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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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mardi 19 septembre 2006

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces sernières semaines:

-Mgr.José Mauro Pereira Bastos, CP, Evêque de Guaxupé (Brésil), le 14 septembre à 51 ans.

-Mgr.Antonio Forte, OFM, Evêque émérite d'Avellino (Italie), le 11 septembre à 78 ans.

-Mgr.Oscar García Urízar, Evêque émérite de Quetzaltenango (Guatémala), le 5 septembre à 84 ans.

-Mgr.Petar Perkolic, Archevêque émérite de Bar (Serbie), le 7 septembre à 84 ans.

-Mgr.Alberto Setele, Evêque d'Inhambane (Mozambique), le  7 septembre à 70 ans.
.../DECES/...                                 VIS 20060919 (190)

DRESSER DES MURS NE SERT A RIEN


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Au siège new-yorkais des Nations-Unies, Mgr.Celestino Migliore, Observateur permanent, est intervenu devant les travaux de la réunion de révision (18-19 septembre) du programme d'action en faveurs des pays les moins développés (BPOA, période 2001-2010).

  "Ces dix dernières années, l'Eglise -a déclaré le Nonce- a lancé de nombreuses initiatives de sensibilisation des catholiques et des hommes de bonne volonté face aux responsabilités partagées dans les dérives du commerce et du monde financier internationaux... Le Saint-Siège continue d'encourager la communauté internationale, en priorité les pays riches et développés, à appuyer le programme de solidarité du BPOA".

  "Il y a vingt ans, l'opinion publique était émue à la vue de qui risquait sa vie en sautant les rideaux de fer des régimes totalitaires, et aujourd'hui ce sont des millions de personnes qui fuient la dictature de la pauvreté. Aucun des murs dressés ne les arrêtera. Pour leur bien comme pour la prospérité générale, les pays développés et ceux en développement doivent appliquer des politiques telles qu'elles sont définies par le BPOA, de façon que les ressortissants des pays sous-développés puissent librement rester chez eux avec des...conditions de vie et d'emploi réellement dignes".
DELSS/BPOA/MIGLIORE                              VIS 20060919 (210)


DIALOGUE THEOLOGIQUE CATHOLICO-ORTODOXE


CITE DU VATICAN, 19 SEP 2006 (VIS). Du 18 au 25 septembre se déroule à Belgrade (Serbie) la IX session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue catholico-orthodoxe.

  Hier, les participants à ces assises ont été accueillis par SS le Patriarche Pavle de Serbie, hôte de cette session, qui fait suite à celle tenue à Baltimore (USA) en juillet 2000.

  "En décembre 2005 -précise une note du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens- le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe, coordonné pour cette part par le Patriarcat œcuménique de Constantinople, s'était ouverte la nouvelle phase du débat, par la réunion du Comité chargé de préparer le rendez-vous de Belgrade et d'en fixer le thème".

  "La reprise du dialogue grâce aux efforts constants de Jean-Paul II puis de Benoît XVI et à l'engagement du Patriarche Barthélémy Ier, a été favorisée aussi par de nombreux contacts et de multiples collaborations entre l'Eglise catholique et les diverses Eglises orthodoxes. La décision en avait été prise au Phanar lors d'une réunion pan-orthodoxe convoquée en septembre 2005 par SS Barthélémy".

  Le Comité de coordination mis en place en décembre dernier à Rome a décidé que, "en accord avec les documents déjà concordés, le thème choisi dans le cadre de recherche fixé sur la Koinonia-communion devait être approfondi par de nouveaux débats sur deux sujets fondamentaux pour les rapports inter-ecclésiaux: le primat de l'Evêque de Rome et la question uniate, tous deux largement ouverts".

  La réunion de Belgrade permettra, selon la même note, d'étudier le projet de document préparé à Moscou en 1990 lors d'une réunion du Comité mixte mais qui n'a pas encore été débattu en assemblée. Il s'agit des "Conséquences ecclésiologiques et canoniques relatives à la sacramentalité de l'Eglise, de la conciliarité et de l'autorité dans l'Eglise. Cette question sera donc envisagée en fonction du primat romain et de l'uniatisme".

  Les 29 catholiques de l'Assemblée de Belgrade prendront part le 21 septembre à l'office orthodoxe de la nativité de Marie, tandis que le 23, leurs collègues orthodoxes assisteront à une messe en la cathédrale catholique de Belgrade. Le lendemain ce sera l'inverse.

  La Commission est présidée par SB Ioannis, Métropolite de Pergame (Patriarcat œcuménique), et par le Cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical pour l'unité, assistés comme Secrétaires par Mgr.Gemmadios, Métropolite de Sassima, et par Mgr.Eleuterio F.Fortino, Vice-secrétaire du dicastère.
CON-UC/CATHOLIQUES-ORTHODOXES/BELGRADE             VIS 20060919 (400)


lundi 18 septembre 2006

LE PAPE REMERCIE LE CARDINAL SODANO


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Hier, à la fin de la cérémonie de transmission de fonctions entre le Cardinal Angelo Sodano et le Cardinal Tarcisio Bertone, Benoît XVI a ajouté quelques mots à l'adresse de son ancien Secrétaire d'Etat.

  Rappelant à nouveau les compétences et le sens du service de l'Eglise du Cardinal, le Saint-Père a tenu à féliciter tout le personnel de la Secrétairerie d'Etat, ainsi que les représentants diplomatiques du Saint-Siège.

  "Peu à peu -a-t-il ajouté-, j'ai mieux perçu combien ce vaste réseau permet de répondre au mandat du Seigneur consistant à confirmer tous nos frères dans la foi". Grâce à cette ample collaboration, le Pape peut correctement accomplir sa mission".

  Puis Benoît XVI a dit que le "travail curial est un véritable service pastoral, au sens le plus élevé, puisqu'il aide réellement à guider le peuple de Dieu".

  S'adressant à nouveau au Cardinal Sodano, Benoît XVI s'est réjoui qu'il l'ait accompagné en Bavière et lui a offert une copie de la Vierge d'Altötting. "C'est un signe de ma gratitude pérenne mais aussi de notre communion dans la prière. Puisse la Madone être toujours à vos côtés, vous protéger et vous inspirer", a souhaité le Pape à son ancien premier collaborateur.
AC/REMERCIEMENTS SODANO/...                          VIS 20060918    (220)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale du Tchad, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Matthias N'Gartéri Mayadi, Archevêque de N'Djaména.

    -Mgr.Michele Russo, MCCI, Evêque de Doba.

    -Mgr.Rosario Pio Ramolo, OFM.Cap., Evêque de Goré.

    -Mgr.Miguel Angel Sebastían Martínez, MCCI,Evêque de Lai.

    -Mgr.Jean-Claude Bouchard, OMI, Evêque de Pala.

-Le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, accompagné de sa famille et de ses proches.

  Samedi dernier, 16 septembre, il avait successivement reçu:

-M.Benoît Cardon de Lichtbuer, Ambassadeur de Belgique, en visite de congé.

-M.Gerhard Friedrich Karl Westdickenberg, Ambassadeur d'Allemagne, en visite de congé.

-Le Cardinal Francisco Javier Errazuriz Ossa, Archevêque de Santiago de Chile (Chili).
AL:AP/.../...                                     VIS 20060918 (120)


CONVICTIONS COMMUNES, CIMENT DE L'EUROPE


CITE DU VATICAN, 18 SEP 2006 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Martin Bolldorf, le nouvel Ambassadeur d'Autriche, auquel il a rappelé d'abord la longue et fructueuse histoire commune entre son pays et le Saint-Siège, "qui est bien plus qu'un simple fait historique".

  "Ces liens résultent de l'appartenance de la grande majorité des Autrichiens au catholicisme, ce qui détermine des orientations, des décisions et des intérêts communs quant à l'homme, sa liberté et sa dignité, son avenir social".

  "Chacun de son point de vue l'Eglise et l'Etat se préoccupent du bien de l'individu...dont l'intérêt et la dignité ne devraient jamais être soumis à la facilité, à l'utilitaire et à la stricte productivité".

  "Parmi ces intérêts communs -a poursuivi le Pape-, il y a l'Europe et son processus d'unification. Nulle part plus qu'en Europe l'histoire et la culture sont empreintes de christianisme. Le niveau national comme le régional, là où la plupart des citoyens enracinent leur identité, sont de plus en plus compris dans un espace continental, dans une Europe qui devient la patrie commune".

  La grande mobilité des personnes et de la communication favorisent l'Europe, et l'Eglise voit cette évolution favorablement. Là où hommes et peuples se sentent membres d'une même famille, la paix, la solidarité, l'échange et l'enrichissement réciproque se renforcent". Le Saint-Père a alors souligné que l'Autriche possède une riche histoire, et qu'étant composée de plusieurs cultures elle est prédestinée à un rôle de premier plan en Europe".

  Dans le processus d'intégration beaucoup dépend de "la confiance des citoyens dans ce projet. Dans les débats autours de l'élargissement et de la constitution européenne -a-t-il ajouté-, la question de l'identité et des fondements spirituels de l'Union revient sans cesse à la surface. Les plus profondes sources d'une construction européenne solide sont des convictions communes, les valeurs de l'histoire et de la tradition chrétienne et humaniste du continent".

  Le Saint-Père a conclu en rappelant qu'en vertu du concordat l'état fédéral autrichien assure un enseignement obligatoire de la religion à l'école, "ayant ainsi le devoir de présenter à une jeunesse dont l'appartenance religieuse diminue les bases de la pensée occidentale et de la "civilisation de l'amour, portée par l'esprit chrétien".
CD/AMBASSADEUR/AUTRICHE:BOLLDORF               VIS 20060918 (380)


BENOIT XVI DESOLE D'AVOIR ETE MAL COMPRIS


CITE DU VATICAN, 17 SEP 2006 (VIS). Avant l'angélus récité avec les fidèles venus à Castelgandolfo, Benoît XVI est revenu sur son récent séjour en Bavière: "Il s'est agi -a-t-il dit- d'une expérience spirituelle intense, dans laquelle se sont mêlés les souvenirs liés à des lieux qui me sont familiers et une perspective pastorale relative à une plus efficace annonce évangélique".

  "Mais je tiens aussi à dire que je suis vivement désolé face aux réactions provoquées par un passage de mon intervention à l'Université de Ratisbonne, considéré comme agressif envers la sensibilité musulmane, alors que cette simple citation d'un texte médiéval n'exprimait en rien ma pensée".

  "Hier, le Cardinal Secrétaire d'Etat -a-t-il poursuivi- a fait publier une déclaration expliquant le véritable sens de mes propos. J'espère que cela permettra de calmer les esprits et de clarifier un discours qui était tout entier une invitation à un dialogue franc et réciproquement respectueux".

  Puis le Saint-Père a évoqué la fête liturgique de l'exaltation de la Sainte Croix (14 septembre) et celle de la Vierge des douleurs (15 septembre), traditionnellement exprimées par la Crucifixion montrant Marie au pied de la croix".

  "Que signifie exalter la Croix?", s'est demandé Benoît XVI. "N'est-il pas scandaleux de vénérer un objet d'infamie?... C'est que, pour les Chrétiens, il ne s'agit pas de n'importe quelle croix mais de celle que Jésus sanctifia par son sacrifice, fruit et témoignage de son immense amour". Sur cette croix, le Christ "a versé tout son sang pour libérer l'humanité de l'esclavage du péché et de la mort. De signe de malédiction, la Croix est devenue signe de bénédiction. De symbole de mort, elle est devenue le symbole par excellence de l'amour victorieux! De l'amour qui en vainquant la haine et la violence engendre la vie immortelle".

  La souffrance de Marie au Calvaire s'est unie à celle du Fils, "une souffrance pleine de foi et d'amour par laquelle elle a participé à la puissance salvifique de la souffrance du Christ. Le Fiat de Marie a ainsi rejoint celui de Jésus".

  "Redisons nous aussi oui au Dieu qui a choisi une croix pour nous sauver", a conclu le Pape. "C'est là un grand mystère, qui s'accomplira jusqu'à la fin du monde, et qui requiert aussi notre participation".
ANG:REGENSBURG:CROIX/...                          VIS 20060918 (380)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Membre de la Congrégation pour les évêques le Cardinal Agostino Vallini, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.
NA/.../VALLINI                                                       VIS 20060918 (40)

DECLARATION DU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Voici la déclaration signée du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, diffusée ce midi:

  "A la suite de réactions musulmanes à des passages du discours prononcé par le Saint-Père à Ratisbonne, je désire ajouter ce qui suit aux précisions fournies par le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège".

  "La position de Benoît XVI sur l'Islam est sans la moindre équivoque celle exprimée par Nostra Aetate: L'Eglise estime les Musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Eux aussi s'efforcent de se soumettre de bon cœur aux desseins secrets de Dieu, comme le fit Abraham, auquel l'Islam se réfère souvent. Ne reconnaissant pas la divinité de Jésus, il le vénère comme Prophète, et honore sa mère la Vierge Marie qui est parfois invoquée dévotement. Les Musulmans attendent eux aussi le Jugement dernier où Dieu récompensera les ressuscités. Qui plus est, ils professent la moralité de la vie et adorent Dieu par la prière, la charité et le jeûne".

  "L'option du Pape en faveur du dialogue inter-religieux et inter-culturel n'est pas plus équivoque. Au cours de sa rencontre de Cologne (20 août 2005) avec des représentants musulmans, Benoît XVI a dit que le dialogue entre Musulmans et Chrétiens ne pouvait se réduire à un choix passager: Les leçons du passé doivent nous servir à éviter de faire les mêmes erreurs. Nous voulons parcourir le chemin de la réconciliation, et apprendre à vivre dans le respect partagé des identités".

  "Quant à l'opinion de l'Empereur byzantin Manuel II, cité à Ratisbonne, le Pape n'a absolument pas voulu la faire sienne. Dans le cadre d'un discours universitaire, et comme cela ressort clairement d'une lecture attentive du discours papal, il n'a utilisé ce texte que pour illustrer ses réflexions sur le rapport entre religion et violence en général. Il a d'ailleurs conclu par un rejet clair et radical d'une motivation religieuse de la violence, d'où qu'elle vienne. Il convient de rappeler ce que Benoît XVI a récemment écrit à l'occasion du vingtième anniversaire de la Rencontre inter-religieuse de prière pour la paix, voulue par Jean-Paul II (Assise, octobre 1986): Quelqu'en soient les formes, la violence ne saurait en référer à la religion en tant que telle, mais aux limitations culturelles dans lesquelles elle se développe et s'exprime... D'ailleurs on trouve dans toutes les grandes traditions religieuses des témoignages d'un lien étroit entre le rapport à Dieu et l'éthique de l'amour".

  "Par conséquent, le Saint-Père est vivement désolé que des passages de son discours aient pu apparaître comme une agression faite à la sensibilité des Musulmans, et qu'ils aient pu être interprétés à l'inverse de ses intentions. Par ailleurs, face à la ferveur religieuse de l'Islam, Benoît XVI a mis en garde la culture occidentale sécularisée afin qu'elle se garde d'un mépris de Dieu et d'un cynisme qui considèrent le rejet du sacré comme un droit délibéré".

  "En réaffirmant tout son respect et toute son estime, le Pape espère qu'on aidera les fidèles de l'Islam à comprendre le juste sens de ses propos, de manière à surmonter rapidement ce délicat incident et à renforcer le témoignage dans le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. De manière aussi à resserrer la collaboration" entre Musulmans et Chrétiens "dans la défense et la promotion commune de la justice sociale, des valeurs morales et de la liberté pour tous les hommes".
OP/PAPE:ISLAM/BERTONE                              VIS 20060918 (590) 


TRAITER LA MALADIE SANS ELIMINER D'ETRE HUMAIN


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin à Castelgandolfo les participants au congrès organisé par l'Académie pontificale pour la vie et la Fédération internationale des médecins catholiques, qui ont débattu de: "Cellules staminales, quel avenir pour la thérapie?".

  Benoît XVI a affirmé que "la recherche sur les cellules staminales somatiques mérite approbation et encouragement quand elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée dans le domaine biologique et l'éthique, qui implique le respect de l'être humain à tous les stades de l'existence". Il a signalé que les perspectives s'ouvrant en la matière sont prometteuses pour le traitement "des maladies qui comportent la dégénération des tissus, avec pour risques consécutifs l'invalidité puis la mort pour qui est affecté".

  Ensuite le Saint-Père a expressément demandé aux personnes qui travaillent dans des structures scientifiques d'inspiration catholique de développer ce type de recherches, et "d'établir de solides contacts entre eux et avec tous ceux qui poursuivent les recherches pour le soulagement de la souffrance humaine".

  "Je souhaite revendiquer aussi -a-t-il dit-, face aux fréquentes et injustes accusations d'insensibilité faites à l'Eglise, le constant soutient que cette dernière a toujours porté au cours de son histoire bimillénaire à la recherche du traitement des maladies et au bien de l'humanité. S'il y a eu  résistance, et il y en a encore, elle concernait et concerne ces formes de recherche qui prévoient la suppression programmée d'êtres humains déjà existants même si non encore nés".
 
  Le Pape a rappelé que "l'histoire même a condamné dans le passé et condamnera dans l'avenir une telle science, non seulement parce que privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce que privée d'humanité".

  "Face à la suppression directe de l'être humain, il ne peut y avoir ni compromis ni de tergiversations. On ne peut penser qu'une société  puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante".

  Benoît XVI a alors rappelé que ce congrès a permis d'exprimer "la volonté et l'espoir d'obtenir de nouveaux résultats thérapeutiques en utilisant les cellules du corps adulte, sans recours à la suppression d'êtres humains nouvellement conçus, et le fait que les résultas récompensent ce travail, constitue une bonne confirmation de la constante invitation de l'Eglise au plein respect de l'être humain dès sa conception… Un bon objectif  -a-t-il conclu- ne peut en aucun cas justifier des moyens  intrinsèquement illicites".
AC/CELLULES STAMINALES/ACAD-V                  VIS 20060918 (410)


LETTRES DE CREANCES DU NOUVEL AMBASSADEUR SLOVENE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin M.Ivan Rebernik, le nouvel Ambassadeur de Slovénie, pays dont il a dit qu'il "cultivait des relations fécondes et constructives avec les autorités ecclésiales, reconnaissant ainsi l'apport positif de l'Eglise à la vie nationale".

  "Dès les premiers siècles chrétiens l'Evangile a fortement imprégné la terre slovène", a dit le Pape, qui a cité les martyrs Victorin et Maximien (VII siècle) et le bienheureux Anton Maria Slomsek qui, "plus récemment a favorisé le réveil national en accomplissant une grande œuvre de formation populaire".

  Puis Benoît XVI a noté qu'en Slovénie, "christianisme et identité nationale sont étroitement liés", ce qui explique le rapport étroit entre les Slovènes et l'Evêque de Rome... L'Accord juridique de 2001 entre la Slovénie et le Saint-Siège est le fruit de ces liens, qui n'ont pas été interrompus lors de la délicate phase historique du siècle dernier".

  "Il s'agit -a ajouté le Pape- d'un accord important, dont la bonne application renforcera nos relations et notre collaboration pour la promotion de la personne et le bien commun, dans le respect de la légitime laïcité de l'état", au sein duquel "subsistent toutefois des questions ouvertes qui doivent être résolues".

  "Connaissant l'estime et l'affection que les Slovènes portent au Pape -a alors dit Benoît XVI- je suis sur que leurs représentants politiques sauront en interpréter la tradition, la sensibilité et la culture. Le peuple slovène a le droit d'affirmer et de faire valoir l'âme chrétienne qui a façonné son identité".

  "La tâche qui attend les responsables actuels et à venir est de trouver le moyen d'encourager les nouvelles générations à connaître et apprécier les valeurs du passé, afin qu'elles puissent apporter à ce millénaire un riche patrimoine… Ce serait une stratégie de myope que de ne pas favoriser l'ouverture des jeunes à la connaissance des racines historiques, où coule la lymphe qui garantit aux nouvelles nations un avenir fécond".

  "Dans ce contexte, on ne saurait éluder le problème de l'instruction des valeurs religieuses que partagent grand part de la population, au risque d'une perte progressive des caractéristiques de la physionomie nationale. Le respect de la liberté des concitoyens est en jeu, un thème cher à la République slovène et que le Saint-Siège désire promouvoir dans l'esprit de cet accord".

  Le Saint-Père a conclu en évoquant "l'expérience des autres peuples du continent, et  en particulier les slaves qui, conscients de l'importance du christianisme pour l'identité sociale et de la contribution positive de l'Eglise, se sont assuré, y compris dans le domaine législatif, que leur riche héritage éthico-religieux continue à porter ses fruits abondants pour les nouvelles générations".
CD/AUDIENCE/REBERNIK:SLOVENIE                    VIS 20060918 (450)


vendredi 15 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états de la Secrétairerie d'Etat. Français né en 1952 à Marrakech (Maroc) et ordonné prêtre en 1981, Mgr.Mamberti était jusqu'ici Nonce apostolique au Soudan et en Erythrée, Délégué apostolique en Somalie. Il succède à Mgr.Giovanni Lajolo, qui prend ses fonctions de Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

-Elevé à la dignité épiscopale Mgr.Janusz Kaleta, Administrateur apostolique d'Atyrau (Kazakhstan). L'Evêque élu, né en 1964 à Lazy (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, a été nommé à cette charge pastorale en 1999.
NA/.../MAMBERTI:LAJOLO:KALETA                                    VIS 20060915 (100)


EN BREF


DIMANCHE PROCHAIN SERA BEATIFIEE SARA SALKHAHAZI. La messe de béatification de cette religieuse de l'Institut des Sœurs de l'Assistance, née en 1899 à Kassa (Slovaquie) et assassinée en 1944 pour avoir voulu protéger une centaine de Juifs, sera célébrée sur le parvis de la cathédrale St.Etienne de Budapest (Hongrie). Le même jour sera béatifié en la cathédrale de Brescia (Italie) Mosé Tovini. Né en 1877 à Cividate Camuno (Italie), aîné de huit enfants, ce prêtre diocésain entra en 1904 dans la Congrégation des Oblats. Catéchiste passionné, il mourut en 1930.

LA DEFENSE DE LA VIE EST LE SUJET D'UN SYMPOSIUM organisé par l'Association internationale pour la doctrine sociale de l'Eglise et le Conseil pontifical Iustitia et Pax (Rome, 15-16 septembre). Parmi les thèmes abordés: "Questions sur la médecine reproductive et ses répercussions sur le mariage et la vie familiale", "La défense de la vie , condition de légitimité de toute démocratie", "Le triomphe du marché sur la famille".
.../EN BREF/...                                       VIS 20060915 (170)


ATTENTION QUOTIDIENNE AU GOUVERNEMENT DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Au cours de la réception du personnel de la Secrétairerie d'Etat, Benoît XVI a lu la lettre adressée au Cardinal Angelo Sodano à l'occasion de son départ.

  "Lorsque le Seigneur a voulu que j'assume le mandat de pasteur suprême du peuple de Dieu, j'ai estimé utile de vous demander de rester mon plus direct collaborateur, pour partager les responsabilités inhérentes au gouvernement de l'Eglise universelle. C'est pour cela que je vous avais confirmé dans les fonctions de Secrétaire d'Etat, que vous avez assumées avec générosité et compétence jusqu'à ce jour".

  Ayant évoqué la succession du Cardinal Bertone, le Saint-Père a tenu à renouveler à son prédécesseur sa "vive gratitude pour la fidélité, la clairvoyance et l'amour mis au service du bien de l'Eglise aux côtés de plusieurs Successeurs de Pierre".

  Puis il a évoqué les étapes de la vie du Cardinal au service du Saint-Siège depuis 1961, sous le pontificat de Jean XXIII, rappelant qu'il a travaillé dans les représentations pontificales en Equateur, Uruguay et Chili, puis au Conseil pour les Affaires publiques de l'Eglise, comme Nonce apostolique au Chili et enfin comme Secrétaire du même Conseil puis Pro-Secrétaire d'Etat en décembre 1990.

  "Durant mes premiers mois de pontificat -a poursuivi le Saint-Père-, j'ai pu apprécier vos capacités de pasteur...votre attachement à suivre le travail de la Secrétairerie d'Etat et des nonciatures à travers le monde...votre attention aussi envers tout le personnel".

  "Je tiens également à me faire l'interprète de tous ceux qui au long des ans ont admiré votre bon sens, votre prudence et votre sagesse, le zèle sans répit avec lequel vous avez accompli votre mission en ne tenant compte que du bien suprême de l'Eglise".

  "A l'avenir, le Saint-Siège continuera de bénéficier de vos services, ce dont je vous remercie,...au poste important de Doyen du Sacré Collège mais aussi de Membre de divers dicastères de la Curie romaine et du Governorat de la Cité du Vatican".

  Le Pape a conclu en demandant à Dieu santé, joie et sérénité pour le Cardinal Sodano, qu'il a confié à la protection de la Mère de l'Eglise.
BXVI-L/DEPART SECRETAIRE ETAT/SODANO                  VIS 20060915 (370)


LE CARDINAL BERTONE, NOUVEAU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu le personnel de la Secrétairerie d'Etat, à l'occasion de la prise de fonction du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB. Jusqu'ici Archevêque de Gênes (Italie), le Cardinal Bertone succède au Cardinal Angelo Sodano.
    Le Cardinal Sodano, Secrétaire d'Etat depuis le 1er décembre 1990 à la suite du Cardinal Agostino Casaroli, a d'abord déclaré: "En ce jour, les remerciements ne doivent pas tant s'adresser à ma personne mais plutôt à tous ceux qui m'ont assisté au long de ces années, en particulier les Substituts successifs aux affaires générales, Mgr.Re et Mgr.Sandri, et les Secrétaires aux rapports avec les états, Mgr.Tauran et Mgr.Lajolo. Tous ensemble, en équipe, nous avons travaillé au service du vénéré Jean-Paul  puis" de Benoît XVI.

  L'ex Secrétaire d'Etat a remercié aussi tous ses autres collaborateurs, ainsi que les membres des délégations pontificales de par le monde.

  Ensuite, dans une brève adresse au Pape, le nouveau Secrétaire d'Etat a dit son espoir de ce que son expérience de la Curie romaine favorise ses nouvelles responsabilités. "Je suis conscient de la lourde responsabilité qu'elle comporte et de la complexité des problèmes que je devrais aborder chaque jour. Mon unique ambition est de réaliser ma devise épiscopale: Fidem Custodire Concordiam Servare".

  "La profonde communion qui nous rassemble tous dans le service de l'Eglise, de la dignité humaine et de la concorde entre les peuples, ne peut se traduire que dans une collaboration loyale et fidèle, renforcée chez beaucoup d'entre-nous par l'esprit sacerdotal et la charité pastorale qui doivent toujours animer nos actions".
SS/NOMINATION BERTONE/SODANO                      VIS 20060915 (280)


A PROPOS DU DISCOURS A L'UNIVERSITE DE RATISBONNE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Hier après-midi, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a fait la déclaration suivante:

  "En référence aux réactions de divers responsables musulmans quant à certains passages du discours prononcé par le Saint-Père le 12 septembre à l'Université de Ratisbonne, et comme cela ressort d'une lecture attentive du texte, il convient de préciser que son soucis consiste en un refus clair et radical de toute motivation religieuse de la violence".

  "Il n'était donc pas dans les intentions du Pape de développer une étude approfondie sur le Jihad et la pensée musulmane s'y rapportant, et encore moins de porter offense à la sensibilité des musulmans".

  "Tout au contraire, on note dans les discours du Saint-Père une mise en garde faite à la culture occidentale d'éviter 'le mépris de Dieu et le cynisme, qui considère le rejet du sacré comme un droit délibéré' (discours du 10 septembre). Il indique également la juste dimension du religieux, qui est la condition à tout dialogue constructif entre les cultures et les religions. Dans la conclusion de son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a déclaré: 'Les cultures profondément religieuses voient dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque à ses plus profondes convictions. Toute raison qui reste sourde au divin et relègue la religion dans la sphère strictement privée, est incapable de participer au dialogue inter-culturel'".

  "Il est donc clair que le Saint-Père a la volonté de respecter et de dialoguer avec les autres religions et toutes les cultures, avec l'Islam tout particulièrement".
OP/PAPE:REGENSBURG/LOMBARDI                     VIS 20060915 (270)


jeudi 14 septembre 2006

BENOIT XVI QUITTE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Après la rencontre avec le clergé en la cathédrale de Freising, le Pape a gagné par la route l'aéroport voisin Franz Joseph Strauss (Munich), pour retourner à Rome.

  Dans son discours de congé, le Pape a dit avoir constaté en Bavière "combien nombreux sont ceux qui s'efforcent de suivre la voie de Dieu, en communion avec leurs pasteurs, qui s'appliquent à témoigner de la foi dans une société sécularisée".

  Après avoir évoqué l'œuvre des organisateurs de son voyage ainsi que "l'accueil reçu de toute part, tant d'attentions qui -a-t-il dit- l'ont beaucoup touché", le Saint-Père a tenu à remercier cordialement tout le monde, en offrant l'assurance des ses prières.

  "Je suis venu en Allemagne -a ajouté le Pape- pour re-proposer à mes concitoyens les vérités éternelles de l'Evangile, confirmer les croyants dans leur adhésion au Christ, le Fils de Dieu fait homme pour le salut du monde. La foi et sa Parole m'assurent qu'en lui se trouve la voie vers le bonheur éternel, mais aussi celle vers un avenir digne pour l'homme ici-bas".

  Puis Benoît XVI a rappelé que c'est aujourd'hui le 25 anniversaire de l'encyclique Laborem Exercens, dans laquelle Jean-Paul II vit dans le travail "une dimension fondamentale de l'existence sur terre" et souligna que le "premier fondement de la valeur du travail est l'homme lui-même". Le défunt Pape y écrivait aussi que le travail est un bien car par son bien "il ne transforme pas seulement la nature en fonction de ses besoins, mais se réalise lui-même et devient plus homme".

  A partir de cette grande intuition, a ajouté Benoît XVI, Jean-Paul II indiquait "des orientations qui demeurent d'actualité. Je voudrais recommander l'attention de mes concitoyens sur ce texte assez prophétique, certain que l'on peut tirer de grand profits sociaux de sa mise en application".

  Le Saint-Père a conclu en confiant le "présent et l'avenir de la Bavière et de l'Allemagne à l'intercession de tous les saints qui ont vécu dans ces pays en servant fidèlement le Christ, qui ont vécu la vérité que contient le thème même de ma visite pastorale: Qui croie n'est jamais seul".

  L'avion papal a décollé à 13 h en direction de Rome. Dès son arrivée à l'aéroport de Ciampino, prévue à 14 h 45', le Pape regagnera sa résidence de Castelgandolfo.
PV-BAVIERE/DEPART/MUNCHEN                          VIS 20060914 (390)


PRETRES, SERVITEURS ET VOIX DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Par hélicoptère ce matin, Benoît XVI a quitté Ratisbonne pour Freising, localité aux racines antiques qui constitue aujourd'hui un pole agricole et agroalimentaire et dispose d'une importante université. On y trouve les services administratifs du diocèse, dont le siège est à Munich.

  Les armoiries de Benoît XVI contiennent trois références à la Bavière, dont deux à Freising: la tête de maure symbole du diocèse, et l'ours, qui se rattache à la légende du premier évêque, saint Corbinien.

  De l´héliport, le Pape a gagné la cathédrale, édifice gothique intérieurement rococo, pour y rencontrer le clergé et les diacres permanents. C'est dans cette église que Joseph Ratzinger fut ordonné prêtre le 29 juin 1951, avant d'enseigner la théologie au séminaire diocésain. A cette rencontre prennent part trente prêtres ordonnés avec le Pape.

  "Voici donc mon dernier rendez-vous avant de quitter notre chère Bavière", a déclaré d'emblée le Saint-Père, qui a vite abandonné le texte préparé pour s'exprimer plus directement. "Et je suis heureux que ce soit avec vous, prêtres et diacres, pierres vivantes et choisies de l'Eglise... En admirant cette magnifique cathédrale de Freising, tant de souvenirs me reviennent en mémoire des années qui ont précédé mon sacerdoce puis de mon ministère en ces lieux".

  Le discours papal s'est alors développé autour de l'Evangile de Marc, dans lequel on voit Jésus reconnaître dans ses disciples la moisson de Dieu toute prête.

  "Le Christ voit le monde comme le champ de Dieu, dans lequel il va falloir couper une abondante moisson. Mais il est besoin de moissonneurs... Cela apparaît dans toutes ces formules, Jésus fait toujours preuve d'un absolu optimisme, fondé sur la puissance du Père, le patron de la moisson. Cette confiance est pour nous source d'espérance".

  "La vie du prêtre, la nature même de sa vocation et de son sacerdoce -a ajouté le Pape- découlent de ce qu'a révélé Jésus. C'est cette perspective qui l'a lui-même poussé à parcourir villes, campagnes et synagogues pour prêcher l'annonce du Royaume et guérir les malades".

  Sa générosité se fondait sur sa confiance en la puissance du Père...et la progressive assimilation des sentiments du Maître par le prêtre conduit ce dernier à partager la vision confiante" du Christ. En s'enracinant dans la logique du Christ, le prêtre apprend à voir dans ceux qui l'entourent la moisson de Dieu".

  Ceci dit, a ajouté Benoît XVI, "il ne faut pas oublier ce que dit le passage biblique: c'est le Maître de la moisson qui envoie les ouvriers moissonner. Jésus n'a pas chargé ses disciples d'aller chercher d'autres moissonneurs ou d'organiser des campagnes de recrutement. Il leur a demandé de prier Dieu".

  Cela ne signifie pas, a précisé Benoît XVI, que la pastorale des vocations "doive se limiter à la prière. Prier le Maître de la moisson veut dire que…c'est en intime communion avec lui, …qui est plein d'amour et de compassion pour l'humanité que, l'on peut entreprendre d'autres actions pour le Royaume de Dieu".

  "Il ne faut pas rester cantonnés à une logique du nombres et de l'efficacité, mais favoriser la gratuité et l'entraide… Les ouvriers de la moisson de Dieu sont ceux qui suivent les traces du Christ, ce qui suppose le détachement de soi-même et le plein accord avec sa volonté".

  Sur le "chemin pascal de mort et résurrection, le Christ nous a non seulement précédé mais il nous accompagne", a ensuite affirmé le Pape en rappelant que lorsque Pierre voulut suivre Jésus en marchant sur les eaux, celui-ci lui demanda simplement "de fixer son regard sur lui…le maintenant, pourrait-on dire, dans la zone de gravitation de sa grâce".

  "Sur le chemin pascal, le disciple se convertit en authentique témoin du Seigneur" et "l'essence de la tâche du ministre ordonné suit les deux définitions de saint Augustin, être Serviteur du Christ et Voix du Christ".

  "Le mot serviteur implique un rapport à autrui, en l'occurrence un patron. Qualifier le prêtre de Servus Christi signifie souligner que son existence a une connotation relationnelle. Tout son être se réfère au Christ" et, "en vertu du caractère sacramentel reçu lors de l'ordination, il appartient au Christ, partageant avec lui sans réserve l'appellation de Corps de l'Eglise".
 
  En tant que Vox Christi, le prêtre dépend de la Parole qu'est le Christ, a encore précisé le Saint-Père. C'est ainsi que la grandeur et l'humilité du ministère ordonné se révèlent. A l'image de Jean-Baptiste, le prêtre et le diacre sont les précurseurs, les serviteurs de la Parole, non le centre. Le centre est le Christ, dont ils sont la voix".

  "De cette réflexion découle la réponse à la question que tout pasteur d'âmes responsable se donne, surtout dans une situation de carence de prêtres. Comment conserver l'unité intérieure dans l'activisme parfois épuisant du ministère? Les solutions à problème résident dans la communion intime avec le Christ…Une nouvelle vision de l'ascèse sacerdotale se manifeste, …l'ascèse du service…développé comme l'authentique ascèse de la vie personnelle".

  Si le prêtre vit "son sacerdoce comme une ascèse et l'exercice sacramental comme la rencontre personnelle avec le Christ", a conclu le Pape, "il a besoin de moments pour reprendre haleine... Le don de soi aux autres n'est pas possible sans discipline, sans une récupération régulière de la pleine intériorité de la foi… C'est pour cela que le temps de rencontre immédiate avec Dieu dans la prière peut être considéré comme la priorité pastorale par excellence. C'est le souffle de l'âme".
PV-BAVIERE/DISCOURS PRETRES/FREISING               VIS 20060914 (910)


mercredi 13 septembre 2006

DECES DU ROI DE TONGA


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a fait envoyer un télégramme de condoléances à SM le Roi de Tonga Taufa' Ahau Tupou V, à la suite du décès (10 septembre) de son père le Roi Taufa' Ahau Tupu IV, à la suite d'une longue maladie. Régnant depuis 1967, le défunt était âgé de  88 ans.

  "Très affecté par la mort du Roi...j'adresse mes condoléances à la famille royale et au peuple de Tonga, que j'assure de mes prières et de ma solidarité. Je recommande le royal défunt...à la miséricorde divine et j'invoque le réconfort de Dieu pour le pays tout entier. En signe de réconfort et de paix, j'offre ma bénédiction apostolique comme marque d'espérance dans le Ressuscité".
TGR/DECES ROI TONGA/ TAUFA' AHAU TUPOU V         VIS 20060913 (140)


BENEDICTION D'UN ORGUE ET VISITE AU CIMETIERE


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Après une messe privée au grand séminaire de Ratisbonne, Benoît XVI a gagné la Alte Kapelle de la cité bavaroise.

  Cette basilique, ancienne chapelle du palais ducal, qui remontant à l'an mille et qui est dédiée à la Vierge, conserve une icône mariale attribuée à la main de saint Luc, que le Pape Benoît VIII offrit à l'Empereur Henri  II.

  Reçu par le Doyen et le chapitre, le Saint-Père a procédé à la bénédiction d'un nouvel orgue monumental.

  "La musique et le chant -a dit Benoît XVI- ne sont pas un simple embellissement du culte divin, mais une partie même de la liturgie".

  "Transcendant, comme toute musique de qualité la simple sphère humaine", l'orgue exprime le divin, car "il est en mesure de relever tous les moments de l'existence. Les multiples possibilités de cet instrument évoquent d'une certaine façon l'immensité et la magnificence de Dieu".

  "Dans l'Eglise, tout comme dans l'orgue une main experte doit sans cesse ramener la disharmonie à la juste consonance, dans la diversité des dons et charismes, par la communion dans la foi, nous devons trouver l'accord juste de la louange divine et de l'amour fraternel. Dans la liturgie, plus nous nous laisserons transformer en Christ, plus nous serons en mesure de transformer le monde, en l'irradiant de la bonté, de la miséricorde et de l'amour du Seigneur pour l'homme".

  Après cette cérémonie, le Pape s'est rendu au domicile de son frère pour déjeuner. En début d'après-midi, ils se rendront au cimetière de Ziegestdorf, où reposent leurs parents et leur sœur Maria. Après avoir prié, le Saint-Père gagner par la route Pentling, localité périphérique où il habita avec sa sœur et son frère lorsqu'il enseignait à l'université de Ratisbonne.

  Benoît XVI visitera la maison et le jardin et y restera jusqu'à l'heure du dîner. Vers 19 h 30', il devrait regagner le grand séminaire de Ratisbonne pour la nuit.
PV-BAVIERE/ORGUE:CIMETIERE/REGENSBURG                    VIS 20060913 (330)


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