CITE DU VATICAN, 12 OCT 2005 (VIS). Cet après-midi, en la Salle du Synode, s'est ouverte la seizième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques sous la présidence du Cardinal Telesphore Placidius Toppo (239 Pères synodaux). La Relatio Post Disceptationem (Rapport après le dialogue général) a été présentée et a été suivie des interventions des auditeurs.
Le Rapport après le débat général du Cardinal Angelo Scola, Rapporteur général, commence en rappelant Jean-Paul II, qui a voulu dédier au thème "L'Eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise" cette XI Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, et avec la méditation par laquelle Benoît XVI a ouvert la première Congrégation générale
Le Cardinal Angelo Scola affirme "ne pas avoir fait une synthèse mais bien une confrontation des interventions, notamment de par le grand nombre des thèmes traités et des sensibilités représentées". L'introduction se conclut en annonçant l'orientation principale qui ressort, en règle générale, des interventions: le dépassement du dualisme entre doctrine et pastorale, entre théologie et liturgie.
Le Rapport comprend deux parties: la Première partie, intitulée 'Eduquer le peuple de Dieu à la foi dans l'Eucharistie', est divisée en cinq chapitres. Dans le premier, le Rapporteur affirme que de nombreuses interventions ont mis en évidence les difficultés objectives que le peuple chrétien rencontre, aujourd'hui, à croire en l'Eucharistie et à la célébrer, ainsi que la grave responsabilité des pasteurs en matière d'évangélisation et de nouvelle évangélisation.
Dans le deuxième chapitre, sont exposés les principaux traits des contenus essentiels de ce grand mystère, qui sont ressortis du besoin d'éducation des croyants à une foi eucharistique intégrale.
Dans le troisième chapitre, est soulignée la place très importante qu'a eu, au cours du débat, le lien entre l'Eucharistie et le septénaire sacramentel.
Le quatrième chapitre traite de l'Eucharistie et du peuple sacerdotal, les fidèles qui, en se réunissant ensemble, redécouvrent leur appartenance à l'Eglise. Sont également évoqués le Dies Domini, l'Evêque et les prêtres, les diacres permanents et les ministres extraordinaires de l'Eucharistie, la paroisse et les petites communautés, la famille, la vie consacrée, les jeunes.
Enfin, le cinquième chapitre est dédié au thème de l'Eucharistie et mission: pour être missionnaire, l'Eglise doit être également profondément eucharistique.
La Seconde partie, 'L'action eucharistique', est divisée en quatre chapitres. Dans le premier, le Cardinal Scola note que nombreux sont les Pères qui ont rappelé avec gratitude l'influence bénéfique de la réforme liturgique mise en place à partir du Concile Vatican II sur la vie de l'Eglise... et l'urgence d'une plus grande attention à l'Ars Celebrandi...après avoir traité, dans le deuxième chapitre, de la structure de la célébration liturgique.
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Dans la conclusion, qui précède les 17 questions destinées aux Carrefours et avec lesquelles se clôt le Rapport, le Cardinal Scola affirme que le travail qui attend désormais l'ensemble des Pères synodaux constitue la partie la plus délicate, d'où émergeront les 'Propositions' que nous offrirons au discernement propre du charisme du Successeur de Pierre.
Voici des extraits de certaines interventions:
M. LEONARDO CASCO, Président de 'Alliance pour les familles' (Honduras). "Puisque la réalité nous dit qu'un nombre considérable de catholiques de part le monde ne connaissent pas bien les principes doctrinaux de la foi qu'ils professent, vivant ce que l'on pourrait appelé un catholicisme 'light' (pour prendre un mot à la mode) il est indispensable et nécessaire de trouver au plus vite, à quarante ans de la conclusion du Concile Vatican II...une formule qui rende au fidèle laïque une formation doctrinale, éthique et morale de base, ainsi que la conscience de l'importance d'appartenir à l'unité de l'Eglise du Christ et l'orgueil, au sens positif, d'être catholique... Je pense qu'il est tout aussi indispensable que les évêques et les prêtres ne se fassent aucun scrupules à proposer avec joie et sûreté au fidèle laïque une vie de foi engagée et solide... Je parle non seulement d'insister sur la participation à la Messe dominicale, mais aussi de recommander la pratique de piétés quotidiennes comme le matin, offrir sa journée, réciter l'Angélus et le chapelet, jusqu'à -pourquoi pas- la messe quotidienne si c'est possible. Selon ma propre expérience, je peux affirmer que de telles pratiques accomplies régulièrement et avec constance, sans fatigue, portent des fruits disponibles presque immédiatement, permettant au laïc de vivre dans une atmosphère de foi qui le rend meilleur dans sa vie personnelle et surnaturelle... En conclusion, je souhaite, par mon discours, vous inviter à semer avec un nouvel enthousiasme chez les laïcs l'esprit engagé des chrétiens des premiers temps, le recours à la prière et au sacrifice, les pratiques quotidiennes de règles fondamentales de piété et le devoir et le droit de tous les fidèles à l'apostolat".
MME. MARTHA LORENA ALVARADO DE CASCO, Président du 'Comité pour la Vie' (Honduras). "Comme épouse, mère, soeur, fille et grand-mère, je crois qu'une formation de la femme est nécessaire, dès l'enfance, pour la préparer au développement de ses deux caractéristiques essentielles: la féminité et le don de la maternité... Malheureusement ces dernières décennies la femme a petit à petit perdu la vraie signification de son identité et donc le vrai sens de sa mission chrétienne...Il y a beaucoup à faire pour les femmes. Je suggère humblement et dans la limite des possibilités de séparer l'éducation des garçons et des filles, pour créer un environnement favorable à la formation des jeunes filles à l'image de la Vierge Marie, modèle de toutes les femmes. Des études faites montrent que l'éducation séparée des garçons et des filles simplifie, entre autres, le processus éducatif et le développement d'une affectivité saine, spécialement pendant l'adolescence...Elle facilite également la naissance de vocations à la vie religieuse et par conséquent la naissance de vocations sacerdotales chez les hommes. Je voudrais également soumettre à votre considération le fait d'insister sur la formation de groupes de jeunes réservés aux filles exclusivement afin de fortifier leur condition féminine et leur formation spirituelle et doctrinale...Pour conclure, je pense que ce serait une belle expérience de promouvoir dans les paroisses, des journées de la semaine réservées à l'adoration de Jésus Sacrement par les familles. De même, je partage, comme dit préalablement, l'importance de faciliter la confession des fidèles laïcs et le maintien, pour de nombreuses raisons, de l'usage du confessionnal pour les femmes de tous les âges".
F. MARC HAYET, Responsable des Petits Frères de Jésus (France). "Je voudrais faire une demande. Faisons attention à la manière dont nous parlons. Parler de notre monde principalement en termes de 'culture de mort', n'est?ce pas manquer de respect à tous ces gens qui essayent de vivre leur foi en Dieu ou leur foi en l'homme en se donnant pour le service de la vie, depuis le père ou la mère de famille jusqu'aux personnes engagées dans la politique ou le social? Ce monde, c'est aussi le lieu de toutes les générosités et de tous les engagements, parfois au prix de la vie; et c'est ce monde?là, mélangé, et pas un autre, que le Père aime, pour lequel il donne son Fils (l'Eucharistie nous le rappelle) et que travaille son Esprit... Les hommes et les femmes d'aujourd'hui ne peuvent entendre la parole de l'Evangile que si nous la leur présentons comme une proposition adressée à leur liberté, dans un vrai dialogue où nous respectons leur recherche et où nous acceptons de recevoir de leur compétence et de leur expérience de vie, y compris celle des plus pauvres, riche en humanité. Peut?être que l'humble signe du pain et du vin, accessible à tous et compréhensible par tous, nous invite à ce dialogue".
SOEUR RITA BURLEY, ACI, Supérieure générale des Servantes du Sacré-Coeur de Jésus (Grande Bretagne). La congrégation des "Servantes du Sacré-Coeur de Jésus...a mis au centre de sa vie la célébration de l'Eucharistie... L'invitation du Christ 'faites ceci en mémoire de moi' est vécue avec le prolongement de la grâce de la célébration de l'adoration eucharistique et dans le travail apostolique qui transmet l'expérience de l'amour sauveur de Dieu... Il n'y a donc pas de célébration et adoration de l'Eucharistie qui ne conduise pas à la mission... 'C'est notre désir d'être femmes et communauté de compassion et communion au service de la vraie vie'... Nous nous adaptons en fonctions des nécessités et des cultures locales; mais l'Eucharistie constitue toujours le coeur battant de notre mission. Les habitants de Bazartete, à Timor Est, vivent les tristes conséquences de la guerre. Nos soeurs offrent la sauveuse présence de l'adoration eucharistique, elles soutiennent les projets humanitaires et d'instruction et se dédient à l´écoute des souffrances des personnes et les accompagnent sur le difficile chemin de la paix et de la réconciliation: 'Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix'. Dans le diocèse de Yokohama au Japon, au coeur d'une forte culture bouddhiste, les soeurs offrent un témoignage silencieux de leur foi à la présence du Seigneur ressuscité; et lors de l'enseignement dans les écoles et les universités, elles transmettent les valeurs évangéliques de l'amour, du pardon et du respect... L'Eucharistie et travailler pour la justice sont deux faits inséparables. La Communion avec le Christ dans l'Eucharistie sous-entend l'acceptation de la responsabilité morale de travailler avec Lui, en collaboration avec les autres, pour transformer les systèmes et les mentalités injustes en stratégies et plans qui promeuvent la vraie nature de l'amour de Dieu pour notre famille humaine".
M.ANDREA RICCARDI, Fondateur de la Communauté de Sant' Egidio (Italie). "La vie du chrétien parmi les personnes tombe souvent dans l'anonymat. Est-ce que le chrétien a quelque chose à donner aux autres? On ne donne pas si on n'a pas reçu: le pain de la Parole et de l'Eucharistie. Jésus dit aux disciples: 'Donnez-leur vous-mêmes à manger', c'est la mission. Si on offre le bon pain, on verra que la faim est là; que le temps est moins négatif de ce qu'il apparaît. Et face aux grandes pauvretés? Aujourd'hui on est perdu ou oublié. On ne peut pas faire manquer l'Evangile aux pauvres. La charité ne durera pas sans la nourriture de l'Eucharistie. J'ai pu voir cela dans tant d'existences connues ou inconnues chez les pauvres, qui font que oui, l'Eglise -malgré nos limites- est ressource pour les plus désespérés. En fin les chrétiens, depuis l'enfer des persécutions du XX siècle, montrent qu'il est toujours possible de vivre et communiquer l'Evangile. En 2000, Jean-Paul II a demandé de recueillir les témoignages des nouveaux martyrs. J'attire votre attention sur le fait que c'est un travail à reprendre dans les Eglises particulières et au niveau central. Il y a un testament des martyrs à ouvrir dans le contexte de l'Eucharistie. Le lien entre Eucharistie et martyr est source de confiance et d'espérance au delà de notre lecture réaliste ou pessimiste de la situation".
M. ALEXEI V.JUDIN, Professeur d'Histoire de l'Eglise et du dialogue inter confessions dans la Fédération russe, Russian state University for the Humainities, St. Thomas College (Fédération russe). "Comme vous le savez bien, nous catholiques russes devons affronter gravement le problème du dialogue avec les orthodoxes... Il existe chez nous catholiques, des normes qui régissent l'intercommunion avec les non catholiques. Mais la reconnaissance réciproque avec les orthodoxes de la vraie présence du Seigneur dans l'Eucharistie nous engage à faire des pas en avant sur la route du rapprochement. Quels pas pouvons-nous faire? Avant tout, sans violer les règles ni diluer l'identité catholique, nous devons penser à la façon de pouvoir résoudre la crise actuelle de l'oecuménisme. L'oecuménisme dans sa version actuelle se concentre essentiellement dans des discussions sur les différents problèmes historiques, théologiques etc. La dimension de l'oecuménisme spirituel se limite à des prières génériques, à des rencontres fraternelles à différents niveaux mais s'arrête devant l'Eucharistie. En effet, toutes ces expressions et ces évènements cherchent à éviter la réalité eucharistique... Comment peut-on approfondir cette connaissance réciproque dans la perspective eucharistique? Je n'ai pas de réponse sûre mais je peux vous faire une proposition. Nous avons de nombreux charismes dans l'Eglise catholique -les charismes des différents ordres, des différentes congrégations religieuses, des différents mouvements etc. Nous pouvons assurer l'unité entre eux non seulement au niveau juridico-administratif mais aussi spirituel... Si nous sommes donc capables de gérer les choses dans l'environnement catholique en assurant l'unité entre les différents charismes pourquoi ne pouvons-nous pas nous rapprocher du Mystère eucharistique ensemble dans l'unité réconciliée entre la réalité d'Orient et d'Occident?"
MGR. JOSEPH ZEN ZE-KIUN, SDB, Evêque de Hong-Kong (Chine). "L'Eglise de Chine, apparemment coupée en deux, une officielle reconnue par le gouvernement et une clandestine qui refuse d'être indépendante de Rome, est en réalité une seule Eglise, car tous veulent être unis au Pape. Après de longues années de séparation forcée, la grande majorité des évêques de l'Eglise officielle est légitimée par la magnanimité du Saint-Père. Spécialement ces dernières années, il est devenu toujours plus évident que les évêques ordonnés sans l'approbation du Souverain Pontife ne sont acceptés ni du clergé ni des fidèles. On espère que face à ce Sensus Ecclesiae, le gouvernement voie la nécessité d'aboutir à une normalisation de la situation, même si les éléments 'conservateurs' au sein de l'Eglise officielle font résistance pour d'évidentes raisons d'intérêts. L'invitation du Saint-Père pour le Synode faite aux quatre évêques était une bonne occasion, mais il semble qu'elle ait été gaspillée. L'Eucharistie bien célébrée pourra certainement accélérer la venue de la vraie liberté religieuse pour le peuple chinois".
SE/SEIZIEME CONGREGATION/... VIS 20051013 (2220)
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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jeudi 13 octobre 2005
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements: Mgr. Aloysius M.Sutrisnaatmaka, Evêque de Palangkaraya (Indonésie), Mgr. Vojtech Nepšinský, Recteur du Séminaire et Président de la Commission liturgique diocésaine de Banská Bystrica (Slovaquie); Père Michael Kunzler, Professeur de Liturgie à la faculté de Théologie de Paderborn (Allemagne); Père José Raimundo Pinto de Melo, SI, membre de la Commission liturgique nationale (Brésil); Père Konstantin Morozov, OFM Cap. (Ukraine).
-Membre du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux le Père Jesús Castellano Cervera, OCD, professeur à l'Institut pontifical de spiritualité Tresianum de Rome.
NEA/.../... VIS 20051013 (110)
-Consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements: Mgr. Aloysius M.Sutrisnaatmaka, Evêque de Palangkaraya (Indonésie), Mgr. Vojtech Nepšinský, Recteur du Séminaire et Président de la Commission liturgique diocésaine de Banská Bystrica (Slovaquie); Père Michael Kunzler, Professeur de Liturgie à la faculté de Théologie de Paderborn (Allemagne); Père José Raimundo Pinto de Melo, SI, membre de la Commission liturgique nationale (Brésil); Père Konstantin Morozov, OFM Cap. (Ukraine).
-Membre du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux le Père Jesús Castellano Cervera, OCD, professeur à l'Institut pontifical de spiritualité Tresianum de Rome.
NEA/.../... VIS 20051013 (110)
AUDIENCES
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS).- Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audiences séparées huit prélats de la Conférence épiscopale d'Ethiopie et d'Erythrée en visite AD Limina:
-Mgr. Berhaneyesus Demerew Souraphiel C.M, Archevêque d'Addis Abeba.
-Mgr. Tesfay Medhin, Evêque d'Adigrat.
-Mgr. Musie Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Evêque d'Emdeber.
-Mgr. Lorenzo Ceresoli, M.C.C.I, Vicaire apostolique d'Awasa.
-Mgr. Woldetensaé Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Vicaire apostolique d' Harar.
-Mgr. Abraham Desta, Vicaire apostolique de Meki.
-Mgr. Leonardus Dobbelaar, C.M., Vicaire apostolique de Nekemte.
-Mgr. Domenico Crescentino Marinozzi, O.F.M, Cap, Vicaire apostolique de Soddo-Hosanna.
AL/.../... VIS 20051013 (100)
-Mgr. Berhaneyesus Demerew Souraphiel C.M, Archevêque d'Addis Abeba.
-Mgr. Tesfay Medhin, Evêque d'Adigrat.
-Mgr. Musie Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Evêque d'Emdeber.
-Mgr. Lorenzo Ceresoli, M.C.C.I, Vicaire apostolique d'Awasa.
-Mgr. Woldetensaé Ghebreghiorgis, O.F.M. Cap, Vicaire apostolique d' Harar.
-Mgr. Abraham Desta, Vicaire apostolique de Meki.
-Mgr. Leonardus Dobbelaar, C.M., Vicaire apostolique de Nekemte.
-Mgr. Domenico Crescentino Marinozzi, O.F.M, Cap, Vicaire apostolique de Soddo-Hosanna.
AL/.../... VIS 20051013 (100)
SYNODE: UNITE ET COMPROMIS DANS LA TRANSMISSION DE LA FOI EUCHARISTIQUE
CITE DU VATICAN, 13 OCT 2005 (VIS). En fin de matinée, dans la Salle de Presse du Saint-Siège a eu lieu la deuxième conférence de presse sur la XI Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, une fois la Relatio Post Disceptationem présentée (le document qui résume brièvement les principaux thèmes des discussions des Pères synodaux).
Y ont participé Mgr. Francis Arinze, Mgr. Juan Sandoval Iñiguez et Mgr. Telesphore Placidius Toppo, Cardinaux et Présidents délégués du Synode, Mgr. John P. Foley, Président de la Commission pour l'Information et Mgr. Sofron Stefan Mudry, OSBM, Vice-président de la même commission.
Le Cardinal Arinze a été impressionné, pendant ce Synode, par l'engagement des participants à transmettre la foi et l'importance attribuée à l'Ars Celebrandi pour que cette foi qui nourrit le peuple de Dieu dans l'Eglise, les accompagne vers le temple et les aide à partager avec les autres ce qu'ils ont reçu.
Par contre, le Cardinal Sandoval a parlé de la profondeur de la foi dans l'Eucharistie et a choisi comme exemple de cette foi les mots écrits sur son ordinateur par un handicapé muet avant de recevoir la Communion: 'Le Seigneur semble se trouver dans le crucifix, mais il n'y est pas; dans l'Eucharistie il semble qu'il n'y soit pas mais il y est'. "Nous partageons tous cette foi dans la présence réelle du Christ". Puis il a trouvé que parmi les moments les plus importants du Synode il y avait le premier jour de l'assemblée, la présence et les mots de Benoît XVI ainsi que sa participation "comme un père synodal" et l'heure de libre discussion qui concluait les travaux de l'après-midi.
Le Cardinal Toppo a retracé la capacité d'agrégation du synode qui a convoqué les personnes des cinq continents "unies dans la même foi" et a fait remarquer qu'en Asie, d'où il vient, où cohabitent tant de religions, le signal d'identité des catholiques est l'unité dans l'Eucharistie sous la conduite du Saint-Père. Il a également cité le président de la délégation indienne qui a participé aux funérailles de Jean-Paul II, impressionné par la participation et l'unité des catholiques lors de la cérémonie a dit: "J'ai ressenti aujourd'hui la présence de Dieu".
La diminution des présences à la messe dominicale dans les pays occidentaux fut le thème qui a retenu l'attention de Mgr. Foley pendant cette assemblée synodale, et qui retient que les moments les plus riches furent quand les pères synodaux et délégués des pays d'Europe centrale et orientale ont raconté les persécutions et sacrifices endurés sous les régimes totalitaires.
Mgr. Mudry a conclu en insistant sur la foi dans l'Eucharistie tant des catholiques que des orthodoxes et sur l'enseignement de cette foi, qui commence dans les familles, complété par le travail des prêtres et le rôle de la liturgie, disant que peut-être que dans les églises orientales les 'signes visibles de la sainteté' avec la présence du tabernacle sont plus perceptibles que dans celles occidentales.
A la fin de la conférence de presse, un journaliste a demandé pourquoi face au problème de la carence de prêtres dans certaines régions du monde, on continue à douter de la solution d'ordonner des hommes mariés. Le Cardinal Toppo a répondu que "le vrai problème est la crise de la foi; le manque de prêtres est un symptôme de cette crise". Le Cardinal Sandoval a proposé d'autres causes de cette carence, "le manque de foi, la sécularisation, la fermeture de la fenêtre à l'infini". Mgr. Murdy a fait remarquer que dans les Eglises orientales catholiques, il y a des prêtres mariés et cela ne résout pas le problème car "ils doivent également dédier du temps à leur famille, aux études et il est difficile qu'ils puissent se déplacer si l'évêque le leur demande".
En ce qui concerne le problème de la non admission à la communion eucharistique des personnes divorcées, le Cardinal Arinze a dit que l'Eglise "éprouve de la compassion pour ces personnes qui souffrent, même s'ils ne peuvent pas communier car leur situation ne reflète pas l'image de l'unité entre le Christ et l'Eglise (la mari et l'épouse), tout en restant membres de l'Eglise".
Puis parlant des nombreuses interventions de ces derniers jours sur une plus grande homogénéité de l'inculturation, le Cardinal Toppo a précisé qu'elle est "essentielle, et c'est l'expression de la foi d'un peuple". Le Cardinal Sandoval a ajouté que "l'important est que les cantiques, la danse, la couleur etc aident l'intériorisation, aident à s'unir au Seigneur et que la cérémonie ne se convertisse pas en spectacle pour divertir sans plus".
SE/CONFERENCE DE PRESSE/... VIS 20051013(770)
Y ont participé Mgr. Francis Arinze, Mgr. Juan Sandoval Iñiguez et Mgr. Telesphore Placidius Toppo, Cardinaux et Présidents délégués du Synode, Mgr. John P. Foley, Président de la Commission pour l'Information et Mgr. Sofron Stefan Mudry, OSBM, Vice-président de la même commission.
Le Cardinal Arinze a été impressionné, pendant ce Synode, par l'engagement des participants à transmettre la foi et l'importance attribuée à l'Ars Celebrandi pour que cette foi qui nourrit le peuple de Dieu dans l'Eglise, les accompagne vers le temple et les aide à partager avec les autres ce qu'ils ont reçu.
Par contre, le Cardinal Sandoval a parlé de la profondeur de la foi dans l'Eucharistie et a choisi comme exemple de cette foi les mots écrits sur son ordinateur par un handicapé muet avant de recevoir la Communion: 'Le Seigneur semble se trouver dans le crucifix, mais il n'y est pas; dans l'Eucharistie il semble qu'il n'y soit pas mais il y est'. "Nous partageons tous cette foi dans la présence réelle du Christ". Puis il a trouvé que parmi les moments les plus importants du Synode il y avait le premier jour de l'assemblée, la présence et les mots de Benoît XVI ainsi que sa participation "comme un père synodal" et l'heure de libre discussion qui concluait les travaux de l'après-midi.
Le Cardinal Toppo a retracé la capacité d'agrégation du synode qui a convoqué les personnes des cinq continents "unies dans la même foi" et a fait remarquer qu'en Asie, d'où il vient, où cohabitent tant de religions, le signal d'identité des catholiques est l'unité dans l'Eucharistie sous la conduite du Saint-Père. Il a également cité le président de la délégation indienne qui a participé aux funérailles de Jean-Paul II, impressionné par la participation et l'unité des catholiques lors de la cérémonie a dit: "J'ai ressenti aujourd'hui la présence de Dieu".
La diminution des présences à la messe dominicale dans les pays occidentaux fut le thème qui a retenu l'attention de Mgr. Foley pendant cette assemblée synodale, et qui retient que les moments les plus riches furent quand les pères synodaux et délégués des pays d'Europe centrale et orientale ont raconté les persécutions et sacrifices endurés sous les régimes totalitaires.
Mgr. Mudry a conclu en insistant sur la foi dans l'Eucharistie tant des catholiques que des orthodoxes et sur l'enseignement de cette foi, qui commence dans les familles, complété par le travail des prêtres et le rôle de la liturgie, disant que peut-être que dans les églises orientales les 'signes visibles de la sainteté' avec la présence du tabernacle sont plus perceptibles que dans celles occidentales.
A la fin de la conférence de presse, un journaliste a demandé pourquoi face au problème de la carence de prêtres dans certaines régions du monde, on continue à douter de la solution d'ordonner des hommes mariés. Le Cardinal Toppo a répondu que "le vrai problème est la crise de la foi; le manque de prêtres est un symptôme de cette crise". Le Cardinal Sandoval a proposé d'autres causes de cette carence, "le manque de foi, la sécularisation, la fermeture de la fenêtre à l'infini". Mgr. Murdy a fait remarquer que dans les Eglises orientales catholiques, il y a des prêtres mariés et cela ne résout pas le problème car "ils doivent également dédier du temps à leur famille, aux études et il est difficile qu'ils puissent se déplacer si l'évêque le leur demande".
En ce qui concerne le problème de la non admission à la communion eucharistique des personnes divorcées, le Cardinal Arinze a dit que l'Eglise "éprouve de la compassion pour ces personnes qui souffrent, même s'ils ne peuvent pas communier car leur situation ne reflète pas l'image de l'unité entre le Christ et l'Eglise (la mari et l'épouse), tout en restant membres de l'Eglise".
Puis parlant des nombreuses interventions de ces derniers jours sur une plus grande homogénéité de l'inculturation, le Cardinal Toppo a précisé qu'elle est "essentielle, et c'est l'expression de la foi d'un peuple". Le Cardinal Sandoval a ajouté que "l'important est que les cantiques, la danse, la couleur etc aident l'intériorisation, aident à s'unir au Seigneur et que la cérémonie ne se convertisse pas en spectacle pour divertir sans plus".
SE/CONFERENCE DE PRESSE/... VIS 20051013(770)
mercredi 12 octobre 2005
QUATORZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 11 OCT 2005 (VIS). La quatorzième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques s'est ouverte à 16 h 30' sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez. Avant les interventions de certains Pères synodaux, se sont exprimés les Délégués des Eglises et autres confessions invitées.
A l'ouverture des travaux, le Secrétaire général du Synode a rappelé que c'est aujourd'hui le 43 anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et la mémoire liturgique du bienheureux Jean XXIII.
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.ZIZIOULAS JOHANNIS, Métropolite orthodoxe de Pergame. "C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à ce vénérable Synode des Evêques et de lui apporter les salutations fraternelles et les meilleurs voeux de la part du Patriarche oecuménique Barthélémy Ier et de l'Eglise de Constantinople. L'invitation d'envoyer un délégué fraternel à ce Synode faite à notre Eglise est un geste d'une grande importance oecuménique. Nous y répondons avec gratitude et amour. Nous, les orthodoxes, sommes profondément gratifiés par le fait que votre Synode considère, lui aussi, l'Eucharistie comme la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Il est de la plus haute importance que les catholiques romains et les orthodoxes puissent le dire d'une seule voix. Il existe peut-être encore certaines choses qui séparent nos deux Eglises, mais nous croyons, ensemble, que l'Eucharistie est le coeur de l'Eglise. C'est sur cette base que nous pouvons poursuivre le dialogue théologique officiel entre nos deux Eglises, qui entre maintenant dans une nouvelle phase. L'ecclésiologie eucharistique peut nous guider dans nos efforts pour surmonter mille années de séparation. Aussi, il est dommage d'avoir la même conviction sur l'importance de l'Eucharistie mais de ne pas être capable de la partager à la même Table".
LE REV.PHILIP VASYLTSEV, du Patriarcat de Moscou et de toutes les Russies. "L'Eucharistie est au centre de la vie de l'Eglise, et de celle de chaque chrétien. C'est pourquoi l'affaiblissement de la conscience eucharistique mène à une baisse de la conscience ecclésiale, à un déplacement des accents, et à des erreurs dans la compréhension des valeurs chrétiennes... Nous serions très heureux si notre expérience, historique et actuelle, de la vie eucharistique pouvait être utile et aider l'Eglise catholique romaine... Il ne faut cependant pas oublier que, dans l'Eglise orthodoxe russe, la préparation à la communion comprend non seulement la préparation intérieure, mais aussi la Règle (un jeûne strict de trois jours, une visite à l'Eglise pendant ces trois jours, des prières pour la communion, un jeûne eucharistique spécial après minuit) et la confession obligatoire. D'ailleurs, ces règles strictes, l'Eglise les voit non pas comme une obligation, mais comme l'application à soi-même d'une pratique qui s'est formée historiquement selon les traditions".
MGR.MOURAD SEVERIUS MALKE, du Patriarcat syro-orthodoxe. "Dans notre Eglise Syro-orthodoxe, nous célébrons la Divine liturgie en syro-araméen, la langue de Notre Seigneur Jésus; et durant la Divine liturgie, nous récitons exactement les mêmes mots que ceux prononcés par Jésus au Cénacle. Et le prêtre qui célèbre ce sacrement doit le faire seul. Je suis fier de vivre dans le monastère St.Marc dans la vieille ville, à Jérusalem, où Jésus a participé à sa Dernière Cène... La présence du Christ dans la Sainte Eucharistie ne se limite pas seulement à sa présence corporelle, Il est présent dans toute sa plénitude humaine et divine. Ainsi, le Seigneur Jésus est présent dans chacune des parties des deux éléments... Saint Paul Apôtre exhorte le croyant à se préparer spirituellement avant de recevoir la communion avec foi, respect et une conscience pure; il devrait purifier son corps et observer le jeûne de minuit précédant le rite de la communion. Il était de coutume, chez nous, de donner le sacrement de la Sainte Communion aux enfants tout de suite après avoir reçu le sacrement du Saint Baptême, le Chrisme".
MGR.MANOUG NAREG ALEMEZIAN, Responsable œcuménique de la Grande Maison de Cilicie (Arménie). "Le mot arménien utilisé pour indiquer la Sainte Eucharistie est 'Surp Patarag', qui veut dire Saint Sacrifice. Nous sommes au service de Dieu (liturgie) dans la vie liturgique de l'Eglise et nous offrons le sacrifice d'action de grâce (Eucharistie) pour les dons qu'Il nous a faits. La Sainte Eucharistie est axée sur le don sacrificiel de notre Sauveur et génère une communion d'amour avec Dieu et avec nos fidèles à travers la puissance de l'Esprit Saint... Dans l'Evaluation du rôle constructif des dialogues oecuméniques bilatéraux et multilatéraux et lors de la discussion sur le thème 'l'Eglise comme communion', je vous encourage à tous nous engagés dans l'étude de l'ecclésiologie eucharistique, qui place l'unité de l'Eglise dans la célébration locale de la Sainte Eucharistie présidée par l'Evêque en communion avec ses frères Evêques. A ce sujet, le rôle particulier de l'Evêque est indiqué comme celui qui prend soin du troupeau qui lui a été confié par le Bon Pasteur, l'assistant de la meilleure manière dans le partage eucharistique de l'unique pain et par la communion spirituelle et universelle dans le corps mystique du Christ".
SG.REV.JOHN HIND, Evêque anglican de Chichester (Grande-Bretagne). "Je vous transmets le meilleur souvenir de l'Archevêque de Canterbury et sa demande de prière pour les anglicans qui vivent actuellement un moment difficile... Quand est-il opportun de partager la communion? Comment doit-on interpréter la prise de communion en public du frère protestant Roger Schutz? L'Eucharistie n'est pas avant tout un thème, un rite ou un cérémonial mais un bénéfice de la nouvelle vie dans le Christ. Si nous devons être de vrais chrétiens, il doit y avoir des critères de reconnaissance réciproque. La capacité de tolérance des uns avec les autres n'est pas moins importante... Nous ne célébrons pas notre amitié dans l'Eucharistie mais plutôt notre réconciliation avec Dieu qui permet notre amitié... Si l'Eucharistie même est Mysterium Fidei, alors notre amitié ou communion dans l'Eglise est aussi un Mysterion, c'est à dire que nous parlons de quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre avec la seule raison... Etre unis au Christ dans l'offrande de sa personne, nous permet de nous tourner non seulement vers Dieu mais aussi vers chacun et chacune de nos frères et soeurs, pour lesquels, dans leur merveilleuse diversité, le Fils de Dieu a donné sa vie".
LE CARDINAL GERALDO MAJELLA AGNELO, Archevêque de Saint Salvador de Bahia (Brésil). " Nous savons comment, dès les premiers siècles du christianisme, une attention spéciale a été accordée aux fidèles qui ne pouvaient pas participer à la célébration du sacrifice eucharistique, raison pour laquelle a été instituée la conservation de l'Eucharistie pour pouvoir répondre aux diverses motivations d'un tel empêchement... Je désire mettre en évidence la situation des malades, des prisonniers et des personnes âgées qui ont des difficultés à se déplacer de manière autonome. Je voudrais insister ici sur l'opportunité et la nécessité de préparer des fidèles laïcs à promouvoir la visite du prêtre pour la réconciliation sacramentelle et à continuer ensuite les soins pastoraux en portant la communion eucharistique. De nombreuses personnes se sentent seules aujourd'hui, n'ayant pas de parents proches, parce qu'elles sont laissées en permanence dans des établissements de soins de longue durée, ou en raison de limites de déambulation autonome, ce qui les oblige à garder le lit sans la possibilité de recevoir la visite des membres de leur famille ou d'amis, ou même rejetées parce que improductives. Dans un monde qui dispose d'autant de moyens de communication, très souvent, les personnes, même si elles ne sont pas malades, ont tendance à vivre dans l'isolement et le silence. Dans les moments de souffrance, cependant, elles éprouvent le besoin de rencontrer la manifestation de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Aussi, Dieu a besoin de nos bras et de notre témoignage pour qu'elles puissent faire l'expérience de son amour".
SE/QUATORZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1300)
A l'ouverture des travaux, le Secrétaire général du Synode a rappelé que c'est aujourd'hui le 43 anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II et la mémoire liturgique du bienheureux Jean XXIII.
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.ZIZIOULAS JOHANNIS, Métropolite orthodoxe de Pergame. "C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à ce vénérable Synode des Evêques et de lui apporter les salutations fraternelles et les meilleurs voeux de la part du Patriarche oecuménique Barthélémy Ier et de l'Eglise de Constantinople. L'invitation d'envoyer un délégué fraternel à ce Synode faite à notre Eglise est un geste d'une grande importance oecuménique. Nous y répondons avec gratitude et amour. Nous, les orthodoxes, sommes profondément gratifiés par le fait que votre Synode considère, lui aussi, l'Eucharistie comme la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Il est de la plus haute importance que les catholiques romains et les orthodoxes puissent le dire d'une seule voix. Il existe peut-être encore certaines choses qui séparent nos deux Eglises, mais nous croyons, ensemble, que l'Eucharistie est le coeur de l'Eglise. C'est sur cette base que nous pouvons poursuivre le dialogue théologique officiel entre nos deux Eglises, qui entre maintenant dans une nouvelle phase. L'ecclésiologie eucharistique peut nous guider dans nos efforts pour surmonter mille années de séparation. Aussi, il est dommage d'avoir la même conviction sur l'importance de l'Eucharistie mais de ne pas être capable de la partager à la même Table".
LE REV.PHILIP VASYLTSEV, du Patriarcat de Moscou et de toutes les Russies. "L'Eucharistie est au centre de la vie de l'Eglise, et de celle de chaque chrétien. C'est pourquoi l'affaiblissement de la conscience eucharistique mène à une baisse de la conscience ecclésiale, à un déplacement des accents, et à des erreurs dans la compréhension des valeurs chrétiennes... Nous serions très heureux si notre expérience, historique et actuelle, de la vie eucharistique pouvait être utile et aider l'Eglise catholique romaine... Il ne faut cependant pas oublier que, dans l'Eglise orthodoxe russe, la préparation à la communion comprend non seulement la préparation intérieure, mais aussi la Règle (un jeûne strict de trois jours, une visite à l'Eglise pendant ces trois jours, des prières pour la communion, un jeûne eucharistique spécial après minuit) et la confession obligatoire. D'ailleurs, ces règles strictes, l'Eglise les voit non pas comme une obligation, mais comme l'application à soi-même d'une pratique qui s'est formée historiquement selon les traditions".
MGR.MOURAD SEVERIUS MALKE, du Patriarcat syro-orthodoxe. "Dans notre Eglise Syro-orthodoxe, nous célébrons la Divine liturgie en syro-araméen, la langue de Notre Seigneur Jésus; et durant la Divine liturgie, nous récitons exactement les mêmes mots que ceux prononcés par Jésus au Cénacle. Et le prêtre qui célèbre ce sacrement doit le faire seul. Je suis fier de vivre dans le monastère St.Marc dans la vieille ville, à Jérusalem, où Jésus a participé à sa Dernière Cène... La présence du Christ dans la Sainte Eucharistie ne se limite pas seulement à sa présence corporelle, Il est présent dans toute sa plénitude humaine et divine. Ainsi, le Seigneur Jésus est présent dans chacune des parties des deux éléments... Saint Paul Apôtre exhorte le croyant à se préparer spirituellement avant de recevoir la communion avec foi, respect et une conscience pure; il devrait purifier son corps et observer le jeûne de minuit précédant le rite de la communion. Il était de coutume, chez nous, de donner le sacrement de la Sainte Communion aux enfants tout de suite après avoir reçu le sacrement du Saint Baptême, le Chrisme".
MGR.MANOUG NAREG ALEMEZIAN, Responsable œcuménique de la Grande Maison de Cilicie (Arménie). "Le mot arménien utilisé pour indiquer la Sainte Eucharistie est 'Surp Patarag', qui veut dire Saint Sacrifice. Nous sommes au service de Dieu (liturgie) dans la vie liturgique de l'Eglise et nous offrons le sacrifice d'action de grâce (Eucharistie) pour les dons qu'Il nous a faits. La Sainte Eucharistie est axée sur le don sacrificiel de notre Sauveur et génère une communion d'amour avec Dieu et avec nos fidèles à travers la puissance de l'Esprit Saint... Dans l'Evaluation du rôle constructif des dialogues oecuméniques bilatéraux et multilatéraux et lors de la discussion sur le thème 'l'Eglise comme communion', je vous encourage à tous nous engagés dans l'étude de l'ecclésiologie eucharistique, qui place l'unité de l'Eglise dans la célébration locale de la Sainte Eucharistie présidée par l'Evêque en communion avec ses frères Evêques. A ce sujet, le rôle particulier de l'Evêque est indiqué comme celui qui prend soin du troupeau qui lui a été confié par le Bon Pasteur, l'assistant de la meilleure manière dans le partage eucharistique de l'unique pain et par la communion spirituelle et universelle dans le corps mystique du Christ".
SG.REV.JOHN HIND, Evêque anglican de Chichester (Grande-Bretagne). "Je vous transmets le meilleur souvenir de l'Archevêque de Canterbury et sa demande de prière pour les anglicans qui vivent actuellement un moment difficile... Quand est-il opportun de partager la communion? Comment doit-on interpréter la prise de communion en public du frère protestant Roger Schutz? L'Eucharistie n'est pas avant tout un thème, un rite ou un cérémonial mais un bénéfice de la nouvelle vie dans le Christ. Si nous devons être de vrais chrétiens, il doit y avoir des critères de reconnaissance réciproque. La capacité de tolérance des uns avec les autres n'est pas moins importante... Nous ne célébrons pas notre amitié dans l'Eucharistie mais plutôt notre réconciliation avec Dieu qui permet notre amitié... Si l'Eucharistie même est Mysterium Fidei, alors notre amitié ou communion dans l'Eglise est aussi un Mysterion, c'est à dire que nous parlons de quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre avec la seule raison... Etre unis au Christ dans l'offrande de sa personne, nous permet de nous tourner non seulement vers Dieu mais aussi vers chacun et chacune de nos frères et soeurs, pour lesquels, dans leur merveilleuse diversité, le Fils de Dieu a donné sa vie".
LE CARDINAL GERALDO MAJELLA AGNELO, Archevêque de Saint Salvador de Bahia (Brésil). " Nous savons comment, dès les premiers siècles du christianisme, une attention spéciale a été accordée aux fidèles qui ne pouvaient pas participer à la célébration du sacrifice eucharistique, raison pour laquelle a été instituée la conservation de l'Eucharistie pour pouvoir répondre aux diverses motivations d'un tel empêchement... Je désire mettre en évidence la situation des malades, des prisonniers et des personnes âgées qui ont des difficultés à se déplacer de manière autonome. Je voudrais insister ici sur l'opportunité et la nécessité de préparer des fidèles laïcs à promouvoir la visite du prêtre pour la réconciliation sacramentelle et à continuer ensuite les soins pastoraux en portant la communion eucharistique. De nombreuses personnes se sentent seules aujourd'hui, n'ayant pas de parents proches, parce qu'elles sont laissées en permanence dans des établissements de soins de longue durée, ou en raison de limites de déambulation autonome, ce qui les oblige à garder le lit sans la possibilité de recevoir la visite des membres de leur famille ou d'amis, ou même rejetées parce que improductives. Dans un monde qui dispose d'autant de moyens de communication, très souvent, les personnes, même si elles ne sont pas malades, ont tendance à vivre dans l'isolement et le silence. Dans les moments de souffrance, cependant, elles éprouvent le besoin de rencontrer la manifestation de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Aussi, Dieu a besoin de nos bras et de notre témoignage pour qu'elles puissent faire l'expérience de son amour".
SE/QUATORZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1300)
RELIGION, JUSTICE ET SOLIDARITE
CITE DU VATICAN, 12 OCT 2005 (VIS). Le psaume 121, qui est salut à la ville sainte de Jérusalem, a été le thème traité par Benoît XVI lors de l'Audience générale tenue ce matin Place-St.Pierre devant personnes.
Jérusalem, a dit le Pape, ville solide "symbole de sécurité et de stabilité, est le cœur des douze tribus d'Israël unies, qui voient en elle le centre de leur foi et de leur culte... Il y a à Jérusalem une autre importante réalité, signe elle-aussi de la présence de Dieu en Israël, la présence de la dynastie davidique, expression de l'action divine dans l'histoire".
"Ainsi, Jérusalem, capitale politique, est également le siège judiciaire suprême qui traite les causes en dernière instance. Sortant de Sion, les pèlerins juifs rentrent chez eux plus justes et pacifiés".
Le psaume trace un portrait idéal de la ville sainte étant donnée "sa fonction religieuse et sociale. Il montre que la religion biblique n'est ni abstraite ni intimiste, mais un ferment de justice et de solidarité. La communion avec Dieu implique nécessairement celle des frères entre-eux".
Puis Benoît XVI a noté que l'invocation finale contient le mot Shalom, qui rappelle la paix messianique, porteuse de joie, de prospérité, de bien et d'abondance... Ce salut préfigure celui de François, Pax et Bonus".
Enfin, le Saint-Père a rappelé que dans ses homélies sur Ezéchiel, saint Grégoire le Grand écrit que la Cité Sainte a été "en grande partie bâtie selon l'esprit des saints. Dans un édifice chaque pierre soutient et est soutenue par les autres... . Il en va de même pour l'Eglise où chacun soutient et est soutenu".
On ne saurait oublier, a-t-il conclu, "qu'une fondation supporte le poids de tout l'édifice, en l'occurrence notre Rédempteur...dont l'Apôtre dit: 'personne ne peut mettre en place une fondation autre que celle existante, qui est Jésus-Christ".
A la conclusion de l'Audience, le Saint-Père a salué Mgr.Edmond Farhat, Nonce apostolique en Autriche.
AG/PSAUME 121/... VIS 20051012 (330)
Jérusalem, a dit le Pape, ville solide "symbole de sécurité et de stabilité, est le cœur des douze tribus d'Israël unies, qui voient en elle le centre de leur foi et de leur culte... Il y a à Jérusalem une autre importante réalité, signe elle-aussi de la présence de Dieu en Israël, la présence de la dynastie davidique, expression de l'action divine dans l'histoire".
"Ainsi, Jérusalem, capitale politique, est également le siège judiciaire suprême qui traite les causes en dernière instance. Sortant de Sion, les pèlerins juifs rentrent chez eux plus justes et pacifiés".
Le psaume trace un portrait idéal de la ville sainte étant donnée "sa fonction religieuse et sociale. Il montre que la religion biblique n'est ni abstraite ni intimiste, mais un ferment de justice et de solidarité. La communion avec Dieu implique nécessairement celle des frères entre-eux".
Puis Benoît XVI a noté que l'invocation finale contient le mot Shalom, qui rappelle la paix messianique, porteuse de joie, de prospérité, de bien et d'abondance... Ce salut préfigure celui de François, Pax et Bonus".
Enfin, le Saint-Père a rappelé que dans ses homélies sur Ezéchiel, saint Grégoire le Grand écrit que la Cité Sainte a été "en grande partie bâtie selon l'esprit des saints. Dans un édifice chaque pierre soutient et est soutenue par les autres... . Il en va de même pour l'Eglise où chacun soutient et est soutenu".
On ne saurait oublier, a-t-il conclu, "qu'une fondation supporte le poids de tout l'édifice, en l'occurrence notre Rédempteur...dont l'Apôtre dit: 'personne ne peut mettre en place une fondation autre que celle existante, qui est Jésus-Christ".
A la conclusion de l'Audience, le Saint-Père a salué Mgr.Edmond Farhat, Nonce apostolique en Autriche.
AG/PSAUME 121/... VIS 20051012 (330)
QUINZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 12 OCT 2005 (VIS). Ce matin, la XV Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques s'est ouverte sous la présidence du Cardinal Telesphore Placidus Toppo (présents 242 Pères synodaux).
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR. OSWALD THOMAS COLMAN GOMIS, Archevêque de Colombo (Sri Lanka). "Nous devons offrir un témoignage visible de notre foi dans le Seigneur eucharistique. Cela doit être fait plus par l'action que par les mots. Plusieurs fois on a parlé des nombreux abus et aberrations de la célébration de l'Eucharistie et de l'évident manque de respect pour le Saint Sacrement... On a parlé du laïcisme et du relativisme. C'est dommage qu'ils s'insinuent même en Asie. Pour respecter les normes liturgiques communes, nous devons faire une étude approfondie des modèles culturels des différents fidèles et les intégrer dans notre liturgie. Les modèles culturels varient de continent à continent et souvent de pays à pays. Les liturgistes devront donc étudier ces modèles dans les respectives zones et intégrer dans l'adoration de l'Eucharistie les formes de majeure adoration'... Pour conclure, nous avons aujourd'hui le grave problème du fondamentalisme chrétien qui influence notre foi dans l'Eucharistie. Le Synode doit prendre en examen ce danger. Si non cela serait comme planter un bel arbre -notre foi dans l'Eucharistie- alors qu'un dangereux virus l'attaque".
MGR. ANGEL FLORO MARTÍNEZ, IEME, Evêque de Gokwe (Zimbabwe). "Je voudrais vous soumettre ici les principaux défis que nos fidèles affrontent, non seulement de nature théologique mais aussi de nature pastorale. La première difficulté concerne l'accès à l'Eucharistie pour de nombreux catholiques. Le manque de prêtres et le fait que nos fidèles soient dispersés dans un immense espace rural font qu'ils ne peuvent assister à l'Eucharistie que quelques fois par mois. Cela remet en question la centralité de l'Eucharistie dans la vie de nos catholiques. Peut-on appeler communautés eucharistiques les communautés rurales qui se fondent essentiellement sur la célébration de la Parole? C'est un problème intéressant dont on pourrait parler dans les groupes linguistiques. La deuxième difficulté concerne l'Eucharistie et le mariage. Plus précisément la ZCBC a publié cette année sur cet argument, une seconde Lettre pastorale sur l'Eucharistie, demandant aux fidèles d'apprécier l'importance de l'Eucharistie et sa profonde relation avec la dignité du sacrement de mariage, les encourageant a régulariser leur situation. De nombreux catholiques, qui dans leur jeunesse s'approchaient de l'Eucharistie, ne le font plus dans leur vie adulte à cause de mariages irréguliers".
LE CARDINAL GEORGE PELL, Archevêque de Sydney (Australie). "De nombreux Pères synodaux ont parlé des difficultés rencontrées par l'Eglise de part le monde. Certaines découlent de nos erreurs. Le Concile Vatican II a porté de grandes bénédictions et des progrès substantiels, par exemple la progression des missions, des nouveaux mouvements et de nouvelles communautés. Mais il a également été suivi de confusion, d'un certain déclin, surtout en Occident, et d'échecs. Les bonnes intentions ne suffisent pas... Mes suggestions pour ce Synode sur comment affronter ces 'ombres' sous-entend conserver l'Eglise latine d'antique tradition et la discipline du célibat obligatoire pour le clerc diocésain comme pour les ordres religieux. Perdre une telle tradition maintenant, serait une grave erreur qui générerait confusion dans les zones de mission et qui ne renforcerait pas la vitalité spirituelle du Premier monde. Cela représenterait un éloignement de la pratique du Seigneur même, cela nuirait gravement à l'action de l'Eglise -sur le plan financier- et affaiblirait la valeur du 'signe' du sacerdoce; cela affaiblirait également le témoignage du sacrifice d'amour et à la réalité des Dernières choses et à la récompense du ciel... Les services eucharistiques ou la liturgie de la Parole ne devraient pas être remplacés par des Messes quand les prêtres sont disponibles. Souvent ces inutiles substitutions ne sont pas motivées par la faim du Pain de Vie, mais par l'ignorance et la confusion, si non par l'hostilité au ministère sacerdotal et aux sacrements".
MGR. LUIGI PADOVESE, OFM CAP, Evêque titulaire de Monteverde, Vicaire apostolique d'Anatolie (Turquie). "Je parle en tant qu'évêque de l'Eglise d'Anatolie qui a vu la première grande expansion du message de Jésus et dans laquelle les chrétiens ne sont plus que quelques milliers. Dans la ville de Tarso, patrie de l'apôtre Paul, les seuls chrétiens restés sont trois sœurs qui accueillent les pèlerins, qui pour pouvoir célébrer l'Eucharistie dans l'unique église-musée restée, doivent obtenir une autorisation. C'est la même chose pour l'église de saint Pierre d'Antioche. Dans cette ville, est né saint Jean Chrysostome, dont on fêtera en 2007 le seizième centenaire de sa mort en exil. Justement saint Jean Chrysostome prêchait dans ses homélies que l'Eucharistie était et est le lieu privilégié de la parésie. Son souvenir, comme celui plus récent des évêques comme Mgr. Clemens von Galen et Mgr. Oscar Romero, est un témoignage vivant du lien entre le mémorial du sacrifice de Jésus et ceux qui ont trouvé les raisons et la force d'annoncer l'Evangile avec intelligence, courage et sans réticence".
F. ALVARO RODRÍGUEZ ECHEVARRÍA, FSC, Président de l'Union des Supérieurs généraux (Costa Rica). "L'Instrumentum Laboris du Synode met en évidence l'espoir que l'Eglise met dans ses jeunes. Les jeunes d'aujourd'hui, vivant dans une culture mondialisée, caractérisé par d'incessants changements d'objectifs, et dans une société suffoquée par tant d'incertitudes économiques et par l'exaltation de la violence, trouvent difficilement des points de repères pour vivre leur vie en donnant un sens, une direction et un but à leur rêves de jeunesse. Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de combler cette soif et cette faim qu'éprouvent ces jeunes à la recherche d'une expérience mystique d'union avec Jésus. C'est certainement une force qui attire les jeunes du monde actuel... Buvant l'eau qui jaillit de la rencontre avec le Christ, ils trouvent également la force de découvrir dans le monde leur frères et leurs sœurs crucifiés, ceux qui souffrent l'oppression des guerres, de la violence, de la faim. Ceux qui n'ont pas d'avenir. De cette source et de ce sommet ils ressortent illuminés d'une nouvelle passion et remplis de la force de la grâce pour participer à la mission de l'Eglise dans la société et dans le monde... L'Eucharistie est également le sommet vers lequel toutes les actions se dirigent. Ainsi, l'Eucharistie n'est pas détachée des préoccupations sociales et politiques vécues par le disciple de Jésus au milieu des hommes et des femmes de ce monde, spécialement parmi les pauvres".
M. MOYSES LAURO DE AZEVEDO FILHO, Fondateur et modérateur général de la communauté catholique Shalom (Brésil). "Un des fruits les plus importants de l'Eucharistie que nous devons cultiver est la 'parésie'...qui dans le nouveau testament prend le sens d'audace dans l'annonce du Christ. Pendant le carnaval, au Brésil, les jeunes sont exposés à de graves dangers. La communauté catholique Shalom a alors organisé...un moment d'adoration du Saint Sacrement. C'était très impressionnant de voir ce que tant retenaient impossible: cent mille jeunes en profond silence priant devant la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. C'était le prélude à Cologne. Il était encore plus impressionnant de constater les fruits des actions de ce genre, de nombreuses conversions, de nombreuses confessions, l'engagement au sein de l'Eglise avec un retour dans la participation à la Messe, le réveil des vocations sacerdotales et l'amour au service des pauvres. Nous avons découvert que la meilleurs réponse au défi de la sécularisation est de présenter le Christ avec audace!".
SE/QUINZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1230)
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR. OSWALD THOMAS COLMAN GOMIS, Archevêque de Colombo (Sri Lanka). "Nous devons offrir un témoignage visible de notre foi dans le Seigneur eucharistique. Cela doit être fait plus par l'action que par les mots. Plusieurs fois on a parlé des nombreux abus et aberrations de la célébration de l'Eucharistie et de l'évident manque de respect pour le Saint Sacrement... On a parlé du laïcisme et du relativisme. C'est dommage qu'ils s'insinuent même en Asie. Pour respecter les normes liturgiques communes, nous devons faire une étude approfondie des modèles culturels des différents fidèles et les intégrer dans notre liturgie. Les modèles culturels varient de continent à continent et souvent de pays à pays. Les liturgistes devront donc étudier ces modèles dans les respectives zones et intégrer dans l'adoration de l'Eucharistie les formes de majeure adoration'... Pour conclure, nous avons aujourd'hui le grave problème du fondamentalisme chrétien qui influence notre foi dans l'Eucharistie. Le Synode doit prendre en examen ce danger. Si non cela serait comme planter un bel arbre -notre foi dans l'Eucharistie- alors qu'un dangereux virus l'attaque".
MGR. ANGEL FLORO MARTÍNEZ, IEME, Evêque de Gokwe (Zimbabwe). "Je voudrais vous soumettre ici les principaux défis que nos fidèles affrontent, non seulement de nature théologique mais aussi de nature pastorale. La première difficulté concerne l'accès à l'Eucharistie pour de nombreux catholiques. Le manque de prêtres et le fait que nos fidèles soient dispersés dans un immense espace rural font qu'ils ne peuvent assister à l'Eucharistie que quelques fois par mois. Cela remet en question la centralité de l'Eucharistie dans la vie de nos catholiques. Peut-on appeler communautés eucharistiques les communautés rurales qui se fondent essentiellement sur la célébration de la Parole? C'est un problème intéressant dont on pourrait parler dans les groupes linguistiques. La deuxième difficulté concerne l'Eucharistie et le mariage. Plus précisément la ZCBC a publié cette année sur cet argument, une seconde Lettre pastorale sur l'Eucharistie, demandant aux fidèles d'apprécier l'importance de l'Eucharistie et sa profonde relation avec la dignité du sacrement de mariage, les encourageant a régulariser leur situation. De nombreux catholiques, qui dans leur jeunesse s'approchaient de l'Eucharistie, ne le font plus dans leur vie adulte à cause de mariages irréguliers".
LE CARDINAL GEORGE PELL, Archevêque de Sydney (Australie). "De nombreux Pères synodaux ont parlé des difficultés rencontrées par l'Eglise de part le monde. Certaines découlent de nos erreurs. Le Concile Vatican II a porté de grandes bénédictions et des progrès substantiels, par exemple la progression des missions, des nouveaux mouvements et de nouvelles communautés. Mais il a également été suivi de confusion, d'un certain déclin, surtout en Occident, et d'échecs. Les bonnes intentions ne suffisent pas... Mes suggestions pour ce Synode sur comment affronter ces 'ombres' sous-entend conserver l'Eglise latine d'antique tradition et la discipline du célibat obligatoire pour le clerc diocésain comme pour les ordres religieux. Perdre une telle tradition maintenant, serait une grave erreur qui générerait confusion dans les zones de mission et qui ne renforcerait pas la vitalité spirituelle du Premier monde. Cela représenterait un éloignement de la pratique du Seigneur même, cela nuirait gravement à l'action de l'Eglise -sur le plan financier- et affaiblirait la valeur du 'signe' du sacerdoce; cela affaiblirait également le témoignage du sacrifice d'amour et à la réalité des Dernières choses et à la récompense du ciel... Les services eucharistiques ou la liturgie de la Parole ne devraient pas être remplacés par des Messes quand les prêtres sont disponibles. Souvent ces inutiles substitutions ne sont pas motivées par la faim du Pain de Vie, mais par l'ignorance et la confusion, si non par l'hostilité au ministère sacerdotal et aux sacrements".
MGR. LUIGI PADOVESE, OFM CAP, Evêque titulaire de Monteverde, Vicaire apostolique d'Anatolie (Turquie). "Je parle en tant qu'évêque de l'Eglise d'Anatolie qui a vu la première grande expansion du message de Jésus et dans laquelle les chrétiens ne sont plus que quelques milliers. Dans la ville de Tarso, patrie de l'apôtre Paul, les seuls chrétiens restés sont trois sœurs qui accueillent les pèlerins, qui pour pouvoir célébrer l'Eucharistie dans l'unique église-musée restée, doivent obtenir une autorisation. C'est la même chose pour l'église de saint Pierre d'Antioche. Dans cette ville, est né saint Jean Chrysostome, dont on fêtera en 2007 le seizième centenaire de sa mort en exil. Justement saint Jean Chrysostome prêchait dans ses homélies que l'Eucharistie était et est le lieu privilégié de la parésie. Son souvenir, comme celui plus récent des évêques comme Mgr. Clemens von Galen et Mgr. Oscar Romero, est un témoignage vivant du lien entre le mémorial du sacrifice de Jésus et ceux qui ont trouvé les raisons et la force d'annoncer l'Evangile avec intelligence, courage et sans réticence".
F. ALVARO RODRÍGUEZ ECHEVARRÍA, FSC, Président de l'Union des Supérieurs généraux (Costa Rica). "L'Instrumentum Laboris du Synode met en évidence l'espoir que l'Eglise met dans ses jeunes. Les jeunes d'aujourd'hui, vivant dans une culture mondialisée, caractérisé par d'incessants changements d'objectifs, et dans une société suffoquée par tant d'incertitudes économiques et par l'exaltation de la violence, trouvent difficilement des points de repères pour vivre leur vie en donnant un sens, une direction et un but à leur rêves de jeunesse. Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin de combler cette soif et cette faim qu'éprouvent ces jeunes à la recherche d'une expérience mystique d'union avec Jésus. C'est certainement une force qui attire les jeunes du monde actuel... Buvant l'eau qui jaillit de la rencontre avec le Christ, ils trouvent également la force de découvrir dans le monde leur frères et leurs sœurs crucifiés, ceux qui souffrent l'oppression des guerres, de la violence, de la faim. Ceux qui n'ont pas d'avenir. De cette source et de ce sommet ils ressortent illuminés d'une nouvelle passion et remplis de la force de la grâce pour participer à la mission de l'Eglise dans la société et dans le monde... L'Eucharistie est également le sommet vers lequel toutes les actions se dirigent. Ainsi, l'Eucharistie n'est pas détachée des préoccupations sociales et politiques vécues par le disciple de Jésus au milieu des hommes et des femmes de ce monde, spécialement parmi les pauvres".
M. MOYSES LAURO DE AZEVEDO FILHO, Fondateur et modérateur général de la communauté catholique Shalom (Brésil). "Un des fruits les plus importants de l'Eucharistie que nous devons cultiver est la 'parésie'...qui dans le nouveau testament prend le sens d'audace dans l'annonce du Christ. Pendant le carnaval, au Brésil, les jeunes sont exposés à de graves dangers. La communauté catholique Shalom a alors organisé...un moment d'adoration du Saint Sacrement. C'était très impressionnant de voir ce que tant retenaient impossible: cent mille jeunes en profond silence priant devant la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. C'était le prélude à Cologne. Il était encore plus impressionnant de constater les fruits des actions de ce genre, de nombreuses conversions, de nombreuses confessions, l'engagement au sein de l'Eglise avec un retour dans la participation à la Messe, le réveil des vocations sacerdotales et l'amour au service des pauvres. Nous avons découvert que la meilleurs réponse au défi de la sécularisation est de présenter le Christ avec audace!".
SE/QUINZIEME CONGREGATION/... VIS 20051012 (1230)
AUDIENCE
Le Saint-Père a reçu ce matin en audience privée Mgr. Edmond Farhat, Nonce apostolique en Autriche.
AP/.../... VIS 20051012 (20)
AP/.../... VIS 20051012 (20)
mardi 11 octobre 2005
TREIZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 11 OCT 2005 (VIS). La treizième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques s'est ouverte à 9 h et en présence du Pape, sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez (présents 241 Pères synodaux).
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL ANGELO SODANO, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté. "Toute la liturgie eucharistique nous amène à renforcer entre nous les liens d'unité. Pour cela, importante est la prière pour le Pape, qui est présente dans toute messe. Importante est la prière pour l'évêque, pasteur de l'Eglise particulière où se célèbre l'Eucharistie. Le geste de paix entre les présents est important pour effacer toutes les éventuelles blessures faites à l'unité qui peuvent exister dans les communautés locales. Et il existe aussi souvent tellement de divisions entre nous, les ministres du Seigneur, au sein même des institutions religieuses, dans les diocèses comportant différents groupes ethniques. L'Eucharistie est toujours une invitation à l'unité de tous les disciples du Christ, ou mieux encore, c'est toujours un agent d'unité de par la grâce unifiante qu'elle nous communique. L'attitude que nous devons adopter envers nos frères séparés qui désirent participer à l'Eucharistie célébrée dans notre Eglise, constitue, quant à elle, une question délicate... La dernière Encyclique de Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia (au n° 45) rappelle ceci: 'S'il n'est en aucun cas légitime de concélébrer lorsqu'il n'y a pas pleine communion, il n'en va pas de même en ce qui concerne l'administration de l'Eucharistie, dans des circonstances spéciales, à des personnes appartenant à des Eglises ou à des communautés ecclésiales qui ne sont pas en pleine communion avec l'Eglise catholique. Dans ce cas en effet, l'objectif est de pourvoir à un sérieux besoin spirituel pour le salut éternel de ces personnes, et non de réaliser une intercommunion, impossible tant que ne sont pas pleinement établis les liens visibles de la communion ecclésiale'".
MGR.CZESLAW KOZON, Evêque de Copenhague (Danemark). "La Conférence épiscopale des pays nordiques couvre un territoire de diaspora très étendu, avec environ 200.000 catholiques répartis de façon inégale d'un pays à l'autre, avec une plus grande concentration en Suède, en Norvège et au Danemark. Ces pays sont toutefois principalement luthériens, même s'ils sont, à des niveaux différents, sécularisés. Les très grandes distances géographiques représentent l'une des principales difficultés. Malgré cela, dans la plupart des paroisses il est possible de célébrer l'Eucharistie tous les dimanches, avec une participation de 20 à 30 % de fidèles. Bien que le nombre des prêtres soit relativement élevé par rapport au nombre des croyants, il représente le minimum nécessaire, compte tenu des distances... La plupart des personnes a une compréhension authentique de l'Eucharistie, mais il faut souligner et approfondir toujours plus, par la catéchèse, l'aspect du mystère et le caractère sacrificiel de la messe. Les catholiques des pays nordiques doivent, eux aussi, affronter le défi d'unir la foi et la vie, afin que la participation à l'Eucharistie les conduise à une vie d'engagement dans l'Eglise et dans la société. La pratique de la confession laisse, elle aussi, beaucoup à désirer, mais, malgré cela, il n'existe presque pas d'abus liturgiques graves... Du point de vue oecuménique, malgré un climat généralement positif, l'Eglise catholique perçoit une incompréhension renforcée quant à la question de l'inter-communion. Le point de vue catholique, à cet égard, est considéré comme dépassé par les autres chrétiens, et une telle opinion est, malheureusement, partagée également par certains catholiques. Nous voudrions enfin rappeler la situation douloureuse d'un grand nombre de catholiques divorcés et remariés qui ne peuvent pas participer à la communion".
MGR.DIARMUID MARTIN, Archevêque de Dublin (Irlande). "Dans une société marquée par la sécularisation croissante, il faut absolument donner plus de place à la formation à la foi dans nos catéchèses et nos paroisses. Aujourd'hui dans tant de nos communautés nous ne trouvons plus la foi. La recherche de la foi a besoin d'être nourrie et pas seulement les premières années de la vie du chrétien, par une catéchèse traditionnelle des jeunes, mais à tous les stades de la vie. La rapidité des changements sociaux signifie que la formation de la foi chez les adultes est de plus en plus urgente pour les aider à essayer, jour après jour, et année après année, à vivre leur engagement chrétien dans un monde qui change. Le laïc, rempli de l'esprit eucharistique, sera présent dans les réalités du monde séculier avec une capacité à discerner les valeurs qui durent et à indiquer les fondations de l'espoir qui découle de la reconnaissance de l'Eucharistie comme révélation et présence parmi nous de la gratuité de l'amour de Jésus-Christ qui s'est donné pour nous".
MGR.EDWARD GABRIEL RISI, OMI, Evêque de Keimoes-Upington (Afrique-du- Sud). "Lors de réunion de la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique méridionale, nous avons découvert que le rôle des petites communautés de base est essentiel dans la préparation et dans la célébration de la liturgie, qui sont également les temps où est vécu le don de l'Esprit... Dans tous les cas, à cause du manque de prêtres, de nombreuses communautés ne célèbrent la messe qu'une fois par mois ou une fois tous les deux mois... Il faut remarquer que le moment le plus sacré de la liturgie du dimanche, la prière eucharistique, est celle qui attire le moins l'attention. Bien qu'elle soit le point culminant de l'Eucharistie, elle résulte être le point le moins élevé. Le prêtre la récite seul et les laïcs participent passivement et non plus activement. Nous voudrions proposer une forme de participation responsoriale qui permette aux personnes de participer plus activement que par le maintien d'un silence respectueux. Nous ne proposons pas de diminuer le rôle du célébrant, mais plutôt de donner aux fidèles un rôle par lequel ils peuvent se rendre actifs, avec le célébrant pour accroître leur participation".
MGR.GABRIEL MBILINGI, CSSP, Evêque de Lwena (Angola). Cela fait plus de cinq siècles que l'Evangile est arrivé en Angola, pays à majorité chrétienne... Avec un pourcentage aussi élevé de chrétiens et de catholiques en particulier, on peut se demander comment se fait-il que nous ayons vécu autant d'années de guerre civile? Quel fruit ont porté les messes célébrée et aux quelles ont participé tant de chrétiens? Pourquoi n'entendons-nous pas le poids de la présence des catholiques, qui occupent d'importants postes dans la politique et dans les différents activités sociales? Ce sont des questions légitimes même si provocatrices... Il faut insister sur le sens personnel et ecclésial de l'Eucharistie dans le rapport avec la vie morale, la sainteté et la mission dans le monde. Un engagement moral, issu de la communion eucharistique devrait être source de vie pour vaincre le péché, en recherchant la vérité, la rectitude de la conscience et le témoignage des valeurs évangéliques mis dans l'ombre par l'état de guerre. Nous devrions insister dans la catéchèse sur le lien entre Eucharistie et construction d'une société juste, à travers la responsabilité personnelle de chacun dans la participation active à la mission de l'Eglise dans le monde".
MGR.LEON MALY, Auxiliaire latin de Lviv (Ukraine). "Il faut rechercher une participation toujours plus profonde à la messe. A ce propos, il faut rappeler ce que le Concile Vatican II dans la constitution Sacrosanctum Concilium (nº 55): 'on recommande une meilleure participation à la messe, par laquelle les fidèles, après la communion du prêtre, reçoivent le corps du Seigneur dans le même sacrifice'. La recommandation n'est pas nouvelle, elle avait déjà été faite lors du Concile de Trente.... Quarante ans après Vatican II, il semble que cette indication...ne soit pas encore bien comprise. Parfois, les hosties pour les fidèles ne sont pas consacrées lors de la célébration mais prises dans le tabernacle, toujours fourni en hosties déjà consacrées. La recommandation des Pères conciliaires sous-entendait un profond signe de l'Eglise, sa dimension de Peuple de Dieu mais aussi du Corps mystique du Christ. Le Peuple de Dieu s'est réuni autour de l'autel duquel il reçoit le Corps du Christ".
SE/TREIZIEME CONGREGATION/... VIS 20051011 (1320)
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL ANGELO SODANO, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté. "Toute la liturgie eucharistique nous amène à renforcer entre nous les liens d'unité. Pour cela, importante est la prière pour le Pape, qui est présente dans toute messe. Importante est la prière pour l'évêque, pasteur de l'Eglise particulière où se célèbre l'Eucharistie. Le geste de paix entre les présents est important pour effacer toutes les éventuelles blessures faites à l'unité qui peuvent exister dans les communautés locales. Et il existe aussi souvent tellement de divisions entre nous, les ministres du Seigneur, au sein même des institutions religieuses, dans les diocèses comportant différents groupes ethniques. L'Eucharistie est toujours une invitation à l'unité de tous les disciples du Christ, ou mieux encore, c'est toujours un agent d'unité de par la grâce unifiante qu'elle nous communique. L'attitude que nous devons adopter envers nos frères séparés qui désirent participer à l'Eucharistie célébrée dans notre Eglise, constitue, quant à elle, une question délicate... La dernière Encyclique de Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia (au n° 45) rappelle ceci: 'S'il n'est en aucun cas légitime de concélébrer lorsqu'il n'y a pas pleine communion, il n'en va pas de même en ce qui concerne l'administration de l'Eucharistie, dans des circonstances spéciales, à des personnes appartenant à des Eglises ou à des communautés ecclésiales qui ne sont pas en pleine communion avec l'Eglise catholique. Dans ce cas en effet, l'objectif est de pourvoir à un sérieux besoin spirituel pour le salut éternel de ces personnes, et non de réaliser une intercommunion, impossible tant que ne sont pas pleinement établis les liens visibles de la communion ecclésiale'".
MGR.CZESLAW KOZON, Evêque de Copenhague (Danemark). "La Conférence épiscopale des pays nordiques couvre un territoire de diaspora très étendu, avec environ 200.000 catholiques répartis de façon inégale d'un pays à l'autre, avec une plus grande concentration en Suède, en Norvège et au Danemark. Ces pays sont toutefois principalement luthériens, même s'ils sont, à des niveaux différents, sécularisés. Les très grandes distances géographiques représentent l'une des principales difficultés. Malgré cela, dans la plupart des paroisses il est possible de célébrer l'Eucharistie tous les dimanches, avec une participation de 20 à 30 % de fidèles. Bien que le nombre des prêtres soit relativement élevé par rapport au nombre des croyants, il représente le minimum nécessaire, compte tenu des distances... La plupart des personnes a une compréhension authentique de l'Eucharistie, mais il faut souligner et approfondir toujours plus, par la catéchèse, l'aspect du mystère et le caractère sacrificiel de la messe. Les catholiques des pays nordiques doivent, eux aussi, affronter le défi d'unir la foi et la vie, afin que la participation à l'Eucharistie les conduise à une vie d'engagement dans l'Eglise et dans la société. La pratique de la confession laisse, elle aussi, beaucoup à désirer, mais, malgré cela, il n'existe presque pas d'abus liturgiques graves... Du point de vue oecuménique, malgré un climat généralement positif, l'Eglise catholique perçoit une incompréhension renforcée quant à la question de l'inter-communion. Le point de vue catholique, à cet égard, est considéré comme dépassé par les autres chrétiens, et une telle opinion est, malheureusement, partagée également par certains catholiques. Nous voudrions enfin rappeler la situation douloureuse d'un grand nombre de catholiques divorcés et remariés qui ne peuvent pas participer à la communion".
MGR.DIARMUID MARTIN, Archevêque de Dublin (Irlande). "Dans une société marquée par la sécularisation croissante, il faut absolument donner plus de place à la formation à la foi dans nos catéchèses et nos paroisses. Aujourd'hui dans tant de nos communautés nous ne trouvons plus la foi. La recherche de la foi a besoin d'être nourrie et pas seulement les premières années de la vie du chrétien, par une catéchèse traditionnelle des jeunes, mais à tous les stades de la vie. La rapidité des changements sociaux signifie que la formation de la foi chez les adultes est de plus en plus urgente pour les aider à essayer, jour après jour, et année après année, à vivre leur engagement chrétien dans un monde qui change. Le laïc, rempli de l'esprit eucharistique, sera présent dans les réalités du monde séculier avec une capacité à discerner les valeurs qui durent et à indiquer les fondations de l'espoir qui découle de la reconnaissance de l'Eucharistie comme révélation et présence parmi nous de la gratuité de l'amour de Jésus-Christ qui s'est donné pour nous".
MGR.EDWARD GABRIEL RISI, OMI, Evêque de Keimoes-Upington (Afrique-du- Sud). "Lors de réunion de la Conférence épiscopale régionale de l'Afrique méridionale, nous avons découvert que le rôle des petites communautés de base est essentiel dans la préparation et dans la célébration de la liturgie, qui sont également les temps où est vécu le don de l'Esprit... Dans tous les cas, à cause du manque de prêtres, de nombreuses communautés ne célèbrent la messe qu'une fois par mois ou une fois tous les deux mois... Il faut remarquer que le moment le plus sacré de la liturgie du dimanche, la prière eucharistique, est celle qui attire le moins l'attention. Bien qu'elle soit le point culminant de l'Eucharistie, elle résulte être le point le moins élevé. Le prêtre la récite seul et les laïcs participent passivement et non plus activement. Nous voudrions proposer une forme de participation responsoriale qui permette aux personnes de participer plus activement que par le maintien d'un silence respectueux. Nous ne proposons pas de diminuer le rôle du célébrant, mais plutôt de donner aux fidèles un rôle par lequel ils peuvent se rendre actifs, avec le célébrant pour accroître leur participation".
MGR.GABRIEL MBILINGI, CSSP, Evêque de Lwena (Angola). Cela fait plus de cinq siècles que l'Evangile est arrivé en Angola, pays à majorité chrétienne... Avec un pourcentage aussi élevé de chrétiens et de catholiques en particulier, on peut se demander comment se fait-il que nous ayons vécu autant d'années de guerre civile? Quel fruit ont porté les messes célébrée et aux quelles ont participé tant de chrétiens? Pourquoi n'entendons-nous pas le poids de la présence des catholiques, qui occupent d'importants postes dans la politique et dans les différents activités sociales? Ce sont des questions légitimes même si provocatrices... Il faut insister sur le sens personnel et ecclésial de l'Eucharistie dans le rapport avec la vie morale, la sainteté et la mission dans le monde. Un engagement moral, issu de la communion eucharistique devrait être source de vie pour vaincre le péché, en recherchant la vérité, la rectitude de la conscience et le témoignage des valeurs évangéliques mis dans l'ombre par l'état de guerre. Nous devrions insister dans la catéchèse sur le lien entre Eucharistie et construction d'une société juste, à travers la responsabilité personnelle de chacun dans la participation active à la mission de l'Eglise dans le monde".
MGR.LEON MALY, Auxiliaire latin de Lviv (Ukraine). "Il faut rechercher une participation toujours plus profonde à la messe. A ce propos, il faut rappeler ce que le Concile Vatican II dans la constitution Sacrosanctum Concilium (nº 55): 'on recommande une meilleure participation à la messe, par laquelle les fidèles, après la communion du prêtre, reçoivent le corps du Seigneur dans le même sacrifice'. La recommandation n'est pas nouvelle, elle avait déjà été faite lors du Concile de Trente.... Quarante ans après Vatican II, il semble que cette indication...ne soit pas encore bien comprise. Parfois, les hosties pour les fidèles ne sont pas consacrées lors de la célébration mais prises dans le tabernacle, toujours fourni en hosties déjà consacrées. La recommandation des Pères conciliaires sous-entendait un profond signe de l'Eglise, sa dimension de Peuple de Dieu mais aussi du Corps mystique du Christ. Le Peuple de Dieu s'est réuni autour de l'autel duquel il reçoit le Corps du Christ".
SE/TREIZIEME CONGREGATION/... VIS 20051011 (1320)
DOUZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 10 OCT 2005 (VIS). La douzième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques s'est ouverte à 16 h 30' sous la présidence du Cardinal Francis Arinze (présents 242 Pères synodaux). Le Saint-Père a assisté à l'heure d'interventions libres.
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL IVAN DIAS, Archevêque de Bombay (Inde). "Au long des les sessions synodales, parmi les nombreuses ombres constatées dans l'Eglise d'aujourd'hui, on a mentionné le nombre toujours plus restreint de ceux qui vont à l'église, le désintérêt croissant vis-à-vis du sacrement de la Réconciliation et le manque de catéchèse. Ces problèmes ont toujours existé dans l'Eglise, quoique sous des formes différentes. D'autre part, l'Eglise a aussi compté dans ses rangs des personnes qui ont fait face à ces situations d'une façon qui peut encore nous inspirer. Nous connaissons tous la sainteté du Curé d'Ars, un grand apôtre du confessionnal, Jean-Marie Vianney, ainsi que celle de l'Archevêque Fulton Sheen, le brillant orateur qui a touché des milliers de personnes par ses émissions de radio et de télévision. Le secret de leur succès retentissant est dû aux nombreuses heures qu'ils passaient en prière devant le Saint-Sacrement. Ils peuvent donc représenter un modèle pour les prêtres et les évêques d'aujourd'hui. Il y a un proverbe chinois qui dit: Au lieu de maudire l'obscurité, allume donc une bougie. Alors que nous sommes plongés dans l'obscurité des maux moraux et spirituels qui nous entourent, ne serait-il pas merveilleux si les évêques et les prêtres du monde entier passaient chaque jour une heure en prière et en adoration devant le Saint-Sacrement, en intercédant pour eux-mêmes, pour les fidèles confiés à leur charge pastorale et pour les besoins de l'Eglise universelle? Leur troupeau serait certainement édifié et encouragé en voyant leur pasteur mettre en pratique ce qu'il prêche à propos de la dévotion à la Sainte Eucharistie".
LE CARDINAL JULIAN HERRANZ, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs. "Vis-à-vis de Dieu, les hommes n'ont aucun droit dans la réception de l'Eucharistie, précisément parce que celle-ci est un acte d'infinie générosité et de miséricorde. Mais une fois que Dieu a donné à l'Eglise les sacrements pour le bien de son peuple, tous les fidèles jouissent du droit" précisé au canon 912 du CIC: "'Tout baptisé qui n'en est pas empêché par le droit peut et doit être admis à la sainte communion'... Il s'agit d'un don fondamental, mais non absolu comme certains le pensent. Il existe, en effet, des exigences touchant à la personne qui limitent ce droit. La nécessité de l'état de grâce pour recevoir la communion, dont doit juger l'intéressé, a également certaines manifestations extérieures qui requièrent l'intervention des "ministres. "Ce sont les cas...d'un 'comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale', qui empêche l'admission à la communion eucharistique. Cette norme concerne une grande diversité de situations irrégulières: toutefois, toutes sont à suivre avec une patience pleine d'amour et de sollicitude pastorale, pour tenter de les rendre régulières et pour éviter qu'aucun fidèle ne s'éloigne de l'Eglise, voire ne se considère comme excommunié, du seul fait de ne pas pouvoir recevoir la communion... Peut-être, très chers frères, devrions-nous être plus sensibles aux justes requêtes des fidèles qui expriment leur faim d'Eucharistie. Beaucoup d'entre eux, en effet, se plaignent de ne presque jamais réussir à trouver de confesseurs et ce, même lorsqu'on ne manque pas de prêtres dans les paroisses. Ils signalent aussi des abus liturgiques et des banalités désacralisantes dans les célébrations eucharistiques. Ils souffrent parce que, contrairement aux normes canoniques sur le culte public, les églises sont toujours fermées en dehors des célébrations communautaires et ils ne peuvent demeurer en adoration devant le Saint Sacrement, et ainsi de suite.
Puisque la justice consiste à donner à chacun ce à quoi il a droit, nous demandons à la Sainte Vierge de nous aider à garantir à nos frères laïcs l'exercice de leurs droits: pour le bien de leurs âmes, mais également pour la vigueur apostolique de tout le Peuple de Dieu".
MGR.JOHANNES GERARDUS MARIA VAN BURGSTEDEN, SSS, Auxiliaire de l'Evêque de Haarlem (Pays-Bas). "Pour rendre la célébration eucharistique plus proche de l'homme moderne, trois points sont importants. Tout d'abord, la catéchèse continue sur le cœur et le sommet de notre foi. La catéchèse devra donc être une catéchèse eucharistique. Une catéchèse eucharistique est par nature une catéchèse christocentrique. Il est lui-même le cœur et le sommet de notre foi... En second lieu, notre attention doit se porter sur une digne célébration de l'Eucharistie. Ici, les célébrants tout comme les fidèles ont une grande responsabilité. Par célébration digne, j'entends le fait de suivre fidèlement les règles et les rubriques. En plus de cette attitude, il faut également affirmer que la vraie dignité réside, avant tout autre chose, dans la disposition intérieure à la fois des fidèles et des célébrants... Le troisième et dernier point est l'adoration du Saint Sacrement. Il m'apparaît que, dans nos régions assurément, le culte eucharistique se limite de manière croissante à la célébration de l'Eucharistie... Le jeûne eucharistique, l'exposition solennelle du Saint Sacrement, mais également l'adoration silencieuse devant le tabernacle, peuvent grandement nous aider à faire croître en nous le désir de nous unir au Christ".
P.JOHN CORRIVEAU, OFM Cap, Ministre général des Capucins. "Notre époque a besoin de redécouvrir la crainte de Dieu. Saint François nous rappelle à la crainte de Dieu, à la surprise et à l'émerveillement en voyant que Dieu prend constamment l'initiative à notre égard. Cela est vital pour ceux d'entre nous qui vivent dans une culture où rien n'étonne plus, parce que tout est le produit de la planification et de l'organisation humaines. L'humanité apparaît comme le produit de ses propres expérimentations en ne laissant plus aucune place à la surprise et à la nouveauté... Il est important que la communauté chrétienne redécouvre le lien profond entre le mystère eucharistique et les circonstances de la vie quotidienne, à commencer par les relations fraternelles et en s'élargissant au point de comprendre toute la création. Ainsi se forme le mouvement circulaire inhérent à toute vie chrétienne: l'Eucharistie nous pousse à nouer des relations fraternelles dans l'Eglise, dans la société et avec toute la création. Le travail pour la promotion d'une vraie fraternité de paix entre les peuples et pour la protection de la création nous encouragera à reconnaître dans l'Eucharistie le seul fondement adéquat pour notre vie et pour notre action"
MGR.ALFREDO VICTOR PETIT VERGEL, Evêque auxiliaire de San Cristóbal de La Havane (Cuba). "Malgré la pénurie de prêtres, nous avons une grande considération pour l'Eucharistie, qui est célébrée avec un grand respect des normes liturgiques. Cependant, face aux difficultés et à la quasi impossibilité de construire de nouvelles églises, nous avons créé des 'maisons de prière' ou 'maisons de mission' dans les quartiers des banlieues et dans les petites villes et les villages où, chaque semaine, voire selon les possibilités, se réunissent de petits groupes de fidèles, pas plus de 40 personnes, sous la conduite d'un laïc engagé, d'une religieuse ou d'un diacre. Lorsqu'un prêtre vient dans ces maisons, la Messe est célébrée avec grande dévotion et un grand respect pour les normes liturgiques, et elle est précédée de la confession sacramentelle pour ceux qui, dans une juste disposition, désirent participer au Pain eucharistique".
MGR.KARL HEINZ WIESEMANN, Auxiliaire de Paderborn (Allemagne).
"Malgré la sécularisation, notre temps est caractérisé par une profonde nostalgie mystique. Mais sommes-nous capables de célébrer l'Eucharistie en répondant à l'attente des personnes attirées par le mystère eucharistique? La plus haute manifestation de la présence du Seigneur, mieux définie par les concepts de présence réelle et de transsubstantiation, se révèle pour saint Thomas dans le célèbre hymne Adoro Te Devote, Latens Deitas, dans l'acte lui-même, comme la forme la plus élevée du secret sacramentel. Cela n'a rien à voir avec le scepticisme du monde moderne, c'en est même l'exact contraire: l'ouverture de la dialectique sponsale du 'chercher pour trouver' et du 'trouver pour chercher'... Cette dimension mystique doit pouvoir s'exprimer aussi dans notre façon de parler de l'Eucharistie et de la célébrer. Ainsi seulement l'Eucharistie pourra montrer son efficacité comme unique vraie réponse à la nostalgie mystique de notre temps, car elle introduit l'homme à une profonde relation d'amour avec le Christ et au mystère du Dieu Un Et Trine, en le rendant participant de celui-ci. Ainsi nous devons donner plus d'importance aux gestes et aux formes liturgiques qui expriment aussi ce qui est caché, perceptible seulement dans le silence et qui se soustrait à notre compréhension".
SE/DOUZIEME CONGREGATION/... VIS 20051011 (1430)
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL IVAN DIAS, Archevêque de Bombay (Inde). "Au long des les sessions synodales, parmi les nombreuses ombres constatées dans l'Eglise d'aujourd'hui, on a mentionné le nombre toujours plus restreint de ceux qui vont à l'église, le désintérêt croissant vis-à-vis du sacrement de la Réconciliation et le manque de catéchèse. Ces problèmes ont toujours existé dans l'Eglise, quoique sous des formes différentes. D'autre part, l'Eglise a aussi compté dans ses rangs des personnes qui ont fait face à ces situations d'une façon qui peut encore nous inspirer. Nous connaissons tous la sainteté du Curé d'Ars, un grand apôtre du confessionnal, Jean-Marie Vianney, ainsi que celle de l'Archevêque Fulton Sheen, le brillant orateur qui a touché des milliers de personnes par ses émissions de radio et de télévision. Le secret de leur succès retentissant est dû aux nombreuses heures qu'ils passaient en prière devant le Saint-Sacrement. Ils peuvent donc représenter un modèle pour les prêtres et les évêques d'aujourd'hui. Il y a un proverbe chinois qui dit: Au lieu de maudire l'obscurité, allume donc une bougie. Alors que nous sommes plongés dans l'obscurité des maux moraux et spirituels qui nous entourent, ne serait-il pas merveilleux si les évêques et les prêtres du monde entier passaient chaque jour une heure en prière et en adoration devant le Saint-Sacrement, en intercédant pour eux-mêmes, pour les fidèles confiés à leur charge pastorale et pour les besoins de l'Eglise universelle? Leur troupeau serait certainement édifié et encouragé en voyant leur pasteur mettre en pratique ce qu'il prêche à propos de la dévotion à la Sainte Eucharistie".
LE CARDINAL JULIAN HERRANZ, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs. "Vis-à-vis de Dieu, les hommes n'ont aucun droit dans la réception de l'Eucharistie, précisément parce que celle-ci est un acte d'infinie générosité et de miséricorde. Mais une fois que Dieu a donné à l'Eglise les sacrements pour le bien de son peuple, tous les fidèles jouissent du droit" précisé au canon 912 du CIC: "'Tout baptisé qui n'en est pas empêché par le droit peut et doit être admis à la sainte communion'... Il s'agit d'un don fondamental, mais non absolu comme certains le pensent. Il existe, en effet, des exigences touchant à la personne qui limitent ce droit. La nécessité de l'état de grâce pour recevoir la communion, dont doit juger l'intéressé, a également certaines manifestations extérieures qui requièrent l'intervention des "ministres. "Ce sont les cas...d'un 'comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale', qui empêche l'admission à la communion eucharistique. Cette norme concerne une grande diversité de situations irrégulières: toutefois, toutes sont à suivre avec une patience pleine d'amour et de sollicitude pastorale, pour tenter de les rendre régulières et pour éviter qu'aucun fidèle ne s'éloigne de l'Eglise, voire ne se considère comme excommunié, du seul fait de ne pas pouvoir recevoir la communion... Peut-être, très chers frères, devrions-nous être plus sensibles aux justes requêtes des fidèles qui expriment leur faim d'Eucharistie. Beaucoup d'entre eux, en effet, se plaignent de ne presque jamais réussir à trouver de confesseurs et ce, même lorsqu'on ne manque pas de prêtres dans les paroisses. Ils signalent aussi des abus liturgiques et des banalités désacralisantes dans les célébrations eucharistiques. Ils souffrent parce que, contrairement aux normes canoniques sur le culte public, les églises sont toujours fermées en dehors des célébrations communautaires et ils ne peuvent demeurer en adoration devant le Saint Sacrement, et ainsi de suite.
Puisque la justice consiste à donner à chacun ce à quoi il a droit, nous demandons à la Sainte Vierge de nous aider à garantir à nos frères laïcs l'exercice de leurs droits: pour le bien de leurs âmes, mais également pour la vigueur apostolique de tout le Peuple de Dieu".
MGR.JOHANNES GERARDUS MARIA VAN BURGSTEDEN, SSS, Auxiliaire de l'Evêque de Haarlem (Pays-Bas). "Pour rendre la célébration eucharistique plus proche de l'homme moderne, trois points sont importants. Tout d'abord, la catéchèse continue sur le cœur et le sommet de notre foi. La catéchèse devra donc être une catéchèse eucharistique. Une catéchèse eucharistique est par nature une catéchèse christocentrique. Il est lui-même le cœur et le sommet de notre foi... En second lieu, notre attention doit se porter sur une digne célébration de l'Eucharistie. Ici, les célébrants tout comme les fidèles ont une grande responsabilité. Par célébration digne, j'entends le fait de suivre fidèlement les règles et les rubriques. En plus de cette attitude, il faut également affirmer que la vraie dignité réside, avant tout autre chose, dans la disposition intérieure à la fois des fidèles et des célébrants... Le troisième et dernier point est l'adoration du Saint Sacrement. Il m'apparaît que, dans nos régions assurément, le culte eucharistique se limite de manière croissante à la célébration de l'Eucharistie... Le jeûne eucharistique, l'exposition solennelle du Saint Sacrement, mais également l'adoration silencieuse devant le tabernacle, peuvent grandement nous aider à faire croître en nous le désir de nous unir au Christ".
P.JOHN CORRIVEAU, OFM Cap, Ministre général des Capucins. "Notre époque a besoin de redécouvrir la crainte de Dieu. Saint François nous rappelle à la crainte de Dieu, à la surprise et à l'émerveillement en voyant que Dieu prend constamment l'initiative à notre égard. Cela est vital pour ceux d'entre nous qui vivent dans une culture où rien n'étonne plus, parce que tout est le produit de la planification et de l'organisation humaines. L'humanité apparaît comme le produit de ses propres expérimentations en ne laissant plus aucune place à la surprise et à la nouveauté... Il est important que la communauté chrétienne redécouvre le lien profond entre le mystère eucharistique et les circonstances de la vie quotidienne, à commencer par les relations fraternelles et en s'élargissant au point de comprendre toute la création. Ainsi se forme le mouvement circulaire inhérent à toute vie chrétienne: l'Eucharistie nous pousse à nouer des relations fraternelles dans l'Eglise, dans la société et avec toute la création. Le travail pour la promotion d'une vraie fraternité de paix entre les peuples et pour la protection de la création nous encouragera à reconnaître dans l'Eucharistie le seul fondement adéquat pour notre vie et pour notre action"
MGR.ALFREDO VICTOR PETIT VERGEL, Evêque auxiliaire de San Cristóbal de La Havane (Cuba). "Malgré la pénurie de prêtres, nous avons une grande considération pour l'Eucharistie, qui est célébrée avec un grand respect des normes liturgiques. Cependant, face aux difficultés et à la quasi impossibilité de construire de nouvelles églises, nous avons créé des 'maisons de prière' ou 'maisons de mission' dans les quartiers des banlieues et dans les petites villes et les villages où, chaque semaine, voire selon les possibilités, se réunissent de petits groupes de fidèles, pas plus de 40 personnes, sous la conduite d'un laïc engagé, d'une religieuse ou d'un diacre. Lorsqu'un prêtre vient dans ces maisons, la Messe est célébrée avec grande dévotion et un grand respect pour les normes liturgiques, et elle est précédée de la confession sacramentelle pour ceux qui, dans une juste disposition, désirent participer au Pain eucharistique".
MGR.KARL HEINZ WIESEMANN, Auxiliaire de Paderborn (Allemagne).
"Malgré la sécularisation, notre temps est caractérisé par une profonde nostalgie mystique. Mais sommes-nous capables de célébrer l'Eucharistie en répondant à l'attente des personnes attirées par le mystère eucharistique? La plus haute manifestation de la présence du Seigneur, mieux définie par les concepts de présence réelle et de transsubstantiation, se révèle pour saint Thomas dans le célèbre hymne Adoro Te Devote, Latens Deitas, dans l'acte lui-même, comme la forme la plus élevée du secret sacramentel. Cela n'a rien à voir avec le scepticisme du monde moderne, c'en est même l'exact contraire: l'ouverture de la dialectique sponsale du 'chercher pour trouver' et du 'trouver pour chercher'... Cette dimension mystique doit pouvoir s'exprimer aussi dans notre façon de parler de l'Eucharistie et de la célébrer. Ainsi seulement l'Eucharistie pourra montrer son efficacité comme unique vraie réponse à la nostalgie mystique de notre temps, car elle introduit l'homme à une profonde relation d'amour avec le Christ et au mystère du Dieu Un Et Trine, en le rendant participant de celui-ci. Ainsi nous devons donner plus d'importance aux gestes et aux formes liturgiques qui expriment aussi ce qui est caché, perceptible seulement dans le silence et qui se soustrait à notre compréhension".
SE/DOUZIEME CONGREGATION/... VIS 20051011 (1430)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
CITE DU VATICAN, 11 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Reinard Hauke, Auxiliaire de l'Evêque d'Erfurt (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1953 à Weimar (Allemagne) et ordonné prêtre en 1979, était jusqu'ici Chanoine-curé de la cathédrale d'Erfurt.
NEA/.../HAUKE VIS 20051011 (50)
NEA/.../HAUKE VIS 20051011 (50)
"LA REVOLUTION DE DIEU", DISCOURS DE BENOIT XVI A COLOGNE
CITE DU VATICAN, 11 OCT 2005 (VIS). Le Cardinal Camillo Ruini, Président de la Conférence épiscopale italienne, et Mgr.Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs, ont présenté aujourd'hui en la Salle-de-Presse du Saint-Siège le livre 'La revoluzione di Dio'' (La révolution de Dieu) éditée par la Libreria Vaticana et les éditions San Paolo. C'est un recueil des 12 discours prononcés par Benoît XVI lors de la Journée mondiale de la jeunesse à Cologne, à l'occasion de son premier voyage apostolique hors d'Italie, et du texte de l'audience du 24 août, à son retour d'Allemagne, où le Pape explique l'hérédité de Cologne.
"Dans ses discours -a expliqué Mgr.Rylko- le Pape donne les éléments importants pour un programme pastoral précis qui s'inspire de l'aventure spirituelle des rois Mages...et qui est construit autour de trois mots clefs: chercher, rencontrer adorer le Christ, rédempteur de l'homme. Le livre présenté n'est pas un 'livre souvenir'... C'est avant tout un manuel, un guide a consulter régulièrement à la recherche de précieuses trouvailles pour consolider sa propre foi et pour apprendre à annoncer le Christ dans le monde d'aujourd'hui".
Ensuite, le Cardinal Ruini, auteur de l'introduction du livre, a brièvement résumé le contenu de ces douze discours et a voulu préciser que ce livre est "avant tout une prière, cette prière, l'adoration du Christ eucharistique, a été le thème dominant de la XX Journée mondiale de la jeunesse. Dans le livre, comme lors des JMJ, règne la joie de la beauté de la foi, de la beauté du Christ et de la vie dans le Christ".
OP/PRESENTATION LIVRE PAPE/RYLKO:RUINI VIS 20051011 (280)
"Dans ses discours -a expliqué Mgr.Rylko- le Pape donne les éléments importants pour un programme pastoral précis qui s'inspire de l'aventure spirituelle des rois Mages...et qui est construit autour de trois mots clefs: chercher, rencontrer adorer le Christ, rédempteur de l'homme. Le livre présenté n'est pas un 'livre souvenir'... C'est avant tout un manuel, un guide a consulter régulièrement à la recherche de précieuses trouvailles pour consolider sa propre foi et pour apprendre à annoncer le Christ dans le monde d'aujourd'hui".
Ensuite, le Cardinal Ruini, auteur de l'introduction du livre, a brièvement résumé le contenu de ces douze discours et a voulu préciser que ce livre est "avant tout une prière, cette prière, l'adoration du Christ eucharistique, a été le thème dominant de la XX Journée mondiale de la jeunesse. Dans le livre, comme lors des JMJ, règne la joie de la beauté de la foi, de la beauté du Christ et de la vie dans le Christ".
OP/PRESENTATION LIVRE PAPE/RYLKO:RUINI VIS 20051011 (280)
lundi 10 octobre 2005
NEUVIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 7 OCT 2005 (VIS). La neuvième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, tenue en présence du Pape, s'est ouverte à 16 h 30' sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez (présents 239 Pères synodaux). Le Pape a suivi les interventions libres.
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.GERVAIS BANSHIMIYUBUSA, Evêque de Ngozi (Burundi). "Le Burundi, pays chrétien catholique à plus de 60%, vient de connaître une période d'épreuve en vivant des conflits tragiques entre les diverses communautés ethniques. Ces conflits ont dégénéré en guerre civile, au point que les gens de diverses ethnies n'osaient même plus se croiser dans la rue. Les célébrations eucharistiques sont restées les lieux privilégiés où les gens de diverses ethnies pouvaient se rencontrer pour prier en faveur de leur réconciliation. Par sa 'double Table' de la Parole de Dieu et du Pain eucharistique, la célébration eucharistique, fut, pour ainsi dire, une occasion privilégiée pour une annonce prophétique qui nourrissait régulièrement l'espérance du peuple en vue d'une possible réconciliation, et pour une parole qui interpellait tout le monde sans parti pris en vue de la conversion des cœurs et des mentalités. Au?delà de tout, la célébration eucharistique fut une source de grâce qui donnait aux chrétiens un courage surnaturel pour agir à contre courant, en refusant, souvent au prix de leur sang, toute solidarité négative basée sur l'unique fraternité naturelle d'ethnie ou d'intérêts égoïstes".
LE CARDINAL FRANCISCO JAVIER ERRAZURIZ OSSA, Schön., Archevêque de Santiago de Chile (Chili). "L'Instrumentum Laboris (n°25) nous invite à considérer la participation intérieure. Il dit que la participation des fidèles à la liturgie, surtout à la célébration Eucharistique, consiste essentiellement à entrer dans ce culte, dans lequel Dieu descend vers l'homme et l'homme s'élève vers Dieu... Il s'agit donc, comme le dit l'Instrumentum, d'entrer dans l'action liturgique. Pour cela, le meilleur moyen est de partager les sentiments et les dispositions de Marie, la Femme eucharistique, qui nous a précédé et qui marche devant nous dans l'Eglise Epouse sur les chemins de la foi, du Calvaire, de l'alliance et de la vie nouvelle avec l'ardeur et l'envoi de la Pentecôte. Les fidèles laïcs participent pleinement lorsque toute leur vie est profondément unie à l'Eucharistie; lorsqu'elle est tout entière accueil de Dieu, écoute de la Parole, docilité à l'Esprit; lorsqu'elle est adoration et action de grâce, mais aussi renouvellement de la Nouvelle Alliance, lorsqu'elle est tout entière offrande et communion, sacrifice, impétration et expiation, don gratuit de Dieu pour les frères".
MGR.JOSE DE LA TRINIDAD VALERA ANGULO, Evêque de La Guaira (Venezuela). Il convient de "célébrer avec joie et célébrer la joie de la Pâque du Seigneur. Le monde a besoin de connaître et de vivre la joie dans l'Esprit Saint, il a faim de Dieu et c'est le Christ celui qui révèle l'homme à l'homme. La révélation, plus qu'un simple raisonnement, est Vie, c'est l'exultation de la communication de la Trinité du Dieu unique... Notre service, en tant que pasteurs du troupeau, consiste à découvrir les chemins qui permettent à notre peuple de vivre la joie du Ressuscité. Les orientations liturgiques doivent échapper à tout légalisme et faire en sorte qu'elles soient en harmonie avec l'exultation dans l'Esprit Saint pour que le monde croie et ait la vie".
LE CARDINAL ZENON GROCHOLEWSKI, Préfet de la congrégation pour l'Education catholique. "On pourrait dire que l'Eucharistie constitue la trame de toute la formation des séminaristes, tant au plan humain que spirituel, intellectuel et pastoral. Ce caractère central de l'Eucharistie doit être fortement accentué dans la vie au Séminaire, et ce à différents niveaux: la solide illustration théologique du mystère eucharistique et son rapport avec le sacrement de la pénitence, la juste explication de la signification des normes liturgiques, l'exemple de la part des éducateurs, la préparation adaptée aux célébrations eucharistiques elles-mêmes de manière à ce qu'elles puissent être vécues intimement par toute la communauté, tout comme la présence et la disponibilité de bons professeurs, les adorations eucharistiques bien préparées, l'invitation persistante à l'adoration privée du Très Saint Sacrement. Tout cela, vécu avec sérieux et dans la constance, devrait commencer à permettre au séminariste de comprendre, d'aimer et de vivre pleinement l'Eucharistie... Cette formation des séminaristes est de la plus haute importance et devrait être soulignée, parce que c'est en premier lieu des prêtres que dépendra en réalité la manière dont sera célébrée l'Eucharistie et comment elle sera perçue et vécue par les fidèles".
MGR.DOMINIC JALA, SDB, Archevêque de Shillong (Inde). "Dans des contextes multi-religieux, la communauté réunie pour l'Eucharistie comprend souvent des non catholiques. La présence de croyants d'autres religions pose de sérieuses questions à notre ecclésiologie eucharistique, spécialement en Inde. Quelle place occupent ces personnes vis-à-vis de notre communauté de foi? Jusqu'à quel point peut s'étendre une communauté eucharistique? Si le sacrifice de la communion est célébré pour le salut de tous, quel est le rapport entre la communauté eucharistique chrétienne et les autres? La foi et la discipline de l'Eglise admettent à la communion seulement ceux qui partagent la foi et professent la même foi eucharistique... Il reste à relever le défi qui consiste à trouver des moyens et des signes d'hospitalité eucharistique vis-à-vis des membres d'autres" confessions. "La dévotion eucharistique en dehors de la messe, qui découle de celle-ci et y reconduit, a eu et continue à avoir une grande influence en attirant les personnes vers l'Eglise et en aidant les communautés à être davantage missionnaires. Une importance particulière, par exemple, est revêtue par les processions eucharistiques annuelles, spécialement dans la partie nord-orientale de l'Inde. Toutefois, les communautés qui attendent encore un prêtre, comme c'est encore le cas dans la majorité des villages les plus reculés de nos missions, représentent une grande préoccupation pour nous. La liturgie dominicale devrait alimenter en ces fidèles un amour et un élan authentique pour l'Eucharistie".
MGR.LEO LABA LADJAR, OFM, Evêque de Jayapura (Indonésie). "Le prêtre ne peut être séparé de la communauté. J'ai l'impression que l'Instrumentum Laboris est trop centré sur le prêtre. Il existe un certain nombre de pratiques et de règles qui devraient être discutées, en particulier l'autorité du prêtre à célébrer l'Eucharistie en absence de fidèles (messe privée), la limitation du but de l'ordination à la seule Eucharistie". Il faudrait aussi "augmenter la différence entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun au point de limiter le rôle des acolytes aux seules situations d'urgence... L'importance de la réconciliation dans la communauté et au sein de l'assemblée liturgique est sous-estimée... Mon impression selon laquelle l'Instrumentum est centré sur le prêtre est renforcée par le fait qu'est gravement sous-estimée la liturgie de la Parole présidée par un ministre laïc. Le nº 50 de l'Instrumentum Laboris la définit comme une 'liturgie en attente de prêtre', et non pas une écoute de la voix du Seigneur et une réponse". Je suggère donc "d'encourager les théologiens à étudier et formuler une nouvelle théologie du sacerdoce reliée au triple munus des ministres orodonnés au sein de la communauté ecclésiale, qui tienne compte également de la pratique dans les temps apostoliques et au sein des Eglises orientales".
SE/NEUVIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1190)
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.GERVAIS BANSHIMIYUBUSA, Evêque de Ngozi (Burundi). "Le Burundi, pays chrétien catholique à plus de 60%, vient de connaître une période d'épreuve en vivant des conflits tragiques entre les diverses communautés ethniques. Ces conflits ont dégénéré en guerre civile, au point que les gens de diverses ethnies n'osaient même plus se croiser dans la rue. Les célébrations eucharistiques sont restées les lieux privilégiés où les gens de diverses ethnies pouvaient se rencontrer pour prier en faveur de leur réconciliation. Par sa 'double Table' de la Parole de Dieu et du Pain eucharistique, la célébration eucharistique, fut, pour ainsi dire, une occasion privilégiée pour une annonce prophétique qui nourrissait régulièrement l'espérance du peuple en vue d'une possible réconciliation, et pour une parole qui interpellait tout le monde sans parti pris en vue de la conversion des cœurs et des mentalités. Au?delà de tout, la célébration eucharistique fut une source de grâce qui donnait aux chrétiens un courage surnaturel pour agir à contre courant, en refusant, souvent au prix de leur sang, toute solidarité négative basée sur l'unique fraternité naturelle d'ethnie ou d'intérêts égoïstes".
LE CARDINAL FRANCISCO JAVIER ERRAZURIZ OSSA, Schön., Archevêque de Santiago de Chile (Chili). "L'Instrumentum Laboris (n°25) nous invite à considérer la participation intérieure. Il dit que la participation des fidèles à la liturgie, surtout à la célébration Eucharistique, consiste essentiellement à entrer dans ce culte, dans lequel Dieu descend vers l'homme et l'homme s'élève vers Dieu... Il s'agit donc, comme le dit l'Instrumentum, d'entrer dans l'action liturgique. Pour cela, le meilleur moyen est de partager les sentiments et les dispositions de Marie, la Femme eucharistique, qui nous a précédé et qui marche devant nous dans l'Eglise Epouse sur les chemins de la foi, du Calvaire, de l'alliance et de la vie nouvelle avec l'ardeur et l'envoi de la Pentecôte. Les fidèles laïcs participent pleinement lorsque toute leur vie est profondément unie à l'Eucharistie; lorsqu'elle est tout entière accueil de Dieu, écoute de la Parole, docilité à l'Esprit; lorsqu'elle est adoration et action de grâce, mais aussi renouvellement de la Nouvelle Alliance, lorsqu'elle est tout entière offrande et communion, sacrifice, impétration et expiation, don gratuit de Dieu pour les frères".
MGR.JOSE DE LA TRINIDAD VALERA ANGULO, Evêque de La Guaira (Venezuela). Il convient de "célébrer avec joie et célébrer la joie de la Pâque du Seigneur. Le monde a besoin de connaître et de vivre la joie dans l'Esprit Saint, il a faim de Dieu et c'est le Christ celui qui révèle l'homme à l'homme. La révélation, plus qu'un simple raisonnement, est Vie, c'est l'exultation de la communication de la Trinité du Dieu unique... Notre service, en tant que pasteurs du troupeau, consiste à découvrir les chemins qui permettent à notre peuple de vivre la joie du Ressuscité. Les orientations liturgiques doivent échapper à tout légalisme et faire en sorte qu'elles soient en harmonie avec l'exultation dans l'Esprit Saint pour que le monde croie et ait la vie".
LE CARDINAL ZENON GROCHOLEWSKI, Préfet de la congrégation pour l'Education catholique. "On pourrait dire que l'Eucharistie constitue la trame de toute la formation des séminaristes, tant au plan humain que spirituel, intellectuel et pastoral. Ce caractère central de l'Eucharistie doit être fortement accentué dans la vie au Séminaire, et ce à différents niveaux: la solide illustration théologique du mystère eucharistique et son rapport avec le sacrement de la pénitence, la juste explication de la signification des normes liturgiques, l'exemple de la part des éducateurs, la préparation adaptée aux célébrations eucharistiques elles-mêmes de manière à ce qu'elles puissent être vécues intimement par toute la communauté, tout comme la présence et la disponibilité de bons professeurs, les adorations eucharistiques bien préparées, l'invitation persistante à l'adoration privée du Très Saint Sacrement. Tout cela, vécu avec sérieux et dans la constance, devrait commencer à permettre au séminariste de comprendre, d'aimer et de vivre pleinement l'Eucharistie... Cette formation des séminaristes est de la plus haute importance et devrait être soulignée, parce que c'est en premier lieu des prêtres que dépendra en réalité la manière dont sera célébrée l'Eucharistie et comment elle sera perçue et vécue par les fidèles".
MGR.DOMINIC JALA, SDB, Archevêque de Shillong (Inde). "Dans des contextes multi-religieux, la communauté réunie pour l'Eucharistie comprend souvent des non catholiques. La présence de croyants d'autres religions pose de sérieuses questions à notre ecclésiologie eucharistique, spécialement en Inde. Quelle place occupent ces personnes vis-à-vis de notre communauté de foi? Jusqu'à quel point peut s'étendre une communauté eucharistique? Si le sacrifice de la communion est célébré pour le salut de tous, quel est le rapport entre la communauté eucharistique chrétienne et les autres? La foi et la discipline de l'Eglise admettent à la communion seulement ceux qui partagent la foi et professent la même foi eucharistique... Il reste à relever le défi qui consiste à trouver des moyens et des signes d'hospitalité eucharistique vis-à-vis des membres d'autres" confessions. "La dévotion eucharistique en dehors de la messe, qui découle de celle-ci et y reconduit, a eu et continue à avoir une grande influence en attirant les personnes vers l'Eglise et en aidant les communautés à être davantage missionnaires. Une importance particulière, par exemple, est revêtue par les processions eucharistiques annuelles, spécialement dans la partie nord-orientale de l'Inde. Toutefois, les communautés qui attendent encore un prêtre, comme c'est encore le cas dans la majorité des villages les plus reculés de nos missions, représentent une grande préoccupation pour nous. La liturgie dominicale devrait alimenter en ces fidèles un amour et un élan authentique pour l'Eucharistie".
MGR.LEO LABA LADJAR, OFM, Evêque de Jayapura (Indonésie). "Le prêtre ne peut être séparé de la communauté. J'ai l'impression que l'Instrumentum Laboris est trop centré sur le prêtre. Il existe un certain nombre de pratiques et de règles qui devraient être discutées, en particulier l'autorité du prêtre à célébrer l'Eucharistie en absence de fidèles (messe privée), la limitation du but de l'ordination à la seule Eucharistie". Il faudrait aussi "augmenter la différence entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun au point de limiter le rôle des acolytes aux seules situations d'urgence... L'importance de la réconciliation dans la communauté et au sein de l'assemblée liturgique est sous-estimée... Mon impression selon laquelle l'Instrumentum est centré sur le prêtre est renforcée par le fait qu'est gravement sous-estimée la liturgie de la Parole présidée par un ministre laïc. Le nº 50 de l'Instrumentum Laboris la définit comme une 'liturgie en attente de prêtre', et non pas une écoute de la voix du Seigneur et une réponse". Je suggère donc "d'encourager les théologiens à étudier et formuler une nouvelle théologie du sacerdoce reliée au triple munus des ministres orodonnés au sein de la communauté ecclésiale, qui tienne compte également de la pratique dans les temps apostoliques et au sein des Eglises orientales".
SE/NEUVIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1190)
ONZIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 9 OCT 2005 (VIS). La onzième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, tenue en présence du Pape, s'est ouverte à 9 h sous la présidence du Cardinal Francis Arinze (présents 244 Pères synodaux).
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL LUBOMYR HUSAR, MSU, Archevêque de Lviv (Ukraine). "Il n'y a aucun doute que l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Ceci est également vrai pour les Eglises orthodoxes si la liturgie est Regula Fidei (Lex Orandi Lex Credendi), si la divine liturgie célébrée par les Eglises orientales en communion avec le Siège de Rome et des Eglises orthodoxes et apostoliques est identique, si la reconnaissance de la succession apostolique des évêques est réciproque et consécutivement, celle des prêtres qui célèbrent la liturgie. Alors ma question est: Que faut-il de plus pour l'unité? Existe t'il peut être une autre Fons ou un autre Culmen supérieur à l'Eucharistie? S'il n'existe pas, pourquoi ne permet-on pas la concélébration?".
LE CARDINAL CRESCENZO SEPE, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. "Il serait à mon avis opportun de traiter le sujet d'une manière plus organisée et plus logique afin de préciser la distinction entre l'évangélisation Ad Gentes et l'évangélisation de ceux qui ont abandonné la foi. Il est vrai que l'évangélisation est unique dans son contenu, mais elle se diversifie en fonction de ses destinataires... Aujourd'hui, près de 5 milliards de personnes ne connaissent pas Jésus-Christ et ne peuvent donc pas se nourrir de Son Corps et de Son Sang. L'Eglise a le droit et le devoir de leur apporter, à eux aussi, le pain de la vie et la coupe du salut. Dans ce but, il est nécessaire que la doctrine eucharistique soit offerte aux non chrétiens dans sa vérité intégrale, sans céder aux modes culturelles qui mèneraient à cette dérive herméneutique au travers de laquelle l'Eucharistie perdrait sa dimension mystique et réelle pour devenir une variante de l'anthropologie culturelle qui relativise la personne même du Christ".
MGR.PETRU GHERGHEL, Evêque de Iasi (Roumanie). "Le Demeurez en moi du Christ a garanti, depuis le début, la vitalité et la force des premières communautés chrétiennes... Au cours de la longue période communiste, le seul lieu où les fidèles pouvaient alimenter le courage de leur foi était l'église. La célébration de l'Eucharistie était tout à la fois un moment d'évangélisation, de catéchèse et de communion avec Dieu et avec les frères... Je suggère une proposition afin d'augmenter le respect envers l'Eucharistie. Me référant à la tradition orientale, à la richesse de ce témoignage et à l'intention d'un échange de dons entre nos Eglises, je propose d'utiliser également pour la messe la dénomination de Sainte et Divine Liturgie, à côté de la dénomination latine, déjà en usage mais peu précise. C'est un titre qui suggère plus fortement le sacré et invite au recueillement, à la stupeur, au silence, à l'adoration".
MGR.GABRIEL MALZAIRE, Evêque de Roseau (La Dominique). "Le Sacrement de pénitence ne fait pas régulièrement partie de la vie spirituelle d'un grand nombre de catholiques. Les mariages mixtes mènent parfois à une baisse d'importance de l'Eucharistie, l'inter-communion pose un problème aux Antilles. Beaucoup de fidèles pensent que la communion conduit à la sanctification personnelle, à la modification des comportements et engendre une préoccupation pour le bien des autres. Toutefois, pour tant d'autres personnes, il y a une disparité entre ce qu'ils croient et ce qu'ils vivent. Des recommandations à suggérer: le retour à l'importance des devoirs et la nécessité d'au moins une confession annuelle pendant la période pascale, les lieux saints demandent plus de respect et de vénération, la nécessité d'un silence plus profond avant et pendant la messe, le retour des bancs avec agenouilloirs dans les églises pour que les fidèles retrouvent l'habitude de rendre hommage au Saint Sacrement".
LE P.HANS PETER KOLVENBACH, SJ, Préposé général de la Compagnie de Jésus. "La redécouverte de la dimension tridentine de la représentation sacramentelle...ouvre des horizons prometteurs dans le dialogue entre réformés et catholiques. Plutôt que dire que la messe renouvelle le sacrifice de la Croix, on dit aujourd'hui avec plus de justesse qu'elle renouvelle le mémorial de ce sacrifice. La messe est en effet un sacrifice sacramentel, c'est-à-dire le sacrement du Sacrifice, la représentation sacramentelle de l'unique sacrifice. Le fossé qui a opposé, au cours du deuxième millénaire, les théologies catholique et orthodoxe a consisté à analyser la transformation eucharistique sur la base de la notion de temps physique, en la faisant dépendre exclusivement soit de l'instant auquel sont prononcées les paroles de la consécration, soit de l'instant auquel est prononcée l'épiclèse consécratoire. D'une part comme de l'autre, on a oublié que l'instant auquel survient la transsubstantiation (ou Metabolè) n'est pas l'instant de notre chronomètre mais l'instant de Dieu, qui est temps sacramentel. Le magistère de la Lex Orandi enseigne que cet instant, étant par sa nature "au-delà des choses physiques", admet deux temps forts, tous deux pourvus d'efficacité consécratoire absolue: le récit de l'Institution et l'épiclèse. Référée aux paroles de la consécration et à l'épiclèse consécratoire, la notion d'efficacité consécratoire absolue ne supporte ni conflits ni exclusives. Loin de se présenter comme un obstacle, la question de l'épiclèse se révèle être un véritable pont oecuménique pour le dialogue entre catholiques et orthodoxes".
MGR.OSWALD GRACIAS, Evêque d'Agra (Inde). "En Inde, où il y a un très grand besoin d'éducation à la foi, on devrait être plus attentif à aider les fidèles à mieux comprendre, apprécier et vivre la richesse de l'Ecriture. Dans ce but, on pourrait recourir à des moyens de communication, comme des projections audiovisuelles pour les scènes de l'Evangile et utiliser le pouvoir des représentations pour toucher tous les sens de l'homme. L'implication des évêques permettrait d'éviter les dangers de la mise en scène... Dans certaines régions de l'Inde, les personnes sont attirées par les sectes car elles trouvent nos liturgies monotones et impersonnelles, loin d'être une expérience de Dieu. Les Conférences épiscopales conjointement à la Congrégation pour les célébrations et la discipline des sacrements pourraient rechercher les chemins les plus efficaces d'inculturation de la liturgie, permettre en même temps plus de liberté et de créativité, tout en la sauvegardant du danger des abus. Des messes de groupes et des messes pour les familles pourraient être un moyen efficace pour renforcer l'unité familiale et offrir une catéchèse à la famille".
SE/ONZIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1070)
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL LUBOMYR HUSAR, MSU, Archevêque de Lviv (Ukraine). "Il n'y a aucun doute que l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Ceci est également vrai pour les Eglises orthodoxes si la liturgie est Regula Fidei (Lex Orandi Lex Credendi), si la divine liturgie célébrée par les Eglises orientales en communion avec le Siège de Rome et des Eglises orthodoxes et apostoliques est identique, si la reconnaissance de la succession apostolique des évêques est réciproque et consécutivement, celle des prêtres qui célèbrent la liturgie. Alors ma question est: Que faut-il de plus pour l'unité? Existe t'il peut être une autre Fons ou un autre Culmen supérieur à l'Eucharistie? S'il n'existe pas, pourquoi ne permet-on pas la concélébration?".
LE CARDINAL CRESCENZO SEPE, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. "Il serait à mon avis opportun de traiter le sujet d'une manière plus organisée et plus logique afin de préciser la distinction entre l'évangélisation Ad Gentes et l'évangélisation de ceux qui ont abandonné la foi. Il est vrai que l'évangélisation est unique dans son contenu, mais elle se diversifie en fonction de ses destinataires... Aujourd'hui, près de 5 milliards de personnes ne connaissent pas Jésus-Christ et ne peuvent donc pas se nourrir de Son Corps et de Son Sang. L'Eglise a le droit et le devoir de leur apporter, à eux aussi, le pain de la vie et la coupe du salut. Dans ce but, il est nécessaire que la doctrine eucharistique soit offerte aux non chrétiens dans sa vérité intégrale, sans céder aux modes culturelles qui mèneraient à cette dérive herméneutique au travers de laquelle l'Eucharistie perdrait sa dimension mystique et réelle pour devenir une variante de l'anthropologie culturelle qui relativise la personne même du Christ".
MGR.PETRU GHERGHEL, Evêque de Iasi (Roumanie). "Le Demeurez en moi du Christ a garanti, depuis le début, la vitalité et la force des premières communautés chrétiennes... Au cours de la longue période communiste, le seul lieu où les fidèles pouvaient alimenter le courage de leur foi était l'église. La célébration de l'Eucharistie était tout à la fois un moment d'évangélisation, de catéchèse et de communion avec Dieu et avec les frères... Je suggère une proposition afin d'augmenter le respect envers l'Eucharistie. Me référant à la tradition orientale, à la richesse de ce témoignage et à l'intention d'un échange de dons entre nos Eglises, je propose d'utiliser également pour la messe la dénomination de Sainte et Divine Liturgie, à côté de la dénomination latine, déjà en usage mais peu précise. C'est un titre qui suggère plus fortement le sacré et invite au recueillement, à la stupeur, au silence, à l'adoration".
MGR.GABRIEL MALZAIRE, Evêque de Roseau (La Dominique). "Le Sacrement de pénitence ne fait pas régulièrement partie de la vie spirituelle d'un grand nombre de catholiques. Les mariages mixtes mènent parfois à une baisse d'importance de l'Eucharistie, l'inter-communion pose un problème aux Antilles. Beaucoup de fidèles pensent que la communion conduit à la sanctification personnelle, à la modification des comportements et engendre une préoccupation pour le bien des autres. Toutefois, pour tant d'autres personnes, il y a une disparité entre ce qu'ils croient et ce qu'ils vivent. Des recommandations à suggérer: le retour à l'importance des devoirs et la nécessité d'au moins une confession annuelle pendant la période pascale, les lieux saints demandent plus de respect et de vénération, la nécessité d'un silence plus profond avant et pendant la messe, le retour des bancs avec agenouilloirs dans les églises pour que les fidèles retrouvent l'habitude de rendre hommage au Saint Sacrement".
LE P.HANS PETER KOLVENBACH, SJ, Préposé général de la Compagnie de Jésus. "La redécouverte de la dimension tridentine de la représentation sacramentelle...ouvre des horizons prometteurs dans le dialogue entre réformés et catholiques. Plutôt que dire que la messe renouvelle le sacrifice de la Croix, on dit aujourd'hui avec plus de justesse qu'elle renouvelle le mémorial de ce sacrifice. La messe est en effet un sacrifice sacramentel, c'est-à-dire le sacrement du Sacrifice, la représentation sacramentelle de l'unique sacrifice. Le fossé qui a opposé, au cours du deuxième millénaire, les théologies catholique et orthodoxe a consisté à analyser la transformation eucharistique sur la base de la notion de temps physique, en la faisant dépendre exclusivement soit de l'instant auquel sont prononcées les paroles de la consécration, soit de l'instant auquel est prononcée l'épiclèse consécratoire. D'une part comme de l'autre, on a oublié que l'instant auquel survient la transsubstantiation (ou Metabolè) n'est pas l'instant de notre chronomètre mais l'instant de Dieu, qui est temps sacramentel. Le magistère de la Lex Orandi enseigne que cet instant, étant par sa nature "au-delà des choses physiques", admet deux temps forts, tous deux pourvus d'efficacité consécratoire absolue: le récit de l'Institution et l'épiclèse. Référée aux paroles de la consécration et à l'épiclèse consécratoire, la notion d'efficacité consécratoire absolue ne supporte ni conflits ni exclusives. Loin de se présenter comme un obstacle, la question de l'épiclèse se révèle être un véritable pont oecuménique pour le dialogue entre catholiques et orthodoxes".
MGR.OSWALD GRACIAS, Evêque d'Agra (Inde). "En Inde, où il y a un très grand besoin d'éducation à la foi, on devrait être plus attentif à aider les fidèles à mieux comprendre, apprécier et vivre la richesse de l'Ecriture. Dans ce but, on pourrait recourir à des moyens de communication, comme des projections audiovisuelles pour les scènes de l'Evangile et utiliser le pouvoir des représentations pour toucher tous les sens de l'homme. L'implication des évêques permettrait d'éviter les dangers de la mise en scène... Dans certaines régions de l'Inde, les personnes sont attirées par les sectes car elles trouvent nos liturgies monotones et impersonnelles, loin d'être une expérience de Dieu. Les Conférences épiscopales conjointement à la Congrégation pour les célébrations et la discipline des sacrements pourraient rechercher les chemins les plus efficaces d'inculturation de la liturgie, permettre en même temps plus de liberté et de créativité, tout en la sauvegardant du danger des abus. Des messes de groupes et des messes pour les familles pourraient être un moyen efficace pour renforcer l'unité familiale et offrir une catéchèse à la famille".
SE/ONZIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1070)
COMMEMORATION DU 40 ANNIVERSAIRE DU SYNODE DES EVEQUES
CITE DU VATICAN, 8 OCT 2005 (VIS). Cet après-midi, sous la présidence du Cardinal Telesphore Placidius Toppo, s'est tenue une congrégation générale spéciale pour commémorer le 40 anniversaire de l'institution du Synode des évêques.
En début de séance, Mgr.Nikola Eterovic a parlé du Synode comme expression privilégiée de la collégialité épiscopale. Le Secrétaire général du Synode des Evêques a affirmé que ce 40 anniversaire "est une bonne occasion pour approfondir la nature théologique et juridique de cette institution, née pendant le Concile Vatican II". Le Synode, a t-il ajouté, "a eu le grand mérite de développer la dimension synodale du Corpus Episcorum, d'encourager la collégialité épiscopale entre les évêques et avec le Saint-Père".
Après avoir précisé que le Synode des Evêques a été institué le 15 septembre 1965, Mgr.Eterovic a rappelé qu'il a eu jusqu'à maintenant quatre présidents, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI, ce dernier présidant pour la première fois une assemblée synodale".
Puis il a dit que le Synode des Evêques avait eu "le privilège d'avoir deux rapporteurs généraux d'assemblées générales ordinaires, en 1974 et 1980, qui sont devenus papes, le Cardinal Karol Wojtyla et le Cardinal Joseph Ratzinger".
Mgr.Eterovic a ensuite déclaré qu'un "signe tangible de la jeunesse du Synode est le fait que plus de la moitié des pères synodaux de la XI assemblée générale ordinaire participent pour la première fois à une assemblée synodale".
Ensuite, le Cardinal Jozef Tomko, Président du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux, Secrétaire général du Synode de 1979 à 1985, et le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie), ont respectivement parlé des aspects théologiques et juridiques du Synode des Evêques.
Puis le Cardinal Adrianus Simonis, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas) a parlé de l'Assemblée spéciale pour les Pays-Bas, convoquée par Jean-Paul II et tenue en janvier 1980, dont il fut membre.
Mgr.Paul Verdzekov, Archevêque de Bamenda (Cameroun) a parlé de l'Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Evêques convoquée en avril-mai 1994, dont il fut membre.
Mgr.Cyril Salim Bistros, MSSP, Evêque de l'Eparchie melkite de Newton (USA), a offert une réflexion sur les résultats de l'Assemblée spéciale pour le Liban, célébrée en novembre 1995 dont il fut le rapporteur général.
Le Cardinal Juan Sandoval Iñiguez, Archevêque de Guadalajara (Mexique), a quant à lui parlé des fruits de l'Assemblée spéciale pour l'Amérique (novembre-décembre 1997) dont il fut le rapporteur général.
Le Cardinal Paul Shan Kuo-hsi, SJ, Evêque de Kaohsiung (Chine-Taïwan) a parlé des résultats de l'Assemblée spéciale pour l'Asie, qui s'est déroulée en avril-mai 1998.
Mgr.John Atcherley Dew, Archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande) a lu un texte préparé par le Cardinal Thomas S.Williams, Archevêque émérite du même diocèse, qui a été Président délégué de l'Assemblée spéciale pour l'Océanie (novembre-décembre 1998).
Enfin, le Cardinal Antonio Maria Rouco Varela, Archevêque de Madrid (Espagne), a parlé de la II Assemblée spéciale pour l'Europe du Synode des Evêques (octobre 1999), en tant que rapporteur général de cette assemblée.
SE/40 ANNIVERSAIRE SYNODE/... VIS 20051010 (500)
En début de séance, Mgr.Nikola Eterovic a parlé du Synode comme expression privilégiée de la collégialité épiscopale. Le Secrétaire général du Synode des Evêques a affirmé que ce 40 anniversaire "est une bonne occasion pour approfondir la nature théologique et juridique de cette institution, née pendant le Concile Vatican II". Le Synode, a t-il ajouté, "a eu le grand mérite de développer la dimension synodale du Corpus Episcorum, d'encourager la collégialité épiscopale entre les évêques et avec le Saint-Père".
Après avoir précisé que le Synode des Evêques a été institué le 15 septembre 1965, Mgr.Eterovic a rappelé qu'il a eu jusqu'à maintenant quatre présidents, Paul VI, Jean-Paul I, Jean-Paul II et Benoît XVI, ce dernier présidant pour la première fois une assemblée synodale".
Puis il a dit que le Synode des Evêques avait eu "le privilège d'avoir deux rapporteurs généraux d'assemblées générales ordinaires, en 1974 et 1980, qui sont devenus papes, le Cardinal Karol Wojtyla et le Cardinal Joseph Ratzinger".
Mgr.Eterovic a ensuite déclaré qu'un "signe tangible de la jeunesse du Synode est le fait que plus de la moitié des pères synodaux de la XI assemblée générale ordinaire participent pour la première fois à une assemblée synodale".
Ensuite, le Cardinal Jozef Tomko, Président du Comité pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux, Secrétaire général du Synode de 1979 à 1985, et le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie), ont respectivement parlé des aspects théologiques et juridiques du Synode des Evêques.
Puis le Cardinal Adrianus Simonis, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas) a parlé de l'Assemblée spéciale pour les Pays-Bas, convoquée par Jean-Paul II et tenue en janvier 1980, dont il fut membre.
Mgr.Paul Verdzekov, Archevêque de Bamenda (Cameroun) a parlé de l'Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Evêques convoquée en avril-mai 1994, dont il fut membre.
Mgr.Cyril Salim Bistros, MSSP, Evêque de l'Eparchie melkite de Newton (USA), a offert une réflexion sur les résultats de l'Assemblée spéciale pour le Liban, célébrée en novembre 1995 dont il fut le rapporteur général.
Le Cardinal Juan Sandoval Iñiguez, Archevêque de Guadalajara (Mexique), a quant à lui parlé des fruits de l'Assemblée spéciale pour l'Amérique (novembre-décembre 1997) dont il fut le rapporteur général.
Le Cardinal Paul Shan Kuo-hsi, SJ, Evêque de Kaohsiung (Chine-Taïwan) a parlé des résultats de l'Assemblée spéciale pour l'Asie, qui s'est déroulée en avril-mai 1998.
Mgr.John Atcherley Dew, Archevêque de Wellington (Nouvelle-Zélande) a lu un texte préparé par le Cardinal Thomas S.Williams, Archevêque émérite du même diocèse, qui a été Président délégué de l'Assemblée spéciale pour l'Océanie (novembre-décembre 1998).
Enfin, le Cardinal Antonio Maria Rouco Varela, Archevêque de Madrid (Espagne), a parlé de la II Assemblée spéciale pour l'Europe du Synode des Evêques (octobre 1999), en tant que rapporteur général de cette assemblée.
SE/40 ANNIVERSAIRE SYNODE/... VIS 20051010 (500)
DIXIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 8 OCT 2005 (VIS). La dixième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, tenue en présence du Pape, s'est ouverte à 9 h sous la présidence du Cardinal Telesphore Placidus Toppo (présents 238 Pères synodaux).
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.SEAN BAPTIST BRADY, Archevêque d'Armagh (Irlande). "La Parole de Dieu est vivante et active, elle a la capacité de changer les âmes et les cœurs. Elle est capable d'orienter les besoins de l'individus et de la communauté réunis ensemble à l'écoute de la Parole de Vie. Celle-ci constitue une importante source de l'activité transformante de l'Esprit Saint dans la liturgie… L'expérience de mon pays a démontré le puissance de transformation opérée par la liturgie de la Parole… Il est réjouissant de remarquer comment des paroles des Saintes Ecritures comme la justice, la paix, le pardon sont devenues la 'langue franche' du processus de paix. Plus récemment, un pas historique dans ce processus politique a été fait avec la réduction du nombre d'armes de la part des plus grandes organisations paramilitaires. Il a été demandé à deux hommes d'Eglise de signer l'acte de désarmement, un ex président de l'Eglise méthodiste et un prêtre rédempteur, qui ont travaillé de nombreuses années à promouvoir le dialogue et la réconciliation. Ceci est peut être dû, entre autres, au rôle qu'ont eu ces Ministres de la Parole de Dieu, sous l'action du Saint-Esprit, de faire neuve toutes les choses".
MGR.BERHANEYESUS SOURAPHIEL, CM, Archevêque métropolitain d'Adis Abeba. "La célébration de l'Eucharistie dominicale sous-entend qu'il y ait un jour destiné au Seigneur et que l'Eucharistie puisse être célébrée librement chaque dimanche. Dans certaines parties du monde, ceci n'est pas possible, comme en Arabie Saoudite ou dans d'autres pays musulmans. Le dimanche est un jour travaillé et la messe n'est pas célébrée car il n'y a ni églises ni prêtres ou il n'y a tout simplement pas de liberté religieuse. Il y a de nombreux chrétiens provenant d'Erythrée et d'Ethiopie qui travaillent en pays musulmans… Avant leur départ pour les pays musulmans, ils sont obligés de changer leur nom chrétien en nom musulman et les femmes doivent s'habiller à la façon musulmane. Une fois leur destination atteinte, leurs passeports sont retirés et il doivent supporter toutes sortes d'abus et d'exploitations. Nombre d'entre eux sont obligés de devenir musulmans. Ils sont forcés de se rendre dans les pays musulmans à cause de la pauvreté dans leur propre pays et parce que les portes des autres pays chrétiens leurs sont fermées. Nous savons que beaucoup de chrétiens africains meurent en traversant le Sahara ou se noient en mer Méditerranée en essayant de rejoindre les pays chrétiens d'Europe et d'Amérique… Je demande aux frères du Synode, et plus spécialement à ceux qui travaillent dans les pays musulmans où de pauvres chrétiens recherchent un emploi, d'élargir leur mission pastorale à ces chrétiens et de demander aux gouvernements musulmans de respecter la liberté religieuse des chrétiens".
MGR.FELIX LAZARO MARTINEZ, Evêque de Ponce (Porto Rico). "De nombreux catholiques ne peuvent expliquer ou donner les raisons de leur foi, comme l'a proposé Pierre dans sa première épître: 'Soyez toujours prêts à expliquer votre espérance à toux ceux qui vous le demanderont'. D'autre part, on ne peut aimer que ce que l'on connaît. Et si l'on ne connaît pas l'Eglise, l'Eucharistie et la foi chrétienne, on ne peut pas bien aimer l'Eglise, l'Eucharistie et la foi chrétienne. La catéchèse est nécessaire. A mon avis, on souffre du manque de catéchèse… L'absence de catéchèse et de formation religieuse peut sans doute expliquer la facilité et la raison pour laquelle certains de nos fidèles vont vers d'autres religions ou sectes religieuses, attirés par le feu de Bengale que leur offre une pseudo science religieuse, parce que la lumière de l'Evangile ne les a pas éclairés à temps par une bonne et opportune catéchèse".
MGR.AMEDEE GRAB, OSB, Evêque de Coire (Suisse). "Je me réfère aux communautés ecclésiales qui célèbrent dans la Cène le mémorial du Seigneur. Dans le dialogue œcuménique avec ces communautés, on note fréquemment une convergence croissante sur des thèmes très importants comme la présence réelle, le caractère sacrificiel du mémorial, la nécessité de l'ordination. Il est plus difficile d'expliquer la nature de l'Eglise et l'accord sur le fait que c'est à elle qu'est confiée l'Eucharistie, source et sommet de sa vocation et de sa mission. Dès lors, il 'serait incohérent de ne pas appartenir à la communauté ecclésiale mais de vouloir recevoir la Communion eucharistique'. Pour nous, l'inter-célébration, l'inter-communion, l'hospitalité générale offerte à tous les baptisés (voire même à tous les présents) ne sont pas possibles. Mais la participation à la sainte Communion de simples baptisés non catholiques, individuellement, dans des cas exceptionnels et sous certaines conditions, est explicitement prévu par le n.129 du Directoire œcuménique de 1993, qui ne parle pas seulement d'admission mais aussi d'invitation, dès lors que les conditions sont remplies, conditions au nombre desquelles ne figure pas l'appartenance à l'Eglise catholique. Cette possibilité ne devrait pas être oubliée. L'avoir à l'esprit à l'égard de ceux qui, sans appartenir à l'Eglise catholique, partagent la prière fervente de Jésus pour l'unité doit, dans l'attitude des pasteurs, rester une voie reconnue pour la réaliser quand et de la manière dont le Seigneur 'pain vivant descendu du ciel pour la vie du monde' le voudra".
MGR.GABRIEL PIROIRD, Evêque de Constantine (Algérie). "Nous sommes des Eglises particulières très minoritaires, vivant dans un monde où l'islam a fortement marqué la culture... Par suite des nécessités de la mission, certaines vivent loin de toute présence sacerdotale. De ce fait elles ne peuvent participer à l'Eucharistie que de manière très espacée. Une telle situation nous a conduit à approfondir le lien entre eucharistie et mission. Notre action de grâces rejoint celle de nos amis musulmans qui, eux aussi louent Dieu pour son oeuvre de création et de miséricorde. Nous pouvons spirituellement incorporer leurs prières dans nos eucharisties. Nous sommes admiratifs de voir parfois des amis musulmans 'être mystérieusement au mystère pascal'. Lorsque nous venons inscrire notre vie dans l'offrande du Christ, nous inscrivons, aussi en quelque sorte celles de nos amis.... Invisiblement nos célébrations eucharistiques rassemblent un peuple encore absent, celui de ceux qui cherchent Dieu dans la droiture de leur coeur. Pour une Eglise particulière, la manière de vivre l'Eucharistie est indissociable de son histoire concrète avec le peuple auquel elle a été donnée par le Seigneur".
LE CARDINAL GEORGES COTTIER, OP ,Pro-théologien de la Maison pontificale. "Si l'Eglise a énoncé des directives relatives à l'admission à l'Eucharistie des chrétiens non?catholiques et si elle rejette l'inter?communion, c'est parce que la communion eucharistique n'est pas un point de départ, mais parce qu'elle exprime et porte à perfection une communion qu'elle présuppose dans son intégralité: communion dans la doctrine des apôtres, dans les sacrements et dans la communion avec le collège apostolique dont Pierre est le chef. Il arrive que cette position, n'étant pas comprise, semble à nos frères protestants injustement dure. C'est un devoir fraternel en conséquence que l'Eglise dise qu'elle ne se reconnaît pas le droit de disposer à son gré de ce qui est un don reçu de son Seigneur. Son attitude est d'adoration, de louange, et d'obéissance".
LE CARDINAL LUBOMYR HUSAR, MSU, Archevêque de Lviv (Ukraine). "Il n'y a aucun doute que l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Ceci est également vrai pour les Eglises orthodoxes si la liturgie est Regula Fidei (Lex Orandi Lex Credendi), si la divine liturgie célébrée par les Eglises orientales en communion avec le Siège de Rome et des Eglises orthodoxes et apostoliques est identique, si la reconnaissance de la succession apostolique des évêques est réciproque et consécutivement, celle des prêtres qui célèbrent la liturgie. Alors ma question est: Que faut-il de plus pour l'unité? Existe t'il peut être une autre Fons ou un autre Culmen supérieur à l'Eucharistie? S'il n'existe pas, pourquoi ne permet-on pas la concélébration?".
SE/DIXIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1330)
Voici des extraits de certaines interventions:
MGR.SEAN BAPTIST BRADY, Archevêque d'Armagh (Irlande). "La Parole de Dieu est vivante et active, elle a la capacité de changer les âmes et les cœurs. Elle est capable d'orienter les besoins de l'individus et de la communauté réunis ensemble à l'écoute de la Parole de Vie. Celle-ci constitue une importante source de l'activité transformante de l'Esprit Saint dans la liturgie… L'expérience de mon pays a démontré le puissance de transformation opérée par la liturgie de la Parole… Il est réjouissant de remarquer comment des paroles des Saintes Ecritures comme la justice, la paix, le pardon sont devenues la 'langue franche' du processus de paix. Plus récemment, un pas historique dans ce processus politique a été fait avec la réduction du nombre d'armes de la part des plus grandes organisations paramilitaires. Il a été demandé à deux hommes d'Eglise de signer l'acte de désarmement, un ex président de l'Eglise méthodiste et un prêtre rédempteur, qui ont travaillé de nombreuses années à promouvoir le dialogue et la réconciliation. Ceci est peut être dû, entre autres, au rôle qu'ont eu ces Ministres de la Parole de Dieu, sous l'action du Saint-Esprit, de faire neuve toutes les choses".
MGR.BERHANEYESUS SOURAPHIEL, CM, Archevêque métropolitain d'Adis Abeba. "La célébration de l'Eucharistie dominicale sous-entend qu'il y ait un jour destiné au Seigneur et que l'Eucharistie puisse être célébrée librement chaque dimanche. Dans certaines parties du monde, ceci n'est pas possible, comme en Arabie Saoudite ou dans d'autres pays musulmans. Le dimanche est un jour travaillé et la messe n'est pas célébrée car il n'y a ni églises ni prêtres ou il n'y a tout simplement pas de liberté religieuse. Il y a de nombreux chrétiens provenant d'Erythrée et d'Ethiopie qui travaillent en pays musulmans… Avant leur départ pour les pays musulmans, ils sont obligés de changer leur nom chrétien en nom musulman et les femmes doivent s'habiller à la façon musulmane. Une fois leur destination atteinte, leurs passeports sont retirés et il doivent supporter toutes sortes d'abus et d'exploitations. Nombre d'entre eux sont obligés de devenir musulmans. Ils sont forcés de se rendre dans les pays musulmans à cause de la pauvreté dans leur propre pays et parce que les portes des autres pays chrétiens leurs sont fermées. Nous savons que beaucoup de chrétiens africains meurent en traversant le Sahara ou se noient en mer Méditerranée en essayant de rejoindre les pays chrétiens d'Europe et d'Amérique… Je demande aux frères du Synode, et plus spécialement à ceux qui travaillent dans les pays musulmans où de pauvres chrétiens recherchent un emploi, d'élargir leur mission pastorale à ces chrétiens et de demander aux gouvernements musulmans de respecter la liberté religieuse des chrétiens".
MGR.FELIX LAZARO MARTINEZ, Evêque de Ponce (Porto Rico). "De nombreux catholiques ne peuvent expliquer ou donner les raisons de leur foi, comme l'a proposé Pierre dans sa première épître: 'Soyez toujours prêts à expliquer votre espérance à toux ceux qui vous le demanderont'. D'autre part, on ne peut aimer que ce que l'on connaît. Et si l'on ne connaît pas l'Eglise, l'Eucharistie et la foi chrétienne, on ne peut pas bien aimer l'Eglise, l'Eucharistie et la foi chrétienne. La catéchèse est nécessaire. A mon avis, on souffre du manque de catéchèse… L'absence de catéchèse et de formation religieuse peut sans doute expliquer la facilité et la raison pour laquelle certains de nos fidèles vont vers d'autres religions ou sectes religieuses, attirés par le feu de Bengale que leur offre une pseudo science religieuse, parce que la lumière de l'Evangile ne les a pas éclairés à temps par une bonne et opportune catéchèse".
MGR.AMEDEE GRAB, OSB, Evêque de Coire (Suisse). "Je me réfère aux communautés ecclésiales qui célèbrent dans la Cène le mémorial du Seigneur. Dans le dialogue œcuménique avec ces communautés, on note fréquemment une convergence croissante sur des thèmes très importants comme la présence réelle, le caractère sacrificiel du mémorial, la nécessité de l'ordination. Il est plus difficile d'expliquer la nature de l'Eglise et l'accord sur le fait que c'est à elle qu'est confiée l'Eucharistie, source et sommet de sa vocation et de sa mission. Dès lors, il 'serait incohérent de ne pas appartenir à la communauté ecclésiale mais de vouloir recevoir la Communion eucharistique'. Pour nous, l'inter-célébration, l'inter-communion, l'hospitalité générale offerte à tous les baptisés (voire même à tous les présents) ne sont pas possibles. Mais la participation à la sainte Communion de simples baptisés non catholiques, individuellement, dans des cas exceptionnels et sous certaines conditions, est explicitement prévu par le n.129 du Directoire œcuménique de 1993, qui ne parle pas seulement d'admission mais aussi d'invitation, dès lors que les conditions sont remplies, conditions au nombre desquelles ne figure pas l'appartenance à l'Eglise catholique. Cette possibilité ne devrait pas être oubliée. L'avoir à l'esprit à l'égard de ceux qui, sans appartenir à l'Eglise catholique, partagent la prière fervente de Jésus pour l'unité doit, dans l'attitude des pasteurs, rester une voie reconnue pour la réaliser quand et de la manière dont le Seigneur 'pain vivant descendu du ciel pour la vie du monde' le voudra".
MGR.GABRIEL PIROIRD, Evêque de Constantine (Algérie). "Nous sommes des Eglises particulières très minoritaires, vivant dans un monde où l'islam a fortement marqué la culture... Par suite des nécessités de la mission, certaines vivent loin de toute présence sacerdotale. De ce fait elles ne peuvent participer à l'Eucharistie que de manière très espacée. Une telle situation nous a conduit à approfondir le lien entre eucharistie et mission. Notre action de grâces rejoint celle de nos amis musulmans qui, eux aussi louent Dieu pour son oeuvre de création et de miséricorde. Nous pouvons spirituellement incorporer leurs prières dans nos eucharisties. Nous sommes admiratifs de voir parfois des amis musulmans 'être mystérieusement au mystère pascal'. Lorsque nous venons inscrire notre vie dans l'offrande du Christ, nous inscrivons, aussi en quelque sorte celles de nos amis.... Invisiblement nos célébrations eucharistiques rassemblent un peuple encore absent, celui de ceux qui cherchent Dieu dans la droiture de leur coeur. Pour une Eglise particulière, la manière de vivre l'Eucharistie est indissociable de son histoire concrète avec le peuple auquel elle a été donnée par le Seigneur".
LE CARDINAL GEORGES COTTIER, OP ,Pro-théologien de la Maison pontificale. "Si l'Eglise a énoncé des directives relatives à l'admission à l'Eucharistie des chrétiens non?catholiques et si elle rejette l'inter?communion, c'est parce que la communion eucharistique n'est pas un point de départ, mais parce qu'elle exprime et porte à perfection une communion qu'elle présuppose dans son intégralité: communion dans la doctrine des apôtres, dans les sacrements et dans la communion avec le collège apostolique dont Pierre est le chef. Il arrive que cette position, n'étant pas comprise, semble à nos frères protestants injustement dure. C'est un devoir fraternel en conséquence que l'Eglise dise qu'elle ne se reconnaît pas le droit de disposer à son gré de ce qui est un don reçu de son Seigneur. Son attitude est d'adoration, de louange, et d'obéissance".
LE CARDINAL LUBOMYR HUSAR, MSU, Archevêque de Lviv (Ukraine). "Il n'y a aucun doute que l'Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l'Eglise. Ceci est également vrai pour les Eglises orthodoxes si la liturgie est Regula Fidei (Lex Orandi Lex Credendi), si la divine liturgie célébrée par les Eglises orientales en communion avec le Siège de Rome et des Eglises orthodoxes et apostoliques est identique, si la reconnaissance de la succession apostolique des évêques est réciproque et consécutivement, celle des prêtres qui célèbrent la liturgie. Alors ma question est: Que faut-il de plus pour l'unité? Existe t'il peut être une autre Fons ou un autre Culmen supérieur à l'Eucharistie? S'il n'existe pas, pourquoi ne permet-on pas la concélébration?".
SE/DIXIEME CONGREGATION/... VIS 20051010 (1330)
PRIER POUR LES VICITMES D'ASIE ET D'AMERIQUE CENTRALE
CITE DU VATICAN, 9 OCT 2005 (VIS). Avant l'Angélus, Benoît XVI a évoqué la figure du nouveau bienheureux Clemens August von Galen puis a demandé aux fidèles de prier pour que le Synode des Evêques porte les fruits espérés.
"En ce mois où chaque communauté chrétienne est appelée à relancer son engagement missionnaire, je vous invite -a-t-il dit- à revoir ce que Jean-Paul II écrivit sur l'Eucharistie comme projet missionnaire dans la quatrième partie de la lettre apostolique Mane Nobiscum Domine: 'La rencontre continuellement approfondie avec le Christ dans l'Eucharistie suscite dans l'Eglise et chez chaque fidèle le besoin de témoigner et d'évangéliser".
Après la récitation de la prière mariale, le Saint-Père a invoqué la miséricorde divine pour les milliers de victimes du séisme qui vient de frapper le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan, exprimant sa profonde sympathie à tous les blessés et autres personnes touchées par la catastrophe. "Je demande à la communauté internationale de réagir rapidement et avec force devant un telle situation. Puisse le Seigneur donner la force nécessaire à tous ceux qui participent aux secours et à la reconstruction" des régions dévastées.
Puis Benoît XVI a tenu à évoquer le Mexique et "les pays d'Amérique centrale (Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) frappés par de terribles inondations qui ont causé beaucoup de victimes et de dégâts matériels. Je demande au Seigneur -a-t-il ajouté- d'accorder le repos éternel aux personnes décédées et j'assure de ma proximité spirituelle comme de ma prière tous ceux qui ont perdus leurs biens et leurs outils de travail. J'appelle les institutions internationales et toutes les personnes de bonne volonté à venir en aide avec efficacité et fraternité" à ces populations.
Pour conclure, le Pape a salué les enseignants de la religion catholique en Italie, qui tiennent ce jour leur première rencontre nationale: "Votre mission au sein de l'école -leur a-t-il dit- est une puissante contribution à la formation des nouvelles générations, à leur maturation dans la connaissance de la tradition et de la culture catholiques, à la conscience des responsabilités personnelles et à l'adhésion aux valeurs sociales".
ANG/SYNODE:CATASTROPHES:ECOLE/... VIS 20051010 (360)
"En ce mois où chaque communauté chrétienne est appelée à relancer son engagement missionnaire, je vous invite -a-t-il dit- à revoir ce que Jean-Paul II écrivit sur l'Eucharistie comme projet missionnaire dans la quatrième partie de la lettre apostolique Mane Nobiscum Domine: 'La rencontre continuellement approfondie avec le Christ dans l'Eucharistie suscite dans l'Eglise et chez chaque fidèle le besoin de témoigner et d'évangéliser".
Après la récitation de la prière mariale, le Saint-Père a invoqué la miséricorde divine pour les milliers de victimes du séisme qui vient de frapper le Pakistan, l'Inde et l'Afghanistan, exprimant sa profonde sympathie à tous les blessés et autres personnes touchées par la catastrophe. "Je demande à la communauté internationale de réagir rapidement et avec force devant un telle situation. Puisse le Seigneur donner la force nécessaire à tous ceux qui participent aux secours et à la reconstruction" des régions dévastées.
Puis Benoît XVI a tenu à évoquer le Mexique et "les pays d'Amérique centrale (Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) frappés par de terribles inondations qui ont causé beaucoup de victimes et de dégâts matériels. Je demande au Seigneur -a-t-il ajouté- d'accorder le repos éternel aux personnes décédées et j'assure de ma proximité spirituelle comme de ma prière tous ceux qui ont perdus leurs biens et leurs outils de travail. J'appelle les institutions internationales et toutes les personnes de bonne volonté à venir en aide avec efficacité et fraternité" à ces populations.
Pour conclure, le Pape a salué les enseignants de la religion catholique en Italie, qui tiennent ce jour leur première rencontre nationale: "Votre mission au sein de l'école -leur a-t-il dit- est une puissante contribution à la formation des nouvelles générations, à leur maturation dans la connaissance de la tradition et de la culture catholiques, à la conscience des responsabilités personnelles et à l'adhésion aux valeurs sociales".
ANG/SYNODE:CATASTROPHES:ECOLE/... VIS 20051010 (360)
EN DEFENSE DES DROITS VIOLES PAR LE NAZISME
CITE DU VATICAN, 9 OCT (VIS). Ce matin, à 9 h 30', le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a présidé une messe de béatification en la Basilique vaticane. Benoît XVI l'a chargé de lire la lettre apostolique par laquelle le Saint-Père a déclaré bienheureux le serviteur de Dieu Clemens August von Galen (1878-1946), Evêque de Münster (Allemagne).
Au terme de la cérémonie, le Pape s'est rendu à la basilique pour vénérer les reliques du nouveau bienheureux et s'est adressé à l'assemblée avant de donner sa bénédiction apostolique.
Le Saint-Père a salué les autorités religieuses et civiles ainsi que les pèlerins venus de Münster et d'Allemagne. Parlant du Cardinal von Galen, il a dit que l'Eglise entière et les allemands en particulier "rendent grâce à Dieu pour nous avoir donné ce grand témoin de la foi. Dans une période sombre, il a fait briller la lumière de la vérité et s'est opposé avec courage à la tyrannie. Mais nous devons également nous demander d'où lui venaient ses intuitions et son courage alors que tant de personnes intelligentes semblaient alors aveugles? D'où lui venait sa force de résister alors que les esprits forts eux-mêmes se montraient vils et faibles?".
Le Cardinal von Galen, a poursuivi le Pape, "a tiré intuition et courage de la foi, qui lui a indiqué la vérité en lui ouvrant le cœur et les yeux. Plus que tout homme il craignait Dieu, qui lui accorda de faire et de dire ce que les autres n'osaient faire. Il doit donc nous donner ce courage, nous exhorter à vivre à nouveau la foi en voyant comment on peut réaliser de grandes choses par le biais de petites actions".
Puis le Pape a affirmé que le nouveau bienheureux "nous montre la catholicité simple, dans laquelle le Seigneur nous rencontre, dans laquelle notre cœur s'ouvre en nous donnant le discernement de l'esprit, le courage de la foi et la joie d'être sauvés. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné ce grand témoin et prions pour qu'il nous éclaire et nous guide".
Reprenant ensuite le texte qu'il avait préparé, Benoît XVI a dit que "sa personnalité a placé ce prêtre engagé et cet évêque généreux parmi les principaux témoins du Christ du XX siècle. Le Seigneur lui a donné un courage héroïque pour défendre les droits de Dieu, de l'Eglise et de l'homme, que le régime national socialiste violait gravement et systématiquement au nom d'une aberrante idéologie néo-païenne".
"Aujourd'hui -a conclu le Pape- sa béatification le propose de nouveau comme modèle d'une foi profonde et intrépide. Nous invoquons l'intercession du nouveau bienheureux pour qu'il bénisse l'Eglise et la société en Allemagne, en Europe et dans tout le monde".
Ensuite, lors de l'Angélus, Benoît XVI a rappelé devant les milliers de fidèles réunis Place-St.Pierre que le bienheureux von Galen avait été "un intrépide opposant au régime nazi. Ordonné prêtre en 1904, il accompli son ministère dans une paroisse de Berlin avant d'être nommé évêque de Münster en 1933".
"Au nom de Dieu, il a dénoncé l'idéologie néo-païenne du national socialisme défendant -a rappelé le Pape- la liberté de l'Eglise et les droits de l'homme gravement violés, protégeant les juifs et les personnes les plus faibles que le régime considérait comme des déchets à éliminer".
Après avoir rappelé qu'en 1941 il avait prononcé "trois homélies restées célèbres" et qu'il était mort un mois après avoir été créé cardinal par Pie XII, le Saint-Père a dit que Mgr.von Galen était "mort entouré des fidèles, qui reconnurent en lui un modèle de courage chrétien. C'est précisément ce message du bienheureux qui reste très actuel: la foi ne peut être réduite à un sentiment privé, qui se cache quand elle devient gênante, mais elle demande au contraire cohérence et témoignage au niveau public pour le bien de l'être humain, de la justice, de la vérité!".
AC/BEATIFICATION VON GALEN/SARAIVA VIS 20051010 (630)
Au terme de la cérémonie, le Pape s'est rendu à la basilique pour vénérer les reliques du nouveau bienheureux et s'est adressé à l'assemblée avant de donner sa bénédiction apostolique.
Le Saint-Père a salué les autorités religieuses et civiles ainsi que les pèlerins venus de Münster et d'Allemagne. Parlant du Cardinal von Galen, il a dit que l'Eglise entière et les allemands en particulier "rendent grâce à Dieu pour nous avoir donné ce grand témoin de la foi. Dans une période sombre, il a fait briller la lumière de la vérité et s'est opposé avec courage à la tyrannie. Mais nous devons également nous demander d'où lui venaient ses intuitions et son courage alors que tant de personnes intelligentes semblaient alors aveugles? D'où lui venait sa force de résister alors que les esprits forts eux-mêmes se montraient vils et faibles?".
Le Cardinal von Galen, a poursuivi le Pape, "a tiré intuition et courage de la foi, qui lui a indiqué la vérité en lui ouvrant le cœur et les yeux. Plus que tout homme il craignait Dieu, qui lui accorda de faire et de dire ce que les autres n'osaient faire. Il doit donc nous donner ce courage, nous exhorter à vivre à nouveau la foi en voyant comment on peut réaliser de grandes choses par le biais de petites actions".
Puis le Pape a affirmé que le nouveau bienheureux "nous montre la catholicité simple, dans laquelle le Seigneur nous rencontre, dans laquelle notre cœur s'ouvre en nous donnant le discernement de l'esprit, le courage de la foi et la joie d'être sauvés. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné ce grand témoin et prions pour qu'il nous éclaire et nous guide".
Reprenant ensuite le texte qu'il avait préparé, Benoît XVI a dit que "sa personnalité a placé ce prêtre engagé et cet évêque généreux parmi les principaux témoins du Christ du XX siècle. Le Seigneur lui a donné un courage héroïque pour défendre les droits de Dieu, de l'Eglise et de l'homme, que le régime national socialiste violait gravement et systématiquement au nom d'une aberrante idéologie néo-païenne".
"Aujourd'hui -a conclu le Pape- sa béatification le propose de nouveau comme modèle d'une foi profonde et intrépide. Nous invoquons l'intercession du nouveau bienheureux pour qu'il bénisse l'Eglise et la société en Allemagne, en Europe et dans tout le monde".
Ensuite, lors de l'Angélus, Benoît XVI a rappelé devant les milliers de fidèles réunis Place-St.Pierre que le bienheureux von Galen avait été "un intrépide opposant au régime nazi. Ordonné prêtre en 1904, il accompli son ministère dans une paroisse de Berlin avant d'être nommé évêque de Münster en 1933".
"Au nom de Dieu, il a dénoncé l'idéologie néo-païenne du national socialisme défendant -a rappelé le Pape- la liberté de l'Eglise et les droits de l'homme gravement violés, protégeant les juifs et les personnes les plus faibles que le régime considérait comme des déchets à éliminer".
Après avoir rappelé qu'en 1941 il avait prononcé "trois homélies restées célèbres" et qu'il était mort un mois après avoir été créé cardinal par Pie XII, le Saint-Père a dit que Mgr.von Galen était "mort entouré des fidèles, qui reconnurent en lui un modèle de courage chrétien. C'est précisément ce message du bienheureux qui reste très actuel: la foi ne peut être réduite à un sentiment privé, qui se cache quand elle devient gênante, mais elle demande au contraire cohérence et témoignage au niveau public pour le bien de l'être humain, de la justice, de la vérité!".
AC/BEATIFICATION VON GALEN/SARAIVA VIS 20051010 (630)
EN BREF
BENOIT XVI A ADRESSE UN MESSAGE au congrès de l'Université pontificale du Latran consacré au centenaire de la naissance du théologien suisse Hans Urs von Balthasar (1905-1988). "Je peux personnellement témoigner -y écrit le Pape- combien sa vie a été une totale recherche de la Vérité, qu'il entendait comme la recherche de la Voie véritable. Partout il a recherché les traces de la présence de Dieu et de sa Vérité, dans la philosophie, la littérature, les religions, réussissant partout à briser les systèmes retenant prisonnière la Raison et à ouvrir des espaces infinis à celle-ci".
POUR LA JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE MENTALE du 10 octobre, le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, rappelle dans une note que l'Eglise et les institutions catholiques prenant en charge les malades mentaux et leurs familles font preuve de responsabilité en démontrant "que les troubles de l'esprit ne constituent pas un fossé infranchissable et qu'ils n'empêchent pas une véritable charité chrétienne envers les malades".
.../EN BREF/... VIS 20051010 (180)
POUR LA JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE MENTALE du 10 octobre, le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, rappelle dans une note que l'Eglise et les institutions catholiques prenant en charge les malades mentaux et leurs familles font preuve de responsabilité en démontrant "que les troubles de l'esprit ne constituent pas un fossé infranchissable et qu'ils n'empêchent pas une véritable charité chrétienne envers les malades".
.../EN BREF/... VIS 20051010 (180)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
CITE DU VATICAN, 10 OCT 2005 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Mgr.Jabulani Nxumalo, OMI, Archevêque métropolitain de Bloemfontein (superficie: 64.393, population: 123.185, catholiques: 113.833, prêtres: 32, religieux: 91), en Afrique-du-Sud. Il était jusqu'ici Auxilaire de l'Archevêque de Durban (Afrique-du-Sud).
-Le P.Barry Wood, OMI, Auxiliaire de l'Archevêque de Durban (Afrique-du-Sud). L'Evêque élu, né en 1942 à Port Elisabeth (Afrique-du-Sud), a prononcé ses voeux religieux en 1965 et ordonné prêtre en 1968. Il était jusqu'en 2002 Vicaire général de ce même diocèse.
NER:NEA/.../NXUMALO:WOOD VIS 20051010 (90)
-Mgr.Jabulani Nxumalo, OMI, Archevêque métropolitain de Bloemfontein (superficie: 64.393, population: 123.185, catholiques: 113.833, prêtres: 32, religieux: 91), en Afrique-du-Sud. Il était jusqu'ici Auxilaire de l'Archevêque de Durban (Afrique-du-Sud).
-Le P.Barry Wood, OMI, Auxiliaire de l'Archevêque de Durban (Afrique-du-Sud). L'Evêque élu, né en 1942 à Port Elisabeth (Afrique-du-Sud), a prononcé ses voeux religieux en 1965 et ordonné prêtre en 1968. Il était jusqu'en 2002 Vicaire général de ce même diocèse.
NER:NEA/.../NXUMALO:WOOD VIS 20051010 (90)
vendredi 7 octobre 2005
HUITIEME CONGREGATION GENERALE
CITE DU VATICAN, 7 OCT 2005 (VIS). La huitième Congrégation générale de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques, tenue en présence du Pape, s'est ouverte à 9 h sous la présidence du Cardinal Juan Sandoval Iñiguez (présents 245 Pères synodaux).
Avant la reprise des travaux, le Secrétaire général du Synode, a demandé à l'assemblée de prier pour les victimes de l'ouragan qui dévaste l'Amérique centrale. Mgr.Eterovic a ensuite annoncé que le Saint-Père avait répondu favorablement à la proposition de plusieurs Pères synodaux. Ainsi, lundi 17 octobre en la Basilique vaticane (de 17 à 18 h) se déroulera une adoration eucharistique.
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL ALFONSO LOPEZ TRUJILLO, Président du Conseil pontifical pour la Famille. "Peut-on permettre l'accès à la communion eucharistique à ceux qui nient les principes et les valeurs humaines et chrétiennes? Les hommes politiques et les législateurs ont une grande responsabilité. On ne peut pas séparer une soi-disant option personnelle du devoir socio-politique. Il ne s'agit pas d'une question privée. L'Evangile, le magistère ecclésial et la juste raison doivent être respectés... Dans l'Eucharistie est réellement présent le Seigneur de la famille et de la vie, de l'amour, de l'alliance qui unit les époux. Dieu est le Créateur de la dignité humaine. La question ne peut pas être résolue d'une manière conjoncturelle, selon la variété des attitudes caractérisant les différents pays, sinon la conscience des chrétiens et la communion ecclésiale s'avéreraient offusquées et confuses. Toutes ces questions doivent être clarifiées et éclairées par la Parole de Dieu à la lumière du magistère de l'Eglise... Les hommes politiques et les législateurs doivent savoir que, en proposant ou en défendant les projets de lois iniques, ils ont une grave responsabilité et doivent remédier au mal fait et diffusé pour pouvoir accéder à la communion avec le Seigneur qui est le chemin, la vérité et la vie".
SB LE CARDINAL PIERRE SFEIR, Patriarche maronite d'Antioche (Liban). "Dans l'Eglise maronite, on admet des prêtres mariés. La moitié de nos prêtres diocésains sont mariés. Mais il faut avouer que le mariage des prêtres, s'il résout un problème, il en crée d'autres aussi graves. Un prêtre marié a le devoir de s'occuper de sa femme et de ses enfants, leur assurer une bonne éducation, les caser socialement... Une autre difficulté surgit pour un prêtre marié, c'est celle de ne pas s'entendre avec ses paroissiens. Malgré cela, il arrive que son évêque ne peut pas le muter, en raison de l'impossibilité pour sa famille de se déplacer avec lui. Malgré tout, ces prêtres mariés ont préservé la foi du peuple dont ils ont partagé la vie dure. Sans eux, cette foi aurait disparu. D'autre part, le célibat est le joyau le plus précieux dans le trésor de l'Eglise catholique. Mais comment le garder dans une atmosphère érotisée: journaux, Internet, affiches, spectacles, tout s'étale sans honte et ne manque pas de blesser la vertu de la chasteté. Il va de soi que, une fois ordonné, un prêtre ne peut plus contracter mariage. Envoyer des prêtres dans un pays qui en manque, d'un pays qui en a beaucoup, n'est pas une solution idéale, si l'on tient compte des traditions, des habitudes et des mentalités. Le problème reste posé".
LE CARDINAL FRANCIS ARINZE, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacraments. "A propos de la célébration eucharistique, Ars Celebrandi précise quelle doit être l'attitude intérieure comme extérieure du prêtre célébrant et de l'assemblée... Ars Celbrandi aide le prêtre à avoir un comportement discipliné et plein de foi pendant la messe. D'un côté il ne peut pas s'isoler de la présence de l'assemblée, de l'autre, il ne doit pas être un homme de spectacle. La liturgie n'est pas ce que nous faisons mais ce que nous recevons dans la foi. Quant à ceux qui ont un rôle dans la célébration eucharistique, les enfants de choeur, les lecteurs, le choeur, etc, Ars Celebrandi leur demande une bonne préparation, foi, humilité et attention centrée sur le mystère sacramental plutôt que sur leur personne. Quand la messe est célébrée dans le bon esprit, elle nourrit la foi et manifeste son pouvoir, Lex Orandi, Lex Credendi. Une bonne compréhension du rôle des normes liturgiques évite la banalisation et la désacralisation de la célébration. Elle renvoie chez lui le peuple de Dieu bien nourri, spirituellement rafraîchi et plein d'énergie pour l'évangélisation".
MGR.CORNELIUS ESUA, Coadjuteur de Bamenda (Cameroun). "Pour souligner l'importance de la liturgie de la Parole pendant la célébration de l'Eucharistie, il devrait y avoir avant tout dans nos paroisses une organisation adéquate du ministère pastoral biblique... Deuxièmement, l'importance de l'homélie qui explique la Parole de Dieu aux fidèles devrait être mise en valeur. Elle lie la Parole à l'Eucharistie et permet aux participants de continuer à vivre l'Eucharistie, de la témoigner dans la charité et d'aller en mission à la fin de la célébration... Sans homélie, la célébration eucharistique pourrait être considérée un acte magique. C'est l'homélie qui fait que la célébration chrétienne de l'Eucharistie est différente des sacrifices des religions traditionnelles africaines qui sont souvent accompagnés d'invocations et d'incantations, dans des langues pas toujours comprises des participants... Dans certaines églises particulières d'Afrique, par exemple dans de nombreux diocèses du Cameroun, la liturgie de la Parole est annoncée par une procession biblique ou un lectionnaire solennel qui a lieu juste après la prière d'ouverture et ne précédent pas immédiatement la lecture de l'Evangile. L'assemblée est ainsi invitée à écouter la Parole de Dieu avec attention et respect comme ils le font quand ils écoutent un chef traditionnel ou son message".
MGR.DENIS GEORGE BROWN, Evêque d'Hamilton (Nouvelle-Zélande). "Il est important pour nous en tant qu'Eglise de rappeler que les petites communautés catholiques ont le même droit de participer à l'Eucharistie que leurs frères et soeurs des paroisses plus importantes. En tant qu'Eglise, nous avons le devoir de rechercher tous les moyens pour que l'Eucharistie soit facilement disponible pour tous les fidèles. 'Ils lui dirent alors: Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là'. Nous nous devons de rester ouverts aux questions que nous posent nos fidèles comme par exemple 'Pourquoi semble t'il possible aux prêtres de la communauté anglicane, un temps mariés, d'être ordonnés et de faire fonction de prêtres catholiques alors que des prêtres catholiques ayant obtenus la dispense de leurs voeux de célibat ne peuvent accomplir aucune fonction pastorale?".
LE CARDINAL JEAN-LOUIS TAURAN, Bibliothécaire Archiviste de la Sainte Eglise romaine. "Dans le monde occidental au moins, la génuflexion est de moins en moins en usage. On ne se met pratiquement plus à genoux durant la célébration de la messe. Les églises étant souvent fermées durant la semaine, la visite au Saint Sacrement est souvent rendue impossible. Il serait bon que soit rappelée l'importance du témoignage de chrétiens et de communautés qui n'hésitent pas à se mettre à genoux pour témoigner de la grandeur et de la proximité de Dieu dans l'Eucharistie. Devant l'Eucharistie, l'homme reconnaît qu'il a besoin d'un Autre qui donne des énergies nouvelles pour les combats de la vie. Un monde sans adoration serait un monde à la seule mesure de l'homme. Un monde qui ne serait que le monde de la production deviendrait vite irrespirable. Un monde sans adoration n'est pas seulement irréligieux; c'est un monde inhumain!".
MGR.WILLIAM JOSEPH LEVADA, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi. "Une opposition assez artificielle entre homélie à caractère doctrinal et homélie de type liturgique empêche la formation catéchistique des fidèles et leur capacité de mettre en application leur foi dans une société sécularisée. Cette fausse dichotomie ne peut être dépassée qu'en soulignant combien l'aspect doctrinal est celui qui exprime le mieux le sens profond de l'Ecriture, tout comme la liturgie permet le mieux de rencontrer le Christ, notre rédempteur. Je propose donc que le Synode fasse sienne la recommandation d'élaborer un programme pastoral, non à imposer mais à offrir à qui prêche lors des messes dominicales. Sur la base de la répartition triennale du lectionnaire, on relierait la proclamation de la doctrine de la foi aux textes bibliques dans lesquels figurent les vérités de foi, avec référence au Catéchisme de l'Eglise catholique et à son récent compendium".
SE/HUITIEME CONGREGATION/... VIS 20051007 (1370)
Avant la reprise des travaux, le Secrétaire général du Synode, a demandé à l'assemblée de prier pour les victimes de l'ouragan qui dévaste l'Amérique centrale. Mgr.Eterovic a ensuite annoncé que le Saint-Père avait répondu favorablement à la proposition de plusieurs Pères synodaux. Ainsi, lundi 17 octobre en la Basilique vaticane (de 17 à 18 h) se déroulera une adoration eucharistique.
Voici des extraits de certaines interventions:
LE CARDINAL ALFONSO LOPEZ TRUJILLO, Président du Conseil pontifical pour la Famille. "Peut-on permettre l'accès à la communion eucharistique à ceux qui nient les principes et les valeurs humaines et chrétiennes? Les hommes politiques et les législateurs ont une grande responsabilité. On ne peut pas séparer une soi-disant option personnelle du devoir socio-politique. Il ne s'agit pas d'une question privée. L'Evangile, le magistère ecclésial et la juste raison doivent être respectés... Dans l'Eucharistie est réellement présent le Seigneur de la famille et de la vie, de l'amour, de l'alliance qui unit les époux. Dieu est le Créateur de la dignité humaine. La question ne peut pas être résolue d'une manière conjoncturelle, selon la variété des attitudes caractérisant les différents pays, sinon la conscience des chrétiens et la communion ecclésiale s'avéreraient offusquées et confuses. Toutes ces questions doivent être clarifiées et éclairées par la Parole de Dieu à la lumière du magistère de l'Eglise... Les hommes politiques et les législateurs doivent savoir que, en proposant ou en défendant les projets de lois iniques, ils ont une grave responsabilité et doivent remédier au mal fait et diffusé pour pouvoir accéder à la communion avec le Seigneur qui est le chemin, la vérité et la vie".
SB LE CARDINAL PIERRE SFEIR, Patriarche maronite d'Antioche (Liban). "Dans l'Eglise maronite, on admet des prêtres mariés. La moitié de nos prêtres diocésains sont mariés. Mais il faut avouer que le mariage des prêtres, s'il résout un problème, il en crée d'autres aussi graves. Un prêtre marié a le devoir de s'occuper de sa femme et de ses enfants, leur assurer une bonne éducation, les caser socialement... Une autre difficulté surgit pour un prêtre marié, c'est celle de ne pas s'entendre avec ses paroissiens. Malgré cela, il arrive que son évêque ne peut pas le muter, en raison de l'impossibilité pour sa famille de se déplacer avec lui. Malgré tout, ces prêtres mariés ont préservé la foi du peuple dont ils ont partagé la vie dure. Sans eux, cette foi aurait disparu. D'autre part, le célibat est le joyau le plus précieux dans le trésor de l'Eglise catholique. Mais comment le garder dans une atmosphère érotisée: journaux, Internet, affiches, spectacles, tout s'étale sans honte et ne manque pas de blesser la vertu de la chasteté. Il va de soi que, une fois ordonné, un prêtre ne peut plus contracter mariage. Envoyer des prêtres dans un pays qui en manque, d'un pays qui en a beaucoup, n'est pas une solution idéale, si l'on tient compte des traditions, des habitudes et des mentalités. Le problème reste posé".
LE CARDINAL FRANCIS ARINZE, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacraments. "A propos de la célébration eucharistique, Ars Celebrandi précise quelle doit être l'attitude intérieure comme extérieure du prêtre célébrant et de l'assemblée... Ars Celbrandi aide le prêtre à avoir un comportement discipliné et plein de foi pendant la messe. D'un côté il ne peut pas s'isoler de la présence de l'assemblée, de l'autre, il ne doit pas être un homme de spectacle. La liturgie n'est pas ce que nous faisons mais ce que nous recevons dans la foi. Quant à ceux qui ont un rôle dans la célébration eucharistique, les enfants de choeur, les lecteurs, le choeur, etc, Ars Celebrandi leur demande une bonne préparation, foi, humilité et attention centrée sur le mystère sacramental plutôt que sur leur personne. Quand la messe est célébrée dans le bon esprit, elle nourrit la foi et manifeste son pouvoir, Lex Orandi, Lex Credendi. Une bonne compréhension du rôle des normes liturgiques évite la banalisation et la désacralisation de la célébration. Elle renvoie chez lui le peuple de Dieu bien nourri, spirituellement rafraîchi et plein d'énergie pour l'évangélisation".
MGR.CORNELIUS ESUA, Coadjuteur de Bamenda (Cameroun). "Pour souligner l'importance de la liturgie de la Parole pendant la célébration de l'Eucharistie, il devrait y avoir avant tout dans nos paroisses une organisation adéquate du ministère pastoral biblique... Deuxièmement, l'importance de l'homélie qui explique la Parole de Dieu aux fidèles devrait être mise en valeur. Elle lie la Parole à l'Eucharistie et permet aux participants de continuer à vivre l'Eucharistie, de la témoigner dans la charité et d'aller en mission à la fin de la célébration... Sans homélie, la célébration eucharistique pourrait être considérée un acte magique. C'est l'homélie qui fait que la célébration chrétienne de l'Eucharistie est différente des sacrifices des religions traditionnelles africaines qui sont souvent accompagnés d'invocations et d'incantations, dans des langues pas toujours comprises des participants... Dans certaines églises particulières d'Afrique, par exemple dans de nombreux diocèses du Cameroun, la liturgie de la Parole est annoncée par une procession biblique ou un lectionnaire solennel qui a lieu juste après la prière d'ouverture et ne précédent pas immédiatement la lecture de l'Evangile. L'assemblée est ainsi invitée à écouter la Parole de Dieu avec attention et respect comme ils le font quand ils écoutent un chef traditionnel ou son message".
MGR.DENIS GEORGE BROWN, Evêque d'Hamilton (Nouvelle-Zélande). "Il est important pour nous en tant qu'Eglise de rappeler que les petites communautés catholiques ont le même droit de participer à l'Eucharistie que leurs frères et soeurs des paroisses plus importantes. En tant qu'Eglise, nous avons le devoir de rechercher tous les moyens pour que l'Eucharistie soit facilement disponible pour tous les fidèles. 'Ils lui dirent alors: Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là'. Nous nous devons de rester ouverts aux questions que nous posent nos fidèles comme par exemple 'Pourquoi semble t'il possible aux prêtres de la communauté anglicane, un temps mariés, d'être ordonnés et de faire fonction de prêtres catholiques alors que des prêtres catholiques ayant obtenus la dispense de leurs voeux de célibat ne peuvent accomplir aucune fonction pastorale?".
LE CARDINAL JEAN-LOUIS TAURAN, Bibliothécaire Archiviste de la Sainte Eglise romaine. "Dans le monde occidental au moins, la génuflexion est de moins en moins en usage. On ne se met pratiquement plus à genoux durant la célébration de la messe. Les églises étant souvent fermées durant la semaine, la visite au Saint Sacrement est souvent rendue impossible. Il serait bon que soit rappelée l'importance du témoignage de chrétiens et de communautés qui n'hésitent pas à se mettre à genoux pour témoigner de la grandeur et de la proximité de Dieu dans l'Eucharistie. Devant l'Eucharistie, l'homme reconnaît qu'il a besoin d'un Autre qui donne des énergies nouvelles pour les combats de la vie. Un monde sans adoration serait un monde à la seule mesure de l'homme. Un monde qui ne serait que le monde de la production deviendrait vite irrespirable. Un monde sans adoration n'est pas seulement irréligieux; c'est un monde inhumain!".
MGR.WILLIAM JOSEPH LEVADA, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi. "Une opposition assez artificielle entre homélie à caractère doctrinal et homélie de type liturgique empêche la formation catéchistique des fidèles et leur capacité de mettre en application leur foi dans une société sécularisée. Cette fausse dichotomie ne peut être dépassée qu'en soulignant combien l'aspect doctrinal est celui qui exprime le mieux le sens profond de l'Ecriture, tout comme la liturgie permet le mieux de rencontrer le Christ, notre rédempteur. Je propose donc que le Synode fasse sienne la recommandation d'élaborer un programme pastoral, non à imposer mais à offrir à qui prêche lors des messes dominicales. Sur la base de la répartition triennale du lectionnaire, on relierait la proclamation de la doctrine de la foi aux textes bibliques dans lesquels figurent les vérités de foi, avec référence au Catéchisme de l'Eglise catholique et à son récent compendium".
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