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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 14 février 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 FEV 2007 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé John Moolachira, Evêque de Diphu (superficie: 15.222, population: 1.090.150, catholiques: 44.840, prêtres: 44, religieuses: 133), à Inde. L'Evêque élu, né en 1951 à Puthusserykadavu (Inde), a été ordonné prêtre en 1978.

-Mgr.Daniel Fernández Torres, Auxiliaire de l'Archevêque de San Juan de Puerto Rico (Porto Rico). L'Evêque élu, né en 1964 à Chicago (USA) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Curé de la paroisse Notre-Dame du Carmel d'Arecibo (Porto Rico).
NER:NEA/.../MOOLACHIRA:FERNANDEZ                        VIS 20070214 (90)

DOUBLE ATTENTAT MEURTRIER AU LIBAN


CITE DU VATICAN, 14 FEV 2007 (VIS). A la suite du double l'attentat terroriste perpétré hier au nord de Beyrouth (Liban), le Pape a chargé le Cardinal Secrétaire d'Etat d'adresser un télégramme de condoléances au Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, Patriarche d'Antioche des Maronites:

  "Profondément peiné...le Pape vous prie d'exprimer aux blessés et aux familles des victimes sa proximité spirituelle et sa prière. En confiant à la miséricorde divine ceux qui ont péri tragiquement, il invoque la protection maternelle de la Vierge Marie sur l'entière nation libanaise. Il adjure le peuple libanais et ses dirigeants afin qu'ils rejettent unanimement la violence et sachent retrouver en ce moment dramatique les raisons d'un sursaut en faveur de l'unité nationale et du bien commun".
TGR/ATTENTAT LIBAN/SFEIR                                       VIS 20070214 (130)


LES FEMMES N'ABANDONNERENT PAS JESUS


CITE DU VATICAN, 14 FEV 2007 (VIS). Benoît XVI a consacré la catéchèse de l'audience générale tenue Salle-Paul VI en présence de 20.000 personnes à la place des femmes dans le christianisme primitif.

  "Si Jésus choisit douze hommes comme pères du nouvel Israël pour qu'ils le suivent, avant de les envoyer prêcher...il y eut beaucoup de femmes élues parmi les disciples...qui eurent un rôle actif dans la mission de Jésus. Au premier plan, il y eut la Vierge qui, comme mère et disciple de foi, collabora de manière singulière à la rédemption. Disciple de son divin fils, qu'elle suivit jusqu'au Calvaire, elle reçut une mission  maternelle spéciale envers tous les disciples du temps".

  Citant les nombreuses figures féminines de l'Evangile, les épisodes où figurent Marthe et Marie, les sœurs de Lazare ou Suzanne, le Pape a rappelé qu'à "la différence des Apôtres, les femmes n'abandonnèrent pas Jésus durant la Passion. Au dessus de toutes les autres, se détache la figure de Marie-Madeleine...premier témoin de la résurrection, qu'elle alla annoncer aux autres". Le Pape a alors rappelé que saint Thomas d'Aquin disait d'elle qu'elle était comme l'Apôtre des Apôtres".

  A propos ensuite du rôle des femmes dans les premières communautés chrétiennes, Benoît XVI a dit que la phrase de Paul selon laquelle "dans les assemblées les femmes doivent être silencieuses car il ne leur est pas permis de parler" est à redimensionner. Paul écrit ailleurs que "les femmes peuvent prophétiser et parler sous l'influence même de l'Esprit, de manière à édifier la communauté".

  Ces deux affirmations semblent contradictoires mais il faut laisser aux exégètes le soin de les éclairer, a ajouté le Pape citant l'Epître aux Galates: "En Christ, il n'existe ni Juifs ni Grecs, ni hommes ni femmes... Dans l'Eglise en effet hommes et femmes sont égaux, chacun étant investi d'un rôle spécifique".

  Saint Paul, a rappelé Benoît XVI, souligne l'importance de la présence féminine dans l'Eglise primitive "et parle souvent de la femme et de sa mission spécifique, même si tous les baptisés disposent de la même dignité. "L'Eglise rend grâce de tous les charismes par lesquels l'Esprit a honoré les femmes dans l'histoire du peuple de Dieu, ainsi que pour tous les fruits de sainteté revenant au géni  féminin, "aux différentes manifestations duquel -rappelait Jean-Paul II- nous devons rendre hommage".
 
  Après la catéchèse, le Pape a salué des groupe et en particulier la famille des soldats israéliens Ehud Goldwaser et Eldad Regev, prisonniers du Hezbollah libanais depuis juillet dernier, et du soldat Gilad Shalit, prisonnier du Hamas palestinien depuis juin. Ils ont remis à Benoît XVI une lettre dans l'espoir d'une libération rapide et sans condition.

  Avant l'audience Salle-Paul VI, le Pape s'était rendu en la basilique vaticane pour saluer les pèlerins de la région des Marches (Italie), accompagnant leurs évêques actuellement en visite Ad Limina.

  Benoît XVI a annoncé que les 1er et 2 septembre prochains il se rendra à Lorette (Italie) à l'occasion de la Rencontre nationale des jeunes, qu'il a d'ores et déjà invités à venir nombreux. En conclusion, le Saint-Père a récité une prière qu'il a composée en l'honneur de la Vierge, et dans laquelle il demande qu'elle veille sur une initiative pastorale destinée à "être un terrain fécond pour l'Eglise italienne".
AG/ FEMMES EGLISE/...                                            VIS 200702014 (550)


mardi 13 février 2007

AVIS

CITE DU VATICAN, 13 FEV 2007 (VIS). Pour s'adapter à un accroissement du nombre des abonnés, le Vatican Information Service modifie son système de diffusion des bulletins quotidiens.

  Désormais, l'envoi du VIS s'effectuera via le domaine mlist.vatican.va à la place du pressva.vis.va . Veuillez en ternir compte si vous disposez d'un système anti spam ou de tout autre filtre de poste électronique.
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MESSAGE POUR LE CAREME 2007


CITE DU VATICAN, 13 FEV 2007 (VIS). Voici le message de carême de Benoît XVI (21 novembre 2006), dont le titre est tiré de l'Evangile de Jean: "Ils regarderont celui qu'ils ont transpercé":

  "C'est le thème biblique qui guidera cette année notre réflexion quadragésimale", écrit le Saint-Père. "Le Carême est une période propice pour apprendre à faire halte avec Marie et Jean, le disciple préféré, auprès de celui qui, sur la Croix, offre pour l'humanité entière le sacrifice de sa vie. Aussi, avec une participation plus fervente, nous tournons notre regard, en ce temps de pénitence et de prière, vers le Christ crucifié qui, en mourant sur le Calvaire, nous a révélé pleinement l'amour de Dieu. Je me suis penché sur le thème de l'amour dans l'encyclique Deus Caritas Est, en soulignant ses deux formes fondamentales : l'Agapè et l'Eros".

  "Le terme Agapè, que l'on trouve très souvent dans le Nouveau Testament, indique l'amour désintéressé de celui qui recherche exclusivement le bien d'autrui ; le mot Eros, quant à lui, désigne l'amour de celui qui désire posséder ce qui lui manque et aspire à l'union avec l'aimé".

  "L'amour dont Dieu nous entoure est sans aucun doute Agapè. En effet, l'homme peut-il donner à Dieu quelque chose de bon qu'Il ne possède pas déjà? Tout ce que la créature humaine est et a, est un don divin : aussi est-ce la créature qui a besoin de Dieu en tout. Mais l'amour de Dieu est aussi Eros. Dans l'Ancien Testament, le Créateur de l'univers montre envers le peuple qu'il s'est choisi une prédilection qui transcende toute motivation humaine. Le prophète Osée exprime cette passion divine avec des images audacieuses comme celle de l'amour d'un homme pour une femme adultère. Ezéchiel, pour sa part, n'a pas peur d'utiliser un langage ardent et passionné pour parler du rapport de Dieu avec le peuple d'Israël. Ces textes bibliques indiquent que l'Eros fait partie du cœur même de Dieu: le tout-puissant attend le oui de sa créature comme un jeune marié celui de sa promise. Malheureusement, dès les origines, l'humanité, séduite par les mensonges du malin, s'est fermée à l'amour de Dieu, dans l'illusion d'une impossible autosuffisance. En se repliant sur lui-même, Adam s'est éloigné de cette source de la vie qu'est Dieu lui-même, et il est devenu le premier de 'ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort'. Dieu, cependant, ne s'est pas avoué vaincu, mais au contraire, le non de l'homme a été comme l'impulsion décisive qui l'a conduit à manifester son amour dans toute sa force rédemptrice".

  "C'est dans le mystère de la Croix que se révèle pleinement la puissance irrésistible de la miséricorde du Père céleste. Pour conquérir à nouveau l'amour de sa créature, Il a accepté de payer un très grand prix: le sang de son Fils Unique. La mort qui, pour le premier Adam, était un signe radical de solitude et d'impuissance, a été ainsi transformée dans l'acte suprême d'amour et de liberté du nouvel Adam. Aussi, nous pouvons bien affirmer, avec Maxime le Confesseur, que le Christ 'mourut, s'il l'on peut dire, divinement parce que il murut librement'. Sur la Croix, l'Eros de Dieu se manifeste à nous. Eros est effectivement, selon l'expression du Pseudo-Denys, cette force 'qui ne permet pas à l'amant de demeurer en lui-même, mais le pousse à s'unir à l'aimée'. Existe-t-il plus 'fol eros' que celui qui a conduit le Fils de Dieu à s'unir à nous jusqu'à endurer comme siennes les conséquences de nos propres fautes?".

   "Regardons le Christ transpercé sur la Croix. Il est la révélation la plus bouleversante de l'amour de Dieu, un amour dans lequel Eros et Agapè, loin de s'opposer, s'éclairent mutuellement. Sur la Croix c'est Dieu lui-même qui mendie l'amour de sa créature: Il a soif de l'amour de chacun de nous. L'apôtre Thomas reconnut Jésus comme Seigneur et Dieu quand il mit la main sur la blessure de son flanc. Il n'est pas surprenant que, à travers les saints, beaucoup aient trouvé dans le cœur de Jésus l'expression la plus émouvante de ce mystère de l'amour. On pourrait précisément dire que la révélation de l'Eros de Dieu envers l'homme est, en réalité, l'expression suprême de son Agapè. En vérité, seul l'amour dans lequel s'unissent le don désintéressé de soi et le désir passionné de réciprocité, donne une ivresse qui rend légers les sacrifices les plus lourds. Jésus a dit: 'Quand je serai élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes'. La réponse que le Seigneur désire ardemment de notre part est avant tout d'accueillir son amour et de se laisser attirer par lui. Accepter son amour, cependant, ne suffit pas. Il s'agit de correspondre à un tel amour pour ensuite s'engager à le communiquer aux autres : le Christ m'attire à lui pour s'unir à moi, pour que j'apprenne à aimer mes frères du même amour".

  "Regardons avec confiance le côté transpercé de Jésus, d'où jaillissent du sang et de l'eau! Les Pères de l'Eglise ont considéré ces éléments comme les symboles des sacrements du Baptême et de l'Eucharistie. Avec l'eau du Baptême, grâce à l'action du Saint Esprit, se dévoile à nous l'intimité de l'amour trinitaire. Pendant le chemin du Carême, mémoire de notre baptême, nous sommes exhortés à sortir de nous-mêmes pour nous ouvrir, dans un abandon confiant, à l'étreinte miséricordieuse du Père. Le sang, symbole de l'amour du Bon Pasteur, coule en nous tout spécialement dans le mystère eucharistique: 'L'Eucharistie nous attire dans l'acte d'offrande de Jésus… nous sommes entraînés dans la dynamique de son offrande'. Nous vivons alors le Carême comme un temps eucharistique, dans lequel, en accueillant l'amour de Jésus, nous apprenons à le répandre autour de nous dans chaque geste et dans chaque parole. Contempler celui qu'ils ont transpercé nous poussera de manière telle à ouvrir notre cœur aux autres en reconnaissant les blessures infligées à la dignité de l'être humain. Cela nous poussera, en particulier, à combattre chaque forme de mépris de la vie et d'exploitation des personnes, et à soulager les drames de la solitude et de l'abandon de tant de personnes. Le Carême est pour chaque chrétien une expérience renouvelée de l'amour de Dieu qui se donne à nous dans le Christ, amour que chaque jour nous devons à notre tour redonner au prochain, surtout à ceux qui souffrent le plus et sont dans le besoin. De cette façon seulement nous pourrons participer pleinement à la joie de Pâques. Marie, Mère du Bel Amour, tu nous guides dans ce chemin du Carême, chemin d'authentique conversion à l'amour du Christ. A vous, chers frères et sœurs, je souhaite un chemin du Carême profitable".
MESS/CAREME 2007/...                                                                  VIS 20070213 (1120)


ABSENCE DE DIEU ET MISERE MATERIELLE


CITE DU VATICAN, 13 FEV 2007 (VIS). Ce midi près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, Mgr.Paul Josef Cordes, Président du Conseil pontifical Cor Unum,  Mgr.Karel Kasteel, Secrétaire, l'Abbé Giovanni Pietro Dal Toso, Sous-secrétaire, et l'Abbé Oreste Benzi, Président de la Fondation Jean XXIII ont présenté le Message de Benoît XVI pour le Carême 2007.

  Le chef du dicastère a tout d'abord rappelé que ces messages pour le Carême s'attachent à donner un sens à la charité des fidèles dans leur engagement social, et celui de cette année met clairement Dieu le Père au coeur de tout, avec un accent théocentrique et non anthropocentrique. "Ce changement, qui se révèle dans la prédication de Benoît XVI, entend que nous nous adressions avec plus de conviction au Père céleste, que nous nous confions à son Fils".

  "Pour le Pape, Dieu apparaît aujourd'hui comme le grand absent, quelque soit la perception qu'en a l'homme contemporain... Le Pape ne saurait en rester à ce constat. L'absence de Dieu est pire que la misère matérielle car elle tue toute espérance et laisse l'homme à sa souffrance".

  Puis le Président de Cor Unum a souligné que le Saint-Père reprenait sa réflexion sur Eros et Agapè, les deux formes d'amour qui trouvent leur fusion dans le don gratuit de soi et la volonté d'une réciprocité rendant légers les sacrifices les plus durs".

  Ce message quarésimal, a-t-il ajouté, s'intéresse "à la punition qui pèse sur nos vies par notre faute ou celle d'autrui. Il nous oblige à lever les yeux vers celui qu'ils ont transpercé. Il s'arrête sur le désespoir du monde, non pour ôter de force la misère mais pour trouver l'énergie aux sources de l'amour plutôt que de rester résignés".

   Puis Mgr,Cordes a rappelé qu'en "recommandant d'en appeler au Christ, personne ne prétend substituer le service de Dieu à celui de l'homme".

  Don Benzi a ensuite dit que "le Carême doit être pour tous une expérience ravivée de l'amour de Dieu qui s'est offert dans le Christ, d'un amour qu'il nous faut offrir au prochain, à qui souffre ou est abandonné avant tout.

  Il a ensuite énuméré les responsabilités qu'ont les communautés et mouvements d'Eglise, telles "le combat pour détourner la femme de l'avortement...la reconnaissance de la véritable famille..., la lutte contre la drogue, l'accueil des émigrés..., des Gitans ou des prisonniers qu'il faut aider à revivre après la prison, l'effort pour éviter de devenir des employés de la charité mais des fidèles du Christ, l'engagement à être peuple, à lutter contre l'esclavage de la prostitution".
OP/MESSAGE CAREME/CORDES                        VIS 20070213 (430)


VERS UNE PLUS HAUTE CONSCIENCE MORALE


CITE DU VATICAN, 13 FEV 2007 (VIS). Hier, le Saint-Père a reçu les participants au Congrès international sur le droit naturel, organisé par l'Université pontificale du Latran. Son discours a été rendu public ce matin.

 Benoît XVI y constate les grands acquis positifs du progrès, mais aussi "les menaces d'une destruction de la nature... Mais il y a un danger moins visible quoique très préoccupant. La connaissance toujours plus profonde des structures rationnelles de la matière nous voile de plus en plus la source de la raison créatrice".

  Il est donc nécessaire de revenir à la réflexion sur la "loi naturelle, d'en retrouver la vérité, valable pour tous". Cette loi "a pour premier principe général de faire le bien et de refuser le mal", et "tous les autres principes réglant l'éthique des droits et devoirs universels en découlent".

  "Le respect de la vie humaine de sa conception à sa fin naturelle vient de ce qu'elle n'appartient pas à l'homme, étant un don gratuit que Dieu lui fait". Un autre principe fondamental est "la recherche de la vérité, préalable obligatoire à une authentique maturation de la personne", ce qui va de pair avec la liberté humaine. Partagée, "cette harmonie de la liberté ne réside que dans ce qui est commun, la vérité de l'être, le message même de l'être, c'est à dire finalement la loi naturelle".

  Puis Benoît XVI a rappelé la nécessité de voir la justice et la solidarité suivre "des normes infrangibles qui ne dépendent pas de la volonté du législateur ni de la sanction politique. Ces normes précédent en effet toute loi humaine, et de ce fait elles ne supportent aucune dérogation de qui que ce soit".  

  "La loi naturelle -a-t-il affirmé- est la source d'où jaillissent les droits fondamentaux et les impératifs éthiques qui doivent être honorés. Dans l'éthique et la philosophie du droit actuelles, les postulats du positivisme juridique sont largement diffus. Par conséquence, la législation devient souvent seulement un compromis de divers intérêts: on cherche à transformer en droits des intérêts privés ou des souhaits qui sont en opposition aux devoirs dérivants de la responsabilité sociale".

  "Il est important de rappeler que dans cette situation chaque institution juridique, au niveau national comme international, tire sa légitimité de l'enracinement dans la loi naturelle, dans le message éthique inscrit dans l'être humain même... La connaissance de cette loi...augmente avec le progrès de la conscience morale. La première préoccupation de tous, et plus particulièrement pour qui a des responsabilités publiques, devrait donc être celle de promouvoir la maturation de la conscience morale".

"Tout ce qui vient d'être énoncé a des applications très concrètes si l'on se réfère à la famille -explique le Pape- c'est à dire à 'cette intime communauté de vie et d'amour conjugal, fondée par le Créateur et structurée pas des lois propres'... Aucune loi faite par les hommes ne peut donc bouleverser la norme écrite par le Créateur sans que la société ne soit dramatiquement blessée en ce qui constitue son fondement de base".

   "Je ressens enfin le devoir d'affirmer encore une fois que tout ce qui est scientifiquement faisable n'est pas forcément éthiquement licite", a réaffirmé le Pape. "Quand la technique réduit l'être humain à un objet d'expérience, elle finit par abandonner le sujet faible à l'arbitraire du plus fort. Se fier aveuglément à la technique comme au seul garant du progrès, sans offrir en même temps un code éthique...reviendrait à faire violence à la nature humaine avec des conséquences dévastatrices pour tous".

   "Les scientifiques doivent également nous aider à mieux comprendre notre responsabilité envers l'homme et la nature qui lui a été confiée. Il est possible de développer sur cette base un dialogue fécond entre croyants et non croyants, entre théologiens, philosophes, juristes et hommes de science pour offrir au législateur un précieux matériel pour la vie personnelle et sociale".

  Le Pape a conclu son discours en souhaitant que les journées d'étude débouchent "non seulement sur une plus grande sensibilité des experts par rapport à la loi morale naturelle, mais qu'elles incitent également à créer les conditions pour que sur ce thème, on arrive à une conscience toujours plus grande de l'inaliénable valeur de la Lex Naturalis en faveur d'un progrès réel et cohérent de la vie personnelle et de l'ordre social".
AC/DROIT NATUREL/...                                                         VIS 20070213 (720)


lundi 12 février 2007

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 12 FEV 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Quatre prélats de la Conférence épiscopale italienne en visite Ad Limina:

    -Mgr.Edoardo Menichelli, Archevêque d'Ancona-Osimo.

    -Mgr.Giancarlo Vecerrica, Evêque de Fabriano-Matelica et Administrateur apostolique de Camerino-San Severino Marche..

    -Mgr.Gerardo Rocconi, Evêque de Jesi.

    -Mgr.Giuseppe Orlandoni, Evêque de Senigallia.

-Les participants à un congrès international organisé par l'Université pontificale du Latran.

  Samedi dernier, 10 février, il avait successivement reçu:

-Le Cardinal Jean-Marie Lustiger.

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AL:AP/.../...                                                           VIS 20070212 (100)

ANNUAIRE PONTIFICAL 2007


CITE DU VATICAN, 12 FEV 2006 (VIS). Ce matin, le Cardinal Secrétaire d'Etat, a présenté au Saint-Père l'édition 2007 de l'Annuaire pontifical, en présence du Substitut aux Affaires générales et des responsables de la publication.

  Voici quelques unes des nouveautés. En 2006, 12 diocèses ont été créés, 9 sièges métropolitain et 1 administration apostolique, tandis qu'étaient élus 180 nouveaux évêques.

  De 2004 à 2005 les catholiques sont passés de 1 milliard 98 millions à 1 milliard 115 millions de personnes, les 1.098 millions, enregistrant une croissance de 1,5 % (1,2 % pour la population mondiale). Leur proportion est sensiblement la même que précédemment (17,20%).

  Ces deux dernières années le nombre des catholiques s'est accru en Afrique (3,1 %) pour une croissance continentale de 2,5 %. En Asie l'augmentation dépasse celle de la population globale (2,7 % et 1,18%). Même chose en Amérique (1,2 % contre 0,9 %). En Europe, on enregistre une légère augmentation pour une population stable.

  En 2004-05, l'Eglise comptait  406.411 prêtres contre les 405.891 précédents (en augmentation de 0,13%) avec des disparités continentales: les accroissements en Afrique et en Asie (de 3,80% et de 3,55%) sont à opposer au 0,5% de diminution en Europe et Amérique, et au moins 1,8% de l'Océanie.

  Diocésains ou religieux, les candidats au sacerdoce sont en augmentation, passant de 113.044 en 2004 à 114.439 en 2005 (plus 1,23%), et les vocations les plus nombreuses sont enregistrées en Afrique et Asie, tandis qu'elles reculent en Europe et en Océanie.
AP/ANNUAIRE PONTIFICAL/BERTONE                                          VIS 20070212 (260)


AUPRES DES MALADES TERMINAUX


CITE DU VATICAN, 11 FEV 2007 (VIS). Cet après-midi, pour la XV Journée mondiale du malade ("La cure pastorale des malades terminaux") le Cardinal Camillo Ruini, Vicaire général du diocèse de Rome, a célébré en la basilique vaticane une messe pour les malades pèlerins de l'UNITALSI et de l'Opera romana pellegrinaggi .

  Après la cérémonie, le Saint-Père est venu saluer et bénir l'assistance.

  Benoît XVI a dit que "la foi de Marie a accompagné le Fils jusqu'au pied de la Croix. Celle qui fut associée par volonté divine aux souffrances du Christ nous encourage à partager sereinement l'épreuve de la maladie et de la souffrance et à en faire offrande au Père pour combler, d'une certaine façon, ce qui manque de la Passion à notre chair".

  Le Saint-Père a ensuite recommandé d'assurer les malades terminaux "de la présence matérielle et spirituelle de la communauté chrétienne toute entière. On ne peut abandonner à la solitude qui se trouve dans ce moment délicat de la vie". Puis il a salué l'action du corps médical et des différentes catégories de volontaires qui, "comme le Bon Samaritain, ne tiennent compte ni du milieu social, ni de l'origine ou de la religion, mais strictement de quoi le patient a besoin. Chez tout homme, et plus encore chez qui est meurtri par la maladie, le visage de Jésus brille".

  Puis le Saint-Père a dit qu'à Massabielle "se rencontrent la souffrance et l'espérance, la peur et la confiance. Combien de pèlerins, réconfortés par Marie, trouvent à Lourdes la force de mieux accomplir la volonté divine même au prix de renoncement et de souffrances... Personne dans cette situation ne doit se sentir seul et abandonné".
AC/JOURNEE MALADE/...                                VIS 20070212 (290)


JOURNEE MONDIALE DU MALADE


CITE DU VATICAN, 11 FEV 2007 (VIS). A midi, avant l'angélus, Benoît XVI a évoqué la fête de Notre-Dame de Lourdes, Journée mondiale du malade.

  La première apparition de Marie à Bernadette remonte au 11 février 1858 et la grotte de Lourdes est depuis un lieu où son invitation à la prière et à la conversion résonne depuis près d'un siècle et demi l'invitation par laquelle Jésus entreprit sa prédication.

  Ce sanctuaire marial, a ajouté le Pape "est devenu un lieu de pèlerinage pour les malades qui, à l'écoute de la Sainte Vierge, sont encouragés à accepter leurs souffrance et à l'offrir pour le salut du monde, en les joignant à celles du Christ crucifié. A cause de ce lien entre Lourdes et la souffrance humaine, Jean-Paul II décida de célébrer en ce jour une Journée mondiale du malade".

  A l'occasion de cette manifestation, le Pape a fait parvenir à Séoul (Corée) un message au Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, qui s'étend " à tous les responsables du secteur, conscients de l'importance qu'a aujourd'hui le servie offert aux malades".

  Le Saint-Père a salué tous les malades du monde, et tout particulièrement les plus graves, les malades terminaux auxquels la Journée s'intéresse tout particulièrement. "Il convient donc de développer l'usage des cures palliatives, qui offrent une assistance intégrale à ces malades, de leur offrir un appui humain et l'assistance spirituelle qu'ils attendent".
ANG/JOURNEE MALADE/...                                 VIS 20070212 (250)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 10 FEV 2007 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Spire (Allemagne) présentée, pour limite d'âge, par Mgr.Anton Schlembach.

-Nommé Mgr.Dionisio Guillermo García Ibáñez, Archevêque métropolitain de Santiago de Cuba (superficie: 6.043, population: 1.017.785, catholiques: 242.378, prêtres: 20, diacres: 3, religieux: 53), à Cuba. Jusqu'ici Evêque de Santísimo Salvador de Bayamo y Manzanillo (Cuba), il succède à Mgr.Pedro Claro Meurice Estíu, dont la reonciation a été acceptée pour limite d'âge.

-Erigé le Vicariat apostolique du Népal, avec le même territoire que la Préfecture apostolique précédente.

-Nommé le P.Anthony Francis Sharma, SJ, premier Vicaire apostolique du Népal (superficie: 147.181, population: 23.700.000, catholiques: 6.681, prêtres: 51, religieuses: 112), au Népal. L'Evêque élu, né en 1937 à Kathmandu (Népal), a prononcé ses vœux religieux en 1956 et a été ordonné prêtre en 1968, était jusqu'ici Préfet apostolique de la même circonscription.

-Confirmé l'élection de Mgr.Isaac Mar Cleemis Thottunkal comme Archevêque majeur de Trivandrum des Syro-malankars (superficie: 8.684, population: 8.657.000, catholiques: 270.000, prêtres: 300, religieux: 1.056), en Inde. Il était jusqu'ici Archevêque métropolitain de Tiruvalla (Inde).
RE:NER:ECE/.../...                                                      VIS 20070212 (190)


VOLONTARIAT ET ECOLE DE VIE


CITE DU VATICAN, 10 FEV 2007 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les membres de la Confédération nationale des miséricordes d'Italie, qui réunit plus de 700 confraternités, accompagnés des nombreux groupes de donneurs de sang.

  Le Pape a rappelé que cette institution est "la plus ancienne forme de bénévolat organisé au monde" et compte plus de 100.000 volontaires "permanents engagés dans le domaine de la santé sociale... Votre présence et votre action -a t-il dit à ses visiteurs- contribuent à faire connaître l'Evangile de l'amour de Dieu à tous les hommes".

  "Il est aujourd'hui au combien nécessaire -s'est exclamé le Pape- et plus particulièrement en cette époque marquée par tant de défis humains et spirituels, que les chrétiens proclament l'amour miséricordieux de Dieu par les gestes… En effet, de nombreuses personnes qui n'accueillent pas facilement le Christ et ses enseignements exigeants, sont par contre sensibles au témoignage de ceux qui transmettent son message par le geste concret de la charité. L'amour est un langage qui va droit au cœur et qui l'ouvre à la confiance".

  "Votre réalité associative est un exemple caractéristique de l'importance de conserver ses propres 'racines chrétiennes' en Italie et en Europe. Si les Miséricordes ne sont pas une agrégation ecclésiale, leurs racines historiques restent sans doute possible chrétiennes. Le nom même l'indique ainsi que le fait qu'un saint soit à l'origine de cette initiative. Maintenant, pour que les racines continuent à porter leurs fruits, elles doivent rester vivantes et solides".
 
  "C'est pour cela -a précisé le Saint-Père- que vous proposez à vos associés des périodes de formation et de qualification, pour approfondir toujours plus les motivations humaines et chrétiennes de votre activité. En effet, le risque est que le bénévolat se réduise à une simple activité. Par contre, si la charge spirituelle reste vivante, alors il peut communiquer aux autres bien plus que les nécessités matérielles. Il peut offrir au prochain en difficulté le regard d'amour dont il a besoin".
 
  Enfin, Benoît XVI a dit apprécier "l'importante fonction éducative" dispensée par les Miséricordes qui contribue "à maintenir vivante la sensibilité aux valeurs les plus nobles, comme la fraternité et l'aide gratuite à qui est en difficulté",  rappelant que "les jeunes, en particulier, peuvent s'enrichir par le bénévolat car, si bien organisé, il devient pour eux une école de vie qui les aide à donner à leur existence un sens et une valeur plus grande et féconde".

  Le Pape a conclu son discours en rappelant que le 11 février, fête de la Vierge de Lourdes, est la Journée mondiale du malade, dédiée cette année aux malades incurables. Il a invoqué l'Immaculée, Mère de la Miséricorde, pour qu'elle "veille sur chacune des confraternité… Qu'elle vous aide a accomplir avec un amour authentique votre mission, contribuant ainsi à faire connaître au monde l'amour de Dieu, source de vie pour chaque homme".
AC/BENEVOLAT/MISERICORDES                                                             VIS 20070212 (500)


FORMER LES CONSCIENCES


CITE DU VATICAN, 1O FEV 2007 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin du délégation de l'Académie des sciences morales et politiques (France), conduite par son Secrétaire perpétuel M.Michel Albert, qui lui a remis la médaille commémorative marquant son entrée comme membre associé étranger de l'institution.

  Après ses remerciements, le Pape a tenu à rappeler que cette académie "est un lieu d'échanges et de débats, proposant à l'ensemble des citoyens et au législateur des réflexions pour aider à trouver les formes d'organisation politiques les plus favorables au bien public et à l'épanouissement de l'individu".

  Puis il a souligné que rien n'est plus important que d'inviter l'opinion publique à une sérieuse attention  au "développement du subjectivisme, qui fait que chacun a tendance à se prendre comme seule référence et à considérer que ce qu'il pense revêt un caractère de vérité". Ceci doit nous inciter "à former les consciences sur les valeurs fondamentales, qui ne peuvent être bafouées sans mettre en danger l'homme et la société elle-même".

  Le Saint-Père a voulu évoquer Andreï Sakharov, auquel il a succédé au sein de l'Académie  des sciences morales et politiques. "Dans la vie personnelle comme dans la vie publique, il faut avoir le courage de dire la vérité et de la suivre, d'être libre par rapport au monde ambiant qui a souvent tendance à imposer ses façons de voir et les comportements à adopter".

  Un des enjeux contemporains, "particulièrement pour la jeunesse, consiste à accepter de ne pas vivre simplement dans l'extériorité...mais à développer la vie intérieure, lieu unificateur de l'être et de l'agir, lieu de la reconnaissance de notre dignité d'enfants de Dieu appelés à la liberté... Ce qui réjouit le cœur de l'homme, c'est de se reconnaître fils de Dieu", de reconnaître ses "victoires sur le mal et le mensonge".

  "Le savant russe Sakharov -a ajouté Benoît XVI- en est un exemple. Si, sous la période communiste, sa liberté extérieure était entravée, sa liberté intérieure, que nul ne pouvait lui enlever, l'autorisait à prendre la parole pour défendre avec fermeté ses compatriotes, au nom même du bien commun. Aujourd'hui encore, il importe que l'homme ne se laisse pas entraver par des chaînes extérieures, telles que le relativisme, la recherche du pouvoir et du profit à tout prix, la drogue, des relations affectives désordonnées, la confusion au niveau du mariage, la non-reconnaissance de l'être humain dans toutes les étapes de son existence, de sa conception à sa fin naturelle, laissant penser qu'il y a des périodes où l'être humain n'existerait pas vraiment".

  "Nous devons avoir le courage de rappeler à nos contemporains ce qu'est l'homme et ce qu'est l'humanité. J'invite -a conclu le Pape- les autorités civiles et les personnes qui ont une fonction dans la transmission des valeurs à avoir toujours ce courage de la vérité sur l'homme".
AC/ACADEMIE SCIENCES MORALES:POLITIQUES/...                                                     VIS 20070212 (480)


PROMOUVOIR LA JUSTICE ET LA SOLIDARITE


CITE DU VATICAN, 10 FEV 2007 (VIS). Benoît XVI a reçui ce matin les lettres de créances de M.Luis París Chaverri, nouvel Ambassadeur du Costarica, soulignant d'emblée une "forte empreinte religieuse" qui "reflète la foi de son peuple, après plus de cinq siècles du début de l'évangélisation".
 
  Puise il a rappelé que les différentes communautés ecclésiales "coopèrent dans des domaines très importants comme l'enseignement, l'assistance aux plus nécessiteux, les services sanitaires, ainsi que la promotion de la personne dans sa condition de citoyen et de fils de Dieu". Les évêques du Costarica sont préoccupés par "l'accroissement de la pauvreté, l'insécurité publique et les violences familiales, ainsi que la forte immigration des pays voisins. Face à ses situations parfois conflictuelles et pour défendre le bien commun, ils offrent leur aide par des initiatives favorisant le compréhension et la conciliation pour aboutir à la promotion de la justice et de la solidarité, afin d'encourager le dialogue national".

    Après avoir rappelé que "l'application de moyens techniques nécessaires n'est pas suffisante pour améliorer les conditions sociales mais qu'il faut également des réformes qui prennent en considération l'éthique de la personne, de la famille et de la société", le Pape a affirmé qu'il faut "cultiver les valeurs morales comme l'honnêteté, l'austérité et la responsabilité pour le bien commun. C'est ainsi que l'égoïsme personnel et collectif pourront être évités, comme la corruption rampante, qui empêchent toute forme de progrès".

  Benoit XVI a ensuite fait l'éloge de certaines initiatives gouvernementales tendant à "promouvoir dans le monde la paix et les droits de l'homme, comme la traditionnelle proximité avec les positions du Saint-Siège lors de différents forums internationaux sur les problèmes importants comme la défense de la vie et la promotion du mariage et de la famille".

  "Les Costaricains, avec les qualités qui les caractérisent, doivent être des acteurs du progrès du pays, coopérant en faveur d'une stabilité politique qui permette à tous de participer à la vie publique". Puis le Pape a rappelé que "les enseignements moraux de l'Eglise offrent certaines valeurs et orientations qui, prises en considération spécialement par ceux qui travaillent au service du pays, sont d'une grande aide pour affronter de manière adéquate les besoins et aspirations des citoyens".

  Il a ensuite évoqué "le grave et douloureux et problème de la pauvreté, avec ses graves conséquences dans le domaines de l'éducation, de la santé et du logement . C'est là une priorité des les responsables politiques et de l'administration publique pour l'avenir du pays".

  Face à ce problème, "une profonde prise de conscience est nécessaire -a conclu le Pape- pour affronter fermement la situation  présente sous tous ses aspects, coopérant ainsi à un authentique engagement pour le bien de tous. Comme dans d'autres domaines, les pauvres manquent de biens primordiaux et n'ont pas les moyens indispensables leur permettant une promotion et un développement intégral. Ceci touche particulièrement les immigrés à la recherche d'un meilleur niveau de vie. Face à cette situation, l'Eglise…essaye d'encourager et de favoriser les initiatives pouvant surmonter ces situations de marginalisation".
CD/CREANCES/COSTARICA:PARIS                                                VIS 20070212 (510)


vendredi 9 février 2007

UN PROJET CONTRE LES PANDEMIES


CITE DU VATICAN, 9 FEV 2007 (VIS). Le Pape a reçu les Ministres de l'économie du Canada, de Grande-Bretagne, d'Italie et de Russie, accompagnés de la Reine de Jordanie et du Président de la Banque mondiale, à l'occasion de la présentation du projet Advance Market Commitment.

  Benoît XVI a rappelé qu'il s'agissait de la mise au point et de la diffusion de vaccins contre les pandémies qui soient accessibles aux pays pauvres. "Il faut répondre à l'une des menaces majeures en matière de santé et combattre des fléaux qui affectent tout particulièrement les pays en grande difficulté".

  Je soutiens de manière inconditionnellement, a dit le Saint-Père à ses hôtes, "les efforts de ce projet et notamment la recherche de nouveaux vaccins, absolument nécessaires pour protéger des millions de personnes, d'enfants, chaque année menacés de mourir de ces maladies dans régions du monde les plus exposées".

  Puis il a rappelé que dans un monde désormais globalisé la distance "entre les niveaux de vie des pays riches et développés et ceux en voie de développement, où la pauvreté subsiste ou s'accroît, demeure une grande préoccupation".

  "Je vous assure -a conclu Benoît XVI- de l'appui du Saint-Siège dans un projet humanitaire inspiré par la solidarité dont le monde a besoin afin de dépasser les égoïsmes et de développer l'amitié entre les peuples". Evoquant son message pour la  récente Journée mondiale de la paix, le Saint-Père a rappelé que "toute aide fournie aux pauvres constitue une aide à la paix, l'origine des nombreuses tensions menaçant la paix résidant dans les injustices et les inégalités".
AC/PROJET PANDEMIES/...                               VIS 20070209 (270)   


NOUVEL AMBASSADEUR DE COLOMBIE


CITE DU VATICAN, 9 FEV 2007 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de M.Juan Gómez Martínez, nouvel Ambassadeur de Colombie, devant lequel il a salué la longue et solide identité catholique de son pays. C'est un point confirmé par le fait que les catholiques colombiens apprécient la manière dont leurs évêques et prêtres respectent "les traditions et vertus héritées de leurs ancêtres".

  Le Saint-Père a ensuite salué les efforts du pays en vue de parvenir à la paix et à la réconciliation, "son engagement dans le progrès et le renforcement des institutions démocratiques", ainsi que dans "les résultats en matière de sécurité et de paix sociale, de lutte contre la pauvreté". Il a aussi reconnu les progrès réalisés dans l'éducation, qui permettent "l'accès de tous aux enseignements scolaires et universitaires. L'éducation est le ciment d'une société plus solidaire, plus humaine", a-t-il ajouté.

  Malgré cela demeurent "de graves problèmes sociaux qui blessent la dignité de la personne, l'unité de la famille, le juste progrès économique ou la qualité de la vie". Face à cela, le Pape encourage les Colombiens "à poursuivre l'effort engagé vers la concorde nationale et un progrès harmonieux".

  Puis il a salué le fait que l'Ambassadeur ait souligné l'important apport de l'Eglise à la réconciliation du pays, évoquant "la participation directe d'évêques, prêtres et religieux dans des initiatives pacificatrices...qui affirment les principes sur lesquels la paix et le progrès doivent se fonder".

  Le Pape a alors fait part de ses craintes face à certaines lois touchant "à la transmission de la vie, à sa défense, à la santé, à la famille et au mariage...thèmes à propos desquels l'Eglise continuera d'affirmer la dignité de l'homme. En la matière, il faut en appeler à la responsabilité des fidèles présents dans les organes législatifs...afin que la loi respecte les principes conformes au droit naturel et favorise le bien commun".

  "Je souhaite vivement -a ajouté Benoît XVI- que la Colombie mette fin au fléau des enlèvements qui blesse gravement la dignité et les droits de la personne. J'assure ma prière à tous ceux qui sont injustement privés de leur liberté et solidaire de leurs familles dans l'attente d'une prompte libération".

  "Les nombreuses structures caritatives -a-t-il conclu- développant les projets pastoraux de l'Eglise colombienne assurent une assistance humanitaire aux plus démunis, aux personnes déplacées si nombreuses dans ce pays, aux victimes de la violence aussi. Elles témoignent de l'engagement de l'Eglise qui en vertu de sa mission et en fonction de l'état de la société se veut promotrice de concorde et d'espoir".
CD/LETTRES CREANCES/COLOMBIE:GOMEZ                    VIS 20070209 (430)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 FEV 2007 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Luis Tineo Rivera, Auxiliaire de l'Archevêque de Caracas (Vénézuéla). L'Evêque élu, né en 1948 à Cumaná (Vénézuéla) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Directeur de l'hebdomadaire diocésain.
NEA/.../TINEO                                                            VIS 20070209 (50)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 9 FEV 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Paul Poupard, Président du Conseil pontifical pour la culture et du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux..

-Mgr.Faustino Sainz Muñoz, Nonce apostolique en Grande-Bretagne.

-Mgr.Vincenzo Pelvi, Ordinaire militaire pour l'Italie, en visite Ad Limina.

-Mgr.Michael W.Banach, Représentant permanent près l'AIEA, l'OSCE et la CTBTO, Observateur permanent près l'ONUDI et près les institutions de l'ONU à Vienne.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP/.../...                                                                             VIS 20070209 (110)

PLEIN EMPLOI ET TRAVAIL DECENT


CITE DU VATICAN, 9 FEV 2007 (VIS). Hier au siège des Nations-Unies, Mgr.Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège, est intervenu devant la 45 session de la Commission pour le développement social du Conseil économique et social de l'ONU (Point 3a: "Un objectif prioritaire, atteindre au plein emploi et à un travail décent pour chacun").

  Le Nonce a insisté sur le fait que la communauté internationale et les gouvernements "sont tenus de garantir un climat économique capable de favoriser des emplois décents et des rémunérations correctes".

  Après avoir rappelé que "l'égalité hommes femmes doit également être assurée dans le travail, dans les salaires et les retraites", Mgr.Migliore a dit l'importance de voir "les femmes et les hommes ayant charge de famille recevoir des rétributions permettant de faire face aux obligations familiales et à l'éducation de leurs enfants".

  Quant au traitement de "la pauvreté extrême, il doit constituer une priorité des gouvernants, comme préoccupation majeure de toute société civilisée".

  A propos des personnes âgées ensuite, Mgr.Migliore a réclamé "une majeure flexibilité des régimes de retraite afin de permettre aux aînés qui le désirent d'apporter encore une contribution à la société".

  Enfin, Mgr.Migliore a évoqué les migrants qui "sont souvent mus par la simple volonté de travailler et de faire vivre leur famille. Eux aussi méritent des salaires justes pour des services que généralement les autres ne veulent pas assumer... Il est fréquent de voir le naufrage d'une famille conduire à la délinquance, au trafic d'êtres humains, à la prostitution et à lac marginalisation des émigrés".
DELSS/TRAVAIL/ONU:MIGLIORE                            VIS 20070209 (260)


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