vivant de votre tradition ininterrompue", a ajouté le Saint-Père rappelant aussi qu'en "imitant le Christ, ainsi que les patriarches et les prophètes de l'Ancien Testament, nous nous disposons à conduire le peuple du désert vers le lieu de la vie, vers le Seigneur qui nous donne la vie en abondance... Ceci marque l'ensemble de vos œuvres apostoliques, dont la variété et la dimension sont grandement appréciées... Votre présence dans cette société est un merveilleux signe de l'espérance qui nous définit comme chrétiens. Cette espérance déborde le cadre de nos communautés chrétiennes. Souvent, vous constatez que les familles appartenant à d'autres religions, avec lesquelles vous travaillez et auxquelles vous offrez un service de charité, partagent des préoccupations et des soucis qui dépassent les frontières culturelles ou religieuses". Ces préoccupations concernent surtout les espoirs et aspirations des parents pour leurs enfants et le Pape s'est ainsi demandé: "Qui, en tant que parent ou personne de bonne volonté, pourrait ne pas être troublé par les influences néfastes si présentes dans notre monde globalisé, notamment les facteurs destructeurs présents dans l'industrie du divertissement qui exploite sans cœur l'innocence et la sensibilité des jeunes et des personnes vulnérables ?".

Enfin, le Saint-Père a encouragé les candidats au sacerdoce et à la vie religieuse et tous les jeunes chrétiens jordaniens: "N'ayez pas peur d'offrir une contribution sage, pondérée et respectueuse à la vie publique de ce pays. La voix authentique de la foi apporte toujours intégrité, justice, compassion et paix !".
PV-JORDANIE/VEPRES/... VIS 20090511 (560)

samedi 9 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Acceptée la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Cochin (Inde) présentée par Mgr.John Thattumkal, SSC, en conformité au canon 401,2 du CIC. Son successeur a été nommé hier.

-Nommé l'Abbé Paul Kariuki, Evêque d'Embu (superficie: 2.741, population: 628.403, catholiques: 316.481, prêtres: 59, religieuses: 82), au Kenya. L'Evêque élu, né en 1963 à Kathunguri (Kenya) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Professeur au grand séminaire de Nyeri (Kenya).

-Nommé le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège, Légat pontifical au millénaire de la Lituanie (Vilnius, 6 juillet).

-Nommé Membres de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, les Cardinaux Peter Kodwo Appiah Turkson, Cláudio Hummes et Jean-Claude Turcotte, Mgr.Erwin Joseph Ender, Mgr.Félix del Blanco Prieto et Mgr.Nikola Eterovic, Mgr.Oscar Zoungrana et le P.Adolfo Nicolás Pachón, SJ.

-Nommé Membres du Conseil cardinalice pour les questions fonctionnelles et économiques du Saint-Siège, les Cardinaux Agostino Vallini, Jorge Liberato Urosa Savino et Odilo Pedro Scherer.
RE:NER:NA/.../... VIS 20090509 (170)

RELIGION ET SOCIETE


CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). A 11 h 30', après avoir visité le Musée hachémite, le Pape est entré dans la Mosquée voisine Al-Hussein Ben Talal, construite à la mémoire du père du Roi et inaugurée en 2006. Cette visite a été suivie d'une rencontre avec les chefs religieux musulmans, le corps diplomatique et les recteurs des universités qui font face à la mosquée. Le Cardinal Secrétaire d'Etat a brièvement répondu au salut du Prince Ghazi Bin Talal, signataire du message du 13 octobre 2007 adressé par 138 sages musulmans au Pape et aux responsables des autres Eglises et confessions chrétiennes. Puis Benoît XVI a pris la parole, faisant d'emblée part de sa préoccupation face à ceux pour qui la religion "est nécessairement une cause de division dans notre monde". Il s'est demandé s'il ne fallait pas aussi reconnaître "que c'est souvent la manipulation idéologique de la religion, parfois à des fins politiques, qui est le véritable catalyseur des tensions et des divisions et, parfois même, des violences dans la société". Musulmans et chrétiens doivent donc être "cohérents dans le témoignage qu'ils rendent à tout ce qui est vrai et bon, et toujours conscients de l'origine commune et de la dignité de toute personne humaine, qui se trouve au sommet du dessein créateur de Dieu à l'égard du monde et de l'histoire".

Le Saint-Père a ensuite salué la détermination des éducateurs et des responsables civils et religieux jordaniens "à s'assurer que le versant public de la religion reflète sa véritable nature", soulignant combien la coopération entre chrétiens et musulmans en Jordanie "est un exemple encourageant pour la région, et même pour le monde", affirmant "la contribution positive et créatrice que la religion peut et doit apporter à la société civile". Il a aussi souligné la nécessité pour chrétiens et musulmans d'assumer "le défi de développer en vue du bien, en référence à la foi et à la vérité, le vaste potentiel de la raison humaine... En tant que croyants au Dieu unique, nous savons que la raison humaine est elle-même un don de Dieu et qu'elle s'élève sur les cimes les plus hautes quand elle est éclairée par la lumière de la vérité divine. En fait, quand la raison humaine accepte humblement d'être purifiée par la foi, elle est loin d'en être affaiblie; mais elle en est plutôt renforcée pour résister à la présomption et pour dépasser ses propres limitations. De cette façon, la raison humaine est stimulée à poursuivre le noble but de servir le genre humain... Pour autant, loin de rendre étroits les esprits, l'adhésion authentique à la religion élargit l'horizon de la compréhension humaine. Elle protège la société civile des excès de l'égo débridé qui tend à absolutiser le fini et à éclipser l'infini, elle assure que la liberté s'exerce main dans la main avec la vérité, et elle enrichit la culture avec des vues relatives à tout ce qui est vrai, bon et beau".

Benoît XVI a ensuite rappelé que "c'est notre commune dignité humaine qui donne naissance aux droits humains universels. Ceux-ci valent également pour tout homme et toute femme, quelle que soit sa religion et quel que soit le groupe ethnique ou social auquel il appartienne. A cet égard, nous devons noter que le droit à la liberté religieuse dépasse la seule question du culte et inclut le droit - spécialement pour les minorités - d'avoir accès au marché de l'emploi et aux autres sphères de la vie publique". Avant de conclure, il a ajouté que la présence à cette rencontre du Patriarche de Bagdad, SB Emmanuel III Delly, le conduisait à évoquer "un peuple voisin, dont de nombreux citoyens ont trouvé refuge ici en Jordanie. Les efforts de la communauté internationale pour promouvoir la paix et la réconciliation, conjugués à ceux des responsables locaux, doivent continuer afin de porter des fruits dans la vie des Irakiens... Une fois encore, j'invite avec insistance les diplomates et la communauté internationale qu'ils représentent, ainsi que les responsables politiques et religieux locaux, à faire tout ce qui est possible pour assurer à l'antique communauté chrétienne de cette noble terre ses droits fondamentaux à une coexistence pacifique avec l'ensemble des autres citoyens".
PV-JORDANIE/CORPS DIPLOMATIQUE/AMMAN VIS 20090509 (710)

ENVOYE SPECIAL AU PORTUGAL


CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine (2 avril) par laquelle le Pape nomme le Cardinal José Saraiva Martins, CMF, son Envoyé spécial au 50 anniversaire du sanctuaire du Christ Roi d'Almada (Portugal, 17 mai). Le Cardinal sera accompagné de Mgr.José Joao Aires Lobato, Vicaire général du diocèse de Setúbal, et de l'Abbé Mário Rui Leal Pedras, Curé de la paroisse St.Nicolas de Lisbonne.
OP/ENVOYE SPECIAL/SARAIVA MARTINS VIS 20090509 (80)

INTERVIEW DANS L'AVION


CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). Durant le vol de Rome à Amman, Benoît XVI a répondu à des questions de journalistes. En voici la transcription:

Question: "Ce voyage survient à un moment très délicat pour le Moyen Orient. Les tensions sont fortes à la suite de la crise de Gaza, où on pensait que vous seriez peut-être allé. Quelques jours après votre voyage, les responsables politiques d'Israël et de l'Autorité palestinienne rencontreront le président des Etats-Unis. Vous pensez apporter une contribution à un processus de paix qui semble enlisé?".

Benoît XVI: "Je voudrais avant tout vous remercier pour le travail" des journalistes. "Pour ce qui est de la question, je cherche à contribuer à la paix non en tant qu'individu, mais au nom de l'Eglise catholique, du Saint-Siège. Nous ne sommes pas un pouvoir politique, mais une force spirituelle et cette force spirituelle est une réalité qui peut soutenir l'avancée du processus de paix. Je vois trois niveaux. En tant que croyants, nous sommes convaincus que la prière est une vraie force, qui ouvre le monde à Dieu. Nous sommes convaincus que Dieu écoute et peut agir dans l'histoire. Je pense que si des millions de croyants, prient, cela influe sur le progrès de la la paix. Ensuite, nous cherchons à aider à la formation des consciences. La conscience est cette capacité de l'homme à percevoir la vérité, mais cette capacité est souvent contrecarrée par des intérêts particulier. La libérer en ouvrant davantage à la vérité, aux vraies valeurs, est la grande tâche de l'Eglise, celle d'aider à connaître les vraies valeurs et à se libérer d'intérêts particuliers. Troisième point, nous parlons aussi à la raison. C'est justement parce que l'Eglise n'est pas une puissance politique qu'elle peut plus facilement, à la lumière de la foi, percevoir les vrais critères, aider à comprendre ce qui contribue à la paix et parler à la raison, soutenir des positions raisonnables".

Question: "En tant que théologien, vous avez réfléchi sur l'unique racine qui rapproche les chrétiens et les juifs. Comment donc, en dépit des efforts de dialogue, y a-t-il souvent des malentendus? Comment voyez-vous l'avenir du dialogue entre les deux communautés?".

Benoît XVI: "C'est important que nous ayons la même racine, les mêmes Livres de l'Ancien Testament qui sont - pour les juifs comme pour nous - livre de la Révélation. Mais, naturellement, après deux mille ans d'histoire distincte et séparée, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des malentendus. Des traditions d'interprétation, de langage, de pensée, très différentes, se sont formées. Cette sorte de cosmos sémantique distinct fait que les mots mêmes signifient des choses différentes d'un côté et de l'autre. Et en utilisant des mots qui, au cours de l'histoire, ont formé des définitions différentes, naissent évidemment des malentendus. Nous devons tout faire pour apprendre chacun le langage de l'autre, et il me semble que nous faisons de grands progrès. Nous avons aujourd'hui la possibilité que des jeunes, futurs professeurs de théologie, étudient à Jérusalem, à l'Université hébraïque, tandis que les juifs ont des contacts académiques avec nous. Ainsi, y a-t-il une rencontre entre ces deux cosmos sémantiques. En apprenant les uns et les autres, nous avançons dans la voie du dialogue, nous apprenons l'un de l'autre, et je suis sûr et convaincu que nous faisons des progrès. Et ceci aidera aussi la paix, et même l'amour réciproque".

Question: "Ce voyage a deux dimensions essentielles pour le dialogue avec l'islam et avec le judaïsme. Y aura-t-il aussi un message commun concernant les trois religions qui se réclament d'Abraham?".

Benoît XVI: "Certainement, il existe un message commun et ce sera l'occasion de le rappeler et en dépit de la diversité des origines, nous avons des racines communes parce que le christianisme naît de l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament n'aurait pas existé sans l'Ancien, parce qu'il se réfère en permanence à l'Ecriture, c'est-à-dire à l'Ancien Testament. Mais l'islam aussi est né dans un milieu où étaient présents le judaïsme comme certains courants du christianisme, judéo-christianisme, christianisme antiochien byzantin. Toutes ces circonstances se reflètent dans la tradition coranique si bien que nous avons beaucoup de choses en commun à commencer par la foi dans le Dieu unique. C'est pour cela qu'il est important d'avoir un dialogue bilatéral avec le judaïsme et avec l'islam, mais aussi et un dialogue trilatéral. J'ai été le co-fondateur d'une fondation pour le dialogue entre les trois religions dans laquelle il y avait ensemble des personnalités comme le Métropolite Damaskinos et le Grand Rabbin de France, René Samuel Sirat. Cette fondation a aussi fait une édition des livres des trois religions, le Coran, le Nouveau testament et l'Ancien Testament. Le dialogue trilatéral doit donc se poursuivre et il est aussi très important pour la paix et, disons, pour bien vivre sa propre religion".

Question: "Vous avez souvent évoqué la question de la diminution du nombre des chrétiens au proche et moyen orient, en particulier en Terre Sainte. C'est un phénomène qui a différentes causes de caractère politique, économique et social. Que peut-on faire pour aider la présence chrétienne dans la région? Quelle contribution espérez-vous apporter par votre voyage? Y a-t-il un avenir pour ces chrétiens? Avez-vous un message particulier pour les chrétiens de Gaza, qui viendront vous rencontrer à Bethléem?".

Benoît XVI: "Bien sûr qu'il y a une espérance! Le moment actuel est difficile mais c'est aussi un moment d'espérance dans un nouveau départ, un nouvel élan sur le chemin de la paix. Nous voulons encourager les chrétiens de Terre Sainte et de tout le moyen orient à y rester, à apporter leur contribution à leurs pays d'origine car ils sont une composante importante de la vie de ces régions. A côté des encouragements et de la prière, l'Eglise dispose sur place d'écoles et d'hôpitaux, qui constituent une présence très concrète. Nos écoles forment une génération qui aura la possibilité de compter dans la vie publique. Nous sommes en train de créer une université catholique en Jordanie, et il me semble que c'est une grande perspective de rencontre entre jeunes musulmans et chrétiens, qui apprendront ensemble. Elle favorisera en particulier le développement d'une élite chrétienne bien préparée à travailler pour la paix. Nos écoles et nos hôpitaux sont fondamentaux pour donner un avenir aux chrétiens. De nombreuses associations catholiques aident les chrétiens et les encouragent à rester dans leurs pays. J'espère que les chrétiens resteront et trouveront le courage, l'humilité et d'offrir leur contribution à l'avenir de ces pays".
PV-JORDANIE/INTERVIEW AVION/... VIS 20090509 (1080)

PREMIERE PIERRE DE L'UNIVERSITE DE MADABA


CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). A 9 h 45' locale Benoît XVI s'est rendu à Madaba, à 19 km du Mont Nébo, ville rendue célèbre par la découverte de la "Carte de Madaba", mosaïque d'une église byzantine du VI siècle représentant la Terre Sainte avec les itinéraires pour arriver à Jérusalem et une description de la ville. Le Pape a rejoint en papamobile le quartier chrétien jusqu'au site où sera construite l'Université du Patriarcat latin, selon le souhait du Patriarche Fouad Twal, natif de Madaba. Le Saint-Père y a béni la première pierre de la future institution et s'est ensuite adressé aux personnes présentes.

"Je rends hommage -a-t-il dit- aux promoteurs de cette nouvelle institution -a-t-il dit- pour leur courageuse confiance qu'une bonne éducation est un point d'appui essentiel pour l'épanouissement personnel et pour la paix et le développement de la région...Tout en assimilant leur propre héritage, les jeunes jordaniens et les étudiants des pays voisins seront conduits à une connaissance plus profonde des réussites de l'humanité, seront enrichis par d'autres points de vue et formés à la compréhension, à la tolérance et à la paix... Cette éducation plus large, c'est ce que l'on attend des institutions d'enseignement supérieur et de leur environnement culturel, qu'il soit séculier ou religieux. En fait, croire en Dieu ne dispense pas de la recherche de la vérité; tout au contraire, cela l'encourage... Bien sûr, la religion, comme la science et la technologie, comme la philosophie et toutes les expressions de notre quête de la vérité, peut être corrompue. La religion est défigurée quand elle est mise au service de l'ignorance et du préjugé, du mépris, de la violence et des abus. Dans ce cas, nous ne constatons pas seulement une perversion de la religion mais aussi une corruption de la liberté humaine, une étroitesse et un aveuglement de l'esprit... Mais toute personne est aussi appelée à la sagesse et à l'intégrité, au choix décisif et fondamental du bien sur le mal, de la vérité sur la malhonnêteté, et elle peut être aidée dans cette tâche. L'appel à l'intégrité morale est perçu par la personne vraiment religieuse parce que le Dieu de la vérité, de l'amour et de la beauté, ne peut pas être servi d'une autre façon. Croire en Dieu de façon mûre est grandement utile à l'acquisition et à l'application même de la connaissance. Science et technologie offrent d'extraordinaires bienfaits à la société et ont grandement amélioré la qualité de vie des êtres humains... En même temps, la science a ses limites. Elle ne peut pas répondre à toutes les interrogations sur l'être humain et son existence... L'usage des connaissances scientifiques requiert la lumière de la sagesse éthique. Telle est la sagesse qui a inspiré le Serment d'Hippocrate, ou la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, ou la Convention de Genève et d'autres importants traités internationaux".

Benoît XVI s'est enfin adressé aux jeunes étudiants chrétiens. "Vous êtes appelés -leur a-t-il rappelé- à être les bâtisseurs d'une société juste et pacifique composée de personnes de religions différentes et d'origines ethniques diverses. Ces réalités, je désire le souligner une fois de plus, doivent conduire, non à des oppositions, mais à un enrichissement mutuel".
PV-JORDANIE/UNIVERSITE/MADABA VIS 20090509 (540)

vendredi 8 mai 2009

AVIS

CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). En raison du voyage de Benoît XVI, le bulletin VIS sera diffusé demain samedi 9 mai.
.../.../... VIS 20090508 (20)

JEAN-PAUL II ET LA ROUMANIE


CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a adressé un message à Mgr.Joan Robu, Archevêque métropolitain de Bucarest (Roumanie) à l'occasion de la commémoration du dixième anniversaire de la visite de Jean-Paul II, remis à son Envoyé spéciale Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Il y salue cette initiative organisée par les Eglises orthodoxe et catholique et par l'Etat roumain, dans un pays où la distribution géographique, la culture et l'histoire des communautés chrétiennes fondent sa particulière vocation oecuménique. Le Saint-Père espère que les croyants sauront conserver la mémoire de cet évènement inoubliable (7 - 9 mai 1999) mais aussi les enseignements de Jean-Paul II qui demanda à tous "de trouver la voie du courage pour répondre ensemble aux enjeux de l'époque, à la défense de la vie à chacun de ses stades, à la protection de la famille, au respect de l'environnement, au développement de la société. Faisant miens les voeux de mon prédécesseur -conclut Benoît XVI- je vous invite à prier pour qu'advienne au plus vite la pleine communion entre frères orientaux et occidentaux".
MESS/JEAN-PAULII/ROUMANIE:ROBU VIS 20090508 (190)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Joseph Kakiyil, Evêque de Cochin (superficie: 235, population: 616.218, catholiques: 172.037, prêtres: 131, religieux: 644), en Inde. Il était jusqu'ici Evêque de Punalur (Inde).

-L'Abbé Marcelo Daniel Colombo, Evêque d'Orán (superficie: 55.000, population: 348.000, catholiques: 271.000, prêtres: 39, diacres: 3, religieux: 90), en Argentine. L'Evêque élu, né en 1961 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Curé de la cathédrale de Quilmes (Argentine).

-L'Abbé Selvister Ponnumuthan, Evêque de Punalur (superficie: 5.052, population: 3.000.000.000, catholiques: 46.815, prêtres: 54, religieux: 287), en Inde. L'Evêque élu, né en 1956 à Viraly-Utchakkada (Inde) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici Recteur du séminaire pontifical St.Joseph de Carmelgiri (Inde).
NER/.../... VIS 20090508 (130)

PRIER POUR L'UNITE ET LA PAIX


CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). A 15 h 30' locales, le Saint-Père s'est rendu au centre Regina Pacis de Amman, institution de réhabilitation et de réinsertion pour handicapés, fondée par Mgr.Selim Sayegh, Vicaire patriarcal pour la Jordanie. Après le salut du Patriarche latin Fouad Twal il a tenu à féliciter les sœurs comboniennes et l'équipe des laïcs qui se dévouent à l'oeuvre: "Comme d'innombrables pèlerins avant moi, je peux, à mon tour, satisfaire le désir profond de toucher, de tirer réconfort et de vénérer les lieux où Jésus a vécu, lieux qui ont été sanctifiés par sa présence. Aux temps apostoliques déjà, Jérusalem était le premier lieu de pèlerinage des chrétiens, mais plus tôt encore, dans l'ancien Proche-Orient, les peuples sémitiques avaient construit des sanctuaires pour marquer et commémorer une présence ou une action divine. Et les gens simples voyageaient vers ces lieux portant une part des fruits de leur pays et du bétail pour les offrir en hommage et en action de grâce. Chacun d'entre nous est un pèlerin et nous sommes tous encouragés à avancer sur le chemin de Dieu... Nous regardons aussi vers l'avenir, parfois avec impatience ou anxiété, mais toujours avec désir et espérance, sachant aussi que d'autres sont là...pour nous encourager. Je sais que les chemins qui ont conduit beaucoup d'entre vous vers le centre Regina Pacis ont été marqués par des souffrances ou des épreuves. Certains d'entre-vous luttent courageusement avec des handicaps, d'autres ont enduré le rejet... Le grand succès de ce centre réside dans la promotion de la juste place à accorder aux personnes handicapées dans la société", proposant exercices et matériel adapté en vue d'une telle intégration.

"Parfois, il est difficile de trouver une justification à ce qui apparaît seulement comme un obstacle à surmonter ou même comme une souffrance à endurer, physique ou émotionnelle. Cependant la foi et l'intelligence nous aident à découvrir un horizon au-delà de nous-mêmes et nous permet de nous représenter la vie comme le fait de Dieu. L'amour inconditionnel de Dieu, qui donne vie à chaque être humain, donne un sens et un but à toute vie humaine... A la différence des pèlerins du passé, je ne viens pas avec des présents ou des offrandes. Je viens simplement avec une intention, une espérance, je viens prier plus particulièrement pour que l'unité et la paix soit enfin accordée au Moyen-Orient. Paix pour chaque personne et...toute les communautés, paix pour Jérusalem, paix pour la Terre Sainte, pour la région, paix pour la famille humaine tout entière. La paix durable naît de la justice, de l'intégrité et de la compassion, la paix qui surgit de l'humilité, du pardon, et du désir profond de vivre en harmonie les uns avec les autres. Prier, c'est espérer en action. Et, en effet, le vrai sens de toute chose est contenue dans la prière où nous entrons dans un contact d'amour avec le Dieu unique, le Créateur universel, et, ce faisant, nous comprenons la futilité des divisions humaines et des préjugés et nous découvrons les merveilleuses possibilités qui s'ouvrent devant nous lorsque nos cœurs sont convertis à la vérité de Dieu, à son dessein sur chacun de nous et sur le monde".

S'adressant alors aux jeunes présents, Benoît XVI a dit ressentir parmi eux la force qui vient de Dieu: "Les épreuves que vous avez subies, votre témoignage de compassion et votre détermination à dépasser les obstacles que vous rencontrez, m'encouragent à croire que la souffrance peut apporter des changements dans le sens du bien. A travers nos propres épreuves, et en étant aux côtés des autres dans leurs luttes, nous entrevoyons l'essence de notre humanité, nous devenons, pour ainsi dire, plus humains. A un autre niveau, nous découvrons que même des cœurs endurcis par le cynisme, l'injustice ou le peu de volonté de pardonner, peuvent toujours être rejoints par Dieu, et qu'ils peuvent toujours être ouverts à une nouvelle manière d'être, à une vision de paix". Le Pape a conclu en demandant à tous à prier chaque jour pour le monde et ces jours-ci tout spécialement pour son "renouvellement spirituel personnel...et pour la conversion des cœurs sur le chemin de pardon et de solidarité que Dieu ouvre afin que notre espérance d'unité et de paix dans le monde porte des fruits abondants". Ensuite, le Saint-Père a gagné le siège de la nonciature apostolique, avant de se rendre au palais royal pour une rencontre officielle ave le souverain hachémite.
PV-JORDANIE/REGINA PACIS/AMMAN VIS 20090508 (750)

POUR UNE PAIX REGIONALE STABLE


CITE DU VATICAN, 8 MAI 2009 (VIS). Parti de Rome à 9 h 50', après quatre heures de vol, l'avion papal a atterri sur l'aéroport de Amman (Jordanie), où a débuté le pèlerinage de Benoît XVI en Terre Sainte (jusqu'au 15 mai), son XII voyage international. Le Roi Abdallah II et son épouse ont salué le Pape, qui a prononcé son premier discours devant les corps constitués et les évêques de Terre Sainte: "Je viens en Jordanie comme un pèlerin pour vénérer les lieux saints où se sont déroulés une partie importante de certains événements clefs de l'histoire biblique". Puis il a salué la capacité de la communauté catholique jordanienne de construire des édifices publics de culte". Cela montre le respect de la Jordanie pour la religion. "La liberté religieuse est, naturellement, un droit humain fondamental. Ma vive espérance et ma prière sont -a ajouté le Pape- que le respect des droits inaliénables et de la dignité de chaque homme et femme soit toujours plus affirmés et défendus, non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde".

"Ma visite en Jordanie me donne l'heureuse occasion de dire mon profond respect pour la communauté musulmane, et de rendre hommage au rôle déterminant du Roi dans la promotion d'une meilleure compréhension des vertus proclamées par l'Islam... En effet, le Royaume de Jordanie a été depuis longtemps à l'avant-garde d'initiatives en faveur de la paix au Moyen-Orient et à travers le monde, en encourageant le dialogue interreligieux et en soutenant les efforts qui visent à une juste solution au conflit israélo-palestinien, en accueillant des réfugiés provenant de l'Irak voisin, et en cherchant à réduire les extrémismes". Evoquant les efforts en faveur de la paix régionale dont le Roi Hussein fut le véritable pionnier", Benoît XVI a dit son espoir de voir son engagement dans la résolution des conflits continuer à porter des fruits, pour cette paix tant désirée et l'avènement d'une vraie justice pour tous ceux qui vivent au Moyen-Orient. Citant enfin le Séminaire qui s'est tenu à Rome l'automne dernier à l'initiative du Forum catholico-musulman, le Saint-Père a espéré que sa visite, "et naturellement toutes les initiatives qui visent à favoriser les bonnes relations entre chrétiens et musulmans, nous aident à grandir dans l'amour pour le Dieu de miséricorde et dans la fraternité".
PV-JORDANIE/ARRIVEE/AMMAN VIS 20090508 (390)

jeudi 7 mai 2009

MISSIONS DE LA GARDE SUISSE PONTIFICALE


CITE DU VATICAN, 7 MAI 2009 (VIS). Ce midi, Benoît XVI a reçu les 32 nouveaux Gardes Suisses, accompagnés de leurs familles venues pour assister hier à l'assermentation. Rappelant que la mission première de la Garde est de veiller sur la résidence pontificale, il a dit qu'il ne s'agissait pas que d'un palais prestigieux mais avant tout des personnes qui y vivent et y travaillent. Le Pape, ses collaborateurs et leur hôtes sont reconnaissants aux Gardes de l'attention qu'il leur portent et de leur amabilité. Mais il s'agit aussi de la vie en commun, de l'attention portée aux camarades qui partagent la mission de "servir le Souverain Pontife fidèlement, loyalement et de bonne foi, en offrant si nécessaire sa vie pour lui". Evoquant ensuite Rome, sa riche histoire et ses trésors, il a dit que "l'admiration ne va pas uniquement vers les témoins de l'Antiquité. Dans cette ville, d'une certaine manière, la foi elle-même et la prière de nombreux siècles sont devenues pierres et formes. Cet environnement nous accueille et nous inspire pour prendre comme modèles les innombrables saints qui ont vécu ici et, grâce à eux, avancer dans notre vie de foi. A Rome, où se trouve en effet le centre de l'Eglise universelle, se croisent des chrétiens du monde entier. L'Eglise catholique est internationale et malgré la multiplicité de ses formes elle est une. Cette unité s'exprime dans la profession de foi et se manifeste concrètement dans le lien avec Pierre et le Pape, son Successeur. L'Eglise rassemble des hommes et des femmes di cultures très diverses, qui forment ensemble une communauté de vie et de foi... c'est cette expérience de grande importance que l'Eglise vous offre aujourd'hui, afin de la communiquer ensuite à d'autres, de montrer que dans la foi en Jésus-Christ...des mondes différents peuvent être une chose seule et créer des ponts de paix et de solidarité entre peuples".
AC/GARDE SUISSE/... VIS 20090507 (330)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 7 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté, pour limite d'âge, la renonciation de Mgr.Bernard J.Harrington à la charge pastorale du diocèse de Winona (USA). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.John M.Quinn.

-Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire du diocèse de Butuan (Philippines), présentée par Mgr.Zacharias C.Jimenez en conformité aux canons 411 et 401,2 du CIC.

-Nommé le P.Lawrence Subrata Howlader, CSC, Auxiliaire de l'Evêque de Chittagong (Bangladesh). L'Evêque élu, né en 1965 à Noborgram (Bangladesh), a prononcé ses voeux religieux en 1993 et a été ordonné prêtre en 1994. Il était jusqu'ici Maître des novices de son ordre à Barisal (Bangladesh).

-Nommé Mgr.Jesús Antonio Lerma Nolasco, Auxiliaire de l'Archevêque de México (Mexique). L'Evêque élu, né en 1945 à Xalisco (Mexique) et ordonné prêtre en 1971, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Tepic (Mexique).

-Nommé le P.Cyril Vasil', SJ, Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, l'élevant à la dignité archiépiscopale. L'Evêque élu, né en 1965 à Kosice (Slovaquie), a été ordonné prêtre en 1987 et a prononcé ses voeux religieux en 2001. Il était jusqu'ici Recteur de l'Institut pontifical oriental.
RE:NEA:NA/.../... VIS 20090507 (190)

VISITE DU PRESIDENT SALVADORIEN


CITE DU VATICAN, 7 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Elías Antonio Saca González, Président sortant du Salvador, qui a ensuite rencontré le Cardinal Secrétaire d'Etat. La Salle-de-Presse du Saint-Siège précise que les entretiens ont permis d'évoquer plusieurs sujets relatifs à la situation interne comme internationale. On a souligné l'engagement du Salvador à développer sa coopération commerciale et sa participation à la lutte contre le crime organisé, comme ses efforts en matière d'éducation, de promotion social et d'émigration. On a également souligné les bonnes relations Eglise Etat, espérant leur renforcement en faveur du progrès spirituel, de la paix et du développement national.
OP/VISITE SALVADOR/SACA GONZALEZ VIS 20090507 (120)

mercredi 6 mai 2009

AVANT LE VOYAGE APOSTOLIQUE


CITE DU VATICAN, 6 MAI 2009 (VIS). A la fin de l'audience générale, le Pape a notamment salué des médecins catholiques, rappelant que leur métier a pour cadre le service de l'homme, de sa conception à sa mort naturelle, et qu'ils sont un témoignage de la solidarité chrétienne. Rappelant ensuite le début après demain de son voyage en Terre Sainte, il s'est adressé aux peuples jordanien, israélien et palestinien: "Je viens partager vos aspirations et vos espoirs, mais aussi vos difficultés et vos souffrances. Je viens parmi vous en pèlerin de la paix, d'abord visiter les lieux sanctifiés par la vie de Jésus, y prier pour la paix et la concorde, pour vos familles et tous les habitants de la Terre Sainte et du moyen-orient. Durant cette semaine je rencontrerai les représentants des communautés musulmane et juive avec lesquelles des avancées importantes ont été acquises par le dialogue et l'échange culturel. Je veux saluer d'une manière particulière les catholiques de cette région auxquels je demande de s'unir à moi dans la prière afin que ma visite donne à tous d'abondants fruits spirituels mais aussi civils. Rendons grâce à Dieu pour sa bonté, soyons un peuple d'espérance, poursuivons nos efforts en faveur de la paix".
AC/MEDECINS CATHOLIQUES:VOYAGE/... VIS 20090506 (210)

PORTRAIT DE JEAN DAMASCENE


CITE DU VATICAN, 6 MAI 2009 (VIS). A l'audience générale tenue Place-St.Pierre, Benoît XVI a tracé le portrait de saint Jean Damascène (675 - 749), qui occupe une place importante dans la théologie byzantine: "Il fut avant tout témoin de l'effondrement de la culture chrétienne gréco-syrienne, qui dominait la partie orientale de l'empire, devant la nouveauté musulmane qui se répandait avec les conquêtes militaires de l'actuel proche et moyen orient. Né dans une riche famille chrétienne, il devint jeune responsable des finances du califat. Vite insatisfait de la vie de cour, il choisit la voie du monachisme et entra vers 700 au couvent de St.Saba proche de Jérusalem, sans jamais plus s'en éloigner. Il se consacra alors totalement à l'ascèse et à l'étude, sans dédaigner l'activité pastorale dont témoignent ses nombreuses homélies... Léon XIII le proclama Docteur de l'Eglise en 1890".

Puis le Pape a rappelé que Jean Damascène est surtout resté fameux pour ses trois discours contre les iconoclastes, condamnés après sa mort au concile de Hieria (754). Il y développe les premiers arguments en défense de la vénération des icônes exprimant de mystère de l'Incarnation. "Ainsi fut-il l'un des premiers à distinguer entre cultes public et privé, entre adoration et vénération, la première étant réservée à Dieu seul. La seconde forme peut servir à s'adresser au saint représenté. "Cette distinction fut très importante pour répondre chrétiennement à qui prétendait universelle et définitive l'interdiction mosaïque des images dans le culte. Ayant débattu de la question, les chrétiens de l'époque on alors trouvé une justification de la vénération des images... Mais le débat était de grande actualité dans le monde musulman, qui fit sienne l'interdiction hébraïque des images". Témoin du culte des icône, Jean Damascène en fit une caractéristique de la théologie et de la spiritualité orientale. Jusqu'à nos jours, son enseignement porte la tradition de l'Eglise universelle, dont la doctrine sacramentale prévoit que des éléments matériels, repris de la nature, peuvent être source de grâces par le biais de l'invocation de l'Esprit, doublée de la confession de la vraie foi". Il admis aussi la vénération des reliques des saints car participant à la Résurrection on ne peut les considérer comme de simples morts. "L'optimisme chrétien de saint Jean Damascène -a conclu le Saint-Père- dans la contemplation de la nature, dans la capacité à voir le bon, le beau et le véritable dans la création, n'a rien d'ingénu. Il tient compte de la blessure infligée à la nature humaine par la liberté voulue de Dieu et souvent mal utilisée par l'homme, ce qui entraîne une disharmonie diffuse du monde et tout ce qui en découle. D'où l'exigence du théologien de Damas de clairement percevoir la nature, en tant que reflet de la bonté et de la beauté de Dieu, blessées par la faute de l'homme, mais renforcées et renouvelées par l'incarnation du Fils".
AG/JEAN DAMASCENE/... VIS 20090506 (450)

mardi 5 mai 2009

ASSERMENTATION DE NOUVEAUX GARDES SUISSES


CITE DU VATICAN, 5 MAI 2009 (VIS). Demain à 17 h dans la cour St.Damase, 32 recrues de la Garde Suisse Pontificale prêteront serment comme hallebardiers, en présence de prélats de la Curie romaine, de membres du Corps diplomatique, d'Autorités militaires, civiles et religieuses suisses. La journée de ce mercredi 6 mai débutera à 7 h en la Basilique vaticane par une messe à laquelle assisteront les recrues et leurs familles. Elle sera célébrée à l'autel de la Cathedra par le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat. Puis, à 9 h dans la cour d'honneur de la caserne, suivra la cérémonie commémorative des défunts avec dépôt de gerbe au monument-aux-morts par le nouveau Commandant, le Colonel Daniel Rudolf Anrig. Le Substitut de la Secrétairerie d'Etat, Mgr.Fernando Filoni, décernera des décorations. Cette année sera présent aux cérémonies le nouveau Chef de l'Armée suisse, le Commandant de corps André Blattman. Il a été décidé d'inviter chaque année un Canton afin de renforcer les liens de la Garde avec les diverses régions de la Confédération suisse. Le Canton invité d'honneur est celui de Zurich, dont la police offrira un concert jeudi matin.

La Garde papale a reçu sa forme régulière en 1506, après l'arrivée à Rome d'un contingent de 150 soldats recrutés auprès des Etats confédérés, arrivé à pied de Lucerne. Depuis Jules II sa mission est de protéger directement la personne du Souverain Pontife et de surveiller les lieux où il réside. Le 6 mai a été choisi en souvenir des 147 Gardes Suisses qui périrent en 1527 pour garantir la vie et la sécurité de Clément VII durant l'assaut des troupes de Charles-Quint contre Rome.
GSP/ASSERMENTATION:RECRUES/... VIS 20090505 (290)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 5 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Leslie Rogers Tomlinson, Auxiliaire de l'Evêque de Melbourne (Australie). L'Evêque élu, né en 1943 à Mildura (Australie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.
NEA/.../TOMLINSON VIS 20090505 (50)

L'EGLISE EN JORDANIE, ISRAEL ET TERRITOIRES PALESTINIENS


CITE DU VATICAN, 5 MAI 2009 (VIS). Dans la perspective du voyage apostolique de Benoît XVI (8 - 15 mai), voici les statistiques relatives à l'Eglise catholique en Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens (Bureau central de statistique de l'Eglise au 31 décembre 2007). La Jordanie compte 5.720.000 habitants dont 109.000 catholiques (1,91%) regroupés en 3 circonscriptions ecclésiastiques et 64 paroisses. L'Eglise dispose de 4 évêques, 103 prêtres, 258 religieux, et 7 séminaristes. Le réseau scolaire catholique compte 30.595 élèves, tandis que les structures sociales comprennent 2 hôpitaux, 1 centre de soins, 1 centre familial et 3 centres de réhabilitation sociale. En Israël et dans les territoires palestiniens vivent 7.180.000 personnes, dont 130.000 catholiques (1,81% de la population), regroupés en 9 circonscriptions ecclésiastiques, 78 paroisses et 3 centres pastoraux. L'Eglise catholique dispose de 11 évêques, 406 prêtres, 1.171 religieux, 1 missionnaire laïque,110 séminaristes et 14 petits séminaristes. Les 192 structures éducatives, de la maternelle à l'université accueillent 43.876 élèves et étudiants. Le réseau d'assistance sociale compte 11 hôpitaux, 10 centres de soins, 9 maisons de retraite, 11 orphelinats ou garderies, 4 centres de réhabilitation sociale et 2 autres institutions.
OP/STATISTIQUES JORDANIE:ISRAEL:PALESTINE/... VIS 20090505 (200)

lundi 4 mai 2009

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 4 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

-Le Cardinal Edmund Casimir Szoka.

-Six prélats de la Conférence épiscopale péruvienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Lino Mario Panizza Richero, OFM.Cap., Evêque de Carabayllo.

-Mgr.Héctor Eduardo Vera Colona, Evêque d'Ica.

-Mgr.Carlos Enrique García Camader, Evêque de Lurín.

-Mgr.José Antonio Eguren Anselmi, SCV, Archevêque de Piura.

-Mgr.Jesús Moliné Labarta, Evêque de Chiclayo.

-Mgr.Salvador Piñeiro García-Calderón, Ordinaire militaire.

Samedi dernier, 2 mai, il avait successivement reçu:

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Huit prélats de la Conférence épiscopale péruvienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Javier Augusto del Río Alba, Archevêque d'Arequipa.

-Mgr.Jorge Pedro Carrión Pavlich, Evêque de Puno.

-Mgr.Marco Antonio Cortez Lara, Evêque de Tacna y Moquegua.

-Mgr.Luis Abilio Sebastiani Aguirre, SM, Archevêque d'Ayacucho, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Gabino Miranda Melgarejo.

-Mgr.Juan Antonio Ugarte Pérez, Archevêque de Cuzco.

-Mgr.Isidro Sala Ribera, Evêque d'Abancay, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Gilberto Gómez González.

-Mgr.Luigi Bianco, Nonce apostolique au Honduras, accompagné de sa famille.
AP:AL/.../... VIS 20090504 (180)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 4 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Kasama (Zambie), présentée pour limite d'âge par Mgr.James Spaita.

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Port Harcourt (Nigeria), présentée pour limite d'âge par Mgr.Alexius Obalu Makozi. Lui succède Mgr.Camillus Archibong Etokudoh, jusqu'ici Evêque d'Ikot-Ekpene (Nigeria).

Samedi dernier, 2 mai, il a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Lancaster (GB), présentée pour limite d'âge par Mgr.Patrick O'Donoghue. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Michael Campbell, OSA.
RE:NER/.../... VIS 20090504 (100)

REGINA COELI AVANT LA TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 3 MAI 2009 (VIS). Après la messe, le Pape a regagné ses appartements pour réciter le Regina Coeli avec les fidèles rassemblés Place-St.Pierre. Ce dimanche étant aussi la Journée mondiale de prière pour les vocations ("Confiance en Dieu et réponse à son appel"), il a dit que la confiance dans celui qui nous appelle tous à la sainteté, et certains à une consécration particulière, a effectivement besoin de prière. Il faut beaucoup prier pour les vocations, individuellement et en communauté, afin que la grandeur et la beauté de l'amour divin entraîne beaucoup à suivre le Christ dans le sacerdoce ou la vie consacrée... De même faut-il prier pour avoir de nombreux époux saints et capables d'ouvrir par l'exemple à leurs enfants l'horizon qu'ouvre leur liberté. Les saints et les saintes que l'Eglise propose à la vénération des fidèles sont les fruits de cette convergence entre l'appel de Dieu et la réponse de l'homme".

Benoît XVI a aussi demandé de prier pour son voyage en Terre Sainte qu'il accomplira du 8 au 15 mai. "Par ma visite, je tiens à confirmer et à encourager les chrétiens qui vivent là-bas et qui doivent affronter quotidiennement de nombreuses difficultés. Comme Successeur de l'apôtre Pierre -a-t-il dit- je leur dirai ma proximité et le soutien de tout le corps de l'Eglise. Je me ferai, en outre, pèlerin de paix au nom du Dieu unique, Père de tous. Je témoignerai de l'engagement de l'Eglise catholique en faveur de ceux qui s'efforcent de pratiquer le dialogue et la réconciliation en vue d'atteindre une paix stable et durable dans la justice et dans le respect réciproque. Ce voyage, enfin, ne pourra pas ne pas avoir une importance notable sur le plan œcuménique et interreligieux. Jérusalem, est, de ce point de vue, la ville-symbole par excellence: le Christ y est mort pour réunir tous les fils de Dieu dispersés".

Après la prière mariale, le Pape a demandé à nouveau de prier pour "les peuples touchés de cette région. Je vous demande, de façon particulière, de vous souvenir du peuple palestinien qui a enduré de grandes épreuves et souffrances. Que Dieu les bénisse ainsi que tous ceux qui vivent en terre Sainte et qu'il leur accorde les dons de l'unité et de la paix!". Benoît XVI a enfin manifesté sa solidarité et a assuré de ses prières "les victimes de la grippe qui a touché le Mexique et les autres pays. Chers frères mexicains, demeurez fermes dans le Seigneur. Il vous aidera à surpasser cette difficulté. Je vous invite à prier en famille en ces moments d'épreuve".
ANG/VOCATIONS:TERRE SAINTE:GRIPPE/... VIS 20090504 (460)

DROITS DE L'HOMME ET DOCTRINE SOCIALE DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 4 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu aujourd'hui les membres de l'Académie des sciences sociales au terme de leur XV session plénière présidée par Mme Mary Ann Glendon. "L'Académie -a dit le Pape- après avoir examiné les rapports entre la doctrine sociale de l'Eglise et le travail, la démocratie, la globalisation, la solidarité et la subsidiarité, s'est concentrée, cette fois, sur la question de la dignité de la personne et des droits de l'homme, point de rencontre de la doctrine sociale de l'Eglise et de la société actuelle... L'Eglise a toujours affirmé que les droits fondamentaux, en plus et au-delà des différentes formes dans lesquels ils sont affirmés et des différents degrés d'importance qu'ils ont dans les divers contextes culturels, doivent être soutenus et reconnus universellement parce qu'ils sont intrinsèques à la nature de l'être humain créé à l'image et à la ressemblance de Dieu" et "partagent ainsi une caractéristique commune qui les unit et qui exige un respect universel". De même, l'Eglise a toujours enseigné que "l'ordre éthique et politique qui gouverne les relations entre les personnes trouve ses racines dans la structure même de l'être humain".

L'époque moderne, "par une prise de conscience sur les droits de l'homme et sur leur universalité...a contribué à faire naître l'idée que le message du Christ proclamant que Dieu aime tout homme et toute femme et que tout être humain est appelé à aimer Dieu librement, démontre que toutes et tous, indépendamment de leur condition sociale ou culturelle, sont libres par nature". Le Pape a ensuite rappelé que vers le milieu du siècle dernier et après les catastrophes des deux guerres mondiales et des idéologies totalitaristes, la communauté internationale s'est dotée d'un "nouveau système de droit international basé sur les droits de l'homme", et comment Paul VI et Jean-Paul II "affirmaient justement que le droit à la vie et à la liberté de conscience et de religion sont au centre des droits qui découlent de cette même nature humaine... Strictement parlant, ces droits ne sont pas des vérités de la foi bien qu'ils soient reconnaissables, apparaissant ainsi en pleine lumière, dans le message du Christ qui manifeste pleinement l'homme à lui-même (Gaudium et Spes). Ils en reçoivent une confirmation ultérieure par la foi. La raison en est que des hommes et des femmes, vivant et agissant dans un monde physique comme des êtres spirituels, perçoivent la présence d'un 'logos' qui les rend capables de distinguer non seulement le vrai du faux, mais aussi le bien du mal, le meilleur du pire, la justice de l'injustice... L'action de l'Eglise dans la promotion des droits de l'homme est renforcée par une réflexion rationnelle, de telle façon que ces droits apparaissent à toutes les personnes de bonne volonté indépendamment de leur filiation religieuse". En même temps, "comme chaque nouvelle génération et chaque individu doit se réapproprier ces droits et que la liberté humaine est toujours fragile, la personne a besoin de l'espérance et de l'amour inconditionnels qui se trouvent seulement en Dieu et qui mènent à une participation à la justice et à la générosité de Dieu envers les autres".

Notre attention se porte alors sur quelques problèmes sociaux plus critiques de ces dernières décennies, comme une prise de conscience accrue suite à la globalisation et à la crise économique actuelle, d'un terrible contraste entre une égale attribution des droits et l'inégal accès aux moyens d'en profiter. Pour les chrétiens qui prient Dieu en disant: Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, c'est une tragédie honteuse qu'un cinquième de l'humanité souffre encore aujourd'hui de la faim... Pour garantir un approvisionnement adéquat des aliments, de même que pour la protection des ressources vitales que sont l'eau et l'énergie, il faut que tous les dirigeants internationaux manifestent leur promptitude à travailler de bonne foi, en respectant la loi naturelle et en encourageant la solidarité et la subsidiarité avec les régions et les peuples les plus pauvres de la planète, ainsi qu'une stratégie plus efficace pour éliminer les inégalités sociales entre les pays et les sociétés et pour l'accroissement mondial de la sécurité".
ACAD/DROITS DE L'HOMME/GLENDON VIS 20090504 (690)

EN TERRE SAINTE POUR LA PAIX


CITE DU VATICAN, 2 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu ce midi la Papal Foundation, fondée à Philadelphie en 1990 par le défunt Cardinal John Krol, et qui recueille annuellement des fonds pour soutenir les activités caritatives du Pape dans le monde. Le Cardinal Anthony Bevilacqua, Archevêque émérite de Philadelphie en est l'actuel président. Après avoir salué les membres de l'association par les paroles de saint Paul: "Grâce et paix à vous de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ", le Pape a dit que "le monde d'aujourd'hui a vraiment besoin de paix surtout pour faire face aux tragédies de la guerre, de la division, de la pauvreté et du désespoir".

Il a ensuite rappelé à ses hôtes que le 8 mai il se rendra en Terre Sainte: "J'y vais en tant que pèlerin de paix.... Pendant plus de soixante ans, cette région, terre de la naissance, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur, lieu sacré pour les trois grandes religions monothéistes du monde, a été marqué par la violence et l'injustice. Ce qui a provoqué une atmosphère de défiance, d'incertitude et de peur, souvent d'un voisin contre un autre et d'un frère contre un autre frère. Alors que je me prépare pour cet important voyage, je vous demande de façon toute particulière de vous unir à mes prières pour le peuple de Terre Sainte et de sa région afin qu'ils reçoivent les dons de la réconciliation, de l'espérance et de la paix". Il a ajouté que la rencontre de cette année avec la Papal Fondation avait lieu alors que le monde se trouve dans une situation économique très préoccupante. "En un tel moment, la tentation est grande d'oublier ceux qui n'ont pas de voix et de penser seulement à nos propres difficultés. Cependant, en tant que chrétiens, nous savons que dans des situations particulièrement difficiles, nous devons travailler plus dur pour nous assurer que le message réconfortant du Seigneur soit entendu. Au lieu de ne penser qu'à nous-mêmes, nous devons continuer à être des modèles d'espérance, de force et d'appui pour les autres, surtout pour ceux dont personne ne se préoccupe". Le Pape a assuré aux membres de la Papal Foundation qu'ils étaient "des exemples de bons chrétiens...qui continuent d'affronter les défis avec courage et confiance. Grâce à la générosité de beaucoup, l'association apporte une solide assistance au nom du Christ et de son Eglise. Je vous sais gré de votre sacrifice et de votre dévouement. Grâce à votre soutien -a-t-il conclu- le message pascal de joie, d'espérance, de réconciliation et de paix est proclamé plus largement".
AC/PAIX/PAPAL FOUNDATION VIS 20090504 (450)

ENVOYE SPECIAL A BANGKOK


CITE DU VATICAN, 2 MAI 2009 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine (4 avril) par laquelle le Pape nomme le Cardinal Joseph Zen Ze-kiun, son Envoyé spécial à la commémoration du XXV anniversaire de la visite de Jean-Paul II en Thaïlande (Bangkok, 10 - 11 mai). Le Cardinal sera accompagné du P.John Bosco Thepharat Pitisant, Supérieur des salésiens de Thaïlande, de l'Abbé Vincent Ekapong Pongsungnern, Official de la Conférence épiscopale thaïlandaise, de Mgr.Marek Zalewski, Conseiller de la nonciature de Bangkok, et de Mgr.Dennis Kuruppassery, Secrétaire de la même nonciature.
OP/ENVOYE SPECIAL/ZEN ZE-KIUN VIS 20090504 (100)

ORDINATIONS SACERDOTALES


CITE DU VATICAN, 3 MAI 2009 (VIS). En ce Dimanche du Bon Pasteur, Benoît XVI a célébré la messe en la Basilique vaticane, au cours de laquelle il a ordonné 19 prêtres pour le diocèse de Rome. A l'homélie il a souligné que "tout disciple, et à plus forte raison le prêtre, partage la joie de Jésus dans la connaissance du Père, mais aussi sa peine de constater combien il est mal connu, que son amour n'est pas perçu". Citant Jean, qui écrit que le monde ne nous reconnaît pas parce qu'il ne connaît pas Jésus, le Pape a dit que c'est l'expérience que font aujourd'hui encore les prêtres: "le monde, qui ne comprend pas le chrétien, ne comprend pas les ministres de l'Evangile, en partie parce qu'il ignore qui est Dieu, en partie parce qu'il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut connaître ni Dieu ni ses ministres par crainte d'être troublé". Mais cet esprit du monde, au sens où l'entend saint Jean, "menace aussi l'Eglise, ses membres et même ses ministres ordonnés. Le monde est une mentalité, un mode de penser et de vivre qui risque d'empoisonner l'Eglise et qui l'empoisonne effectivement. Contre quoi il est nécessaire d'être vigilants pour la purifier constamment... nous sommes dans le monde et risquons d'être du monde".

Puis le Saint-Père a rappelé qu'en donnant sa vie pour la multitude, "Jésus s'est sacrifié pour ceux que le Père lui avait confié afin qu'ils soient consacrés dans la vérité, c'est à dire en lui, afin qu'ils puissent parler et agir en son nom, en prolonger l'action salvifique, rompre le pain de la vie et pardonner les péchés". Les prêtres "sont appelés à demeurer dans le Christ, comme le dit l'évangéliste Jean, ce qui se réalise avant tout dans la prière. Le ministère sacerdotal est totalement lié à ce demeurer prière, qui rend efficace" sa fonction. La messe quotidienne appartient à ce prier sacerdotal, dont il est le sommet et le coeur, la source d'où les autres actions tirent leur force, la liturgie des heures, l'adoration eucharistique, la Lectio Divina, le chapelet et la méditation... Le prêtre qui prie et prie bien", a conclu Benoît XVI, est "progressivement vidé de soi-même et de plus en plus uni au Bon Pasteur et serviteur de ses frères. Comme le Seigneur, et en union avec lui, le prêtre donne alors sa vie pour ceux qui lui ont été confiés".
HML/PRETRE/... VIS 20090504 (410)

CONCERT SALLE PAUL VI


CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). A 17 h 30', le Pape a assisté Salle Paul VI au concert offert par le Président de la République italienne pour le IV anniversaire de son pontificat. L'orchestre et les choeurs Giuseppe Verdi de Milan, dirigés par Mme Xian Zhang et Mme Erina Gambarini, ont exécuté des symphonies de Haydn et Mozart, un Magnificat de Vivaldi et en final le célèbre Ave Verum de Mozart. Dans son commentaire final, Benoît XVI a évoqué cette dernière pièce, "où la méditation cède le pas à la contemplation, où le regard de l'âme se tourne vers le Saint Sacrement, corps réellement immolé sur la croix et duquel découle le salut du monde. Mozart a composé ce motet peu avant de mourir et sa musique y devient prière, abandon du coeur dans une paix profonde". Le Saint-Père a remercié le Président Giorgio Napolitano de cet hommage, apprécié pour sa "qualité esthétique mais aussi parce qu'il nourrit l'esprit". S'adressant enfin à l'assistance, il a demandé qu'on prie pour qu'il puisse accomplir son ministère "selon la volonté du Seigneur".
BXVI-CONCERT/.../NAPOLITANO VIS 20090504 (190)

COMMISION ISRAEL SAINT-SIEGE


CITE DU VATICAN, 1 MAI 2009 (VIS). La Commission permanente Israël Saint-Siège s'est réunie hier 30 avril au siège du Ministère israélien des affaires étrangères. Selon le communiqué diffusé par la Salle-de-Presse du Saint-Siège, il s'agissait d'avancer sur la négociation de l'article 10,2 de l'Accord fondamental du 30 décembre 1993. La délégation du Saint-Siège était conduite par Mgr.Pietro Parolin, Sous-secrétaire pour les rapports avec les états, celle de l'Etat d'Israël par M.Daniel Ayalon, Sous-secrétaire des affaires étrangères. Cette réunion plénière a permis d'avancer de manière significative à la veille de la visite papale. La réunion plénière suivante a été convoquée à Rome pour le 10 décembre et entre-temps la Commission accélérera les conversations en vue de conclure l'accord bilatéral au plus tôt.
OP/COMMISSION/ISRAEL:SAINT-SIEGE VIS 20090504 (130)

jeudi 30 avril 2009

INTENTIONS DE PRIERE POUR MAI


CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois de mai est: "Pour que les laïcs et les communautés se fassent les promoteurs des vocations sacerdotales et religieuses".

Son intention missionnaire est: "Pour que les Eglises particulières de récente fondation, reconnaissantes au Seigneur du don de la foi, participent à la mission universelle de l'Eglise, en étant disponibles à prêcher l'Evangile à travers le monde".
BXVI-INTENTIONS PRIERE/MAI/... VIS 20090430 (90)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique en Lituanie, Lettonie et Estonie.

Hier, il avait reçu le Cardinal Paul Josef Cordes, Président du Conseil pontifical Cor Unum.
AP/.../... VIS 20090430 (60)

AVIS

CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). Demain, fête de saint Joseph Ouvrier et jour férié au Vatican, le VIS ne sera pas diffusé. Reprise du service lundi 4 mai.
.../.../... VIS 20090430 (20)

VISITE D'EVEQUES ARGENTINS


CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le troisième groupe des évêques argentins en visite Ad Limina, auxquels il a rappelé que Dieu leur a confié un important ministère, la mission de porter son message de paix et de réconciliation au monde, de guider paternellement son peuple vers le salut: "Dans l'exercice de son ministère, l'évêque doit être un serviteur pour ses fidèles, et constamment s'inspirer de celui qui est venu pour servir et non pour être servi, et qui a donné sa vie pour le rachat de la multitude. Etre évêque est un honneur si la fonction est vécue dans cet esprit de service envers l'autre, en participant de manière désintéressée à la mission du Christ".

Rappelant à ses hôtes que le modèle du Bon Pasteur encourage à redoubler d'efforts dans la diffusion de l'Evangile, Benoît XVI a recommander d'encourager les fidèles à défendre les faibles et de vivre en total service du peuple de Dieu. Il les a également encouragé à relancer les oeuvres caritatives, soulignant l'importance "de la prière face à l'activisme ou à une vision sécularisée de la charité de la part des chrétiens. Le contact assidu avec le Christ dans la prière transforme le coeur du croyant en l'ouvrant aux besoins d'autrui sans pour autant céder aux idéologies d'un monde meilleur, mais en se laissant simplement conduire par la foi". Il a ensuite réaffirmé l'importance de resserrer leurs liens avec les prêtres, dans l'affection et la confiance, "en valorisant l'abnégation de leur ministères et en les invitant à s'identifier toujours mieux au Seigneur afin d'être des modèles de vertu et d'exemple pour le troupeau de Dieu". Benoît XVI a dit aussi que les laïcs doivent "avoir conscience de leur engagement baptismal, ce pour quoi il convient de les encourager...à participer activement à la mission de l'Eglise comme à la vie sociale, politique, économique et culturelle de leur pays... Les catholiques doivent se distinguer par leur accomplissement exemplaire des devoirs civiques, par l'exercice des vertus morales et religieuses, en faveur d'un amélioration du climat social... Leur engagement favorisera la diffusion de valeurs essentielles à la société comme la paix, la justice, la solidarité, la famille et le mariage entre homme et femme, la défense de la vie de sa conception à sa fin naturelle, du droit des parents à choisir une éducation religieuse pour leurs enfants".
AL/.../ARGENTINE VIS 20090430 (400)

VISITE DU PRESIDENT COLOMBIEN


CITE DU VATICAN, 30 AVR 2009 (VIS). Ce midi, la Salle-de-Presse du Saint-Siège a confirmé la visite rendue au Saint-Père par le Président colombien, M.Alvaro Uribe Vélez, qui s'est ensuite entretenu avec Mgr.Dominique Mamberti, le Secrétaire pour les rapports avec les états. "Ces entretiens ont permis un échange fructueux d'opinions sur des points de l'actualité internationale et régionale. On a également évoqué certains aspects de la situation colombienne, notamment la lutte contre le trafic de drogue, la politique sociale tendant à améliorer les conditions de vie des franges pauvres de la société, mais aussi la collaboration Eglise Etat pour le renforcement de la pacification nationale".
OP/VISITE URIBE/COLOMBIE VIS 20090430 (120)

mercredi 29 avril 2009

NATIFS CANADIENS


CITE DU VATICAN, 29 AVR 2009 (VIS). A la fin de l'audience générale, le Pape a salué une délégation des communautés natives du Canada, auxquels il a dit partager leur préoccupations face aux effets des mauvais traitements subis par le passé dans des écoles catholiques. Elle était guidée par M.Phil Fontaine, Chef de l'Assemblée des premières nations du Canada, et par Mgr.Vernon James Weisgerber, Archevêque de Winnipeg et Président de la Conférence épiscopale canadienne.

A la fin du XIX siècle, le gouvernement canadien décréta l'éducation des enfants aborigènes et des écoles furent créées notamment par les diocèses catholiques et confiées à des communautés religieuses. Selon la Conférence épiscopale canadienne, "on estime à 100.000 les enfants indiens ayant fréquenté ces écoles, coupés de leurs familles, soumis à la culture occidentale, interdits de leur langue, de leur religion et de leur mode de vie traditionnel. Inculturés de force, certains subirent des abus physiques et sexuels". A Ottawa le 11 juin dernier, le Gouvernement du Canada a demandé solennellement pardon aux anciens élèves survivants au cours d'une réunion spéciale des Communes.
AG/ENFANTS ABORIGENES/CANADA VIS 20090429 (190)
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