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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 25 septembre 2006

CONSOLIDER LA FRATERNITE AU TCHAD


CITE DU VATICAN, 23 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en conclusion de leur visite Ad Limina, auxquels il a d'emblée rappelé qu'à "l'image du Christ, Bon Pasteur, ils ont été envoyés pour être missionnaires de la Bonne Nouvelle. Continuez -a-t-il dit à ses hôtes- à remplir cette charge dans la confiance et avec courage".

  "Par la proclamation de l'Evangile -a ajouté le Pape-, guidez vos communautés à la rencontre du Seigneur et aidez-les à témoigner de leur espérance, en contribuant à l'établissement d'une société plus juste, fondée sur la réconciliation et sur l'unité entre tous! La participation régulière des fidèles aux sacrements, notamment à l'Eucharistie, leur donnera la force de se mettre à la suite du Christ; ils éprouveront alors le besoin de partager avec leurs frères la joie de leur rencontre avec le Seigneur".

  Puis le Saint-Père a évoqué "la mission difficile mais exaltante d'annoncer l'Evangile et de servir le peuple de Dieu", qui est celle des prêtres". Rappelant que "l'amitié avec le Christ exige une recherche constante et joyeuse de communion de pensée, de volonté et d'action avec lui, dans une obéissance humble et fidèle", Benoît XVI a encouragé ses hôtes à prendre "soin de la vie spirituelle des prêtres, les encourageant à demeurer fidèles à une règle de vie sacerdotale qui les aidera à conformer leur existence à l'appel reçu du Seigneur".

  "Parmi les défis pastoraux à relever, se trouve l'urgence de proclamer la vérité intégrale sur le mariage et sur la famille. Il est en effet primordial de montrer que l'institution du mariage contribue au véritable développement des personnes et de la société, et permet d'assurer la dignité, l'égalité et la véritable liberté de l'homme et de la femme, ainsi que la croissance humaine et spirituelle des enfants".

  C'est pourquoi, a poursuivi le Saint-Père, "une sérieuse formation des jeunes favorisera un renouveau de la pastorale familiale et contribuera à lever les difficultés d'ordre social, culturel ou économique qui, pour de nombreux fidèles, sont des obstacles au mariage chrétien. Tout en préservant les valeurs essentielles de la famille africaine, puissent les jeunes de votre pays accueillir dans leur vie la beauté et la grandeur du mariage chrétien qui, dans son unicité, suppose un amour indissoluble et fidèle des époux".        

  "L'action caritative, manifestation de l'amour du prochain, enraciné dans l'amour de Dieu, tient une grande place dans la pastorale des diocèses" tchadiens, a souligné le Saint-Père. Puis Benoît XVI a salué l'action des religieux et religieuses qui, a-t-il dit, "en favorisant une authentique solidarité avec les personnes dans le besoin, sans aucune distinction d'origine", sans oublier "la spécificité ecclésiale d'activités qui renforcent leur conscience d'être des témoins crédibles du Christ".

  "La consolidation de la fraternité entre les différentes communautés qui composent la nation est un objectif qui exige l'engagement de tous, afin de mettre le pays à l'abri de confrontations qui ne pourraient qu'entraîner de nouvelles violences. La reconnaissance de la dignité de chacun, de l'identité de chaque groupe humain et religieux, et de sa liberté à pratiquer sa religion, fait partie des valeurs communes de paix et de justice qui doivent être promues par tous et dans lesquelles les responsables de la société civile ont un rôle important à jouer".

  Enfin, le Pape a dit se réjouir de savoir qu'au Tchad "les relations entre chrétiens et musulmans sont généralement bonnes, grâce notamment à la recherche d'une meilleure connaissance mutuelle. Je vous encourage donc -a-t-il dit aux évêques- à poursuivre ces collaborations dans un esprit de dialogue sincère et de respect réciproque".
AL/.../TCHAD                                      VIS 20060925 (610)


vendredi 22 septembre 2006

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Le Cardinal Julio Terrazas Sandoval, CSSR, Archevêque de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie).

-Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques.
 
-Mgr.Andreas Laun, OSFS, Auxiliaire de l'Archevêque de Salzburg (Autriche).

-M.Carl A.Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP/.../...                                            VIS 20060922 (80)

JOURNEE EUROPEENNE DU PATRIMOINE


CITE DU VATICAN, 22 SEP 2006 (VIS). Comme chaque année, le Saint-Siège s'associe à la Journée européenne du patrimoine (24 septembre), une initiative du Conseil de l'Europe à laquelle adhère une quarantaine de pays. Le thème 2006 est: "Le patrimoine des miséricordes, une charité solidaire".

  Ce programme a été élaboré par la Commission pontificale pour les biens culturels de l'Eglise, les Musées du Vatican et la Commission pontificale d'archéologie chrétienne.

  Dimanche prochain, l'accès aux Musées du Vatican sera gratuit, et il sera possible de visiter le Musée chrétien de Benoît XIV, à peine restauré.

  Même condition pour les catacombes romaines normalement ouvertes au public. A la Catacombe de St.Callixte (Via Appia Antica 110), sera accessible l'exposition photographique consacrée à la charité et à la solidarité dans les catacombes.
.../JOURNEE EUROPE:PATRIMOINE/...                      VIS 20060922 (140)


LE PAPE RECEVRA DES REPRESENTANTS DE L'ISLAM

CITE DU VATICAN, 22 SEP 2006 (VIS). Ce midi, la Salle-de-Presse du Saint-Siège annonce que lundi 25 septembre, à 11 h 45' à Castelgandolfo, le Pape recevra les représentants de plusieurs communautés musulmanes d'Italie accompagnés par le Cardinal Paul Poupard, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Sont également invités les ambassadeurs des pays musulmans près le Saint-Siège.
OP/REUNION PAPE:MUSULMANS/...                       VIS 20060922 (70)

VERS UN RENOUVEAU DE LA PAROISSE


CITE DU VATICAN, 22 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants à la XXII assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, présidé par Mgr.Stanislaw Rylko. Thème des travaux 2006: "Vers un renouveau de la paroisse".

  "Durant mes années de service auprès de la curie romaine -a déclaré Benoît XVI- je me suis rendu compte de l'importance croissante du Conseil pour les laïcs au sein de l'Eglise". Puis d'évoquer certains rassemblements organisés par ce dicastère qu'il a déjà eu à présider, tels la Journée mondiale de la jeunesse 2005 (Cologne) ou le grand rassemblement des mouvements ecclésiaux et nouvelles communautés à la veille de Pentecôte (Place-St.Pierre).

  Evoquant les travaux de la précédente assemblée, qui avaient porté sur "la nature théologique et pastorale de la communauté paroissiale, le Saint-Père a souligné le fait qu'ils débouchaient maintenant sur une approche pratique de la question, à la recherche des éléments utiles au renouveau paroissial.

  "De fait -a-t-il ajouté- les aspects théologico-pastoral et pratique ne peuvent être séparés pour atteindre le mystère de communion dont la paroisse doit être le signe et l'instrument d'application". Puis le Pape a rappelé les critères cités par Luc qui permettent une juste "perception de la nature de la communauté chrétienne, et par là même de chaque paroisse. Evoquant la première communauté, celle de Jérusalem, Benoît XVI a dit qu'elle s'était renforcée "dans l'écoute de l'enseignement des Apôtres, dans un climat fraternel d'union, dans la fraction du pain et la prière. C'était une communauté ouverte et solidaire au point d'y mettre tout en commun".

  "Si elle prie, la paroisse revivra cet esprit et grandira dans l'entente et une cohésion fraternelle". Elle grandira vraiment "à l'écoute de la Parole de Dieu, et si elle prend part avec foi à l'Eucharistie célébrée par son pasteur... Le renouveau espéré de l'institution  paroissiale ne saurait donc venir de simples initiatives pastorales  ou de projets préfabriqués".

  "En s'inspirant du modèle apostolique...la paroisse se retrouvera dans la rencontre du Christ... Nourrie par le pain eucharistique, elle grandira alors dans la communion catholique, en pleine fidélité au Magistère... Son énergie viendra de son union constante avec le Seigneur...dans le service des frères, et des pauvres qui constituent son premier devoir".

  Benoît XVI a conclu en espérant que les travaux de cette assemblée aident mieux "les fidèles laïques à prendre conscience de leur mission dans l'Eglise, au sein notamment de la communauté paroissiale, qui est la famille des familles chrétiennes".
AC/PAROISSE/RYLKO                              VIS 20060922 (420)


jeudi 21 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.António Francisco dos Santos, Evêque d'Aveiro (superficie: 1.537, population: 309.495, catholiques: 270.000, prêtres: 108, diacres: 28, religieux: 187), au Portugal. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Braga (Portugal), il succède à Mgr.António Baltasar Marcelino, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../DOS SANTOS:MARCELINO                                     VIS 20060921 (70)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Trois prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Joachim Kouraleyo Tarounga, Evêque de Moundou.

    -Mgr.Edmond Djitangar, Evêque de Sarh.

    -Le P.Henry Coudray, SJ, Préfet apostolique de Mongo.
AP:AL/.../...                                    VIS 060921 (70)

EN BREF


LA XXII ASSEMBLEE PLENIERE DU CONSEIL pontifical pour les laïcs, consacré à la paroisse, se déroulera du 21 au 24 septembre. Les sessions prévoient notamment une conférence d'ensemble sur le renouveau paroissial et ses perspectives. Seront également présentés des témoignages de laïcs et de curés, des expériences de mouvements et nouvelles communautés, les projets pastoraux et l'organisation territoriale.

MARDI 26 SEPTEMBRE, à 11 h 30' près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, sera présenté le Congrès mondial des télévisions catholiques (Madrid, 10-13 octobre). Prendront la parole, Mgr.John P.Foley, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, le P.Federico Lombardi, SJ, Rapporteur du congrès (Directeur du Centre Télévisé Vatican), l'Abbé José María Gil, Secrétaire de la Conférence épiscopale espagnole, et Mme Leiticia Soberón, Membre du Comité d'organisation.
.../EN BREF/...                                      VIS 20060921 (130)


L'EVEQUE BATISSEUR DE LA COMMUNION ECCLESIALE


CITE DU VATICAN, 21 SEP 2006 (VIS). Comme chaque fin d'été, le Pape a reçu les évêques consacrés durant l'année, et qui participent à une session romaine.

  Benoît XVI a encouragé ses hôtes à suivre l'exemple du Christ en se préoccupant chaque jour de leur troupeau, de se faire tout pour tous, en paraphrasant Paul. "Cela consiste à proposer la vérité de la foi, de célébrer les sacrements de notre sanctification, de témoigner de la charité du Seigneur. Accueillez -leur -a-t-il dit- ouvertement tous ceux qui viennent à vous, conseillez-les, réconfortez-les et soutenez-les sur le chemin de Dieu".

  "Ayez pour première sollicitude le contact avec vos prêtres, et soyez toujours pour eux des pères et des aînés sachant écouter, accueillir, rassurer, mais aussi corriger si nécessaire".

  Puis le Saint-Père a rappelé aux jeunes évêques qu'en vertu de son devoir de gouverner chaque évêque "doit juger et discipliner la vie du peuple de Dieu confié à ses soins pastoraux, en fonction des lois et des indications de la discipline universelle de l'Eglise... Ce droit et ce devoir -a-t-il ajouté- sont importants pour que la communauté diocésaine soit unie et avance dans une profonde communion de foi, d'amour et d'obéissance avec l'Evêque de Rome et l'Eglise toute entière". En somme, "bâtir la communion ecclésiale doit être le travail quotidien" de tout évêque.

  "La sérénité dans le dialogue et la simplicité de vie, la gentillesse et la simplicité enrichissent de tout évidence la personnalité épiscopale... Le don de vous-même -a poursuivi le Pape-, que réclame la cure des âmes, a besoin d'être sous-tendu par une vie spirituelle intense et alimenté par une prière personnelle et communautaire assidue".

  Ensuite, Benoît XVI a dit son espoir que ces journées romaines soient marquées par une relation constante avec Dieu. "Vivre dans l'amitié du Christ aide à trouver l'équilibre nécessaire entre le recueillement et l'énergie réclamée par les multiples occupations du ministère, en évitant de tomber dans l'activisme".

  "En suivant le Christ, qui est le pasteur et l'évêque de vos âmes, vous tendrez sans perdre confiance vers la sainteté, qui est le but premier de l'existence chrétienne".
AC/COMMUNION/EVEQUES                          VIS 20060921 (360)


mercredi 20 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a confirmé l'élection de l'Abbé Jose Pandarassery comme Auxiliaire de l'Evêque syro-malabar de Kottayam (Inde). L'Evêque élu, né en 1961 à Ettumanoor (Inde) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire régional de cette même éparchie.
NEA/.../PANDARASSERY                                           VIS 20060920 (50)

POUR UN VRAI DIALOGUE ENTRE LES MONOTHEISTES


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Hier après-midi, le Cardinal Paul Poupard, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a pris part à un débat organisé par le Maire Rome, auquel ont également participé l'Imam de la mosquée de Rome et le Grand Rabbin de la communauté romaine.

  "En ce moment délicat -a dit le Cardinal- notre présence ici se veut une invitation à un vrai dialogue entre ceux qui croient dans le Dieu unique... L'alternative au terrorisme et à la violence passe par la reconnaissance de nos différences".

  Ayant rappelé l'invitation faite dimanche dernier par Benoît XVI "à un dialogue franc et respectueux", le Cardinal Poupard a souligné combien "le dialogue entre cultures et religions est de plus en plus nécessaire, et combien son dicastère se réjouit de l'initiative" de M.Walter Veltroni.

  Au cours de cette manifestation a été présentée une nouvelle revue inter-religieuse italienne, "Connaître et partager", dont le premier numéro paraîtra en janvier prochain.
.../DIALOGUE:RESPECT/POUPARD                         VIS 20060920 (170)


APPEL POUR LA HONGRIE

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). A la fin de l'audience générale, le Saint-Père s'est déclaré préoccupé par la situation en Hongrie.

  S'adressant aux pèlerins diocésains de Budapest, Benoît XVI a dit prier pour que les parties en cause parviennent à une solution juste et pacifique. Demandant l'intercession de sainte Sara Salkaházi, je vous offre de tout cœur ma bénédiction apostolique".
AG/HONGRIE/...                                    VIS 20060920 (70)

RESPECT DE L'ISLAM, COLLABORATION AVEC LES MUSULMANS


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Comme à l'angélus de dimanche dernier, Benoît XVI a évoqué son récent séjour bavarois devant les 40.000 fidèles rassemblés Place-St.Pierre pour l'audience générale.

  Ce ne fut pas seulement un retour vers son passé, a-t-il précisé, mais aussi "une belle occasion d'envisager l'avenir avec espérance". Rappelant le thème de ce voyage apostolique en Allemagne, "Celui qui croit n'est jamais seul", le Pape a voulu inviter ses concitoyens à "réfléchir sur leur appartenance de baptisés à l'Eglise du Christ, dans laquelle personne n'est jamais seul, mais en communion permanente avec Dieu et les frères".

  Il a ensuite fait le récit de son étape à Munich, dont il fut le pasteur, puis de celle au sanctuaire marial d'Altötting et enfin de sa rencontre avec les universitaires de Ratisbonne.

  J'avais choisi pour ce discours, a précisé Benoît XVI, "les rapports entre la foi et la raison. Pour introduire mes auditeurs dans la dramatique actualité du sujet, j'ai cité un passage d'un dialogue du XIV siècle où l'empereur chrétien Manuel II présente à son interlocuteur musulman, d'une manière incompréhensiblement abrupte le lien entre religion et violence".

  "C'est malheureusement cette citation qui a pu prêter méprise. Il est pourtant clair à une lecture attentive de mon texte que je n'entendais absolument pas faire mienne l'opinion négative du souverain byzantin, et que ce jugement polémique n'exprimait pas mes convictions. Mon intention était toute différente. A partir de ce que Manuel Paléologue dit ensuite de positif sur la raison qui doit présider à la transmission de la foi, je désirais expliquer que ce ne sont pas la religion et la violence qui vont de pair, mais bien la religion et la raison".

  Le thème de ma leçon, a ajouté le Saint-Père, était bel et bien "le lien entre la foi et la raison. En cela, je voulais inviter au dialogue entre la foi chrétienne et le monde moderne, ainsi qu'avec toutes les cultures et religions. J'ose espérer que durant les diverses phases de mon séjour bavarois, notamment à Munich où j'ai souligné l'importance de respecter ce qui est sacré pour autrui, on aura perçu mon profond respect pour les grandes religions, et notamment pour les Musulmans qui adorent le Dieu unique et avec lesquels les Catholiques se sont engagés à défendre et promouvoir de concert la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté pour tous les hommes".

  "J'espère donc -a ajouté le Pape- qu'après des réactions immédiates, les propos tenus à l'Université de Ratisbonne puissent constituer un encouragement supplémentaire à un dialogue fructueux, et même critique, entre religions comme entre la raison moderne et la foi des Chrétiens".

  Benoît XVI a conclu son récit par une évocation de sa rencontre avec le clergé en la cathédrale de Freising, où il a reçu l'ordination sacerdotale.
AG/VOYAGE BAVIERE:ISLAM/...                          VIS 20060920 (480)


RELIGIEUSE ASSASSINEE EN SOMALIE


CITE DU VATICAN, 20 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a fait adresser hier un télégramme de condoléances à Mère Gabriella Bono, Supérieure générale des Missionnaires de la Consolation, à la suite de l'assassinat à Mogadiscio (Somalie) de Sœur Leonella Sgorbati:

  "Le Saint-Père exprime sa solidarité à votre institut et à la famille de la religieuse barbarement assassinée, qui accomplissait avec joie une œuvre très appréciée au service de la population locale, en particulier auprès de la petite enfance et dans la formation sanitaire. Réaffirmant avec vigueur la condamnation de toute violence, le Pape ose espérer que le sang versée par une disciple exemplaire de l'Evangile favorise la croissance d'une véritable fraternité entre les peuples, dans le respect général des convictions religieuses. Elevant ses prières de suffrage pour la missionnaire défunte, il adresse sa bénédiction apostolique à ses consoeurs et à tous ceux qui pleurent" Sœur Leonella.
TGR/ASSASSINAT RELIGIEUSE/SGORBATI:SOMALIE          VIS 20060920 (160)


mardi 19 septembre 2006

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces sernières semaines:

-Mgr.José Mauro Pereira Bastos, CP, Evêque de Guaxupé (Brésil), le 14 septembre à 51 ans.

-Mgr.Antonio Forte, OFM, Evêque émérite d'Avellino (Italie), le 11 septembre à 78 ans.

-Mgr.Oscar García Urízar, Evêque émérite de Quetzaltenango (Guatémala), le 5 septembre à 84 ans.

-Mgr.Petar Perkolic, Archevêque émérite de Bar (Serbie), le 7 septembre à 84 ans.

-Mgr.Alberto Setele, Evêque d'Inhambane (Mozambique), le  7 septembre à 70 ans.
.../DECES/...                                 VIS 20060919 (190)

DRESSER DES MURS NE SERT A RIEN


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Au siège new-yorkais des Nations-Unies, Mgr.Celestino Migliore, Observateur permanent, est intervenu devant les travaux de la réunion de révision (18-19 septembre) du programme d'action en faveurs des pays les moins développés (BPOA, période 2001-2010).

  "Ces dix dernières années, l'Eglise -a déclaré le Nonce- a lancé de nombreuses initiatives de sensibilisation des catholiques et des hommes de bonne volonté face aux responsabilités partagées dans les dérives du commerce et du monde financier internationaux... Le Saint-Siège continue d'encourager la communauté internationale, en priorité les pays riches et développés, à appuyer le programme de solidarité du BPOA".

  "Il y a vingt ans, l'opinion publique était émue à la vue de qui risquait sa vie en sautant les rideaux de fer des régimes totalitaires, et aujourd'hui ce sont des millions de personnes qui fuient la dictature de la pauvreté. Aucun des murs dressés ne les arrêtera. Pour leur bien comme pour la prospérité générale, les pays développés et ceux en développement doivent appliquer des politiques telles qu'elles sont définies par le BPOA, de façon que les ressortissants des pays sous-développés puissent librement rester chez eux avec des...conditions de vie et d'emploi réellement dignes".
DELSS/BPOA/MIGLIORE                              VIS 20060919 (210)


DIALOGUE THEOLOGIQUE CATHOLICO-ORTODOXE


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Du 18 au 25 septembre se déroule à Belgrade (Serbie) la IX session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue catholico-orthodoxe.

  Hier, les participants à ces assises ont été accueillis par SS le Patriarche Pavle de Serbie, hôte de cette session, qui fait suite à celle tenue à Baltimore (USA) en juillet 2000.

  "En décembre 2005 -précise une note du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens- le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe, coordonné pour cette part par le Patriarcat œcuménique de Constantinople, s'était ouverte la nouvelle phase du débat, par la réunion du Comité chargé de préparer le rendez-vous de Belgrade et d'en fixer le thème".

  "La reprise du dialogue grâce aux efforts constants de Jean-Paul II puis de Benoît XVI et à l'engagement du Patriarche Barthélémy Ier, a été favorisée aussi par de nombreux contacts et de multiples collaborations entre l'Eglise catholique et les diverses Eglises orthodoxes. La décision en avait été prise au Phanar lors d'une réunion pan-orthodoxe convoquée en septembre 2005 par SS Barthélémy".

  Le Comité de coordination mis en place en décembre dernier à Rome a décidé que, "en accord avec les documents déjà concordés, le thème choisi dans le cadre de recherche fixé sur la Koinonia-communion devait être approfondi par de nouveaux débats sur deux sujets fondamentaux pour les rapports inter-ecclésiaux: le primat de l'Evêque de Rome et la question uniate, tous deux largement ouverts".

  La réunion de Belgrade permettra, selon la même note, d'étudier le projet de document préparé à Moscou en 1990 lors d'une réunion du Comité mixte mais qui n'a pas encore été débattu en assemblée. Il s'agit des "Conséquences ecclésiologiques et canoniques relatives à la sacramentalité de l'Eglise, de la conciliarité et de l'autorité dans l'Eglise. Cette question sera donc envisagée en fonction du primat romain et de l'uniatisme".

  Les 29 catholiques de l'Assemblée de Belgrade prendront part le 21 septembre à l'office orthodoxe de la nativité de Marie, tandis que le 23, leurs collègues orthodoxes assisteront à une messe en la cathédrale catholique de Belgrade. Le lendemain ce sera l'inverse.

  La Commission est présidée par SB Ioannis, Métropolite de Pergame (Patriarcat œcuménique), et par le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour l'unité, assistés comme Secrétaires par Mgr.Gemmadios, Métropolite de Sassima, et par Mgr.Eleuterio F.Fortino, Vice-secrétaire du dicastère.
CON-UC/CATHOLIQUES-ORTHODOXES/BELGRADE             VIS 20060919 (400)


lundi 18 septembre 2006

LE PAPE REMERCIE LE CARDINAL SODANO


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Hier, à la fin de la cérémonie de transmission de fonctions entre le Cardinal Angelo Sodano et le Cardinal Tarcisio Bertone, Benoît XVI a ajouté quelques mots à l'adresse de son ancien Secrétaire d'Etat.

  Rappelant à nouveau les compétences et le sens du service de l'Eglise du Cardinal, le Saint-Père a tenu à féliciter tout le personnel de la Secrétairerie d'Etat, ainsi que les représentants diplomatiques du Saint-Siège.

  "Peu à peu -a-t-il ajouté-, j'ai mieux perçu combien ce vaste réseau permet de répondre au mandat du Seigneur consistant à confirmer tous nos frères dans la foi". Grâce à cette ample collaboration, le Pape peut correctement accomplir sa mission".

  Puis Benoît XVI a dit que le "travail curial est un véritable service pastoral, au sens le plus élevé, puisqu'il aide réellement à guider le peuple de Dieu".

  S'adressant à nouveau au Cardinal Sodano, Benoît XVI s'est réjoui qu'il l'ait accompagné en Bavière et lui a offert une copie de la Vierge d'Altötting. "C'est un signe de ma gratitude pérenne mais aussi de notre communion dans la prière. Puisse la Madone être toujours à vos côtés, vous protéger et vous inspirer", a souhaité le Pape à son ancien premier collaborateur.
AC/REMERCIEMENTS SODANO/...                          VIS 20060918    (220)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Matthias N'Gartéri Mayadi, Archevêque de N'Djaména.

    -Mgr.Michele Russo, MCCI, Evêque de Doba.

    -Mgr.Rosario Pio Ramolo, OFM.Cap., Evêque de Goré.

    -Mgr.Miguel Angel Sebastían Martínez, MCCI,Evêque de Lai.

    -Mgr.Jean-Claude Bouchard, OMI, Evêque de Pala.

-Le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, accompagné de sa famille et de ses proches.

  Samedi dernier, 16 septembre, il avait successivement reçu:

-M.Benoît Cardon de Lichtbuer, Ambassadeur de Belgique, en visite de congé.

-M.Gerhard Friedrich Karl Westdickenberg, Ambassadeur d'Allemagne, en visite de congé.

-Le Cardinal Francisco Javier Errazuriz Ossa, Archevêque de Santiago de Chile (Chili).
AL:AP/.../...                                     VIS 20060918 (120)


CONVICTIONS COMMUNES, CIMENT DE L'EUROPE


CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Martin Bolldorf, le nouvel Ambassadeur d'Autriche, auquel il a rappelé d'abord la longue et fructueuse histoire commune entre son pays et le Saint-Siège, "qui est bien plus qu'un simple fait historique".

  "Ces liens résultent de l'appartenance de la grande majorité des Autrichiens au catholicisme, ce qui détermine des orientations, des décisions et des intérêts communs quant à l'homme, sa liberté et sa dignité, son avenir social".

  "Chacun de son point de vue l'Eglise et l'Etat se préoccupent du bien de l'individu...dont l'intérêt et la dignité ne devraient jamais être soumis à la facilité, à l'utilitaire et à la stricte productivité".

  "Parmi ces intérêts communs -a poursuivi le Pape-, il y a l'Europe et son processus d'unification. Nulle part plus qu'en Europe l'histoire et la culture sont empreintes de christianisme. Le niveau national comme le régional, là où la plupart des citoyens enracinent leur identité, sont de plus en plus compris dans un espace continental, dans une Europe qui devient la patrie commune".

  La grande mobilité des personnes et de la communication favorisent l'Europe, et l'Eglise voit cette évolution favorablement. Là où hommes et peuples se sentent membres d'une même famille, la paix, la solidarité, l'échange et l'enrichissement réciproque se renforcent". Le Saint-Père a alors souligné que l'Autriche possède une riche histoire, et qu'étant composée de plusieurs cultures elle est prédestinée à un rôle de premier plan en Europe".

  Dans le processus d'intégration beaucoup dépend de "la confiance des citoyens dans ce projet. Dans les débats autours de l'élargissement et de la constitution européenne -a-t-il ajouté-, la question de l'identité et des fondements spirituels de l'Union revient sans cesse à la surface. Les plus profondes sources d'une construction européenne solide sont des convictions communes, les valeurs de l'histoire et de la tradition chrétienne et humaniste du continent".

  Le Saint-Père a conclu en rappelant qu'en vertu du concordat l'état fédéral autrichien assure un enseignement obligatoire de la religion à l'école, "ayant ainsi le devoir de présenter à une jeunesse dont l'appartenance religieuse diminue les bases de la pensée occidentale et de la "civilisation de l'amour, portée par l'esprit chrétien".
CD/AMBASSADEUR/AUTRICHE:BOLLDORF               VIS 20060918 (380)


BENOIT XVI DESOLE D'AVOIR ETE MAL COMPRIS


CITE DU VATICAN, 17 SEP 2006 (VIS). Avant l'angélus récité avec les fidèles venus à Castelgandolfo, Benoît XVI est revenu sur son récent séjour en Bavière: "Il s'est agi -a-t-il dit- d'une expérience spirituelle intense, dans laquelle se sont mêlés les souvenirs liés à des lieux qui me sont familiers et une perspective pastorale relative à une plus efficace annonce évangélique".

  "Mais je tiens aussi à dire que je suis vivement désolé face aux réactions provoquées par un passage de mon intervention à l'Université de Ratisbonne, considéré comme agressif envers la sensibilité musulmane, alors que cette simple citation d'un texte médiéval n'exprimait en rien ma pensée".

  "Hier, le Cardinal Secrétaire d'Etat -a-t-il poursuivi- a fait publier une déclaration expliquant le véritable sens de mes propos. J'espère que cela permettra de calmer les esprits et de clarifier un discours qui était tout entier une invitation à un dialogue franc et réciproquement respectueux".

  Puis le Saint-Père a évoqué la fête liturgique de l'exaltation de la Sainte Croix (14 septembre) et celle de la Vierge des douleurs (15 septembre), traditionnellement exprimées par la Crucifixion montrant Marie au pied de la croix".

  "Que signifie exalter la Croix?", s'est demandé Benoît XVI. "N'est-il pas scandaleux de vénérer un objet d'infamie?... C'est que, pour les Chrétiens, il ne s'agit pas de n'importe quelle croix mais de celle que Jésus sanctifia par son sacrifice, fruit et témoignage de son immense amour". Sur cette croix, le Christ "a versé tout son sang pour libérer l'humanité de l'esclavage du péché et de la mort. De signe de malédiction, la Croix est devenue signe de bénédiction. De symbole de mort, elle est devenue le symbole par excellence de l'amour victorieux! De l'amour qui en vainquant la haine et la violence engendre la vie immortelle".

  La souffrance de Marie au Calvaire s'est unie à celle du Fils, "une souffrance pleine de foi et d'amour par laquelle elle a participé à la puissance salvifique de la souffrance du Christ. Le Fiat de Marie a ainsi rejoint celui de Jésus".

  "Redisons nous aussi oui au Dieu qui a choisi une croix pour nous sauver", a conclu le Pape. "C'est là un grand mystère, qui s'accomplira jusqu'à la fin du monde, et qui requiert aussi notre participation".
ANG:REGENSBURG:CROIX/...                          VIS 20060918 (380)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Membre de la Congrégation pour les évêques le Cardinal Agostino Vallini, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.
NA/.../VALLINI                                                       VIS 20060918 (40)

DECLARATION DU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Voici la déclaration signée du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, diffusée ce midi:

  "A la suite de réactions musulmanes à des passages du discours prononcé par le Saint-Père à Ratisbonne, je désire ajouter ce qui suit aux précisions fournies par le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège".

  "La position de Benoît XVI sur l'Islam est sans la moindre équivoque celle exprimée par Nostra Aetate: L'Eglise estime les Musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Eux aussi s'efforcent de se soumettre de bon cœur aux desseins secrets de Dieu, comme le fit Abraham, auquel l'Islam se réfère souvent. Ne reconnaissant pas la divinité de Jésus, il le vénère comme Prophète, et honore sa mère la Vierge Marie qui est parfois invoquée dévotement. Les Musulmans attendent eux aussi le Jugement dernier où Dieu récompensera les ressuscités. Qui plus est, ils professent la moralité de la vie et adorent Dieu par la prière, la charité et le jeûne".

  "L'option du Pape en faveur du dialogue inter-religieux et inter-culturel n'est pas plus équivoque. Au cours de sa rencontre de Cologne (20 août 2005) avec des représentants musulmans, Benoît XVI a dit que le dialogue entre Musulmans et Chrétiens ne pouvait se réduire à un choix passager: Les leçons du passé doivent nous servir à éviter de faire les mêmes erreurs. Nous voulons parcourir le chemin de la réconciliation, et apprendre à vivre dans le respect partagé des identités".

  "Quant à l'opinion de l'Empereur byzantin Manuel II, cité à Ratisbonne, le Pape n'a absolument pas voulu la faire sienne. Dans le cadre d'un discours universitaire, et comme cela ressort clairement d'une lecture attentive du discours papal, il n'a utilisé ce texte que pour illustrer ses réflexions sur le rapport entre religion et violence en général. Il a d'ailleurs conclu par un rejet clair et radical d'une motivation religieuse de la violence, d'où qu'elle vienne. Il convient de rappeler ce que Benoît XVI a récemment écrit à l'occasion du vingtième anniversaire de la Rencontre inter-religieuse de prière pour la paix, voulue par Jean-Paul II (Assise, octobre 1986): Quelqu'en soient les formes, la violence ne saurait en référer à la religion en tant que telle, mais aux limitations culturelles dans lesquelles elle se développe et s'exprime... D'ailleurs on trouve dans toutes les grandes traditions religieuses des témoignages d'un lien étroit entre le rapport à Dieu et l'éthique de l'amour".

  "Par conséquent, le Saint-Père est vivement désolé que des passages de son discours aient pu apparaître comme une agression faite à la sensibilité des Musulmans, et qu'ils aient pu être interprétés à l'inverse de ses intentions. Par ailleurs, face à la ferveur religieuse de l'Islam, Benoît XVI a mis en garde la culture occidentale sécularisée afin qu'elle se garde d'un mépris de Dieu et d'un cynisme qui considèrent le rejet du sacré comme un droit délibéré".

  "En réaffirmant tout son respect et toute son estime, le Pape espère qu'on aidera les fidèles de l'Islam à comprendre le juste sens de ses propos, de manière à surmonter rapidement ce délicat incident et à renforcer le témoignage dans le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. De manière aussi à resserrer la collaboration" entre Musulmans et Chrétiens "dans la défense et la promotion commune de la justice sociale, des valeurs morales et de la liberté pour tous les hommes".
OP/PAPE:ISLAM/BERTONE                              VIS 20060918 (590) 


TRAITER LA MALADIE SANS ELIMINER D'ETRE HUMAIN


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin à Castelgandolfo les participants au congrès organisé par l'Académie pontificale pour la vie et la Fédération internationale des médecins catholiques, qui ont débattu de: "Cellules staminales, quel avenir pour la thérapie?".

  Benoît XVI a affirmé que "la recherche sur les cellules staminales somatiques mérite approbation et encouragement quand elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée dans le domaine biologique et l'éthique, qui implique le respect de l'être humain à tous les stades de l'existence". Il a signalé que les perspectives s'ouvrant en la matière sont prometteuses pour le traitement "des maladies qui comportent la dégénération des tissus, avec pour risques consécutifs l'invalidité puis la mort pour qui est affecté".

  Ensuite le Saint-Père a expressément demandé aux personnes qui travaillent dans des structures scientifiques d'inspiration catholique de développer ce type de recherches, et "d'établir de solides contacts entre eux et avec tous ceux qui poursuivent les recherches pour le soulagement de la souffrance humaine".

  "Je souhaite revendiquer aussi -a-t-il dit-, face aux fréquentes et injustes accusations d'insensibilité faites à l'Eglise, le constant soutient que cette dernière a toujours porté au cours de son histoire bimillénaire à la recherche du traitement des maladies et au bien de l'humanité. S'il y a eu  résistance, et il y en a encore, elle concernait et concerne ces formes de recherche qui prévoient la suppression programmée d'êtres humains déjà existants même si non encore nés".
 
  Le Pape a rappelé que "l'histoire même a condamné dans le passé et condamnera dans l'avenir une telle science, non seulement parce que privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce que privée d'humanité".

  "Face à la suppression directe de l'être humain, il ne peut y avoir ni compromis ni de tergiversations. On ne peut penser qu'une société  puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante".

  Benoît XVI a alors rappelé que ce congrès a permis d'exprimer "la volonté et l'espoir d'obtenir de nouveaux résultats thérapeutiques en utilisant les cellules du corps adulte, sans recours à la suppression d'êtres humains nouvellement conçus, et le fait que les résultas récompensent ce travail, constitue une bonne confirmation de la constante invitation de l'Eglise au plein respect de l'être humain dès sa conception… Un bon objectif  -a-t-il conclu- ne peut en aucun cas justifier des moyens  intrinsèquement illicites".
AC/CELLULES STAMINALES/ACAD-V                  VIS 20060918 (410)


LETTRES DE CREANCES DU NOUVEL AMBASSADEUR SLOVENE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin M.Ivan Rebernik, le nouvel Ambassadeur de Slovénie, pays dont il a dit qu'il "cultivait des relations fécondes et constructives avec les autorités ecclésiales, reconnaissant ainsi l'apport positif de l'Eglise à la vie nationale".

  "Dès les premiers siècles chrétiens l'Evangile a fortement imprégné la terre slovène", a dit le Pape, qui a cité les martyrs Victorin et Maximien (VII siècle) et le bienheureux Anton Maria Slomsek qui, "plus récemment a favorisé le réveil national en accomplissant une grande œuvre de formation populaire".

  Puis Benoît XVI a noté qu'en Slovénie, "christianisme et identité nationale sont étroitement liés", ce qui explique le rapport étroit entre les Slovènes et l'Evêque de Rome... L'Accord juridique de 2001 entre la Slovénie et le Saint-Siège est le fruit de ces liens, qui n'ont pas été interrompus lors de la délicate phase historique du siècle dernier".

  "Il s'agit -a ajouté le Pape- d'un accord important, dont la bonne application renforcera nos relations et notre collaboration pour la promotion de la personne et le bien commun, dans le respect de la légitime laïcité de l'état", au sein duquel "subsistent toutefois des questions ouvertes qui doivent être résolues".

  "Connaissant l'estime et l'affection que les Slovènes portent au Pape -a alors dit Benoît XVI- je suis sur que leurs représentants politiques sauront en interpréter la tradition, la sensibilité et la culture. Le peuple slovène a le droit d'affirmer et de faire valoir l'âme chrétienne qui a façonné son identité".

  "La tâche qui attend les responsables actuels et à venir est de trouver le moyen d'encourager les nouvelles générations à connaître et apprécier les valeurs du passé, afin qu'elles puissent apporter à ce millénaire un riche patrimoine… Ce serait une stratégie de myope que de ne pas favoriser l'ouverture des jeunes à la connaissance des racines historiques, où coule la lymphe qui garantit aux nouvelles nations un avenir fécond".

  "Dans ce contexte, on ne saurait éluder le problème de l'instruction des valeurs religieuses que partagent grand part de la population, au risque d'une perte progressive des caractéristiques de la physionomie nationale. Le respect de la liberté des concitoyens est en jeu, un thème cher à la République slovène et que le Saint-Siège désire promouvoir dans l'esprit de cet accord".

  Le Saint-Père a conclu en évoquant "l'expérience des autres peuples du continent, et  en particulier les slaves qui, conscients de l'importance du christianisme pour l'identité sociale et de la contribution positive de l'Eglise, se sont assuré, y compris dans le domaine législatif, que leur riche héritage éthico-religieux continue à porter ses fruits abondants pour les nouvelles générations".
CD/AUDIENCE/REBERNIK:SLOVENIE                    VIS 20060918 (450)


vendredi 15 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états de la Secrétairerie d'Etat. Français né en 1952 à Marrakech (Maroc) et ordonné prêtre en 1981, Mgr.Mamberti était jusqu'ici Nonce apostolique au Soudan et en Erythrée, Délégué apostolique en Somalie. Il succède à Mgr.Giovanni Lajolo, qui prend ses fonctions de Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

-Elevé à la dignité épiscopale Mgr.Janusz Kaleta, Administrateur apostolique d'Atyrau (Kazakhstan). L'Evêque élu, né en 1964 à Lazy (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, a été nommé à cette charge pastorale en 1999.
NA/.../MAMBERTI:LAJOLO:KALETA                                    VIS 20060915 (100)


EN BREF


DIMANCHE PROCHAIN SERA BEATIFIEE SARA SALKHAHAZI. La messe de béatification de cette religieuse de l'Institut des Sœurs de l'Assistance, née en 1899 à Kassa (Slovaquie) et assassinée en 1944 pour avoir voulu protéger une centaine de Juifs, sera célébrée sur le parvis de la cathédrale St.Etienne de Budapest (Hongrie). Le même jour sera béatifié en la cathédrale de Brescia (Italie) Mosé Tovini. Né en 1877 à Cividate Camuno (Italie), aîné de huit enfants, ce prêtre diocésain entra en 1904 dans la Congrégation des Oblats. Catéchiste passionné, il mourut en 1930.

LA DEFENSE DE LA VIE EST LE SUJET D'UN SYMPOSIUM organisé par l'Association internationale pour la doctrine sociale de l'Eglise et le Conseil pontifical Iustitia et Pax (Rome, 15-16 septembre). Parmi les thèmes abordés: "Questions sur la médecine reproductive et ses répercussions sur le mariage et la vie familiale", "La défense de la vie , condition de légitimité de toute démocratie", "Le triomphe du marché sur la famille".
.../EN BREF/...                                       VIS 20060915 (170)


ATTENTION QUOTIDIENNE AU GOUVERNEMENT DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Au cours de la réception du personnel de la Secrétairerie d'Etat, Benoît XVI a lu la lettre adressée au Cardinal Angelo Sodano à l'occasion de son départ.

  "Lorsque le Seigneur a voulu que j'assume le mandat de pasteur suprême du peuple de Dieu, j'ai estimé utile de vous demander de rester mon plus direct collaborateur, pour partager les responsabilités inhérentes au gouvernement de l'Eglise universelle. C'est pour cela que je vous avais confirmé dans les fonctions de Secrétaire d'Etat, que vous avez assumées avec générosité et compétence jusqu'à ce jour".

  Ayant évoqué la succession du Cardinal Bertone, le Saint-Père a tenu à renouveler à son prédécesseur sa "vive gratitude pour la fidélité, la clairvoyance et l'amour mis au service du bien de l'Eglise aux côtés de plusieurs Successeurs de Pierre".

  Puis il a évoqué les étapes de la vie du Cardinal au service du Saint-Siège depuis 1961, sous le pontificat de Jean XXIII, rappelant qu'il a travaillé dans les représentations pontificales en Equateur, Uruguay et Chili, puis au Conseil pour les Affaires publiques de l'Eglise, comme Nonce apostolique au Chili et enfin comme Secrétaire du même Conseil puis Pro-Secrétaire d'Etat en décembre 1990.

  "Durant mes premiers mois de pontificat -a poursuivi le Saint-Père-, j'ai pu apprécier vos capacités de pasteur...votre attachement à suivre le travail de la Secrétairerie d'Etat et des nonciatures à travers le monde...votre attention aussi envers tout le personnel".

  "Je tiens également à me faire l'interprète de tous ceux qui au long des ans ont admiré votre bon sens, votre prudence et votre sagesse, le zèle sans répit avec lequel vous avez accompli votre mission en ne tenant compte que du bien suprême de l'Eglise".

  "A l'avenir, le Saint-Siège continuera de bénéficier de vos services, ce dont je vous remercie,...au poste important de Doyen du Sacré Collège mais aussi de Membre de divers dicastères de la Curie romaine et du Governorat de la Cité du Vatican".

  Le Pape a conclu en demandant à Dieu santé, joie et sérénité pour le Cardinal Sodano, qu'il a confié à la protection de la Mère de l'Eglise.
BXVI-L/DEPART SECRETAIRE ETAT/SODANO                  VIS 20060915 (370)


LE CARDINAL BERTONE, NOUVEAU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu le personnel de la Secrétairerie d'Etat, à l'occasion de la prise de fonction du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB. Jusqu'ici Archevêque de Gênes (Italie), le Cardinal Bertone succède au Cardinal Angelo Sodano.
    Le Cardinal Sodano, Secrétaire d'Etat depuis le 1er décembre 1990 à la suite du Cardinal Agostino Casaroli, a d'abord déclaré: "En ce jour, les remerciements ne doivent pas tant s'adresser à ma personne mais plutôt à tous ceux qui m'ont assisté au long de ces années, en particulier les Substituts successifs aux affaires générales, Mgr.Re et Mgr.Sandri, et les Secrétaires aux rapports avec les états, Mgr.Tauran et Mgr.Lajolo. Tous ensemble, en équipe, nous avons travaillé au service du vénéré Jean-Paul  puis" de Benoît XVI.

  L'ex Secrétaire d'Etat a remercié aussi tous ses autres collaborateurs, ainsi que les membres des délégations pontificales de par le monde.

  Ensuite, dans une brève adresse au Pape, le nouveau Secrétaire d'Etat a dit son espoir de ce que son expérience de la Curie romaine favorise ses nouvelles responsabilités. "Je suis conscient de la lourde responsabilité qu'elle comporte et de la complexité des problèmes que je devrais aborder chaque jour. Mon unique ambition est de réaliser ma devise épiscopale: Fidem Custodire Concordiam Servare".

  "La profonde communion qui nous rassemble tous dans le service de l'Eglise, de la dignité humaine et de la concorde entre les peuples, ne peut se traduire que dans une collaboration loyale et fidèle, renforcée chez beaucoup d'entre-nous par l'esprit sacerdotal et la charité pastorale qui doivent toujours animer nos actions".
SS/NOMINATION BERTONE/SODANO                      VIS 20060915 (280)


A PROPOS DU DISCOURS A L'UNIVERSITE DE RATISBONNE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Hier après-midi, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a fait la déclaration suivante:

  "En référence aux réactions de divers responsables musulmans quant à certains passages du discours prononcé par le Saint-Père le 12 septembre à l'Université de Ratisbonne, et comme cela ressort d'une lecture attentive du texte, il convient de préciser que son soucis consiste en un refus clair et radical de toute motivation religieuse de la violence".

  "Il n'était donc pas dans les intentions du Pape de développer une étude approfondie sur le Jihad et la pensée musulmane s'y rapportant, et encore moins de porter offense à la sensibilité des musulmans".

  "Tout au contraire, on note dans les discours du Saint-Père une mise en garde faite à la culture occidentale d'éviter 'le mépris de Dieu et le cynisme, qui considère le rejet du sacré comme un droit délibéré' (discours du 10 septembre). Il indique également la juste dimension du religieux, qui est la condition à tout dialogue constructif entre les cultures et les religions. Dans la conclusion de son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a déclaré: 'Les cultures profondément religieuses voient dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque à ses plus profondes convictions. Toute raison qui reste sourde au divin et relègue la religion dans la sphère strictement privée, est incapable de participer au dialogue inter-culturel'".

  "Il est donc clair que le Saint-Père a la volonté de respecter et de dialoguer avec les autres religions et toutes les cultures, avec l'Islam tout particulièrement".
OP/PAPE:REGENSBURG/LOMBARDI                     VIS 20060915 (270)


jeudi 14 septembre 2006

BENOIT XVI QUITTE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Après la rencontre avec le clergé en la cathédrale de Freising, le Pape a gagné par la route l'aéroport voisin Franz Joseph Strauss (Munich), pour retourner à Rome.

  Dans son discours de congé, le Pape a dit avoir constaté en Bavière "combien nombreux sont ceux qui s'efforcent de suivre la voie de Dieu, en communion avec leurs pasteurs, qui s'appliquent à témoigner de la foi dans une société sécularisée".

  Après avoir évoqué l'œuvre des organisateurs de son voyage ainsi que "l'accueil reçu de toute part, tant d'attentions qui -a-t-il dit- l'ont beaucoup touché", le Saint-Père a tenu à remercier cordialement tout le monde, en offrant l'assurance des ses prières.

  "Je suis venu en Allemagne -a ajouté le Pape- pour re-proposer à mes concitoyens les vérités éternelles de l'Evangile, confirmer les croyants dans leur adhésion au Christ, le Fils de Dieu fait homme pour le salut du monde. La foi et sa Parole m'assurent qu'en lui se trouve la voie vers le bonheur éternel, mais aussi celle vers un avenir digne pour l'homme ici-bas".

  Puis Benoît XVI a rappelé que c'est aujourd'hui le 25 anniversaire de l'encyclique Laborem Exercens, dans laquelle Jean-Paul II vit dans le travail "une dimension fondamentale de l'existence sur terre" et souligna que le "premier fondement de la valeur du travail est l'homme lui-même". Le défunt Pape y écrivait aussi que le travail est un bien car par son bien "il ne transforme pas seulement la nature en fonction de ses besoins, mais se réalise lui-même et devient plus homme".

  A partir de cette grande intuition, a ajouté Benoît XVI, Jean-Paul II indiquait "des orientations qui demeurent d'actualité. Je voudrais recommander l'attention de mes concitoyens sur ce texte assez prophétique, certain que l'on peut tirer de grand profits sociaux de sa mise en application".

  Le Saint-Père a conclu en confiant le "présent et l'avenir de la Bavière et de l'Allemagne à l'intercession de tous les saints qui ont vécu dans ces pays en servant fidèlement le Christ, qui ont vécu la vérité que contient le thème même de ma visite pastorale: Qui croie n'est jamais seul".

  L'avion papal a décollé à 13 h en direction de Rome. Dès son arrivée à l'aéroport de Ciampino, prévue à 14 h 45', le Pape regagnera sa résidence de Castelgandolfo.
PV-BAVIERE/DEPART/MUNCHEN                          VIS 20060914 (390)


PRETRES, SERVITEURS ET VOIX DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Par hélicoptère ce matin, Benoît XVI a quitté Ratisbonne pour Freising, localité aux racines antiques qui constitue aujourd'hui un pole agricole et agroalimentaire et dispose d'une importante université. On y trouve les services administratifs du diocèse, dont le siège est à Munich.

  Les armoiries de Benoît XVI contiennent trois références à la Bavière, dont deux à Freising: la tête de maure symbole du diocèse, et l'ours, qui se rattache à la légende du premier évêque, saint Corbinien.

  De l´héliport, le Pape a gagné la cathédrale, édifice gothique intérieurement rococo, pour y rencontrer le clergé et les diacres permanents. C'est dans cette église que Joseph Ratzinger fut ordonné prêtre le 29 juin 1951, avant d'enseigner la théologie au séminaire diocésain. A cette rencontre prennent part trente prêtres ordonnés avec le Pape.

  "Voici donc mon dernier rendez-vous avant de quitter notre chère Bavière", a déclaré d'emblée le Saint-Père, qui a vite abandonné le texte préparé pour s'exprimer plus directement. "Et je suis heureux que ce soit avec vous, prêtres et diacres, pierres vivantes et choisies de l'Eglise... En admirant cette magnifique cathédrale de Freising, tant de souvenirs me reviennent en mémoire des années qui ont précédé mon sacerdoce puis de mon ministère en ces lieux".

  Le discours papal s'est alors développé autour de l'Evangile de Marc, dans lequel on voit Jésus reconnaître dans ses disciples la moisson de Dieu toute prête.

  "Le Christ voit le monde comme le champ de Dieu, dans lequel il va falloir couper une abondante moisson. Mais il est besoin de moissonneurs... Cela apparaît dans toutes ces formules, Jésus fait toujours preuve d'un absolu optimisme, fondé sur la puissance du Père, le patron de la moisson. Cette confiance est pour nous source d'espérance".

  "La vie du prêtre, la nature même de sa vocation et de son sacerdoce -a ajouté le Pape- découlent de ce qu'a révélé Jésus. C'est cette perspective qui l'a lui-même poussé à parcourir villes, campagnes et synagogues pour prêcher l'annonce du Royaume et guérir les malades".

  Sa générosité se fondait sur sa confiance en la puissance du Père...et la progressive assimilation des sentiments du Maître par le prêtre conduit ce dernier à partager la vision confiante" du Christ. En s'enracinant dans la logique du Christ, le prêtre apprend à voir dans ceux qui l'entourent la moisson de Dieu".

  Ceci dit, a ajouté Benoît XVI, "il ne faut pas oublier ce que dit le passage biblique: c'est le Maître de la moisson qui envoie les ouvriers moissonner. Jésus n'a pas chargé ses disciples d'aller chercher d'autres moissonneurs ou d'organiser des campagnes de recrutement. Il leur a demandé de prier Dieu".

  Cela ne signifie pas, a précisé Benoît XVI, que la pastorale des vocations "doive se limiter à la prière. Prier le Maître de la moisson veut dire que…c'est en intime communion avec lui, …qui est plein d'amour et de compassion pour l'humanité que, l'on peut entreprendre d'autres actions pour le Royaume de Dieu".

  "Il ne faut pas rester cantonnés à une logique du nombres et de l'efficacité, mais favoriser la gratuité et l'entraide… Les ouvriers de la moisson de Dieu sont ceux qui suivent les traces du Christ, ce qui suppose le détachement de soi-même et le plein accord avec sa volonté".

  Sur le "chemin pascal de mort et résurrection, le Christ nous a non seulement précédé mais il nous accompagne", a ensuite affirmé le Pape en rappelant que lorsque Pierre voulut suivre Jésus en marchant sur les eaux, celui-ci lui demanda simplement "de fixer son regard sur lui…le maintenant, pourrait-on dire, dans la zone de gravitation de sa grâce".

  "Sur le chemin pascal, le disciple se convertit en authentique témoin du Seigneur" et "l'essence de la tâche du ministre ordonné suit les deux définitions de saint Augustin, être Serviteur du Christ et Voix du Christ".

  "Le mot serviteur implique un rapport à autrui, en l'occurrence un patron. Qualifier le prêtre de Servus Christi signifie souligner que son existence a une connotation relationnelle. Tout son être se réfère au Christ" et, "en vertu du caractère sacramentel reçu lors de l'ordination, il appartient au Christ, partageant avec lui sans réserve l'appellation de Corps de l'Eglise".
 
  En tant que Vox Christi, le prêtre dépend de la Parole qu'est le Christ, a encore précisé le Saint-Père. C'est ainsi que la grandeur et l'humilité du ministère ordonné se révèlent. A l'image de Jean-Baptiste, le prêtre et le diacre sont les précurseurs, les serviteurs de la Parole, non le centre. Le centre est le Christ, dont ils sont la voix".

  "De cette réflexion découle la réponse à la question que tout pasteur d'âmes responsable se donne, surtout dans une situation de carence de prêtres. Comment conserver l'unité intérieure dans l'activisme parfois épuisant du ministère? Les solutions à problème résident dans la communion intime avec le Christ…Une nouvelle vision de l'ascèse sacerdotale se manifeste, …l'ascèse du service…développé comme l'authentique ascèse de la vie personnelle".

  Si le prêtre vit "son sacerdoce comme une ascèse et l'exercice sacramental comme la rencontre personnelle avec le Christ", a conclu le Pape, "il a besoin de moments pour reprendre haleine... Le don de soi aux autres n'est pas possible sans discipline, sans une récupération régulière de la pleine intériorité de la foi… C'est pour cela que le temps de rencontre immédiate avec Dieu dans la prière peut être considéré comme la priorité pastorale par excellence. C'est le souffle de l'âme".
PV-BAVIERE/DISCOURS PRETRES/FREISING               VIS 20060914 (910)


mercredi 13 septembre 2006

DECES DU ROI DE TONGA


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a fait envoyer un télégramme de condoléances à SM le Roi de Tonga Taufa' Ahau Tupou V, à la suite du décès (10 septembre) de son père le Roi Taufa' Ahau Tupu IV, à la suite d'une longue maladie. Régnant depuis 1967, le défunt était âgé de  88 ans.

  "Très affecté par la mort du Roi...j'adresse mes condoléances à la famille royale et au peuple de Tonga, que j'assure de mes prières et de ma solidarité. Je recommande le royal défunt...à la miséricorde divine et j'invoque le réconfort de Dieu pour le pays tout entier. En signe de réconfort et de paix, j'offre ma bénédiction apostolique comme marque d'espérance dans le Ressuscité".
TGR/DECES ROI TONGA/ TAUFA' AHAU TUPOU V         VIS 20060913 (140)


BENEDICTION D'UN ORGUE ET VISITE AU CIMETIERE


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Après une messe privée au grand séminaire de Ratisbonne, Benoît XVI a gagné la Alte Kapelle de la cité bavaroise.

  Cette basilique, ancienne chapelle du palais ducal, qui remontant à l'an mille et qui est dédiée à la Vierge, conserve une icône mariale attribuée à la main de saint Luc, que le Pape Benoît VIII offrit à l'Empereur Henri  II.

  Reçu par le Doyen et le chapitre, le Saint-Père a procédé à la bénédiction d'un nouvel orgue monumental.

  "La musique et le chant -a dit Benoît XVI- ne sont pas un simple embellissement du culte divin, mais une partie même de la liturgie".

  "Transcendant, comme toute musique de qualité la simple sphère humaine", l'orgue exprime le divin, car "il est en mesure de relever tous les moments de l'existence. Les multiples possibilités de cet instrument évoquent d'une certaine façon l'immensité et la magnificence de Dieu".

  "Dans l'Eglise, tout comme dans l'orgue une main experte doit sans cesse ramener la disharmonie à la juste consonance, dans la diversité des dons et charismes, par la communion dans la foi, nous devons trouver l'accord juste de la louange divine et de l'amour fraternel. Dans la liturgie, plus nous nous laisserons transformer en Christ, plus nous serons en mesure de transformer le monde, en l'irradiant de la bonté, de la miséricorde et de l'amour du Seigneur pour l'homme".

  Après cette cérémonie, le Pape s'est rendu au domicile de son frère pour déjeuner. En début d'après-midi, ils se rendront au cimetière de Ziegestdorf, où reposent leurs parents et leur sœur Maria. Après avoir prié, le Saint-Père gagner par la route Pentling, localité périphérique où il habita avec sa sœur et son frère lorsqu'il enseignait à l'université de Ratisbonne.

  Benoît XVI visitera la maison et le jardin et y restera jusqu'à l'heure du dîner. Vers 19 h 30', il devrait regagner le grand séminaire de Ratisbonne pour la nuit.
PV-BAVIERE/ORGUE:CIMETIERE/REGENSBURG                    VIS 20060913 (330)


LES CLEFS DU DIALOGUE OECUMENIQUE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). Des vêpres oecuméniques ont été célébrées cet après-midi dans la cathédrale de Ratisbonne, en présence de  représentants des diverses Eglises et communautés ecclésiales bavaroises, luthérienne et orthodoxe notamment, ainsi que les membres de la commission œcuménique de la Conférence épiscopale d'Allemagne.

  Avant d'arriver à la cathédrale, le Pape s'est arrêté en l'église voisine St.Ulrich, où il a salué le Prévôt et le Recteur ainsi que le Président de la communauté juive de Bavière. Puis, en procession avec les représentants des autres confessions chrétiennes, il s'est dirigé vers la cathédrale, dont les célèbres chœurs d'enfants ont été dirigés pendant vingt ans par Mgr.Georg Ratzinger.
 
  "Chrétiens, orthodoxes, catholiques et protestants -a dit Benoît XVI après les lectures- nous sommes réunis pour rendre grâce à Dieu. C'est une heure de gratitude car nous pouvons prier ensemble…tout en grandissant ensemble dans l'unité".

  Le Pape a ensuite salué les représentants orthodoxes, en affirmant qu'il considérait "comme un don de la providence" le fait qu'en tant que professeur à Bonn il avait pu "connaître et aimer, pour ainsi dire personnellement, l'église orthodoxe". Il a également évoqué la prochaine réunion à Belgrade du dialogue théologique sur la Koinonia.

  "Notre Koinonia est avant tout communion avec le Père et son Fils, Jésus-Christ, dans l'Esprit Saint", a-t-il souligné. "Cette communion crée la Koinonia entre les hommes en tant que participation dans la foi des Apôtres et comme communion dans la foi, une communion qui  prend corps dans l'Eucharistie pour bâtir l'Eglise qui se répand par delà les frontières".

  Le Pape a vivement souhaité que la réunion de Belgrade porte des fruits pour que "la communion dans la foi soit plus grande et mûrisse jusqu'à la pleine unité… Il faut que nous soyons une seule chose pour que le monde croie. Notre dialogue doit être animé par la dimension de cet engagement".

  Benoît XVI s'est ensuite adressé cordialement aux "amis des différentes traditions de la Réforme", faisant l'éloge de la "longue recherche qui a conduit à un consensus sur la justification" et "de l'adhésion du Conseil mondial des Eglises méthodistes à la Déclaration commune sur la Doctrine de la Justification".

  "La Justification -a ajouté le Pape- est un thème essentiel de la théologie, mais je crois qu'elle est à peine présente dans la vie des fidèles. Bien que le thème du pardon réciproque soit de nouveau urgent à cause des évènements dramatiques de notre temps, il n'y a pas la conscience de la nécessité du pardon de Dieu avant tout, la Justification de sa part. Principalement, la conscience moderne ne perçoit pas que nous avons des dettes envers Dieu et que le péché est une réalité qui ne peut être dépassée que par une initiative divine. Cette offuscation du thème de la Justification et du pardon des péchés dissimule, en définitive, une offuscation de notre relation avec Dieu. C'est pour cela que notre première tâche sera peut-être  la perception d'une nouvelle relation avec Dieu dans nos existences".

  Ensuite le Pape a cité trois mots clef pour pouvoir faire cette découverte: confession, témoignage et amour, contenus dans le texte de Saint Jean lu pendant la cérémonie.

  "La confession qui nous distingue en tant que chrétiens -a-t-il précisé- est la foi dans le fait que Jésus est le Fils de Dieu incarné… Il nous permet d'entrer en contact avec Dieu. En cette époque de rencontres multi-religieuses, nous sommes facilement tentés d'atténuer cette confession ou de la cacher. Ainsi nous ne favorisons ni la rencontre ni le dialogue mais nous rendons Dieu encore moins accessible pour les autres et pour nous-mêmes… Il n'y a aucunes divisions entre nous dans cette confession commune et dans notre tâche".

  "La confession doit se transformer en témoignage", a alors fait observer Benoît XVI, en citant Jean, qui affirme que le témoin du Christ est celui "qui a vu". Cette affirmation "suppose que, nous aussi, les générations successives, nous devons nous convertir en prophètes pour pouvoir témoigner. Nous devons nous aider réciproquement à développer cette capacité pour faire que les hommes de notre temps voient à leur tour dans le monde qu'ils ont construit" et que "malgré toutes les barrières historiques, ils peuvent à nouveau voir Jésus… Etre témoins de Jésus signifie surtout être témoin d'une manière de vivre spécifique. Dans un monde confus..., les chrétiens doivent être des exemples de vie juste".

  Le dernier mot, amour, Agapé, qui guide tout le texte de l'évangéliste -a conclu le Pape- n'a rien de sentimental ou d'exalté. Il s'agit de quelque chose d'entièrement sobre et réaliste. Synthèse de la Loi...il renferme tout, un tout qui doit se manifester jour après jour… Nous croyions dans l'amour… Offrons donc le témoignage de notre foi afin qu'elle apparaisse comme une force de l'amour pour que le monde croie".
PV-BAVIERE/VEPRES OECUMENIQUES/REGENSBURG           VIS 20060913 (800)


AGIR SANS LA RAISON EST CONTRAIRE AU PLAN DIVIN


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). A 16 h 45', le Pape s'est rendu à l'Université de Ratisbonne pour prendre part à une rencontre avec le monde de la science. Inaugurée en 1965, elle compte aujourd'hui douze facultés pour 25.000 étudiants.

  Après avoir enseigné la théologie dogmatique et fondamentale à l'Ecole supérieure de philosophie et théologie de Freising, puis aux Universités de Bonn, Münster et Tübingen, Joseph Ratzinger a été titulaire de la chaire de théologie dogmatique et d'histoire dogmatique de l'Université de Ratisbonne, dont il fut Vice-recteur (1969-1971).

  Le discours du Pape a été une vaste réflexion sur les rapports entre foi et raison.

  Benoît XVI s'est d'abord demandé si "la conviction de ce qu'agir contre la raison constitue une opposition à la nature de Dieu n'était qu'un élément de la pensée grecque ou bien une réalité en soi". Et en l'occurrence, il a cité ceux qui tuent ou recourent à la violence pour convertir autrui.

  "A la fin du moyen âge -a rappelé le Saint-Père- plusieurs courants théologiques brisèrent la synthèse entre pensée grecque et pensée chrétienne", tel le volontarisme. "La transcendance et la richesse de Dieu furent alors développées de manière tellement exagérées que le raisonnement, le sens du vrai et du bien ne reflètent plus Dieu, dont la volonté abyssale demeure par conséquent définitivement inaccessible à l'homme, cachée derrière ses décisions".

  Puis il a souligné que, grâce à la foi, nous savons au contraire qu'entre "Dieu et nous, entre son Esprit créateur éternel et notre raison créée, il y une analogie. Certes, les différences y sont infiniment  plus grandes que les ressemblances, mais pas au point d'abolir l'analogie et son langage... Le Dieu véritablement divin est celui qui s'est manifesté comme Logos et qui, comme Logos, a agi et agit avec un infini amour pour l'humanité".

  La fusion entre la foi biblique et la pensée grecque, a poursuivi Benoît XVI, "constitue un fait capital pour l'histoire des religions mais surtout pour l'histoire universelle. Etant donné ceci, il n'est pas surprenant que le christianisme, malgré son origine oriental et l'importance de son développement en orient, ait finalement trouvé une empreinte historiquement décisive en Europe... Cette fusion, à laquelle s'est ensuite ajouté l'héritage de Rome, a créé l'Europe, demeurant à la base de que l'on peut à juste titre appeler Europe".

  Le Pape a alors rappelé que "le besoin de deshellénisation du christianisme s'oppose à la thèse selon laquelle l'héritage grec, dûment purifié, serait part intégrante de la foi chrétienne".

  Cette deshéllinisation "se manifeste tout d'abord en rapport avec l'émergence des postulats fondamentaux de la Réforme du XVI siècle", puis, avec la théologie libérale des XIX et XX siècles "on voulut remettre le christianisme en harmonie avec la raison moderne, en le libérant d'éléments apparemment philosophiques et théologiques comme la foi en la divinité du Christ et en la Trinité".

  Benoît XVI a ensuite indiqué une "troisième phase de deshellénisation, toujours en cours", pour laquelle "la synthèse entre cultures et pensée grecque opérée dans l'Eglise ancienne constituerait une première inculturation, qui ne devrait pas influencer les autres cultures. Celles-ci devraient avoir la possibilité de revenir en arrière jusqu'au point ayant précédé cette inculturation, de manière à découvrir l'authentique message du Nouveau Testament pour l'inculturer autonomement. Non seulement elle est grossière et imprécise, mais cette thèse est fausse".

  Après avoir souligné la nécessité d'admettre sans réserves ce qu'il y a de valable dans le développement moderne de la pensée, le Saint-Père a dit la nécessité d'écarter "les dangers qui en découlent. Nous devons aussi nous demander comment y faire face... Ce n'est possible que si la raison et la foi redeviennent unies, que si l'on dépasse les limites fixées à la raison, ce qui parfaitement possible, et que si on en déploie à nouveau tous les horizons ".

  "Ainsi seulement sera-t-on capable d'établir un véritable dialogue des cultures et des religions, un dialogue qui constitue une priorité. Dans le monde occidental on estime trop souvent que la seule raison positive et les formes philosophiques en découlant seraient universelles. Or les cultures profondément religieuses voient dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque à ses plus profondes convictions".

  Benoît XVI a conclu en rappelant que "l'occident est depuis longtemps menacé par cette aversion des interrogations fondamentales de la raison, tout à son propre dam. S'ouvrir largement à la raison, ce qui ne signifie pas renoncer à sa grandeur, est le programme que se fixe la théologie dans sa recherche sur la foi biblique. C'est ainsi qu'elle entend entrer dans le débat contemporain".

  Après cette rencontre, le Pape s'est rendu à la cathédrale de Ratisbonne, connu pour ses chœurs d'enfants, dirigés pendant vingt ans par son frère aîné, Mgr.Georg Ratzinger.
PV-BAVIERE/SCIENCE/REGENSBURG                      VIS 20060913 (800)


mardi 12 septembre 2006

MONTRER LE VISAGE HUMAIN DE DIEU


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). Ce matin Benoît XVI a quitté le grand séminaire de St.Wolfgang pour se rendre sur l'Islingenfeld de Ratisbonne, où il a présidé une messe. A l'homélie, il a d'abord remercié tous ceux qui font en sorte que sa visite se passe bien. Je suis "un peu confus devant tant de bonté", a-t-il dit, et ému d'avoir appris que plusieurs personnes et associations ont travaillé pour embellir la maison et le jardin qu'il partageait avec son frère et sa soeur avant son ordination épiscopale.

  "Nous sommes réunis pour une fête de la foi", a dit le Saint-Père… Mais "en quoi croyons-nous et que signifie croire? La vision de la foi embrasse le ciel et la terre, le passé et le présent, l'avenir et l'éternité. C'est pour cela que la foi est inépuisable, tandis que son essence est très simple. Le Seigneur parle avec le Père en disant: 'Tu as caché ces choses aux sages et aux avisés et tu les as révélés aux petits'".

  "De son coté -a poursuivi le Pape- l'Eglise nous offre un résumé de la foi où est exprimé l'essentiel, le Credo des Apôtres… Elle parle du Créateur, principe de toute chose, du Christ et de l'œuvre du salut, jusqu'à la résurrection des morts et la vie éternelle".

  "La foi est une chose simple", a souligné Benoît XVI. "Nous croyons en Dieu…en ce Dieu qui entre en relation avec les êtres humains et qui est pour nous origine et avenir. Ainsi la foi est-elle également espérance et certitude d'avoir un avenir et que nous ne tomberons pas dans le vide. Et puis la foi est amour, parce que l'amour de Dieu est contagieux…  Le Credo n'est pas un ensemble d'opinions, ce n'est pas une théorie. Il est ancré dans l'évènement du baptême..., de la rencontre entre Dieu et l'être humain… Oui, celui qui croie n'est jamais seul. Dieu vient à notre rencontre".

  "Nous croyons en Dieu. C'est notre décision de fond" a dit le Saint-Père en rappelant que depuis l'Illuminisme, une partie de la science veut expliquer un monde "où Dieu serait superflu…et inutile pour notre vie. Mais chaque fois que cela semble réussir, les comptes ne tournent pas ronds".

  "Qui y a-t-il à l'origine?", s'est demandé Benoît XVI. "La raison créatrice, l'Esprit qui crée et suscite le développement ou l'irrationalité qui, privée d'une quelconque raison, produit au loin un cosmos ordonné mathématiquement?... Nous chrétiens…nous croyons que l'origine est dans le Verbe éternel, dans la Raison et non dans l'irrationnel. Avec cette foi nous n'avons pas besoin de nous cacher, nous n'avons pas peur de nous retrouver dans une impasse".

  "Nous croyons en…ce Dieu qui est…raison créatrice. La deuxième partie du Credo nous dit plus encore que cette raison créatrice est Bonté et Amour. Elle a un visage… Il s'est montré à nous comme être humain… Aujourd'hui, lorsqu'on connaît les maladies mortelles menaçant la religion et la raison, que sont la destruction de l'image de Dieu par haine et par fanatisme, il est important d'affirmer avec clarté quel est le Dieu en qui nous croyons et professer avec conviction le visage humain de Dieu. C'est seulement ainsi que nous nous libérons de la crainte de Dieu, un sentiment qui naît en fait de l'athéisme moderne… Seul ce Dieu nous sauve…de l'anxiété face au vide de l'existence".
 
  "La deuxième partie du Credo s'achève -a ajouté Benoît XVI- sur la perspective du Jugement dernier… N'est-ce pas comme s'il devait nous inculquer la peur? Mais ne voulons-nous pas tous qu'un jour justice soit faite pour ceux qui ont été injustement condamnés,…pour ceux que la mort a arraché d'une vie de douleur? Ne voulons-nous pas que l'excès d'injustice et de souffrances, que nous voyons durant notre vie se dissipe à la fin, que tous soient en définitive heureux et que tout prenne sens? ".

  "Le concept de Jugement du monde sous-entend l'affirmation du droit -a encore précisé le Saint-Père- cette réunion de tous les fragments de l'histoire dépourvus de sens, et leur intégration dans un tout où dominent la vérité et l'amour".

  "La foi ne veut pas nous inculquer la peur. Elle veut nous appeler à la responsabilité. Nous ne devons pas gaspiller notre vie, ni la vivre seulement pour nous, nous ne devons pas rester indifférents face à l'injustice en étant de connivence avec elle, voire en étant complices. Nous devons comprendre quelle est notre mission dans l'histoire et essayer de la réaliser".

  "Mais quand la responsabilité et la préoccupation se convertissent en peur -a conclu le Pape- souvenons-nous des paroles de saint Jean: 'Même si le cœur nous reproche quelque chose, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait tout'".
PV-BAVIERE/MESSE/ISLINGER FELD                    VIS 20060912 (790)


POUR QUE DIEU ENVOIE DES MOISSONNEURS


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2006 (VIS). A 16 h 30', le Pape a quitté le couvent Ste.Madeleine d'Altötting et gagné en papamobile la basilique Ste.Anne voisine, élevée il y a un siècle, pour y célébrer les vêpres avec les religieux, prêtres et séminaristes. Avant, il s'est arrêté en l'église St.Konrad, consacrée au capucin (mort en 1894) canonisé par Pie XI en 1934.

  En 1989, le Cardinal Ratzinger avait présidé les cérémonies du 500 anniversaire des apparitions mariales d'Altötting.

  A l'homélie, le Saint-Père s'est interrogé sur la vocation à servir Dieu, "sous les yeux de sainte Anne, chez laquelle grandit la vocation la plus grande de toute l'histoire du salut", celle de Marie.

  Puis le Pape a rappelé que "la moisson de Dieu est vaste et qu'elle attend des ouvriers. Dans le tiers-monde, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, ce sont des hérauts de l'Evangile que l'on attend, des porteurs de paix, des annonciateurs du message de Dieu fait homme. Mais en Occident, en Allemagne comme dans la si vaste Russie, la moisson pourrait être si grande! Or ce sont les hommes prêts à devenir les moissonneurs du Seigneur qui font défaut".

  S'adressant à Dieu, le Saint-Père s'est exclamé: "Vois le monde et envoie des ouvriers! Ainsi frappons-nous à la porte du Seigneur, qui lui en appelle à nos cœurs. Seigneur, me veux-tu? La tâche n'est-elle pas trop lourde pour moi? Ne suis-je pas trop petit pour elle? Ne crains pas, a dit l'ange à Marie, 'ne crains rien, je t'ai appelée par ton nom', dit-il par l'intermédiaire d'Isaïe à chacun de nous".

  "Seul qui est avec lui et apprend à le connaître pourra vraiment l'annoncer", a poursuivi Benoît XVI. Qui est en compagnie de Dieu ne peut garder pour lui ce qu'il a trouvé mais doit le communiquer".

  Puis il a dit que pour trouver la compagnie du Seigneur, le prêtre doit avant tout s'appliquer à la célébration quotidienne de la messe, "avec une participation intérieure de plus en plus profonde".

  Une autre façon d'être avec Dieu est la "liturgie des heures récitée par des hommes en quête de dialogue avec lui, et la prière qui doit englober tous ceux qui n'en ont ni le temps ni l'idée".

  Le Pape a enfin évoqué l'adoration eucharistique: Le Seigneur "est présent dans l'hostie consacrée, comme un trésor qui nous est toujours accessible. C'est dans l'adoration de sa présence que l'on apprend à le recevoir correctement... Aimons donc être en présence du Seigneur, avec qui nous pouvons parler de tout, auquel nous pouvons exposer nos joies, notre gratitude, nos déceptions, requêtes et espérances. Ainsi est-il possible de lui redire, 'Seigneur, envoie des ouvriers pour ta moisson', aide-nous è être de bons ouvriers dans ta vigne".

  Benoît XVI s'est alors adressé à la Vierge, "qui a accompagné Jésus toute sa vie pour être en sa compagnie, et qui pour cela fut et demeure à la totale disposition des hommes".

  "Pensons aussi à Anne, sa mère, et à l'importance des mères et des pères, à l'importance des grands parents et de la famille comme espace de vie et de prière, où l'on apprend à prier et où les vocations peuvent naître".

  Après la cérémonie, le Pape a gagné par la route son village natal de Marktl am Inn, où il a effectué une visite privée à l'église paroissiale St.Oswald. Il y fut baptisé le jour même de sa naissance, le 16 avril 1927.

  Puis un hélicoptère l'a conduit à Ratisbonne où il a dîné et passé la nuit au grand séminaire St.Wolfgang.
PV-BAVIERE/VEPRES/ALTOTTING                      VIS 20060912 (600)


lundi 11 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Johannes Harmannes Jozefus van den Hende, Coadjuteur de l'Evêque de Breda (Pays-Bas). L'Evêque élu, né en 1964 à Groningen (Pays-Bas) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Groningen-Leeuwarden.

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Saint John (Canada), présentée par Mgr.Joseph Faber MacDonald en conformité au canon 401,2 du CIC.
NEC:RE/.../VAN DEN HENDE:MACDONALD                              VIS 20060911 (60)

LE OUI DE MARIE ET JESUS A LA VOLONTE DIVINE


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a quitté ce matin l'archevêché de Munich en hélicoptère pour se rendre au sanctuaire marial d'Altötting, le cœur religieux de la Bavière, qui accueille plus d'un million de pèlerins l'an.

  Selon la légende, au VIII siècle, Rupert, Evêque de Salzburg y aurait baptisé le premier duc chrétien de Bavière. en 1330, une première Vierge à l'Enfant fut placée dans l'église primitive et, en 1489, il se produisirent en ce lieu les deux apparitions de mariales qui lui valurent la réputation dont le sanctuaire jouit jusqu'à nos jours. Les cœurs de tous les rois de Bavière sont conservés à Altötting.

  A son arrivée au sanctuaire, le Saint-Père a été accueilli par M.Edmund Stoiber, Ministre Président de Bavière, et par Mgr.Wilhem Schraml, Evêque de Passau. Après un moment de prière à l'intérieur de l'église, Benoît XVI a célébré la messe sur l'esplanade.

  A l'homélie, le Pape a expliqué que dans les lectures de la messe "on rencontre trois fois Marie, le mère du Seigneur, comme une personne qui prie, mais chaque fois de manière différente". dans les Actes des Apôtres "Marie guide l'Eglise naissante dans la prière, c'est presque l'Eglise en personne qui prie, entourée de la vaste communauté des saints. Face à Dieu, elle intercède pour nous, demandant qu'il envoie de nouveau son Esprit à l'Eglise et au monde".

 Dans l'Evangile des noces de Cana ensuite, "elle demande à son fils d'aider ses amis qui se trouvent en difficulté", s'adressant à lui "non seulement comme à un homme dont la fantaisie et la disponibilité à aider peuvent entrer en jeu" mais "confie une besoin humain à son pouvoir…qui va au-delà de l'action et de la capacité humaine". Cependant, Marie "ne dit pas à Jésus ce qu'il doit faire,…elle ne lui demande pas un miracle…mais avec sensibilité elle lui confie la situation et remet la décision à prendre entre ses mains". 

  Nous pouvons voir en Marie, a expliqué le Pape, "une attention affectueuse pour les êtres humains en difficulté, la promptitude maternelle avec laquelle elle se rend compte des situations difficiles, sa bonté cordiale et sa disponibilité à aider", ainsi que "l'humilité et la générosité d'accepter la volonté de Dieu, confiante que sa réponse sera pour notre bien ".

  La réponse de Jésus à sa mère, "femme, que nous importe-t-il à toi et à moi? Toutefois mon heure n'est pas arrivée". Ce n'est pas de l'indifférence mais il annonce "le rôle de Marie dans l'histoire du salut" quand, sur la Croix, il "fera de sa mère la mère de tous ses disciples… Marie représente la femme nouvelle et définitive, accompagnatrice du Rédempteur et notre mère: cette appellation apparemment peu affectueuse exprime en échange la grandeur de sa mission ".

  le Christ et sa mère sont unis, a rappelé le Saint-Père, par l'acceptation de la volonté de Dieu que la Vierge prononça lors de l'Annonciation. "Dans ce double oui, l'obéissance du fils prend corps, et c'est Marie qui lui donne corps". Et  par ce même mot, "le Seigneur se réfère à leur profonde unité".

  C'est pour cela que "Jésus n'agit jamais pour lui ou pour plaire aux autres. Il agit en accomplissant toujours la volonté du Père". Dans l'épisode de Cana, il "n'utilise pas son pouvoir comme une chose personnelle. il fait un geste qui annonce son heure… Dans la transformation de l'eau en vin, dans le cadeau de fête aussi, il annonce son heure dès ce moment".

  "Son heure définitive -a conclu le Pape- sera le retour à la fin des temps, mais il annonce constamment ce moment dans l'eucharistie, dans ce qui arrive toujours et maintenant… Altötting constitue un de ces lieux nouveaux pour y adorer le Seigneur dans l'Eucharistie", un lieu où Jésus est uni à Marie"

  Enfin, le Saint-Père a tenu à évoquer la tragédie du 11 septembre 2001 en demandant de prier tout spécialement pour la paix dans le monde.

  Après la messe, Benoît XVI a inauguré dans le sanctuaire la nouvelle chapelle de l'adoration, puis il s'est ensuite rendu à pied au couvent Ste.Marie-Madeleine, où il a déjeuné avec sa suite.
PV-BAVIERE/MESSE/ALTOTTING                          VIS 20060911 (690)


JESUS, LA TENTE DE DIEU PLANTEE PARMI NOUS


CITE DU VATICAN, 10 SEP 2006 (VIS). Cet après-midi, Benoît XVI a quitté a résidence munichoise en voiture décapotable pour se rendre à la cathédrale Notre-Dame. Construit entre 1468 et 1488, l'édifice a été presque complètement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'exception d'une chapelle et des deux tours de façade. La reconstruction a débuté en 1946 et la dernière restauration a eu lieu de 1989 à 1994.

  C'est dans cette cathédrale, où sont conservées les reliques de l'évêque Benno, saint patron de Bavière, qui a dirigé le diocèse de Meissen entre 1066 et 1106, que Mgr.Joseph Ratzinger reçut l'ordination épiscopale le 28 mai 1977.

  A son arrivée, le Pape est d'abord allé prié dans la chapelle du Saint Sacrement puis s'est rendu dans la crypte pour prier sur les tombes des Archevêques de München-Freising. Puis Benoît XVI a présidé les vêpres auxquelles ont participé les enfants de la Première Communion.

  A l'homélie, évoquant la lecture liturgique, un passage de l'Apocalypse, le Saint-Père a expliqué que l'auteur y regarde "en haut, vers le ciel et au-delà, vers l'avenir" tout en parlant "également de la terre et du présent, de notre vie. Effectivement, durant notre vie, nous sommes tous en chemin...et nous voulons découvrir la juste direction. Nous ne voulons pas dire à la fin...j'ai pris le mauvais chemin, ma vie est un désastre".

  Le prophète de l'Apocalypse parle, a dit le Pape, "d'un monde réconcilié...où les êtres humains sont réunis dans la joie". Là, ils "vivent avec Dieu...qui a planté sa tente parmi nous...Dieu n'est pas loin de nous, dans un lieu très éloigné de l'univers..  Jésus est devenu l'un de nous...et la tente" de Dieu.

  La rencontre avec Dieu, avec "cet amour qui est divin et humain tout à la fois -a alors expliqué le Saint-Père- est l'ablution du baptême", qui n'est "qu'un début. En marchant avec Jésus, dans la foi et dans la vie,...son amour nous touche pour nous purifier et nous rendre lumineux".

  "La blancheur de...la robe baptismale et de la chasuble de la Première Communion...signifie qu'en vivant avec Jésus et la communauté des croyants qu'est l'Eglise, on se transforme en une personne lumineuse, une personne remplie de vérité et de bonté...dans laquelle transparaît la splendeur de...la bonté divine".

  Dans le texte apocalyptique, l'Agneau, c'est à dire Jésus, "guide la multitude de toutes les races et toutes les nations vers la source d'eau vive...symbole par excellence de la vie. La vraie source est Jésus en personne, par lequel Dieu s'offre à nous", et avant tout dans la Communion. "Grâce à l'Eucharistie...une communauté se constitue, qui dépasse toute frontière et embrasse toutes les langues: l'Eglise universelle dans laquelle Dieu parle et vit avec nous".

  Benoît XVI s'est ensuite adressé aux parents, aux enseignants de religion et aux responsables des paroisses.  "Accompagnez vos enfants sur le chemin de la Communion, accompagnez-les à l'église pour participer à la messe dominicale. Ce n'est pas une perte de temps" et "la semaine devient plus joyeuse si vous participez ensemble à la liturgie dominicale... A la maison, priez ensemble... La prière ne conduit pas seulement à Dieu, mais également les uns aux autres".

  "Je vous demande de maintenir présente dans l'école la recherche de Dieu", a encore demandé le Pape aux enseignants. "Je sais que dans notre monde pluraliste il est difficile d'aborder le thème de la foi  à l'école... Poussez vos élèves...à se demander d'où nous venons et où nous allons dans cette vie".

  "Faites tout votre possible -a conclu le Pape en s'adressant aux responsables paroissiaux- pour que la paroisse soit une patrie intérieure des personnes...où l'on peut vivre dans la grande famille de l'Eglise universelle".
PV-ALLEMAGNE/VEPRES/MUNICH                    VIS 20060911 (630)


LE MONDE A BESOIN DE DIEU


CITE DU VATICAN, 10 SEP 2006 (VIS). Ce matin, le Pape a célébré une messe solennelle sur l'esplanade Neue Messe de Munich, devant 250.000 fidèles.

  Commentant les lectures du jour, Benoît XVI a souligné qu'elles présentent toutes Dieu comme étant "le centre de la réalité et le cœur de nos vies".

  Puis, il a félicité l'Eglise d'Allemagne "pour son magnifique engagement social et sa disponibilité à apporter son aide partout où cela est nécessaire", révélant combien les évêques en visite Ad Limina, et dernièrement ceux d'Afrique, lui disent leur reconnaissance pour la générosité des catholiques allemands.

  Mais, a ajouté le Saint-Père, "là où on ne porte que des connaissances et des savoir-faire, de la technique et des moyens, on apporte trop peu. Et alors, c'est l'engrenage de la violence, la capacité de détruire et tuer qui prévaut dans la course au pouvoir... On s´éloigne de plus en plus de la réconciliation, de l'engagement commun en faveur de la justice et de l'amour".

  Le Pape a alors indiqué que si "les africains et les asiatiques admirent les capacités et la science" de l'occident, ils "sont effrayés par un rationalisme qui exclut Dieu de la vision de l'homme, qui se croit le summum de la raison, et que l'on veut imposer à leurs cultures. Pour eux, la menace principale faite à leur identité n'est pas la foi chrétienne mais le mépris envers Dieu et le cynisme qui considère le rejet du sacré comme un droit délibéré et élève le matérialisme au rang de référence morale suprême dans les progrès de la recherche".

  "Ce cynisme n'est pas la tolérance et l'ouverture culturelle qu'attendent les peuples et que nous désirons! La tolérance dont nous avons tous besoin inclut la crainte de Dieu, le respect de ce qui est sacré pour certains... Et ce sens du respect ne peut être régénéré en occident  que par un renouveau de la foi, que si Dieu est à nouveau présent pour nous et en nous. Notre foi, nous ne l'imposons à personne...mais la foi ne peut se développer que dans la liberté. Appelons-en donc à la liberté des hommes de s'ouvrir à Dieu, de le rechercher, de l'écouter".

  Ensuite Benoît XVI a redit que le monde avait "besoin de Dieu, comme "nous en avons besoin. Mais de quel Dieu?", d'un Dieu dont la revanche est la Croix, d'un Dieu qui dit non à la violence et qui dit jusqu'au bout oui à l'amour. "C'est là le Dieu dont nous avons besoin. Nous ne manquons pas de respect envers les autres religions et les autres cultures, et nous respectons profondément leur foi, lorsque nous confessons publiquement et sans crainte ce Dieu qui oppose sa souffrance à la violence, à ce Dieu qui, pour les dépasser, dresse sa miséricorde devant le mal et sa puissance. Adressons-lui notre prière afin qu'il demeure parmi nous et nous aide à être des témoins crédibles".

  Après la messe et avant de réciter l'angélus, le Pape a évoqué Marie, qui est demeurée "la servante du Seigneur, qui ne s'est jamais mise en avant mais veut nous guider vers Dieu, veut nous enseigner un mode de vie dans lequel Dieu est au cœur".

  Ensuite, le Saint-Père a regagné l'archevêché de Munich pour déjeuner avec les Cardinaux et sa suite.
PV-BAVIERE/MESSE:ANGELUS/MUNICH                VIS 20060911 (560)


PRIERE DEVANT LA PATRONE DE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 9 SEP 2006 (VIS). Dans l'après-midi, le Pape s'est rendu en voiture à la Marienplatz, au centre de laquelle se dresse la Mariensäule, la colonne de marbre surmontée d'une statue en bronze doré de la Vierge, patronne de la Bavière, érigée en 1638 par Maximilien Ier, pour la remercier de la fin de l'occupation  suédoise de la ville pendant la guerre de Trente ans.

  Benoît XVI a rappelé qu'il y a presque trente ans, en 1977, il avait inauguré en ce lieu  son service épiscopal à Munich par une prière à la Vierge. Cinq ans plus tard, en 1982, il y prenait congé de son diocèse pour répondre à la demande du Pape d'aller à Rome, "priant une fois encore la patronne de la Bavière et lui confier sa ville et sa patrie. Aujourd'hui -a-t-il ajouté- je suis de nouveau ici, et cette fois en tant que successeur de Pierre".

  Après avoir rappelé que nommé Archevêque de München-Freising il était devenu le successeur de Corbinien, le fondateur du diocèse de Freising, le Saint-Père a évoqué la légende selon laquelle un ours avait attaqué le cheval qui portait le saint évêque à Rome. Corbinien aurait reproché sa férocité à l'animal, l'obligeant en punition de prendre la place du cheval.

  "L'ours de saint Corbinien -a dit le Pape- aurait été libéré à l'arrivée à Rome. Dans mon cas, le patron en a décidé autrement. Je me trouve donc de nouveau au pied de la Mariensäule pour implorer l'intercession et la bénédiction de la Mère de Dieu, et cette fois pas seulement pour la ville de Munich et pour la Bavière, mais pour l'Eglise universelle et pour tous les hommes de bonne volonté".

  Après avoir chanté l'Ave Maria, le Pape a supplié la Vierge: "Au cours de temps difficiles, nos prédécesseurs ont érigé ici, au centre de Munich, ton image pour te confier la ville et le pays. Ils désiraient te rencontrer sur les chemins ordinaires et que tu leur apprenne à vivre justement leur existence humaine".

  "Aide-nous -a conclu le Pape- à être patients et humbles, a être libres et courageux, comme tu l'as été au moment de la Croix… Bénis-nous et bénis cette ville et ce pays! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein! Prie pour nous pêcheurs maintenant et à l'heure de notre mort. Amen!".

  Benoît XVI s'est rendu à la Residenz, l'ancien palais royal de la capitale bavaroise, qui abrite la chancellerie du Land, pour s'entretenir avec M.Horst Köhler, Président de la République fédérale d'Allemagne, puis avec Mme Angela Merkel, Chancelier fédéral, et M.Edmund Stoiber, Ministre Président de Bavière.

  A 20 h 15', le Pape a regagné l'archevêché de Munich.
PV-ALLEMAGNE/PRIERE VIERGE/MUNICH             VIS 20060911 (500)


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