Cité
du Vatican,18 juillet 2013 (VIS). La nuit prochaine se déroulera
dans une église de Modène (Italie) une veillée de prière pour les
victimes de la migration, organisée par le diocèse en communion
avec la visite du Pape François à Lampedusa. Le 8 juillet, lors de
son bref passage sur cette île, il avait demandé pardon à Dieu
pour l'indifférence de tant de personnes qui se contentent de leur
petit confort avec un coeur anesthésié, pour tous ceux dont les
décisions au plan international provoquent des situations
dramatiques. Reprenant le message de compassion du Pape, le diocèse
de Modène invite les fidèles, les habitants et les émigrés à
prier pour les victimes des naufrages, personnes qui fuyaient la
guerre, les persécutions, les discriminations ou les catastrophes
naturelles.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
jeudi 18 juillet 2013
IV CONGRES MISSIONNAIRE AMERICAIN
Cité
du Vatican, 18 juillet 2013 (VIS). La Conférence épiscopale
vénézuélienne et les Oeuvres missionnaires pontificales du diocèse
de Maracaibo organisent du 26 novembre au 1 décembre dans cette
ville le IV Congrès missionnaire américain (le IX
latino-américain). Les 4.000 participants se pencheront sur ce que
signifie être des disciples du Christ et des missionnaires
américains dans un monde pluri-culturel et sécularisé. Ce type de
manifestations offre aux forces missionnaires du continent un espace
de partage, d'approfondissement et de réflexion sur la spiritualité
et l'action missionnaires. Les Eglises d'Amérique ont effectivement
besoin de renouveler la mission tant dans leur espace qu'au-delà de
leur frontières géographiques, culturelles et confessionnelles.
L'organisation des congrès fait en sorte que les participants
débattent de sujets comme la vocation, la conversion, la
sécularisation, la pluri-culture ou la mission Ad Gentes. Sous le
thème "Amérique missionnaire partage ta foi" sont
organisés autour d'experts 22 tables rondes consacrées à l'enfance
missionnaire, le sujet et l'avenir de la mission, le défi de la
culture de jeunes dans la mission, l'inculturation liturgique,
l'évangélisation des idées politiques, la protection de
l'environnement, l'enjeu missionnaire de la migration, la centralité
de Parole dans la mission, le dialogue avec les non croyants,
l'annonce de Jésus-Christ aux afro-américains et aux indigènes, la
religiosité populaire, l'évangélisation des cultures urbaines,
mission et oecuménisme.
mercredi 17 juillet 2013
PRECISIONS SUR LE PROGRAMME DE RIO
Cité
du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). Ce midi, le P.Federico Lombardi, a
fourni à la presse quelques précisions sur le programme du séjour
papal à Rio de Janeiro. Reprenant le calendrier publié ces
jours-ci, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a
d'abord tenu à souligner qu'il s'agira d'un évènement
particulièrement important pour l'Amérique latine impliquant un
caractère particulier tant en matière d'attentes que de
participation: La décision d'effectuer ce voyage en Amérique du Sud
a été prise par Benoît XVI qui avait annoncé que la JMJ 2013 se
déroulerait au Brésil. Le Pape François entend donc y prendre part
comme ont fait ses prédécesseurs, tout comme Benoît XVI s'est
rendu en 2005 à la JMJ de Cologne, qui avait été fixée par le
défunt Jean-Paul II. Certes, le programme de ce séjour brésilien a
quelque peu subi des corrections en fonction du nouveau Pape. Il
était initialement plus léger et le Saint-Père a décidé de
consacrer la journée de repos initiale à un pèlerinage au
sanctuaire marial d'Aparecida et à la visite de la favela de
Varginha, à la visite de l'hôpital San Francisco de Assis et à une
rencontre avec le Comité du CELAM. Ceci n'a pas modifié le
calendrier initial du séjour, qui se déroulera du 22 au 29 juillet.
Le Pape a été invité par l'Archevêque de Rio et la Conférence
épiscopale brésilienne d'une part, de l'autre par la Présidente
Dilma Rousseff, venue à Rome pour l'inauguration du pontificat et
pour l'inviter personnellement au Brésil. Le Pape François ayant
très vite confirmé sa disponibilité, il a été possible
d'accélérer les préparatif du voyage papal.
JOURNEE POUR LA VIE
Cité
du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). A l'occasion de la Journée pour
la vie, le Saint-Père a adressé un message aux catholiques,
d'Ecosse (28 mai), Pays de Galles (28 juillet) et Irlande (6
octobre). Le thème 2013, "Soigner la vie vaut la peine",
est tiré d'une homélie du Cardinal Bergoglio pour la commémoration
en 2005 de saint Raimond Nonat, le patron des femmes enceintes. Il y
déclarait que nous devons tous protéger la vie avec tendresse et
chaleur. Donner la vie signifie ouvrir son coeur et avoir soin
d'autres vies, de leur début à leur fin. Cette année, la journée
se penche sur la question des enfants non nés et de leurs mères,
des personnes âgées, du suicide et des familles de suicidés. La
collecte ira au Anscombe Bioethics Center qui, avec le soutien de
l'Eglise, oeuvre en Grande-Bretagne en faveur de la vie: "Selon
saint Irénée la gloire de Dieu est la personne qui vit en
plénitude. Laissons nous donc attirer par la lumière de sa gloire
grâce à laquelle chacun peut découvrir la valeur inestimable de
toute vie, y compris des plus faibles et vulnérables, celles des
malades et des anciens, des non nés et des pauvres, comme oeuvres à
plein titre de la Création. Faits à l'image de Dieu, tous sont
destinés à vivre à jamais dans le respect et la dignité. Toute
personne reçoit la protection qu'il mérite, de manière à ce que
l'ensemble rende grâce à Dieu".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Francis Duffy, Evêque d'Ardagh and Clonmacnois (superficie
2.437, population 84.700, catholiques 79.600, prêtres 72, religieux
177), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1958 à Bawnboy (Irlande) et
ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici en année sabbatique
doctorant. Diplômé en histoire, éducation et management, il a été
enseignant puis directeur de l'école diocésaine St.Felim de
Ballinamore et chancelier diocésain. Il succède à Mgr.Colm
O'Reilly, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Accepté
la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Mario Pasqualotto, PIME, à
l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Manaus (Brésil).
mardi 16 juillet 2013
RELIGIONS POUR LA PAIX
Cité
du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). A Graz (Autriche) se déroule du
17 au 20 juillet la conférence internationale et inter-religieuse
Com Unity Spirit, organisée notamment par un institut afro-asiatique
fondé en 1964 par l'Eglise pour favoriser le dialogue
inter-religieux et inter-culturel. Cette manifestation entend
favoriser le dialogue entre les religions et rédiger un message
exposant comment elles peuvent rendre une ville plus accueillante,
plus respectueuse des valeurs dans le respect de chacun et de sa
liberté. Graz a accueilli en 1997 la II Assemblée oecuménique
d'Europe. Parmi les 150 participants, on compte un évêque orthodoxe
serbe, le grand mufti émérite de Bosnie-Herzégovine, un rabbin
membre de la Conférence rabbinique européenne, des écrivains et
des experts du dialogue inter-religieux. Tous devrons débattre des
divers aspects de la coexistence pacifique des communautés
religieuses, importante pour l'avenir de l'Europe et sa richesse
culturelle. Le programme prévoit des conférences publiques et des
sessions de travail fondées sur recherches et expériences. La
session inaugurale traitera du rapport entre pouvoir politique et
autorité religieuse au long de l'histoire, au regard des travaux
scientifiques les plus récents. Les sessions successives seront plus
particulièrement orientées sur le rapport religion spiritualité,
l'enseignement religieux, le droit universel à la liberté de
religion, les causes de conflits inter-religieux, le rôle
socio-politique et la responsabilité des religions dans la société,
les expressions culturelles et artistiques des religions.
PASTORALE DE LA FAMILLE A CUBA
Cité
du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). "La famille, un espoir pour
Cuba", tel est le thème choisi pour la première rencontre
cubaine de pastorale familiale, récemment organisée à La Havane
par la Conférence épiscopale. Ces assises se sont déroulées sous
la présidence de l'Evêque de Santa Clara, Président de la
commission épiscopale pour la famille, et de l'Evêque émérite de
Melo (Uruguay) qui collabore depuis des années avec l'Eglise de
Cuba. A l'ouverture des travaux ont été mis en exergue l'appel de
Jean-Paul II à avoir soin de la famille et à conserver son bon sens
malgré les difficultés et les menaces qui pèsent sur elle. Ils ont
ensuite porté sur le mariage et la famille comme projet de Dieu pour
l'homme et la femme, au sein desquels chaque être humain trouve le
chemin du bonheur dans la foi mais aussi dans le dialogue. Il a
également été question de l'éducation des enfants, de l'économie
familiale, du vieillissement social, de la désintégration familiale
et de la violence domestique. Tous ces thèmes ont été éclairés
par un large sondage commandé par la Conférence épiscopale et
coordonné par un Père jésuite, actuel Président de la Conférence
des provinciaux de l'Amérique latine.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Joseph Kollamparampil, CMI, Evêque de l'éparchie syro-malabare de
Jagdalapur (superficie 39.176, population 3.101.730, catholiques
8.483, prêtres 112, religieux 451), en Inde. L'Evêque élu, né en
1958 à Cherpunkal (Inde), a émis ses voeux religieux en 1979 et a
été ordonné prêtre en 1985. Jusqu'ici Recteur de la mission de
son ordre à Bhopal (Inde), il succède à Mgr.Simon Stock Palathara,
CMI, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon
210, 1-2 du CCEO. Docteur en missiologie, il a été enseignant et
provincial de son ordre.
Mgr.Fernando
Filograna, Evêque de Nardò - Gallipoli (superficie 587, population
212.980, catholiques 211.761, prêtres 243, diacres 7, religieux
126), en Italie. L'Evêque élu, né en 1952 à Lequile (Italie) et
ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire Général de ce
même diocèse. Licencié en théologie, il a été enseignant et
père spirituel de petit séminaire, Recteur du séminaire diocésain
de Lecce, curé de paroisse, vicaire épiscopal et membre de la
commission Clergé et Vie consacrée de la Conférence épiscopale
des Pouilles.
Mgr.Brian
Udaigwe, Nonce apostolique au Togo, déjà Nonce au Bénin.
lundi 15 juillet 2013
LE PAPE FRANÇOIS A CASTELGANDOLFO
Cité
du Vatican, 14 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu
aujourd'hui à Castel Gandolfo pour rencontrer la population, et tous
ceux qui viennent admirer la beauté des lieux. C'est ce qu'il a dit
au personnel des Villas Pontificales réunis dans la cour du palais,
qu'il a salué ainsi que leurs familles, manifestant sa gratitude
pour leur service du Saint-Siège. Etaient présents le maire de la
commune, le directeur des villas et l'évêque d'Albano, qu'il a
chargé de saluer la communauté paroissiale et les maisons
religieuses avec ses encouragements à témoigner de la foi avec joie
et enthousiasme. A la première citoyenne il a demandé de veiller à
ce que ses administrés soient toujours attentifs aux personnes et
familles en difficultés. Pour que l'espérance avance, ouvrons lui
les portes! Après quoi le Pape François a rappelé que ses
prédécesseurs aimaient passer une partie de l'été dans cette
résidence. "Combien de fois les aurez vous accueilli et
rencontrés. Puissent ces souvenirs vous encourager dans votre
fidélité quotidienne envers le Christ et dans vos efforts pour
vivre en cohérence avec l'Evangile et les enseignements de
l'Eglise". Pour conclure il a rappelé que c'est demain la fête
de Notre Dame du Mont Carmel, qui veille sur les familles, et demandé
à l'assistance de prier pour lui et son service.
IMITER LA MISERICORDE DE DIEU
Cité
du Vatican, 14 juillet 2013 (VIS). A midi,
le Pape est sorti devant le portail du palais pontifical de
Castelgandolfo pour réciter l'angélus avec les
fidèles réunis sur la place du village. Commentant la parabole du
Bon Samaritain, il a dit que Dieu ne veut pas la condamnation mais la
miséricorde pour tous. "Il veut la miséricorde du coeur car,
miséricordieux, il comprends nos misères, nos difficultés et même
nos péchés. Il n'est pas donné à tous d'avoir un coeur
miséricordieux! Faisons comme le samaritain qui imite Dieu et exerce
sa miséricorde envers le besogneux". Puis il a évoqué saint
Camille de Lellis, fondateur d'un ordre hospitalier et patron des
malades et du personnel médical, "qui vécut pleinement
l'Evangile du Bon Samaritain". Saluant ses filles et fils
spirituels, il les a encouragés à être toujours de bons
samaritains, à vivre ainsi que les médecins et le personnel médical
dans cet esprit de service. Enfin, en déclarant pour plaisanter que
toute l'assistance était jeune de coeur, il a recommandé à la
protection de Marie les jeunes pèlerins qui prennent le chemin du
Brésil pour prendre part à la Journée mondiale de la jeunesse.
"Puisse la patronne du Brésil les guider et ouvrir leurs coeurs
à la mission que Jésus leur assignera".
POST ANGELUS
Cité
du Vatican, 13 juillet 2013 (VIS). Après la récitation de
l'angélus, le Saint-Père a évoqué les massacres de Volhynie, dans
lesquels des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie en
juillet 1943, s'unissant aux évêques et fidèles ukrainiens
rassemblés pour une messe commémorative en la cathédrale de Lutsk.
Causée par la l'idéologie nationaliste, cette tragédie de la
seconde guerre mondiale, a blessé la fraternité entre ukrainiens et
polonais. Le Pape François a demandé de prier pour une
réconciliation profonde entre les peuples, et pour un avenir de
collaboration. Puis il a salué le pèlerinage de Radio Maria à
Czestochowa (Pologne), les paroissiens d'Albano dont c'est demain la
fête patronale (saint Bonaventure), désolé de ne pouvoir leur
envoyer un gâteau à tous. Enfin, il a salué les jeunes sourds
réunis à Rome pour une rencontre internationale, les soeurs de
Ste.Elisabeth, celles du Coeur de Jésus et les Filles de la Charité
réunies en chapitre, ainsi que les supérieurs des Filles de Notre
Dame auxiliatrice.
LES EVEQUES AFRICAINS S'ADRESSENT AUX GOUVERNANTS
Cité
du Vatican, 15 juillet 2013 (VIS). A la suite de la XVI assemblée
plénière du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et
Madagascar (hier à Kinshasa), les évêques catholiques ont appelé
les dirigeants politiques du continent à ne pas travailler que pour
leurs propres intérêts, mais pour le bénéfice de tous. Ils ont
également invité les africains à s’engager urgemment dans le
combat pour une société juste, dans laquelle chacun peut jouir des
droits liés à sa dignité humaine: "L’Afrique a besoin d’un
bon samaritain en politique, capable de penser l’organisation de la
société, de telle sorte que le bien commun soit promu dans l’ordre
économique des personnes entreprenantes capables de gérer des
richesses, non pas pour eux-mêmes, mais pour leurs frères et sœurs
avec la fierté d’apporter le bonheur à tous sans exception...
Beaucoup se donnent comme but fondamental dans la vie, soit
l’accumulation des richesses à n’importe quel prix, au point
même de rester indifférents à la misère de leurs frères, soit la
course effrénée au pouvoir politique... Or ni le pouvoir, ni le
valoir ne comble véritablement et profondément le cœur d’une
personne assoiffée d’absolu... Nous lançons un appel pressant et
pathétique aux Nations-Unies, à l’Union européenne, à l’Union
africaine et aux gouvernements des autres pays impliqués de quelque
manière que ce soit, afin qu’ils s’engagent résolument à
mettre fin à la guerre qui n’a que trop duré" en République
démocratique du Congo. Les évêques du Rwanda, d’Ouganda et
d’autres pays enclins à la guerre ont été chargés de
sensibiliser les décideurs politiques de leurs pays respectifs pour
le retour d’une paix durable en RDC. Les situations en
Centrafrique, au Mali, Nigeria, Sud Soudan, Madagascar, Tunisie et
Egypte ont également occupé les échanges du forum des prélats. Le
but de cette rencontre était de réfléchir sur l’importance
d’arrêter des nouvelles orientations pastorales en vue de la
réconciliation à travers l’Evangile.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté,
pour limite d'âge, la renonciation de Mgr.Luis Alfonso Márquez
Molina à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Mérida
(Venezuela).
Nommé
Mgr.Alfredo Enrique Torres Rondón, Auxiliaire de l'Archevêque de
Mérida (Venezuela).L'Evêque élu, né en 1950 à Maracaibo
(Venezuela) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Vicaire
Général de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été
curé de paroisses, Recteur du petit séminaire de Mérida puis
vicaire diocésain.
Samedi
dernier, 13 juillet, il avait nommé:
Mgr.Giuseppe
Fiorini Morosini, OM, Archevêque métropolitain de Reggio Calabria -
Bova (superficie 1.004, population 285.000, catholiques 281.000,
prêtres 185, diacres 43, religieux 397), en Italie. Jusqu'ici Evêque
de Locri Gerace (Italie), il succède à Mgr.Vittorio Luigi Mondello,
dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été
acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Robert
Llanos, Auxiliaire de l'Archevêque de Port of Spain (Trinidad and
Tobago). L'Evêque élu, né en 1958 à Trinidad et ordonné prêtre
en 1991, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.
Licencié en pastorale, il a été curé de paroisse, professeur et
Vice Recteur du grand séminaire diocésain, vicaire diocésain pour
la pastorale.
L'Abbé
Damian Bryl, Auxiliaire de l'Archevêque de Poznań (Pologne).
L'Evêque élu, né en 1969 à Jarucun (Pologne) et ordonné prêtre
en 1994, était jusqu'ici Directeur spirituel du grand séminaire de
Poznań. Docteur en théologie, il a été curé de paroisse,
rédacteur en chef de publications, professeur de théologie, membre
du Presbyterium.
vendredi 12 juillet 2013
SAISIE DES COMPTES I.O.R. DE MGR.SCARANO
Cité
du Vatican, 12 juillet 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse
du Saint-Siège a indiqué ce midi que le Tribunal de l'Etat de la
Cité du Vatican avait congelé les comptes détenus au IOR par
Mgr.Nunzio Scarano, Responsable du département comptable de
l'Administration du patrimoine du Siège apostolique (actuellement
suspens). La mesure a été prise le 9 juillet par le Promoteur de
justice dans le cadre de l'enquête vaticane sur des transactions
suspectes signalées à l'Autorité de contrôle financier. Cette
enquête pourrait s'élargir à d'autres personnes. Parallèlement le
IOR a chargé le Promontory Financial Group de conduire un examen de
la situation en pleine coopération avec l'AIF et les autorités
judiciaires chargées d'élucider la question. Le PFG est d'ailleurs
en train d'examiner toutes les transactions de la clientèle au
regard des mesures anti-recyclage, tandis que le IOR procède depuis
mai dernier à l'amélioration de ses propres structures et
procédures. On prévoit pour la fin de l'année la conclusion de
cette opération, d'autant que la gouvernance de l'institut a
récemment nommé un Chief Risk Officer chargé d'appliquer le
renforcement des contrôles. Ainsi que l'avait indiqué le Président
Ernst von Freyberg, le IOR est engagé dans la chasse systématique
aux activités illégales comme étrangères à ses statuts, qu'elle
soient le fait de civils comme d'ecclésiastiques.
DIMANCHE DE LA MER
Cité
du Vatican, 12 juillet 2013 (VIS). Voici le message que le Conseil
pontifical pour la pastorale des migrations diffuse à l’occasion
du Dimanche de la mer 2013 (14 juillet 2013):
"Le
monde de la mer, avec la pérégrination continuelle des personnes,
doit aujourd’hui tenir compte des effets complexes de la
mondialisation et, malheureusement, doit affronter aussi des
situations d’injustice, en particulier lorsque les équipages sont
sujets à des restrictions pour descendre à terre, lorsqu’ils sont
abandonnés avec les embarcations sur lesquelles ils travaillent,
lorsqu’ils tombent sous la menace de la piraterie maritime ou
subissent les préjudices de la pêche illégale. La vulnérabilité
des marins, pêcheurs et navigateurs, doit rendre plus attentive
encore la sollicitude de l’Eglise et stimuler le soin maternel qu’à
travers vous, elle manifeste à tous ceux que vous rencontrez dans
les ports ou sur les navires, ou que vous assistez à bord au cours
de long mois de navigation. Ces paroles ont été adressées par
Benoît XVI au XXIII Congrès mondial de l’apostolat de la mer
(Vatican novembre 2012). En effet, depuis plus de 90 ans, l’Eglise
catholique, à travers l’Œuvre de l’Apostolat de la Mer et son
réseau d’aumôniers et de volontaires dans plus de 260 ports du
monde, a manifesté son soin maternel en apportant un bien-être
spirituel et matériel aux marins, aux pêcheurs et à leurs
familles.
Ce
Dimanche de la mer entend inviter chaque membre des communautés
chrétiennes à prendre conscience et à reconnaître le travail des
1,2 à 1,5 millions de marins environ qui naviguent dans le cadre
d’une flotte internationale mondialisée, composée de 100.000
navires transportant 90% des biens manufacturés. Très souvent, nous
ne réalisons pas que la majorité des objets que nous utilisons dans
notre vie quotidienne sont transportés par des navires sillonnant
les océans. Les équipages multinationaux sont soumis à des
conditions de vie et de travail difficiles à bord, passent des mois
entiers loin de leurs proches, font l’expérience de l’abandon
dans des ports étrangers sans salaires, de la criminalisation et des
catastrophes naturelles (tempêtes, typhons, etc) et humaines
(piraterie, naufrages, etc).
Il
y a maintenant une lueur d’espoir face à ces problèmes et
difficultés auxquelles sont confrontés les marins. La Convention
sur le travail maritime de l’Organisation internationale du travail
2006, après avoir été ratifiée par 30 pays membres de l’OIT,
représentant près de 60% du tonnage brut mondial, doit entrer en
vigueur en août 2013. Cette convention est le résultat de plusieurs
années de débats tripartites sans relâche (entre gouvernements,
employeurs et travailleurs) en vue de consolider et d’actualiser un
grand nombre de conventions relatives au travail maritime et de
recommandations adoptées depuis 1920. La Convention 2006 établit
les conditions internationales minimales pour presque chaque aspect
des conditions de travail et de vie des marins, y compris les
conditions équitables d’emploi, les soins médicaux, la protection
et la sécurité sociales, et l’accès aux installations de
bien-être à terre. Tandis que nous saluons l’entrée en vigueur
de cette convention et formons le vœu confiant de voir des
améliorations dans la vie des marins, nous demeurons vigilants et
exprimons notre sollicitude attentive en concentrant notre attention
sur la Règle 4.4 de la Convention, dont l’objet est d'assurer aux
gens de mer qui travaillent à bord d’un navire l’accès à des
installations et services à terre afin d’assurer leur santé et
leur bien-être.
Nous
devons coopérer avec les autorités appropriées dans nos ports
respectifs afin de permettre à tous les gens de mer d’aller à
terre au plus tôt après l’arrivée du navire au port, au bénéfice
de leur santé et bien-être. Nous devons également rappeler aux
états dont dépendent les ports qu’ils doivent promouvoir le
développement d’installations de bien-être à terre facilement
accessibles aux gens de mer, quels que soient leur nationalité,
race, couleur, sexe, religion, opinion politique ou origine sociale
et l’état du pavillon sous lequel ils sont employés. Nous devons
aider les autorités appropriées à établir des conseils de
bien-être au niveau national et local qui servent d’intermédiaires
pour améliorer le bien-être des marins dans les ports, en
rassemblant des personnes de divers types d’organisation sous une
même identité. Nous devons aussi encourager les autorités
portuaires à mettre en place, à côté d’autres formes de
financement, un système de taxe portuaire afin d’assurer un
mécanisme fiable en vue de soutenir des services de bien-être
durables dans le port.
Notre
responsabilité finale s’adresse aux marins. Nous devrions les
informer et les éduquer sur leurs droits et sur la protection
offerte par cette Convention, qui est également considérée comme
le quatrième et dernier pilier de la législation maritime
internationale, les trois autres étant la Convention internationale
pour la prévention de la pollution par les navires 1973, la
Convention internationale sur la sécurité en mer 1974, la
Convention internationale sur les normes de formation des gens de
mer, de délivrance des brevets et de veille 1978. Une mise en place
efficace sera possible et de réels changements auront lieu
uniquement si les gens de mer connaissent les contenus de la
Convention 2006. Prions Marie, étoile de la mer, d’éclairer et
d’accompagner notre mission en vue de soutenir le travail des
fidèles qui sont appelés à témoigner de leur vie chrétienne dans
le monde maritime".
jeudi 11 juillet 2013
MOTU PROPRIO EN MATIERE PENALE
Cité
du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publié le
Motu Proprio du Pape François relatif à la compétence pénales des
organes judiciaires de l'Etat de la Cité du Vatican: "La
société est de plus en plus menacée par une criminalité
transnationale organisée, par un usage inapproprié de l'activité
économique et par le terrorisme. Il est donc juste que la communauté
internationale se dote d'instruments juridiques capables de prévenir
et combattre ce type de criminalité et développe sa coopération
en matière pénale. Agissant également au nom de l'Etat de la Cité
du Vatican, le Saint-Siège a ratifié nombre de conventions
internationales qui sont des outils de lutte contre une criminalité
menaçant la dignité des personnes, le bien des gens et la paix
générale. Pour renforcer l'engagement du Saint-Siège dans cette
lutte, le Pape dispose Motu Proprio ce qui suit:
"1.Les
organes judiciaires de l'Etat du Vatican exercent également leur
juridiction pénale face
-aux
délits contre la sécurité, les intérêts fondamentaux et le
patrimoine du siège apostolique;
-aux
délits prévus par la loi VIII (11 juillet 2013), contenant les
normes pénales complémentaires, par la loi IX (11 juillet 2013),
contenant les modifications du code pénal et du code de procédure
pénale;
-à
tout autre délit dont la répression serait requise par les accords
internationaux ratifiés, au cas où son auteur se trouverait sur le
territoire vatican et non extradé.
2.Les
délits ci-dessus évoqués seront poursuivis selon la législation
vaticane en vigueur au moment de l'infraction, saufs les principes
généraux d'application des mesures pénales.
3.La
loi pénale vaticane considère officiers publics, les membres,
officials et autres personnels des organismes de la Curie romaine et
de ses institutions annexes, les nonces et l'ensemble du personnel
diplomatique, toute autre personne ayant une fonction de
représentation, d'administration ou de direction, ou même exerçant
de facto une fonction de gestion ou de contrôle des organismes
dépendants du Saint-Siège et inscrits au registre des personnes
juridiques canoniques du Governorat de l'Etat du Vatican, mais aussi
toute personne titulaire d'un mandat administratif ou judiciaire du
Saint-Siège, qu'il soit permanent ou temporaire, rémunéré ou non,
et quelque soit son statut hiérarchique.
4.Cette
juridiction s'étend également aux responsabilités administratives
des personnes juridiques découlant du délit selon la discipline
législative vaticane.
5.Au
cas où le même délit serait poursuivi dans d'autres états, on
appliquera les normes de coopération judiciaire en cours dans l'Etat
de la Cité du Vatican.
6.Etant
sauf ce qu'établit l'article 23 de la loi CXIX du 21 novembre 1987
approuvant l'ordonnancement judiciaire de l'Etat du Vatican,
le
Pape François décide et promulgue ce 11 juillet 2013 ce qui précède
contre toute disposition pouvant être contraire, applicable à
compter du 1 septembre prochain".
ACTUALISATION DE LA JUSTICE PENALE VATICANE
Cité
du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège
a diffusé le communiqué suivant:
Aujourd'hui
a été publié le Motu Proprio du Pape François relatif à la
compétence pénale des organes judiciaires de l'Etat de la Cité du
Vatican, ainsi que les lois approuvées par la Commission pontificale
pour l'Etat de la Cité du Vatican, soit la loi VIII relative aux
normes pénales complémentaires, la loi IX, contenant les
modifications du code pénal et du code de procédure pénale, et la
loi X sur les sanctions administratives. Ce Motu Proprio étend
l'application de cette législation au Saint-Siège. Les lois pénales
adoptées ce jour complètent la mise en adéquation de
l'ordonnancement juridique vatican, dans le sillage de l'effort
entrepris par Benoît XVI en 2010. Elles sont d'autant plus complètes
qu'elles prennent en compte de multiples conventions internationales
(les quatre Conventions de Genève de 1949 sur les crimes de guerre,
la Convention internationale de 1965 sur l'élimination de la
discrimination raciale, la Convention de 1984 contre la torture et
les autres traitements inhumains, la Convention de 1989 sur les
droits de l'enfant et ses protocoles). On note ainsi l'introduction
du délit de torture et des délits contre les mineurs (trafic,
prostitution, enrôlement forcé, violences sexuelles, exploitation,
pornographie). Le crime contre l'humanité a également été
introduit, inclus le génocide et la ségrégation raciale...définis
par le Statut de la cour pénale internationale de 1998. La
catégorie des délits contre l'administration a été révisée en
fonction de la Convention des Nations-Unies de 2003 sur la
corruption. On a aussi aboli la prison à vie contre une réclusion
maximale de 35 ans. Toujours en conformité avec la tendance
internationale, on a établi un système de sanctions contre les
personnes juridiques en matière de profit criminel au titre de
l'organisme dont elles dépendraient, considérant qu'elles sont
redevables de sanctions personnelles administratives et pécuniaires.
En matière de procédure pénale, on a introduit les principes du
juste procès (dans des limites de temps raisonnables) ainsi que la
présomption d'innocence. Ainsi ont été accrues les mesures
conservatoires dont dispose la justice (la confiscation est désormais
renforcée par la faculté du gel préventif des biens). La réforme
revêt une grande importance en ce qu'elle reformule les normes
relatives à la coopération judiciaire internationale, effectivement
datées, par l'adoption des mesures prévues en la matière par les
plus récents textes internationaux. La loi relative aux sanctions
administratives revêt un caractère général au service de
disciplines particulières. Dans les différentes catégories, les
sanctions favoriseront l'efficacité et le respect des intérêts
publics. Toutes ces interventions entrent dans le cadre d'une
modernisation tendant à rendre le système vatican plus complet et
plus efficace.
IMPORTANCE DES NOUVELLES LOIS VATICANES
Cité
du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Voici la présentation par
Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les
états, des nouvelles lois vaticanes:
Les
lois approuvées ce jour par la Commission pontificale pour l’Etat
de la Cité du Vatican constituent une intervention normative de
large portée, nécessaire en raison du service que cet Etat,
particulier et unique en son genre, est appelé à accomplir au
bénéfice du Siège apostolique. La finalité originelle et
fondamentale du Vatican, consistant à garantir la liberté
d’exercice du ministère pétrinien, requiert en effet un
réajustement institutionnel faisant davantage abstraction de son
exiguïté territoriale pour revêtir une complexité qui, par
certains traits, est semblable à celle des états contemporains.
Né
avec les Accords du Latran de 1929, l’Etat adopta en bloc le
système juridique, civile et pénal du Royaume d’Italie, convaincu
que cette dotation était suffisante pour régler les rapports de
droit commun à l’intérieur d’un Etat dont la raison d’être
réside dans le support de la mission spirituelle du Successeur de
Pierre. Le système pénal originel, constitué du code pénal
italien du 30 juin 1889 et du code de procédure pénale italien du
27 février 1913 (entrés en vigueur le 7 juin 1929) n’a ensuite
connu que des modifications marginales. La nouvelle loi sur les
sources du droit (N. LXXI, du 1 octobre 2008) a même confirmé la
législation pénale de 1929 bien qu’en attente d’une
redéfinition complète de la discipline.
Bien
que ne réformant pas en profondeur le système pénal vatican, les
récentes lois le révisent par certains aspects et le complètent
par d’autres, pour répondre à une pluralité d’exigences. Ces
lois poursuivent et développent, d’une part, l’ajustement du
système juridique du Vatican aux paramètres internationaux, en
continuité avec l’action entreprise par Benoît XVI à partir de
2010, en vue de la prévention et de la lutte contre le blanchiment
et le financement du terrorisme. Dans cette perspective, il a
notamment été prévu de réaliser les propositions de la Convention
des Nations-Unies de 2000 contre la criminalité organisée
transnationale, celles de la Convention des Nations-Unies de 1988
contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances
psychotropes, celles de la Convention internationale de 1999 pour la
répression du financement du terrorisme, ainsi que d’autres
conventions qui définissent et caractérisent les pratiques
terroristes.
D’autre
part, les nouvelles lois introduisent d’autres délits criminels
mentionnés dans diverses conventions internationales déjà
ratifiées par le Saint-Siège et qui sont désormais aussi mises en
application dans le système interne. On peut mentionner parmi
celles-ci la convention de 1984 contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention
internationale de 1965 sur l’élimination de toute forme de
discrimination raciale, la Convention de 1989 sur les droits de
l’enfant et ses protocoles facultatifs de 2000, les conventions de
Genève de 1949 contre les crimes de guerre, etc. Un titre à part a
été consacré aux délits contre l’humanité, parmi lesquels le
génocide et les autres crimes prévus par le droit international
coutumier, sur l’exemple des dispositions du statut de Rome de la
Cour pénale internationale de 1998. D’un point de vue substantiel,
enfin, on peut encore souligner la révision des délits contre
l’administration publique, dans la ligne des prévisions contenues
dans la Convention des Nations-Unies de 2003 contre la corruption, de
même que l’abolition de la peine de prison à perpétuité,
remplacée par la peine de réclusion criminelle de 30 à 35 ans.
Malgré
l’incontestable nouveauté de nombreuses normes incriminantes
contenues dans ces lois, il ne serait toutefois pas correct de penser
que les conduites sanctionnées par elles étaient auparavant
pénalement licites. Celles-ci étaient en effet punies de la même
façon, sur le fondement de crimes plus génériques et larges.
Cependant, l’introduction de nouvelles dispositions revient à
identifier de façon plus certaine et plus précise les faits
incriminés, répondant ainsi aux paramètres internationaux par une
adéquation des sanctions à la gravité spécifique des faits.
Certaines
nouvelles formes criminelles introduites (on pense aux délits contre
la sécurité de la navigation maritime ou aérienne ou contre la
sécurité des aéroports ou des plateformes fixes) pourraient aussi
apparaître excessives vu la réalité géographique de l’Etat de
la Cité du Vatican. De telles dispositions remplissent cependant,
d’une part, la fonction de respecter les paramètres internationaux
établis en matière de lutte contre le terrorisme, et, d’autre
part, sont nécessaires, par respect de la condition de la double
punibilité”, afin de permettre l’extradition de ceux qui,
accusés ou condamnés pour de tels délits commis à l’étranger,
se seraient éventuellement réfugiés dans l’Etat de la Cité du
Vatican.
La
“Responsabilité administrative des personnes juridiques découlant
de crime” (art. 46-51 de la loi apportant des normes
complémentaires en matière pénale) mérite une attention
particulière car elle introduit des sanctions à la charge des
personnes juridiques impliquées dans des activités criminelles,
selon la tendance normative aujourd’hui courante dans le domaine
international. A ce propos, on est parvenu à concilier le
traditionnel adage, observé aussi dans le système canonique, selon
lequel Societas Puniri Non Potest avec l’exigence, toujours plus
perceptible dans le domaine international, d’établir des sanctions
adéquates et dissuasives à charge également des personnes
juridiques qui tirent profit de la commission de délits. La solution
adoptée a donc été d’établir la responsabilité administrative
des personnes juridiques, dans les hypothèses bien entendu où l’on
peut démontrer que le délit a été commis dans l’intérêt ou à
l’avantage de la personne juridique même.
D’importantes
modifications sont aussi introduites en matière de procédure. On
peut mentionner parmi elles: la mise à jour de la confiscation
développée par l’introduction de la mesure du blocage préventif
des biens (gel des biens); l’énonciation explicite des principes
du juste procès dans un délai raisonnable et de la présomption
d’innocence du prévenu; la reformulation de la norme relative à
la coopération judiciaire internationale avec l’adoption de
mesures établies par les conventions internationales plus récentes.
Du
point de vue de la technique normative, la pluralité des sources à
disposition des experts a été organisée par leur combinaison dans
un ensemble législatif harmonieux et cohérent qui, dans le cadre du
magistère de l’Eglise et de la tradition juridico-canonique, est
considérable. Comme source principale du droit du Vatican (art.1,
al. 1, Loi n. LXXI sur les sources du droit, du 1 octobre 2008), elle
tient compte également des normes établies par les conventions
internationales et par la tradition juridique italienne auquel le
système du Vatican a toujours fait référence.
Afin
de mieux organiser et discipliner une intervention normative aux
contenus si larges, deux lois distinctes ont donc été rédigées.
Dans l’une, ont été rassemblées toutes les normes portant
modifications du code pénal et du code de procédure pénale, dans
l’autre, ont été insérées les normes dont les caractéristiques
ne permettaient pas leur placement homogène à l’intérieur de la
structure du code et qui ont donc été placées dans une loi pénale
a latere, qui pour cette raison peut être considérée comme
complémentaire.
La
réforme pénale exposée jusqu’ici est enfin complétée par
l’adoption par le Pape François d’un Motu Proprio particulier,
daté d’hier lui aussi, qui étend la portée des normes contenues
dans ces lois pénales aux membres, officials et employés des
différents organismes de la Curie Romaine, des institutions qui lui
sont liées, des administrations dépendant du Saint-Siège et des
personnes juridiques canoniques, ainsi qu’aux légats pontificaux
et au personnel diplomatique du Saint-Siège. Cette extension a pour
but de rendre passible de poursuite les crimes et délits prévus
dans ces lois par les organismes judiciaires de l’Etat de la Cité
du Vatican, même dans le cas où l’infraction a été commise en
dehors des frontières de l’Etat.
Parmi
les lois adoptées hier par la Commission pontificale pour l’Etat
de la Cité du Vatican, se trouve la loi sur les normes générales
en matière de sanctions administratives. Cette loi avait déjà été
imaginée par l’art. 7 al. 4 de la Loi sur les sources du droit N.
LXXI, du 1 octobre 2008, et porte sur la discipline générale et de
principe pour l’application de sanctions administratives.
L’opportunité
d’une telle discipline était évoquée depuis longtemps, en raison
aussi de l’importance croissante du délit administratif, comme le
Tertium Genus, intermédiaire entre l’infraction pénale et civile.
Comme discipline de principe, il devra être fait référence aux
dispositions de cette loi à chaque fois qu’une autre loi fixera
l’application de sanctions administratives suite à une violation,
sans précision d’ailleurs de la procédure de poursuite, de
l’autorité compétente et des autres effets mineurs.
Un
des pivots du système introduit par la présente loi est constitué
par le principe de légalité, selon lequel les sanctions
administratives peuvent être appliquées seulement dans les cas
prévus par la loi. La procédure est articulée en une phase de
vérification et de contestation de l’infraction de la part des
bureaux compétents, et une phase d’application de la sanction
remise par voie générale à la compétence de la Présidence du
Gouvernorat. Est enfin prévu le droit au recours et la compétence
par matière du Juge unique, sauf en cas de sanctions les plus graves
qui relèvent de la compétence du Tribunal.
En
conclusion de cette brève présentation, on peut observer combien
les lois susmentionnées se distinguent non seulement par leur
incontestable importance substantielle et systématique, mais aussi
parce qu’elles constituent un autre pas significatif du législateur
du Vatican vers une mise en ordre complète nécessaire du système
pour assumer et promouvoir ce que la Communauté internationale
propose de constructif et utile, en vue d’une plus grande
coopération internationale et de la poursuite plus efficace du bien
commun.
MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DU TOURISME
Cité
du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Voici le message que le Conseil
pontifical pour la pastorale des migrations diffuse à l’occasion
de la Journée mondiale du tourisme 2013 (27 septembre), et intitulé:
"Le tourisme et l’eau, protéger l'avenir de tous" en
fonction du thème choisi par l’Organisation mondiale du tourisme:
Le Saint-Siège désire s’unir à cette manifestation, en apportant
sa contribution particulière, conscient qu'il est de l’importance
que revêt le tourisme à l’heure actuelle et des défis et
possibilités qu’il offre à l'action évangélisatrice. Le
tourisme est l’un des secteurs économiques mondiaux qui connaît
la croissance la plus vaste et rapide. Nous ne devons pas oublier que
durant l’année dernière le cap du milliard de touristes a été
franchi, auquel il faut ajouter les chiffres encore plus élevés du
tourisme local.
Pour
le secteur touristique, l’eau est d’une importance cruciale, un
actif et une ressource. C’est un actif dans la mesure où les gens
se sentent naturellement attirés par elle et des millions de
touristes cherchent à profiter de cet élément durant leurs jours
de repos, en choisissant comme destinations certains écosystèmes où
l’eau est le trait le plus caractéristique (zones humides, plages,
fleuves, lacs, cascades, îles, glaciers...) ou en cherchant à
bénéficier de ses nombreux avantages (particulièrement dans des
centres balnéaires ou thermaux). En même temps, l’eau est aussi
une ressource pour le secteur touristique, notamment pour les hôtels,
les restaurants et les activités de loisirs. A l'avenir, le tourisme
sera un véritable avantage dans la mesure où il parviendra à gérer
les ressources selon les critères de l’économie verte, c’est à
dire une économie dont l’impact environnemental demeure dans des
limites acceptables. Nous sommes donc appelés à promouvoir un
tourisme écologique, respectueux et durable, qui peut certainement
favoriser la création d’emplois, soutenir l’économie locale et
réduire la pauvreté. Il ne fait aucun doute que le tourisme joue un
rôle fondamental dans la protection de l’environnement, pouvant
être un grand allié, mais aussi un féroce ennemi. Si, par exemple,
en vue d’un bénéfice économique facile et rapide, on permet à
l’industrie touristique de polluer un lieu, celui-ci cessera d’être
une destination attirant les touristes.
Nous
savons que l’eau, clef du développement durable, est un élément
essentiel pour la vie. Sans eau, il n’y a pas de vie.
Malheureusement, les pressions qui s’exercent sur elle augmentent
d’année en année. Une personne sur trois vit déjà dans un pays
connaissant un stress hydrique modéré ou grave, et d’ici à 2030
près de la moitié de la population du globe pourrait souffrir de
pénuries d’eau. On estime alors que la demande sera de 40 %
supérieure à l’offre. Selon les données fournies par les
Nations-Unies, environ un milliard de personnes n’a pas accès à
l’eau potable. Et les défis liés à ce problème augmenteront de
façon significative au cours des prochaines années, surtout parce
qu’elle est mal distribuée, polluée, gaspillée ou parce que l’on
donne la priorité à certains usages d’une manière erronée ou
injuste. Sans compter les conséquences du changement climatique qui
viendront s’y ajouter. Le tourisme rivalise souvent aussi avec
d’autres secteurs pour son utilisation et, quelquefois, on constate
que l’eau est abondante et gaspillée dans les structures
touristiques, tandis qu’elle vient à manquer pour les populations
environnantes. La gestion durable de cette ressource naturelle est un
enjeu d’ordre social, économique et environnemental, mais surtout
de nature éthique, à partir du principe de la destination
universelle des biens de la terre, qui est un droit naturel,
originel, auquel doit se soumettre tout l’ordre juridique
concernant ces biens. La doctrine sociale de l’Eglise insiste sur
la validité et l’application de ce principe, avec des références
explicites à l’eau. Bien sûr, notre engagement en faveur du
respect de la création naît de sa reconnaissance comme don de Dieu
fait à toute la famille humaine et de l’écoute de l’indication
du Créateur, qui nous invite à la garder, conscients d’être les
administrateurs et non les maîtres du don qu’il nous fait.
Cette
attention à l’environnement est important pour le Pape François
qui y a fait de nombreuses allusions. Déjà, lors de la célébration
eucharistique du début de son ministère pétrinien, il nous
invitait à être des gardiens de la création, du dessein de Dieu
inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement.
Ne permettons pas, disait-il, que des signes de destruction et de
mort accompagnent la marche de notre monde, rappelant que tout est
confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui
nous concerne tous. Approfondissant cette invitation, le Saint-Père
affirmait récemment que cultiver et protéger la création est une
indication de Dieu donnée non seulement au début de l’histoire,
mais à chacun de nous. Cela fait partie de son projet et cela
signifie faire croître le monde avec responsabilité, en le
transformant afin qu’il soit un jardin, un lieu vivable pour tous.
Au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de dominer,
de posséder, de manipuler, d’exploiter... Nous sommes en train de
perdre l’attitude de l’émerveillement, de la contemplation, de
l’écoute de la création. En cultivant cette attitude, nous
pourrons découvrir que l’eau nous parle aussi de son Créateur et
nous rappelle son histoire d’amour pour l’humanité. La prière
de bénédiction de l’eau, utilisée dans la liturgie romaine lors
de la veillée pascale et pour le rituel du baptême, est éloquente
car elle rappelle que le Seigneur s’en est servi comme signe et
mémoire de sa bonté: la Création, le déluge qui met fin au péché,
le passage de la Mer Rouge qui libère de l’esclavage, le baptême
de Jésus dans le Jourdain, le lavement des pieds qui se transforme
en précepte d’amour, l’eau qui coule du côté du Crucifié, le
mandat du Ressuscité de faire des disciples et de les baptiser …
ce sont des pierres milliaires de l’histoire du Salut, dans
lesquelles l’eau revêt une haute valeur symbolique.
L’eau
nous parle de vie, de purification, de régénération et de
transcendance. Dans la liturgie, l’eau manifeste la vie de Dieu qui
nous est communiquée dans le Christ. Jésus lui-même se présente
comme celui qui apaise la soif, de son sein jaillissent des fleuves
d’eau vive. Et dans son dialogue avec la Samaritaine, il affirme
que celui qui boit de l’eau que je lui donnerai n’aura plus
jamais soif. La soif évoque les désirs les plus profonds du cœur
humain, ses échecs et sa recherche d’un bonheur authentique
au-delà de soi-même. Or, le Christ est celui qui offre l’eau qui
étanche la soif intérieure, il est la source de la renaissance, il
est le bain qui purifie. Il est la source d’eau vive.
Voilà
pourquoi il est important de réaffirmer que tous ceux qui oeuvrent
dans le tourisme ont une forte responsabilité dans la gestion de
l’eau, de sorte que ce secteur soit effectivement une source de
richesse au niveau social, écologique, culturel et économique.
Tandis qu’il faut travailler pour réparer les dommages causés, il
faut aussi favoriser son usage rationnel et réduire au minimum
l’impact, en promouvant des politiques adéquates et en fournissant
des équipements efficaces qui aident à protéger notre futur
commun. Notre attitude envers la nature et la mauvaise gestion que
nous pouvons faire des ressources ne doivent peser ni sur les autres,
ni même et encore moins sur les générations à venir. Une plus
grande détermination est nécessaire de la part des personnes
engagées en politique et des entrepreneurs. Car, même si tous sont
conscients des défis que nous pose le problème de l’eau, nous
savons aussi que cela doit encore se concrétiser par des engagements
précis, contraignants et vérifiables. Cette situation requiert
surtout un changement de mentalité qui conduise à adopter un style
de vie différent, caractérisé par la sobriété et par
l’autodiscipline. Il faut faire en sorte que le touriste soit
conscient et réfléchisse sur ses responsabilités et sur l’impact
de son voyage. Il doit pouvoir arriver à la conviction que tout
n’est pas permis, même si personnellement il pourrait en assumer
le coût financier. Nous devons éduquer et encourager les petits
gestes qui nous permettent de ne pas gaspiller ou contaminer l’eau
et qui nous aident, en même temps, à apprécier davantage son
importance. Faisons nôtre le désir du Saint-Père de prendre le
ferme engagement de respecter et de garder la création, d’être
attentifs à chaque personne, de combattre la culture du gaspillage
et du rebut, pour promouvoir une culture de la solidarité et de la
rencontre.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
Miguel Angel Cabello Almada, Evêque de Concepción (superficie
30.984, population 406.000, catholiques 399.000, prêtres 34,
religieux 66), au Paraguay. L'Evêque élu, né en 1965 à Piribebuy
(Paraguay) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici directeur
spirituel au séminaire national de Caacupé (Paraguay). Il succède
à Mgr.Zacarías Ortiz Rolón, SDB, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été curé
de paroisse, vicaire diocésain et professeur de séminaire.
Mgr.Ján
Orosch, Archevêque de Trnava (superficie 4.833, population 637.400,
catholiques 462.046, prêtres 221, religieux 242), en Slovaquie.
Auxiliaire de ce même diocèse, il en était d'Administrateur
apostolique depuis 2012.
Mgr.Leo
Boccardi, Nonce apostolique en Iran, jusqu'ici Nonce au Soudan et en
Erythrée.
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