Cité
du Vatican, 10 février 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse, le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le
culte divin et la discipline des sacrement, a présenté le
Directoire homélitique composé par son dicastère sous son
prédécesseur le Cardinal Cañizares Llovera. Il était accompagné
du Secrétaire Mgr.Arthur Roche et du Sous Secrétaire le P.Corrado
Maggione, SMM. Pour beaucoup de fidèles, a dit le Cardinal, la
qualité l'homélie décide du jugement de toute la célébration.
"Certes, la messe ne se réduit pas à l'homélie, mais revêt
une grande importance dans la participation à l'Eucharistie,
l'écoute de la Parole et la communion. Ce directoire n'est pas né
par hasard. Il est destiné à améliorer la prédication des
prêtres.... L'homélie doit d'abord être directement liée à
l'Ecriture, et tout particulièrement à l'Evangile qui doivent
l'éclairer... C'est pourquoi Benoît XVI encourageait à répondre à
une attente dans son exhortation Sacramentum Caritatis". Puis
dans Verbum Domini, il parlait "d'un art devant être cultivé"
et appelait de ses voeux l'élaboration d'un directoire "destiné
à aider les prédicateurs à préparer cet exercice de leur
ministère... L'homélie est un service liturgique réservé aux
ministres ordonnés, appelés à servir la Parole selon la foi de
l'Eglise et non selon leur propre fantaisie. L'homélie n'est pas un
banal discours mais un message inspiré par la Parole adressé aux
croyants dans le cadre d'une action liturgique. Son but est
d'encourager à pratiquer l'Evangile". Et de recommander, comme
dans le Directoire, l'usage du lectionnaire qui contient les lectures
bibliques du calendrier liturgique. "Dans la liturgie, l'acteur
principal est Dieu par l'entremise du Christ et la puissance de
l'Esprit. Il est clair que la préparation du prêtre doit se nourrir
d'étude et de prière, d'expérience de Dieu et de connaissance de
la communauté, d'amour de l'Eucharistie, du Christ et de l'Eglise".
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dernières 5 nouvelles
mardi 10 février 2015
Décès du Cardinal Becker
Cité
du Vatican, 10 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir au
Préposé Général de la Compagnie de Jésus un télégramme de
condoléances à la suite du décès ce matin à Rome du Cardinal
Karl Joseph Becker, SJ (Allemagne), à 86 ans. Saluant tout
particulièrement le service exemplaire rendu à l'enseignement et à
la formation des prêtres, il évoque son intense travail de
recherche théologique et le service que le défunt a offert au
Saint-Siège.
A propos de la crise ukrainienne
Cité
du Vatican, 10 février 2015 (VIS). Ce midi, le Directeur de la Salle
de Presse a rappelé que le Saint-Siège suit tout particulièrement
la crise regardant la région orientale de l'Ukraine: "Face à
une escalade du conflit qui multiplie les victimes innocentes, le
Pape a plusieurs fois lancé un appel à la paix, invitant les
fidèles à prier pour le repos des défunts et la guérison des
blessés, et soulignant l'urgence d'une reprise de la négociation
comme seule possibilité d'échapper à la logique des accusations
réciproques. A propos de certaines interprétations des paroles du
Saint-Père, notamment de celles du mercredi 4 février, je dois
préciser qu'il s'est toujours adressé à toutes les parties en
présence, confiant dans la sincérité des efforts de chacun à
appliquer les accords conclus. Chaque fois, il en a également appelé
aux principes de la légalité internationale, comme l'a
régulièrement fait le Saint-Siège depuis le début de la crise.
Comme le disait Jean-Paul II, l'humanité doit avoir le courage de
substituer la force du droit au droit de la force. La prochaine
visite Ad Limina des évêques d'Ukraine (16 - 22 février) sera pour
le Pape l'occasion d'être directement informé de la situation du
pays, de réconforter l'Eglise et tous ceux qui souffrent de cette
crise et d'étudier ensemble des actions en faveur de la
réconciliation nationale et de la paix".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 10 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Józef
Górzynski, Coadjuteur de l'Archevêque de Warmia (Pologne). Il était
jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne).
Avis
Cité
du Vatican, 10 février 2015 (VIS). Comme annoncé, en raison de
l'anniversaire demain de la création de l'Etat de la Cité du
Vatican, le prochain bulletin VIS sera diffusé jeudi 12 février.
lundi 9 février 2015
Conseil des Cardinaux
Cité
du Vatican, 9 février 2015 (VIS). Aujourd'hui s'est ouverte la
huitième réunion du Conseil des Cardinaux, en présence du
Saint-Père. Elle se prolongera mardi et mercredi, et sera suivie les
12 et 13 février d'un consistoire cardinalice.
Mise en route de la Commission de protection des mineurs
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse,
le Cardinal Sean Patrick O'Malley, OFM.Cap, Archevêque de Boston
(USA) et Président de la Commission pontificale pour
la protection des mineurs, a commenté la lettre que vient d'adresser
le Pape aux conférences épiscopales et aux supérieurs religieux.
Il était accompagné de deux Membres de la Commission, Soeur Kayula
Gertrude Lesa, RSC, qui se consacre en Zambie aux réfugiés et aux
victimes de la traite, et M.Peter Saunders (GB), fondateur de
l'Association nationale de défense des victimes d'abus sexuels. Le
Cardinal a d'abord signalé que la date du 2 (fête de la
Présentation), choisie pour la signature de la circulaire papale,
est symbolique dans la mesure où elle tend à ce que "le Temple
devienne un lieu sûr pour les mineurs". Il a lui même écrit
aux mêmes autorités afin qu'elles désignent une personne pour
faire le lien avec la Commission: Une de ses tâches, a-t-il
souligné, est d'élaborer des programmes d'éducation pour les
mineurs qui incluent la surveillance, et le contrôle de son
application.
Hier
la Commission s'est réunie au complet pour la première fois, avec
de nouveaux représentants d'Afrique, Asie, Amérique du sud et
Océanie, dont l'expérience vient enrichir les compétences de
l'organisme: "Nous travaillons à la réalisation de séminaires
destinés à aider les responsables ecclésiastiques dans la
protection de l'enfance. Soumis à la Curie Romaine, ils seront remis
aux nouveaux évêques lors de leur venue sous couvert de la
Congrégation pour les évêques et de celle pour l'évangélisation
des peuples. Nous travaillons aussi à organiser une Journée de
prière pour les victimes d'abus sexuels, qui permettra de
sensibiliser à la cure spirituelle de ces personnes mais aussi
d'impliquer la communauté catholique toute entière dans la lutte
contre" cette plaie. La Commission se propose également de
contacter les organismes catholiques de bienfaisance afin qu'ils
incluent dans leurs programmes des mesures de protection du même
type. Et ce pour faire face efficacement aux protections qui font
gravement défaut dans les pays les plus sujets au phénomène, et
former les personnels. Des groupes de travail ont été constitués
autour des compétences des membres de la Commission, dont un chargé
de rester en contact avec les victimes pouvant contribuer à
l'élaboration de lignes guides".
Par
ailleurs, un communiqué de la Commission a confirmé la présence de
ses 17 Membres pour une première assemblée plénière qui s'est
achevée hier. Il a complété les explications du Cardinal Président
et précisé que ce nouvel outil est "conscient de l'importance
des responsabilités qu'il assume". Les Membres sont tombés
d'accord pour préparer un projet initial à soumettre au Pape, qui
insistera sur la responsabilisation de tous les secteurs de l'Eglise.
Il est capital et urgent de mettre en place des mesures de
sécurisation des enfants, adolescents et autres personnes
vulnérables. C'est pourquoi, dans le sillage de la lettre papale du
2 février, qui affirme que "les familles doivent savoir que
l'Eglise fait le nécessaire pour protéger leurs enfants", la
Commission pointe sur la collaboration locale et la mise à
disposition partout de l'expérience accumulée en la matière. Elle
attend aussi le soutien et la prière de tous les fidèles.
Le malade est la chair du Christ
Cité
du Vatican, 8 février 2015
(VIS). Le 11 février, mémoire liturgique de la Vierge de Lourdes,
on célèbre la Journée mondiale du malade et le Pape a encouragé
les initiatives préparées pour l'occasion (en particulier la vigile
qui aura lieu à Rome le 10). Consacrant sa méditation de l'angélus
dominical au sens et à la valeur de la maladie, il a rappelé que
les activités principales de Jésus dans sa vie publique furent de
prêcher et de soigner. "Par la prédication, il annonce le
Royaume de Dieu et par les guérisons, il montre que celui-ci est
proche, que le Royaume de Dieu est au milieu de nous", a dit le
Pape aux fidèles réunis Place St.Pierre, commentant l'évangile de
saint Marc qui raconte la guérison de la belle-mère de Pierre et,
puisque c'était samedi, après le coucher du soleil, lorsque les
gens purent sortir et lui amener les malades, il guérit une
multitude de personnes affectées de maux en tous genres, physiques,
psychiques, spirituels. "Venu sur la terre pour annoncer et
réaliser le salut de tout l'homme et de tous les hommes, Jésus fait
preuve d'une prédilection pour ceux qui sont blessés dans leur
corps et dans leur esprit: les pauvres, les pécheurs, les possédés,
les malades, les marginaux. Il se révèle ainsi le médecin des âmes
et du corps, bon samaritain de l'homme...La guérison des malades par
le Christ nous invite à réfléchir sur le sens et la valeur de la
maladie". Mais l'œuvre salvifique du Christ "ne se réalise
pas avec sa personne et dans la durée de sa vie terrestre; celle-ci
continue à travers l'Eglise, sacrement de l'amour et de la tendresse
de Dieu pour les hommes. En envoyant en mission ses disciples, Jésus
leur confère un double mandat: annoncer l'Evangile du salut et
guérir les malades. Fidèles à cet enseignement, l'Eglise a
toujours considéré l’assistance aux infirmes comme partie
intégrante de sa mission".
Puis
le Pape a cité à ce sujet l'évangile de Marc, lorsque Jésus
s'exclame: Des pauvres et des malades, vous en aurez toujours avec
vous! Et ajoute que "l'Eglise les trouve continuellement sur sa
route, considérant les personnes malades comme une voie privilégiée
pour rencontrer le Christ, pour l'accueillir et le servir. Soigner un
malade, l'accueillir, le servir, c'est servir le Christ. Le malade
est la chair du Christ". Aujourd'hui encore et malgré les
multiples progrès de la science, "la souffrance intérieure et
physique des personnes suscite de grandes interrogations sur le sens
de la maladie et de la douleur et sur le pourquoi de la mort. Il
s'agit de questions existentielles, auxquelles l'action pastorale de
l'Eglise doit répondre à la lumière de la foi, en ayant le
crucifix devant les yeux, en lequel apparaît tout le mystère
salvifique de Dieu le Père, qui par amour pour les hommes n'a pas
épargné son propre fils. C'est pourquoi, chacun de nous est appelé
à porter la lumière de la Parole de Dieu et la force de la grâce à
ceux qui souffrent et à ceux qui les assistent, proches, médecins,
infirmiers, pour que le service au malade soit accompli avec toujours
plus d'humanité, avec un dévouement généreux, avec un amour
évangélique, avec tendresse. L'Eglise mère, par nos mains, caresse
nos souffrances et soigne nos blessures, et le fait avec une
tendresse de mère".
La traite des êtres humains est une honte
Cité
du Vatican, 8 février 2015 (VIS). Après la prière mariale, le
Saint-Père a rappelé que c'est la fête de sainte Joséphine
Bakhita, qui a connu l'esclavage au Soudan, retenue désormais pour
la Journée annuelle de prière et de réflexion sur la traite des
êtres humains: Je tiens, a-t-il dit, "à encourager tous ceux
qui sont engagés à aider les personnes, souvent femmes et enfants,
exploitées, abusées et réduites en esclavage, utilisées comme
force travail ou outil de plaisir, souvent torturées ou mutilées.
Puissent les gouvernants prendre des décisions en mesure d'éliminer
les causes de cette honte, de ce fléau indigne de la société.
Chacun doit se sentir responsable de nos frères maltraités et
humiliés. Prions la Vierge Marie pour ces victimes et leurs
familles".
Avoir un contact quotidien avec l'Evangile
Cité
du Vatican, 9 février 2015
(VIS). Dimanche à 16 h, le Pape s'est rendu à la paroisse romaine
de St.Michel Archange dans le quartier de Pietralata, au nord de la
ville. Avant d'arriver, il a changé son itinéraire pour visiter à
l'improviste un camp de réfugiés venant d'Afrique, d'Amérique
latine, d'Ukraine et de Russie. Avant de les quitter il a récité
avec eux le Pater. Il est ensuite allé dans les locaux de la
paroisse où il a rencontré la communauté, les malades, les
familles avec des enfants baptisés au cours de l'année, les enfants
du catéchisme, les scouts et quelques sans-abris pris en charge par
la communauté de Sant'Egidio. Il a confié aux familles des enfants
récemment baptisés qu'il aimait écouter le pleur des enfants
"parce qu'ils sont une promesse de vie" et qu'il ne fallait
pas les emmener en dehors de l'Eglise quand ils pleuraient. Il les a
encouragés à enseigner à leurs enfants à faire le signe de la
croix. Il a aussi dit aux malades que le Seigneur les accompagne
toujours, "un père ne laisse jamais seuls ses enfants" et
que pour cela ils doivent "avoir confiance même dans les
moments de grande obscurité". Il a remercié les sans-abris de
ne pas avoir perdu l'espérance et de témoigner de la croix par leur
solitude. "Sous toutes ces cendres de souffrance, de solitude,
sachez qu'il y a le feu de l'Esprit, dessous, il y a l'amour de Dieu.
Pourquoi le Seigneur permet cette croix? Il l'a d'abord permise à
son fils en premier. Jésus vous comprend bien". Aux enfants du
catéchisme, il a parlé de la guerre et de la paix, et les a invités
à prier tous les jours surtout la Vierge "notre mère qui nous
prend par la main pour nous conduire à Jésus, et à trouver la paix
et ne pas tomber dans la guerre". Il a enfin répondu à une
question posée par les enfants qui lui demandait comment il savait
qu'il avait été choisi pour être prêtre. Le Pape a comparé
l'assurance de son élection avec celle que ressentent un homme et
une femme quand ils décident de se marier, et a expliqué que malgré
les renoncements que cela impose et les problèmes qui peuvent
apparaître, l'amour est plus fort que tout. "Cette assurance,
c'est Jésus qui te la donne". Ensuite, le Pape a confessé
quelques fidèles avant de célébrer la messe. Dans son homélie, il
a encouragé l'assistance à écouter Jésus et à le laisser nous
prêcher: Jésus "nous parle dans l'Evangile, mais nous n'avons
malheureusement pas encore habitude d'aller chercher la Parole de
Jésus dans l'Evangile. Porter toujours avec nous un évangile,
petit, et l'avoir à portée de main. Le lire même cinq minutes car
c'est ici que Jésus nous parle. Avoir un contact quotidien avec
l'Evangile". Il a aussi invité chacun à se laisser guérir par
le Seigneur, à ouvrir son cœur "pour l'y laisser entrer et
nous guérir".
La racine de tous les maux est l'iniquité
Cité
du Vatican, 8 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François
a envoyé un message-vidéo aux 500 représentants nationaux et
internationaux réunis à Milan (Italie), siège de l'Expo 2015, pour
évoquer le thème de la manifestation (Vers la charte de Milan): Il
y rappelle d'abord son intervention du mois de novembre 2014 à la
Conférence sur la nutrition organisée par la FAO à Rome, où il
affirme que "l'intérêt pour la production, la disponibilité
de nourriture et leur accès, le changement climatique, le commerce
agricole, doivent indubitablement inspirer les règles et les mesures
techniques, mais la première préoccupation doit être la personne
elle-même, ceux qui manquent de nourriture quotidienne et qui ont
cessé de penser à la vie, aux relations familiales et sociales et
qui luttent uniquement pour survivre. Aujourd'hui, en effet, malgré
la multiplication des organisations et les différentes interventions
de la communauté internationale sur la nutrition, nous vivons ce que
Jean-Paul II appelait le paradoxe de l'abondance. En effet, il y a de
la nourriture pour tous, mais tous ne peuvent pas manger, alors que
le gaspillage, la consommation excessive et l'utilisation d'aliments
à d'autres fins sont sous nos yeux. Le voilà le paradoxe!
Malheureusement, ce paradoxe continue d'être. Peu de thèmes font
autant ressortir de sophismes que celui de la faim et peu de sujets
sont aussi susceptibles d'être manipulés par les données, les
statistiques, les exigences de sécurité nationale, la corruption ou
le rappel douloureux à la crise économique. Pour dépenser la
tentation des sophismes, "ce nominalisme de la pensée qui va
au-delà, loin, loin, mais qui ne touche jamais la réalité",
le Saint-Père a proposé trois attitudes: Passer des urgences aux
priorités, être des témoins de la charité et être des
protecteurs et non des maîtres de la terre".
"Ayez
un regard et un cœur orientés non vers un pragmatisme d'urgence qui
se révèle comme une proposition qui reste provisoire, mais vers une
orientation décidée pour la résolution des causes structurelles de
la pauvreté. Rappelons-nous que la racine de tous les maux est
l'iniquité", a dit le Pape, citant de nouveau son exhortation
apostolique Evangelii Gaudium: Non à une économie de l'exclusion et
de l'iniquité. Une telle économie tue. Il n'est pas possible que le
fait qu'une personne âgée réduite à vivre dans la rue meure de
froid, ne soit pas une nouvelle tandis que la baisse de deux points
en bourse en soit une... Attention! Nous ne sommes pas seulement ici
face à la logique de l'exploitation, mais à celle du déchet. En
effet, les exclus ne sont pas seulement exclus ou exploités, mais
des déchets, des restes... Si nous voulons vraiment résoudre les
problèmes et ne pas nous perdre dans des sophismes, il faut
éradiquer les maux à leur racine qui est l’iniquité. Il faut
pour cela faire quelques choix en priorité: renoncer à l'autonomie
absolue des marchés et de la spéculation financière et agir
surtout sur les causes structurelles de l'iniquité... Si dénigrée,
la politique a une très haute vocation, une des formes les plus
précieuses de la charité parce qu'elle cherche le bien commun...
D'où doit donc partir une politique économique saine?... Quels sont
les piliers de qui est appelé à administrer la chose publique? La
réponse est précise, la dignité de la personne humaine et le bien
commun. Malheureusement, ces deux piliers qui devraient structurer la
politique économique, semblent souvent des appendices ajoutés pour
compléter un discours politique sans perspective ni programme de
vrai développement intégral. S'il vous plaît, soyez courageux et
n'ayez pas peur de vous interroger dans les projets politiques et
économiques sur un sens plus large de la vie parce que cela vous
aide à servir vraiment le bien commun et vous donnera la force pour
multiplier et rendre plus accessibles à tous les biens de ce monde".
Sur
le troisième point, le Pape a cité une phrase entendue d'un vieux
paysan, il y a de nombreuses années: Dieu pardonne toujours, les
hommes pardonnent parfois, la terre ne pardonne jamais. Il a
encouragé à protéger "la terre mère, afin qu'elle ne réponde
pas par la destruction... Face aux biens de la terre nous sommes
appelés à ne pas perdre de vue ni l'origine, ni la finalité de
tels biens, de façon à réaliser un monde équitable et solidaire,
dit la doctrine sociale de l'Eglise. La terre nous a été confiée
pour qu'elle puisse être pour nous une mère capable de donner ce
qui est nécessaire à chacun pour vivre... La terre n'est pas un
héritage que nous avons reçu de nos parents, mais un prêt que nos
enfants nous font pour que nous la protégions et la fassions
fructifier et la leur remettre... Cette attitude protectrice n'est
pas un engagement exclusif des chrétiens, elle concerne tout le
monde. Je vous confie ce que j'ai dit au cours de la messe de début
de mon ministère comme évêque de Rome: Je voudrais demander, s'il
vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité
dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes
et à toutes les femmes de bonne volonté d'être des gardiens de la
création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de
l'autre, de l'environnement. Ne permettons pas que des signes de
destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde! Mais
pour garder nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes... Nous ne
devons pas avoir peur de la bonté, et même de la tendresse.
Protégeons la terre non seulement avec bonté mais aussi avec
tendresse".
La participation de la femme à la vie sociale et ecclésiale, un défi inéluctable
Cité
du Vatican, 7 février 2015
(VIS). Les cultures féminines: égalité et différence, étaient au
cœur de l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la
culture, un thème cher au Pape François, comme il l'a affirmé ce
matin lors de son audience aux participants à cet événement,
ajoutant qu'il s'agissait "d'étudier les nouveaux critères et
modalités afin que les femmes se sentent non invitées mais
pleinement participantes dans les différents milieux de la vie
sociale et ecclésiale. L'Eglise est femme, c'est 'la' Eglise et non
'le' Eglise. Ce défi est inéluctable. Je le dis aux pasteurs des
communautés chrétiennes, qui représentent ici l'Eglise
universelle, mais aussi aux laïques et laïcs engagés de
différentes façons dans la culture, l'éducation, l'économie, la
politique, le monde du travail, les familles et les institutions
religieuses". Permettez-moi, a-t-il poursuivi, "de vous
proposer un itinéraire pour développer cet engagement en tous
lieux, dans le cœur de toutes les cultures, dans le dialogue avec
les différentes appartenances religieuses". Evoquant le premier
thème de l'assemblée: Entre égalité et différence: à la
recherche d'un équilibre, le Pape a souligné que cet équilibre
devait être harmonieux et non seulement équilibré. "Cet
aspect ne doit pas être traité idéologiquement parce que la
lentille de l'idéologie empêche de bien voir la réalité.
L'égalité et la différence des femmes, comme du reste des hommes,
se perçoivent mieux dans la perspective du 'avec' de la relation,
que dans celle du 'contre'. Depuis longtemps, nous traînons derrière
nous, au moins dans les sociétés occidentales, le modèle de la
subordination sociale de la femme à l'homme, un modèle séculaire
qui n'a pourtant pas encore fini de produire ses effets négatifs.
Nous avons aussi dépassé un deuxième modèle, celui de la pure et
simple parité, appliquée mécaniquement et de l'égalité absolue.
Un nouveau paradigme s'est ainsi constitué, celui de la réciprocité
dans l'équivalence et dans la différence. La relation homme-femme
devrait donc reconnaître que tous deux sont nécessaires en ce
qu'ils possèdent une nature identique mais avec des modalités
propres. L'une est nécessairement à l'autre et vice-versa, pour que
s'accomplisse vraiment la plénitude de la personne".
Le
deuxième thème: La "générativité" comme code
symbolique, "élargit l'horizon de la maternité biologique à
celui de la transmission et de la protection de la vie. On pourrait
le résumer en quatre verbes: désirer, mettre au monde, prendre soin
et laisser aller. Le Pape a reconnu dans ces domaines la contribution
de nombreuses femmes qui travaillent dans la famille, dans le champ
de l'éducation dans la foi, dans l'action pastorale et aussi dans la
vie sociale, culturelle et économique: "Vous les femmes, vous
savez incarner le tendre visage de Dieu, sa miséricorde qui se
traduit en disponibilité à donner du temps plus qu'à prendre de la
place, à accueillir au lieu d'exclure. C'est pourquoi j'aime décrire
la dimension féminine de l'Eglise comme un lieu accueillant qui
régénère à la vie". Le corps de la femme entre culture et
biologie, troisième sujet de réflexion, "nous rappelle la
beauté et l'harmonie du corps que Dieu a donné à la femme, mais
aussi les blessures douloureuses qui leur sont infligées, parfois
avec une violence atroce, parce qu'elles sont femmes. Symbole de vie,
le corps féminin est malheureusement souvent agressé et abîmé
même par ceux qui devraient en être les gardiens et compagnons de
vie. Les nombreuses formes d'esclavage, de marchandisation, de
mutilation du corps des femmes nous engagent donc à travailler pour
vaincre cette forme de dégradation qui la réduit à un simple objet
bon à vendre sur les différents marchés. A ce sujet, je désire
attirer l'attention sur la douloureuse situation de tant de femmes
pauvres, contraintes de vivre dans des conditions de danger,
d'exploitation, reléguées aux marges de la société et rendues
victimes de la culture du déchet".
La
quatrième thématique: Les femmes et la religion: fuite ou recherche
de participation à la vie de l'Eglise?, interpelle tous les
croyants, et le Pape a redit sa conviction de l'urgence d'"offrir
des espaces aux femmes dans la vie de l'Eglise et de les accueillir,
tenant compte des sensibilités culturelles et sociales spécifiques.
Une présence féminine plus capillaire et incisive dans les
communautés est donc souhaitable, afin que nous puissions voir de
nombreuses femmes impliquées dans les responsabilités pastorales,
dans l'accompagnement des personnes, des familles et des groupes,
ainsi que dans la réflexion théologique". Le Saint-Père a
enfin évoqué le rôle irremplaçable de la femme dans la famille,
avant d'ajouter qu'il fallait "encourager et promouvoir la
présence efficace des femmes dans de nombreux domaines de la sphère
publique, dans le monde du travail et dans les endroits où sont
prises les décisions les plus importantes, et, en même temps
maintenir leur présence et attention préférentielle et toute
particulière dans et pour la famille. Il ne s'agit pas de laisser
les femmes seules à porter ce poids et à prendre des décisions,
mais toutes les institutions, y compris la communauté ecclésiale,
sont appelées à garantir la liberté de choix pour les femmes, afin
qu'elles aient la possibilité d'assumer des responsabilités
sociales et ecclésiales, de manière harmonieuse avec leur vie
familiale".
Rencontrer Dieu au coeur de la cité
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu
l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, qui
prépare pour le cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican
II une cérémonie de commémoration du décret sur l'apostolat des
fidèles laïques. Encourageant une initiative qui, a-t-il dit, loin
d'être tournée vers le passé regarde le présent et l'avenir de
l'Eglise, le Saint-Père a commenté le thème des assises 2015
(Rencontrer Dieu au coeur de la cité), reprenant la question des
cultures urbaines dans le sillage de Evangelii Gaudium:
"L'urbanisation a atteint une dimension globale, au point que
plus de la moitié de l'humanité vit en ville. Ce contexte urbain
exerce une forte influence sur les mentalités, la culture, le mode
de vie et les relations inter-personnelles, mais aussi sur la
religiosité des gens... L'Eglise n'est plus la seule référence et
les chrétiens sont sollicités par des langages, des messages et des
modèles proposant de nouvelles attitudes, souvent contraires à
l'Evangile... Dieu n'ayant pas abandonné la cité...on ne doit pas
céder au pessimisme et au défaitisme. Il faut porter sur le monde
urbain un regard de foi, un regard contemplatif" et parcourir
maisons, rues et places car "Dieu est présent puisqu'il ne
quitte jamais le coeur de l'homme... Contrairement à ce que beaucoup
croient, la ville constitue un terrain d'apostolat fertile. Il est
donc fondamental de disposer de laïcs bien formés...pleins de foi
et capables de voir la ville avec les yeux de Dieu... Mais il faut
alimenter leur envie de témoigner afin qu'ils transmettent à autrui
le don de la foi reçue et accompagnent ceux de leurs frères qui
font leurs premiers pas dans une vie de foi". Lorsque Archevêque
de Milan il lança une grande mission urbaine, le futur Paul VI
"parla de la recherche de l'essentiel...et de la nécessité de
vivre de ce qui compte vraiment... C'est seulement ainsi que l'on
peut proposer dans toute sa force, sa beauté et sa simplicité
l'annonce libératoire de l'amour de Dieu et du salut qu'offre le
Christ. C'est seulement comme cela que, dans le respect des
personnes, on offre l'essentiel de l'Evangile".
L'éducation en Afrique contre le fondamentalisme
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu les évêques
représentant le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique
et de Madagascar, encourageant une institution pensée pour rendre
service aux Eglises locales: Ce service, a-t-il dit à ses hôtes, "a
pour but d'offrir des réponses communes aux nouveaux défis du
continent, afin que l’Eglise puisse parler d’une seule voix, en
témoignant de sa vocation à être signe et instrument de salut, de
paix, de dialogue et de réconciliation. Afin d’accomplir cette
mission, il est très important que le symposium reste fidèle à sa
propre identité, c'est-à-dire être une expérience vivante de
communion et de service auprès des plus pauvres".
Ceci
exige, a poursuivi le Saint-Père, que "les pasteurs restent
libres de toute préoccupation mondaine et politique, qu’ils
renforcent les liens de communion avec le Pape, en collaboration avec
les nonciatures et au moyen d'une communication fluide et directe
avec les autre instances de l’Eglise. En même temps, il est
nécessaire de maintenir des expériences ecclésiales simples à la
portée de tous, ainsi que des structures pastorales sobres.
L’expérience montre que les grandes structures bureaucratiques
analysent les problèmes de manière abstraite, et courent le risque
de tenir l’Eglise loin des gens. Il faut donc être concrets,
toucher à la réalité des choses. Les jeunes générations, qui ont
surtout besoin de votre témoignage, nous observent. En Afrique,
l’avenir est entre les mains des jeunes, et ils sont aujourd’hui
appelés à se défendre contre de nouvelles formes de colonisation
sans scrupules, comme le succès, la richesse, le pouvoir à tout
prix, mais aussi le fondamentalisme et le mauvais usage de la
religion, ou les nouvelles idéologies qui détruisent l'identité
des personnes comme des familles. La manière la plus efficace pour
vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est
d’investir dans le domaine de l’éducation. Celle-ci sera utile
aussi pour contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de
violence, comme aussi les divisions à base ethnique. On doit surtout
se soucier d’offrir une proposition éducative qui apprenne aux
jeunes à penser de manière critique, et qui indique un parcours de
maturation dans les valeurs. Sur ce parcours éducatif, la pastorale
scolaire est un instrument important. Que ce soit dans les écoles
catholiques ou publiques, il convient de conjuguer la tâche
éducative avec l’annonce explicite de l’Evangile.
En
Afrique aussi, pour différentes raisons, une certaine désagrégation
de la famille est en cours. Par conséquent l’Eglise est appelée à
valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la
famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement
et voie primordiale de la paix. Ces derniers temps, beaucoup de
prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres
louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale
aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées.
Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Eglises
ont proclamé l’Evangile de la vie et, à l’exemple du Bon
Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique
témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente
apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés,
paroisses et centres hospitaliers. De nombreux missionnaires
africains ont généreusement offert leur vie pour rester auprès des
malades. C’est une route à parcourir avec une ardeur apostolique
toujours renouvelée. Nous, disciples du Christ, nous ne pouvons pas
ne pas nous préoccuper du bien des personnes les plus faibles. Et
nous devons aussi susciter l’attention de la société et des
autorités publiques sur leurs conditions de vie.
Je
désire maintenant dire combien j'apprécie la précieuse
contribution de nombreux prêtres, religieux et fidèles laïcs à
l’annonce de l’Evangile et au progrès social de vos populations.
Votre symposium est aussi un lieu de promotion de la légalité, pour
que les plaies de la corruption et du fatalisme soient guéries, et
pour favoriser l’engagement des chrétiens dans les réalités
séculières, en vue du bien commun. La grande tâche de
l’évangélisation consiste, en effet, à faire en sorte que
l’Évangile imprègne notre vie, afin qu’à notre tour nous
puissions le porter aux autres. C’est pourquoi il est important de
rappeler qu’évangéliser suppose la conversion, c'est à dire le
changement intérieur. Le processus de purification inhérent à
l’évangélisation signifie accepter l’appel du Christ à se
convertir et croire à l’Evangile. Comme résultat de cette
conversion au salut, non seulement l’individu, mais la communauté
ecclésiale tout entière est changée, elle devient de plus en plus
une expression vivante de foi et de charité. Que
la lumière et la force de l'Esprit soutiennent vos efforts
pastoraux. Que la Vierge Marie vous protège, intercède pour vous et
pour tout le continent africain".
Audiences
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal
Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 9 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a accepté la
renonciation de Mgr.Alberto Ricardo Da Silva au gouvernement pastoral
du diocèse de Dili (Timor Oriental), en conformité au canon 401,2
du CIC.
Hier,
dimanche 8 février, il avait nommé l'Abbé Atanasio Amisse Canira,
Evêque de Lichinga (superficie 129.638, population 1.414.156,
catholiques 236.006, prêtres 39, religieuses 72), au Mozambique.
L'Evêque élu, né en 1962 à Mossoril (Mozambique) et ordonné
prêtre en 1993, était jusqu'ici Directeur national des Oeuvres
pontificales missionnaires. Diplômé en théologie, il a été curé
de paroisse, directeur spirituel de séminaire, vicaire épiscopal et
Vicaire général du diocèse de Nacala (Mozambique). Il succède à
Mgr.Elio Greselin, SCI, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
Samedi
dernier, 7 février, il avait nommé:
Le
Cardinal Cormac Murphy-O'Connor (GB), son Envoyé spécial au IV
centenaire du martyre du saint jésuite John Ogilvie (Glasgow 9 - 10
mars).
Mgr.Franc
Sustar, Auxiliaire de l'Archevêque de Ljubljana (Slovénie).
L'Evêque élu, né en 1959 à Ljubljana (Slovénie) et ordonné
prêtre en 1985, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de ce
même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de paroisses,
curé doyen, membre du Presbyterium et membre de plusieurs
commissions diocésaines.
Mgr.Luigi
Marrucci, Evêque de Civitavecchia - Tarquinia (Italie), Membre de la
Congrégation pour les causes des saints.
M.Christoph
Graf, Colonel Commandant de la Garde Suisse Pontificale.
vendredi 6 février 2015
Le Pape reçoit les Préfets italiens
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu les
Préfets italiens, saluant "leur connaissance des problèmes de
terrain et leur capacité à les affronter dans leur multiplicité.
Puis il a souligné combien ces représentants du gouvernement ont de
plus en plus à gérer les mouvements migratoires, causés par
l'accroissement des conflits de par le monde et les effets pesants
qu'ils ont sur les économies de certains pays et tant de personnes:
En matière d'émigration, "vous avez l'obligation de trouver
chaque jour des solutions d'urgence, de les gérer en appliquant la
loi et les règlements tout en respectant scrupuleusement les droits
fondamentaux des personnes". En cela la collaboration entre
préfectures, diocèses et paroisses est fructueuse, "dans le
respect des diverses compétences... Réalité divine et humaine,
l'Eglise oeuvre au sein de la société en faveur des personnes selon
l'enseignement du Christ. Désirant développer sa mission caritative
et éducative en harmonie avec l'Etat pour le bien de tous, l'Eglise
est heureuse de trouver dans les Préfectures des structures de plus
haute concrétisation de ces synergies". Répondre à la fois
aux devoirs institutionnels et aux critères d'humanité caractérise
la mission des préfets: "La crise de l'autorité dont souffre
souvent la société, au niveau public comme privé, a de lourdes
conséquences, notamment en matière d'éducation de la jeunesse,
matière où fait parfois défaut la disposition à l'obéissance, à
l'écoute et à la patience. L'exercice de l'autorité ayant toujours
pour objectif le bien commun", il faut donc pour être efficace
être jour après jour au service des citoyens. Appelés à mettre
vos compétences et votre humanité au service de la collectivité,
"vous ne devez pas vous décourager car vous n'avez pas à faire
à des questions théoriques mais à des personnes et à leurs
problèmes", que la crise n'a fait que rendre plus aigus.
Clôture du congrès des Scholas Occurrentes
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François
a participé à la cérémonie de clôture du IV Congrès mondial
organisé par les Scholas Occurentes (réunies du 2 au 5 février
pour réfléchir aux responsabilités dans l’éducation et à la
culture de la rencontre). Le réseau international des Scholas
Occurrentes ou écoles pour la rencontre est né avec quelques
enfants à Buenos Aires à la demande de l’archevêque de l’époque,
Mgr.Bergoglio. Il compte actuellement quatre cents écoles publiques
ou religieuses réparties sur les cinq continents et liées entre
elles par le sport, l’art et la technologie. Au cours de la
cérémonie, le Pape a fait une vidéoconférence avec sept enfants
handicapés de différentes parties du monde. Il leur a dit que
chacun de nous a un trésor en lui. "Si nous le gardons enfermé,
il reste là, enfermé. Tandis que si nous le partageons avec les
autres, ce trésor se multiplie avec les trésors qui viennent des
autres". Grâce à eux nous comprenons "que la vie est un
précieux trésor, mais elle n’a de sens que si nous la donnons".
Il a ensuite évoqué un pacte éducatif rompu: "La société,
la famille, les institutions diverses délèguent l’éducation aux
agents éducatifs, aux professeurs qui, généralement mal payés,
portent sur leurs épaules cette responsabilité et, s’ils ne
trouvent pas une solution, on les récrimine, mais personne ne
récrimine contre les différentes institutions qui ont abandonné le
pacte éducatif, l’ont délégué au professionalisme d’un
enseignant". Le Saint-Père a ainsi voulu rendre hommage aux
enseignants qui s'étant "retrouvés avec cette pomme de terre
chaude à la main ont malgré tout été de l’avant".
Puis
le Pape François a expliqué que l’objectif des Scholas est de
réintégrer l’effort de tous pour l’éducation, et rétablir
harmonieusement le pacte éducatif, "parce que c’est seulement
ainsi, si tous les responsables de l’éducation de nos enfants et
de nos jeunes se mettent d’accord, que l’on pourra changer
l’éducation". Il a également souligné l’importance
d'harmoniser "le langage de la raison avec le langage du cœur
et le langage des mains, pour qu’une personne, un enfant, un jeune,
réfléchisse à ce qu’il sent et ce qu’il fait, et fasse ce
qu’il sent et ce qu’il pense". Il a enfin souligné
l’importance de “chercher en chacun de nous et dans nos peuples,
la beauté qui se fonde sur notre art, notre musique, notre peinture,
notre culture, notre littérature. Le beau. Il faut éduquer dans la
beauté pour que l’harmonie réponde à la beauté. Nous ne
pourrons pas trouver l’harmonie du système éducatif si nous
n’avons pas cette perception de la beauté". Avant de
conclure, il a remercié le travail des Scholas et a aussi reconnu
les nombreux problèmes auxquels elles devaient faire face, mais les
a encouragé à continuer. "Le travail commun et la vigilance de
tous sont nécessaires pour que cette étincelle qui est née
continue de s’étendre en un feu qui aide à reconstruire, à
harmoniser le pacte éducatif. Ce sont les enfants qui y
gagnent...parce que parler d’enfant c’est parler d’avenir".
Notifications du Consistoire des 14 et 15 février
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS).
Samedi
14 février à 11 h en la Basilique vaticane, le Saint-Père
présidera un Consistoire ordinaire public pour la création de
Cardinaux et la canonisation de Mère Jeanne-Emilie de Villeneuve,
fondatrice des Soeurs de l'Immaculée de Castres, de la carmélite
Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy) et de Mère
Marie-Alphonsine Danil Ghattas (Maryam Sultanah), fondatrice des
Soeurs du Rosaire de Jérusalem.
Les
traditionnelles visites aux nouveaux membres du Sacré Collège se
dérouleront l'après-midi.
Salle
Paul VI:
Dans
le hall pour les Cardinaux Manuel José Macário do Nascimento
Clemente, Berhaneyesus Demerew Souraphiel, John Atcherley Dew,
Edoardo Menichelli, Pierre Nguyên Van Nhon et Alberto Suárez
Inda.
Dans
l'aula pour les Cardinaux Charles Maung Bo, Francis Xavier Kriengsak
Kovithavanij, Francesco Montenegro, Daniel Fernando Sturla Berhouet,
Ricardo Blázquez Pérez, José Luis Lacunza Maestrojuán, Arlindo
Gomes Furtad et Soane Patita Paini Mafi.
Palais
apostolique:
Sala
Regia pour les Cardinaux Dominique Mamberti et Luigi De Magistris.
Sala
Ducale pour les Cardinaux Karl-Joseph Rauber, Luis Héctor Villalba
et Júlio Duarte Langa.
Le
lendemain, dimanche 15, le Saint-Père concélébrera, à 10 h en la
Basilique vaticane, la messe avec les nouveaux Cardinaux.
Au service des sans-abri
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Comme annoncé, trois douches et
un local de toilette ont été aménagés à droite de la colonnade
de St.Pierre par les services techniques du Governorat du Vatican. A
partir d'aujourd'hui les sans-abri qui fréquentent les environs de
la place St.Pierre pourront utiliser ces locaux, gérés par
l'UNITALSI de Rome, chaque jours sauf pendant les audiences générales
et les autres cérémonies sur la place. Ils pourront bénéficier
d'un service de coiffeur le lundi de 9 à 15 h, grâce à des
prestations bénévoles de la profession. A chacune de leurs visites,
les utilisateurs recevront un Kit de toilette, offert par des
sociétés ou des bienfaiteurs privés. Lorsque ce sera nécessaire,
c'est l'Aumônerie apostolique qui pourvoira aux acquisitions
supplémentaires. L'accueil et l'assistance seront assurées par des
volontaires, par des religieuses (soeurs de la Charité, soeurs
albertines, soeurs vincentines). L'Aumônier du Pape tient à
remercier les paroisses ayant pris part au projet et tous ceux qui
ont à coeur le service des plus démunis.
Audiences
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie).
SB
le Cardinal Béchara Boutros Rai, Patriarche maronite.
Le
Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Mgr.Heinz
Wilhelm Steckling, Evêque de Ciudad del Este (Paraguay).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Józef Roszynski, SVD, Evêque de Wewak (superficie 36.917,
population 367.000, catholiques 224.000, prêtres 39, religieux 90),
en Papouasie - Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1962 à
Nidzica (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici
collaborateur de l'Administrateur apostolique de ce même diocèse.
Envoyé par son ordre comme missionnaire en Papouasie - Nouvelle
Guinée, il a été curé de paroisses et a occupé plusieurs
responsabilités au sein de la congrégation des Verbites dans ce
paix.
Mgr.Denis
Chidi Isizoh, Auxiliaire de l'Archevêque d'Onitsha (Nigeria).
L'Evêque élu, né en 1956 à Ogbunike (Nigeria) et ordonné prêtre
en 1985, était jusqu'ici Official du Conseil pontifical pour le
dialogue inter-religieux et secrétaire du Cardinal Francis Arinze.
de sa congrégation pour l'Amérique du nord et curé de paroisse de
ce diocèse. Diplômé en théologie, il a été vicaire de paroisses
et aumônier d'écoles.
jeudi 5 février 2015
Visite du Président de Kiribati
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le
Président de Kiribati, M.Anote Tong, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les
rapports avec les états: Ces entretiens ont tout particulièrement
permis de réfléchir à l'importance qu'il y a à respecter
l'environnement, ainsi qu'aux changements climatiques, dont les
effets négatifs se font gravement sentir sur Kiribati comme sur
d'autres pays du Pacifique. Les parties espèrent qu'à l'occasion de
la prochaine Conférence de Paris la communauté internationale
adoptera des mesures communes et efficaces pour répondre à un
pareil enjeu.
Visite Ad Limina des évêques grecs
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). "'Face à la crise économique
et financière qui continue de secouer votre pays, ne cessez de
donner confiance dans l'avenir, de lutter contre le pessimisme.
L'esprit de solidarité, dont tous les chrétiens doivent témoigner
au quotidien, est un levain d'espérance". Voici ce qu'a dit le
Pape François dans le texte qu'il a remis aux prélats de la
Conférence épiscopale grecque, en conclusion de leur visite Ad
Limina. Il y souligne aussi combien, dans ce contexte, il est
importance que les évêques aient ''des relations constructives avec
les autorités publiques et les différents segments de la société.
Et ce afin de diffuser une perspective de solidarité interne mais
aussi de dialogue et de collaboration avec les autres pays européens.
Le Saint-Père insiste aussi sur la nécessité de la communion
fraternelle des prélats qui doit encourager les fidèles à
s'engager dans une diaconie de fraternité. Cette diaconie ''Conserve
et renforce d'abord les traditions culturelles et les racines
chrétiennes de la société grecque. De l'autre, elle exige
l'ouverture aux valeurs culturelles et spirituelles de nombreux
immigrants, dans un esprit d'accueil sincère de ces frères et
sœurs, sans distinction de race, de langue ou de religion... En
montrant qu'elles sont interconnectées et ouvertes à la rencontre
et à l'accueil, en particulier des plus défavorisés, vos
communautés chrétiennes peuvent vraiment aider à transformer la
société, en la rendant plus conforme à l'idéal évangélique. Je
suis heureux de savoir que vous vous consacrez déjà à cette oeuvre
pastorale et caritative, en particulier pour les immigrants, y
compris irréguliers, dont beaucoup sont catholiques".
Dans
le même esprit, le Pape encourage ses hôtes à poursuivre le
dialogue avec les orthodoxes, "afin de renforcer le processus
oecuménique dans une perspective de sérénité et de fécondité
spirituelle pour la communauté nationale". Pour accomplir sa
mission d'évangélisation et de promotion humaine, l'Eglise en Grèce
doit absolument disposer d'un clergé généreux et motivé'',
capable de susciter des vocations contre la pénurie de prêtres. Il
recommande de transmettre toute son affection et sa gratitude aux
nombreux prêtres âgés qui ont fait, tout au long de leur vie,
preuve de zèle apostolique. "Pensez aussi la contribution
précieuse des religieux et consacrés...pour relancer les
communautés chrétiennes. Pour cela il faut aussi renforcer le rôle
des laïcs et augmenter'' la présence des mouvements et associations
ecclésiales. Celles-ci doivent "toujours travailler en harmonie
avec les orientations pastorales de l'Eglise exprimées par les
diocèses et les paroisses". A propos enfin de la famille, le
Saint-Père souligne la nécessité de programmes de formation au
mariage, mais aussi de formation chrétienne pour les nouvelles
générations. Les évêques doivent agir dans cette direction
également'', en paroles et par des actions telles la présence et la
participation des personnes âgées à la vie sociale. Ceci est
essentiel". En conclusion, il a exprimé sa gratitude aux
évêques pour le travail d'évangélisation qui, malgré de
nombreuses difficultés, est réalisé en Grèce. "La
reconnaissance juridique de l'Eglise catholique par l'Etat est d'une
grande importance. Cela vous permettrait d'envisager l'avenir avec
plus de sérénité et de dynamisme, avec la confiance et
l'enthousiasme des témoins du Seigneur mort et ressuscité. Je vous
encourage à persévérer dans votre mission de joie évangélique".
Renforcer la collaboration Dans la protection des mineurs
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le 2 février, le Pape a écrit
aux Présidents des Conférences épiscopales et aux Supérieurs des
instituts de vie consacré et des sociétés de vie apostolique en
vue de renforcer leur collaboration avec la Commission pontificale
pour la protection des mineurs (créée en mars dernier). Après
avoir annoncé sa création dès décembre 2013 "dans le but
d'offrir des propositions et des initiatives visant à améliorer les
règles et procédures pour la protection de tous les enfants et les
adultes vulnérables," il rappelle avoir appelé à y oeuvrer
des personnalités hautement qualifiés et reconnues pour leurs
efforts en la matière. En juillet 2014 ensuite, poursuit-il, "j'ai
rencontré des victimes d'abus sexuels commis par des prêtres, ce
qui m'a permis de mieux percevoir l'intensité de leurs souffrances
et la force de leur foi. Cela m'a confirmé dans la conviction que
nous devons continuer à tout faire pour éradiquer au sein de
l'Eglise le fléau de la violence faite aux enfants, et engager un
parcours de réconciliation et de guérison pour ceux qui ont été
maltraités.
Pour
ces raisons, en décembre dernier, je ai ajouté quelques nouveaux
membres à la Commission pour mieux représenter les Eglises
particulières de par le monde. Dans quelques jours, la Commission au
complet se réunira à Rome pour la première fois. Elle sera un
outil valable et efficace pour m'aider à promouvoir l'engagement de
toute l'Eglise, à tous les niveaux: conférences épiscopales,
diocèses, ordres religieux et instituts consacrés. Nous devons
mettre en œuvre les actions nécessaires pour assurer la protection
des enfants et des adultes vulnérables et donner des réponses de
justice et de miséricorde. Les familles ont besoin de savoir que
l'Eglise ne est pas ménager leurs efforts pour protéger leurs
enfants et qui ont le droit de les confier en pleine confiance. Il ne
doit plus être possible d'invoquer d'autres considérations, de
quelque nature qu'ils soient, comme le désir d'éviter le scandale.
Il ne doit pas y avoir de place dans la prêtrise pour ceux qui
abusent de mineurs. Il convient de donner plein effet à la
circulaire publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi,
le 3 mai 2011, pour aider les Conférences épiscopales dans la
préparation de lignes directrices pour le traitement des cas d'abus
sexuels sur mineurs de la part de clercs. Il est important que les
conférences adoptent un instrument pour l'examen périodique des
normes, et la vérification de leur mise en oeuvre. L'évêque
diocésain et les supérieurs majeurs ont la responsabilité de
veiller à ce que, dans les paroisses et les autres institutions de
l'Eglise, soit garantie la sécurité des enfants et des adultes
vulnérables. Il est du devoir de l'Eglise d'exprimer la compassion
de Jésus à ceux qui ont subi des sévices sexuels, ainsi qu'à
leurs familles. Diocèses et instituts religieux sont invités à se
doter de programmes pastoraux intégrant services psychologiques et
spirituels. Les pasteurs et les supérieurs des communautés
religieuses doivent être disponibles à rencontrer les victimes et
leurs proches. Ces rencontres seront d'excellentes occasions pour
écouter et demander pardon à ceux qui ont tant souffert.
Pour
toutes ces raisons, je demande votre totale collaboration avec la
Commission pour la protection des mineurs. La mission que je leur ai
donnée comprend une assistance aux diocèses, instituts religieux et
conférences, au moyen d'échanges de bons procédés et de
programmes d'éducation et de formation capables de combattre l'abus
sexuel. Puisse le Seigneur Jésus insuffler à chacun de nous,
ministres de l'Eglise, la conscience de ce que l'attention et
l'affection pour le petit a caractérisé sa présence parmi les
hommes, se traduise par une responsabilité particulière quant à la
protection des enfants et des adultes vulnérables. Que Marie, Mère
de tendresse et de miséricorde, nous aide à envisager avec
générosité et rigueur notre devoir de reconnaître humblement nos
fautes et de réparer les injustices du passé. Ainsi seront nous
fidèles à la mission de protection de ceux que Jésus préfère".
Audiences
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Georges Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Charles
Joseph Chaput, Archevêque de Philadelphie (USA).
Mg.Giambattista
Diquattro, Nonce apostolique en Bolivie.
Huit
membres de la Conférence épiscopale grecque, en visite Ad Limina:
Mgr.Sevastianos
Rossolátos, Archevêque d'Athènes et Administrateur apostolique de
Rhodes, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Nikolaos Foskolos.
Mgr.Ioannis
Spiteris, Archevêque de Corfou, Zakynthos et Céphalonie,
Administrateur apostolique du Vicariat apostolique de Thessalonique.
Mgr.Nikolaos
Printesis, Evêque de Naxos, Andros, Tinos et Mykonod, Administrateur
sede vacante de Khios.
Mgr.Petros
Stefanou, Evêque de Syros, Milos et Santorin, accompagné de de son
prédécesseur, Mgr.Frangkiskos Papamanolis.
Mgr.Dimitrios
Salachas, Exarque apostolique pour les catholiques de rite byzantin.
Mgr.Neshan
Karakéhéyan, Administrateur de l'ordinariat pour les catholiques de
rite arménien.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Bruno
Musarò, Nonce apostolique en Egypte et Délégué près la Ligue
Arabe.
mercredi 4 février 2015
La présence du père est fondamentale
Cité
du Vatican, 4 février 2015 (VIS). A l'audience générale, tenue
Salle Paul VI, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur la
figure du père, abordant après l'absence la question de son rôle:
"Toute famille a besoin d'un père", a-t-il affirmé
d'emblée. Citant un passage du livre des proverbes, témoignant de
l'émotion d'un père satisfait d'avoir transmis à son fils la
première valeur qu'est la sagesse du coeur. "Je serai heureux
chaque fois que tu agiras avec sagesse... C'est le témoignage que ce
père avait désiré transmettre..., la capacité à penser et agir,
à parler et à juger avec sagesse et rectitude. Pour cela",
dit-il à son fils, "je t'ai enseigné ce que tu ignorais, j'ai
corrigé les erreurs que tu ne voyais pas... J'ai du moi-même me
mettre à l'épreuve de la sagesse et éviter tout excès de
sentiment ou de ressentiment afin de gérer d'inévitables
compréhensions et de trouver les mots justes pour me faire
comprendre... Tout père sait combien il est difficile de transmettre
cet héritage...mais connaît aussi la consolation et la satisfaction
lorsque ses enfants montrent de l'avoir bien acquis... Mais la
première condition" à la réussite "est la présence du
père au sein de la famille, aux côtés de la mère, afin de
partager la vie et toutes les tâches de la famille. Le père doit
être présent tout au long de la croissance des enfants, partager
leurs jeux, répondre à leurs questionnements, corriger leurs
erreurs. Présent, le père ne doit cependant pas être un patron
étouffant ses enfants, qui les empêche de grandir.
L'Evangile
parle de l'exemplarité du père céleste, le seul nous dit Jésus
que l'on peut définir Père Bon. La parabole du fils prodigue, ou
mieux du père miséricordieux, montre toute la délicatesse et la
patience d'un père dans l'attente du retour de son fils. Le père
doit être patient. En effet, un bon père doit savoir attendre et
pardonner. Corriger avec fermeté ne veut pas dire humilier. Oui, les
pères doivent faire preuve de patience, et se limiter à espérer
lorsqu'ils ne peuvent rien faire de plus. Ils doivent prier est
espérer, faire preuve de douceur, de magnanimité et même de
miséricorde". Dans le Pater, Jésus nous enseigne ce qu'est la
paternité. Sans la grâce qui vient du père céleste, tout père
perd courage et abandonne ses responsabilités. Or ses enfants ont
besoin d'avoir un père présent lorsqu'ils prennent conscience de
leurs faux pas. S'ils feront tout pour ne pas le manifester, ils ont
besoin de ce père qui saura soigner des blessures difficiles à
traiter. Notre mère l'Eglise soutient de toutes ses forces la
présence positive des pères au sein de leurs familles car ils sont
pour la nouvelle génération, à l'instar de Joseph, des guides et
des diffuseurs indispensables de la foi, de la bonté et de la
justice".
Appel à la cessation des combats en Ukraine
Cité
du Vatican, 4 février 2015 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape a
déclaré: "Une fois de plus mes pensées vont au cher peuple
ukrainien. Prions d'abord pour les victimes, largement civiles, et
pour leurs familles. Demandons au Seigneur de faire cesser au plus
tôt ces horribles violences fratricides. Une fois de plus j'en
appelle à tous les niveaux pour que le dialogue reprenne car c'est
la seule voie à suivre pour rétablit la paix et la concorde dans ce
malheureux pays. Je suis attristé et malheureux chaque fois que
j'entends parler de victoire ou de défaite. Le seul mot juste est la
paix! Je pense à vos, frères et soeurs ukrainiens. Je pense à
cette guerre entre chrétiens. N'avez-vous pas tous reçu le même
baptême! Pourquoi vous battez-vous entre chrétiens? C'est un
scandale, pensez-y. Prions tous car la prière est la protestation
que nous adressons à Dieu en temps de guerre".
Oscar Romero, bienheureux défenseur des pauvres et de la justice
Cité
du Vatican, le 4 février 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de
Presse, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la
famille et postulateur de cette cause de béatification, a évoqué
la vie, l'oeuvre et le martyre de Oscar Arnulfo Romero y Galdámez, l
'Archevêque de San Salvador assassiné en 1980, dont le Pape à
reconnu hier qu'il est mort en haine de la foi. A pris part à la
conférence de presse M.Roberto Morozzo della Rocca, auteur d'une
biographie du futur saint. Voici la synthèse de l'intervention de
Mgr.Paglia:
"C'est
un don extraordinaire pour toute l'Eglise en ce début de millénaire
que de voir sanctifié un pasteur ayant offert sa vie pour son
peuple. Il est un exemple pour tous les chrétiens, comme en témoigne
l'Eglise anglicane qui a placé sa statue sur la façade de la
cathédrale de Westminster aux côtés de celles du Pasteur Martin
Luther King et du Pasteur Dietrich Bonhoeffer. Il est aussi un
symbole pour la société tout entière qui voit en lui un champion
des pauvres et de la paix. Notre gratitude doit également aler à
Benoît XVI, qui a suivi l'affaire depuis le début et qui, le 20
décembre 2012 a décidé de débloquer la procédure canonique. Le
travail de la Congrégation pour les causes des saints...a été
attentif et précis. A l'unanimité de la commission des cardinaux et
de la commission des théologiens, le martyre a été confirmée
comme subi en haine de la foi. Le martyre de Mgr.Romero a donné
espoir et force aux nombreuses familles salvadoriennes qui avaient
perdu des parents et des amis durant la guerre civile. Son souvenir
est devenu immédiatement celui des autres victimes, moins connues.
Après un long processus qui a connu beaucoup de difficultés et même
des oppositions à propos de la pensée et de l'action pastorale du
prélat. Enfin a été résolu le climat conflictuel qui s'était
créé autour de sa figure. Désormais, Mgr.Romero devient comme le
premier d'une longue liste de nouveaux martyrs contemporains. Le 24
mars, jour de sa mort, sera pour la Conférence épiscopale italienne
une Journée de prière pour les missionnaires martyrs. Les
Nations-Unies ont pour leur part proclamé la Journée internationale
pour le droit à la vérité en rapport aux graves violations des
droits humains fondamentaux et de la dignité des victimes. Le monde
a beaucoup changé depuis ce lointain 1980, mais le pasteur d'un
petit pays d'Amérique centrale, continue de parler avec force. Et il
est significatif que sa béatification ait lieu alors que la chaire
de Pierre est, pour la première fois dans l'histoire, occupée par
un latino-américain qui veut une Eglise pauvre pour les pauvres.
C'est là une coïncidence providentielle.
Oscar
Romero croyait dans sa mission d'évêque. Il et se sentait
responsable des gens, surtout des plus pauvres. C'est pourquoi il se
chargea de leur sang, de leurs souffrances en dénonçant causes et
coupables lors de ses prédications charismatiques du dimanche sur la
radio nationale. On pourrait dire que ce était une conversion
pastorale dans laquelle il se chargeait d'une force indispensable
face à la crise qui affectait le pays. Il se fit le défenseur des
gens, dans la tradition des pères de l'Eglise, qui ont défendu le
clergé persécuté, protégé les pauvres et défendu le droit des
personnes. Au Salvador le climat de persécution était palpable, et
Mgr.Romero n'a pas hésité à devenir le défenseur des pauvres
contre la répression féroce. Après deux ans d'épiscopat à San
Salvador, Mgr.Romero avait perdu trente de ses prêtres, tuées,
expulsés ou renvoyés pour échapper à la mort. Les escadrons de la
mort ont également assassiné des dizaines de catéchistes et de
nombreux fidèles des communautés de base ont disparu. L'Eglise a
été la principale accusée, mais aussi la plus attaquée. Oscar
Romero a résisté et a accepté de donner sa vie pour défendre son
peuple.
Il
a été tué à l'autel, car ses bourreaux voulaient blesser l'Eglise
rénovée par Vatican II. Sa mort a été causée non seulement par
des motifs politiques mais surtout par la haine envers une foi
caritative luttant contre les injustices qu'on faisait pleuvoir
impitoyablement et cruellement sur les pauvres et leurs défenseurs...
Sa mort à l'autel...constituait pour ses assassins un symbole, un
terrible avertissement à quiconque voulait agir dans ce sens.
Jean-Paul II, qui connaissait très bien les deux autres saints morts
sur l'autel, Stanislas de Cracovie et Thomas de Canterbury, a
souligné que Oscar de San Salvador avait été tué au moment le
plus saint, au cours de l'acte le plus divin...en offrant
l'Eucharistie. Il a plusieurs fois répété haut et fort que Romero
est nôtre, que Romero est l'Eglise. Romero a toujours aimé les
pauvres.... Il fut accusé de communisme parce qu'il demandait aux
riches des salaires équitables pour les agriculteurs du café. Il
répondit qu'en agissant ainsi, c'est eux qui...ont ouvert la porte
au communisme.Romero clararamente plus en plus que d'être le pasteur
de tous dû commencer pour les pauvres. Mettre les pauvres au centre
des préoccupations pastorales de l'Eglise et donc aussi de tous les
chrétiens, y compris les riches, était la nouvelle forme de la
pastorale. L'amour préférentiel pour les pauvres, non seulement n'a
pas étouffé l'amour de Romero pour son pays, mais, au contraire,
a-t-il soutenu. En ce sens, Romero ne était pas un homme de parti,
bien que certains pourraient sembler si, mais un pasteur qui voulait
le bien commun de tous, mais des pauvres. Il n'a jamais cessé de
chercher le moyen de pacifier son pays.
Avant
tout Mgr.Romero était un homme de Dieu, un homme de prière,
obéissant à l'amour envers autrui. Il priait beaucoup et était dur
pour lui-même, attaché qu'il était à une spiritualité
traditionnelle faite de sacrifices. Il fut linéaire en dépit d'un
caractère difficile, strict avec lui-même et sans compromis. Si sa
vie spirituelle fut tourmentée, la prière était son repos, sa paix
et sa force. Ce fut un évêque fidèle au Magistère. Ses écrits
montrent clairement familiarité avec les documents de Vatican II,
Medellin et Puebla, avec la doctrine sociale de l'Eglise et les
autres textes pontificaux. On a souvent dit qu'Oscar Romero avait été
subjugué par la théologie de la libération. Quand un journaliste
lui demandé s'il adhérait à la théologie de la libération, il
avait répondu: Oui, bien sûr, mais il y a deux théologies de la
libération. Une ne voit que la libération matérielle. L'autre est
celle de Paul VI et moi je suis avec Paul VI".
mardi 3 février 2015
Relancer la mission des religieux et consacrés
Cité
du Vatican, 3 février 2015 (VIS). Hier
après-midi, fête de la Présentation et Journée
mondiale de la vie consacrée, le Saint-Père a célébré la messe
en la Basilique vaticane pour les instituts de vie consacrée et les
sociétés de vie apostolique. Elle a été précédée par la
traditionnelle bénédiction des cierges et la procession. A
l'homélie, le Pape François a développé les qualités requises
pour une relance de la mission spécifique des religieux et consacrés
au sein de l'Eglise et dans la société:
"Nous
regardons avec les yeux de l’esprit l’icône de la Mère, Marie
qui marche avec l’Enfant-Jésus dans les bras. Elle l’introduit
dans le Temple, elle l’introduit dans le peuple, elle le porte à
la rencontre de son peuple. Les bras de la Mère sont comme une
échelle par laquelle le Fils de Dieu descend vers nous, l’échelle
de la complaisance de Dieu. Nous l’avons entendu dans la première
lecture, le Christ s’est rendu en tout semblable à ses frères,
pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi. C’est
le double chemin de Jésus, qui est descendu pour être comme nous,
puis est monté vers le Père avec nous, nous rendant comme lui. Nous
pouvons contempler ce double mouvement, en imaginant la scène
évangélique de Marie qui entre dans le Temple avec l’Enfant dans
les bras. La Vierge marche, mais c’est le Fils qui marche devant
elle. Elle le porte, mais c’est lui qui la porte, elle, sur ce
chemin de Dieu qui vient à nous afin que nous puissions aller à
lui. Jésus a parcouru la route de l'homme
pour nous indiquer la route nouvelle, c’est-à-dire le chemin
nouveau et vivant qu’il est. Et pour nous, consacrés, c’est
l’unique route que, concrètement et sans alternative, nous devons
parcourir avec joie et persévérance.
L’Evangile
insiste cinq fois sur l’obéissance de Marie et de Joseph à la loi
du Seigneur. Jésus n’est pas venu pour faire sa volonté, mais la
volonté du Père... Ainsi, celui qui suit Jésus se met sur le
chemin de l’obéissance, imitant la complaisance du Seigneur,
s’abaissant et faisant sienne la volonté du Père jusqu’à
l’anéantissement et à l’humiliation de lui-même. Pour un
religieux, progresser signifie s’abaisser dans le service, c’est
à dire faire le même chemin que Jésus, qui ne retint pas
jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. S’abaisser en se
faisant serviteur pour servir. Et cette
route prend la forme de la règle, empreinte du charisme du
fondateur, sans oublier que la règle irremplaçable, pour tous, est
toujours l’Evangile. L’Esprit, dans sa créativité infinie,
l’exprime aussi dans les diverses règles de vie consacrée qui
naissent toutes de la Sequela Christi, et pour mieux dire de ce
chemin de s’abaisser en servant. A travers cette loi les religieux
et consacrés peuvent atteindre la sagesse, qui n’est pas une
attitude abstraite mais est œuvre et don de l’Esprit. Et un signe
évident de cette sagesse c’est la joie. Oui, la joie évangélique
du religieux est une conséquence du chemin d’abaissement avec
Jésus. Ainsi, lorsque nous sommes tristes, cela nous fera du bien de
nous demander comment nous vivons cette dimension de Kénose. Dans
le récit de la Présentation, la sagesse est
représentée par deux personnes âgées, Siméon et Anne, dociles à
l’Esprit et guidés par lui. Le Seigneur leur a donné la sagesse à
travers un long chemin dans la voie de l’obéissance à sa loi.
Obéissance qui, d’une part, humilie et anéantit, mais d’autre
part, allume et conserve l’espérance, les faisant créatifs, parce
qu’ils étaient remplis d’Esprit. Ils célèbrent aussi une sorte
de liturgie autour de l’Enfant qui entre dans le Temple: Siméon
loue le Seigneur et Anne prêche le salut. Comme dans le cas de
Marie, le vieillard Siméon prend aussi l’enfant, dans ses bras,
mais, en réalité, c’est l’enfant qui le saisit et le conduit...
Aussi bien Marie, la jeune mère, que Siméon, le grand-père âgé,
portent l’enfant dans leurs bras, mais c’est l’enfant lui-même
qui les conduit tous les deux. Dans ce récit, les acteurs ne sont
pas des jeunes, mais des anciens. Les jeunes, comme Marie et Joseph,
suivent la loi du Seigneur sur la voie de l’obéissance, tandis que
les anciens, comme Siméon et Anne, voient dans l’enfant,
l’accomplissement de la Loi et des promesses de Dieu. Et ils sont
capables de faire la fête, créatifs dans la joie, dans la sagesse.
Cependant,
le Seigneur transforme l’obéissance en sagesse, par l’action de
son Saint Esprit. Parfois Dieu peut aussi
accorder le don de la sagesse à un jeune inexpérimenté, il suffit
qu’il soit disponible à parcourir la voie de l’obéissance et de
la docilité à l’Esprit. Cette obéissance et cette docilité ne
sont pas un fait théorique, mais elles se soumettent à la logique
de l’incarnation du Verbe. C'est la docilité et l'obéissance à
un fondateur, la docilité et l'obéissance à une règle concrète,
la docilité et l'obéissance à un supérieur, la docilité et
l'obéissance à l’Eglise. Il s’agit de docilité et d’obéissance
concrètes. C'est au long de ce chemin persévérant de
l’obéissance que mûrit la sagesse personnelle
et communautaire, qu'il devient possible de rapporter les règles aux
temps. Le véritable Aggiornamento, en effet, est œuvre de la
sagesse, façonnée dans la docilité et l’obéissance. Le
raffermissement et le renouveau de la vie consacrée arrivent par un
grand amour de la règle, et aussi par la capacité de contempler et
d’écouter les aînés de la congrégation. Ainsi, l'héritage et
le charisme de chaque famille religieuse sont-ils gardés par
l’obéissance et par la sagesse. Et, à travers ce chemin, nous
sommes préservés de vivre notre consécration d’une façon light,
d’une façon désincarnée, comme si c’était une gnose, qui
réduirait la vie religieuse à une caricature dans laquelle
s’effectue une Sequela sans renoncement, une prière sans
rencontre, une vie fraternelle sans communion, une obéissance sans
confiance et une charité sans transcendance.
Nous
aussi aujourd’hui, comme Marie et comme Siméon, nous voulons
prendre Jésus dans nos bras afin qu’il rencontre son peuple, et
certainement, nous l’obtiendrons seulement si nous nous laissons
saisir par le mystère du Christ. Conduisons le peuple à Jésus en
nous laissant à notre tour conduire par lui. C’est ce que nous
devons être, des guides guidés. Que le Seigneur, par
l’intercession de Marie notre Mère, de saint
Joseph et des saints Siméon et Anne, nous accorde tout ce que nous
lui avons demandé dans la prière de la collecte, de nous présenter
devant lui, avec une âme purifiée".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 3 février 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée
au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les
causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets
relatifs:
au
MARTYRE
du
serviteur de Dieu Oscar Arnulfo Romero y Galdámez (1917 - 1980),
évêque salvadorien assassiné en haine de la foi le 24 mars 1980.
des
serviteurs de Dieu Michal Tomaszek (1960 - 1991) et Zbigniew
Strazalkowski (1958 - 1991), prêtres franciscains polonais, ainsi
qu'Alessandro Dordi (1931 - 1991), prêtre italien, assassinés au
Pérou en haine de la foi les 9 et 25 août 1991.
aux
VERTUS HEROIQUES attribuées au serviteur de Dieu Giovanni Bacile
(1880 - 1941), prêtre italien.
Lutter contre la traite des êtres humains
Cité
du Vatican, 3 février 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil
pontifical Iustitia et Pax, a présenté la première Journée
mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres
humains. Fixée au 8 février, fête de sainte Joséphine Bakhita,
elle organisée avec le concours de la Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le
Conseil pontifical pour la pastorale des migrations et les Unions des
supérieurs et supérieures. Y ont assisté le
Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les
instituts de vide consacrée et les sociétés de vie apostolique, le
Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour
la pastorale des migrations, Soeur Carmen Sammut, MSOLA, Président
de l'Union internationale des supérieures générales, Soeur
Gabriella Bottani, SMC, Coordinatrice de Talitha Kum, le réseau
international de la vie consacrée contre la traite des êtres
humains, et Soeur Imelda Poole, IBVM, Coordinatrice europénne de
Talitha Kum.
Le
Cardinal Turkson a rappelé que des millions de personnes de par le
monde, de tout âge, sont privées de liberté et contraintes à
vivre pratiquement en esclavage. Pour ces hommes et ces femmes sainte
Joséphine Bakhita est un modèle d'espérance. Il a encouragé les
fidèles à suivre les pas de cette sainte, de s'en inspirer et à
demander son intercession. Le Pape, a souligné le Cardinal, désire
que les fidèles prennent conscience d'un phénomène global qui
dépasse la responsabilité de tel ou tel état. Il est besoin d'une
véritable mobilisation contre ce fléau: Nous devons tous mieux
analyser la situation et mobiliser les consciences: De la conscience
à la prière, de la prière à la solidarité, de la solidarité à
l'action, afin que la traite et les nouvelles formes d'esclavage
disparaissent.
En
vue de cette première journée, les diocèses et les paroisses, les
associations et les familles sont invités à réfléchir et prier,
individuellement comme en groupe communauté sur ce crime contre
l'humanité. Les réunions et veillées de prière du 8 février
auront pour point d'orgue l'angélus dominical du Saint-Père.
Voici
la prière proposée à l'occasion de cette journée: "Quand
nous entendons parler d’enfants, hommes et femmes trompés et
emmenés en des lieux inconnus dans le but d’exploitation sexuelle,
de travail forcé et de vente d’organes, nos cœurs s’indignent
et notre esprit est affligé car leur dignité et leurs droits sont
piétinés par les menaces, les mensonges et la violence.
Dieu,
aide-nous à contrecarrer par notre vie toute forme d’esclavage.
Nous te prions, avec sainte Joséphine Bakhita afin que la traite des
personnes cesse. Donne-nous sagesse et courage pour nous rendre
proches de tous ceux et celles qui ont été blessé/ées dans le
corps, le cœur et l’esprit, afin qu’ensemble nous puissions
réaliser ta promesse de vie et d’amour tendre et infini pour nos
frères et sœurs exploité/ées.
Touche
le cœur de celles et ceux qui sont responsables de ce crime horrible
et soutiens notre engagement pour la liberté, ton don pour tous tes
fils et filles. Amen".
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